La théorie de Piaget : les stades du développement cognitif de l’enfant, est-ce que votre enfant se développe selon son âge ?

Comment savoir si votre enfant développe normalement ses capacités cognitives pour son âge ? Comment pensent les enfants, et quelles sont les étapes de leur développement cognitif ? Est-il normal qu’ils commettent des erreurs de langage ou de raisonnement ? La théorie de Piaget explique très bien les différents stades du développement d’un enfant. Découvrez dans cet article si votre enfant évolue selon son âge. Nous dissiperons tous vos doutes !

Théorie de Piaget : stades de développement chez l’enfant

Piaget est un des psychologues les plus connu de l’histoire grâce à ses découvertes sur l’enfance et le développement de l’intelligence chez l’enfant. Il a dédié sa vie à étudier les différents stades de développement et à comprendre comment évoluent nos schémas d’apprentissage, de pensée et de développement cognitif. Cet article explique la théorie de Piaget et décrit les différents stades du développement de l’enfant.

Théorie de Piaget

 Selon la théorie de Piaget, les enfants passent par différents stades spécifiques à leur intellect et à leur capacité de percevoir les relations matures. Ces différents stades du développement infantile sont les mêmes pour tous les enfants, quelque soit leur origine ou leur culture. Seul l’âge peut parfois varier d’un enfant à l’autre.

Il est fréquent que très jeunes, les enfants ne fassent pas preuve d’empathie. Il ont plutôt des pensées égocentriques, en accord avec leur âge et leurs capacités.

Pendant l’enfance, l’enfant “apprend à penser”, c’est à dire à interagir avec le monde qui l’entoure. Il s’agit du développement cognitif naturel. Cela suppose une série de changements évolutifs dans la vie de l’enfant, dont on peut distinguer les différentes étapes durant enfance, depuis leur naissance jusqu’à la préadolescence. Ces étapes, durant lesquelles les enfants développent leurs capacités cognitives, sont actuellement divisées selon “les stades de développement de Piaget”.

Qu’est-ce que la théorie de Piaget ? Jean Piaget (psychologue et biologiste suisse) a réalisé de nombreuses études sur l’enfance. Selon lui, l’enfance est divisée en différents stades. La théorie de Piaget explique les différents stades du développement infantile en fonction de l’âge.

Les stades de Piaget sont un ensemble de faits déterminants dans le processus de développement humain qui apparaissent temporellement, se suivant les uns les autres. Ainsi, le type de langage qu’utilisent les enfants peut être différencié pour chaque tranche d’âge : balbutiement, paroles inventées, pseudo-paroles, parler à la troisième personne en se référant à soi-même, etc. Il en est de même pour le type de pensée (pensées égocentriques, où tout tourne autour de ce que l’enfant voit et croit), ou encore pour les compétences physiques (utilisation des réflexes, marcher à quatre pattes, marcher, courir …). Selon la théorie de Piaget, ce développement cognitif apparaît de façon continue et progressive, autour d’un âge approximatif.

Dans la théorie de Piaget, chaque stade de développement de l’enfant a-t-il lieu à un moment précis ? 

Non, les stades n’apparaissent pas nécessairement à un moment précis. Cependant, on peut dire qu’il existe des périodes durant lesquelles il est plus probable et normal que se développent certaines capacités cognitives. Il est plus facile d’apprendre une compétence définie à l’âge qui normalement lui convient. Pour l’acquisition du langage par exemple, les premiers mots sont appris vers la première année, mais le langage n’est pas bien développé avant l’âge d’environ sept ans (vocabulaire encore très réduit, qui ira en augmentant au fil des années). 

Étapes du développement cognitif de l’enfant selon la théorie de Piaget

Piaget propose quatre stades de développement de l’enfant  :

1- Le stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

2- Le stade préopératoire (enfants de 2-7 ans)

3- Le stade opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

4- Le stade opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans jusqu’à approximativement 19 ans).

 

1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. À ce stade, le développement avance en partant des réflexes innées.

  • Il est connu qu’à cet âge, l’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
  • L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec son propre corps, par exemple, faire du bruit en tapant sur un jouet, jeter un objet, tirer la couverture pour attraper un objet qui se trouve sur celle-ci, etc… À cet âge, les enfants répètent des actions au hasard, en expérimentant à travers de leur propre corps.
  • Premier contact du bébé avec le langage : la première fois qu’un bébé entre en contact avec le langage est dans le ventre de sa maman, pendant les mois de gestations, lorsqu’il entend et se familiarise avec la voix de ses parents. Les recherches démontrent que lors des premiers jours de vie, les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son. Il est surprenant de constater à quel point ils sont déjà habitué au langage, du fait que dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit du langage. De plus, des investigations de Casper et Spence démontrent comment les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
  • Comment communiquent les enfants de 0 à 2 ans ? À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer, car celui-ci ne peut pas émettre d’autres sons (n’étant physiquement pas préparé à le faire). Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de communication. Dans tous les cas, les parents interprètent les rires et les pleurs du bébé, ainsi qu’il existe déjà une première forme de communication non-intentionnelle de la part du bébé. Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ. Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois. À noter également que contrairement à certaines idées reçues, le bilinguisme dans l’enfance ne retarde pas l’acquisition du langage dans l’enfance.

2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)

Deux ans, c’est l’âge de ce que l’on appelle le terrible two, ou crise des deux ans. C’est aussi à cet âge que débute le deuxième stade de développement de la théorie de Piaget. À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.

  • L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge, alors que jusque-là, ses relations étaient uniquement avec les autres membres de la famille.
  • Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ? Bien qu’entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire, les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, ce qui veut dire que l’enfant pense en accord avec ses expériences individuelles, ce qui fait que leurs pensées sont encore assez statiques, intuitifs et qu’elles manquent de logique. C’est pour cela qu’il est assez fréquent qu’un enfant de 6 ans commette des erreurs que cela soit pour interpréter un événement ou pour l’exprimer.
  • Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait normal à cet âge car l’enfant ne comprend pas encore très bien le concept du “moi” qui le sépare du reste du monde.
  • Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
  • Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.

La pensée “égocentrique” selon la théorie de Piaget : Pourquoi les enfants ne sont-ils pas capables de se mettre à la place des autres pendant ce stade de leur développement ? Cela peut être mis en relation avec “la théorie de l’esprit” qui fait référence à la capacité de se mettre dans la tête d’une autre personne, c’est à dire la capacité de se mettre à la place d’autrui. Les enfants ne développent pas cette habileté cognitive avant les 4 ou 5 ans. C’est pour cela qu’un enfant pense que “les autres voient et pensent comme lui”. Cette théorie nous aide à expliquer pourquoi les enfants ne savent pas mentir ni utiliser l’ironie jusqu’à l’âge de 5 ans.

Chacune de ces limitations du stade préopératoire sera dépassée après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.

3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

Dans cet avant-dernier stade de la théorie de Piaget, les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en situations concrètes. Dans ce stade les enfants sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant la logique, comme par exemple pour réaliser des opérations mathématiques. Par contre, bien qu’ils aient beaucoup progressé par rapport à leur période prélogique, dans ce stade du développement cognitif ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines limitations : l’ici et le maintenant leur parait plus facile. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite, c’est à dire qu’appliquer leurs connaissances sur un thème qu’ils ne connaissent pas leur est encore compliqué.

4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans et plus)

  • Ce dernier stade se caractérise déjà par l’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le raisonnement abstrait.
  • La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est, comme le signale Piaget, la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses sur un sujet qu’ils ne connaissent pas de manière concrète.
  • Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes comme dans les stades précédents.
Stade de développement infantile de la théorie de Piaget

Retard dans le développement de mon enfant, devez-vous vous préoccuper ?

  • Dans un premier temps, patience, il est vrai qu’il y a des périodes sensibles pour l’acquisition du langage, tout comme pour d’autres habiletés (motrices, cognitives, de lecture, etc…). Mais selon la théorie de Piaget, il ne faut pas oublier que tout est un processus continu, qui avance peu à peu et que n’importe quel enfant peut tarder un peu plus pour apprendre quelque chose, ou être un peu plus prématuré. Bien que cela ne soit qu’un résumé de la théorie de Piaget et de ses différents stades de développement de l’enfant, il faut dire que ces données sont approximatives par rapport à l’âge, afin de nous faire une idée. Parfois certains enfants tardent un peu plus pour acquérir une habileté et ensuite se développent sans aucune difficulté.
  • Dans d’autres occasions, par exemple au moment de la scolarisation, si après qu’un bon moment ai passé l’enfant a toujours des problèmes dans sa communication avec les autres, et que cela se traduit par le fait qu’il ait des difficultés pour jouer avec eux, pour apprendre à évoluer, pour acquérir de nouvelles connaissances, ou qu’il fait les choses d’une manière vraiment très différentes des autres enfants, il est conseillé de l’emmener voir un spécialiste (un psychologue à l’école ou en dehors, et un pédiatre afin qu’il puisse vous orienter).
  • Finalement, si l’enfant n’a aucun problème ni pathologie et qu’il tarde tout de même plus que les autres dans certains domaines, il faudra alors le stimuler à la maison et à l’école avec l’aide dont vous aurez besoin. Découvrez comment prendre soin du cerveau d’un enfant. Mais cela ne doit surtout pas vous faire paniquer si votre enfant tarde un peu plus, ou a des difficultés passagères à un moment ou à un autre, ou si son développement ne correspond pas exactement avec celui de la théorie de Piaget. Cela ne veut pas dire que plus tard votre enfant aura des problèmes pour développer ses habiletés cognitives, avec de l’aide et les efforts nécessaires, tout est possible.
  • Rappelez-vous qu’un enfant de 3 ans ne sait pas mentir (à partir de là, on peut dire que les enfants disent toujours la vérité), celui-ci ne peut que nous donner un petit bout de sa manière de voir le monde, de son propre point de vue. Ainsi, il faut essayer de comprendre que ce ne sont pas des adultes, qu’ils sont en train d’apprendre et de se développer dans un monde dans lequel ils deviennent de plus en plus indépendants, et que depuis leur naissance ils avancent à pas de géants et passent chaque étape pour apprendre quelque chose de nouveau, et que nous les adultes, nous devons apprendre le plus possible sur leur monde afin de les aider à avancer et à surpasser tous les obstacles.

La théorie de Piaget, en plus d’expliquer les différents stades du développement de l’enfant d’une manière très complète, décrit également la magie des enfants, avec leur pensée égocentrique, leur curiosité pour le monde qui les entoure et leur innocence, et cela nous donne à réfléchir au fait que c’est nous les adultes qui devons apprendre à comprendre les enfants, à les soutenir, à les stimuler, à développer leur créativité et leur imagination et à profiter d’eux à chaque étape de leur développement.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Qu’est-ce qu’un sociopathe ? Est-ce la même chose qu’un psychopathe ?

Vous avez certainement déjà entendu dans les médias qu’un certain criminel ou délinquant est un “sociopathe”. Mais, qu’est-ce qu’un sociopathe exactement ? Est-ce la même chose qu’un psychopathe ? Être sociopathe, qu’est-ce que cela implique ? Tous les sociopathes sont-ils des délinquants ? Découvrez tout cela dans cet article.

Qu’est-ce qu’un sociopathe ?

Le terme de sociopathe est quelque chose d’assez confus et polémique. De nos jours, les experts n’arrivent pas à se mettre d’accord. Généralement, le terme de sociopathe s’utilise pour décrire un sous-type de trouble antisocial de la personnalité, afin de le différencier de la psychopathie. Les sociopathes ont également été appelé psychopathes secondaires, de manière à les distinguer des psychopathes primaires (les psychopathes à proprement parler).

Certains préfèrent le terme de sociopathe pour inclure à la fois les sociopathes et les psychopathes, car de cette façon nous les distinguons mieux du terme de psychose (trouble qui n’a rien à voir). D’autres croient qu’il est plus logique de nommer sociopathes ceux qui souffrent de ce trouble à cause de facteurs environnementaux, et psychopathes ceux qui en souffrent à cause de facteurs physiologiques et biologiques.

Sociopathe

Selon le manuel diagnostic DSM-5 le trouble antisocial de la personnalité consiste en une violation systématique des droits des autres et apparaît autour des 15 ans. Ce trouble peut être résumé par les points suivants :

  • Ne pas remplir les normes sociales.
  • Mensonges et tricheries répétés, pour tromper ou juste pour le plaisir.
  • Impulsivité ou incapacité de planifier avec anticipation.
  • Irritabilité et agressivité.
  • Sécurité personnelle ou d’autrui peu importante.
  • Irresponsabilité.
  • Absence de remords pour ses actes.

Comment différencier un sociopathe d’un psychopathe ?

Bien que ces deux termes fassent référence à un trouble de la personnalité antisocial, la sociopathie et la psychopathie se réfèrent à deux troubles différents. Cette différence entre sociopathe et psychopathe peut parfois être assez confuse, et parfois même ces deux termes sont utilisés indistinctement.

Les traits communs de ces deux troubles sont :

  • Désintérêt pour les lois et les normes sociales.
  • Désintérêt pour les pour les droits d’autrui.
  • Absence de remords ou de sentiment de culpabilité.
  • Tendance à un comportement agressif.

Quelle-est la différence entre un sociopathe et un psychopathe ?

Les sociopathes sont plus émotionnels

Ils ont tendance à être plus nerveux et plus facilement agités. Ils sont souvent victime de crise de colère passagères. Ils ont généralement un niveau culturel et social assez bas et vivent dans banlieues de la ville. Ils sont difficilement capables de maintenir un poste de travail pendant une longue période. Il leur est également difficile de former des liens d’intimités avec les autres, bien que cela ne leur soit pas impossible.

Les crimes ou les délits sont le plus souvent désorganisés et improvisés chez les personnes sociopathes.

Les psychopathes sont des planificateurs et manquent d’empathie

Les personnes qui ont une personnalité psychopathe manquent cruellement d’empathie et sont incapable de créer des liens émotionnels. Ils sont plutôt charmeurs de premier abord, ce qui leur permet de manipuler et de tromper les autres. Ils sont souvent bien éduqués, intelligents et ont généralement un travail stable et une bonne place dans la société.

Si ces personnes commettent un crime ou un délit, elles le planifieront soigneusement et sauront garder leurs émotions sous contrôle. Ce sont des personnes froides et calculatrices, ce qui les différencies des sociopathes.

Les causes de la sociopathie et de la psychopathie sont différentes

Les causes de la sociopathie sont différentes de celles de la psychopathie. On pense que la psychopathie est le résultat d’une configuration biologique et génétique déterminée, alors que l’origine de la sociopathie se trouverait plutôt dans les facteurs environnementaux. Ce sont les expériences précoces qui influencent le plus le développement d’une personnalité sociopathe.

La psychopathie est quant à elle liée à un défaut physiologique du développement de la zone cérébrale liée au contrôle des émotions. D’un autre côté, la sociopathie est liée en général à un traumatisme infantile, comme un abus physique ou émotionnel. Ainsi que cette dernière semble plus être apprise qu’innée. Les sociopathes peuvent dans certaines situations et avec certaines personnes ressentir de l’empathie.

Par contre, il faut préciser que toutes les personnes qui ont souffert d’un traumatisme ne deviennent pas forcément des sociopathes. Ainsi, on pense qu’il existe des personnes aux traits de tempérament qui sont prédisposés à être sociopathes si elles vivent des situations d’abus ou de traumatismes.

Cela peut expliquer les différences de capacité de réhabilitation qui existe entre ces deux troubles. Les psychopathes on très peu de chance de s’être réhabilités et auront tendance à récidiver. Les sociopathes ont par contre eux plus de chance de s’être réhabilités, tout comme les délinquants normaux.

Tous les sociopathes ne sont pas des criminels

Même s’il est vrai qu’il y a beaucoup de personnes en prison qui sont sociopathes (plus que psychopathes) le trouble de personnalité antisocial n’est pas synonyme de délinquance. Les personnes qui souffrent de ce trouble sont simplement plus enclines à avoir une conduite criminelle, mais n’y sont pas destinées. Beaucoup de sociopathes et de psychopathes sont parfaitement intégrés dans la société, et même s’ils ont tendance à être plus agressifs, ce ne sont pas tous des assassins.

Tous les sociopathes ne sont pas des criminels

La sociopathie dans l’enfance

Le trouble antisocial de la personnalité n’apparaît pas d’un coup. Il se construit le plus souvent dans l’enfance. Comment pouvons-nous savoir si notre enfant va devenir un sociopathe ou un psychopathe ?

Les personnes sociopathes ont normalement eu des problèmes de comportements dans leur enfance. Comment modifier les comportements rebelles chez les enfants ? Le trouble de la personnalité antisocial se caractérise par une rupture avec les normes qui mène au mensonge, à la tromperie, voir même à des comportements agressifs, envers les autres, les animaux ou même envers les propriétés d’autres personnes.

Un des facteurs de risque qu’il faut prendre en compte est le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). C’est une des raisons de l’importance de diagnostiquer rapidement ce genre de trouble, afin de pouvoir éviter les complications qui pourraient être liées.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Jeux de concentration mentale : 10 exercices indispensables pour votre quotidien

Avez-vous des problèmes pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études ? Vous n’arrivez pas à rester concentré pendant un long moment, sentez-vous que vous vous distrayez facilement ? Découvrez ces 10 jeux de concentration mentale pour petits et grands qui vous aideront à augmenter votre capacité cognitive ! La concentration est un élément indispensable lorsque l’on veut définir nos buts, planifier efficacement et atteindre nos objectifs choisis. 

Jeux de concentration mentale

Sans capacité de concentration, nous sommes comme un bateau sans gouvernail, à la dérive. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous propose des exercices très efficaces et très simples à réaliser. Découvrez des jeux et des techniques très intéressantes qui vous permettront d’améliorer votre concentration, ainsi que vous n’avez pas d’excuse pour ne pas commencer à entraîner votre cerveau.

“La concentration est la racine de toutes les capacités de l’homme”. Bruce Lee

Comment devenir plus intelligent ? La capacité de concentration est clé pour l’être humain. Cette habileté peut être définie comme le processus psychique qui nous permet de centrer les ressources de notre esprit sur un but unique ou une tâche qui est réalisée à un moment déterminé.

La concentration nous permet de fixer nos pensées sur une seule activité, en laissant de côté toute distraction qui pourrait interférer sur notre attention, qui est centrée sur l’objectif à atteindre.

Actuellement on nous demande de traiter toujours plus d’informations et toujours plus vite. Pour pouvoir survivre à cette montagne d’informations, il est vital que nous ayons la capacité cognitive de sélectionner et de différencier ce qui est important de ce qui ne l’est pas, et que nous puissions centrer et focaliser notre attention uniquement sur ce que l’on choisit.

La concentration est une habileté cognitive qui nécessite un raisonnement pour se développer, et de l’attention pour centrer toutes nos ressources sur notre but ou sur notre activité du moment.

“Rien n’altère ma concentration. Vous pourriez faire une orgie dans mon bureau sans que je ne jette un coup d’œil. Bon, peut-être juste un seul.” Isaac Asimov

Si vous avez des difficultés pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études, voici une bonne nouvelle pour vous ! La capacité de concentration mentale peut être améliorée. Avec l’entraînement adéquat, et grâce à la plasticité cérébrale, vous pourrez augmenter de manière notable et durable votre capacité de concentration mentale en pratiquant les jeux qui vous sont proposés dans cet article. N’hésitez pas, essayer les jeux de concentration que nous vous proposons plus bas et vous verrez comment augmentera votre concentration mentale et comment disparaîtront vos problèmes de concentration !

  • Le premier bienfait que vous remarquerez en pratiquant ces jeux de concentration sera une augmentation de votre efficacité. Vous serez capable de réaliser vos tâches plus efficacement, en économisant du temps et sans gâcher des ressources cognitives qui ne sont pas nécessaires.
  • Un autre bienfait significatif de ces jeux pour augmenter votre capacité de concentration est que cela vous permet de réduire votre fatigue mentale. Bien que cela paraisse paradoxal, quand vous réalisé une tâche de concentration mentale vous la réaliserez sainement, sans vous épuiser en prêtant attention à d’autres demandes ou situations autour de vous (multitasking) qui vous faisait auparavant perdre votre concentration
  • De plus, une bonne concentration mentale vous aidera à vivre le présent d’une manière plus enrichissante. Vous serez conscient de l’ici et du maintenant, car vous apprendrez à prêter une attention plus consciente du moment présent.
Les bienfaits d’une bonne capacité de concentration : vivre l’ici et le maintenant

10 Jeux de concentration mentale

1- Jeux de concentration mentale : le verre d’eau

Prenez un verre transparent et remplissez-le d’eau jusqu’à la moitié. Ensuite, prenez le verre avec la main que vous voulez et étirez votre bras jusqu’à la hauteur de vos yeux. L’objectif est de maintenir fixe et immobile le contenu du verre, pendant au moins 3 minutes.

2- Jeux de concentration mentale : le mur blanc

Visualisez dans votre esprit un mur et peignez-le en blanc de la manière que vous souhaitez, avec un rouleau, avec un pinceau ou avec un spray. Quand le mur est complètement blanc, dessinez au milieu le numéro 100 en grand. Effacez-le de la manière que vous voulez et écrivez le numéro 99, et comme cela en ordre décroissant jusqu’à 0. Au début, vous arriverez à écrire peu de numéro avant de vous déconcentrer, mais peu à peu, avec la pratique, vous serez capable de faire cet exercice du début à la fin sans vous déconcentrer. Nous vous recommandons ce jeu avant d’aller dormir. Si vous avez beaucoup de pensées satellites qui vous préoccupe, c’est le jeu idéal afin de centrer votre attention uniquement sur votre mur blanc

3- Jeux de concentration mentale : la promenade des arômes

Choisissez un parc ou un chemin qui vous plait particulièrement et allez vous y promener. Pendant que vous marchez, prêtez attention aux odeurs et aux arômes que vous rencontrez le long du chemin. Concentrez-vous sur une odeur en particulier et laissez celle-ci vous envahir. Vous verrez comme cette odeur va en s’intensifiant au fur et à mesure que vote concentration sur celle-ci augmente.

4- Jeux de concentration mentale : la bougie

Asseyez-vous par terre, si possible avec les jambes croisées devant vous et le dos droit. Si cette position s’avère être trop incommodante pour vous, choisissez-en une autre, mais toujours assis par terre et avec le dos droit. Ensuite allumez une bougie devant vous. Le but de ce jeu est de rester le plus immobile possible. Concentrez-vous sur les mouvements de la bougie et maintenez votre position le plus longtemps possible, sans que la bougie ne s’éteigne. Cela n’est pas aussi facile que ça en à l’air. Au début vous ne tiendrez pas longtemps, mais avec un peu de pratique vous arriverez à rester complètement immobile pour au moins dix minutes.

Jeux de concentration mentale : la bougie

5- Jeux de concentration mentale : la technique des deux minutes

Vous aurez besoin d’une montre à aiguilles qui marque les secondes. Le jeu consiste à fixer votre attention sur l’aiguille des secondes exclusivement, en suivant du regard son parcours autour du cadran de votre montre. Vous devez réussir à faire le tour du cadran deux fois, c’est à dire deux minutes.

6- Jeux de concentration mentale : le jeu de la boîte et du citron

Cet exercice est habituellement utilisé pour préparer les sportifs et les aider à se concentrer avant une compétition, mais vous pouvez également en bénéficier. Le jeu consiste à visualiser une boîte de carton, simple et vide, ouverte sur le haut. Ensuite vous devez visualiser un citron. Concentrez-vous sur sa taille, son arôme, la texture de sa peau, sa symétrie…

Mentalement, et sans utiliser vos mains ou quelconque objet dans votre esprit, mettez le citron dans la boîte en carton. Cela paraît très facile, mais le réaliser avec une attention pleine demande une habileté de concentration élevée. C’est un exercice excellent pour travailler et améliorer votre concentration mentale.

7- Jeux de concentration mentale : coloriez des Mandalas

Les Mandalas sont des représentations du macro-cosmos. Son origine est indienne et signifie “roue” ou “cercle”. La tradition bouddhiste l’utilise pour la méditation. Ne vous préoccupez pas si vous n’êtes pas très doué pour les réaliser, il existe une multitude de cahier ou de livres remplis de ceux-ci, et vous pouvez également trouver des jolis dessins prêts pour être coloriés directement et gratuitement sur internet.

L’important, c’est que lorsque vous coloriez un Mandala, vous vous concentriez exclusivement sur lui. Choisissez les couleurs, en écoutant votre corps afin de savoir comment vous souhaitez le faire et laissez-vous emporter. Libérez dix minutes par jour pour continuer votre Mandala.

En plus de vous relaxer et d’améliorer votre concentration, c’est une activité excellente pour votre cerveau et votre créativité.

Coloriez des Mandalas

8- Jeux concentration mentale : la figure géométrique

Cherchez un moment où vous êtes complètement détendu, et pensez en une figure géométrique. Que cela soit un carré, un cercle ou un triangle n’importe pas. Concentrez-vous uniquement sur votre représentation géométrique. Quand cette image est bien fixée dans votre esprit, commencez par y ajouter quelque chose, par exemple une couleur. Remplissez-la mentalement et quand cela est terminé, ajoutez-y plus de caractéristiques. Vous pouvez jouer avec la taille, le volume, la densité (il peut flotter ou être très lourd).

Ce jeu, en plus d’augmenter votre concentration mentale, est un allié parfait pour développer votre imagination. Jouez et créez ce que vous voulez grâce à votre esprit.

9- Jeux de concentration mentale : faites des sudokus

Le calcul mental est l’une des activités cognitives qui fortifient le plus notre concentration. De nos jours nous avons tous une calculatrice sous la main pour réaliser les opérations mathématiques à notre place. Utiliser la technologie nous rend la vie plus facile, mais cela nous rend également plus feignants et plus distraits. Il est important d’essayer de manier les numéros mentalement, par nous-mêmes. Et pour cela, les sudokus peuvent nous être d’une grande aide. Si ce jeu japonais ne vous est pas familier, commencez par le niveau débutant. L’objectif n’est pas de réaliser le plus compliqué possible, mais que vous choisissiez le niveau adéquat afin d’avoir un défi mental, et d’aller en augmentant progressivement de niveau. Vous pouvez téléchargez des pages entières de ce jeu sur internet gratuitement et de tous les niveaux.

10- Jeux de concentration pour enfants et pour adultes : entraînez votre cerveau grâce à CogniFit

CogniFit est le programme leader en évaluation cognitive et en stimulation cérébrale. Ce programme est validé par la communauté scientifique et est utilisé par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. CogniFit permet de mesurer et d’entraîner, d’une manière professionnelle et fiable, la capacité de concentration, le niveau d’attention et beaucoup d’autres habiletés cognitives fondamentales.

Les jeux cliniques qui servent à mesurer et à améliorer la concentration mentale ont été créés par une équipe de neurologues et de psychologues cognitifs qui ont étudié la cognition et les processus de plasticité cérébrale. Certaines fonctions cognitives impliquées dans notre concentration sont le contrôle inhibitoire, la concentration, la planification, l’attention partagée, l’actualisation, etc..

Grâce aux différents jeux mentaux, Cognifit évalue les faiblesses et les forces cognitives de la personne et lui propose automatiquement un programme d’entraînement personnalisé qui lui permettront d’améliorer sa capacité de concentration, et d’autres nécessités cognitives, que cela soit pour un enfant ou pour un adulte.

Il vous suffit de vous inscrire ! Tous les jeux de concentration sont basés sur des études cliniques et analysés par des professionnels de la stimulation et de la réhabilitation neuropsychologique.

Après avoir réalisé les jeux de concentration, CogniFit vous montrera un graphique de vos résultats et de votre évolution. Vous ne pourrez pas seulement entraîner et augmenter votre capacité de concentration, mais également beaucoup d’autres capacités cognitives, comme la mémoire, la perception, la coordination, le raisonnement, etc…

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On dit que dans une journée autour de 30’000 pensées inondent votre tête, et chacune de ces pensées produit une énergie… Imaginez que vous puissiez concentrer toute cette énergie sur une seule pensée..!

En plus, nous vous encourageons à lire l’article intitulé : Gymnastique cérébrale : 17 activités qui vous aideront à maintenir votre cerveau en bonne santé plus longtemps.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit d’augmenter votre capacité de concentration. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Mémoriser des informations n’est pas apprendre !

