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La théorie de Piaget : les stades du développement cognitif de l’enfant, est-ce que votre enfant se développe selon son âge ?

Comment savoir si votre enfant développe normalement ses capacités cognitives pour son âge ? Comment pensent les enfants, et quelles sont les étapes de leur développement cognitif ? Est-il normal qu’ils commettent des erreurs de langage ou de raisonnement ? La théorie de Piaget explique très bien les différents stades du développement d’un enfant. Découvrez dans cet article si votre enfant évolue selon son âge. Nous dissiperons tous vos doutes !

Théorie de Piaget : stades de développement chez l’enfant

Piaget est un des psychologues les plus connu de l’histoire grâce à ses découvertes sur l’enfance et le développement de l’intelligence chez l’enfant. Il a dédié sa vie à étudier les différents stades de développement et à comprendre comment évoluent nos schémas d’apprentissage, de pensée et de développement cognitif. Cet article explique la théorie de Piaget et décrit les différents stades du développement de l’enfant.

Théorie de Piaget

 Selon la théorie de Piaget, les enfants passent par différents stades spécifiques à leur intellect et à leur capacité de percevoir les relations matures. Ces différents stades du développement infantile sont les mêmes pour tous les enfants, quelque soit leur origine ou leur culture. Seul l’âge peut parfois varier d’un enfant à l’autre.

Il est fréquent que très jeunes, les enfants ne fassent pas preuve d’empathie. Il ont plutôt des pensées égocentriques, en accord avec leur âge et leurs capacités.

Pendant l’enfance, l’enfant “apprend à penser”, c’est à dire à interagir avec le monde qui l’entoure. Il s’agit du développement cognitif naturel. Cela suppose une série de changements évolutifs dans la vie de l’enfant, dont on peut distinguer les différentes étapes durant enfance, depuis leur naissance jusqu’à la préadolescence. Ces étapes, durant lesquelles les enfants développent leurs capacités cognitives, sont actuellement divisées selon “les stades de développement de Piaget”.

Qu’est-ce que la théorie de Piaget ? Jean Piaget (psychologue et biologiste suisse) a réalisé de nombreuses études sur l’enfance. Selon lui, l’enfance est divisée en différents stades. La théorie de Piaget explique les différents stades du développement infantile en fonction de l’âge.

Les stades de Piaget sont un ensemble de faits déterminants dans le processus de développement humain qui apparaissent temporellement, se suivant les uns les autres. Ainsi, le type de langage qu’utilisent les enfants peut être différencié pour chaque tranche d’âge : balbutiement, paroles inventées, pseudo-paroles, parler à la troisième personne en se référant à soi-même, etc. Il en est de même pour le type de pensée (pensées égocentriques, où tout tourne autour de ce que l’enfant voit et croit), ou encore pour les compétences physiques (utilisation des réflexes, marcher à quatre pattes, marcher, courir …). Selon la théorie de Piaget, ce développement cognitif apparaît de façon continue et progressive, autour d’un âge approximatif.

Dans la théorie de Piaget, chaque stade de développement de l’enfant a-t-il lieu à un moment précis ? 

Non, les stades n’apparaissent pas nécessairement à un moment précis. Cependant, on peut dire qu’il existe des périodes durant lesquelles il est plus probable et normal que se développent certaines capacités cognitives. Il est plus facile d’apprendre une compétence définie à l’âge qui normalement lui convient. Pour l’acquisition du langage par exemple, les premiers mots sont appris vers la première année, mais le langage n’est pas bien développé avant l’âge d’environ sept ans (vocabulaire encore très réduit, qui ira en augmentant au fil des années). 

Étapes du développement cognitif de l’enfant selon la théorie de Piaget

Piaget propose quatre stades de développement de l’enfant  :

1- Le stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

2- Le stade préopératoire (enfants de 2-7 ans)

3- Le stade opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

4- Le stade opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans jusqu’à approximativement 19 ans).

 

1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. À ce stade, le développement avance en partant des réflexes innées.

  • Il est connu qu’à cet âge, l’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
  • L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec son propre corps, par exemple, faire du bruit en tapant sur un jouet, jeter un objet, tirer la couverture pour attraper un objet qui se trouve sur celle-ci, etc… À cet âge, les enfants répètent des actions au hasard, en expérimentant à travers de leur propre corps.
  • Premier contact du bébé avec le langage : la première fois qu’un bébé entre en contact avec le langage est dans le ventre de sa maman, pendant les mois de gestations, lorsqu’il entend et se familiarise avec la voix de ses parents. Les recherches démontrent que lors des premiers jours de vie, les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son. Il est surprenant de constater à quel point ils sont déjà habitué au langage, du fait que dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit du langage. De plus, des investigations de Casper et Spence démontrent comment les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
  • Comment communiquent les enfants de 0 à 2 ans ? À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer, car celui-ci ne peut pas émettre d’autres sons (n’étant physiquement pas préparé à le faire). Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de communication. Dans tous les cas, les parents interprètent les rires et les pleurs du bébé, ainsi qu’il existe déjà une première forme de communication non-intentionnelle de la part du bébé. Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ. Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois. À noter également que contrairement à certaines idées reçues, le bilinguisme dans l’enfance ne retarde pas l’acquisition du langage dans l’enfance.

2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)

Deux ans, c’est l’âge de ce que l’on appelle le terrible two, ou crise des deux ans. C’est aussi à cet âge que débute le deuxième stade de développement de la théorie de Piaget. À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.

  • L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge, alors que jusque-là, ses relations étaient uniquement avec les autres membres de la famille.
  • Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ? Bien qu’entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire, les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, ce qui veut dire que l’enfant pense en accord avec ses expériences individuelles, ce qui fait que leurs pensées sont encore assez statiques, intuitifs et qu’elles manquent de logique. C’est pour cela qu’il est assez fréquent qu’un enfant de 6 ans commette des erreurs que cela soit pour interpréter un événement ou pour l’exprimer.
  • Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait normal à cet âge car l’enfant ne comprend pas encore très bien le concept du “moi” qui le sépare du reste du monde.
  • Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
  • Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.

La pensée “égocentrique” selon la théorie de Piaget : Pourquoi les enfants ne sont-ils pas capables de se mettre à la place des autres pendant ce stade de leur développement ? Cela peut être mis en relation avec “la théorie de l’esprit” qui fait référence à la capacité de se mettre dans la tête d’une autre personne, c’est à dire la capacité de se mettre à la place d’autrui. Les enfants ne développent pas cette habileté cognitive avant les 4 ou 5 ans. C’est pour cela qu’un enfant pense que “les autres voient et pensent comme lui”. Cette théorie nous aide à expliquer pourquoi les enfants ne savent pas mentir ni utiliser l’ironie jusqu’à l’âge de 5 ans.

Chacune de ces limitations du stade préopératoire sera dépassée après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.

3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

Dans cet avant-dernier stade de la théorie de Piaget, les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en situations concrètes. Dans ce stade les enfants sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant la logique, comme par exemple pour réaliser des opérations mathématiques. Par contre, bien qu’ils aient beaucoup progressé par rapport à leur période prélogique, dans ce stade du développement cognitif ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines limitations : l’ici et le maintenant leur parait plus facile. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite, c’est à dire qu’appliquer leurs connaissances sur un thème qu’ils ne connaissent pas leur est encore compliqué.

4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans et plus)

  • Ce dernier stade se caractérise déjà par l’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le raisonnement abstrait.
  • La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est, comme le signale Piaget, la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses sur un sujet qu’ils ne connaissent pas de manière concrète.
  • Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes comme dans les stades précédents.
Stade de développement infantile de la théorie de Piaget

Retard dans le développement de mon enfant, devez-vous vous préoccuper ?

  • Dans un premier temps, patience, il est vrai qu’il y a des périodes sensibles pour l’acquisition du langage, tout comme pour d’autres habiletés (motrices, cognitives, de lecture, etc…). Mais selon la théorie de Piaget, il ne faut pas oublier que tout est un processus continu, qui avance peu à peu et que n’importe quel enfant peut tarder un peu plus pour apprendre quelque chose, ou être un peu plus prématuré. Bien que cela ne soit qu’un résumé de la théorie de Piaget et de ses différents stades de développement de l’enfant, il faut dire que ces données sont approximatives par rapport à l’âge, afin de nous faire une idée. Parfois certains enfants tardent un peu plus pour acquérir une habileté et ensuite se développent sans aucune difficulté.
  • Dans d’autres occasions, par exemple au moment de la scolarisation, si après qu’un bon moment ai passé l’enfant a toujours des problèmes dans sa communication avec les autres, et que cela se traduit par le fait qu’il ait des difficultés pour jouer avec eux, pour apprendre à évoluer, pour acquérir de nouvelles connaissances, ou qu’il fait les choses d’une manière vraiment très différentes des autres enfants, il est conseillé de l’emmener voir un spécialiste (un psychologue à l’école ou en dehors, et un pédiatre afin qu’il puisse vous orienter).
  • Finalement, si l’enfant n’a aucun problème ni pathologie et qu’il tarde tout de même plus que les autres dans certains domaines, il faudra alors le stimuler à la maison et à l’école avec l’aide dont vous aurez besoin. Découvrez comment prendre soin du cerveau d’un enfant. Mais cela ne doit surtout pas vous faire paniquer si votre enfant tarde un peu plus, ou a des difficultés passagères à un moment ou à un autre, ou si son développement ne correspond pas exactement avec celui de la théorie de Piaget. Cela ne veut pas dire que plus tard votre enfant aura des problèmes pour développer ses habiletés cognitives, avec de l’aide et les efforts nécessaires, tout est possible.
  • Rappelez-vous qu’un enfant de 3 ans ne sait pas mentir (à partir de là, on peut dire que les enfants disent toujours la vérité), celui-ci ne peut que nous donner un petit bout de sa manière de voir le monde, de son propre point de vue. Ainsi, il faut essayer de comprendre que ce ne sont pas des adultes, qu’ils sont en train d’apprendre et de se développer dans un monde dans lequel ils deviennent de plus en plus indépendants, et que depuis leur naissance ils avancent à pas de géants et passent chaque étape pour apprendre quelque chose de nouveau, et que nous les adultes, nous devons apprendre le plus possible sur leur monde afin de les aider à avancer et à surpasser tous les obstacles.

La théorie de Piaget, en plus d’expliquer les différents stades du développement de l’enfant d’une manière très complète, décrit également la magie des enfants, avec leur pensée égocentrique, leur curiosité pour le monde qui les entoure et leur innocence, et cela nous donne à réfléchir au fait que c’est nous les adultes qui devons apprendre à comprendre les enfants, à les soutenir, à les stimuler, à développer leur créativité et leur imagination et à profiter d’eux à chaque étape de leur développement.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Terrible two : manuel pratique pour gérer les caprices et les colères des 2-3 ans.

 Votre enfant se met à crier et pique des colères à chaque fois que vous lui interdisez quelque chose ? Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” touche les enfants aux alentours de 24 mois et transforme nos angelots en de petites créatures histériques. Vous essuyez des “Je ne veux pas dormir !” à l’heure du coucher, des “J’aime pas” à chaque repas, des “Moi toute seule” pour traverser la rue, des “C’est à moi ” quand un autre enfant s’approche de ses jouets, etc. Votre enfant demande les choses en criant, il proteste, s’énerve, vous défie, pleure incontrolablement, frappe les autres, est têtu et n’obéit pas. Lorsque vous lui empêchez de faire quelque chose, c’est le caprice assuré. “Au secours !” avez-vous envie de crier à votre tour. Mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul(e)s. Alejandra Salazar, psychologue clinique spécialiste de l’intervention chez les enfants a développé un manuel complet pour nous aider à mieux comprendre le comportement de nos enfants. Il est possible de gérer avec succès les caprices et les crises de colères chez les enfants entre 2 et 3 ans. Découvrez dans cet article des stratégies et des techniques qui vous aideront à garder le contrôle sur les situations conflictuelles. 

Caprices et crises de colère – Terrible two

Manuel complet pour les pères et les mères: Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” est une étape que traversent tous les enfants entre 2 et 3 ans. Il s’arrête en pleine rue, se roulent par terre dans une mer de larmes, se confrontent à leurs parents et affrontent les autres enfants au parc.

C’est qu’à partir de deux ans, les enfants cherchent les limites, essaient de conquérir leur indépendance, de connaître le monde. On a l’impression qu’ils se développent à pas de géant. Passer du stade de bébé à celui d’enfant n’est pas simple. Le terrible two, ou crise des deux ans, participe de ce processus. Soudain, les enfants vous comprennent lorsque vous leur parlez, ils vous échappent lorsqu’ils courent, ils donnent leur avis, se rendent compte qu’ils sont capables de choisir et de faire des choses seuls.

Dans cet article, vous découvrirez les changements que vit le petit durant cette étape. Armez-vous de patience et préparez-vous à comprendre votre enfant et à l’accompagner dans ce changement. Cette étape de croissance est souvent compliquée pour les parents. Dans cet article, vous apprendrez des techniques et des conseils pratiques que vous pourrez appliquer dans des situations concrètes.  

Terrible Two : Règles basiques pour la discipline de notre enfant

Il est normal que les caprices, les crises de colère et la sensation de perte de contrôle soient la source de stress et d’anxiété pour les parents. Souvent, nos enfants nous poussent à bout et il est difficile de garder notre calme. Nous avons parfois envie de crier plus fort que lui pour gagner la bataille. Pourtant, contrôler vos propres émotions sera la seule chose qui vous aidera à gagner. Dans la relation avec votre enfant, l’adulte, c’est vous.

Éduquer un enfant est une grande responsabilité. Nous avons la sensation que nous n’avons pas le droit à l’erreur, que si nous échouons dans certaines de nos responsabilités, cela aura des conséquences tout au long de la vie de nos enfants. Rassurez-vous, ces pensées sont normales. Mais il parfois bon de prendre du recul et de nous rappeler que nous sommes humains et que l’erreur fait partie de la vie.

Dans cet article, nous allons passer en revue les comportements les plus fréquents chez les enfants de 2 à 3 ans et détailler les stratégies pour les gérer de façon efficace. Avant tout, il importe d’évoquer certaines règles fondamentales que nous devons toujours avoir à l’esprit lorsqu’il s’agit de faire respecter la discipline à nos enfants.

  1. Nous avons chacun notre part de responsabilités. Dès le plus jeune âge, nous devons faire comprendre à notre enfant que sa contribution est importante. Lorsqu’il range ses jouets ou aide à mettre la table par exemple. En collaborant, l’enfant se sent utile à l’intérieur de la famille et cela aide à réduire le fait de vouloir attirer l’attention, typique du “terrible two” (caprices, crises de colères, refus, etc.)
  2. Le respect est mutuel. Il est important de donner un bon exemple à vos enfants, et ce depuis le plus jeune âge. Si votre enfant veut vous dire quelque chose, interrompez ce que vous êtes en train de faire et portez-lui de l’attention. De cette façon, vous pourrez vous aussi plus tard exiger de lui ce qu’il a appris à travers vous.
  3. Apprenez leur que la vie n’est pas toujours juste. Attendre son tour, partager ses jouets, être déçu, etc. Les situations qui peuvent être à l’origine du mal-être de nos enfants nous causent de la douleur. Cependant, il a été montré que s’ils n’expérimentent pas ce genre de situations, les enfants ne peuvent pas développer les aptitudes psychologiques essentielles à leur bonheur, ni apprendre à repousser correctement la satisfaction. Lorsque nous commettons une erreur en tant que parents, nous devons demander pardon à notre enfant. De cette façon, il apprendra que faire une erreur n’est pas grave et il sera capable de pardonner dans le futur.
  4. La constance est la clé. Être constant et ferme en ce qui concerne les règles que vous établissez est très important. Cela lui apprend que vous avez des attentes envers lui, et que ces attentes se maintiennent dans le temps. Cela permet de construire une structure sûre et permet l’adaptation aux normes de la société.  

Maintenant que nous connaissons ces règles générales quant à la discipline de nos enfants, nous allons rentrer dans le détail des situations les plus communes qui ont lieu durant le terrible two, ou la crise des deux ans. Apprenez à gérer les crises de colère et à stimuler les capacités cognitives des enfants.

Terrible Two : crises de colère et caprices chez les enfants de 2-3 ans

Mon enfant communique et demande les choses en pleurant ou en criant

Demander les choses en criant ou en pleurant est très fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est précisément pur cela que l’on appelle cette période le “terrible two” ou “crise des deux ans”.

À cet âge, les enfants utilisent souvent les pleurs, les crises de colère et les caprices pour communiquer. Cela se passe généralement lorsque l’enfant veut quelque chose qu’il ne peut pas avoir : le jouet d’un autre enfant, monter à la balançoire alors qu’il n’y arrive pas ou qu’elle est déjà occupée par un autre enfant, ne pas arriver à changer de programme de télévision, etc. 

On considère que dans ce type de colère, l’enfant cherche à attirer l’attention de l’adulte.  Quand l’enfant commence à tout demander en criant ou en pleurant, cela peut nous irriter et nous amener à crier nous mêmes pour lui demander d’arrêter. Il est aussi possible que, pour faire stopper ses pleurs et ses cris, nous lui donnions ce qu’il réclame. 

Voici les normes qu’il convient de respecter dans ces situations, et ce indépendamment de la raison qui a provoqué cette conduite :  

1- Ne pas céder :

Si votre enfant crie ou pleure parce qu’il veut quelque chose, il est important de ne pas le lui donner. En lui donnant, vous le renforceriez dans le fait de s’exprimer de cette façon, puisqu’il a pu obtenir ce qu’il a voulu. Si cela arrive dans un lieu public, soyez fermes et ne cédez pas. Ne cédez pas sous la pression des regard et des commentaires des personnes présentes. L’éducation de votre enfant est de votre ressort, et personne n’est en droit de vous faire de remarques à ce sujet

2- Calmer : 

Quand l’enfant commence à crier et pleurer, parlez-lui d’une voix douce mais ferme et dites-lui “Je ne peux pas t’écouter si tu me le demandes de cette façon. Quand tu te seras un peu calmé, tu m’expliqueras ce qui est arrivé ou ce que tu veux”. Cela paraît facile, mais sur le coup, nous avons parfois tendance à donner à l’enfant ce qu’il demande. Toutefois, si nous prenons le temps de parler avec lui et attendons qu’il se calme, il pourra nous expliquer ce qui lui arrive.

3- Écouter et expliquer :

Une fois que votre enfant s’est calmé, il vous racontera ce qui s’est passé. Il est important de s’accroupir à sa hauteur pour qu’il vous voie et soit bien sûr que vous l’écoutez et lui portez toute votre attention. Dans le cas où vous ne pouvez pas lui donner ce qu’il demande, expliquez-lui pourquoi avec des mots simples et dirigez son attention vers une autre activité ou une autre situation. S’il commence à crier ou pleurer, répétez l’étape antérieure.

4- Analyser la cause :

Une des choses les plus importantes que nous devons faire en tant que parents est analyser si nous agissons correctement. Ce type de colères chez les enfants a généralement lieu car nous ne leur portons pas assez d’attention. Passons nous trop de temps sur notre téléphone ? L’enfant se sent-il supplanté par l’arrivée d’un frère ou d’une soeur ? Passons-nous assez de temps avec lui ?, etc.

5- Se coordonner :

D’autres adultes s’occupent de notre enfant : personnel scolaire, baby-sitter, grands-parents, etc. Il est important que nous soyons tous sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le fait de ne pas céder. Si un adulte cède à ses colères, l’enfant essaiera cette même technique avec les autres et il sera plus difficile d’éliminer ce comportement.

Mon enfant pleure et ne supporte pas qu’on lui refuse quelque chose. Il se roule par terre, pleure et crie pour réclamer ce qu’il veut

Ce type de caprice est lié à la façon dont nous apprenons à nos enfants que la vie n’est pas toujours juste et que nous n’obtenons pas toujours ce que nous souhaitons. Depuis petits, les enfants s’aperçoivent que leurs besoins basiques sont satisfaits presque immédiatement. Par exemple : “Si je pleure, on me donne à manger”.

Pendant le “terrible two”, ou crise des deux ans, les enfants ont du mal à comprendre qu’il faille attendre ou qu’ils ne peuvent tout simplement pas obtenir ce qu’ils veulent, ce qui provoque de la frustration. Les enfants généralisent cet assouvissement immédiat des besoins basiques à d’autres comportements (jouer, faire une activité, etc). Ils ne font pas la différence entre une envie et un besoin basique. Et lorsqu’une de leurs envies n’est pas satisfaite, ils font des caprices et piquent des colères dans le but d’obtenir ce qu’ils souhaitent.

Quelle qu’en soit la cause, ces colères s’éradiquent en favorisant une expression émotionnelle plus adaptée et plus saine. Voici certaines des stratégies qu’il est possible d’utiliser :

1- Prévenir : 

En tant que parents, nous connaissons les situations qui peuvent susciter la frustration de nos enfants et aboutir à un caprice. Il est donc important de prévoir lorsque cela va pouvoir se passer. Il est possible d’éviter de passer devant le magasin de jouets ou de bonbons qui lui plait tant, et cela permettra d’éviter un caprice. Prenons également en compte le fait qu’un enfant de cet âge, en plein “terrible two”, est plus irritable et propice à piquer une colère lorsqu’il a faim ou qu’il s’ennuie.

2- Distraire :

Avant que le caprice n’éclate, il y a des changements dans la conduite de votre enfant qui indiquent le caprice à venir. Certains signes peuvent être pris très au sérieux : la tête qui rougit, les poings qui se serrent, le piétinement, une conduite agitée, etc. En tant que parents, nous devons être attentifs à ces signes et si nous en identifions certains, essayer de distraire l’enfant et de dévier son attention. Christophe sait que Lilou n’aime pas les longs trajets en voiture, mais ils doivent cependant rendre visite aux grands-parents qui habitent à plus de 4 heures de route. Si Christophe voit que Lilou commence à serrer les poings, il peut lui dire “Lilou, on va compter le nombre de voitures rouges qu’on voit passer !”. Cela distrait l’enfant et peut permettre d’éviter une colère.

3- Récompenser :

Nous ne devons pas récompenser systématiquement notre enfant et cette technique doit donc être utilisée avec précaution. En effet, mal utilisée, elle peut amener à renforcer un mauvais comportement. Ici, il s’agit d’anticiper une colère en “récompensant” l’enfant avec ce qu’il désire. Par exemple, Alice veut monter dans la voiture en jouet devant la pharmacie. Son père ou sa mère voit que l’enfant commence à s’agiter et lui dit “Si tu te comportes bien chez le médecin, tu pourras monter dans la voiture d’ici quelques minutes”. Cette récompense doit être la conséquence d’un comportement positif récent. Elle doit avoir lieu peu de temps après en avoir parlé. Cela pourrait sinon occasionner un caprice plus grand encore. Je vous recommande de n’utiliser cette stratégie que de façon occasionnelle, lorsque vous voulez vraiment récompenser une conduite positive.

4- Ignorer :

Il s’agit certainement de la stratégie la plus difficile à mettre en oeuvre, mais en cas de caprices, elle peut s’avérer efficace. En ne prêtant pas attention à votre enfant qui fait un caprice, il ne reçoit pas d’encouragement pour son caprice. Il est plus facile d’ignorer votre enfant lorsqu’il se roule par terre et pleure à la maison. Vous pouvez aller dans une autre pièce et continuer ce que vous étiez en train de faire. Dans ce cas, il est certain que l’enfant vous poursuivra à travers la maison : une colère sans spectateur et personne pour l’écouter n’a plus d’objet. Même s’il vous poursuit, feindre de l’ignorer le fera s’arrêter.

En dehors de la maison (dans la rue, au supermarché ou au parc), c’est bien sûr moins facile ! Il est tout de même possible d’utiliser cette technique. Dans la rue par exemple, assurez-vous que votre enfant ne courre aucun risque et éloignez-vous un peu de lui. Ne le regardez pas et n’agissez pas comme si vous l’entendiez.

Lorsque sa colère s’arrête, il est important de lui dire que maintenant, vous allez l’écouter et qu’avec ce type de caprices, il n’arrivera à rien. Ainsi, nous évitons qu’il se sente en insécurité du fait de notre “fuite momentanée”, mais nous ne cédons pas à ses exigences.

Si le caprice a lieu dans un espace fermé, comme un restaurant ou une salle de cinéma, il convient de sortir l’enfant du lieu et d’attendre qu’il se calme. Dans certains cas, nous ne pourrons pas éviter de céder à la demande et cela est normal. Il ne faut juste pas que ce soit la norme.

5- Poursuivre sans rancœur : 

Souvent, en tant que parents, nous sommes agacés voire énervés par ces caprices et ces crises de colère. C’est normal. Cependant, nous devons poursuivre ce que nous avions entrepris sans rancœur. Éprouver de la rancœur envers les enfants ne leur apprendra rien d’autre qu’à en éprouver à leur tour envers les autres. 

6- Renforcer le positif :

Souvent, nous passons tellement de temps à gérer ces caprices et ces colères que nous en oublions de renforcer le positif. Lorsque l’enfant est arrivé à se calmer, il est important de le prendre dans vos bras, lui faire un câlin et le féliciter de s’être calmé. Nous pouvons dire par exemple “C’est très bien, bravo, tu es arrivé à te calmer !” ou “J’aime lorsque tu me dis ce que tu veux sans pleurer et sans te rouler par terre”.

7- Donner d’autres options pour qu’il puisse choisir :

Il important que bien qu’on lui refuse ce qu’il demande, l’enfant puisse choisir entre d’autres options. Par exemple, si l’enfant n’est pas content car il voulait du chocolat en dessert et que l’on veut lui donner un dessert meilleur pour la santé, on peut lui donner d’autres options : “Que souhaites-tu comme dessert : un yaourt ou une banane ?”

Mon enfant mord ou se bat constamment avec d’autres enfants et il n’aime pas partager

Ce comportement aussi est fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est une conduite typique du “terrible two”, ou crise des deux ans. Quelles stratégies ou techniques pouvons nous mettre en oeuvre pour diminuer l’agressivité de notre enfant et lui apprendre à partager ?

1- Expliquer pourquoi son comportement n’est pas adapté :

La première chose qui nous vient à l’esprit quand se présente ce type de problèmes est de gronder notre enfant. Cependant, le fait de le gronder va seulement le frustrer et peut-être provoquer une colère ou un caprice.

Nous devons tout d’abord attendre qu’il se calme, en utilisant la stratégie précédemment évoquée et lui expliquer pourquoi son comportement est inapproprié. Par exemple : “Je comprends que tu te sentes gêné ou frustré car tu ne veux pas partager tes jouets, mais ce n’est pas une raison pour frapper tes camarades. Imagine que Pierre ne veuille pas te prêter sa nouvelle voiture et te frappe, est-ce que ça te plairait ?”. Cela incite à l’empathie et à la réflexion sur ses propres actions.

Après lui avoir laissé le temps de répondre, on peut lui indiquer la conduite que l’on attend de lui. Par exemple : “Maintenant, prête ta voiture à Pierre et jouez ensemble tous les deux sans vous disputer”.

2- Le laisser seul, ou stratégie du “hors temps”:

La stratégie du hors temps est une stratégie fréquente en termes de discipline. Il ne s’agit pas d’une punition à proprement parler, cette stratégie vise à diminuer la frustration de l’enfant. Durant ce moment, l’enfant reste tranquille et seul avec lui-même. Toute forme d’attention que l’on peut lui porter, positive ou négative, ne fera que renforcer le mauvais comportement. Il est donc important de laisser l’enfant seul.

Durant le “terrible two” ou lors de la troisième année, il faut agir immédiatement (alors même que l’enfant est en train de se comporter mal) et lui dire calmement qu’il doit rester assis et à l’écart et penser à ce qu’il vient de faire.

Deux erreurs communes sont : nous énerver et beaucoup parler. À l’inverse, il nous faut rester calme et nous exprimer de façon brève et ferme. Une fois que la “punition” se termine, prenez l’enfant dans vos bras pour lui montrer votre amour.

On recommande de laisser l’enfant seul au calme deux minutes s’il a deux ans, trois minutes s’il a trois ans, etc. C’est un temps indicatif et cela peut varier en fonction de l’enfant. L’essentiel est que l’enfant se calme et comprenne qu’il a mal agit.

3- Communication:

Lorsqu’un enfant se sent frustré, qu’il n’obtient pas ce qu’il veut et qu’il ne s’exprime pas bien, il peut en arriver à frapper un autre enfant ou ne pas vouloir partager. Dans ces cas, nous devons communiquer avec notre enfant de façon simple.

Il est recommandé d’utiliser des phrases courtes et de les répéter, et de répéter également des gestes pour montrer à l’enfant que vous avez parfaitement compris ce qu’il veut ou ce qu’il pense.

Par exemple, votre enfant arrache le jouet des mains de son ami et le mord. Vous avez déjà essayé la stratégie de le laisser seul. Répétez lui ce que vous pensez qu’il est en train de se passer ou ce que votre enfant est en train de ressentir : “tu es énervé parce que tu veux le jouet”. En identifiant ses sentiments, vous l’aidez à se tranquilliser et une fois qu’il s’est calmé, vous pourrez le discipliner avec des mots simples: “Ne prends pas des mains. Le jouet est à Iris”.

Bien que cette stratégie paraisse un peu mécanique et étrange, cela fonctionne généralement car on maintient la simplicité et la fermeté du message.

