Archives de catégorie : Apprentissage

Mémoriser des informations n’est pas apprendre !

Vous avez certainement déjà dû apprendre la liste des capitales du monde ou une liste de vocabulaire d’une langue étrangère par cœur. Pour donner les réponse le jour d’un examen, la méthode de l’apprentissage “par cœur” peut fonctionner, mais pour apprendre sur le long terme, elle est inefficace… C’est le moment d’utiliser la neuroscience dans notre approche de l’éducation et de l’enseignement et de trouver des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation. Grâce aux nouvelles connaissances sur les processus cognitifs des étudiants, de meilleures stratégies d’apprentissage sont possibles !

La neuroscience peut nous apporter des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation

Il est nécessaire que l’éducation fasse face aux défis de notre temps. Il faut aborder la diversité dans les salles de classe car chaque cerveau et chaque élève est différent, unique et singulier. Bien qu’il existe des étapes de développement similaires, les rythmes d’apprentissage de chacun sont différents. Il y a beaucoup de facteurs qui déterminent comment apprend notre cerveau.

Depuis notre naissance nous sommes programmés pour apprendre et mémoriser (comment mémoriser plus vite). La dopamine, et son système de récompense dans notre cerveau, nous “récompense” lorsque nous cherchons une réponse à une énigme qui nous est inconnue. la curiosité est un type de motivation qui encourage l’apprentissage.

La neuroéducation est la science qui développe de nouvelles stratégies et de nouvelles technologies d’apprentissage basées sur le fonctionnement du cerveau. Des outils dirigés aux parents et aux enseignants enthousiastes, qui désirent connaitre comment les différents facteurs comme les émotions, la mémoire, l’attention ou les fonctions exécutive influence l’apprentissage. Mieux connaitre les processus cognitifs des étudiants est fondamental pour favoriser les stratégies et les méthodologies qui leur permettent d’augmenter leur qualité individuellement.

Comment mieux apprendre ?

C’est le moment d’utiliser la science dans les salles de classe. Les enseignants sont des éléments didactiques très important dans l’apprentissage. Nous avons besoin d’écoles enthousiastes et innovatrices qui ont envie d’améliorer leur processus éducatif, qui veulent connaitre et en savoir plus sur les manières d’utiliser les nouveaux outils qui permettent de motiver les élèves, et d’intégrer les émotions, la surprise, la motivation et les processus cognitifs à l’apprentissage.

Beaucoup d’école ont déjà commencée à implanter des nouvelles technologies de neuroéducation à leur processus de formation. Pour cela, CogniFit est le programme le plus innovateur et le plus utilisé. Cette ressources scientifique qui permet d’optimiser les processus d’enseignement a été créé pour les éducateurs et les enseignants et s’avère très efficace pour exploiter les processus cognitifs impliqués dans l’apprentissage.

L’outil de neuroéducation de CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives. Cette information peut aider le professeur à identifier certaines des causes neurologiques liées à l’échec scolaire. De plus, grâce à l’entraînement cognitif personnalisée proposé par CogniFit, les enfants peuvent effectuer sur internet des tâches qui leur permettent d’améliorer leurs fonctions cognitives, comme la mémoire, les fonctions exécutives, l’attention, la concentration, la planification, qui sont des fonctions fondamentales dans l’apprentissage.

CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives

La littérature scientifique a démontré que les jeux permettent d’activer l’hippocampe, le système limbique et les régions du système de récompense du cerveau. Cela aide les élèves à être plus motivés et concentrés dans leur apprentissage.

Le problème est que la méthode d’enseignement traditionnelle est trop simple : le professeur explique la leçon et les élèves, assis et inactifs, écoutent passivement. Cette stratégie peut fonctionner pour certaines situations ou certaines matières à étudier, cependant, il ne s’agit pas d’un modèle qui encourage l’apprentissage. Pour que les élèves prêtent attention, il ne suffit généralement pas de leurs demander, il faut attirer leur attention.

Préparer des jeux à partir d’une unité didactique, connaitre les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et associer l’apprentissage à des situations réelles demande plus d’effort et de ressource. C’est la pourtant que réside la clé pour obtenir un meilleur apprentissage et une meilleure éducation.

Afin qu’ils puissent apprendre, il est nécessaire de motiver les élèves, d’éveiller leur curiosité et de les sortir de la monotonie. On ne prête attention que lorsque quelque chose nous “active”, quelque chose qui nous intéresse et nous sort de la routine. Les émotions allument nos processus de mémoire et d’apprentissage, et nous permettent de mieux emmagasiner et retenir les informations.

Il faut que nous cassions les schémas de notre éducation traditionnelle, et utiliser des méthodes en nous basant sur le système de “récompense” plus que sur les punitions !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Estefanía Egea, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en stimulation cognitive.”

La sophrologie : Au-delà de la souffrance

Guérir n’est pas toujours synonyme de médicaments, de chirurgie ou de souffrance, guérir peut aussi être un plaisir, une façon de se réconcilier avec soi-même et son corps. Il existe plusieurs méthodes efficaces, qui aident les souffrants à mieux vivre avec leur souffrance, ou parfois même s’en débarrasser, comme la sophrologie.

La sophrologie est un moyen pour se débarrasser de sa souffrance physique et psychologique

La sophrologie une approche personnelle, elle connaît un essor important en France, en Belgique et en Espagne. Elle conduit la personne dans un état entre la veille et le sommeil pour lui permettre de se connaître et exploiter des capacités dont il ne soupçonnait pas l’existence.

Elle permet aussi d’évacuer le stress, de mieux gérer son corps et de se sentir en harmonie avec soi-même.

La sophrologie aide le cerveau à dépasser les sensations physiques négatives qu’il reçoit pour se concentrer sur des perceptions plus positives, notamment pendant l’accouchement.

La sophrologie, c’est quoi ?

Tout d’abord, la sophrologie (du grec sôs, “harmonie”, et “phren “esprit”) est une science qui dérive de l’hypnose et du yoga, c’est une technique qui permet au corps et l’esprit de se détendre, de se laisser aller.

Exemple : Lors d’une douleur, relâcher les tensions musculaires du corps permet de réduire cette sensation, et se concentrer sur un point positif (images, événements, sensations…) permet de se sentir mieux psychiquement ce qui agit considérablement sur la douleur.

La sophrologie engendre une harmonie, et l’harmonie engendre un équilibre

Autrement dit, la sophrologie est un mix entre le yoga, la méditation et l’hypnose, elle permet une harmonisation du corps avec l’esprit et à se décharger d’un poids psychologique ou physique en agissant sur le niveau de vigilance, comme si on était dans un état entre la veille et le sommeil. Autrement dit, cette science passe par le corps pour atteindre l’esprit afin d’établir un équilibre entre les deux.

Les trois principes de la sophrologie

La sophrologie qui relève plus d’un domaine spirituel que scientifique, elle repose sur des piliers bien précis :

  • L’humain est une entité, il faut le considérer comme un tout.
  • Le bonheur ne peut être trouvé qu’en soi, et non pas dans le monde extérieur.
  • Un des objectifs les plus important, c’est aller « au-delà » de la conscience, c’est ce qu’on appelle le zen en satori et samdhi en yoga.

Un peu d’histoire…

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo qui s’est rendu compte des limites de l’hypnose, un neuropsychiatre colombien qui a étudié ce dernier suite à un voyage en Inde en compagnie de sa femme qui pratiquait le yoga.

Différents centres de formations à cette science se sont ouvertes, variant leur contenu sans l’accord de de Caycedo, c’est pourquoi il a créé la « sophrologie caycédienne » en la protégeant par un brevet grâce à l’OMPI (organisme de protection mondiale des propriétés intellectuelles et droits d’auteurs)

La sophrologie : deux méthodes

Suite à sa création, le docteur Caycedo Alfonso, a créé deux techniques différentes

Les sophronisations : Cette technique se base sur une relation sophrologue-client, elle utilise la suggestion et le professionnel amène le concerné dans un état entre l’éveil et le sommeil.

Les relaxations dynamiques : C’est une technique par étape qui emprunte plusieurs activités au yoga et au zen, elle permet à la personne de se sentir en harmonie avec lui-même et d’être totalement conscient de son corps et ses activités, elle aide à booster la créativité.

Déroulement des séances

Comme la majorité des cures, la réussite de la sophrologie dépend de la répétition de celle-ci, une séance ne suffit généralement pas.

  1. Au début, la séance commence par un dialogue entre le sophrologue et les participants, où il explique le déroulement et l’objectif qu’on aimerait atteindre, cette étape pré-sophronique dure entre 5 à 15 minutes.
  2. Après il y a la pratique. Une étape qui dure entre (20 à 50min), elle est plus courte au commencement et s’allonge au fur et à mesure des répétitions. La personne peut être debout ou assise, avec une tenue confortable et dans une pièce lumineuse, en d’autres termes, les conditions de cette étape doivent être les plus similaires possible à la vie de tous les jours. Lors de la pratique, le sophrologue et les participants peuvent atteindre un niveau de conscience particulier, c’est un moment où la personne est la plus proche de son esprit et de son corps, elle sent la vie en elle et elle met toute son attention dans sa respiration et les différentes sensations dans son corps. Généralement les participants sont libres de suivre ou non le sophrologue par rapport aux différentes postures à adopter, etc.
  3. Finalement, la séance se termine par un dialogue libre et non obligatoire en lien avec la séance où la personne s’exprime sur comment elle a vécu la séance, ainsi que les objets et les sensations visualisées.

Il existe deux méthodes de pratique…

Par soi-même, les exercices peuvent être appris et pratiqué individuellement sans l’aide d’un professionnel. Par exemple, à l’aide d’un enregistrement audio.

En consultation avec un professionnel, qui peut nous aider à s’ouvrir et à nous débarrasser des énergies négatives (angoisse, stress…) ou même des comportements indésirables (fumer, tocs…), ça ne requiert pas de contact physique, et avant de commencer la séance, les processus et les objectifs sont expliqués et compris par le concerné.

La sophrologie et la SEP (sclérose en plaque)

Tout d’abord, la sclérose en plaque est une maladie inflammatoire qui induit à une démyélinisation du système nerveux central. Elle est considérée aussi comme une maladie auto-immune car le système immunitaire attaque la myéline des axones du cerveau ou de la moelle épinière en croyant que c’est un corps étranger au corps humain.

Selon la sophrologue – psychologue ISABELLE BANET, la maladie est un chaos dans un parcours de vie, la personne qui en souffre a besoin de réorganiser sa représentation du monde, sans oublier toutes les angoisses qui l’accompagne.

Un accompagnement sophrologique régulier amènera le patient à :

  • Apprendre à vivre avec et non contre
  • Apprécier ce qui va bien dans notre corps
  • Renforcer la conscience des cinq sens
  • Apprendre à respirer en toute circonstance
  • Gérer les émotions et apprendre à les canaliser
  • Limiter l’angoisse et l’anxiété liée à la maladie
  • Aider le corps à intégrer les traitements parfois lourds et les douleurs qui peuvent les accompagner
  • Connaître les limites de notre corps
  • Être acteur de sa guérison
  • Vivre l’instant présent et éviter la torture mentale.

La sophrologie :  critiques

La sophrologie est une pratique correspondant aux adultes comme aux enfants à partir de 4ans, elle est une solution contre les maladies ou les douleurs chroniques comme l’insomnie. Cependant, elle n’est pas suffisante pour des maladies graves comme la schizophrénie ou la psychose, un suivi médical est nécessaire.

La sophrologie est aussi accusée d’être un moyen de lavage de cerveau et d’introduire les gens dans les sectes, ce qui est encore un débat d’actualité, mais elle affirme quand même n’être qu’un moyen de renforcement de la structure psychique et physique des personnes.

Si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de laisser un commentaire 🙂 

Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

Merci pour votre lecture !

Psychologie sociale : Découvrez l’interaction entre les processus psychologiques et la société

Qu’est-ce que la psychologie sociale ? Quelles sont ses applications pratiques ? Qui sont ses principaux auteurs ? Quels sont les sujets qu’étudient les psychologues sociaux ? Dans cet article, nous allons répondre à toutes vos questions sur la psychologie sociale et nous vous donnons plusieurs exemples. Découvrez des connaissances très utiles qui vous aideront à expliquer scientifiquement votre quotidien. Bienvenu dans le monde passionnant de la psychologie sociale.

Psychologie sociale

Qu’est-ce que la psychologie sociale ? Définition, signification et concept

Pourquoi est-ce que les gens se prennent autant la tête et se disputent si souvent ? Qu’est-ce qui pousse certaines personnes à donner tout leur argent aux œuvres caritatives ? Pourquoi nous identifions-nous avec certains groupes de personnes et d’autres non ? Si vous vous êtes déjà posé ce genre de questions, vous avez tenté de résoudre les questionnements de la psychologie sociale.

La psychologie sociale est une branche populaire de la psychologie qui étudie les processus psychologiques des individus dans la société. Cela signifie que la psychologie sociale est chargée d’expliquer qu’est-ce que nos relations sociales nous font ressentir, ce que nous pensons de celles-ci, quelles sont nos motivations pour entrer en relation avec les autres, comment nous agissons lorsque nous ne sommes pas seuls, etc…

Cette discipline est née au début du 20ème siècle. L’indiscutable poids des autres sur nos comportements commence alors à être pris en compte grâce à certains psychologues sociaux que nous allons mentionner plus bas. Continuez votre lecture si vous souhaitez tout savoir sur la psychologie sociale.

Qu’étudie la psychologie sociale ?

Les sujets abordés par les psychologues sociaux sont aussi variés que le nombre de situations différentes que nous vivons dans notre vie sociale au quotidien. Voici les principales thématiques étudiées dans ce domaine :

  • Construction de l’identité : comment nous déterminons quels sont les traits qui nous définissent ?
  • Attitudes et psychologie social : qu’est-ce qui nous pousse à devenir un écologiste ?
  • La cognition dans les relations sociales : comment réalisons-nous nos jugements sur les autres ?
  • La communication : qu’est-ce qui nous pousse à diffuser notre intimité sur les réseaux sociaux ?
  • Les relations interpersonnelles : pourquoi certaines personnes nous attirent et d’autres non ?
  • La culture d’un point de vue psychosocial : comment donnons vie collectivement à des images qui influencent nos émotions ?
  • Les stéréotypes dans la psychologie sociale : pourquoi disons-nous que les blondes sont stupides ?
  • Les conflits : qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à faire du bullying ou du mobbing à une autre personne ?
  • L’aide à autrui : pourquoi certaines personnes dédient leur temps à faire du bénévolat ou du volontariat ?
  • Les groupes : qu’est-ce qui nous incite à nous considérer comme fans inconditionnels d’une certaine équipe ?

Psychologie sociale : caractéristiques

1. Liée avec d’autres disciplines

La sociologie est la science la plus proche de la psychologie sociale. D’autres disciplines, comme la pédagogie, l’économie, la philosophie, les sciences politiques, l’histoire, l’anthropologie ou d’autres branches de la psychologie ont un lien très fort avec la psychologie sociale.

2. Concentrée sur les processus psychologiques

Malgré de réunir les différentes perspectives afin d’expliquer quels sont les sujets abordés par cette discipline, toutes les sciences qui étudient la société ne sont pas pareilles. La psychologie sociale se distingue des autres branches par la particularité qu’elle a d’étudier ce qu’il se passe dans la têtes des individus et en quoi cela influence leur comportement.

3. Abordée d’une manière scientifique

Les sujets d’étude des psychologues sociaux sont moins tangibles que dans les autres sciences comme la chimie ou la biologie. Pourtant, la psychologie sociale utilise tout de même des méthodes scientifiques, comme des expériences ou des méthodes de corrélations (qui consistent à observer comment sont affectées différentes variables), qui permettent aux experts en psychologie sociale d’élaborer des théories solides et applicables.

4. Parfois similaire au bon sens

Nous avons tous une théorie sur les aspects que la psychologie sociale étudie. Parfois, lorsque le public lit un texte de psychologie sociale, il pense qu’il ne s’agit que fait évidents et/ou d’opinions subjectifs. Cependant, ces professionnels sont chargés de démontrer rigoureusement des questions sur lesquels les gens sont habitués à discuter en se basant uniquement sur leurs expériences personnelles.

Applications de la psychologie sociale

En plus de la théorie et de l’investigation, la psychologie sociale a de nombreuses utilités qui se répercutent sur notre vie quotidienne. La psychologie sociale appliquée a pour but d’améliorer la qualité de vie des personnes à tous les niveaux. Voici les principaux champs d’action de la psychologie sociale :

  • Santé : Permet d’améliorer le bienêtre des individus grâce à des actions tels qu’encourager les habitudes saines ou neutraliser les situations sociales stressantes.
  • Problèmes sociaux : Le chômage, l’immigration ou la violence entre genre sont des questions analysées par les psychologues sociaux, qui créent également des plans d’intervention dans le but de résoudre ces conflits.
  • Éducation : Se centre sur les questions tels que la perception qu’ont les personnes de notre système d’éducation ou comment améliorer la cohabitation entre étudiants.
  • Environnement : La psychologie sociale étudie les interactions entre les personnes et leur environnement.
  • Domaine juridique : Aborde des sujets liés aux domaines du droit et de la psychologie, comme la situation des victimes ou la prévention de la criminalité.
  • Organisation : Explore les notions de leadership, de productivité, de relations professionnelles, etc…
  • Politique : Intervient pour des questions comme l’efficacité d’un discours politique ou l’attitude de la population face aux hommes politiques.
  • Communication et consommation : L’influence publicitaire, nos compétences communicatives, les liens interpersonnels et les comportements sur les réseaux sociaux sont tous des exemples de sujets abordés par la psychologie sociale.

En définitive, le rôle de la psychologie sociale appliquée est indispensable dans de nombreux domaines, toujours en progrès. Les psychologues sociaux s’occupent toujours de démontrer empiriquement la validité des solutions qu’ils apportent.

Psychologie sociale : expériences

Dans ce paragraphe nous vous racontons deux des expériences les plus connues de la psychologie sociale, afin que vous puissiez comprendre comment travail les psychologues sociaux et l’importance de leurs découvertes.

Expérience de la facilitation sociale

Norman Triplett est le créateur, selon différents auteurs, de la première expérience de psychologie sociale, en 1898. Il voulait découvrir la raison de l’augmentation de la vitesse des cyclistes lorsqu’ils roulent accompagnés. Son objectif était de découvrir comment influençait la présence d’autres personnes qui pratiquent la même activité sur le rendement d’un cycliste.

Son hypothèse était que notre rendement augmente lorsque nous sommes en compétition avec d’autres personnes (pour les tâches motrices). Ainsi, Triplett essaya de vérifier la véracité de cette hypothèse dans un laboratoire. Il demanda à un enfant de rembobiner un rouleau de file pour pêcher. Certains participants le faisaient seuls et d’autres accompagnés par d’autres qui remplissaient la même tâche. Le résultat obtenu fut que les sujets du deuxième groupe (ceux accompagnés) réalisaient leur tâche beaucoup plus vite que ceux du premier groupe (ceux qui étaient seuls).

Expérience de la prison de Standford

Philip Zimbardo, un fameux psychologue social, réalisa une expérience qui est devenu célèbre à cause de ses résultats plus que déconcertants. Il engagea 24 étudiants qui suite à une évaluation semblaient mentalement sains. Il divisa les étudiants en deux groupes aléatoirement, un de “policiers” et l’autre de “prisonniers”. Il convertit le sous-sol de l’Université de Standford en une prison et fournit des uniformes aux policiers et aux prisonniers. Il mit en place une série de normes afin de rendre la situation le plus réaliste possible.

Au fur et à mesure que les jours passaient, les policiers abusaient toujours plus de leur autorité et de leur pouvoir, en déshumanisant les prisonniers. Les victimes étaient dévêtues, insultées, tournées au ridicule, etc… En fait, les policiers ridiculisèrent tellement les prisonniers que l’expérience dû être interrompue par Zimbardo, car la situation était devenue dangereuse. L’explication du psychologue social est que n’importe qui peut devenir “mauvais” suivant les circonstances et le contexte.

Voici une vidéo qui explique plus en détail cette fameuse expérience de Philip Zimbardo, commentée par lui-même (n’oubliez pas de mettre les sous-titres en français).

https://www.youtube.com/watch?v=WUDTCMUEeTA

Psychologie sociale : comment appliquer la psychologie sociale à la vie quotidienne ?

Qui n’a jamais souhaité mieux comprendre et prédire le comportement des autres ? Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous avez certains comportements à un moment donné ? Heureusement, la psychologie sociale nous donne des réponses scientifiques aux questions de notre quotidien.