Vous avez certainement déjà dû apprendre la liste des capitales du monde ou une liste de vocabulaire d’une langue étrangère par cœur. Pour donner les réponse le jour d’un examen, la méthode de l’apprentissage “par cœur” peut fonctionner, mais pour apprendre sur le long terme, elle est inefficace… C’est le moment d’utiliser la neuroscience dans notre approche de l’éducation et de l’enseignement et de trouver des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation. Grâce aux nouvelles connaissances sur les processus cognitifs des étudiants, de meilleures stratégies d’apprentissage sont possibles !

La neuroscience peut nous apporter des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation

Il est nécessaire que l’éducation fasse face aux défis de notre temps. Il faut aborder la diversité dans les salles de classe car chaque cerveau et chaque élève est différent, unique et singulier. Bien qu’il existe des étapes de développement similaires, les rythmes d’apprentissage de chacun sont différents. Il y a beaucoup de facteurs qui déterminent comment apprend notre cerveau.

Depuis notre naissance nous sommes programmés pour apprendre et mémoriser (comment mémoriser plus vite). La dopamine, et son système de récompense dans notre cerveau, nous “récompense” lorsque nous cherchons une réponse à une énigme qui nous est inconnue. la curiosité est un type de motivation qui encourage l’apprentissage.

La neuroéducation est la science qui développe de nouvelles stratégies et de nouvelles technologies d’apprentissage basées sur le fonctionnement du cerveau. Des outils dirigés aux parents et aux enseignants enthousiastes, qui désirent connaitre comment les différents facteurs comme les émotions, la mémoire, l’attention ou les fonctions exécutive influence l’apprentissage. Mieux connaitre les processus cognitifs des étudiants est fondamental pour favoriser les stratégies et les méthodologies qui leur permettent d’augmenter leur qualité individuellement.

Comment mieux apprendre ?

C’est le moment d’utiliser la science dans les salles de classe. Les enseignants sont des éléments didactiques très important dans l’apprentissage. Nous avons besoin d’écoles enthousiastes et innovatrices qui ont envie d’améliorer leur processus éducatif, qui veulent connaitre et en savoir plus sur les manières d’utiliser les nouveaux outils qui permettent de motiver les élèves, et d’intégrer les émotions, la surprise, la motivation et les processus cognitifs à l’apprentissage.

Beaucoup d’école ont déjà commencée à implanter des nouvelles technologies de neuroéducation à leur processus de formation. Pour cela, CogniFit est le programme le plus innovateur et le plus utilisé. Cette ressources scientifique qui permet d’optimiser les processus d’enseignement a été créé pour les éducateurs et les enseignants et s’avère très efficace pour exploiter les processus cognitifs impliqués dans l’apprentissage.

L’outil de neuroéducation de CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives. Cette information peut aider le professeur à identifier certaines des causes neurologiques liées à l’échec scolaire. De plus, grâce à l’entraînement cognitif personnalisée proposé par CogniFit, les enfants peuvent effectuer sur internet des tâches qui leur permettent d’améliorer leurs fonctions cognitives, comme la mémoire, les fonctions exécutives, l’attention, la concentration, la planification, qui sont des fonctions fondamentales dans l’apprentissage.

CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives

La littérature scientifique a démontré que les jeux permettent d’activer l’hippocampe, le système limbique et les régions du système de récompense du cerveau. Cela aide les élèves à être plus motivés et concentrés dans leur apprentissage.

Le problème est que la méthode d’enseignement traditionnelle est trop simple : le professeur explique la leçon et les élèves, assis et inactifs, écoutent passivement. Cette stratégie peut fonctionner pour certaines situations ou certaines matières à étudier, cependant, il ne s’agit pas d’un modèle qui encourage l’apprentissage. Pour que les élèves prêtent attention, il ne suffit généralement pas de leurs demander, il faut attirer leur attention.

Préparer des jeux à partir d’une unité didactique, connaitre les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et associer l’apprentissage à des situations réelles demande plus d’effort et de ressource. C’est la pourtant que réside la clé pour obtenir un meilleur apprentissage et une meilleure éducation.

Afin qu’ils puissent apprendre, il est nécessaire de motiver les élèves, d’éveiller leur curiosité et de les sortir de la monotonie. On ne prête attention que lorsque quelque chose nous “active”, quelque chose qui nous intéresse et nous sort de la routine. Les émotions allument nos processus de mémoire et d’apprentissage, et nous permettent de mieux emmagasiner et retenir les informations.

Il faut que nous cassions les schémas de notre éducation traditionnelle, et utiliser des méthodes en nous basant sur le système de “récompense” plus que sur les punitions !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Estefanía Egea, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en stimulation cognitive.”

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ? Questions/Réponses

Qu’est-ce que la dopamine ? Vous en avez certainement tous déjà entendu parler, en tant qu’hormone du bonheur ou du plaisir, ou encore celle responsable des addictions… Mais si nous laissons de côté les mythes et les légendes, que savons-nous réellement de la dopamine ? Dans cet article nous répondons aux questions que vous vous êtes peut-être déjà posées, et qui vous aideront à savoir ce que c’est la dopamine et à quoi elle sert.

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ?

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ?

La dopamine est une hormone et un neurotransmetteur en relation avec les systèmes du plaisir et de récompense du cerveau. Bien que qu’au départ on pensait qu’elle était en relation avec le plaisir consommé (apprécier), ces derniers temps on a découvert qu’elle est en fait plus associée au désir anticipé et à la motivation (vouloir).

La dopamine a de nombreuses fonctions. C’est la principale responsable des sensations agréables, de notre motivation et de notre curiosité pour les choses, mais avant tout elle est impliquée dans la coordination des mouvements, la prise de décision, la régulation de l’apprentissage et celle de la mémoire.

Que sont les systèmes du plaisir et de récompense cérébrale et quelles relations ont-ils avec l’apprentissage ?

La dopamine est impliquée dans l’activation des systèmes de récompenses cérébrales, surtout du noyau accumbens. Ce noyau est une structure clé dans le déploiement de conduites face aux stimuli chargés émotionnellement, autant positivement que négativement, et est considéré comme le principal centre du plaisir du cerveau. Le noyau accumbens communique avec les autres centres cérébraux associés aux émotions (amygdales et hypothalamus) comme la déclarative et la procédurale (hippocampe), avec l’aire tegmentale ventral, la substance noire et les aires préfrontales du cortex préfrontale (associés à la conduite et aux informations motrices).

La présence de dopamine facilite la montée en puissance sur le long terme de ses conduites et est donc clé pour l’apprentissage. C’est à dire que la dopamine renforce ces connections neuronales (en les améliorant et en les rendant plus rapides), et nous aide à apprendre ce que nous devons faire et ne pas faire. Mais, qu’est-ce qui fait qu’une stimulation s’enchaîne dans une réaction neurochimique : stimulation de la production de dopamine, activation du noyau accumbens et des autres systèmes du plaisir et de récompense ? Il semblerait que les stimulations qu nous motivent le plus sont celles qui sont nouvelles, c’est à dire de celles dont nous savons peu de choses et qui souvent sont inattendues.

Pourquoi la dopamine nous aide à nous souvenir d’informations ?

Comme nous l’avons déjà dit, la dopamine renforce les connections entre le noyau accumbens et les aires associées à la mémoire comme l’hippocampe ou les amygdales. Il est même démontré que l’apprentissage avec un composant émotionnelle dure plus longtemps, et la dopamine joue un rôle important dans ce processus.

Quelle est la relation entre la dopamine et la curiosité ?

La curiosité est un type de motivation intrinsèque que nous pousse à chercher des réponses aux énigmes ou aux choses que nous ne savons pas. La curiosité est l’aspect émotionnel qui nous motive à l’exploration, l’investigation et l’apprentissage, et elle peut être considérée comme un mécanisme de subsitance.

Ces deux aspects semblent également être en relation avec la curiosité. Normalement nous ressentons de la curiosité pour les choses que nous ne connaissons pas et qui sorte de nos schémas habituels. De plus, la curiosité est un genre de motivation, dans le sens qu’elle est régulée par la dopamine (comme la motivation extrinsèque). Les récents travaux de Grubber sur la curiosité et la mémoire ont démontrés que dans la curiosité interviennent les connections et structures impliquées dans les mécanismes de récompense comme le système dopaminergique et l’activation du noyau accumbens. Les personnes se souviennent mieux des informations pour lesquelles ils ressentent de la curiosité, même dans le cas où ces informations ne seraient pas utiles.

Quelle est la relation entre la dopamine et la curiosité ?

Que se passe-t-il si vous manquez ou si vous avez trop de dopamine ?

Il existe des maladies qui se soignent assez facilement qui entrainent un manque ou un excès de dopamine :

Quand nous manquons de dopamine nous pouvons nous sentir démotivés, ennuyés, déprimés ou même angoissés. Il est également possible que nous arrivions à ressentir de l’anhédonie, c’est à dire qu’il nous est très compliquer de ressentir du plaisir. Les maladies qui sont caractérisés par de bas taux de dopamine sont la dépression, la phobie sociale, le TDAH (trouble de déficit de l’attention et hyperactivité) et la maladie de Parkinson.

Les stimulations agréables provoquent une décharge de dopamine dans le cerveau qui nous fait nous sentir heureux et satisfaits. Toutefois, un excès de dopamine est mis en relation avec les addictions, car la consommation de drogues, d’alcool ou de nicotine active les centres de récompense du cerveau et produit une forte décharge de dopamine dans le cerveau. L’excès de dopamine a également été mis en relation avec des maladies mentales tel que la schizophrénie ou les troubles bipolaires.

Donc, la dopamine peut nous mener droit à l’addiction ?

Malgré la mauvaise réputation de la dopamine en raison de sa relation avec les addictions (car celle-ci est libérée quand nous consommons de l’alcool, du tabac ou des drogues), la dopamine ne vous mènera pas à l’addiction.

Par exemple, il serait difficile d’être accro à la curiosité. Pourtant quand nous ressentons de la curiosité, le cerveau libère une dose de dopamine. Le corps peut cependant éliminer assez facilement la dopamine excessive et maintenir un équilibre. Le problème avec les drogues comme la cocaïne ou les amphétamines, c’est qu’en plus de stimuler la production de dopamine, elles inhibent sa re-captation ou son élimination. C’est à dire que nous accumulons beaucoup de dopamine dans l’espace synaptique (plus de 150%) et pendant beaucoup de temps. Cette accumulation fait que de nouveau récepteurs ce créer pour recevoir la dopamine. Avoir plus de récepteurs de dopamine implique que nous aurons besoins de plus de dopamine (ce qui sera impossible d’obtenir de façon naturelle), et nous aurons donc besoin de consommer de la drogue à nouveau.

La dopamine sert à maintenir la motivation et favorise l’apprentissage. De plus, elle nous permet de tomber amoureux, de ressentir des émotions et d’apprécier un joli coucher de soleil ou de voir passer une voiture qui nous plait. Les petits plaisirs de la vie se manifestent grâce à la dopamine, qui souhaiterai y renoncer ? La dopamine n’est pas mauvaise en soi, mais comme pour tout, un équilibre est nécessaire. Nous ne pouvons simplement pas toujours être “au top”, avec un niveau de dopamine élevé, car sinon, cela finirait en addiction. Toutefois, la dopamine seule ne provoque pas d’addiction, ce sont les stimulations ou les substances qui l’augmente de manière naturelle ou non qui provoquent une addiction.

Le bonheur que nous ressentons est-il réel ou n’est-ce qu’une illusion ?

Quand le cerveau libère de la dopamine en réponse à une stimulation naturelle, le bonheur que nous ressentons est réel. Par contre, quand cette stimulation est due à une substance artificielle, le bonheur ressentit n’est alors qu’une illusion, créer artificiellement.

Pour que nous ressentions une sensation de bonheur, d’autres hormones que la dopamine interviennent, comme la sérotonine ou l’endorphine. La dopamine est simplement celle qui est les plus en relation avec cette sensation de plaisir et avec la motivation pour le rechercher. La sérotonine est considérée comme l’hormone du plaisir et de l’humour, alors que l’endorphine augmente notre sensation de bienêtre et améliore notre humeur, produisant ainsi du bonheur.

 “Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Manque d’estime de soi : Causes, test et solutions

Perte ou manque d’estime de soi … Apprendre à dire “Je m’aime” plutôt que “Je t’aime” est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. C’est peut-être le moment de vous mettre à l’épreuve. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez et le psychologue Jules Teinturier vous expliquent d’oú vient l’estime de soi, vous dévoilent les clés pour développer une bonne estime de soi et, le cas échéant, vous aider à mieux gérer votre manque d’estime de soi.

“Aime-toi, aime la vie, aime ce qui t’entoure, ce que tu fais et qui tu es”. Walter Riso

Manque d’estime de soi

Qu’est l’estime de soi ? L’estime de soi est une notion qui pénètre tout à la fois les sphères sociales, familiales et intimes. Il s’agit du jugement que nous avons de nous-même, d’une représentation dynamique de soi alimentée par la mémoire émotionnelle de nos succès et de nos échecs. Apprendre à nous aimer, à nous accepter et à nous faire confiance en dépend.

Pour réussir sa vie, il est donc indispensable d’acquérir une bonne estime de soi et suffisamment d’amour propre. Nous connaissons tous l’importance de l’estime de soi, mais nous sommes peu à savoir en prendre soin. L’estime de soi nécessite d’être dorlotée.

“La différence entre où tu étais hier et où tu seras demain est ce que tu penses, dis et fais AUJOURD’HUI”

L’estime de soi commence à se former durant l’enfance

Le premier incubateur de l’estime de soi : la petite enfance

Mettez votre imagination en marche car il va être indispensable d’évoquer la petite enfance (de 0 à 3 ans) dont nous ne gardons souvent aucun souvenir conscient. J’entends déjà les critiques : « encore de la psychanalyse ! » ou « comment pourrions-nous porter un jugement sur nous-même sans conscience ? ». Je vais probablement vous apparaître mystique mais la science nous dit que le corps s’en souvient. Je ne veux pas seulement vous parler du « holding » (manière de porter l’enfant) des parents ou de l’affection accordée en général mais de la sécurité qui vous a entouré(e) lors de vos dangereuses explorations du monde. Par exemple, comment vous a-t-on accompagné lors de vos premiers pas ? Comment a-t-on reçu vos premiers mots ? Vous a-t-on écouté, entouré ? Vous a-t-on fait des retours neutres, négatifs ou positifs après vos échecs et lors de vos succès ? Découvrez l’effet Pygmalion et comment nos paroles influencent les plus petits et comment bien encourager un enfant.

Bref, étiez-vous guidé et récompensé suffisamment selon vous ?

Les bébés vivent des expériences émotionnelles extrêmement fortes

Education et estime de soi : le style autoritatif ?

Face à des styles d’éducation dits autoritaires, indulgents ou négligents, le style autoritatif serait le plus apte à construire des individus forts d’une haute estime de soi. Des êtres optimistes qui présentent un biais émotionnel positif.

Qu’est-ce que le style d’éducation autoritatif ? Cela consiste à fusionner les styles autoritaire et indulgent. L’éducation est alors fondée sur un principe de communication et de négociation avec l’enfant, sans que la distinction entre le rôle de parent et le rôle d’enfant ne disparaisse pour autant. Ce modèle est à la fois horizontal et vertical : il s’agit de construire un cadre limité à l’enfant, dans lequel il lui soit permis de découvrir et d’explorer, mais sans ressentir la peur liée au manque de repères ou le sentiment d’abandon lié au manque d’altérité.

L’estime de soi se construit donc tout d’abord dans le cercle familial.

Les différentes sphères de l’estime de soi comprennent l’aspect physique, la réussite scolaire, la conformité comportementale, la compétence athlétique et la popularité. Importantes durant la vie enfantine, notamment car elles entrent en jeu dans la conformité comportementale (la conformité comportementale répond à la question « suis-je apprécié par les adultes ? »), ces différentes sphères restent importantes dans notre vie d’adulte. Nous restons en effet attentifs au fait d’être conformes ou non aux attentes de nos parents, de nos professeurs ou de notre patron.

Les causes du manque d’estime de soi. Pourquoi souffre-t-on d’un manque d’estime de soi ?

Le manque d’estime de soi est un problème qui affecte un grand nombre de personnes, mais curieusement, la majorité n’en est pas consciente. Dans la plupart des cas, lorsque nous consultons un psychologue pour des problèmes d’anxiété ou de dépression, le manque d’estime de soi est sous-jascent à ces pathologies. Nous en sommes malheureusement rarement conscients et nous ne nous rendons pas compte de la façon dont une mauvaise estime de soi peut se répercuter sur notre santé mentale.

Dans la construction de notre estime de soi, notre chemin personnel est unique et incomparable avec celui des autres. L’estime de soi se forge lentement et bien que les caractéristiques personnelles l’influent, les expériences que nous vivons et les personnes avec lesquelles nous nous lions ont un rôle décisif. De cela résulte une vision subjective de notre valeur personnelle.

Les premières années de la vie sont cruciales pour la formation d’une haute ou basse estime de soi, mais les expériences que nous vivons en tant qu’adultes peuvent la modifier. Parmi les nombreuses causes d’un manque d’estime de soi, on peut noter :

–          Les abus sexuels, physiques ou émotionnels, d’autant plus s’ils ont eu lieu à un âge jeune.

–          Le degré d’exigence de nos parents et de nos professeurs durant notre enfance.

–          Être victime d’une quelconque forme de discrimination.

–          Être victime de harcèlement ou de bullying (harcèlement en milieu scolaire).

–          Avoir souffert la perte d’un être cher.

–          L’exclusion sociale.

–          Affronter le chômage ou une situation laborale précaire.

Lorsqu’une personne traverse des moments difficiles, elle va sans s’en rendre compte développer des croyances négatives la concernant. Cela peut concerner ses capacités intellectuelles, son apparence physique ou ses capacités à réussir dans la vie.

L’interprétation que nous faisons de nos expériences est aussi importante que les expériences en soi.

L’aspect positif du manque d’estime de soi est qu’il repose sur des croyances et non des faits. Le système de croyances de chaque personne peut donc être modifié et modulé.

Augmenter notre estime de soi est un facteur clé pour nous sentir bien et en accord avec nous-mêmes.

Estime de soi : apprends à t’aimer toi-même

L’échelle de Rosenberg : Découvrez si vous souffrez d’un manque d’estime de soi

Avez-vous déjà pris le temps de penser réellement à l’opinion que vous avez de vous-même ? Nous vous invitons à réaliser le petit test ci-dessous. Il s’agit de l’échelle d’estime de soi de Rosenberg, et il vous aidera à évaluer le degré de satisfaction que vous avez de vous-même.

Nous vous rappelons qu’il s’agit d’un simple exercice d’évaluation et d’orientation, qui ne peut en aucun cas faire office de diagnotic clinique.

L’échelle de Rosenberg est un test d’estime de soi qui permet de détecter si vous souffrez d’un manque d’estime de soi. Cette évaluation se fonde sur des affirmations auxquelles vous devez répondre le plus sincèrement possible selon cette échelle :

A: Pas du tout d’accord

B: Plutôt pas d’accord

C: Plutôt d’accord

D: Tout à fait d’accord

  1. Je pense être une personne de valeur, au moins égale à n’importe quelle autre
  2. Je me considère comme un raté
  3. Je crois que je dispose de belles qualités
  4. Je suis incapable de faire les choses aussi bien que les autres
  5. Je crois qu’il n’y a pas grand chose dont je puisse être fier
  6. J’ai une attitude positive envers moi-même
  7. En général, je suis satisfait de moi-même
  8. J’aimerais avoir davantage de respect pour moi-même
  9. Je me sens vraiment inutile à certains moments
  10. Je pense parfois que je ne sers à rien

Correction et Résultats :

De la phrase 1 à 5 las frases 1 al 5, comptez : 1 point pour la réponse A, 2 points pour la réponse B, 3 points pour la réponse C, 4 points pour la réponse D.

De la phrase 6 à 10, comptez : 4 points pour la réponse A, 3 points pour la réponse B, 2 points pour la réponse C, 1 point pour la réponse D.

De 30 a 40 points : Estime de soi élevée, considérée comme une estime de soi normale.

De 26 a 29 points: Estime de soi moyenne. Vous ne présentez pas de problèmes graves d’estime de soi, mais il sera bon de l’améliorer.

Moins de 25 points: Manque d’estime de soi. Il existe des problèmes significatifs dans l’estime de soi.

Conséquences d’un manque d’estime de soi

Un manque d’estime de soi se répercute négativement sur tous les aspects de notre vie. La perception que nous avons de nous-même et de notre valeur influe irrémediablement notre performance au travail, nos relations personnelles, notre relation avec le monde qui nous entoure et avec nous-même.

“Nous ne pouvons pas aimer les autres si nous n’apprenons pas d’abord à nous aimer nous-mêmes”

S’aimer soi-même est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. S’aimer soi-même signifie savoir s’accepter, se respecter, répondre à ses besoins vitaux et s’aimer pour ce que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts.

Une personne qui s’estime et s’aime elle-même renvoie aux autres des bonnes ondes et donne envie d’être connue. Elle irradie d’amour, parce qu’elle s’est acceptée elle-même et inconsciemment, les autres le perçoivent.

Luttons contre le manque d’estime de soi : apprenons à nous aimer nous-même

Une personne qui ne s’aime pas elle-même et, surtout, ne se respecte pas elle-même a de fortes possibilités de se voir impliquée dans des relations affectives toxiques. Si vous pensez que cela est votre cas, nous vous invitons à lire cet article : Dépendance affective : informations et conseils pour sortir de cette addiction dangereuse.

Souvenez-vous : Mieux vaut prévenir que guérir …

Les clés pour améliorer l’estime de soi

1- La pensée positive : transformer les pensées négatives en pensées positives

Si vous manquez d’estime de soi, il est probable que vous vous envoyiez à vous-même des messages lacérants parmi lesquels abondent les “Je ne peux pas” “Je ne sers à rien” “Je vais échouer” “Je ne mérite pas que l’on m’aime”, etc.

Bien que vous n’en soyiez pas conscients, ces pensées vous viennent à l’esprit de façon plus ou moins subtile dans votre quotidien et diminuent votre envie de commencer un nouveau projet. En définitive, elles sabotent votre bien-être personnel.

Faites une liste de vos pensées négatives les plus récurrentes et écrivez à côté un message motivant que vous vous répèterez lorsque la pensée négative se présentera.

Par exemple, pour la pensée “Je ne vaux rien pour cela” la pensée positive serait “Je suis parfaitement capable d’affronter cela”. Chaque fois que la pensée négative vous vient à l’esprit, vous pouvez l’arrêter et lui faire face avec la pensée positive. Cela vous coûtera au début, mais si vous le faites à chaque fois, vous en prendrez l’habitude et le comportement s’automatisera.

Ce que vous vous dites à vous-même peut vous donner ou vous quitter du pouvoir. Et c’est seulement de vous que dépendent les paroles …

2- Vous souffrez d’un manque d’estime de soi ? Faites une liste de vos réussites

Nous avons l’habitude d’exagérer nos échecs et nos erreurs et nous attribuons à un coup de chance les bonnes choses qui arrivent dans notre vie.

Nous nous trompons complètement. Il est certain que dans votre vie, vous avez réussi de nombreuses choses, et vous n’accordez pas à ces succès l’attention qu’ils méritent.

Si vous manquez d’estime de soi, un bon exercice consite à faire une liste des succès personnels dont vous vous sentez le plus fier.

Il ne s’agit pas d’avoir sauvé le monde. Cela peut concerner vos études, vos compétences sportives, le fait d’avoir appris une nouvelle langue, d’avoir été papa / maman, etc.

Affichez votre liste de succès à un endroit où vous la verrez souvent (sur votre réfrigérateur par exemple). Cette liste vous rappelera que vous avez les capacités nécessaires pour réussir vos projets.

3- Acceptez-vous tel que vous êtes

Avec vos qualités et vos défauts. Soyez réaliste : n’essayez pas de changer l’impossible et soyez conscients de vos forces et faiblesses. Une bonne connaissance de soi est l’outil le plus efficace pour avoir du succès dans la vie et développer son bien-être émotionnel.

“ Il est beaucoup plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage”, Antoine de Saint-Exupéry, El Principito.

4- Oubliez les comparaisons pour ne pas alimenter le manque d’estime de soi

Les comparaisons sont odieuses et ne sont que rarement sources de positif. Si la comparaison est utilisée comme une motivation intrinsèque pour s’améliorer, et seulement dans ce cas, elle aura sur vous un effet positif et vous ressentirez de l’admiration et non pas de l’envie.

Lorsque vous vous sentez inférieur ou que vous vous dévalorisez car il vous manque quelque chose dans votre vie, rappelez-vous que beaucoup de gens aimeraient être ce que vous êtes ou avoir ce que vous avez. Reconnaissez vos qualités personnelles et arrêtez d’essayer de vous conformer à ce qu’impose la société.

Soyez critique envers vos exigences personnelles et ne dévalorisez jamais ce que vous possédez.

5- Cherchez la cause de votre manque d’estime de soi

Une étape fondamentale pour résoudre tout problème consiste à identifier la raison du problème. Souvent, nous essayons de nous attaquer et de résoudre le symptôme plutôt que la maladie. Cela peut nous procurer un soulagement à court terme, mais si nous ne nous occupons pas de la véritable cause de la maladie, le symptôme se répèra tout au long de notre vie et de différentes manières.

Si vous avez des difficultés pour cette étape, nous vous conseillons de vous adressez à un professionnel.

“Le monde ne vous donnera jamais que la valeur que
vous vous donnez vous-même”, Joseph Murphy

Tout sur la sérotonine : qu’est-ce, à quoi sert-elle et d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la sérotonine ? Cette substance chimique produite par le corps humain est considérée comme responsable de notre bonheur et de notre moral. Des taux de sérotonine trop bas peuvent conduire à la dépression. Découvrez tout sur cette substance : ses fonctions, les troubles auxquels elle est associée et la façon d’augmenter de manière naturelle vos taux de sérotonine.

Qu’est-ce que la sérotonine? Photo by Nighia Le, Unsplash.com

Qu’est-ce que la sérotonine ?

La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est à dire une substance qui aide à transmettre des signaux chimiques d’une zone à l’autre du cerveau. Notre organisme compte plusieurs  types de neurotransmetteurs dont les fonctions diffèrent. La sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur, est généralement associée à la régulation du moral. Nous le verrons au cours de cet article, sa fonction est assez complexe. Nos taux de sérotonine ont une influence directe sur notre bien-être et notre bonheur.

Comment la sérotonine est-elle produite ? Cette substance est générée par notre corps lors d’un processus biochimique de conversion unique. Les cellules chargées de sa production utilisent une enzyme nommée tryptophane hydroxylase. Le tryptophane combiné avec cette enzyme forme le 5-hydroxytryptophane, également connue sous le nom de sérotonine.

Quelles sont les fonctions de la sérotonine ?

Parmi nos 40 millions de cellules cérébrales, un grand nombre est directement ou indirectement influencé par la sérotonine.

