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La théorie de Piaget : les stades du développement cognitif de l’enfant, est-ce que votre enfant se développe selon son âge ?

Comment savoir si votre enfant développe normalement ses capacités cognitives pour son âge ? Comment pensent les enfants, et quelles sont les étapes de leur développement cognitif ? Est-il normal qu’ils commettent des erreurs de langage ou de raisonnement ? La théorie de Piaget explique très bien les différents stades du développement d’un enfant. Découvrez dans cet article si votre enfant évolue selon son âge. Nous dissiperons tous vos doutes !

Théorie de Piaget : stades de développement chez l’enfant

Piaget est un des psychologues les plus connu de l’histoire grâce à ses découvertes sur l’enfance et le développement de l’intelligence chez l’enfant. Il a dédié sa vie à étudier les différents stades de développement et à comprendre comment évoluent nos schémas d’apprentissage, de pensée et de développement cognitif. Cet article explique la théorie de Piaget et décrit les différents stades du développement de l’enfant.

Théorie de Piaget

 Selon la théorie de Piaget, les enfants passent par différents stades spécifiques à leur intellect et à leur capacité de percevoir les relations matures. Ces différents stades du développement infantile sont les mêmes pour tous les enfants, quelque soit leur origine ou leur culture. Seul l’âge peut parfois varier d’un enfant à l’autre.

Il est fréquent que très jeunes, les enfants ne fassent pas preuve d’empathie. Il ont plutôt des pensées égocentriques, en accord avec leur âge et leurs capacités.

Pendant l’enfance, l’enfant “apprend à penser”, c’est à dire à interagir avec le monde qui l’entoure. Il s’agit du développement cognitif naturel. Cela suppose une série de changements évolutifs dans la vie de l’enfant, dont on peut distinguer les différentes étapes durant enfance, depuis leur naissance jusqu’à la préadolescence. Ces étapes, durant lesquelles les enfants développent leurs capacités cognitives, sont actuellement divisées selon “les stades de développement de Piaget”.

Qu’est-ce que la théorie de Piaget ? Jean Piaget (psychologue et biologiste suisse) a réalisé de nombreuses études sur l’enfance. Selon lui, l’enfance est divisée en différents stades. La théorie de Piaget explique les différents stades du développement infantile en fonction de l’âge.

Les stades de Piaget sont un ensemble de faits déterminants dans le processus de développement humain qui apparaissent temporellement, se suivant les uns les autres. Ainsi, le type de langage qu’utilisent les enfants peut être différencié pour chaque tranche d’âge : balbutiement, paroles inventées, pseudo-paroles, parler à la troisième personne en se référant à soi-même, etc. Il en est de même pour le type de pensée (pensées égocentriques, où tout tourne autour de ce que l’enfant voit et croit), ou encore pour les compétences physiques (utilisation des réflexes, marcher à quatre pattes, marcher, courir …). Selon la théorie de Piaget, ce développement cognitif apparaît de façon continue et progressive, autour d’un âge approximatif.

Dans la théorie de Piaget, chaque stade de développement de l’enfant a-t-il lieu à un moment précis ? 

Non, les stades n’apparaissent pas nécessairement à un moment précis. Cependant, on peut dire qu’il existe des périodes durant lesquelles il est plus probable et normal que se développent certaines capacités cognitives. Il est plus facile d’apprendre une compétence définie à l’âge qui normalement lui convient. Pour l’acquisition du langage par exemple, les premiers mots sont appris vers la première année, mais le langage n’est pas bien développé avant l’âge d’environ sept ans (vocabulaire encore très réduit, qui ira en augmentant au fil des années). 

Étapes du développement cognitif de l’enfant selon la théorie de Piaget

Piaget propose quatre stades de développement de l’enfant  :

1- Le stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

2- Le stade préopératoire (enfants de 2-7 ans)

3- Le stade opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

4- Le stade opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans jusqu’à approximativement 19 ans).

 

1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. À ce stade, le développement avance en partant des réflexes innées.

  • Il est connu qu’à cet âge, l’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
  • L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec son propre corps, par exemple, faire du bruit en tapant sur un jouet, jeter un objet, tirer la couverture pour attraper un objet qui se trouve sur celle-ci, etc… À cet âge, les enfants répètent des actions au hasard, en expérimentant à travers de leur propre corps.
  • Premier contact du bébé avec le langage : la première fois qu’un bébé entre en contact avec le langage est dans le ventre de sa maman, pendant les mois de gestations, lorsqu’il entend et se familiarise avec la voix de ses parents. Les recherches démontrent que lors des premiers jours de vie, les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son. Il est surprenant de constater à quel point ils sont déjà habitué au langage, du fait que dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit du langage. De plus, des investigations de Casper et Spence démontrent comment les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
  • Comment communiquent les enfants de 0 à 2 ans ? À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer, car celui-ci ne peut pas émettre d’autres sons (n’étant physiquement pas préparé à le faire). Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de communication. Dans tous les cas, les parents interprètent les rires et les pleurs du bébé, ainsi qu’il existe déjà une première forme de communication non-intentionnelle de la part du bébé. Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ. Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois. À noter également que contrairement à certaines idées reçues, le bilinguisme dans l’enfance ne retarde pas l’acquisition du langage dans l’enfance.

2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)

Deux ans, c’est l’âge de ce que l’on appelle le terrible two, ou crise des deux ans. C’est aussi à cet âge que débute le deuxième stade de développement de la théorie de Piaget. À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.

  • L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge, alors que jusque-là, ses relations étaient uniquement avec les autres membres de la famille.
  • Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ? Bien qu’entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire, les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, ce qui veut dire que l’enfant pense en accord avec ses expériences individuelles, ce qui fait que leurs pensées sont encore assez statiques, intuitifs et qu’elles manquent de logique. C’est pour cela qu’il est assez fréquent qu’un enfant de 6 ans commette des erreurs que cela soit pour interpréter un événement ou pour l’exprimer.
  • Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait normal à cet âge car l’enfant ne comprend pas encore très bien le concept du “moi” qui le sépare du reste du monde.
  • Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
  • Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.

La pensée “égocentrique” selon la théorie de Piaget : Pourquoi les enfants ne sont-ils pas capables de se mettre à la place des autres pendant ce stade de leur développement ? Cela peut être mis en relation avec “la théorie de l’esprit” qui fait référence à la capacité de se mettre dans la tête d’une autre personne, c’est à dire la capacité de se mettre à la place d’autrui. Les enfants ne développent pas cette habileté cognitive avant les 4 ou 5 ans. C’est pour cela qu’un enfant pense que “les autres voient et pensent comme lui”. Cette théorie nous aide à expliquer pourquoi les enfants ne savent pas mentir ni utiliser l’ironie jusqu’à l’âge de 5 ans.

Chacune de ces limitations du stade préopératoire sera dépassée après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.

3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

Dans cet avant-dernier stade de la théorie de Piaget, les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en situations concrètes. Dans ce stade les enfants sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant la logique, comme par exemple pour réaliser des opérations mathématiques. Par contre, bien qu’ils aient beaucoup progressé par rapport à leur période prélogique, dans ce stade du développement cognitif ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines limitations : l’ici et le maintenant leur parait plus facile. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite, c’est à dire qu’appliquer leurs connaissances sur un thème qu’ils ne connaissent pas leur est encore compliqué.

4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans et plus)

  • Ce dernier stade se caractérise déjà par l’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le raisonnement abstrait.
  • La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est, comme le signale Piaget, la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses sur un sujet qu’ils ne connaissent pas de manière concrète.
  • Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes comme dans les stades précédents.
Stade de développement infantile de la théorie de Piaget

Retard dans le développement de mon enfant, devez-vous vous préoccuper ?

  • Dans un premier temps, patience, il est vrai qu’il y a des périodes sensibles pour l’acquisition du langage, tout comme pour d’autres habiletés (motrices, cognitives, de lecture, etc…). Mais selon la théorie de Piaget, il ne faut pas oublier que tout est un processus continu, qui avance peu à peu et que n’importe quel enfant peut tarder un peu plus pour apprendre quelque chose, ou être un peu plus prématuré. Bien que cela ne soit qu’un résumé de la théorie de Piaget et de ses différents stades de développement de l’enfant, il faut dire que ces données sont approximatives par rapport à l’âge, afin de nous faire une idée. Parfois certains enfants tardent un peu plus pour acquérir une habileté et ensuite se développent sans aucune difficulté.
  • Dans d’autres occasions, par exemple au moment de la scolarisation, si après qu’un bon moment ai passé l’enfant a toujours des problèmes dans sa communication avec les autres, et que cela se traduit par le fait qu’il ait des difficultés pour jouer avec eux, pour apprendre à évoluer, pour acquérir de nouvelles connaissances, ou qu’il fait les choses d’une manière vraiment très différentes des autres enfants, il est conseillé de l’emmener voir un spécialiste (un psychologue à l’école ou en dehors, et un pédiatre afin qu’il puisse vous orienter).
  • Finalement, si l’enfant n’a aucun problème ni pathologie et qu’il tarde tout de même plus que les autres dans certains domaines, il faudra alors le stimuler à la maison et à l’école avec l’aide dont vous aurez besoin. Découvrez comment prendre soin du cerveau d’un enfant. Mais cela ne doit surtout pas vous faire paniquer si votre enfant tarde un peu plus, ou a des difficultés passagères à un moment ou à un autre, ou si son développement ne correspond pas exactement avec celui de la théorie de Piaget. Cela ne veut pas dire que plus tard votre enfant aura des problèmes pour développer ses habiletés cognitives, avec de l’aide et les efforts nécessaires, tout est possible.
  • Rappelez-vous qu’un enfant de 3 ans ne sait pas mentir (à partir de là, on peut dire que les enfants disent toujours la vérité), celui-ci ne peut que nous donner un petit bout de sa manière de voir le monde, de son propre point de vue. Ainsi, il faut essayer de comprendre que ce ne sont pas des adultes, qu’ils sont en train d’apprendre et de se développer dans un monde dans lequel ils deviennent de plus en plus indépendants, et que depuis leur naissance ils avancent à pas de géants et passent chaque étape pour apprendre quelque chose de nouveau, et que nous les adultes, nous devons apprendre le plus possible sur leur monde afin de les aider à avancer et à surpasser tous les obstacles.

La théorie de Piaget, en plus d’expliquer les différents stades du développement de l’enfant d’une manière très complète, décrit également la magie des enfants, avec leur pensée égocentrique, leur curiosité pour le monde qui les entoure et leur innocence, et cela nous donne à réfléchir au fait que c’est nous les adultes qui devons apprendre à comprendre les enfants, à les soutenir, à les stimuler, à développer leur créativité et leur imagination et à profiter d’eux à chaque étape de leur développement.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Terrible two : manuel pratique pour gérer les caprices et les colères des 2-3 ans.

 Votre enfant se met à crier et pique des colères à chaque fois que vous lui interdisez quelque chose ? Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” touche les enfants aux alentours de 24 mois et transforme nos angelots en de petites créatures histériques. Vous essuyez des “Je ne veux pas dormir !” à l’heure du coucher, des “J’aime pas” à chaque repas, des “Moi toute seule” pour traverser la rue, des “C’est à moi ” quand un autre enfant s’approche de ses jouets, etc. Votre enfant demande les choses en criant, il proteste, s’énerve, vous défie, pleure incontrolablement, frappe les autres, est têtu et n’obéit pas. Lorsque vous lui empêchez de faire quelque chose, c’est le caprice assuré. “Au secours !” avez-vous envie de crier à votre tour. Mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul(e)s. Alejandra Salazar, psychologue clinique spécialiste de l’intervention chez les enfants a développé un manuel complet pour nous aider à mieux comprendre le comportement de nos enfants. Il est possible de gérer avec succès les caprices et les crises de colères chez les enfants entre 2 et 3 ans. Découvrez dans cet article des stratégies et des techniques qui vous aideront à garder le contrôle sur les situations conflictuelles. 

Caprices et crises de colère – Terrible two

Manuel complet pour les pères et les mères: Le “terrible two” ou la “crise des deux ans” est une étape que traversent tous les enfants entre 2 et 3 ans. Il s’arrête en pleine rue, se roulent par terre dans une mer de larmes, se confrontent à leurs parents et affrontent les autres enfants au parc.

C’est qu’à partir de deux ans, les enfants cherchent les limites, essaient de conquérir leur indépendance, de connaître le monde. On a l’impression qu’ils se développent à pas de géant. Passer du stade de bébé à celui d’enfant n’est pas simple. Le terrible two, ou crise des deux ans, participe de ce processus. Soudain, les enfants vous comprennent lorsque vous leur parlez, ils vous échappent lorsqu’ils courent, ils donnent leur avis, se rendent compte qu’ils sont capables de choisir et de faire des choses seuls.

Dans cet article, vous découvrirez les changements que vit le petit durant cette étape. Armez-vous de patience et préparez-vous à comprendre votre enfant et à l’accompagner dans ce changement. Cette étape de croissance est souvent compliquée pour les parents. Dans cet article, vous apprendrez des techniques et des conseils pratiques que vous pourrez appliquer dans des situations concrètes.  

Terrible Two : Règles basiques pour la discipline de notre enfant

Il est normal que les caprices, les crises de colère et la sensation de perte de contrôle soient la source de stress et d’anxiété pour les parents. Souvent, nos enfants nous poussent à bout et il est difficile de garder notre calme. Nous avons parfois envie de crier plus fort que lui pour gagner la bataille. Pourtant, contrôler vos propres émotions sera la seule chose qui vous aidera à gagner. Dans la relation avec votre enfant, l’adulte, c’est vous.

Éduquer un enfant est une grande responsabilité. Nous avons la sensation que nous n’avons pas le droit à l’erreur, que si nous échouons dans certaines de nos responsabilités, cela aura des conséquences tout au long de la vie de nos enfants. Rassurez-vous, ces pensées sont normales. Mais il parfois bon de prendre du recul et de nous rappeler que nous sommes humains et que l’erreur fait partie de la vie.

Dans cet article, nous allons passer en revue les comportements les plus fréquents chez les enfants de 2 à 3 ans et détailler les stratégies pour les gérer de façon efficace. Avant tout, il importe d’évoquer certaines règles fondamentales que nous devons toujours avoir à l’esprit lorsqu’il s’agit de faire respecter la discipline à nos enfants.

  1. Nous avons chacun notre part de responsabilités. Dès le plus jeune âge, nous devons faire comprendre à notre enfant que sa contribution est importante. Lorsqu’il range ses jouets ou aide à mettre la table par exemple. En collaborant, l’enfant se sent utile à l’intérieur de la famille et cela aide à réduire le fait de vouloir attirer l’attention, typique du “terrible two” (caprices, crises de colères, refus, etc.)
  2. Le respect est mutuel. Il est important de donner un bon exemple à vos enfants, et ce depuis le plus jeune âge. Si votre enfant veut vous dire quelque chose, interrompez ce que vous êtes en train de faire et portez-lui de l’attention. De cette façon, vous pourrez vous aussi plus tard exiger de lui ce qu’il a appris à travers vous.
  3. Apprenez leur que la vie n’est pas toujours juste. Attendre son tour, partager ses jouets, être déçu, etc. Les situations qui peuvent être à l’origine du mal-être de nos enfants nous causent de la douleur. Cependant, il a été montré que s’ils n’expérimentent pas ce genre de situations, les enfants ne peuvent pas développer les aptitudes psychologiques essentielles à leur bonheur, ni apprendre à repousser correctement la satisfaction. Lorsque nous commettons une erreur en tant que parents, nous devons demander pardon à notre enfant. De cette façon, il apprendra que faire une erreur n’est pas grave et il sera capable de pardonner dans le futur.
  4. La constance est la clé. Être constant et ferme en ce qui concerne les règles que vous établissez est très important. Cela lui apprend que vous avez des attentes envers lui, et que ces attentes se maintiennent dans le temps. Cela permet de construire une structure sûre et permet l’adaptation aux normes de la société.  

Maintenant que nous connaissons ces règles générales quant à la discipline de nos enfants, nous allons rentrer dans le détail des situations les plus communes qui ont lieu durant le terrible two, ou la crise des deux ans. Apprenez à gérer les crises de colère et à stimuler les capacités cognitives des enfants.

Terrible Two : crises de colère et caprices chez les enfants de 2-3 ans

Mon enfant communique et demande les choses en pleurant ou en criant

Demander les choses en criant ou en pleurant est très fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est précisément pur cela que l’on appelle cette période le “terrible two” ou “crise des deux ans”.

À cet âge, les enfants utilisent souvent les pleurs, les crises de colère et les caprices pour communiquer. Cela se passe généralement lorsque l’enfant veut quelque chose qu’il ne peut pas avoir : le jouet d’un autre enfant, monter à la balançoire alors qu’il n’y arrive pas ou qu’elle est déjà occupée par un autre enfant, ne pas arriver à changer de programme de télévision, etc. 

On considère que dans ce type de colère, l’enfant cherche à attirer l’attention de l’adulte.  Quand l’enfant commence à tout demander en criant ou en pleurant, cela peut nous irriter et nous amener à crier nous mêmes pour lui demander d’arrêter. Il est aussi possible que, pour faire stopper ses pleurs et ses cris, nous lui donnions ce qu’il réclame. 

Voici les normes qu’il convient de respecter dans ces situations, et ce indépendamment de la raison qui a provoqué cette conduite :  

1- Ne pas céder :

Si votre enfant crie ou pleure parce qu’il veut quelque chose, il est important de ne pas le lui donner. En lui donnant, vous le renforceriez dans le fait de s’exprimer de cette façon, puisqu’il a pu obtenir ce qu’il a voulu. Si cela arrive dans un lieu public, soyez fermes et ne cédez pas. Ne cédez pas sous la pression des regard et des commentaires des personnes présentes. L’éducation de votre enfant est de votre ressort, et personne n’est en droit de vous faire de remarques à ce sujet

2- Calmer : 

Quand l’enfant commence à crier et pleurer, parlez-lui d’une voix douce mais ferme et dites-lui “Je ne peux pas t’écouter si tu me le demandes de cette façon. Quand tu te seras un peu calmé, tu m’expliqueras ce qui est arrivé ou ce que tu veux”. Cela paraît facile, mais sur le coup, nous avons parfois tendance à donner à l’enfant ce qu’il demande. Toutefois, si nous prenons le temps de parler avec lui et attendons qu’il se calme, il pourra nous expliquer ce qui lui arrive.

3- Écouter et expliquer :

Une fois que votre enfant s’est calmé, il vous racontera ce qui s’est passé. Il est important de s’accroupir à sa hauteur pour qu’il vous voie et soit bien sûr que vous l’écoutez et lui portez toute votre attention. Dans le cas où vous ne pouvez pas lui donner ce qu’il demande, expliquez-lui pourquoi avec des mots simples et dirigez son attention vers une autre activité ou une autre situation. S’il commence à crier ou pleurer, répétez l’étape antérieure.

4- Analyser la cause :

Une des choses les plus importantes que nous devons faire en tant que parents est analyser si nous agissons correctement. Ce type de colères chez les enfants a généralement lieu car nous ne leur portons pas assez d’attention. Passons nous trop de temps sur notre téléphone ? L’enfant se sent-il supplanté par l’arrivée d’un frère ou d’une soeur ? Passons-nous assez de temps avec lui ?, etc.

5- Se coordonner :

D’autres adultes s’occupent de notre enfant : personnel scolaire, baby-sitter, grands-parents, etc. Il est important que nous soyons tous sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le fait de ne pas céder. Si un adulte cède à ses colères, l’enfant essaiera cette même technique avec les autres et il sera plus difficile d’éliminer ce comportement.

Mon enfant pleure et ne supporte pas qu’on lui refuse quelque chose. Il se roule par terre, pleure et crie pour réclamer ce qu’il veut

Ce type de caprice est lié à la façon dont nous apprenons à nos enfants que la vie n’est pas toujours juste et que nous n’obtenons pas toujours ce que nous souhaitons. Depuis petits, les enfants s’aperçoivent que leurs besoins basiques sont satisfaits presque immédiatement. Par exemple : “Si je pleure, on me donne à manger”.

Pendant le “terrible two”, ou crise des deux ans, les enfants ont du mal à comprendre qu’il faille attendre ou qu’ils ne peuvent tout simplement pas obtenir ce qu’ils veulent, ce qui provoque de la frustration. Les enfants généralisent cet assouvissement immédiat des besoins basiques à d’autres comportements (jouer, faire une activité, etc). Ils ne font pas la différence entre une envie et un besoin basique. Et lorsqu’une de leurs envies n’est pas satisfaite, ils font des caprices et piquent des colères dans le but d’obtenir ce qu’ils souhaitent.

Quelle qu’en soit la cause, ces colères s’éradiquent en favorisant une expression émotionnelle plus adaptée et plus saine. Voici certaines des stratégies qu’il est possible d’utiliser :

1- Prévenir : 

En tant que parents, nous connaissons les situations qui peuvent susciter la frustration de nos enfants et aboutir à un caprice. Il est donc important de prévoir lorsque cela va pouvoir se passer. Il est possible d’éviter de passer devant le magasin de jouets ou de bonbons qui lui plait tant, et cela permettra d’éviter un caprice. Prenons également en compte le fait qu’un enfant de cet âge, en plein “terrible two”, est plus irritable et propice à piquer une colère lorsqu’il a faim ou qu’il s’ennuie.

2- Distraire :

Avant que le caprice n’éclate, il y a des changements dans la conduite de votre enfant qui indiquent le caprice à venir. Certains signes peuvent être pris très au sérieux : la tête qui rougit, les poings qui se serrent, le piétinement, une conduite agitée, etc. En tant que parents, nous devons être attentifs à ces signes et si nous en identifions certains, essayer de distraire l’enfant et de dévier son attention. Christophe sait que Lilou n’aime pas les longs trajets en voiture, mais ils doivent cependant rendre visite aux grands-parents qui habitent à plus de 4 heures de route. Si Christophe voit que Lilou commence à serrer les poings, il peut lui dire “Lilou, on va compter le nombre de voitures rouges qu’on voit passer !”. Cela distrait l’enfant et peut permettre d’éviter une colère.