Étant donné que nous vivons en société et que nous devons nous adapter à celle-ci, un peu de psychologie sociale dans notre vie peut nous aider à expliquer les discussions dans nos travaux en équipe, la folie des jours de soldes ou les préjugés face aux personnes obèses.

Voici quelques conseils et recommandations qui vous aideront à appliquer les principes de la psychologie sociale à votre quotidien :

Soyez attentifs à vos biais cognitifs

Les biais cognitifs sont des déformations de la réalité qui se produisent lorsque nous traitons les informations. Nous ne disposons pas des ressources suffisantes pour dédier notre attention à tous ce qui nous entourent, et que notre cerveau pense à une vitesse stupéfiante. Par exemple, pour ne pas perdre de temps, nous avons tendances à confirmer nos croyances et éviter les informations qui les démentent.

Cette prédisposition est naturelle et nous arrive régulièrement. Cependant, elle peut parfois nous mener à nous tromper, à contempler notre monde à travers de stéréotypes inadéquats ou à avoir des préjugés injustifiés. C’est pour cela qu’il est important de réfléchir sur nos opinions et que nous essayons d’être objectifs.

Apprenez à influencer les autres

Nous avons tous besoin d’influence les autres de temps en temps, afin de d’obtenir quelque chose par exemple. Cela ne signifie pas manipuler ou avoir de mauvaises intentions. Simplement, nous désirons peut-être seulement que notre sœur nous prête une robe, faire bonne impression lors d’un entretien ou éviter qu’un ami prenne une mauvaise décision.

Des actions tels qu’être agréable avec notre interlocuteur, faire des faveurs ou complimenter les autres sont des stratégies assez efficaces pour obtenir ce que l’on souhaite. Robert Cialdini est l’un des plus grands experts en influence sociale du monde et décrit à quel point cela peut être efficace d’influencer quelqu’un.

Restez connecté avec l’actualité

Les moyens de communications sont des sources intarissables de connaissances sur la psychologie sociale. Les scandales sur les réseaux sociaux, le pouvoir de certains leaders d’opinion ou les commentaires de nos proches nous proportionnent une infinité de données qui peuvent être traitées.

Il est vrai que nous ne nous conformons pas à connaître la réalité au travers d’un seul canal. Adopter un point de vue holistique favorise que nous soyons capables de mieux anticiper les comportements des autres et d’améliorer notre capacité de résolution de problèmes. Nos connaissances sont enrichies par le fait d’écouter les différentes versions d’une histoire et que nous essayons de les traiter de différents points de vue.

Découvrez les livres passionnants sur la psychologie sociale

Certains psychologues sociaux, comme Robert Cialdini, Elliot Aronson ou Philip Zimbardo ont écrit des livres vraiment intéressants, autant pour les professionnels que pour le public non spécialisé. Leurs œuvres vous permettront de vous approcher de manière pratique à la compréhension de nos comportements sociaux.

Psychologie sociale : théoricien et auteurs principaux

La liste des psychologues sociaux importants qui ont réalisé de grandes découvertes et qui continuent de le faire actuellement est assez large. Voici les cinq plus grands auteurs et leurs principaux apports à la psychologie sociale.

Kurt Lewin (1890-1947)

Ce père de la psychologie sociale s’est intéressé aux interactions existantes entre chaque individu et son milieu. Sa pensée est très liée à la psychologie de Gestalt. Il s’intéressa particulièrement à mener ses idées à la pratique, et l’une de ses maximes est : “pour comprendre un système, il faut essayer de le changer”.

Lewin créa la théorie de champs, qui met en avant l’importance de contempler l’espace vital des personnes. Cette dimension est constituée de la totalité des situations de chaque individu à un moment déterminé. Il insista sur le fait de ne pas isoler les différents facteurs qui nous influence et de se concentrer sur les dynamiques qui se produisent entre eux.

Solomon Asch (1907-1996) et la psychologie sociale

Son principal champ d’étude fut le conformisme, qui est essentiel pour la vie en société. C’est le célèbre créateur du “paradigme de Asch”, qui fut démontré grâce à une expérience révolutionnaire. Ce psychologue réunit en 1951 des groupes entre 5 et 7 personnes. L’une d’elles était le sujet étudié et les autres étaient des collaborateurs du chercheur.

Asch présenta deux images, l’une qui représentait une ligne et l’autres trois lignes de longueurs différentes. Ensuite, il demandait quelle ligne de la deuxième image avait la même longueur que celle de la première image. L’expérience a été conçue pour que le sujet étudié soit l’une des dernières personnes à répondre. Les collaborateurs donnaient une réponse erronée exprès, pour voir si le sujet allait les suivre.

La réponse était facile et évidente. Cependant, Asch découvrit avec surprise qu’après de nombreuses tentatives, le sujet se “trompait” dans 50% des cas. Asch démontra également que les indices du conformisme varient d’une culture à l’autre, et que les collectivistes y sont plus par exemple plus enclins.

Stanley Milgram (1933-1984)

Milgram réalisa l’une des expériences les plus terrifiantes de l’histoire. Inspiré par les atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale, il étudia l’obéissance à l’autorité et décida d’en explorer les limites.

Il sélectionna des sujets avec un comportement normal, qui furent invités à son laboratoire. Il demanda aux participants de son expérience controversé d’administré des décharges électriques en augmentant progressivement le voltage (bien qu’en réalité le voltage ne dépassait jamais les 45 voltes) à une autre personne lorsque celle-ci se trompait en répondant aux questions qui lui étaient posées.

La victime était un complice du psychologue et devait simuler une douleur progressive au fur et à mesure que la puissance des décharges augmentait. Malgré les cris de douleur et de désespoir de la victime, le scientifique qui jouait le rôle de l’autorité insistait pour que les sujets de l’expérience continuent à augmenter la puissance des décharges. Le résultat effrayant de cette expérience est que 65% des sujets arriva au niveau maximum, qui supposait infliger 450 voltes (ce qui signifie une décharge mortelle) à l’autre participant, la victime.

Voici une courte vidéo qui explique plus en détail comment se déroulait cet expérience :

Les explications proposées à ce fait terrifiant sont la crédibilité du scientifique, qui affirme que les décharges ne sont pas dangereuses ou l’insistance de l’éducation depuis que nous sommes enfants à obéir aux supérieurs (parents, enseignants, etc…) Et vous, comment auriez-vous réagit dans cette situation ?

Serge Moscovici (1925-2014) et la psychologie sociale

Moscovici se dédia à étudier comment nous comprenons le monde qui nous entoure. Il partit du principe que nous connaissons tous la réalité à travers des représentations sociales qui nous guident et qui nous permettent de cohabiter avec les autres. La communication entre les personnes est essentielle pour transmettre les connaissances et les idées les plus importantes ainsi que pour nous orienter.

Nous construisons des concepts collectifs et créons un sens commun partagé par nous tous. Nos idées sont interconnectées, ce qui permet d’enrichir nos pensées et de donner un sens aux différents faits de notre quotidien. Que sommes-nous sans les autres ?

Robert Zajonc (1923-2008)

Ce psychologue révéla “l’effet de la simple exposition”, qui manifeste notre tendance à être plus sensible à un stimuli lorsque l’on y a été fréquemment exposé. Par exemple, il se peut que la première fois que l’on écoute une chanson à la radio celle-ci nous paraisse anodine. Cependant, si nous l’écoutons chaque fois que nous sortons, dans la voiture, à la télé et qu’elle devient le succès de l’été, celle-ci finira probablement par nous enchanter.

Ainsi, Zajonc déclara que nos préférences ne sont pas complétement rationnelles. Les pensées sont toujours accompagnées par les émotions. Cet effet nous influence également lorsqu’il s’agit de choisir nos amis ou notre partenaire, du fait que les gens que nous voyons plus souvent vont nous plus plaire. Les publicitaires l’on bien compris et tente de profiter de ce phénomène afin de créer un lien avec une certaine marque au plus profond de nous.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur la psychologie sociale. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue de CogniFit spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Auto-évaluation : découvrez une technique pour améliorer votre rendement

Qu’est-ce qu’une auto-évaluation ? À quoi ça sert ? Quels sont ses avantages et ses désavantages ? Dans cet article, nous répondons à toutes ces questions et bien plus encore. De plus, nous vous donnons des conseils afin que vous soyez capable de pratiquer une auto-évaluation dans n’importe quel domaine de votre vie. Cette technique n’est pas seulement efficace pour les étudiants, mais également pour les professionnels. Nous avons tous besoin d’estimer quelles sont nos compétences dans certains domaines afin de pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes.

Auto-évaluation

Auto-évaluation : signification et importance

Qu’est-ce qu’une auto-évaluation ? Une auto-évaluation c’est une méthode qui consiste en ce que nous déterminions nous-mêmes quelles sont nos compétences dans un domaine donné. Elle se différencie des autres types d’évaluation qui peuvent parfois nous causer une certaine confusion, comme l’hétéroévaluation (effectuée par une autre personne, en général un supérieur) et la coévaluation (effectuée en groupe).

Il est possible de mener une auto-évaluation de différentes manières. Il s’agit d’un outil essentiel pour faire face à un défi avec plus de sérénité. Si nous souhaitons être efficace, il est utile de faire une introspection afin d’extraire les conclusions qui conviennent et d’agir en conséquence.

Les tests de l’école de conduite, les questions de rappel qui apparaissent parfois à la fin d’un sujet dans un livre ou encore les examens de conscience sont des exemples d’auto-évaluations. Dans cet article nous vous enseignons tout ce que vous devez savoir afin d’estimer correctement vos connaissances et votre savoir-faire dans différents domaines.

A quoi servent les auto-évaluations ?

Nous avons déjà tous réalisé une auto-évaluation une fois ou l’autre. Le motif qui nous a poussé à le faire peut être complètement différent, comme faire bonne impression en parlant en public, tester notre mémoire, découvrir nos points forts et nos points faibles en tant que partenaire de couple, etc…

Dans ce paragraphe nous vous exposons les principaux milieux dans lesquels réaliser une auto-évaluation est fondamental. Si nous savons utiliser cet outil, nous ne tarderons pas à en apprécier les répercussions positives sur notre bienêtre.

Auto-évaluation et éducation

Indépendamment de l’étape académique que nous sommes en train de parcourir, évaluer notre niveau de connaissance ou nos aptitudes est essentiel pour réussir n’importe quel examen. Généralement, bien que nous n’ayons pas réalisé d’auto-évaluation auparavant, lorsque nous rendons un exercice ou que nous nous présentons à un examen, nous avons une idée plus ou moins précise de nos connaissances, ainsi que du résultat attendu.

Cependant, tester en avance quel est notre degré de connaissance par rapport à ce que l’on nous exigera (ou ce que l’on s’exige nous-mêmes), nous aidera à surpasser nos défis académiques avec précision et efficacité. Les auto-évaluations permettent à chacun d’apprendre à son rythme et d’agir de manière responsable.

Le fait d’être nerveux avant un examen est quelque chose de naturel, et qui ne dépend pas forcément de notre préparation. Cependant, si nous avons pratiqué et que nous avons corriger nos carences, nous pourrons faire face à la tâche à accomplir avec plus de sécurité et d’autocontrôle. D’un autre côté, les professeurs peuvent également bénéficier de cette ressource pour améliorer leur rendement professionnel ou proposer à leurs élèves de réaliser des auto-évaluations comme devoir.

La neurodidactique et la neuroscience ont toujours un peu plus leur place dans les écoles qui cherchent à améliorer leurs processus de formations et leur système d’auto-évaluation de leurs élèves. La technologie éducative de CogniFit, basée sur la neuroéducation, est le programme informatique le plus novateur et le plus utilisé. Il est utilisé dans différents centre scolaires du monde entier et s’avère hautement efficace pour tous les élèves, mais surtout pour les élèves qui rencontrent des difficultés d’apprentissage ou qui ont des besoins plus spécifiques.

Auto-évaluation : outil CogniFit de neuroéducation

Cette ressource scientifique est créée pour optimiser les processus d’auto-évaluation et d’enseignement. Elle a été créée par des éducateurs et s’avère hautement efficace pour explorer les processus cognitifs impliqués dans l’apprentissage.

L’outil de neuroéducation de CogniFit permet d’évaluer différents domaines cognitifs. Cette information peut alors aider les enseignants, les parents et les élèves à identifier leurs forces et leurs faiblesses et à savoir s’il existe une causer neurologique lié à un échec scolaire.

De plus, grâce à l’entraînement et la réhabilitation personnalisé que propose CogniFit, les enfants peuvent travailler en ligne afin d’améliorer leurs fonctions exécutives, leur attention, leur mémoire, leur concentration, leur planification et les autres domaines cognitifs fondamentales dans l’apprentissage et la réussite des différentes études.

Comment cela fonctionne ? Cet outil est très facile à utiliser, la première chose que doivent faire les étudiants est de compléter une évaluation cognitive proposée par CogniFit. Cette auto-évaluation et le rapport de résultats déterminera de manière précise quels sont les points forts et les points faibles de chaque individu. Tous les jeux mentaux de CogniFit Neuroéducation ont été créé et validé cliniquement afin d’identifier les forces et les faiblesses cognitives impliquées dans l’apprentissage.

De plus, en utilisant les résultats de cette évaluation initiale, CogniFit crée et programme automatiquement une dynamique de stimulation cognitive personnalisée pour répondre aux nécessités spécifiques de chaque enfant.

L’échec scolaire est l’une des préoccupations les plus importantes du système éducatif. C’est pour cela qu’il est vraiment important d’appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation. Pouvoir compter dans es centres scolaires sur un outil de neuroéducation qui permette d’intégrer les procédés qui permettent à tous les élèves de pouvoir développer correctement leur potentiel d’apprentissage est un vrai plus.

Auto-évaluation et travail

Réaliser des auto-évaluations régulièrement dans le domaine professionnel est une bonne habitude afin de prospérer. Certaines organisations demandent à leurs employés qu’ils réalisent des auto-évaluations avec assiduité alors que dans d’autres entreprises c’est les employés qui demandent l’utilisation de cette pratique.

Pour faire face à des défis tel que lutter pour une promotion ou simplement pour savoir si nous sommes efficaces ou non, il est utile de réfléchir sur nos points forts et nos points faibles afin d’augmenter notre rendement en misant sur nos compétences et en améliorant nos faiblesse. Élaborer d’une manière rationnelle un diagnostic préalable à une situation est une étape basique de la résolution de problèmes.

D’un autre côté, il n’est pas seulement nécessaire de faire une auto-évaluation si nous nous trouvons face à un défi ou à une difficulté. Évaluer notre niveau de rendement peut aider à augmenter notre motivation, notre efficacité personnelle et notre autocontrôle lorsque l’on sait réaliser une bonne auto-évaluation et en tirer les enseignements qui nous seront utiles. Parfois, nous sommes convaincus que notre rendement est bon et qu’il n’existe qu’une seule manière de faire les choses. Il est facile de s’installer dans une zone de confort lorsque tout fonctionne apparemment bien.

Cependant, nous demander si nous sommes responsables, ponctuels, coopérants, organisés ou si nous disposons d’autres qualités qui sont importantes dans notre travail, cela nous aidera à trouver des opportunités. S’arrêter un moment pour contempler la situation de manière holistique et objective peut nous révéler une manière plus rapide de remplir nos fonctions, d’améliorer nos relations avec nos collègues, d’éliminer des erreurs dont nous ignorons l’existence, etc…

Auto-évaluation et santé

Il y a des signes et des symptômes relatifs à notre santé mentale et physique que nous pouvons observer nous-mêmes. Tester de temps en temps que notre corps fonctionne bien est indispensable pour détecter quelconque maladie. Il peut s’agir de réfléchir sur nos pensées négatives ou de réaliser un auto-examen afin de détecter si nous trouvons des anomalies sur notre peau.

Cependant, si nous détectons quelque chose d’anormal, il ne faut pas tirer de conclusions précipitées et simplement se rendre chez votre médecin, chez un psychologue ou un expert adéquat. Nous ne pouvons pas remplacer les professionnels de la santé, qui sont chargé d’effectuer des diagnostics professionnels.

Actuellement, il existe des programmes cliniques d’évaluation cognitive en ligne, qui nous permettent d’évaluer de manière précise un grand nombre d’habiletés cognitives et de comprendre le fonctionnement des différents domaines et fonctions cérébrales.

Auto-évaluation et vie quotidienne

Nous questionnons souvent nos actions et nos pensées. A-t-il été offensé par mes paroles ? Ma chemise est-elle suffisamment élégante pour se rendez-vous ? Il est tout à fait recommandable et sain de se poser de questions sur nos actes de tous les jours (du moment que nous ne sommes pas irrationnellement et excessivement durs avec nous-mêmes).

Dans ce cas, nous ne disposons pas de suffisamment de paramètres comme dans les milieux que nous avons vus précédemment. Chaque individu est libre de choisir quelles sont ses inspirations et ses références. Notre bienêtre dépend en grande partie de ce que nous considérons important et de comment nous souhaiterions être. Par conséquent, nos auto-évaluations peuvent variées d’une personne à l’autre.

Nous ne pouvons pas faire un guide fiable, valide et juste sur quels modèles chacun devrait suivre. Mais nous ne pouvons pas nous laisser mener par la subjectivité. Certains aspects comme nos relations sociales, combien de temps nous dédions à ce qui nous rend vraiment heureux, si nous nous comportons avec cohérence et en suivant nos valeurs ainsi que d’autres aspects relatifs à notre vie personnelle doivent être revu régulièrement afin de améliorer notre développement personnel.

Auto-évaluation : exemples

Dans ce chapitre nous vous expliquerons certaines formes d’auto-évaluation avec des exemples. Ainsi vous pourrez appliquer ces méthodes simples dans le domaine que vous souhaitez. L’important est que vous vous sentiez bien et que vous trouviez les procédés qui s’adaptent le mieux à vos objectifs. Atteindre vos buts est plus facile si vous adaptez votre comportement à vos habiletés et votre niveau en toute flexibilité.

  • Livre : Habituellement, les livres de cours terminent leurs chapitres avec des questions qui vous permettent de savoir où vous en êtes en y répondant. Ces questions peuvent être ouvertes afin de permettre à l’étudiant de développer, type questions à choix multiples ou sous forme de jeux, etc… Grâce à ce support vous pouvez réaliser une auto-évaluation chaque fois que vous le souhaitez et revenir sur les contenus qui vous intéressent.
  • Ressources digitales : Les sites web et les applications qui nous permettent d’évaluer nos connaissances d’une manière simple et rapide sont plus nombreux jour après jour. Les auto-évaluations en ligne permettent d’obtenir une réponse immédiate, les questions sont souvent plus variées, accessibles plus facilement et sont plus facile à réaliser. Lamentablement, la majorité sont sous formes de réponses fermées et ne permettent pas de répondre d’une manière créative. Par exemple, vous pouvez télécharger des applications qui nous permettent de faire des tests pour connaître notre niveau de gestion de nos émotions, combien de questions nous avons répondu juste sur le sujet que nous venons d’étudier ou encore sur notre capacité d’attention.
  • Feuille d’auto-évaluation : Nous pouvons écrire sur un papier comment nous pensons que nous avons réalisé une activité, qu’est-ce que nous pensons que nous pouvons améliorer, quels ont été nos points forts, de quelle manière nous avons progressé par rapport à la dernière fois, etc… Il est possible de trouver un document qui contient les points nécessaires pour réaliser une auto-évaluation réflexive ou nous pouvons planifier nous-mêmes cette tâche. Penser résolument que certains aspects sont importants pour nous comme “je suis une personne aimable avec les autres” ou “je ne perds jamais mon temps”, ordonnez-les et ponctuez-les, cela peut vous aider à réaliser une auto-évaluation personnalisée qui puisse nous servir de référence.

Indépendamment de la forme, l’essentiel est que nous sachions interpréter les résultats que nous avons obtenus et que nous continuions à être motivés à continuer. N’importe quelle ressource qui nous permette d’apprendre significativement, en intériorisant les contenus, contribuera à ce que nous développions nos habiletés dans le domaine qui nous intéresse.