La sérotonine est impliquée dans plusieurs processus liés à la santé : le contrôle de l’appétit et du sommeil, la régulation du moral, l’excitation sexuelle, le contrôle de la douleur, etc…

  • Régulation du moral : Un déséquilibre dans la production de sérotonine peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être. De bas taux de sérotonine nous rendent plus colériques, irrascibles, impulsifs, etc. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à présenter de bas taux de sérotonine. On pense également que la mauvaise humeur de certaines personnes au lever est due à de faibles taux de sérotonine au réveil.
  • Contrôle de l’appétit : si les taux de sérotonine sont normaux, nous ressentons une sensation de satiété et cessons de manger. Au contraire, lorsque les taux de sérotonine sont trop bas, nous ressentons la besoin de manger des hydrates de carbone et autres aliments caloriques. De hauts taux de sérotonine peuvent favoriser l’apparition de diarhée alors qu’un déficit en sérotonine favorise la constipation.
  • Régulation du sommeil : Au cours de la journée, les taux de sérotonine fluctuent en fonction de notre horloge interne et des courbes de notre rythme circadien. Ainsi, les taux de 5-HT (les récepteurs de sérotonine) tendent à atteindre leur maximum durant les périodes ensoleillées de la journée et à diminuer durant le sommeil profond. L’idéal est un équilibre entre ces taux, sinon cela risque de favoriser les troubles du sommeil ou l’insomnie.
  • Régulation du désir sexuel : Le désir sexuel est proportionnellement lié au taux de sérotonine. Des taux élevés de cette substance sont associés à une baisse de la libido et du désir sexuel. À l’inverse, de faibles taux de sérotonine sont associés à une recherche de la satisfaction du désir sexuel. Après un orgasme ou après l’éjaculation, la quantité de sérotonine augmente considérablement dans le cerveau et provoque un état de plaisir et de tranquilité. De la même façon, des taux de sérotonine excessivement élevés sont associés à une baisse de la libido, moins de relations sexuelles, mais une meilleure connexion émotionnelle avec son partenaire.
  • Contrôle de la douleur : Le cerveau utilise cette substance pour transmettre les signaux de douleur chronique aux nerfs locaux. Lorsque l’on se fait mal, de la sérotonine se libère et produit dans notre cerveau un signal de douleur léger et transitoire qui active les neurones correspondantes. Cette substance est également impliquée dans le signal neuronal de la douleur et intervient aussi dans les douleurs chroniques. la douleur est en intimement lié à la sérotonine. La sérotonine produit de l’hyperalgie, qui est une sensation de douleur très forte, et intervient également dans le cadre de douleurs chroniques.
  • Contrôle de notre température corporelle : Une autre des fonctions de la sérotonine est la régulation thermique. Dans l’homéostasie, le rôle de la sérotonine est important.
  • Réduction de l’agressivité : Une autre fonction de la sérotonine est la stabilisation de notre état émotionnel face à des situations de tension. Cette substance aide à inhiber l’impulsivité, les comportements violents et l’agressivité. Les personnes ayant des comportements agressifs ou violents peuvent présenter de bas taux de sérotonine.

Lien entre sérotonine et maladie mentale

La sérotonine est également appelée “l’hormone du bonheur” en référence à ses effets positifs sur le bien-être, le moral, la relaxation et la concentration. Les altérations de ses taux affectent notre santé mentale de différentes façons. De nombreux traitement pharmacologiques interagissent avec la sérotonine dans le cadre de traitements de troubles mentaux comme : la dépression, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de paniques, les problèmes de concentration, les troubles explosifs intermittents, la démence et le syndrome sérotoninergique.

Une altération des taux de sérotonine affecte la santé mentale

Souvent, ces troubles coexistent avec des déficits cognitifs spécifiques. Il est donc recommandable de réaliser une évaluation neuropsychologique qui aidera à identifier nos points forts et nos points faibles. Généralement, la première étape d’un diagnostic est d’évaluer s’il existe une déficience dans nos principales fonctions cognitives.

Pour cela, CogniFit est l’outil leader. Ses batteries de stimulation cognitive et d’entraînement cérébral permettent d’activer, exercer et renforcer d’importantes capacités cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, planification, perception, etc.) et leurs composantes.

L’intégralité des jeux cérébraux de CogniFit a été validé afin que les enfants, les adultes et les personnes âgées puissent activer et renforcer leur capacité mentale et se situer par rapport à la population mondiale. Envie de les essayer ? C’est très facile : il vous suffit de vous inscrire.

Sérotonine et dépression : influence du taux de sérotonine

On pense que la dépression est dûe à un déséquilibre des taux de sérotonine. Le processus impliqué est la régénération neuronale. Selon le neurologue Barry Jacobs, la dépression apparaît lorsque la régénération neuronale est insuffisante. Les antidépresseurs ISRS aident à produire de nouvelles cellules cérébrales et à augmenter le moral. Il serait idéal de pouvoir mesurer les taux de sérotonine dans le cerveau, mais cela n’est pour l’instant pas possible. Cependant, en mesurant les taux sanguins, on a démontré que les personnes souffrant de dépression avaient des taux de sérotonine bas. On ne sait pas si les taux de sérotonine ont baissé avant ou après le début de la dépression. Il est clair que les antidépresseurs ISRS et ISRSN (inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la noradrénaline) fonctionnent, mais on ne sait pas comment.

Lien entre l’anxiété sociale et la sérotonine

Des déséquilibres dans les taux de sérotonine peuvent occasionner l’apparition de troubles liés à l’anxiété. Parmi ceux-ci se trouvent : les troubles de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété sociale (ou phobie sociale), les troubles d’anxiété généralisée, etc. Pour l’instant, on ne sait pas si la cause est un excès ou un manque de sérotonine. Jusqu’à maintenant, on pensait que des taux bas de sérotonine en était la cause, mais des recherches récentes semblent le démentir. JAMA Psychiatry a publié que les personnes qui souffrent d’anxiété sociale ont des taux élevés de sérotonine. L’Université de Uppsala a démontré que les amygdales (structures cérébrales impliquée dans les sensations de peur) de patients souffrant d’anxiété sociale présentent un excès de sérotonin. Il faudra attendre de prochaine études pour formuler une conclusion définitive sur la relation entre anxiété sociale et sérotonine.

Lien entre les troubles obsessionnels compulsifs et la sérotonine

La relation entre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la sérotonine vient de l’influence des antidépresseurs ISRS dans l’amélioration de ces troubles. Les ISRS sont des inhibiteurs de la recaptation de la sérotonine : ils facilitent la disponibilité de la sérotonine afin que les taux ne soient pas trop bas.

Lien entre les troubles de panique et les taux de sérotonine

Comme dans le cas des TOC, la cause du trouble de panique est inconnue. Des taux bas de sérotonine sont liés à ce trouble, mais nous ignorons si cela est la cause du trouble. La seule certitude est que les ISRS fonctionnent également dans les cas de troubles de panique.

Trouble explosif intermittent

Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement caractérisé par des explosions de colère injustifiées. La sérotonine aide à réguler le moral et contribue à réduire ce type d’attaque de colère, en nombre et en intensité. Encore une fois, les traitements pharmacologiques utilisés dans ces cas sont les ISRS, qui interagissent avec la sérotonine. On considère que le trouble explosif intermittent est incurable, mais sa symptomatologie peut diminuer grâce à la psychothérapie et la méditation qui aident à réduire les comportements agressifs et les sensations de rages et frustration internes.

Lien entre démence et faibles taux de sérotonine

L’âge produit une détérioration cognitive associée à la perte de connections neuronales. L’activité des neurotransmetteurs chargés de la transmission des informations neuronales réduit au fur et à mesure du vieillissement. Vieillir n’est pas toujours synonyme de démence, mais il existe des cas dans lesquels on peut observer une détérioration cognitive significative. La démence la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Dans une étude internationale publiée en 2006, des chercheurs ont mis en évidence une déficience sérotoninergique chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’hypothèse est que les problèmes de mémoire engendrés par la maladie d’Alzheimer sont dus à un mauvais fonctionnement des récepteurs de la sérotonine. Il n’existe pas de preuve qui démontre qu’une augmentation des taux de sérotonine prévienne de la maladie d’Alzheimer. Par contre, si les recherches continuent sur le sujet, il se peut que l’on découvre une solution pour combattre la démence.

Syndrome sérotoninergique

Un excès de sérotonine peut être préjudiciable. Les antidépresseurs ISRS sont considérés comme étant sûrs, mais ils peuvent être la cause du syndrome sérotoninergique en raison d’une concentration trop élevée de ce neurotransmetteur. Cela arrive généralement lorsque deux médicaments liés à la sérotonine sont utilisés simultanément. Les problèmes surviennent lorsque l’on commence un nouveau traitement ou que l’on augmente un traitement. L’utilisation de IMAO (inhibiteurs de l’enzyme monoaminoxydée, enzyme qui détruit la sérotonine) avec des ISRS, ou une consommation de LSD ou d’extasies. Les symptômes sont : agitation, augmentation de la température corporelle, tachycardie, sudation, perte de coordination, spasmes, nausées, vomissements, diarrhées, changements de la pression artérielle. Cela n’est considéré comme dangereux, mais il est nécessaire de le traiter afin que ce syndrome n’empire pas. Le traitement consiste à retirer ou diminuer les traitements pharmacologiques en place, ainsi qu’en l’administration de relaxants musculaires et d’inhibiteurs de la production de sérotonine par voie intraveineuse.

Pouvons-nous modifier nos taux de sérotonine ?

Vous vous demandez certainement si vous pouvez agir sur vos taux de sérotonine. Voici quelques conseils et manières naturelles d’augmenter vos taux de sérotonine.

Adopter un régime alimentaire favorable à la production de sérotonine

La sérotonine n’est présente dans aucun aliment. Pour augmenter les taux de sérotonine, il faut recourir au tryptophane, qui est l’acide aminé à partir duquel est produite la sérotonine. Un régime riche en tryptophane augmente donc les taux de sérotonine. Les suppléments de cet acide aminé sont un bon complément mais ne suffisent pas à remplacer un régime équilibré. Les aliments comme le soja, les viandes maigres (poulet ou dinde), le thon, le saumon, l’ananas, les bananes, les artichauts, les œufs, le chocolat et le fromage contiennent du tryptophane et contribuent donc à augmenter nos taux de sérotonine. Une autre manière de contribuer à une augmentation des taux de sérotonine est de consommer de la vitamine B-6. La vitamine B-6 peut agir sur la rapidité à laquelle le tryptophane se convertit en sérotonine. Les aliments riches en vitamines B-6 sont les pommes de terre, les légumineux, les céréales intégrales, le poulet, la dinde, le thon et le saumon. Découvrez quelles vitamines sont bénéfiques pour votre cerveau.

Faire de l’exercice physique augmente les taux de sérotonine

Des études montrent qu’un exercice physique régulier peut être aussi efficace qu’un traitement antidépresseur psychopharmacologique ou psychothérapeutique. On pensait auparavant qu’une période de plusieurs semaines de pratique d’un exercice physique étaient nécessaires pour constater une amélioration. Pourtant, selon une étude récente de la Université du Texas, une période de seulement 40 minutes a un effet bénéfique sur notre moral. Bien que les mécanismes qui mènent à cette amélioration ne soient pas connus, il semblerait que la sérotonine y soit impliquée.

Se relaxer et méditer permet d’augmenter les taux de sérotonine

Cela est aussi important pour votre esprit que bouger pour votre corps, et permet d’augmenter vos taux de sérotonine. Le yoga ou la méditation sont deux pratiques qui contribuent à améliorer le moral en plus de se relaxer. Découvrez ce qu’est la méditation Mindfulness.

Se lancer dans de nouveaux projets

Introduire de la nouveauté dans notre vie a un effet positif sur le système sérotoninergique. Quand nous commençons un nouveau projet nous nous sentons plus énergiques, plus motivés et de meilleure humeur. Cet effet plaisant sur notre système nerveux est produit par la sérotonine. Découvrez comment penser hors des sentiers battus.

Rire augmente les taux de sérotonine

La relation entre le moral et la sérotonine va dans les deux sens. Nous pouvons améliorer notre moral en augmentant nos taux de sérotonine et nous pouvons aussi augmenter nos taux de sérotonine en améliorant notre moral. L’induction d’un moral élevé grâce à la psychothérapie est très utilisée (bienfaits du rire). Une autre alternative peut être des cours de théâtre, passer du temps entre amis, assister à un spectacle comique ou se rappeler des faits agréables.

Sérotonine chez les hommes et chez les femmes

Une étude de 2007 de la revue Biological Psychiatry montre que les hommes et les femmes réagissent différemment lorsqu’on réduit leurs taux de sérotonine : les hommes agissent avec davantage d’impulsivité alors que les femmes rentrent dans un état de déprime et deviennent plus prudentes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes souffrent davantage de troubles du moral (anxiété et/ou dépression), tandis que les hommes sont plus enclins à l’alcoolisme, au TDAH et aux troubles du contrôle de impulsions (tous liés à l’impulsivité).

Les effets de l’interaction des hormones avec la sérotonine est prouvée. Cette interaction peut causer une augmentation des symptômes dépressifs dans des périodes comme : la prémenstrualité, le post-partum, et la ménopause. En effet, durant ces période, les sécrétions hormonales changent. Les hommes ont quant à eux des taux de sécrétion hormonale constants.

La sérotonine pourrait augmenter la patience

Des études récentes de la Fondation Champalimaud de Lisbone soutiennent qu’une possible fonction de la sérotonine serait d’augmenter la patience. Cela suppose un tournant important dans la conception que nous avions jusque-là de ce neurotransmetteur.

La sérotonine augmente notre patience

Selon une étude publiée dans la revue Current Biology, il semblerait que la sérotonine serait davantage liée à la patience qu’au bien-être. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion suite à des expériences sur des souris de laboratoire. L’expérience consistait à ce que les souris attendent un temps déterminé pour recevoir une récompense. Les souris qui étaient sous les effets de la sérotonine attendaient plus longtemps que celles qui ne l’étaient pas

Selon Zachary Mainen, qui a dirigé cette l’étude, “il y a une impression généralisée que la sérotonine provoque le bonheur, mais nos études démontrent que cette affirmation est contradictoire”.

Pour le moment, il nous faudra attendre, nous aussi, avant d’en savoir plus sur les effets de la sérotonine et si celle-ci est plus lié au bonheur ou à la patience.

“Source : Traduction de l’article d’Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

9 vitamines qui boostent votre cerveau, quels aliments peuvent augmenter vos capacités cérébrales ?

Vitamines qui boostent votre cerveau. Le cerveau est l’organe le plus important de notre corps, car il contrôle les principales fonctions de l’être humain, c’est le “moteur” qui nous permet d’atteindre nos buts et de réaliser nos objectifs. Quand nous n’ingérons pas les nutriments, les minéraux et les vitamines dont notre cerveau a besoin pour fonctionner, il se peut que nous ressentions de la fatigue, une baisse d’énergie, voir même de l’irritabilité… Souhaitez-vous savoir quels sont les aliments dont votre cerveau a besoin pour pouvoir fonctionner à pleine puissance ? Découvrez ces 9 vitamines qui boostent votre cerveau, quels sont les bienfaits de chacune d’elles et dans quels aliments vous pouvez les trouver.

Vitamines qui boostent votre cerveau

Savez-vous quelles vitamines vous devez consommer afin que votre cerveau fonctionne mieux ? Connaissez-vous les aliments qui contienne une grande quantité de ces vitamines ? Êtes-vous conscient du fait que si vous consommez certaines vitamines vous pouvez améliorer votre mémoire et vos niveaux de concentration ? Différentes études défendent qu’une bonne alimentation peut même protéger votre cerveau des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

En variant légèrement votre alimentation, vous pouvez obtenir des résultats surprenants. Continuez votre lecture ! Mairena Vázquez, psychologue, vous informe sur les vitamines que vous devez consommer pour que votre cerveau fonctionne mieux et dans quels aliments vous pouvez trouver ces vitamines.

“Quand l’alimentation est mauvaise, la médecine ne fonctionne pas ; quand l’alimentation est bonne, la médecine n’est pas nécessaire” – Proverbe ayurvédique.

L’alimentation et les vitamines que nous ingérons influencent (en bien ou en mal) sur tout notre corps et en particulier sur note cerveau. Les fonctions que réalise notre cerveau se détériorent avec le temps qui passe et à cause de certains facteurs génétiques, de notre alimentation ou même de nos habitudes de vie.

Introduire dans notre régime des aliments qui contiennent des vitamines et des minéraux en particulier peut nous aider à augmenter notre fonctionnement cognitif, notre mémoire et notre capacité d’apprentissage.

Il nous appartient alors d’avoir un régime alimentaire sain qui contient la bonne quantité de vitamines nécessaires au fonctionnement de notre cerveau et pour maintenir ce dernier en bonne santé. N’oublions pas que “nous sommes ce que nous mangeons”. “Si vous mangez bien aujourd’hui, votre corps vous dira merci demain”.

9 vitamines qui boostent votre cerveau, dans quels aliments peut-on les trouver ?

Les vitamines sont des substances indispensables à notre organisme. Nous les obtenons grâce à une alimentation variée, équilibrée et saine.

Il est indispensable d’avoir une bonne alimentation car le corps n’est pas capable de générer des vitamines tout seul. Il existe différents types de vitamines, et chacune d’elles réalisent des fonctions différentes aux autres. Il est important de bien contrôler sa consommation de vitamines afin de ne pas souffrir de carence en vitamines ni d’excès de celles-ci, car dans les deux cas cela engendre des problèmes de santé.

Entraînement cérébral CogniFit

Par rapport au cerveau, les vitamines aident à maintenir actif ou à stimuler certains agents chimiques qui sont importants pour les fonctions que le cerveau doit réaliser, par exemple en aidant le transport d’oxygène au cerveau.

Il existe une multitude de vitamines. Découvrez quelles sont les vitamines qui boostent votre cerveau :

1. Provitamine A ou beta-carotène

Cette vitamine est très utile pour le cerveau afin d’améliorer la mémoire et de protéger les cellules du cerveau sur le long terme. C’est une vitamine précurseur de la vitamine A très utile pour la mémoire.

Le beta-carotène est un pigment rouge qui se transforme en vitamine A lorsque nous le mangeons. Parmi ses fonctions principales se trouvent la prévention de la dégénération cognitive et la protection de la mémoire. Il a été démontré qu’un déficit de cette vitamine peut générer des dommages graves pour la santé comme entraîner une cécité ou ralentir la croissance chez les enfants.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine A ou du beta-carotène ? On en trouve dans les fruits et les aliments comme les melons, les papayes, les mangues, les courges et les carottes.

2. Vitamine B1

Parmi les fonctions les plus importantes de cette vitamine se trouvent la prévention de la détérioration du cerveau, une manière efficace de combattre la dépression et d’améliorer le bienêtre mental en générale ainsi qu’une façon de ralentir le vieillissement du cerveau. Il existe différents types de vitamine B, comme la vitamine B6, la vitamine B9 et la vitamine B12. Ces trois types de vitamine B ont en commun le fait qu’elles favorisent la formation de globule rouge. Les globules rouges transportent l’oxygène dans le sang, favoriser sa création augmente la circulation de l’oxygène dans l’organisme. Cela augmente donc l’oxygénation dans tout le corps, et le cerveau est un grand consommateur d’oxygène.

La vitamine B1 est également connue comme thiamine. On la trouve abondamment dans le cerveau et dans les tissus nerveux. Les principales fonctions de cette vitamine sont de transformer les aliments en énergie et maintenir cette énergie dans notre corps, de collaborer avec l’activité du cœur et du système cardiovasculaire, de participer à l’absorption du glucose dans le système nerveux ainsi que de jouer un rôle dans la vision et la bonne santé des yeux.

Selon différentes études, un déficit de cette vitamine peut générer un syndrome de Korsakoff (syndrome fréquent surtout chez les personnes alcooliques ou malades du SIDA).

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B1 ? On peut en trouver principalement dans les viandes comme le poulet, le bœuf et le porc, mais aussi dans le poisson, dans les fruits secs, les céréales intégrales et également dans les fruits et les légumes.

Vitamines qui boostent votre cerveau. Les fruits et les fruits secs sont une riche source de vitamines pour le cerveau.

3. Vitamine B6

Cette vitamine est bonne pour votre cerveau car elle favorise la formation de dopamine, d’épinéphrine, de norépinéphrine, de GABA et acétylcholine (neurotransmetteurs qui se chargent de transmettre les signaux produits par les neurones. La dopamine est en relation avec le circuit de récompense de notre cerveau, l’épinéphrine avec la fréquence cardiaque en autres, la norépinéphrine sert à “alerté” le système nerveux, le GABA réduit le stress et l’anxiété en plus de relaxer le cerveau et de l’aider à rester calme et l’acétylcholine aide à la codification de la mémoire et permet de mieux consolider les nouvelles informations). De plus, la vitamine B6 régule les niveaux d’homocistéïne (acide aminé qui lorsque sont taux augmente trop favorise l’apparition de problèmes cardiovasculaires), favorise l’absorption de la vitamine B12 et est très importante pour le développement cognitif.

La vitamine B6 aide à convertir le tryptophane en sérotonine, ce qui revient à éviter que l’apparition de dépression ou d’obsession. Il est très important de consommer de la vitamine B6 de manière adéquate, en évitant tout déficit car cela peut occasionner des pertes de mémoire et de la confusion, de la fatigue, de la dépression, des troubles du sommeil et une plus grande et plus rapide détérioration du cerveau. En résumé, la vitamine B6 est très importante pour que le cerveau se développe de façon optimale.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliment peut-on trouver de la vitamine B6 ? Il est nécessaire de consommer de la vitamine B6 tous les jours. Il existe beaucoup d’aliments qui contienne cette vitamine, comme les œufs, le lait et les produits laitiers, le blé, le riz intégral, les pommes de terre, la dinde, le bœuf, le poulet, l’agneau, le porc, les fruits de mer, les lentilles, les poivrons, le pain complet, les cacahuètes, les noisettes, les noix, les épinards, les carottes, les brocolis, le saumon, la truite, le thon, etc…

4. Vitamine B9

Cette vitamine qui peut aider votre cerveau est également connue comme folate, ou acide folique. Cette vitamine joue un rôle fondamental dans la préservation des fonctions cérébrales et de l’acuité mentale. Même avant la naissance, cette vitamine est indispensable pour favoriser le développement du cerveau et pour que se produise un bon développement prématuré, contribuant au développement du tube neural chez l’embryon, qui sera remplacé plus tard par le cerveau et la moelle épinière. La vitamine B9 aide également les cellules à se reproduire et favorise la formation de nouveaux tissus.

La vitamine B9 intervient dans la formation de certains neurotransmetteurs cérébraux comme la dopamine, la sérotonine et l’épinéphrine (adrénaline). Il est important de maintenir des niveaux adéquats de vitamine B9 car les niveaux bas de vitamine B9 sont en corrélation avec des niveaux élevés d’homocistéïne (acide aminé qui dans certains cas peut endommager les artères et provoquer des accidents vasculaires cérébraux). Un déficit de vitamine B9 chez les enfants peut provoquer des problèmes dans leurs développement.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B9 ? On trouve la vitamine B9 (ou acide folique) dans les fruits comme les bananes, les oranges, les melons, les avocats ou dans d’autres aliments comme divers légumineux, les céréales intégrales, les épinards, les asperges, le riz intégral et l’avoine… C’est à dire que les principales sources de vitamine B9 sont les fruits et légumes, les céréales et les cacahuètes.

5. Vitamine B12

Cette vitamine qui aide votre cerveau est en relation avec la formation de la myéline de certains neurones (la couche qui recouvre les axones de certains neurones et qui aide à transmettre les influx nerveux plus rapidement) et également avec la production de globule rouge dans le sang, qui facilitent l’oxygénation de toutes les cellules du corps.

La vitamine B12 est l’une des vitamines les plus importantes pour le bon fonctionnement de notre cerveau, car celle-ci participe à l’élaboration des cellules et des acides gras et est fondamentale pour la synthèse des protéines, des globules rouges et des neurotransmetteurs. La vitamine B12 est en relation étroite avec la mémoire à court terme et avec la capacité du cerveau de produire des pensées avec rapidité.

Si nos niveaux de vitamine B12 se trouvent trop bas nous pouvons souffrir de pertes de mémoire, de changements négatifs d’humeur voir même nous sentir plus lent que d’habitude, et est également un facteur de risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B12 ? On trouve la vitamine B12 dans les aliments comme les viandes (poulet, dinde, bœuf, abats, etc…), dans les poissons bleus (saumon, truite, thon, etc…) et dans d’autres aliments comme les œufs, les céréales intégrales, les produits laitiers, etc…

Certaines personnes présentent des complications au moment d’absorber la vitamine B12 de leurs aliments. Dans ce cas, nous vous recommandons de vous rendre chez votre médecin afin qu’il vous informe sur les compléments vitaminiques que vous pouvez consommer.

6. Vitamine C

Cette vitamine, également connue sous le nom d’acide ascorbique, est très utile pour le cerveau. La vitamine C est un antioxydant très important qui protège le cerveau du stress oxydant et de la détérioration liée au vieillissement. La vitamine C combinée à la vitamine E prévient les maladies comme Parkinson ou Alzheimer, ou encore des autres démences. De plus, elle prévient l’apparition du rhume, des maladies cardiovasculaires et même de maladie comme le cancer. Selon différentes études, il a été démontré que la vitamine C diminue le risque de souffrir d’un cancer cérébral, surtout chez les enfants.

De plus, la vitamine C aide à absorber correctement le fer des autres aliments comme par exemple les légumineux. Le fer est lui utile pour améliorer le rendement cognitif, l’attention et la mémoire. Ainsi, un bon truc pour absorber une bonne quantité de fer est d’accompagner une nourriture riche en fer (par exemple les lentilles) avec quelque chose de riche en vitamine C (par exemple un verre de jus d’orange).

La vitamine C est également importante pour le cerveau pour son effet antidépresseur, et est considérée par beaucoup comme un antidépresseur naturel, du fait qu’elle augmente les niveaux de sérotonine (neurotransmetteur qui fait que nous nous sentons bien) ce qui revient à améliorer notre moral et notre humeur. Selon Jean Carpenter (auteur du livre “Votre Cerveau Miraculeux”“consommer de la vitamine C peut améliorer la mémoire et les fonctions cognitives, et ainsi améliorer les résultats aux tests d’intelligence”. Il est recommandé de consommer de la vitamine C quotidiennement, car elle augmente les capacités de mémoire et d’apprentissage.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine C ?  On trouve la vitamine C dans les citriques comme les oranges, les fraises, les épinards, les pamplemousses, les melons, les baies, les ananas, les tomates, les choux fleurs, les poivrons, les brocolis, etc… On peut donc trouver cette vitamine dans tous les fruits citriques et les légumes verts.

 7. Vitamine D

La vitamine D est fondamentale si nous voulons que notre cerveau fonctionne correctement et de manière adéquate. Pari les fonctions les plus importantes de la vitamine D se trouvent une amélioration de la mémoire, des bénéfices sur le moral et une augmentation de la capacité de résolution des problèmes.

Selon certaines études, les déficits de vitamine D ont été associé à un plus grand risque de souffrir de détérioration cognitive. Dans d’autres études, il a été démontré que la vitamine D peut améliorer l’évolution de la maladie sclérose en plaques et réguler les troubles comme le Trouble Affectif Saisonnier (type spécifique de dépression lié aux changements de saison).

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine D ?  On obtient la vitamine D quasi uniquement par radiations solaires (c’est pourquoi il est recommandé de prendre le soleil de manière adéquate à tout âge). Comme il n’est pas conseillé de prendre le soleil en permanence, vous pouvez également obtenir de la vitamine D dans certains aliments, comme dans certains poissons (sardines, saumon, thon, etc…) ou dans d’autres produits comme les champignons ou certains types de lait.

8. Vitamine K

Parmi les bienfaits les plus importants de la vitamine K se trouvent l’augmentation de la vitesse des fonctions cérébrales, l’amélioration de l’apprentissage et de la mémoire, ainsi que de la capacité cognitive en générale. Les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ont souvent un déficit de vitamine K, c’est pour cela qu’il a été déterminé qu’augmenter leur consommation de vitamine K peut leur être bénéfique. Découvrez quels aliments peuvent prévenir le vieillissement du cerveau grâce à ce régime contre la maladie d’Alzheimer.

De plus, la vitamine K joue un rôle très important dans le processus de coagulation du sang et dans le processus d’absorption du calcium.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine K ? Nous pouvons trouver de la vitamine K principalement dans les choux de Bruxelles, les asperges, le persil, les légumes à feuilles vertes, le céleri et les aliments fermentés. Mais s’il existe un aliment par excellence pour la vitamine K, c’est le brocoli.

9. Acides gras Oméga-3

Les acides gras Oméga-3 sont des graisses polyinsaturées que notre corps ne peut pas créer. Parmi ces bienfaits on peut nommer l’importance du rôle qu’ils jouent dans l’amélioration de notre rendement cérébral. Suivre un régime riche en Oméga-3 protège notre cerveau de la détérioration cognitive et aide à améliorer notre plasticité cérébrale, notre concentration et notre mémoire.

