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Ma solitude m’emprisonne : comment m’en sortir ?

Comment se sortir de la solitude ? Celle qui nous fait tellement souffrir, et que l’on perçoit à des moments inopportuns : nous sommes entourés, on nous montre du soutien, de l’attention, mais… On se sent seul(e). Cette solitude n’est pas seulement un ressenti, mais elle s’accompagne d’un flot de questionnements sur notre existence : sommes-nous normaux ? Pourquoi ressentir cela quand nous avons nos amis et notre famille autour de nous ? C’est parce que ce sentiment est insupportable et que nous avons envie d’en sortir que je vous propose de lire cet article, pour éclaircir ce coin sombre de votre vie.

La solitude : amie ou ennemie ?

La solitude est un sentiment que tout le monde peut ressentir. Mais en fonction de sa personnalité et du contexte dans lequel on se trouve, elle pourra être ressentie différemment : elle peut être provoquée parce que l’on choisit de passer un moment éloigné des autres afin de réfléchir par exemple, mais elle peut aussi être subie quand, au milieu de ses amis par exemple nous avons l’impression de ne pas faire partie du groupe.

Mais comment pouvons-nous définir la solitude ? Est-elle forcément négative ? Comment s’en sortir ? Si vous souhaitez avoir la réponse à ces questions, je vous invite à lire la suite de cet article.

Qu’est-ce que la solitude ?

Un sentiment complexe

Initialement, la solitude évoquait un isolement social, quelqu’un sans compagnie, séparé de ses semblables. Mais avec le temps, le sens de ce terme a évolué jusqu’à évoquer un sentiment de solitude psychique qui, d’après la psychologie sociale, serait accompagné de douleurs physiques. Par exemple, lors d’une rupture amoureuse, le sentiment de solitude qui nous envahi tout à coup provoque des sensations douloureuses, on a « le cœur brisé ». Et certains d’entre vous pourront malheureusement affirmer que cette expression n’est pas juste une façon de parler, mais bien un ressenti.

La solitude est donc un sentiment complexe qui touche une grande partie de la population.
On estime à presque 20 millions le nombre de personnes se sentant seules dans la population française (soit 30%). Mais ce chiffre reste une approximation puisqu’il est difficile de caractériser les types de populations touchées : les chômeurs, les personnes âgées et les célibataires sont pris en compte mais ne sont pas exclusivement présents.

Différents types de solitude

Il existe principalement 3 types de solitude :

  1. Le sentiment de solitude : lorsque nous nous percevons comme seul(e)
  2. L’isolement relationnel : lorsque les liens amicaux sont peu présents ou absents, ou lorsque nous avons peu de connaissances
  3. Et la solitude résidentielle : lorsque nous habitons seul(e)

Un isolement relationnel ou résidentiel n’implique pas forcément un sentiment de solitude.

Certaines personnes peuvent apprécier cette solitude physique et donc n’en souffrirons pas. A l’inverse, une personne ayant beaucoup d’amis et habitant avec sa famille pourra se sentir seule. Il est donc important de différencier ces types de solitude les uns des autres.

Les causes du sentiment de solitude

Ce sentiment de solitude ne vient pas spontanément, mais il est induit par plusieurs facteurs :

  • La construction d’idéaux : Lorsque nous idéalisons une personne qui nous est proche et avec qui nous passons du temps (un ami, notre conjoint…), nous nous sentons tout(e) petit(e) face à elle. Ce sentiment d’infériorité nous conduit à nous dévaloriser, et donc à croire que nous ne sommes « rien » à côté de cette perfection, d’où le sentiment de solitude.
  • La peur de l’exclusion : Cette peur s’immisce dans les moindres recoins de notre vie, ce qui explique qu’elle soit souvent un facteur de développement du sentiment de solitude. Pour comprendre ce facteur, il faut tout d’abord savoir que l’être humain est, et a toujours été un être social. Autrefois, lorsque nous étions différents, nous étions exclus de notre groupe et même de notre société. Grave conséquence, puisqu’une personne ne pouvait pas survivre seule bien longtemps. Rester attaché à un groupe est devenu un instinct de survie qui a été transmis de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. De nos jours, même si le fait d’être exclu ne garantit pas notre mort, nous y sommes tout de même sensibles.
  • Poids des réseaux sociaux : Aussi surprenant que cela paraisse, une étude a prouvé que si vous passez plus de 2h par jour sur un réseau social, vous avez deux fois plus de risque de vous sentir seul(e) que si vous y passez seulement 30 minutes. Ainsi, il serait possible de dire que plus vous passez du temps sur les réseaux sociaux, plus vous avez de possibilité de ressentir cette solitude.
  • Le chantage : Certaines personnes peuvent même ressentir cette solitude à cause d’une ‘stratégie manquée’. Ces personnes réclamant de l’attention et de l’amour en faisant du chantage déçoivent leur entourage et le pousse à les délaisser, entraînant cette solitude difficile. A terme, cette personne ne sait pas comment percevoir de l’amour autrement que par cette voie, et en devient donc dépendante.
  • L’âge avancé : Les personnes âgées sont souvent isolées, que ce soit en maison de retraire ou dans leur propre maison/appartement. L’isolement social est perçu comme un abandon, installant progressivement un sentiment délétère de solitude : sidération (perte de la capacité de penser, à parler…), perte de capacité à se défendre, baisse de QI… Les capacités cognitives sont altérées.

Les causes de la solitude sont multiples, il est donc facile de la ressentir. Mais est-ce vraiment mal de vivre avec ?

Les différents aspects du sentiment de solitude

Le “positif” de la solitude

A première vue, le sentiment de solitude peut être positif sur un plan adaptatif. En effet, le
fonctionnement du cerveau entre dans un mode de « défense » où il se charge de nous protéger face aux futures relations possiblement infructueuses. Ainsi, nous sommes plus attentifs aux informations négatives puisque nous voulons nous en défendre. Le stress perçu nous permettrait donc de nous protéger. Même si ce point semble positif puisque la solitude nous servirait ici de protection, on appelle ce fonctionnement la spirale négative, puisqu’elle est à l’origine de nombreux points négatifs.

Le “négatif” de la solitude

Le sentiment de solitude attaque principalement 4 points de notre être qu’il est important de
connaître afin de saisir l’importance de cette notion :

  • La Santé

La solitude augmente globalement le risque de mortalité. Certains vont même à dire qu’elle
serait deux fois plus dangereuse que l’obésité ! Pourquoi ?

Sans trop entrer dans les détails d’ordre médicaux, une étude de 2010 (Hawkley et Capioppo) explique ceci par l’accélération du vieillissement du corps, l’augmentation des risques de cholestérol ainsi que l’augmentation de la pression sanguine (hypertension). Elle est également source d’un stress constant et peut même être à l’origine de maladies chroniques telles que les risques cardiovasculaires ou même la dépression.

  • Le sommeil

La qualité et la quantité de sommeil sont également touchées. Le stress peut perturber le fonctionnement du tronc cérébral, altérant le sommeil en l’écourtant par exemple. De même, celui-ci peut nous empêcher de dormir profondément, et donc d’atteindre un niveau de sommeil utile à la réparation de notre corps. Ce dernier est donc épuisé, induisant la réduction de nos capacités intellectuelles (la résolution de problèmes par exemple), l’altération de notre mémoire (rappel d’informations plus difficiles) et la mise en place d’une fatigue psychique générale. Il a également été prouvé qu’un manque de sommeil favorisait l’isolement social. Nous nous retrouvons une fois de plus dans une forme de cercle vicieux : se sentir seul nous empêcherait de bien dormir, nous faisant se sentir seul(e), nous empêchant de bien dormir…

  • Les cognitions

En psychologie, les cognitions représentent l’ensemble de nos activités cérébrales se rapportant à nos connaissances. On y compte donc la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, etc.

Ces cognitions ne sont pas épargnées par le sentiment de solitude. En effet, celui-ci serait à l’origine de troubles de la personnalité, de psychoses (telle que la maladie d’Alzheimer) ainsi que de baisse des performances cognitives (déclin cognitif). Il serait même favorable au déclenchement d’une dépression : une personne A qui se sent seule depuis plus longtemps qu’une personne B, fera plus probablement une dépression que B. A terme, il pourrait même pousser la personne au suicide.

Ce qu’il est important de savoir également, c’est que le stress induit par ce sentiment de solitude est également précurseur de la baisse d’estime de soi, ainsi que d’une hausse de négativisme, d’anxiété et de colère. Ces derniers éléments entravent particulièrement nos capacités d’interactions sociales, et donc la création de nouveaux liens sociaux.

La santé, le sommeil et les cognitions dépendent du fonctionnement de notre cerveau. Les altérations présentées prouvent donc que la solitude a un impact psychologique et physiologique importants.

Dans le cas où vous souffrez de quelques uns de ces symptômes, il serait utile de se prendre en charge dans un délai relativement court, afin de limiter l’étendu de ces problèmes. Nous verrons les possibilités un peu plus loin dans l’article !

Quand le sentiment de solitude est absent

Et quand on ne se sent pas seul ? Que se passe-t-il ? Au vue des nombreuses
conséquences négatives de la solitude, nous avons vite fait d’oublier qu’il est possible de se sentir bien dans son corps : une hausse de l’estime de soi est associée à une hausse de la motivation et donc une hausse des interactions sociales. Nos supports psychologiques étant multipliés, notre stress diminue, et la qualité de notre sommeil est améliorée, donc notre corps peut être réparé. Ainsi, nous sommes moins touchés par les maladies.

Il est évident que tous les symptômes évoqués ne sont pas exclusivement dû au sentiment de solitude. Mais on sait qu’il y participe.

Comment se sortir de ce sentiment néfaste de solitude ?

Vous avez peut-être parcouru plusieurs autres sites vous proposant des remèdes miracles
contre la solitude. On pourrait s’en sortir en 6, ou 10 habitudes à prendre ! Les conseils sont peut-être vrais, mais il me semble facile de se perdre en les parcourant. Chaque personne est unique, et a besoin de solutions qui lui qui correspondent.

  • Je me sens seul(e), mais je pense pouvoir m’en sortir : Ne sous-estimez pas l’importance de ce sentiment ! Comme vous avez pu le voir, il a de nombreuses conséquences négatives qu’il est utile de contrecarrer. Si vous ne ressentez pas de grande motivation à en sortir, faites-vous ‘violence’ comme le dit l’expression.

En cherchant à parler avec d’autres, vous pourrez rencontrer des personnes avec qui vous vous sentirez en confiance. Rien ne sert de s’accrocher à la première venue… Mais avec le temps, vous la rencontrerez ! Que ce soit un ami ou un psychologue, peu importe. Ce qu’il faut, c’est une base de confiance.

Tout en cherchant ce support social, vous améliorerez vos compétences sociales. Vous pouvez optimiser les recherches en vous inscrivant à une activité que vous aimez, comme à la danse (parfois utilisée en art-thérapie) ou à la peinture par exemple.

Et pour faire face à l’ensemble des conséquences, faites des exercices favorisant votre cognition. Pour votre mémoire, vous pouvez par exemple jouer au Memory, ou utiliser une application spécifique. De nombreux exercices sous forme de jeu sont disponibles aujourd’hui !

  • Je me sens seul(e), mais je ne pense pas pouvoir m’en sortir : Dans ce cas, il est plus qu’important de faire quelque chose, sans quoi vous entretiendrez votre sentiment de solitude.

Je vous propose donc de trouver quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance pour faire face à ce sentiment. Votre meilleur ami(e), ou même un psychologue (orienté TCC, c’est-à-dire que les thérapies seront concentrées sur des aspects cognitifs, comportementaux et affectifs. Pile poil ce qu’il faut !). Ces professionnels sont dans la capacité de vous aider, de vous écouter ou de vous orienter.

Il est possible que vous ne trouviez pas tout de suite une personne vous correspondant et
pouvant vous aider. Mais si vous faîtes preuve de patience (ce qui est difficile mais possible), vous trouverez. Je vous le garanti.

Vous pouvez également reprendre les conseils donnés dans le point précédent, tout en
considérant que vous avez besoin de temps pour mettre ce sentiment de côté. Rome ne s’est pas faite en un jour !

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire cet article ! Il se peut que ce sujet vous soit
évocateur, ou que certaines questions vous soient venues à l’esprit pendant la lecture : n’hésitez pas à commenter cet article, nous prendrons le temps d’y répondre !

Maladie de Lyme : découvrez comment elle tue en toute discrétion !

Vous avez certainement entendu parler de cette maladie en France, qui a refait surface même si elle n’a jamais vraiment disparu, mais cette fois, en affectant un grand nombre de personne : La maladie de Lyme.

Les pays qui sont touchés ont deux points communs : Le nombre de cas touchés ne cessent d’augmenter et les autorités sanitaires tendent à étouffer l’affaire.

L’image d’une tique en train de “vomir” des milliers de bactéries dans notre corps dont celle responsable de la maladie de Lyme

En ce qui concerne les statistiques, les chiffres varient d’une source à l’autre, les autorités sanitaires disaient qu’en France, la maladie ne touche que quelques milliers de personnes chaque année, mais en se basant sur une étude récente, on atteint les 30 000 cas annuels.

Aux Etats-Unis est le pays le plus touché au monde vu que la maladie est d’abord apparue dans le Connecticut, le CDC (center for control and disease), affirme qu’il existerait un peu plus de 30 000 cas annuels, alors qu’en réalité entre 240 000 et 376 000 cas seraient atteints de la maladie selon une étude récente.

Les origines de la maladie de Lyme

La borréliose comme bactérie existe certainement depuis très longtemps, mais la maladie de Lyme a été suspectée pour la première fois en 1975 dans la ville de Lyme (connecticut) aux Etats-Unis dont elle doit le nom.

Dans cette ville, deux enfants ont été diagnostiqués avec l’arthrite rhumatoïde juvénile. Cependant, des chercheurs ont remarqués que plusieurs autres enfants (même dans des villes voisines) avaient les mêmes symptômes. Après quelques recherches, ils ont découvert que les malades avaient l’habitude de jouer près des zones boisées où les tiques vivaient, et que le premier symptôme a fait irruption pendant la saison chaude : l’été

En 1982, un chercher qui s’appelle Willy Burgdorfer a prélevé dans les intestins des tiques, des bactéries et les a mis en culture, puis injecté dans des lapins. Quelques jours plus tard, ces derniers ont développé des symptômes semblables à ceux des enfants. Et c’est ainsi que la maladie fut découverte et fut même nommée en l’honneur du scientifique : Borrelia Burgdoferi.

La maladie de Lyme, c’est quoi ?

La maladie de Lyme, ou « borréliose de Lyme » est une maladie infectieuse due à une bactérie nommée « Borrelia Burgdorferi » transmise lors d’une morsure de tique. Cette maladie peut toucher plusieurs organismes dans le corps (peau, système nerveux, articulations…) sous différentes formes et peut évoluer sur plusieurs années en passant par trois stades qui peuvent parfois être séparés par des périodes où les symptômes ne se manifestent plus.

La bactérie Borrelia, c’est quoi ?

La bactérie Borrelia, appartient à la classe des spirochètes, dans le corps, elle se présente sous plusieurs formes, on en connaît 4 principales :

La forme caractéristique spiralée

C’est la forme reconnue pour causer la maladie de Lyme. Elle possède une paroi et se déplace dans les tissus et dans le sang, et peut même traverser les os et les cellules pour ensuite se transformer en forme L ou en kyste afin de se protéger contre les traitements. Avec une capacité de se multiplier, cette forme a été identifiée dans le tube digestif d’une tique en 1981 par le Dr Willy Burgdorfer.

La forme kystique :

Pour se protéger, la bactérie est capable de se couper en petits morceaux vivants qui s’assemblent en forme de kyste, entouré d’une membrane qui n’est pas reconnue comme étrangère par le corps, c’est pourquoi même les antibiotiques ne peuvent rien contre elle, au niveau microscopique, cette forme ne peut pas être reconnue.

Ainsi, la bactérie demeure dormante, pendant des mois, voire des années, et s’adapte à son milieu pour survivre (changement de température, PH …) ne causant aucun symptôme visible jusqu’à faire croire au malade ainsi qu’au médecin que c’est une guérison, toutefois elle peut être responsable de la réapparition de la maladie de Lyme en cas de réveil. Il n’existe aucun traitement contre cette forme de bactérie.

La forme intracellulaire

Cette forme de bactérie ne possède pas de paroi, ce qui rend sa détection par les antibiotiques et le système immunitaire difficile voire impossible, elle peut induire à une infection intracellulaire chronique.

Elle est reconnue comme la forme la plus riche en symptôme, mais malheureusement ces derniers ne sont pas attribués à la maladie de Lyme, comme : La maladie de Parkinson, la sclérose en plaque, troubles psychiques…

Cette maladie n’a pas de traitement, et la personne est obligée de vivre avec.

La forme biofilm

C’est une forme récemment découverte, et c’est un amas de bactérie recouvert de fibrine.

Les stades de la maladie de Lyme

La phase primaire de la maladie de Lyme

C’est le stade de l’infection cutanée qu’on appelle aussi l’érythème chronique migrant, caractérisée par une trace rouge sur la peau, qui surgit entre le 3ème et le 30ème jours après la piqûre avec une absence de grattage.