Mon enfant jette les choses par terre lorsqu’il s’énerve ou s’auto-agresse, se cogne la tête ou se frappe lui-même

S’énerver est une expression émotionnelle normale. Cependant, quand elle ne s’exprime pas comme elle devrait, cela peut se traduire par des agressions envers les autres et envers soi-même. Les auto-agressions viennent d’une trop grande exigence qu’a l’enfant envers lui-même. Cela peut être dû aux personnes qui s’en occupent ou à son propre caractère.

La première chose à faire est de retirer à l’enfant les objets avec lesquels il pourrait être agressif ou qu’il pourrait jeter par terre.

Il convient aussi de valider la rage et la frustration qu’il éprouve en lui disant : “Je comprends que tu te sentes frustré de ne pas arriver à faire rentrer cette pièce dans le puzzle”. Cela valide ses sentiments.

Il faut ensuite poursuivre en disant : “mais lancer des choses et te frapper n’est pas la solution. Tu peux te faire mal”. Ensuite, vous pouvez lui dire de pleurer s’il en ressent la nécessité, que cela l’aidera à évacuer ses émotions.

Renforcez le caractère positif de la situation, l’effort qu’il a fait et dites lui que cela n’est pas grave de ne pas réussir tout ce que l’on essaie. Ainsi, vous donnez à votre enfant l’attention dont il a besoin et validez son monde émotionnel en lui montrant qu’être en colère est légitime et qu’il est possible d’exprimer cette colère, mais que tous les comportements ne sont pas acceptables, comme se frapper ou jeter les choses par terre.

Mon enfant dit NON à tout

Un des premiers mots qu’apprennent nos enfants est “NON” et en tant que parents, nous savons que ces NON systématiques peuvent être agaçants. La stratégie qui fonctionne à merveille lors du terrible two est de prendre l’enfant au sérieux lorsqu’il dit NON à répétition.

Par exemple, la couche de votre enfant est sale mais il est en train de jouer. La première chose à faire est de lui demander, même si vous savez qu’il faut le faire “Léa, tu veux que je te change la couche ?”. La réponse fuse “NON”. Attendez un court moment et reposez la question. La réponse est toujours “NON” ? Attendez un moment un peu plus long et redemandez-lui.

Votre enfant se rend compte que sa réponse est prise en considération et a du poids et que la couche va finir par le gêner et il va donc arrêter de dire “NON”. Il est possible d’appliquer cette stratégie à n’importe quelle situation. Prendre votre enfant au sérieux lui permet de se rendre compte des conséquences du mot “NON” et il l’utilisera avec davantage de précautions.

Mon enfant ne contrôle pas ses sphincters

Chaque enfant nécessite plus ou moins de temps pour abandonner la couche. Voici quelques conseils pratiques qui vous permettront de savoir si votre enfant présente des signes montrant qu’il est prêt à quitter la couche :

  • Une couche sale ou mouillée le dérange.
  • Vous remarquez lorsqu’il a fait ses selles car il a des comportements comme : marcher d’un côté à l’autre, s’ajuster la couche sans arrêt, etc.
  • Il sait quand il va faire et il se cache derrière un fauteuil ou il disparaît un moment.
  • Il s’intéresse à ce qui se passe dans les toilettes
  • Il commence à faire ses besoins (pipi et selles) à heures régulières.
  • Lorsque nous le mettons sur le WC pour essayer, il a déjà réussi à faire certains de ses besoins.

Si vous notez ces signes chez votre enfant, il est possible qu’il soit prêt pour commencer à retirer la couche. Rappelez-vous : il est important de ne pas lui mettre la pression car cela pourrait s’avérer contre-productif.

Conseils pour quitter la couche et apprendre à votre enfant à contrôler ses sphincters :

  1. Enlever la couche pendant la journée et ne la lui remettez pas.
  2. Asseyez votre enfant sur les WC ou le pot durant cinq minutes maximum, toutes les deux heures les 15 premiers jours. À cette étape, il est indispensable de lui rappeler de vous prévenir s’il a envie de faire pipi.
  3. À chaque fois qu’il fait pipi sur les WC, renforcez le comportement. Par “renforcer le comportement”, on entend lui montrer des signes de satisfaction, le féliciter, etc.
  4. Au bout des 15 premiers jours, si vous constatez qu’il se contrôle bien, vous pouvez commencer à le mettre toutes les trois heures sur les WC. À l’inverse, s’il ne se contrôle pas bien, continuez à le mettre toutes les deux heures sur les WC.
  5. À partir de ce moment, on ne renforcera le comportement qu’une fois sur deux lorsqu’il fait pipi sur les WC.
  6. Après 15 jours où il se contrôle et vous demande lorsqu’il a envie d’aller aux toilettes, ne renforcez le comportement qu’à la fin de la journée.
  7. La dernière étape sera d’arrêter de renforcer le comportement une fois que l’enfant peut se contrôler tout seul.

Les étapes du contrôle des sphincters durant la nuit :

  1. Une fois que le contrôle durant le jour est acquis, on lui retire définitivement la couche durant la nuit.
  2. Nous devons habituer l’enfant à faire pipi avant d’aller se coucher.
  3. Les premiers jours, nous devons réveiller l’enfant à minuit pour qu’il fasse pipi consciemment sur les WC. Essayez de le réveiller avant qu’il ne fasse pipi au lit, même si cela arrivera à certaines occasions.
  4. Pour l’aider à espacer ses besoins d’aller aux toilettes, vous pouvez lui proposer de jouer à retenir et relâcher son pipi chaque fois qu’il va aux WC de jour. Ainsi, il se rendra compte que c’est quelque chose qu’il peut contrôler.

Mon enfant se fait pipi dessus et je sens que c’est pour attirer mon attention

Souvent, alors que nos enfants contrôlent parfaitement leurs sphincters, il semble qu’ils fassent marche arrière. Ils commencent à se faire pipi dessus de façon épisodique pour attirer l’attention.

La première chose à considérer si l’enfant contrôle ses sphincters et que vous notez une régression est de l’amener voir un pédiatre pour que ce dernier l’évalue et écarte toute pathologie.

Une fois cette possibilité écartée, il est probable que notre enfant se fasse pipi dessus pour attirer notre attention, qu’il lui semble avoir perdu depuis qu’il est autonome avec ses sphincters. Je vous recommande de suivre les étapes suivantes pour gérer ce comportement courant dans le terrible two :

  • Félicitez les autres petites réussites (sans exagérer toutefois). Par exemple, lorsqu’il range sa veste, se lave les mains, vous aide pour quelque chose, se comporte bien lorsque vous sortez, etc.
  • Consacrez lui votre temps et votre amour.
  • Renforcer le comportement en partageant votre temps. Souvent, nous récompensons nos enfants avec des choses qui leur plaisent (des dessins, des jeux, de la nourriture, etc.). Cependant, dans ces cas, les enfants réclament notre compagnie, pouvoir jouer avec nous. Ainsi, renforcez le comportement en lui prêtant l’attention qu’il demande.   
  • N’ayez pas peur. Beaucoup de parents ont peur de donner trop d’attention à l’enfant et courir le risque de trop le gâter. Cependant, de 0 à 3 ans, l’enfant a besoin d’attention pour se sentir en sécurité . Au fur et à mesure, il aura davantage confiance en lui et cela le rendra plus indépendant pour le futur.  
  • Soyez le meilleur référent pour lui. Apprenez-lui petit à petit à devenir autonome et à trouver en vous un modèle à suivre.

Mon enfant ne veut pas manger

Il est important d’avoir une alimentation saine tout au long de la vie, mais cela prend encore plus d’importance durant l’enfance et la croissance de l’enfant. Il faut donc que nos enfants s’alimentent correctement et à des horaires appropriés. Voici quelques conseils pour apprendre à vos enfants à prendre de bonnes habitudes.

Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à apprendre à votre enfant à prendre de bonnes habitudes alimentaires : 

  1. Faire se reposer l’enfant quelques minutes avant les repas.
  2. Ne consacrez pas trop de temps aux repas. 30 à 45 minutes sont suffisantes : si l’enfant n’a pas mangé, mieux vaut abandonner jusqu’au prochain repas. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas en sautant un repas que votre enfant sera atteint de dénutrition. Cela lui montrera simplement que l’heure du repas est spécifique et cela l’aidera à intégrer cette habitude.
  3. Renforcer les règles fondamentales de conduite à table. L’adulte doit être un modèle référent et apprendre à l’enfant à manger de tout de façon correcte.
  4. Habituez votre enfant à une grande palette de saveurs et de textures. Il sera ainsi davantage disposé à manger des choses variées et donc plus nutritives.
  5. Si l’enfant est facilement distrait, il faut lui retirer tout objet qui pourrait détourner son attention et l’encourager à terminer son assiette pour qu’il puisse aller jouer.   
  6. Faire des repas des moments en famille. La communication est fondamentale dans ces moments.
  7. Mettre peu de nourriture dans l’assiette aidera l’enfant à accepter le défi et penser qu’il peut le relever. Parfois, cela peut avoir pour conséquence qu’il demande davantage de nourriture.

Les choses à éviter :

  • Donner de la nourriture entre les repas à notre enfant si il rechigne à manger.
  • Lui proposer des plats variés et le distraire quand on lui donne à manger.
  • Si, en tant que parents, nous nous sentons frustrés avec notre enfant au moment des repas, la solution peut être de déléguer cette tâche à quelqu’un de plus patient ou demander de l’aide à un spécialiste.
  • Ne pas forcer votre enfant à manger plus que ce dont il a besoin.
  • Ne pas donner à manger à l’enfant avec hâte.

Aucune technique ne fonctionne avec mon enfant. Que puis-je faire ?

Chaque enfant est un monde en soi et toutes ces stratégies pour gérer le terrible two ne vont malheureusement pas fonctionner à la perfection. Il est donc important de bien connaître nos enfants pour savoir quelle stratégie correspondra le mieux à son tempérament et à ses états émotionnels.

Si vous sentez qu’aucune des stratégies ne fonctionne et que vous avez tout essayé, il est recommandable de consulter un spécialiste afin d’établir un plan d’intervention personnalisée. Ces plans sont adaptés pour des enfants dont le tempérament est changeant et qui nécessitent un cadre plus structuré pour l’intervention. Essayez toutes les stratégies mais ne vous frustrez pas si elles ne fonctionnent pas : il y a toujours une solution !

Caprices et colères chez les enfants de 2 à 3 ans – Terrible Two

Pourquoi ces conduites ont-elles lieu lors du “terrible two” ?

Ces dernières années, la psychologie infantile a beaucoup avancé, avant tout sur la façon de gérer les comportements et les émotions des enfants. Il n’existe toutefois pas de manuel d’instructions parental qui nous indiquerait quoi faire à chaque moment précis. Ce serait génial, cela nous éviterait beaucoup de doutes et d’erreurs, mais .. cela n’existe pas.

Une des raisons pour lesquelles il serait difficile de créer un tel manuel est que chaque enfant a un tempérament différent. Le tempérament est une réaction émotionnelle qui caractérise chaque personne depuis sa naissance. Cela inclut la susceptibilité dans les relations, l’importance des habitudes, la rapidité des réponses, les caractéristique de son caractère et de son humeur. Le tempérament est un des facteurs déterminants du comportement de nos enfants et c’est la raison pour laquelle nous entendons souvent “On ne dirait pas qu’ils sont frères et soeurs car ils ont des caractères très différents”.  

Quand un enfant réagit à un stimulus ou a un objectif en tête, le tempérament fait que l’enfant s’active. C’est aussi le tempérament qui aide à ce que l’enfant puisse autoréguler l’expression de cette activation. Par exemple : Maman demande à Alice de rester assise pendant qu’elle lui attache ses lacets et bien qu’Alice ait envie d’aller jouer avec Arthur, elle arrive à autoréguler son activation et accepte la demande de sa mère de rester assise un moment.  

Cet effort de contrôle commence à s’observer à partir de 24 mois, au moment du terrible two. L’enfant est capable de réaliser des actions déterminées contraires à ses désirs et pourra se comporter en accord avec les normes et les limites que nous lui mettons. Le terrible two et les conflits et colères qui y sont liés apparaissent quand l’enfant n’est pas capable de faire cet effort de contrôle et fait passer ses inclinaisons et ses désirs avant nos demandes.

Ce manque d’autorégulation peut s’exprimer différemment dans le comportement des enfants. Pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, supposons qu’Alice ne soit pas capable d’auto-réguler son activation. La réponse d’Alice pourrait être de partir en courant et dire à sa mère qu’elle ne veut pas rester assise. Elle pourrait aller jusqu’à mordre la main de sa mère pour qu’elle la lâche. Ces deux conduites relèvent d’un manque de contrôle, où les inclinaisons et les désirs de l’enfant priment sur la demande ou la limite de la personne qui s’en occupe.

Discipliner nos enfants n’est pas une tâche facile. Lorsque l’on est confronté à ces “défauts” de conduite, on doit en tant que parent savoir mettre des règles et des limites claire et les maintenir. Cela aide à structurer la conduite de nos enfants et leur apporte un environnement socio-stimulant et affectif pour leur croissance. Il est important de se rappeler qu’éduquer avec amour et patience ne veut pas dire ne pas mettre de limites, mais en mettre tout en incitant l’intelligence émotionnelle.

Tous ces conseils pratiques servent lors de situations ponctuelles. Si vos doutes et vos problèmes persistent, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, psychologue, pédiatre, etc. qui saura vous orienter.  

Nous vous souhaitons bon courage pour gérer le terrible two de votre enfant ! N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos expérience concernant cette période très spéciale. Quelles ont été vos plus grandes difficultés et comment les avez-vous surmontées ?

Allaitement maternel : aspects neurobiologiques et psychologiques

L’allaitement maternel est un mécanisme physiologique des plus naturels qui soient. Bien que relativement faible dans notre société occidentale, l’allaitement reste le moyen le plus sain et équilibré de nourrir son enfant. Vous allez apprendre au travers de cet article tous les aspects neurologiques et psychologiques de l’allaitement que ce soit du point de vue de l’enfant ou de la mère.

Allaitement maternel

Qu’est-ce que l’allaitement maternel ?

L’allaitement maternel est le mode d’alimentation physiologique du nourrisson par sa mère ou par une autre femme, comme les nourrices le font dans d’autres pays pour les enfants abandonnés par exemple. Le plus souvent, le bébé va directement prendre le sein, mais dans certaines de nos sociétés modernes, il se peut que la mère tire son lait pour en faire profiter son enfant via un biberon ou une tasse à bec par exemple.

L’allaitement maternel est tout ce qu’il y a de plus naturel et le lait qu’en tire le bébé est optimal pour sa croissance. En plus d’être désaltérant et nourrissant, le lait est riche en hormones, enzymes et facteurs antibactériens, antiviraux et antiparasitaires. Le sein n’est pas seulement la source nutritive de l’enfant, c’est aussi une source importante de bien-être pour le nouveau-né. Il est souvent dit que l’allaitement maternel est la continuité de la grossesse et qu’après le cordon ombilical vient le cordon lacté.

Mécanisme neurobiologique de l’allaitement maternel

Á la fin de la grossesse, afin d’accoucher mais aussi pour produire du lait, le système nerveux central de la mère sécrète des neurohormones via son hypothalamus et son hypophyse comme la prolactine et l’ocytocine.

L’ocytocine est libérée à partir de l’hypophyse postérieure afin de déclencher le processus d’éjection du lait. Dès que l’enfant tète et stimule le sein de sa mère, le réflexe neuro-hormonal se met en place car l’ordre est compris par son système nerveux : il faut activer la production de lait pour satisfaire la demande du bébé. Le cerveau libère donc de la prolactine, pour agir sur les alvéoles du sein et pour activer la production, et de l’ocytocine, pour agir au niveau des pompes afin d’éjecter le lait produit. Dès lors, les canaux et les sinus lactifères s’élargissent pour favoriser l’écoulement. A cet instant, grâce au réflexe de succion du tout petit, le lait sort des seins afin d’être recueilli.

Aspects neurobiologiques de l’allaitement maternel du point de vue de la mère

Du point de vue de la mère, la neurobiologie de l’allaitement maternel est surtout relative à ces deux mêmes hormones : l’ocytocine et la prolactine. En plus de permettre la sécrétion du lait, cette l’ocytocine a de multiples effets sur le psychisme et le corps de la mère. Outre les modifications corporelles qu’elle apporte comme la diminue de la tension artérielle, elle a d’autres atouts.

De façon générale, cette neurohormone entraine un climat de détente qui permet à la mère de se reposer pendant les tétées mais aussi d’être plus attentive aux besoins de son enfant car le taux de cortisol (hormone du stress) diminue en même temps que l’ocytocine est produite.

L’ocytocine sécrétée va aussi stimuler la production d’opioïdes naturels, ce qui engendre une sensation de bien-être et abaisse le seuil de douleur ressentie.

Au niveau du rythme circadien, l’ocytocine et la prolactine permettent à la mère de tomber plus rapidement dans un sommeil profond et réparateur que si leur enfant étaient nourris au biberon. Elles dorment aussi 20 minutes de plus en moyenne.

Localisation de l’hypophyse et de l’hypothalamus

Aspects neurobiologiques de l’allaitement maternel du point de vue de l’enfant

Tout d’abord, afin de permettre l’allaitement, l’enfant est doté d’un réflexe archaïque dit de succion. Ce réflexe se développe in utero entre la 20e et la 22e semaine de grossesse, lorsque la maturation de son tronc cérébral le permet. Une fois né, le lait maternel va fournir le carburant nécessaire au cerveau de l’enfant pour qu’il continue de se développer à plein régime.

Comme vu précédemment, des neurohormones circulent chez la mère et celles-ci vont être transmises à l’enfant lors de l’allaitement. Le fait que l’ocytocine soit envoyée à l’enfant explique donc le fait que le moment de la tétée soit calme pour les deux et propice au développement de leur relation.

Il y aussi la mélatonine, l’hormone du sommeil, qui est transmise et elle l’est d’autant plus en soirée et la nuit car son taux augmente dans le lait maternel. Le bébé allaité comprendra donc rapidement que la nuit, il faut dormir, car l’information neuro-hormonale a été envoyé au bébé.

Aussi, il faut savoir que le fait d’allaiter un enfant lui permet de se développer de façon optimale en tant qu’être humain. Au niveau de la maturation cérébrale, il a été observé que les QI des enfants allaités était en moyenne plus haut que ceux qui ne l’avaient pas été. Ce nombre est d’autant plus haut que les enfants ont été allaités longtemps. Une autre étude faite aux Etats-Unis chez les enfants prématurés montre que cette différence de points de QI est encore plus importante.

Les performances motrices et visuelles sont elles aussi plus élevées en cas d’allaitement. Cela serait due à la richesse de certains nutriments qui assure la maturité de la rétine et du cortex cérébral.

Aspects psychologiques de l’allaitement maternel chez la mère : comportement d’attachement et de protection  

La professeure Uvnas Moberg a beaucoup travaillé sur les comportements maternels et de ses études, elle aurait retiré que, pendant l’allaitement, l’ocytocine relâchée favorise le comportement maternel de protection. Plus il y aurait d’ocytocine en circulation dans le corps de la mère, et plus elle serait agressive en cas de danger. Cela est aussi en partie dû à son anxiété moindre, Neumann dira que « l’agressivité est une chose, mais si vous devez attaquer un animal plus gros, vous devez également réduire votre niveau d’anxiété ».

Un autre comportement favorisé par l’ocytocine est l’attachement entre une mère et son enfant, et à chaque tétée, entre le moment de câlin et les hormones sécrétées, ce lien s’intensifie. En parallèle, cela développe chez la mère une intuition par rapport aux besoins de son bébé et cet effet est multiplié par la durée de l’allaitement. Une mère allaitante, de par sa proximité et grâce à son cerveau boosté en ocytocine, répondra donc plus favorablement aux cris de son enfant.

Aspects psychologiques de l’allaitement maternel chez l’enfant : réconfort et sociabilité

L’interaction mère-enfant et leur contact physique régulier est un cercle vertueux de renforcement de bien être psychologique pour les deux. La mère étant détendue et heureuse au contact de son enfant, lui transmet ses émotions et ainsi de suite. Dès lors, les bases d’un psychisme sain sont posées pour l’enfant.

Dans une étude, il a été démontré que l’allaitement maternel a un impact sur la sociabilité de l’enfant. Lorsque de l’ocytocine était administrée, cela augmentait la probabilité que des personnes regardent leurs interlocuteurs dans les yeux. Le regard était le contact social principal, cela joue sur le lien tissé et la sociabilité de l’enfant de façon générale.

Une étude australienne s’est penchée sur le devenir des enfants allaités d’un point de vue de leur développement psychologique. Les résultats montrent qu’à partir du moment où l’allaitement maternel durait plus de 6 mois, la corrélation entre le nombre de soucis psychologiques et la durée de l’allaitement était négative. C’est à dire que plus l’allaitement était long et moins les adolescents avaient de scores bas sur les questionnaires quantifiant leurs états émotionnels. Ils ont tenté d’expliquer ces résultats avec d’autres expériences et le fait d’avoir un contact physique régulier avec leur mère renforçait le lien de sécurité de l’enfant.

Des études sur les types d’attachements, définis par Bowlby, ont mis en évidence que l’allaitement maternel amenait plus souvent les enfants à avoir un attachement de type « sécure », concrètement cela veut dire qu’au retour de leur mère, ils sont souriants au lieu d’être perturbés ou en colère par exemple.

L’allaitement maternel du point de vue la psychologie sociale

Le fait que l’allaitement soit nécessaire à la survie de l’espèce tout en étant sensible aux modes en fait un sujet intéressant à étudier du point de vue de la psychologie sociale. Pour comprendre simplement ce qu’est une représentation sociale, c’est le jugement et valeur que l’on se fait d’un objet social. Un objet social peut être tout et n’importe quoi et en l’occurrence, c’est l’allaitement, le sein et la maternité.

Les symboliques du sein et les représentations de l’allaitement maternel que l’on a sont bien différentes selon la société dans laquelle on se trouve, mais aussi selon le groupe auquel on appartient. Si vous êtes une maman entourée de personnes prônant l’allaitement, vous allez plus naturellement vous dirigez vers cette pratique alors que si votre entourage ne vous parle que de biberons pour la naissance de votre enfant, vous irez de ce côté par défaut.

Bien que le geste d’allaiter soit reconnu comme naturel, le recours aux nourrices est fréquent depuis des temps ancestraux. Il l’était d’autant plus pour les femmes de hautes lignées, que ce soit pour les pharaonnes ou les reines du moyen âge. Elles ne devaient pas se rabaisser à cette soi-disant servitude car leur niveau social les plaçait au-dessus de cet acte animal. Les représentations sociales de l’allaitement étaient dès lors bien ancrées par rapport au statut social et économique.

Plus récemment, les lobbys féministes ont repris ce terme de servitude et ont prôné le biberon pour se libérer de l’emprise patriarcale. Les hommes, pouvant ainsi nourrir eux aussi leurs enfants, laissaient alors les femmes libres de travailler et d’occuper leurs temps comme bon leur semble. Par-dessus, l’industrie laitière en a profité pour s’affilier aux maternités et promouvoir le lait en poudre sans se préoccuper des dommages pour les bébés.

Les représentations des sociétés modernes occidentales par rapport à l’allaitement maternel sont le résultat de toutes ces anciennes valeurs, l’idée que les mères se perdent corps et âme dans la maternité au profit de la croissance de leurs enfants est une croyance sociale tenace.

Par contre au niveau des religions, l’allaitement a toujours été soutenu comme le moyen plus naturel de nourrir son enfant. Dans le Coran, il est même précisé que la mère allaitera durant deux années complètes. Les représentations sociales et religieuses de l’allaitement sont donc plus versées du côté naturel même si c’est aussi une culture spécifique.

Dans d’autres pays ou dans certains groupes éthniques comme au Kenya par exemple, l’allaitement est vu bien différemment. Il a été compris que l’enfant tétait non seulement pour se nourrir et s’hydrater, mais aussi pour se rassurer, se détendre et être proche de sa mère. Les enfants sont donc régulièrement mis au sein et ils ne pleurent donc quasiment pas.

Pour conclure sur cette parenthèse de psychologie sociale, Matthew Grieco qui a étudié l’allaitement en Europe sur quatre siècles énonce le fait que cette pratique n’est pas plus naturelle que culturelle. L’allaitement est donc conditionné par le contexte social, économique et culturel et l’on peut élargir ça au monde entier.

Merci beaucoup d’avoir cet article sur l’allaitement maternel , ’espère qu’il vous aura plu. Si vous avez la moindre question, je vous invite à la rédiger et j’y répondrai avec plaisir.

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle. Cela vous surprend de voir ces deux termes associés ? Pourtant, de nos jours il est amplement démontré que le rendement académique ainsi que la réussite scolaire et professionnelle ne sont pas uniquement dus à l’intelligence purement cognitive ou intellectuelle, mais également aux aspects émotionnels, qui jouent un rôle important. Sachant cela, imaginez l’importance de l’intelligence émotionnelle chez les personnes qui souffre d’un TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité).

Il existe de nombreuses possibilités quant aux stimulations précoces pour le développement optimal de l’intelligence émotionnelle, et dans cet article, nous allons vous en présenter quelques-unes.

Que vous soyez éducateur, parent, oncle, psychologue ou enseignant, ce guide d’exercices vous aidera à gérer les problèmes émotionnels des plus petits, et pas uniquement pour les enfants atteints d’un TDAH.

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle : Comment améliorer l’intelligence émotionnelle d’un enfant TDAH

Sachant que TDAH et intelligence émotionnelle sont liés, nous vous présentons une série d’exercices pour vous permettre de travailler ces deux facteurs. Vous pouvez pratiquer ces exercices autant en classe qu’à la maison, avec vos élèves ou avec vos enfants et leurs amis. Nous les présentons dans l’environnement scolaire, mais ils sont facilement adaptables et peuvent être réalisés à la maison. Il est recommandé de réaliser ces exercices pendant au moins quatre semaines pour qu’ils soient vraiment efficaces.

1- Le jeu de “salut, comment vas-tu ?”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants qui souffrent de TDAH. On réalise cette activité en s’asseyant au sol, enseignant et élèves. L’enseignant commence par demander à l’enfant à sa droite ou à sa gauche “Salut, comment vas-tu ?” et l’enfant doit répondre de manière naturelle comment il se sent. Enfin, l’enseignant doit avoir un contact physique avec l’élève pour finir leur “conversation”, comme une poignée de main, une tape sur l’épaule ou un “high five” (tape m’en cinq)…

Et ainsi, on continue successivement, l’enfant qui a répondu demande à l’enfant suivant et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait répondu. L’enseignant doit transmettre aux élèves la nécessité d’être poli et éduqué, ainsi que de se préoccuper pour les autres. Les élèves ressentiront à tour de rôle à quel point il est réconfortant de se sentir écouté et aimé. L’enseignant doit s’asseoir chaque jour à côté d’un enfant différent. Cette activité “entraîne” l’intelligence émotionnelle et est bénéfique à tous les enfants, mais spécialement pour les enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH.

2- Exercice “les émotions sur des cartes”

Après l’exercice précédent, restés assis de la même manière, en cercle, et l’enseignant disposera une série de carte rondes qui symbolisent des visages avec différentes expressions émotionnelles. Il est important qu’il y ai un grand nombre de cartes aux visages heureux et tristes, surtout au début, car cela seront les cartes les plus choisies par les enfants.

Vous devrez également dessiner d’autres émotions comme la douleur, la peur, la surprise, la colère, le rire, le pleur, etc…

L’enseignant commencera par choisir une carte et expliquer pourquoi il a choisit celle-ci, et définir son état émotionnel. Les enfants feront la même chose à tour de rôle.

L’activité doit être volontaire et il ne faut pas forcer un enfant à raisonner le pourquoi de son choix. Celui qui le souhaitera partagera avec ses compagnons de classe. C’est une bonne activité qui permet à l’enseignant d’évaluer les progrès de chacun de ses élèves individuellement. Il faut prendre en compte que les enfants qui souffrent de TDAH ont souvent plus de difficultés avec ce type d’exercices, mais avec un peu de patience, ils pourront réaliser d’énormes progrès.

3- Jeu “inventer des histoires”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants, et spécialement chez les enfants qui souffrent d’un TDAH, qui généralement présentent plus de difficultés.

Pour réaliser ce jeu, l’idéal est de le faire après avoir pratiquer les deux activités précédentes, afin qu’il se déroule de manière optimale. Cette activité est un jeu de rôle imaginaire, dans lequel l’élève doit se mettre dans la situation qu’on lui assigne.

L’enseignant doit poser au centre du cercle 12 cartes, face contre terre, numérotées sur la face visible. 6 de ces cartes doivent être blanches et correspondre à des lieux, comme la maison, l’école, la fête-foraine, l’hôpital, etc… Et 6 cartes doivent être bleues et correspondre à des expressions faciales de différentes émotions, comme la joie, le rire, le pleur, la colère, la surprise, la douleur, etc…

Les enfants choisiront à tour de rôle une carte de chaque groupe, avec une expression concrète et un lieu déterminé, et ils devront imaginer pourquoi une personne pourrait se sentir ainsi dans ce lieu.

Comme activité finale, chaque enfant peut réaliser un petit conte de l’aventure imaginée.

TDAH et intelligence émotionnelle : activités pour développer l’intelligence émotionnelle

4- Exercice de “deviner les émotions”.

Cette activité pour améliorer l’intelligence émotionnelle des enfants avec un TDAH peut-être très divertissante. L’enseignant doit utiliser 6 bandes cartonnées agrafées en cercle que les enfants doivent se mettre sur la tête, comme un bandeau. Chaque bande cartonnée a une expression faciale dessinée dessus. Les enfants choisis aléatoirement doivent représenter ensemble en utilisant leurs visages et leurs corps de la meilleure façon possible l’émotion qu’il leur a été attribuée.