Les acides gras Oméga-3 ont été mis en relation avec les problèmes de mémoire et avec la réduction des probabilités de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Une grande consommation de ces acides gras prévient des démences et favorise une amélioration de la mémoire. Vous comprenez maintenant pourquoi on vous répétait quand vous étiez petit “mange ton poisson, c’est bon pour le cerveau !”.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver des acides gras Oméga-3 ? On peut en trouver surtout dans les poissons, comme les sardines, les anchois, le saumon, l’espadon, le thon, etc…

Malheureusement, il n’existe pas d’aliment qui contienne toutes les vitamines dont notre cerveau a besoin pour fonctionner. Ainsi, il est recommandé d’apprendre à manger sainement et d’essayer de maintenir des niveaux adéquats de toutes ces vitamines dans notre corps, c’est à dire ni trop élevés, ni trop bas. Et comme dit le neuroscientifique Fernando Gómez-Pinilla : “Il y a beaucoup d’aliments positifs, mais si on exagère sur leur consommation, ils deviennent négatifs. Le plus recommandable est l’équilibre : des bons produits variés et complémentaires”.

Il est toujours plus recommandé de consommer des aliments frais et le plus naturel possible. De plus, il faut consommer une bonne quantité d’eau tous les jours. N’oubliez pas que 85% du poids de notre cerveau est composé d’eau ! De plus, l’eau maintient note attention élevée et a de nombreux bienfaits, c’est pour cela qu’il est fondamental de toujours maintenir le cerveau bien hydraté. Le type d’alimentation que nous consommons influence de manière directe sur le bon fonctionnement de notre cerveau. C’est pour cela qu’il est recommandé d’avoir une alimentation saine et équilibrée si l’on souhaite avoir un cerveau sain et en bonne santé. Sans oublier qu’il faut également faire de l’exercice physique et maintenir notre esprit actif.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, nous vous recommandons de lire certains livres comme “La nourriture des émotions. Neuroalimentation pour que le cerveau se sente bien” (Sandi Krstinic), “Cuisine pour l’esprit. Une fusion de neuroscience, d’alimentation et de recettes pour protéger la santé de votre cerveau” (Perla Kaliman, Miguel Aguilar) ou encore “Votre cerveau miraculeux” (Jean Carpenter).

“Manger est une nécessité, mais manger intelligemment est un art” (La Rochefoucauld)

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour découvrir quelles vitamines peuvent booster votre cerveau. Connaissez-vous d’autres vitamines bénéfiques pour le cerveau ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Plongez directement dans le circuit du plaisir !

Les sensations les plus agréables sont celles qui nous poussent à essayer de les revivre et de rechercher ce dont on a “besoin”, et… BANG ! Vos niveaux de dopamine grimpent subitement, peu importe où vous êtes. Ce besoin de suivre vos envies lorsque nous sommes proches d’obtenir quelque chose que nous désirons est dû à la dopamine. Comment peut-on générer plus de dopamine ? En produisez-vous beaucoup ou peu ? Selon le chercheur Thorsten Kierast, de l’Université de la Charité de Berlin, “la quantité de dopamine est différente chez chaque personne”. Elle est impliquée dans notre capacité de ressentir le plaisir, son manque nous pousse à la dépression, au désintérêt et même à une prédisposition pour certaines addictions, son excès est lié à la schizophrénie ou à la psychose.

Découvrez comment augmenter vos niveaux de dopamine et la maintenir à des niveaux adéquats.

Comment générer plus de dopamine ?

Hédoniste ? Nous sommes à la recherche du plaisir… et nous en voulons toujours plus ! Nous répétons ce qui nous a fait sentir bien par le passé et nous essayons d’obtenir de la satisfaction d’une façon toujours plus immédiate. De nos jours, on drague d’un seul “click”, sans même se lever de notre fauteuil. Sommes-nous devenus si paresseux ? Il est si facile de pouvoir profiter de plats en restant chez soi, que ce soit de nourriture asiatique ou italienne. Nous recevons à la maison nos commande sur internet depuis l’autre bout du monde en quelque jours à peine ! Tout cela parce que… vos désirs sont des ordres ! Nous savons que l’incertitude qui précède n’importe quelle gratification nous fait sécréter une bonne dose de dopamine : la substance chimique qui, entre autres choses, régule le plaisir dans le cerveau. Elle nous stimule à continuer à chercher des sensations agréables. L’interminable attente d’une réponse pour un nouveau travail ou pour le résultat d’un examen important qui tarde… nous maintient dans un purgatoire d’agréable incertitude. Alors pourquoi avons autant envie de savoir la réponse au plus vite ? De vivre des hauts et des bas (ups and downs) est naturel, mais… qui n’est pas disposé à faire quasiment n’importe quoi pour une bonne glace au chocolat ou un verre d’eau bien fraîche après avoir couru le dernier marathon de noël ?

“Avec notre culte de la satisfaction immédiate, beaucoup d’entre nous ont perdu la capacité d’attendre. La patience est l’une des vertus de l’être humain, mais semble ne pas être compatible avec la société d’immédiateté dans laquelle nous vivons.” Z. Bauman.

Olds et Milner, de l’Université de McGill au Canada, ont implanté des électrodes dans le cerveau de plusieurs souris afin de stimuler les régions liées au plaisir et de mesurer les taux de dopamine. Les souris furent capables de traverser une grille qui leur transmettait une puissante décharge électrique dans leurs pattes afin de pouvoir atteindre un interrupteur qui leur permettait de s’auto administrer une dose de plaisir. Ils appuyaient parfois jusqu’à 7000 fois sur l’interrupteur ! Dans des expériences suivantes, les souris faisaient passé le plaisir avant la nourriture et même la boisson. Certaines souris appuyèrent jusqu’à 2000 fois l’interrupteur par heure pendant 24 heures ! Afin de ne pas les laisser mourir d’inaction les chercheurs ont dus les déconnecter des électrodes ! Appuyer sur cet interrupteur était devenu l’unique chose au monde pour ces souris. Olds et Milner sont alors arrivé à une conclusion étrange pour leur époque : “le comportement était autant impulsé par le plaisir que par la douleur”. Nous vivons immergés dans notre circuit du plaisir et de la douleur, que nous partageons avec les autres mammifères. Chez l’être humain, celui-ci est encore plus compliqué. Grâce à notre lobe frontal de grande taille, nous pouvons prendre des décisions et les planifier. De plus, nous ressentons des émotions et nous nous souvenons des expériences du passé, c’est à dire que nous avons une “mémoire historique” considérable. Ainsi, grâce à nos expériences du passé, nous pouvons nous orienter à nouveau vers ce qui nous avait fait sentir bien et nous pouvons évaluer quand est-ce que cela vaut la peine d’investir beaucoup d’effort ou non.

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ?

Comme générer plus de dopamine ?

Profitez des petits plaisirs de la vie ! Manger est un plaisir véritable ! Que ce soit des pommes de terre sautées ou un beau morceau de viande argentine. Augmentez votre consommation d’aliments riches en tyrosine. Cet acide aminé est présent dans les amendes, les bananes, les pastèques, les avocats, la viande, le thé vert, les produits laitiers et les myrtilles, et contribue à la formation de dopamine. Tombez amoureux ! Les scanners cérébraux démontrent que lorsqu’une personne amoureuse regarde une photo de la personne qu’elle aime, une forte activation du circuit du plaisir se produit, sécrétant beaucoup de dopamine ! Mais… comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Écouter votre chanson préférée ! Cela peut vous faire sourire même si vous êtes dans un mauvais jour, donc… musique maestro ! Soyez social ! Le yoga favorise la production de dopamine, affirme John Harvey, professeur clinique associé de psychiatrie à l’Université d’Harvard. Danser, prier, méditer… peuvent également nous générer des sensations très plaisantes. Un compliment, se baigner dans la mer, regarder des photos anciennes ou un bouquet de fleurs, un bon bain moussant, un bon livre, regarder par la fenêtre quand il pleut, chanter sous la douche ou aller à un concert… Quels sont vos petits plaisirs ?

Les petits plaisirs de la vie pour avoir plus de dopamine.

Les drogues, desquels on peut abuser, sont également stimulantes pour la sécrétion de dopamine, Elles sont si dangereuses parce qu’elles activent le circuit du plaisir d’une façon très puissante et rapide, plus que la voie naturelle. Les addictions génèrent de l’euphorie sur le court terme, mais plutôt des problèmes sur le moyen ou sur le long terme. Nous pouvons observer le même effet dans les addictions new age : les réseaux sociaux, dans lesquels la dopamine est également impliquée, mais cette fois d’une manière plus dangereuse. Il semblerait que nous vivons dans une société de récompenses immédiates, de la satisfaction de tous nos désirs et de toutes nos envies. Et le plus vite possible ! Nous sommes toujours disponibles et notre téléphone portable s’est transformé en une prolongation de nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous accros à Facebook, twitter ou Instagram ?

Vivons-nous dans un circuit du plaisir comme les souris de l’expérience ?

Le plaisir est-il une illusion ?

 Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Ana Guerrero Braña, psychologue de Cognifit spécialisée dans les interventions cliniques.”

Trouble de la personnalité histrionique : qu’est-ce que c’est, comment se comporte une personne hystérique et que faire face à elle ?

Avez-vous déjà rencontré une personne qui vous semblait en pleine représentation théâtrale lors d’un simple brunch ? Une petite amie folle de rage à la vue d’une potentielle concurrente ? Un camarade de classe qui tombe malade à chaque fois que quelque chose ne va pas comme il le veut dans sa vie ? Vous avez alors probablement rencontré une personne atteinte du trouble de la personnalité histrionique, ou personnalité hystérique. Ce trouble est une pathologie décrite dans le DSM (la bible des psychiatres) et qui toucheraient entre 2 à 3% de la population. Au travers de cet article, nous allons voir ce qu’est ce trouble, quels sont ses symptômes et causes, comment se comporte une personnalité histrionique mais aussi que faire face à une personne atteinte car leur façon d’être peut parfois nous irriter. Découvrez dans cet article tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le trouble de la personnalité histrionique.

Théâtralisme de mise dans le trouble de la personnalité histrionique

Définition psychiatrique du trouble de la personnalité histrionique  

Selon le DSM IV, ce trouble apparaît au début de l’âge adulte et intervient dans des aspects divers de la vie du sujet selon au moins cinq des manifestations suivantes :

  • Personne mal à l’aise dans les situations où elle n’est pas au centre de l’attention
  • Interaction avec autrui souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté ou une attitude provocante
  • Expression émotionnelle superficielle, rapidement changeante et exagérée
  • Utilise son aspect physique pour attirer l’attention sur soi
  • Manière de parler très subjective et pauvre en détails
  • Dramatisation et théâtralisme
  • Suggestibilité (facilement influencé par autrui ou par les circonstances)
  • Estime que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité

Un peu d’histoire sur l’hystérie

Au départ, le trouble de la personnalité histrionique était nommé « hystérie », mot tiré du grec qui veut dire utérus. L’hystérie se décrivait alors comme une maladie due au déplacement de l’utérus dans le corps, ce qui provoquait certains symptômes. On l’aura donc compris, l’hystérie était auparavant exclusivement féminine, d’où les expressions douteuses actuelles dès lors qu’une femme est un peu trop expressive.

Plus tard, Breuer et Freud ont décrit ce trouble. Les hystériques étaient alors reconnues grâce à leurs extrêmes réactions physiques au contact : elles se mettaient à convulser violemment ou à se tétaniser brusquement. A cette époque, les épileptiques et les hystériques ont été placés dans un même bâtiment à la Salpêtrière (célèbre hôpital parisien). C’est probablement là qu’elles ont dû se découvrir la possibilité de convulser. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus d’hystéries convulsives, mais on les reconnaît toujours au travers de désordres physiques sans pour autant que soient trouvées des causes physiques. Il faut savoir que l’une des particularités de la personnalité histrionique est de changer de symptôme, tel un caméléon et que cela est généralement relatif aux grands maux des époques.

Même si ces mises en scène peuvent sembler exagérées et forcées, de réelles souffrances se cachent derrière et c’est le moyen que les personnes atteintes de ce trouble ont trouvé pour s’en défendre.

Des symptômes hauts en couleurs pour les personnalités histrioniques 

Le symptôme le plus important est nommé « conversion » par la psychanalyse. Ce symptôme ressemble beaucoup à de la somatisation, c’est à dire qu’un mal être psychique se convertis en un mal être physique. Quand vous êtes dérangé lors d’une discussion et que d’un coup ça vous démange quelque part, c’est de la somatisation.

Chez une personne atteinte du trouble de la personnalité histrionique, la somatisation est cependant différente car c’est plutôt un événement traumatique qui est converti au niveau du corps. Ces conversions peuvent être de tous types tels que des anesthésies, des paralysies, des maux de têtes ou bien tout simplement la sensation d’avoir boule dans la gorge. Attention, des symptômes pris seuls ne suffisent pas à diagnostiquer un trouble.

Un autre des symptômes visibles de ce trouble est le besoin d’être au centre de l’attention, ce qui va recouper avec la théâtralité. Son comportement va alors s’apparenter à une mise en scène rocambolesque : une tenue originale, un air dramatique et des décibels vocaux en plus au programme. Cette théâtralité nous met souvent mal à l’aise car nous sentons comme un décalage mais c’est à leur dépend qu’ils agissent ainsi.

Un des grands comportements typique d’une personne hystérique est la séduction. Tout sera mis en œuvre pour séduire l’autre et surtout, pour combler ses attentes. C’est pour cela que les personnalités histrioniques se comportent différemment selon les individus auxquelles elles font face : elles veulent répondre à leurs désirs en étant la femme ou l’homme idéal. Aussi, leur comportement sera érotisé automatiquement, peut être importe si la personne qui lui fait face l’intéresse réellement, c’est un mode de relation particulier qui est propre à ces personnalités.

Ce comportement contraste cependant avec les troubles de la sexualité que vit l’hystérique. En effet, ils peuvent être frigides et connaître des dyspareunies (douleurs lors des rapports). Les femmes ont aussi souvent tendance à faire du vaginisme, c’est à dire qu’elles ont des contractions musculaires du vagin, ce qui empêche les hommes de les pénétrer. Chez un homme atteint du trouble de la personnalité histrionique, il y aura plutôt une baisse ou une absence de désir et/ou des troubles érectiles. Chez les deux sexes, il se peut aussi qu’ils n’atteignent pas d’orgasmes lors des rapports.

D’autres symptômes viennent s’ajouter au tableau clinique comme des troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie…) ou divers troubles de la mémoire (amnésies sélectives, faux souvenirs, fabulations…).

De plus, le comportement qui peut nous amener à penser qu’un individu est hystérique, c’est le fait que ses symptômes changent constamment, que ce soit par rapport aux époques ou par rapport à ses humeurs. De plus, ils sont extrêmes suggestibles, ce qui est sans doute corrélé à cette symptomatologie changeante. Pour illustrer la suggestibilité hystérique, c’est comme si on vous disait « tiens, j’aime beaucoup le vert » et que le lendemain, vous vous habillez en vert inconsciemment. Cela peut arriver à tout le monde mais c’est une règle d’or pour une personnalité histrionique.

Une personne hystérique est aussi très empathique et attentive aux détails. C’est un tableau un peu noir qui est dressé ci-dessus mais ce sont pourtant des personnes intelligentes, souvent créatives et chaleureuses. Chaque trouble connaît ses avantages et ses inconvénients mais c’est toujours la meilleure façon qu’à trouver l’individu pour survivre au mieux.

L’exception masculine 

Au départ, l’hystérie masculine était inexistante, mais il a finalement été accepté après un certain temps que les hommes aussi pouvaient être atteints du trouble de la personnalité histrionique.

Les hommes histrioniques diffèrent tout de même légèrement des femmes atteintes. Par exemple, ils sont, en général, plus du côté de la somatisation que de la théâtralité.

Dans son aspect de séduction, les hommes hystériques ont plutôt tendance à faire les clowns pour amuser la galerie et puis aussi probablement pour faire écho à l’adage « femme qui rit… ». Ils seront pourtant parfois face à des doutes quant à leur homosexualité tout en ne se trouvant pas assez masculin pour le rôle d’homme.

Aussi, ils vont avoir une forte tendance à exagérer leurs aspects physiques pour être, par exemple, le portrait type de l’homme viril ou bien l’homme affaire parfaitement élégant. Ce trait-là se retrouve également chez les femmes hystériques qui sont très féminines et apprêtée.

Le trouble de la personnalité histrionique dans le couple

Une personne hystérique est assez spéciale en couple. Tout d’abord, elle s’invente un personnage les premiers temps afin de répondre à vos attentes idéales tout en vous idéalisant à la fois. Puis une fois qu’elle lâche ces idéalisations, c’est comme si elle vous reprochait de ne pas correspondre à ses rêveries.

Un autre aspect de la vie de couple d’un hystérique est illustré par ce que Lacan disait : il « cherche un maître sur qui régner ». Plus le temps passe et plus la personne atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique va tenter d’avoir la main mise sur son partenaire alors qu’avant, elle se soumettait à l’autre.

L’hystérique va aussi se mettre perpétuellement en position de victime, quoi qu’il arrive, ça sera de votre faute. Elle se verra alors véritablement comme torturé par l’autre et fera tout pour se tenir à ce rôle alors qu’elle est capable de s’identifier comme la source du problème dans le cadre d’une analyse. On peut voir dans ce trait de caractère de la manipulation mais il faut savoir qu’elle est pourtant la première personne qu’elle manipule.

Pour finir, une personnalité histrionique en couple verra dans l’autre du même sexe un concurrent féroce. Sa façon de voir les choses vont donc progressivement l’amener à croire que cet autre veut lui voler son compagnon, ce qui va la pousser à faire des crises de jalousie répétées.

Des causes incertaines

De multiples travaux ont été menés sur le trouble histrionique, à commencer par Freud. Il pensait d’abord que ce trouble résultait d’un traumatisme en deux temps : un acte sexualisé de la part d’un adulte envers un enfant qui ne peut mettre de mot sur cet événement puis, plus tard, la compréhension de cet acte qui provoque un trauma cette fois. L’auteur a fini par se rétracter sur sa théorie en disant qu’en réalité, le premier temps du traumatisme était uniquement imaginé par l’enfant puis que la compréhension de sa rêverie l’avait traumatisé dans un second temps. Il est aussi tout simplement probable que de réels traumatismes dans l’enfance peuvent provoquer un trouble de la personnalité histrionique.

De récentes études d’imageries cérébrales démontrent des régions d’hyperactivités et d’hypoactivités lors de la conversion hystérique. On a donc trouvé, par exemple, qu’une paralysie hystérique met en jeu des zones du cortex frontal liées aux représentations affectives et à l’état de « perte de contrôle ». La conversion est en tout cas désormais corrélée à un fonctionnement neurologique particulier.

Faire face à une personne atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique  

S’adresser à un psychanalyste pourra être bénéfique pour un hystérique car la catharsis (en gros, parler pour libérer ses émotions bloquées) fonctionne bien sur eux. Le fait de travailler sur des thèmes et de changer de perspective peut les aider à se remettre en question et à s’apaiser dans leur quête du désir impossible. Attention, forcer quelqu’un à aller en thérapie n’est pas bénéfique et ne fait qu’engendrer des blocages en général, mais si la personne est demandeuse, un professionnel, psychologue ou psychiatre, pourra l’aider.

Si vous avez un ami hystérique, ne commencez pas à l’analyser et l’aider. Déjà, une personne atteinte de son trouble modifiera son comportement au fur et à mesure et vous ne saurez plus quoi faire pour combler son mal mais en plus, c’est justement la position dans laquelle un hystérique cherche à se mettre. Il a besoin d’un sauveur mais c’est un sauveur idéalisé qui n’existe pas. A part pour engendrer des frustrations des deux côtés, vaut mieux s’abstenir face à ce genre de personnalité s’il on n’est pas un professionnel.

Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous avez des remarques à faire ou des questions à poser, nous serons enchantés d’y répondre.

NB : Images 1 et 3 par Laurie de Rosa.

Trouble limite de la personnalité ou borderline : qu’est-ce, quelles caractéristiques, quelles causes et quels traitements ?

Entre 1,6% et 5,9% de la population souffre d’un trouble limite de la personnalité ou trouble borderline. Les symptômes se développent au début de l’âge adulte, mais les personnes borderline manifestent déjà une certaine irritabilité émotionnelle, une perte de contrôle des affects ainsi qu’une grande impulsivité pendant l’adolescence. Des personnes célèbres comme Amy Winehouse, Angelina Jolie, Jim Carrey ou Winona Ryder entre autres ont développés se trouble de la personnalité. Voulez-vous en savoir plus sur le sujet ?

Trouble limite de la personnalité ou borderline

Contextualisation : les troubles de la personnalité ou borderline

Nous sommes des êtres humains vivants et cohabitants avec un grand nombre d’autres êtres humains, et de manière inconsciente nous écrivons notre propre histoire. Immergés dans notre contexte social, nous avons généré des schémas persistants d’une façon que nous percevons, nous pensons et nous entrons en relation avec notre environnement et avec nous-mêmes qui se nomment des traits de personnalité.

            La dernière édition du Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux (DSM 5) défini le trouble de la personnalité comme un schéma inadapté et inflexible de ces traits de personnalité, d’une tel façon que “l’expérience interne et de comportement de l’individu s’éloigne fortement des expectatives de la culture de celui-ci, au moins dans deux des domaines suivants : cognition, affectivité, fonctionnement interpersonnel ou contrôle des impulsions. Ce schéma est en plus inflexible et s’étend à une large gamme de situations sociales, provoquant un mal-être qui est cliniquement significatif et qui cause une détérioration dans les activités sociales, professionnelles et dans d’autres domaines importants.”

Afin de mieux étudier les troubles de la personnalité, ceux-ci ont été regroupés selon leurs ressemblances :

  • Le groupe A : inclue les troubles de la personnalité dans lesquels les personnes qui en souffre sont définies comme bizarres ou excentriques.
  • Le groupe B : est formé par les individus qui sont caractérisés par le fait qu’ils sont exagérément dramatiques, émotionnels ou erratiques. C’est dans ce groupe que l’on trouve les personnes borderline ou les personnes qui ont un trouble de limite de la personnalité.
  • Le groupe C : inclue les troubles de la personnalité dans lesquels les personnes sont souvent anxieuses et peureuses.

Qu’est-ce que le trouble limite de la personnalité (TLP) ou borderline ?

Afin de nous situer dans la classification des troubles de la personnalité, le trouble limite de la personnalité se trouve dans le groupe B (dans lequel se trouve également le trouble de la personnalité histrionique, le trouble de la personnalité narcissique et le trouble de la personnalité antisocial).

Le trouble limite de la personnalité ou borderline implique un schéma inflexible et permanent de traits de personnalité qui incluent l’instabilité dans les relations avec les autres, de l’image de soi-même et de l’affectivité, c’est à dire de l’ensemble des sentiments et des émotions. Ces personnes ont également un trait de personnalité impulsif dans leurs comportements.

L’auteure de l’une des thérapies les plus utilisées pour traiter les personnes borderline, Marsha M. Linehan, décrit ces sujets borderline comme “des personnes avec des irrégularités émotionnelles qui proviennent d’un environnement invalidant”.

https://www.youtube.com/watch?v=ABbZqpCEQqg

Caractéristiques des personnes borderline

Quelles sont les caractéristiques des personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité ? Voici les principaux symptômes des personnes borderline :

  • Les personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité répondent aux stimulations avec des réactions émotionnelles très intenses. Cependant, elles n’ont pas les habiletés nécessaires pour identifier et exprimer ces émotions, ce qui leur génère un mal-être important, qui se répercute sur leur qualité de vie.
  • Une autre caractéristique importante des personnes borderline est que celles-ci ont un moral très instable, passant d’une profonde déprime à un état de colère ou d’angoisse intense en quelques heures. La colère inappropriée ou la difficulté à contrôler sa colère sont des caractéristiques d’une personne borderline, qui font souvent preuve d’un manque de contrôle de soi et qui ont tendance à entrer en conflit avec les autres.
  • Habituellement, les personnes borderline ont un sentiment de vide ou une peur incontrôlable de l’abandon, qui peut les conduire à réaliser des efforts désespérés pour éviter cet abandon réel ou imaginé.
  • Les personnes qui ont une personnalité limite ou un trouble borderline peuvent expérimenter des comportements d’automutilation et de menaces de suicide. Elles tentent par tous les moyens de ne pas se retrouver seules. Parfois, les automutilations peuvent se produire dans des moments de dissociation, dans lesquels ces comportements peuvent sembler soulager les sentiments de culpabilité ou pour mettre à l’épreuve leur capacité à ressentir. Les situations qui déclenchent ces sentiments peuvent être, par exemple, qu’une personne ne vienne pas à un rendez-vous ou qu’elle arrive en retard, que leur partenaire se voit dans l’obligation de faire un voyage professionnel ou que leur psychologue mette fin à leur session.
  • Les personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité font preuve d’une grande impulsivité dans leurs comportements, qui peuvent être dangereux pour elles-mêmes. Par exemple, elles démontrent une grande impulsivité dans leurs comportements sexuels, leur comportement de dépense, lorsqu’elles conduisent un véhicule ou encore dans leur comportement de consommation de drogue tel que la cocaïne ou l’alcool.
  • Une autre particularité des personnes borderline est qu’elles changent souvent leur identité. C’est à dire qu’elles changent d’image personnelle et de comportement avec un grande facilité.
  • Les personnes borderline, dans les situations de stress fréquent, tendent à avoir des idées paranoïaques, c’est à dire qu’elles ont des croyances erronées d’être suivies ou d’être traitées injustement. Elles peuvent également souffrir de symptômes de dissociation graves comme par exemple la sensation que leur propre corps ne leur appartient pas ou que tout ce qui les entourent est irréel ou encore qu’elles soient déconnectées d’elles-mêmes.
  • C’est pour tout cela que les personnes borderline ont des schémas de relations interpersonnelles instables et intenses, qui sont caractérisées par le fait qu’elles passent de l’idéalisation à la dévalorisation à tout moment, et qu’elles passent de l’un à l’autre sans cesse. En définitive, elles changent constamment d’opinion sur les personnes avec lesquelles elles entrent en relation.

https://www.youtube.com/watch?v=zTJic768FPw

Causes du trouble limite de la personnalité ou borderline

Au lieu de parler de causes, il est mieux dans ces cas-là de parler de facteurs de risque. Les recherches sur le sujet ont démontré que les facteurs génétiques et les facteurs familiaux sont étroitement liés avec le trouble limite de la personnalité.

Pour les facteurs génétiques, on a découvert que le trouble limite de la personnalité a une plus forte prévalence, c’est à dire qu’il apparaît plus souvent, chez les personnes qui ont un membre de leur famille du premier degré qui souffre de ce trouble par rapport au reste de la population. Il existe également un plus grand risque de développer ce trouble si un membre de la famille souffre d’un trouble de la consommation de substance, d’un trouble dépressif, d’un trouble bipolaire ou d’un trouble antisocial.

De plus, le trouble limite de la personnalité est plus diagnostiqué chez les femmes (75%9 que chez les hommes.

Un autre facteur de risque qui est en lien avec le trouble borderline, appuyé par diverse études, est la relation entre la personne qui développe ce trouble et ses parents ou ses figures paternelles. Plus concrètement avec leurs mères.

Les caractéristiques du trouble limite de la personnalité ont été expliqué comme conséquences de schéma dysfonctionnels, peu adaptés et mal intégrés des relations familiales pendant l’enfance.

https://www.youtube.com/watch?v=mxw8DY8jHrs

Traitement pour les troubles limite de la personnalité ou borderline. Peut-on le soigner ?

Parmi les troubles de la personnalité, c’est pour le trouble limite de la personnalité que l’on a les meilleurs traitements psychologiques et les plus efficaces.

Actuellement, le traitement le plus étudié et sur lequel on dispose du plus de données est la thérapie dialectique cognitivo-comportementale de M. M. Linehan. Il s’agit de l’un des traitements créés spécifiquement pour le trouble limite de la personnalité, surtout pour toutes les caractéristiques problématiques que nous avons décrites plus haut, comme les comportements suicidaires ou l’instabilité affective et émotionnelle.

Cette thérapie consiste en un ensemble de techniques dirigées vers l’apprentissage des habiletés qui favorisent et qui sont nécessaire à la gestion des émotions, à l’acceptation, au mindfulness ou à la pleine conscience, à l’amélioration des habiletés sociales et des relations interpersonnelles, ainsi qu’un travail sur l’intolérance à la frustration et au mal-être.