Auto-évaluation : bénéfices

Les auto-évaluations ont plus de bénéfices que d’inconvénients. De plus, leurs principaux problèmes dérivent d’une mauvaise pratique. Si elles sont réalisées correctement, combinées avec d’autres stratégies et que les points faibles révélés par l’auto-évaluation sont modifiés, celles-ci s’avèrent être une ressource formidable. Voici leurs principaux bienfaits :

  • Elles peuvent être utilisées à n’importa quel âge : même les enfants les plus petits peuvent en bénéficier et apprendre à être critique (sainement) avec eux-mêmes depuis l’enfance. À chaque étape notre vie nous avons des intérêts et des buts différents. De plus, nous devons nous évaluer dans différents milieux. Cependant, une auto-évaluation appropriée est bénéfique dans n’importe quelle occasion.
  • Elles nous permettent de connaître approximativement notre niveau pour une tâche déterminée : parfois nous pensons avoir tout essayé pour atteindre nos objectifs, nous avons été sympathique avec tout le monde, nous avons résumé plusieurs fois les différents thèmes, lu tous les livres que nous avons trouvé sur le leadership, etc… Cependant, peut-être que nous ne sommes pas en train de répondre aux bonnes questions. Si une auto-évaluation est bien réalisée, nous nous approcherons d’une manière réaliste de nos capacités réelles dans le milieu que nous évaluons.
  • Elles sont une manière utile de pratiquer : une auto-évaluation facilite l’acquisition de connaissances et d’habiletés d’une manière pratique et flexible qui peut être adapté à nos besoins. Elles sont un complément parfait pour les autres activités que nous réalisons, indépendamment du fait que notre but soit d’apprendre à dessiner ou à être plus empathique avec les autres.
  • Cela renforce l’apprentissage : lorsque nous dédions un moment à penser aux sujets que nous souhaitons estimer, nous nous obligeons à repasser les contenus que nous avons étudié ou à nous centrer sur un aspect de notre vie quotidienne. Pendant que nous réalisons une auto-évaluation, nous établissons de nombreuses connections entre différentes idées, ce qui facilite le fait que l’information traitée passe dans notre mémoire à long terme.
  • Elles nous aident à mieux nous connaître : cette technique favorise l’autoréflexion. Cela ne nous permet pas uniquement d’approfondir nos connaissances, mais nous conduit également à évaluer des aspects plus personnels de nous-mêmes, indépendamment du but initial de l’auto-évaluation. Par exemple, nous pouvons évaluer notre niveau d’organisation, de responsabilité, nos vertus et nos défauts, etc…
  • Cela encourage notre autonomie : prendre un moment tous les certains temps pour contrôler nos avancements et nos carences est une bonne habitude qui nous aide à être plus responsables et plus indépendants pour réaliser nos tâches.
  • Augmente notre motivation : recevoir un feedback nous motive à continuer notre travail et à améliorer nos compétences. Détecter avec précision quelles sont nos carences et se motiver grâce à nos bons résultats nous aide à améliorer notre rendement.

Auto-évaluation : conseils pour améliorer votre apprentissage

Réalisez vos auto-évaluations en étant relâché

Si vous êtes fatigué, stressé ou que pour une raison ou une autre vous n’arrivez pas à vous concentrer sur votre auto-évaluation, nous vous conseillons de repousser cette dernière à plus tard. Si vous réaliser une auto-évaluation dans l’un de ces états, votre rendement sera réduit et les résultats obtenus ne seront pas représentatifs.

Soyez réaliste

Vous n’allez pas progresser par le simple fait de réaliser une auto-évaluation. Par exemple, si notre but est d’améliorer notre mémoire et que nous ne faisons que l’évaluer, cela ne nous permettra pas d’atteindre notre objectif.

Soyez honnête avec vous-même

Cela peut être tentant de réaliser une auto-évaluation avec un livre à la main afin de donner les “bonnes réponses”, avec l’aide d’un ami, en effectuant de recherche sur internet ou simplement en mentant pour nous sentir mieux. Cependant, il ne s’agit que de manière de nous tromper. Si nous voulons profiter des bienfaits d’une auto-évaluation, il est nécessaire que nous soyons sincère.

Adoptez une attitude positive face aux échecs

Il est naturel de se tromper et que nos premières auto-évaluations ne soient pas tels que nous l’espérions. Ne vous limitez pas à une ponctuation. Il est tout aussi important de détecter nos erreurs que de reconnaître nos réussites. Il nous sera utile de connaitre le poids de notre propre jugement sur nos actions. Le pessimisme ne se répercutera que négativement sur votre rendement.

Notez vos progrès

Tenir un registre de votre progression vous permet d’approfondir plus auto-évaluations. Il vous sera aussi plus facile de vous rapprocher d’une manière plus réaliste de vos objectifs.

Soyez organisé

Si vous désirez réellement progresser dans n’importe quel milieu de votre vie, il est nécessaire que vous soyez méthodique et que vous ne vous arrêtiez pas pour trouver de nouveaux objectifs. Si cela s’avère difficile pour vous de vous arrêter pour penser à ces aspects, vous pouvez régulièrement fixer un temps dans votre agenda pour réaliser vos auto-évaluations. Cela ne prend pas beaucoup de temps et les avantages sont nombreux.

Essayez différents types d’auto-évaluation

Peut-être que le forma de certains tests ne vous convient pas et que vous préférez ne pas vous attarder à discuter de vos caractéristiques ou de vos connaissances. C’est égal, vous pouvez essayer d’autres techniques d’auto-évaluation. En fait, il est même possible de combiner plusieurs types différents afin d’avoir une perspective plus ample de notre apprentissage et de notre rendement.

Profitez des TIC

Actuellement la neuroéducation est dans un âge d’or. Grâce aux progrès dans ce domaine et aux nouvelles technologies, de nombreuses ressources sont créées dans le but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Chaque jour nous en savons un peu plus sur comment apprend notre cerveau.

CogniFit est la plateforme leader pour l’évaluation et la stimulation cognitive. Cet outil est principalement créé pour les médecins t les chercheurs. Cependant, tout le monde peut y accéder et profiter de ces bienfaits. Grâce à différents jeux mentaux simples et divertissants, CogniFit détecte vos points fort et créer un programme personnalisé afin d’entraîner vos habiletés cognitives les plus faibles.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Et vous, avez-vous déjà réalisé une auto-évaluation ? Quelles sont vos stratégies ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue de CogniFit spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Processus cognitifs : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux

Détecter des changements autour de nous, se rappeler la liste des courses, décider quel appartement louer, aider un ami qui nous raconte ses problèmes… Qu’ont en commun toutes ces actions ? Nous sommes capables de les réaliser grâce à nos processus cognitifs ou mentaux. Si vous souhaiter savoir quels types de processus cognitifs existent, comment ceux-ci interviennent dans l’éducation, comment les améliorer ainsi que beaucoup d’autres choses, nous vous invitons à lire cet article !

Que sont les processus cognitifs ou mentaux ?

La définition des processus mentaux comprend un grand nombre de tâches que notre cerveau réalise continuellement. Il s’agit des processus chargés de traiter toutes les informations que nous recevons de notre environnement. La cognition est rendue possible grâce à eux, et c’est elle qui nous permet de connaître le monde.

Imaginez que vous êtes tranquillement installé dans votre canapé en train de regarder un film. Malgré que vous soyez captivé par l’histoire, vous commencer à sentir une odeur de brûlé. Qu’allez-vous faire ?! Heureusement, votre cerveau concentrera toute votre attention sur le danger auquel vous devez faire face.

Vous vous rappellerez que vous avez laissé une pizza dans le four. Vous allez alors courir jusqu’à la cuisine le plus vite possible en coordonnant une série de mouvements afin de sauver votre repas. Alors, vous déciderez si vous allez manger les parties les moins brûlées de votre pizza ou non, et retournerez au salon pour voir la suite de votre film. Les processus cognitifs ont guidé toute cette succession d’actions.

Une interaction harmonieuse entre les processus mentaux est fondamentale pour que nous analysions correctement la réalité et que nous répondions en conséquence. Grâce aux processus mentaux, nous pouvons nous adapter avec flexibilité aux demandes de chaque situation. Nos fonctions exécutives sont chargées de coordonner ces procédés.

Malgré que les processus mentaux interagissent entre eux, ils peuvent également agirent séparément. Par exemple, nous pouvons observer comme des personnes avec des altérations du langage ou de la mémoire sont parfaitement capables de percevoir des stimulations ou de résoudre des problèmes mathématiques.

Qui étudie les processus cognitifs ?

Les processus cognitifs sont analysés par différentes sciences comme la linguistique, la sociologie, la neurologie, anthropologie ou la philosophie. Quant à la psychologie, on parle de psychologie cognitive pour désigner la branche qui se dédie à étudier les processus cognitifs et à nous permettre d’améliorer nos processus mentaux.

Dans les années 60, grâce aux professionnels de différentes disciplines, la révolution cognitive put avoir lieu, qui encouragea l’étude de ces procédés. Les processus mentaux en psychologie sont étudiés en profondeur. Actuellement, son étude est dans un “âge d’or” puisque celle-ci est utilisée dans des champs très variés, comme la psychothérapie ou le marketing.

En fait, les techniques de neuro-images sont d’une grande utilité pour découvrir comment nous traitons les informations dans notre cerveau. De grandes avances dans la compréhension des processus cognitifs continuent d’être découvertes grâce à ces techniques. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment ces processus cognitifs fonctionnent et comment ils interviennent dans différents contextes de votre vie quotidienne.

Types de processus cognitifs : quels sont les processus cognitifs ?

Processus cognitifs inférieures ou basiques

Sensation et perception

Les sensations sont provoquées par les différentes stimulations qui existent dans notre environnement. Elles nous parviennent à travers nos sens et nous permettent de connaitre les informations sur le monde extérieur. Ce sont des données immédiates que nous recevons de notre environnement ou de notre propre corps. Par contre, le processus mental basique de perception implique certaines interprétations des éléments que nous percevons.

Nous percevons continuellement différentes stimulations, et souvent sans avoir besoin de réaliser un effort. Nous sommes conscients du mouvement des personnes qui nous entourent, des messages que nous recevons sur notre téléphone, des goûts des aliments que nous mangeons, de la disposition des meubles dans un pièce, de notre posture corporelle, etc… Nos expériences précédentes sont essentielles pour nous permettre de donner un sens aux stimulations que nous percevons.

Les psychologues de la Gestalt ont réalisé de grands avancements dans le domaine de l’étude de la perception. Ceux-ci pensent que “le tout est plus grand que la somme de ses parties”. C’est à dire qu’ils considèrent que nous sommes des êtres actifs dans notre perception de la réalité, Ainsi, ils ont élaboré les célèbres lois de la Gestalt, qui expliquent les phénomènes de la perception, comme les illusions d’optiques.

Attention

Malgré le grand nombre de’éléments qui nous entourent à tout moment, nous sommes capables d’être attentif à un grand nombre de stimulations ainsi que de diriger notre attention en fonction de nos intérêts.

Certaines actions comme marcher ou mâcher ne requièrent pratiquement pas d’attention. Par contre, nous devons nous concentrer le plus possible pour chaque mot que nous prononçons et pour notre langage corporel lorsque nous devons faire une présentation face à un public exigent.

Heureusement, nous arrivons à automatiser certains processus que nous avons répété plusieurs fois. Par exemple, malgré le grand effort que cela demande de coordonner toutes les tâches que la conduite requiert au début, par la suite nous arrivons à conduire d’une manière beaucoup plus fluide.

Mémoire

Quelle est la capitale de la France ? Qui était votre meilleur(e) ami(e) à l’école ? Notre mémoire a les réponses à ces questions et à un infinité d’autres questions similaires. Elle nous permet de codifier les données que nous percevons de notre environnement, en les considérant et en les récupérant ultérieurement.

Nous disposons de plusieurs types de mémoires, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, etc… Ces classes interagissent entre elles, mais elles ne dépendent pas toutes de la même partie de notre cerveau. Ce qui permet par exemple à une personne qui souffre d’amnésie de se rappeler comment marcher même si elle ne peut pas se rappeler de ses proches.

Processus cognitifs : inférieurs ou basiques supérieurs et ou complexes

Processus cognitifs supérieurs ou complexes

Intelligence

L’intelligence est un concept global qui nous aide à résoudre différents types de problèmes. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples de Gardner a été largement acceptée. Gardner soutient qu’il n’existe pas qu’un seul type d’intelligence et qu’il est préférable de prendre en compte différentes capacités de différents domaines.

L’intelligence interpersonnel, la linguistique, la logique mathématique ou la musique sont des exemples des différentes casses des ses processus cognitifs supérieurs. Actuellement, nous parlons également de l’importance de l’intelligence émotionnelle, qui est essentielle pour être capables de gérer les imprévus de notre quotidien.

Il existe certaines caractéristiques plus habituelles chez les personnes intelligentes. Cependant, nous pouvons mettre en pratique des stratégies pour développer notre intelligence. Ce processus mental supérieur n’est pas statique et ne peut pas être simplement déterminé par un numéro obtenu dans un test pour mesurer notre quotient intellectuel.

Pensée

La complexité et l’hétérogénéité de nos pensées est quelque chose de fascinant. Ce processus mental supérieur est chargé des tâches relatives à la résolution de problèmes, au raisonnement, à la prise de décision, à la pensée créative, à la pensée divergente, etc…

Pour simplifier ces fonctions, notre cerveau a tendance à créer des concepts. Nous devons regrouper les idées, les objets, les personnes ou n’importe quelle classe d’éléments possible. Généralement cela nous aide à rendre nos processus mentaux plus flexibles. Cependant, nous essayons d’être logiques et nous ignorons souvent à quel point nous pouvons être irrationnel.

Nous utilisons de raccourcis pour analyser toute information et penser plus rapidement. Cela nous conduit à commettre des biais cognitifs, qui sont des déviations du processus normal de raisonnement. Par exemple, parfois nous croyons que nous sommes capables de deviner ce qu’il va se produire dans un jeu de hasard.

En fait, ces biais cognitifs peuvent même parfois produire des distorsions cognitives, qui sont des pensées extrêmement négatives et irrationnelles comme “tout le monde me déteste”. Cependant, nous pouvons nous-même retenir nos pensées obsessives.

Langage

D’une manière étonnante, nous sommes capables de produire et de comprendre différents sons et mots, que nous pouvons combiner en une infinité de phrases et exprimer avec précision ce que nous souhaitons communiquer. De plus, nous accompagnons nos paroles de notre langage corporel, et nous pouvons également parler plusieurs langues différentes.

Le développement du langage se produit tout au long de notre cycle de vie. Les compétences communicatives de chaque personne varient considérablement et peuvent être améliorées par la pratique. Certains troubles du langage rendent particulièrement difficile la communication, pour différentes raisons, bien qu’il soit possible d’aider les personnes qui souffrent de ces problèmes.

Processus cognitifs dans l’éducation : application et exemples

Les processus mentaux en psychologie sont analysés avec comme but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Il est essentiel que nous apprenions à les développer et les gérer dès notre plus jeune âge. À l’école nous devons faire face à différentes activités qui mettent à l’épreuve nos capacités d’intériorisé des connaissances, d’écouter nos camarades ou de surmonter des difficultés imprévues.

Processus cognitifs dans l’apprentissage

Il existe différentes théories de l’apprentissage. Cependant, malgré quelques défenseurs de l’apprentissage associatifs, aucune n’ignore les processus mentaux. D’un autre côté, aucun processus cognitif de l’apprentissage ne semble agir indépendamment des autres. Nous nous efforçons pour intégrer toutes nos ressources afin d’améliorer habitudes d’études et d’arriver à un apprentissage significatif.

Processus cognitifs pour la lecture

Lorsque nous nous retrouvons face à un livre nous devons reconnaître les lettres, éviter de nous laisser distraire par des stimulations extérieures, nous rappeler des mots que nous venons de lire, associer ce que nous lisons avec les autres contenus que nous avons appris précédemment, etc…

Cependant, nous ne traiterons pas l’information de la même manière si nous souhaitons uniquement trouver un fragment qui nous intéresse en particulier, si nous sommes en train d’étudier pour un examen ou si nous souhaitons profiter de l’histoire que nous lisons.

Processus cognitifs pour l’écriture

En ce qui concerne les processus mentaux impliqués dans l’écriture, il se passe la même chose que pour ceux qui concerne la lecture. Nous avons besoin d’ignorer les distractions qui nous empêchent de rédiger, essayer d’écrire lisiblement, de se rappeler de ce que nous écrivons, de faire attention à l’orthographe, etc…

De plus, il est également nécessaire que nous planifiions ce que nous souhaitons écrire. Est-ce que cette expression est trop familière ? Est-ce que les autres pourront comprendre ce que je souhaite transmettre ? Ce zéro ressemble à un “o” ?

Conseils et activités pour améliorer les processus cognitifs : comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux ?

Indépendamment de si vous êtes en train de chercher des activités ou des exercices pour le développement cognitif infantile ou si vous souhaitez améliorer vos processus mentaux, voici quelques recommandations afin que vous puissiez y arriver. Il est possible d’entraîner nos capacités cognitives dans toutes les étapes de notre vie.

1. Prenez soin de votre santé

Notre santé mentale et notre santé physique sont inséparables de nos processus cognitifs. Il existe différentes mauvaises habitudes qui altèrent notre mental et empirent notre rendement dans les différentes tâches de notre quotidien. Par exemple, l’habitude d’être tout le temps collé à notre téléphone portable avant d’aller dormir, de nous sous-estimer, de ne pas prendre soin de nos relations sociales ou de manger des aliments peu salutaires se répercutent sur nos processus mentaux.

2. Utilisez la technologie

De nos jours, il existe un grand nombre d’activités comme les jeux mentaux qui permettent d’évaluer et d’entraîner notre cerveau d’une manière simple et divertissante. La neuroéducation nous permet de mieux connaître comment apprend notre cerveau et de développer nos processus mentaux.

CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive. Grâce à différentes activités divertissantes proposées sur cette plateforme vous pouvez améliorer vos capacités comme la mémoire, la planification, la reconnaissance ou l’exploration visuelle. CogniFit offre des activités de développement cognitif pour adultes et également pour enfants.

3. Évaluez vos progrès

Réaliser une autoévaluation tous les certains temps nous permet de découvrir quels sont nos progrès et de savoir quelles sont nos carences pour continuer à avancer. Il est essentiel que nous croyions qu’il est possible de développer nos processus cognitifs et notre intelligence ou notre langage. C’est une question de pratique et de confiance en soi.

4. Développer une pensées critique

Nous poser des questions et ne pas accepter n’importe quel argument nous aide à être plus compétents et autonomes. La pensée critique nous permet d’améliorer nos habilités pour raisonner, pour réaliser des connections créatives entre différentes idées, pour développer notre langage, pour analyser en profondeur notre environnement, etc… La curiosité est fondamentale pour exploiter notre potentiel maximum.

Si vous souhaitez développer la pensée critique des plus petits, il existe de nombreuses options pour y arriver. Vous pouvez leur demander quelles sont les raisons qui ont conduites une personne à se comporter d’une certaine manière et non d’une autre, vous pouvez leur demander d’expliquer leurs arguments lorsqu’ils prennent une décision ou leur proposer de débattre avec une personne qui à un point de vue différent du leur. Vous pouvez également essayer de pratiquer ces activités vous-même.

5. Lisez

Comme nous l’avons déjà dit, la lecture implique un grand nombre de processus cognitifs. En plus, cela peut procurer une grande satisfaction et nous transmettre un grand nombre de connaissances. Lire est une bonne manière d’apprendre à nous concentrer sur une seule tâche et pour améliorer nos capacités communicatives.

6. Dédiez du temps aux activités créatives

Peindre, écrire des contes, composer des chansons, créer des chorégraphies, participer à une pièce de théâtre, etc… Peu importe quelle activité vous préférez pratiquer, l’important est de réserver un moment au quotidien pour notre créativité. N’importe qui peut avoir la capacité de créer, c’est une question de pratique et de confiance encore une fois.

Les tâches créatives présentent un grand nombre de bénéfices pour nos processus cognitifs. Elles nous aident à développer notre intelligence, notre concentration, notre habileté pour trouver des réponses plus originales à nos problèmes, notre capacité d’attention, et cela nous permet même de nous relaxer.

7. Évitez de réaliser plusieurs tâches en même temps

Parfois nous ne savons pas comment nous allons réussir à accomplir toutes nos obligations. Il est logique d’essayer de tout faire en même temps afin de terminer plus vite. Cependant, cette façon de procéder est souvent contre-productive. C’est une mauvaise chose que nos enfants apprennent à faire beaucoup de choses en même temps et non à se dédier exclusivement à une tâche concrète à la fois.

Cela serait merveilleux de pouvoir tout faire en même temps. Mais lorsque nous essayons de voir un film, de répondre à un e-mail, de rédiger un rapport de travail, de nous rappeler des activités que nous avons écrites dans notre agenda et de se souvenir que nous avons mis une pizza dans le four… le plus probable est que nous ne faisions aucunes de ces tâches correctement.

Il est préférable de se concentrer sur le présent afin de pouvoir profiter de chaque instant et de pouvoir être plus efficace. C’est la meilleure façon de réaliser adéquatement nos activités futures. Si cela vous demande beaucoup d’efforts de prêter attention à ce que vous êtes en train de faire et que vous vous distrayez facilement, vous pouvez essayer la méditation mindfulness.