Dans la plupart du temps, elle se trouve au niveau des membres inférieurs, parfois supérieur voire le visage chez les enfants. La piqûre peut passer inaperçue et la personne atteinte peut ne pas avoir de souvenir du moment quand c’est arrivé, cependant en cas de non traitement, l’infection évolue et connaît une extension pour disparaître sans séquelle.

À ce stade, un traitement peut être très efficace et peut empêcher qu’il ait des complications.

Les symptômes qui peuvent accompagner cette piqûre de tique sont :

  • Une sensation de fatigue.
  • Douleurs musculaires.
  • Fièvre et température élevée.
  • Maux de tête.
  • Des frissons.

La phase secondaire de la maladie de Lyme

C’est la phase révélatrice de la maladie, vu que l’infection cutanée peut passer inaperçue (comme dans plus de 50% des cas), elle surgit après plusieurs semaines ou mois après la disparition de la trace.

Les symptômes qui caractérisent ce stade sont :

  • Une fatigue extrême.
  • Douleur et difficulté articulaire extrême.
  • Maux de tête intense.
  • Rythme cardiaque irrégulier.
  • Faiblesse au niveau des muscles du visage.
  • Des éruptions cutanées.
  • Irritation des yeux.

Si la maladie n’est pas traitée à ce stade, elle devient de plus en plus agressive et arrogante en touchant de plus en plus d’organes. Ce qui laisse apparaître des symptômes plus rudes comme

  • Des tachycardies.
  • Douleur lors de la mastication.
  • Troubles visuels.
  • Troubles de sommeil.
  • Fatigue plus intense.
  • Douleur plus intense au niveau des articulations.
  • Radiculite qui est une inflammation du nerf innervant le territoire de la piqûre.

La troisième phase de la maladie de Lyme

Elle peut prendre des mois, voire des années pour manifester des symptômes encore plus graves

  • Au niveau neurologique : Touche le système nerveux central et périphérique causant des troubles neuropsychiatriques.
  • Au niveau articulaire : Qui se manifeste par une raideur articulaire intense.
  • Au niveau cutané : Inflammation de la peau avec un risque d’atrophie, et apparition de nodules violacés, arrondis, à contours nets.

Maladie de Lyme : Analyses et techniques de diagnostique

La première chose qu’un professionnel recherche c’est la trace de la morsure sauf que cette dernière n’apparaît pas chez tout le monde, ce qui rend le dépistage plus difficile, c’est pourquoi d’autres méthodes plus efficaces sont sollicitées, comme :

  • Test Elisa : Une technique immuno-enzymatique qui détecte la présence des anticorps dirigés contre la borréliose, inutile si on le fait juste après une piqûre car le résultat de la sérologie est souvent négatif ; Les anticorps IgM apparaissent 1 à 2 semaines après l’infection, et les anticorps IgG apparaissent au bout de deux semaines.
  • Test Western-Blot : Ce test est plus fiable que le dernier, car il est plus spécifique, et n’est effectué que si le test Elisa est positif. Le test western-blot indique avec quel anticorps sont mis en place pour battre la bactérie, mais n’arrive pas toujours à la détecter, probablement quand cette bactérie est dans sa phase kystique.
  • PCR : Ce type de test peut être plus fiable puisqu’il tend à confirmer des diagnostiques cliniques même si les méthodes sérologiques (Test Elisa + Western-blot) sont négatives.

Il existe plusieurs méthodes de PCR comme :

  • PCR sur échantillon urinaire.
  • PCR sur échantillon sanguin.
  • PCR sur le liquide articulaire.
  • Etc.

Pourquoi la maladie est-elle si difficile à détecter ?

Jusqu’à aujourd’hui, effectuer un diagnostic pour cette maladie, est extrêmement difficile, car la bactérie qui en est responsable est très maligne.

  • Il existe plusieurs souches de cette bactérie
  • Le test Elisa et Western-Blot détectent les anticorps sauf que la bactérie affaiblie le système immunitaire ce qui diminue leur production.
  • Cette bactérie est douée pour se faire passer pour un corps non-étranger.
  • Elle peut rentrer dans une phase de sommeil, ce qui la rend très difficile, voire impossible à détecter.
  • Elle se déplace très rapidement.

Les principaux hôtes de la bactérie.

La maladie de Lyme touche surtout les personnes en contact direct ou indirect avec la nature, autrement dit, comme ceux qui travaillent dans les secteurs forestiers, de la construction, les vétérinaires, randonneurs, etc.

Maladie de Lyme : traitement.

La maladie de Lyme peut être traitée grâce aux antibiotiques si elle est dépistée rapidement, sinon, elle risque d’être difficile à soigner voire impossible si on la laisse atteindre les dernières phases de son développement.

Les traitements n’auront aucun effet si la bactérie responsable de la maladie de Lyme est en phase dormante, au contraire, la personne aura l’impression de guérir alors qu’elle n’est devenue qu’une bombe à retardement, c’est pourquoi en cas de rechute, la personne doit suivre à nouveau le traitement.

Des approches non-médicamenteuses peuvent s’avérer utiles afin d’atténuer la douleur chronique causée par la maladie de Lyme comme la sophrologie, le yoga, etc.

Le plan national pour améliorer le diagnostic de la maladie de Lyme en France

Ce plan repose sur le fait d’améliorer les recherches d’un bon diagnostic, et d’informer les gens sur cette maladie pour qu’ils soient conscients du danger qui les entoure.

D’un côté, le gouvernement veut mettre en place une cartographie de la présence des tiques en France, en créant une application mobile afin de signaler la présence de ces bêtes dans un endroit précis.

D’un autre côté, le plan vise à mieux former les médecins (spécialistes et généralistes) et prévenir les personnes qui ont plus de risques d’attraper la maladie de Lyme comme les gens qui travaillent ou habitent dans un secteur atteint ou à haut risque.

Ce plan vise aussi à améliorer les techniques de diagnostic, vu que ces dernières ne sont pas très exactes, et que pour le peu de personnes qui ont pu détecter cette maladie de Lyme dans son tout début, la plupart l’ont remarqué grâce à la trace cutanée.

Le ministre de la santé Marisol Touraine a déclaré : ” Ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme”

Prévention

  • Communiquer avec le bureau local de la santé publique, pour savoir s’il y a des tiques dans les régions.
  • En milieu forestier, toujours porter des vêtements qui couvrent la peau, en enfilant le pantalon dans les chaussettes par exemple.
  • S’inspecter attentivement et prudemment.
  • Emmener le matériel nécessaire contre les infections et les tiques dans les endroits à haut risque.
  • Nettoyer son jardin des feuilles mortes, les mauvaises herbes, et mettre un peu d’insecticides, etc.
  • Laver ses vêtements à l’eau chaude pour éliminer tout risque de présence de tiques.

En cas de morsure

  • Enlever la tique délicatement de la peau avec une pince pointue. Le plus important c’est la partie buccale de l’insecte car c’est par là qu’elle injecte les bactéries.
  • Éviter de faire une grande pression sur l’insecte ou l’écraser, pour éviter qu’elle ne rentre dans l’organisme.
  • Si possible, conserver la tique car ça peut aider pour faire des analyses chez le médecin.
  • Consulter un médecin le plus tôt possible.

N’hésitez pas à partager cet article, ou à poser des questions si besoin, je serai ravie de répondre 🙂

À bientôt.

L’aphasie de Wernicke : lorsque les mots ne communiquent plus de sens

« Je plie des vivres avant de partir m’allonger ». Voici un exemple de phrase au sens mutilé qui peut naître de l’esprit d’un patient atteint de l’aphasie de Wernicke. Cette dernière est aussi dénommée « aphasie de réception » ou sensorielle. C’est un trouble qui affecte premièrement la compréhension et secondairement l’expression du langage. Tout comme l’aphasie de Broca, elle entraîne d’immenses difficultés à communiquer, à se faire comprendre de l’autre. Cependant, contrairement à cette dernière, l’aphasie de Wernicke est dite « fluente » c’est-à-dire qu’un débit de parole normal et la structure originale du langage sont conservés bien que le sens des phrases prononcées en soit lourdement diminué voire inexistant. Quelle en est la cause ? Quelles en sont les caractéristiques ? Quel avenir s’ouvre aux patients atteints d’aphasie ?

L’aphasie de Wernicke

Les origines organiques de l’Aphasie de Wernicke

Carl Wernicke était un neurologue et psychiatre polonais de la fin du 19ème siècle qui reste encore aujourd’hui une grande figure de la neuropsychologie pour ses travaux sur l’aphasie notamment et en général sur les origines organiques des psychoses. Ensemble, nous prendrons le temps, au cours de cet article, d’expliquer en détail ce qu’est l’aphasie de Wernicke aussi nommée « aphasie de réception » ou « aphasie sensorielle ».

Comme je l’ai précédemment écrit, l’aphasie de Wernicke est un trouble qui affecte principalement la compréhension du langage par le sujet. Cet état pathologique est déterminé par une lésion cérébrale irréversible et plus ou moins profonde de l’Aire de Wernicke. Cette région du cerveau est située précisément au niveau du Gyrus supra marginalis qui lui-même se trouve dans le lobe pariétal au niveau des deux premières circonvolutions temporales (bref, jetez un œil au schéma plus bas, vous y verrez plus clair). Cette lésion peut advenir à la suite d’un AVC, d’un traumatisme crânien ou d’une maladie neurodégénérative provoquant la mort des neurones circonscrits au sein de cette aire cérébrale dite « de Wernicke ».

Les fonctions de l’Aire de Wernicke : la compréhension du langage.

Les neuropsychologues affectent à cette région les fonctions spécifiques au traitement du langage après perception par les aires de l’audition, de la vision ou/et du toucher dans le cas des aveugles qui lisent le Braille notamment. Par « traitement des données du langage », on veut dire que cette aire est chargée d’éclairer le sens des mots reçus de l’extérieur, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. De plus, cette partie du cerveau constitue un péage nécessaire qui s’insère dans les mécaniques bien rodées de tout être social doué du langage. En effet, une fois le cerveau lésé au niveau de l’aire de Wernicke, la qualité des conversations, du contact quotidien avec les autres s’en retrouve lourdement affectée. Plus communément, il serait juste de dire que les aptitudes d’un aphasique de Wernicke à dialoguer, échanger, à apprendre ou même à faire de l’humour sont gravement amoindries. Libre à chacun d’imaginer l’abrupte bouleversement que peut représenter la perte soudaine de la compréhension des phrases complexes formulées par les autres et l’état d’isolement ou plutôt d’exclusion conséquent à cette impuissance. L’aire de Wernicke représente donc une sorte de passage incontournable vers le tissage de relations interpersonnelles fructueuses.  En effet, une fois la compréhension de l’autre entamée, il devient très difficile d’être soi aux yeux des autres. Ainsi, cette pathologie neurologique décrite par Wernicke ampute une partie de la nature humaine telle qu’Aristote la conceptualisait retirant une grande partie du « social » à « l’animal ».

Le parcours imaginaire d’un patient atteint de l’aphasie de Wernicke

Il faut aussi mettre le doigt sur les changements intimes qu’impose cette pathologie qui vous enlève le plaisir de vivre en communauté. Pour que chacun puisse le réaliser, je vous propose une expérience de pensée qui mettra à l’épreuve votre empathie et votre imagination.

Imaginez donc que vous revenez d’un séjour d’observation à l’hôpital à la suite d’un AVC. Alors que vous vous entretenez avec un(e) ami(e) concerné(e) par votre situation, il commence à naître en vous l’impression qu’il existe des différences singulières entre les mots que vous aviez l’intention de prononcer et ceux que vous exprimez vraiment. Les mots produits sont si proches phonétiquement et/ou sémantiquement qu’ils sont presque émis à votre insu.  De fait, votre ami arrive à vous comprendre malgré tout et vous trouve d’ailleurs plus drôle qu’à l’habitude, preuve de votre rétablissement selon lui. Et puis vous n’avez pas tellement conscience des défauts de sens qui parcourent vos phrases car vous ne vous corrigez pas, vous avez l’impression que tout fonctionne habituellement à l’exception de deux faits bien étranges, si saillants qu’ils ne peuvent vous échapper :

Premièrement, votre entourage ne vous comprend plus très bien, se met à vous faire répéter avec un regard de plus en plus inquiet et deuxièmement, vous trouvez que les autres sont simultanément devenus moins clairs, moins compréhensibles. Cependant, vous n’osez pas les reprendre et lentement, vous commencez à vous isoler dans une forme de lieu de nulle part où vous parlez sans cesse, ce qui vous étonne car vous ne vous souvenez pas être de nature très loquace.

Ainsi, à la suite de la répétition de ces événements étranges, un de vos proches choisit de vous emmener à l’hôpital, vous n’en comprenez pas la cause spécifique car vous vous sentez le même mais vous vous doutez que cela doit avoir un rapport avec les événements récents : les conversations de sourds depuis votre retour de l’hôpital notamment. Vous vous sentez un peu perdu mais un médecin de l’hôpital aux airs très sympathiques vous prend en main, il vous emmène pour effectuer quelques examens au cours desquels il vous demande de répéter des phrases qui vous semblent bien trop longues à mesure que l’exercice avance, vous invite à parler d’un de vos souvenirs, vous questionne sur le nom d’objets simples qu’il vous donne à voir, vous ordonne de toucher votre oreille droite avec votre main gauche pour enfin vous dire, avec honnêteté, qu’il y a plusieurs choses qui fonctionnent plutôt bien et d’autres qui présentent des dysfonctionnements :

  • Vous parlez à une vitesse normale ou un peu accélérée vis-à-vis de la moyenne.
  • Vous avez des difficultés à répéter des phrases complexes.
  • Vous comprenez les ordres simples et moteurs mais avez des difficultés lorsqu’il s’agit de choses plus complexes.
  • Vous montrez aussi des difficultés à dénommer des objets que vous connaissez bien du premier coup, vous avez tendance à remplacer leurs noms par d’autres qui y ressemblent soit par leurs sens soit par leurs sons. Par exemple, vous avez remplacé le mot « voiture » par « camion » et le mot « marteau » par « bateau ».
  • De même, beaucoup des mots que vous choisissez ne sont pas adéquats au contexte et, cependant, vous semblez ne pas y accorder la moindre attention et continuer votre verbiage.

Comme vous êtes déboussolé, vous restez quoi tout en essayant vainement de revenir à vos discours logorrhéiques sans queue ni tête, ceux qui vous rassurent depuis quelques temps. Mais le neuropsychiatre ne se démonte pas et vous propose d’écouter quelques phases de l’enregistrement des différents tests afin de vous mettre les idées au clair. Vous reconnaissez votre voix et devenez tout à coup très attentif. Vous prenez alors conscience de l’étendue des dysfonctionnements qui sont les vôtres, vous avez bien dit « bateau » et pas « marteau » la première fois. Vous sentez la peur vous envahir mais le médecin vous rassure, vous explique très simplement que vous êtes probablement atteint de l’aphasie de Wernicke et que l’on peut vous aider moyennant un travail quotidien de rééducation de vos aptitudes de compréhension, aujourd’hui relativement défaillantes, du langage. Il vous propose alors de fixer un prochain rendez-vous pour faire une IRM (imagerie par résonnance magnétique) afin de confirmer le diagnostic pressenti, vous n’y comprenez presque rien… Qu’allez-vous devenir ?

Résumé des symptômes et caractéristiques principales des aphasiques de Wernicke

En complément de cette histoire quelque peu romancée, je vous propose un petit glossaire exhaustif des symptômes maintenant que vous avez pu entrevoir la réalité psychique d’un patient touché par l’aphasie de Wernicke :

  • Paraphasie sémantique : remplacement du mot juste par un autre mot proche du premier au niveau sémantique.
  • Paraphasie phonémique : remplacement du mot juste par un autre mot proche du premier au niveau phonémique.
  • Persévération : usage d’un mot qui convenait au contexte récent mais pas à l’actuel. C’est une sorte d’interférence d’un propos passé sur le propos présent. Exemple : le sujet a parlé de la cigarette et parle maintenant de la piscine et explique que la piscine pollue ou est pleine de cendres.
  • Anosognosie : un patient qui souffre d’anosognosie n’a pas conscience de sa pathologie/de son problème. C’est le cas du patient atteint de l’aphasie de Wernicke au début mais cela ne dure pas dès lors qu’on lui met face au problème.
  • Fluence : elle est conservée dans le cas de l’aphasie de Wernicke contrairement à l’aphasie de Broca. En effet, Les aphasiques de Wernicke sont en capacité d’écrire et de parler à un rythme quasi-normal en mettant le ton bien que ce dernier ne soit pas toujours conforme à la situation.
  • Néologismes : usage de mots inventés.
  • Prosodie : qualifie la mélodie qui se superpose à une langue. Sans elle, nous parlerions comme des robots, de manière télégraphique. Ce n’est pas le cas des patients dont nous explorons les symptômes dans cet article.
  • Manque du mot dans les situations de dénomination : il caractérise l’incapacité à dénommer un objet simple par le mot juste comme un stylo par exemple. Les patients touchés par l’aphasie de Wernicke ne s’améliorent pas dans ce domaine.
  • Alexie verbale : incapacité à comprendre le langage écrit.
  • Surdité verbale : Incapacité à comprendre le langage oral.
  • Agrammatisme : caractérise l’inaptitude à utiliser correctement les mots de liaison. Les aphasiques de Broca en sont atteints, pas les aphasiques de Wernicke, qui, malgré l’absence de véritables défaillances formelles du langage, sont souvent incompris du fait des paraphasies, néologismes et persévérations qui jonchent leur discours. De plus, le fait qu’ils répondent souvent trop librement aux stimuli verbaux extérieurs n’aide pas à la compréhension de leur discours.