Les personnes qui reçoivent ce traitement thérapeutique démontrent dans certaines occasions des améliorations pendant la première année de traitement. Bien que la tendance aux émotions intenses, à l’impulsivité et à l’instabilité ne puissent pas être corrigées.

C’est pour cela que l’on ne parle pas vraiment de soigner ce trouble, mais plutôt d’un apprentissage et d’une assimilation de celui-ci afin d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffrent.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Rosa Calderón Vicente, psychologue de CogniFit spécialisé en psychologie du troisième âge.”

Étude scientifique : CogniFit pourrait prévenir la détérioration cognitive chez les personnes diabétiques

  • Les personnes atteintes de diabète de type 2 sont une population à risque pour la démence. Une recherche montre que l’entraînement cérébral de CogniFit pourrait aider à prévenir la détérioration cognitive associée au diabète.
  • Stimuler avec CogniFit d’importantes capacités cognitives, comme l’attention ou les fonctions exécutives, pourrait aider à améliorer l’état cognitif des personnes souffrant de diabète de type 2, favoriser leur autonomie et la gestion de leur maladie.
  • Une importante recherche effectuée par des centres de recherche israéliens, américains et australiens étudie comment CogniFit, technologie de pointe pour l’évaluation et l’amélioration des capacités cognitives, peut aider à améliorer la performance cognitive, l’autonomie et l’adaptabilité des patients diabétiques de type 2 grâce à l’entraînement cognitif informatisé.

CogniFit : Étude sur la stimulation cognitive de CogniFit dans le diabète de type 2

Le diabète fait référence à un ensemble de troubles métaboliques dans lesquels on constate une augmentation de la glycémie au cours d’une période prolongée. Ce désordre métabolique peut causer de grandes difficultés dans la vie des personnes qui en souffrent, surtout si elles ne sont pas traitées. On estime qu’actuellement 171 millions de personnes dans le monde souffrent de diabète. Ce nombre pourrait passer à 366 millions d’ici 2030, le diabète de type 2 serait alors le plus fréquent.

Les études scientifiques montrent invariablement que les personnes âgées atteintes de diabète de type 2 on davantage de risque de présenter une quelconque déficience cognitive et qu’elles sont une population à risque pour la démence. Cela signifie qu’aujourd’hui, 171 millions de personnes risquent de souffrir d’un déficit sévère dans leurs différentes capacités cognitives, ceci ayant un impact important sur leur santé.

Étant donné que les personnes atteintes de diabète de type 2 présentent un risque élevé de troubles cognitifs pendant la vieillesse, la mise en œuvre d’un plan de prévention au sein de la population à risque pourrait réduire considérablement l’impact de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients. Mais quel serait alors le meilleur moyen de prévenir la démence?

Il a été démontré à maintes reprises que l’entraînement cognitif informatisé, comme celui offert par CogniFit, améliore l’état cognitif des adultes en bonne santé et de ceux souffrant d’une déficience cognitive légère. C’est pourquoi nous étudions si ce type d’entraînement informatisé pourrait permettre d’aider à l’amélioration de l’état cognitif des diabétiques, voire même améliorer la gestion de leur maladie. Des chercheurs du Sheba Medical Centre (Israël), de l’Icahn School of Medicine à Mount Sinai (USA) et de l’Australian National University et de l’Université de Melbourne (Australie) entre autres, ont décidé de mener cette étude avec CogniFit.

Entraînement cognitif CogniFit pour les personnes diabétiques

CogniFit est un outil d’évaluation cognitive et d’entraînement cérébral destiné à aider les professionnels lors du diagnostic de différents troubles impliquant une altération des capacités cognitives. CogniFit aide également à améliorer l’état de ces capacités. Cet outil peut aussi être utilisé par des utilisateurs privés souhaitant connaître l’état de leur cerveau et l’entraîner Cette étude nous aidera à déterminer si l’outil scientifique de CogniFit peut aider à prévenir la démence liée au diabète de type 2 et à améliorer la qualité de vie des patients.

 

 

Chercheurs

-Joseph Sagol Neuroscience Centre, Sheba Medical Center, Israel
– School of Psychology, Bar-Ilan University, Israel
– Department of Psychiatry, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY, USA
– Maccabi Healthcare Services, Tel-Aviv, Israel
– Center for Research on Aging, Health, and Wellbeing, Research School of Population Health, The Australian National University, Canberra, Australian Capital Territory, Australia
-The Academic Unit for Psychiatry of Old Age, Department of Psychiatry, The University of Melbourne, Victoria, Australia

CogniFit : classée parmi les 50 entreprises d’innovation à suivre de près par la Silicon Review

  • Silicon Review, le magazine de référence en termes d’innovation technique, classe CogniFit parmi les 50 entreprises d’innovation à suivre de très près au niveau mondial.
  • Le technologie brevetée de CogniFit comprend l’état cognitif spécifique de chaque utilisateur et propose un programme d’entraînement cérébral personnalisé.

CogniFit: leader en entraînement cérébral et en évaluations cognitives

Silicon Review, la magazine de référence pour l’innovation technique, les tendances, les solutions et les opportunités de marché (logiciels, applications mobiles, big data, santé, etc.) analyse le marché chaque année et fourni chaque année la liste des 50 entreprises les plus pertinentes dans le domaine de la technologie, au niveau mondial.

CogniFit est une entreprise du domaine de la santé et de la recherche qui propose une technologie leader dans le domaine des évaluations cognitives et de la stimulation cognitive. Elle a été sélectionnée par un groupe d’experts comme une des 50 entreprises les plus pertinentes de l’année. Selon Tommy Sagroun, PDG de CogniFit, voici ce qui a permis à CogniFit de se positionner comme une entreprise leader dans le domaine de l’innovation médicale :

“CogniFit est une société de recherche en santé fondée en 1999 par le Professeur Shlomo Breznitz et centrée sur l’évaluation et l’amélioration de la santé cognitive. Tous les outils de dépistage cognitif et de stimulation cognitive sont validés scientifiquement. Nos programmes sont disponibles en plus de 15 langues et nous collaborons avec de nombreuses structures du domaine de la santé à travers le monde : hôpitaux, universités, fondations et centres de recherche. CogniFit est actuellement le programme leader pour l’évaluation et l’entraînement cognitifs, reconnu et utilisé par la communauté scientifique et les entreprises du secteur.

Notre programme de neurosciences est mené par une équipe internationale de scientifiques, neurologues et psychologues qui, grâce à des algorythmes avancés, introduisent les dernières découvertes sur le cerveau aux programmes d’entraînement et de stimulation cognitive, afin d’en faire des jeux cérébraux simples d’utilisation.”

 

CogniFit propose une batterie de tâches informatisées qui rend possible l’évaluation de plus de 20 fonctions cognitives fondamentales grâce à des mesures de contrôle objectives et standardisées, fondées sur l’étude de plusieurs milliers de sujets d’âge et de nationalité différents. Les données cognitives collectées suite à l’exploration et à la normalisation des résultats par âge et par pays permettent à CogniFit de comprendre l’état cognitif particulier de chaque utilisateur et de lui procurer un programme d’entraînement cérébral personnalisé. Cette méthodologie est brevetée.

“Notre programme d’entraînement cérébral validé scientifiquement est à même de mesurer, entraîner et surveiller des capacités cognitives spécifiques, ainsi que leur relation avec les pathologies neurologiques.”

CogniFit et l’université de Haifa étudient la relation entre certaines capacités cognitives et la dyslexie

  • On estime qu’une personne sur dix souffre de dyslexie, et qu’un grand nombre n’est pas conscient de sa pathologie. De nombreuses recherches montrent qu’un faible niveau de mémoire de travail est directement lié à la possibilité de souffrir de dyslexie.
  • La dyslexie n’est pas liée à l’intelligence. Pourtant, des études montrent que les personnes affectées par ce trouble ont un niveau d’études inférieur et sont davantage confrontées au chômage.
  • Le système innovant d’évaluation neuropsychologique de CogniFit permet de détecter l’indice de risque de souffrir de dyslexie.
  • L’étude, publiée dans PubMed, conclut qu’entraîner son cerveau avec le programme d’entraînement cérébral de CogniFit améliore de façon signitficative la mémoire de travail et l’agilité mentale, augmentant (14,73%) la performance en lecture.

La mémoire de travail est une capacité cognitive dont nous nous servons en continu dans notre vie quotidienne. Il s’agit de la capacité à garder en mémoire des portions d’information pertinentes pour réaliser la tâche que nous sommes en train de faire. Pour mieux comprendre, on peut dire que la mémoire de travail est très reliée à la pensée “qu’est-ce-que je venais faire ici, déjà ?”.

Avec l’objectif de connaître plus en profondeur le fonctionnement de nos cerveaux et aider à traiter les dysfonctions neurologiques, CogniFit, avec l’Université de Haifa, ont publié une étude qui montre que de bas niveaux de mémoire de travail, un déclin des fonctions exécutives et d’autres capacités cognitives peuvent être un fort indicateur de dyslexie.

Vérifier si l’on souffre de cette pathologie n’est pas toujours simple. À l’inverse, le Test de dyslexie (CAB-DX) de CogniFit est un outil professionnel qui permet de réaliser un dépistage cognitif complet et d’évaluer l’indice de risque de présence de dyslexie avec une excellente fiabilité.

Rapport de résultats du test de dyslexie CogniFit

Ce test innovant de dyslexie en ligne est une ressource scientifique qui permet de réaliser un dépistage cognitif complet, connaître les faiblesses et les forces cognitives et évaluer les indices de risque de présence de dyslexie avec une excellente fiabilité. Ce test s’adresse aux enfants de plus de 7 ans, aux jeunes et aux adultes.

Cette batterie d’évaluation neuropsychologique est facile d’utilisation pour les particuliers tout comme pour les professionnels. Ce puissant outil vous permettra d’étudier de nombreuses variables et de proposer des rapports complets et personnalisés.

L’évaluation comprend un questionnaire qui évalue les symptômes et signes cliniques et une série d’exercices et de tâches validées consistant en des jeux d’ordinateurs simples.

Le rapport de résultats est disponible automatiquement après avoir réalisé le test d’une durée de 30 à 40 minutes.

De plus, l’étude publiée par l’Université de Haifa met en évidence que le fait de stimuler les fonctions exécutives et d’autres capacités cognitives importantes avec l’entrainement cérébral pour la dyslexie de CogniFit augmente de façon significative la mémoire de travail, le développement cognitif et la performance en lecture (augmentant de 14,7€ le nombre de mots lus correctement par minute). Par ailleurs, les effets se sont prolongés jusqu’à six mois après l’entraînement. CogniFit a donc un effet positif sur la dyslexie, et ce quelque soit l’âge.

Étude de la Neuropsychology Review : CogniFit est un leader de l’entraînement cérébral

  • Une nouvelle étude publiée dans la revue Neuropsychology Review analyse en profondeur les caractéristiques des programmes d’entraînement cérébral et de réhabilitation cognitive.
  • Les preuves empiriques de ces programmes sont analysées afin d’évaluer s’ils favorisent la santé cérébrale de leurs utilisateurs.
  • Les auteurs ont attribué aux solutions de CogniFit pour l’entraînement cérébral le niveau maximal, c’est à dire que CogniFit dispose des preuves empiriques les plus efficaces. 
  • Selon ces chercheurs, CogniFit est un outil leader dans son domaine, dont l’efficacité est démontrée et qui aide à améliorer et réhabiliter les principales fonctions cognitives.
  • Les améliorations cognitives permises par l’entraînement cérébral de CogniFit se répercutent positivement sur la vie quotidienne des participants.

Neuropsychology Review- Study

Une nouvelle étude publiée par la revue Neuropsychology Review analyse en profondeur les caractéristiques des programmes d’entraînement cérébral et de stimulation cognitive disponibles sur le marché. Cette étude examine de façon critique les données empiriques de ces outils afin de vérifier s’ils contribuent effectivement à la santé du cerveau et aident leurs utilisateurs.

Les auteurs de cette première analyse systématique ont classé les solutions de CogniFit pour l’entraînement cérébral comme ayant les preuves empiriques les plus efficace. Selon ces chercheurs, CogniFit est un outil leader dans son domaine, dont l’efficacité est démontrée et qui aide à améliorer et réhabiliter les principales fonctions cognitives.

Les chercheurs de l’étude “Enhancing Cognitive Functioning in Healthy Older Adults: a Systematic Review of the Clinical Significance of Commercially Available Computerized Cognitive Training in Preventing Cognitive Decline” (en français, “Améliorer le fonctionnement cognitif chez les adultes âgés sains : analyse systématique de l’importance clinique de l’entraînement cognitif informatisé disponible commercialement pour la prévention du déclin cognitif”) ont conclu que “Les preuves actuelles montrent que seulement certains produits informatiques pour l’entraînement cérébral et la réhabilitation cognitive permettent de favoriser le vieillissement en bonne santé et améliorer la fonction cérébrale en aidant au vieillissement du cerveau en bonne santé.”

Les auteurs de l’étude ont recherché dans la littérature académique les essais cliniques effectués sur les humains avec des programmes d’entraînement cérébraux disponibles commercialement. Après avoir récupéré prés de 8000 études, les auteurs ont identifié 18 programmes cognitifs dont 11 ne disposaient pas d’essais cliniques ou de preuves empiriques. Parmi les 7 programmes d’entraînement cérébral restants, seule CogniFit et une autre entreprise atteignent le niveau de preuve maximal, montrant des effets concrets de l’entraînement du cerveau pour le vieillissement en bonne santé.

Les programmes d’entraînement cérébral de CogniFit sont accessibles aux enfants à partir de 7 ans, aux jeunes et aux personnes âgées. Ils s’adressent aussi bien à des utilisateurs sains qui souhaitent entretenir ou améliorer leurs capacités cognitives qu’à des personnes souffrant de pathologies.

CogniFit considéré comme un outil efficace pour lutter contre la démence par des chercheurs norvégiens

  • Une étude du Gjøvik University College (Norvège) classifie et étudie les principaux health games (jeux pour la santé) qui combattent la démence.
  • Le programme de CogniFit contre le vieillissement cognitif et pour le bien vieillir est un leader dans les technologies de prévention, réhabilitation et évaluation des fonctions cognitives chez les personnes âgées saines ou souffrant de pathologies (maladie d’Alzheimer, trouble cognitif léger, démence, dépression, insomnie, troubles de la mobilité, etc.). CogniFit propose une ligne de jeux cliniques validés scientifiquement visant à favoriser un vieillissement actif et en bonne santé.
  • La revue des scientifiques du Gjøvik University College rapporte que de nombreux jeux d’entraînement cérébral existent, mais que peu d’entre eux ont un véritable effet sur les personnes souffrant de déficiences cognitives. Des recherches scientifiques montrent que l’entraînement cérébral de CogniFit a un effet de longue durée, transférable aux activités quotidiennes des personnes âgées.

Brain training games dementia- Scientific study

La démence est un des problèmes majeurs auxquels font actuellement face les systèmes de sécurité sociale. Dans le monde, le nombre de personnes souffrant de démence est estimé à 35,6 millions. Ce chiffre doublera probablement tous les vingt ans et devrait atteindre 65,7 millions en 2030 et 115,4 millions en 2050.

La caractéristique la plus commune de la démence est la perte de mémoire. Les difficultés à penser, à communiquer, à s’orienter et, de manière générale, à réaliser les tâches de la vie quotidienne font également partie des symptômes. La démence peut aussi occasionner des changements de personnalité, de l’anxiété, de la suspicion envers les autres et des comportements compulsifs. La démence revêt de nombreuses formes, la plus courante étant la maladie d’Alzheimer.

On assiste actuellement à une prolifération d’entreprises proposant des programmes d’entraînement cognitif visant à traiter, évaluer ou prévenir certaines des maladies les plus courantes de nos sociétés vieillissantes (démence, déficits cognitifs, maladie d’Alzheimer, etc.). Cependant, il existe une certaine confusion quant au sérieux et à l’efficacité de ces programmes.

Dans leur étude, les scientifiques McCallum et Cosas Boletsis du Gjøvik University College (Norvège) ont analysé différents programmes d’entraînement cérébral. La recherche menée par les scientifiques rapporte que, bien qu’il existe de nombreux programmes d’entraînement cérébral, peu d’entre eux ont un véritable effet sur les personnes souffrant de déficiences cognitives.

À l’inverse, des recherches scientifiques montrent que l’entraînement cérébral de CogniFit a un effet de longue durée, transférable aux activités quotidiennes des personnes âgées. Le programme de CogniFit contre le vieillissement cognitif et pour le bien vieillir est un leader dans l’évaluation, la prévention et la réhabilitation des capacités cognitives chez les personnes âgées saines ou atteintes de pathologie (stade léger de la maladie d’Alzheimer, déclin cognitif léger, démence, dépression, insomnie, mobilité réduite, etc.).

CogniFit propose une batterie de jeux cliniques validés scientifiquement visant à prévenir la dépendance et le vieillissement. Les personnes âgées ont un fort risque de développer une maladie affectant leur état cognitif. Les exercices de CogniFit pour le maintient cognitif et le vieillissement actif en bonne santé cérébrale ont pour but d’améliorer la qualité de vie au cours du vieillissement. 

Le programme de stimulation mentale de CogniFit convient aux personnes âgées et aux seniors. Il permet de mettre en place des mécanismes cognitifs compensatoires et aide à maintenir leur autonomie, leur santé mentale et leurs compétences plus longtemps.

CogniFit est un outil de stimulation et de réhabilitation cognitives validé scientifiquement. Cette technologie consiste en des jeux cérébraux simples, tout à fait accessible aux adultes et aux personnes âgées et seniors.

Pour commencer à utiliser CogniFit, il suffit de s’enregistrer. Même des personnes non familières de l’ordinateur peuvent utiliser ce programme clinique.

  • Adultes de plus de 50 ans, personnes âgées et seniors : Ce programme est conseillé pour toute personne désirant évaluer ou améliorer ses principales capacités cognitives.
  • Proches et personnel soignant : Le rôle de la famille est essentiel dans l’adaptation du soutien destiné aux personnes âgées qui permettra de maintenir ou d’améliorer leur fonctionnement cognitif et leur vitesse mentale, d’atteindre un vieillissement satisfaisant et de diminuer la dépendance.
  • Professionnels du secteur de la santé : Cet instrument validé de stimulation et de réhabilitation neurologique peut aider les professionnels de la santé (médecins, psychologues, gériatres, gérontologues, etc.) à détecter, diagnostiquer et intervenir sur les troubles cognitifs liés au vieillissement.
  • Centres de jours et d’ interventions gérontologiques : CogniFit s’utilise dans les centres de jour, les maisons de retraite, les résidences du troisième âge, les cliniques et dans le cadre de programmes d’assistance à la personne à domicile, de programmes de soutien à l’autonomie des personnes âgées, etc.
  • Chercheurs et scientifiques : Le vieillissement progressif de la population, doublé de l’augmentation de l’espérance de vie, rend nécessaire de promouvoir les recherches destinées à améliorer le maintien cognitif et la qualité de vie des personnes âgées.

Terrible two : manuel pratique pour gérer les caprices et les colères des 2-3 ans.

 Votre enfant se met à crier et pique des colères à chaque fois que vous lui interdisez quelque chose ? Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” touche les enfants aux alentours de 24 mois et transforme nos angelots en de petites créatures histériques. Vous essuyez des “Je ne veux pas dormir !” à l’heure du coucher, des “J’aime pas” à chaque repas, des “Moi toute seule” pour traverser la rue, des “C’est à moi ” quand un autre enfant s’approche de ses jouets, etc. Votre enfant demande les choses en criant, il proteste, s’énerve, vous défie, pleure incontrolablement, frappe les autres, est têtu et n’obéit pas. Lorsque vous lui empêchez de faire quelque chose, c’est le caprice assuré. “Au secours !” avez-vous envie de crier à votre tour. Mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul(e)s. Alejandra Salazar, psychologue clinique spécialiste de l’intervention chez les enfants a développé un manuel complet pour nous aider à mieux comprendre le comportement de nos enfants. Il est possible de gérer avec succès les caprices et les crises de colères chez les enfants entre 2 et 3 ans. Découvrez dans cet article des stratégies et des techniques qui vous aideront à garder le contrôle sur les situations conflictuelles. 

Caprices et crises de colère – Terrible two

Manuel complet pour les pères et les mères: Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” est une étape que traversent tous les enfants entre 2 et 3 ans. Il s’arrête en pleine rue, se roulent par terre dans une mer de larmes, se confrontent à leurs parents et affrontent les autres enfants au parc.

C’est qu’à partir de deux ans, les enfants cherchent les limites, essaient de conquérir leur indépendance, de connaître le monde. On a l’impression qu’ils se développent à pas de géant. Passer du stade de bébé à celui d’enfant n’est pas simple. Le terrible two, ou crise des deux ans, participe de ce processus. Soudain, les enfants vous comprennent lorsque vous leur parlez, ils vous échappent lorsqu’ils courent, ils donnent leur avis, se rendent compte qu’ils sont capables de choisir et de faire des choses seuls.

Dans cet article, vous découvrirez les changements que vit le petit durant cette étape. Armez-vous de patience et préparez-vous à comprendre votre enfant et à l’accompagner dans ce changement. Cette étape de croissance est souvent compliquée pour les parents. Dans cet article, vous apprendrez des techniques et des conseils pratiques que vous pourrez appliquer dans des situations concrètes.  

Terrible Two : Règles basiques pour la discipline de notre enfant

Il est normal que les caprices, les crises de colère et la sensation de perte de contrôle soient la source de stress et d’anxiété pour les parents. Souvent, nos enfants nous poussent à bout et il est difficile de garder notre calme. Nous avons parfois envie de crier plus fort que lui pour gagner la bataille. Pourtant, contrôler vos propres émotions sera la seule chose qui vous aidera à gagner. Dans la relation avec votre enfant, l’adulte, c’est vous.

Éduquer un enfant est une grande responsabilité. Nous avons la sensation que nous n’avons pas le droit à l’erreur, que si nous échouons dans certaines de nos responsabilités, cela aura des conséquences tout au long de la vie de nos enfants. Rassurez-vous, ces pensées sont normales. Mais il parfois bon de prendre du recul et de nous rappeler que nous sommes humains et que l’erreur fait partie de la vie.

Dans cet article, nous allons passer en revue les comportements les plus fréquents chez les enfants de 2 à 3 ans et détailler les stratégies pour les gérer de façon efficace. Avant tout, il importe d’évoquer certaines règles fondamentales que nous devons toujours avoir à l’esprit lorsqu’il s’agit de faire respecter la discipline à nos enfants.

  1. Nous avons chacun notre part de responsabilités. Dès le plus jeune âge, nous devons faire comprendre à notre enfant que sa contribution est importante. Lorsqu’il range ses jouets ou aide à mettre la table par exemple. En collaborant, l’enfant se sent utile à l’intérieur de la famille et cela aide à réduire le fait de vouloir attirer l’attention, typique du “terrible two” (caprices, crises de colères, refus, etc.)
  2. Le respect est mutuel. Il est important de donner un bon exemple à vos enfants, et ce depuis le plus jeune âge. Si votre enfant veut vous dire quelque chose, interrompez ce que vous êtes en train de faire et portez-lui de l’attention. De cette façon, vous pourrez vous aussi plus tard exiger de lui ce qu’il a appris à travers vous.
  3. Apprenez leur que la vie n’est pas toujours juste. Attendre son tour, partager ses jouets, être déçu, etc. Les situations qui peuvent être à l’origine du mal-être de nos enfants nous causent de la douleur. Cependant, il a été montré que s’ils n’expérimentent pas ce genre de situations, les enfants ne peuvent pas développer les aptitudes psychologiques essentielles à leur bonheur, ni apprendre à repousser correctement la satisfaction. Lorsque nous commettons une erreur en tant que parents, nous devons demander pardon à notre enfant. De cette façon, il apprendra que faire une erreur n’est pas grave et il sera capable de pardonner dans le futur.
  4. La constance est la clé. Être constant et ferme en ce qui concerne les règles que vous établissez est très important. Cela lui apprend que vous avez des attentes envers lui, et que ces attentes se maintiennent dans le temps. Cela permet de construire une structure sûre et permet l’adaptation aux normes de la société.  

Maintenant que nous connaissons ces règles générales quant à la discipline de nos enfants, nous allons rentrer dans le détail des situations les plus communes qui ont lieu durant le terrible two, ou la crise des deux ans. Apprenez à gérer les crises de colère et à stimuler les capacités cognitives des enfants.

Terrible Two : crises de colère et caprices chez les enfants de 2-3 ans

Mon enfant communique et demande les choses en pleurant ou en criant

Demander les choses en criant ou en pleurant est très fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est précisément pur cela que l’on appelle cette période le “terrible two” ou “crise des deux ans”.

À cet âge, les enfants utilisent souvent les pleurs, les crises de colère et les caprices pour communiquer. Cela se passe généralement lorsque l’enfant veut quelque chose qu’il ne peut pas avoir : le jouet d’un autre enfant, monter à la balançoire alors qu’il n’y arrive pas ou qu’elle est déjà occupée par un autre enfant, ne pas arriver à changer de programme de télévision, etc. 

On considère que dans ce type de colère, l’enfant cherche à attirer l’attention de l’adulte.  Quand l’enfant commence à tout demander en criant ou en pleurant, cela peut nous irriter et nous amener à crier nous mêmes pour lui demander d’arrêter. Il est aussi possible que, pour faire stopper ses pleurs et ses cris, nous lui donnions ce qu’il réclame. 

Voici les normes qu’il convient de respecter dans ces situations, et ce indépendamment de la raison qui a provoqué cette conduite :  

1- Ne pas céder :

Si votre enfant crie ou pleure parce qu’il veut quelque chose, il est important de ne pas le lui donner. En lui donnant, vous le renforceriez dans le fait de s’exprimer de cette façon, puisqu’il a pu obtenir ce qu’il a voulu. Si cela arrive dans un lieu public, soyez fermes et ne cédez pas. Ne cédez pas sous la pression des regard et des commentaires des personnes présentes. L’éducation de votre enfant est de votre ressort, et personne n’est en droit de vous faire de remarques à ce sujet

2- Calmer : 

Quand l’enfant commence à crier et pleurer, parlez-lui d’une voix douce mais ferme et dites-lui “Je ne peux pas t’écouter si tu me le demandes de cette façon. Quand tu te seras un peu calmé, tu m’expliqueras ce qui est arrivé ou ce que tu veux”. Cela paraît facile, mais sur le coup, nous avons parfois tendance à donner à l’enfant ce qu’il demande. Toutefois, si nous prenons le temps de parler avec lui et attendons qu’il se calme, il pourra nous expliquer ce qui lui arrive.

3- Écouter et expliquer :

Une fois que votre enfant s’est calmé, il vous racontera ce qui s’est passé. Il est important de s’accroupir à sa hauteur pour qu’il vous voie et soit bien sûr que vous l’écoutez et lui portez toute votre attention. Dans le cas où vous ne pouvez pas lui donner ce qu’il demande, expliquez-lui pourquoi avec des mots simples et dirigez son attention vers une autre activité ou une autre situation. S’il commence à crier ou pleurer, répétez l’étape antérieure.

4- Analyser la cause :

Une des choses les plus importantes que nous devons faire en tant que parents est analyser si nous agissons correctement. Ce type de colères chez les enfants a généralement lieu car nous ne leur portons pas assez d’attention. Passons nous trop de temps sur notre téléphone ? L’enfant se sent-il supplanté par l’arrivée d’un frère ou d’une soeur ? Passons-nous assez de temps avec lui ?, etc.

5- Se coordonner :

D’autres adultes s’occupent de notre enfant : personnel scolaire, baby-sitter, grands-parents, etc. Il est important que nous soyons tous sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le fait de ne pas céder. Si un adulte cède à ses colères, l’enfant essaiera cette même technique avec les autres et il sera plus difficile d’éliminer ce comportement.