3- Récompenser :

Nous ne devons pas récompenser systématiquement notre enfant et cette technique doit donc être utilisée avec précaution. En effet, mal utilisée, elle peut amener à renforcer un mauvais comportement. Ici, il s’agit d’anticiper une colère en “récompensant” l’enfant avec ce qu’il désire. Par exemple, Alice veut monter dans la voiture en jouet devant la pharmacie. Son père ou sa mère voit que l’enfant commence à s’agiter et lui dit “Si tu te comportes bien chez le médecin, tu pourras monter dans la voiture d’ici quelques minutes”. Cette récompense doit être la conséquence d’un comportement positif récent. Elle doit avoir lieu peu de temps après en avoir parlé. Cela pourrait sinon occasionner un caprice plus grand encore. Je vous recommande de n’utiliser cette stratégie que de façon occasionnelle, lorsque vous voulez vraiment récompenser une conduite positive.

4- Ignorer :

Il s’agit certainement de la stratégie la plus difficile à mettre en oeuvre, mais en cas de caprices, elle peut s’avérer efficace. En ne prêtant pas attention à votre enfant qui fait un caprice, il ne reçoit pas d’encouragement pour son caprice. Il est plus facile d’ignorer votre enfant lorsqu’il se roule par terre et pleure à la maison. Vous pouvez aller dans une autre pièce et continuer ce que vous étiez en train de faire. Dans ce cas, il est certain que l’enfant vous poursuivra à travers la maison : une colère sans spectateur et personne pour l’écouter n’a plus d’objet. Même s’il vous poursuit, feindre de l’ignorer le fera s’arrêter.

En dehors de la maison (dans la rue, au supermarché ou au parc), c’est bien sûr moins facile ! Il est tout de même possible d’utiliser cette technique. Dans la rue par exemple, assurez-vous que votre enfant ne courre aucun risque et éloignez-vous un peu de lui. Ne le regardez pas et n’agissez pas comme si vous l’entendiez.

Lorsque sa colère s’arrête, il est important de lui dire que maintenant, vous allez l’écouter et qu’avec ce type de caprices, il n’arrivera à rien. Ainsi, nous évitons qu’il se sente en insécurité du fait de notre “fuite momentanée”, mais nous ne cédons pas à ses exigences.

Si le caprice a lieu dans un espace fermé, comme un restaurant ou une salle de cinéma, il convient de sortir l’enfant du lieu et d’attendre qu’il se calme. Dans certains cas, nous ne pourrons pas éviter de céder à la demande et cela est normal. Il ne faut juste pas que ce soit la norme.

5- Poursuivre sans rancœur : 

Souvent, en tant que parents, nous sommes agacés voire énervés par ces caprices et ces crises de colère. C’est normal. Cependant, nous devons poursuivre ce que nous avions entrepris sans rancœur. Éprouver de la rancœur envers les enfants ne leur apprendra rien d’autre qu’à en éprouver à leur tour envers les autres. 

6- Renforcer le positif :

Souvent, nous passons tellement de temps à gérer ces caprices et ces colères que nous en oublions de renforcer le positif. Lorsque l’enfant est arrivé à se calmer, il est important de le prendre dans vos bras, lui faire un câlin et le féliciter de s’être calmé. Nous pouvons dire par exemple “C’est très bien, bravo, tu es arrivé à te calmer !” ou “J’aime lorsque tu me dis ce que tu veux sans pleurer et sans te rouler par terre”.

7- Donner d’autres options pour qu’il puisse choisir :

Il important que bien qu’on lui refuse ce qu’il demande, l’enfant puisse choisir entre d’autres options. Par exemple, si l’enfant n’est pas content car il voulait du chocolat en dessert et que l’on veut lui donner un dessert meilleur pour la santé, on peut lui donner d’autres options : “Que souhaites-tu comme dessert : un yaourt ou une banane ?”

Mon enfant mord ou se bat constamment avec d’autres enfants et il n’aime pas partager

Ce comportement aussi est fréquent chez les enfants de 2 à 3 ans. C’est une conduite typique du “terrible two”, ou crise des deux ans. Quelles stratégies ou techniques pouvons nous mettre en oeuvre pour diminuer l’agressivité de notre enfant et lui apprendre à partager ?

1- Expliquer pourquoi son comportement n’est pas adapté :

La première chose qui nous vient à l’esprit quand se présente ce type de problèmes est de gronder notre enfant. Cependant, le fait de le gronder va seulement le frustrer et peut-être provoquer une colère ou un caprice.

Nous devons tout d’abord attendre qu’il se calme, en utilisant la stratégie précédemment évoquée et lui expliquer pourquoi son comportement est inapproprié. Par exemple : “Je comprends que tu te sentes gêné ou frustré car tu ne veux pas partager tes jouets, mais ce n’est pas une raison pour frapper tes camarades. Imagine que Pierre ne veuille pas te prêter sa nouvelle voiture et te frappe, est-ce que ça te plairait ?”. Cela incite à l’empathie et à la réflexion sur ses propres actions.

Après lui avoir laissé le temps de répondre, on peut lui indiquer la conduite que l’on attend de lui. Par exemple : “Maintenant, prête ta voiture à Pierre et jouez ensemble tous les deux sans vous disputer”.

2- Le laisser seul, ou stratégie du “hors temps”:

La stratégie du hors temps est une stratégie fréquente en termes de discipline. Il ne s’agit pas d’une punition à proprement parler, cette stratégie vise à diminuer la frustration de l’enfant. Durant ce moment, l’enfant reste tranquille et seul avec lui-même. Toute forme d’attention que l’on peut lui porter, positive ou négative, ne fera que renforcer le mauvais comportement. Il est donc important de laisser l’enfant seul.

Durant le “terrible two” ou lors de la troisième année, il faut agir immédiatement (alors même que l’enfant est en train de se comporter mal) et lui dire calmement qu’il doit rester assis et à l’écart et penser à ce qu’il vient de faire.

Deux erreurs communes sont : nous énerver et beaucoup parler. À l’inverse, il nous faut rester calme et nous exprimer de façon brève et ferme. Une fois que la “punition” se termine, prenez l’enfant dans vos bras pour lui montrer votre amour.

On recommande de laisser l’enfant seul au calme deux minutes s’il a deux ans, trois minutes s’il a trois ans, etc. C’est un temps indicatif et cela peut varier en fonction de l’enfant. L’essentiel est que l’enfant se calme et comprenne qu’il a mal agit.

3- Communication:

Lorsqu’un enfant se sent frustré, qu’il n’obtient pas ce qu’il veut et qu’il ne s’exprime pas bien, il peut en arriver à frapper un autre enfant ou ne pas vouloir partager. Dans ces cas, nous devons communiquer avec notre enfant de façon simple.

Il est recommandé d’utiliser des phrases courtes et de les répéter, et de répéter également des gestes pour montrer à l’enfant que vous avez parfaitement compris ce qu’il veut ou ce qu’il pense.

Par exemple, votre enfant arrache le jouet des mains de son ami et le mord. Vous avez déjà essayé la stratégie de le laisser seul. Répétez lui ce que vous pensez qu’il est en train de se passer ou ce que votre enfant est en train de ressentir : “tu es énervé parce que tu veux le jouet”. En identifiant ses sentiments, vous l’aidez à se tranquilliser et une fois qu’il s’est calmé, vous pourrez le discipliner avec des mots simples: “Ne prends pas des mains. Le jouet est à Iris”.

Bien que cette stratégie paraisse un peu mécanique et étrange, cela fonctionne généralement car on maintient la simplicité et la fermeté du message.

Mon enfant jette les choses par terre lorsqu’il s’énerve ou s’auto-agresse, se cogne la tête ou se frappe lui-même

S’énerver est une expression émotionnelle normale. Cependant, quand elle ne s’exprime pas comme elle devrait, cela peut se traduire par des agressions envers les autres et envers soi-même. Les auto-agressions viennent d’une trop grande exigence qu’a l’enfant envers lui-même. Cela peut être dû aux personnes qui s’en occupent ou à son propre caractère.

La première chose à faire est de retirer à l’enfant les objets avec lesquels il pourrait être agressif ou qu’il pourrait jeter par terre.

Il convient aussi de valider la rage et la frustration qu’il éprouve en lui disant : “Je comprends que tu te sentes frustré de ne pas arriver à faire rentrer cette pièce dans le puzzle”. Cela valide ses sentiments.

Il faut ensuite poursuivre en disant : “mais lancer des choses et te frapper n’est pas la solution. Tu peux te faire mal”. Ensuite, vous pouvez lui dire de pleurer s’il en ressent la nécessité, que cela l’aidera à évacuer ses émotions.

Renforcez le caractère positif de la situation, l’effort qu’il a fait et dites lui que cela n’est pas grave de ne pas réussir tout ce que l’on essaie. Ainsi, vous donnez à votre enfant l’attention dont il a besoin et validez son monde émotionnel en lui montrant qu’être en colère est légitime et qu’il est possible d’exprimer cette colère, mais que tous les comportements ne sont pas acceptables, comme se frapper ou jeter les choses par terre.

Mon enfant dit NON à tout

Un des premiers mots qu’apprennent nos enfants est “NON” et en tant que parents, nous savons que ces NON systématiques peuvent être agaçants. La stratégie qui fonctionne à merveille lors du terrible two est de prendre l’enfant au sérieux lorsqu’il dit NON à répétition.

Par exemple, la couche de votre enfant est sale mais il est en train de jouer. La première chose à faire est de lui demander, même si vous savez qu’il faut le faire “Léa, tu veux que je te change la couche ?”. La réponse fuse “NON”. Attendez un court moment et reposez la question. La réponse est toujours “NON” ? Attendez un moment un peu plus long et redemandez-lui.

Votre enfant se rend compte que sa réponse est prise en considération et a du poids et que la couche va finir par le gêner et il va donc arrêter de dire “NON”. Il est possible d’appliquer cette stratégie à n’importe quelle situation. Prendre votre enfant au sérieux lui permet de se rendre compte des conséquences du mot “NON” et il l’utilisera avec davantage de précautions.

Mon enfant ne contrôle pas ses sphincters

Chaque enfant nécessite plus ou moins de temps pour abandonner la couche. Voici quelques conseils pratiques qui vous permettront de savoir si votre enfant présente des signes montrant qu’il est prêt à quitter la couche :

  • Une couche sale ou mouillée le dérange.
  • Vous remarquez lorsqu’il a fait ses selles car il a des comportements comme : marcher d’un côté à l’autre, s’ajuster la couche sans arrêt, etc.
  • Il sait quand il va faire et il se cache derrière un fauteuil ou il disparaît un moment.
  • Il s’intéresse à ce qui se passe dans les toilettes
  • Il commence à faire ses besoins (pipi et selles) à heures régulières.
  • Lorsque nous le mettons sur le WC pour essayer, il a déjà réussi à faire certains de ses besoins.

Si vous notez ces signes chez votre enfant, il est possible qu’il soit prêt pour commencer à retirer la couche. Rappelez-vous : il est important de ne pas lui mettre la pression car cela pourrait s’avérer contre-productif.

Conseils pour quitter la couche et apprendre à votre enfant à contrôler ses sphincters :

  1. Enlever la couche pendant la journée et ne la lui remettez pas.
  2. Asseyez votre enfant sur les WC ou le pot durant cinq minutes maximum, toutes les deux heures les 15 premiers jours. À cette étape, il est indispensable de lui rappeler de vous prévenir s’il a envie de faire pipi.
  3. À chaque fois qu’il fait pipi sur les WC, renforcez le comportement. Par “renforcer le comportement”, on entend lui montrer des signes de satisfaction, le féliciter, etc.
  4. Au bout des 15 premiers jours, si vous constatez qu’il se contrôle bien, vous pouvez commencer à le mettre toutes les trois heures sur les WC. À l’inverse, s’il ne se contrôle pas bien, continuez à le mettre toutes les deux heures sur les WC.
  5. À partir de ce moment, on ne renforcera le comportement qu’une fois sur deux lorsqu’il fait pipi sur les WC.
  6. Après 15 jours où il se contrôle et vous demande lorsqu’il a envie d’aller aux toilettes, ne renforcez le comportement qu’à la fin de la journée.
  7. La dernière étape sera d’arrêter de renforcer le comportement une fois que l’enfant peut se contrôler tout seul.

Les étapes du contrôle des sphincters durant la nuit :

  1. Une fois que le contrôle durant le jour est acquis, on lui retire définitivement la couche durant la nuit.
  2. Nous devons habituer l’enfant à faire pipi avant d’aller se coucher.
  3. Les premiers jours, nous devons réveiller l’enfant à minuit pour qu’il fasse pipi consciemment sur les WC. Essayez de le réveiller avant qu’il ne fasse pipi au lit, même si cela arrivera à certaines occasions.
  4. Pour l’aider à espacer ses besoins d’aller aux toilettes, vous pouvez lui proposer de jouer à retenir et relâcher son pipi chaque fois qu’il va aux WC de jour. Ainsi, il se rendra compte que c’est quelque chose qu’il peut contrôler.

Mon enfant se fait pipi dessus et je sens que c’est pour attirer mon attention

Souvent, alors que nos enfants contrôlent parfaitement leurs sphincters, il semble qu’ils fassent marche arrière. Ils commencent à se faire pipi dessus de façon épisodique pour attirer l’attention.

La première chose à considérer si l’enfant contrôle ses sphincters et que vous notez une régression est de l’amener voir un pédiatre pour que ce dernier l’évalue et écarte toute pathologie.

Une fois cette possibilité écartée, il est probable que notre enfant se fasse pipi dessus pour attirer notre attention, qu’il lui semble avoir perdu depuis qu’il est autonome avec ses sphincters. Je vous recommande de suivre les étapes suivantes pour gérer ce comportement courant dans le terrible two :

  • Félicitez les autres petites réussites (sans exagérer toutefois). Par exemple, lorsqu’il range sa veste, se lave les mains, vous aide pour quelque chose, se comporte bien lorsque vous sortez, etc.
  • Consacrez lui votre temps et votre amour.
  • Renforcer le comportement en partageant votre temps. Souvent, nous récompensons nos enfants avec des choses qui leur plaisent (des dessins, des jeux, de la nourriture, etc.). Cependant, dans ces cas, les enfants réclament notre compagnie, pouvoir jouer avec nous. Ainsi, renforcez le comportement en lui prêtant l’attention qu’il demande.   
  • N’ayez pas peur. Beaucoup de parents ont peur de donner trop d’attention à l’enfant et courir le risque de trop le gâter. Cependant, de 0 à 3 ans, l’enfant a besoin d’attention pour se sentir en sécurité . Au fur et à mesure, il aura davantage confiance en lui et cela le rendra plus indépendant pour le futur.  
  • Soyez le meilleur référent pour lui. Apprenez-lui petit à petit à devenir autonome et à trouver en vous un modèle à suivre.

Mon enfant ne veut pas manger

Il est important d’avoir une alimentation saine tout au long de la vie, mais cela prend encore plus d’importance durant l’enfance et la croissance de l’enfant. Il faut donc que nos enfants s’alimentent correctement et à des horaires appropriés. Voici quelques conseils pour apprendre à vos enfants à prendre de bonnes habitudes.

Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à apprendre à votre enfant à prendre de bonnes habitudes alimentaires : 

  1. Faire se reposer l’enfant quelques minutes avant les repas.
  2. Ne consacrez pas trop de temps aux repas. 30 à 45 minutes sont suffisantes : si l’enfant n’a pas mangé, mieux vaut abandonner jusqu’au prochain repas. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas en sautant un repas que votre enfant sera atteint de dénutrition. Cela lui montrera simplement que l’heure du repas est spécifique et cela l’aidera à intégrer cette habitude.
  3. Renforcer les règles fondamentales de conduite à table. L’adulte doit être un modèle référent et apprendre à l’enfant à manger de tout de façon correcte.
  4. Habituez votre enfant à une grande palette de saveurs et de textures. Il sera ainsi davantage disposé à manger des choses variées et donc plus nutritives.
  5. Si l’enfant est facilement distrait, il faut lui retirer tout objet qui pourrait détourner son attention et l’encourager à terminer son assiette pour qu’il puisse aller jouer.   
  6. Faire des repas des moments en famille. La communication est fondamentale dans ces moments.
  7. Mettre peu de nourriture dans l’assiette aidera l’enfant à accepter le défi et penser qu’il peut le relever. Parfois, cela peut avoir pour conséquence qu’il demande davantage de nourriture.

Les choses à éviter :

  • Donner de la nourriture entre les repas à notre enfant si il rechigne à manger.
  • Lui proposer des plats variés et le distraire quand on lui donne à manger.
  • Si, en tant que parents, nous nous sentons frustrés avec notre enfant au moment des repas, la solution peut être de déléguer cette tâche à quelqu’un de plus patient ou demander de l’aide à un spécialiste.
  • Ne pas forcer votre enfant à manger plus que ce dont il a besoin.
  • Ne pas donner à manger à l’enfant avec hâte.

Aucune technique ne fonctionne avec mon enfant. Que puis-je faire ?

Chaque enfant est un monde en soi et toutes ces stratégies pour gérer le terrible two ne vont malheureusement pas fonctionner à la perfection. Il est donc important de bien connaître nos enfants pour savoir quelle stratégie correspondra le mieux à son tempérament et à ses états émotionnels.

Si vous sentez qu’aucune des stratégies ne fonctionne et que vous avez tout essayé, il est recommandable de consulter un spécialiste afin d’établir un plan d’intervention personnalisée. Ces plans sont adaptés pour des enfants dont le tempérament est changeant et qui nécessitent un cadre plus structuré pour l’intervention. Essayez toutes les stratégies mais ne vous frustrez pas si elles ne fonctionnent pas : il y a toujours une solution !

Caprices et colères chez les enfants de 2 à 3 ans – Terrible Two

Pourquoi ces conduites ont-elles lieu lors du “terrible two” ?

Ces dernières années, la psychologie infantile a beaucoup avancé, avant tout sur la façon de gérer les comportements et les émotions des enfants. Il n’existe toutefois pas de manuel d’instructions parental qui nous indiquerait quoi faire à chaque moment précis. Ce serait génial, cela nous éviterait beaucoup de doutes et d’erreurs, mais .. cela n’existe pas.

Une des raisons pour lesquelles il serait difficile de créer un tel manuel est que chaque enfant a un tempérament différent. Le tempérament est une réaction émotionnelle qui caractérise chaque personne depuis sa naissance. Cela inclut la susceptibilité dans les relations, l’importance des habitudes, la rapidité des réponses, les caractéristique de son caractère et de son humeur. Le tempérament est un des facteurs déterminants du comportement de nos enfants et c’est la raison pour laquelle nous entendons souvent “On ne dirait pas qu’ils sont frères et soeurs car ils ont des caractères très différents”.  

Quand un enfant réagit à un stimulus ou a un objectif en tête, le tempérament fait que l’enfant s’active. C’est aussi le tempérament qui aide à ce que l’enfant puisse autoréguler l’expression de cette activation. Par exemple : Maman demande à Alice de rester assise pendant qu’elle lui attache ses lacets et bien qu’Alice ait envie d’aller jouer avec Arthur, elle arrive à autoréguler son activation et accepte la demande de sa mère de rester assise un moment.  

Cet effort de contrôle commence à s’observer à partir de 24 mois, au moment du terrible two. L’enfant est capable de réaliser des actions déterminées contraires à ses désirs et pourra se comporter en accord avec les normes et les limites que nous lui mettons. Le terrible two et les conflits et colères qui y sont liés apparaissent quand l’enfant n’est pas capable de faire cet effort de contrôle et fait passer ses inclinaisons et ses désirs avant nos demandes.

Ce manque d’autorégulation peut s’exprimer différemment dans le comportement des enfants. Pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, supposons qu’Alice ne soit pas capable d’auto-réguler son activation. La réponse d’Alice pourrait être de partir en courant et dire à sa mère qu’elle ne veut pas rester assise. Elle pourrait aller jusqu’à mordre la main de sa mère pour qu’elle la lâche. Ces deux conduites relèvent d’un manque de contrôle, où les inclinaisons et les désirs de l’enfant priment sur la demande ou la limite de la personne qui s’en occupe.

Discipliner nos enfants n’est pas une tâche facile. Lorsque l’on est confronté à ces “défauts” de conduite, on doit en tant que parent savoir mettre des règles et des limites claire et les maintenir. Cela aide à structurer la conduite de nos enfants et leur apporte un environnement socio-stimulant et affectif pour leur croissance. Il est important de se rappeler qu’éduquer avec amour et patience ne veut pas dire ne pas mettre de limites, mais en mettre tout en incitant l’intelligence émotionnelle.

Tous ces conseils pratiques servent lors de situations ponctuelles. Si vos doutes et vos problèmes persistent, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, psychologue, pédiatre, etc. qui saura vous orienter.  

Nous vous souhaitons bon courage pour gérer le terrible two de votre enfant ! N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos expérience concernant cette période très spéciale. Quelles ont été vos plus grandes difficultés et comment les avez-vous surmontées ?

Allaitement maternel : aspects neurobiologiques et psychologiques

L’allaitement maternel est un mécanisme physiologique des plus naturels qui soient. Bien que relativement faible dans notre société occidentale, l’allaitement reste le moyen le plus sain et équilibré de nourrir son enfant. Vous allez apprendre au travers de cet article tous les aspects neurologiques et psychologiques de l’allaitement que ce soit du point de vue de l’enfant ou de la mère.

Allaitement maternel

Qu’est-ce que l’allaitement maternel ?

L’allaitement maternel est le mode d’alimentation physiologique du nourrisson par sa mère ou par une autre femme, comme les nourrices le font dans d’autres pays pour les enfants abandonnés par exemple. Le plus souvent, le bébé va directement prendre le sein, mais dans certaines de nos sociétés modernes, il se peut que la mère tire son lait pour en faire profiter son enfant via un biberon ou une tasse à bec par exemple.

L’allaitement maternel est tout ce qu’il y a de plus naturel et le lait qu’en tire le bébé est optimal pour sa croissance. En plus d’être désaltérant et nourrissant, le lait est riche en hormones, enzymes et facteurs antibactériens, antiviraux et antiparasitaires. Le sein n’est pas seulement la source nutritive de l’enfant, c’est aussi une source importante de bien-être pour le nouveau-né. Il est souvent dit que l’allaitement maternel est la continuité de la grossesse et qu’après le cordon ombilical vient le cordon lacté.