8. Si vous souhaitez aider vos enfants, laissez-les résoudre leurs problèmes tout seul

Il est nécessaire de soutenir les plus petits et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur vous. Mais si un enfant est habitué à ce que les autres lui solutionnent tous ses problèmes simplement en le leur demandant, il ne s’efforcera jamais à réaliser les tâches qui lui permettront d’améliorer son intelligence et d’aiguiser ses processus cognitifs basiques afin de découvrir des solutions et des alternatives.

Il est préférable d’agir uniquement si cela est vraiment nécessaire. Donner des pistes peut être une bonne technique afin que les enfants soient capables d’avancer vers la solution peu à peu et qu’ils s’efforcent tout en étant conscient qu’ils peuvent compter sur nous si besoin.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer vos processus cognitifs. Et vous, est-ce que vous exercez vos processus cognitifs ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Procrastiner : êtes-vous un procrastineur ? 20 conseils pour arrêter de remettre vos tâches à plus tard

Vous ne cessez pas de remettre vos projets importants à plus tard ? De retarder les tâches à faire ? Dans cet article nous vous expliquons ce que signifie procrastiner, ainsi que les causes, les conséquences, les avantages et les désavantages de la procrastination. Découvrez 20 conseils indispensables pour arrêter d’être un procrastinateur !

Procrastiner

Que signifie procrastiner ?

Procrastiner signifie “différer, retarder”. Qui ne remet pas à plus tard une tâche qu’il n’a pas envie de faire ? C’est égal s’il s’agit de ranger le garage, d’écrire une nouvelle, de répondre aux e-mails, d’éclairer un malentendu ou de n’importe quelle tâche que nous devons remplir. Il y a toujours une distraction ou une autre qui finira par s’accaparer de notre attention, comme changer une ampoule, un savoureux paquet de biscuits au chocolat ou revoir toutes les blagues que l’on nous a envoyé dans un groupe d’ami sur WhatsApp.

Ces situations vous sont certainement familières (il est même possible que vous soyez en train de procrastiner en ce moment même). Nous avons généralement le désir de ne pas procrastiner afin de pouvoir dormir tranquillement la nuit précédant la date d’échéance, mais nous n’arrivons pas toujours à nous mettre au boulot. Découvrez dans cet article comment éviter d’avoir des remords et comment devenir un exprocrastinateur. “Ne laissez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui”.

Procrastiner : causes

Le fait que nous passons une partie représentative de notre vie à procrastiner est dû à plusieurs causes, qui sont aussi variées qu’inhérentes à la nature humaine. Bien que personne ne puisse travailler sans interruption pendant toute la journée, il y a un grand éventail de fréquences de procrastination.

Il y a des personnes qui sont plus enclines à cette habitude que d’autres. Pour certaines personnes, il s’agit simplement d’une petite habitude qu’ils pratiquent par moments (ce sont des “faux procrastinateurs”), alors que pour d’autres il s’agit d’un grave problème qui leur coûte tout leur temps.

Les raisons qui poussent le procrastinateur à repousser leurs tâches sont diverses. Cependant, les principaux motifs peuvent être l’ennui, les difficultés et les problèmes de concentration, l’épuisement, le manque de motivation, la peur de l’échec, etc…

Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais procrastiner ? Nous devons régulièrement faire face à une infinité de tâches qui ne nous plaisent pas du tout ou que nous trouvons désagréables. Il est beaucoup plus simple de se laisser aller à voir notre série préférée ou à regarder en boucle des vidéos de chats sur internet. Il se peut même que nous ayons tellement envie de bien faire quelque chose que nous le repoussons à plus tard parce que nous ne savons pas par où commencer ou pour ne pas nous décevoir nous-mêmes.

Malgré le fait que généralement nous sachions quelle sont nos dates d’échéance pour nos travaux, qu’il est mieux de répartir les tâches dans le temps ou qu’un bon travail demande du temps et du calme, cela semble vite être oublié lorsque nous devons faire face aux différentes distractions de notre quotidien que nous offrent les ordinateurs et nos smartphones. L’incalculable variété de distractions que nous proposent les nouvelles technologies, les chances que nous repoussions nos tâches à plus tard augmentent de manière exponentielle.

Procrastiner : conséquences

  • Culpabilité : Il est très fréquent d’avoir des pensées comme : “je n’aurais pas dû perdre de temps”.
  • Stress : En contemplant l’énorme montagne de tâches qui s’est accumulé après une semaine de procrastination, les signes et symptômes du stress apparaissent et nous rappelle que nous devons immédiatement commencer à travailler sérieusement (découvrez les conséquences du stress chronique sur le cerveau).
  • Rendement plus faible : Évidemment, dédier trop de temps à regarder des vidéos sur Youtube qui n’ont rien à voir avec notre travail ou passer son temps sur Facebook, rendra ensuite nos efforts pour travailler plus difficile. Cela diminue également notre attention et notre motivation.
  • Reproches des collègues ou des supérieurs : Souvent, cela ne plait pas aux autres que l’on procrastine, surtout lorsque cela influence négativement notre travail. Cela peut amener à générer des critiques et de l’antipathie. La procrastination peut donc mener à une suspension ou à la perte de l’emploie.
  • Honte : Le jugement social négatif des autres personnes nous fait souvent ressentir de la honte. Cette évaluation négative de soi-même et le désir de se cacher est si désagréable qu’il interrompt généralement les tâches qui devraient être réalisées, ou rend difficile de continuer. De plus, cette émotion est préjudiciable pour notre santé mentale.
  • Spirale de procrastination : Si nous ne recevons pas de récompenses à notre travail à cause de notre manque d’effort, cela peut devenir une habitude de procrastiner. Cela nous entraîne dans une spirale de plaintes, de reproches et de sentiments de haine envers nous-mêmes, vers une faible estime de soi, une faible efficacité personnelle et une longue liste de mauvaises choses que nous préférons garder éloignés de nos vies.

Procrastiner est courant dans plusieurs domaines de notre vie. Même dans notre vie de tous les jours nous pouvons repousser certaines tâches à plus tard, même si celles-ci pourrait nous procurer une grande satisfaction, comme s’inscrire au fitness ou faire un pas important dans notre relation. Plus bas, nous vous expliquons quelles sont les tâches qui sont le plus souvent repoussées par les procrastineurs.

Procrastination professionnelle

L’habitude de procrastiner au travail est un problème grave pour tous les types d’entreprises. Utiliser la boîte mail du travail à des fins non-professionnelles, faire des appels personnels depuis le bureau ou nous dédier à des fonctions peu importantes dans notre travail sont des habitudes qui réduise le rendement professionnel. Les entreprises peuvent perdre de l’argent et nous, nous pouvons peut-être perdre une opportunité de promotion ou même être punis.

Évidemment, passer un moment ponctuel à l’une de ces occupations n’est pas si grave, mais le fait de ne pas contrôler ces activités peut les transformer en habitude, qu’il sera ensuite difficile de combattre.

Procrastination à l’école

Comment est-ce que la procrastination affecte les études ? Procrastiner pendant les études est quelque chose de très courant. Souvent, le contenu de ce que nous devons apprendre ne nous motive pas du tout, ou nous avons de la peine à le comprendre. Nous sommes souvent témoins de gens qui disent avoir “préparé l’examen la veille”. Généralement, si nous agissons ainsi, nous n’arriverons pas à nous rappeler de ce que nous avons appris pour longtemps.

Il se peut que passer 24 heures d’affilées à souligner et à mémoriser sans interruption puisse parfois fonctionner (découvrez comment mémoriser plus vite). Mais le plus souvent cela ne nous aidera pas à obtenir de bonnes notes, et nous n’arriverons pas à avoir un apprentissage significatif.

Acquérir des bonnes habitudes d’apprentissage est l’une des clés du succès, que ce soit pour les étudiants ou pour les professionnels. La procrastination académique peut entraver les tâches à accomplir et faire penser à l’étudiant qu’il n’est pas fait pour les études et qu’il expérimente des sentiments négatifs qui vont freiner sa motivation à progresser dans son apprentissage.

Dans cette vidéo, Tim Urban, l’auteur du populaire blog Wait But Why, donne un discours intéressant et amusant sur la procrastination, ses causes et ses conséquences. N’oubliez pas d’activer les sous-titres en français !

20 conseils pour arrêter de procrastiner

On peut s’émerveiller face aux personnes qui remplissent toujours leurs tâches à temps, et qui font plein de chose à côté : elles vont au fitness, prennent des cours de dance, etc… Comment arrivent-elles à ce niveau d’organisation ? Sont-elles simplement meilleures que nous ?

Du fait qu’il soit peu probable qu’elles aient des super-pouvoirs, c’est certainement qu’elles arrivent à vaincre régulièrement leurs impulsions qui les incitent à procrastiner. Vous aussi vous pouvez commencer votre transformation en l’un de ces super-héros. Dans ce paragraphe, nous vous donnons 20 conseils et recommandations pour que vous puissiez arrêter de procrastiner et que vous arriviez à éviter les distractions inutiles.

1. Rappelez-vous que ça sera impossible sans efforts

Il n’y a pas de truc secret qui nous permette de terminer nos tâches deux fois plus vite sans procrastiner, sans distractions et en plus en prenant du plaisir. Cependant, nous pouvons choisir d’avoir une attitude positive face à notre occupation.

Peut-être même que nous pouvons arriver à ne plus voir nos tâches comme des obligations et que nous les percevons comme de défis une fois que nous nous mettons complètement au travail.

2. Notez vos priorités

Si nous pensons en même temps à notre chat, à faire une machine à laver, à rédiger vingt pages en une nuit, à acheter des bonbons, etc… Il est possible que nous nous perdions et que nous ne sachions pas par où commencer. Cependant, si nous hiérarchisons ces tâches (et que nous nous concentrons uniquement sur une d’elles), nous auront l’impression qu’il est plus facile d’atteindre notre but.

3. Soyez réaliste

Il est peu probable de passer de ne pas du tout savoir parler à anglais à une maîtrise parfaite de cette langue en deux semaines. Il ne nous sera pas non plus possible de réaliser un bon projet d’étude si nous ne comprenons pas les directives qui nous sont données. Il est presque autant important de savoir ce que nous désirons faire que de d’avoir des objectifs réalisables. Vous pouvez également déléguer certaines tâches à d’autres personnes de confiances pour vous soulager.

4. Rappelez-vous de vos motivations

Il est nécessaire d’être au clair sur ce que nous souhaitons accomplir. Avoir une idée ambiguë n’est pas une bonne chose, si notre but est de finir notre thèse ou de créer un site web, il est important que nous en soyons bien conscients afin de ne pas nous perdre en chemin. Vous pouvez noter ces objectifs sur votre bureau ou mettre un post-it sur votre lieu de travail. L’important est que celui-ci finisse par être réalisé.

5. N’ayez pas peur d’échouer en essayant

Il faut vaincre la peur de l’échec. Souvent nous atteignons nos objectifs en essayant plusieurs fois et en se trompant… En fait, améliorer chaque tentative que nous réalisons est essentiel pour la résolution de problèmes. Se tromper nous permet d’établir des connections d’idées plus créatives et nous pousse à essayer de donner le meilleur de nous-mêmes.

D’un autre côté, si vous n’êtes pas du tout préparé pour réaliser une tâche ou si vous penser que cela ne vous rend pas heureux, vous pouvez également abandonner. L’essentiel est que si vous penser continuer, cela soit parce que vous le voulez vraiment et après avoir mûrement méditer votre décision.

6. Planifiez vos tâches

Il ne suffit pas de simplement planifier, car cela peut être une forme de procrastination, si vous pensez seulement à ce que vous pourriez faire sans agir… Il est important de concrétiser certaines actions que l’on planifie, afin de nous mettre en marche. Quelles actions réaliser en premier ? Lesquelles sont les plus importantes ? Quels sont leurs niveaux de difficultés respectifs ? Combien de temps cela nous prendra-t-il ? Ainsi, i convient de diviser nos tâches en plus petites étapes afin de pouvoir répondre avec plus de précision aux questions antérieures.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir votre permis de conduire, cela ne suffit pas de penser “un de ces jours je passerai l’examen” ou “lorsque je souhaiterai partir en week-end avec ma copine”. Afin de ne pas procrastiner il est préférable de décider fermement “lundi prochain je m’inscris à l’académie”, “j’irai aux cours pendants cet horaire”, “j’ai un peu de temps pour étudier l’examen théorique tel et tel jours”, etc… Fixez-vous des objectifs à court terme qui vous guide pas à pas.

7. Laissez-vous une marge de temps suffisante

Évidemment, cela est très difficile pour un procrastinateur professionnel. Mais nous pouvons essayer de nous “tromper” avec quelques petits trucs comme avancer la date finale sur notre calendrier. Si nous établissons qu’un travail doit être terminer pour le lundi (alors qu’il doit en fait être rendu le vendredi) nous aurons plus de temps à notre disposition pour les imprévus possibles jusqu’à la date réelle.

8. Méditez vos actes et vos émotions

Si vous vous arrêtez un moment à la fin de la journée pour évaluer ce que vous avez fait et ce qu’il vous reste à faire, vous aurez une meilleure idée de ce que vous devrez faire le jour suivant et comment améliorer votre rendement. Méditer sur vos émotions vous aidera à les mieux gérer et à augmenter votre auto-contrôle.

Il est fréquent de rencontrer des personnes qui procrastinent sans se rendre compte à quelle point elles repoussent leurs tâches, ce qui renforce leurs mauvaises habitudes. Nous n’avons pas besoin de beaucoup de temps pour nous rendre compte de quels ont été nos réussites, et en plus cela nous encouragera et nous permettra d’atteindre nos buts avec plus de précision.

9. Récompensez-vous pour le travail bien fait

Après avoir réalisé une autoévaluation de nos progrès, nous observerons certainement des éléments positifs, dont nous pouvons être fières. Nous pouvons alors nous récompenser de différentes manières, une glace ou des entrées pour un concert sont des bons exemples de récompenses qui peuvent nous remonter le moral et nous motiver pour continuer à travailler durement. Souligner nos succès améliorera notre moral et augmentera notre efficacité personnelle.

10. Essayer de prendre du plaisir en travaillant

Nous n’avons pas toujours le travail dont nous rêvons, et il est difficile que tous nos cours nous plaisent pendant nos études. Cependant, des exercices comme créer une liste des avantages de l’activité que nous souhaitons réaliser, comme le fait de travailler dans une bonne ambiance, ou nous concentrer sur les satisfactions que nous allons obtenir sur le plus long terme, peuvent être pour arrêter de procrastiner et être plus motivés pour accomplir nos tâches. De plus, une fois que vous aurez commencé, vous vous rendrez peut-être compte que cela n’est finalement pas aussi difficile que ce que vous pensiez.

11. Prenez soin de votre sommeil

Travailler lorsque nous sommes épuisés est complètement contre-productif car cela nous invite à procrastiner. Il est important de dormir suffisamment et également de le faire aux mêmes horaires tous les jours. De plus, bien dormir améliore la mémoire.

12. Reposez-vous régulièrement

Même si il ne nous reste que peu de temps pour rendre un travail, il est essentiel que nous prenions quelques instants pour nous distancer de notre travail afin de détecter nos erreurs plus facilement ou de trouver de nouvelles perspectives. D’un autre côté, il est utile d’établir un temps limite pour nos pauses, car si nous les prolongeons trop et que nous ne les contrôlons pas, nous risquons de tomber dans la procrastination.

13. Établissez un horaire régulier pour manger

Notre horaire de travail ou d’étude ne nous permet pas toujours de respecter nos heures de repas. Cependant, afin d’arrêter de procrastiner, il est important que nous essayions de fixer certaines heures afin de ne pas faire d’innombrables visites au frigo et en chemin nous distraire de notre travail.

14. Rangez votre lieu de travail

Si nous avons sur notre bureau nos clés, notre courrier, les cartes postales que nous a envoyés un ami de son voyage au Mexique, nos notes d’il y a quatre ans, nos nouvelles chaussettes, des stabilos de toutes les couleurs et toutes sortes d’objets mélangés sans aucun ordre, il est probable que nous perdions une grande quantité de temps lorsque nous essayerons de localiser une feuille dont nous avons besoin ou que nous perdions notre motivation simplement en voyant ce désordre.

Prendre l’habitude de ranger chaque chose à sa place après l’avoir utilisé peut être vraiment compliqué pour les personnes qui ne l’ont jamais fait. Cependant, il n’est jamais trop tard pour commencer à être ordonné. Il est certain que cela demande une période d’adaptation, nous ne pouvons pas changer nos habitudes en deux jours. Afin d’arrêter de procrastiner, nous pouvons commencer par au moins libérer notre espace de travail.

15. éloignez les distractions de votre vue

Il ne suffit pas de travailler ou d’étudier dans un lieu isolé et agréable qui invite à la concentration. Il faut également que nous sachions quels sont les éléments qui nous distraient et qui accaparent notre attention afin de les éloignez lorsque nous souhaitons travailler. Par exemple, avons-nous réellement besoin de toutes ces fenêtres ouvertes sur notre ordinateur ? Et ce jeu que l’on nous a offert ? Certainement pas. Éloigner ces éléments de notre vue ne nous garantit pas que nous n’allons pas y penser, mais cela diminue fortement les chances que ça se produise.

16. Ne perdez pas vos objectifs de vue en parlant avec les autres

Prendre soin de nos relations sociales est essentiel pour obtenir un bon rendement. Mais cela peut également être un élément perturbateur et qui peut nous déconcentrer. Par rapport aux travaux de groupe, il est également recommandé d’établir certaines règles et que tout le monde soit conscient des objectifs communs.

Il est vrai que le soutien social est fondamental pour atteindre nos objectifs. Nos amis et notre famille comprendrons que nous avons un but à atteindre et que nous pourrons leur consacrer plus de temps plus tard, sans avoir de remord pour procrastiner. Communiquer en personne notre but aux autres ou le publier sur les réseaux sociaux permettra à nos proches d’être conscients du fait que nous avons un compromis avec nous-mêmes et nous permettra d’obtenir leur aide si nécessaire.

17. Réglez votre téléphone sur silencieux

Le téléphone portable est l’une des distractions les plus fréquentes et doit être spécialement pris en compte. Cela peut s’avérer impossible lorsque nous attendons un appel important. Cependant, la majorité des distractions liées à ce dispositif sont plutôt des distractions comme l’audio envoyé par un ami pour vous raconter ce qui lui est arrivé en promenant son chien ou la dernière photo que votre ex a publié sur Instagram. Afin d’arrêter de procrastiner, il est recommandé de s’éloigner de votre téléphone portable ou de le mettre en mode silencieux voir même en mode avion lorsque vous travaillez ou que vous étudiez.

18. Trouvez votre propre méthode

Vous pouvez combiner toutes les techniques que nous vous avons donné dans cet article ou éliminer celles qui ne fonctionnent pas pour vous. Chacun peut élaborer ses propres techniques. Découvrez quelles sont les stratégies qui vous vont le mieux et qui vous aident à arrêter de procrastiner.

19. Ne vous punissez pas trop pour quand vous procrastiner

Peut-être que vous aurez besoin de plusieurs mois pour enfin vous mettre au travail et réaliser votre travail de mémoire, de chercher un emploi ou n’importe quelle action que vous repousser depuis longtemps. Comme nous l’avons vue précédemment, les conséquences peuvent être dévastatrices pour notre bienêtre et nous nous sentirons incompétents.

Il est préférable de nous concentrer sur le futur. Nous ne pouvons pas effacer le temps que nous avons passé à procrastiner, mais nous pouvons choisir comment nous allons affronter nos prochains défis et quelle sera notre attitude face à ceux-ci.

20. Faites appel à un professionnel si nécessaire

Procrastiner peut être une des conséquences d’un autre problème psychologique comme la dépression ou l’anxiété. Si vous considérez que vous procrastinez trop, que vous notez les conséquences néfastes de cette habitude et que vous avez vraiment essayé d’y mettre un terme, mais sans y arriver, nous vous recommandons de faire appel à un professionnel (psychiatre ou psychologue, à qui faire appel ?).

Si cette habitude devient un obstacle pour votre développement professionnel et personnel, se rendre chez un spécialiste peut vous aider à régler ce problème en profondeur.

Existe-t-il des avantages à procrastiner ?