Volontairement, s’ils sont d’accords, les enfants peuvent raconter une anecdote personnelle liée avec cette émotion.

Il ne faut pas oublier de changer les rôles des enfants chaque jour.

5- Jeu des “billes”

Ce type de jeu pour améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants avec un TDAH permet également de détecter s’il existe une situation du “bullying” ou autres problèmes dans la classe. Au début de l’activité, l’enseignant doit discuter un moment avec ses élèves sur comment ils se sentent et si quelqu’un les traite mal ou au contraire si quelqu’un les traite bien. L’idéal est que l’enseignant illustre ses propos en utilisant des exemples réels ou non, de comment il s’est senti lorsque quelqu’un le traitait mal et lorsque quelqu’un le traitait bien.

Il faut donner à chaque enfant un sac transparent, dans lesquels le professeur met 3 ou 4 biles noires, et 6 ou 8 billes blanches. Il doit expliquer à ses élèves que tout le monde peut avoir des sentiments positifs et des sentiments négatifs, selon le moment. Les billes noires représentent les sentiments désagréables, et les billes blanches les sentiments agréables.

L’activité se développe de façon que si un enfant, d’une manière ou d’une autre, blesse un de ses compagnons de classe, celui-ci devra lui donner une bille noire. De la même manière, si un compagnon se sent reconnaissant avec un autre pour son comportement, il devra lui donner une bille blanche.

Les sacs de billes doivent toujours être visibles de tous les élèves et de l’enseignant, les élèves peuvent créer ensuite une décoration avec les billes.

Ces activités sont seulement certains exemples d’activités que vous pouvez réaliser avec des enfants qui souffrent d’un TDAH. Et avec un peu d’imagination, vous pouvez certainement inventer de nouvelles activités, ou créer des variantes des activités que nous avons cité et de les adapter à des cas concrets.

TDAH et intelligence émotionnelle : l’importance de l’optimisation

Une des caractéristiques du TDAH est l’impulsivité et la rapidité de réponse. Lorsqu’une personne avec un déficit d’attention et une hyperactivité entre en relation avec son entourage (famille, compagnons de classe, enseignants, etc…) cette impulsivité ou cette rapidité de réponse peut faire qu’elle comprenne les actions et les comportements des autres d’une manière erronée ou précipitée.

Les enfants avec un TDAH manifestent de l’impulsivité lorsqu’ils doivent exprimer ce qu’ils ressentent, qu’il s’agisse d’émotions positives ou négatives, ainsi qu’une faible tolérance à la frustration. Les difficultés qu’ils ont pour analyser et comprendre les normes sociales rend leur relation avec leurs compagnons de classe plus difficile. Le plus grand problème qu’ils ont est celui d’accepter ces normes sociales, et c’est pour cela qu’il est très important que les parents et les enseignants fassent preuve d’une grande patience face aux enfants qui souffrent d’un TDAH.

Le rôle des parents et des enseignants devient vital lorsqu’il s’agit de travailler la partie émotionnelle et le comportement afin d’obtenir une amélioration de la symptomatologie du TDAH.

L’échec scolaire est un sujet qui est alarmant et très préoccupant pour les parents et les enseignants chargés d’enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH. Les enfants qui souffrent de ce trouble sont plus enclins aux problèmes comme l’absentéisme ou l’abandon scolaire, le faible rendement académique, la répétition d’années scolaires, comportements problématiques ou antisociaux voir même l’expulsion de centres éducatifs (cas extrême).

Dans certains cas, les enseignants ne savent pas comment agir avec ce type d’enfant, et optent malheureusement parfois pour ne rien faire. Ne pas agir, ou ne pas avoir de stratégie claire pour les cas de TDAH est contre-productif, autant pour les enfants, qui ont besoin de schémas spécifiques d’éducation, que pour l’enseignant. Travailler avec des enfants qui souffrent de TDAH sans avoir les ressources et les outils nécessaires peut entraîner beaucoup de stress, et peut même mener à un syndrome de Burnout.

Certaines études suggèrent que seulement 5% des enfants qui souffrent de TDAH et qui ne disposent pas de l’attention adéquate à leur besoin n’arriveront pas à terminer des études universitaires.

L’intelligence émotionnelle s’est convertie en un complément nécessaire au concept traditionnel d’intelligence. Réalisez ce test d’intelligence émotionnelle et découvrez quel est votre quotient émotionnel.

TDAH et intelligence émotionnelle : seulement 5% des enfants avec un TDAH terminent leurs études universitaires

TDAH et intelligence émotionnelle : Bienfaits d’une amélioration de l’intelligence émotionnelle

  • Les enfants obtiennent un meilleur équilibre social
  • Cela les aide à être plus extrovertis, en prenant en compte la condition de chacun d’entre eux
  • Cela leur enseigne à voir la vie d’une manière plus positive, à faire face aux problèmes avec des techniques assertives et non conflictuelles
  • Cela leur facilite l’apprentissage de la conversion de pensées négatives en pensées positives, à voir les problèmes comme un défi à surpasser et non d’un point de vue défaitiste
  • Ils apprennent à détecter et à comprendre leurs sentiments et leurs besoins, mais sans laisser de côté ceux de leurs compagnons
  • Ils échangent du matériel, des idées et des points de vue, encourageant la compréhension et le respect des idées des autres compagnons
  • Ils acquièrent progressivement des responsabilités, autant à l’école que dans leur comportement avec et pour leurs compagnons

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence émotionnelle et approfondir un peu le sujet, nous vous invitons à lire l’article 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle : un guide indispensable

 

TDAH et intelligence émotionnelle : les parents et les enseignants jouent un rôle très important

Il n’y a pas que les enfants qui souffrent d’un TDAH qui ont besoin de développer leur intelligence émotionnelle, mais il est nécessaire et utile que tous les enfants, dès leur plus jeune âge, développent de manière efficace leur intelligence émotionnelle, afin de bien gérer leurs émotions lorsqu’ils seront adultes.

Il est vraiment important d’entraîner et de travailler notre intelligence émotionnelle, même pour les adultes, et ce non seulement pour avoir un bon rendement académique ou professionnel, mais également pour gérer plus sainement nos émotions et être ainsi plus heureux.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

La Méthode Doman est un programme thérapeutique qui, malgré toutes ses faiblesses, apparaît comme visionnaire, pour l’époque, en matière d’apprentissage et a eu le mérite d’offrir des solutions ambitieuses aux parents d’enfants handicapés. On pourrait même y voir miroiter quelques découvertes récentes en neurosciences… Intrigant pour une méthode déjà vieille de 70 ans.

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

Qu’est-ce que la méthode Doman ?

La méthode Doman, créée dans les années 50 par le kinésithérapeute Glenn Doman (1919-2013) en collaboration avec le docteur en Sciences de l’Education Carl Delacato, procède d’un ensemble d’outils thérapeutiques applicables aux enfants voire aux nourrissons auxquels on diagnostique des lésions cérébrales dont on prédit la responsabilité dans le large domaine des apprentissages.

En d’autres termes, cette méthode a la prétention de guérir ou plutôt de « contourner », dès les premiers mois de la vie, la totalité des déficits anatomiques observables au niveau cérébral et/ou comportemental comme l’autisme, la trisomie 21, la dyslexie ou l’infirmité motrice cérébrale. Cette approche portait donc en son sein une perspective de normalisation ou d’amélioration des conditions de vie de potentiels handicapés par une prise en charge totale mettant à profit les possibilités optimales de remodelage cérébral présentes dès l’aube de la vie.

La méthode Doman, miracle ou fraude ?

Vous pourrez sous-peser la teneur miraculeuse des réussites dont les adeptes de la méthode se prévalent si vous faites un tour sur internet. En effet, on dit qu’ils ont su rendre la vue à plusieurs patients nés aveugles notamment. Ce fait justifie à lui seul l’intérêt que nous devrions porter à cette méthode. Je prends donc l’engagement de vous décrire, le plus honnêtement possible, une approche aussi prétendument efficace.

En effet, ne nous demandons pas si Glenn Doman a l’envergure d’un prophète dont la parole fut tournée en inepties dans les années 70 car cela pourrait nous détourner de la richesse que recèle l’idée de « rééducation » précoce du cerveau. Ainsi, nous devrions revenir sur les origines de cette méthode, nous pencher ensuite sur son fonctionnement concret. Enfin, peut-être aurons-nous, vous et moi, le recul indispensable pour émettre une opinion rationnelle sur les déclarations impressionnantes que j’ai énoncées précédemment.

Néanmoins, je tiens à vous préciser que cet article ne vous permettra pas de trancher en la matière car les évaluations scientifiques sur le sujet manquent cruellement pour ne pas dire qu’elles sont inexistantes. En effet, les seules au compteur présentent de telles insuffisances méthodologiques, tel le fait de ne pas inclure de groupe contrôle pour mettre en perspective leurs résultats, qu’elles ne méritent pas d’être traitées. Ainsi, ne restera à l’appui de ces propos que les témoignages qui, malheureusement, ont été émis par des êtres ne pouvant se prévaloir de leurs propres turpitudes.

Les Origines de la méthode Doman

Reprenons l’Histoire depuis sa genèse… Dans les années 50, Glenn Doman, a priori simple kinésithérapeute a fondé une méthode avec l’idée-force que les lésions cérébrales ne sont absolument pas une fatalité mais un simple obstacle qu’il est possible de « contourner » par le biais d’une méthode de stimulation intensive des fonctions motrices premièrement et cognitives secondairement. En effet, sa création nait de sa croyance ambitieuse dans les vertus infiniment adaptatives de l’être humain. Il est responsable de la conception, au sein de sa méthode, de l’ensemble des exercices destinés à dépasser les déficiences motrices qui pourraient advenir à la vue des lésions anatomiques observées. Ainsi, des connaissances avancées en neurochirurgie apparaissaient indispensables à la construction du programme, c’est pourquoi il collabora avec un neurochirurgien. De plus, souhaitant étendre et populariser sa méthode, il collabora avec le Docteur en Sciences de l’Education, Carl Delacato, qui permit à la méthode de s’élargir à l’ensemble des apprentissages tant moteurs que cognitifs ou directement liés au langage. Néanmoins, il est essentiel de préciser que la méthode Doman ne s’adressait, à ses débuts, qu’aux sujets handicapés dans le but de les remettre sur une piste développementale approchant la normalité.

Fonctionnement de la méthode Doman : Comment reforger le cerveau lésé selon Glenn Doman ?

Approchons-nous maintenant de son contenu matériel. Avant tout, il faut savoir que l’évaluation joue un rôle central dans cette méthode et que des bilans sont réalisés avec chaque enfant plusieurs fois par an. Cette évaluation est censée apporter une validité scientifique à la méthode car elle consiste à sanctionner les progrès accomplis par l’enfant. Cette évaluation rassemble les notes des parents à la maison, l’examen psychologique global du psychologue et les rapports médicaux des médecins. Je ne m’éterniserai pas sur cette partie mais il serait honnête de dire que ces évaluations ont contribué, semble-t-il, à rendre cette méthode populaire auprès des parents car la méthode Doman donne des objectifs précis et concrets dont la réalisation est rendue directement observable. On pourrait dire que, pour une méthode aux allures alternatives et sectaires, elle ne se cache pas.

La méthode contient 12 composantes complémentaires et parfois successives qui pour certaines, sont invariables et inévitables. Je ne vous les énumèrerai pas de manière exhaustive mais tâcherai de vous en extraire la substantifique moelle dans les prochaines lignes. J’ai évoqué précédemment le « ramper », le « quatre pattes » et la marche. Il faudrait insister sur le patterning (ici, c’est une forme de conditionnement au mouvement de reptation), qui précède ces dernières étapes et consiste en un rituel étrange de mise en mouvement du nourrisson passif en mobilisant un très grand nombre de bénévoles pour le forcer à mimer le mouvement de reptation (fait de ramper) au bébé pour stimuler la coordination de ses mouvements dans le but de le prédisposer à ce mode de déplacement. Ainsi, on le pousse dès le plus jeune âge à se déplacer à plat ventre. Une fois jugé prêt, on le fera également dormir sur le ventre dans l’idée de stimuler l’apparition du « ramper » et en somme, ses capacités d’adaptation. Et, malgré tous les dangers que recèlent cette pratique pour un nourrisson, Doman juge que le rapport bénéfice/risque est avantageux. Ainsi, en bon mathématicien, on pourrait dire il s’arroge le droit de parier sur la vie des enfants handicapés « pour leur bien ». Ceci est un exemple des plus frappants des dangers que présente la méthode de Glenn Doman. Mais ces composantes comprennent aussi des techniques pédagogiques plus classiques bien que chronophages en matière d’apprentissage de la lecture et des mathématiques, des conseils comportementaux adressés aux parents, voire des injonctions dans le domaine la nutrition…

Aussi, certaines règles plus générales sont prescrites par la méthode Doman de manière à ce que, dans le cadre familial, les apprentissages de l’enfant soient optimaux tels la passion réciproque de l’enfant et du parent pour l’objet d’apprentissage et l’encouragement systématique des centres d’intérêt présentés par l’enfant. Toutefois, il semble difficile de croire que ces règles intéressantes aient pu être appliquées à la lettre compte tenu du temps quotidien phénoménal que demande la méthode à l’enfant et au(x) parent(s). En effet, cette approche thérapeutique préconise une stimulation quasi-permanente de l’enfant entre 12h et 16h par jour, ce qui ne peut que nous laisser perplexe ou révolté par des pratiques, semble-t-il, aussi épuisantes pour le jeune enfant. A l’aune de ces deux derniers paragraphes, on pourrait finalement penser que cette méthode consiste à réquisitionner les enfants et leurs parents pour une durée de 4 à 5 ans. Peut-être cela soigne-t-il mais comment en sort-on ? Peut-être exténués et brisés, peut-être guéris et heureux ? C’est à se demander si ce jeu quelque peu totalitaire en vaut vraiment la chandelle ?

Le Principe de la méthode Doman : un modèle linéaire, rigide et total

Glenn Doman a fondé un modèle global sur une théorisation d’un cerveau infiniment malléable pendant l’enfance. Cependant, cette théorie est-elle aussi solide qu’il le prétend ?

Selon Doman, Les bébés nous cacheraient un potentiel infini.

Il affirme qu’il est indispensable « pour tout être humain de passer par une série d’étapes invariables pour obtenir un développement psychomoteur normal ». Le suivi à la lettre de ces étapes identifiables, linéaires et successives permettrait à l’enfant d’être mené avec certitude à la normalité. Il décrit notamment quatre étapes inévitables et successives : Le mouvement au sol, Le ramper, Le quatre pattes, La marche. Selon l’auteur, toute déviation de ce schéma conduirait donc à des difficultés d’ordre pathologique. Un enfant « qui saute une étape n’est [donc] pas normal… » (Doman, 1983). Ainsi, il fonde son raisonnement sur l’idée que garantir le passage par ces étapes développementales éloigne nécessairement d’un état pathologique futur. Une telle rigidité méthodologique mène à de nombreux paradoxes comme le fait d’empêcher un enfant de marcher pour lui apprendre le langage d’abord. En effet, selon lui, le second doit précéder le premier.

Tout handicap correspond à une ou plusieurs lésions cérébrales à l’entendre. A partir de ce postulat, il envisage le cerveau comme un « biceps » qu’il faut exercer de manière régulière, durable et intense. « Fréquence, intensité et durée » sont les 3 principes cardinaux de cette pratique éducative globale. Son aspect linéaire et rigide aimante les principales critiques portées par les psychologues et médecins qui, dans les années 70, ont fait tomber la méthode Doman de son piédestal.

Néanmoins, l’idée quasi-miraculeuse selon laquelle un travail permanent peut guérir tous les handicaps durant les premières années continue de séduire beaucoup de parents d’enfants handicapés. Doman, au sein de ses ouvrages n’hésite pas à se reposer sur des propos qui font penser à ceux d’un prophète : « n’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent aveugles finissent par lire. N’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent sourds finissent par entendre… ». Ce principe de l’exercice qui façonne le cerveau traverse tout son programme d’apprentissage.

Il ne faut en aucun cas évacuer ces propos par la tuyauterie des ahuris car je pense qu’il est possible de dire, qu’en la matière, Glenn Doman pourrait être targué de précurseur, bien que ses mots manquent probablement de tempérance. Ainsi, on peut observer la présence de son principe dans la littérature neuroscientifique sous le nom de plasticité cérébrale. Cette dernière est un concept qui rassemble l’ensemble des remodelages synaptiques et anatomiques qui adviennent sous l’influence de l’environnement. Autrement dit, ces dernières recherches démontrent à quel point une activité spécifique régulière peut reconfigurer les réseaux cérébraux. Par exemple, il a été démontré qu’un entraînement au jonglage d’adultes incapables de jongler avant l’expérience était à l’origine d’une augmentation de la densité de la matière corticale au niveau du cortex visuel lié à la perception du mouvement entre le premier essai et le second (après entrainement) qui se jouait 1 mois plus tard (Jan Scholz, 2009). Il y a donc eut une réorganisation de l’activité cérébrale fonctionnelle et anatomique chez l’adulte et ce grâce à un simple entraînement de quelques heures.

Partant de cette observation, il ne semble pas inadéquat de faire l’hypothèse qu’il soit possible de provoquer des remodelages d’ordre extrêmement supérieur chez l’enfant sans compter que les adultes présentés ici n’ont bénéficié que d’un seul entrainement assez court. Imaginez donc que ces enfants bénéficient d’un entrainement intensif et quotidien, les possibilités de sculpter le cerveau semblent infinies et très encourageantes pour les personnes handicapées. Ça peut sembler impensable mais le projet de Glenn Doman, qui semblait pourtant appartenir au passé, pourrait voir ses principes ravivés. Cependant, cette fois, ils bénéficieraient de l’appui des dernières recherches en neuropsychologie scientifique. Pensez-vous que cet homme dévoyé et enterré, scientifiquement parlant, puisse bénéficier d’une seconde vie ? Ou que  cette théorie puisse passer, baignée dans nos sociétés occidentales, d’une perspective de guérison des handicapés à un pattern de création d’enfants précoces ?

Je vous remercie de l’attention que vous avez pu porter à cet article en espérant que vous en soyez sorti intrigués par la méthode Doman. N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me poser vos questions, je serais ravis d’y répondre.

Rien qu’un peu d’information, et déjà tant de questions.

Références

Doman, G. (1983). J’apprends à lire à mon bébé de moins de 4 ans. Paris: Retz.

Jan Scholz, M. C.-B. (2009, Octobre 11). Training induces changes in white-matter architecture. doi:10.1038/nn.2412

Lambert, C. (1989). A propos de la méthode Doman: pour quelle lecture ? Spirale.

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est, comment l’évaluer et quelques activités pour l’améliorer

Vous êtes-vous déjà imaginé comment serait votre vie si vous ne pouviez pas devinez ou imaginez les intentions et les pensées des autres ? La capacité qui nous permet de prendre en compte des aspects comme celui-ci est connue comme “La théorie de l’esprit”. Cependant, il existe certains troubles dans lesquels cette capacité humaine est affectée. Que se passerait-il si vous n’étiez pas capable de supposer ou d’imaginer ce que les autres pensent ? Rocío Gracía Tribaldo, psychologue, répond à nos questions et nous recommande un test ainsi que des activités intéressantes afin de travailler notre théorie de l’esprit.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment l’augmenter

 

Dans cet article nous vous expliquons qu’est-ce que la théorie de l’esprit, comment celle-ci se développe et comme elle est liée aux troubles du spectre autistique (TSA). Finalement, nous vous donnerons des outils afin de détecter les difficultés dans le développement de la théorie de l’esprit, et nous vous aiderons à travailler cette habileté chez vous.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment se développe-t-elle ?

Le concept de la théorie de l’esprit fut utilisé pour la première fois par Premack et Woodruff en 1978 pour expliquer le comportement d’un chimpanzé en réalisant une série d’expériences dans lesquelles on lui présente différentes situations problématiques avec chaque fois deux solutions alternatives (une correcte et une incorrecte). Finalement, la conclusion de ces expériences fut que le chimpanzé est capable de résoudre des situations problématiques car il est capable d’identifier le problème ainsi que le désir des chercheurs qu’il le résolve, c’est à dire que le chimpanzé est capable d’attribuer un état mental, ou un désir, aux chercheurs. Afin de décrire cela, ils ont utilisé le concept de la théorie de l’esprit :

“En disant qu’un sujet possède une théorie de l’esprit, nous voulons dire que le sujet est capable d’attribuer des états mentaux à lui-même et aux autres… Un système d’inférences de ce type est considéré, dans un sens strict, une théorie : premièrement parce que de tels états ne sont pas directement observables, et deuxièmement parce que le système peut être utilisé pour faire des prédictions d’une manière spécifique du comportement d’un autre organisme (…)” Premack et Woodfruff, 1978 (p. 515-526).

Par exemple, si nous sommes en train de parler avec un groupe de personnes, et que soudain l’une d’entre elles se lève et s’en va, nous essayons automatiquement de comprendre son comportement (celui que nous observons). Pour cela, nous sommes capables de déduire que celui-ci peut être dû à un état mental (par exemple, mes commentaires ne lui ont pas plu), pour une croyance (par exemple, il croit que nous avons terminé) ou pour parce qu’il a d’autres plans. En définitive, nous sommes en train de réaliser une espèce de théorie de l’esprit en déduisant les états mentaux ou les croyances qui pourraient expliquer ce comportement.

Le développement de la théorie de l’esprit se produit entre les trois et les cinq ans de vie, bien qu’il continu de se perfectionner pendant les années qui suivent. Lorsqu’un enfant “découvre la théorie de l’esprit”, il est capable de prendre conscience du fait que les gens (lui compris) ont des états mentaux, des désirs, des émotions, des croyances, des intentions qui leurs sont propres, et que ceux-ci sont capables de guider leurs comportements.

Lors des dernières années, le concept de la théorie de l’esprit a acquis une grande importance dans l’investigation et dans la pratique clinique, surtout dans les domaines liés au développement et aux troubles du spectre autistique (TSA).

Théorie de l’esprit et troubles du spectre autistique (TSA)

Les troubles du spectre autistique (qui comprend par exemple le syndrome d’Asperger) sont principalement caractérisés par l’altération de :

  • Relations sociales (théorie de l’esprit, difficultés à comprendre les émotions des autres, manque d’empathie, problèmes de communication)
  • Développement du langage (voir absence de langage et des gestes de compensation dans certains cas)
  • Communication (problèmes pour commencer une conversation, problème de l’intonation des mots, etc…)
  • Imaginer

En nous concentrant sur les implications d’un déficit dans la théorie de l’esprit chez un enfant, nous pouvons souligner (Baron Cohen, 1999) :

  • Manque de sensibilité envers les sentiments des autres.
  • Incapacité de prendre en compte une information que les autres savent.
  • Incapacité de détecter le degré d’intérêt que les autres montrent sur ce qu’il est en train de dire.
  • Difficultés à détecter l’ironie ou le sens figuré.
  • Incapacité d’anticiper ce que les autres peuvent penser de son comportement.
  • Incapacité de prendre en compte les malentendus.
  • Incapacité de comprendre la tromperie et de tromper.
  • Incapacité de comprendre les raisons qui poussent les autres à avoir un comportement déterminé.

Tous ces déficits vont rendre plus difficile l’adaptation de l’enfant à son environnement, ainsi qu’il est d’une grande importance de donner à l’enfant les outils nécessaires afin qu’il puisse s’adapter à son environnement de la manière la plus adaptée possible. Dans le dernier chapitre, nous verrons quelques techniques qui permettent de développer et d’améliorer la théorie de l’esprit à la maison.

Dans le chapitre suivant, nous allons aborder une méthode qui vous permettra d’obtenir des indices de difficultés du développement de la théorie de l’esprit d’une manière facile et rapide.

Test de Sally et Anne afin de détecter les difficultés de la théorie de l’esprit chez les enfants

Comme nous l’avons mentionné dans les chapitres précédents, la théorie de l’esprit est une habileté qui commence à se développer vers les trois ans.

Il existe un test, appelé test de Anne et Sally, qui nous permet de détecter si quelque chose va mal dans le développement de la théorie de l’esprit chez un enfant.

En général, il est normal qu’un enfant de trois ans ne réponde pas correctement aux questions de ce test, mais dès l’âge de quatre ans, l’enfant devrait être capable de répondre sans difficultés.

Pour réaliser ce test, vous n’avez pas besoins d’être un professionnel, car il vous suffit de suivre une méthodologie assez simple. De plus, pour réaliser cette expérience, vous n’aurez besoin que de deux poupées, deux boîtes différentes et une balle.

Afin de réaliser ce test, vous devez mettre en place une espèce de théâtre, dont les personnages seront Anne et Sally (les deux poupées). Chacune a une des boîtes que nous avons citées auparavant. L’histoire que vous devez représenter et narrer est la suivante :

Sally et Anne ont une caisse chacune. Sally range une balle dans sa boîte avant de quitter la scène (nous mettons la balle dans la boîte de Sally). Une fois que Sally est sortie de la scène, Anne change la balle de boîte et la met dans la sienne, sans que Sally ne soit au courant. Ensuite, Sally revient sur la scène et nous demandons à l’enfant : où est-ce que Sally va chercher la balle qui était dans sa boîte ?

Un enfant qui développe correctement sa théorie de l’esprit répondra que Sally cherchera la balle dans sa boîte parce qu’elle n’a pas vue Anne changer la balle de place.

Par contre, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique dira que Sally cherchera la balle dans la boîte d’Anne, parce qu’il ne comprend comment Sally peut encore penser que la balle se trouve où elle l’a laissée (il ne comprend pas que les actions de Sally sont basées sur sa croyances erronées). En définitive, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique aura de la peine à comprendre que les autres ont leurs propres pensées et croyances (états mentaux) qui peuvent être différents des siens, et même différents de la réalité.

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un test simple à réaliser, mais l’information que l’on peut en retirer est très significative.

Si vous détectez un problème lors de ce test il est alors nécessaire de faire appel à un spécialiste. Car si l’enfant présente des difficultés pour réaliser le test de Anne et Sally, il aura également des difficultés pour s’adapter à son environnement d’une manière efficace, ce qui lui posera des problèmes.

Pour terminer, voici quelques techniques afin que vous puissiez aider un enfant autiste à améliorer sa théorie de l’esprit à la maison.

Techniques pour travailler la théorie de l’esprit chez les enfants qui présentent un trouble du spectre autistique

Malgré que vous connaissiez certainement la majorité de ces techniques si vous avez un enfant qui souffre d’un trouble du spectre autistique, cela est important de citer les techniques les plus importantes et les plus efficaces.

  1. ARASAAC : Sur cette page internet vous pourrez télécharger gratuitement un grand nombre de techniques et d’activités afin de travailler la théorie de l’esprit. De plus, il y a également beaucoup d’autres activités destinées à travailler sur différents aspects liés aux difficultés que rencontrent les enfants qui présentent un trouble d spectre autistique.
  2. Manuel de la théorie de l’esprit pour les enfants autistes : ce livre contient tout un ensemble de fiches, de techniques et de travaux à réaliser avec un enfant, et est accessible pur tout le monde, autant pour les professionnels que pour les parents.
  3. Enfin, nous vous recommandons de réaliser différentes activités en simulant des situations. Voici quelques exemples qui peuvent vous servir de guide, et qui peuvent vous aider à créer différentes activités similaires :
    1. Nous préparons une photo de l’enfant et une photo de nous-mêmes.
    2. Sur une feuille de papier, nous écrivons les questions suivantes : “Qu’est-ce qui te plait ? Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te dérange ?”.
    3. Nous commençons avec la première question, à laquelle vous répondez tous les deux par écrit.
    4. Ensuite, nous choisissons les pictogrammes qui correspondent chaque chose citée auparavant et nous demandons à l’enfant qu’il dispose chaque pictogramme avec les goûts et les intérêts de chacun.

Avec ce type d’activités, nous allons encourager l’amélioration des habiletés sociales de l’enfant et lui permettre de comprendre que les intérêts et les goûts de chacun sont différents, et qu’ils ne sont pas forcément égale aux siens. C’est à dire que nous allons l’aider à comprendre les états mentaux des autres et luis faire comprendre que ceux-ci peuvent être différents des siens.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura : implications éducatives

Comment apprend notre cerveau ? Une des théories les plus répandues est la théorie de l’apprentissage social, d’Albert Bandura. Dans cet article, Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue, répond à toutes nos questions : qui est Bandura, quelles sont ses expériences, quelles sont les phases de la théorie de l’apprentissage social et comment pouvons-nous appliquer ses enseignements à l’environnement de l’éducation scolaire et de l’enseignement.

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura

Qui est Bandura ? Son intérêt pour la compréhension de l’apprentissage

Psychologue canadien né le 4 décembre 1925. Banduraa réalisé différentes études psychologiques sur l’apprentissage, en donnant un rôle important aux aspects cognitifs.

Cela veut dire qu’Albert Bandura soutient une approche socio-cognitive. En se basant sur le comportement humain dans les interactions sociales (interprétations) et l’environnement (punitions et réponses).

C’est dans cet axe là que Bandura élaboré sa fameuse théorie de l’apprentissage social, nommée également vicaire ou modelée, que nous allons aborder par la suite plus en détails.

Théorie de l’apprentissage social de Bandura : l’apprentissage par l’observation

Selon Albert Bandura, la majorité des images de la réalité sur lesquelles nous basons nos actions, sont en fait inspirées de nos expériences acquise au travers d’autres personnes (expériences vicaires).