Mécanisme neurobiologique de l’allaitement maternel

Á la fin de la grossesse, afin d’accoucher mais aussi pour produire du lait, le système nerveux central de la mère sécrète des neurohormones via son hypothalamus et son hypophyse comme la prolactine et l’ocytocine.

L’ocytocine est libérée à partir de l’hypophyse postérieure afin de déclencher le processus d’éjection du lait. Dès que l’enfant tète et stimule le sein de sa mère, le réflexe neuro-hormonal se met en place car l’ordre est compris par son système nerveux : il faut activer la production de lait pour satisfaire la demande du bébé. Le cerveau libère donc de la prolactine, pour agir sur les alvéoles du sein et pour activer la production, et de l’ocytocine, pour agir au niveau des pompes afin d’éjecter le lait produit. Dès lors, les canaux et les sinus lactifères s’élargissent pour favoriser l’écoulement. A cet instant, grâce au réflexe de succion du tout petit, le lait sort des seins afin d’être recueilli.

Aspects neurobiologiques de l’allaitement maternel du point de vue de la mère

Du point de vue de la mère, la neurobiologie de l’allaitement maternel est surtout relative à ces deux mêmes hormones : l’ocytocine et la prolactine. En plus de permettre la sécrétion du lait, cette l’ocytocine a de multiples effets sur le psychisme et le corps de la mère. Outre les modifications corporelles qu’elle apporte comme la diminue de la tension artérielle, elle a d’autres atouts.

De façon générale, cette neurohormone entraine un climat de détente qui permet à la mère de se reposer pendant les tétées mais aussi d’être plus attentive aux besoins de son enfant car le taux de cortisol (hormone du stress) diminue en même temps que l’ocytocine est produite.

L’ocytocine sécrétée va aussi stimuler la production d’opioïdes naturels, ce qui engendre une sensation de bien-être et abaisse le seuil de douleur ressentie.

Au niveau du rythme circadien, l’ocytocine et la prolactine permettent à la mère de tomber plus rapidement dans un sommeil profond et réparateur que si leur enfant étaient nourris au biberon. Elles dorment aussi 20 minutes de plus en moyenne.

Localisation de l’hypophyse et de l’hypothalamus

Aspects neurobiologiques de l’allaitement maternel du point de vue de l’enfant

Tout d’abord, afin de permettre l’allaitement, l’enfant est doté d’un réflexe archaïque dit de succion. Ce réflexe se développe in utero entre la 20e et la 22e semaine de grossesse, lorsque la maturation de son tronc cérébral le permet. Une fois né, le lait maternel va fournir le carburant nécessaire au cerveau de l’enfant pour qu’il continue de se développer à plein régime.

Comme vu précédemment, des neurohormones circulent chez la mère et celles-ci vont être transmises à l’enfant lors de l’allaitement. Le fait que l’ocytocine soit envoyée à l’enfant explique donc le fait que le moment de la tétée soit calme pour les deux et propice au développement de leur relation.

Il y aussi la mélatonine, l’hormone du sommeil, qui est transmise et elle l’est d’autant plus en soirée et la nuit car son taux augmente dans le lait maternel. Le bébé allaité comprendra donc rapidement que la nuit, il faut dormir, car l’information neuro-hormonale a été envoyé au bébé.

Aussi, il faut savoir que le fait d’allaiter un enfant lui permet de se développer de façon optimale en tant qu’être humain. Au niveau de la maturation cérébrale, il a été observé que les QI des enfants allaités était en moyenne plus haut que ceux qui ne l’avaient pas été. Ce nombre est d’autant plus haut que les enfants ont été allaités longtemps. Une autre étude faite aux Etats-Unis chez les enfants prématurés montre que cette différence de points de QI est encore plus importante.

Les performances motrices et visuelles sont elles aussi plus élevées en cas d’allaitement. Cela serait due à la richesse de certains nutriments qui assure la maturité de la rétine et du cortex cérébral.

Aspects psychologiques de l’allaitement maternel chez la mère : comportement d’attachement et de protection  

La professeure Uvnas Moberg a beaucoup travaillé sur les comportements maternels et de ses études, elle aurait retiré que, pendant l’allaitement, l’ocytocine relâchée favorise le comportement maternel de protection. Plus il y aurait d’ocytocine en circulation dans le corps de la mère, et plus elle serait agressive en cas de danger. Cela est aussi en partie dû à son anxiété moindre, Neumann dira que « l’agressivité est une chose, mais si vous devez attaquer un animal plus gros, vous devez également réduire votre niveau d’anxiété ».

Un autre comportement favorisé par l’ocytocine est l’attachement entre une mère et son enfant, et à chaque tétée, entre le moment de câlin et les hormones sécrétées, ce lien s’intensifie. En parallèle, cela développe chez la mère une intuition par rapport aux besoins de son bébé et cet effet est multiplié par la durée de l’allaitement. Une mère allaitante, de par sa proximité et grâce à son cerveau boosté en ocytocine, répondra donc plus favorablement aux cris de son enfant.

Aspects psychologiques de l’allaitement maternel chez l’enfant : réconfort et sociabilité

L’interaction mère-enfant et leur contact physique régulier est un cercle vertueux de renforcement de bien être psychologique pour les deux. La mère étant détendue et heureuse au contact de son enfant, lui transmet ses émotions et ainsi de suite. Dès lors, les bases d’un psychisme sain sont posées pour l’enfant.

Dans une étude, il a été démontré que l’allaitement maternel a un impact sur la sociabilité de l’enfant. Lorsque de l’ocytocine était administrée, cela augmentait la probabilité que des personnes regardent leurs interlocuteurs dans les yeux. Le regard était le contact social principal, cela joue sur le lien tissé et la sociabilité de l’enfant de façon générale.

Une étude australienne s’est penchée sur le devenir des enfants allaités d’un point de vue de leur développement psychologique. Les résultats montrent qu’à partir du moment où l’allaitement maternel durait plus de 6 mois, la corrélation entre le nombre de soucis psychologiques et la durée de l’allaitement était négative. C’est à dire que plus l’allaitement était long et moins les adolescents avaient de scores bas sur les questionnaires quantifiant leurs états émotionnels. Ils ont tenté d’expliquer ces résultats avec d’autres expériences et le fait d’avoir un contact physique régulier avec leur mère renforçait le lien de sécurité de l’enfant.

Des études sur les types d’attachements, définis par Bowlby, ont mis en évidence que l’allaitement maternel amenait plus souvent les enfants à avoir un attachement de type « sécure », concrètement cela veut dire qu’au retour de leur mère, ils sont souriants au lieu d’être perturbés ou en colère par exemple.

L’allaitement maternel du point de vue la psychologie sociale

Le fait que l’allaitement soit nécessaire à la survie de l’espèce tout en étant sensible aux modes en fait un sujet intéressant à étudier du point de vue de la psychologie sociale. Pour comprendre simplement ce qu’est une représentation sociale, c’est le jugement et valeur que l’on se fait d’un objet social. Un objet social peut être tout et n’importe quoi et en l’occurrence, c’est l’allaitement, le sein et la maternité.

Les symboliques du sein et les représentations de l’allaitement maternel que l’on a sont bien différentes selon la société dans laquelle on se trouve, mais aussi selon le groupe auquel on appartient. Si vous êtes une maman entourée de personnes prônant l’allaitement, vous allez plus naturellement vous dirigez vers cette pratique alors que si votre entourage ne vous parle que de biberons pour la naissance de votre enfant, vous irez de ce côté par défaut.

Bien que le geste d’allaiter soit reconnu comme naturel, le recours aux nourrices est fréquent depuis des temps ancestraux. Il l’était d’autant plus pour les femmes de hautes lignées, que ce soit pour les pharaonnes ou les reines du moyen âge. Elles ne devaient pas se rabaisser à cette soi-disant servitude car leur niveau social les plaçait au-dessus de cet acte animal. Les représentations sociales de l’allaitement étaient dès lors bien ancrées par rapport au statut social et économique.

Plus récemment, les lobbys féministes ont repris ce terme de servitude et ont prôné le biberon pour se libérer de l’emprise patriarcale. Les hommes, pouvant ainsi nourrir eux aussi leurs enfants, laissaient alors les femmes libres de travailler et d’occuper leurs temps comme bon leur semble. Par-dessus, l’industrie laitière en a profité pour s’affilier aux maternités et promouvoir le lait en poudre sans se préoccuper des dommages pour les bébés.

Les représentations des sociétés modernes occidentales par rapport à l’allaitement maternel sont le résultat de toutes ces anciennes valeurs, l’idée que les mères se perdent corps et âme dans la maternité au profit de la croissance de leurs enfants est une croyance sociale tenace.

Par contre au niveau des religions, l’allaitement a toujours été soutenu comme le moyen plus naturel de nourrir son enfant. Dans le Coran, il est même précisé que la mère allaitera durant deux années complètes. Les représentations sociales et religieuses de l’allaitement sont donc plus versées du côté naturel même si c’est aussi une culture spécifique.

Dans d’autres pays ou dans certains groupes éthniques comme au Kenya par exemple, l’allaitement est vu bien différemment. Il a été compris que l’enfant tétait non seulement pour se nourrir et s’hydrater, mais aussi pour se rassurer, se détendre et être proche de sa mère. Les enfants sont donc régulièrement mis au sein et ils ne pleurent donc quasiment pas.

Pour conclure sur cette parenthèse de psychologie sociale, Matthew Grieco qui a étudié l’allaitement en Europe sur quatre siècles énonce le fait que cette pratique n’est pas plus naturelle que culturelle. L’allaitement est donc conditionné par le contexte social, économique et culturel et l’on peut élargir ça au monde entier.

Merci beaucoup d’avoir cet article sur l’allaitement maternel , ’espère qu’il vous aura plu. Si vous avez la moindre question, je vous invite à la rédiger et j’y répondrai avec plaisir.

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

La Méthode Doman est un programme thérapeutique qui, malgré toutes ses faiblesses, apparaît comme visionnaire, pour l’époque, en matière d’apprentissage et a eu le mérite d’offrir des solutions ambitieuses aux parents d’enfants handicapés. On pourrait même y voir miroiter quelques découvertes récentes en neurosciences… Intrigant pour une méthode déjà vieille de 70 ans.

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

Qu’est-ce que la méthode Doman ?

La méthode Doman, créée dans les années 50 par le kinésithérapeute Glenn Doman (1919-2013) en collaboration avec le docteur en Sciences de l’Education Carl Delacato, procède d’un ensemble d’outils thérapeutiques applicables aux enfants voire aux nourrissons auxquels on diagnostique des lésions cérébrales dont on prédit la responsabilité dans le large domaine des apprentissages.

En d’autres termes, cette méthode a la prétention de guérir ou plutôt de « contourner », dès les premiers mois de la vie, la totalité des déficits anatomiques observables au niveau cérébral et/ou comportemental comme l’autisme, la trisomie 21, la dyslexie ou l’infirmité motrice cérébrale. Cette approche portait donc en son sein une perspective de normalisation ou d’amélioration des conditions de vie de potentiels handicapés par une prise en charge totale mettant à profit les possibilités optimales de remodelage cérébral présentes dès l’aube de la vie.

La méthode Doman, miracle ou fraude ?

Vous pourrez sous-peser la teneur miraculeuse des réussites dont les adeptes de la méthode se prévalent si vous faites un tour sur internet. En effet, on dit qu’ils ont su rendre la vue à plusieurs patients nés aveugles notamment. Ce fait justifie à lui seul l’intérêt que nous devrions porter à cette méthode. Je prends donc l’engagement de vous décrire, le plus honnêtement possible, une approche aussi prétendument efficace.

En effet, ne nous demandons pas si Glenn Doman a l’envergure d’un prophète dont la parole fut tournée en inepties dans les années 70 car cela pourrait nous détourner de la richesse que recèle l’idée de « rééducation » précoce du cerveau. Ainsi, nous devrions revenir sur les origines de cette méthode, nous pencher ensuite sur son fonctionnement concret. Enfin, peut-être aurons-nous, vous et moi, le recul indispensable pour émettre une opinion rationnelle sur les déclarations impressionnantes que j’ai énoncées précédemment.

Néanmoins, je tiens à vous préciser que cet article ne vous permettra pas de trancher en la matière car les évaluations scientifiques sur le sujet manquent cruellement pour ne pas dire qu’elles sont inexistantes. En effet, les seules au compteur présentent de telles insuffisances méthodologiques, tel le fait de ne pas inclure de groupe contrôle pour mettre en perspective leurs résultats, qu’elles ne méritent pas d’être traitées. Ainsi, ne restera à l’appui de ces propos que les témoignages qui, malheureusement, ont été émis par des êtres ne pouvant se prévaloir de leurs propres turpitudes.

Les Origines de la méthode Doman

Reprenons l’Histoire depuis sa genèse… Dans les années 50, Glenn Doman, a priori simple kinésithérapeute a fondé une méthode avec l’idée-force que les lésions cérébrales ne sont absolument pas une fatalité mais un simple obstacle qu’il est possible de « contourner » par le biais d’une méthode de stimulation intensive des fonctions motrices premièrement et cognitives secondairement. En effet, sa création nait de sa croyance ambitieuse dans les vertus infiniment adaptatives de l’être humain. Il est responsable de la conception, au sein de sa méthode, de l’ensemble des exercices destinés à dépasser les déficiences motrices qui pourraient advenir à la vue des lésions anatomiques observées. Ainsi, des connaissances avancées en neurochirurgie apparaissaient indispensables à la construction du programme, c’est pourquoi il collabora avec un neurochirurgien. De plus, souhaitant étendre et populariser sa méthode, il collabora avec le Docteur en Sciences de l’Education, Carl Delacato, qui permit à la méthode de s’élargir à l’ensemble des apprentissages tant moteurs que cognitifs ou directement liés au langage. Néanmoins, il est essentiel de préciser que la méthode Doman ne s’adressait, à ses débuts, qu’aux sujets handicapés dans le but de les remettre sur une piste développementale approchant la normalité.

Fonctionnement de la méthode Doman : Comment reforger le cerveau lésé selon Glenn Doman ?

Approchons-nous maintenant de son contenu matériel. Avant tout, il faut savoir que l’évaluation joue un rôle central dans cette méthode et que des bilans sont réalisés avec chaque enfant plusieurs fois par an. Cette évaluation est censée apporter une validité scientifique à la méthode car elle consiste à sanctionner les progrès accomplis par l’enfant. Cette évaluation rassemble les notes des parents à la maison, l’examen psychologique global du psychologue et les rapports médicaux des médecins. Je ne m’éterniserai pas sur cette partie mais il serait honnête de dire que ces évaluations ont contribué, semble-t-il, à rendre cette méthode populaire auprès des parents car la méthode Doman donne des objectifs précis et concrets dont la réalisation est rendue directement observable. On pourrait dire que, pour une méthode aux allures alternatives et sectaires, elle ne se cache pas.

La méthode contient 12 composantes complémentaires et parfois successives qui pour certaines, sont invariables et inévitables. Je ne vous les énumèrerai pas de manière exhaustive mais tâcherai de vous en extraire la substantifique moelle dans les prochaines lignes. J’ai évoqué précédemment le « ramper », le « quatre pattes » et la marche. Il faudrait insister sur le patterning (ici, c’est une forme de conditionnement au mouvement de reptation), qui précède ces dernières étapes et consiste en un rituel étrange de mise en mouvement du nourrisson passif en mobilisant un très grand nombre de bénévoles pour le forcer à mimer le mouvement de reptation (fait de ramper) au bébé pour stimuler la coordination de ses mouvements dans le but de le prédisposer à ce mode de déplacement. Ainsi, on le pousse dès le plus jeune âge à se déplacer à plat ventre. Une fois jugé prêt, on le fera également dormir sur le ventre dans l’idée de stimuler l’apparition du « ramper » et en somme, ses capacités d’adaptation. Et, malgré tous les dangers que recèlent cette pratique pour un nourrisson, Doman juge que le rapport bénéfice/risque est avantageux. Ainsi, en bon mathématicien, on pourrait dire il s’arroge le droit de parier sur la vie des enfants handicapés « pour leur bien ». Ceci est un exemple des plus frappants des dangers que présente la méthode de Glenn Doman. Mais ces composantes comprennent aussi des techniques pédagogiques plus classiques bien que chronophages en matière d’apprentissage de la lecture et des mathématiques, des conseils comportementaux adressés aux parents, voire des injonctions dans le domaine la nutrition…

Aussi, certaines règles plus générales sont prescrites par la méthode Doman de manière à ce que, dans le cadre familial, les apprentissages de l’enfant soient optimaux tels la passion réciproque de l’enfant et du parent pour l’objet d’apprentissage et l’encouragement systématique des centres d’intérêt présentés par l’enfant. Toutefois, il semble difficile de croire que ces règles intéressantes aient pu être appliquées à la lettre compte tenu du temps quotidien phénoménal que demande la méthode à l’enfant et au(x) parent(s). En effet, cette approche thérapeutique préconise une stimulation quasi-permanente de l’enfant entre 12h et 16h par jour, ce qui ne peut que nous laisser perplexe ou révolté par des pratiques, semble-t-il, aussi épuisantes pour le jeune enfant. A l’aune de ces deux derniers paragraphes, on pourrait finalement penser que cette méthode consiste à réquisitionner les enfants et leurs parents pour une durée de 4 à 5 ans. Peut-être cela soigne-t-il mais comment en sort-on ? Peut-être exténués et brisés, peut-être guéris et heureux ? C’est à se demander si ce jeu quelque peu totalitaire en vaut vraiment la chandelle ?

Le Principe de la méthode Doman : un modèle linéaire, rigide et total

Glenn Doman a fondé un modèle global sur une théorisation d’un cerveau infiniment malléable pendant l’enfance. Cependant, cette théorie est-elle aussi solide qu’il le prétend ?

Selon Doman, Les bébés nous cacheraient un potentiel infini.

Il affirme qu’il est indispensable « pour tout être humain de passer par une série d’étapes invariables pour obtenir un développement psychomoteur normal ». Le suivi à la lettre de ces étapes identifiables, linéaires et successives permettrait à l’enfant d’être mené avec certitude à la normalité. Il décrit notamment quatre étapes inévitables et successives : Le mouvement au sol, Le ramper, Le quatre pattes, La marche. Selon l’auteur, toute déviation de ce schéma conduirait donc à des difficultés d’ordre pathologique. Un enfant « qui saute une étape n’est [donc] pas normal… » (Doman, 1983). Ainsi, il fonde son raisonnement sur l’idée que garantir le passage par ces étapes développementales éloigne nécessairement d’un état pathologique futur. Une telle rigidité méthodologique mène à de nombreux paradoxes comme le fait d’empêcher un enfant de marcher pour lui apprendre le langage d’abord. En effet, selon lui, le second doit précéder le premier.

Tout handicap correspond à une ou plusieurs lésions cérébrales à l’entendre. A partir de ce postulat, il envisage le cerveau comme un « biceps » qu’il faut exercer de manière régulière, durable et intense. « Fréquence, intensité et durée » sont les 3 principes cardinaux de cette pratique éducative globale. Son aspect linéaire et rigide aimante les principales critiques portées par les psychologues et médecins qui, dans les années 70, ont fait tomber la méthode Doman de son piédestal.

Néanmoins, l’idée quasi-miraculeuse selon laquelle un travail permanent peut guérir tous les handicaps durant les premières années continue de séduire beaucoup de parents d’enfants handicapés. Doman, au sein de ses ouvrages n’hésite pas à se reposer sur des propos qui font penser à ceux d’un prophète : « n’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent aveugles finissent par lire. N’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent sourds finissent par entendre… ». Ce principe de l’exercice qui façonne le cerveau traverse tout son programme d’apprentissage.

Il ne faut en aucun cas évacuer ces propos par la tuyauterie des ahuris car je pense qu’il est possible de dire, qu’en la matière, Glenn Doman pourrait être targué de précurseur, bien que ses mots manquent probablement de tempérance. Ainsi, on peut observer la présence de son principe dans la littérature neuroscientifique sous le nom de plasticité cérébrale. Cette dernière est un concept qui rassemble l’ensemble des remodelages synaptiques et anatomiques qui adviennent sous l’influence de l’environnement. Autrement dit, ces dernières recherches démontrent à quel point une activité spécifique régulière peut reconfigurer les réseaux cérébraux. Par exemple, il a été démontré qu’un entraînement au jonglage d’adultes incapables de jongler avant l’expérience était à l’origine d’une augmentation de la densité de la matière corticale au niveau du cortex visuel lié à la perception du mouvement entre le premier essai et le second (après entrainement) qui se jouait 1 mois plus tard (Jan Scholz, 2009). Il y a donc eut une réorganisation de l’activité cérébrale fonctionnelle et anatomique chez l’adulte et ce grâce à un simple entraînement de quelques heures.

Partant de cette observation, il ne semble pas inadéquat de faire l’hypothèse qu’il soit possible de provoquer des remodelages d’ordre extrêmement supérieur chez l’enfant sans compter que les adultes présentés ici n’ont bénéficié que d’un seul entrainement assez court. Imaginez donc que ces enfants bénéficient d’un entrainement intensif et quotidien, les possibilités de sculpter le cerveau semblent infinies et très encourageantes pour les personnes handicapées. Ça peut sembler impensable mais le projet de Glenn Doman, qui semblait pourtant appartenir au passé, pourrait voir ses principes ravivés. Cependant, cette fois, ils bénéficieraient de l’appui des dernières recherches en neuropsychologie scientifique. Pensez-vous que cet homme dévoyé et enterré, scientifiquement parlant, puisse bénéficier d’une seconde vie ? Ou que  cette théorie puisse passer, baignée dans nos sociétés occidentales, d’une perspective de guérison des handicapés à un pattern de création d’enfants précoces ?

Je vous remercie de l’attention que vous avez pu porter à cet article en espérant que vous en soyez sorti intrigués par la méthode Doman. N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me poser vos questions, je serais ravis d’y répondre.

Rien qu’un peu d’information, et déjà tant de questions.

Références

Doman, G. (1983). J’apprends à lire à mon bébé de moins de 4 ans. Paris: Retz.