Avantages et désavantages de la procrastination

Dans cet article, nous nous sommes concentrés sur les effets négatifs de la procrastination. Nous avons donc vue ensemble de nombreux désavantages de la procrastination et à quel point celle-ci peut rendre notre vie difficile. Cependant, nous ne souhaitons pas que vous ayez uniquement une vision négative de cette habitude. Procrastiner à aussi de avantages. Voici les principaux avantages de la procrastination :

  • Il est parfois nécessaire de sentir un peu de pression : parfois, c’est lorsqu’il reste peu de temps avant la date limite que nous sommes le plus efficace et que nous donnons le meilleur de nous-mêmes.
  • Procrastiner nous permet d’avoir du temps pour penser : en interrompant une tâche, nous pouvons nous rendre compte que nous sommes en train de prendre le mauvais chemin ou simplement que ce que nous faisons n’est pas fait pour nous. Nous distancier d’un travail peut être important afin de le voir d’un autre point de vue, plus objectif.
  • Procrastiner peut augmenter notre créativité : il se peut que pendant que nous sommes en train de gribouiller des caricatures de nos collègues nous fassions une association d’idée nouvelle qui nous permettra d’avancer dans notre travail.
  • Cela nous permet de nous divertir : dédier un peu de temps aux activités qui nous rendent heureux nous permet d’être plus productifs. La question est de trouver un équilibre et de ne pas oublier nos autres responsabilités.

En définitive, l’important est que procrastiner ne répercute pas forcément négativement sur notre vie.

 

Merci beaucoup pour votre lecture. Et vous, pensez-vous procrastiner un peu moins dès aujourd’hui ? Ou allez-vous attendre encore un petit peu ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager vos expériences personnelles ou à nous raconter vos trucs pour ne pas procrastiner, et si vous avez une question ou un doute, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Les 20 clés du succès : découvrez comment atteindre vos objectifs

Avez-vous une présentation importante dans quelques jours ? Souhaitez-vous absolument réussir un examen ? Êtes-vous en train de penser à ouvrir votre propre entreprise ? Vous ne savez pas comment faire face à un défi décisif pour vous ? Le secret qui a permis à certaines personnes comme Steve Jobs ou Marie Curie d’accomplir leurs rêves créé parfois des débats. Chacun a tracé sa propre route, mais nous pouvons tout de même trouver des similitudes dans leurs stratégies. Découvrez dans cet article les clés du succès.

Clés du succès

Qu’est-ce que le succès ?

Vous avez certainement en tête certains objectifs que vous souhaitez atteindre prochainement. Nous savons tous parfaitement ce qu’est le succès. Pourtant, les étapes qui permettent de l’atteindre nous sont parfois encore inconnues. Le succès pourrait être définit comme “le bon résultat d’une entreprise, d’une action, etc…”, et “la bonne acceptation de quelqu’un ou de quelque chose”, ou encore “la fin d’une mission ou d’un programme”. Nous pouvons voir qu’il s’agit d’une définition qui recoupe plusieurs buts différents et que pour chacun de nous le succès peut signifier quelque chose de complètement différent.

Clés du succès : traits de personnalité performant

Ceux qui triomphent dans différents domaines de la vie peuvent sembler drastiquement opposés. Chacun a sa propre personnalité, ses préférences, ses centres d’intérêts, ses motivations, etc… Donc comment pouvons-nous regrouper les caractéristiques et les clés du succès ?

Bien que ces personnes aient atteint leurs objectifs dans différents domaines et de différentes façons, elles poursuivaient toutes un rêve et ont toutes fait tous ce qu’il leur était possible afin de l’accomplir. Vous n’avez qu’à suivre les différentes techniques que nous allons vous donner dans cet article pour atteindre les buts que vous vous êtes fixés.

Dans cet article, nous vous donnons le schéma définitif pour atteindre vos objectifs. Il n’y a pas qu’un seul chemin et c’est justement contrôler une infinité de facteurs qui peut s’avérer difficile. Cependant, nous vous donnons 20 clés du succès afin que vous puissiez trouver celle qui vous convient dans votre situation.

En adaptant ces recommandations à votre vie, vous serez prêt à atteindre n’importe quel objectif que vous vous fixés, indépendamment de si vous voulez avoir des bonnes notes, avoir du succès dans votre entreprise ou vous surpasser dans votre vie personnelle. Êtes-vous prêt à réussir ?

 

Les 20 clés du succès

20 clés du succès

1. Soyez passionné par ce que vous faites

Parfois, la motivation pour accomplir quelque chose est économique ou une volonté d’augmenter son statut social. Cela aide certaines personnes à obtenir un bon salaire et une vie confortable. Mais avec cette attitude, ils ne seront jamais des pionniers dans un domaine, et ils n’apprécieront pas forcément ce qu’ils font s’ils ne sont pas follement amoureux de ce qu’ils font. Être passionné par ce que l’on fait est l’une des clés du succès.

2. Connaissez clairement vos objectifs

Il est nécessaire de bien penser à ce que nous souhaitons avant d’agir. On nous donne ce conseil depuis que nous sommes petits et nous l’avons déjà entendu maintes fois. Il est pourtant nécessaire que nous intériorisions bien car si nous ne connaissons pas précisément nos objectifs il est probable que nous perdions notre temps et que nous devions de notre but.

Une bonne habitude, ou une des clés du succès, est de noter nos objectifs à un endroit bien visible afin de ne pas les oublier. Où nous l’écrivons dépend de nos préférences, nous pouvons avoir un tableau à la maison, laisser des post-it, écrire dans un agenda, etc… Ce qui est primordial est que nous dirigions notre énergie en selon les stratégies que nous souhaitons tracer.

3. Soyez organisé

Si nous sommes la personne typique qui perd tout tout le temps et qui arrive toujours en retard, il faut que nous fassions plus de sacrifices que les personnes qui sont nées avec un agenda dans les mains. Cependant, il est possible d’acquérir des habitudes qui nous permettent de gagner du temps.

Il n’est pas nécessaire de suivre un horaire rigide, mais dédier un peu de temps à penser à quelles sont les tâches que nous devons réaliser aujourd’hui et calculer approximativement le temps nécessaire pour les accomplir contribue à augmenter notre productivité.

4. Travaillez dur

Faire des efforts est l’une des clés du succès, évidemment. Mais ce n’est pas si “simple”, et il faut passer de nombreuses heures à travailler les fonctions qui vont nous permettre d’atteindre nos objectifs. Il est nécessaire de dédier du temps aux tâches utiles et il est indispensable pour cela de bien planifier nos actions. Il est également vital de s’appuyer sur une bonne équipe et savoir se comporter avec celle-ci.

Les nuits blanches, les sacrifices ou les répétitions continues et les modifications sont habituelles pour les personnes qui poursuivent leurs rêves. Il ne faut jamais laisser la ténacité et la persévérance nous abandonner. Il est également important de se rappeler qu’il vaut mieux travailler de manière intelligente et ne pas simplement foncer tête baissée.

5. Reposez-vous bien

Il est autant important de savoir se reposer que de savoir travailler. Nous avons déjà tous expérimenter comment notre rendement baisse drastiquement lorsque nous avons passé trop d’heures d’affilée à réaliser la même tâche. Même si ce que vous faites est passionnant, il est nécessaire de faire des pauses, car le contraire est très contre-productif.

Il est primordial que nous soyons attentifs à notre santé mentale et que nous sachions quelles sont nos limites afin de ne pas échouer à cause de l’épuisement. Pour que le temps que nous dédions à nos objectifs soit productif, nous devons l’investir lorsque nous sommes dans les meilleures conditions. C’est à dire que si vous fixer la même page blanche depuis deux heures, il est temps de faire une sieste ou d’aller vous promener.

6. Prenez soin de vous

Offrez-vous une récompense à chaque fois que vous achevé quelque chose d’important. par exemple, si vous voulez réussir dans vos études et que le professeur vous félicite pour votre examen partiel, récompensez-vous en réalisant un caprice que vous avez envie de faire depuis un moment, comme un bon goûter ou voir trois épisodes de votre série préférée à la suite. Reconnaître vos succès vous aidera à augmenter votre estime de vous-même et également votre efficacité. Ainsi, vous vous sentirez plus heureux et motivé pour continuer à faire du bon travail.

Il est tout de même recommandé de maintenir des habitudes saines. Dormez bien, faites attention à votre alimentation, faites de l’exercice, ne passez pas des heures sur votre smartphone avant de dormir, etc… Cela peut sembler un peu bête, mais vous cajoler vous donnera de la motivation et de la vitalité afin que vous soyez capables de faire face aux défis que vous vous fixer.

7. Améliorez votre intelligence émotionnelle

Nous échouerons encore et encore si nous ne gérons pas correctement nos émotions et si nous n’arrivons pas à les comprendre ni à comprendre celles des autres. Nous avons un instinct grégaire très fort et heureusement nous sommes obligés de vivre en société. L’aide et le soutien d’autres personnes est la meilleure ressource sur laquelle nous pouvons compter.

Si vous vous considérez particulièrement maladroit pour deviner les sentiments des autres ou que vous avez de la peine à trouver les mots lorsque vous voulez décrire vos sentiments, ne vous alarmez pas. Il est possible de mettre en pratique des techniques, comme dédier tous les jours pour identifier ce que nous avons ressenti et ce que nous avons fait ressentir aux autres, afin d’améliorer considérablement nos relations sociales.

8. Connaissez-vous vous-même

L’intelligence intrapersonnel, qui consiste en savoir comment nous comprendre en profondeur, est fondamentale pour atteindre nos buts. Être réaliste lorsque nous devons nous auto-évaluer est l’un des meilleurs cadeaux que nous puissions nous faire. Exercer notre pensée critique (sans aller trop loin) est un essentiel pour progresser dans n’importe quel domaine. Il est aussi important de ne pas être trop dur avec soi-même et d’être attentifs à notre moral et notre estime personnelle.

Découvrir nos points faibles peut s’avérer désagréable, mais il s’agit de l’une des clés du succès les plus importantes. Cela nous permettra de travailler afin d’améliorer nos habiletés et de découvrir des stratégies qui nous approcherons de nos buts. Si vous n’êtes pas habitué à vous analyser, vous pouvez consacré un moment tous les jours pour évaluer vos points forts et vos points faibles. Félicitez-vous pour vos accomplissements et élaboré un plan d’action pour progresser dans les domaines que vous jugez nécessaires.

9. Ayez confiance en vous

Les personnes arrogantes ne plaisent généralement à personne, mais nous n’allons non plus pas croire en quelqu’un qui titube lorsqu’il veut vous vendre une idée. Exercer vos compétences communicatives. Si vous investiguez, pratiquez et développez un produit, une idée ou n’importe quoi qui en vaille la peine, vous avez tous les droits du monde d’être sûr de vous. Et si vous ne savez pas encore bien quoi faire, tenez en compte que le principal est l’attitude. Personne ne naît en vainqueur, la confiance en soi est la clé pour maintenir la motivation et continuer de progresser.

10. Élevez votre autocontrôle

Parfois, la peur, le stress, la colère ou la paresse nous envahissent et ne nous laissent pas contempler la situation d’un point de vue holistique. Il est naturel que nous nous bloquions un instant face à l’adversité ou simplement par fatigue. Cependant, nous ne devons pas permettre que quelque chose nous empêche d’avancer. C’est pour cela qu’il est important d’apprendre à contrôler et à dominer nos pensées et nos comportements.

Des actions que nous réalisons souvent, comme procrastiner ou penser à des commentaires qui nous ont affectés et qui n’apportent rien, répercutent négativement sur nos tâches. Il est très facile de céder à la tentation si nous sommes proches d’une stimulation qui nous attire, et qui nous empêche de nous concentrer. Il faut faire preuve d’une grande force de volonté pour ne pas aller manger une tablette de chocolat ou de prendre son smartphone lorsque nous devons travailler ou étudier.

Il existe différentes techniques pour augmenter notre autocontrôle, l’idéale pour dépendra alors de quel domaine nous souhaitons améliorer. Nous pouvons essayer des techniques de relaxation, éviter les distractions inutiles, imaginez fermement quelles seront les conséquences de notre succès, il existe beaucoup de manière d’augmenter notre concentration (découvrez 10 jeux de concentration pour augmenter votre capacité de concentration).

11. Soyez patient

Ne vous découragez pas si les résultats n’arrivent pas tout de suite ou si vous vous trompez. En fait, vous profiterez plus de vos accomplissements si vous n’y arrivez pas du premier coup. Le processus d’accomplir un rêve peut être apprécier du début à la fin, cela ne dépend que de notre attitude.

Des génies comme Vincent Van Gogh n’ont jamais vu leur succès et ont toujours persévéré. Heureusement, de nos jours nous avons plus d’opportunités pour nous faire connaître, comme par exemple à travers les réseaux sociaux. Garder espoir et rester sur de soi est une des principales clés du succès. Les grandes victoires ne s’obtiennent jamais rapidement, et si c’est le cas, il est possible que celles-ci soient éphémères et banales.

12. Soyez humble

Cette qualité est indispensable dans toutes les phases de la recherche du succès, indépendamment de l’étendue de nos honneurs. Un excès de sobriété peut diminuer notre travail accompli. Il ne faut pas faire preuve de fausse modestie non plus, et se rappeler que nous ne savons jamais de qui nous pouvons apprendre quelque chose.

13. Informez-vous bien

Il est important de connaître parfaitement le domaine dans lequel on souhaite réussir. Par exemple, si vous souhaitez être un entraîneur de foot fantastique et que votre équipe gagne le championnat, ne travaillez pas jusqu’à vous exténuer sans connaître les grands maîtres de la discipline, votre compétence, les techniques de relaxation, les habitudes et les désirs de vos joueurs, etc… Ne cessez jamais de rénover vos connaissances.

14. Émerveillez-vous pour tout

La curiosité que ressentent les enfants avant chaque événement de leur quotidien est quelque chose que nous ne devrions pas perdre. N’ayez pas peur de poser des questions (même si elles vous paraissent absurdes). Peut-être que cela vous permettra de découvrir la solution pour accomplir ce que vous désirez. Il se peut que votre rêve est de devenir chanteur professionnel ou médecin, et que vous pensiez que votre but n’est pas lié ni aux mathématiques ni à anthropologie.

Cependant, nous ne serons jamais ce qu’une question va nous permettre de découvrir, et peut-être qu’elle nous permettra de trouver l’inspiration. De plus, le savoir ne prend pas de place. Il nous convertit en personne beaucoup plus intéressante et nous permet de faire des associations entre différents concepts plus insolites et créatifs.

15. Consultez l’opinion d’autres personnes

Parfois, nous nous concentrons tellement sur un but précis que nous perdons complètement notre objectivité sur le sujet. Il peut s’avérer utile de s’éloigner un moment du projet et de demander à d’autres personnes de profils différents comment elles évaluent la situation. Il est alors important d’être prêt à encaisser les critiques et de demander leur avis à des gens honnêtes. De plus, il est également important de savoir déléguer des décisions ou des tâches aux autres.

16. Dédiez du temps aux activités créatives et gratifiantes

Peut-être pensez-vous que la créativité n’est pas votre point fort ou que vous n’avez pas assez de temps à consacrer à cela. Pourtant, vous concentrez pour réaliser un agenda graphique, écrire de la poésie, créer des chorégraphies pour vos chansons préférées ou n’importe quelle activité similaire vous éloignera de vos problèmes quotidiens et développera votre pensée divergente.

De plus, passer un moment par semaine à faire du volontariat ou un autre type d’action solidaire peut également avoir des répercussions positives sur notre bienêtre général et nous apporter plus d’énergie. Être en contact avec des personnes qui vivent une réalité différente de la notre nous apporte une nouvelle perspective et peut nous inspirer.

17. Prenez soin de vos relations sociales

Il est impossible de vivre isolé dans une société autant interconnectée comme la notre. Les relations interpersonnelles sont complexes et parfois insatisfaisantes. Malgré tout, il y a plus de côtés positifs que négatifs. Sans un soutien solide, nous n’arriverons nul part. Lutter durement pour atteindre un objectif implique un peu de solitude, mais vous ne devez pas perdre vos contacts avec la réalité. La meilleure des victoires est de pouvoir partager nos réussites.

18. Vaincre la peur et se tromper

Il faut beaucoup de courage pour entreprendre d’avoir du succès. Ce chemin est truffé de désillusions et d’échecs. En fait, si vous n’avez jamais connu l’échec, c’est sûrement parce que vous n’avez jamais rien tenté d’important et que vous ne sortez jamais de votre zone de confort. Penser à ce que dirons les autres est contre-productif si nous nous concentrons uniquement sur les commentaires négatifs et que nous les recevons de manière personnelle.

Les chutes sont une partie indissociable des processus créatifs car elles nous permettent d’explorer des manières de faire qui ne fonctionnes pas et de découvrir accidentellement d’autres alternatives fascinantes. C’est pour cela qu’explorer des nouvelles techniques de résolution de problème vous aidera à éviter des erreurs prévisibles.

Les personnes qui croient en votre projet valoriserons le fait que vous ayez essayer et vous soutiendrons pour essayer encore si vous êtes disposé à le faire. Et pour les gens qui décident de vous critiquer avec de mauvaises intentions ou par simple ennuis, ils ne méritent pas que vous prêtiez attention à leurs paroles. Il est vital d’analyser autant les commentaires positifs que négatifs, mais aussi de savoir écarter les pensées qui n’amènent rien.

19. Rappelez-vous que vous êtes le responsable de vos actions

Vous ne pouvez pas contrôler toutes les variables qui vont affecter votre travail ou celle qui vous toucherons dans votre vie personnelle. Mais par contre vous pouvez choisir votre attitude. Mettre la faute sur les autres pour nos échecs ne fait qu’empirer la situation et augmente notre tension. Vous avez suffisamment de pouvoir pour dominer vos actions, vos émotions et vos pensées, si vous êtes réellement disposé à atteindre vos objectifs.

20. Faites plus que ce que l’on attend de vous

Montrez ce que vous valez. On ne sort pas de la masse en cherchant des solutions qui soient seulement acceptables. Actuellement la concurrence est écrasante dans la plupart des domaines, et cela ne va pas diminuer de sitôt. Si vous souhaitez vraiment un poste de travail, une relation ou atteindre un but, démontrez que vous n’êtes pas seulement un de plus.

Bien-sûr, il est également important de ne pas confondre la quantité et la qualité. Analysez en profondeur ce qu’ont fait vos concurrents ou ce que vous devez faire et essayez de transcender vos limites. Et si votre travail n’est pas bien reçu, garder le de côté, peut-être que vous pourrez l’utiliser dans une autre occasion.

 

Merci beaucoup d’avoir lu cet article. Et vous, êtes-vous disposé à intégrer les clés du succès à votre vie ? Si vous souhaitez partager une expérience personnelle ou poser une question sur le sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire plus bas, nous serons enchantés de vous lire et de vous répondre.

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

La Méthode Doman est un programme thérapeutique qui, malgré toutes ses faiblesses, apparaît comme visionnaire, pour l’époque, en matière d’apprentissage et a eu le mérite d’offrir des solutions ambitieuses aux parents d’enfants handicapés. On pourrait même y voir miroiter quelques découvertes récentes en neurosciences… Intrigant pour une méthode déjà vieille de 70 ans.

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

Qu’est-ce que la méthode Doman ?

La méthode Doman, créée dans les années 50 par le kinésithérapeute Glenn Doman (1919-2013) en collaboration avec le docteur en Sciences de l’Education Carl Delacato, procède d’un ensemble d’outils thérapeutiques applicables aux enfants voire aux nourrissons auxquels on diagnostique des lésions cérébrales dont on prédit la responsabilité dans le large domaine des apprentissages.

En d’autres termes, cette méthode a la prétention de guérir ou plutôt de « contourner », dès les premiers mois de la vie, la totalité des déficits anatomiques observables au niveau cérébral et/ou comportemental comme l’autisme, la trisomie 21, la dyslexie ou l’infirmité motrice cérébrale. Cette approche portait donc en son sein une perspective de normalisation ou d’amélioration des conditions de vie de potentiels handicapés par une prise en charge totale mettant à profit les possibilités optimales de remodelage cérébral présentes dès l’aube de la vie.

La méthode Doman, miracle ou fraude ?

Vous pourrez sous-peser la teneur miraculeuse des réussites dont les adeptes de la méthode se prévalent si vous faites un tour sur internet. En effet, on dit qu’ils ont su rendre la vue à plusieurs patients nés aveugles notamment. Ce fait justifie à lui seul l’intérêt que nous devrions porter à cette méthode. Je prends donc l’engagement de vous décrire, le plus honnêtement possible, une approche aussi prétendument efficace.

En effet, ne nous demandons pas si Glenn Doman a l’envergure d’un prophète dont la parole fut tournée en inepties dans les années 70 car cela pourrait nous détourner de la richesse que recèle l’idée de « rééducation » précoce du cerveau. Ainsi, nous devrions revenir sur les origines de cette méthode, nous pencher ensuite sur son fonctionnement concret. Enfin, peut-être aurons-nous, vous et moi, le recul indispensable pour émettre une opinion rationnelle sur les déclarations impressionnantes que j’ai énoncées précédemment.