Au-delà de ces graves symptômes, il faut que vous gardiez en tête que l’aphasie de Wernicke n’est pas censée porter atteinte à la conscience et aux sentiments : avoir faim, être triste, être joyeux, avoir honte ou le fait de se sentir simplement sont des choses qui restent dans leurs cordes. En effet, ces sentiments, généraux, primaires ou sociaux, restent conscients. L’on peut penser sans pour autant pouvoir le verbaliser correctement, même à soi. Le moi et les souvenirs qui le définissent sont toujours intègres. Ainsi, Beaucoup d’Aphasiques doivent penser avec les mots erronés tout en les traitant comme les mots justes c’est-à-dire qu’ils ne perçoivent pas de défaillances car ils associent le sens adéquat à des mots-étiquettes qui sont, en apparence, inadéquats. Ce serait par conséquent l’étiquetage du sens qui serait défaillant et pas le sens en tant que tel.

Le Devenir du patient : non à la guérison, oui à la rééducation

Comme je l’ai noté plus haut, il n’est pas encore possible de guérir l’aphasie de Wernicke. Néanmoins, il est proposé aux aphasiques de participer à des programmes de rééducation intensifs visant à leur rendre un minimum d’autonomie sociale. En effet, à partir des mots simples dont ils conservent la compréhension, il est toujours possible d’apporter une aide aux aphasiques de Wernicke en leur apprenant, au contact de neuropsychologues et d’orthophonistes, à comprendre l’autre à partir du mot mais aussi au-delà du verbe. En effet, le social ne s’envisage pas qu’en termes de langage. L’empathie reste à ce jour l’outil le plus perfectionné de compréhension d’autrui. Je crois finalement qu’elle constitue la clé de remise en phase avec le monde environnant de ces handicapés du langage.

N’hésitez pas à nous laisser des commentaires, nous serons ravis de vous répondre.

Rien qu’un peu d’information et déjà tant de questions

Substance noire et maladie de Parkinson : tout ce que vous devez savoir

Vous avez certainement déjà entendu parler au moins une fois de la maladie de Parkinson, bien que vous ne sachiez pas exactement de quoi il s’agit. Tout comme vous aurez certainement également entendu parler de la substance noire. Dans l’article qui suit nous allons aborder plus en profondeur le sujet de la substance noire, comment celle-ci se forme, à quoi elle sert et la pathologie à laquelle elle est associée : la maladie de Parkinson.

Parkinson : Substance noire

Qu’est-ce que la substance noire et comment se forme-t-elle ?

La substance noire (ou substantia nigra) est une partie hétérogène du mésencéphale et est considérée comme un élément indispensable au bon fonctionnement des glandes basales.

Elle est formée par des neurones qui sont pigmentés par un élément nommé neuromélanine, lequel augmente au fur et à mesure que le temps passe. Normalement, elle est divisée e deux parties : le niveau ventral et le niveau dorsal. Ces sections forment la partie dénommée compact de la substance noire, dans laquelle “revivent” les signaux inhibitoires des axones collatéraux, provenant de la partie réticulaire. En ce qui concerne les axones dopaminergiques (les neurones qui transmettent la dopamine), ils sont chargés de transmettre les informations aux autres éléments qui se trouvent dans les glandes basales. L’autre zone de substance noire est formée par la partie réticulaire, dans laquelle les neurones agissent comme des régulateurs qui génèrent un potentiel d’action en absence de signal synaptique. Ces neurones sont localisés dans une zone spécifique du noyau ventral, et sont directement connectés avec le cortex oculomoteur et frontal.

À quoi sert la substance noire : fonctions

Afin de développer ce à quoi sert la substance noire et quelles sont ses fonctions, il faut différencier la partie compacte et la parie réticulaire de celle-ci :

  • Dans la partie compact, les neurones sont directement liés aux processus d’apprentissage.
  • Dans la partie réticulaire, les neurones sont chargés de l’orientation et de l’oculomotion.

Pathologie associée à la substance noire

Substance noire et Parkinson

La pathologie la plus connue qui est associée à la substance noire est la maladie de Parkinson, bien qu’elle soit également liée avec l’épilepsie. Cela est en relation avec le fonctionnement des neurones qui se trouvent dans la partie réticulaire de la substance noire.

Nous allons expliquer plus en détail qu’est-ce que la maladie de Parkinson et quelles sont les principales zones affectées.

La maladie de Parkinson est un trouble neurodégénératif chronique. Les causes sont encore inconnues, mais ce que cette maladie provoque est une incapacité progressive due à la destruction des neurones pigmentés de substance noire. On la classe parfois dans la catégorie des troubles du mouvement, bien qu’elle provoque également des altérations cognitives, des difficultés dans le fonctionnement autonome de la personne ainsi qu’une expression inadéquate des émotions.

Au niveau statistique, cette maladie est classée comme la deuxième maladie neurodégénérative la plus commune après la maladie d’Alzheimer. Cette maladie affecte autant les hommes que les femmes et est de plus en plus courante. Normalement, il s’agit d’une maladie tardive, qui apparaît dans la plupart des cas à partir des 60 ans.

Actuellement, nous ne savons pas s’il existe des facteurs biologiques qui déclenchent l’apparition de cette maladie

Pour effectuer un diagnostic correct de la maladie de Parkinson, au moins deux des caractéristiques suivantes doivent être présentés par le patient :

  • Tremblement au repos.
  • Hypertonie musculaire (rigidité musculaire).
  • Bradykinésie (ralentissement des mouvements volontaires et involontaires).
  • Pertes des réflexes musculaires.
  • Tremblement céphalique segmentaire.

La caractéristique la plus courante est le tremblement au repos, qui apparaît dans 85% des cas de maladie de Parkinson. Ce tremblement apparaît lorsque le patient est au repos, mais diminue lorsque celui-ci se met en action. Normalement, ce tremblement apparaît sur une moitié du corps.

Une autre caractéristique présente dans la maladie de Parkinson est la perte d’équilibre, qui peut faire que la personne souffre de chute à répétition et qu’elle finisse par se blesser. Cette caractéristique est présente surtout lors de la marche et dans la position debout, ou parfois au moment de se lever.

La bradykinésie, également présente, fait que les mouvements quotidiens demandent un plus grand effort. Les mouvements les plus difficiles à réaliser sont ceux qui demandent une plus grande précision, comme par exemple écrire ou boutonner une chemise.

Du fait qu’il s’agisse d’un trouble neurodégénératif progressif, les symptômes vont en augmentant graduellement avec le temps. Et bien que la principale caractéristique de cette maladie, de ce que l’on en sait, est au niveau moteur, les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson présentent également des altérations de type cognitif, comme nous allons l’expliquer par la suite.

Les caractéristiques cognitives présentent dans la maladie de Parkinson sont les suivantes :

  • Dépression.
  • Anxiété.
  • Apathie.
  • Troubles du sommeil.
  • Altérations sensorielles.
  • Anosmie.
  • Troubles de la fonction autonome.
  • Douleur.

Évaluation cognitive de la maladie de Parkinson

Il existe différents outils qui permettent d’évaluer la capacité cognitive d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson.

Les critères déterminent le degré de sévérité des symptômes moteur et des difficultés pour réaliser des actes de la vie quotidienne. Normalement les échelles d’évaluation se concentrent plus sur les symptômes moteurs.

Les plus connus et qui sont le plus utilisés sont : Hoehn et Yahr, la UPDRS, et la batterie de tests informatisés pour l’évaluation de la maladie de Parkinson CAB-PK de Cognifit, qui est la plateforme leader en évaluation cognitive digitalisée.

D’un autre côté, le traitement de la maladie de Parkinson est composé de trois branches différentes : pharmacologique, chirurgicale et réhabilitation.

En ce qui concerne le traitement pharmacologique, les médicaments antiparkinsoniens sont composés d’une source de dopamine, car l’une des caractéristiques de la maladie de Parkinson est la déficience d’approvisionnement de ce neurotransmetteur dû à la destruction des neurones de la substance noire. Les plus utilisés sont le levodopa ainsi que d’autres antagoniste de dopamine.

Le traitement chirurgical était surtout utilisé au milieu du 20ème siècle, lorsque les traitements pharmacologiques de cette maladie était encore inconnus. Malgré l’apparition de cette alternative pharmacologique, l’avancée scientifique a permis de développer de meilleurs techniques chirurgicales et ce type de traitement est requis chez les personnes qui ne répondent pas correctement aux traitements pharmacologiques.

N’oublions pas de parler du traitement de réhabilitation. Il existe une batterie de psycho-stimulations et de réhabilitations de la maladie de Parkinson créés par des professionnels spécialisés (psychologues et neurologues) basés sur les dernières investigations sur la maladie de Parkinson.

Cette batterie sert à évaluer différentes capacités cognitives, comme la mémoire, l’attention, la perception, la coordination et le raisonnement. Chacune de ces capacités évaluées s’adapte à chaque personne et nous aide à pouvoir réaliser un bon diagnostic de la maladie de Parkinson.

Réhabilitation et Psycho-stimulation de la maladie de Parkinson

Pour la psycho-stimulation et la réhabilitation de la maladie de Parkinson, il est important de réaliser des exercices dans différents domaines.

Dans un premier temps, il est important qu’un logopédiste travail avec la personne qui souffre de la maladie de Parkinson, afin de travailler non seulement des exercices de langage, mais également de prévenir la dysphagie, l’hypophonie et les autres difficultés qui peuvent se présentées.

D’un autre côté, il convient de travailler l’équilibre de la posture, car au fil du temps celui-ci va se détériorer peu à peu.

Il est important de réaliser une réhabilitation cognitive individualisée et personnalisée pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson, car bien que dans les premières étapes cette maladie n’affecte que les aspects moteurs, du fait qu’il s’agit d’une maladie neurodégénérative, il est nécessaire de réaliser une prévention cognitive.

Une fois que l’évaluation est effectuée, un programme individualisé et personnalisé sera mis en place afin de déterminer quelles fonctions cognitives souffrent d’une détérioration majeure et ainsi pouvoir concentrer la psycho-stimulation sur ces fonctions.

Enfin, nous allons vous donner quelques recommandations pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson.

  • Il est important que la personne diagnostiquée d’une maladie de Parkinson dorme bien, car le sommeil a une fonction réparatrice et réduit les effets symptomatiques de la maladie.
  • Il est également recommandé de réaliser une réhabilitation cognitive, en réalisant des tâches de psycho-stimulation, que cela soit avec des fiches de stimulation cognitive ou en réalisant de exercices de mémoire.
  • Aller voir un logopédiste afin de prévenir les troubles du langage.
  • Adapter les installations du domicile de la personne afin de faciliter sa mobilité et d’éviter les chutes.

Avec cet article, nous avons voulu aborder le sujet de la maladie de Parkinson, en commentant quels sont ses symptômes principaux, quel est l’origine de cette maladie et comment celle-ci est liée à la substance noire, en expliquant également ce qu’est la substance noire. Nous souhaitions également vous donner quelques recommandations sur le sujet.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur la substance noire ou sur la maladie de Parkinson plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Sara Morales Alonso, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en psychologie sanitaire.”

Dépression chez la personne âgée : facteurs influents et altérations associées

Vous sentez-vous souvent fatigué, démotivé ou inondé de sentiments ou de pensées négatives ? Avez-vous observé cette baisse de moral chez une personne âgée de votre entourage ? Pendant les étapes du vieillissement, chaque personne doit s’adapter à une série de circonstances. Celles-ci peuvent affecter les personnes plus vulnérables et peuvent provoquer une dépression chez la personne âgée.

Tout au long de cet article nous allons exposer les symptômes qui font parties de la dépression ainsi que les facteurs qui peuvent influencer son développement chez les personnes du troisième âge. De plus, nous vous donnons quelques conseils utiles pour aider les personnes âgées qui souffrent de ce trouble du moral.

Dépression chez la personne âgée

Dépression chez la personne âgée

La dépression est l’un des troubles du moral la plus répandue de nos jours. Celle-ci se caractérise principalement par la présence de tristesse et d’un moral bas, d’une diminution de l’estime de soi, d’une perte de plaisir pour ce qui nous faisait ressentir de la satisfaction auparavant, d’un trouble de l’appétit et du sommeil et d’une fatigue habituelle. En plus de ces symptômes, la dépression génère habituellement de l’apathie et des difficultés pour prendre des décisions.

Cette symptomatologie est maintenue au moins pendant deux mois et produit un mal-être significatif qui altère le niveau de fonctionnalité.

La dépression peu se développer à n’importe quel âge. Il est vrai que dû à certains facteurs caractéristiques du vieillissement, la personne âgée a des grandes probabilités souffrir de ce trouble. La dépression chez la personne âgée se remarque principalement par la tristesse que la personne éprouve, l’anhédonie (incapacité à expérimenter du plaisir) ainsi que par des symptômes psychosomatiques, c’est à dire, des symptômes physiques dus à une souffrance émotionnelle, comme la fatigue chronique ou le mal de tête.

Dans cet article nous allons citer les différents facteurs ou les différentes causes qui peuvent générer une dépression chez la personne âgée, ainsi que comment prévenir celle-ci et quels sont les symptômes neuropsychologiques que peuvent présenter ce type de patient. Pour terminer, nous vous donnons quelques conseils relatifs au traitement de ce trouble.

Causes de la dépression chez la personne âgée

L’origine d’un trouble dépressif est indéterminée. Nous vous expliquons dans ce chapitre les trois dimensions que peuvent générer ce trouble, que cela soit de manière individuelle ou en groupe.

1- Le facteur biologique comme cause de dépression chez la personne âgée

Les symptômes qui font partis de la dépression peuvent être dus à une série d’affectations de nature organique (source : Daniel M. Campagne, causes organiques et comorbidités de la dépression).

  • Altérations biochimiques au niveau cérébral, lesquelles vont agir sur la régulation de certains neurotransmetteurs (noradrénaline, dopamine et sérotonine).
  • Déficit vitaminique et minéral associées au régime alimentaire.
  • Maladies chroniques : métaboliques (déficit de vitamine B12), auto-immunes (lupus), infections virales (hépatites), cancer.
  • Maladie des glandes de la thyroïde et de la parathyroïde.

2- Facteur psychologique comme cause de la dépression chez la personne âgée

Pendant le vieillissement une série de pensées et d’émotions négatives peuvent surgir dans l’esprit de l’individu :

  • Diminution de l’estime de soi
  • Augmentation de l’insécurité
  • Sensation d’impuissance
  • Perte de contrôle sur son entourage
  • Absence ou manque de motivation vitale
  • Sensation de déclin
  • Sentiments d’inutilité
  • Peur de circonstances vitales non-désirées comme par exemple l’apparition d’une maladie grave.

3- Facteur social comme cause de la dépression chez la personne âgée

Il est courant que pendant sa période de vie, une personne âgée expérimente certaines circonstances connues comme événements vitaux stressants. Ceux-ci font référence à des événements importants de la vie d’une personne, qui ont produit du stress et qui dans la plupart des cas ont nécessité une réadaptation : perte d’un être cher (partenaire, famille ou ami), manque de soutien social, blessure ou maladie personnelle, retraite professionnelle, etc… Les événements vitaux stressants qui provoque le plus de dépression chez la personne âgée sont les événements qui surviennent brusquement, qui sont incontrôlable, qui s’avèrent menaçants ou qui se produisent de manière répétée ou groupée.

En définitive, le vieillissement est irrémédiablement accompagné de pertes et des deuils qui y sont liés. Il ne s’agit pas uniquement des pertes de personnes porches, mais également des pertes de capacités personnelles, des pertes d’occupation et même de la perte de soi même lorsqu’il s’agit de faire face à sa propre mort.

Il est important de souligner que le vieillissement n’est pas synonyme de dépression, la personnalité de la personne âgée va être déterminante jour un rôle important, et les événements stressants de la vie d’une personne l’affecterons plus ou moins selon sa capacité à faire face à ces épreuves.

Facteurs de risque associés à la dépression chez la personne âgée

Il existe certaines circonstances, de caractères biologiques, psychologiques et social qui peuvent faciliter l’apparition d’un trouble dépressif chez une personne âgée :

  • Genre : un des facteurs de risque lié à la dépression pendant la vieillesse est être une femme (les femmes ont une probabilité plus grande de souffrir de dépression que les hommes).
  • Avoir souffert d’un accident vasculaire cérébral (dépression post-ictus).
  • Souffrir de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.
  • Consommer des médicaments au quotidien.
  • Avoir un type de personnalité insécure et un manque de ressources ou une basse estime de soi.
  • Souffrir de maladies médicales douloureuses.
  • S’installer dans une résidence pour personnes âgées.
  • Souffrir de troubles du sommeil.
  • Avoir un manque de soutien social ou aucun soutien social.
  • Vivre seul et ressentir de la solitude.
  • Avoir un manque de ressources économiques.
  • Être dans un processus de deuil.
  • Recevoir un traitement antidépresseur insuffisant (seulement 15% des personnes âgées qui souffrent de dépression bénéficient d’un traitement adéquat).

