Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Plongez directement dans le circuit du plaisir !

 

Les sensations les plus agréables sont celles qui nous poussent à essayer de les revivre et de rechercher ce dont on a “besoin”, et… BANG ! Vos niveaux de dopamine grimpent subitement, peu importe où vous êtes. Ce besoin de suivre vos envies lorsque nous sommes proches d’obtenir quelque chose que nous désirons est dû à la dopamine. Comment peut-on générer plus de dopamine ? En produisez-vous beaucoup ou peu ? Selon le chercheur Thorsten Kierast, de l’Université de la Charité de Berlin, “la quantité de dopamine est différente chez chaque personne”. Elle est impliquée dans notre capacité de ressentir le plaisir, son manque nous pousse à la dépression, au désintérêt et même à une prédisposition pour certaines addictions, son excès est lié à la schizophrénie ou à la psychose.

Découvrez comment augmenter vos niveaux de dopamine et la maintenir à des niveaux adéquats.

Plus de dopamine

Comment générer plus de dopamine ?

Hédoniste ? Nous sommes à la recherche du plaisir… et nous en voulons toujours plus ! Nous répétons ce qui nous a fait sentir bien par le passé et nous essayons d’obtenir de la satisfaction d’une façon toujours plus immédiate. De nos jours, on drague d’un seul “click”, sans même se lever de notre fauteuil. Sommes-nous devenus si paresseux ? Il est si facile de pouvoir profiter de plats en restant chez soi, que ce soit de nourriture asiatique ou italienne. Nous recevons à la maison nos commande sur internet depuis l’autre bout du monde en quelque jours à peine ! Tout cela parce que… vos désirs sont des ordres ! Nous savons que l’incertitude qui précède n’importe quelle gratification nous fait sécréter une bonne dose de dopamine : la substance chimique qui, entre autres choses, régule le plaisir dans le cerveau. Elle nous stimule à continuer à chercher des sensations agréables. L’interminable attente d’une réponse pour un nouveau travail ou pour le résultat d’un examen important qui tarde… nous maintient dans un purgatoire d’agréable incertitude. Alors pourquoi avons autant envie de savoir la réponse au plus vite ? De vivre des hauts et des bas (ups and downs) est naturel, mais… qui n’est pas disposé à faire quasiment n’importe quoi pour une bonne glace au chocolat ou un verre d’eau bien fraîche après avoir couru le dernier marathon de noël ?

“Avec notre culte de la satisfaction immédiate, beaucoup d’entre nous ont perdu la capacité d’attendre. La patience est l’une des vertus de l’être humain, mais semble ne pas être compatible avec la société d’immédiateté dans laquelle nous vivons.” Z. Bauman.

 

Olds et Milner, de l’Université de McGill au Canada, ont implanté des électrodes dans le cerveau de plusieurs souris afin de stimuler les régions liées au plaisir et de mesurer les taux de dopamine. Les souris furent capables de traverser une grille qui leur transmettait une puissante décharge électrique dans leurs pattes afin de pouvoir atteindre un interrupteur qui leur permettait de s’auto administrer une dose de plaisir. Ils appuyaient parfois jusqu’à 7000 fois sur l’interrupteur ! Dans des expériences suivantes, les souris faisaient passé le plaisir avant la nourriture et même la boisson. Certaines souris appuyèrent jusqu’à 2000 fois l’interrupteur par heure pendant 24 heures ! Afin de ne pas les laisser mourir d’inaction les chercheurs ont dus les déconnecter des électrodes ! Appuyer sur cet interrupteur était devenu l’unique chose au monde pour ces souris. Olds et Milner sont alors arrivé à une conclusion étrange pour leur époque : “le comportement était autant impulsé par le plaisir que par la douleur”. Nous vivons immergés dans notre circuit du plaisir et de la douleur, que nous partageons avec les autres mammifères. Chez l’être humain, celui-ci est encore plus compliqué. Grâce à notre lobe frontal de grande taille, nous pouvons prendre des décisions et les planifier. De plus, nous ressentons des émotions et nous nous souvenons des expériences du passé, c’est à dire que nous avons une “mémoire historique” considérable. Ainsi, grâce à nos expériences du passé, nous pouvons nous orienter à nouveau vers ce qui nous avait fait sentir bien et nous pouvons évaluer quand est-ce que cela vaut la peine d’investir beaucoup d’effort ou non.

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ?

Plus de dopamine

Comme générer plus de dopamine ?

Profitez des petits plaisirs de la vie ! Manger est un plaisir véritable ! Que ce soit des pommes de terre sautées ou un beau morceau de viande argentine. Augmentez votre consommation d’aliments riches en tyrosine. Cet acide aminé est présent dans les amendes, les bananes, les pastèques, les avocats, la viande, le thé vert, les produits laitiers et les myrtilles, et contribue à la formation de dopamine. Tombez amoureux ! Les scanners cérébraux démontrent que lorsqu’une personne amoureuse regarde une photo de la personne qu’elle aime, une forte activation du circuit du plaisir se produit, sécrétant beaucoup de dopamine ! Mais… comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Écouter votre chanson préférée ! Cela peut vous faire sourire même si vous êtes dans un mauvais jour, donc… musique maestro ! Soyez social ! Le yoga favorise la production de dopamine, affirme John Harvey, professeur clinique associé de psychiatrie à l’Université d’Harvard. Danser, prier, méditer… peuvent également nous générer des sensations très plaisantes. Un compliment, se baigner dans la mer, regarder des photos anciennes ou un bouquet de fleurs, un bon bain moussant, un bon livre, regarder par la fenêtre quand il pleut, chanter sous la douche ou aller à un concert… Quels sont vos petits plaisirs ?

Plus de dopamine

Les petits plaisirs de la vie pour avoir plus de dopamine.

Les drogues, desquels on peut abuser, sont également stimulantes pour la sécrétion de dopamine, Elles sont si dangereuses parce qu’elles activent le circuit du plaisir d’une façon très puissante et rapide, plus que la voie naturelle. Les addictions génèrent de l’euphorie sur le court terme, mais plutôt des problèmes sur le moyen ou sur le long terme. Nous pouvons observer le même effet dans les addictions new age : les réseaux sociaux, dans lesquels la dopamine est également impliquée, mais cette fois d’une manière plus dangereuse. Il semblerait que nous vivons dans une société de récompenses immédiates, de la satisfaction de tous nos désirs et de toutes nos envies. Et le plus vite possible ! Nous sommes toujours disponibles et notre téléphone portable s’est transformé en une prolongation de nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous accros à Facebook, twitter ou Instagram ?

Vivons-nous dans un circuit du plaisir comme les souris de l’expérience ?

Le plaisir est-il une illusion ?

 Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Ana Guerrero Braña, psychologue de Cognifit spécialisée dans les interventions cliniques.”

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

This post is also available in: Espagnol