Néanmoins, je tiens à vous préciser que cet article ne vous permettra pas de trancher en la matière car les évaluations scientifiques sur le sujet manquent cruellement pour ne pas dire qu’elles sont inexistantes. En effet, les seules au compteur présentent de telles insuffisances méthodologiques, tel le fait de ne pas inclure de groupe contrôle pour mettre en perspective leurs résultats, qu’elles ne méritent pas d’être traitées. Ainsi, ne restera à l’appui de ces propos que les témoignages qui, malheureusement, ont été émis par des êtres ne pouvant se prévaloir de leurs propres turpitudes.

Les Origines de la méthode Doman

Reprenons l’Histoire depuis sa genèse… Dans les années 50, Glenn Doman, a priori simple kinésithérapeute a fondé une méthode avec l’idée-force que les lésions cérébrales ne sont absolument pas une fatalité mais un simple obstacle qu’il est possible de « contourner » par le biais d’une méthode de stimulation intensive des fonctions motrices premièrement et cognitives secondairement. En effet, sa création nait de sa croyance ambitieuse dans les vertus infiniment adaptatives de l’être humain. Il est responsable de la conception, au sein de sa méthode, de l’ensemble des exercices destinés à dépasser les déficiences motrices qui pourraient advenir à la vue des lésions anatomiques observées. Ainsi, des connaissances avancées en neurochirurgie apparaissaient indispensables à la construction du programme, c’est pourquoi il collabora avec un neurochirurgien. De plus, souhaitant étendre et populariser sa méthode, il collabora avec le Docteur en Sciences de l’Education, Carl Delacato, qui permit à la méthode de s’élargir à l’ensemble des apprentissages tant moteurs que cognitifs ou directement liés au langage. Néanmoins, il est essentiel de préciser que la méthode Doman ne s’adressait, à ses débuts, qu’aux sujets handicapés dans le but de les remettre sur une piste développementale approchant la normalité.

Fonctionnement de la méthode Doman : Comment reforger le cerveau lésé selon Glenn Doman ?

Approchons-nous maintenant de son contenu matériel. Avant tout, il faut savoir que l’évaluation joue un rôle central dans cette méthode et que des bilans sont réalisés avec chaque enfant plusieurs fois par an. Cette évaluation est censée apporter une validité scientifique à la méthode car elle consiste à sanctionner les progrès accomplis par l’enfant. Cette évaluation rassemble les notes des parents à la maison, l’examen psychologique global du psychologue et les rapports médicaux des médecins. Je ne m’éterniserai pas sur cette partie mais il serait honnête de dire que ces évaluations ont contribué, semble-t-il, à rendre cette méthode populaire auprès des parents car la méthode Doman donne des objectifs précis et concrets dont la réalisation est rendue directement observable. On pourrait dire que, pour une méthode aux allures alternatives et sectaires, elle ne se cache pas.

La méthode contient 12 composantes complémentaires et parfois successives qui pour certaines, sont invariables et inévitables. Je ne vous les énumèrerai pas de manière exhaustive mais tâcherai de vous en extraire la substantifique moelle dans les prochaines lignes. J’ai évoqué précédemment le « ramper », le « quatre pattes » et la marche. Il faudrait insister sur le patterning (ici, c’est une forme de conditionnement au mouvement de reptation), qui précède ces dernières étapes et consiste en un rituel étrange de mise en mouvement du nourrisson passif en mobilisant un très grand nombre de bénévoles pour le forcer à mimer le mouvement de reptation (fait de ramper) au bébé pour stimuler la coordination de ses mouvements dans le but de le prédisposer à ce mode de déplacement. Ainsi, on le pousse dès le plus jeune âge à se déplacer à plat ventre. Une fois jugé prêt, on le fera également dormir sur le ventre dans l’idée de stimuler l’apparition du « ramper » et en somme, ses capacités d’adaptation. Et, malgré tous les dangers que recèlent cette pratique pour un nourrisson, Doman juge que le rapport bénéfice/risque est avantageux. Ainsi, en bon mathématicien, on pourrait dire il s’arroge le droit de parier sur la vie des enfants handicapés « pour leur bien ». Ceci est un exemple des plus frappants des dangers que présente la méthode de Glenn Doman. Mais ces composantes comprennent aussi des techniques pédagogiques plus classiques bien que chronophages en matière d’apprentissage de la lecture et des mathématiques, des conseils comportementaux adressés aux parents, voire des injonctions dans le domaine la nutrition…

Aussi, certaines règles plus générales sont prescrites par la méthode Doman de manière à ce que, dans le cadre familial, les apprentissages de l’enfant soient optimaux tels la passion réciproque de l’enfant et du parent pour l’objet d’apprentissage et l’encouragement systématique des centres d’intérêt présentés par l’enfant. Toutefois, il semble difficile de croire que ces règles intéressantes aient pu être appliquées à la lettre compte tenu du temps quotidien phénoménal que demande la méthode à l’enfant et au(x) parent(s). En effet, cette approche thérapeutique préconise une stimulation quasi-permanente de l’enfant entre 12h et 16h par jour, ce qui ne peut que nous laisser perplexe ou révolté par des pratiques, semble-t-il, aussi épuisantes pour le jeune enfant. A l’aune de ces deux derniers paragraphes, on pourrait finalement penser que cette méthode consiste à réquisitionner les enfants et leurs parents pour une durée de 4 à 5 ans. Peut-être cela soigne-t-il mais comment en sort-on ? Peut-être exténués et brisés, peut-être guéris et heureux ? C’est à se demander si ce jeu quelque peu totalitaire en vaut vraiment la chandelle ?

Le Principe de la méthode Doman : un modèle linéaire, rigide et total

Glenn Doman a fondé un modèle global sur une théorisation d’un cerveau infiniment malléable pendant l’enfance. Cependant, cette théorie est-elle aussi solide qu’il le prétend ?

Selon Doman, Les bébés nous cacheraient un potentiel infini.

Il affirme qu’il est indispensable « pour tout être humain de passer par une série d’étapes invariables pour obtenir un développement psychomoteur normal ». Le suivi à la lettre de ces étapes identifiables, linéaires et successives permettrait à l’enfant d’être mené avec certitude à la normalité. Il décrit notamment quatre étapes inévitables et successives : Le mouvement au sol, Le ramper, Le quatre pattes, La marche. Selon l’auteur, toute déviation de ce schéma conduirait donc à des difficultés d’ordre pathologique. Un enfant « qui saute une étape n’est [donc] pas normal… » (Doman, 1983). Ainsi, il fonde son raisonnement sur l’idée que garantir le passage par ces étapes développementales éloigne nécessairement d’un état pathologique futur. Une telle rigidité méthodologique mène à de nombreux paradoxes comme le fait d’empêcher un enfant de marcher pour lui apprendre le langage d’abord. En effet, selon lui, le second doit précéder le premier.

Tout handicap correspond à une ou plusieurs lésions cérébrales à l’entendre. A partir de ce postulat, il envisage le cerveau comme un « biceps » qu’il faut exercer de manière régulière, durable et intense. « Fréquence, intensité et durée » sont les 3 principes cardinaux de cette pratique éducative globale. Son aspect linéaire et rigide aimante les principales critiques portées par les psychologues et médecins qui, dans les années 70, ont fait tomber la méthode Doman de son piédestal.

Néanmoins, l’idée quasi-miraculeuse selon laquelle un travail permanent peut guérir tous les handicaps durant les premières années continue de séduire beaucoup de parents d’enfants handicapés. Doman, au sein de ses ouvrages n’hésite pas à se reposer sur des propos qui font penser à ceux d’un prophète : « n’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent aveugles finissent par lire. N’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent sourds finissent par entendre… ». Ce principe de l’exercice qui façonne le cerveau traverse tout son programme d’apprentissage.

Il ne faut en aucun cas évacuer ces propos par la tuyauterie des ahuris car je pense qu’il est possible de dire, qu’en la matière, Glenn Doman pourrait être targué de précurseur, bien que ses mots manquent probablement de tempérance. Ainsi, on peut observer la présence de son principe dans la littérature neuroscientifique sous le nom de plasticité cérébrale. Cette dernière est un concept qui rassemble l’ensemble des remodelages synaptiques et anatomiques qui adviennent sous l’influence de l’environnement. Autrement dit, ces dernières recherches démontrent à quel point une activité spécifique régulière peut reconfigurer les réseaux cérébraux. Par exemple, il a été démontré qu’un entraînement au jonglage d’adultes incapables de jongler avant l’expérience était à l’origine d’une augmentation de la densité de la matière corticale au niveau du cortex visuel lié à la perception du mouvement entre le premier essai et le second (après entrainement) qui se jouait 1 mois plus tard (Jan Scholz, 2009). Il y a donc eut une réorganisation de l’activité cérébrale fonctionnelle et anatomique chez l’adulte et ce grâce à un simple entraînement de quelques heures.

Partant de cette observation, il ne semble pas inadéquat de faire l’hypothèse qu’il soit possible de provoquer des remodelages d’ordre extrêmement supérieur chez l’enfant sans compter que les adultes présentés ici n’ont bénéficié que d’un seul entrainement assez court. Imaginez donc que ces enfants bénéficient d’un entrainement intensif et quotidien, les possibilités de sculpter le cerveau semblent infinies et très encourageantes pour les personnes handicapées. Ça peut sembler impensable mais le projet de Glenn Doman, qui semblait pourtant appartenir au passé, pourrait voir ses principes ravivés. Cependant, cette fois, ils bénéficieraient de l’appui des dernières recherches en neuropsychologie scientifique. Pensez-vous que cet homme dévoyé et enterré, scientifiquement parlant, puisse bénéficier d’une seconde vie ? Ou que  cette théorie puisse passer, baignée dans nos sociétés occidentales, d’une perspective de guérison des handicapés à un pattern de création d’enfants précoces ?

Je vous remercie de l’attention que vous avez pu porter à cet article en espérant que vous en soyez sorti intrigués par la méthode Doman. N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me poser vos questions, je serais ravis d’y répondre.

Rien qu’un peu d’information, et déjà tant de questions.

Références

Doman, G. (1983). J’apprends à lire à mon bébé de moins de 4 ans. Paris: Retz.

Jan Scholz, M. C.-B. (2009, Octobre 11). Training induces changes in white-matter architecture. doi:10.1038/nn.2412

Lambert, C. (1989). A propos de la méthode Doman: pour quelle lecture ? Spirale.

Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

La peur vous empêche d’avancer ? Existe-t-il quelque chose qui vous terrorise ? Il est fréquent que des menaces de la vie quotidienne, comme être ridicule en public, faire face à un insecte dégoûtant ou mettre en danger notre santé, nous horrifient. Pourtant, vaincre la peur est possible. Quelques soient les situations qui vous préoccupent, dans cet article vous trouverez des stratégies pour y faire face. Découvrez quelle est la cause de cette émotion et qu’est-ce qui nous empêche de la surpasser. De plus, nous vous donnons vingt conseils pour vaincre la peur.

Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

Qu’est-ce que la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur est une émotion basique qui nous avertit d’un risque imminent. Elle nous envahit afin que les dangers autour de nous ne passent pas inaperçus. Êtes-vous déjà resté paralysé face à une situation terrifiante ? Avez-vous déjà ressenti tant de panique que vous avez fui en courant avant de penser aux conséquences ? Il est tout à fait naturel de réagir ainsi, il s’agit de réponses habituelles face à cet état émotionnel.

Il faut bien différencier la peur des symptômes de l’anxiété. Le premier concept apparaît lorsque l’on fait face à un événement concret et présent, comme un inconnu qui semble nous suivre dans une ruelle sombre. Par contre, l’anxiété est une émotion plus vague et non-spécifique qui surgit lorsque nous pensons à des circonstances moins délimitées. Un exemple d’anxiété est celle qui nous assaillit en pensant à notre futur incertain ou au fait que les gens vont nous critiquer pour une action que nous avons réalisée.

La peur est une réaction adaptative face au danger, qu’il soit physique ou psychologique. Cependant, il ne se produit pas toujours face à une situation réelle. Parfois, des causes comme les biais cognitifs en sont responsables. Le niveau d’intensité de la peur peut varier allant de la carence absolue d’alarme à la panique la plus absolue. Le fait est que cette émotion peut devenir un vrai cauchemar.

Quand est-ce que la peur se convertit en phobie ?

Quand une peur face à une stimulation précise devient excessivement disproportionnée, elle se transforme en phobie. La phobie est un trouble psychologique alors que la peur est une émotion habituelle et saine.

Il existe différents types de phobies : le vertige, la phobie des clowns, des araignées, etc… Malgré que l’élément déclencheur de la réaction change, toutes les phobies entraînent un mal-être chez les personnes qui en souffrent, parfois allant jusqu’à interférer sérieusement sur leur quotidien. Vous imaginez-vous avoir si peur de sortir dans la rue que vous vous sentiez obligé de vivre enfermé chez-vous ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une phobie pour qu’une peur nous fasse ressentir un mal-être. Ces troubles psychologiques peuvent rendre plus difficiles même les tâches les plus habituelles de notre quotidien. Dans cet article, nous vous donnons des conseils qui vous permettront de vaincre vos peurs indépendamment de leur intensité et de leur objet.

Pourquoi avons-nous peur ?

La peur est une émotion que nous ressentons tous, et qui nous accompagne dans toutes les phases de notre vie. Elle nous oblige à réagir rapidement et à nous protéger du danger. Sentir une activation physiologique élevée, qui nous pousse à lutter ou à fuir dans une situation que l’on juge dangereuse est complètement adaptatif. Cela nous pousse à survivre.

Il y a deux théories principales qui explique comment nous acquérons nos peurs. La première est celle du conditionnement classique, qui affirme que si nous associons des éléments (serpents, lieux élevés, etc…) avec des événements préjudiciables (blessures, chutes, etc…), nous établissons une association entre les deux et acquérons une réponse de peur conditionnée.

D’un autre côté, selon la théorie de l’apprentissage social de Bandura, nous apprenons également grâce à l’apprentissage dit “vicaire”. C’est à dire que nous apprenons en observant différents modèles (parents, voisins, acteurs, etc…) en intériorisant leur comportement et en l’imitant. Si un jour nous sommes témoins de comment une guêpe pique notre frère ou notre ami et que nous observions sont expression de douleur et de panique, il est probable que chaque fois que nous voyons ce maudit insecte nous fuyons à toute allure. Selon cette théorie, nous sommes actifs au moment de choisir si l’on souhaite imiter un comportement ou on, bien que cela ne soit pas toujours aussi simple.

La peur nous provoque également des sensations positives. Elle nous fait monter les pulsations cardiaques, sentir la tension, nous immobilise sur notre fauteuil au cinéma fasse à un film d’horreur ou lorsque nous grimpons dans une attraction. En fait, nous cherchons même à ressentir ces sensations lorsque nous sommes sûr de conserver notre sécurité.

Il est nécessaire que nous apprenions à gérer cette émotion dès notre enfance. Même ainsi, on peut commencer à avoir peur d’une certaine stimulation à n’importe quel âge. D’un autre côté, certaines personnes sont plus propices à ressentir cette émotion que d’autres. Nos expériences passées sont fondamentales au moment de comprendre comment nous réagissons face à la réalité. Indépendamment de notre cas personnel, il est primordial de savoir qu’il n’est jamais trop tard pour vaincre la peur.

 

Comment vaincre la peur : conseils

20 conseils pour vaincre la peur

Dans ce chapitre, nous allons vous donner vingt recommandations que vous pourrez facilement réaliser au quotidien et qui vous aideront à vaincre la peur. Le plus important est que vous soyez conscient que la peur est à l’intérieure de vous, rien ni personne ne peut nous obliger à la sentir. Peut-être penser cela est assez difficile face à un examen important, mais nous sommes les responsables de notre propre croissance personnelle. Avec un peu de planification et de volonté, vaincre la peur est tout à fait possible.

1. N’essayez pas d’éradiquer toutes vos peurs

Comme nous l’avons vu précédemment, la peur est un cadeau de la nature qui favorise notre survie. Nous pouvons l’observer aussi chez les animaux lorsqu’ils font face au danger, Heureusement que notre corps nous alerte quand une menace se présente. Vous imaginez si vous ne vous alarmiez pas en voyant un tigre dans votre salon ? Apprenez à vivre avec cette émotion essentielle. Tant qu’elle ne nous joue pas de mauvais tours, il faut accepter nos peurs.

2. Connaissez-vous vous-même

Nous autoévaluer augmente notre bienêtre. Cela nous permet de comprendre des aspects élémentaires sur ce que nous ressentons ou sur comment nous souhaitons être afin d’agir en conséquence. Il n’est pas nécessaire d’explorer obsessivement quels sont les racines de notre peur des serpents, mais bien définir quelles sont les stimulations qui nous provoquent des réactions désagréables aide à établir des stratégies efficaces pour y faire face lorsqu’elles se présentent.

3. Reconnaissez vos peurs

Vous êtes humain. Agir comme si vos peurs n’existaient pas est quelque chose de contre-productif. Vous ne serez pas moins forts ni moins apprécié pour ressentir de la peur. C’est égal si l’objet de votre peur est insolite ou que vous le trouviez honteux, il est certainement compréhensible et il existe des moyens d’y faire face. Nos peurs ne vous pas disparaître pour autant que nous les ignorons. L’accepter est le premier pas pour combattre et vaincre la peur.

4. Rationalisez vos peurs

La peur du feu est tout à fait compréhensible si nous sommes dans un incendie. Pourtant, si chaque fois que nous allumons la cheminée ou le gril nous pensons que la maison va brûler, nous serons en train d’agir d’une manière illogique. Penser aux possibilités qu’ont les événements de se produire et agissez de manière cohérente, cela vous permettra de vous éloigner des processus cognitifs désagréables.

5. Observez comment d’autres personnes affrontent leurs peurs

Il y a des peurs relativement fréquentes, comme celle d’être renvoyé de son travail ou la peur du sang. Mais cela n’importe pas si ce qui vous provoque une réaction de panique est quelque chose de peu commun, rappelez-vous que cette émotion nous fait tous ressentir une sensation similaire. La différence peut être dans l’intensité, et que celle-ci reste faible est à notre portée. Naturaliser cette émotion et observer les autres vivre avec elle et lui faire face est quelque chose de bénéfique.

6. Prenez soin de votre estime personnelle

Certaines peurs, comme celle que ressentent certaines personnes lorsqu’elles doivent interagir avec les autres, peuvent être très frustrantes pour la personne qui la ressent. Cette difficulté peut avoir des répercussions négatives sur l’estime de soi et générer des pensées tel que “je suis un moins que rien” ou “personne ne va aimer un faible comme moi”. Cela peut engendrer des biais cognitifs qui nous rendent la vie plus amère, rendant la moindre difficulté inquiétante plus qu’elle ne l’est réellement.

Dans certaines occasions, ces croyances sur soi-même sont la cause d’un profond mal-être qui peut entraîner de graves problèmes psychologiques. Les peurs ne sont pas incompatibles avec l’estime de soi. Il faut bien se rappeler que n’importe qui peut ressentir de la peur, c’est une émotion humaine, et nous sommes assez compétents pour chercher la meilleure solution à n’importe quel problème.

7. Prenez soin de vous

Bien évidemment, prendre soin de notre santé mentale et physique se répercute positivement sur tous les aspects de notre vie. Adopter des habitudes saines nous permettra d’être en super forme et d’être plus efficace dans ce que l’on entreprend (en faisant attention de ne pas devenir obsessionnel avec les régimes ou le sport). Les peurs comme la peur de tomber malade ou de baisser dans notre rendement professionnel diminue si nous nous sentons en bonne santé, en pleine possession de nos capacités et de nous-même.

8. N’évitez pas l’objet de votre peur

Si à cause de la peur de voler nous ne prenons pas l’avion, ou si par peur de l’échec nous ne tentons rien, nous serons en train de nous auto-boycotter. Il se peut que le simple fait de penser de vous approcher de l’objet de votre peur vous fasse ressentir de l’angoisse ou du dégoût. L’évitement sera peut-être satisfaisant sur le court terme, mais cela ne fera que maintenir la situation. Il est indispensable de faire face à vos peurs.

9. Essayez des techniques de relaxation

Lorsque l’émotion nous paralyse et que nous ressentons l’envie irrésistible de fuir, nous pouvons utiliser des techniques de relaxation pour garder notre calme, comme faire des exercices de respiration ou compter lentement jusqu’à ce que nous nous sentions mieux. De cette façon nous réduisons les symptômes de la peur et nous nous distrayons des pensées négatives.