Mon enfant pleure et ne supporte pas qu’on lui refuse quelque chose. Il se roule par terre, pleure et crie pour réclamer ce qu’il veut

Ce type de caprice est lié à la façon dont nous apprenons à nos enfants que la vie n’est pas toujours juste et que nous n’obtenons pas toujours ce que nous souhaitons. Depuis petits, les enfants s’aperçoivent que leurs besoins basiques sont satisfaits presque immédiatement. Par exemple : “Si je pleure, on me donne à manger”.

Pendant le “terrible two”, ou crise des deux ans, les enfants ont du mal à comprendre qu’il faille attendre ou qu’ils ne peuvent tout simplement pas obtenir ce qu’ils veulent, ce qui provoque de la frustration. Les enfants généralisent cet assouvissement immédiat des besoins basiques à d’autres comportements (jouer, faire une activité, etc). Ils ne font pas la différence entre une envie et un besoin basique. Et lorsqu’une de leurs envies n’est pas satisfaite, ils font des caprices et piquent des colères dans le but d’obtenir ce qu’ils souhaitent.

Quelle qu’en soit la cause, ces colères s’éradiquent en favorisant une expression émotionnelle plus adaptée et plus saine. Voici certaines des stratégies qu’il est possible d’utiliser :

1- Prévenir : 

En tant que parents, nous connaissons les situations qui peuvent susciter la frustration de nos enfants et aboutir à un caprice. Il est donc important de prévoir lorsque cela va pouvoir se passer. Il est possible d’éviter de passer devant le magasin de jouets ou de bonbons qui lui plait tant, et cela permettra d’éviter un caprice. Prenons également en compte le fait qu’un enfant de cet âge, en plein “terrible two”, est plus irritable et propice à piquer une colère lorsqu’il a faim ou qu’il s’ennuie.

2- Distraire :

Avant que le caprice n’éclate, il y a des changements dans la conduite de votre enfant qui indiquent le caprice à venir. Certains signes peuvent être pris très au sérieux : la tête qui rougit, les poings qui se serrent, le piétinement, une conduite agitée, etc. En tant que parents, nous devons être attentifs à ces signes et si nous en identifions certains, essayer de distraire l’enfant et de dévier son attention. Christophe sait que Lilou n’aime pas les longs trajets en voiture, mais ils doivent cependant rendre visite aux grands-parents qui habitent à plus de 4 heures de route. Si Christophe voit que Lilou commence à serrer les poings, il peut lui dire “Lilou, on va compter le nombre de voitures rouges qu’on voit passer !”. Cela distrait l’enfant et peut permettre d’éviter une colère.

3- Récompenser :

Nous ne devons pas récompenser systématiquement notre enfant et cette technique doit donc être utilisée avec précaution. En effet, mal utilisée, elle peut amener à renforcer un mauvais comportement. Ici, il s’agit d’anticiper une colère en “récompensant” l’enfant avec ce qu’il désire. Par exemple, Alice veut monter dans la voiture en jouet devant la pharmacie. Son père ou sa mère voit que l’enfant commence à s’agiter et lui dit “Si tu te comportes bien chez le médecin, tu pourras monter dans la voiture d’ici quelques minutes”. Cette récompense doit être la conséquence d’un comportement positif récent. Elle doit avoir lieu peu de temps après en avoir parlé. Cela pourrait sinon occasionner un caprice plus grand encore. Je vous recommande de n’utiliser cette stratégie que de façon occasionnelle, lorsque vous voulez vraiment récompenser une conduite positive.

4- Ignorer :

Il s’agit certainement de la stratégie la plus difficile à mettre en oeuvre, mais en cas de caprices, elle peut s’avérer efficace. En ne prêtant pas attention à votre enfant qui fait un caprice, il ne reçoit pas d’encouragement pour son caprice. Il est plus facile d’ignorer votre enfant lorsqu’il se roule par terre et pleure à la maison. Vous pouvez aller dans une autre pièce et continuer ce que vous étiez en train de faire. Dans ce cas, il est certain que l’enfant vous poursuivra à travers la maison : une colère sans spectateur et personne pour l’écouter n’a plus d’objet. Même s’il vous poursuit, feindre de l’ignorer le fera s’arrêter.

En dehors de la maison (dans la rue, au supermarché ou au parc), c’est bien sûr moins facile ! Il est tout de même possible d’utiliser cette technique. Dans la rue par exemple, assurez-vous que votre enfant ne courre aucun risque et éloignez-vous un peu de lui. Ne le regardez pas et n’agissez pas comme si vous l’entendiez.

Lorsque sa colère s’arrête, il est important de lui dire que maintenant, vous allez l’écouter et qu’avec ce type de caprices, il n’arrivera à rien. Ainsi, nous évitons qu’il se sente en insécurité du fait de notre “fuite momentanée”, mais nous ne cédons pas à ses exigences.

Si le caprice a lieu dans un espace fermé, comme un restaurant ou une salle de cinéma, il convient de sortir l’enfant du lieu et d’attendre qu’il se calme. Dans certains cas, nous ne pourrons pas éviter de céder à la demande et cela est normal. Il ne faut juste pas que ce soit la norme.

5- Poursuivre sans rancœur : 

Souvent, en tant que parents, nous sommes agacés voire énervés par ces caprices et ces crises de colère. C’est normal. Cependant, nous devons poursuivre ce que nous avions entrepris sans rancœur. Éprouver de la rancœur envers les enfants ne leur apprendra rien d’autre qu’à en éprouver à leur tour envers les autres. 

6- Renforcer le positif :

Souvent, nous passons tellement de temps à gérer ces caprices et ces colères que nous en oublions de renforcer le positif. Lorsque l’enfant est arrivé à se calmer, il est important de le prendre dans vos bras, lui faire un câlin et le féliciter de s’être calmé. Nous pouvons dire par exemple “C’est très bien, bravo, tu es arrivé à te calmer !” ou “J’aime lorsque tu me dis ce que tu veux sans pleurer et sans te rouler par terre”.

7- Donner d’autres options pour qu’il puisse choisir :

Il important que bien qu’on lui refuse ce qu’il demande, l’enfant puisse choisir entre d’autres options. Par exemple, si l’enfant n’est pas content car il voulait du chocolat en dessert et que l’on veut lui donner un dessert meilleur pour la santé, on peut lui donner d’autres options : “Que souhaites-tu comme dessert : un yaourt ou une banane ?”

Mon enfant mord ou se bat constamment avec d’autres enfants et il n’aime pas partager

Ce comportement aussi est fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est une conduite typique du “terrible two”, ou crise des deux ans. Quelles stratégies ou techniques pouvons nous mettre en oeuvre pour diminuer l’agressivité de notre enfant et lui apprendre à partager ?

1- Expliquer pourquoi son comportement n’est pas adapté :

La première chose qui nous vient à l’esprit quand se présente ce type de problèmes est de gronder notre enfant. Cependant, le fait de le gronder va seulement le frustrer et peut-être provoquer une colère ou un caprice.

Nous devons tout d’abord attendre qu’il se calme, en utilisant la stratégie précédemment évoquée et lui expliquer pourquoi son comportement est inapproprié. Par exemple : “Je comprends que tu te sentes gêné ou frustré car tu ne veux pas partager tes jouets, mais ce n’est pas une raison pour frapper tes camarades. Imagine que Pierre ne veuille pas te prêter sa nouvelle voiture et te frappe, est-ce que ça te plairait ?”. Cela incite à l’empathie et à la réflexion sur ses propres actions.

Après lui avoir laissé le temps de répondre, on peut lui indiquer la conduite que l’on attend de lui. Par exemple : “Maintenant, prête ta voiture à Pierre et jouez ensemble tous les deux sans vous disputer”.

2- Le laisser seul, ou stratégie du “hors temps”:

La stratégie du hors temps est une stratégie fréquente en termes de discipline. Il ne s’agit pas d’une punition à proprement parler, cette stratégie vise à diminuer la frustration de l’enfant. Durant ce moment, l’enfant reste tranquille et seul avec lui-même. Toute forme d’attention que l’on peut lui porter, positive ou négative, ne fera que renforcer le mauvais comportement. Il est donc important de laisser l’enfant seul.

Durant le “terrible two” ou lors de la troisième année, il faut agir immédiatement (alors même que l’enfant est en train de se comporter mal) et lui dire calmement qu’il doit rester assis et à l’écart et penser à ce qu’il vient de faire.

Deux erreurs communes sont : nous énerver et beaucoup parler. À l’inverse, il nous faut rester calme et nous exprimer de façon brève et ferme. Une fois que la “punition” se termine, prenez l’enfant dans vos bras pour lui montrer votre amour.

On recommande de laisser l’enfant seul au calme deux minutes s’il a deux ans, trois minutes s’il a trois ans, etc. C’est un temps indicatif et cela peut varier en fonction de l’enfant. L’essentiel est que l’enfant se calme et comprenne qu’il a mal agit.

3- Communication:

Lorsqu’un enfant se sent frustré, qu’il n’obtient pas ce qu’il veut et qu’il ne s’exprime pas bien, il peut en arriver à frapper un autre enfant ou ne pas vouloir partager. Dans ces cas, nous devons communiquer avec notre enfant de façon simple.

Il est recommandé d’utiliser des phrases courtes et de les répéter, et de répéter également des gestes pour montrer à l’enfant que vous avez parfaitement compris ce qu’il veut ou ce qu’il pense.

Par exemple, votre enfant arrache le jouet des mains de son ami et le mord. Vous avez déjà essayé la stratégie de le laisser seul. Répétez lui ce que vous pensez qu’il est en train de se passer ou ce que votre enfant est en train de ressentir : “tu es énervé parce que tu veux le jouet”. En identifiant ses sentiments, vous l’aidez à se tranquilliser et une fois qu’il s’est calmé, vous pourrez le discipliner avec des mots simples: “Ne prends pas des mains. Le jouet est à Iris”.

Bien que cette stratégie paraisse un peu mécanique et étrange, cela fonctionne généralement car on maintient la simplicité et la fermeté du message.

Mon enfant jette les choses par terre lorsqu’il s’énerve ou s’auto-agresse, se cogne la tête ou se frappe lui-même

S’énerver est une expression émotionnelle normale. Cependant, quand elle ne s’exprime pas comme elle devrait, cela peut se traduire par des agressions envers les autres et envers soi-même. Les auto-agressions viennent d’une trop grande exigence qu’a l’enfant envers lui-même. Cela peut être dû aux personnes qui s’en occupent ou à son propre caractère.

La première chose à faire est de retirer à l’enfant les objets avec lesquels il pourrait être agressif ou qu’il pourrait jeter par terre.

Il convient aussi de valider la rage et la frustration qu’il éprouve en lui disant : “Je comprends que tu te sentes frustré de ne pas arriver à faire rentrer cette pièce dans le puzzle”. Cela valide ses sentiments.

Il faut ensuite poursuivre en disant : “mais lancer des choses et te frapper n’est pas la solution. Tu peux te faire mal”. Ensuite, vous pouvez lui dire de pleurer s’il en ressent la nécessité, que cela l’aidera à évacuer ses émotions.

Renforcez le caractère positif de la situation, l’effort qu’il a fait et dites lui que cela n’est pas grave de ne pas réussir tout ce que l’on essaie. Ainsi, vous donnez à votre enfant l’attention dont il a besoin et validez son monde émotionnel en lui montrant qu’être en colère est légitime et qu’il est possible d’exprimer cette colère, mais que tous les comportements ne sont pas acceptables, comme se frapper ou jeter les choses par terre.

Mon enfant dit NON à tout

Un des premiers mots qu’apprennent nos enfants est “NON” et en tant que parents, nous savons que ces NON systématiques peuvent être agaçants. La stratégie qui fonctionne à merveille lors du terrible two est de prendre l’enfant au sérieux lorsqu’il dit NON à répétition.

Par exemple, la couche de votre enfant est sale mais il est en train de jouer. La première chose à faire est de lui demander, même si vous savez qu’il faut le faire “Léa, tu veux que je te change la couche ?”. La réponse fuse “NON”. Attendez un court moment et reposez la question. La réponse est toujours “NON” ? Attendez un moment un peu plus long et redemandez-lui.

Votre enfant se rend compte que sa réponse est prise en considération et a du poids et que la couche va finir par le gêner et il va donc arrêter de dire “NON”. Il est possible d’appliquer cette stratégie à n’importe quelle situation. Prendre votre enfant au sérieux lui permet de se rendre compte des conséquences du mot “NON” et il l’utilisera avec davantage de précautions.

Mon enfant ne contrôle pas ses sphincters

Chaque enfant nécessite plus ou moins de temps pour abandonner la couche. Voici quelques conseils pratiques qui vous permettront de savoir si votre enfant présente des signes montrant qu’il est prêt à quitter la couche :

  • Une couche sale ou mouillée le dérange.
  • Vous remarquez lorsqu’il a fait ses selles car il a des comportements comme : marcher d’un côté à l’autre, s’ajuster la couche sans arrêt, etc.
  • Il sait quand il va faire et il se cache derrière un fauteuil ou il disparaît un moment.
  • Il s’intéresse à ce qui se passe dans les toilettes
  • Il commence à faire ses besoins (pipi et selles) à heures régulières.
  • Lorsque nous le mettons sur le WC pour essayer, il a déjà réussi à faire certains de ses besoins.

Si vous notez ces signes chez votre enfant, il est possible qu’il soit prêt pour commencer à retirer la couche. Rappelez-vous : il est important de ne pas lui mettre la pression car cela pourrait s’avérer contre-productif.

Conseils pour quitter la couche et apprendre à votre enfant à contrôler ses sphincters :

  1. Enlever la couche pendant la journée et ne la lui remettez pas.
  2. Asseyez votre enfant sur les WC ou le pot durant cinq minutes maximum, toutes les deux heures les 15 premiers jours. À cette étape, il est indispensable de lui rappeler de vous prévenir s’il a envie de faire pipi.
  3. À chaque fois qu’il fait pipi sur les WC, renforcez le comportement. Par “renforcer le comportement”, on entend lui montrer des signes de satisfaction, le féliciter, etc.
  4. Au bout des 15 premiers jours, si vous constatez qu’il se contrôle bien, vous pouvez commencer à le mettre toutes les trois heures sur les WC. À l’inverse, s’il ne se contrôle pas bien, continuez à le mettre toutes les deux heures sur les WC.
  5. À partir de ce moment, on ne renforcera le comportement qu’une fois sur deux lorsqu’il fait pipi sur les WC.
  6. Après 15 jours où il se contrôle et vous demande lorsqu’il a envie d’aller aux toilettes, ne renforcez le comportement qu’à la fin de la journée.
  7. La dernière étape sera d’arrêter de renforcer le comportement une fois que l’enfant peut se contrôler tout seul.

Les étapes du contrôle des sphincters durant la nuit :

  1. Une fois que le contrôle durant le jour est acquis, on lui retire définitivement la couche durant la nuit.
  2. Nous devons habituer l’enfant à faire pipi avant d’aller se coucher.
  3. Les premiers jours, nous devons réveiller l’enfant à minuit pour qu’il fasse pipi consciemment sur les WC. Essayez de le réveiller avant qu’il ne fasse pipi au lit, même si cela arrivera à certaines occasions.
  4. Pour l’aider à espacer ses besoins d’aller aux toilettes, vous pouvez lui proposer de jouer à retenir et relâcher son pipi chaque fois qu’il va aux WC de jour. Ainsi, il se rendra compte que c’est quelque chose qu’il peut contrôler.

Mon enfant se fait pipi dessus et je sens que c’est pour attirer mon attention

Souvent, alors que nos enfants contrôlent parfaitement leurs sphincters, il semble qu’ils fassent marche arrière. Ils commencent à se faire pipi dessus de façon épisodique pour attirer l’attention.

La première chose à considérer si l’enfant contrôle ses sphincters et que vous notez une régression est de l’amener voir un pédiatre pour que ce dernier l’évalue et écarte toute pathologie.

Une fois cette possibilité écartée, il est probable que notre enfant se fasse pipi dessus pour attirer notre attention, qu’il lui semble avoir perdu depuis qu’il est autonome avec ses sphincters. Je vous recommande de suivre les étapes suivantes pour gérer ce comportement courant dans le terrible two :

  • Félicitez les autres petites réussites (sans exagérer toutefois). Par exemple, lorsqu’il range sa veste, se lave les mains, vous aide pour quelque chose, se comporte bien lorsque vous sortez, etc.
  • Consacrez lui votre temps et votre amour.
  • Renforcer le comportement en partageant votre temps. Souvent, nous récompensons nos enfants avec des choses qui leur plaisent (des dessins, des jeux, de la nourriture, etc.). Cependant, dans ces cas, les enfants réclament notre compagnie, pouvoir jouer avec nous. Ainsi, renforcez le comportement en lui prêtant l’attention qu’il demande.   
  • N’ayez pas peur. Beaucoup de parents ont peur de donner trop d’attention à l’enfant et courir le risque de trop le gâter. Cependant, de 0 à 3 ans, l’enfant a besoin d’attention pour se sentir en sécurité . Au fur et à mesure, il aura davantage confiance en lui et cela le rendra plus indépendant pour le futur.  
  • Soyez le meilleur référent pour lui. Apprenez-lui petit à petit à devenir autonome et à trouver en vous un modèle à suivre.

Mon enfant ne veut pas manger

Il est important d’avoir une alimentation saine tout au long de la vie, mais cela prend encore plus d’importance durant l’enfance et la croissance de l’enfant. Il faut donc que nos enfants s’alimentent correctement et à des horaires appropriés. Voici quelques conseils pour apprendre à vos enfants à prendre de bonnes habitudes.

Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à apprendre à votre enfant à prendre de bonnes habitudes alimentaires : 

  1. Faire se reposer l’enfant quelques minutes avant les repas.
  2. Ne consacrez pas trop de temps aux repas. 30 à 45 minutes sont suffisantes : si l’enfant n’a pas mangé, mieux vaut abandonner jusqu’au prochain repas. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas en sautant un repas que votre enfant sera atteint de dénutrition. Cela lui montrera simplement que l’heure du repas est spécifique et cela l’aidera à intégrer cette habitude.
  3. Renforcer les règles fondamentales de conduite à table. L’adulte doit être un modèle référent et apprendre à l’enfant à manger de tout de façon correcte.
  4. Habituez votre enfant à une grande palette de saveurs et de textures. Il sera ainsi davantage disposé à manger des choses variées et donc plus nutritives.
  5. Si l’enfant est facilement distrait, il faut lui retirer tout objet qui pourrait détourner son attention et l’encourager à terminer son assiette pour qu’il puisse aller jouer.   
  6. Faire des repas des moments en famille. La communication est fondamentale dans ces moments.
  7. Mettre peu de nourriture dans l’assiette aidera l’enfant à accepter le défi et penser qu’il peut le relever. Parfois, cela peut avoir pour conséquence qu’il demande davantage de nourriture.

Les choses à éviter :

  • Donner de la nourriture entre les repas à notre enfant si il rechigne à manger.
  • Lui proposer des plats variés et le distraire quand on lui donne à manger.
  • Si, en tant que parents, nous nous sentons frustrés avec notre enfant au moment des repas, la solution peut être de déléguer cette tâche à quelqu’un de plus patient ou demander de l’aide à un spécialiste.
  • Ne pas forcer votre enfant à manger plus que ce dont il a besoin.
  • Ne pas donner à manger à l’enfant avec hâte.

Aucune technique ne fonctionne avec mon enfant. Que puis-je faire ?

Chaque enfant est un monde en soi et toutes ces stratégies pour gérer le terrible two ne vont malheureusement pas fonctionner à la perfection. Il est donc important de bien connaître nos enfants pour savoir quelle stratégie correspondra le mieux à son tempérament et à ses états émotionnels.

Si vous sentez qu’aucune des stratégies ne fonctionne et que vous avez tout essayé, il est recommandable de consulter un spécialiste afin d’établir un plan d’intervention personnalisée. Ces plans sont adaptés pour des enfants dont le tempérament est changeant et qui nécessitent un cadre plus structuré pour l’intervention. Essayez toutes les stratégies mais ne vous frustrez pas si elles ne fonctionnent pas : il y a toujours une solution !

Caprices et colères chez les enfants de 2 à 3 ans – Terrible Two

Pourquoi ces conduites ont-elles lieu lors du “terrible two” ?

Ces dernières années, la psychologie infantile a beaucoup avancé, avant tout sur la façon de gérer les comportements et les émotions des enfants. Il n’existe toutefois pas de manuel d’instructions parental qui nous indiquerait quoi faire à chaque moment précis. Ce serait génial, cela nous éviterait beaucoup de doutes et d’erreurs, mais .. cela n’existe pas.

Une des raisons pour lesquelles il serait difficile de créer un tel manuel est que chaque enfant a un tempérament différent. Le tempérament est une réaction émotionnelle qui caractérise chaque personne depuis sa naissance. Cela inclut la susceptibilité dans les relations, l’importance des habitudes, la rapidité des réponses, les caractéristique de son caractère et de son humeur. Le tempérament est un des facteurs déterminants du comportement de nos enfants et c’est la raison pour laquelle nous entendons souvent “On ne dirait pas qu’ils sont frères et soeurs car ils ont des caractères très différents”.  

Quand un enfant réagit à un stimulus ou a un objectif en tête, le tempérament fait que l’enfant s’active. C’est aussi le tempérament qui aide à ce que l’enfant puisse autoréguler l’expression de cette activation. Par exemple : Maman demande à Alice de rester assise pendant qu’elle lui attache ses lacets et bien qu’Alice ait envie d’aller jouer avec Arthur, elle arrive à autoréguler son activation et accepte la demande de sa mère de rester assise un moment.  

Cet effort de contrôle commence à s’observer à partir de 24 mois, au moment du terrible two. L’enfant est capable de réaliser des actions déterminées contraires à ses désirs et pourra se comporter en accord avec les normes et les limites que nous lui mettons. Le terrible two et les conflits et colères qui y sont liés apparaissent quand l’enfant n’est pas capable de faire cet effort de contrôle et fait passer ses inclinaisons et ses désirs avant nos demandes.

Ce manque d’autorégulation peut s’exprimer différemment dans le comportement des enfants. Pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, supposons qu’Alice ne soit pas capable d’auto-réguler son activation. La réponse d’Alice pourrait être de partir en courant et dire à sa mère qu’elle ne veut pas rester assise. Elle pourrait aller jusqu’à mordre la main de sa mère pour qu’elle la lâche. Ces deux conduites relèvent d’un manque de contrôle, où les inclinaisons et les désirs de l’enfant priment sur la demande ou la limite de la personne qui s’en occupe.

Discipliner nos enfants n’est pas une tâche facile. Lorsque l’on est confronté à ces “défauts” de conduite, on doit en tant que parent savoir mettre des règles et des limites claire et les maintenir. Cela aide à structurer la conduite de nos enfants et leur apporte un environnement socio-stimulant et affectif pour leur croissance. Il est important de se rappeler qu’éduquer avec amour et patience ne veut pas dire ne pas mettre de limites, mais en mettre tout en incitant l’intelligence émotionnelle.

Tous ces conseils pratiques servent lors de situations ponctuelles. Si vos doutes et vos problèmes persistent, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, psychologue, pédiatre, etc. qui saura vous orienter.  

Nous vous souhaitons bon courage pour gérer le terrible two de votre enfant ! N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos expérience concernant cette période très spéciale. Quelles ont été vos plus grandes difficultés et comment les avez-vous surmontées ?

Réduire les troubles de la marche grâce à l’entraînement cognitif ?

CogniFit est le premier outil d’entraînement cognitif à être utilisé dans le cadre d’une étude innovante visant à améliorer la démarche et les troubles de la marche grâce à l’entraînement de la fonction exécutive.

CogniFit est utilisé dans une étude sur la démarche et les processus cognitifs

Notre façon de marcher, ou démarche, affecte notre vie au quotidien. Les troubles de la démarche et la démence coexistent souvent chez les personnes âgées, et les relations entre la fonction cognitive et la démarche attirent depuis quelques années l’attention de la communauté neuroscientifique. Les recherches ont en effet montré la relation entre notre état cognitif et notre mobilité. Aujourd’hui, des chercheurs espèrent continuer de stimuler la fonction exécutive en utilisant le programme d’entraînement cérébral de CogniFit.

La façon de marcher, ou démarche, fait appel aux différents niveaux du système nerveux. L’observer peut donc être très instructif dans le cas de troubles psychiatriques ou neurologiques. Si la vitesse de la marche diminue, ou si la démarche devient incohérente, cela peut être le signe de détériorations cognitives présentes ou à venir. Ces symptômes sont associés à de futures apparitions de démence ou de maladie d’Alzheimer.

Cela fait des années que la relation entre la démarche et la cognition fait l’objet d’études. Plus spécifiquement, Roee Holtzer, professeur de neurologie à la Faculté de Médecine Albert Einstein de l’Université Yeshiva et Joe Verghese, directeur du Centre pour le Vieillissement du Cerveau Montefiore Einstein, collaborent depuis 2011 et mènent une étude sur un panel de 600 personnes âgées. Ils ont découvert que la fonction exécutive, située dans le lobe frontal, est associée à la plannification complexe, qui est fondamentale dans le fait de marcher en parlant.

Une autre étude, réalisée par Yogev, Hausdorff et Giladi a montré que la façon dont s’activaient les zones du lobe frontal lorsque l’on parle en marchant permettait de prédire des potentielles chutes dans le futur.

Une étude pilote de 2010 sur le lien entre la démarche et les processus cognitifs a établi que les participants qui jouaient à des jeux cérébraux montraient une amélioration de leur démarche et de leur capacité à marcher en parlant. Cependant, dans cette étude, le groupe de contrôle ne jouait à aucun jeu cérébral. Ces résultats ont donc ouvert une nouvelle fenêtre scientifique pour de futures études qui tenteront de comprendre le rôle des programmes d’entraînement cognitif et cérébral.

“Nous traitons la capacité à marcher comme une extension de la fonction cérébrale”, Dr. Verghese

Holtzer et Verghese ont décidé que le but principal de leur étude était d’améliorer la démarche grâce à l’amélioration de la fonction exécutive, en testant les effets d’un programme d’entraînement cognitif informatisé.

À ce jour, les chercheurs ont réuni 120 participants, mais ils pensent réaliser l’étude avec un total de 420 participants. La moitié de ces participants jouera à des jeux cérébraux de Cognifit conçus pour entraîner spécifiquement les fonctions exécutives. L’autre moitié (groupe témoin) jouera aussi à des jeux cérébraux de CogniFit, mais ces derniers ne stimuleront pas les mêmes processus cognitifs que ceux utilisés par le groupe expérimental et feront donc office de placebos.  

Avant de commencer les huit semaines d’entraînement, les scientifiques mesurent et évaluent la démarche de chaque participant. Ils referont ces mesures après les huit semaines d’entraînement, ainsi que six mois et un an plus tard, dans le but de voir si les potentiels effets sont durables. L’étude se déroulera ainsi : trois fois par semaine pendant huit semaines, les participants joueront aux jeux cérébraux durant 45 minutes et les docteurs testeront leur activité cérébrale durant les exercices.

Une fois de plus, CogniFit endosse le rôle de leader en neurosciences dans le cadre de l’aide à la prévention des risques de santé et à l’identification des personnes âgées à risque. L’entraînement cérébral personnalisé de CogniFit se fonde sur des algorythmes avancés et permet d’ajuster automatiquement la difficulté des jeux en fonction du niveau cognitif de l’utilisateur et des besoins des chercheurs. Ce programme en ligne développé par CogniFit peut être utilisé par les enfants, les adultes et les personnes âgées. Il suffit de s’inscrire ici.

Les jeux cérébraux en ligne de CogniFit peuvent servir à améliorer votre santé mentale, récupérer après un dommage cérébral ayant affecté des capacités cognitives ou tout simplement aider les personnes en bonne santé à maintenir et développer leurs capacités cognitives.

“Un des problèmes auquel nous avions été confrontés est que si vous entraînez une personne à faire un test de mémoire, elle va améliorer ses capacités de mémoire, et rien d’autre. Cela s’appelle un transfert infratâche, ou transfert proche” – Dr. Verghese

À l’inverse, dans cette étude, les chercheurs espèrent que les jeux cérébraux amélioreront non seulement les processus cognitifs des participants, mais aussi leur façon de marcher. Il s’agirait alors d’un transfert intertâche, ou transfert lointain.