Nous passons en effet beaucoup de temps dans notre vie à apprendre et à acquérir des connaissances grâce à ce type d’apprentissage. Chacun d’entre nous a un répertoire de personnes que nous utilisons comme références dans diverses situations de notre vie, comme notre père, nos enseignants, nos collègues de travail, nos amis, certains personnages publiques qui nous “inspirent”, etc…

Presque sans nous rendre compte, nous reproduisons les comportements que nous voyons chez les autres. Cependant, nous ne sommes pas des automates. Nous choisissons le modèle, nous l’observons attentivement, nous mémorisons et nous évaluons si cela vaut la peine d’imiter ou non ces comportements.

Dans l’apprentissage vicaire, cette évaluation est très importante. En effet, c’est elle qui différencie la manière de Bandura de voir l’apprentissage des autres modèles et des autres théories, et qui fait que tôt ou tard cette théorie soit rebaptisée comme apprentissage cognitivo-social.

Lorsque nous utilisons notre mémoire, nous exécutons des images mentales de ce que nous avons observé comme comportement chez nos modèles. Nous utilisons également un discours verbal interne et nous nous rappelons ce que nous avons observé. À partir de là, nous prenons la décision de reproduire ou non le comportement que nous avons observé, si nous le reproduisons fidèlement ou si nous le modifions un peu, etc… Nous pouvons même le modifier en fonction de nos objectifs. La motivation de chaque personne entre alors en jeu, ainsi que son intérêt à reproduire le comportement.

Expérience de la poupée Bobo de Bandura sur l’agressivité

De la théorie à la pratique

Afin de donner une base empirique à sa théorie, Albert Bandura a réalisé la fameuse expérience de la poupée Bobo. Il essaye de concilier sa théorie de l’apprentissage par l’observation avec l’agressivité. L’objectif était d’arriver à une conclusion sur l’influence qu’exerce la violence observée par les enfants chez leurs modèles (plus tard nous aborderons l’expérience qui se focalise sur l’influence de l’agressivité observée à la télévision).

Dans la vidéo suivante, la fameuse expérience de Bandura a été reproduite, et les mêmes résultats ont été obtenus.

Comment est réalisée l’expérience d’Albert Bandura ?

Comme vous pouvez le voir, la poupée Bobo est une sorte de quille, qui lorsqu’elle est renversée revient automatiquement en position verticale.

Deux groupes expérimentaux ont été utilisés (GE1 et GE2) ainsi qu’un groupe contrôle (GC). Chaque groupe expérimental est formé de 24 enfants (autant de filles que de garçons).

  • GE1 : 24 enfants des deux sexes. On divise le groupe en deux groupes de 12 enfants chacun (autant de filles que de garçons).
    • GE1A : Les enfants observeront une femme avoir un comportement agressif envers la poupée.
    • GE1B : Les enfants observeront un homme avoir un comportement agressif envers la poupée.
  • GE2 : Le groupe de 24 enfants observe un adulte agir d’une manière non-agressive envers la poupée.
  • GC: On présente la poupée au groupe de 24 enfants sans aucune observation préalable.

Résultats :

Les conclusions de Bandura furent les suivantes :

  1. GE1 (enfants qui ont observé un comportement agressif) ont plus de probabilités d’avoir un comportement agressif que les autres groupes.
  2. Les garçons ont beaucoup plus de probabilités de reproduire un comportement physiquement violent que les filles. Il n’existe pas de tel différences quant au comportement violent verbal.
  3. Lorsque le modèle est une femme, il sera plus facilement imiter par les filles, et vice-versa (similitude avec le modèle).

Cependant, tout n’est pas blanc ou noir. Afin qu’un comportement se développe, d’autres éléments que l’observation d’un modèle sont nécessaires.

De plus, pour qu’un modèle soit approprié, il doit “être attractif et intéressant pour la personne modelée”. La culture joue également un rôle important dans ce domaine. N’importe quelle personne ne peut pas servir de modèle à n’importe quel enfant dans n’importe quel contexte.

Il est vrai que l’enfant, en observant le modèle avoir un comportement agressif, intègre ce mode de réponse dans son répertoire de comportement et cela augmente la probabilité qu’il reproduit ce comportement, mais ça n’est pas totalement déterminant.

En tant que personne, nous sommes dotés de conscience, d’une capacité et d’un pouvoir de décision. Ainsi, une fois que nous avons acquis l’apprentissage, nous devons vouloir l’utiliser au moment où nous le faisons. Choisir ce comportement comme le comportement adéquat à la situation en fonction de nos objectifs.

Dans cette expérience, quelque chose influence le comportement de l’enfant est qu’on leur montre une manière d’agir avec un élément avec lequel ils n’ont aucune expériences préalables (la poupée est quelque chose de nouveau pour eux), ainsi, leur liberté de choix est en quelque sorte restreinte, car nous leu enseignons directement comment se comporter avec ce nouvelle élément. C’est à dire que le comportement de l’enfant serait complètement différent si celui-ci disposait de plus de possibilités de choix de comportements face à cette situation précise.

Processus de la théorie de l’apprentissage social Bandura

Dans la théorie de l’apprentissage social, Bandura différencie 4 processus qui se développent lors de l’apprentissage social :

1. Attention

Il est totalement indispensable que l’attention de l’apprenti soit focalisée sur le modèle et sur le comportement de celui-ci. N’importe quelle distraction entraîne une interruption de l’apprentissage.

2. Rétention

La mémoire joue un rôle très important. La personne qui est en train d’intégrer un nouveau comportement doit le stocker dans sa mémoire afin de pouvoir le reproduire.

3. Reproduction

Dans ce point, en plus de la réalisation du comportement, la personne doit être capable de reproduire symboliquement le comportement. Par exemple, un enfant aura beau regarder pendant des heures son joueur de tennis favoris jouer au tennis, cela ne voudra pas dire qu’il pourra reproduire ses mouvements, il doit d’abord acquérir la capacité motrice de réaliser ses mouvements. Il intégrera le type de mouvement et d’action, mais il devra les répéter de nombreuses fois afin d’atteindre les mêmes résultats que son modèle.

De plus, il faut disposer d’une certaine capacité cognitive afin de pouvoir mettre en marche tous les mécanismes de récupération symbolique. C’est à dire que l’enfant doit obligatoirement avoir atteint ce niveau de développement cognitif.

4. Motivation

Lorsque nous avons en tête un comportement observé, il faut vouloir l’imiter. Nous pouvons avoir différentes motivations pour imiter un comportement, par exemple :

  • Renforcement/punition passée : cela se base sur le comportementalisme traditionnel. Lorsque nous recevons quelque chose de positifs après avoir eu un certain comportement (renforcement), cela nous poussera à la reproduire afin d’obtenir la même récompense.
  • Renforcement/punition promis : expectatives de ce que l’on souhaite obtenir, nous imaginons les conséquences.
  • Renforcement/punition vicaire : ce que le modèle a obtenu et que nous avons observé.

Comment pouvons-nous utiliser les stratégies d’apprentissage de Bandura ? Implications éducatives de l’apprentissage vicaire

1. Apprentissage observationnel appliqué à l’éducation

Dans toutes les cultures, les enfants regardent les adultes pour apprendre et modifier leurs schémas de comportement et d’action. Ils apprennent en observant des personnes de références, des modèles. Bandura dit :

“Heureusement, la majorité des comportements humains sont appris par l’observation de modèles”.

Cela évite beaucoup d’essai-erreur, du fait que l’enfant à l’opportunité de voir la situation, l’exécution du comportement et les conséquences. Pourtant, les enfants n’apprennent pas toujours leur comportement par l’observation, mais cela dépend de facteurs comme la complexité, le niveau de développement cognitif, de la signification qu’à le modèle pour l’enfant et de la fonctionnalité du comportement observé.

Ainsi, on a observé que les enfants ont tendance à imiter plus souvent des comportements qui sont relativement simples, proches de leurs compétences cognitives, qui ont des récompenses gratifiantes, qui sont présentés par des modèles attractifs et qui sont observés lorsque l’enfant fait preuve d’une attention active envers le modèle.

De la perspective de la théorie cognitive de l’apprentissage social, nous pourrions l’appliquer à la salle de classe. Il est conseillé que les enfants perçoivent le professeur ou l’éducateur comme quelqu’un qui présente constamment des modèles de comportement, verbaux et symboliques, aux élèves. Son efficacité dépendra de la consistance entre les modèles, l’adéquation de ceux-ci avec les compétences des élèves, du lien affectif entre le professeur et les élèves ainsi que l’efficacité de la procédure de présentation des ces modèles. D’un autre côté, les élèves n’auront pas uniquement l’opportunité d’apprendre en observant ce que fait et dit l’éducateur, mais ils pourront également apprendre et observer leurs camarades de classe. L’emploi systématique de formes structurées de présentation de modèles entre camardes de classe peut se convertir en une ressource éducative d’une grande importance.

2. Prédiction et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura parle de la prédiction, élément très important lorsqu’il s’agit de travailler avec l’apprentissage des enfants, car ceux-ci intériorisent très rapidement quelles sont les conséquences de leur comportement, sachant faire la différence entre des situations différentes.

Par exemple, certains parents se demandent pourquoi il y a des professeurs avec lesquels les enfants se comportent toujours mal et d’autres avec lesquels les enfants se comportent parfaitement bien, ou “pourquoi est-ce qu’il n’écoute que ce que je lui dis lorsque je me mets en colère ?”.

Cela se produit à cause de la prédiction que les enfants réalisent. Par exemple, si chaque fois que Jean reste assit à sa place, son professeur “A” ne le valorise pas (ne lui dit pas “c’est très bien Jean”), Jean fera ce qui l’intéresse plus à chaque fois. Maintenant, si le professeur “B” crie chaque fois que Jean se lève et qu’il dit aux élèves de rester à leur place, en plus d’apprendre qu’il y a une punition s’il se lève, Jean apprendra qu’il doit s’asseoir quand son professeur “B” crie. Ainsi, Jean et ses camarades de classe sauront qu’avec le professeur “A”, c’est égal si on reste assit ou on, alors qu’avec le professeur “B”, il faut s’asseoir lorsqu’il crie.

Donc, selon la théorie de l’apprentissage social, le professeur enseigne aux élèves non seulement des comportements, mais également des schémas de réponses selon les situations.

D’un autre côté les expectatives qu’intègrent les personnes, dans ce cas les enfants, ne sont pas forcément celles perçues à la première personne. Par exemple, si l’enfant le plus populaire de la classe l’est parce que il a un comportement perturbateur ou problématique, beaucoup des autres élèves l’imiterons afin d’obtenir la même chose : popularité et attention.

Il s’agit là de quelque chose de très important à utiliser dans les salles de cours. Et pourtant cela est souvent mal réaliser dans nos écoles… Ce qui serait plus efficace pour enseigner aux élèves serait d’encourager et de féliciter toutes les bonnes choses que fait l’enfant qui agit comme modèle pour la plupart des autres enfants, au lieu de seulement prêter attention aux choses qu’on souhaiterait qu’il ne reproduise pas.

3. Motivation et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura affirme que les conséquences d’un comportements (aussi bien les punitions que les renforcements) ont une grande influence sur l’augmentation ou la diminution d’un comportement.

C’est un aspect très important de la motivation et est fondamental pour l’apprentissage. Mais la différence entre le modèle de Bandura et celui de Skinner est que dans le premier, les conséquences créent des expectatives qui seront ce qui augmentera des séquences ou diminuera les comportements futurs, alors que dans le deuxième modèle, les conséquences sont les éléments directement déterminants dans la répétition ou non d’un comportement.

Ainsi, si nous suivons les enseignements de Bandura, les conséquences anticipées contrôlent le comportement plus que les conséquences réelles. Cela explique qu’un comportement soit parfois réaliser alors qu’il n’a pas été encouragé. Pourquoi est-ce qu’un enfant essayerait-il d’attirer l’attention sur lui en classe jour après jour alors qu’il est parfois ignoré ? Parce que il sait que certaines fois on lui prêtera attention.

Les personnes traitent les relations entre comportement et conséquences afin d’en synthétiser l’information.

4. Pensées et gestion cognitive appliqué à l’éducation

Comme nous l’avons vu précédemment, pour Bandura, la pensée est un élément clé dans le comportement. Lorsqu’un enfant apprend, il est très important qu’il construise des représentations symboliques conceptuel. C’est à dire qu’il comprenne le contexte, le comportement et le pourquoi.

Bandura explique que si un enfant n’est pas conscient des conséquences de son comportement, il n’apprendra pas correctement.

En nous basant sur la théorie de l’apprentissage social, lorsque nous éduquons les enfants à l’école, nous devons leur expliquer qu’est-ce qu’ils obtiennent avec leurs actes et leur comportement, afin qu’ils apprennent et qu’ils connaissent leurs objectifs. Sinon, en suivant cette théorie, ils développeront des comportements qui manquent de sens et feront les choses comme des automates.

De plus, la répétition consciente des comportements entraînera une intégration et une automatisation des ceux-ci, laissant ainsi plus “d’espace mental” afin de continuer l’apprentissage.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, laissez-nous vous demander : aviez-vous déjà entendu parler de ce psychologue ? que pensez-vous de ce type d’apprentissage ? êtes-vous d’accord ? pouvez-vous penser à d’autres moyen de l’intégrer au système éducatif ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Améliorer le rendement académique : quand étudier ne suffit pas

Peu importe l’âge que nous ayons. Lorsque nous entendons le mot “examen”, un frisson nous parcours la colonne vertébrale et nous commençons à avoir des sueurs froides. Qu’il s’agisse d’examens à l’école, au lycée, à l’université ou encore d’une évaluation au travail, la plupart d’entre nous n’aime pas être évalué. Il est vrai que, même s’il il y a des personnes qui arrivent à toujours avoir des bonnes notes, il y a d’autres personnes qui n’arrivent pas à avoir un bon rendement académique, peu importe les efforts qu’ils procurent. Ce qui se passe c’est que parfois il ne suffit pas d’avoir trois professeurs particuliers, de dédier beaucoup de temps aux études ou de lire une grande quantité de livres. Parfois, pour améliorer le rendement académique, il faut stimuler notre cerveau afin d’améliorer nos capacités et d’obtenir que les efforts fournis et le temps investit portent leurs fruits.

Il est nécessaire de connaître les facteurs desquels dépend le rendement académique afin de l’améliorer.

Qu’est-ce que le rendement académique ?

Le rendement académique correspond aux performances d’un étudiant dans le cadre d’une discipline qu’il doit apprendre ou d’une compétence qu’il doit acquérir. Des bonnes notes impliquent que l’étudiant ait acquis les connaissances et les habiletés afin de dominer une la discipline. Mais le rendement académique peut également être mauvais, par exemple si un élève à des notes généralement mauvaises ou alors irrégulières. Que ce soit à l’école ou à l’université, il n’est pas rare que le schéma de notes soit plutôt irrégulier et pas forcément bon ou mauvais. Ainsi que l’on peut se poser une question : qu’est-ce qui fait que nous sommes meilleurs dans une discipline que dans une autre ?

Quels sont les facteurs qui sont impliqués dans un bon rendement académique ?

Si vous vous demandez pourquoi votre enfant a de meilleures notes en musique qu’en mathématiques, ou de meilleures notes en langue qu’en science, vous devez savoir qu’il n’existe pas une explication unique. Nous devons prendre en compte différents aspects, comme la méthode d’évaluation qui est utilisée, son état psychologique (sa motivation, ses expectatives et son estime de soi) et la capacité cognitive de la personne (le développement du cerveau et les différences entre les fonctions distinctes).

  • Il est important de prendre en compte comment est mesuré le rendement scolaire, car l’évaluation n’est pas la même en mathématiques (si le résultat de 2 plus 2 n’est pas 4, l’évaluation ne sera pas bonne même si l’élève produit beaucoup d’efforts) qu’en musique (le professeur a plus de liberté pour évaluer ses élèves, selon ses critères subjectifs). Que les efforts fournis par l’élève soit récompenser et se remarque dans ses notes peut influencer le point suivant.
  • La manière de concevoir les études influence énormément les résultats obtenus. Un état d’esprit positif peut favoriser le rendement académique. Par exemple, un enfant qui est victime de bullying à l’école (s’il est victime des moqueries constantes de ses camarades) ou qu’il passe un moment difficile à cause du divorce de ses parents, ne se concentrera probablement pas suffisamment sur ses études, ce qui se traduira par de mauvaises notes. Par contre, un enfant qui est motivé pour avoir des bonnes notes et qui a une bonne résistance à la frustration adoptera des meilleures stratégies et de meilleures habitudes scolaires. L’estime de soi joue également un rôle très important. Si l’enfant pense qu’il n’est pas capable et qu’il va échouer dans ses études, il est probable qu’il abandonne les études et cesse de faire des efforts, Let qu’il finisse par échouer à cause de cela. Cela est connu comme la prophétie auto-accomplie“. Le fait de penser qu’il est probable que l’on échoue ou que l’on va avoir des mauvaises notes, on fait moins d’effort et le plus probable est que nos prédictions pessimistes se réalisent.
  • Dans beaucoup d’occasions, la capacité cognitive peut être déterminante. Si vous n’avez pas besoins d’étudier pour réussir, la motivation ou la méthode d’évaluation peuvent passer au deuxième plan (même si elles ne cessent pas d’être importantes). Par contre, une bonne capacité cognitive n’implique pas forcément un bon rendement académique. Notre cerveau se développe peu à peu depuis avant notre naissance jusqu’à approximativement nos 20 ans. Nos capacités cognitives grandissent en parallèle au développement de notre cerveau. Ainsi, c’est notre cerveau qui devrait déterminer quel apprentissage nous pouvons affronter (bien que le système éducatif ne respecte que rarement cela). De toute évidence, chaque personne est unique et certaines personnes apprennent les choses avant d’autres (du fait que leur cerveau acquiert la capacité de le faire avant). C’est pourquoi certains problèmes peuvent apparaître comme un retard dans l’apprentissage de la lecture. De plus, chaque structure cérébrale à une implication différentes dans chaque fonction cognitive. Un enfant dont la partie cérébrale chargée des activités visuo-constructives (lobe pariétal de l’hémisphère droit) est plus développée aura plus de facilités pour réussir en peinture, alors qu’un enfant dont la zone du cerveau chargée des activités de calculs (lobe pariétal de l’hémisphère gauche) aura plus de facilité en mathématiques. Ces différences dans le développement peuvent dépendre de nos différences génétiques ainsi que de la façon dont notre cerveau est stimulé pendant son développement et tout au long de notre vie.

Une bonne capacité n’implique pas forcément un bon rendement académique.

Comment améliorer votre rendement académique, ou celui de votre enfant ?

Une fois que nous connaissons les facteurs desquels dépend notre rendement académique, nous pouvons agir sur eux. De cette façon, nous pouvons identifier trois domaine d’interventions :

  • Système éducatif : il est nécessaire d’adapter les cours et les exigences de ces derniers aux fonctions que le cerveau acquière pendant son développement, sans perdre de vue le fait que ce développement n’est pas le même pour tous les enfants, et qu’ainsi certains peuvent avoir besoin de plus d’aide et de plus de patience. Obtenir que le système valorise d’autres facteurs comme l’expérimentation ou qu’il donne plus d’importance à certains cours est un travail qui nous concerne tous. Il faut soutenir les études et les investigations sur le milieu éducatif afin d’obtenir une amélioration de notre système éducatif.
  • Famille et entourage : les enfants en bas âges sont spécialement susceptibles d’apprendre ce qu’on leur enseigne et ce qu’ils voient autour d’eux. C’est pour cela qu’il est très important de leur apporter des valeurs, une routine et des stratégies d’étude, afin que les enfants les intègrent et diminuent leurs problèmes, qu’ils soient scolaires ou même plus tard dans leur vie. Il faut apprendre aux enfants à étudier et qu’il sache que les études peuvent lui apporter beaucoup de bénéfices dans sa vie et l’aideront à obtenir ce qu’il désir. De plus, une des fonctions les plus importantes des parents et des éducateurs est d’aider l’enfant quand il en a besoin, de l’écouter et lui apporter ce dont il a besoin en tant qu’enfant. Il est de lui donner un modèle de travail et d’effort afin qu’il dispose d’une référence au moment où il devra le faire lui-même. Pour son environnement d’étude, il est conseillé de mettre à sa disposition un temps de travail ainsi qu’un lieu calme et avec peu de distractions, silencieuse et bien illuminée. De plus, nous devons tenir compte des différences de chaque enfant : si celui-ci à de la peine en mathématiques mais qu’il a de bonnes notes en musique, au lieu de lui enlever ces classes de musiques pour qu’il réussisse mieux en mathématiques, il est plus recommandable de l’inscrire à un cours particulier de musique : nous n’avons pas tous besoin d’être doués avec les numéros, et qui sait, peut-être que cet enfant avec des problèmes en mathématiques peut devenir un grand artiste reconnu ?
  • Entraînement cognitif : grâce à la plasticité cérébrale, nous sommes capables de stimuler notre cerveau et ses capacités cognitives. Augmenter le temps dédié aux études n’est pas forcément efficace si notre attention ou notre concentration ne sont pas bonnes. C’est pour cela que la stimulation cognitive ou les interventions neuropsychologiques personnalisées peuvent vous aider à augmenter votre rendement académique, en améliorant vos capacités cognitives. Si un enfant a des difficultés en lecture et qu’après trois heures laborieuses de travail il n’a pas été capable de retenir l’information basique nécessaire, peut-être qu’il a besoin d’un entraînement et d’une stimulation de sa capacité de lecture au lieu de passer plus de temps à étudier.

Il est possible d’améliorer le rendement académique d’une façon divertissante.

Le plus important de tout cela est de réunir toutes ces caractéristiques. Les différentes études pointent un système éducatif basé sur la Neuroéducation (appliquer les connaissances sur le cerveau et son développement à l’éducation). Actuellement il existe plusieurs manières d’entraîner ces capacités, autant depuis chez soi grâce à des activités cliniques divertissantes, ou alors à l’école, à l’aide de plateformes éducatives pour écoles et professeurs qu’offre CogniFit (plateforme leader en neuroéducation, utilisée dans les écoles du monde entier, qui permet de réaliser des évaluations neuropsychologiques afin de réaliser un entraînement cognitif personnalisé). Grâce à tout cela, améliorer le rendement académique n’est pas seulement possible, mais en plus divertissant.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer votre rendement académique. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Tout sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est, à quoi sert-elle et comment l’appliquer dans les écoles et à la maison

 Qu’est-ce que la neuroéducation et à quoi sert-elle ? La neuroéducation est une nouvelle forme de voir l’enseignement qui se base sur l’apport de stratégies et de te technologies éducatives centrées sur le fonctionnement cérébral. Cette nouvelle discipline éducative fusionne les connaissances sur la neuroscience, la psychologie et l’éducation, avec pour objectif l’optimisation des processus d’enseignement et d’apprentissage. Nous vous expliquons dans cet article tout ce qui vous devez savoir sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert. Nous vous donnons également quelques conseils à appliquer en classe ou à la maison. La neuroéducation changera la manière d’étudier et d’apprendre des enfants. Utilisez les nouvelles découvertes qui permettent de comprendre comment le cerveau acquiert des nouvelles connaissances pour éduquer d’une meilleure façon !

Qu’est-ce que la neuroéducation ? Définition et concept

La neuroéducation peut être définie comme une discipline qui relie la neurologie et les sciences de l’éducation, dans laquelle la psychologie joue un rôle clé.

Il s’agit d’un projet de développement scientifique dans lequel l’on souhaite joindre les connaissances à propos du fonctionnement du cerveau avec ce que l’on connaît sur les processus éducatifs sur le terrain. Normalement, l’environnement sur lequel ce centre la neuroéducation est l’éducation dans les milieux scolaires et académiques.

La neuroéducation est une branche très récente, dans laquelle collaborent les éducateurs et les neuroscientifiques. Dans cette branche émergente convergent les spécialités comme la neuroscience, la psychologie, la science cognitive et l’éducation afin d’améliorer les méthodes d’enseignement et les programmes scolaires.

C’est un dynamique d’apprentissage basée sur la neuroscience, dont le but est d’appliquer tous ce que nous savons sur comment apprend le cerveau et quelles sont les choses qui stimulent le développement cérébral dans un milieu scolaire. La neuroéducation nous permet donc de devenir plus intelligent.

Facteurs qui interviennent dans la neuroéducation

Dans le neuroéducation on applique toutes les connaissances qui ont été découvertes dans les sciences cognitives et la neuroscience ces derniers 25 ans. Voici les découvertes qui ont été les plus importantes :

1- La plasticité cérébrale et la neurogenèse

La plasticité cérébrale a été l’une des découvertes les plus importants dans le domaine de la neuroscience. Le cerveau est élastique, c’est à dire qu’il a une grande capacité d’adaptation tout au long de notre vie. De plus, il est capable de créer constamment des nouveaux neurones et des nouvelles connections entre ceux-ci si on lui procure la stimulation adéquate.

2- Les neurones éponges

Les neurones éponges sont un groupe de cellules cérébrales qui s’activent quand nous réalisons une action ou quand nous observons quelqu’un la réaliser. Et cela ne se produit pas que pour les actions, mais également pour les expressions émotionnelles. C’est pour cela que l’on pense qu’ils sont la base de l’empathie et de l’acquisition du langage. Les connaissances sur les neurones éponges sont très importantes pour la neuroéducation.

3- Émotions et apprentissage

Les émotions interagissent avec les processus cognitifs, c’est pourquoi gérer les émotions est une partie clé du processus d’apprentissage. Il faut donc enseigner aux enfants à être conscient des leurs sentiments et à les contrôler, ce qui leur permettra de contrôler leur comportement. Il est important qu’ils apprennent à reconnaître quand ils sont tristes, en colères et qu’ils arrivent à gérer ces émotions. De plus, des niveaux élevés de stress rend l’apprentissage plus difficile. Il est donc important de créer un bon climat d’apprentissage, sans stress, et de leur apprendre à gérer l’anxiété.

Mais il n’y a pas que la gestion des émotions négatives qui est bénéfique et qui aide à améliorer le rendement académique. En effet, apprendre des matières qui nous font ressentir des émotions s’avère beaucoup plus facile et permanent qu’une matière qui nous est indifférent. On appelle cela l’apprentissage significatif.

4- Dyslexie et troubles de l’apprentissage

Les découvertes sur les troubles de l’apprentissage nous permettent, en plus d’apporter aux enfants qui en souffrent un appui personnalisé, de mettre à leur disposition de meilleurs outils pour les aider à surpasser leurs difficultés. Outils de neuroéducation pour traiter la dyslexie en classe.

5 -Autant l’expérience que la génétique nous influence

Depuis les débuts de la psychologie il existe un débat sur le fait de savoir si nous sommes le fruit de nos expériences ou de notre génétique. De nos jours, la majorité des experts sont d’accord sur le fait que ces deux aspects sont fondamentaux pour notre développement. La génétique assoit la base de nos habiletés et de nos capacités, mais l’expérience va agir sur celles-ci. Les enfants peuvent avoir une série de capacité plus ou moins innées, qu’ils soient plus doués pour une chose que pour un autre, mais c’est quelque chose qui pourra toujours être entraîné et modifié.

Des domaines d’investigation qui s’appliquent à l’éducation sont l’entraînement du raisonnement, l’amélioration de la mémoire de travail, la consolidation de la mémoire, la récupération des souvenirs et les traitements des problèmes d’apprentissage (découvrez comment mémoriser plus vite).

CogniFit, la plateforme leader en neuroéducation

La neuroscience et la neurodidactique sont de plus en plus importants dans les écoles qui souhaitent optimiser leurs processus d’enseignement. La technologie éducative de CogniFit, basée sur la neuroéducation, est appliquée dans différents centres scolaires dans le monde entier et s’avère être d’une grande efficacité pour tous les élèves, mais surtout pour ceux qui ont des nécessités spécifiques ou des difficultés d’apprentissage.

CogniFit Neuroéducation en classe est un outil scientifique pour les éducateurs, créer pour les aider à identifier certaines des causes neurologiques qui peuvent être liées avec l’échec scolaire, et réhabiliter les principales fonctions cognitives des enfants.

Comment cela fonctionne ? La première chose que doivent faire les étudiants est de remplir une évaluation cognitive. Tous les jeux mentaux de CogniFit Neuroéducation ont été créés et validés cliniquement et permettent d’identifier les forces et les faiblesses cognitives impliquées dans l’apprentissage, comme l’attention, la mémoire, la perception et le raisonnement.

En utilisant les résultats de cette évaluation initiale, CogniFit programme automatiquement une dynamique d’entraînement cérébrale personnalisée, créée spécifiquement pour améliorer les capacités cognitives de chaque étudiant.

L’échec scolaire est l’une des préoccupations les plus en vue dans le système éducatif. C’est pour cela qu’il est important d’appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation. Pouvoir profiter dans les centres éducatifs d’outils et d’initiatives neuréducatives permet à tous les élèves de développer adéquatement leur potentiel d’apprentissage.

Plateforme éducative de CogniFit

Neuroéducation pour les éducateurs

Le milieu dans lequel l’application de la neuroéducation est bien évidemment l’école, car il s’agit du principal environnement d’apprentissage d’un enfant.

Les éducateurs doivent connaître les nouvelles connaissances sur le cerveau, sur l’apprentissage et sur la mémoire afin de pouvoir adapter leur style d’enseignement dans le but d’optimiser le processus d’apprentissage. Ils doivent également se rendre compte que la structure de leur cours, leurs actions leurs discours et les émotions qu’ils transmettent ont une influence sur le développement du cerveau de leurs élèves et sur leur manière d’apprendre.