Jan Scholz, M. C.-B. (2009, Octobre 11). Training induces changes in white-matter architecture. doi:10.1038/nn.2412

Lambert, C. (1989). A propos de la méthode Doman: pour quelle lecture ? Spirale.

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Pensée critique : qu’est-ce que c’est, comment l’augmenter et comment l’éduquer ?

La pensée critique, qu’est-ce que c’est ? C’est une manière de raisonner et de questionner les choses qui nous entoure afin de prendre des meilleures décisions. Dans cet article nous vous expliquons ce qu’est la pensée critique et comment nous pouvons l’augmenter. Découvrez également comment aider les enfants à augmenter leur pensée critique dans un contexte éducatif.

Pensée critique

La pensée critique, qu’est-ce que c’est ? La pensée critique peut être définit comme l’habileté de penser clairement et rationnellement, ainsi que de comprendre les connections logiques entre les idées. C’est l’habileté d’entre dans un processus de pensée indépendante et réflexive.

Penser de manière critique requiert l’utilisation de l’habileté de raisonnement. Cela consiste en un apprentissage actif et non d’être juste un récipient passif pour les informations reçues.

Les personnes qui utilisent la pensée critique questionnent les idées qu’ils reçoivent au lieu de les accepter comme tel. Ces personnes sont également déterminées à tester leurs idées, à savoir si celle-ci sont acceptées par la majorité et si elles peuvent être contredites.

Les caractéristiques d’une personne qui pense d’une manière critique sont qu’elles :

  • comprennent les connections entre les idées
  • déterminent l’importance des arguments et des idées
  • reconnaissent, construisent et évaluent les arguments
  • identifient les inconsistances et les erreurs dans les raisonnements
  • abordent les problèmes de manière consciente et systématique
  • réfléchissent sur la justification de leurs propres croyances, pensées et valeurs

La pensée critique est un outil qui permet de prendre de meilleures décisions. Par contre, il n’est pas nécessaire de l’utiliser en permanence. Toutes les décisions que nous prennons ne sont pas forcément importantes. Dans ces cas-là, il n’est pas nécessaire d’utiliser la pensée critique, mais peut-être plus la pensée intuitive, afin d’économiser du temps et des efforts psychologiques.

Comment augmenter la pensée critique ?

1. Ne pensez pas les choses sont acquises

Le premier pas pour augmenter la pensée critique est d’évaluer les informations que nous recevons. Avant de faire quelque chose parce que c’est ce que vous avez toujours fait, ou avant d’accepter une vérité que l’on vous énonce comme tel, pensez. Demandez-vous quel est le problème et quelles sont les solutions possibles ? Bien sûr, il vous faut choisir à quoi vous devez croire et ce que vous devez décider ainsi que ce que vous devez faire. Mais en évaluant les choses il est plus probable que vous preniez de meilleures décisions plus censées.

2. Définissez vos objectifs

Qu’est-ce que vous souhaitez obtenir ? Définir l’objectif que vous souhaitez atteindre est une étape essentielle à l’élaboration d’un plan d’action et de la stratégie à suivre pour y arriver.

3. Investiguez

Nous sommes constamment bombardés d’informations, ce qui peut s’avérer un atout au moment de prendre une bonne décision. Quand vous faites face à un problème à résoudre, une perspective à évaluer ou une décision difficile à prendre, cherchez sur Internet, investiguez, lisez sur le sujet. Cherchez d’autres sources d’informations, d’autres type d’arguments et d’opinions. Cherchez s’il existe des information contradictoire. Plus vous aurez d’information, mieux vous serez préparé pour prendre une meilleure décision.

4. N’assumez pas que vous ayez raison

Il est gratifiant de savoir que l’on a raison. Cela nous plait à tous. Mais croire que vos arguments sont valides ne ferme pas forcément la porte aux autres points de vue. Vos pensées, vos croyances et vos arguments ne sont que l’une de explication possible, mais il y en a beaucoup d’autres tout aussi valides. Ouvrez votre esprit aux autres perspectives.

5. Allez au plus simple

Il existe une manière de penser qui est souvent utilisée dans les recherches scientifiques pour découvrir quelle est l’hypothèse correcte, appelée le rasoir d’Occam. Cela consiste à toujours préférer l’explication la plus simple possible, jusqu’à ce que celle-ci soit prouvée fausse.

6. Divisez le problème en plusieurs parties

Lorsque vous faites face à un problème complexe, essayez de le diviser en plusieurs parties. De cette manière, ces parties plus petites seront plus facile à évaluer et à aborder une à une, individuellement, pour ensuite les réunir afin d’arriver à une solution.

Développer la pensée critique en classe

Notre système éducatif est construit autour d’une manière d’enseigner à l’aide d’un apprentissage passif des connaissances, qui pourrait servir aux élèves pour leur avenir ou non.

Un des objectifs primordiaux qui devrait être établit dans l’éducation est, plus que d’enseigner des connaissances spécifiques, d’enseigner à penser, à argumenter, à investiguer et à trouver des informations sur différents thèmes. Il est fondamentale pour sa vie d’adulte qu’un enfant apprenne à questionner les choses et à ne pas les concevoir comme quelque chose d’acquis, et qu’il ne croit pas tous ce qu’il peut lire, entendre ou voir, que ce soit de personnes qui ont une autorité sur lui, des médias, de ses amis ou de sa famille.

Alors, comment pouvons-nous enseigner aux élèves de penser d’une manière critique ? Comment augmenter la pensée critique dans la classe ?

1. Encouragez le travail en équipe

Les contextes groupaux sont parfaits pour qu’un enfant apprenne à penser. Lorsqu’il est entouré par ses compagnons de classe et qu’ils travaillent ensemble, un enfant s’expose à différents processus de penser, à différentes perspectives et à différentes opinions. Il apprend à comprendre comment les autres pensent et que sa manière de penser n’est pas la seule et que ce n’est pas l’unique chemin possible pour arriver à la solution. Il apprend aussi à questionner ses propres idées et à respecter les opinions des autres.

2. Encouragez-les à utiliser leur créativité

La créativité est une habileté très utile qui nous aide à trouver de nouvelles formes d’agir et d’aborder les problèmes. C’est pour cela qu’il est important d’encourager les élèves à l’utiliser. Au lieu de donner aux enfants des instructions précises pour faire les choses, laissez-les essayer par eux-mêmes en premier. Laissez-leur du temps afin que chacun arrive à la solution d’une manière différente, sans suivre un protocole ou une marche à suivre définie. Découvrez ce qu’est la pensée créative.

3. Ne les aider pas immédiatement

Les enfants sont souvent habitués à ce que les autres leur fassent les choses pour eux. Chaque fois qu’ils rencontrent une difficulté, ils demandent de l’aide et nous leur donnons la solution. Pour augmenter la pensée critique d’un enfant, laissez-le résoudre ses problèmes par lui-même. Par exemple, s’il n’arrive pas à trouver la solution d’un problème de mathématiques, au lieu de lui dire comment il doit faire pour trouver la réponse, posez-lui des questions et laissez-le arriver à la solution par lui-même.

4. Utilisez le Brainstorming dans la classe

Le Brainstorming avant de commencer une leçon stimule la pensée critique. Cela aide les élèves à raisonner et à concevoir différentes possibilités. Posez-leur des questions comme : “de quoi pensez-vous que parle ce livre ?” ou “que pensez-vous que nous allons apprendre sur le sujet ?”.

5. Comparez et contrastez avec vos élèves

Une bonne manière d’aider vos élèves à penser d’une manière critique est de leur permettre de comparer et de contraster les différentes informations qui sont à leur disposition. Cela peut être sur n’importe quel sujet. Pour augmenter leur pensée critique, laissez-les comparer deux méthodes de résoudre un même problème, deux livres, etc… Ils peuvent également penser aux pros et aux contres d’un certain sujet.

6. Posez-leur des questions

Poser des questions aux élèves les aide généralement à réfléchir, à être plus attentif, à appliquer ce qu’ils comprennent et à consolider les connaissances acquises. Demandez-leur : “es-tu d’accord ou pas d’accord ?”, “quelle option penses-tu être la meilleure ?” ou “expliques-moi pourquoi tu penses que cela se passe ainsi ?”. Évitez les questions qui conduisent à une unique réponse. Augmentez l’estime de soi chez les enfants.

7. Proposez des débats et des discussions

Les débats sont un outil très utile pour les faire réfléchir sur un sujet, pour les aider à construire leur propre opinion et apprendre à connaître et à respecter les opinions des autres.

Une manière efficace d’encourager la pensée critique par les débats est de proposer aux élèves qu’ils défendent les deux points de vue, pour et contre.

Découvrez dans la vidéo suivante (en anglais mais vous pouvez y ajouter des sous-titres) quelques conseils pour améliorer votre pensée critique.

 

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour découvrir ce qu’est la pensée critique. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Modification du comportement infantile : 5 techniques pour modifier les comportements rebelles chez les enfants

La modification du comportement infantile a pour objectif de minimiser ou de changer des comportements “inadaptés” ou rebelles chez les enfants. Il est de plus en plus fréquent de faire face à des enfants qui désobéissent, qui mentent, qui insultent et qui peuvent même se montrer agressifs… Ces comportements sont des symptômes clairs d’un problème comportementale. Autant les parents que les professeurs doivent essayer de corriger et de contrôler ces comportements antisociaux dès l’enfance, afin que ceux-ci ne s’intensifient pas dans l’adolescence. Découvrez 5 techniques et stratégies de modification du comportement infantile qui vous aideront à contrôler les comportements agressifs et défiants, ainsi qu’à éviter les châtiments corporels et à éduquer sans violence.

Modification du comportement infantile

La modification du comportement ne s’obtient pas grâce à la violence. Tous les parents et les professeurs doivent être au clair sur ce point : la violence n’entre pas dans l’éducation. La violence comme moyen disciplinaire est inutile, car elle ne fait que préjudicier le développement de l’enfant. La modification du comportement ne s’obtient uniquement grâce à la mise en place de “règles” qui aident l’enfant à se connaître mieux, à comprendre ce que l’on attend d’eux et ce qu’il peut faire ou non.

Comment ne faut-il pas éduquer un enfant ? Découvrez l’effet Pygmalion. La modification du comportement infantile vise le changement de comportement d’un enfant grâce à des techniques et des stratégies psychologiques destinées à améliorer le comportement des enfants. Ces stratégies peuvent aider à ce que les plus petits développent tout leur potentiel, gèrent leur frustration, s’adaptent aux changements et sélectionnent des comportements adéquats qui leurs serviront à atteindre leurs buts et leurs objectifs. L’application des méthodes que nous présentons plus bas vous aidera à contrôler le comportement de vos enfants et à promouvoir leur bienêtre, leur satisfaction et leurs compétences personnelles.

Techniques de modification du comportement infantile

Quand il s’agit de modifier le comportement d’un enfant, beaucoup de parents se sentent perdus. Voici certaines techniques utiles pour modifier le comportement des enfants qui peuvent être appliquées à la maison ou à l’école afin d’obtenir que les enfants soient capables de contrôler ou de corriger leurs comportements antisociaux.

En utilisant ces techniques de manière adéquate, on peut obtenir de bons résultats dès le plus jeune âge. Il est important de savoir quelle technique utiliser à quel moment et ne pas toutes les mélanger sans arriver à atteindre les objectifs que vous fixez. Le plus important au moment de modifier le comportement des enfants est de leur créer le moins d’insatisfaction possible, et qu’ils puissent atteindre les objectifs posés par leurs parents d’une manière adéquate, sans qu’ils se sentent frustrés de se voir soumis aux punitions et aux engueulades quotidiennes.

1. Technique du “temps dehors”

La première technique de modification du comportement infantile est très simple et très facile à appliquer. Le “temps dehors” est une technique qui peut être appliquée pour modifier beaucoup de comportements. L’essence de cette technique consiste à emmener l’enfant dans un lieu où il n’y a aucune stimulation positive pour lui, un lieu où il n’a pas de jeux ou de jouets et où il n’y a personne pour l’occuper. Il ne s’agit pas de lui chercher un lieu hostile, qui soit ennuyeux. Nous devons trouver un lieu qui ne lui plaira pas pendant un laps de temps.

Illustrons cette technique avec un exemple : un enfant regarde la télé depuis déjà un long moment, son père décide alors de l’éteindre et celui-ci entre alors dans une grande colère. Comment gérer la situation ? Pour appliquer correctement la technique du “temps dehors” nous devons retirer le petit coléreux dans un lieu peu gratifiant pour lui. Nous le faisons immédiatement après l’apparition du comportement indésirable. Sans discuter avec lui, d’une façon posée et tranquille, nous lui expliquons clairement que lorsqu’il aura changé de comportement, nous reviendrons le chercher pour jouer avec lui, ou pour faire quelque chose qui lui plait.

Cette technique de modification du comportement est très simple, mais elle contient un facteur très important qu’il faut considérer, celui du temps que l’enfant doit rester en situation de “temps dehors”. Le temps doit être proportionnel à l’âge de l’enfant, en ajoutant une minute pour chaque années du petit, c’est à dire 5 minutes pour un enfants de 5 ans. Cette donnée est très importante car si cela n’est pas réaliser de la bonne manière, il se peut que l’on obtienne pas les bénéfices souhaités. L’âge et le stade de développement de l’enfant joue un rôle important dans le comportement de celui-ci. Découvrez les stades de développement de l’enfant.

2. Technique de “l’extinction”

Une autre technique importante, mais qui est souvent mal appliquée est “l’extinction”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste en supprimer les récompenses que l’enfant espère obtenir avec son comportement. La plus grande partie des gens ne prêtent attention qu’aux transgressions, car elles sont plus difficiles d’ignorer, et les enfants s’en rendent compte et l’utilise à leur avantage. Si notre enfant nous répond mal il obtient notre attention : nous allons lui donner un sermon, en essayant de lui expliquer pourquoi il ne doit pas le faire, en essayant de le convaincre de son mauvais comportement… La technique “d’extinction” consiste à éliminer tout ce qui renforce les comportements intéressés des enfants.

Par exemple, un enfant qui est en train de faire du chantage émotionnel à sa mère pour ne pas aller à l’école avec des commentaires du genre : “tu m’emmène à l’école pour te débarrasser de moi”, “tu ne veux pas passer plus de temps avec moi ?”, etc… Dans une occasion comme celle-ci, vous pouvez appliquer la technique de “l’extinction” du comportement, en substituant ces commentaires par des choses gratifiantes. Une pratique adéquate serai, par exemple, de demander à l’enfant sur ces dessins animés favoris, en ignorant ses commentaires précédents. Faire comme si vous ne les aviez pas entendus et que vous souhaitez commencer une conversation avec lui.

Dans “l’extinction” il est très important de toujours utiliser un substitut gratifiant car si cette technique est utilisée sans être accompagnée d’une stimulation positive, il se peut que l’enfant se sente ignoré, se qui se répercutera négativement dans ses émotions. Cette technique ne doit pas être utilisée face à des comportement dangereux. Découvrez les types d’apprentissage cognitifs.

3. Technique de “modélisation”

Une autre technique très utile et qui peut s’appliquer dans diverses situations est la technique de “modélisation”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste à imiter à l’autre personne en faisant exactement la même chose qu’elle.

Par exemple, vous pouvez utiliser cette technique de modification du comportement au moment d’enseigner à votre enfant une nouvelle habileté, comme mettre la table par exemple. Premièrement, un des parents doit réaliser la tâche en expliquant pas à pas ce qu’il fait, depuis la mise en place de la nappe jusqu’à s’asseoir pour manger. Pour cela, vous devez expliquer à l’enfant de la manière la plus didactique possible afin qu’il vous écoute.

Par exemple, un enfant qui aime les dessins animés sur les super héros peut s’imaginer que chaque éléments de la mise en place de la table pour manger (verres, couverts, serviettes, etc…) est un super héro et qu’il doit se réunir à la base (la table) avec tous ses amis super héros. Les parents doivent y mettre le même dynamisme que l’enfant afin que cela soit plus divertissant. Une fois que la modélisation est réalisée, le parent doit reprendre tous les éléments mis en place et laisser faire l’enfant.

Si l’enfant se trompe, il faut le reprendre et attendre de voir s’il aura bien compris la prochaine fois. Découvrez l’importance de la motivation dans l’apprentissage.

4. Technique “d’économie de jetons”

La technique “d’économie de jetons” est une autre technique de modification du comportement infantile qui peut être très divertissante pour les parents et pour les enfants. Il s’agit d’établir un système de récompense dans lequel, pour obtenir un prix (goûter favori, jouet, excursion, jeu mental, etc…) l’enfant devra réaliser certaines tâches déterminées (devoirs, ranger sa chambre, se laver les dents, aider à mettre la table, etc…) et arrêter de permettre que d’autres se concrétisent.

Par exemple, chaque fois que l’enfant réalise une tâche désirée ont lui remet un prix (jetons, points, etc…) que l’enfant peut emmagasiner jusqu’à ce qu’il en ait suffisamment pour recevoir son prix. L’important dans cette stratégie de modification du comportement est que l’enfant se rende compte qu’il obtient beaucoup plus de privilèges et de bénéfices s’il se comporte bien.

Il est important d’utiliser un tableau ou un support visible pour l’affichage à la vue de tous les membres de la famille sur lequel on peut voir les points obtenus. Vous devez fixer et anticiper les prix que vous allez donner. Les récompenses doivent être claires et être attractives pur l’enfant, et doivent être inscrites sur le tableau.

Chaque fois que vous donnez un point ou un jeton à votre enfant, vous devez accompagner le geste de commentaire positifs comme : “je suis très content parce que tu as fait des efforts”. Découvrez les différentes manières de féliciter un enfant afin augmenter leur estime d’eux-mêmes.

De plus, vous pouvez incorporer dans cette technique la perte de points quand l’enfant ne remplit pas les objectifs que vous avez établi. De cette manière, vous pouvez contrôler que l’enfant réalise ses obligations et qu’il ne soit pas puni quand il ne le fait pas. Ce système est très utile dans les écoles et sont appliqués dans beaucoup d’entre eux, mais ils peuvent également être appliqués et se montrer efficaces à la maison.

5. Technique de “l’intention paradoxale”

La dernière technique de modification du comportement infantile de laquelle nous allons parler est “l’intention paradoxale”. C’est une technique qui donne de bons résultats mais qui peut s’avérer complexe, car il s’agit de demander à l’enfant de faire ce que justement nous voulons éviter.

Par exemple, quand un enfant désobéit continuellement à l’ordre de ranger ses jouets, et qu’il refuse systématiquement de ranger. L’enfant entre dans un dynamique de provocation tous les jours plus grande. Que se passerait-il si un jour un des parents lui dit : “aujourd’hui, je ne veux pas que tu ranges, je veux que tu laisses absolument tout traîner et que tu ne fasses rien du tout”.

La première sensation qui viendra à l’esprit de l’enfant sera la satisfaction parce que il n’a pas besoin de faire l’effort de ranger. À ce moment, les parents doivent commencer une activité divertissante (avec les autres enfants ou entre eux), comme par exemple cuisiner un dessert, raconter des histoires et beaucoup rire. L’enfant souhaitera participer, mais les parents lui diront que non, qu’il continu de ne rien faire, puisque c’est ce qu’il voulait.

Cette technique à certaines limitations et doit être évaluée par rapport au profil de l’enfant car elle peut causer l’effet inverse de celui souhaité et n’être du coup pas du tout utile.

Si après avoir appliqué ces techniques de modification du comportement, l’enfant continue de se comporter mal, vous pouvez toujours vous rendre chez un spécialiste afin de réaliser une exploration neuropsychologique complète et de détecter s’il existe un trouble neurologique.

Le bienêtre et le bon développement du comportement dans l’enfance dépend avant tout des parents et des éducateurs. Les enfants ne répondent pas comme les adultes, c’est pourquoi il faut toujours adapter les changements de comportement afin qu’ils soient adéquats à leurs besoins.

Comme dit Jean Jacques Rousseau : “L’enfance a ses propres manières de voir, de penser et de sentir. Il n’y a rien de plus insensé que de prétendre les substituer pour les notre”.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Noemí de la Cruz Belerda, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologies adulte. “

Comment apprend notre cerveau : neuroéducation et facteurs qui favorisent l’apprentissage

Comprendre comment apprend notre cerveau nous aide à élaborer de nouvelles stratégies d’apprentissage. Les méthodes d’enseignement traditionnelles sont devenues obsolètes et il est temps de trouver des alternatives dans le domaine de la neuroéducation. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne le cerveau et nous vous donnons quelques conseils qui vous aiderons pour faciliter votre apprentissage.

Comment apprend notre cerveau. Natasha Connnell, Unsplash.com

Comment apprend notre cerveau ? Répéter de nombreuses fois des informations jusqu’à que nous arrivions à les mémoriser n’est pas la meilleure manière d’apprendre. Différentes études scientifiques ont démontré que des facteurs comme la surprise, la motivation, les émotions, le sport, la nouveauté ou le travail en équipe sont des ingrédients indispensables pour favoriser et encourager l’apprentissage et l’acquisition de connaissances.

La stratégie d’éducation que nous suivons actuellement n’est pas adéquate. Pour aider à éduquer et à apprendre mieux, nous devons commencer à appliquer dans les écoles ces découvertes sur comment fonctionne notre cerveau. Répéter des séquences monotones d’informations n’enseigne pas aux enfants à affronter le monde. Nous n’apprenons pas en mémorisant, mais en expérimentant, en nous impliquant et en pratiquant avec nos propres mains.

Pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet de sortir notre cerveau de la léthargie. De cette manière, nous favorisons non seulement l’attention mais aussi la mémoire. L’information nouvelle et attrayante est stockée dans notre cerveau d’une manière plus profonde. Selon une étude de l’Institut Technologique de Massachusetts (MIT) l’activité cérébrale enregistrée pendant un cours est similaire à celle enregistré lorsque l’on regarde la télévision, c’est à dire presque nulle. Avec d’interminables discussions dans lesquelles on bombarde les étudiants d’informations nous produisons l’effet contraire de ce que nous souhaitons.

Selon le neuropsychologue J.R. Gamo le cerveau à besoin de ressentir des émotions pour apprendre. Quand le cerveau apprend une nouvelle information, c’est l’hémisphère droit qui la traite (hémisphère lié à l’intuition, aux images et à la pensée créative).