Prévenir la dépression chez la personne âgée

Éléments protecteurs

De la même manière que pour les facteurs de risque, il existe des facteurs qui protègent les personnes âgées de la dépression ou qui permettent une récupération plus rapide et meilleure de celle-ci :

  • Suivre une psychothérapie.
  • Vivre accompagné (la socialisation favorise un meilleur moral).
  • Avoir des ressources économiques.
  • Suivre un traitement antidépresseur.
  • Faire de l’exercice physique régulièrement (contribue à une meilleure efficacité personnelle et une meilleure estime de soi).
  • Ne pas souffrir de détérioration cognitive (réaliser des exercices de stimulation cognitive).
  • Avoir moins de quatre-vingts ans.
  • Ne pas avoir souffert d’épisodes de dépression par le passé.
  • Disposer d’un soutien social
  • Ressentir son état de santé comme adéquat.
  • Se sentir productif.
  • Trouver que sa vie à du sens.

Symptômes de dépression chez la personne âgée

La dépression est un trouble du moral. Pourtant, lorsqu’une personne souffre de ce trouble, elle peut également souffrir certains déficits neuropsychologiques. Pendant le vieillissement, il est normal qu’une personne présente certains changements au niveau cérébral, pour lesquels sa vitesse de traitement de l’information ainsi que ses capacités de mémoire et d’attention peuvent être réduites. Toutes les personnes ne sont pas affectées de la même façon, cependant il n’est pas rare que les personnes âgées qui souffrent de dépression présentent également les troubles neuropsychologiques que nous allons citer plus bas, c’est pourquoi il est conseillé que la personne âgée réalise des activités de stimulation qui l’aideront à renforcer ses capacités.

Déficits neuropsychologiques provoqués par la dépression chez la personne âgée :
  • Difficultés de la mémoire épisodique (souvenirs des événements passés).
  • Détérioration de la mémoire à court terme et de la mémoire verbale, dû à l’influence des pensées négatives.
  • Déficit de la mémoire de travail (capacité de manipuler les informations mentalement).
  • Difficulté pour maintenir l’attention (attention soutenue), ainsi que pour réaliser différentes tâches en même temps (attention divisée).
  • Diminution de la rapidité de traitement de l’information.
  • Altération de la fonction exécutive (difficulté pour planifier et pour prendre des décisions, ainsi que pour la résolution de problèmes et la flexibilité cognitive)

Une étude récente confirme qu’il existe des altérations neurocognitives des patients qui souffrent de dépression en comparaison avec ceux qui n’en souffrent pas. Les différences les plus significatives sont observées dans les habiletés cognitives comme l’inhibition, la mémoire de travail, l’attention divisée et en général dans les fonctions exécutives. Le programme de stimulation de personnes dépressives de CogniFit a été appliqué à deux groupes de personnes (dépressifs et non-dépressifs) pendant huit semaines. Après ce laps de temps, l’efficacité de cet entraînement cognitif personnalisé a été testée. Une diminution des symptômes dépressifs a alors été observée chez les patients dépressifs, et ces personnes ont pu améliorer leur contrôle exécutif, leur permettant de créer de meilleures stratégies pour faire face aux symptômes de la dépression (comme la rumination et la persévérance).

Les problèmes de concentration et le manque de concentration est caractéristique de la dépression et diminue la capacité de consolidation des nouvelles données, c’est pourquoi la personne âgée qui souffre de dépression est plus désorientée que les autres. C’est pour cela qu’il arrive parfois que l’on confonde le symptôme de perte de mémoire dû à la dépression (pseudodémence dépressive) d’une dépression chez la personne âgée avec les symptômes de la démence, spécialement les démences du u type d’Alzheimer. Il est important de pouvoir distinguer ces deux choses :

  • La perte de mémoire due à la dépression commence très brusquement, alors que celle qui est due à la démence apparaît d’une manière plus progressive.
  • Les personnes âgées qui souffrent de dépression sont souvent victimes de leurs pensées négatives récurrentes, ce qui distrait leur attention et qui ne leur permet pas de traiter les informations correctement. Dans le cas des démences, la personne justifie ses pertes de mémoire sans être consciente de son erreur.
  • Pendant la dépression les oublis fluctuent en même temps que le moral, alors que dans les démences les oublis sont constants.
  • La personne âgée qui souffre de dépression montre une préoccupation pour ses difficultés de mémoire, alors que celle qui souffre de démence ne se rend pas compte de celle-ci.

Comment aider une personne âgée qui souffre de dépression

Vivre en compagnie ou maintenir une relation proche avec une personne qui souffre de dépression peut s’avérer compliqué à cause de la frustration et de l’impuissance que l’on peut ressentir, ainsi qu’à cause de l’abandon de la personne, de son apathie et de son moral bas et son incapacité à ressentir du plaisir. Cependant, si nous souhaitons améliorer le moral de cette personne, nous devons laisser de côté le sentiment de colère que nous provoque cette frustration et essayer d’entrer en relation avec cette personne âgée d’une manière différente.

Dans un premier temps, un des facteurs de protections face à la dépression chez la personne âgée est d’être accompagné et surtout de percevoir le soutien social. C’est à dire qu’il ne faut pas uniquement faire acte de présence, mais il faut que la personne se sente accompagnée et soutenue. Ainsi, le temps que nous passons avec la personne âgée qui souffre de dépression doit être du temps de “qualité”. Cela doit être un temps pendant lequel nous lui dédions toute notre attention et pendant lequel nous lui laissons le temps et l’espace pour s’exprimer et pour communiquer ouvertement avec nous. Les récriminations, les discussions et les impositions sont contre-productifs dans ces cas-là, car dû au moral et aux pensée négatives de la personne elle les percevra comme des attaques et se distanciera plus de nous.

Cette relation basée sur l’empathie et l’attention complète va permettre qu’un lien affectif se créer avec la personne âgée, grâce auquel celle-ci aura confiance en nous et sera plus disposée à recevoir nos conseils :

  1. Questionner de manière subtile ses pensées négatives : “Pourquoi penses-tu que tu ne seras pas capable de ..?”, “Que s’est-il passé quand tu as essayé ?” ou “Comment penses-tu que tu pourrais changer cela ?”.
  2. Générer en lui des émotions positives. Par exemple, rappelez-lui ses succès passés pour qu’il ressente de la satisfaction.
  3. Encourager en lui un sentiment d’utilité. Laissez-le réaliser certaines tâches qui le feront se sentir utile, comme faire la cuisine par exemple.
  4. Essayer de penser avec lui à des activités gratifiantes à faire. Cela peut être compliqué dû à son moral bas et à son apathie. Il est toutefois possible que vous trouviez ensemble quelques activités qui s’avérerons gratifiantes, même si ce n’est qu’un petit peu.
  5. Établir une routine d’activités. Dans ce cas il faut faire preuve d’une attitude patiente et flexible afin d’arriver à un accord avec la personne âgée. Il est compliqué d’arriver à un accord de ce type du fait que pour la personne âgée n’importe quelle activité demande un effort, et qu’en plus sa rigidité cognitive lui rend difficile de changer d’opinion. C’est pour cela qu’il faut ajouter des activités petit à petit, d’une manière progressive, en même temps que l’on récompense la personne pour les activités qu’elle aura réalisées.

Merci de votre lecture. Nous espérons que cet article vous aura été utile et que les informations et les conseils que nous avons partagés avec vous pourront vous aider. Si vous avez un doute ou si vous souhaitez nous poser une question, nous serons enchantés de pouvoir vous venir en aide, alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas. 🙂

“Source : Natalia Pasquín Mora, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychogériatrie et en neuropsychologie.”

Maladies neurodégénératives : que sont-elles, quelles sont leurs caractéristiques, leurs traitements et leurs préventions

Que sont les maladies neurodégénératives ? Les maladies neurodégénératives ont comme caractéristique d’endommager le système nerveux, provoquant une détérioration cognitive accompagnée de changements de comportement ainsi que de changements dans le fonctionnement de l’organisme. Dans cet article nous allons vous expliquer tout ce que vous devez savoir sur ces maladies :  quelles sont les maladies neurodégénératives, quels sont leurs caractéristiques, leurs symptômes, leurs conséquences et quels sont les traitements possibles ainsi que d’autres informations intéressantes.

Que sont les maladies neurodégénératives ? Les maladies neurodégénératives peuvent être définies comme un type de maladie qui comme nous l’avons dit affecte le système nerveux d’une manière particulière : elles provoquent la mort des neurones, ce qui entraîne la dégénération du tissu nerveux. Cela engendre différentes manifestations neuropsychologiques qui sont exprimées de manières différentes selon la maladie dont il s’agit. Il existe de nombreuses maladies neurodégénératives, et chacune d’elles à ses propres caractéristiques. Voici la liste des maladies que nous allons aborder dans cet article :

  • La maladie d’Alzheimer
  • La maladie de Parkinson
  • La sclérose en plaques

Qu’est-ce qui provoque l’apparition d’une maladie neurodégénérative ? Actuellement il n’existe pas de cause concrète connue qui soit à l’origine du développement de ces maladies. Mais des relations entre les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux avec ces maladies ont été découvert. De plus, les recherches continues sur ces maladies ont mis en évidence comme principale facteur l’âge.

Types de maladies neurodégénératives et comment celles-ci se manifestent

Nous allons aborder les maladies neurodégénératives que nous avons nommé plus haut afin de connaître leurs principales caractéristiques, comment elles se manifestent chez les personnes qui en souffrent et de pouvoir les distinguer des autres maladies qui peuvent parfois sembler similaires mais qui ne le sont pas.

  • Maladie d’Alzheimer : L’association des personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer définit cette maladie neurodégénérative comme un maladie cérébrale qui provoque une perte progressive de la mémoire et de la manière de penser. Cette perte de mémoire est si grave que la personne qui en souffre rompt complètement avec ses activités quotidiennes. Parmi ces caractéristiques principales nous pouvons souligner : pertes de mémoire qui limitent l’autonomie, difficulté pour planifier et pour résoudre les problèmes, limitations dans la réalisation des tâches ou des travaux qui étaient réalisés auparavant avec facilité, désorientation, difficulté du langage aussi bien écrit que parlé, perte d’initiative et changements de personnalité. Voici une vidéo courte qui est l’une des 15 vidéos enregistrées à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer, dans laquelle des personnalités (ici Elie Semoune) lisent les témoignages de personnes qui vivent en compagnie de proches qui souffrent de cette maladie. Ainsi, vous pourrez découvrir qu’est-ce que cela implique de vivre avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et quelles sont les difficultés qui peuvent être rencontrées. Problèmes de mémoire, quand faut-il se préoccuper ? Il existe des évaluations neuropsychologiques qui peuvent aider à détecter les déficits cognitifs et qui peuvent servir à diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.

  • Maladie de Parkinson :  Selon l’Institut National des troubles neurologiques et des accidents cardiovasculaires, cette maladie se caractérise par une détérioration rapide qui entraîne la mort des cellules nerveuses. Ses principaux symptômes sont : tremblements des extrémités (qui disparaissent pendant le sommeil), rigidité des muscle (qui sont toujours tendus et contractés), bradykinésie (diminution des mouvements), ce qui affecte les actes de la vie quotidienne de ceux qui en souffrent, car ils auront besoins de plus de temps pour se laver ou s’habiller par exemple. Il faut également préciser qu’il existe avec cette maladie une instabilité posturale, qui provoque souvent de nombreuses chutes chez les personnes malades. Il existe des programme cliniques d’évaluation cognitive pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson.
  • Sclérose en plaques : Cette maladie affecte le système nerveux dans son ensemble à travers différents symptômes : fatigue, douleur, tremblements, pertes d’équilibre, limitation du langage, etc… Il existe différents types de sclérose selon la forme que prennent les symptômes, mais la plus commune et celle qui affecte le plus de personnes est la sclérose en plaques de forme récurrente.

Existe-t-il un traitement pour les maladies neurodégénératives ?

Le Dr. Prusiner met en évidence l’importance de réaliser continuellement des recherches avec lesquelles on peut obtenir des résultats afin de développer un traitement efficace pour les personnes qui souffrent de ce type de maladie. Cette importance réside dans le grand pourcentage de personnes qui souffrent de ces maladies et de la probabilité que ce pourcentage augmente en même temps qu’augmente l’espérance de vie. Actuellement, la maladie qui a le plus grand pourcentage de ces trois maladies neurodégénératives est la maladie d’Alzheimer.

Le Dr Prusiner affirme qu’il reste encore un long chemin à parcourir avant d’arriver à un traitement efficace pour toutes ces maladies neurodégénératives, mais pointe le fait que des indices qui aident à avoir une meilleure compréhension de ces maladies ont été découvert. Il semblerait que toutes ces maladies qui sont considérées des maladies neurodégénératives ont un facteur commun : la déficience dans les processus des Protéines, même si il faut souligner que les déficiences sont distinctes pour chacune des maladies neurodégénératives.

Les scientifiques sont au claire sur une chose, c’est qu’ils ne savent pas si un traitement pour ces maladies sera trouvé, mais les nombreuses recherches pointent un traitement à base de cellules souches bien que l’on ne sache pas avec certitude comment stimuler ces dernières afin qu’elles créent des connections une fois injectées dans le cerveau. Ce qui est clé avec ces maladies est leur détection précoce, de cette manière il y aura une détérioration plus faible du système nerveux et la récupération sera plus facile.

L’investigation avance à grand pas dans les diagnostics des maladies neurologiques, et ces découvertes peuvent être également appliquées aux maladies neurodégénératives. Ainsi, les technologies d’images, comme les IRM (image par résonances magnétiques) et la tomographie par émission de positrons, sont utilisées afin de diagnostiquer ce type de maladie. Grâce à ces outils technologiques il est possible de détecter les dégénérations provoquées par la maladie et ainsi pouvoir détecter celle-ci de façon plus précoce.

En conclusion, en ce qui concerne le traitement de ces maladies nous savons qu’il n’existe pour le moment rien de concrète qui puisse les soigner, mais il existe une possibilité claire de découvrir les clés qui permettront d’arrêter a progression de ces maladies grâce aux nombreuses investigations qui sont chargées de les étudier en détail.

Comment prévenir et traiter les maladies neurodégénératives ?

Voici quelques conseils à suivre au niveau comportemental et cognitif qui sont efficaces pour prévenir l’apparition des maladies neurodégénératives. Ces conseils peuvent également être appliqué dans le cas d’une personne qui souffre déjà de l’une de ces maladies afin de ralentir la progression de celle-ci. Découvrez l’importance de la réserve cognitive dans la prévention de l’apparition de maladies neurodégénératives.

  1. Maladie d’Alzheimer : Les personnes diagnostiquées de la maladie d’Alzheimer peuvent s’appuyer sur une grande quantité de soutiens qui leur permettent de jouir d’une meilleure qualité de vie, comme par exemple la participation à des activités qui améliore le moral (selon les goûts de la personne), les interventions comportementales (pour les agressions, les troubles du sommeil ou de appétit, etc…), la coordination entre tous les professionnels de la santé et surtout pouvoir compter sur un grand nombre d’informations proportionnées par les équipes de soins spécialisées qui participent au soutien inconditionnel au personnes qui souffrent de cette maladie. Il existe également des programmes de réhabilitation cognitive pour les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer.
  2.  Maladie de Parkinson : De nombreuses investigations pointent le fait que l’exercice physique peut aider à prévenir cette maladie neurodégénérative. L’exercice physique doit être du type cardio, comme la course, la marche, ou encore pratiquer un sport avec régularité. La physiothérapie aide également à maintenir une bonne résistance et un bon équilibre. Il est aussi conseillé de faire de la gymnastique cérébrale. D’un autre côté, les patients qui sont diagnostiqués de la maladie de Parkinson voient une amélioration lorsqu’ils pratiquent la danse. Si ! La danse a de nombreux effets bienfaits sur ces personnes, comme améliorer leur état de fatigue, leurs relations sociales et en résumé, être plus heureux. Il existe des exercices cliniques validés de stimulation cérébrale pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson.
  3.  Sclérose en plaques : Des facteurs qui peuvent s’avérer importants pour prévenir l’apparition de cette maladie sont les prédispositions génétiques ainsi que les facteurs environnementaux. De plus, les investigations les plus récentes ont mises en évidence une possible prédisposition à souffrir de cette maladie grâce à une analyse d’anticorps. En effet, il semblerait que les personnes qui souffrent de cette maladie ont un anticorps qui ne se trouve pas chez les personnes saines. Ainsi, en continuant les recherches, une manière de détecter cette maladie d’une façon plus précoce pourrait être découverte. Mais, qu’est-il recommandé lorsqu’une personne souffre déjà de cette maladie ? Il existe plusieurs conseils à suivre qui aident à améliorer la qualité de vie des personnes malades, comme par exemple consulter son médecin pour qu’il traites les symptômes de la maladie (comme la douleur), il est également déconseillé de fumer du tabac, il est conseillé de faire de nombreuses pauses lors d’exercices physiques afin de prévenir la fatigue, et il est très recommandé de faire de la réhabilitation à la maison ou directement dans un centre de réhabilitation. Il existe des programmes de stimulation cognitive pour les personnes qui souffrent de sclérose en plaques.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Noelia Chaves Castaño, psychologue en formation continue de CogniFit.”