Nous savons que les connaissances en neuroscience peuvent aider énormément en cours, mais comment appliquer ces connaissances dans un contexte éducatif ? La base est que les élèves ne doivent pas se limiter à rester assit et à recevoir passivement les informations, mais ils doivent la manipuler et participer activement à son élaboration.

1. Créer un climat émotionnel positif dans la classe

Il est très important que les professeurs et les éducateurs encouragent le développement d’un climat positif dans la salle de cours, où ils doivent se montrer empathiques et proches de leurs élèves. Il est nécessaire qu’ils contrôlent leurs expressions émotionnelles pour qu’elles soient positives, et ainsi transmettre cette positivité à leurs élèves. Il faut éviter les niveaux de stress élevés dans la classe. Un petit peu de stress est nécessaire pour maintenir les élèves motivés et actifs. Par contre, trop de stress est préjudiciables pour leur rendement. Il peut également s’avérer très utile d’enseigner aux élèves comment gérer leur propre stress et autres émotions négatives, et cela non seulement au niveau scolaire, mais également à tous les niveaux.

2. Utiliser CogniFit neuroéducation en classe

Cette technologie éducative a été créée par des enseignants. Elle permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés en neuroéducation ou en psychopédagogie d’analyser et d’améliorer les processus d’apprentissage dans le milieu scolaire. À quoi sert concrètement CogniFit neuroéducation ?

  • Apprendre et approfondir les connaissances sur les processus cérébraux impliqués dans l’apprentissage et le développement neurologique.
  • Intégrer des améliorations méthodologiques et didactiques afin d’optimiser l’enseignement et d’enrichir la scolarité.
  • Évaluer les étudiants avec objectivité pour identifier leurs forces et leurs faiblesses cognitives, qui peuvent être liées aux difficultés d’apprentissage, et ainsi éviter l’échec scolaire.
  • Corriger et réorienter les difficultés d’apprentissage.

3. Utiliser l’apprentissage émotionnel

La mémoire est étroitement liée aux émotions. Nous apprenons beaucoup plus facilement quand l’information à retenir nous fait ressentir des émotions. C’est pour cela qu’une bonne stratégie de neuroéducation est de créer des connections émotionnelles dans le domaine ou la thématique enseignée. Ces connections peuvent être obtenues grâce à des activités spécifiques qui connecte émotionnellement les élèves avec le contenu du cours. Par exemple, les arts visuelles et interprétatives peuvent être fusionnées, afin d’activer une réponse émotionnelle et d’augmenter la capacité d’apprentissage.

4. Enseigner avec différents styles et de différentes manières

Il est possible d’augmenter la capacité d’apprentissage de chaque étudiant en utilisant différents styles d’enseignement, ainsi qu’en variant les activités et les matières étudiées. Tous les étudiants n’apprennent pas de la même manière. Certains sont plus visuels, d’autres plus gestuels, etc… En utilisant des images, des vidéos, des activités expérimentales ou interactives, de la musique… nous sommes en train d’utiliser la neuroéducation en stimulant tous les sens. Ainsi, les élèves apprendront d’une manière plus complète, et tous les étudiants en profiteront.

5. Maintenir un environnement optimal

Comment intégrer des stratégies de neuroéducation dans la classe ? Les élèves apprennent mieux dans des environnements déterminés. Nous avons une grande capacité visuelle, et nous sommes plus attentifs face à des stimulations nouvelles. C’est pour cela qu’en apportant à la salle de cours une dynamique de changement aidera les élèves à être plus attentifs. Le changement, l’ordre et la beauté, intégré dans chaque unité d’apprentissage, les aidera à apprendre plus facilement. Une musique tranquille en fond sonore peut également aider les élèves à se concentrer, à se relaxer et à se sentir plus à l’aise. Une lumière la pus naturelle possible contribue également à maintenir un environnement plus optimal pour l’apprentissage. L’obscurité dans la classe ou les lumières fluorescentes qui apportent une lumière artificielle ne sont pas recommandés.

6. Utiliser la répétition mais de manières différentes

Une des meilleures façons d’apprendre et de retenir l’information dans notre mémoire sur le long terme est la répétition de l’information. Par contre, si l’information est répétée toujours de la même manière, cela peut être vraiment très ennuyeux pour les élèves. Ainsi, une bonne stratégie de neuroéducation est que la répétition de l’information soit faite de manières différentes et à travers différentes activités et expériences. De cette façon, les élèves pourront manipuler l’information de différents points de vue.

Technique de neuroéducation : la répétition de manière différentes

7. Augmenter l’apprentissage significatif

Il est fondamental pour un apprentissage sur le long terme et pour maintenir la motivation dans la classe que les élèves comprennent l’utilité de ce qu’ils sont en train d’apprendre. Il s’agit d’appliquer les connaissances au monde réel, répondre à “à quoi ça me sert de savoir ça ?”.

Une bonne stratégie de neuroéducation dans a classe est d’utiliser des activités dans le monde réel, comme investiguer, faire des expériences, créer des métaphores, des analogies, examiner les relations de causes-effets, analyser la perspective, réaliser des activités artistiques qui stimulent la pensée créative.

8. Faire des résumés

Les résumés, ou “feedback”, sont essentiels pour la neuroéducation et les processus d’apprentissage. Faire des résumés, dire ce qui a été fait et ce qui peut être amélioré est une des bases de l’orientation de l’apprentissage. Il ne suffit pas de donner une note numérique aux examens et de marquer en rouge les erreurs. Il faut signaler les erreurs d’une manière concrète, et également signaler ce qui a été bien fait. Ainsi, les élèves seront plus motivés et auront des directives concrètes pour s’améliorer.

Neuroéducation pour les parents

Les parents sont l’autre pilier de l’éducation des enfants. Ainsi, les connaissances sur le fonctionnement cérébral peuvent les aider dans leur relation avec leurs enfants au niveau éducatif et également affectif. Ils pourront motiver leurs enfants à apprendre, à développer tout leur potentiel et à maintenir leur santé mentale d’une manière optimale. Il existe des outils de stimulation cognitive pour toute la famille.

Neuroéducation pour les parents

1. Augmenter son apprentissage en cultivant son estime de soi

Neuroéducation pour les parents : une estime de soi saine est fondamentale pour un apprentissage optimal. Qu’il sache qu’il est capable de faire les choses l’aidera à maintenir sa motivation pour apprendre et pour fournir les efforts nécessaires. Il est important de ne pas le comparer avec d’autres enfants ou avec les frères et sœurs, car cela endommage son estime de soi et le poussera à se comporter d’une manière qui n’est pas la sienne. Au lieu de cela, motivez-le et aidez-le à s’améliorer dans certains domaines. Découvrez comment encourager et féliciter votre enfant afin d’augmenter son estime de soi.

2. Ne pas freiner sa créativité

Nous ne nous rendons pas forcément compte, mais parfois sans le vouloir nous freinons la créativité de nos enfants. Ne les interrompez pas quand ils sont en train de jouer seuls ou quand ils sont captivés ou motivés par quelque chose. Permettez-leur de jouer à l’air libre et avec d’autres enfants. Il n’est pas non plus nécessaire de les surveiller constamment, car s’ils se sentent observés, leur impulsivité créative disparaîtra et cela coupe leur liberté d’expérimenter. Découvrez l’importance de la pensée créative.

3. L’aider à appliquer ses connaissances à la réalité

Une bonne stratégie de neuroéducation à la maison est que quand vous aidez votre enfant avec ses devoirs, aidez-le à comprendre comment ces connaissances peuvent être appliquées dans la vie réel. Ainsi, non seulement votre enfant apprendra mieux, mais il découvrira également l’utilité de ce qu’il apprend.

4. S’assurer qu’il se repose suffisamment pour mieux apprendre

Les parents doivent apprendre qu’un sommeil de qualité est fondamental pour un rendement et un apprentissage optimal. Pendant notre sommeil, nous nous reposons et restaurons nos forces, mais nous consolidons également tout ce que nous avons appris. C’est donc une bonne stratégie de neuroéducation que de s’assurer que votre enfant dort le nombre d’heures adéquat (un enfant doit dormir entre 9 et 10 heures par jour), mais également qu’il ait un sommeil de qualité. Il se peut que votre enfant dorme suffisamment ais qu’il ne se repose pas bien. Soyez attentif aux signes comme l’apathie, le manque d’envie, l’irritabilité, qui peuvent être les conséquences d’un sommeil insuffisant. Insomnie infantile, comment faire face aux troubles du sommeil chez les enfants.

5. Un corps actif apprend mieux

L’activité physique augmente la capacité d’apprentissage. Si votre enfant aime se bouger pendant qu’il étudie ou qu’il apprend quelque chose, laissez-le faire. Cela l’aidera à se relâcher et à apprendre mieux.

Pratiquer une activité physique est une bonne stratégie de neuroéducation, car cela aide à apprendre mieux du fait que l’exercice physique aide à oxygéner et à activer le cerveau. Avant et après avoir étudié, laissez votre enfant courir, sauter et simplement se bouger. Les activités sportives extrascolaires peuvent également être une bonne option et en plus cela peut les aider à socialiser, à s’amuser et à réduire les risques d’obésité infantile.

Neuroéducation et difficultés d’apprentissage

La neuroéducation peut aider les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage. Les connaissances en neuroscience nous aident non seulement à savoir comment le cerveau apprend, mais également à savoir comment les cerveau rencontre des difficultés pour apprendre.

Il existe différents types de problèmes d’apprentissage, comme la dyslexie, l’autisme ou les TDAH (Troubles de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité). Grâce à CogniFit, vous pouvez réaliser des évaluations et des stimulations cognitives afin d’aborder tous les types de difficultés d’apprentissage.

La neuroéducation nous permet d’adapter l’enseignement afin de maximiser les possibilités d’apprentissage des enfants qui ont de la peine à se concentrer et à maintenir un rendement cognitif optimal pendant les cours.

Il est fondamental en cas de problèmes d’apprentissage qu’autant à l’école qu’à la maison on étudie bien la situation à laquelle il faut faire face, quelles sont les difficultés de l’enfant et quelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau peuvent nous être utiles. De cette manière, nous aurons en main les outils qui nous permettrons d’adapter l’enseignement à tous les élèves et d’utiliser les stratégies adéquates pour augmenter leur apprentissage.

Mythes de la neuroscience

Un des objectifs de l’application des connaissances neuroscientifiques dans l’éducation est de casser une série de mythes et de croyances que les professeurs et les parents peuvent avoir sur le développement du cerveau d’un enfant. Voici certains de ces mythes :

  • Il existe des périodes critiques dans lesquelles il FAUT absolument apprendre des choses spécifiques.
  • Nous utilisons seulement 10% de notre cerveau. Il existe même une croyance qui dit que nous aurions des superpouvoirs si nous pouvions utiliser 100% de notre cerveau. Cette croyance est aussi étendue que fausse. Nous utilisons tout notre cerveau.
  • Certaines personnes utilisent le cerveau gauche et d’autre le droit. Bien que nous ayons effectivement deux hémisphères cérébraux, cela ne veut pas dire que nous utilisons plus l’un ou l’autre. Il est vrai que chacun a des capacités différentes, mais nous utilisons tous les deux parties de notre cerveau de façon identique.
  • Écouter du Mozart rendra votre enfant plus intelligent. Beaucoup d’études démontent que cela est faux.
  • La manière de travailler multitâches est une bonne façon de travailler. Nous savons que cela n’est pas toujours vrai et que cela dépend énormément de la personne et de ses caractéristiques.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuroéducation. Si vous souhaitez en savoir plus sur le leadership, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions sur plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Modification du comportement infantile : 5 techniques pour modifier les comportements rebelles chez les enfants

La modification du comportement infantile a pour objectif de minimiser ou de changer des comportements “inadaptés” ou rebelles chez les enfants. Il est de plus en plus fréquent de faire face à des enfants qui désobéissent, qui mentent, qui insultent et qui peuvent même se montrer agressifs… Ces comportements sont des symptômes clairs d’un problème comportementale. Autant les parents que les professeurs doivent essayer de corriger et de contrôler ces comportements antisociaux dès l’enfance, afin que ceux-ci ne s’intensifient pas dans l’adolescence. Découvrez 5 techniques et stratégies de modification du comportement infantile qui vous aideront à contrôler les comportements agressifs et défiants, ainsi qu’à éviter les châtiments corporels et à éduquer sans violence.

Modification du comportement infantile

La modification du comportement ne s’obtient pas grâce à la violence. Tous les parents et les professeurs doivent être au clair sur ce point : la violence n’entre pas dans l’éducation. La violence comme moyen disciplinaire est inutile, car elle ne fait que préjudicier le développement de l’enfant. La modification du comportement ne s’obtient uniquement grâce à la mise en place de “règles” qui aident l’enfant à se connaître mieux, à comprendre ce que l’on attend d’eux et ce qu’il peut faire ou non.

Comment ne faut-il pas éduquer un enfant ? Découvrez l’effet Pygmalion. La modification du comportement infantile vise le changement de comportement d’un enfant grâce à des techniques et des stratégies psychologiques destinées à améliorer le comportement des enfants. Ces stratégies peuvent aider à ce que les plus petits développent tout leur potentiel, gèrent leur frustration, s’adaptent aux changements et sélectionnent des comportements adéquats qui leurs serviront à atteindre leurs buts et leurs objectifs. L’application des méthodes que nous présentons plus bas vous aidera à contrôler le comportement de vos enfants et à promouvoir leur bienêtre, leur satisfaction et leurs compétences personnelles.

Techniques de modification du comportement infantile

Quand il s’agit de modifier le comportement d’un enfant, beaucoup de parents se sentent perdus. Voici certaines techniques utiles pour modifier le comportement des enfants qui peuvent être appliquées à la maison ou à l’école afin d’obtenir que les enfants soient capables de contrôler ou de corriger leurs comportements antisociaux.

En utilisant ces techniques de manière adéquate, on peut obtenir de bons résultats dès le plus jeune âge. Il est important de savoir quelle technique utiliser à quel moment et ne pas toutes les mélanger sans arriver à atteindre les objectifs que vous fixez. Le plus important au moment de modifier le comportement des enfants est de leur créer le moins d’insatisfaction possible, et qu’ils puissent atteindre les objectifs posés par leurs parents d’une manière adéquate, sans qu’ils se sentent frustrés de se voir soumis aux punitions et aux engueulades quotidiennes.

1. Technique du “temps dehors”

La première technique de modification du comportement infantile est très simple et très facile à appliquer. Le “temps dehors” est une technique qui peut être appliquée pour modifier beaucoup de comportements. L’essence de cette technique consiste à emmener l’enfant dans un lieu où il n’y a aucune stimulation positive pour lui, un lieu où il n’a pas de jeux ou de jouets et où il n’y a personne pour l’occuper. Il ne s’agit pas de lui chercher un lieu hostile, qui soit ennuyeux. Nous devons trouver un lieu qui ne lui plaira pas pendant un laps de temps.

Illustrons cette technique avec un exemple : un enfant regarde la télé depuis déjà un long moment, son père décide alors de l’éteindre et celui-ci entre alors dans une grande colère. Comment gérer la situation ? Pour appliquer correctement la technique du “temps dehors” nous devons retirer le petit coléreux dans un lieu peu gratifiant pour lui. Nous le faisons immédiatement après l’apparition du comportement indésirable. Sans discuter avec lui, d’une façon posée et tranquille, nous lui expliquons clairement que lorsqu’il aura changé de comportement, nous reviendrons le chercher pour jouer avec lui, ou pour faire quelque chose qui lui plait.

Cette technique de modification du comportement est très simple, mais elle contient un facteur très important qu’il faut considérer, celui du temps que l’enfant doit rester en situation de “temps dehors”. Le temps doit être proportionnel à l’âge de l’enfant, en ajoutant une minute pour chaque années du petit, c’est à dire 5 minutes pour un enfants de 5 ans. Cette donnée est très importante car si cela n’est pas réaliser de la bonne manière, il se peut que l’on obtienne pas les bénéfices souhaités. L’âge et le stade de développement de l’enfant joue un rôle important dans le comportement de celui-ci. Découvrez les stades de développement de l’enfant.

2. Technique de “l’extinction”

Une autre technique importante, mais qui est souvent mal appliquée est “l’extinction”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste en supprimer les récompenses que l’enfant espère obtenir avec son comportement. La plus grande partie des gens ne prêtent attention qu’aux transgressions, car elles sont plus difficiles d’ignorer, et les enfants s’en rendent compte et l’utilise à leur avantage. Si notre enfant nous répond mal il obtient notre attention : nous allons lui donner un sermon, en essayant de lui expliquer pourquoi il ne doit pas le faire, en essayant de le convaincre de son mauvais comportement… La technique “d’extinction” consiste à éliminer tout ce qui renforce les comportements intéressés des enfants.

Par exemple, un enfant qui est en train de faire du chantage émotionnel à sa mère pour ne pas aller à l’école avec des commentaires du genre : “tu m’emmène à l’école pour te débarrasser de moi”, “tu ne veux pas passer plus de temps avec moi ?”, etc… Dans une occasion comme celle-ci, vous pouvez appliquer la technique de “l’extinction” du comportement, en substituant ces commentaires par des choses gratifiantes. Une pratique adéquate serai, par exemple, de demander à l’enfant sur ces dessins animés favoris, en ignorant ses commentaires précédents. Faire comme si vous ne les aviez pas entendus et que vous souhaitez commencer une conversation avec lui.

Dans “l’extinction” il est très important de toujours utiliser un substitut gratifiant car si cette technique est utilisée sans être accompagnée d’une stimulation positive, il se peut que l’enfant se sente ignoré, se qui se répercutera négativement dans ses émotions. Cette technique ne doit pas être utilisée face à des comportement dangereux. Découvrez les types d’apprentissage cognitifs.

3. Technique de “modélisation”

Une autre technique très utile et qui peut s’appliquer dans diverses situations est la technique de “modélisation”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste à imiter à l’autre personne en faisant exactement la même chose qu’elle.

Par exemple, vous pouvez utiliser cette technique de modification du comportement au moment d’enseigner à votre enfant une nouvelle habileté, comme mettre la table par exemple. Premièrement, un des parents doit réaliser la tâche en expliquant pas à pas ce qu’il fait, depuis la mise en place de la nappe jusqu’à s’asseoir pour manger. Pour cela, vous devez expliquer à l’enfant de la manière la plus didactique possible afin qu’il vous écoute.

Par exemple, un enfant qui aime les dessins animés sur les super héros peut s’imaginer que chaque éléments de la mise en place de la table pour manger (verres, couverts, serviettes, etc…) est un super héro et qu’il doit se réunir à la base (la table) avec tous ses amis super héros. Les parents doivent y mettre le même dynamisme que l’enfant afin que cela soit plus divertissant. Une fois que la modélisation est réalisée, le parent doit reprendre tous les éléments mis en place et laisser faire l’enfant.

Si l’enfant se trompe, il faut le reprendre et attendre de voir s’il aura bien compris la prochaine fois. Découvrez l’importance de la motivation dans l’apprentissage.

4. Technique “d’économie de jetons”

La technique “d’économie de jetons” est une autre technique de modification du comportement infantile qui peut être très divertissante pour les parents et pour les enfants. Il s’agit d’établir un système de récompense dans lequel, pour obtenir un prix (goûter favori, jouet, excursion, jeu mental, etc…) l’enfant devra réaliser certaines tâches déterminées (devoirs, ranger sa chambre, se laver les dents, aider à mettre la table, etc…) et arrêter de permettre que d’autres se concrétisent.

Par exemple, chaque fois que l’enfant réalise une tâche désirée ont lui remet un prix (jetons, points, etc…) que l’enfant peut emmagasiner jusqu’à ce qu’il en ait suffisamment pour recevoir son prix. L’important dans cette stratégie de modification du comportement est que l’enfant se rende compte qu’il obtient beaucoup plus de privilèges et de bénéfices s’il se comporte bien.

Il est important d’utiliser un tableau ou un support visible pour l’affichage à la vue de tous les membres de la famille sur lequel on peut voir les points obtenus. Vous devez fixer et anticiper les prix que vous allez donner. Les récompenses doivent être claires et être attractives pur l’enfant, et doivent être inscrites sur le tableau.

Chaque fois que vous donnez un point ou un jeton à votre enfant, vous devez accompagner le geste de commentaire positifs comme : “je suis très content parce que tu as fait des efforts”. Découvrez les différentes manières de féliciter un enfant afin augmenter leur estime d’eux-mêmes.

De plus, vous pouvez incorporer dans cette technique la perte de points quand l’enfant ne remplit pas les objectifs que vous avez établi. De cette manière, vous pouvez contrôler que l’enfant réalise ses obligations et qu’il ne soit pas puni quand il ne le fait pas. Ce système est très utile dans les écoles et sont appliqués dans beaucoup d’entre eux, mais ils peuvent également être appliqués et se montrer efficaces à la maison.

5. Technique de “l’intention paradoxale”

La dernière technique de modification du comportement infantile de laquelle nous allons parler est “l’intention paradoxale”. C’est une technique qui donne de bons résultats mais qui peut s’avérer complexe, car il s’agit de demander à l’enfant de faire ce que justement nous voulons éviter.

Par exemple, quand un enfant désobéit continuellement à l’ordre de ranger ses jouets, et qu’il refuse systématiquement de ranger. L’enfant entre dans un dynamique de provocation tous les jours plus grande. Que se passerait-il si un jour un des parents lui dit : “aujourd’hui, je ne veux pas que tu ranges, je veux que tu laisses absolument tout traîner et que tu ne fasses rien du tout”.

La première sensation qui viendra à l’esprit de l’enfant sera la satisfaction parce que il n’a pas besoin de faire l’effort de ranger. À ce moment, les parents doivent commencer une activité divertissante (avec les autres enfants ou entre eux), comme par exemple cuisiner un dessert, raconter des histoires et beaucoup rire. L’enfant souhaitera participer, mais les parents lui diront que non, qu’il continu de ne rien faire, puisque c’est ce qu’il voulait.

Cette technique à certaines limitations et doit être évaluée par rapport au profil de l’enfant car elle peut causer l’effet inverse de celui souhaité et n’être du coup pas du tout utile.

Si après avoir appliqué ces techniques de modification du comportement, l’enfant continue de se comporter mal, vous pouvez toujours vous rendre chez un spécialiste afin de réaliser une exploration neuropsychologique complète et de détecter s’il existe un trouble neurologique.

Le bienêtre et le bon développement du comportement dans l’enfance dépend avant tout des parents et des éducateurs. Les enfants ne répondent pas comme les adultes, c’est pourquoi il faut toujours adapter les changements de comportement afin qu’ils soient adéquats à leurs besoins.

Comme dit Jean Jacques Rousseau : “L’enfance a ses propres manières de voir, de penser et de sentir. Il n’y a rien de plus insensé que de prétendre les substituer pour les notre”.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Noemí de la Cruz Belerda, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologies adulte. “

Comment apprend notre cerveau : neuroéducation et facteurs qui favorisent l’apprentissage

Comprendre comment apprend notre cerveau nous aide à élaborer de nouvelles stratégies d’apprentissage. Les méthodes d’enseignement traditionnelles sont devenues obsolètes et il est temps de trouver des alternatives dans le domaine de la neuroéducation. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne le cerveau et nous vous donnons quelques conseils qui vous aiderons pour faciliter votre apprentissage.

Comment apprend notre cerveau. Natasha Connnell, Unsplash.com

Comment apprend notre cerveau ? Répéter de nombreuses fois des informations jusqu’à que nous arrivions à les mémoriser n’est pas la meilleure manière d’apprendre. Différentes études scientifiques ont démontré que des facteurs comme la surprise, la motivation, les émotions, le sport, la nouveauté ou le travail en équipe sont des ingrédients indispensables pour favoriser et encourager l’apprentissage et l’acquisition de connaissances.

La stratégie d’éducation que nous suivons actuellement n’est pas adéquate. Pour aider à éduquer et à apprendre mieux, nous devons commencer à appliquer dans les écoles ces découvertes sur comment fonctionne notre cerveau. Répéter des séquences monotones d’informations n’enseigne pas aux enfants à affronter le monde. Nous n’apprenons pas en mémorisant, mais en expérimentant, en nous impliquant et en pratiquant avec nos propres mains.

Pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet de sortir notre cerveau de la léthargie. De cette manière, nous favorisons non seulement l’attention mais aussi la mémoire. L’information nouvelle et attrayante est stockée dans notre cerveau d’une manière plus profonde. Selon une étude de l’Institut Technologique de Massachusetts (MIT) l’activité cérébrale enregistrée pendant un cours est similaire à celle enregistré lorsque l’on regarde la télévision, c’est à dire presque nulle. Avec d’interminables discussions dans lesquelles on bombarde les étudiants d’informations nous produisons l’effet contraire de ce que nous souhaitons.

Selon le neuropsychologue J.R. Gamo le cerveau à besoin de ressentir des émotions pour apprendre. Quand le cerveau apprend une nouvelle information, c’est l’hémisphère droit qui la traite (hémisphère lié à l’intuition, aux images et à la pensée créative).

Par contre, le langage, et les discours des professeurs aux élèves, ne jouent pas un rôle important dans l’apprentissage. C’est même juste le contraire, cela augmente les chances que les élèves déconnectent du cours et se distraient plus facilement.

Pour comprendre comment apprend notre cerveau, il est important de connaître comment il ressent les choses, comment il traite les informations et comment il les stocks.

Plateforme de Neuroéducation de CogniFit : comment apprend notre cerveau

Récemment, il est toujours plus courant de voir le préfixe “neuro-” associé à différente sciences. Cela a généré la création de nouvelles disciplines comme le neuromarketing, la neurotechnologie, la neurolinguistique et la neurodidactique. Car en effet la neuroscience à un rôle toujours plus grand dans l’explication de la réalité scientifique. Connaître le fonctionnement cérébrale aide à mieux comprendre les phénomènes comme celui qui nous intéresse : comment apprend le cerveau.

La neurodidactique unie les connaissances et les méthodes de neuroscience dans le but de favoriser les processus d’apprentissage afin de nous aider à enseigner et à apprendre d’une façon plus efficace. Chez CogniFit, dans le but de favoriser l’attention à différentes nécessités éducatives, nous avons créé une plateforme neuroéducative pour les écoles et les professeurs. Il s’agit d’une plateforme de neuroéducation créée par des spécialistes en neuropsychologie, qui permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés psychopédagogie à évaluer les processus d’apprentissage et à obtenir les meilleurs résultats pour leurs étudiants.

Facteurs qui favorisent l’apprentissage. Apprendre à apprendre.

1- Dans l’apprentissage, une image vaut mieux que mille mots

Dans des situations très connues ou routinières le cerveau devient feignant. La clé est de profiter de la recherche de nouveauté du cerveau humain. Pour apprendre, le cerveau a besoins de nouvelles stimulations.

Comment apprend notre cerveau ? Une bonne idée au moment d’enseigner est de passer du linguistique au visuel. Remplacer le discours théorique oral par un discours appuyé par des images, des cartes conceptuelles, des vidéos et d’autres matériel audio-visuel afin de stimuler les élèves et de favoriser leur participation dans l’apprentissage

Face à de nouvelles stimulations, tout le cortex cérébral s’active. Il s’agit d’une caractéristique physiologique qui sert à affronter n’importe quelle stimulation indépendamment de sa nature. Cette particularité joue en notre faveur pour l’apprentissage. Et cela est simple comme introduire des changements dans notre discours, par les gestes, les expressions faciales, le contact visuel ou les changements d’intonation. Mais il n’y a rien qui n’active pus le cerveau qu’une nouvelle image ou une vidéo divertissante. Si nous obtenons que tout le cortex s’active, nous favoriserons l’intégration d’information beaucoup plus qu’avec la mémorisation forcée, car le cortex est très lié à l’apprentissage efficace et sur le long terme.

2- Ressentir des émotions est vitale pour l’apprentissage

Vous vous souvenez certainement d’un ou d’une professeur(e) qui vous a marqué, que cela soit en bien ou en mal. Du point de vue de la neuroscience et en considérant comment apprend notre cerveau, cela a une explication toute simple.

L’émotion et la cognition sont étroitement liées et le dessin anatomique du cerveau est cohérent avec cette relation. L’information que nous captons voyage premièrement par le système limbique, la partie primitive ou émotionnelle du cerveau. Ensuite, elle est envoyée vers le cortex, la partie plus analytique et plus nouvelle phylogénétiquement.

La partie plus émotionnelle est connectée avec des structures liées à la survie, comme les amygdales. C’est pour cela que les amygdales sont destinées à consolider les souvenirs d’une façon plus efficace. Il est important de passer par cette partie émotionnelle afin que l’information reste et que l’apprentissage soit efficace. Comment apprend notre cerveau : par exemple, raconter une histoire est un magnifique moyen d’activer les structures sous-corticales et d’apprendre mieux.

Sur le sujet, le neurologue mexicain Jaime Romano a créé un modèle connu comme la neuropyramide. Le modèle compte six étages dans lesquels sont décrit ce qu’il se passe avec une nouvelle information jusqu’à ce qu’elle se transforme en apprentissage. Il a découvert que le processus de l’information est très fortement lié aux processus émotionnels.

Selon Romano : “Nous souhaitons améliorer la capacité émotionnelle et mentale des étudiants, ainsi que les processus de calculs et de compréhension et cela se répercutera sur le fait qu’ils apprendront mieux les mathématiques, à lire et à comprendre des textes ainsi qu’à fixer leur attention”.