10. Fixez-vous de petits défis

Vaincre la peur requiert du temps et des efforts progressifs. Nous pouvons commencer en imaginant l’objet de notre peur. Par exemple, si faire du sport vous fait peur, vous pouvez commencer par imaginer que vous frappez dans une balle. Vous visualiser en train de réaliser correctement ce qui vous fait peur vous permettra d’acquérir de la sécurité.

Il est probable que cela ne soit pas facile dans un premier temps, mais chaque fois que vous essayerez cela sera un peu plus facile à réaliser. C’est la base des thérapies d’exposition, qui présentent graduellement des stimulations qui peuvent provoquer des réactions de peur au patient afin qu’il apprenne à contrôler ses émotions. Par exemple, une personne qui a peur des serpents peut commencer en regardant un dessin d’une petite couleuvre et progressivement aller jusqu’à se tenir aux côtés d’un cobra royal.

11. N’affronter pas directement vos peurs les plus grandes

Il est admirable que vous souhaitiez vaincre vos peurs, mais il n’est pas recommandé de le faire trop brusquement. L’exposition aux peurs requiert une approche progressive et est généralement suivit par un professionnel. Une confrontation trop brusque avec la peur dans des situations trop extrême comme prendre une tarentule dans sa main ou chanter sur scène face à des milliers de personnes peut résulter complètement contre-productif et créer une réaction inverse à celle désirée.

12. Gardez votre motivation

Soyez motivé, et concentrez-vous sur les récompenses que vous obtiendrez lorsque vous aurez vaincu vos peurs. Par exemple, si vous avez peur des voitures, réfléchissez sur l’aspect pratique de pouvoir se déplacer sans dépendre des autres ou des transports publics, et que cela serai magnifique de faire une excursion là où vous le souhaitez. Il est compliqué de se concentrer là-dessus dans les moments difficiles, lorsqu’il faut s’asseoir dans la voiture. Mais si nous pensons à la récompense, nous ne sommes pas en train d’imaginer des catastrophes et nous n’avons pas de pensées négatives, ce qui nous aidera à vaincre la peur.

13. Récompensez-vous pour vos progrès

Imaginez que vous ayez une peur bleue des ascenseurs et du fait que vous puissiez vous y retrouver enfermé. Le jour où vous montez dans un ascenseur sans paniquer, vous mériter un petit caprice. C’est vous qui choisissez, vous pouvez vous offrir un sac de bonbon ou une soirée au cinéma. L’important est que vous reconnaissiez vos propres mérites et que vous gardiez votre envie de vaincre votre peur.

14. Notez vos progrès

Tenez à jour un journal de votre évolution qui vous permettra de vous rendre compte de vos progrès effectués chaque fois que vous aurez une baisse de motivation, que cela soit à cause d’une situation que vous n’avez pas pu surmonter ou pour n’importer quelle autre circonstance. Cela vous permettra de vous sentir fière de vous et de mettre en évidence votre efficacité personnelle. La progression dans le combat face à nos peurs n’est pas toujours linéaire, il peut y avoir des rechutes. Malgré cela, il est possible d’améliorer la situation grâce à notre persévérance et notre détermination. De plus, écrire sur vos émotions vous aidera à vous soulager.

15. Appuyez-vous sur vos proches

Peut-être vos amis ou les membres de votre famille n’ont pas la même peur que vous. Même si c’est le cas, cette émotion est connue de tous. Discuter de comment vous vous sentez dans une situation qui vous fait peur ou parler de votre patron qui vous terrorise peut vous soulager. Ainsi, il est probable que vos interlocuteurs aient passé pour des expériences similaires et qu’ils vous donnent des conseils précieux. Bien que simplement avec leur affection et un peu de leur temps vous vous sentirez rempli d’énergie pour affronter n’importe quelle difficulté qui se présente.

16. Discutez avec des gens qui ont la même peur que vous

Trouvez des gens qui passent par la même situation que vous est bénéfique dans presque tous les aspects de la vie. Si nous croyons que ce qui nous arrive est peu commun et que nous nous sentons incompris, ou que nous avons de la peine à parler de cela, rencontrer d’autres personnes qui doivent affronter les mêmes difficultés et les mêmes circonstances (la communication peut être en personne ou virtuellement) cela nous permettra de nous ouvrir et de partager des expériences afin d’acquérir des stratégies auxquelles nous n’aurions pas penser tout seul.

17. Ne craignez pas les critiques

Parfois, indépendamment du fait que notre peur soi faire du vélo, parler anglais ou tomber au sol, nous ne franchissons pas les étapes importantes qui nous permettent d’affronter nos peurs par crainte des critiques que nous risquons de recevoir si nous nous trompons ou si nous échouons.

Nous nous trompons tous une fois ou l’autres, l’erreur est humaine. Probablement le reste des gens ne fait pas autant attention à nous comme nous le pensons. Et dans le cas où quelqu’un parle mal de nous, nous perdons certainement plus en ne franchissant pas les étapes qui nous permettent d’affronter nos peurs qu’en écoutant quelques commentaires négatifs.

18. Tirez parti des nouvelles technologies

Les avancements technologiques nous offrent beaucoup de possibilités pour surmonter et vaincre la peur. Il existe déjà des thérapies qui utilisent la réalité virtuelle pour exposer les patients aux objets de leur panique d’une manière sure et efficace. Il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin, il y a également des applications mobiles qui peuvent être utilisée dans ces cas-là.

Par exemple, il y a des applications créées pour les personnes qui ont peur de voyager en avion. Ces applications offrent des données sur la sécurité de voler ou des exercices de relaxation et de réduction de l’anxiété. Il est aussi possible de trouver des applications qui peuvent aider les enfants à surmonter leur peur du noir grâce à des jeux ou d’autre encore qui vont nous aider à vaincre notre peur de parler en public.

19. Ne vous fiez pas de n’importe quelle source

Il y a une énorme quantité d’information sur internet, que ce soit sur les objets qui nous font peur ou en général. Par exemple, si vous craignez les maladies ou les attentats, ne faites pas attention aux informations alarmantes qui circulent et qui sont peu recommandables. Il y a tout un tas d’information aux références incohérentes qui rendent notre compréhension de nos recherches difficile, ce qui peut nous inciter à prendre de mauvaises décisions.

20. Allez voir un professionnel si nécessaire

Vaincre la peur ne dépend pas toujours uniquement de nous-mêmes. Si vous avez un problème plus grave comme un phobie qui vous empêche de faire ce que vous souhaitez dans différents aspects de votre vie, nous vous recommandons d’aller voir un professionnel spécialisé comme un psychologue ou un psychiatre.

Cela ne doit pas vous faire sentir de la honte de faire appel à un spécialiste pour demander de l’aide. Beaucoup de personnes ont recours aux services de professionnels spécialisés et parviennent à solutionner leur problème. Les thérapies pour surmonter la peur sont vraiment efficaces et sont continuellement améliorée.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vaincre vos peurs. Et vous, sentez-vous capable de vaincre la peur ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce que l’on apprend ?

Comment se rappeler de ce qu’on étudie ? Mémoriser des données n’est pas apprendre. Nous apprenons lorsque nous sommes surpris par quelque chose, lorsque nous sortons de la monotonie, lorsque quelque chose attire notre attention et éveille notre curiosité. Lorsque nous associons l’apprentissage avec des situations réelles de la vie de tous les jours, lorsque nous sommes motivés et que nous apprécions ce que nous sommes en train d’apprendre. Comment construire solidement nos connaissances ? Et comment les stocker sur le long terme ? Découvrez dans cet article quelques conseils utiles sur l’apprentissage significatif pour mieux étudier. Faites que ce que vous apprenez soit graver dans votre mémoire à long terme !

Pour apprendre il est nécessaire de lier de nouvelles connaissances avec des connaissances déjà acquises par le passé. Au fur et à mesure que nous emmagasinons plus de connaissances, nous allons créer un réseau conceptuel de connaissances, dans lequel nous lions l’information nouvelle aux informations et aux connaissances existantes. La clé de l’apprentissage significatif est donc de savoir comment bien intégrer les nouvelles informations avec notre réseau de connaissances.

Mais comme vous avez certainement déjà pu le remarquer, tous ce que nous apprenons ne reste pas stocké dans notre mémoire à long terme. Pour que cela soit ainsi, il est nécessaire, dans un premier temps, de trouver un sens à l’information que nous sommes en train d’apprendre, de la comprendre et de lui donner une signification.

C’est uniquement en apprenant de cette façon que nous sommes capables d’argumenter, de réfléchir, d’appliquer et d’expliquer l’information que nous avons acquis. N’importe quel autre type d’apprentissage sera mécanique, et vous l’oublierez probablement facilement.

Voici les aspects qui sont nécessaire à une bonne mémorisation de ce que nous étudions.

Quels éléments déterminent ce que nous nous souvenons de ce que nous avons étudié ?

Il y a trois éléments principaux qui vont déterminer si notre apprentissage va perdurer dans le temps : la forme dont est présentée l’information, l’information préalable dont nous disposons et l’attitude et la disposition que nous avons pour apprendre.

  1. La forme dont est présentée l’information : Afin que nous nous souvenions de ce que nous étudions, il est nécessaire que la structure et la complexité du texte soient adaptés à notre capacité cognitive et également à notre âge. Par exemple, un enfant de 8 ans ne peut pas se rappeler des notes de son grand frère de 16 ans même s’il les relie plusieurs fois, parce que son cerveau n’est pas encore capable de traiter les structures synthétiques d’une telle complexité.
  2. L’information préalable dont nous disposons : Il est également important de disposer de notions ou de connaissances qui vont nous servir de bases pour l’acquisition de nouvelles informations. Comme nous l’avons vu, un élément très important pour se souvenir de ce que l’on apprend est l’association qui sera faite entre la nouvelle information et celles déjà existantes. Ainsi, depuis notre plus jeune âge nous relions des informations entre elles, des connaissances et des expériences, qui se groupent en un réseau de contenus qui s’agrandit au fur et à mesure que nous en apprenons plus sur le monde qui nous entoure.
  3. L’attitude et la motivation que nous avons pour étudier : Un autre facteur qui va déterminer si nous nous souvenons ou non de ce que nous étudions est la disposition et l’intérêt que nous avons à étudier. Pour cela, il est nécessaire que l’information que nous souhaitons apprendre capte notre attention, ainsi que de nous impliquer complètement, que ce soit parce que le sujet nous intéresse vraiment ou parce que nous avons besoin de ces connaissances pour remplir un objectif sur le long terme.

Arrivé à ce point, vous vous demandez sûrement qu’est-ce que vous pouvez faire vous-même pour réussir à mieux vous souvenir de ce que vous apprenez, comment vous pouvez mesurer les résultats de ce processus et comment l’améliorer. Voici les clés pour que ce que vous appreniez se maintienne dans le temps.

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce qu’on étudie

Comment apprend notre cerveau ? Comme nous l’avons vu précédemment, il existe trois facteurs principaux qui interviennent au moment de mémoriser une information sur le long terme, et pour que nous soyons donc capables de nous en rappeler longtemps après l’avoir apprise. Il est nécessaire que tous ces aspects soient présents, et vous devez prendre activement part au processus. Pour cela, vous pouvez essayer de suivre les conseils suivants et voir s’ils fonctionnent pour vous :

  1. La première chose à faire est d’adapter à vos critères le matériel que vous souhaitez apprendre. Lorsque le matériel est adapté à votre niveau cognitif, passer à l’étape suivante.
  2. Commencez par une première lecture rapide qui vous permettra d’extraire l’idée principale sur le sujet que vous souhaitez apprendre.
  3. Ensuite, effectuez une lecture plus minutieuse et essayez de reformuler le contenu afin que cela soit plus facile à comprendre : chercher la signification de tous les mots que vous ne connaissez pas, et qui vous empêche de comprendre le sens général de l’information que vous devez apprendre.
  4. Recommencez à reformuler l’information. La majorité des gens trouve utile de réaliser des schémas, réaliser avec leurs propres termes. Vous pouvez essayer cette méthode, mais sinon il existe d’autres moyens de réélaborer l’information. L’important est que vous trouviez une méthode qui fonctionne pour vous. La finalité de ces étapes est de favoriser le traitement et la compréhension de l’information que vous allez étudier.
  5. Une fois que l’information est adaptée pour notre propre usage, nous devons la stocker dans notre mémoire à long terme, afin de pouvoir se rappeler de l’information apprise bien plus tard. En suivant le modèle d’apprentissage significatif d’Ausubel, Novak et Hanesian, il est déterminant de lier l’information nouvelle avec les connaissances que nous avons déjà.
  6. Cherchez des exemples, des applications pratiques, des circonstances, des expériences vécues, etc… qui ont un quelconque lien avec ce que vous essayez d’apprendre. Il est plus facile pour un enfant d’apprendre les animaux invertébrés si on lui montre des exemples qu’il connaît. Par exemple, nous regardons l’image d’un verre de terre (ou un vrai verre de terre) et nous disons :
    • Que veut dire le mot invertébré ?
    • Sans colonne vertébrale
    • Comment est ce verre de terre ?
    • (…)
  7. Si ce que nous apprenons est associé à quelque chose que nous connaissons déjà, il est plus probable que nous nous en souvenions. Par contre, si nous apprenons une définition complexe sur les invertébrés de mémoire, et que nous n’analysons pas ce qu’elle signifie, nous oublierons probablement rapidement cette information.
  8. Revoyez l’information que vous souhaitez apprendre. Plus vous la revoyez, plus vous allez vous en souvenir et plus longtemps.
  9. Mais, aucun des aspects précédents n’est possible si nous n’avons la bonne attitude et une bonne motivation pour apprendre. Il est vrai que beaucoup de fois nous devons étudier des choses qui ne nous intéressent pas vraiment, et parfois même on ne voit pas l’utilité de l’apprendre, mais même ainsi, si nous faisons l’effort de concentrer notre attention sur le sujet parce que nous souhaitons atteindre nos objectifs sur le long terme, cela reste possible. Ainsi, lorsque vous perdez votre motivation, prenez une pause avant de revenir à la charge plus motiver.
  10. Vous devez vous rappelez à vous-même dans ces moments de faiblesse, à quel point il est important pour réaliser vos buts d’apprendre cette information. Par exemple, si vous devez préparer un examen sur un sujet que vous n’appréciez pas du tout, rappelez-vous que si vous ne passez pas cet examen, vous ne pourrez jamais obtenir votre diplôme.
  11. Une autre manière d’augmenter notre motivation et notre intérêt est d’essayer de le rendre attractif. Pour cela, vous pouvez utiliser l’exemple du point suivant, c’est à dire de chercher un exemple réel sur son implication, pourquoi est-ce que c’est important, dans quelle occasion cette information pourrait-elle vous être utile… ainsi vous aurez plus de raisons d’apprendre cette information et cela vous sera plus facile de le faire.
  12. Évitez les distractions et concentrez votre attention sur le moment présent, sur ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Laissez votre téléphone portable de côté et ne regardez pas par la fenêtre.
  13. Créez un état d’esprit qui favorise votre apprentissage. Un état émotionnel positif peut vous aider dans votre processus d’apprentissage lorsque vous devez étudier un sujet compliqué. Découvrez ces trucs de psychologie positive. L’utilisation de l’humour peut être un très bon outil pour capter l’intérêt et l’attention.
  14. De nos jours, il existe une grande variété de tests et d’exercices de réhabilitation cognitive qui peuvent vous aider à mieux connaître votre cerveau et à améliorer les capacités cognitives qui ont besoin d’être renforcées. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive, et est validée par la communauté scientifique. Elle est utilisée par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. Cet outil clinique aide à évaluer et à améliorer un grand nombre de capacités cognitives :

Si vous suivez tous ces conseils, vous aurez beaucoup plus de chance de vous rappeler ce que vous avez étudié et vous pourrez utiliser et appliquer cette information lorsque cela sera nécessaire.

Pour terminer, nous vous laissons avec une vidéo dans laquelle vous trouverez 10 conseils et techniques pour bien étudier et réviser, qui peuvent vous aider pour les étapes les plus difficiles de l’apprentissage significatif, car elles vous aideront à mieux comprendre l’information qui pour l’instant vous est inconnu et complexe. Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vos études. N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour nous raconter comment ces conseils ont fonctionner pour vous et s’ils vous ont faciliter votre apprentissage, ainsi que vos questions sur le sujet si vous en avez, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Psychologie des couleurs : comment les couleurs nous affectent et que signifie chacune d’elles

La signification des couleurs a une répercussion beaucoup plus importante sur nos actions du quotidien que ce que nous pouvons croire. Qu’est-ce que la psychologie des couleurs ? Comment les couleurs influencent-elles nos émotions ? Que signifient les couleurs ? Que transmettent les couleurs dans les différentes cultures ? Nous associons tous à chaque teinte un sentiment déterminé et différents concepts. Dans cet article nous vous présenterons la psychologie des couleurs, ses applications pratiques et nous vous donnerons quelques conseils utiles pour l’utiliser.

Psychologie des couleurs

Psychologie des couleurs : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert

La psychologie des couleurs est chargée d’investiguer comment les couleurs nous affectent. Les couleurs peuvent changer notre perception, altérer nos sens, nous faire ressentir des émotions, etc… Les couleurs ont le pouvoir d’améliorer notre mémoire et notre attention, et même le pouvoir de nous convaincre de prendre certaines décisions. Connaître la signification des couleurs est clé pour nous permettre de mieux comprendre nos comportements.

L’influence des couleurs peut changer l’impression que nous avons d’un lieu ou d’une pièce. Imaginez un jouet pour enfants en bas âge. Il est probable que vous ayez pensé à un objet brillant avec de forts contrastes de couleurs. Si vous pensez maintenant au même objet mais que vous l’imaginez en noir avec des parties argentées, cela ne résulte pas un peu étrange ?

Il n’existe pas de code de couleurs obligatoires pour chaque classe d’objet. Cependant, tout au long de notre vie nous réalisons des associations. Nous nous basons sur ce que nous voyons au quotidien, sans même y penser. Mais si nous voyons une banane bleue, des lentilles oranges ou un arbre jaune fluorescent, nous ne pourrons pas éviter d’être surpris.

La psychologie des couleurs est un champ d’étude qui se développe continuellement. Cette discipline est vitale pour les professionnels comme les créatifs ou les nouvelles entreprises ou les nouveaux produits qui prétendent entrer sur le marché efficacement. Cependant, découvrir la signification des couleurs peut nous aider à ne pas nous tromper dans des occasions spéciales, comme choisir un cadeau adéquat pour un ami selon sa personnalité ou simplement pour redécorer notre maison.

Les couleurs influencent vos émotions et votre moral. Psychologie des couleurs et émotions

Nous sommes soumis à une immense quantité de stimulations et nous réalisons un grand nombre de tâches différentes au quotidien. Notre cerveau doit faire face à divers défis simultanément à chaque instant. Cela ne nous donne pas le temps de traiter toutes les informations que nous captons au travers de nos sens.

Ainsi, les associations que nous développons sur des aspects si basiques de notre quotidien, comme les couleurs et les formes, nous permettent d’économiser une grande quantité de temps et d’énergie, car celles-ci sont traitées automatiquement.

De plus, nous sommes profondément émotionnels. Les couleurs interagissent avec notre mémoire, réveillent certains sentiments et orientent notre raisonnement. Elles nous rappellent des choses agréables comme ces bottes de pluie jaune et orange si rigolotes que nous avions lorsque nous étions petits, ou nous pouvons soudain être irrité par la vue d’un pull de la couleur favorite de notre ex.

Par exemple, cela n’est pas nécessaire de connaître en profondeur les théories sur la psychologie des couleurs pour savoir que des couleurs comme le rose ou le rouge (qui commencent à surgir de tous les côtés à l’approche de la St-Valentin) sont associées à l’amour et au romantisme. Si nous entrons dans un bâtiment avec cette combinaison de couleurs (en proportions adéquates), il est probable que nous nous rappelions soudainement combien nous sommes amoureux et que la personne que nous aimons mérite bien que nous lui achetions un joli cadeau.

Que signifie chaque couleur en psychologie ?

Ce sujet a suscité des débats passionnés. Les professionnels comme les psychologues, les sociologues, les linguistes ou les investigateurs de marché interprètent le sens des couleurs. Ils analysent des phrases comme “être vert de jalousie”, examinent les couleurs les plus fréquentes selon les différentes catégories de produits ou font de larges études sur différentes populations.

Que signifie la couleur blanche

C’est la couleur de la neige, du lait, du coton ou des robes de mariées. Le blanc représente un nouveau commencement, la légèreté, la perfection, la paix, l’innocence, etc…

Le blanc est une couleur qui prédomine dans les hôpitaux, il est aseptique et transmet de la tranquillité et du calme. Les chemises blanches sont utilisées pour créer une bonne impression. C’est une couleur immaculée et impartial. Le blanc est neutre et propre.