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est, quelle relation a-t-elle avec le vieillissement et la maladie d’Alzheimer et comment l’augmenter ?

La réserve cognitive est un terme qui est utilisé pour expliquer pourquoi les personnes qui maintiennent leur cerveau actif ont la capacité de réduire les détériorations cognitives qui apparaissent avec la vieillesse, ou avec les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent compenser les dommages cérébraux grâce à l’utilisation de connections neuronales alternatives, permettant au cerveau de fonctionner normalement malgré les dommages ou la dégénération dus à l’âge.

La réserve cognitive s’acquière en entraînant le cerveau et en maintenant des habitudes mentales saines. Découvrez dans cet article qu’est-ce que la réserve cognitive ainsi que sa relation avec le vieillissement cérébral ou avec la Maladie d’Alzheimer et les autres démences. 

Réserve cognitive

Avec le temps qui passe et au fur et à mesure que nous vieillissons nos neurones se détériorent. Si les neurones ne reçoivent pas les stimulations nécessaires de leurs cellules voisines, ils s’atrophient et meurent. Mais tout n’est pas perdu. Dans notre cerveau nous pouvons trouver ce qui est connu comme la réserve cognitive, qui aide à compenser les pertes neuronales dont nous souffrons. Grâce à la réserve cognitive et à la plasticité neuronale, nous pouvons freiner ou ralentir la détérioration cognitive liée au vieillissement ainsi qu’aux maladies neurodégénératives.

Les personnes qui disposent d’une plus grande réserve cognitive souffriront des symptômes de la détérioration cognitive ou des maladies neurodégénératives bien plus tard que les personnes qui ont une réserve cognitive très limitée. C’est à dire que si nous comparons deux personnes qui souffrent des mêmes dommages cérébraux, celle qui possède la plus grande réserve cognitive présentera moins de symptômes de détérioration cognitive, plus de vitalité et de lucidité mentale.

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est

En plus des facteurs génétiques, tout au long de notre vie nous accumulons des connaissances culturelles, des études académiques, des activités intellectuelles, des activités sportives, etc… qui forment notre réserve cognitive.

La réserve cognitive peut être définie comme la capacité de notre cerveau pour affronter les différents dommages ou les différentes détériorations soufferts à cause de maladies ou simplement à cause d’un vieillissement naturel, étant capable de conserver certaines de ses fonctions.

Le concept de réserve cognitive apparut avec pour objectif d’essayer d’expliquer pourquoi certaines personnes avec les mêmes dommages cérébraux au même âge ne présentent pas les mêmes symptômes que leurs contemporains.

Pour illustrer cela, imagiez des personnes de 80 ans par exemple, qui souffrent des mêmes dommages neuronaux. La différence entre les deux est qu’une de ces personnes présente des symptômes de démence et l’autre non. Une fois décédés, et après avoir réalisé leur autopsie, on découvre que ces deux personnes souffraient de la maladie d’Alzheimer… On se demande alors pourquoi un seul des deux présentait-il des symptômes de la maladie et l’autre non, si les deux étaient malades ? La réponse nous pouvons la trouver dans la réserve cognitive. Malgré que le cerveau soit endommagé, par la maladie ou par le temps, la personne qui a une bonne réserve cognitive ne montrera pas de symptômes de démence. Pourquoi ? Peut-être parce que la réserve cognitive compense la détérioration cognitive.

La réserve cognitive s’initie à nos premiers jours de vie. Selon Wolf Singer (neurobiologiste) durant la période du développement le cerveau va former des connections neuronales grâces à l’influence de son environnement. Harry Chugani (neurobiologiste pédiatrique) affirme lui que les expériences vécues dans l’enfance sont si fortes qu’elle influence le futur développement de l’enfant en déterminant des caractéristiques comme l’intelligence ou les traits de personnalité.

Malgré cela, il faut savoir que chacun d’entre nous a le pouvoir de stimuler son cerveau afin d’augmenter sa réserve cognitive et de l’enrichir au fil du temps, même après l’enfance et l’adolescence. Notre cerveau est élastique et c’est pour cela qu l’activité intellectuelle produit de multiples bienfaits indépendamment de l’âge ou des dommages cérébraux.

Arriver à ce point, vous devez vous demander s’il existe un moyen de mesurer notre réserve cognitive. Eh bien oui, nous pouvons estimer notre réserve cognitive par une évaluation neuropsychologiquebasée sur de preuves cliniques qui mesurent différentes variables (éducation, activité physique, etc…), ainsi que sur différentes études génétiques et examens de neuro-imagerie qui aident à identifier les marqueurs qui indiquent la présence de certaines maladies.

Facteurs qui agissent sur le niveau de réserve cognitif

Il existe différents facteurs qui semblent agir sur la réserve cognitive de notre cerveau, comme la taille du cerveau et les connections entre les neurones.

En général, le facteur le plus important pour avoir une bonne réserve cognitive est d’entraîner votre cerveau. Selon une étude publiée dans Frontiers in Aging Neuroscience, maintenir le cerveau actif au fil des années aide à avoir une vieillesse plus saine. Comme dit Ricardo Bajo (professeur de l’Université International de La Rioja –UNIR) : “La réserve cognitive sera marquée par l’activité cérébrale que nous aurons réalisé tout au long de notre vie”.

Ces dernières années, les facteurs qui agissent le plus sur la réserve cognitive ont beaucoup été étudié. Ces facteurs sont le bagage génétique et la capacité innée, l’activité physique, le niveau de culture générale, les facteurs socio-économiques, les influences que nous recevons depuis notre enfance, etc… Parmi les facteurs les plus important qui on été découvert et qui sont lié à la réserve cognitive, nous pouvons mettre en évidences :

  • Le quotient intellectuel, l’éducation et le niveau de culture générale. Le quotient intellectuel (QI) dépende de facteurs comme la génétique, l’éducation et le niveau de culture général. Il a été déterminé que les personnes qui possède un QI plus élevé ont une plus grande réserve cognitive et qu’ils ont un cerveau plus grand. Selon différentes études, le fait d’avoir un niveau de culture général élevé protège le cerveau du déficit cognitif légerIl a été observé qu’un niveau d’éducation bas est l’un des facteurs de risque les plus importants associés aux démences. Cela peut être dû au fait que les personnes avec un niveau intellectuel plus élevés ont généralement des habitudes de vie plus saines, ce qui leur permet d’avoir une meilleure connectivité entre leurs neurones, les rendant plus stimulés et les développant plus, diminuant ainsi les risques de souffrir d’une détérioration cognitive ou d’une démence. Il a également été observé que les personnes qui ont des professions liées avec une forte demande de raisonnement, qui travaillent avec les mathématiques et le langage ont moins de probabilité de souffrir de démence. Parfois, l’éducation et la profession de la personne sont liées avec son niveau socio-économique, ainsi qu’il serait utile d’étudier comment ce dernier peut agir sur la réserve cognitive. Attention ! Avec un niveau de culture générale élevé nous ne nous référons pas uniquement à l’éducation, car il y a des personnes qui pour différentes raisons n’ont pas pu avoir un niveau d’éducation élevé ais qui possède une très bonne culture générale.
  • Les loisirs et les relations sociales. Il a été observé que les personnes qui réalisent le plus d’activité ludiques et qui passent plus de temps avec leurs semblables présentent 38% moins de risque de souffrir d’une démence. Ainsi, il est recommandé de profiter de la nature, de connaître des nouvelles personnes, de faire toutes sortes d’activités divertissantes, etc… Quand les personnes entre en relation avec les autres, elles doivent utiliser différentes capacités cognitives afin d’avoir une bonne communication et une bonne relation, ce qui favorise la réserve cognitive.
  • L’exercice physique. Il a été prouvé que plus une personne fait d’exercice physique, moins celle-ci a de chance de souffrir d’une détérioration cognitive en vieillissant. L’exercice physique protège de la détérioration associée à la vieillesse et du développement de démence. Cela diminue également certains facteurs de risques comme le stress, et augmente la production de neurones et la plasticité neuronale. En réalisant des exercices physiques nous améliorons note cerveau car nous favorisons le flux sanguin de tout le corps, nous réduisons les risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire et nous permettons au cerveau de recevoir plus de nutriments, favorisant son développement.
  • L’exercice mental. Les activités comme lire, jouer d’un instrument, apprendre des langues, essayer de réaliser un tâche d’une manière différente et original, etc… N’importe quelle activité qui requière un effort intellectuel et qui nous oblige à rester actif est bonne pour augmenter notre réserve cognitive et retarder les symptômes de la détérioration cognitive. Ces activités servent de facteur de protection indépendamment de l’âge de la personne qui les réalisent. Il n’est jamais trop tard si le conseil est bon. il est très recommandable de réaliser ce type d’activités car il a été démontré qu’elles peuvent réduire jusqu’à 50% la probabilité de développer une forme de démence. De plus, il existe des programmes spécialisés pour stimuler de manière professionnelle le cerveau et aider à améliorer la réserve cognitive. Si vous souhaitez plus d’information sur le sujet, nous vous recommandons CogniFit, le programme leader en évaluation et stimulation cognitive.

Il ne faut pas non plus oublier l’importance des facteurs génétiques et des biomarqueurs, d’une bonne alimentation, qui nous permet d’ingérer les vitamines nécessaires au bon fonctionnement de notre cerveau, de l’exercice physique modéré, ne pas fumer et ne pas boire de l’alcool en excès (cerveau et alcool), qui sont des facteurs liés aux niveaux de réserve cognitive.

Nous pouvons estimer notre réserve cognitive grâce à des évaluations cliniques, des études génétiques et des examens de neuro-imagerie.

Réserve cognitive et vieillissement

Différentes études défendent que la réserve cognitive piusse être un facteur protecteur du vieillissement cognitif et des maladies neurodégénératives associées à l’âge.

La réserve cognitive protège le cerveau du vieillissement et des dommages cérébraux. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent souffrir d’un déclin cognitif plus tardivement. Selon Stern, “Une plus grande réserve cognitive se manifeste en un usage plus efficace des réseaux neuronaux ou des stratégies cognitives alternatives, ce qui permettrait un rendement cérébral plus efficace pendant plus de temps”.

Réserve cognitive et vieillissement : avec l’apprentissage de nouvelles choses nous stimulons et fortifions notre cerveau, tout en augmentant notre réserve cognitive. En retardant le déclin cognitif associé au vieillissement, et en aidant à ralentir, voir même à prévenir l’apparition de démence. Continuez votre lecture, car plus bas nous vous donnons quelques conseils pour améliorer votre réserve cognitive.

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer

Pourquoi certaines personnes présentent des symptômes de la maladie d’Alzheimer plus tardivement que d’autres ?

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer : comme nous l’avons déjà dit antérieurement, la réserve cognitive joue un rôle fondamental dans les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence.

La réserve cognitive permet de ralentir les symptômes de la maladie d’Alzheimer, faisant que ces symptômes se présentent de manière plus tardive, ou peut même parfois prévenir l’apparition de la maladie, empêchant ainsi les symptômes de se manifester

Selon Stern (Directeur de la Division de Neuroscience Cognitive du centre Sergievsky Center et du Taub Institute) : “l’évidence épidémiologique suggère que ceux qui ont des réussites professionnelles ou éducatives plus basses ou les personnes qui ont une culture générale ou un quotient intellectuel inférieure à la moyenne, ont plus de chances de souffrir des caractéristiques cliniques de la maladie d’Alzheimer avec un niveau histopathologique moins élevé que les personnes qui ont des niveaux plus élevés de réserve cognitive”.

Malgré que ce soit dans l’actualité, et en particulier ces dernières années, que les plus grandes découvertes ont été faite dans le domaine, le terme de réserve cognitive est étudié depuis bien plus longtemps. En effet, il est pratiquement impossible de parler de réserve cognitive sans mentionner David Snowdon (docteur en épidémiologie y professeur de neurologie à l’Université du Kentucky).

David Snowdon a réalisé une étude en 1986 dans laquelle interviennent 678 nonnes catholiques des États-Unis. L’objectif de cet étude était de déterminer si la réserve cognitive agit d’une façon ou d’une autre sur la maladie d’Alzheimer.

Snowdon a utilisé ce type si concret de population parce qu’il voulait observer un collectif homogène qui présentait les mêmes caractéristiques personnelles (même style de vie, mêmes habitudes, même aliment, etc…). Durant 17 ans toutes les nonnes ont réalisé des tests cognitifs, des examens psychologiques, des tests génétiques, et en plus de cela elles ont toutes données leur cerveau pour qu’il soit étudier une fois décédées. Ainsi, Snowdon put étudier les liens qui peuvent exister entre la maladie d’Alzheimer, les réserves cognitives et les lésions trouvées dans les cerveaux.

D’une manière fascinante, il mit en évidence la sœur Bernadette qui mourut d’une attaque cardiaque à 85 ans. Une fois que l’autopsie cérébrale fut réalisée, des indices claires d’un stade avancé de la maladie d’Alzheimer furent découverts, malgré que la sœur n’eût démontré aucun symptôme. Comment est possible que son cerveau indique qu’elle souffrait d’une maladie d’Alzheimer mais qu’elle ne montrait aucun symptôme ?

Plus tard, on découvrit grâce au soutien de Jim Mortimer (directeur d’investigation en gériatrie d’un centre médical de Minneapolis) que le cerveau de Bernadette avait compensé, d’une certaine façon, les changements pathologiques provoqués par la maladie d’Alzheimer.

Tous les tests réalisés furent comparés, même les autobiographies de chacune des sœurs, écrit avant leur entrée au couvant (avec la collaboration de Susan kemper, psycholinguiste, afin d’analyser le langage). Grâce aux autobiographies, on put observer l’utilisation de mots monosyllabiques et multi-syllabiques, la fréquence avec laquelle des mots peu communs étaient utilisés, la complexité etc…

Dans cette analyse, il fut observé que le groupe sain avait un vocabulaire plus riche, et qu’il avait plus lut dans son enfance (ce qui augmente la réserve cognitive).

Une fois que tous les résultats furent analysés, on put observer comment une personne dont le cerveau est atteint de la maladie d’Alzheimer peut ne pas présenter de symptômes si elle possède une bonne réserve cognitive. La réserve cognitive peut favoriser la formation de nouvelles connections neuronales qui peuvent compenser les dommages provoqués par la maladie d’Alzheimer. De plus, dans cet étude il est déterminé que “la maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie que l’on attrape ou pas, mais qu’il s’agit d’un processus complexe qui se développe pendant des décennies et qui est affecté par la multitude de facteurs biologiques, intellectuels, émotionnels, sociaux, culturels, etc…”. Ainsi, et selon cette étude, la maladie d’Alzheimer peut être considérée comme une maladie qui se développe après un long processus et en conséquence à toutes les expériences vécues par le cerveau.

Par conséquent, les découvertes de David Snowdon, ainsi que celles d’autres investigations plus récentes sur le sujet, soutiennent l’idée que les activités qui stimulent sainement le cerveau permettent de prévenir les maladies neurodégénératives, comme c’est le cas pour la maladie d’Alzheimer.

Comment améliorer sa réserve cognitive ?

Tout homme peut être, s’il le souhaite, sculpteur de son propre cerveau” (Santiago Ramón et Cajal)

Comme nous l’avons déjà dit, il existe des facteurs déterminés qui agissent sur la réserve cognitive de notre cerveau. Mener une vie saine, avec des habitudes saines et équilibrées, peut aider à améliorer notre réserve cognitive et notre santé cérébral. C’est pour cela qu’il est recommandé de suivre une bonne alimentation, de ne pas fumer ni de boire excessivement, etc…

Entraîner le cerveau est d’une importance vitale, et nous pouvons au jour d’aujourd’hui le faire grâce à une grande variété d’activités à notre portée comme par exemple lire, aller au cinéma ou au théâtre, passer du temps avec nos amis et socialiser, danser, etc… Toutes ces activités nécessitent que nos ressources cognitives soient sollicitées et fonctionnent de manière adéquate, permettant d’entraîner notre cerveau. Le plus important est de maintenir le cerveau et l’esprit occupés et actifs pendant le plus longtemps possible.

Actuellement il existe des outils technologiques dans le domaine de l’innovation lié à la santé qui permettent d’améliorer de manière professionnelle la réserve cognitive de n’importe qui. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et en stimulation cérébralepour maintenir le cerveau actif au fil des années, CogniFit utilise une technologie accessible en ligne qui permet de mesurer et d’améliorer les habiletés cognitives fondamentales de chacun, des plus petits (enfants à paritr de 6 ans) jusqu’au adultes les plus âgés (stimulation cognitive Alzheimer).

CogniFit est un programme leader en évaluation et en stimulation cognitive, et est le traitement non-pharmacologique le plus utilisé en cas de problèmes de mémoire, de déficit cognitif léger et de démences dans leurs étapes initiales. La technologie de CogniFit est aux normes de la communauté scientifique et est validée par cette dernière. Cette technologie se centre sur la neuroplasticité du cerveau.