3- Travailler avec des camarades est stimulant

Le cerveau est stimulé quand nous interagissons avec les autres et la motivation augmente. Un élève motivé est un élève attentif, qui sera alors plus enclin à des processus d’apprentissage efficaces et se souviendra plus longtemps de ce qu’il aura appris.

Comment apprend notre cerveau : l’apprentissage coopératif est d’une grande aide dans le développement des habiletés sociales, les sentiments d’autosuffisance, favorisant l’empathie et la capacité d’écoute entre autres. Ce type de tâche est très bénéfique du moment qu’elle est réalisée dans une perspective coopérative et non compétitive ou individualiste. Pour cela, il est nécessaire que chacun atteigne ses objectifs seulement si les autres atteignent le leur également. Les recherches sur le sujet ont conclu que les situations coopératives sont supérieures que celles qui sont compétitives ou individualistes.

4- Les nouvelles technologies, alliés pour un meilleur apprentissage

Les technologies de l’information et de la communication favorisent l’attention maintenue et la stimulation des parties plus créatives de note cerveau.

Marc Prensky, expert en éducation, affirme que le système éducatif est anachronique et devrait être remplacé par un autre plus en accord avec la réalité actuelle. Il n’est pas sensé d’enseigner de la même façon qu’il y a 200 ans alors que nous disposons de beaucoup de nouvelles technologies.

Comment apprend notre cerveau : pour connecter avec les émotions et utiliser un support qui soit significatif pour les élèves, il est indispensable d’utiliser les nouvelles technologies. Il faut bien sûr être conscient que nous traitons avec des natifs digitaux pour qui le format digital est beaucoup plus attractif.

Le côté interactif des nouvelles technologies favorise le maintien de l’attention élevée. Le matériel audiovisuel favorise lui le stockage de l’information.

Il n’y a que des avantages à faire bonne usage des nouvelles technologies dans l”éducation afin de stimuler et complémenter l’apprentissage en classe.

5- Jouer ou faire du sport, c’est aussi apprendre

L’activité physique favorise la sécrétion d’une protéine par les muscles, qui lorsqu’elle arrive au cerveau, favorise la plasticité neuronale. Cette plasticité se traduit par une augmentation du nombre de connections neuronales et de synapsis.

Cela est une erreur de décourager les élèves à faire du sport pour privilégier l’étude, car le sport favorise l’apprentissage et la mémorisation. Selon le professeur de l’université de Barcelone David Bueno, il est tout autant nécessaire d’apprendre en cours que d’accorder de l’importance au développement des loisirs personnels.

6- Le cerveau apprend grâce au contact avec la nature

C’est une erreur de garder un étudiant assit, statique, écoutant des informations d’une façon passive. L’élève doit être un agent actif de son apprentissage. Mais de la même façon que nous souhaitons que les élèves soient plus actifs intellectuellement, il est aussi important qu’ils soient actifs physiquement. Pour cela, dans la mesure du possible, il est très bénéfique de sortir de la salle de classe pour apprendre. Car du fait de sortir de la salle de classe on mobilise de nouvelles structures cérébrales très positive pour l’apprentissage. L’idéal serai de pouvoir emmener les étudiants en pleine nature.

Si nous nous focalisons sur comment apprend notre cerveau, la nature est un environnement parfait pour l’apprentissage, spécialement pour les enfants en bas âges.

Dans le monde de la nature nous pouvons rencontrer une infinité de stimulations de différentes formes, couleurs, mouvements et profondeurs. Cette diversité de caractéristique additionnée aux bienfaits de se retrouver en pleine aire favorise un apprentissage efficace. De cette manière nous obtenons de meilleurs résultats pour l’enseignement avec des coûts réduits

7- Faire des pauses est fondamentale pour un bon apprentissage

Parfois, nous sous-estimons l’importance d’une bonne alimentation pour le cerveau (le cerveau a besoin de beaucoup de vitamines), ou bien les pauses et les repos lors de l’apprentissage. Les pauses sont étroitement liées aux processus impliqués dans l’apprentissage, comme la mémoire, l’attention et la motivation.

Les horaires académiques sont en général matinaux et souvent ne sont pas synchronisé avec le rythme biologique des étudiants, Cela est dû en partie au fait que la routine (télévision, souper, jeux-vidéos, se coucher tard) ne favorise pas un bon repos. Regarder la télévision avant d’aller dormir implique une forte stimulation du système nerveux, ce qui rend le sommeil plus difficile à trouver. Il se passe plus ou moins la même chose avec les jeux-vidéos, les ordinateurs, les téléphones portables et les autres gadgets technologiques. Si le souper est trop proche du moment d’aller se coucher cela empêche de faire une bonne digestion, ce qui ne facilitera pas le repos. Aller se coucher tard implique moins d’heures de sommeils et donc un repos plus cours, rendant les réveils matinaux plus difficiles.

C’est pour cela que nous voyons souvent des élèves qui ressemblent à des zombies, sans envie et sans motivation. Nous pouvons éviter que le fait que de se rendre en classe soit si ennuyeux pour les élèves si nous leur instaurons une routine de sommeil adéquate. Il faut éviter les excès de stimulation, éviter de dormir trop peu et également éviter de manger peu avant d’aller au lit.

Merci beaucoup de nous avoir lu ! Nous espérons que cet article sur le fonctionnement du cerveau vous a intéressé et qu’il vous a été utile. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à poser une question plus bas, nous serons enchanté d’y répondre.

“Source : Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

Importance de la motivation : qu’est-ce que c’est, comment intervient-elle dans l’apprentissage et 10 conseils pour développer et encourager la motivation

L’importance de la motivation : la motivation est le moteur qui nous permet de fonctionner. Souvent nous pensons que les élèves d’aujourd’hui et nos enfants ne sont pas motivés en classe. Il faut toujours les pousser à étudier, à faire leurs devoirs et il semble que cela leur coûte beaucoup d’efforts de remplir leurs tâches quotidiennes. Au final, c’est une lutte de tous les jours pour qu’ils apprennent leurs leçons… Par contre, pour apprendre les noms de 300 Pokémons différents, ils n’ont aucune difficulté. Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est la motivation, son importance dans l’apprentissage ainsi que pour l’éducation et nous vous donnons 10 conseils qui vous permettront d’augmenter et d’encourager la motivation.

Encourager la motivation

Qu’est-ce que la motivation ?

La motivation est une impulsion interne qui dirige une action dans un but précis. Elle régit une action, et elle encourage et guide cette action. Sans motivation il n’y a pas d’action.

La motivation est très importante car elle nous pousse à chercher activement les ressources nécessaires à notre survie. Nous sommes motivés par la faim pour la recherche d’aliments, par la soif pour la recherche de boissons et par l’envie pour la recherche de partenaires sexuels. Nous pouvons appeler cela les motivations basiques, qui sont innées et qui se manifestent indépendamment de la culture de chacun.

Mais nous pouvons également être motivés pour réaliser nos passions, nos activités préférées ainsi que pour l’apprentissage. Ce sont alors les motivations secondaires, qui dépendent de la personnalité et de la culture.

Nous ne sommes pas motivés pour tout apprendre. Il se peut que les thématiques apprises à l’école, au lycée ou à l’université ne nous intéressent pas, mais il y a forcément des choses qui motivent notre apprentissage, que cela soit la vie des dauphins, une nouvelle recette de cuisine ou changer la roue de notre voiture.

Il se peut que la motivation vienne de notre propre intérêt pour le sujet ou parce que nous nécessitons ces connaissances pour quelque chose (pour notre travail ou pour notre survie, comme changer la roue de notre voiture).

Ainsi nous pouvons donc différencier deux types de motivations secondaires : intrinsèque et l’extrinsèque. Il s’agit de deux types opposés d’une même caractéristique continue, du fait qu’une motivation sera plus ou moins intrinsèque en même temps qu’elle sera plus ou moins extrinsèque.

  • Motivation de type intrinsèque : elle se produit lorsque les personnes sont motivées à faire quelque chose parce qu’elles pensent que c’est important et parce que cela leur plait. Les étudiants qui ont ce type de motivation seront motivés pour réaliser leurs tâches pour le défi que cela suppose plus que pour la récompense qu’ils en obtiendront. La motivation intrinsèque diminue au fur et à mesure que les enfants avancent dans leur cursus scolaire. Pour augmenter ce type de motivation, il faut rendre les sujets abstraits plus concrets et le mettre en contexte.
  • Motivation de type extrinsèque : ce type de motivation apparaît quand un étudiant veut réaliser une tâche pour des facteurs externes, comme une récompense ou une punition. Il a été démontré que les punitions ne sont pas vraiment efficaces et que les récompenses provoquent une dépendance. C’est pour cela que le mieux est d’introduire des récompenses peu à peu, en les orientant vers une motivation intrinsèque.

L’importance de la motivation dans l’éducation

La motivation est l’impulsion qui nous pousse à agir et à obtenir ce que nous voulons.

La motivation joue un rôle fondamental dans notre apprentissage. Selon une étude, la motivation influence plus notre apprentissage des mathématiques que notre quotient intellectuel.

Concrètement, les chercheurs ont découvert que l’intelligence est fortement liée aux succès des étudiants en mathématiques, mais seulement pour le développement des connaissances initiales. L’importance de la motivation et les habiletés d’étude deviennent des facteurs plus importants et plus significatifs pour apprendre les connaissances plus approfondies. Les étudiants qui se sentaient compétents étaient intrinsèquement motivés, ils utilisaient des aptitudes comme expliquer, synthétiser, faire des connections avec d’autres branches, ils évitaient l’apprentissage par cœur et démontraient un meilleur développement en mathématiques que ceux qui ne se sentaient pas motivés. Au contraire, l’intelligence des étudiants n’est pas liée avec le développement de connaissances approfondies en mathématiques.

Pourquoi est-il important de maintenir les enfants motivés pour apprendre ?

  • La motivation encourage l’effort et la persistance dans une tâche
  • La motivation augmente l’initiative
  • La motivation améliore les habiletés de traitement cognitif
  • La motivation améliore le développement en général

    Encourager la motivation aide à l’apprentissage

Comment savoir si vos enfants sont des élèves motivés ?

Selon Rodríguez Moneo, le comportement des personnes peut servir d’indicateur pour mesurer la motivation. C’est un indicateur assez fiable, que les professeurs peuvent utiliser pour estimer la motivation de leurs élèves afin d’agir sur cette dernière.

  • La préférence ou le choix d’une activité plutôt qu’une autre. Si je choisis de regarder le télévision au lieu de faire mes devoirs pour l’école, cela reflète ma motivation.
  • La latence, c’est à dire le temps que l’on tarde pour produire une réponse depuis le moment où est apparut la stimulation. Plus nous tardons à commencer quelque chose que l’on doit faire, moins nous sommes motivés pour remplir cette tâche.
  • L’effort, plus les ressources physiques et cognitives sont investies dans l’accomplissement d’une tâche, plus la motivation sera grande.
  • La persistance dans la tâche. Il y a plus de motivation quand il y a plus de temps qui s’écoule entre le début d’une tâche et sa finalisation. Plus nous rendons vite la tâche moins nous sommes motivés.
  • Les indicateurs expressifs des émotions. Les actions que nous réalisons sont souvent accompagnées d’expressions émotionnelles qui indiquent le plaisir ou le déplaisir que nous provoque une activité. Comprendre les expressions des élèves peut aider un professeur en lui donnant beaucoup d’informations sur la motivation de ses élèves.

Comment savoir si un enfant est motivé

Comment encourager la motivation pour l’étude ?

1. L’attitude influence la motivation

Les recherches ont démontré que l’interaction entre un professeur et ses élèves est plus importante pour le processus d’apprentissage que les facteurs structurels, comme le matériel éducatif et la taille de la salle de classe. Cette relation entre étudiants et professeurs est importante non seulement lors des premières années scolaires, mais aussi plus tard, quand les défis deviennent plus importants.

Selon une étude de l’Université de Finlande de l’Est, une atmosphère positive et chaude dans la salle de classe créée par le professeur augmente la motivation des élèves pour apprendre.

Une attitude empathique de la part du professeur ne fait pas que protéger l’image que les étudiants ont d’eux-mêmes, mais protège également ceux-ci de l’exclusion social de la part de leurs camarades.

Comment encourager la motivation ? Démontrez une attitude et un état d’esprit positif. Il faut créer un lien affectif avec l’étudiant, lui montrer que vous vous préoccupez pour lui personnellement, ainsi que pour son processus d’apprentissage. Ne le ridiculisé jamais s’il sait pas ou ne comprend pas quelque chose. Montrez de l’empathie et de la compréhension, et sachez faire preuve d’humour.

2. Valorisé les efforts

Il est beaucoup plus important de valoriser les efforts que le résultat. Si le résultat est plus valorisé, l’élève se concentrera uniquement sur celui-ci, oubliant que pour obtenir quelque chose de bien, il faut produire des efforts. De plus, beaucoup de fois les résultats dépendent d’autres facteurs, comme la chance par exemple.

Comment encourager la motivation ? Concentrez-vous sur le processus d’apprentissage des enfants, en les encourageant à faire des efforts et en les récompensant s’ils font beaucoup d’efforts : “tu es très concentré, ça se voit que tu apprécies ce que tu fais”, ou “tu fais beaucoup d’efforts, tu vas apprendre énormément”.

3. Maintenir l’implication

Si les enfants sentent qu’ils sont utiles et qu’ils ont des responsabilités, ils seront beaucoup plus motivés.

Comment encourager la motivation ? Donnez des responsabilités aux élèves, faites-les participer aux cours. Donnez à chacun une tâche, comme maintenir la salle de classe propre, la ranger, laver le tableau noir, distribuer le matériel… Lorsqu’ils travaillent en groupe, que chacun se charge de quelque chose en particulier.

4. Félicitez-les

Bien que cela soit plus important de récompenser l’effort, les enfants ont besoin de récompenses concrètes pour leurs bons résultats. Les enfants ne sont pas capables de voir les bénéfices à long terme d’avoir des bonnes notes et d’apprendre quelque chose, ils ont besoin de récompenses plus immédiates. Les félicitations les motivent à travailler et à faire des efforts en ayant un objectif en tête.

Comment encourager la motivation ? Établissez de petites récompenses, en fonction es accomplissements des enfants. Cela peut être des privilèges spéciaux ou des petites choses que les enfants adorent (comme des autocollants). Mais il n’est pas nécessaire de les saturés, car sinon ces récompenses perdent de leurs valeurs. L’idéal est d’espacer le temps entre une récompense et une autre. Plus les enfants grandissent, plus ils seront capables de visualiser les bienfaits sur le long terme. Si il s’agit d’enfant qui débutent l’école, une récompense par jour est quelque chose d’adéquat. Pour les enfants plus grands une par semaine suffit. Le mieux est de diminuer petit à petit ce type de récompenses et de les remplacer par des encouragements, car sinon les enfants finissent par devenir dépendant de ces récompenses.

5. Le goût est dans la variété

Les enfants s’ennuient facilement si on ne les motive pas correctement. Plus encore dans ce monde technologique dans lequel ils sont habitués à une stimulation massive avec leurs tablettes et téléphones mobiles. Parfois, même les parents utilisent ces appareils pour occuper et calmer leurs enfants. C’est pour cela qu’il est important d’éviter de tomber dans la routine.

Comment encourager la motivation ? Soyez créatif. Utilisez différentes structures d’apprentissage. Enseignez grâce à des jeux et des discussions interactives, afin que l’apprentissage soit plus dynamique et que les enfants soient plus impliqués. L’apprentissage passif, dans lequel l’enfant ne fait que réciter les informations et ne se les approprient pas, détruit la motivation. Vous pouvez également utiliser d’autres moyens comme la peinture, la photographie, les vidéos et les films…

6. Expliquez “À quoi est-ce que ça me sert ?”

Souvent nous perdons la motivation si nous ne savons pas l’utilité dans le “monde réel” de ce que nous apprenons. C’est pour cela qu’il est important de l’expliquer.

Comment encourager la motivation ? Vous pouvez créer un aparté au début de chaque thème afin d’expliquer les utilités pratiques d’apprendre quelque chose. Si vous enseignez l’algèbre, dédiez un peu de temps pour expliquer en quoi seront utiles les connaissances d’algèbre, par exemple pour un ingénieur. En sachant que ces connaissances sont utilisées dans la vie réelle, cela augmente l’importance perçue de la matière et motive à son apprentissage.

7. Ne dépréciez pas

Déprécier un enfant et lui mettre des étiquettes négatives comme “lent”, “feignant”, “bête”, ne sert qu’à détruire sa motivation. Faites-lui sentir qu’il n’est pas capable de quelque chose et il n’y arrivera jamais. Découvrez l’impact de nos mots sur nos enfants dans cet article.

Comment encourager la motivation ? Évitez les dépréciations et les étiquettes négatives. Au lieu de cela, soulignez ses vertus, ses habiletés et ses qualités. Encouragez sa mentalité de croissance et de développement, faites-lui comprendre que même si quelque chose n’est pas très bien, avec de la pratique tout s’améliore. Encouragez la confiance en soi et découvrez comment féliciter les enfants afin d’augmenter leurs estimes d’eux-mêmes.

8. Utilisez CogniFit, le programme leader en neuroéducation

La neuroéducation est basée sur une nouvelle vision de l’enseignement qui utilise les connaissances récentes sur le cerveau pour analyser et améliorer les processus d’apprentissage des étudiants. Cognifit est la plateforme leader en neuroéducation. Ce programme est un instrument professionnel créer par des spécialistes en neuropsychologie infantile.

La technologie de CogniFit est basée sur la neuroplasticité. Ce programme est très facile à utiliser. Il comprend différents jeux cliniques qui peuvent être réalisés sur un ordinateur et permettent aux professeurs qui ne sont pas spécialisés en psychopédagogie d’analyser les processus d’apprentissage et de développer le potentiel de chaque étudiant.

Comment encourager la motivation ? CogniFit identifie avec une objectivité scientifique les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et obtient une relation entre son rendement scolaire, son comportement et sa motivation, permettant d’entreprendre des stratégies d’enseignement personnalisées.

9. Aidez-les à gérer l’anxiété

Beaucoup d’enfants n’arrivent pas à rester motivés parce qu’ils ressentent une grande anxiété, qu’ils ont peur de l’échec et de ne pas réussir à obtenir les résultats désirés.

Comment encourager la motivation ? Transmettez leurs de la tranquillité et faites leurs savoir que l’échec n’est pas quelque chose de négatif. Se tromper nous aide à apprendre plus et mieux, et à savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire. Si l’anxiété est trop élevée, vous pouvez essayer des exercices de relaxation.

10. Apprenez-leur à s’auto-motiver

C’est très bien de motiver les enfants, mais ils ont également besoin d’apprendre à trouver leur propre motivation et qu’ils arrivent à la gérer eux-mêmes.

Comment encourager la motivation ? Aidez-les à trouver les raisons pour lesquels leurs études peuvent leur servir. Cela les aidera-t-il à comprendre leur environnement ? Ou alors cela leur servira-t-il pour leurs futurs études universitaires ? Peut-être que cela les aide dans leur quotidien ?

Encourager la motivation : ne pas déprécier

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Enfants sauvages : découvrez des cas réels d’enfants élevés par des animaux

Qui sont ces enfants élevés par des animaux..? Pouvez-vous imaginer comment cela serait d’être élevé par des loups, des singes, des chiens ou n’importe quels autres animaux ? Comment cela serait de grandir en leur compagnie ? Bien sûr, vous avez certainement en tête certains films de Disney, mais toutes ces histoires sont des fictions. Les vraies histoires d’enfants sauvages ne ressemblent en rien aux dessins-animés. Découvrez dans cet article quel est le développement des enfants élevés par des animaux ainsi que quelques histoires et cas réels d’enfants sauvages.

Enfants sauvages

Comment sont les enfants élevés par des animaux ou enfants sauvages ?

Les “enfants sauvages” sont ces enfants qui ont grandi sans avoir aucun contact avec des humains, bien qu’ils aient pu vivre en compagnie avec d’autres espèces animales (singes, loups, etc…). Les “enfants sauvages” peuvent également avoir été abandonnés et avoir grandi dans la solitude et l’isolement, sans contact avec qui ou quoi que ce soit.

On les connait comme “sauvages” parce que lorsqu’on les découvre après qu’ils aient passé autant de temps éloignés de la société humaine, leurs contact sociaux ne paraissent pas humains, mais sauvages ou animaux.

Certaines caractéristiques des enfants sauvages, problèmes de développement.

Manque d’habileté sociale propre à l’être humain.

En grandissant sans avoir de contact avec d’autres êtres humains, ils n’ont pas eu la stimulation sociale nécessaire et font donc preuve d’un comportement propre aux animaux.

Manque de langage.

Comme nous le savons tous, le langage est fondamental pour entrer en relation avec les autres. Chez les enfants sauvages, un de plus grand problème pour qu’ils puissent s’adapter dans la société est qu’ils sont incapables de communiquer avec les autres êtres humains.

Pourquoi ? Sans le facteur social, il est impossible d’apprendre le langage et si le langage n’est pas appris dans la petite enfance (0-3 ans) il est très difficile de l’apprendre plus tard.

Sens très développés.

Ouïe, vue nocturne et odorat sont très bien développés. Les enfants sauvages sentent tout ce qu’ils découvrent sur leur chemin. Pour le goût, ils s’adaptent à l’alimentation des animaux avec lesquels ils vivent (par exemple la viande crue). Leur toucher est beaucoup moins sensible au froid, à la pluie et à la chaleur.

Capacité pour imiter et reproduire les comportements des animaux avec lesquels ils vivent.

Par exemple, les enfants qui ont vécus avec des loups vont aboyer, grogner et hurler, ainsi que manger de la viande crue… C’est également pour cela qu’ils ne sont pas capables de marcher debout. Ils marchent souvent comme des animaux et ont généralement une très grande habileté pour courir d’une manière très rapide.

Pourquoi est-ce que cela arrive aux enfants sauvages ?

Ces phénomènes se passent pendant le développement de l’enfant, qui est appelé “période critique”.

Les périodes critiques sont les moments dans lesquels le système nerveux est le plus susceptible d’apprendre et se situent entre les deux ans jusqu’à la puberté. Si dans ces moments une stimulation environnementale adéquate ne se produit pas, il sera très compliqué d’apprendre le comportement. Les fonctions intellectuelles, les comportements sociaux et la personnalité sont les plus préjudiciables lors de la privation de stimulation environnementale adéquate.

Périodes critiques pour les enfants sauvages

Selon Itard : “Notre espèce est spéciale parce que ses membres ont besoins les uns des autres”. Si un enfant reste isolé ou privé de stimulation, les fonctions du cerveau et son développement se fragilise, et les conséquences peuvent être :

  1. Que le cerveau ne grandisse pas et que le corps s’atrophie. Il en résulte un manque de matière dans le cerveau.
  2. Cela affecte leur manière de traiter les informations comme quand ils écoutent les gens parler ou voient différentes choses en mouvements.
  3. Ils ne sont pas capables d’agir comme ils le devraient face aux demandes de l’environnement.
  4. Une fois qu’ils sont conscient qu’ils ne réagissent pas comme ils le devraient, ils peuvent devenir agressifs ou au contraire devenir muet.
  5. Toutes ces circonstances leur provoquent des sentiments négatifs, des problèmes de comportement et des problèmes émotionnels.

Cas réels d’enfants sauvages

Tout au long de l’histoire, de nombreuses histoires d’enfants sauvages ont été décrites, certaines étant réelles et d’autres inventées.

Oui, il est vrai que tout cela semble incroyable, ainsi que nous allons vous montrer d’une façon résumée certains cas qui se sont produit dans la vie réelle, même s’ils semblent invraisemblables.

Histoire de Victor d’Aveyron le petit sauvage

Adolescent sauvage français découvert près des Pyrénées par trois chasseurs. Le docteur Itard se chargea d’étudier son évolution et son comportement. Mise à part le fait u l’on a beaucoup travaillé avec lui, aucun grand avancement n’a été obtenu et ce ne fut pas possible de lui apprendre un comportement plus ou moins civilisé. Il mourut vers l’âge de 40 ans.

Histoire d’Amala et de Kamala, “les filles louves”

Elles sont connues pour être les deux filles (pas sœurs, car il semblerait qu’elle aient été recueillies à des moments différents) élevées par une meute de loups en Inde vers 1920. Quand elles ont été découvertes, leur comportement était semblable à celui des loups, elles hurlaient, avaient des sens très développés, avaient des difficultés pour marcher debout et elles n’étaient pas capable de parler. Elles arrachaient même leurs vêtements en les déchiquetant avec la bouche.

Histoire de Genie la fille sauvage

Le cas de Genie est celui d’une “enfant sauvage” qui n’a pas été élevée par des animaux mais qui a passé son enfance dans l’isolement et dans des conditions très dures, ainsi qu’en étant maltraitée par son père. Quand elle fut découverte, elle marchait avec beaucoup de difficultés, avait un vocabulaire d’une vingtaine de mots et se comportait comme un animal (crachait, grattait, etc…).

La réhabilitation des enfants sauvages est-elle possible ?

La réhabilitation des enfants sauvages est un très grand défi. Il faut essayer de le réinsérer dans la société, mais il est très compliqué que ceux-ci apprennent à parler et à entrer en relation d’une façon vraiment civilisée.

La conclusion de tout cela est que nous sommes ce que nous vivons et nous sommes le fruit de nos expériences qui font partie de notre vie.

Être en relation avec d’autres personnes pendant les premières années de vie est indispensable afin d’apprendre toutes les capacités nécessaires pour survivre dans notre environnement social.

D’où l’importance de vivre en société et de la culture afin de former les personnes. “Nous sommes humains parce que nous vivons en société”.

Ou comme disait Aristote : “L’être humain est un être social par nature, et l’asocial par nature et non par hasard est soit un mauvais humain soit plus qu’un humain… La société est naturelle et antérieur aux individus… celui qui ne peut pas vivre en société ou n’a besoin de rien pour sa propre suffisance, n’est pas un membre de la société, sinon une bête ou un dieu”.

Si cet article vous a intéressé, voici quelques films qui pourrait vous plaire et des quels vous pourrez tirer vos propres conclusions :

  • Tarzan
  • Le livre de la jungle
  • L’enfant loup (2010)
  • L’enfant sauvage
  • Mamá (2012)

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

10 stratégies pour apprendre quoi que ce soit plus vite. Voici comment fonctionne votre cerveau !

Nous souhaitons que vous connaissiez un petit peu mieux votre cerveau, ce qu’il peut faire et comment il fonctionne, afin qu’il vous soit plus facile d’apprendre quoi que ce soit plus vite et avec moins d’effort. Utilisez tout vote potentiel et améliorer votre capacité d’apprentissage !

Apprendre quoi que ce soit plus vite

1. Faites une bonne planification

Beaucoup de gens, par faute de temps ou de compréhension de la tâche à accomplir, sous-estiment l’importance de la planification mentale. La stratégie la plus importante pour apprendre quoi que ce soit plus vite et plus efficacement, c’est l’étape initiale : la planification. Si vous êtes capable de bien organiser votre travail, d’établir vos priorités et de mesurer adéquatement l’effort que vous devrez fournir afin de mener votre tâche à son terme, vous obtiendrez un rendement plus élevé et une meilleure capacité de résolution des problèmes. Il est tout à fait normal si au début cela vous est un peu difficile de planifier correctement, mais ne désespérez pas, cette habileté cognitive s’améliore avec le temps.

Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?
1º-  Regroupez toute l’information nécessaire, faites des recherches et préparez tous le matériel dont vous pensez avoir besoin. Il est important que vous réalisiez cette tâche avant de vous mettre à l’œuvre, regrouper toute l’information vous aidera à pouvoir bien planifier votre travail.
2º- Un examen écrit n’est pas la même chose qu’un test : établissez vos objectifs.
3º- Brain storming. Cherchez différents moyens d’atteindre votre but.
4º- Soyez conscient du temps dont vous disposez, des délais, des contretemps possibles, du type de matériel… et élaborez un bon plan d’étude.
5º- Créez des buts intermédiaires et des objectifs quotidiens pour passer d’une étape à l’autre.

2. Utilisez une méthode d’étude pour apprendre quoi que ce soit plus vite

Il est recommandé de suivre un schéma ou un plan d’action. Il existe différentes techniques d’études et de mémorisation. Une des méthodes qui donne les meilleurs résultats est la méthode classique de PQRST (acronyme anglais qui signifie Prévoir, Se demander, Lire, Résumer, Essayer). Cette technique s’est révélée efficace tant pour des apprentis normaux que pour des personnes qui présentent des difficultés d’apprentissage comme la dyslexie, TDA/H, etc…

Quelle méthode utiliser pour apprendre quoi que ce soit plus vite ?
La méthode classique de PQRST consiste en 5 étapes :
1º- Cherchez l’idée générale du texte ou du thème que vous souhaitez apprendre, par exemple à partir d’un résumer ou d’une introduction au thème, en vous informant sur l’auteur…
2º- Écrivez des questions sur ce que vous pensez que sera votre lecture avant de commencer.
3º- Lisez le texte, visionnez des tutoriels, etc.. ensuite essayez de répondre aux questions que vous avez écrites auparavant.
4º- Faites un résumer contenant les idées principales.
5º- Repassez le matériel étudié afin de le fixer dans votre mémoire.

3. La curiosité active votre cerveau

Pourquoi lorsque l’on nous raconte une histoire, quand nous voyons un film ou quand nous lisons un roman nous sommes capables de retenir sans effort une grande quantité d’informations ? La réponse est simplement la curiosité, qui avec nos émotions est la clé de l’apprentissage.