Mission spatiale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017) : CogniFit évalue les capacités cognitives des astronautes

CogniFit participe à la course spatiale vers Mars en évaluant le rendement cognitif des astronautes lors de conditions défavorables.   

  • CogniFit, programme leader en évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017). Son rôle est d’évaluer les capacités cognitives de l’équipage en conditions défavorables auxquelles ils pourraient être confrontés sur la Lune ou sur Mars.
  • L’innovation technologique de CogniFit contribue à préparer l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Pour le succès de la mission, il est fondamental de mener des recherches et d’apporter des réponses concernant le comportement de l’être humain.

PMAS 2017 – Cognitif évalue le rendements cognitif des astronautes

L’organisation Space Generation Advisory Council, soutenue par de nombreuses institutions (comme les Nations Unies par exemple), va envoyer six astronautes pour une mission qui simulera la superficie planétaire de la Lune et de Mars. Ce projet de simulation sera mené en Pologne, d’où son nom : Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017).

Les participants devront respecter un programme rigoureux d’exploration spatiale. Les trois premiers jours de la mission, les astronautes vivront et travailleront dans un habitat qui reproduit celui de la Lune. Les onze jours restants, l’habitat simulé sera celui de Mars. Ces astronautes pourront constamment compter sur le soutien du Centre de soutien à la Mission, fort de 25 membres. Durant la “phase martienne” du projet, ils devront faire avec un retard de quinze minutes dans leurs communications. Il s’agit en effet de simuler toutes les conditions de l’habitat réel.

CogniFit, plateforme leader en programmes d’évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale en évaluant quotidiennement les capacités cognitives des astronautes, de l’équipe et de l’équipage.

Mener des recherches et apporter des réponses à la façon dont se comporte l’être humain est fondamental pour le succès de la mission. Savoir comment l’isolement et d’autres circonstances défavorables que l’on peut rencontrer sur la Lune et sur Mars affectent l’être humain permet d’augmenter les connaissances nécessaires au lancement d’une mission spéciale sur la planète rouge.

Les participants de la mission sont originaires de 28 pays comme l’Espagne, les États-Unis, la France, Israel, le Nigéria, Porto Rico, etc. Durant deux semaines, l’équipe de recherche scientifique mènera des études sur des disciplines diverses allant de l’ingénierie à l’astrophysique en passant par la psychologie, la géologie et la biologie.

Cela fait de la Poland Mars Analogue Simulation 2017 une des missions analogues les plus interdisciplinaires, internationales et multiculturelles jamais réalisées.

L’innovation technologique de CogniFit contribue à changer l’histoire et la science en aidant à connaître davantage l’esprit humain et en préparant l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Vous aussi, vous pouvez dès maintenant évaluer et entraîner vos capacités cognitives comme ces astronautes : Inscrivez-vous ici.

CogniFit – Poland Mars Analogue Simulation 2017

Aphasie de Broca : diagnostic, causes et réhabilitation

L’aphasie est un trouble d’origine neurologique qui implique la perte de l’habileté de communiquer : incapacité de communiquer ou incapacité de comprendre ce que l’on nous dit. Cet article traite de l’Aphasie de Broca, également connue comme aphasie de production, expressive ou motrice. Elle se présente comme une difficulté modérée ou sévère de la communication, dûe à une altération de l’expression du langage.

Aphasie de Broca

Qu’est-ce que l’aphasie de Broca ?

L’aphasie de Broca est un des nombreux troubles du langage. Elle affecte le langage parlé. Le symptôme le plus caractéristique de cette aphasie est la difficulté à s’exprimer de manière fluide ou avec des phrases complètes et articulées. La compréhension, quant à elle, est relativement bien préservée. L’aphasie de Broca peut s’accompagner de difficultés d’écriture, mais ces dernières sont inférieures aux difficultés orales.

Les aphasies sont classées en fonction de la localisation de la lésion cérébrale en cause. L’aphasie de Broca est causée par une lésion dans l’aire de Broca, qui se trouve dans le lobe frontal gauche du cerveau. Cette aire est le centre du langage expressif. Elle remplit différentes fonctions liées aux composantes du langage : ordre des mots, organisation des mots en phrases (syntaxe), intégration sémantique et planification motrice du langage.

Diagnostic de l’aphasie de Broca

Afin de d’effectuer un diagnostic de l’aphasie de Broca, différents instruments d’évaluation neuropsychologique peuvent être utilisés, qu’ils soient généraux ou plus spécifiques à la détection de l’aphasie.

Le diagnostic de l’aphasie de Broca se fonde sur l’exploration des divers composants du langage. On évalue si chacun de ces composants est intact ou affecté, ce qui permet d’identifier le type d’aphasie. Les composants évalués sont les suivants : le langage spontané, la compréhension, la répétition, la dénomination et les séquences automatisées.

Le langage spontané dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité à débuter et maintenir un discours. L’évaluation du langage spontané se focalise sur le paramètre de la fluidité verbale. La fluidité verbale est considérée continue si l’on peut écarter ces deux conditions :

  • Langage non-fluide : La personne est capable de former des phrases en faisant beaucoup d’efforts et en se fatiguant. Son langage se caractérise par l’apparition de dysprosodies (irrégularités dans le rythme, le ton et l’inflexion de la voix) et d’agrammatismes (altération de la construction de structures syntaxique).
  • Langage fluide ou hyper-fluide : il s’agit d’une émission normale ou supérieure (plus de 200 mots par minute), accompagnée de prosodie et d’une articulation normales. Les altérations qui apparaissent dans ces cas-là se situent dans le contenu du discours. Il s’agit de paraphasies. Celles-ci peuvent être de type sémantique (le mot utilisé est erroné et appartient à la même catégorie que celui qui aurait dû être utilisé), et de type phonologique (erreurs phonétiques comme le changement de syllabes dans le même mot).

Dans le cas de l’aphasie de Broca, le langage spontané n’est pas considéré comme fluide.

Compréhension dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la compréhension n’est pas affectée. On parle de compréhension préservée, en opposition avec la compréhension altérée. Pour évaluer la compréhension, on utilise des tests dans lesquels la production de langage n’est pas nécessaire.

Répétition dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la répétition est altérée. La répétition est la capacité de décoder les informations auditives, chercher le code phonologique correspondant et le reproduire au travers du processus articulatoire. Si certain de ces aspects sont altérés, la répétition sera affectée. Pour évaluer la capacité de répétition, on fait répéter des lettres, des mots, des mots inventés et des phrases au sujet et l’on observe si ce dernier présente des difficultés.

Dénomination dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité de nommer. Chez les patients qui souffrent d’une aphasie de Broca, cela demande un effort considérable. Cette altération s’appelle l’anomie (manque de vocabulaire).

Séquences automatisées dans l’aphasie de Broca

Les séquences automatisées sont une capacité linguistique élémentaire, qui consiste en des séquences apprises par cœur comme les numéros, les mois de l’année, les jours de la semaine, etc. Contrairement au langage volontaire, ce langage automatique se maintient préservé dans la plupart des aphasies.

Symptômes de l’aphasie de Broca

Voici les symptômes spécifiques de l’aphasie de Broca :

  1. Manque de fluidité verbale : Lenteur et fatigue lors de l’expression verbale, nombre réduit de mots différents utilisés.
  2. Anomie : Difficulté pour évoquer le nom des choses.
  3. Agrammatisme : Incapacité à construire des phrases complètes et adéquates.
  4. Difficultés de répétition : Compréhension lors de l’écoute mais incapacité de répéter les mots entendus.
  5. Conscience du déficit : Contrairement à d’autres types d’aphasie (aphasie fluente par exemple), les personnes qui souffrent d’aphasie de Broca se rendent compte de leurs erreurs.
  6. Stéréotypie : Le patient qui souffre d’une aphasie de Broca aura tendance à répéter les mêmes mots ou les mêmes expressions (ex: je suis parti, parti, parti).

En plus de ces symptômes, l’aphasie de Broca peut être accompagnée d’autres symptômes associés d’origine neurologique :

  • Apraxie buco-faciale : Incapacité de réaliser des mouvements coordonnés dans la zone du visage et de la bouche. Elle n’est pas due à une cause physique.
  • Hémiparésie : Faiblesse d’un côté du corps.
  • Hémiplégie : Paralysie d’un côté du corps.
  • Altération des capacités de lecture et d’écriture.

Causes de l’aphasie de Broca

L’aphasie de Broca se développe le plus souvent après avoir souffert un accident vasculaire cérébral (ischémique ou hémorragique) dans l’hémisphère gauche (qui est considéré dominant de le domaine du langage). Lorsque l’AVC affecte l’artère cérébrale médiane, il est très probable que le langage soit altéré. Une aphasie de Broca peut également être causée par un traumatisme craneo-encéphalique (TCE) ou par la présence d’une tumeur cérébrale.

Par ailleurs, on peut observer des symptômes associés à l’aphasie de Broca parmi les symptômes des maladies neurodégénératives :

  • Aphasie progressive primaire non-fluide : il s’agit d’une détérioration progressive du langage. Au début de son évolution, la personne APP non-fluide ne présente pas d’autres signes de démences. On la remarque à cause d’un manque de fluidité de l’expression ainsi que la présence d’agrammatisme et d’anomie.
  • Maladie d’Alzheimer : en plus des symptômes typiques de la détérioration cognitive produite par cette maladie (déficit de la mémoire et de l’attention, désorientation, etc.), la personne qui souffre de la maladie d’Alzheimer montre une réduction du langage spontané et une anomie. Elle utilise des mots génériques, tourne autour du pot (en exprimant quelque chose avec longueur au lieu d’utiliser une façon plus brève de le dire).
  • Maladie de Parkinson : on observe une diminution de la fluidité verbale, pauvre en complexité syntaxique et parfois un agrammatisme.

Réhabilitation de l’aphasie de Broca

La réhabilitation ou la récupération des capacités dans les cas d’aphasie de Broca va dépendre de la sévérité initiale des symptômes. Lors de la phase initiale des troubles cognitifs, on peut obtenir une récupération spontanée et une réorganisation de certaines zones du cerveau, afin de compenser les déficits. À partir de là, on peut commencer le processus de réhabilitation, qui sera marqué des objectifs suivants :

  • Améliorer les habiletés du langage oral et écrit
  • Faciliter la participation dans la communication quotidienne
  • Obtenir une communication efficace, bien qu’il s’agisse d’un style de langage plus simplifié
  • Améliorer la qualité de vie du patient

La réhabilitation de l’aphasie de Broca est principalement le travail du logopédiste (professionnel qui traite les troubles du langage). Le neuropsychologue joue également un rôle fondamental dans ce processus, en aidant le logopédiste à faire son travail et en travaillant sur le reste des zones cognitives qui peuvent aider à la récupération de la capacité linguistique (mémoire, attention et fonction exécutives). Le degré et le taux de récupération varient selon les différentes facettes du langage : il semblerait que la compréhension et la répétition se récupèrent plus facilement que la dénomination et la fluidité. En fonction des déficits linguistiques de la personne, on élabore un plan d’intervention spécifique, qui contiendra des tâches telles que :

  • Stimulation neuropsychologique basique (mémoire, attention, fonctions exécutives, raisonnement, calculs, etc.).
  • Activités de dénomination afin d’améliorer l’anomie, grâce à l’utilisation de clés facilitatrices de type phonologique (première lettre du mot par exemple) et sémantique (catégorie à laquelle appartient le mot cherché).
  • Entraînement à la construction de phrases.
  • Augmenter la longueur des expressions. Commencer par un élément et aller en augmentant à deux, puis trois, etc.

Ces tâches sont des exemples du travail qui peuvent être réalisé afin de récupérer les capacités d’une personne qui souffre d’aphasie. Le plus important n’est pas de classifier l’aphasie dans une catégorie, mais de détecter les capacités non-préservées de la personne afin de pouvoir travailler sur ces dernières en s’appuyant sur celle qui sont restées intactes.

“Source : Natalia Pasquín Mora, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychogériatrie et en neuropsychologie.”

Comment mémoriser plus vite : 8 méthodes infaillibles pour améliorer sa mémoire

Comment mémoriser plus vite ? La capacité à mémoriser est fondamentale : elle nous permet de réussir nos études, de réaliser notre travail et nous aide dans presque toutes nos tâches quotidiennes. Certaines personnes ont la chance d’avoir des facilités innées pour mémoriser les choses, d’autres non. Mais si vous faites partie du second groupe, ne vous inquiétez pas : il est possible de développer sa mémoire si on l’entraîne correctement. Découvrez dans cet article comment améliorer sa mémoire !

Grâce à l’entraînement cérébral et à l’utilisation de techniques de mémorisation, vous ferez de votre cerveau votre meilleur allié. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous invite à découvrir les dernières recherches sur la capacité de mémorisation, ainsi que certaines méthodes de mémorisation qui vous aideront à mémoriser plus vite. Êtes-vous prêts ? On y va !

Comment mémoriser plus vite et améliorer sa mémoire

Pour commencer, il faut comprendre que la mémoire est une construction complexe qui fait partie de nos capacités cognitives. De cette façon, le terme de mémoire ne peut pas être compris sans l’ensemble des capacités qui la composent. La mémoire est une construction de plusieurs fonctions cérébrales qui se complètent et interagissent entre elles.

Les éléments comme la mémoire verbale, la capacité de dénomination, la mémoire visuelle, la mémoire auditive, la mémoire de travail, la mémoire contextuelle, l’attention partagée, la mémoire sélective, la mémoire volontaire, la concentration et la planification sont fondamentales pour le bon fonctionnement de notre mémoire en général.

Chaque personne est unique, et chacun possède ses propres processus de mémorisation. Certaines personnes sont capables de retenir une information simplement après l’avoir entendue à la radio. D’autres, au contraire, préfèrent écrire l’information dont ils souhaitent se rappeler, ou encore la répéter à voix haute. D’autres encore optent pour des schémas de couleur pour aider à graver les informations dans leur mémoire. Et vous ?

La première étape pour apprendre à mémoriser plus vite est de découvrir et définir quel est votre type de mémoire. Il s’agit de détecter quels sont vos points forts lorsque vous mémorisez quelque chose, afin d’utiliser la technique de mémorisation la plus adaptée à votre type de mémoire. Aimez-vous écrire les choses pour les retenir ou êtes-vous plutôt du style à faire des allers et retours dans le salon en répétant à voix haute ce que vous souhaitez apprendre ?

“La mémoire est la sentinelle du cerveau” William Shakespeare.

Il existe autant de styles de mémoire que d’individus. Certains enregistrent les choses qu’ils souhaitent retenir (en les lisant à voix haute par exemple) puis écoutent l’enregistrement en boucle pendant leurs activités quotidiennes. Ces personnes ont une mémoire auditive.

Les meilleures méthodes pour mémoriser plus vite

Même s’il n’y a pas de méthode universelle pour mémoriser plus vite car la mémoire de chacun fonctionne de manière différente, il existe tout de même une série de méthodes approuvées scientifiquement qui aident à augmenter la capacité de mémorisation.

La concentration est un élément crucial pour mémoriser plus vite. Si vous souhaitez améliorer votre concentration, nous vous invitons à lire l’article suivant : Jeux de concentration mentale : 10 exercices indispensables pour votre quotidien.

Il convient de mentionner qu’une alimentation saine et équilibrée, sans excès, aide notre cerveau et donc également notre mémoire. Découvrez comment notre alimentation affecte notre cerveau et quelles sont les vitamines qui permettent d’augmenter notre capacité cérébrale et où les trouver.

Comment mémoriser plus vite : 8 méthodes efficaces pour améliorer sa mémoire

Méthode 1 : Le jouet extraterrestre

Une étude publiée dans la revue Psychological Science montre que deux chercheurs semblent avoir découvert une méthode efficace pour augmenter la capacité de mémorisation. Ils ont misé sur … le jouet extraterrestre.

Ces chercheurs ont réalisé une étude de terrain dans une cafétéria des États-Unis d’Amérique en donnant à la moitié des clients un bon de réduction pour une prochaine consommation dans les jours suivants. À la moitié d’entre eux ils ont dit qu’un jouet du film de Toy Story, l’extraterrestre à trois yeux, serait disposé sur la caisse de paiement. Ils ont simplement donné les bons de réduction à l’autre moitié sans leur dire rien de plus

Ils furent surpris de constater que les clients auxquels ils avaient mentionné le jouet extraterrestre avaient utilisé bien davantage leur bon de réduction que les autres.

Cette expérience montre qu’une bonne méthode pour augmenter les capacités de mémorisation est l’utilisation des rappels par association.

Comment utiliser ces résultats pour augmenter sa mémoire dans la vie quotidienne ?

Les chercheurs vous encouragent à jouer avec toute stimulation significative : une odeur, une image, un son… (rappelez-vous de vos points forts !). Faites une association entre ce que dont vous souhaitez vous souvenir et la stimulation. Plus la stimulation sera inhabituelle, meilleurs seront les résultats.

Vous pouvez donc oublier les vieilles méthodes et arrêter de vous écrire dans la main, stopper les alarmes de votre téléphone et enlever les mille et un post-it qui recouvrent votre bureau.

Oserez-vous essayer ?

Méthode 2 : la technique du Chunking pour mémoriser plus vite

La technique du Chunking (technique des groupes) consiste à mémoriser en petites parties des informations plus complexes. Elle est spécialement utile pour la mémorisation de numéros – moins pour les concepts plus complexes ou les textes.

En regroupant visuellement des numéros, cela rendra plus facile leur mémorisation.

Exemple : le numéro de la Maison Blanche est optimisé pour être mémoriser en groupe, étant le Chunking des numéros 202, 456 et 1111, au lieu d’un seul numéro plus complexe : 2’024’561’111

Méthode 3 : la technique de l’enchaînement pour mémoriser plus vite

Quand vous devez mémoriser une série de concepts qui n’ont rien les uns avec les autres, cette technique est idéale.

Elle consiste à regrouper des concepts très différents entre eux en formant une phrase, de façon qu’en mémorisant cette phrase vous pouvez retenir chacun de ces concepts sans en oublier un seul.

Note : Plus la phrase est étrange, plus vous la retiendrez facilement.

Méthode 4 : la technique de mémorisation par classement pour mémoriser plus vite

Cette technique consiste à classer l’information à retenir afin de la mémoriser plus vite.

Exemple : si vous devez apprendre la liste des pays de l’Union Européenne, vous pouvez les classer par groupe de pays avec les pays scandinaves, les pays slaves, les pays méditerranéens, etc…

Méthode 5 : les moyens mnémotechniques pour mémoriser plus vite

Un moyen mnémotechnique consiste à former un mot avec les initiales ou les premières syllabes de ce que l’on souhaite mémoriser. C’est une technique idéale pour mémoriser une liste de mots.

Exemple : si vous devez mémoriser la liste des courses, qui contient du SUcre, du PERsil, de la MARgarine et du fromage de CHÈvre, vous pourrez mémoriser facilement les mots SUPER MARCHÉ.

Cela vous évitera de tourner en rond dans les rayons du super marché.

Méthode 6 : technique de la répétition pour mémoriser plus vite

Répétez ce que vous devez mémoriser. Jusqu’à ce que vous n’en puissiez plus.

Cette technique est spécialement utile si vous avez des difficultés à vous rappelez des noms des personnes que l’on vient de vous présenter.

Par exemple : si vous avez des difficultés pour retenir les noms lors d’une fête dans laquelle on vous présente 7 personnes en 10 minutes, la clé consiste à répéter le nom de la personne lorsque l’on vous la présente en regardant son visage. “Enchanté Marie” “Et toi Marie, qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” “Que penses-tu de cette fête Marie ?”.

En plus d’aider à retenir les noms, appeler quelqu’un par son nom peut aider à créer un lien car la personne est consciente que vous vous intéressez à elle.

Une autre technique assez curieuse pour mémoriser un mot court ou un nom est de le répéter 3 fois en bougeant votre tête. C’est à dire en tournant votre tête de gauche à droite pendant que vous vous répétez le nom. Par contre, si on vous expulse de la fête à ce moment-là, nous ne sommes pas responsables 😉

Méthode 7 : la technique des répétitions espacée pour mémoriser plus vite

Lorsque nous apprenons quelque chose de nouveau, nous le mémorisons parfaitement durant un très court instant, puis rapidement, nous commençons à l’oublier, le montre la courbe d’Ebbinghaus.

La technique des répétitions espacées consiste à répéter le contenu que l’on souhaite apprendre lorsque nous l’avons déjà partiellement oublié. Cela permet de “relancer” notre mémoire et l’information restera plus facilement et durablement gravée dans notre cerveau. L’idéal est de réétudier juste avant d’oublier ce que vous avez appris, au moment ou l’information commence à disparaître de votre mémoire. Il faut donc répéter ce que l’on souhaite mémoriser en laissant passer chaque fois un peu plus de temps entre chaque répétition.

Pour gagner du temps et de l’énergie, ne repassez pas les contenus que vous connaissez déjà ou que vous n’avez pas encore oublié. Il convient de classer ce que vous souhaitez apprendre en plusieurs groupes, entre appris, à apprendre ou à revoir.

Méthode 8 : Entraîner sa mémoire avec Cognifit pour mémoriser plus vite

Il existe une importante différence entre les jeux de mémoire gratuits, qui n’évaluent pas et n’entraînent pas votre mémoire active, et les jeux cérébraux conçus par des scientifiques et qui, eux, sont efficaces.

Il est également important qu’un programme entraîne les différents types de mémoires et non uniquement l’une d’entre elle.

CogniFit est le programme leader en évaluation cognitive et en stimulation cérébrale. Ce programme est validé par la communauté scientifique et est utilisé par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. CogniFit permet de mesurer et d’entraîner de manière professionnelle et fiable la capacité de concentration, le niveau d’attention et beaucoup d’autres capacités cognitives fondamentales dans les processus de la mémoire.

Les exercices de mémoire CogniFit sont disponibles en ligne pour que vous puissiez découvrir immédiatement votre niveau cognitif actuel.

Entraînez votre cerveau et mémoriser plus vite grâce à CogniFit

Après que vous ayez réalisé les jeux de mémoire, CogniFit vous montrera un graphique contenant vos résultats et votre évolution. En plus d’entraîner et d’augmenter votre mémoire, vous travaillerez beaucoup d’autres capacités cognitives.

Si vous souhaitez apprendre à mémoriser plus vite, entraînez votre mémoire avec Cognifit.

Lancez-vous et acceptez le défi Cognifit !

Par ailleurs, si vous souhaitez approfondir le sujet, nous vous recommandons de lire l’article : Comment devenir plus intelligent : 10 techniques dont on ne vous a jamais parlé.

“Revivez vos souvenirs et laissez-vous émerveiller” Jack Kerouac.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous permettra de mémoriser plus vite tout ce que vous désirez mémoriser ! N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Myopathie de Duchenne : un corps qui se paralyse lentement

La myopathie de Duchenne est une maladie rare qui affecte les muscles de l’organisme de façon progressive. Elle serait due à une mutation, une modification d’un gène particulier que l’on retrouve sur le chromosome « X ». En plus des solutions proposées pour accompagner le malade dans sa souffrance, de nouvelles recherches sont actuellement menées afin de trouver, à termes, une solution permettant de stopper radicalement l’évolution de cette maladie. De quelle manière la myopathie de Duchenne se manifeste-elle ? Pourquoi s’étend-elle au corps entier ? Si vous souhaitez pouvoir répondre à ces questions, je vous invite à lire cet article.

Myopathie de Duchenne

Le muscle : origine du mouvement

Un mouvement, une respiration, un battement de cœur… Voilà le travail de nos muscles. Au nombre de 640 et répartis dans tout notre corps à la manière d’une enveloppe, ils nous permettent de bouger, de se déplacer, de respirer, de digérer… De vivre ! Mais qu’est-ce qu’un muscle ?

Un muscle est un organe irrigué (relié à des vaisseaux sanguins qui le nourrissent) ayant la propriété de se contracter à la suite d’une stimulation nerveuse. Cela lui confère de nombreux rôles au sein de notre organisme. Nous avons pris soin de les différencier en 3 catégories, chacune associée à un type de muscle particulier :

  • Muscle lisse

Les muscles lisses se contractent sans qu’on leur donne l’ordre de le faire. Ils sont utiles dans la digestion par exemple. Pour vous le représenter, imaginez un tuyau d’arrosage. L’eau passant dans le tuyau représenterait les aliments en digestion, et le tuyau lui-même représenterait les intestins. Maintenant, imaginez que de l’eau stagne au milieu du tuyau : les aliments sont présents dans les intestins. Comment les faire avancer ?

Pour cela, rien de plus simple : votre corps a tout prévu. Autour du tuyau se trouve une couche fine : le muscle. Sans que vous ne vous en rendiez compte, celui-ci va se contracter légèrement, d’une manière particulière. Essayez de placer un objet dans un tuyau souple. Pour le faire avancer, vous allez devoir appuyer, à l’aide de vos doigts, au niveau d’une extrémité de cet objet. Les muscles lisses fonctionnent de la même façon !

  • Muscle squelettique

Ici, les muscles squelettique ne ressemblent en rien aux muscles lisses car ils sont reliés à des os, grâce à des tendons. De plus, ces muscles sont contrôlables, et sont donc utilisés lors des mouvements volontaires de notre corps. Attraper un objet ? Sauter ? Tourner la tête ? Tous ces mouvements font appel aux muscles squelettiques.

Pour fonctionner, ces muscles fonctionnent au moins par paire, et utilisent un ensemble de neurones. Pour plier un membre (ex : bras), le muscle (ex : biceps) se contracte grâce à une stimulation nerveuse, en même temps que le muscle opposé se détend (ex : triceps). Dans le cas où le muscle opposé ne se détendrait pas, le membre serait incapable de bouger : il serait paralysé.

  • Muscle cardiaque

Le muscle cardiaque est particulier. En effet, il reprend à la fois l’organisation des muscles squelettiques et des muscles lisses. Dans son fonctionnement, le muscle cardiaque est semblable au muscle lisse car sa fréquence de contraction est gérée involontairement. Dans son organisation, les cellules musculaires cardiaques ressemblent fortement à celles du muscles squelettique.

Organisation des cellules musculaires en bonne santé

Il existe donc plusieurs formes de muscles dans notre corps. Mais comment sont-ils construits ?

Cellule musculaire lisse

Les cellules musculaires lisses sont des cellules plates possédant un noyau allongé en leur milieu, accolées contre les parois d’un organe creux (ex : intestins, comme expliqué plus haut). Elles sont recouvertes d’actine et de myosine (myofilaments), des protéines donnant à la cellule la capacité de se contracter.

Lorsque les cellules sont activées, les filaments de myosine glissent sur ceux de l’actine de manière à effacer la strie I (voir schéma suivant) : la cellule se contracte. Dans le cas où un réseau de cellules musculaires lisses est retrouvé autour de l’œsophage ou des intestins, la contraction de ces cellules entraine le rétrécissement du conduit. C’est ainsi que les aliments descendent petit à petit de la bouche à l’estomac, de l’estomac à l’anus (cf. Muscle lisse).

Cellule musculaire squelettique

La cellule musculaire squelettique est également composée de myofilaments qui donnent au muscle la capacité de se contracter. Cependant, l’organisation et la forme du muscle squelettique sont différents des cellules musculaires lisses :

  • Les myofilaments sont organisés de façon à former des sarcomères. Au microscope, les myofilaments laissent voir des stries ;
  • Les sarcomères sont mis les uns à la suite des autres, et sont regroupés par paquets que l’on nomme myofibrilles ;
  • Les myofibrilles sont également regroupées pour former cette fois-ci des myocytes ou fibres musculaires, les cellules du muscle. Chacun de ces myocytes est entouré par une sorte de membrane ;
  • Les myocytes sont rassemblés en un faisceau de fibres musculaires ;
  • Enfin, les faisceaux de fibres forment le muscle.
Ici, l’actine et la myosine sont contenues dans de longues cellules possédant plusieurs noyaux. Leur activation contracte le muscle et nous permet donc de bouger.

Une organisation commune des myofilaments

Les deux types de cellules musculaires que nous venons de voir possèdent des sarcomères : assemblages spécifiques des myofilaments d’actine et de myosine.

Associé à ces sarcomères, on retrouve un assemblage de protéines (un complexe de protéines) dont le rôle est de maintenir les myofilaments en place : on parle d’un rôle de soutien. La présence de chaque protéine est primordiale, car si l’une d’entre elles manque à l’appel, le complexe pourrait ne pas remplir sa fonction. La cellule serait désordonnée.