Merci beaucoup de nous avoir lu. Et vous, que faites-vous pour augmenter votre réserve cognitive ?  N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Problèmes de mémoire : que sont-ils et quand devons-nous nous en préoccuper ?

Que sont les problèmes de mémoire ? Il nous arrive à tous d’oublier quelque chose de temps en temps. Nous nous stressons lorsque nous sommes pressés et que nous ne savons plus où nous avons mis les clés de la voiture, ou alors il nous arrive d’oublier une date importante, comme l’anniversaire d’une personne qui nous est proche… Que se passe-t-il lorsque notre cerveau oublie quelque chose ? Que sont réellement les problèmes de mémoire ?

Vous pensez avoir des difficultés pour vous souvenir des choses ? Quand devons-nous nous préoccuper des problèmes de mémoire ? Découvrez tout sur les problèmes de mémoire dans cet article.

Problèmes de mémoire

Vous pensez avoir des problèmes de mémoires ? Répondez à ces 14 questions simples liées aux symptômes associés aux problèmes de mémoire :

1. Sentez-vous que votre mémoire a empiré ?
2. Avez-vous besoin de relire plusieurs fois un texte avant de le comprendre ?
3. Est-ce que vous perdez des objets comme vos clés, de l'argent, votre agenda... fréquemment ?
4. Pensez-vous avoir des problèmes pour trouver les mots adéquats dans les conversations auxquels vous participez ?
5. Oubliez-vous fréquemment des choses comme ce que vous avez mangé hier par exemple ?
6. Éprouvez-vous dernièrement plus de difficultés pour faire des choses dont vous aviez l'habitude de faire avec aisance ?
7. Oubliez-vous les choses que vous avez prévu de faire sur le court terme, par exemple si vous savez que vous devez aller chez le médecin mais vous ne savez plus quel jour ?
8. Avez-vous rencontrer des difficultés pour utiliser un objet ou un dispositif avec lequel vous êtes pourtant familier ?
9. Avez-vous noté des difficultés pour réaliser des tâches qui nécessitent de la concentration et de l'attention ?
10. Vos proches ont-ils noté que vote mémoire vous fait défaut ultérieurement ?
11. Êtes-vous plus désorienté que d'habitude, y compris dans les lieux que vous fréquentez souvent ?
12. Avez-vous des doutes sur le fait d'avoir fait ou non une action déterminée ?
13. Pensez-vous vous trompé de mots régulièrement, est-ce que vous avez des difficultés à vous rappeler les noms des films, des personnes célèbres, etc..?
14. Cela vous demande-t-il beaucoup d'efforts de vous souvenir de toutes les personnes qui vous sont proches ?

Si vous avez répondu à toutes les questions et que votre réponse a été OUI au moins 7 fois, il est possible que vous soyez en train de souffrir de problèmes de mémoire. Bien qu’en aucun cas il ne faut interpréter les résultats de ce test comme un diagnostic.  Mairena Vázquez, psychologue, vous explique ce que sont les problèmes de mémoire, quelles en sont les causes et quand est-ce que cela doit nous préoccuper.

Que sont les problèmes de mémoire

La mémoire peut être définie comme la capacité de stocker et d’utiliser des informations. La mémoire est l’ensemble des systèmes qui permettent d’acquérir, de retenir et de récupérer des informations. Les problèmes de mémoire sont les principales plaintes et motifs de préoccupation cognitif des personnes qui souffrent de dommages cérébraux acquits et de leurs proches.

Les problèmes de mémoire sont une des causes les plus fréquentes de consultation en neuropsychologie. Ils ne sont pas seulement associés aux personnes âgées et touchent toutes les tranches d’âge.

Les oublis légers ou les petites défaillances de la mémoire sont souvent dus à un vieillissement normal. Les personnes âgées peuvent avoir besoins de plus de temps pour se rappeler quelque chose ou pour apprendre quelque chose de nouveau. Il peut également arriver à n’importe qui d’oublier un nom, un mot, de ne pas se souvenir d’un rendez-vous ou alors d’où il a rangé ses clés.

Il peut arriver à tout le monde d’oublier quelque chose. Tous les oublis ne sont pas forcément des symptômes de détérioration cognitive, de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre démence. Ces pathologies se présentent souvent accompagnées de pertes de mémoires progressivement plus fréquentes et plus graves. Si la perte de mémoire est détectée par des proches, famille ou amis, et commencent à déranger la personne dans ses activités quotidiennes (travail, vie social, etc…) il est alors important de réaliser une évaluation neuropsychologique professionnelle et chercher conseil auprès de spécialiste qualifiés spécialisé en démences et en problèmes de mémoire.

Les problèmes de mémoire affectent n’importe quel type de population, et pas seulement les personnes de plus de 50 ans. En fait, selon le neuropsychologue Álvaro Bilbao, il devient toujours plus fréquent de rencontrer des problèmes de mémoire chez des personnes jeunes, voir même chez des enfants, ce qui peut leur provoquer des problèmes d’attention. Malgré tout, les troubles de mémoire sont l’une des plaintes les plus courantes chez les personnes du troisième âge.

“Le souvenir est l’unique paradis du quel nous ne pouvons pas être expulsés.” (J. Paul ; Fr. Richter).

Causes des pertes de mémoire

Il existe différents types de problèmes de mémoire, soit des problèmes qui empêchent les souvenirs du passé (“qu’est-ce que j’ai mangé hier ? – amnésie rétrograde), soit des problèmes avec les souvenirs d’événement nouveaux, comme les choses que nous avons prévu pour la semaine prochaine (amnésie antérograde). En même temps, les problèmes de mémoire peuvent se produire suite à un dommage cérébral. Indépendamment de la cause qui provoque les problèmes de mémoire ou de quel type de problème nous parlons, la personne en souffre peut ressentir de l’anxiété à cause de l’oubli. Généralement, les problèmes de mémoire sont souvent réversibles et peuvent être solutionnés. Dans ces cas les problèmes de mémoire se produisent à cause de quelque chose que nous pouvons contrôler, bien qu’il soit toujours recommandé de se rendre chez un médecin afin de trouver une solution et d’éviter un future détérioration cognitive. Carlos Regazzoni (neurologue) affirme que certaines causes possibles des problèmes de mémoire peuvent être dus à la pression artérielle, aux problèmes de sucres dans le sang et souvent, au stress du travail. Ceci est la raison pour laquelle chaque fois plus de jeunes personnes souffrent de problèmes de mémoire, qui ne sont pas toujours liés à la démence. Pour se rappeler, il est indispensable de stocker l’information dans la mémoire, et pour cela, nous devons être attentif à celle-ci. Parfois même si nous ne prêtons pas l’attention suffisante, notre cerveau peut déformer la réalité et changer nos souvenirs. Notre mémoire peut être problématique pour différentes raisons et différents motifs. Parmi les principales causes qui peuvent provoquer des problèmes de mémoire se trouvent :

  • Le stress et la fatigue
  • Les effets secondaires de certains médicaments
  • Des périodes de changements dans notre vie, des pressions professionnelles.
  • Fumer ou les excès d’alcool ou d’autres drogues peut endommager le cerveau et affecter la capacité et la qualité de la mémoire. Alcool et cerveau.
  • La dépression ou d’autres troubles mentaux (par exemple la schizophrénie ou les troubles bipolaire)
  • Les infections, les tumeurs ou les lésions au cerveau
  • Le manque de sommeil : quand nous dormons, les zones du cerveau liées à la mémoire s’active, et au contraire si nous dormons peu, ces zones se fragiliseront. C’est pour cela qu’il est recommandé de dormir en moyenne 8 heures par jour.
  • Les maladies neurodégénératives (par exemple la sclérose en plaque, la maladie d’Huntington ou de Parkinson, etc…)
  • Les moments dans lesquels nous sommes plus nerveux ou les moments dans lesquels nous vivons des émotions fortes.
  • Manque de vitamines :  un déficit en vitamine B12 peut provoquer des problèmes de mémoire. C’est pour cela que les experts recommandent de consommer de cette vitamine et des différents aliments qui en contient de manière adéquate, surtout pour les femmes enceintes ou les personnes qui souffrent de maladies gastro-intestinales, qui peuvent même consommer des suppléments vitaminiques. Un régime trop élevé en calorie (par exemple manger de la nourriture “fast-food” en abondance) peut également provoquer des problèmes de mémoire.

La mémoire est un bien duquel nous devons prendre soin minutieusement. Nous devons effacer de notre quotidien tous les facteurs qui peuvent occasionner des dommages comme suivre un régime malsain, fumer, boire de l’alcool en excès, consommer des drogues, vivre d’une manière sédentaire ou ne pas exercer ses capacités cérébrales.

Dois-je me préoccuper pour les problèmes de mémoire ?

Si vous sentez que les problèmes de mémoire se répètent de manière continue, il est recommandé que vous vous rendiez chez un professionnel spécialisé. De cette façon vous pourrez déterminer si les symptômes sont occasionnés par des facteurs ponctuels qui peuvent être éliminés, s’ils sont dus à un vieillissement normale, ou si vous souffrez d’un type de détérioration cognitive ou de démence qui doit être traité. Il est recommandé d’essayer de garder un attitude positive et d’être conscient du fait qu’il est fondamental de travailler avec votre mémoire. Si vos problèmes de mémoire sont dus au stress professionnel ou aux soucis de votre quotidien, il n’y a pas de quoi se préoccuper, car vous pouvez améliorer votre mémoire en utilisant différentes stratégies. Il vous suffit de réaliser des activités comme lire, étudier, résoudre des casse-têtes, etc…

Problèmes de mémoire, que puis-je faire pour mieux me rappeler ?

Il n’est pas nécessaire de trop se préoccuper des problèmes de mémoire si ceux-ci sont légers. La mémoire a une capacité limitée, et pour pouvoir continuer à former des nouveaux souvenirs il faut se débarrasser de ceux qui ne nous servent plus. Les êtres humains peuvent se souvenir des choses générales comme les personnes, les faits et les lieux, mais nous avons tendance à oublier les détails. C’est pour cela que souvent, nous oublions pourquoi notre cerveau a besoin d’oublier. Nous nous souvenons de 5% de ce que nous écoutons, de 15% de ce que nous voyons et de 90% de ce que nous faisons. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’une bonne manière de se souvenir des choses est de garder l’information en utilisant des astuces pour mieux s’en souvenir. Que pouvons-nous faire pour mieux nous souvenir ?

  • Nous donner des instructions à voix haute : nous pouvons réduire les pertes de mémoire significativement si nous nous donnons des instructions à voix haute. Par exemple “il faut que je prenne les clés de la voiture quand je sors de la maison” ou “il faut que j’envoie un email à mon collègue”.
  • Nous visualiser nous-même en train de faire ce que nous voulons nous rappeler : nous visualiser mentalement réalisant une action que nous ne voulons pas oublier peut aider à réduire les petits oublis ou les problèmes de mémoire.
  • Utilisez CogniFit, le programme leader en évaluation et stimulation cognitive : CogniFit est le traitement non-pharmacologique le plus utilisé dans les cas de problèmes de mémoire, de déficit cognitif léger et de démences dans leurs étapes initiales. La technologie CogniFit est aux normes de la communauté scientifique et est validée par celle-ci. CogniFit se centre sur la neuroplasticité du cerveau. Il vous suffit de vous inscrire ! Les séries d’exercices de CogniFit permettent d’évaluer et de mesurer les forces et les faiblesses cognitives de n’importe quelle personne.
  • Faites de l’exercice : l’exercice physique aide à pallier les petits problèmes de mémoire car cela permet de bien oxygéner le cerveau et rajeunit ces cellules.
  • Suivez un régime sain pour votre cerveau : un régime à base de fruits, de légumes et de céréales intégrales peut vous aider à réduire les problèmes de mémoire. Les antioxydants que nous pouvons trouver dans les aliments peuvent vous aider à protéger vos neurones. Découvrez les meilleures vitamines pour votre cerveau.
  • Reposez-vous suffisamment : un repos adéquat est indispensable à un fonctionnement optimal de la mémoire.
  • Planifiez vos activités et faites des listes : Certaines personnes trouvent plus facile de se souvenir des choses si elles font des listes des activités qu’elles doivent faire.
  • Autres recommandations : si vous souhaitez apprendre à vous souvenir plus facilement et à réduire vos problèmes de mémoire, découvrez dans cet article comment améliorer votre mémoire.

Vous n’avez besoin que de patience, de motivation, d’effort et d’exercice constant. Une fois que vous remarquerez que vos problèmes de mémoire vont en diminuant, votre moral augmentera et ainsi vous vous sentirez mieux et en même temps vous aurez moins tendance à oublier les choses. “Nous sommes ce que nous nous souvenons et nous nous souvenons de ce que nous sommes”.

Neuroplasticité et problèmes de mémoire

Si la cause de nos problèmes de mémoire est réversible et spécifique, il ne faut pas se préoccuper. Si au contraire et après l’évaluation d’un professionnel spécialisé, le diagnostic arrêté est une possible démence ou une possible détérioration cognitive, il faut se mettre au travail afin de ralentir les effets et penser que tout n’est pas perdu. Grâce à la neuroscience et à la neuropsychologie le concept de neuroplasticité a été découvert. En gros, et selon les dernières investigations nous pouvons dire que la plasticité neuronale (ou neuroplasticité) est “la capacité du système nerveux de changer de structure et de fonctionnement tout au long de notre vie, comme réaction aux différents environnement”. Cette capacité du cerveau permet de ralentir l’évolution de la maladie et de préserver plus longtemps les habiletés cognitives de la personne, améliorant sa qualité de vie.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir un peu plus sur les problèmes de mémoire. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Qu’est-ce qu’un déficit cognitive léger ? Apprenez à l’identifier

Qu’est-ce qu’un déficit cognitive léger (MCI – Mild Cognitive Impairment) ? Le déficit cognitif léger consiste en une perte des fonction cognitives. Concrètement, on observe une détérioration dans les processus d’attention, de la mémoire et de la rapidité de traitement. Même ainsi, les personnes qui souffrent d’un déficit cognitif léger sont parfaitement capables de prendre soin d’eux-mêmes et de développer leurs activités quotidiennes. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous donne les clés pour apprendre tout ce que vous devez savoir sur cette pathologie afin que vous puissiez le différencier de la maladie d’Alzheimer et des autres démences. De plus, vous apprendrez à à retarder son apparition grâce à une série de routine que vous pouvez mettre en place dans votre quotidien.

Déficit cognitif léger

Qu’est-ce que le déficit cognitif léger ? Le déficit cognitif léger est associé aux personnes âgées de plus de 65 ans. Son épidémiologie augmente progressivement en même temps que l’âge augmente. Il est également plus courant dans les milieux ruraux et touche les hommes et les femmes de la même façon. De plus, les personnes qui souffrent de déficit cognitif léger montrent une détérioration cognitive pire que celle que l’on serait en droit d’attendre pour son âge et son éducation, ce qui les différencient légèrement de leurs contemporains.

Bien que cela soit d’une plus faible incidence, la détérioration cognitif peut également se produire chez des personnes plus jeunes, souvent due à d’autres causes. Alcool et cerveau : quelles sont les conséquences d’un excès d’alcool sur le système nerveux ?

Le déficit cognitif léger se caractérise par une diminution cognitive, qui touche généralement la mémoire, mais qui n’est pas assez grave pour être considéré comme une démence, dont les critères établis ne sont pas satisfaits. (DSM- IV)

Le déficit cognitif léger est accepté comme un diagnostic en soi et se réfère à un état transitoire entre la vieillesse normale et la vieillesse pathologique (démence).

Pour pouvoir diagnostiquer un déficit cognitif léger à une personne il faut que les critères suivant, proposés par Petersen et Al, soient remplis :

  1. Présence de pertes de mémoire préférablement corroborées par un e tierce personne : la sensation de perte de mémoire peut être subjective et être la conséquence d’une vieillesse normale, sans nécessité de se préoccuper. C’est pour cela que le premier critère diagnostic est que le partenaire de couple ou un membre de la famille proche corrobore ses pertes de mémoire ainsi que leur fréquence, leur intensité, etc…
  2. Détérioration objective de la mémoire plus importante que la moyenne des personnes du même âge : la deuxième étape réalisée pour le diagnostic du déficit cognitif léger est d’évaluer la personne dans différents milieux, en incluant des tests neuropsychologiques pour évaluer avec précision le degré de détérioration et si celle-ci est considéré comme diagnostique ou pas.
  3. Fonction cognitive générale normale : la personne est capable de réaliser ses activités de la vie quotidienne comme elle l’a toujours faite, sans avoir besoin d’aide. Sortir le chien, se raser, cuisiner, faire les courses, etc…
  4. Activité de la vie quotidienne intactes, bien que légèrement altérée pour les plus complexes : la personne peut avoir l’impression qu’elle n’arrive pas à comprendre les nouvelles informations comme avant, et que des tâches qu’elle réalisait avant sans problème, comme lire un livre, peut devenir plus difficile et les rendre confus.
  5.  Absence de démence : un facteur clé pour le diagnostic d’un déficit cognitif léger est que la personne ne présente pas de symptômes de démence, comme l’apraxie, l’agnosie, l’altération du langage ou de mouvement.