Cet article publié en Neuron défend que l’expectation que nous produit un sujet active notre cerveau de façon à ce qu’il puisse retenir n’importe quel type d’information. Faire preuve de curiosité pour quelque chose active le système de récompense de notre cerveau, libérant de la dopamine, une substance mise en relation avec les systèmes du plaisir.

Sans aucun doute, les personnes les plus avides d’apprentissage et qui sont les plus curieux du monde qui les entourent sont les enfants.

Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?
Imaginez que vous êtes un petit enfant plein de curiosité pour apprendre et que vous absorbez tout. Interrogez-vous passionnément sur ce que vous allez étudier. Qu’est-ce que c’est ? Connaissez-vous le sujet ? Que pensez-vous apprendre ? Comment pouvez-vous l’appliquez dans la vie réelle ? Est-ce que cela sera difficile ? À qui pouvez-vous en parler ? Comment cela peut être mis en relation avec d’autres choses qui vous avez apprises ?…

4. L’attention Mindfulness

La pratique de la méditation Mindfulness, connue comme la pleine conscience, augmente la fonction des processus cognitifs supérieurs. Cette technique inclue divers exercices comme le body scan, vivre le moment présent, contrôler l’anxiété, réguler les émotions et se concentrer sur sa respiration.

Comment intégrer la pratique du Mindfulness pendant l’apprentissage ?
Par exemple, vous pouvez essayer de synchroniser votre respiration (inhalation-exhalation) avec les mouvements saccadés de vos yeux pendant la lecture (chaque saut de ligne), afin de vous maintenir présent tout au long de votre tâche.

5. Appliquer plusieurs stratégies est toujours mieux qu’une seule

Les stratégies sont des activités qui servent à améliorer le rendement et permettent de contrôler l’avancement de notre travail. L’utilisation de stratégies d’apprentissage est un facteur qui influence directement sur le développement de la mémoire.

Quel type de stratégie pouvez-vous appliquer pour apprendre quoi que ce soit plus vite ?
1. Les stratégies associatives sont les plus simples. Son objectif est de repasser le matériel grâce à la répétition : repasser, copier, sous-ligner, répéter à voix haute, etc…
2. Les stratégies organisatives permettent de regrouper le matériel d’étude par signification. Les principales sont les catégories et les cartes conceptuelles.
3. Les stratégies élaboratives requièrent un meilleure compréhension du sujet de votre part : schémas, résumés, utilisation de mots clés, etc…
4. Les stratégies méta-cognitives de planification, monotorisation, évaluation et révision servent pour avoir plus de contrôle et de conscience sur le processus d’étude.

6. Un apprentissage distribué est mieux que continu

Autant si vous étudiez deux, quatre ou huit heures chaque jour, la distribution du temps et du matériel sera un facteur clé.

Comment apprendre quoi que ce soit plus vite et plus efficacement ?
Par exemple, l’étude intensive durant 5 heures d’un même sujet est moins efficace que la répétition d’étude d’une heure par jour sur 5 jours.

7. Les repos sont sacrés

Les investigations en psychologie de l’attention démontrent que la capacité de maintenir la concentration sur une tâche commence à baisser dès 20 à 25 minutes (11 conseils contre les problèmes de concentration). Buvez de l’eau pendant vos pauses, il est indispensable d’avoir un cerveau bien hydraté pour maintenir une bonne attention et une bonne concentration. Découvrez 10 jeux de concentration mentale pour augmenter votre concentration.

Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?
Cette méthode d’apprentissage basée sur les repos a été créée par le neuropsychologue Francesco Cirillo. Cirillo utilisa une montre de cuisine (en forme de tomate) pour marquer des temps d’étude de 20 minutes. À chaque pause l’étudiant réalisait une activité réconfortante comme parler, manger, regarder ses mails… Ensuite, retour à l’étude.

8. Émotion positive, expérience positive

Les émotions sont clé pendant l’apprentissage. Un état émotionnel positif améliore le rendement de la mémoire et facilite l’apprentissage.

Comment apprendre quoi que ce soit plus vite grâce aux émotions positives ?
Essayez d’éviter les attitudes négatives face au sujet à étudier, même si celui-ci est très intense ou très difficile. Sentez-vous bien avec vous-même et avec ce que vous êtes en train de faire. Vous verrez comment une activation émotionnelle positive favorise l’étude.

9. Utiliser l’auto-récompense chaque fois que vous accomplissez quelque chose

Les efforts positifs nous font ressentir les activités réalisées comme plus plaisantes.

Comment appliquer l’auto-récompense pour apprendre plus vite ?
Cela s’applique immédiatement après la tâche réalisée. La récompense peut être verbale ou physique : d’une congratulation verbale jusqu’à une récompense comme un chocolat (il est recommandé de sélectionner des aliments qui aide à prendre soin du cerveau), ou appeler un ami…

10. Ayez confiance en ce que vous faites, vous allez y arrivez !

Vous devez cesser de penser négativement. Visualiser vos buts quand vous êtes en train de réaliser une tâche difficile, avoir confiance en vous est fondamentale pour réussir ce que vous entreprenez.

Comment la confiance en soi peut-elle aider à apprendre quoi que ce soit plus vite ?
Pendant mes années d’études je me répétais un mantra pour m’encourager et pour m’aider à me concentrer. “Ai confiance en toi et sois heureux”. Je le répétais constamment et de toutes les formes et de toutes les façons possibles, mentalement, en parlant à voix haute, en chantant : “Ai confiance”, “Ai confiance en toi”, “En toi, ai confiance”, “Sois heureux”, “Toi, toi, toi, ai confiance en toi”… Vous vous faites une idée de comment ça marche n’est-ce pas ?

Les processus cognitifs peuvent se perfectionner et s’améliorer grâce à l’entrainement. Actuellement, il existe différents outils neuroscientifiques qui peuvent vous aider à mesurer et à améliorer d’une façon précise vos fonctions cognitives. Si vous souhaitez approfondir le sujet et entraîner vos processus cognitifs de manière professionnelle, vous pouvez vous informer sur CogniFit, le programme leader dans l’évaluation et la stimulation cognitive. Ce n’est pas un entrainement cérébral quelconque, c’est un outil validé et utilisé par la communauté scientifique, les écoles, les universités et divers groupes de population dans le monde entier. De plus, le programme CogniFit s’adapte à vos besoins spécifiques d’apprentissage.

Bonne chance dans la suite de vos apprentissages !

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous permettra d’apprendre ce que vous souhaitez plus vite. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Pablo García Bartolomé, psychologue de Cognifit spécialisé en psychologie du développement et de l’éducation ainsi qu’en psychologie infantile.”

Votre enfant est triste et vous ne savez pas quoi faire ? Découvrez comment prendre soin d’un enfant dépressif

La dépression chez les enfants est un thème assez compliqué car contrairement aux adultes, les enfants déprimés ne savant pas comment exprimer ce qu’ils ressentent avec des mots, ni ne peuvent nous dire les motifs qui font qu’ils se sentent ainsi. Nous avons déjà parlé des symptômes de la dépression chez les adolescents et comment savoir si un enfant est déprimé, nous allons maintenant voir comment prendre soin d’un enfant qui souffre de dépression, afin que vous sachiez quoi faire si vous identifiez ce trouble chez votre enfant. Voici quelques directives à suivre pour prendre soin d’un enfant dépressif.

Prendre soin d’un enfant dépressif

Comment prendre soin d’un enfant dépressif

Pour commencer, consultez un médecin spécialiste afin vous donne un diagnostic de ce qui arrive à votre enfant. Parfois, indépendamment de l’intensité de la dépression, un traitement pharmacologique peut être nécessaire pour soigner l’enfant.

Il est très important que l’enfant se sente soutenu et aimé en tout temps. Vous devez être spécialement attentif à lui et à ses progrès afin de détecter si une rechute s’approche pour pouvoir réagir le plus vite possible. De plus, les enfants qui passent par cet état subissent une forte baisse de leur estime personnelle, c’est pourquoi il est nécessaire de leur donner beaucoup d’affection et de passer le maximum de temps avec : jouez avec lui, aidez-le a faire ses devoirs, demandez qu’il vous aide à faire la cuisine ou à faire les tâches ménagères, etc…

Allez parler avec ses professeurs de temps en temps afin de vous maintenir informé de son comportement à l’école. Les enfants déprimés ont tendance à s’isoler et à éviter le contact avec leurs compagnons de classe. En plus, ils ont souvent des problèmes avec leurs études. Vous ne pouvez pas savoir comment se comporte votre enfant à l’école, il est donc nécessaire de connaitre le point de vue de ses professeurs.

Les enfants qui souffrent de dépression montrent souvent du désintérêt pour les activités qui leurs plaisaient auparavant, il est donc conseillé de motiver votre enfant à reprendre ces activités ainsi qu’à en essayer de nouvelles. Vous pouvez aller jouer au parc, aller au cinéma… Il est préférable de faire quelque chose que vous pouvez faire en famille.

Prendre soin d’un enfant dépressif

Essayez de maintenir la routine de l’enfant, car cela l’aidera à combattre la dépression. Les enfants dépressifs expérimentent une grande instabilité émotionnelle, une routine fera que votre enfant se sente plus sûr et plus stable. Essayez d’éviter les changements brusques, et si vous devez faire quelque chose qui le sortira de sa routine avisez-le à l’avance pour qu’il puisse s’y préparer. Gardez également ses routines de sommeil et de repas.

La santé mentale est aussi liée au fait d’avoir un régime sain, un bon sommeil, faire de l’exercice et avoir des relations interpersonnelles positives aussi bien à la maison qu’à l’extérieur. Évitez que votre enfant ne soit assis toute la journée devant un écran et motivez-le à faire des activités physiques qui l’aideront à entrer en relation avec d’autres enfants.

Parler avec l’enfant pour savoir comment il se sent et ce qui lui arrivent, à la maison et à l’extérieur, est quelque chose de vital pour l’aider à extérioriser ce qu’il ressent afin qu’il puisse surmonter sa dépression. Il est important de savoir si l’enfant souffre d’intimidation ou d’autres problèmes à l’école, car il s’agit de la principale raison de problème de santé mentale chez les enfants. Les difficultés à surpasser une perte peut aussi être la cause de son état. Dans les deux cas, le dialogue aide énormément, surtout si c’est avec un spécialiste.

Informez les gens autour de vous de ce qui arrive à votre enfant. Celui-ci n’invente pas ses symptômes. Ses colères sont dues à la dépression, et non comme certains pourraient le croire à un caprice. La dépression est un problème sérieux et il est nécessaire de la traiter. Connaitre vos antécédents familiaux de dépression peut également se révéler utile afin de mieux comprendre ce par quoi votre enfant est en train de passer.

Pour finir, vous devez être très attentif au fait que votre enfant suive le traitement qui lui a été prescrit : assurez-vous qu’il aille en thérapie et qu’il prenne ses médicaments, dans le cas où on lui en aurait prescrit. Dans les cas extrêmes de dépression tenez une liste de contacts à appeler en cas d’urgence ou si les sentiments négatifs empirent. Vous devez également être attentif aux facteurs de risque de suicide : parler beaucoup de la mort, offrir ses objets personnels, parler de suicide aux autres ou sur les réseaux sociaux…

Il se peut qu’au début vous ne notiez aucun changement de morale chez votre enfant, mais avec le temps il récupérera progressivement et laissera derrière lui la dépression. Vous devez être patient et rester à ses côtés, ensemble, vous y arriverez.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour aider votre enfant à ne plus être triste. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager vos expériences personnelles et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé.”

Problèmes au lycée ? Découvrez les symptômes de la dépression chez l’adolescent et ces différents types

Dépression chez l’adolescent

Si nous avons appris quelque chose grâce aux films de lycéens américains, c’est qu’être adolescent est compliqué. Les footballeurs et les pomme-pomme girls font la loi sur le campus, une loi qui préjudicie tous ceux qui n’entre pas dans leur groupe de jeunes populaires. Ce n’est qu’une caricature de la réalité, mais ce qui est certains est que l’adolescence est une étape de changements et de la découverte de soi et de notre place dans le monde. Avec le temps, toute cette insécurité et ce manque de confiance peuvent avoir des conséquences plus graves que de ne pas avoir de partenaire pour le bal de fin d’année. C’est pour cela qu’il est nécessaire de connaitre les symptômes de dépression chez l’adolescent.

La dépression chez l’adolescent peut être due à des facteurs héréditaires, à la consommation de drogues et d’alcool, ou à l’augmentation des états dépressifs, qui se sont implantés durant cette dernière décennie dans les pays industrialisés. Les jeunes qui vivent en grandes communautés passent souvent par des situations émotionnelles dégradées comme les divorces, les problèmes professionnels, la perte d’un proche, une rupture difficile, les échecs scolaires, etc…

Dans d’autres cas, la dépression peut être une réaction passagère à une situation de stress comme le processus de maturité, les changements corporels, et la demande d’indépendance face aux parents. Dans des cas plus extrêmes, la dépression peut également être due à la maltraitance infantile, aux problèmes alimentaires ou à une basse estime de soi.

Comme vous pouvez le voir, ce trouble est en relation avec beaucoup de facteurs sociaux et aux changements qui se produisent lorsque l’on grandit. Dans certains cas cela peut être seulement passager, mais si les symptômes suivants sont remarqués de manière continue et sur le long terme, il est conseillé de faire appel à un spécialiste.

Symptômes de la dépression chez l’adolescent

  • Difficulté pour s’endormir, ou temps de sommeil excessif.
  • Perte ou augmentation de l’appétit.
  • Basse estime de soi et sentiment de culpabilité.
  • Irritabilité, attitude distante.
  • Faible capacité de décision et de concentration.
  • Irresponsabilité et conduite délinquante.
  • Faible intérêt pour les activités et passions qui étaient appréciées.
  • Pensées sur la mort et le suicide.

Il existe différents types de dépressions chez l’adolescent. Selon la quantité des symptômes de dépression et la durée de ceux-ci nous avons :

Dépression sévère : dans ce type de dépression, l’adolescent souffre de la majorité des symptômes que nous avons décrits auparavant, jusqu’à un point qui l’empêche de pratiquer ses activités quotidiennes et de mener une vie normale.

Dépression modérée : l’adolescent a de nombreux symptômes de dépression et des difficultés pour affronter son quotidien.

Dépression légère : l’adolescent souffre seulement de quelques-uns des symptômes mentionnés et arrive à réaliser ses activités quotidiennes, bien que cela lui demande un effort.

Il est important de traiter à temps tous les types de dépression afin que celle-ci ne s’intensifie pas et qu’elle ne détériore pas la structure cérébrale de l’adolescent.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura d’en savoir un peu plus sur la dépression chez les adolescent. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé.”

Votre enfant est-il triste ? Comment savoir s’il souffre de dépression infantile

Beaucoup pensent que la dépression est une maladie qui touche uniquement les adultes, mais pourtant les enfants aussi peuvent être déprimés. Dans les cas de dépression infantile, il est normal que l’enfant ne comprenne pas ce qui lui arrive, qu’il ne sache pas pourquoi il est déprimé, ce qui rend compliqué d’expliquer ce qui lui arrive à ses parents. C’est pour cela qu’il est important que vous vous informiez et que vous appreniez quelques petits trucs qui vous aideront à savoir si votre enfant soufre d’une dépression afin de prendre les mesures nécessaires à temps. Voici quelques manières de savoir si votre enfant souffre de dépression infantile.

Dépression infantile

Comment reconnaître la dépression infantile ? Prêter attention aux changements émotionnels de votre enfant

Si vous voyez que votre enfant a subit un changement émotionnel ou dans son moral il pourrait être en train de souffrir d’une dépression infantile. Est-il triste ou préoccupé depuis longtemps alors qu’il n’y a aucune explication ? Soyez attentif aux expressions générales de tristesse comme des pleurs réguliers, pleurnicher au lit, des sursauts fréquents ou avoir peur de quelqu’un ou de quelque chose.

Vous devez également prêter attention aux expressions de culpabilité et de désespoir. Si votre enfant se sent constamment coupable pour les mauvaises choses qui arrivent autour de lui ou s’il pense que la vie est injuste ou qu’elle n’a pas de sens, il est possible qu’au lieu de passer pour une étape d’angoisse dans son développement il soit en fait en train de souffrir d’anxiété et d’une tristesse plus préoccupante. Les expressions de désespoir peuvent être simplement ne pas se donner de la peine à l’école ni dans les activités qui lui plaisaient auparavant.

Si votre enfant est souvent en colère et très irritable, il s’agit également de signes de dépression infantile. Les enfants déprimés peuvent se montrer spécialement susceptibles et exagérer leur colère et leur frustration, en plus de se montrer inquiet et d’avoir des problèmes pour rester au lit. Si votre enfant n’accepte pas les critiques, bien qu’elles soient constructives, il est possible qu’il souffre de dépression.

Comment reconnaître la dépression infantile ? Prêter attention aux possibles changements de conduites

En plus des changements émotionnels, les enfants qui souffrent de dépression infantile peuvent également passer par des changements de conduite. Il est possible que l’enfant se plaigne d’avoir mal à la tête ou d’autres problèmes sans souffrir d’aucunes maladies et sans que vous puissiez le soulager à l’aide de médicaments.

Les changements d’appétit aussi peuvent être un signe de dépression, lorsqu’ils sont prolongés et n’ont pas de véritable explication. L’enfant peut expérimenter une augmentation ou une perte de l’appétit, même lorsqu’il s’agit ses aliments préférés.

Observez si votre enfant s’isole des autres enfants et préfère jouer seul. Si l’enfant s’éloigne de sa famille et de ses amis durant une longue période il est probable qu’il soit déprimé.

Soyez attentif au rythme de sommeil de votre enfant. S’il y a des changements comme de l’insomnie ou un excès de fatigue, cela peut être dû à la dépression. Observez si votre enfant se sent fatigué et a peu d’énergie.

Comment reconnaître la dépression infantile

Symptômes de la dépression infantile

Lorsqu’un enfant souffre d’une dépression infantile, il sera certainement très fatigué, démotivé par à peu près tout et présentera des problèmes d’attention. Voici les 14 symptômes de la dépression infantile les plus courants :

  1. Désintérêt général
  2. Ennui (“je sais pas quoi faire…”)
  3. Ne s’amuse et ne rit pas
  4. Inactivité
  5. Ou alors agitation excessive
  6. Troubles du sommeil (comment combattre l’insomnie infantile)
  7. Troubles du comportement (découvrez 5 techniques de modification du comportement infantile)
  8. Besoins d’adrénaline
  9. Consommation excessive de sucrerie ou soda
  10. Échec scolaire
  11. Ou parfois surinvestissement scolaire
  12. Manque d’attention à l’école
  13. Fatigue constante
  14. Maladie à répétition

Parlez avec votre enfant pour savoir comment il se sent

Les enfants peuvent cacher les symptômes de la dépression ou alors ne pas savoir comment exprimer correctement leurs sentiments. Il est très rare d’entendre un enfant dire à ses parents qu’il est déprimé ou qu’il leur explique comment il se sent, car il ne comprend pas ce qu’est la dépression. Vous devez donc être attentif afin de percevoir si votre enfant garde quelque chose pour lui, et le lui faire dire en abordant le sujet vous-même, car il est peut-être embarrassé d’en parler.

Souvent, les parents peuvent se sentir impuissants, voire même se sentir coupable de la tristesse de leur enfant. Cela est encore plus le cas lorsque ceux-ci on vécus une dépression ou des épisodes de tristesse prolongés. Il est primordial que l’entourage de l’enfant discute avec lui, qu’il prenne le temps de l’écouter et de le rassurer si nécessaire.

Si vous avez des doutes et suspectez que votre enfant souffre de dépression, vous pouvez commencer par lui demander comment il se sent à la fin de chaque journée. Peu à peu, il sera plus facile à votre enfant de communiquer ses émotions avec vous. Il est important que vous preniez au sérieux si l’enfant a une inquiétude ou est préoccupé pour quelque chose, afin qu’il soit en confiance pour parler avec vous la prochaine fois. Parlez avec les professeurs de l’enfant pour savoir comment celui-ci se comporte à l’école et s’il a des problèmes avec les autres enfants qui pourrait lui faire se sentir mal.

Pour finir, si votre enfant est triste est présente certains de ces symptômes, ne tirez pas des conclusions hâtives et ne vous préoccupez pas excessivement. Il se peut que votre enfant ne souffre pas de dépression, dans ce cas il est conseillé d’essayer de prévenir la dépression infantile. Si c’est nécessaire, faites appel à un spécialiste qui pourra aider votre enfant, et surtout garder votre calme. L’important est d’identifier la dépression à temps et d’agir pour la traiter. Avec un peu de patience votre enfant surmontera ses problèmes.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé.”

Communication entre parents et adolescents. Guide pratique pour affronter cette période

La communication entre parents et adolescents est souvent vécue des deux côtés comme un conflit quotidien. Les parents vivent avec l’anxiété le moment de s’asseoir et de parler avec leurs enfants adolescents. Ceux-ci peuvent s’énerver du silence de leurs enfants, qui les poussent à se préoccuper. Pourtant les parents de leurs côtés ne disent pas tout non plus. Nous vous donnons dans cet article quelques conseils pour améliorer votre relation avec votre enfant adolescent, ainsi que la meilleure façon de lui parler et les erreurs à ne pas commettre.

Communication entre parents et adolescents

Comment communiquer avec votre enfant adolescent ?

La communication est fondamentale pour améliorer notre qualité de vie, pour exprimer nos émotions et nos idées ou pour solutionner les problèmes. La communication avec les adolescents est une tâche ardue pour les parents, lesquels se voient souvent frustrés pas le silence de leur enfant et qui ressentent une constante préoccupation.

Il est nécessaire qu’autant les parents que les adolescents apprennent à communiquer entre eux. Avant tout, il faut savoir que :

  • La communication entre parents et adolescents est un processus qui prend du temps. On n’obtient rien du jour au lendemain, il faut donc faire preuve de patience. Les opportunités pour communiquer avec votre enfant et de connaître ses peurs et ses passions se présenteront d’elles-mêmes.
  • La communication est un processus qui fonctionne dans les deux sens. Parler est très important mais il est sans aucun doute primordial de savoir écouter. Il est mieux de ne pas être le protagoniste de la conversation. Il faut savoir céder le tour de parole pour pouvoir échanger des idées, des pensées et des émotions.
  • Quand vous parlez avec votre enfant, vous n’écouterez pas que des choses qui vous seront agréables. Il est nécessaire que vous gardiez une attitude émotionnelle ouverte. Rappelez-vous qu’une bonne communication parent-enfant permettra à l’adolescent de prendre des décisions appropriées et face à une erreur, il aura la possibilité d’assumer la responsabilité qu’implique une décision inadéquate.
Quand une personne ne dispose pas des outils nécessaires pour communiquer ou souffre d’un manque d’habilité pour communiquer, elle peut se sentir avant tout frustrée, isolée voir inutile. La conséquence sera qu’elle aura moins de possibilités de recevoir de l’aide ou de s’intégrer dans un groupe. Pour cela, il est utile de connaître et de savoir manier les techniques d’assertivité comme moyen pour améliorer et renforcer les relations entre parents et enfants.

Guide pratique pour la communication entre parents et adolescents :

1. Les erreurs dans la communication entre parents et adolescents

Les erreurs qui sont le plus commises dans la communication entre parents et enfants adolescents au quotidien et sur lesquelles vous pouvez agir afin de ne pas les reproduire sont les suivantes :

  1. Généraliser : “Tu es toujours…”, “Tu ne fais jamais…”. Le problème est dans votre attitude envers votre enfant. Les reproches à votre enfant pour sa conduite ou pour son comportement ne sont souvent pas constructives. Comme par exemple : “Tu n’aides jamais”, “Tu ne prêtes pas attention quand je t’explique quelque chose” ou “Tu finis toujours par crier” etc…
  2. Utiliser la critique et le dénigrer dans sa participation à la vie de famille : “Tu n’es pas reconnaissant”, “Tu ne sais rien faire”, “Tu es inconscient”.
  3. Utiliser le cri comme une arme : avec laquelle vous pouvez vous sentir supérieur sur votre enfant, sans vous rendre compte que c’est vous êtes le modèle que vos enfants ont pour grandir.
  4. Maltraiter : Culpabiliser, insulter, embarrasser, reprocher, que ce soit à la maison ou dans la rue, sans vous soucier d’où vous êtes ou d’avec qui est votre adolescent.
  5. Penser à autre chose quand votre enfant vous parle : Quand votre enfant vous raconte leurs problèmes et que vous n’êtes en train de penser qu’à vos préoccupations du travail, de la maison, de l’hypothèque…
Les difficultés de la communication entre parents et adolescents peuvent venir de l’attitude des parents

2. Les formes de communication entre parents et adolescents

Chaque famille est très différente dans son fonctionnement et les relations qui existent entre ses membres sont celles qui leur ont été enseignées ou qu’ils ont observé pendant leur enfance. Il existe différents styles d’éducation :

  1. Le style agressif : Les personnes qui interrompent les autres, qui crient, qui n’écoutent pas, qui grondent ou qui ne prêtent pas attention à qui est en train de parler.
  2. Le style passif : Les personnes qui provoque de la colère par leur manque de prise de position, qui n’opinent jamais rien. Si elles finissent par donner un avis pour ou contre, elles donnent l’impression d’adopter l’opinion d’un autre et pas de choisir par elles-mêmes.
  3. Le style assertif : Les personnes qui disent ce qu’elles pensent et ce qu’elles sentent, qui se montrent sures et qui n’agressent pas les autres. Ces personnes respectent l’opinion d’autrui.
L’importance des styles d’éducations et la communication entre parents et adolescents

3. Conseils pratiques pour améliorer la communication entre parents et adolescents

1. Écoutez ce que dit votre fils ou fille et laissez-le terminer : laissez votre enfant parler, qu’il dise ce qu’il pense et ce qu’il sente. Si vous l’interrompez constamment parce que “vous savez déjà ce qu’il va dire, vous avez aussi été adolescent”, vous ne saurez jamais ce qu’il ressent.

2. La tranquillité avant tout, contrôlez vos impulsions ! Cela peut arriver qu’il vous raconte qu’il ait fait quelque chose qui ne vous plaise pas. Évitez de crier et évitez les menaces, car cela ne servira à rien. Quand vous vous êtes calmé, parler avec lui et expliquez-lui ce qui ne vous a pas plu dans sa conduite et pourquoi il n’a pas bien agi. Il peut vous être utile de savoir comment contrôler vos nerfs.

3. Ne jugez pas : C’est le pire que vous puissiez faire ! Si vous vous dédiez uniquement à le punir pour sa conduite vous mettrez une barrière entre votre enfant et vous-même. Afin qu’il voit que vous ne jugez pas, utilisez des phrases comme : “en ce moment tu es très fâché, mais il serait mieux que tu ne cries pas. Quand tu seras plus calme on pourra continuer cette conversation”.

 

4. Donnez de l’importance à ce qu’il dit : Les parents voient souvent le monde d’une manière différente que les adolescents. Quelque chose qui pourrait leur sembler peu important peut se révéler essentiel pour un adolescent. La réaction la plus courante des parents face aux préoccupations de leur enfant adolescent est : “ce n’est qu’une bêtise sans importance, quand il sera grand il se rendra compte que ça n’est pas si grave…”. Si votre enfant adolescent compte sur vous pour parler des choses qui l’importent, donnez leurs l’importance qu’elles méritent. Votre enfant a eu le courage de vous raconter quelque chose qui a pour lui de l’importance. Respectez sa préoccupation.

5. Ne lui donnez pas de leçons : On dit souvent à nos enfants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Il est pourtant beaucoup plus utile de les inciter à chercher des solutions, à créer des alternatives. Tout au long de sa vie, votre enfant se rendra compte qu’il est très utile d’avoir plusieurs solutions pour un problème.

Ce n’est plus un enfant, n’envahissez pas son espace personnel

6. Apprenez-lui à communiquer ses sentiments : C’est bien de lui demander comment a été sa journée, comme par exemple : “Comment ça va à l’école ? Et le foot ?”. Mais essayez d’aller encore plus loin et demandez-lui comment il se sent ces derniers temps, si quelque chose le préoccupe. Vous pourrez ainsi peut-être l’aider à comprendre ce qu’il ressent en le lui demandant directement. N’ayez pas peur et demandez-lui s’il est triste ou en colère. Nous devons tous apprendre à exprimer nos sentiments et sans aucun doute les parent sont les meilleurs modèles pour leurs enfants. Découvrez comment améliorer votre intelligence émotionnelle.

7. Ce n’est plus un enfant : Le plus important et ce qui est souvent le plus dure pour les parents est de l’accepter. Votre enfant n’en est plus un ! Il est entrain de grandir et il se convertit petit à petit en adulte. Si vous continuez de le traiter comme un petit enfant il se sentira ridiculisé, surtout devant ses amis. Faites-y attention !

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique de Cognifit, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive.”

Prendre soin du cerveau d’un enfant : guide pratique pour les parents

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant ? En tant que parents nous donnons beaucoup d’importance à l’éducation de nos enfants. Il nous semble par exemple tout à fait normal et naturel d’apprendre à nos enfants quelles sont les bases d’une bonne hygiène corporelle et dentaire. Par contre nous oublions souvent de prendre soin du cerveau de nos petits, ce qui est pourtant important afin que ceux-ci grandissent bien et deviennent des personnes équilibrées, saines et heureuses. Nous pouvons tous apprendre quelques astuces et conseils pour prendre soin du cerveau d’un enfant.