Par contre, le langage, et les discours des professeurs aux élèves, ne jouent pas un rôle important dans l’apprentissage. C’est même juste le contraire, cela augmente les chances que les élèves déconnectent du cours et se distraient plus facilement.

Pour comprendre comment apprend notre cerveau, il est important de connaître comment il ressent les choses, comment il traite les informations et comment il les stocks.

Plateforme de Neuroéducation de CogniFit : comment apprend notre cerveau

Récemment, il est toujours plus courant de voir le préfixe “neuro-” associé à différente sciences. Cela a généré la création de nouvelles disciplines comme le neuromarketing, la neurotechnologie, la neurolinguistique et la neurodidactique. Car en effet la neuroscience à un rôle toujours plus grand dans l’explication de la réalité scientifique. Connaître le fonctionnement cérébrale aide à mieux comprendre les phénomènes comme celui qui nous intéresse : comment apprend le cerveau.

La neurodidactique unie les connaissances et les méthodes de neuroscience dans le but de favoriser les processus d’apprentissage afin de nous aider à enseigner et à apprendre d’une façon plus efficace. Chez CogniFit, dans le but de favoriser l’attention à différentes nécessités éducatives, nous avons créé une plateforme neuroéducative pour les écoles et les professeurs. Il s’agit d’une plateforme de neuroéducation créée par des spécialistes en neuropsychologie, qui permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés psychopédagogie à évaluer les processus d’apprentissage et à obtenir les meilleurs résultats pour leurs étudiants.

Facteurs qui favorisent l’apprentissage. Apprendre à apprendre.

1- Dans l’apprentissage, une image vaut mieux que mille mots

Dans des situations très connues ou routinières le cerveau devient feignant. La clé est de profiter de la recherche de nouveauté du cerveau humain. Pour apprendre, le cerveau a besoins de nouvelles stimulations.

Comment apprend notre cerveau ? Une bonne idée au moment d’enseigner est de passer du linguistique au visuel. Remplacer le discours théorique oral par un discours appuyé par des images, des cartes conceptuelles, des vidéos et d’autres matériel audio-visuel afin de stimuler les élèves et de favoriser leur participation dans l’apprentissage

Face à de nouvelles stimulations, tout le cortex cérébral s’active. Il s’agit d’une caractéristique physiologique qui sert à affronter n’importe quelle stimulation indépendamment de sa nature. Cette particularité joue en notre faveur pour l’apprentissage. Et cela est simple comme introduire des changements dans notre discours, par les gestes, les expressions faciales, le contact visuel ou les changements d’intonation. Mais il n’y a rien qui n’active pus le cerveau qu’une nouvelle image ou une vidéo divertissante. Si nous obtenons que tout le cortex s’active, nous favoriserons l’intégration d’information beaucoup plus qu’avec la mémorisation forcée, car le cortex est très lié à l’apprentissage efficace et sur le long terme.

2- Ressentir des émotions est vitale pour l’apprentissage

Vous vous souvenez certainement d’un ou d’une professeur(e) qui vous a marqué, que cela soit en bien ou en mal. Du point de vue de la neuroscience et en considérant comment apprend notre cerveau, cela a une explication toute simple.

L’émotion et la cognition sont étroitement liées et le dessin anatomique du cerveau est cohérent avec cette relation. L’information que nous captons voyage premièrement par le système limbique, la partie primitive ou émotionnelle du cerveau. Ensuite, elle est envoyée vers le cortex, la partie plus analytique et plus nouvelle phylogénétiquement.

La partie plus émotionnelle est connectée avec des structures liées à la survie, comme les amygdales. C’est pour cela que les amygdales sont destinées à consolider les souvenirs d’une façon plus efficace. Il est important de passer par cette partie émotionnelle afin que l’information reste et que l’apprentissage soit efficace. Comment apprend notre cerveau : par exemple, raconter une histoire est un magnifique moyen d’activer les structures sous-corticales et d’apprendre mieux.

Sur le sujet, le neurologue mexicain Jaime Romano a créé un modèle connu comme la neuropyramide. Le modèle compte six étages dans lesquels sont décrit ce qu’il se passe avec une nouvelle information jusqu’à ce qu’elle se transforme en apprentissage. Il a découvert que le processus de l’information est très fortement lié aux processus émotionnels.

Selon Romano : “Nous souhaitons améliorer la capacité émotionnelle et mentale des étudiants, ainsi que les processus de calculs et de compréhension et cela se répercutera sur le fait qu’ils apprendront mieux les mathématiques, à lire et à comprendre des textes ainsi qu’à fixer leur attention”.

3- Travailler avec des camarades est stimulant

Le cerveau est stimulé quand nous interagissons avec les autres et la motivation augmente. Un élève motivé est un élève attentif, qui sera alors plus enclin à des processus d’apprentissage efficaces et se souviendra plus longtemps de ce qu’il aura appris.

Comment apprend notre cerveau : l’apprentissage coopératif est d’une grande aide dans le développement des habiletés sociales, les sentiments d’autosuffisance, favorisant l’empathie et la capacité d’écoute entre autres. Ce type de tâche est très bénéfique du moment qu’elle est réalisée dans une perspective coopérative et non compétitive ou individualiste. Pour cela, il est nécessaire que chacun atteigne ses objectifs seulement si les autres atteignent le leur également. Les recherches sur le sujet ont conclu que les situations coopératives sont supérieures que celles qui sont compétitives ou individualistes.

4- Les nouvelles technologies, alliés pour un meilleur apprentissage

Les technologies de l’information et de la communication favorisent l’attention maintenue et la stimulation des parties plus créatives de note cerveau.

Marc Prensky, expert en éducation, affirme que le système éducatif est anachronique et devrait être remplacé par un autre plus en accord avec la réalité actuelle. Il n’est pas sensé d’enseigner de la même façon qu’il y a 200 ans alors que nous disposons de beaucoup de nouvelles technologies.

Comment apprend notre cerveau : pour connecter avec les émotions et utiliser un support qui soit significatif pour les élèves, il est indispensable d’utiliser les nouvelles technologies. Il faut bien sûr être conscient que nous traitons avec des natifs digitaux pour qui le format digital est beaucoup plus attractif.

Le côté interactif des nouvelles technologies favorise le maintien de l’attention élevée. Le matériel audiovisuel favorise lui le stockage de l’information.

Il n’y a que des avantages à faire bonne usage des nouvelles technologies dans l”éducation afin de stimuler et complémenter l’apprentissage en classe.

5- Jouer ou faire du sport, c’est aussi apprendre

L’activité physique favorise la sécrétion d’une protéine par les muscles, qui lorsqu’elle arrive au cerveau, favorise la plasticité neuronale. Cette plasticité se traduit par une augmentation du nombre de connections neuronales et de synapsis.

Cela est une erreur de décourager les élèves à faire du sport pour privilégier l’étude, car le sport favorise l’apprentissage et la mémorisation. Selon le professeur de l’université de Barcelone David Bueno, il est tout autant nécessaire d’apprendre en cours que d’accorder de l’importance au développement des loisirs personnels.

6- Le cerveau apprend grâce au contact avec la nature

C’est une erreur de garder un étudiant assit, statique, écoutant des informations d’une façon passive. L’élève doit être un agent actif de son apprentissage. Mais de la même façon que nous souhaitons que les élèves soient plus actifs intellectuellement, il est aussi important qu’ils soient actifs physiquement. Pour cela, dans la mesure du possible, il est très bénéfique de sortir de la salle de classe pour apprendre. Car du fait de sortir de la salle de classe on mobilise de nouvelles structures cérébrales très positive pour l’apprentissage. L’idéal serai de pouvoir emmener les étudiants en pleine nature.

Si nous nous focalisons sur comment apprend notre cerveau, la nature est un environnement parfait pour l’apprentissage, spécialement pour les enfants en bas âges.

Dans le monde de la nature nous pouvons rencontrer une infinité de stimulations de différentes formes, couleurs, mouvements et profondeurs. Cette diversité de caractéristique additionnée aux bienfaits de se retrouver en pleine aire favorise un apprentissage efficace. De cette manière nous obtenons de meilleurs résultats pour l’enseignement avec des coûts réduits

7- Faire des pauses est fondamentale pour un bon apprentissage

Parfois, nous sous-estimons l’importance d’une bonne alimentation pour le cerveau (le cerveau a besoin de beaucoup de vitamines), ou bien les pauses et les repos lors de l’apprentissage. Les pauses sont étroitement liées aux processus impliqués dans l’apprentissage, comme la mémoire, l’attention et la motivation.

Les horaires académiques sont en général matinaux et souvent ne sont pas synchronisé avec le rythme biologique des étudiants, Cela est dû en partie au fait que la routine (télévision, souper, jeux-vidéos, se coucher tard) ne favorise pas un bon repos. Regarder la télévision avant d’aller dormir implique une forte stimulation du système nerveux, ce qui rend le sommeil plus difficile à trouver. Il se passe plus ou moins la même chose avec les jeux-vidéos, les ordinateurs, les téléphones portables et les autres gadgets technologiques. Si le souper est trop proche du moment d’aller se coucher cela empêche de faire une bonne digestion, ce qui ne facilitera pas le repos. Aller se coucher tard implique moins d’heures de sommeils et donc un repos plus cours, rendant les réveils matinaux plus difficiles.

C’est pour cela que nous voyons souvent des élèves qui ressemblent à des zombies, sans envie et sans motivation. Nous pouvons éviter que le fait que de se rendre en classe soit si ennuyeux pour les élèves si nous leur instaurons une routine de sommeil adéquate. Il faut éviter les excès de stimulation, éviter de dormir trop peu et également éviter de manger peu avant d’aller au lit.

Merci beaucoup de nous avoir lu ! Nous espérons que cet article sur le fonctionnement du cerveau vous a intéressé et qu’il vous a été utile. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à poser une question plus bas, nous serons enchanté d’y répondre.

“Source : Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

Importance de la motivation : qu’est-ce que c’est, comment intervient-elle dans l’apprentissage et 10 conseils pour développer et encourager la motivation

L’importance de la motivation : la motivation est le moteur qui nous permet de fonctionner. Souvent nous pensons que les élèves d’aujourd’hui et nos enfants ne sont pas motivés en classe. Il faut toujours les pousser à étudier, à faire leurs devoirs et il semble que cela leur coûte beaucoup d’efforts de remplir leurs tâches quotidiennes. Au final, c’est une lutte de tous les jours pour qu’ils apprennent leurs leçons… Par contre, pour apprendre les noms de 300 Pokémons différents, ils n’ont aucune difficulté. Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est la motivation, son importance dans l’apprentissage ainsi que pour l’éducation et nous vous donnons 10 conseils qui vous permettront d’augmenter et d’encourager la motivation.

Encourager la motivation

Qu’est-ce que la motivation ?

La motivation est une impulsion interne qui dirige une action dans un but précis. Elle régit une action, et elle encourage et guide cette action. Sans motivation il n’y a pas d’action.

La motivation est très importante car elle nous pousse à chercher activement les ressources nécessaires à notre survie. Nous sommes motivés par la faim pour la recherche d’aliments, par la soif pour la recherche de boissons et par l’envie pour la recherche de partenaires sexuels. Nous pouvons appeler cela les motivations basiques, qui sont innées et qui se manifestent indépendamment de la culture de chacun.

Mais nous pouvons également être motivés pour réaliser nos passions, nos activités préférées ainsi que pour l’apprentissage. Ce sont alors les motivations secondaires, qui dépendent de la personnalité et de la culture.

Nous ne sommes pas motivés pour tout apprendre. Il se peut que les thématiques apprises à l’école, au lycée ou à l’université ne nous intéressent pas, mais il y a forcément des choses qui motivent notre apprentissage, que cela soit la vie des dauphins, une nouvelle recette de cuisine ou changer la roue de notre voiture.

Il se peut que la motivation vienne de notre propre intérêt pour le sujet ou parce que nous nécessitons ces connaissances pour quelque chose (pour notre travail ou pour notre survie, comme changer la roue de notre voiture).

Ainsi nous pouvons donc différencier deux types de motivations secondaires : intrinsèque et l’extrinsèque. Il s’agit de deux types opposés d’une même caractéristique continue, du fait qu’une motivation sera plus ou moins intrinsèque en même temps qu’elle sera plus ou moins extrinsèque.

  • Motivation de type intrinsèque : elle se produit lorsque les personnes sont motivées à faire quelque chose parce qu’elles pensent que c’est important et parce que cela leur plait. Les étudiants qui ont ce type de motivation seront motivés pour réaliser leurs tâches pour le défi que cela suppose plus que pour la récompense qu’ils en obtiendront. La motivation intrinsèque diminue au fur et à mesure que les enfants avancent dans leur cursus scolaire. Pour augmenter ce type de motivation, il faut rendre les sujets abstraits plus concrets et le mettre en contexte.
  • Motivation de type extrinsèque : ce type de motivation apparaît quand un étudiant veut réaliser une tâche pour des facteurs externes, comme une récompense ou une punition. Il a été démontré que les punitions ne sont pas vraiment efficaces et que les récompenses provoquent une dépendance. C’est pour cela que le mieux est d’introduire des récompenses peu à peu, en les orientant vers une motivation intrinsèque.

L’importance de la motivation dans l’éducation

La motivation est l’impulsion qui nous pousse à agir et à obtenir ce que nous voulons.

La motivation joue un rôle fondamental dans notre apprentissage. Selon une étude, la motivation influence plus notre apprentissage des mathématiques que notre quotient intellectuel.

Concrètement, les chercheurs ont découvert que l’intelligence est fortement liée aux succès des étudiants en mathématiques, mais seulement pour le développement des connaissances initiales. L’importance de la motivation et les habiletés d’étude deviennent des facteurs plus importants et plus significatifs pour apprendre les connaissances plus approfondies. Les étudiants qui se sentaient compétents étaient intrinsèquement motivés, ils utilisaient des aptitudes comme expliquer, synthétiser, faire des connections avec d’autres branches, ils évitaient l’apprentissage par cœur et démontraient un meilleur développement en mathématiques que ceux qui ne se sentaient pas motivés. Au contraire, l’intelligence des étudiants n’est pas liée avec le développement de connaissances approfondies en mathématiques.

Pourquoi est-il important de maintenir les enfants motivés pour apprendre ?

  • La motivation encourage l’effort et la persistance dans une tâche
  • La motivation augmente l’initiative
  • La motivation améliore les habiletés de traitement cognitif
  • La motivation améliore le développement en général

    Encourager la motivation aide à l’apprentissage

Comment savoir si vos enfants sont des élèves motivés ?

Selon Rodríguez Moneo, le comportement des personnes peut servir d’indicateur pour mesurer la motivation. C’est un indicateur assez fiable, que les professeurs peuvent utiliser pour estimer la motivation de leurs élèves afin d’agir sur cette dernière.

  • La préférence ou le choix d’une activité plutôt qu’une autre. Si je choisis de regarder le télévision au lieu de faire mes devoirs pour l’école, cela reflète ma motivation.
  • La latence, c’est à dire le temps que l’on tarde pour produire une réponse depuis le moment où est apparut la stimulation. Plus nous tardons à commencer quelque chose que l’on doit faire, moins nous sommes motivés pour remplir cette tâche.
  • L’effort, plus les ressources physiques et cognitives sont investies dans l’accomplissement d’une tâche, plus la motivation sera grande.
  • La persistance dans la tâche. Il y a plus de motivation quand il y a plus de temps qui s’écoule entre le début d’une tâche et sa finalisation. Plus nous rendons vite la tâche moins nous sommes motivés.
  • Les indicateurs expressifs des émotions. Les actions que nous réalisons sont souvent accompagnées d’expressions émotionnelles qui indiquent le plaisir ou le déplaisir que nous provoque une activité. Comprendre les expressions des élèves peut aider un professeur en lui donnant beaucoup d’informations sur la motivation de ses élèves.

Comment savoir si un enfant est motivé

Comment encourager la motivation pour l’étude ?

1. L’attitude influence la motivation

Les recherches ont démontré que l’interaction entre un professeur et ses élèves est plus importante pour le processus d’apprentissage que les facteurs structurels, comme le matériel éducatif et la taille de la salle de classe. Cette relation entre étudiants et professeurs est importante non seulement lors des premières années scolaires, mais aussi plus tard, quand les défis deviennent plus importants.

Selon une étude de l’Université de Finlande de l’Est, une atmosphère positive et chaude dans la salle de classe créée par le professeur augmente la motivation des élèves pour apprendre.

Une attitude empathique de la part du professeur ne fait pas que protéger l’image que les étudiants ont d’eux-mêmes, mais protège également ceux-ci de l’exclusion social de la part de leurs camarades.

Comment encourager la motivation ? Démontrez une attitude et un état d’esprit positif. Il faut créer un lien affectif avec l’étudiant, lui montrer que vous vous préoccupez pour lui personnellement, ainsi que pour son processus d’apprentissage. Ne le ridiculisé jamais s’il sait pas ou ne comprend pas quelque chose. Montrez de l’empathie et de la compréhension, et sachez faire preuve d’humour.

2. Valorisé les efforts

Il est beaucoup plus important de valoriser les efforts que le résultat. Si le résultat est plus valorisé, l’élève se concentrera uniquement sur celui-ci, oubliant que pour obtenir quelque chose de bien, il faut produire des efforts. De plus, beaucoup de fois les résultats dépendent d’autres facteurs, comme la chance par exemple.

Comment encourager la motivation ? Concentrez-vous sur le processus d’apprentissage des enfants, en les encourageant à faire des efforts et en les récompensant s’ils font beaucoup d’efforts : “tu es très concentré, ça se voit que tu apprécies ce que tu fais”, ou “tu fais beaucoup d’efforts, tu vas apprendre énormément”.

3. Maintenir l’implication

Si les enfants sentent qu’ils sont utiles et qu’ils ont des responsabilités, ils seront beaucoup plus motivés.

Comment encourager la motivation ? Donnez des responsabilités aux élèves, faites-les participer aux cours. Donnez à chacun une tâche, comme maintenir la salle de classe propre, la ranger, laver le tableau noir, distribuer le matériel… Lorsqu’ils travaillent en groupe, que chacun se charge de quelque chose en particulier.

4. Félicitez-les

Bien que cela soit plus important de récompenser l’effort, les enfants ont besoin de récompenses concrètes pour leurs bons résultats. Les enfants ne sont pas capables de voir les bénéfices à long terme d’avoir des bonnes notes et d’apprendre quelque chose, ils ont besoin de récompenses plus immédiates. Les félicitations les motivent à travailler et à faire des efforts en ayant un objectif en tête.

Comment encourager la motivation ? Établissez de petites récompenses, en fonction es accomplissements des enfants. Cela peut être des privilèges spéciaux ou des petites choses que les enfants adorent (comme des autocollants). Mais il n’est pas nécessaire de les saturés, car sinon ces récompenses perdent de leurs valeurs. L’idéal est d’espacer le temps entre une récompense et une autre. Plus les enfants grandissent, plus ils seront capables de visualiser les bienfaits sur le long terme. Si il s’agit d’enfant qui débutent l’école, une récompense par jour est quelque chose d’adéquat. Pour les enfants plus grands une par semaine suffit. Le mieux est de diminuer petit à petit ce type de récompenses et de les remplacer par des encouragements, car sinon les enfants finissent par devenir dépendant de ces récompenses.

5. Le goût est dans la variété

Les enfants s’ennuient facilement si on ne les motive pas correctement. Plus encore dans ce monde technologique dans lequel ils sont habitués à une stimulation massive avec leurs tablettes et téléphones mobiles. Parfois, même les parents utilisent ces appareils pour occuper et calmer leurs enfants. C’est pour cela qu’il est important d’éviter de tomber dans la routine.

Comment encourager la motivation ? Soyez créatif. Utilisez différentes structures d’apprentissage. Enseignez grâce à des jeux et des discussions interactives, afin que l’apprentissage soit plus dynamique et que les enfants soient plus impliqués. L’apprentissage passif, dans lequel l’enfant ne fait que réciter les informations et ne se les approprient pas, détruit la motivation. Vous pouvez également utiliser d’autres moyens comme la peinture, la photographie, les vidéos et les films…

6. Expliquez “À quoi est-ce que ça me sert ?”

Souvent nous perdons la motivation si nous ne savons pas l’utilité dans le “monde réel” de ce que nous apprenons. C’est pour cela qu’il est important de l’expliquer.

Comment encourager la motivation ? Vous pouvez créer un aparté au début de chaque thème afin d’expliquer les utilités pratiques d’apprendre quelque chose. Si vous enseignez l’algèbre, dédiez un peu de temps pour expliquer en quoi seront utiles les connaissances d’algèbre, par exemple pour un ingénieur. En sachant que ces connaissances sont utilisées dans la vie réelle, cela augmente l’importance perçue de la matière et motive à son apprentissage.

7. Ne dépréciez pas

Déprécier un enfant et lui mettre des étiquettes négatives comme “lent”, “feignant”, “bête”, ne sert qu’à détruire sa motivation. Faites-lui sentir qu’il n’est pas capable de quelque chose et il n’y arrivera jamais. Découvrez l’impact de nos mots sur nos enfants dans cet article.

Comment encourager la motivation ? Évitez les dépréciations et les étiquettes négatives. Au lieu de cela, soulignez ses vertus, ses habiletés et ses qualités. Encouragez sa mentalité de croissance et de développement, faites-lui comprendre que même si quelque chose n’est pas très bien, avec de la pratique tout s’améliore. Encouragez la confiance en soi et découvrez comment féliciter les enfants afin d’augmenter leurs estimes d’eux-mêmes.

8. Utilisez CogniFit, le programme leader en neuroéducation

La neuroéducation est basée sur une nouvelle vision de l’enseignement qui utilise les connaissances récentes sur le cerveau pour analyser et améliorer les processus d’apprentissage des étudiants. Cognifit est la plateforme leader en neuroéducation. Ce programme est un instrument professionnel créer par des spécialistes en neuropsychologie infantile.