Types de déficit cognitif léger

De plus, ses auteurs ont différencié plusieurs types de déficit cognitif léger possibles, avec différentes évolutions. Ainsi, nous pouvons catégoriser le déficit cognitif léger de la manière suivante :

  • Déficit cognitif léger de type amnésique : c’est le type de déficit cognitif léger qui a pour symptôme principal la perte de mémoire. Quand ce type de déficit cognitif léger évolue, le plus courant est que celle finisse en démence, comme la maladie d’Alzheimer. Facteur d’identification : pertes de mémoire fréquentes.
  • Déficit cognitif léger multiple : différentes capacités sont atteintes, mais la perte de mémoire n’est pas à déplorer. Dans le cas où ce type de déficit cognitif léger évolue en démence, il peut le faire de plusieurs façons différentes, en incluant la maladie d’Alzheimer. Facteurs d’identification : jugement appauvri, détérioration des fonctions linguistiques, changements de personnalité et de comportement.
  • Déficit cognitif léger simple : elle représente l’affection d’une seule capacité cognitive, excluant la mémoire. Ce type de déficit cognitif léger sera la première étape d’une démence qui ne sera pas la maladie d’Alzheimer, comme les démences fronto-temporales, corps de Lewy et aphasie primaire progressive entre autres. Facteurs d’identification : présence de déficit cognitifs en excluant la mémoire. La personne peut se comporter socialement de manière appropriée, ce qui n’est pas le cas des autres types de déficit cognitif léger.

La clé pour différencier le déficit cognitif léger de la démence

Il est commun que des doutes surgissent et que souvent une association soit faite entre le déficit cognitif léger et les démences, alors qu’il s’agit de troubles différents.

Il est vrai que les symptômes peuvent paraître très similaire, il faut prendre en compte la principale caractéristique qui différencie ces deux troubles. Celle-ci est le fait que pour pouvoir parler de démence, il doit y avoir une détérioration notable ans la routine quotidienne de la personne, lui rendant difficile voire même l’empêchant de réaliser ses activités quotidiennes qu’elle arrivait à réaliser seule jusque-là.

Cela n’arrive pas dans un déficit cognitif léger. La personne souffre généralement de pertes de mémoire, ne se rappelant pas les noms des personnes ou oubliant des choses ponctuelles, comme où elle à laisser ses clés. Mais elle peut continuer à faire les mêmes activités routinières de sa vie quotidienne normalement et garder son autonomie.

L’essence du déficit cognitif léger est une altération de la mémoire sans qu’il n’y aille pour autant de démence.

Malgré les avancées conceptuelles et diagnostiques dans le domaine du vieillissement d’un point de vue neuropsychologique, on estime qu’un pourcentage significatif des cas de démences ne sont pas diagnostiqué dans leur phase initiale.

Si vous souhaitez approfondir un peu plus le concept des démences, ne manquez de lire pas l’article suivant : 10 activités de stimulation cognitive contre la démence.

Caractéristiques des personnes qui souffrent de déficit cognitif léger

Le type de perte de mémoire qui affecte les personnes qui souffrent d’un déficit cognitif léger sont des pertes de mémoire antérograde épisodique.

Ce type de mémoire consiste en une difficulté pour acquérir de nouveaux souvenir. La personne ne perd pas ses connaissances, et n’oublie pas non plus ce qu’elle a vécu, mais a des difficultés dans les circonstances suivantes :

  1. Capacité de se rappeler ce qu’elle a faite il y a deux ou trois jours
  2. Se rappeler un rendez-vous chez le médecin, avec ses fils ou ses amis
  3. Oublier systématiquement où elle range ses affaires
  4. Répéter souvent les mêmes questions dans une conversation
  5. Oublier des données importantes de cette conversation (prochain rendez-vous…)
  6. Confusion dans les dates ou dans l’ordre des événements récent
  7. Montrer moins de patience dans leurs relations avec les autres personnes

Comment prévenir et ralentir le déficit cognitif léger : 10 conseils à mettre en pratique

Comme actuellement il n’existe pas de traitement pour le déficit cognitif léger, il est indispensable de prendre des précautions pour ralentir, dans la mesure du possible, son apparition. Entraîner votre cerveau quotidiennement sera la meilleure protection contre le déficit cognitif léger.

1- Réaliser quotidiennement un entraînement cérébral

La revue Nature et une multitude d’études mettent en évidence l’importance de l’entraînement cérébral pour ralentir la détérioration cognitive.

Valencia et Al (2008) ont démontré les effets positifs pour compenser la détérioration cognitive d’un entraînement du cerveau, qu’il soit général ou spécifique à une fonction comme la mémoire.

Cognifit est le programme leader en évaluation cognitive et en entraînement cérébral. Avec CogniFit vous pouvez réaliser un programme de stimulation spécifique au déficit cognitif léger, et d’autres programmes d’entraînement cérébral pour les personnes de plus 55 ans.

La stimulation cognitive de CogniFit est le traitement non pharmacologique le plus utilisé dans les cas de déficit cognitif léger et pour les démences dans leurs étapes initiales. La technologie de CogniFit, qui est aux normes de la communauté scientifique et qui est validée par celle-ci, se concentre sur la neuroplasticité. Cette capacité du cerveau qui permet de ralentir l’évolution de la maladie, et de préserver plus longtemps les habiletés cognitives de la personne, améliorant ainsi la qualité de vie.

Il vous suffit de vous inscrire ! Les nombreux exercices de CogniFit permettent d’évaluer et de mesurer d’une manière précise les forces et les faiblesses de chaque personne. CogniFit construira un graphique avec les résultats cognitifs et vous proposera un programme d’entraînement personnalisé qui sera adapté au mieux à vos nécessités cognitives spécifiques.

2- Commencez un régime méditerranéen

Les études démontrent qu’une grande consommation d’acides gras mono-insaturés (comme l’huile d’olive) et une faible consommation d’acides gras saturés peut avoir un effet protecteur contre la détérioration cognitive, et contre le déficit cognitif léger en particulier

De plus, manger du poisson et des fruits de mer une fois par semaine peut réduire sensiblement l’apparition de la détérioration cognitive, selon une étude publiée par l’Université de Chicago.

Ce taux de réduction oscille entre 10 et 13%, étant bénéfique pour les personnes qui mangent des poissons bleus, riche en Oméga-3 et des fruits de mer, en comparaison avec ceux qui n’en mangent pas ou quasiment jamais.

D’un autre côté, l’Université de Rotterdam a démontré dans une étude qu’une moyenne d’un à trois verres de vin par jour peut aider à prévenir l’apparition de démences de tous types de 42%. Aliments pour le cerveau et vitamines pour le cerveau.

3- Utilisez la stratégie de répétition des faits, les règles mnémotechniques et la catégorisation des données

Ce type de stratégie aident vote mémoire à retenir d’une manière plus sûre et sur le plus long terme les informations récentes. Concrètement, la catégorisation des données a un effet très positif chez les personnes qui souffrent de déficit cognitif léger, et consiste en donner des instructions spécifique à répéter et à se rappeler par catégories les thématiques des informations.

Répéter des mots clés ainsi qu’une information déterminée peut s’avérer très utile.

Exemple : La personne qui souffre de déficit cognitif léger se rappellera plus facilement du traitement qu’il doit prendre si il regroupe ces derniers en catégories afin d’activer ses souvenirs.

4- Utilisez de l’aide visuelle

Il a été démontré que les personnes âgées se souviennent plus des images, il est donc utile d’essayer de faciliter les contenus visuels pour votre mémoire.

Les listes, les cahiers de notes, les post-it, les calendriers, les agendas, des petites notes laissées sur les objets très utilisés (comme le frigo, la télévision, le miroir, etc…) sont un outil très utile pour favoriser votre mémoire visuelle et ralentir les symptômes du déficit cognitif léger.

5- Marcher 30 minutes par jour

Quand nous faisons de l’exercice physique modéré, les cellules cérébrales se fournissent en abondance d’oxygène, ce qui est un facteur très favorable dans le retard de l’apparition du déficit cognitif léger.

L’activité physique améliore l’attention, la mémoire, la fluidité du langage, l’état cognitif global et la vitesse de traitement des informations, habiletés qui souffrent le plus lorsqu’un déficit cognitif léger est diagnostiqué. De plus, cela aide à maintenir la substance blanche et grise, surtout celle dans le lobe pariétal, dans une zone très affectée par la maladie d’Alzheimer : le précuneus.

6- Évitez la fatigue

Il a été démontré que les personnes âgées traitent les nouvelles informations plus lentement, surtout dans les situations de stress dans lesquelles elles doivent réaliser plusieurs tâches en même temps.

R.S Wilson de la Rush University Medical Center de Chicago, affirme que l’anxiété continue altère le fonctionnement cognitif et accélère les risques de démence. Nous devons donc être attentif à cela, mais comment ? Des études menées avec des personnes âgées ont démontré que les personnes qui pratiquent la méditation, le yoga ou la relaxation font preuve d’un meilleur fonctionnement cognitif et de meilleures habiletés de gestion du stress.

7- Ne cesser jamais de lire afin de prévenir le déficit cognitif léger

L’habitude de lire est un des facteurs protecteurs de la détérioration cognitive, et cette protection est plus significative chez les lecteurs fréquents qui ont une habitude de lecture depuis plus de 5 ans. L’encouragement à la lecture pourrait être une bonne stratégie de prévention ciblée pour les populations à risque. (Collado et Esteve 2012)

Lisez tous ce qui vous tombe sous la main, le journal, les revues, les livres, etc… Et offrez à votre cerveau un meilleur bouclier qui freinera l’apparition du déficit cognitif léger.

8- Donnez plus d’importance à vos relations sociales

Solitude et isolement sont des facteurs qui sont associés à une détérioration cognitive. Quand une personne qui souffrent d’un déficit cognitif léger commence à en être conscient et qu’il remarque ses pertes de mémoires, c’est un comportement normal d’essayer de s’éloigner des êtres qui lui sont chers dans le but de ne pas les préoccuper.

Pourtant, ceci est une erreur qui préjudicie sérieusement votre fonctionnement cognitif. En fait, si vous disposez maintenant de pus de temps libre, c’est le meilleur moment pour participer à des activités sociales (réunions, centres sociaux, etc…) ou de faire du bénévolat pour une ONG.

9- Trouvez-vous un hobby et mettez-vous-y !

Une des bonnes choses du troisième âge, ou “l’âge d’or” est la merveilleuse quantité de temps dont on dispose une fois à la retraite. C’est le moment idéal pour se lancer dans quelque chose que l’on a toujours voulu faire mais que nous n’avons pas pu par faute de temps. Créer un jardin, inscrivez-vous dans un cours de peinture, etc…

Pratiquer un hobby avec assiduité aide et favorise le bon fonctionnement des habiletés cognitives, et est un excellent moyen de retarder la détérioration cognitive. Pratiquer un passe-temps peut retarder l’apparition d’un déficit cognitif léger chez les personnes de plus de 65 ans.

10- Face aux premiers symptômes, demandez de l’aide

Si vous pensez que vous pouvez être en train de souffrir de pertes de mémoire et d’un déficit cognitif léger, n’hésitez pas à vous rendre chez un spécialiste.

La détection précoce du déficit cognitif léger peut vous aider à ralentir sa progression et peut vous aider à changer votre vie, en commençant des routines comme celles présentées dans cet article, afin d’améliorer votre qualité de vie et de freiner la détérioration cognitive.

Avant tout, ne vous isolez pas et ne vous éloignez pas de vos proches qui souhaitent vous aider. Si on le traite à temps, le déficit cognitif léger n’évoluera pas vers une autre démence plus préjudiciable.

Comme toujours, la prévention et le diagnostic précoce du déficit cognitif léger peuvent vous aider énormément.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer et comment affecte-t-elle notre cerveau : tout sur cette maladie

  Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer. Cette maladie affecte une personne sur dix de plus de 65 ans. Le risque de souffrir de cette maladie augmente avec l’âge. La maladie commence lentement. Elle affecte premièrement les zones du cerveau qui contrôle la mémoire, la pensée et le langage. Les personnes qui sont atteinte de la maladie d’Alzheimer peuvent avoir des difficultés pour se rappeler des événements récents, les noms et les visages des personnes qui leurs sont chères, elles peuvent égarer leurs affaires ou même se perdre dans un lieu connu. Cette maladie finit par affecter gravement la capacité des personnes pour effectuer leurs tâches quotidiennes. Dans cet article, nous vous révélons ce qu’est la maladie d’Alzheimer, comment elle affecte le cerveau, quels sont ses facteurs de risques et quelle est son évolution.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Photo by Clément Falize, Unsplash.com

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie associée à la démence qui occasionne des problèmes de mémoire, de la pensée et du comportement chez les personnes qui en souffrent.

Comme la maladie d’Alzheimer affecte le cerveau

Les premiers symptômes commencent dans le cerveau à un niveau microscopique, et seront reflétés par des pertes de mémoire. Le cerveau est composé de millions de neurones connectés les uns aux autres et qui communiquent entre eux. Il existe des groupes de cellules spécialisées pour aider et entretenir les autres cellules, d’autres qui contribuent à la mémoire, à l’apprentissage, etc… La zone du cerveau qui est principalement chargée de la mémoire se nomme l’hippocampe.

Les recherches démontrent que la maladie d’Alzheimer produit une détérioration de certaines parties de ces cellules qui contribuent à la mémoire et à l’apprentissage. Bien qu’il n’y ait toujours pas de certitude sur la provenance exacte du problème, il est certain qu’un mauvais fonctionnement de ces cellules entraîne des conséquences dans divers zones du cerveau, dû aux multiples connections neuronales qui existe dans notre cerveau. Au fur et à mesure que la maladie se propage, les dégâts dans les cellules s’étend et celles-ci cessent de remplir leurs tâches, et généralement meurent. Avec le temps, le cerveau se “rétrécie”, ce qui affecte quasiment toutes ses fonctions.

Relation entre Alzheimer et démence

L’Alzheimer est la forme la plus connue de démence, du fait qu’elle représente entre 60 et 80% des cas de démence. Démence est un terme général que nous utilisons pour décrire la perte de la mémoire et la détérioration cognitive.

Qu’est-ce qu’une démence ? Auparavant, on utilisait le mot démence pour définir “une défaillance ou une pathologie dans l’intelligence d’une personnes”. Ce terme a été très stigmatisé pendant beaucoup d’années par les personnes qui souffrent de démence. Aujourd’hui, étant donné l’avancement dans les recherches sur le sujet, démence signifie la perte ou la détérioration de la capacité cognitive (la capacité de se rappeler, d’apprendre ou de penser). Ainsi, une personne qui souffre de démence se verra affectée dans plusieurs de ces capacités et habilités, même s’il avait ces capacité ou habiletés avant de contracter la maladie. Cette détérioration ou perte de certaines habiletés suppose que la personnalité de la personne qui souffre d’Alzheimer peut changer.

Vieillesse égale Alzheimer ?

Il existe une relation entre l’âge et l’Alzheimer, mais cela ne veut pas dire que ce soit le seul facteur qui entre en compte dans le développement de cette maladie. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la démence (la démence en générale, pas uniquement Alzheimer) affecte environ 10% de la population de plus de 65 ans, un chiffre très élevé pour la population de personnes âgées, comme nous le verrons par la suite. Dans ces 10% de personnes atteintes de démence, la plus fréquente est Alzheimer.

Bien que la maladie d’Alzheimer soit en étroite relation avec l’âge, ce n’est que l’un des facteurs de risque. À partir de 65 ans l’incidence d’Alzheimer est beaucoup plus grande, et plus on avance dans l’âge, plus le risque est grand.

Toutefois, une vieillesse normale n’a pas les mêmes symptômes que l’Alzheimer, la maladie d’Alzheimer est une pathologie qui existe à différents âges et qui a les mêmes symptômes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes.

Vieillesse égale démence ?

Non, ce n’est pas la même chose. Il est vrai qu’il assez difficile de distinguer entre une vieillesse normale et une vieillesse pathologique, mais la clé est que la démence affecte les personnes qui en souffrent dans leur vie de tous les jours. Nous pouvons ainsi dire que dans la démence, la maladie d’Alzheimer ou une autre, il y a une détérioration cognitive qui entraîne une désadaptation sociale qui avec les années affectera ces personnes allant jusqu’à les priver de l’usage du raisonnement. Dans la vieillesse normale, cela n’arrive normalement pas, car selon une étude environ 80% des personnes âgée ne souffrent pas de perte de mémoire significative (par exemple, une personne âgée qui ne souffre pas d’une pathologie cognitive n’oubliera pas comment faire pour rentrer à la maison ou qui est sa femme), ni ne souffrent pas d’autres symptômes de démence.

Lors d’une vieillesse normale, la détérioration physiologique est minimale chez les personnes en bonne santé, surtout avant d’atteindre les 70 ans. Il est possible que lors d’une vieillesse normale il existe certaines “infirmités” dues à l’âge, comme des petites pertes de mémoires sur le court terme ou une plus grande difficulté pour réaliser certaines tâches, mais cela est tout à fait normal et parfois même les symptômes peuvent être plus objectifs que ce qu’ils semblent pour la personne. Chez les personnes qui souffrent de démence, les proches se rendent vite compte de ce qu’il se passe, et souvent les personnes qui souffrent de ces pertes de capacités cognitives, comme l’adaptation, les capacités sociales et professionnelles, se voient affectées par la pathologie dans leur vie de tous les jours d’une manière importante.