Pourquoi est-il si important d’apprendre à prendre soins du cerveau d’un enfant ? Le cerveau est notre organe le plus important, et nous savons qu’avec l’âge celui-ci vieillit et se détériore. L’incidence de démence et d’accident vasculaire cérébral augmente au fur et à mesure que nous vieillissons et s’est même converti en l’un des plus grands fléaux de notre société, provoquant de hauts indices de dépendance. La bonne nouvelle est que nous savons désormais comment prendre soins de notre cerveau et prévenir son vieillissement, ou du moins le retarder. Le problème est que nous nous préoccupons peu de tout cela avant d’avoir atteint la cinquantaine. C’est alors que nous cherchons ardemment des informations sur comment prendre soins de notre cerveau et que nous commençons à mettre en pratique les recommandations générales. Mais commencer à prendre soin de notre cerveau à cinquante ans n’est-ce pas déjà trop tard ? Ne serait-il pas beaucoup mieux de commencer à prendre soin de notre cerveau depuis notre enfance ?

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant

La réponse à cette ultime question est bien évidemment OUI. De la même manière que nous enseignons à nos enfants à se laver les dents trois fois par jour, nous devons leur enseigner les habitudes qui les aideront à avoir un cerveau plus sain, et ce dès leur plus tendre enfance.

Le neuropsychologue Álvaro Bilbao, auteur de “Le cerveau de l’enfant expliqué aux parents”, nous parle de ce thème lors de sa dernière rencontre dans le cadre de Gestion d’enfants, un projet dédié à collaborer avec les pères et les mères dans leur travail d’éducation. Dans ses conférences, des penseurs, des communicateurs et des professionnels de différents milieux joignent leur savoir sur l’éducation des enfants et des outils et idées que l’on peut appliquer à l’éducation de nos enfants.

Conseils sur comment prendre soin du cerveau d’un enfant

Selon le neuropsychologue, pour prendre soins du cerveau d’un enfant il nous suffit de suivre quatre indications de bases :

1. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Donner de l’affection

Selon Álvaro Bilbao, donner de l’affection à nos enfants serait le plus important. Un cerveau qui n’a pas reçu d’affection durant les premières années de vie grandira avec certaines difficultés émotionnelles et intellectuelles. Cela est dû au fait que le cerveau est composé de trois niveaux :

  1. Cerveau Primitif (responsable des instincts basiques tel que manger et dormir).
  2. Cerveau Émotionnel (qui recherche de l’affection)
  3. Cerveau Rationnel (qui développe la capacité intellectuelle).

Quand l’un de ces niveaux ne se développe pas correctement, cela détient également le développement du niveau supérieur. Ainsi “c’est seulement lorsque le cerveau émotionnel a reçu l’affection dont il a besoin que l’on peut développer une bonne capacité intellectuelle” dit le neuropsychologue.

De plus, Álvaro Bilbao prévient qu’il ne faut pas confondre donner de l’affection avec surprotection et lui éviter quelconque souffrance : “la manière d’apprendre à un enfant de prendre des bonnes décisions n’est pas de lui éviter les problèmes mais de le laisser faire des erreurs, de l’aider à en tirer des leçons et à en sortir grandit”. La science nous dit que face à un défi ou à une situation nouvelle, deux structures cérébral s’activent : d’un côté l’amygdale (responsable de déclencher la peur) et de l’autre le cortex préfrontal (qui nous prépare à affronter le défi et à entrer en action). Si en tant que parents nous solutionnons tous les problèmes de nos enfants pour leur éviter de souffrir, nos enfants grandiront en activant uniquement la partie responsable de la peur (amygdale) et la peur sera la seule réponse qui leur restera face à un défi. Ils n’apprendront pas qu’ils peuvent également agir et résoudre les problèmes. Il est important que les enfants apprennent à solutionner les contretemps d’eux-mêmes, de leur laisser la place de se tromper et d’apprendre de leurs erreurs. En tant que parents nous devons être présent pour les encourager à tenter des choses, ainsi que pour les soutenir et les guider quand ils se trompent.

2. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Faire de l’exercice

Une autre partie très importante de l’éducation de nos enfants est de leur faire faire du sport et de les habituer à faire de l’exercice depuis petit. Cet aspect de l’éducation ne nécessite quasiment pas d’explication tant il existe de connaissances sur les bienfaits du sport sur la santé. Mais pour donner une explication, nous vous dirons que le bon fonctionnement cérébral nécessite beaucoup d’oxygène. Bien que notre cerveau ne représente que 2% du poids total de notre corps, il consume 33% de l’oxygène que nous respirons. Pour que toute cette quantité d’oxygène arrive jusqu’à notre cerveau nous avons besoins d’un cœur puissant et en bonne santé, afin de pomper le sang qui transporte cette oxygène en continuité. Faire de l’exercice quotidiennement aide à fortifier le cœur et à le maintenir en bonne santé, ce qui favorise une bonne oxygénation de notre cerveau.

De plus, il est démontré que l’exercice réduit le stress (et oui, nos enfants en souffrent également) et qu’il augmente la BDNF, une protéine que aide notre mémoire.

La meilleure façon de donner envie à nos enfants de faire de l’exercice est qu’ils nous voient en faire nous-même. Ne soyons pas feignant ! En plus nous pouvons utiliser “l’excuse” de faire de l’exercice pour passer du temps avec eux. Nous pouvons les emmener faire un tour à vélo, aller nager à la piscine, jouer au foot ou à quelconque autre sport… Faire de l’exercice, c’est sympa !

3. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Nutrition Neurosalutaire

La nutrition est un des autres aspects importants, également très connu, qui affecte notre santé cardiovasculaire. Si nous savons quels aliments sont plus sains pour notre santé cérébrale, pourquoi ne pas habituer nos enfants à les consommer dès leur plus jeune âge ?

Il est important d’habituer nos enfants à manger sainement, avec des fruits, des légumes, du poisson bleu, de la farine intégrale, en limitant la quantité de sucre qu’ils consomment et en évitant les plats pré-cuisinés. Une alimentation saine aidera nos enfants à…

  • Augmenter leur mémoire et leur concentration (grâce aux fruits et légumes)
  • Améliorer leur agilité mentale (il est démontré que les graisses non-saturées facilite le flux d’information dans le cerveau)

Afin d’encourager la consommation de ces aliments, pourquoi ne pas aller une fois acheter le goûter au rayon fruit plutôt qu’au rayon pâtisserie ? Pourquoi ne pas lui préparer un sandwich végétal ?

4. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Gestion du stress et autocontrôle

Et oui, nos enfants aussi souffre du stress ! Une vidéo sur les horaires de travail réalisée en Espagne met en scène des personnes auxquelles la vie d’un ou d’une inconnu(e) est décrite. Les personnes doivent deviner quel est le métier de l’inconnu(e) qui a une vie surchargée de travail, et leurs réponses sont : médecins, laborantins, docteur à l’Université… Ils sont ainsi tout surpris quand on leur révèle qu’il s’agit en fait d’un enfant ! En effet, en Espagne, les enfants sont parmi ceux qui ont le plus de devoirs en Europe. Ils ne sont pas pour autant parmi les meilleurs élèves et n’ont pas les meilleurs résultats aux tests européens non plus. Ainsi, il peut arriver que nos enfants ne trouve pas le temps pour développer leur imagination, ce qui est pourtant essentiel pour développer un cerveau sain.

Le problème n’est pas uniquement le manque de temps libre et le stress qui en découle, sinon également les grandes difficultés pour se confronter aux contretemps et la souffrance face à quelconque difficulté qui se présente. Álvaro souligne l’importance d’enseigner l’autocontrôle à nos enfants et dit que de nos jours “nous n’habituons pas nos enfants à attendre. Et attendre est très important”. Si on y pense, c’est tout à fait vrai. Nous sommes en train d’habituer nos enfants à avoir tous ce qu’ils désirent au moment où ils le désirent. Quand nous voyageons en voiture, on leur donne une tablette pour jouer (ou le smartphone), afin qu’ils ne s’ennuient pas. À la maison on leur met la télé avec les dessins animés pour qu’ils restent tranquilles. Il faut que l’on évite de les frustrer. Tous cela par de bonnes intentions, mais le résultat n’est pas vraiment positif.

Enseigner l’autocontrôle à nos enfants, et leur apprendre à attendre une récompense, exercera le lobe frontal du cerveau et leur permettra d’avoir une meilleure réaction à chaque situation : ils pourront se contrôler quand ils en auront besoin, et se relaxer et se divertir dans les autres moments. “Pour avoir des enfants heureux, au lieu de s’arranger pour que le vent souffle toujours en leur faveur, il faut leur enseigner à naviguer en pleine tempête”, voilà une phrase sur laquelle il vaut la peine de réfléchir. Une des choses qui est parmi les plus dures pour un parent est de voir son enfant souffrir, mais nous devons le laisser se débrouiller par moment si nous voulons qu’il soit autonome et qu’il sache gérer ses émotions sur le long terme. Attention ! Cela ne signifie pas que nous devons les laisser livré à eux-mêmes afin qu’il apprennent à naviguer en pleine tempête. Il suffit juste de leur donner un peu d’espace pour qu’ils fassent leurs erreurs, pour qu’ils ressentent un peu de frustration et qu’ils arrivent à y faire face, en restant toujours présent à leur côté.

“Source : Cristina Nafría, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en réhabilitation cognitive.”

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation

Comment développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation ? Vous vous êtes certainement déjà demandé comment stimuler et augmenter la créativité et l’imagination de votre enfant. Nous vous proposons quelques idées et activités faciles qui vous aiderons à développer la créativité et l’imagination des plus petits.

Développer la créativité et l’imagination de vos enfant grâce à la socialisation

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants en stimulant leur curiosité

Les enfants qui développent depuis tout petit leurs habilités sociales (faire des amis, parler avec les autres, partager…) démontrent un plus haut niveau de créativité et d’imagination que les autres. Nous savons que les enfants sont comme des “éponges” et qu’ils absorbent tout. Ils ont donc besoin d’être entouré continuellement de nombreuses et diverses stimulations. Non seulement en ce qui concerne leurs activités, mais également dans la variété des gens qui les entourent, c’est à dire des adultes, des amis de l’école, de son quartier, de différents âges et de différentes cultures. Une des principales caractéristiques des personnes créatives n’est autre que leur curiosité, qui se développe en étant en contact avec des environnements et des milieux différents. Découvrir l’inconnu nous fait grandir. La curiosité est motivée chez nous par nos émotions, qui provoquent notre envie d’investiguer, d’apprendre, de découvrir.

On dit toujours que les personnes qui voyagent beaucoup et qui découvrent constamment de nouvelles cultures et de nouveaux environnements grandissent à tous les niveaux, tant émotionnellement que cognitivement. Même mieux, nous connaissons tous un proche qui est parti dans un autre pays ou sur un autre continent et qui est revenu avec une nouvelle vision du monde, plus ample.

Stratégies pour stimuler la créativité de vos enfants et leur capacité de socialisation :

Comme les enfants ne peuvent pas faire le tour du monde par leurs propres moyens, il existe diverses alternatives que vous pouvez mettre en pratique assez facilement et qui permettront à votre enfant d’entrer en contact avec les autres dans leur vie quotidienne et ainsi développer leur créativité, comme par exemple :

  1. Inscrivez-le aux activités extrascolaires afin qu’il entre en relation avec d’autres enfants que ceux de sa classe. Vous augmenterez ainsi le répertoire comportemental des enfants qui interagissent avec lui.
  2. Les camps d’été sont une bonne opportunité pour connaître de nouvelles personnes d’autres villes, de la campagne, etc… De plus votre enfant se trouvera dans un environnement nouveau se qui contribuera à développer sa créativité.
  3. Les activités des centres culturelles du quartier.
  4. Les échanges interscolaires.
  5. Quand vous voyagez laissez-lui un peu de liberté afin qu’il interagisse avec les gens du pays.
  6. Qu’il fasse du bénévolat aidant les personnes âgées ou les personnes démunies…

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive, en logopédie et en troubles du langage. Elle a travaillé autant avec des populations infantiles qu’avec des populations adultes et de personnes âgées. Elle adore le contact humain, la musique et est une grande passionnée d’investigations dans le domaine de la neuroscience.”

Enfants de familles homoparentales, qui sont-ils et comment prévenir leur discrimination ?

Il semble impossible qu’il y ait encore des doutes a propos du développement des enfants de couples du même sexe. Pourtant, le manque d’informations est à l’origine de beaucoup de croyances erronées sur ces familles. Comment sont ces enfants ? Est-il vrai que les enfants qui grandissent élevés par des parents homosexuels rencontrent des problèmes dans leur développement ? Est-ce que les enfants de familles homoparentales deviendront homosexuels eux-mêmes ? Est-ce que leurs compagnons de classe se moquent d’eux et les discriminent ? Ici nous vous expliquons qui sont ces enfants de familles homoparentales et nous casserons quelques mythes au passage !

Enfants de familles homoparentales

Les familles homoparentales sont par définition composées de deux parents du même sexe. C’est à dire un couple homosexuel. Au delà de ça, il peut y avoir beaucoup d’autres structures familiales : mère lesbienne célibataire ou père homosexuel célibataire, familles homoparentales recomposées avec des enfants d’une relation hétérosexuelle antérieur…

Les statistiques estiment que 15% des couples homosexuels du monde ont des enfants, biologiques ou adoptés.

Souvent, les gens se demandent si les enfants de cette communauté homosexuelle se développent naturellement, ou si au contraire, le fait d’avoir des parents homosexuels peut créer certains traumas ou dysfonctionnements chez l’enfant.

Qui sont les enfants de familles homoparentales et comment sont-ils ?

On peut déjà rencontrer énormément d’études sur le sujet. Toutes démontrent qu’il n’y a aucune différence entre les enfants de couples homosexuels et ceux de couples hétérosexuels. Les relations inter-familiales sont plus importantes que la structure des familles. C’est à dire que pour un bon développement durant l’enfance, l’enseignement des valeurs ainsi qu’éviter les erreurs qui nous mènent à élever un petit délinquant, notre communication avec nos enfants et leur gestion émotionnelle sont plus importants que la structure même de la famille.

Cette croyance que les enfants de couples homosexuels auront des problèmes dans leur développement ainsi que dans leur vie d’adulte vient avant tout de l’ignorance, mais également de campagne de discriminations d’organismes religieux, notamment aux État-Unis.

En effet, pour argumenter dans le sens que les couples de personnes du même sexe ne sont pas de bons parents, une étude de l’Université du Texas de 2012, dirigée par l’investigateur Mark Regnerus, a été citée. Cette étude affirme que les enfants de pères et de mères homosexuels auraient de moins bonnes aptitudes sociales, émotionnelles et relationnelles que les enfants de familles dites “biologiquement intactes”. Ces résultats sont en contradiction avec les études précédentes sur le sujet.

Pourtant, dans une étude plus récente, des chercheurs des universités d’Indiana et du Connecticut ont analysé les mêmes données et sont arrivés à une conclusion différente. Selon ces derniers chercheurs, le meilleur moyen de juger une étude, spécialement celles qui démontrent des résultats controversés, est de réanalyser les données. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent des erreurs dans la forme dans laquelle ces données furent codifiées et classifiées. Par exemple, un quart des jeunes prétendument élevés par des parents homosexuels avaient vécu en réalité seulement une année leurs compagnies, voir même moins. De plus, ils découvrirent qu’une grande quantité de réponses au questionnaire étaient inconsistantes, illogiques et avec des contradictions. Ces réponses auraient dues être éliminées de l’étude.

Une fois ces erreurs éliminées, il apparaît que les différences sont en fait insignifiantes, voir pratiquement inexistantes, entre les enfants élevés par des couples du même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels.

Enfants de familles homoparentales, identiques à ceux de familles hétéroparentales

Une autre étude démontre qu’il n’existe aucune différence en ce qui concerne la santé des enfants qui proviennent de familles homosexuels et ceux qui proviennent de familles hétérosexuels. Par contre, on rencontre une différence dans la cohésion des familles. Il existe une meilleure égalité dans la répartition des tâches ménagères dans les familles homoparentales que dans les familles hétéroparentales. Il est également démontré que les décisions des couples homosexuels à propos de la vie familiale et de la vie professionnelle se basent plus sur les circonstances du moment que sur les rôles prédéfinis de l’un ou de l’autre.

Certaines études démontrent également que ces enfants élevés par des parents homosexuels ont une attitude plus positive envers la diversité et sont plus sociables. De plus, on remarque que la fréquence d’enfants homosexuels élevés dans des familles homoparentales est égale à celle de ceux élevés dans des familles hétérosexuels. En fait, l’unique différence est que les familles homoparentales sont généralement plus ouvertes et plus flexibles en ce qui concerne la sexualité de leurs enfants.

Malheureusement, ces familles doivent vivre au quotidien avec la stigmatisation et la discrimination. Et bien sûr, cela a un impact négatif sur elles, ainsi que sur leurs santés mentale et émotionnelle, ce qui parfois peut mener à des problèmes de comportements. Malgré cela, il existe des études qui démontrent que les membres de familles homoparentales ne sont pas plus sujettes à commettre des délits que les membres de familles hétéroparentales.

Les personnes qui décident de maltraiter les autres trouveront toujours une raison pour le faire, parce que leur victime est grosse, quelle porte de lunettes ou parce que ces parents sont homosexuels. Même si dans ce dernier cas il s’agit d’une population plus sensible et plus encline à souffrir de ce type de traitement.

Comment prévenir et ménager la discrimination des enfants de parents homosexuels à l’école ?

Le gros du travail serait de permettre à la société d’avoir un regard plus juste sur ces familles, en uniformisant et en normalisant, non seulement ce type de famille, sinon tout les types de familles qui diffèrent de la famille dite “traditionnelle” (avec un père et une mère mariés et qui vivent sous le même toit). Bien sûr, le temps que cette stratégie porte ces fruits et qu’elle ait un impact massif sur notre société et ses croyances, il faut en développer d’autres et travailler pour améliorer la vie familiale des homosexuels.

La stigmatisation due à l’orientation sexuelle reste malheureusement à l’ordre du jour

Heureusement, nous pouvons mettre en place des stratégies pour minimiser l’impact sur cette communauté et sur leurs enfants d’une telle discrimination.

  • Faire savoir à ces enfants qu’il n’existe rien de mal au sujet de leurs parents homosexuels. Toutes les familles sont différentes à leurs manières et il n’existe pas un modèle meilleur que l’autre.
  • Qu’ils cultivent leur auto-estime et leurs habilités sociales. En effet, un enfant sûr de lui et plein de ressources pourra faire face plus facilement aux situations de discrimination ou de stigmatisation.
  • Encourager la communication dans le noyau familiale. Ne rien lui cacher sur ses origines ou toutes autres informations le concernant. En créant un lien affectueux, de soutien et une bonne communication il sera plus facile de détecter et de solutionner ces situations de discrimination.
  • Encourager l’expression des émotions dans les situations de discrimination. Si un enfant a été discriminé à l’école en raison de l’homosexualité de ses parents, il est crucial de laisser à cet enfant l’espace de s’exprimer a propos de ce que cela lui fait ressentir.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes: Iris Grace la petite génie

Iris Grace est une petite fille autiste de six ans qui est fascinée par trois choses : sa chatte Thula, jouer du violon et peindre. Il n’y a rien qui ne calme plus la petite Iris qu’avoir un pinceau entre les doigts et de retranscrire sa manière de voir le monde en peignant. Grâce à cette passion, cette petite fille est devenue célèbre dans le monde entier. Et cela est dû au fait que pour Iris, la peinture est plus qu’une passion, c’est sa manière de transmettre sa vision du monde qui l’entoure aux autres. Nous vous racontons la touchante histoire d’Iris, la petite génie, et des bénéfices de la peinture chez les enfants autistes.

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes

Beaucoup d’expert ont mis en relation les tableaux d’Iris avec ceux de Monet, par la force et la couleur de leurs traits. Bleus, gris, blancs, roses, jaunes… Les tableaux de la petite Iris sont remplis de qualité et ils ont permis à cette peintre de six ans d’intéressés beaucoup de galeries et de collectionneurs à travers le monde.

Naturellement, les parents sont très fiers de leur petite fille. Ils sont également très contents qu’Iris ait trouvé un moyen d’exprimer ce qu’elle ressent grâce à la peinture. Sachant qu’avant de découvrir sa passion pour la peinture, Iris était une enfant très fermée. En effet, l’autisme rend souvent les interactions des personnes qui en souffrent plus compliquées. Iris souffrait également d’attaques nerveuses et n’arrivait à se calmer qu’uniquement en écoutant de la musique, mais grâce à la peinture elle à pu développer énormément sa façon d’entrer en relation avec les gens qui l’entoure. Voici une liste des principaux bénéfices qu’on eut la peinture sur Iris et sur d’autres enfants autistes.

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes

Une aide pour s’exprimer, une chose très utile pour les personnes timides, autistes et avec des problèmes de communication.

Une thérapie qui aide à s’isoler de la réalité de façon positive et à se vider l’esprit du stress et des autres pensées négatives.

-Si elle est réalisée de façon relâchée et sans compétitivité la peinture aide à renforcer l’auto-estime et l’individualité.

Renforce la motricité et stimule les connections cérébrales.

Améliore la concentration et l’intelligence émotionnelle.

Une aide pour se créer un sens de l’art et pour l’apprécier.

Une aide pour sociabiliser et se divertir, une chose vraiment salutaire, surtout chez les enfants autistes.

L’histoire d’Iris a tellement inspiré qu’elle s’est convertie en exemple à suivre pour beaucoup d’enfants autistes. De plus, de grands peintres, des stars de cinéma, comme Asthon Kutcher et Daniel Radcliffe, ont promus ses œuvres et ses apparitions dans divers événements, qui ont servis à aider à financer des centres d’aide aux autistes. Aidant ainsi les autres enfants autistes comme Iris à découvrir de nouvelles formes de s’exprimer.

“Source : Borja Echeverría, rédacteur expert en contenus médicaux et de santé. Passionné de la psychologie et de la neuroscience. Toujours à la recherche de nouvelles sources, nouvelles et tendances. Conseils, thérapies, curiosités, traitements…”

 

Syndrome de l’Empereur : comment élever un petit délinquant

Enfants agressifs, qui veulent commander et qui sont autoritaire. Êtes-vous en train d’élever votre enfant pour en faire un futur délinquant ? Le syndrome de l’Empereur est toujours plus présent dans notre société : enfants tyrans ou “empereurs”, qui font ce qui leur plait, qui n’accepte pas un non pour réponse et dont les plus fidèles serviteurs sont ses parents. Découvrez dans cet article qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur, comment détecter si votre enfant en prend le chemin, ainsi que les 10 règles d’ors pour élever un petit délinquant chez vous. C’est donc ce que vous ne devez jamais au grand jamais faire si vous souhaitez élever un enfant avec un sens des valeurs et du respect.

Syndrome de l’Empereur

Qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur ? Mon enfant est-il un futur tyran ?

Le syndrome de l’Empereur ou de l’enfant tyran est un trouble du comportement qui se manifeste chez les mineurs. Dans ce cas, les rôles sont inversés, les enfants dominent leurs parents et font leur loi, pouvant atteindre parfois même des situations de maltraitances.

Curieusement, il n’existe pas de points communs entre ces enfants, ils peuvent être les aînés, les cadets, adoptés. Même dans une fratrie où tous les frères sont élevés dans les mêmes conditions et le même environnement, un des frères pourra être atteint du syndrome de l’Empereur alors que les autres non. Il n’existe donc pas non plus de composants génétiques ou héréditaires qui pourrait l’expliquer.

Cela se produit généralement dans les familles de classes moyennes-hautes, et bien que les garçons soient en pourcentage plus représentés dans les cas de syndrome de l’Empereur, les filles gagnent de plus en plus du terrain.

Si votre enfant ne demande pas, mais exige, c’est la première alarme du syndrome de l’Empereur

L’âge peut varier entre 9 et 17 ans, et bien qu’ils ne soient pas délinquants au départ, ils peuvent aller jusqu’à voler, maltraiter, menacer et blesser psychologiquement. Les victimes sont le plus souvent les mamans, qui auront souvent peur de le raconter par sentiment de culpabilité. “Mon enfant est comme ça parce que je n’ai pas su être une bonne mère”.

Qu’arrive-t-il à mon enfant ? Caractéristiques du syndrome de l’Empereur

  • Ils se sentent habituellement tristes, anxieux et fâchés, généralement sans cause apparente.
  • Ils ont un sens exagéré de la propriété, ils pensent concrètement que tout leur appartient, et que les autres sont là uniquement pour être à leur disposition. Quand on leur refuse quelque chose, ils ont des attaques de colère voir de rage, ils en arrivent même à insulter et à menacer physiquement.
  • Ils sont égocentriques et ont une tolérance à la frustration inexistante ou très basse.
  • Ils ont habituellement une basse estime d’eux-mêmes, et manquent d’empathie. Ils sont incapables de comprendre les conséquences de leurs actes sur autrui. Ils ne ressentent pas le regret ou la culpabilité des actes qu’ils ont commis.
  • Ils discutent les règles et les punitions en permanence. Ils rejettent les figures d’autorités, et peuvent se montrer inaptes dans un autre environnement social, comme à l’école par exemple.
  • L’autre est toujours coupable, eux jamais. Ils cherchent à justifier leurs actes, et ne font pas que mettre la faute de leurs problèmes sur les autres, mais ils espèrent également que ceux-ci les résoudront.

“Le syndrome de l’Empereur est fondamentalement un problème d’éducation dans une société où l’autorité est dévaluée” Javier Urra

Syndrome de l’Empereur ou enfant tyran, les parents sont-ils coupables ?

Catégoriquement non ! Ce n’est pas votre faute. Mais oui, vous êtes une part du problème, ainsi que sa solution. Parmi vos responsabilités, celle d’imposer des limites, des règles et des routines à votre enfant est très importante. Celles-ci doivent impérativement être non-négociable ! N’ayez pas peur de dire non à votre enfant par peur de le traumatiser. En réalité, ce qui pourrait le rendre névrosé est de ne pas savoir ses limites, ne pas savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

Les styles d’éducation des parents sont un facteur clé pour prévenir et gérer ce trouble. L’autorité doit toujours être entre vos mains, en restant affectueux et en maintenant votre ligne de conduite.

Où il y a de l’amour, des échanges et de la communication, il est vraiment difficile de voir surgir de la violence.

Il faut développer le sens de la conscience et de la culpabilité de votre enfant, l’éduqué avec empathie, sensibilité et compassion. Il existe des techniques d’assertivité qui peut-être vous aiderons. On ne né pas dictateur ou tyran. Ce que l’on communique à nos enfants et la forme avec laquelle nous le faisons est très important. Jetez un coup d’œil à l’article L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Quand vous désespérez, rappelez-vous que l’éducation n’a rien de facile, qu’il s’agit d’une course de fond et non d’un sprint, durant laquelle les enfants apprennent peu à peu vos valeurs.

Souvenez-vous également que pour la majorité des troubles infantiles et juvéniles, il vaut mieux prévenir que guérir.

Marche à suivre pour élever un petit délinquant

Le juge de mineurs de Grenade, Emilio Calatayud, qui est également écrivain, est reconnu pour ses sentences dans des cas de mineurs. Celles-ci sont jugées exemplaires et dotée d’un sens de la réhabilitation. Il nous propose dix règles afin d’élever le parfait petit délinquant à la maison.

Règle 1 : Commencez au plus tôt dans l’enfance en donnant à votre enfant tous ce qu’il demande. Il grandira ainsi convaincu que le monde qui l’entoure lui appartient.

Règle 2 : Ne vous préoccupez pas de son éducation spirituelle ou éthique. Attendez qu’il soit adulte pour qu’il puisse décider par lui-même.

Règle 3 : Quand il dit des gros mots, riez. Cela l’encouragera à faire plus de choses rigolotes.

Règle 4 : Ne le grondez pas ni ne lui dites jamais qu’une chose qu’il aurait faite soit mal. Vous pourriez créer un complexe de culpabilité.

Règle 5 : Rangez tous ce qu’il laisse traîner : ses livres, ses chaussures, ses vêtements, ses jouets. Faites lui tout ! Comme cela il s’habituera à se décharger de ses responsabilités sur les autres.

Règle 6 : Laissez-le lire tous ce qui lui tombe sous la main. Faites attention à ce que ses assiettes, couverts et verres soient bien stérilisés, mais ne vous préoccupez pas qu’il se remplisse l’esprit de cochonneries.

Règle 7 : Battez-vous le plus souvent possible avec votre partenaire devant votre enfant, ainsi il ne lui sera pas trop douloureux de voir sa famille détruite, qui sait par sa propre faute.

Règle 8 : Donnez-lui tout l’argent qu’il a envie de dépenser. N’allez pas suspecter qu’il lui est nécessaire de travailler pour obtenir son argent.

Règle 9 : Veillez à satisfaire tous ses désirs, appétits et plaisirs. Le sacrifice et l’autorité pourrait lui procurer une frustration.

Règle 10 : Mettez-vous toujours de son côté dans n’importe quel conflit, que ce soit avec vos voisins ou avec son professeur. Pensez que tous ont un préjudice contre votre enfant et qu’en fait ils ne désirent que le descendre.

Si vous suivez tous ses exemples, il est facile d’élever un petit délinquant chez vous. Et avec le temps, il pourra se convertir en un authentique délinquant.

L’éducation est un acte d’amour, et également un acte de courage

Comment élever un petit délinquant

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir un peu plus sur le syndrome de l’enfant empereur et les enfants tyrans. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”