La technologie de CogniFit est basée sur la neuroplasticité. Ce programme est très facile à utiliser. Il comprend différents jeux cliniques qui peuvent être réalisés sur un ordinateur et permettent aux professeurs qui ne sont pas spécialisés en psychopédagogie d’analyser les processus d’apprentissage et de développer le potentiel de chaque étudiant.

Comment encourager la motivation ? CogniFit identifie avec une objectivité scientifique les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et obtient une relation entre son rendement scolaire, son comportement et sa motivation, permettant d’entreprendre des stratégies d’enseignement personnalisées.

9. Aidez-les à gérer l’anxiété

Beaucoup d’enfants n’arrivent pas à rester motivés parce qu’ils ressentent une grande anxiété, qu’ils ont peur de l’échec et de ne pas réussir à obtenir les résultats désirés.

Comment encourager la motivation ? Transmettez leurs de la tranquillité et faites leurs savoir que l’échec n’est pas quelque chose de négatif. Se tromper nous aide à apprendre plus et mieux, et à savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire. Si l’anxiété est trop élevée, vous pouvez essayer des exercices de relaxation.

10. Apprenez-leur à s’auto-motiver

C’est très bien de motiver les enfants, mais ils ont également besoin d’apprendre à trouver leur propre motivation et qu’ils arrivent à la gérer eux-mêmes.

Comment encourager la motivation ? Aidez-les à trouver les raisons pour lesquels leurs études peuvent leur servir. Cela les aidera-t-il à comprendre leur environnement ? Ou alors cela leur servira-t-il pour leurs futurs études universitaires ? Peut-être que cela les aide dans leur quotidien ?

Encourager la motivation : ne pas déprécier

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Estime de soi chez l’enfant : 6 manières de féliciter qui encourage le bon développement de votre enfant

 Les félicitations, utilisées correctement, peuvent se convertir en un outil très utile pour encourager le développement de l’estime de soi des plus petits. Un enfant qui est félicité de la bonne façon se sentira valorisé, et apprendra à obtenir ce qu’il désir. Par contre, surprotéger et encenser continuellement nos enfants peut produire l’effet inverse. Comment féliciter les réussites de nos enfants pour augmenter leur estime d’eux-mêmes et leur assurance ? Voici 6 manière de féliciter pour augmenter l’estime de soi chez l’enfant.

Estime de soi chez l’enfant : comment l’augmenter grâce aux félicitations

Comment pouvons-nous exprimer à notre enfant à quel point nous sommes fiers de lui ? Quand un enfant réalise une prouesse, nous avons tendance à le féliciter immédiatement pour ce qu’il a accompli. “Bravo ! Tu es très courageux, et intelligent, et le plus beau, etc…” Cette reconnaissance nous vient de façon innée, sans réfléchir. Pourtant, souvent ces félicitations peuvent avoir un effet négatif sur les enfants.

L’estime de soi chez l’enfant :

L’estime de soi chez l’enfant, qu’est-ce que c’est ? L’estime de soi est la manière dont nous nous jugeons et nous nous évaluons nous-mêmes, si nous nous sentons capable d’affronter un défi ou non. Les manifestations d’estime de soi apparaissent très tôt dans l’enfance. Une estime de soi saine peut aider à prévenir une multitude de problèmes psychologiques. C’est pourquoi il est crucial de la développer correctement dès les premières années de vie de nos enfants.

Nous pouvons développer deux types de mentalité différentes : une mentalité fixe ou une mentalité de croissance. Que nous penchions plus vers l’une ou l’autre dépendra en grande partie du type de félicitations que nous avons reçu pendant notre enfance :

  • Mentalité fixe : elle consiste en le fait de penser que nos traits personnels et nos habiletés sont innées (que nous naissons avec et que nous ne pouvons pas les changer). La mentalité fixe nous pousse à croire que si nous ne sommes pas doués dans un domaine, il n’y à rien à faire. Les personnes qui développent ce type de mentalité voient leurs erreurs comme des échecs.
  • Mentalité de croissance : elle consiste en le fait de penser que nos traits personnels et nos habiletés sont le fruit de nos expériences (que nous les développons). La mentalité de croissance nos pousse à croire que si nous ne sommes pas doués pour quelque chose, nous pouvons nous améliorer en nous entraînant. Les erreurs sont de opportunités pour apprendre.

Selon une étude, les parents qui ressentent de l’inquiétude et de l’anxiété face aux échecs de leur enfant (comme des mauvaises notes à l’école) et qui voient ces erreurs comme quelque chose de négatif, rendront leur enfant plus enclin à avoir une mentalité fixe.

Par contre, les parents qui se concentre sur le fait d’apprendre de ces mauvais résultats, aideront leur enfant à développer une mentalité de croissance. L’intelligence de ces enfants se construira sur les bases de l’effort et de l’apprentissage.

Manières de féliciter afin d’augmenter l’estime de soi chez l’enfant

1. Augmenter son indépendance

Avant tout, pour pouvoir féliciter nos enfants, nous devons les laisser être indépendants, assumer les risques, faire des choses par eux-mêmes, qu’ils finissent ce qu’ils commencent, qu’ils prennent leurs propres décisions, qu’ils apprennent que leurs actions ont des conséquences et qu’ils commencent à en assumer les responsabilités. Parfois il est plus facile de faire les choses nous-mêmes, car nous pouvons les faire plus vite et mieux, surtout quand nous sommes pressés. Mais parfois il est important de les laisser faire pour qu’il gagne en indépendance.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : permettez-lui de faire des choses lorsqu’il en a la capacité. Laissez-le manger seul dès qu’il est capable de tenir seul sa cuillère, laissez-le attacher ses chaussures seul, qu’il aide à mettre la table… Il ne faut pas que cela vous dérange qu’il prenne un peu plus de temps, vous pouvez par exemple vous levez plus tôt le matin afin de ne pas avoir besoin de courir pour arriver à l’heure à l’école.

Augmenter son indépendance

2. Félicitez la manière et l’effort, pas le résultat

Il est important de ne pas se concentrer sur le résultat obtenu, mais plus sur la manière de l’obtenir. De cette façon nous encourageons l’effort et le travail, et pas le résultat, car parfois celui-ci peut être indépendant de notre volonté. Par exemple, lors d’un examen, il se peut que nous nous trompions, ou que la professeure face une erreur, ou encore que l’examen soit trop difficile… L’important est que nous ayons travailler et que nous ayons fournit un effort afin de faire le mieux que nous pouvions.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : ne lui dites pas : “quelle bonne note tu as eu !”, mais plutôt : “ça se voit que tu as bien travailler pour ton examen”, dites-lui : “j’aime beaucoup ton dessin, surtout la quantité de détails qu’il y a”.

3. Félicitez-le sur des choses concrètes

Si vos félicitations sont trop générales comme “bien joué”, l’enfant ne saura pas vraiment à quoi vous faites référence. Qu’est-ce qu’il a bien fait dans tout ça ? Cela n’apporte pas d’information à l’enfant et ne l’aide pas à s’améliorer. Découvrez l’effet Pygmalion chez les enfants.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : si l’enfant, de sa propre initiative, à aider un autre enfant, au lieu de lui dire : “qu’est ce que tu es gentil”, dite-lui : “tu as vu qu’il avait besoin d’aide et tu l’as aidé, c’est un geste très généreux de ta part, bravo”.

4. Ne le féliciter pas excessivement

Les félicitations constantes peuvent être préjudiciables pour l’estime de soi chez l’enfant. S’ils s’habituent à recevoir des félicitations pour tout ils deviendront dépendants de celles-ci. Ils feront tout pour être félicités par les autres, et se sentiront vraiment mal quand ils n’y arriveront pas.

De plus, un excès de félicitations peut leur faire croire que, soit ils sont parfaits, soit qu’ils doivent être parfaits tout le temps. Aucunes de ces deux choses n’est désirable.

Dire à un enfant qu’il est le plus intelligent, le plus beau, ou le meilleur développe chez lui un sentiment d’égoïsme, mais tôt ou tard, il se rendra compte que cela n’est pas vrai, fiasant ainsi baisser son estime de soi. Découvrez le symptôme de l’Empreur.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : soyez toujours sincère. Les enfants détectent quand les félicitations ne sont pas sincères et cela les affecte négativement. Félicitez-les seulement quand ils le méritent, par l’effort qu’ils ont fourni. Si ça n’est pas le cas, vous pouvez lui dire : “c’est un bon début” ou “j’aime bien comment tu dessines, comment penses-tu que tu pourrais le faire encore mieux ?”. Afin qu’ils ne soient pas dépendant des félicitations, faites que ces félicitations soient occasionnelles et imprévisibles.

5. Observez plus et félicitez moins

Les enfants s’habituent aux félicitations et les attendent, chaque fois ils vont avoir besoins de plus en vont tout faire pour essayer de les obtenir.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : au lieu de le féliciter, signalez les faits. Ne les jugez pas sur ce qu’ils ont fait, dites : “tu as fini les devoirs” ou “il y a beaucoup de couleur sur ce dessin”. De cette façon, vous les motivez et leur faites sentir fier de leurs accomplissements.

6. Que le ton accompagne la félicitation

Quand le ton de notre voix n’est pas en accord avec ce que nous disons, une plus grande importance est donnée au ton, et non pas au sens des mots. Si un enfant ne voit pas la concordance entre les deux éléments il saura que vous n’êtes pas sincère et le ressentira comme un mensonge. Cela peut le faire beaucoup souffrir, surtout pour son estime de soi. Il ne faut pas que faire attention à ce que l’on dit, sinon également à comment nous le disons.

Augmenter l’estime de soi chez l’enfant : quand vous dites à votre enfant qu’il s’est donné de la peine, dites-le-lui sur un ton positif et joyeux. Ainsi il se rendra compte que vous êtes content de lui et de ce qu’il a fait. Car si nous le lui disons sur un ton brusque et fermé, il pensera qu’il a fait quelque chose de mal.

Dans la vidéo qui suit, vous pouvez (si vous comprenez l’anglais) voir comment Carol Dweck explique que nous pouvons influencer la mentalité de nos enfants grâce aux félicitations. Suivant de comment ils seront félicités, nous obtiendrons une mentalité fixe ou bien une mentalité de croissance.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Communication entre parents et adolescents. Guide pratique pour affronter cette période

La communication entre parents et adolescents est souvent vécue des deux côtés comme un conflit quotidien. Les parents vivent avec l’anxiété le moment de s’asseoir et de parler avec leurs enfants adolescents. Ceux-ci peuvent s’énerver du silence de leurs enfants, qui les poussent à se préoccuper. Pourtant les parents de leurs côtés ne disent pas tout non plus. Nous vous donnons dans cet article quelques conseils pour améliorer votre relation avec votre enfant adolescent, ainsi que la meilleure façon de lui parler et les erreurs à ne pas commettre.

Communication entre parents et adolescents

Comment communiquer avec votre enfant adolescent ?

La communication est fondamentale pour améliorer notre qualité de vie, pour exprimer nos émotions et nos idées ou pour solutionner les problèmes. La communication avec les adolescents est une tâche ardue pour les parents, lesquels se voient souvent frustrés pas le silence de leur enfant et qui ressentent une constante préoccupation.

Il est nécessaire qu’autant les parents que les adolescents apprennent à communiquer entre eux. Avant tout, il faut savoir que :

  • La communication entre parents et adolescents est un processus qui prend du temps. On n’obtient rien du jour au lendemain, il faut donc faire preuve de patience. Les opportunités pour communiquer avec votre enfant et de connaître ses peurs et ses passions se présenteront d’elles-mêmes.
  • La communication est un processus qui fonctionne dans les deux sens. Parler est très important mais il est sans aucun doute primordial de savoir écouter. Il est mieux de ne pas être le protagoniste de la conversation. Il faut savoir céder le tour de parole pour pouvoir échanger des idées, des pensées et des émotions.
  • Quand vous parlez avec votre enfant, vous n’écouterez pas que des choses qui vous seront agréables. Il est nécessaire que vous gardiez une attitude émotionnelle ouverte. Rappelez-vous qu’une bonne communication parent-enfant permettra à l’adolescent de prendre des décisions appropriées et face à une erreur, il aura la possibilité d’assumer la responsabilité qu’implique une décision inadéquate.
Quand une personne ne dispose pas des outils nécessaires pour communiquer ou souffre d’un manque d’habilité pour communiquer, elle peut se sentir avant tout frustrée, isolée voir inutile. La conséquence sera qu’elle aura moins de possibilités de recevoir de l’aide ou de s’intégrer dans un groupe. Pour cela, il est utile de connaître et de savoir manier les techniques d’assertivité comme moyen pour améliorer et renforcer les relations entre parents et enfants.

Guide pratique pour la communication entre parents et adolescents :

1. Les erreurs dans la communication entre parents et adolescents

Les erreurs qui sont le plus commises dans la communication entre parents et enfants adolescents au quotidien et sur lesquelles vous pouvez agir afin de ne pas les reproduire sont les suivantes :

  1. Généraliser : “Tu es toujours…”, “Tu ne fais jamais…”. Le problème est dans votre attitude envers votre enfant. Les reproches à votre enfant pour sa conduite ou pour son comportement ne sont souvent pas constructives. Comme par exemple : “Tu n’aides jamais”, “Tu ne prêtes pas attention quand je t’explique quelque chose” ou “Tu finis toujours par crier” etc…
  2. Utiliser la critique et le dénigrer dans sa participation à la vie de famille : “Tu n’es pas reconnaissant”, “Tu ne sais rien faire”, “Tu es inconscient”.
  3. Utiliser le cri comme une arme : avec laquelle vous pouvez vous sentir supérieur sur votre enfant, sans vous rendre compte que c’est vous êtes le modèle que vos enfants ont pour grandir.
  4. Maltraiter : Culpabiliser, insulter, embarrasser, reprocher, que ce soit à la maison ou dans la rue, sans vous soucier d’où vous êtes ou d’avec qui est votre adolescent.
  5. Penser à autre chose quand votre enfant vous parle : Quand votre enfant vous raconte leurs problèmes et que vous n’êtes en train de penser qu’à vos préoccupations du travail, de la maison, de l’hypothèque…
Les difficultés de la communication entre parents et adolescents peuvent venir de l’attitude des parents

2. Les formes de communication entre parents et adolescents

Chaque famille est très différente dans son fonctionnement et les relations qui existent entre ses membres sont celles qui leur ont été enseignées ou qu’ils ont observé pendant leur enfance. Il existe différents styles d’éducation :

  1. Le style agressif : Les personnes qui interrompent les autres, qui crient, qui n’écoutent pas, qui grondent ou qui ne prêtent pas attention à qui est en train de parler.
  2. Le style passif : Les personnes qui provoque de la colère par leur manque de prise de position, qui n’opinent jamais rien. Si elles finissent par donner un avis pour ou contre, elles donnent l’impression d’adopter l’opinion d’un autre et pas de choisir par elles-mêmes.
  3. Le style assertif : Les personnes qui disent ce qu’elles pensent et ce qu’elles sentent, qui se montrent sures et qui n’agressent pas les autres. Ces personnes respectent l’opinion d’autrui.
L’importance des styles d’éducations et la communication entre parents et adolescents

3. Conseils pratiques pour améliorer la communication entre parents et adolescents

1. Écoutez ce que dit votre fils ou fille et laissez-le terminer : laissez votre enfant parler, qu’il dise ce qu’il pense et ce qu’il sente. Si vous l’interrompez constamment parce que “vous savez déjà ce qu’il va dire, vous avez aussi été adolescent”, vous ne saurez jamais ce qu’il ressent.

2. La tranquillité avant tout, contrôlez vos impulsions ! Cela peut arriver qu’il vous raconte qu’il ait fait quelque chose qui ne vous plaise pas. Évitez de crier et évitez les menaces, car cela ne servira à rien. Quand vous vous êtes calmé, parler avec lui et expliquez-lui ce qui ne vous a pas plu dans sa conduite et pourquoi il n’a pas bien agi. Il peut vous être utile de savoir comment contrôler vos nerfs.

3. Ne jugez pas : C’est le pire que vous puissiez faire ! Si vous vous dédiez uniquement à le punir pour sa conduite vous mettrez une barrière entre votre enfant et vous-même. Afin qu’il voit que vous ne jugez pas, utilisez des phrases comme : “en ce moment tu es très fâché, mais il serait mieux que tu ne cries pas. Quand tu seras plus calme on pourra continuer cette conversation”.

 

4. Donnez de l’importance à ce qu’il dit : Les parents voient souvent le monde d’une manière différente que les adolescents. Quelque chose qui pourrait leur sembler peu important peut se révéler essentiel pour un adolescent. La réaction la plus courante des parents face aux préoccupations de leur enfant adolescent est : “ce n’est qu’une bêtise sans importance, quand il sera grand il se rendra compte que ça n’est pas si grave…”. Si votre enfant adolescent compte sur vous pour parler des choses qui l’importent, donnez leurs l’importance qu’elles méritent. Votre enfant a eu le courage de vous raconter quelque chose qui a pour lui de l’importance. Respectez sa préoccupation.

5. Ne lui donnez pas de leçons : On dit souvent à nos enfants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Il est pourtant beaucoup plus utile de les inciter à chercher des solutions, à créer des alternatives. Tout au long de sa vie, votre enfant se rendra compte qu’il est très utile d’avoir plusieurs solutions pour un problème.

Ce n’est plus un enfant, n’envahissez pas son espace personnel

6. Apprenez-lui à communiquer ses sentiments : C’est bien de lui demander comment a été sa journée, comme par exemple : “Comment ça va à l’école ? Et le foot ?”. Mais essayez d’aller encore plus loin et demandez-lui comment il se sent ces derniers temps, si quelque chose le préoccupe. Vous pourrez ainsi peut-être l’aider à comprendre ce qu’il ressent en le lui demandant directement. N’ayez pas peur et demandez-lui s’il est triste ou en colère. Nous devons tous apprendre à exprimer nos sentiments et sans aucun doute les parent sont les meilleurs modèles pour leurs enfants. Découvrez comment améliorer votre intelligence émotionnelle.

7. Ce n’est plus un enfant : Le plus important et ce qui est souvent le plus dure pour les parents est de l’accepter. Votre enfant n’en est plus un ! Il est entrain de grandir et il se convertit petit à petit en adulte. Si vous continuez de le traiter comme un petit enfant il se sentira ridiculisé, surtout devant ses amis. Faites-y attention !

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique de Cognifit, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive.”

Prendre soin du cerveau d’un enfant : guide pratique pour les parents

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant ? En tant que parents nous donnons beaucoup d’importance à l’éducation de nos enfants. Il nous semble par exemple tout à fait normal et naturel d’apprendre à nos enfants quelles sont les bases d’une bonne hygiène corporelle et dentaire. Par contre nous oublions souvent de prendre soin du cerveau de nos petits, ce qui est pourtant important afin que ceux-ci grandissent bien et deviennent des personnes équilibrées, saines et heureuses. Nous pouvons tous apprendre quelques astuces et conseils pour prendre soin du cerveau d’un enfant.

Pourquoi est-il si important d’apprendre à prendre soins du cerveau d’un enfant ? Le cerveau est notre organe le plus important, et nous savons qu’avec l’âge celui-ci vieillit et se détériore. L’incidence de démence et d’accident vasculaire cérébral augmente au fur et à mesure que nous vieillissons et s’est même converti en l’un des plus grands fléaux de notre société, provoquant de hauts indices de dépendance. La bonne nouvelle est que nous savons désormais comment prendre soins de notre cerveau et prévenir son vieillissement, ou du moins le retarder. Le problème est que nous nous préoccupons peu de tout cela avant d’avoir atteint la cinquantaine. C’est alors que nous cherchons ardemment des informations sur comment prendre soins de notre cerveau et que nous commençons à mettre en pratique les recommandations générales. Mais commencer à prendre soin de notre cerveau à cinquante ans n’est-ce pas déjà trop tard ? Ne serait-il pas beaucoup mieux de commencer à prendre soin de notre cerveau depuis notre enfance ?

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant

La réponse à cette ultime question est bien évidemment OUI. De la même manière que nous enseignons à nos enfants à se laver les dents trois fois par jour, nous devons leur enseigner les habitudes qui les aideront à avoir un cerveau plus sain, et ce dès leur plus tendre enfance.

Le neuropsychologue Álvaro Bilbao, auteur de “Le cerveau de l’enfant expliqué aux parents”, nous parle de ce thème lors de sa dernière rencontre dans le cadre de Gestion d’enfants, un projet dédié à collaborer avec les pères et les mères dans leur travail d’éducation. Dans ses conférences, des penseurs, des communicateurs et des professionnels de différents milieux joignent leur savoir sur l’éducation des enfants et des outils et idées que l’on peut appliquer à l’éducation de nos enfants.

Conseils sur comment prendre soin du cerveau d’un enfant

Selon le neuropsychologue, pour prendre soins du cerveau d’un enfant il nous suffit de suivre quatre indications de bases :

1. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Donner de l’affection

Selon Álvaro Bilbao, donner de l’affection à nos enfants serait le plus important. Un cerveau qui n’a pas reçu d’affection durant les premières années de vie grandira avec certaines difficultés émotionnelles et intellectuelles. Cela est dû au fait que le cerveau est composé de trois niveaux :

  1. Cerveau Primitif (responsable des instincts basiques tel que manger et dormir).
  2. Cerveau Émotionnel (qui recherche de l’affection)
  3. Cerveau Rationnel (qui développe la capacité intellectuelle).

Quand l’un de ces niveaux ne se développe pas correctement, cela détient également le développement du niveau supérieur. Ainsi “c’est seulement lorsque le cerveau émotionnel a reçu l’affection dont il a besoin que l’on peut développer une bonne capacité intellectuelle” dit le neuropsychologue.

De plus, Álvaro Bilbao prévient qu’il ne faut pas confondre donner de l’affection avec surprotection et lui éviter quelconque souffrance : “la manière d’apprendre à un enfant de prendre des bonnes décisions n’est pas de lui éviter les problèmes mais de le laisser faire des erreurs, de l’aider à en tirer des leçons et à en sortir grandit”. La science nous dit que face à un défi ou à une situation nouvelle, deux structures cérébral s’activent : d’un côté l’amygdale (responsable de déclencher la peur) et de l’autre le cortex préfrontal (qui nous prépare à affronter le défi et à entrer en action). Si en tant que parents nous solutionnons tous les problèmes de nos enfants pour leur éviter de souffrir, nos enfants grandiront en activant uniquement la partie responsable de la peur (amygdale) et la peur sera la seule réponse qui leur restera face à un défi. Ils n’apprendront pas qu’ils peuvent également agir et résoudre les problèmes. Il est important que les enfants apprennent à solutionner les contretemps d’eux-mêmes, de leur laisser la place de se tromper et d’apprendre de leurs erreurs. En tant que parents nous devons être présent pour les encourager à tenter des choses, ainsi que pour les soutenir et les guider quand ils se trompent.

2. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Faire de l’exercice

Une autre partie très importante de l’éducation de nos enfants est de leur faire faire du sport et de les habituer à faire de l’exercice depuis petit. Cet aspect de l’éducation ne nécessite quasiment pas d’explication tant il existe de connaissances sur les bienfaits du sport sur la santé. Mais pour donner une explication, nous vous dirons que le bon fonctionnement cérébral nécessite beaucoup d’oxygène. Bien que notre cerveau ne représente que 2% du poids total de notre corps, il consume 33% de l’oxygène que nous respirons. Pour que toute cette quantité d’oxygène arrive jusqu’à notre cerveau nous avons besoins d’un cœur puissant et en bonne santé, afin de pomper le sang qui transporte cette oxygène en continuité. Faire de l’exercice quotidiennement aide à fortifier le cœur et à le maintenir en bonne santé, ce qui favorise une bonne oxygénation de notre cerveau.

De plus, il est démontré que l’exercice réduit le stress (et oui, nos enfants en souffrent également) et qu’il augmente la BDNF, une protéine que aide notre mémoire.

La meilleure façon de donner envie à nos enfants de faire de l’exercice est qu’ils nous voient en faire nous-même. Ne soyons pas feignant ! En plus nous pouvons utiliser “l’excuse” de faire de l’exercice pour passer du temps avec eux. Nous pouvons les emmener faire un tour à vélo, aller nager à la piscine, jouer au foot ou à quelconque autre sport… Faire de l’exercice, c’est sympa !

3. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Nutrition Neurosalutaire

La nutrition est un des autres aspects importants, également très connu, qui affecte notre santé cardiovasculaire. Si nous savons quels aliments sont plus sains pour notre santé cérébrale, pourquoi ne pas habituer nos enfants à les consommer dès leur plus jeune âge ?

Il est important d’habituer nos enfants à manger sainement, avec des fruits, des légumes, du poisson bleu, de la farine intégrale, en limitant la quantité de sucre qu’ils consomment et en évitant les plats pré-cuisinés. Une alimentation saine aidera nos enfants à…

  • Augmenter leur mémoire et leur concentration (grâce aux fruits et légumes)
  • Améliorer leur agilité mentale (il est démontré que les graisses non-saturées facilite le flux d’information dans le cerveau)

Afin d’encourager la consommation de ces aliments, pourquoi ne pas aller une fois acheter le goûter au rayon fruit plutôt qu’au rayon pâtisserie ? Pourquoi ne pas lui préparer un sandwich végétal ?

4. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Gestion du stress et autocontrôle

Et oui, nos enfants aussi souffre du stress ! Une vidéo sur les horaires de travail réalisée en Espagne met en scène des personnes auxquelles la vie d’un ou d’une inconnu(e) est décrite. Les personnes doivent deviner quel est le métier de l’inconnu(e) qui a une vie surchargée de travail, et leurs réponses sont : médecins, laborantins, docteur à l’Université… Ils sont ainsi tout surpris quand on leur révèle qu’il s’agit en fait d’un enfant ! En effet, en Espagne, les enfants sont parmi ceux qui ont le plus de devoirs en Europe. Ils ne sont pas pour autant parmi les meilleurs élèves et n’ont pas les meilleurs résultats aux tests européens non plus. Ainsi, il peut arriver que nos enfants ne trouve pas le temps pour développer leur imagination, ce qui est pourtant essentiel pour développer un cerveau sain.

Le problème n’est pas uniquement le manque de temps libre et le stress qui en découle, sinon également les grandes difficultés pour se confronter aux contretemps et la souffrance face à quelconque difficulté qui se présente. Álvaro souligne l’importance d’enseigner l’autocontrôle à nos enfants et dit que de nos jours “nous n’habituons pas nos enfants à attendre. Et attendre est très important”. Si on y pense, c’est tout à fait vrai. Nous sommes en train d’habituer nos enfants à avoir tous ce qu’ils désirent au moment où ils le désirent. Quand nous voyageons en voiture, on leur donne une tablette pour jouer (ou le smartphone), afin qu’ils ne s’ennuient pas. À la maison on leur met la télé avec les dessins animés pour qu’ils restent tranquilles. Il faut que l’on évite de les frustrer. Tous cela par de bonnes intentions, mais le résultat n’est pas vraiment positif.

Enseigner l’autocontrôle à nos enfants, et leur apprendre à attendre une récompense, exercera le lobe frontal du cerveau et leur permettra d’avoir une meilleure réaction à chaque situation : ils pourront se contrôler quand ils en auront besoin, et se relaxer et se divertir dans les autres moments. “Pour avoir des enfants heureux, au lieu de s’arranger pour que le vent souffle toujours en leur faveur, il faut leur enseigner à naviguer en pleine tempête”, voilà une phrase sur laquelle il vaut la peine de réfléchir. Une des choses qui est parmi les plus dures pour un parent est de voir son enfant souffrir, mais nous devons le laisser se débrouiller par moment si nous voulons qu’il soit autonome et qu’il sache gérer ses émotions sur le long terme. Attention ! Cela ne signifie pas que nous devons les laisser livré à eux-mêmes afin qu’il apprennent à naviguer en pleine tempête. Il suffit juste de leur donner un peu d’espace pour qu’ils fassent leurs erreurs, pour qu’ils ressentent un peu de frustration et qu’ils arrivent à y faire face, en restant toujours présent à leur côté.

“Source : Cristina Nafría, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en réhabilitation cognitive.”

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation

Comment développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation ? Vous vous êtes certainement déjà demandé comment stimuler et augmenter la créativité et l’imagination de votre enfant. Nous vous proposons quelques idées et activités faciles qui vous aiderons à développer la créativité et l’imagination des plus petits.

Développer la créativité et l’imagination de vos enfant grâce à la socialisation

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants en stimulant leur curiosité

Les enfants qui développent depuis tout petit leurs habilités sociales (faire des amis, parler avec les autres, partager…) démontrent un plus haut niveau de créativité et d’imagination que les autres. Nous savons que les enfants sont comme des “éponges” et qu’ils absorbent tout. Ils ont donc besoin d’être entouré continuellement de nombreuses et diverses stimulations. Non seulement en ce qui concerne leurs activités, mais également dans la variété des gens qui les entourent, c’est à dire des adultes, des amis de l’école, de son quartier, de différents âges et de différentes cultures. Une des principales caractéristiques des personnes créatives n’est autre que leur curiosité, qui se développe en étant en contact avec des environnements et des milieux différents. Découvrir l’inconnu nous fait grandir. La curiosité est motivée chez nous par nos émotions, qui provoquent notre envie d’investiguer, d’apprendre, de découvrir.

On dit toujours que les personnes qui voyagent beaucoup et qui découvrent constamment de nouvelles cultures et de nouveaux environnements grandissent à tous les niveaux, tant émotionnellement que cognitivement. Même mieux, nous connaissons tous un proche qui est parti dans un autre pays ou sur un autre continent et qui est revenu avec une nouvelle vision du monde, plus ample.

Stratégies pour stimuler la créativité de vos enfants et leur capacité de socialisation :

Comme les enfants ne peuvent pas faire le tour du monde par leurs propres moyens, il existe diverses alternatives que vous pouvez mettre en pratique assez facilement et qui permettront à votre enfant d’entrer en contact avec les autres dans leur vie quotidienne et ainsi développer leur créativité, comme par exemple :

  1. Inscrivez-le aux activités extrascolaires afin qu’il entre en relation avec d’autres enfants que ceux de sa classe. Vous augmenterez ainsi le répertoire comportemental des enfants qui interagissent avec lui.
  2. Les camps d’été sont une bonne opportunité pour connaître de nouvelles personnes d’autres villes, de la campagne, etc… De plus votre enfant se trouvera dans un environnement nouveau se qui contribuera à développer sa créativité.
  3. Les activités des centres culturelles du quartier.
  4. Les échanges interscolaires.
  5. Quand vous voyagez laissez-lui un peu de liberté afin qu’il interagisse avec les gens du pays.
  6. Qu’il fasse du bénévolat aidant les personnes âgées ou les personnes démunies…

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive, en logopédie et en troubles du langage. Elle a travaillé autant avec des populations infantiles qu’avec des populations adultes et de personnes âgées. Elle adore le contact humain, la musique et est une grande passionnée d’investigations dans le domaine de la neuroscience.”

Enfants de familles homoparentales, qui sont-ils et comment prévenir leur discrimination ?

Il semble impossible qu’il y ait encore des doutes a propos du développement des enfants de couples du même sexe. Pourtant, le manque d’informations est à l’origine de beaucoup de croyances erronées sur ces familles. Comment sont ces enfants ? Est-il vrai que les enfants qui grandissent élevés par des parents homosexuels rencontrent des problèmes dans leur développement ? Est-ce que les enfants de familles homoparentales deviendront homosexuels eux-mêmes ? Est-ce que leurs compagnons de classe se moquent d’eux et les discriminent ? Ici nous vous expliquons qui sont ces enfants de familles homoparentales et nous casserons quelques mythes au passage !

Enfants de familles homoparentales

Les familles homoparentales sont par définition composées de deux parents du même sexe. C’est à dire un couple homosexuel. Au delà de ça, il peut y avoir beaucoup d’autres structures familiales : mère lesbienne célibataire ou père homosexuel célibataire, familles homoparentales recomposées avec des enfants d’une relation hétérosexuelle antérieur…

Les statistiques estiment que 15% des couples homosexuels du monde ont des enfants, biologiques ou adoptés.

Souvent, les gens se demandent si les enfants de cette communauté homosexuelle se développent naturellement, ou si au contraire, le fait d’avoir des parents homosexuels peut créer certains traumas ou dysfonctionnements chez l’enfant.

Qui sont les enfants de familles homoparentales et comment sont-ils ?

On peut déjà rencontrer énormément d’études sur le sujet. Toutes démontrent qu’il n’y a aucune différence entre les enfants de couples homosexuels et ceux de couples hétérosexuels. Les relations inter-familiales sont plus importantes que la structure des familles. C’est à dire que pour un bon développement durant l’enfance, l’enseignement des valeurs ainsi qu’éviter les erreurs qui nous mènent à élever un petit délinquant, notre communication avec nos enfants et leur gestion émotionnelle sont plus importants que la structure même de la famille.

Cette croyance que les enfants de couples homosexuels auront des problèmes dans leur développement ainsi que dans leur vie d’adulte vient avant tout de l’ignorance, mais également de campagne de discriminations d’organismes religieux, notamment aux État-Unis.

En effet, pour argumenter dans le sens que les couples de personnes du même sexe ne sont pas de bons parents, une étude de l’Université du Texas de 2012, dirigée par l’investigateur Mark Regnerus, a été citée. Cette étude affirme que les enfants de pères et de mères homosexuels auraient de moins bonnes aptitudes sociales, émotionnelles et relationnelles que les enfants de familles dites “biologiquement intactes”. Ces résultats sont en contradiction avec les études précédentes sur le sujet.

Pourtant, dans une étude plus récente, des chercheurs des universités d’Indiana et du Connecticut ont analysé les mêmes données et sont arrivés à une conclusion différente. Selon ces derniers chercheurs, le meilleur moyen de juger une étude, spécialement celles qui démontrent des résultats controversés, est de réanalyser les données. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent des erreurs dans la forme dans laquelle ces données furent codifiées et classifiées. Par exemple, un quart des jeunes prétendument élevés par des parents homosexuels avaient vécu en réalité seulement une année leurs compagnies, voir même moins. De plus, ils découvrirent qu’une grande quantité de réponses au questionnaire étaient inconsistantes, illogiques et avec des contradictions. Ces réponses auraient dues être éliminées de l’étude.

Une fois ces erreurs éliminées, il apparaît que les différences sont en fait insignifiantes, voir pratiquement inexistantes, entre les enfants élevés par des couples du même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels.

Enfants de familles homoparentales, identiques à ceux de familles hétéroparentales

Une autre étude démontre qu’il n’existe aucune différence en ce qui concerne la santé des enfants qui proviennent de familles homosexuels et ceux qui proviennent de familles hétérosexuels. Par contre, on rencontre une différence dans la cohésion des familles. Il existe une meilleure égalité dans la répartition des tâches ménagères dans les familles homoparentales que dans les familles hétéroparentales. Il est également démontré que les décisions des couples homosexuels à propos de la vie familiale et de la vie professionnelle se basent plus sur les circonstances du moment que sur les rôles prédéfinis de l’un ou de l’autre.

Certaines études démontrent également que ces enfants élevés par des parents homosexuels ont une attitude plus positive envers la diversité et sont plus sociables. De plus, on remarque que la fréquence d’enfants homosexuels élevés dans des familles homoparentales est égale à celle de ceux élevés dans des familles hétérosexuels. En fait, l’unique différence est que les familles homoparentales sont généralement plus ouvertes et plus flexibles en ce qui concerne la sexualité de leurs enfants.

Malheureusement, ces familles doivent vivre au quotidien avec la stigmatisation et la discrimination. Et bien sûr, cela a un impact négatif sur elles, ainsi que sur leurs santés mentale et émotionnelle, ce qui parfois peut mener à des problèmes de comportements. Malgré cela, il existe des études qui démontrent que les membres de familles homoparentales ne sont pas plus sujettes à commettre des délits que les membres de familles hétéroparentales.

Les personnes qui décident de maltraiter les autres trouveront toujours une raison pour le faire, parce que leur victime est grosse, quelle porte de lunettes ou parce que ces parents sont homosexuels. Même si dans ce dernier cas il s’agit d’une population plus sensible et plus encline à souffrir de ce type de traitement.

Comment prévenir et ménager la discrimination des enfants de parents homosexuels à l’école ?

Le gros du travail serait de permettre à la société d’avoir un regard plus juste sur ces familles, en uniformisant et en normalisant, non seulement ce type de famille, sinon tout les types de familles qui diffèrent de la famille dite “traditionnelle” (avec un père et une mère mariés et qui vivent sous le même toit). Bien sûr, le temps que cette stratégie porte ces fruits et qu’elle ait un impact massif sur notre société et ses croyances, il faut en développer d’autres et travailler pour améliorer la vie familiale des homosexuels.

La stigmatisation due à l’orientation sexuelle reste malheureusement à l’ordre du jour

Heureusement, nous pouvons mettre en place des stratégies pour minimiser l’impact sur cette communauté et sur leurs enfants d’une telle discrimination.

  • Faire savoir à ces enfants qu’il n’existe rien de mal au sujet de leurs parents homosexuels. Toutes les familles sont différentes à leurs manières et il n’existe pas un modèle meilleur que l’autre.
  • Qu’ils cultivent leur auto-estime et leurs habilités sociales. En effet, un enfant sûr de lui et plein de ressources pourra faire face plus facilement aux situations de discrimination ou de stigmatisation.
  • Encourager la communication dans le noyau familiale. Ne rien lui cacher sur ses origines ou toutes autres informations le concernant. En créant un lien affectueux, de soutien et une bonne communication il sera plus facile de détecter et de solutionner ces situations de discrimination.
  • Encourager l’expression des émotions dans les situations de discrimination. Si un enfant a été discriminé à l’école en raison de l’homosexualité de ses parents, il est crucial de laisser à cet enfant l’espace de s’exprimer a propos de ce que cela lui fait ressentir.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Syndrome de l’Empereur : comment élever un petit délinquant

Enfants agressifs, qui veulent commander et qui sont autoritaire. Êtes-vous en train d’élever votre enfant pour en faire un futur délinquant ? Le syndrome de l’Empereur est toujours plus présent dans notre société : enfants tyrans ou “empereurs”, qui font ce qui leur plait, qui n’accepte pas un non pour réponse et dont les plus fidèles serviteurs sont ses parents. Découvrez dans cet article qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur, comment détecter si votre enfant en prend le chemin, ainsi que les 10 règles d’ors pour élever un petit délinquant chez vous. C’est donc ce que vous ne devez jamais au grand jamais faire si vous souhaitez élever un enfant avec un sens des valeurs et du respect.

Syndrome de l’Empereur

Qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur ? Mon enfant est-il un futur tyran ?

Le syndrome de l’Empereur ou de l’enfant tyran est un trouble du comportement qui se manifeste chez les mineurs. Dans ce cas, les rôles sont inversés, les enfants dominent leurs parents et font leur loi, pouvant atteindre parfois même des situations de maltraitances.

Curieusement, il n’existe pas de points communs entre ces enfants, ils peuvent être les aînés, les cadets, adoptés. Même dans une fratrie où tous les frères sont élevés dans les mêmes conditions et le même environnement, un des frères pourra être atteint du syndrome de l’Empereur alors que les autres non. Il n’existe donc pas non plus de composants génétiques ou héréditaires qui pourrait l’expliquer.

Cela se produit généralement dans les familles de classes moyennes-hautes, et bien que les garçons soient en pourcentage plus représentés dans les cas de syndrome de l’Empereur, les filles gagnent de plus en plus du terrain.

Si votre enfant ne demande pas, mais exige, c’est la première alarme du syndrome de l’Empereur

L’âge peut varier entre 9 et 17 ans, et bien qu’ils ne soient pas délinquants au départ, ils peuvent aller jusqu’à voler, maltraiter, menacer et blesser psychologiquement. Les victimes sont le plus souvent les mamans, qui auront souvent peur de le raconter par sentiment de culpabilité. “Mon enfant est comme ça parce que je n’ai pas su être une bonne mère”.

Qu’arrive-t-il à mon enfant ? Caractéristiques du syndrome de l’Empereur

  • Ils se sentent habituellement tristes, anxieux et fâchés, généralement sans cause apparente.
  • Ils ont un sens exagéré de la propriété, ils pensent concrètement que tout leur appartient, et que les autres sont là uniquement pour être à leur disposition. Quand on leur refuse quelque chose, ils ont des attaques de colère voir de rage, ils en arrivent même à insulter et à menacer physiquement.
  • Ils sont égocentriques et ont une tolérance à la frustration inexistante ou très basse.
  • Ils ont habituellement une basse estime d’eux-mêmes, et manquent d’empathie. Ils sont incapables de comprendre les conséquences de leurs actes sur autrui. Ils ne ressentent pas le regret ou la culpabilité des actes qu’ils ont commis.
  • Ils discutent les règles et les punitions en permanence. Ils rejettent les figures d’autorités, et peuvent se montrer inaptes dans un autre environnement social, comme à l’école par exemple.
  • L’autre est toujours coupable, eux jamais. Ils cherchent à justifier leurs actes, et ne font pas que mettre la faute de leurs problèmes sur les autres, mais ils espèrent également que ceux-ci les résoudront.

“Le syndrome de l’Empereur est fondamentalement un problème d’éducation dans une société où l’autorité est dévaluée” Javier Urra

Syndrome de l’Empereur ou enfant tyran, les parents sont-ils coupables ?

Catégoriquement non ! Ce n’est pas votre faute. Mais oui, vous êtes une part du problème, ainsi que sa solution. Parmi vos responsabilités, celle d’imposer des limites, des règles et des routines à votre enfant est très importante. Celles-ci doivent impérativement être non-négociable ! N’ayez pas peur de dire non à votre enfant par peur de le traumatiser. En réalité, ce qui pourrait le rendre névrosé est de ne pas savoir ses limites, ne pas savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

Les styles d’éducation des parents sont un facteur clé pour prévenir et gérer ce trouble. L’autorité doit toujours être entre vos mains, en restant affectueux et en maintenant votre ligne de conduite.

Où il y a de l’amour, des échanges et de la communication, il est vraiment difficile de voir surgir de la violence.

Il faut développer le sens de la conscience et de la culpabilité de votre enfant, l’éduqué avec empathie, sensibilité et compassion. Il existe des techniques d’assertivité qui peut-être vous aiderons. On ne né pas dictateur ou tyran. Ce que l’on communique à nos enfants et la forme avec laquelle nous le faisons est très important. Jetez un coup d’œil à l’article L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Quand vous désespérez, rappelez-vous que l’éducation n’a rien de facile, qu’il s’agit d’une course de fond et non d’un sprint, durant laquelle les enfants apprennent peu à peu vos valeurs.

Souvenez-vous également que pour la majorité des troubles infantiles et juvéniles, il vaut mieux prévenir que guérir.

Marche à suivre pour élever un petit délinquant

Le juge de mineurs de Grenade, Emilio Calatayud, qui est également écrivain, est reconnu pour ses sentences dans des cas de mineurs. Celles-ci sont jugées exemplaires et dotée d’un sens de la réhabilitation. Il nous propose dix règles afin d’élever le parfait petit délinquant à la maison.

Règle 1 : Commencez au plus tôt dans l’enfance en donnant à votre enfant tous ce qu’il demande. Il grandira ainsi convaincu que le monde qui l’entoure lui appartient.

Règle 2 : Ne vous préoccupez pas de son éducation spirituelle ou éthique. Attendez qu’il soit adulte pour qu’il puisse décider par lui-même.

Règle 3 : Quand il dit des gros mots, riez. Cela l’encouragera à faire plus de choses rigolotes.

Règle 4 : Ne le grondez pas ni ne lui dites jamais qu’une chose qu’il aurait faite soit mal. Vous pourriez créer un complexe de culpabilité.

Règle 5 : Rangez tous ce qu’il laisse traîner : ses livres, ses chaussures, ses vêtements, ses jouets. Faites lui tout ! Comme cela il s’habituera à se décharger de ses responsabilités sur les autres.

Règle 6 : Laissez-le lire tous ce qui lui tombe sous la main. Faites attention à ce que ses assiettes, couverts et verres soient bien stérilisés, mais ne vous préoccupez pas qu’il se remplisse l’esprit de cochonneries.