Est-ce que la maladie d’Alzheimer peut affecter des personnes jeunes ?

La maladie d’Alzheimer précoce existe, bien qu’elle n’affecte que 5% des personnes qui souffrent d’Alzheimer. La maladie peut commencer à se développer vers les 40 ans, mais l’Alzheimer précoce à plutôt tendance a commencer entre 50 et 60 ans.

Le diagnostic précoce peut prendre plus de temps pour le médecin, car même si les symptômes peuvent ressembler ou même être identiques à ceux de l’Alzheimer normal, une personne de 30 ou 40 ans a beaucoup moins de chance de souffrir de cette pathologie, ce qui rend presque impossible le fait de la diagnostiquer dès le début de la maladie. Dans l’Alzheimer précoce, les personnes peuvent être même plus affectées par la maladie, car il est possible qu’ils aient des enfants en bas âge et qu’ils soient encore totalement incorporé dans le monde du travail. Les études révèlent que les personnes qui souffrent d’Alzheimer précoce peuvent souffrirent d’une plus grande confusion et peuvent expérimenter des symptômes affectifs d’une plus grande intensité.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer et comment affecte-t-elle la vie des personnes qui en souffrent ?

La maladie d’Alzheimer, qu’elle soit précoce ou non, est la démence la plus répandue et a généralement un diagnostic de 7 à 10 ans. Cela n’est qu’une approximation statistique, car en effet la maladie d’Alzheimer peut évoluer rapidement (de 2 à 4 ans) ou lentement (environs 15 ans).

Évolution de la maladie d’Alzheimer

Au début, dans la maladie d’Alzheimer, les personnes commencent par souffrir des pertes de mémoires à propos de nouvelles choses qu’elles ont apprises récemment, affectant donc en premier lieu l’apprentissage. Au fur et à mesure que la maladie progresse des symptômes plus graves commencent à apparaître dans le comportement de la personne, tout comme dans son moral. L’évolution la plus fréquente est que la personne va avoir de plus en plus de confusion par rapport à l’enchaînement des événements, oublient des lieux habituels ou confondent les heures de faits qui se sont produit il y a peu de temps.

Finalement, surtout chez les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer depuis moins de dix ans, la détérioration se produira dans les choses les plus basiques comme avaler, marcher, penser avec cohérence, etc… Il leur deviendra difficile de nommer des objets familiers, de se rappeler des personnes ou de dire les mots adéquats avec lesquels ils souhaiteraient s’exprimer. Les personnes qui souffrent de cette maladie peuvent avoir des difficultés pour se rendre compte qu’elles ont un problème, ainsi qu’il est assez commun que ce soit les proches qui se rendent compte de la détérioration cognitive dont ces personnes souffrent.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Processus évolutif et différents stades

La maladie d’Alzheimer est une démence qui affecte la pensée, le comportement et la mémoire. Néanmoins, cette maladie doit être classer selon ses différents stades d’évolution. Afin de bien comprendre e qu’est la maladie d’Alzheimer, il faut savoir qu’il existe différents stades de la maladie, et que cette maladie suit donc un processus évolutif :

1. Premier stade (phase initiale) :

Cette phase initiale se présente généralement dans les 2 à 4 premières années de la maladie. Les principaux caractéristiques présents sont les défaillances de la mémoire à court terme. Certains changements dans la personnalité commencent également à apparaître : les proches affirment souvent que ces personnes deviennent apathiques, discourtois, qu’elles font parfois les choses sans envie et qu’elles sont rigides. De plus, dans cette phase, les malades peuvent encore être conscient de ce qu’il leur arrive, et qu’il se rende ainsi eux-mêmes compte de la détérioration cognitive dont ils souffrent et de la perte de leurs facultés. Cela augmente la possibilité d’avoir des troubles affectifs, généralement la dépression et les pensées hostiles. Dans cette phase des actions comme la stimulation cognitive pour les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer peuvent être entreprises.

2. Deuxième stades (phase modérée) :

Cette phase dure généralement de 3 à 5 ans après le début de l’évolution de la maladie. Des détériorations autant pour la mémoire rétrograde que pour la mémoire antérograde se produisent alors. La capacité de jugement et celle de penser des pensées abstraites sont également détériorées. Il se peut que les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer dans sa seconde phase donnent des réponses illogiques ou vraiment très stéréotypées quand on leur pose des questions. Par contre la capacité de lire par exemple peut n’être que très peu détériorée durant cette phase. Dans ce stade deux de la maladie les symptômes qui touchent la personnalité vont s’aggraver, et en plus de souffrir de dépression, il est possible que ces personnes développent des symptômes psychotiques comme des hallucinations, des délires, etc… Dans ce stade une hyperactivité confuse et d’hallucination est observée, il est donc important de réaliser une observation exhaustive, car il est possible qu’associé à la démence, la personne souffre de cuadro de delirium (désorientation spatio-temporelle très prononcée).

3. Troisième stade (phase avancée) :

La durée varie selon différent critères : la célérité avec laquelle les traitements des problèmes associés ont été mis en place, l’intensité avec laquelle à évoluer la maladie, ainsi que les soins d’assistance. Dans cette phase, les personnes peuvent être incapable de se reconnaître elles-mêmes dans le miroir. Les chutes et les fractures sont très fréquentes. Finalement, le troisième stade peut finir avec la personne alitée et nécessitant une assistance pour tous les actes de la vie quotidienne les plus basiques. Souvent, l’assistance de la famille ne suffit plus, et il faut recourir à un centre spécialisé.

Certains facteurs de risque en relation avec la maladie d’Alzheimer

Certaines causes de la maladie d’Alzheimer sont connues avec certitudes, d’autres non. Les recherches sur le sujet ont permis de découvrir plusieurs facteurs de risque associé à cette maladie. Ces facteurs de risques sont les suivants :

  • L’âge : le vieillissement est le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. La majorité des personnes qui en souffrent sont des personnes de plus de 65 ans, et plus l’âge augmente, plus l’incidence de la maladie augmente. Il existe dans une petite proportion des cas d’Alzheimer précoce, comme nous l’avons mentionné, mais cela reste assez rare.
  • Famille avec Alzheimer : bien que les recherches n’aient pas encore sut répondre pourquoi la maladie d’Alzheimer peut se produire dans une même famille, il existe plus de cas de personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer qui ont eu des personnes de leur famille proche (frères, parents) qui ont eux aussi souffert de cette maladie.
  • Génétique : Le gène APOE-e4 est le gène facteur de risque le plus commun pour la maladie d’Alzheimer, les scientifiques ont calculé que ce gène contribue à un quart du risque de souffrir de cette maladie.
  • Maladies cardiovasculaires : le diabète, l’obésité, les niveaux élevés de cholestérol à l’âge adulte, la tension artérielle élevée sont certains des facteurs de risque mise en relation par certaines recherches avec la maladie d’Alzheimer.

De plus, d’autres facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer ont été mis en évidence, comme l’influence du milieu de vie, l’éducation, ou encore le fait d’avoir souffert plusieurs lésions cérébrale (boxeurs, etc…) peut être mis en relation avec le fait de souffrir plus tard de la maladie d’Alzheimer ou d’u autre type de détérioration cognitive.

Quelle prévalence à la maladie d’Alzheimer dans la population ?

Comme nous l’avons mentionné plus haut, la maladie d’Alzheimer occupe la première place parmi les malades qui souffrent de démences. La maladie d’Alzheimer affecte plus de 6 millions de personne en Amérique du nord, 5 millions en Europe, plus de 8 millions en Asie et 1,5 millions en Amérique du sud. Cette maladie continue de progresser selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), ainsi que de nouvelles investigations sont régulièrement demandées afin de pouvoir détecter cette maladie plus rapidement et d’améliorer la vie de ces personnes et de leurs proches.

Bien qu’il n’existe aujourd’hui pas de traitement pour combattre la maladie d’Alzheimer ou pour retarder son développement, il existe de nombreux médicaments qui peuvent aider à en combattre les symptômes de démences associés à cette maladie, ce qui permet d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Alzheimer a un si grand impact sur notre société qu’autant les médecins que les psychologues, ainsi que de nombreux soignants et lieux de vie spécialisés sont nécessaire afin de faire face à la demande et de permettre aux personnes qui souffrent de cette maladie d’avoir une vie un peu meilleure. Espérons que dans un futur proche les recherche continuent d’avancer afin d’améliorer le traitement de cette maladie voir même de pouvoir soigner cette maladie ou de pouvoir prévenir efficacement son apparition.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

10 activités de stimulation cognitive contre la démence

Les démences, avec la maladie d’Alzheimer comme manifestation la plus commune, sont des maladies hautement incapacitantes qui impliquent la détérioration des capacités cognitives des personnes qui en souffrent, que ce soit la mémoire, le processus de penser ou le jugement, jusqu’à un point qui affecte gravement les activités de la vie quotidienne de ces personnes. La démence représente un grave problème de santé publique, autant pour sa prévalence élevée que pour ses graves conséquences sociales et économiques, sur le malade et sur sa famille et ses proches. L’impact familiale s’aggrave selon le manque de ressources thérapeutiques et économiques. Il est habituel que les personnes à charge se sentent “à bout” dû à leurs responsabilités et aux efforts que représente prendre soin d’un membre de sa famille qui souffre de démence sans avoir à sa disposition les ressources ou les aides adéquates. Il est important que la personne démente puisse garder son autonomie le plus longtemps possible, c’est pourquoi les activités de stimulation cognitive contre la démence peuvent freiner la péjoration de leurs capacités cognitives. Bien que les programmes de stimulation cognitive devraient être réalisés par un expert de neuropsychologie au travers d’une évaluation étendue des capacités cognitives du patient, nous souhaitons vous donner quelques ressources qui peuvent vous aider. Voici une série d’activités de stimulation cognitive contre la démence que vous pouvez réaliser à la maison et qui en plus interviennent sur les capacités cérébrales de votre proche dément, ce qui sera utile pour fortifier vos relations sociales et émotionnelles, et pour augmenter l’estime de soi du patient ainsi que son identité en lui permettant de garder son autonomie personnelle plus longtemps.

10 activités de stimulation cognitive contre la démence

Il existe beaucoup d’activités et de jeux que nous pouvons proposer à nos proches qui souffrent de démence qui aideront à stimuler leurs capacités cognitives (mémoire, attention, langage, raisonnement, pragmatisme…), en plus cela aura des répercussions sur leur bienêtre émotionnel et sur leur estime d’eux-mêmes. Partager un moment avec eux, leur donner de l’amour, de la compréhension et les faire se sentir utiles et importants reste l’une des meilleures thérapies.

1- Jouer avec de la pâte à modeler

Donnez-lui une boule de pâte à modeler et encouragez-le à en faire quelque chose : un chien, un gâteau, une poire ou un cendrier. Jouer avec de la pâte à modeler permet de stimuler les mouvements des mains et des doigts. En plus, il s’agit d’une activité divertissante à faire en famille et intergénérationnelle. Profitez de cette activité pour rassembler trois générations, en mettant les petits-enfants à l’œuvre dans une création commune, avec pour but de construire, créer et surtout de passer un bon moment !

2- Classer des objets

Encourager votre proche à classer des objets. Par exemple, vous pouvez lui donner des boutons pour qu’il les classe selon la couleur et la taille. Vous pouvez également utiliser des aliments comme des légumineux ou des fruits, ou encore avec des billes, des cailloux, des coquillages, ou avec ce que vous voulez.

Ces activités servent à stimuler les fonctions exécutives, l’abstraction et le raisonnement.

3- Faites un livre

Prenez des revues et des magazines et demandez à votre proche qui souffre de démence de rechercher quelque chose de précis. Par exemple vous pouvez lui demander de chercher des oiseaux, des animaux, des enfants, des voitures, des personnes célèbres… Par contre, demandez-lui une chose à la fois, ne lui emmêlez pas les pinceaux ! Ensuite, demandez-lui de couper les images qu’il a trouvé et qu’il invente une histoire avec elles. Utilisez des ciseaux à pointe ronde et soyez attentif à ce que votre proche ne se blesse pas avec.

4- Journal autobiographique

Si écrire lui plait, vous pouvez lui demander qu’il écrive un journal autobiographique de sa vie. En commençant par leur enfance et jusqu’à aujourd’hui. Regardez les vieilles photos ensemble, que vous pouvez éventuellement coller dans le journal. Demandez-lui de vous expliquer qui sont les personnes qui apparaissent sur les photos, ce qu’elles font, quel âge ils ont, où ils sont, etc… Qu’il vous raconte des anecdotes de sa vie et les expériences dont il se souvient.

Si cela ne lui plait pas vraiment d’écrire, vous pouvez le faire seulement par oral et faire un album de photos spécial, voir même le filmer pour ensuite pouvoir voir comment il raconte toutes ses histoires.

Avec ce type d’activité, la mémoire et la capacité linguistique sont stimulées.

5- Découvrez ce qu’il y a dans le sac

Ce jeu est plus divertissant si vous le fait à plusieurs. Vous pouvez faire participer toute la famille, et les enfants vont adorer. Mettez dans un grand sac toutes sortes d’objets : balles, livres, fruits, chaussettes, cuillères… Ensuite demandez aux participants de mettre la main dans le sac et de deviner l’objet qu’ils saisissent.

Cet exercice sert à stimuler les sensations tactiles et la capacité de reconnaître des objets par le toucher.

6- Utilisez CogniFit : le programme leader dans l’évaluation et la stimulation cognitive contre la démence

La stimulation cognitive de Cognifit est le traitement non-pharmacologique le plus utilisé dans les cas de détérioration cognitive légère et d’Alzheimer, ou de démences dans leurs étapes initiales. La technologie de Cognifit est aux normes établies par la communauté scientifique et validée par celle-ci. Le programme se concentre sur la neuroplasticité, qui est la capacité du cerveau de créer de nouvelles connections neuronales, de se rétablir et de se restructurer, ralentissant ainsi l’évolution de la maladie, et de préserver pour plus longtemps les habiletés cognitives de la personne, améliorant sa qualité de vie.

CogniFit est le programme clinique leader dans le domaine de l’entrainement cérébral. Le programme contient des jeux à la fois divertissants et scientifiques, basés sur des études cliniques, qui peuvent être pratiquer en ligne.

Il vous suffit de vous enregistrer ! Le panel de jeux de CogniFit vous permettra d’évaluer et de mesurer de manière précise les faiblesses et les forces cognitives de n’importe quelle personne (souffrant ou non de démence). Après avoir pratiquer quelques exercices, CogniFit vous présentera un graphique avec les résultats cognitifs et vous donnera automatiquement le programme d’entraînement personnalisé le mieux adapté aux nécessités cognitives de chaque individu.

Comment prévenir la démence : notre cerveau est modulable et élastique, la stimulation cognitive contre Alzheimer et autres démences développe la plasticité cérébrale et favorise la production de nouvelles connections neuronales.

7- MasterChef

Une bonne méthode de stimulation cognitive contre la démence est de demander à votre proche qui en souffre de vous aider à cuisiner. Laissez-le suivre la recette tout en le supervisant et en le guidant si nécessaire. Demandez-lui de cuisiner des recettes adaptées à son niveau de compétence. Cela peut être quelque chose de simple, une salade de fruits par exemple. Utilisé un couteau en plastique pour couper les fruits, afin d’éviter les blessures. Si vous voyez qu’il se débrouille bien, vous pouvez essayer de lui proposer des recettes plus élaborées.

8- Cajolez votre animal de compagnie

Si vous aimez les animaux et si vous en avez un à la maison, vous savez certainement qu’ils sont idéals pour traiter tous types de maladies, et entre autre la démence. Qu’ils s’investissent dans la prise en charge de l’animal, comme lui donner à manger ou le sortir pour la promenade, a un effet thérapeutique sur beaucoup de maladies.

9- La musique comme traitement cognitif

Utilisez la musique comme alliée pour traiter la démence. Mettez de la musique qui plaise à la personne démente et qu’elle connaisse, et observer ce qu’il se passe. Peut-être va-t-elle se mettre à chanter, ou encore à danser, peut-être que cela aura simplement un effet relaxant sur elle. Vous pouvez inventer d’autres activités pour travailler avec la musique, par exemple avec les paroles de la chanson, afin de faire travailler la mémoire.

10- Jeux de société

Les jeux de société sont de grands alliés pour stimuler les fonctions cognitives de nos proches et pour en plus passer un bon moment ensemble. Jouez au Pictionary, au Memory ou au Trivial Poursuite. Bien sûr, les sujets et les questions ne doivent pas être trop complexes et doivent toujours être adaptés à la personne, afin que celui-ci puisse jouer sans se frustrer. Par exemple, pour le Pictionary faites-lui dessiner quelque chose de concret, comme une pomme ou un chien, et non quelque chose d’abstrait, comme “l’envie”, et donnez-lui le temps dont il a besoin, même s’il dessine très lentement.

 “Source : Cristina Nafría, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en réhabilitation cognitive.”