La dystrophine est présente dans le complexe. Cette protéine maintient une certaine distance de sécurité entre l’actine et la membrane de la cellule musculaire afin d’assurer une bonne contraction du muscle sans que cela ne l’abîme.

Cependant, il arrive que la dystrophine soit inutilisable, comme dans le cas d’une mutation génétique par exemple.

La myopathie de Duchenne, ou dystrophie musculaire de Duchenne (DMD)

La myopathie de Duchenne, ou dystrophie musculaire de Duchenne, a été décrite pour la première fois en 1860. Elle est une maladie génétique récessive rare et grave due à la mutation d’un gène particulier sur le chromosome X.

Une maladie génétique récessive

Les informations génétiques qui codent le fonctionnement et la composition de notre corps (deux oreilles, yeux bleus…) se trouvent dans le noyau de nos cellules. Plus précisément, elles sont réparties sur 23 paires de chromosomes dont la dernière paire détermine notre sexe biologique. Ainsi, si la cellule comprend deux chromosomes X à ce niveau-là, la cellule correspond à celle d’une personne de sexe féminin. Si par contre la cellule comprend un chromosome X et un chromosome Y, la cellule appartient à une personne de sexe masculin.

La myopathie de Duchenne est une maladie génétique récessive. Autrement dit, pour exprimer tous les symptômes de la maladie, tous les chromosomes X en possession de la personne doivent comporter le gène malade. De cette manière, les garçons sont plus touchés par cette maladie, car un seul chromosome doit être atteint pour que la maladie soit exprimée. On note 1 naissance sur 3500 où le garçon est atteint de la myopathie de Duchenne, soit environ 2500 personnes sont atteintes de cette maladie en France. Les filles aussi peuvent être touchées par cette mutation, mais elles ne représentent qu’un pourcentage infime de la population.

Une mutation sur le chromosome X : altération de la dystrophine

La mutation concerne le gène DMD codant pour la dystrophine. Comme décrit plus haut, la dystrophine est une protéine importante car elle est le support de plusieurs autres protéines dont l’ensemble est nécessaire à la protection du myocyte. Cependant, la dystrophine produite à la suite de cette mutation est beaucoup plus courte que la normale. Repérée par le corps comme défectueuse, elle sera alors détruite.

Ainsi, les cellules musculaires sont dépourvues de dystrophine : les muscles lisses, squelettiques et cardiaques en manquent. A force de contraction la membrane des muscles sera donc abîmée, les myofibrilles désordonnées, entrainant l’altération du myocyte et donc la destruction de la cellule musculaire. Malheureusement, le système du corps réparant les muscles est trop lent pour pouvoir contrer l’évolution de la maladie.

Symptômes de la myopathie de Duchenne

Les cellules contenant normalement de la dystrophine se situent principalement dans les cellules musculaires. Ainsi, l’altération du gène DMD entraine une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles de notre corps. Autrement dit, la myopathie de Duchenne est responsable d’un affaiblissement des muscles d’abord de façon locale, puis de façon générale.

  • On observe les effets de cette maladie génétique rare vers les 3 ans de l’enfant. Celui-ci a des difficultés à marcher, tombe souvent, et se relève difficilement.
  • Ensuite, cet affaiblissement remonte le long des jambes pour atteindre le dos vers la pré-adolescence. Cet évènement oblige la plupart des enfants atteint de la myopathie de Duchenne à se déplacer en fauteuil roulant dès l’âge de 10-12 ans. La poussée de croissance qui suit peut provoquer la formation d’une scoliose importante, allant jusqu’à empêcher les voies respiratoires de fonctionner normalement, et donc facilitant la survenue d’infections pulmonaires.
  • Par la suite, les muscles lisses des intestins, de l’œsophage, mais aussi les muscles cardiaques s’affaiblissent.

La personne a vraiment des difficultés à se maintenir debout et doit donc rester assise ou allongée. Mais ce comportement est à l’origine de conséquences négatives. En effet, la position assise/allongée quasi-permanent affaiblit le corps :

  • Fractures dues à une déminéralisation des os, plus connue sous le terme d’ostéoporose.
  • Problèmes de digestion dus à l’altération des cellules musculaires au niveau des intestins. Le transit ne se fait pas normalement et peut donc être à l’origine d’une constipation.
  • Incontinence due à la dysfonction des muscles “sphincters”. Ces muscles s’apparentent à des portes : si les muscles ne peuvent plus se contracter, les portes ne peuvent plus se fermer. Ici, l’urine est donc libérée involontairement.
  • A la vue de son état, une personne atteinte de myopathie de Duchenne peut également souffrir d’un trouble anxieux, dû au stress de la perte de contrôle de son corps. Elle peut également souffrir de dépression qui peut aussi être dû au manque de dystrophine au niveau du cortex cérébelleux.

Comme on peut le penser, les nombreux effets directs et secondaires n’offrent pas aux personnes atteintes de cette maladie une espérance de vie très longue. Au lieu de vivre 80 ans, âge moyen français, leur durée de vie est limitée entre 25 et 40 ans selon les conditions de vie, le niveau d’altération des muscles et les pratiques utilisées. En effet, certaines approches sont proposées aux patients afin de les soulager. Mais quelles sont les solutions proposées ? Existe-t-il une solution radicale pour guérir de la myopathie de Duchenne ?

Traitements de la myopathie de Duchenne

La myopathie de Duchenne est une maladie génétique héréditaire. De cette manière, il n’existe actuellement pas de solution permettant d’en guérir aujourd’hui. Mais il se pourrait que dans quelques années la thérapie génique réponde à ce désir d’en guérir totalement. Actuellement, plusieurs essais cliniques utilisant la manipulation génétique sont en cours : certains sur des animaux (souris et chiens), d’autres encore sur des humains pour les essais les plus avancés. Les résultats obtenus aujourd’hui sont prometteurs, nous laissant imaginer sans soucis la possibilité future d’utiliser cette technique.

Outre la thérapie génique, les effets secondaires peuvent être traités afin de soulager la vie de la personne et même de la prolonger. Ainsi, elle peut se voir prescrire des médicaments dont les buts sont variés :

  • Réduire les insuffisances cardiaques pour aider le cœur à battre.
  • Réduire les infections respiratoires dues à la scoliose et au manque de muscles opérationnels, normalement utiles pour expulser les bactéries et autres virus.
  • Réduire l’évolution de la maladie sans pour autant la freiner totalement, grâce à l’utilisation de corticoïdes. Il est cependant délicat de les utiliser car ils peuvent aussi être à l’origine d’effets secondaires.
  • Optimiser la fonction musculaire et prévenir le risque de fractures par la kinésithérapie. On peut également l’utiliser afin d’améliorer les fonctions respiratoires. Souvent, une chirurgie est utilisée en complément afin de maintenir la position de ces voies.

Les nombreuses conséquences nécessitent des suivies réguliers de ces personnes atteintes de la myopathie de Duchenne.

Même si la dystrophie musculaire de Duchenne est une maladie génétique rare, de nombreux moyens ont été mis en place afin de soutenir psychologiquement et physiquement les personnes souffrant de cette myopathie, notamment grâce au Téléthon.

Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à regarder cette vidéo :

Vidéo : La myopathie de Duchenne – Avec Fred et Jamy, (source : https://www.youtube.com)

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire cet article jusqu’à la fin. Cette maladie, comme beaucoup d’autres, est dure à vivre. Si vous souhaitez réagir sur ce sujet ou nous faire part de vos sentiments et/ou expériences, n’hésitez pas à écrire un commentaire ! Nous y répondrons avec plaisir.

Sentiment d’appartenance : j’ai vraiment besoin des autres ?

Qu’est-ce que le sentiment d’appartenance ? Pour vivre en tant qu’humain, nous devons satisfaire certains besoins : se nourrir, être en sécurité, et même faire partie d’un groupe. La pyramide de Maslow nous révèle que ce dernier point cité est pour nous un essentiel. En effet, il n’est placé qu’en troisième position. Le lien que nous créons aux groupes de personnes, le sentiment d’appartenance, aurait donc un rôle clef dans notre existence. Émotionnellement positif ou négatif, il détermine notre état psychique. Ainsi, il est la cause de l’importance que nous nous attribuons. Comment se fait-il que nous ayons besoin des autres ? Quelle influence portent-ils sur nous ? Si vous cherchez des réponses à ces questions (et plus encore), je vous invite à lire cet article.

Sentiment d’appartenance : j’ai vraiment besoin des autres ?

Nos besoins selon la pyramide de Maslow

Nous vivons dans un monde où la majorité de nos besoins sont comblés, à tel point que nous avons même tendance à les oublier. Qu’est-ce que la faim ? Pourquoi chercher un sentiment de sécurité ? Pourquoi vivre en groupe ? Nous n’arrivons plus à distinguer nos besoins de nos désir.

Maslow, en 1943, a publié un article (A Theory of Human Motivation) où il expose les différents besoins d’un individu vivant en Occident. Tout ce qui ne pourrait pas se placer dans la “pyramide de Maslow” serait un désir, une option à notre bonheur. Ainsi, vivre en tant qu’individu s’appuierait sur 5 points essentiels, 5 besoins  :

  1. Physiologie 
  2. Sécurité 
  3. Appartenance 
  4. Estime de soi
  5. Accomplissement

Ces 5 besoins ne peuvent être comblés que dans un ordre particulier : du besoin le plus primaire au besoin le plus élaboré ; le besoin d’accomplissement après le besoin physiologique.

Explication de la pyramide de Maslow

Explication de la pyramide de Maslow

Prenons l’exemple d’une personne A, seule, exilée dans un pays dont la culture diffère largement de la sienne, sans rien avoir pris avec elle. Pour se construire, A va devoir combler ses besoins petit à petit, en utilisant un ordre de priorité bien précis : 

Besoin physiologique

A se retrouve seul et désemparé dans ce nouveau pays. Il a marché depuis longtemps et il fatigue. A quoi pense-t-il en premier lieu ? A manger, à boire, à dormir… Le peu de monde qu’il croise ne parle pas sa langue natale. Il est sale, personne ne veut s’approcher de lui par son allure de mendiant. A est prêt à se mettre en danger, à tuer pour assouvir son besoin physiologique, car il tente de survivre.

Besoin de sécurité

A a maintenant trouvé la manière dont il peut survivre. Ses forces le maintiennent en vie. Il peut passer à la deuxième étape : assouvir son besoin de sécurité. A cherche un toit pour se protéger de la pluie, des murs pour se protéger du vent et des animaux, et cherche à se surélever pour ne pas se faire atteindre par les insectes. Il se protège.

Besoin d’appartenance

La base de sécurité est trouvée. A sait qu’à chaque instant où il se sentira en danger il pourra retrouver cet espace de repos. Il cherche alors un groupe de personnes qu’il pourra intégrer. Comme ce groupe sera également son groupe de référence, il lui servira de repère. Toutes les actions qu’il souhaitera entreprendre seront comparées à ce groupe. Comment agir ? Où aller ? Que faire ? A a besoin d’agir comme cette nouvelle société le fait, pour se fondre dans la masse, pour renforcer sa sécurité. Faire partie d’un groupe est important pour l’être humain, car nous sommes des êtres sociaux. Il développera par la suite un sentiment d’appartenance au travers de ce groupe.

Besoin d’estime

Le sentiment d’appartenance va être directement dépendant de l’estime de soi. Si A se sent bien dans le groupe et qu’il a développé un fort sentiment d’appartenance, son estime de lui augmentera. En revanche, s’il ne se sent pas bien dans le groupe mais que son sentiment d’appartenance est élevé, il se sentira mal. Son estime de lui diminuera. A ne quittera ce groupe que dans le cas où le sentiment d’appartenance sera faible, dans le cas où A se sentira totalement détaché du groupe. Il cherchera alors à assouvir son besoin de sécurité : se protéger avant tout.

Besoin de s’accomplir

Dans le cas où l’estime de A augmente, il ressentira le besoin de s’accomplir. Autrement dit, A cherchera à s’épanouir, à apprendre, à méditer…

La réalisation d’un besoin s’appuie donc sur la réalisation du besoin précédent. De ce fait, plus on avance dans la liste des besoins et plus il est difficile de les réaliser. C’est pour cela que l’on parle de “pyramide” de Maslow.

Le groupe d’appartenance

Étant donné que l’humain est un être social, il est évident de se dire que chaque personne fait partie d’un groupe social. Qu’il soit composé de 2, 10 ou 30000 personnes, que ce soit notre famille ou le club de gym, nous faisons partie d’un ou de plusieurs groupes.

Nous ne choisissons pas forcément d’appartenir à ces groupes. Par exemple, nous ne choisissons pas notre groupe familial : ni nos parents ni nos frères et sœurs ont été sélectionnés.

Choix du groupe d’appartenance

D’après la psychologique sociale, chaque groupe social est régit par des règles explicites ou implicites. Par exemple, on retrouvera plus facilement les règles explicites dans des activités sportives, où l’on dicte clairement ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible de faire. En revanche, les règles implicites seront plus facilement retrouvées dans un groupe d’amis, où les codes suivis se sont forgés petit à petit entre les personnes (respecter le temps de parole, adopter un style particulier…).

Les règles constituant ces groupes diffèrent de l’un à l’autre. De cette manière, nous allons pouvoir comparer chaque groupe à nos valeurs et à nos croyances. Puis, une fois trouvé un groupe nous ressemblant, nous cherchons à nous intégrer à lui : il devient le groupe d’appartenance. Ce groupe a une grande influence sur notre vie.

Influence du groupe d’appartenance

Si au départ nous avons choisi de nous rapprocher de ce groupe d’appartenance, il va également nous influencer et participer à la construction de notre identité. Comment agir ? Comment penser ? Pour prendre une décision, nous allons comparer ce que nous voulons à ce que le groupe veut. C’est pour cela que nous observons régulièrement des groupes d’amis se ressemblant comme deux gouttes d’eau : chacun créé son style, ses comportements en fonction du groupe et de ses règles. De cette manière, ils développent et entretiennent leur sentiment d’appartenance.

Sentiment d’appartenance

Au début de notre vie, nous considérons notre groupe familial comme notre groupe d’appartenance. Ce groupe satisfait notre besoin physiologique et de sécurité. Nous nous lions donc à lui en développant un sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance représente “ce qui nous colle au groupe“. Plus ce sentiment d’appartenance sera élevé, plus on sera lié au groupe. A l’inverse, moins on percevra ce sentiment, plus on aura tendance à s’éloigner. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir s’identifier au groupe, car si nos valeurs semblent grandement ressembler au groupe en question, ce sentiment sera plus présent. Il peut également être augmenté par ce qu’il va nous apporter. Par exemple, si le fait de faire partie de tel groupe nous permet de se sentir valorisé et de se sentir “dans le juste”, ce sentiment aura tendance à être renforcé. Dans le cas contraire, nous aurons tendance à nous éloigner du groupe.

Faire partie intégrante d’un groupe nous apporte donc le sentiment d’être accepté et reconnu. Puisque nous faisons partie d’un groupe, c’est que nous sommes un être à part entière qui à le droit de vivre en communauté. Nous allons ainsi nous investir dans ce groupe qui nous apporte tant de confort.

Dans de bonnes conditions, le sentiment d’appartenance peut donc être considéré en tant que support psychologique apportant quelques avantages :

  • Combattre le sentiment de solitude 
  • Accroissement de la motivation et de l’enthousiasme ;
  • Préparation de la personne à combler le besoin suivant (selon la pyramide de Maslow) : l’estime de soi. Un fort sentiment d’appartenance participera à une formation positive de l’estime de soi.

Conséquence du sentiment d’appartenance

Le sentiment d’appartenance est complexe, puisqu’il peut être lié autant à une émotion positive qu’une émotion négative en plus d’être variable en intensité :

  • Fort sentiment d’appartenance avec une émotion positive.

Ce sentiment d’appartenance est le meilleur. En effet, il nous procure la sensation que nous sommes membre à part entière d’un groupe. Nous sommes acceptés pour notre propre valeur et cela nous procure de la joie, du réconfort et surtout de l’assurance. Il est également source de motivation, et nous permet d’être plus efficace socialement ainsi que professionnellement. Autre point important, il participe à l’amélioration de notre estime de nous-même.

  • Faible sentiment d’appartenance avec une émotion positive.

L’émotion ressenti nous procure autant de points positifs que cités dans le point précédent, mais en moins grandes proportions. En effet, le sentiment d’appartenance est ici faible, donc peut être modifié simplement. Le lien au groupe peut être rompu facilement dans le cas d’une dispute ou d’un autre accroc.

  • Fort sentiment d’appartenance avec une émotion négative.

Ce sentiment d’appartenance est le pire. En effet, il nous fait vivre dans un sentiment de mal-être. Il nous est cependant impossible de quitter le groupe dans le sens où nous en sommes très attaché. Dans ce cas présent, nous sommes donc en constante ambivalence. En effet, nous souhaitons garder notre place au sein du groupe, mais il nous apporte majoritairement de la souffrance psychologique, entraînant un sentiment de solitude et même une dépression.

  • Faible sentiment d’appartenance avec une émotion négative.

Ce dernier sentiment d’appartenance est plutôt positif. Il procure, certes, un mal-être et ne nous permet pas de combler le besoin d’estime de soi, mais il nous permet cependant de nous protéger. En effet, l’appartenance au groupe est faible. Il ne nous est donc pas difficile de le quitter pour se préserver. Il nous sera toujours possible de trouver un autre groupe où nous pourrons nous épanouir pleinement !

Le sentiment d’appartenance, lien au groupe d’appartenance, est donc nécessaire à notre développement ainsi qu’à notre bien-être. Ce sentiment social joue un rôle prépondérant dans notre existence, sans quoi nous ne pourrions avancer dans l’accomplissement de nos besoins.

Merci d’avoir porté attention à cet article. N’hésitez pas à le commenter pour dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions ! Nous prendrons plaisir à vous répondre.

Thérapie génique : une solution contre le SIDA

Guérir d’une maladie incurable? Il se pourrait que ce soit possible. Cancer, SIDA, Mucoviscidose, etc. La thérapie génique élabore des solutions depuis plus de 20 ans afin d’apporter une guérison possible aux maladies jusqu’alors incurables. Cette technique est encore jeune, mais les nombreux essais cliniques en cours montrent des résultats favorables et encourageants pour une utilisation future plus généralisée. Le but de la thérapie génique est de prélever une copie de notre propre ADN, de le modifier, puis de le réinjecter dans notre propre corps. Pour en savoir plus au sujet de la thérapie génique, je vous invite à lire cet article.

Thérapie génique : une solution contre le SIDA

La thérapie génique utilise l’ADN

L’ADN, sous la forme d’un chromosome

Au cœur des cellules qui composent notre corps se trouve un noyau, dont le rôle est de protéger notre matériel génétique. Ce matériel est nommé ‘ADN’ (Acide DésoxyriboNucléique), support de l’information génétique. Autrement dit, il recense l’intégralité des informations nécessaires au fonctionnement de notre organisme : la formation et le fonctionnement de nos organes, de nos membres, la création de nouvelles cellules… L’ADN est un ensemble de codes ou de messages nommés “gènes”, qui nous permet de nous construire et de vivre en relation avec notre environnement.

Dans nos cellules, l’ADN est présent sous la forme de chromosomes. Normalement longues de 2 mètres, chaque molécule d’ADN est condensée au maximum pour n’atteindre, au final, plus que quelques micromètres. De cette manière, chaque noyau de nos cellules (hormis les globules rouge) peut contenir 23 paires de chromosomes. Chaque paire recense des fonctions qui lui sont spécifiques.

Pour former un chromosome, une molécule d’ADN doit se condenser d’une façon particulière, suivant un schéma précis :

  • Deux brins d’ADN, contenant des messages différents, s’assemblent grâce à leur complémentarité afin de créer une molécule d’ADN, sous la forme d’une échelle.
  • Cette échelle est tordue : on obtient la formation d’une double hélice.
  • La double hélice est enroulée autour de nucléosomes, un assemblage de protéines, pour former une sorte de collier de perles.
  • Ces colliers de perles sont également enroulés sur eux-mêmes, puis se replient pour former de grandes boucles, qui s’enroulent de même.
  • Enfin, les grandes boucles enroulées se condensent encore une fois pour former ce qu’on appelle un chromosome.

L’ADN, un matériel fragile

Cet extrême condensation de l’ADN permet certes de contenir plusieurs paires de chromosomes au sein d’un même noyau, mais elle permet également de le protéger.

Les codes qui y sont contenus sont composés d’un mélange spécifique de nucléotides : “A” (Adénine), “T” (Thymine), “C” (Cytosine) et “G” (Guanine). Ces nucléotides sont assemblés par triplets que l’on nomme codon, correspondant chacun à un acide aminé particulier (ex : Arg ; Lys). Le gène traduit se manifeste sous la forme de ces acides aminé.

Par exemple, le codon UUC correspond à l’acide aminé “Phénylalaline” (Phe), tandis que le codon UUA correspond à l’acide aminé “Leucine” (Leu). Entre ces deux codons, la différence d’un seul nucléotide est responsable de la production d’un acide aminé différent. Le message porté par les codons n’est alors pas le même.

Il arrive que dans un gène la présence d’un acide aminé soit anormale. Par conséquent, tout le sens du message peut en être modifié, entraînant des répercutions à différents niveaux de notre corps.

Malgré la protection, 3 modifications pouvant intervenir dans l’ADN ont été répertoriées :

  • Insertion : un nucléotide s’ajoute dans le gène, décalant le cadre de lecture. Cette mutation peut être représentée comme suit : le message “AUG CCC UGG UGA” ayant subit une mutation par insertion devient “AUG CCC UGA GUG A”. Ici, le codon UGA est responsable de la fin de la lecture du gène. Dans ce cas, la mutation stoppe la lecture du gène plus tôt que prévu. Il manque un acide aminé : l’intégralité du sens du message porté est changé.
  • Délétion : un nucléotide est supprimé dans le gène. Par exemple, le message “AUG CCC UGG UGA” devient ‘AUG CCC UGU GA”. Ici, il n’existe plus de codon stoppant la lecture du gène. Le message est donc plus long que la normale car trop d’acides aminés vont être lu : l’information transmise est totalement différente.
  • Substitution : un nucléotide est échangé avec un autre. Par exemple, “AUG CCC UGG UGA” devient “AUG CCC UGC UGA”. Ainsi, la signification d’un des codons est modifiée, altérant la qualité du message. Cette mutation peut être plus ou moins grave selon le nucléotide changé, et la place qu’il occupe dans le gène.

Ces 3 mutations différentes peuvent avoir des conséquences notables. En effet, chaque gène est lu lors de la transcription pour être transformé en ARNm, qui est ensuite traduit lors de la traduction dans le but de synthétiser une protéine, porteuse du message final. Si une mutation n’est pas réparée, la protéine normalement exprimée sera absente ou même différente et apportera donc un ordre différent. Ces modifications protéiques sont observées au travers de maladies neurodégénératives comme Alzheimer (modification de la protéine tau).

Cependant, les mutations sont observées par milliers chez chaque individu présent sur cette planète. Certaines restent inoffensives (comme les grains de beauté par exemple), tandis que d’autres sont réparées grâce à des mécanismes spécifiques (système BER par exemple).

La thérapie génique, qu’est-ce que c’est ?

Les mécanismes énoncés (transformation de l’ADN en ARNm, traduction, réparation) sont tous sollicités dans la thérapie génique. Elle offre ainsi aux “condamnés” une porte de sortie, une guérison possible.

La thérapie génique est une technique médicale dont on parle de plus en plus aujourd’hui. Elle vise à contrôler les mécanismes cellulaires naturels grâce à la manipulation génétique d’ADN prélevé dans le corps du patient. De cette manière, elle pourrait soigner des maladies (ou pathologies) dont les causes diffèrent : maladies infectieuses, monogéniques, hématologiques et même cancers. Cette variabilité des causes pathologiques demande plus de travail de la part des cliniciens. En effet, les pathologies et leurs conséquences doivent être connues pour que des mécanismes précis soient repérés, identifiés et sollicités. Ceci permet d’éviter tout risque secondaire.

Vaincre le SIDA (VIH), une maladie infectieuse

Notre corps produit des cellules capables d’identifier des éléments menaçants (antigènes). Lorsque ces cellules rencontrent un antigène, elles l’identifient puis rejoignent un lieu réservé à l’activation de lymphocytes T (LT), spécifiques. Par la suite, les lymphocytes activés migrent jusqu’au lieu où se trouve les antigènes et participent à leur destruction.

Cependant, lorsque le patient est atteint par le VIH (SIDA), les LT spécifiquement activés pour vaincre le virus en deviennent la cible. En effet, celui-ci se sert des LT pour se reproduire, nuisant fatalement à cette cellule. La défense produite par le corps du patient est alors anéantie, laissant cette maladie s’aggraver jusqu’à la mort de la personne.

Les seules médicaments utilisées lors de l’atteinte de cette maladie servent à stopper l’évolution de la maladie. Mais elles ne la guérissent pas pour autant. La thérapie génique est la première à proposer une solution réalisable en plusieurs étapes :

  • Prélèvement d’une cellule souche dans la moelle osseuse, à l’aide d’une ponction. Cette cellule souche est avantageuse dans le sens où elle ne s’est pas encore spécialisée et qu’elle peut donc encore se multiplier. La prélever nous permet de s’assurer que la modification réalisée sera présente en grand nombre et sur le long terme.
  • Insertion d’un gène spécifique. En insérant ce gène, on permet à la cellule de développer une protection contre le VIH. Cette résistance lui laisse tout de même sa capacité de défendre le corps contre les antigènes. Lors d’une attaque du VIH, ces cellules seront aptes à réagir et à défendre le corps jusqu’à sa guérison.
  • Réinjection de la cellule prélevée et modifiée, dans le corps de la personne. Celle-ci, en se multipliant, serait donc à l’origine d’une colonie de LT spécifiques, tous résistants au VIH. Le système immunitaire de la personne peut donc contrer l’attaque.
  •  

Les essais cliniques menés pour la vérification de l’efficacité de ce procédé sont encore en cours. Mais les résultats observés jusqu’ici sont prometteurs, et laissent entrevoir une guérison possible pour la majorité des patients atteints du VIH.

Cette manière de procéder n’est qu’un exemple, montrant de quoi est capable la thérapie génique. Celle-ci peut être utilisée dans le traitement (futur) d’autres types de maladies, où les résultats dans ces essais cliniques sont également encourageants (mucoviscidose, cancer…).

Cependant, on observe certains risques lors de manipulations.

Les risques de la thérapie génique

Utiliser la thérapie génique n’est pas sans risque. Ceci explique l’utilité des essais cliniques et du temps important nécessaire pour les réaliser.

Même si nous connaissons de plus en plus de choses en ce qui concerne la génétique, il persiste une part de mystère. Ainsi, ne la maîtrisant pas, on observe parfois des conséquences, effets secondaires au traitement initial :

  • Multiplication anarchique des cellules : les cliniciens utilisent des cellules souches de l’organisme, afin de les modifier avant de les réinjecter. De nouveau à l’intérieur du corps, ces cellules se multiplient. Mais il arrive parfois qu’un gène de cette cellule soit endommagé : la multiplication cellulaire anarchique induite créé un “cancer”. C’est de cette manière que des leucémies sont survenues lors d’essais cliniques.
  • Mauvaises cibles : il arrive également que les cellules manipulées par les cliniciens puis réinjectées dans le corps, se dirigent vers des organes normalement non ciblés. C’est de cette manière que l’on peut observer des dysfonctions.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle nous enseigne que la thérapie génique doit être considérée avec attention.

Les résultats des essais cliniques utilisant la thérapie génique sont encourageants. Ils offrent une nouvelle voie à la médecine, nous présentent de nouvelles opportunités. Mais elle doit être utilisée avec précaution tant au niveau de la manipulation qu’au niveau éthique. En effet, une telle réussite pourrait bien être utilisée à des fins douteuses.

Merci beaucoup de nous avoir lu jusqu’à la fin. Si vous avez des questions à propos de cet article ou que vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à écrire un commentaire !

Santé, Cerveau & Neurosciences

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