Règle 7 : Battez-vous le plus souvent possible avec votre partenaire devant votre enfant, ainsi il ne lui sera pas trop douloureux de voir sa famille détruite, qui sait par sa propre faute.

Règle 8 : Donnez-lui tout l’argent qu’il a envie de dépenser. N’allez pas suspecter qu’il lui est nécessaire de travailler pour obtenir son argent.

Règle 9 : Veillez à satisfaire tous ses désirs, appétits et plaisirs. Le sacrifice et l’autorité pourrait lui procurer une frustration.

Règle 10 : Mettez-vous toujours de son côté dans n’importe quel conflit, que ce soit avec vos voisins ou avec son professeur. Pensez que tous ont un préjudice contre votre enfant et qu’en fait ils ne désirent que le descendre.

Si vous suivez tous ses exemples, il est facile d’élever un petit délinquant chez vous. Et avec le temps, il pourra se convertir en un authentique délinquant.

L’éducation est un acte d’amour, et également un acte de courage

Comment élever un petit délinquant

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir un peu plus sur le syndrome de l’enfant empereur et les enfants tyrans. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”

Votre enfant refuse de manger ? Qu’est-ce que la néophobie alimentaire et 8 conseils pour la surmonter

“Maman, j’aime pas ça !” “J’ai pas envie d’y goûter !” “ça me dégoûte !” “Berk je ne vais pas manger ça…” Quand les petites bagarres et les guéguerres sont notre pain quotidien, certains parents peuvent avoir peur que leur enfant souffre de dénutrition et cèdent à leurs caprices : “Qu’il mange au moins quelque chose…” Ces situations vous parlent ? Votre enfant ne veut pas manger ? Dans cet article Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous révèle ce qu’est la néophobie alimentaire et vous propose une série de conseils pour enseigner à votre enfant à manger de tout. Dépasser cette phase est plus facile si vous savez comment vous y prendre. Développez son goût pour la nourriture d’une façon saine et enrichissante !

Qu’est-ce que la Néophobie Alimentaire ? Mon enfant refuse de manger

La néophobie alimentaire peut se définir comme le refus d’essayer de nouveaux aliments. La néophobie est également connue comme “le paradoxe de l’omnivore”, car bien que l’être humain ait besoin d’un régime varié, nous sommes capables de nous passer de certains aliments que nous considérons une “menace” pour notre santé. Pourquoi ? Il s’agit simplement d’une question évolutive.

Les êtres humains développent à un moment donné un mécanisme de survie, qui nous dissuade de manger des aliments nouveaux quand nous sommes encore enfant, par peur de l’empoisonnement. Les papilles gustatives se “ferment” quand on commence à marcher. C’est pourquoi les enfants peuvent avoir le réflexe de rejeter les aliments nouveaux.

Quand votre enfant refuse d’essayer un certain aliment, ce n’est pas parce que il le trouve bizarre, mais c’est simplement qu’il répond instinctivement. Nous sommes donc tous passer par une étape de néophobie pendant notre enfance. Il mieux est donc de le normaliser. Il est tout à fait normal qu’un aliment d’un certain groupe ne vous plaise pas alors que les autres si, par exemple vous pouvez ne pas aimer les pommes mais aimer les autres fruits. Le problème survient lorsque “aucun fruit” ne nous plait. La solution dans ce cas est de faire preuve de patience. La période d’apparition de la néophobie alimentaire est généralement à l’âge de 2 ans, et celle-ci peut durer jusqu’à 5 à 7 ans. Cela peut bien évidemment déconcerter les parents qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant mangeait de tout jusque-là et que soudain l’introduction d’aliments nouveaux devient un calvaire. À 2 ans l’enfant commence à développer son identité, et le “non” se convertit en son arme favorite pour faire connaître son opinion. Face à ce “non” à la nourriture, se fâcher, menacer ou punir ne servira qu’à vous provoquer des maux de tête ainsi que des tensions autour de la table. Comprenez qu’il s’agit d’une étape et que tôt ou tard cela lui passera. Il est essentiel de ne pas forcer votre enfant à manger quelque chose qu’il refuse catégoriquement. Ne pas le forcer à manger s’avéra également positif pour santé, et pas uniquement par rapport à l’alimentation. La néophobie est généralisée en deux groupe d’aliments identifié comme “suspect” par l’homme, les fruits et les légumes, avec un rejet particulier de ceux-ci de couleur rouge ou verte. Il existe une explication scientifique, qui dit que jusqu’à 2 ou 3 ans le goût salé et le goût amère ne sont pas bien acceptés. Les papilles gustatives ne sont pas totalement développées, et quelconque aliment qui sort du panel de goût de celui-ci ne sera pas accepté. Par contre, avec des aliments sucrés, la néophobie est extrêmement rare. C’est pour cela que la plus grande partie des aliments pré-préparés pour les enfants contiennent des grandes doses de sucre. Ainsi, au lieu de vous lancer dans une croisade contre la néophobie et vouloir absolument faire manger un certain aliment à votre enfant, il est préférable de penser que “ce n’est qu’une étape”. Il ne faut pas que votre enfant en arrive à avoir des associations négatives avec certains aliments ou certaines situations.

Quel responsabilité avez-vous en tant que parent dans la néophobie alimentaire de votre enfant ?

Des études démontrent que la néophobie alimentaire a un important composant génétique. Cela veut dire que très probablement un des deux parents ou les deux ont eu une néophobie similaire. Par contre, l’attitude des parents face aux différents aliments influe considérablement sur les préférences de leurs enfants. L’imitation, comme pour beaucoup d’autres facteurs éducationnels, font que les enfants tentent souvent d’imiter leurs parents. C’est pour cela que les parents doivent se montrer exemplaires dans leur conduite, à tous les niveaux.

Il faut savoir qu’il sera plus difficile d’introduire un aliment après les 2 ans de votre enfant si les papilles de celui-ci ne n’ont jamais goûté cet aliment par voie intra-utérine ou dans le lait maternelle.

Ces données suggèrent donc que si la maman suit un régime monotone et pauvre pendant sa grossesse et pendant la période d’allaitement, cela pourrait prédisposer l’enfant à la néophobie. Comment l’aider à surpasser cette étape sans qu’un rejet de certain aliment subsiste jusqu’à l’âge adulte ? Voici une série de conseils, proposés par des psychologues, afin de vous aider à surpasser la néophobie alimentaire de votre enfant :

Mon enfant refuse de manger, que faire ? 8 conseils pour surpasser la néophobie alimentaire

“La patience est primordiale”

Conseil 1 : Manger en famille

Dans les cas de néophobie alimentaire il devient vital de renforcer l’apprentissage par l’imitation. Si pour des questions d’horaires il vous est impossible de déjeuner, manger ou souper avec votre enfant, essayer impérativement de prendre au moins un repas par jour en sa compagnie. Il faut créer pour ces repas une atmosphère d’harmonie, sans précipitation. Il faut manger l’aliment que votre enfant refuse de manger en famille, en toute naturalité, mais sans l’obliger à le manger ni lui mettre la pression.

Conseil 2 : Continuité dans la présentation de la nourriture

Il est nécessaire d’offrir un aliment nouveau entre 9 et 10 fois avant qu’un enfant se risque à y goûter, mais les parents s’avouent souvent vaincu après avoir essayé 4 ou 5 fois. Les études démontrent que les enfants acceptent plus souvent les aliments nouveaux qui leur ont été présentés patiemment avec continuité pendant 2 à 3 semaines. Cela peut se faire de façon graduelle, en commençant par exemple en laissant la nourriture à la vue de l’enfant mais sans lui offrir. Il est important de présenter les nouveaux aliments avec continuité et sans se précipiter.

Conseil 3 : Les aliments qui ne lui plaisent pas pour commencer les repas

En effet, c’est quand votre enfant aura le plus faim qu’il y aura plus de probabilité qu’il essaye un nouvel aliment. Vous pouvez introduire un nouvel aliment avec d’autres que vous savez qui lui plairont. L’aspect, l’odeur et le goût sont des facteurs très importants au moment d’essayer de nouveaux plats. Y faire attention et essayer de faire une jolie présentation, voir amusante, peut résulter très positif.

Conseil 4 : Des aliments nouveaux un par un

Ne lui proposer pas à manger plusieurs choses qu’il refuse ou qu’il ne connait pas car le “non” que vous obtiendrez de sa part sera entendu jusque chez vos voisins. Il est important que votre enfant ne se retrouve pas troublé face à un nouvel aliment. Il est donc recommandé de présenter les nouveaux aliments un par un, en petite quantité et de manière continue.

Conseil 5 : Ne pas le forcer

Face à la contrainte ou à la peur d’une punition, il est plus probable que votre enfant déteste cette nourriture. Quand il y a moins de pression parentale, la quantité ingérée d’un aliment nouveau est plus grande. Si votre enfant perçoit votre frustration face à son refus de manger un certain aliment, il pourra alors associer cet aliment avec votre mal-être, et le refusera donc plus encore lors des prochains repas.

Conseil 6 : Ne négociez pas

Le typique “si tu manges tes épinards, tu auras de la glace au dessert” est déconseillé, car cela peut se révéler contre-productif. L’enfant pensera que ce plat doit être vraiment très mauvais pour que vous lui offriez une récompense pour le manger… Encouragez-le positivement, en lui disant combien il est courageux d’essayer de nouveau aliment et en le félicitant pour avoir si bien manger, mais pas pour la quantité. N’utilisez pas les primes et les récompenses.

Conseil 7 : Évitez les commentaires négatifs

“Regardes comment ton frère mange si bien…” “Ne te donne même pas la peine de le servir, il ne va pas y toucher” “Mon enfant n’aime pas les fruits” Tous ce que nous disons et la façon dont nous le disons affect l’estime de lui-même de votre enfant. Avec l’effet Pygmalion, vous pouvez apprendre à transmettre des messages positifs a votre enfant.

Conseil 8 : Transmettez votre amour pour la nourriture

Une façon efficace d’arriver à rendre un aliment attrayant pour votre enfant est de lui expliquer voir de lui montrer d’où vient ce dernier et comment il est arrivé jusque dans son assiette (qu’il sache son origine, comment il a été cuisiné…). Vous pouvez aller cueillir des fruits avec lui, d’une façon amusante et en le faisant participer. S’il refuse les légumes, vous pouvez vous amusez à planter des graines dans un yaourt afin de lui montrer comment se développe progressivement une plante et rendre son attitude envers les légumes plus positive.

Transmettez-lui l’amour de la nourriture

Vous pouvez également aller faire les courses avec lui, en le laissant même choisir certains aliments, ou alors en le laissant choisir un aliment dans un groupe donné. Par exemple : “tu préfères quoi, des pommes ou des poires ?”, bien sûr il ne faut pas lui proposer le choix entre une pomme et un chocolat. Un après-midi où vous êtes libre, cuisinez avec lui d’une façon originale et divertissante. Il sera ainsi plus probable qu’une fois sur la table, il se risque à goûter son plat.

“Faîte-le participer au repas et à sa conception afin qu’il développe une relation naturellement positive avec la nourriture, ainsi qu’un désir d’une alimentation saine et variée.”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”

10 conseils pour surmonter la jalousie infantile. Ma maman est à moi !

L’arrivée d’un nouveau membre dans la famille est un moment très émotionnel pour tous, et en particulier pour l’enfant qui va avoir un nouveau petit frère ou une nouvelle petite sœur. Pour prévenir et surpasser l’inévitable jalousie infantile, Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous explique comment agir en tant que parents. 10 conseils et stratégies très utiles qui vous aideront à surmonter les jalousies infantiles entre frère et sœurs. Aidez votre aîné à mûrir émotionnellement ! 

Ma maman est à moi ! 10 conseils pour surpasser les jalousies infantiles

Pourquoi mon enfant est-il jaloux de son frère ?

La jalousie est un sentiment d’envie et de regret, qui peut apparaître quand le premier enfant sent que sa position dans la famille est en danger. On l’appel alors jalousie infantile. Il peut percevoir son nouveau petit frère comme une menace concernant l’obtention de l’affection de ses parents, qu’il avait jusque-là pour lui tout seul.

Cette jalousie est une réaction tout à fait normale, qui est nécessaire au développement évolutif de l’enfant. Surpasser cette phase aide les enfants à mûrir.

“Aider les enfants à affronter leur jalousie, c’est les aider à développer leur estime d’eux-mêmes”

La relation entre frères et sœurs est l’un des liens le plus spécial qui existe. C’est une relation unique et très spéciale. Mais pour cela, une période d’adaptation est nécessaire, car nous ne sommes normalement pas préparés à partager, et encore moins quand il s’agit de l’affection de nos parents.

La jalousie infantile est un sentiments tout à fait normal

Rappelez-vous que la jalousie existe parce que vous existez vous-mêmes, parents. En simplifiant, la jalousie n’est rien de plus qu’une rivalité et une compétition pour votre affection et votre attention. Faisant parti de l’éducation, vous faites inévitablement parti de la solution.

Mais tout n’est pas négatif. Pensez que lorsque vos enfants rivalisent pour votre amour, ils apprennent au passage beaucoup de choses.

“Étant donné que nous ne pouvons pas éviter cette jalousie, notre rôle en tant que parents sera de diriger cette rivalité de façon à ce que vos enfants en apprennent quelque chose”

Il est important de savoir que la jalousie entre frère et sœurs n’est pas une mauvaise chose. Si inconsciemment nous la jugeons comme négative, nous transmettrons alors à nos enfants que leur conduite est mauvaise.

Demander à un enfant qu’il ne soit pas jaloux revient à lui interdire d’être lui-même et de s’impliquer dans les relations qui lui sont chères. Les enfants de 7 ou 8 ans ne disposent pas de la maturité nécessaire pour accepter leur petit frère comme tel, au lieu de comme un rival.

Comment aider mon enfant ? 10 conseils pour surpasser la jalousie infantile

1. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Préparez-le pour l’arrivée du nouveau petit frère

Les psychologues recommandent que ce soit vous-mêmes qui annonciez la nouvelle à votre enfant. Vous ne devez pas le faire trop tôt afin que l’attente ne soit pas trop longue. Le moment idéal est autour du 4ème mois. Aidez-le à se faire à l’idée et préparez-le à l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur. Ceci n’évitera pas la jalousie infantile, mais cela aidera votre enfant à encaisser l’arrivée du bébé et qu’il ne se sentent pas pris au dépourvu par l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille.

Expliquez-le-lui avec précautions et beaucoup d’affection, et dédiez lui le temps nécessaire, écoutez-le et répondez à toutes ses questions. Si votre enfant à entre 4 et 6 ans, il est fort possible qu’il vous pose certaines questions sur la reproduction, ainsi que le moment de commencer une bonne éducation sexuelle est arrivé.

Il est également recommandé qu’à partir du second trimestre de grossesse, votre enfant commence à communiquer avec le bébé, au travers du nombril de la maman. Qu’il raconte comment était sa journée à l’école ou le dernier conte que vous lui avez lu est un bon début pour instaurer un lien de communication entre eux.

2. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Faites-le participer aux changements

Expliquez-lui ce qu’il va se passer dans le corps de sa maman, laissez-le voir et toucher le ventre où grandit son futur petit frère ou sa future petite sœur. Apprenez-lui à caresser le ventre afin de donner de l’affection au bébé.

Laissez-le vous aider à préparer la nouvelle chambre du bébé, qu’il en choisisse la couleur, et qu’il vous accompagne pour acheter le nécessaire à l’arrivée de celui-ci, vous aidant à choisir une peluche. Apprenez-lui que ses actes et ses choix sont importants pour le futur bébé.

Encouragez les premiers liens entre vos enfants

3. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Gardez ses routines autant que possible

Quand approche l’accouchement ou quand le bébé est déjà là, il est très important que votre enfant sente que son monde ne s’effondre pas. L’idéal serait qu’il puisse rester à la maison pour passer cette étape, entouré de ses jouets et de ses affaires, et que ses routines de bains, de repas et de sommeil n’en soit pas affectées. Pensez que son monde émotionnel va devenir déconcertant ces prochains mois, ainsi que le rassurer par des routines est le bienvenu.

Si la maman passe beaucoup de temps à la maternité, il est important qu’elle l’appel par téléphone et qu’elle lui dise combien elle a envie de rentrer à la maison et d’être avec lui. Pendant cette période, le rôle du père devient crucial pour lui donner toute dont il a besoin quand sa maman n’est pas là. Quand le bébé est né, il est conseillé d’emmener votre enfant à l’hôpital pour qu’il puisse rencontrer son petit frère le plus tôt possible.

4. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Parlez à votre enfant majeur “d’égal à égal”

Si vous lui parlez comme à un adulte, votre enfant apprendra à s’occuper et à prendre soin de son petit frère ou petite sœur et l’aidera à accepter son d’aîné. Dites-lui des phrases du genre “Tu comprends, le bébé pleure et te réveille la nuit parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait, mais toi qui est déjà grand tu peux nous dire ce dont tu as besoins”.

Montrez-lui des photos et des vidéos de quand lui était un bébé pour qu’il puisse voir qu’il est lui aussi passer par cette phase et pour l’aider à s’identifier au bébé.

Nous pouvons aussi l’encourager à ce qu’il écoute le bébé : “Regarde le petit Pierrot qui nous appel depuis son petit berceau, tu crois qu’il demande le biberon ? Tu veux essayer de lui demander..?

5. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Ne faites pas de comparaisons entre vos enfants

Afin d’éviter la jalousie infantile, il est conseillé d’éviter de comparer vos enfants entre eux. C’est vraiment triste d’entendre un parent dire, devant tout le monde y compris son aîné, des phrases comme : “Ce petit est un ange pas besoins de se battre, pas comme l’autre qui pleurait tout le temps”.

Ces commentaires affectent l’image que nos enfants se font d’eux-mêmes, et en tant que parents vous avez une grande responsabilité dans le choix de vos paroles. Nous vous encourageons à jeter un coup d’œil à cet article qui vous apprend à utiliser la parole comme un puissant outil dans l’éducation de vos enfants, et dans la vie de tous les jours : L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Évitez les comparaisons entre vos enfants

6. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Donnez de l’importance à l’aide qu’il procure, afin qu’il se sente responsable de son petit frère

C’est une façon géniale de permettre que ton enfant se sente utile et important. Le faire participer aux tâches comme donner le bain au bébé ou lui chanter une berceuse le fera se sentir utile, et il vous demandera certainement de valider ses actes : “N’est-ce pas que je t’ai beaucoup aidé avec le bébé ?”

Dans ce cas, la jalousie fera place à une attitude d’autocontrôle et d’affection. Cela signifie que votre déjà plus si petit est en train d’apprendre à partager votre temps et à cohabiter avec son petit frère. Valoriser combien son aide vous est précieuse.

Les “attitudes mimétiques” (quand votre enfant majeur imite ce que vous faites) l’aideront à mûrir plus rapidement et son désir de devenir grand deviendra plus fort que celui de rivaliser avec son petit frère ou sa petite sœur pour gagner votre affection.

7. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Trouvez votre “moment à vous”

Les études suggèrent qu’il faut dédier à votre enfant une moyenne de 15 minutes par jour au minimum exclusivement pour lui. Faire quelque chose uniquement avec lui est un facteur important pour surpasser la jalousie infantile. L’enfant saura ainsi que même si ses parents sont occupés à donner à manger au bébé, plus tard ils auront du temps pour lui. Et cette attente le réconfortera et lui enlèvera son anxiété.

L’important dans ces “moments à vous” est la qualité, et non la quantité. Il est bon de sortir de la maison et de faire quelque chose seulement les deux. Faites-le se sentir spécial et unique et démontrez-lui que ces “moments à vous” vous plaise vraiment, au moins autant qu’à lui.

8. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Soyez tolérant avec ses nouvelles attitudes

Face à l’arrivée du nouveau petit frère, il peut se produire un changement de comportements chez votre enfant aîné : celui-ci peut avoir des changements brusques de comportement avec des crises de colères, il peut devenir “contestataire”, montrer de l’agressivité contre ses parents ou le bébé et peut être en général plus irritable et nerveux. Cela est dû à la jalousie infantile qu’il ressent.

Être tolérant ne veut pas dire accepter ses comportements, cela veut dire que vous devez réagir aux comportements comme il se doit, sans laisser transparaître la frustration que ceux-ci vous provoquent. Il faut simplement lui faire savoir que même si vous le gronder il ne perdra jamais votre amour.

D’un autre côté, il est assez habituel qu’une “régression” de maturité se produise. Votre enfant majeur peut revenir à des comportements antérieurs à l’arrivée du bébé, comme sucer son pouce, marcher à quatre pattes, utiliser le langage bébé ou encore faire à nouveau pipi au lit…

Il vous faut comprendre que même s’il est l’aîné, il est encore petit, et qu’il vous nécessite plus que jamais. Nous assumons inconsciemment qu’il a grandi et nous lui demandons donc d’être un bon grand frère, qu’il aime son petit frère et qu’il se comporte mieux.

Ces attentes sont peu réalistes et impliquent que votre enfant se développe seul parce que nous accélérons ce processus, ce qui peut lui faire sentir beaucoup de frustration.

9. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Célébrer les réussites de deux

Quand vous riez à une grimace du petit, vous devriez également féliciter les dernières réussites du plus grand : il a réussi à attacher ses lacets, il vous a dessiné un joli dessin…

Ainsi, vous obtiendrez que votre enfant majeur ne sente pas une si grande rivalité envers le plus petit puisqu’il est lui aussi reconnu pour faire pleins de choses qui vous rendent fiers. Cela lui évitera de ressentir la jalousie infantile envers son petit frère. Ne vous fatiguez jamais de dire combien vous êtes fier de vos enfants.

10. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Éduquez-le dans la solidarité et l’altruisme

C’est peut-être le plus difficile de tout. Apprendre à un enfant à partager n’est pas chose facile. Les enfants doivent être éduqués au fait que les sentiments ne sont pas exclusifs. Aucun enfant n’a l’amour exclusif de ses parents, ainsi qu’aucun ne devrait avoir peur de perdre cette exclusivité qui n’existe pas.

Vous devriez essayer de faire de votre enfant une personne que sache aimer et qui soit indépendant de l’amour qu’il reçoit des autres.

“Personne n’a dit qu’être parent était une tâche facile…”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”