Une feuille blanche nous ouvre les portes d’un monde plain de possibilités, mais elle peut également nous faire ressentir une certaine sensation d’angoisse si nous ne savons pas comment l’utiliser. Des expressions comme “avoir un blanc” lors d’un examen peuvent être assez explicites.

Psychologie des couleurs : que signifie le blanc

Que signifie la couleur jaune

La couleur jaune est liée à des concepts positifs comme l’optimisme, la jeunesse, la confiance et la créativité. Nous dessinons souvent les visages souriants en jaune et il est très peu probable que nous nous habillons en jaune un jour ou nous sommes tristes. C’est la couleur du soleil, de l’or ou d’animaux si sympathiques comme les girafes ou les poussins.

Pourtant, le jaune est une couleur contradictoire. Elle est liée à la trahison, la cupidité, le mensonge, la folie ou la mise en garde. Des groupes de personnes rejetés par la société sont également liés au jaune, comme les juifs, les prostituées et les mères solitaires. Il faut souligner qu’en Chine il s’agit de la couleur la plus appréciée et qu’elle n’a quasiment pas de significations négatives là-bas.

Que signifie la couleur orange

La couleur orange capte immédiatement l’attention. Cette couleur se trouve dans de nombreux fruits et légumes ainsi que dans les coucher de soleil ou encore chez les personnes rousses. Beaucoup de chose que nous décrivons comme rouges sont en réalité orange, comme le feu ou les tuiles. Selon la psychologie des couleurs, l’orange représente l’extravagance, l’énergie, la transformation et le singulier.

Que signifie la couleur rouge

Le rouge est la couleur la plus passionnée, elle nous alarme et capte notre attention immédiatement. Selon la psychologie des couleurs, le rouge est lié à l’amour, au sang, à la joie, au suspens, aux croyances, à la guerre ou à l’interdit. Il apparaît sans cesse sur les panneaux de circulation, les prix en rabais ou dans la nourriture. C’est la couleur de l’urgence.

Il est impossible qu’il passe inaperçu, nous ne pouvons éviter de remarquer un rouge à lèvre ou les corrections sur un examen. Si vous souhaitez envoyer un message infaillible ou que l’on vous remarque, utilisez du rouge. S’habiller de rouge attire les regards sur soi et a un effet sur l’attraction sexuelle, autant chez les humains que chez les animaux.

Que signifie la couleur rose

Selon la psychologie des couleurs, le rose représente la douceur, la féminité, la délicatesse, l’enchantement, la sensibilité, la courtoisie, l’illusion, l’érotisme, etc… Il peut être infantile et être lié à l’enfance et à l’innocence. Mais il a également de nuances plus subtiles de ton et peut être lié à la nudité (dans notre culture).

La couleur rose est adorée par un grand nombre de personnes qui achètent tous ce qu’elles peuvent de cette couleur et est détestée par d’autres qui la trouve irritante, sexiste ou naïve. Le rose le plus critiqué est le fuchsia, car il est associé aux produits bon marché et au kitsch.

Psychologie des couleurs : que signifie le rose

Que signifie la couleur violette

Le violet est une couleur inusuelle et énigmatique. Selon la psychologie des couleurs, le violet est lié au monde du luxe, à la religion et à la sexualité. Les objets violets ont une aura ambivalente et attractive. Ce n’est pas une couleur fréquente dans la nature et se remarque facilement s’il est utilisé correctement.

Le violet a été lié à l’homosexualité et adopté par le féminisme. Il reflète la nostalgie, la fantaisie, la banalité, l’ambition, la vanité, l’inconstance, etc… Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’une couleur qui a de multiples significations ambiguës et qui a un grand potentiel pour être utilisé de manière créative.

Que signifie la couleur bleue

La couleur bleue est la couleur qui est le plus nommée comme couleur favorite. Selon la psychologie des couleurs, le bleu symbolise l’harmonie, la fidélité, la sympathie, la paix, la sérénité, la confiance, l’honnêteté, la communication, etc… Cela n’est pas un hasard si de nombreux réseaux sociaux (et beaucoup d’autre entreprises) l’utilisent dans leur logo.

Mais cette couleur n’a pas que des avantages, car elle inspire également la distance et le froid. Elle est totalement inappropriée pour la nourriture et nous rend suspicieux. La majorité des gens ne souhaiter pas avoir en face d’eux un plat de purée bleue. Le bleu est par contre très indiqué pour beaucoup d’autres usages, comme peindre un pièce d’un ton relaxant.

Psychologie des couleurs : que signifie le bleu

Que signifie la couleur verte

Le vert est une couleur plus naturelle. Elle nous rappelle l’herbe, la jeunesse, l’espérance, la santé, la fertilité, l’argent, etc… Selon la psychologie des couleurs, le vert est frais et harmonieux, il évoque des moments de paix, la jeunesse et la tranquillité. Les personnes qui ont une conscience environnementale se nomment “vertes”.

Pourtant, il ne s’agit pas d’une couleur complètement innocente, et est associées à la jalousie et au poison. Mais en général, la majorité de significations du vert sont vraiment positifs.

Que signifie la couleur brune

La couleur brune représente la paresse, le vagabondage, la saleté, la vulgarité ou la laideur. Elle peut paraître fade et obsolète. Le brun est l’une des couleurs les moins appréciée.

Pourtant, il s’agit de la couleur du bois et de l’automne, et nous rappelle des maisons solides, chaudes et agréables. Elle se trouve également dans les aliments tel que le chocolat et avoir un ton de peau bronzé est bien vue dans notre société actuelle. Le brun est une couleur qui est très présente autour de nous et qui éveille des multiples associations.

Psychologie des couleurs : que signifie le brun

Que signifie la couleur grise

Selon la psychologie des couleurs, le gris symbolise principalement la vieillesse et la sobriété. Il peut être obscure, médiocre et anodin ou cacher des secrets comme la “littérature grise” ou les “éminences grises”. D’un autre côté, le gris nous rappelle également la matière grise ou l’élégance dans la mode.

Que signifie la couleur noire

Tout comme le blanc, il existe un débat ouvert sur le fait de savoir si le noir est réellement une couleur. Selon la psychologie des couleurs, le noir est très lié avec le monde de la nuit, le pouvoir et la mort. Il représente la négation, le mystère, le deuil, la haine, la cruauté, etc… Les gens associent les chats noirs avec la mal chance et personne ne souhaite avoir un jour noir. C’est la finalité, un coup de marteau lourd et violent.

Pourtant, le noir est une couleur élémentaire dans toutes les gardes robes et nous entour souvent de sa présence. Il est fonctionnel et très utile pour aller à une fête de nuit ou avoir l’air plus élégant pour une certaine occasion qui requière de la sobriété.

Psychologie des couleurs : que signifie le noir

Dans le livre Psychologie de la couleur : Effet et symboliques, de Eva Heller, la signification des couleurs est plus approfondie. Ce livre a été l’une des principales sources de cet article.

La signification des couleurs dans les différentes cultures

Des investigations sur la classification des couleurs ont été réalisée, afin de savoir si celle-ci est naturelle ou dépend de la société. Berlin et Kay, après avoir réalisé une analyse dans différentes cultures, ont affirmé qu’il y avait des tendances communes dans chacune d’elles dans la classification des couleurs. On pense qu’il y a six couleurs principales auxquelles s’ajoutent les autres couleurs. Il y a un consensus sur les couleurs principales, mais il existe des différences lorsqu’il s’agit de classer les autres couleurs.

Quant à la signification, dans notre société, il est mal vu de porter des couleurs vives à un enterrement, nous préférons les couleurs obscures comme le noir. Par contre, en Asie, le deuil est plus lié au blanc. Cette couleur est plus adaptée à leur idée de la réincarnation. Pourtant, il y a longtemps, cette couleur était utilisée pour les femmes, qui se couvraient d’énormes draps blancs.

En fait, dans notre propre culture les significations des couleurs ne sont pas immuables. Saviez-vous que l’on a commencé à habiller les petites filles en rose et les petits garçons en bleu autour des années 1920 ? Ces dernières années, cette coutume a été passablement critiquée. Au fil du temps, nous redéfinissons la signification des couleurs et en créant de nouvelles conventions qui seront peut-être un jour oubliées ou qui changeront selon les modes.

Les significations des couleurs varient même d’une personne à l’autre. Nous pouvons le percevoir d’une certaine manière ou d’une autre en fonction de la mode, de notre état émotionnel ou du moment que nous traversons dans notre vie. Par exemple, les préférences pour la couleur noire va en diminuant avec l’âge (sans compter l’enfance), car il acquiert de plus en plus de connotations négatives.

Nous ne voyons pas tous les couleurs de la même façon. Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a des personnes daltoniennes ou d’autres personnes qui distinguent les variations les plus faibles entre des couleurs pratiquement identiques. Il y a même des personnes qui souffrent de synesthésie, qui sont capables d’entendre les couleurs ! Cependant, cela n’implique pas que la psychologie des couleurs soit trop subjective et changeante. Si nous analysons correctement le contexte, celle-ci peut s’avérer très utile.

Psychologie des couleurs : ses applications

Les couleurs sont utilisées pour essayer de soigner des maladies, sont habituelles dans quasiment toutes les descriptions que nous faisons et on a beaucoup spéculé sur la relation entre couleur et personnalité. En fait, nous avons tendance à choisir des couleurs qui sont en accord avec notre état émotionnel et qui nous représentent mieux selon nous. Voici les principales applications professionnelles et quotidiennes de la psychologie des couleurs.

La signification des couleurs pour les créatifs

Il se peut que les premières professions qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on parle de couleur et de psychologie des couleurs soient les professions liées à la créativité. Designers (graphiques, de mode, d’intérieurs, de produits, etc…), artistes, publicitaires et autres occupations similaires nécessitent une bonne connaissance de ce qu’il se passe dans la tête des gens afin de capter leur attention et de communiquer avec elles. Les moyens de communication sont remplis d’exemples. Nous pouvons observer que les gammes de couleurs d’un programme d’informations sont passablement différentes de celles d’un programme pour enfants.

Sortir de la masse dans une société autant saturée d’images qu’est la notre est une mission très compliquée, mais grâce à la psychologie des couleurs il est possible d’atteindre plus facilement l’audience et de créer un impact émotionnel. Prédire les réactions du publique face aux couleurs est indispensable pour transmettre un message. Si vous souhaiteriez parler de prévention des accidents de la circulation, quelle couleur utiliseriez-vous ?

La signification des couleurs pour les entreprises

L’image corporative des entreprises est fondamentale. Si nous mentionnons la couleur rouge et une boisson rafraîchissante… pas besoin de plus d’indices. Afin de nous donner une sensation de cohérence et de bien se fixer dans notre mémoire, les marques condensent dans leur logo et dans tous les éléments visuels sa personnalité grâce aux différentes couleurs. Les couleurs sont essentielles dans les stratégies de marketing.

Imaginons le cas d’une chaîne de restaurants qui ne pense pas utile d’utiliser ses couleurs corporatives et qui a pour chaque locale une présentation différente, notre souvenir sera plus faible et désorganisé. En conséquence, nous perdons beaucoup d’opportunités de capter et de maintenir le client. L’image n’est pas tout, mais elle aide beaucoup dans ces cas-là. Et plus encore dans le marché actuel qui est très changeants et avec une grande concurrence.

Nous pouvons observer les changements de couleurs que les entreprises utilisent en fonctions des caractéristiques de leur publique et des tendances de la mode. Ce n’est pas une coïncidence que certaines marques changent leurs couleurs habituelles au vert, qui comme nous le savons est la couleur de ‘écologie par excellence.

Les couleurs ne sont pas seulement importantes pour l’image publique. Les employés peuvent augmenter leur bienêtre et leur productivité s’ils travaillent dans un lieu dans lequel ils se sentent à l’aise. Un espace fermé de couleur noir avec peu de lumière fait que les gens se sentent étouffés et souhaitent passer le moins de temps possible à leur poste de travail.

Par contre, si nous peignons les murs en blanc et que nous y ajoutons quelques touches de vert et de bleu, ainsi que d’autres couleurs plus chaudes (en respectant l’image de la marque), cela semblera certainement un lieu plus attrayant.

La signification des couleurs dans notre quotidien

Les couleurs affectent également nos prises de décisions les plus communes. Depuis notre naissance on nous demande quelle est notre couleur préférée et chacun d’entre nous a ses préférences personnelles. Presque tous les objets sont disponibles en plusieurs couleurs. Ainsi, si notre décision n’est pas trop importante (choisir une tasse), il est probable que nous penchions pour notre couleur préférée.

Cependant, il y a des situations dans lesquelles il nous faut prendre en compte plus de variables. Si nous allons acheter une voiture nous devons être sûr de ne pas nous tromper. Nous passerons beaucoup de temps avec notre voiture, et il se peut que nous aimerions en avoir une de couleur orange mais que cela finisse par nous ennuyer et que nous souhaitions la changer.

D’un autre côté, une voiture d’une couleur sombre, comme le noir ou le bleu foncé, peut être plus difficile à apercevoir de nuit. Par contre, une voiture blanche se sali très vite et peut-être que nous voulons quelque chose de plus fantaisiste. Ces dilemmes sont souvent résolus après avoir ruminer la décision suffisamment de temps, ou avec le conseil d’ami ou de proches.

Conseils utiles pour utiliser la psychologie des couleurs

1. Notre couleur favorite n’est pas toujours la plus adéquate

Il est probable que nous soyons passionnés par le violet, mais peut-être que nous ne nous sentirions pas à l’aise dans notre chambre si nous la peignons tout en violet. Cependant, c’est une couleur qui peut très bien se porter sur nos vêtements. Spécialement si on la combine avec d’autres couleurs comme l’orange. Réfléchissez bien à quelle est la fonction de l’objet ou de la pièce avant de lui choisir une couleur.

2. Le contexte est fondamental pour interpréter et choisir une couleur

Nous connaissons l’importance des variables culturelles et des circonstances de chaque situation lorsqu’il s’agit de choisir une couleur. Voir un candidat pour un poste d’avocat avec un costume vert fluo lors de son entretien d’embauche nous semblera illogique. Cependant, nous pouvons toujours essayer d’innover et expérimenter de nouvelles combinaisons de couleurs extravagantes et originales.

3. La clé consiste à savoir bien combiner les couleurs

Il se peut que nous devions envoyer une carte ou créer un poster et que nous ayons pris en compte tous les éléments de la psychologie des couleurs. Mais il y a plus d’aspects à prendre en compte, comme l’effet des couleurs lorsque nous les combinons. Par exemple, le brun accompagné par du doré, du jaune et de l’orange représente l’automne. Pourtant, si le brun est associé au gris et au noir, il se convertit en une couleur conservatrice et peu expressive.

4. Les couleurs doivent aussi être fonctionnelles

Qui n’a pas penser étant vêtu de blanc à toutes les taches possibles qui pourraient salir ses vêtements ? Il y a des couleurs plus résistantes que d’autres à la saleté, d’autres plus adéquates selon la température, certaines sont parfaites si nous souhaitons passer inaperçu, etc…

Par exemple, si nous souhaitons faire un poster ou écrire une carte, nous devons nous assuré que la couleur avec laquelle nous écrivons soit lisible. Même si nous aimons beaucoup écrire en rose sur un fond blanc, cela sera plus adéquat d’écrire en noir sur un fond jaune. En fait, il s’agit là de la combinaison la plus visible.

5. Utilisez les couleurs pour améliorer votre mémoire

Si vous souhaitez vous préparer pour un examen et vous ne savez pas comment vous rappeler de tous les éléments d’une liste difficile à apprendre, essayez de mettre en lien ces éléments avec une couleur. Les règles mnémotechniques nous aident dans notre apprentissage. De plus, si vous devez faire une présentation, vous pouvez également améliorer le souvenir de votre audience en utilisant des couleurs. Utilisez la psychologie des couleurs pour souligner les choses les plus importantes que vous devez dire et associé une signification à chaque couleur.

6. Soyez cohérents

Si vous avez une entreprise ou si vous souhaitez en ouvrir une, pesez bien à quelle image vous voulez transmettre. Lorsque vous aurez terminé cette analyse, évaluer ce que vous devez faire pour cela. Il est fondamental que tous les éléments de votre entreprise soient cohérents entre eux. L’aide un designer professionnel afin de vous conseiller sur le sujet peut être d’une grande aide en vue de faire connaître votre entreprise ou d’en ouvrir une avec succès.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, c’est votre tour, allez-vous analysé la signification des couleurs plus souvent ? Allez-vous mettre ces conseils en pratique ? Si vous souhaitez en savoir plus sur la psychologie des couleurs, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Types de leadership, traits de la personnalité leader et conseils pour diriger une équipe

Qu’est-ce qu’un leader ? Quels sont les traits de personnalités d’un leader ? Quels sont les principaux styles de leadership ? Comment faire pour bien diriger une équipe de travail ? Il y a des personnes comme Steve Jobs ou Nelson Mandela qui nous viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on parle de dirigent efficaces. Dans cet article, nous allons répondre à toutes ces questions et nous vous donnerons quelques conseils afin que vous puissiez devenir un ou une meilleur(e) leader !

Comment être un bon leader – Leadership

Définition du leadership, qu’est-ce qu’un leader ?

Nous connaissons tous certains leaders et nous les observons continuellement dans les médias. Peut-être que vous jouez vous-mêmes ce rôle de leader pour certaines personnes. Parfois il n’est pas nécessaire de dire quoi que ce soit pour que nous nous rendions compte que nous nous trouvons face à un ou une leader. Nous avons une idée générale des traits de personnalités qui sont ceux des leaders, et nous savons généralement les reconnaître.

“Leader” est un mot anglais, qui veut dire “qui dirige”. Un leader est une personne qui guide un certain nombre de personnes. Le leadership est un processus dynamique qui change continuellement. Les leaders n’exercent pas leur rôle par la force, mais doivent gagner leur position et se réinventer constamment.

En effet, on ne peut pas appeler leader une personne qui dirige une entreprise mais qui ne guide pas d’équipe de travail. Nous ne pouvons pas oublier que sans suiveurs, il n’y a pas de leader. Il est essentiel que ceux-ci soutiennent les décisions du leader afin que tout fonctionne pour le mieux et pour obtenir des résultats optimaux.

Les leaders ne se trouvent pas forcément dans les grandes entreprises multinationales et dans les postes importants des institutions publiques, il y a aussi des leaders dans des contextes plus proches et plus quotidiens comme dans les groupes d’amis, les communautés de voisins, les équipes sportives ou dans la famille. Tous ont leur importance. Sa bonne exécution est fondamentale afin d’atteindre les objectifs communs. Ainsi, les leaders sont essentiels au maintien de la satisfaction et du bien-être des personnes qui les entourent.

On peut trouver des leaders dans tous les domaines. Fondamentalement, il est nécessaire de savoir qui possède les qualités requises pour être un bon chef lorsqu’il faut sélectionner le personnel d’une entreprise. Une bonne élection peut nous permettre d’économiser beaucoup de temps, d’efforts et d’argent, tout en nous rendant les choses plus faciles. Qui n’a pas besoins d’un peu d’inspiration et d’orientation ?

Pouvez-vous vous imaginez la vie sans leaders ? Vous le désiré peut-être, à cause d’une mauvaise expérience avec un supérieur. Il est vrai que certaines personnes ne remplissent pas correctement leur rôle et leurs fonctions, rendant la vie de ses employés plus difficile. Mais il est tout à fait possible d’être un leader qui inspire les autres et qui facilite la vie des personnes qui travaillent avec lui. Dans cet article, nous allons nous intéresser aux qualités et aux traits de personnalité d’un bon leader.

Comment être un bon leader

Cette question concerne autant les suiveurs que les leaders. Nous souhaitons tous avoir de relations sociales agréables et qui ne nous provoque pas de mal de tête. Cependant, nous sommes tous différents et tout le monde ne peut pas être satisfait par les mêmes choses. Un bon leader doit être assertif, envisager les différents points de vue et les nécessités de son équipe afin d’obtenir le potentiel maximum de tout le monde.

Il existe certains traits de personnalité de leadership qui sont mises en valeurs dans toutes les cultures, comme la justice et les bonnes habiletés communicatives. Il existe également des caractéristiques que personne ne désir voir chez un leader, comme le manque de sensibilité, le mauvais caractère ou l’égoïsme. Personne ne souhaite avoir un chef désagréable et ronchon lui crier dessus jour après jour.

Toutefois, il y a des traits de personnalité de leader qui sont plus ou moins bien considérés en fonction de la société et de la culture dans laquelle nous nous trouvons. Par exemple, dans les cultures individualistes on apprécie beaucoup plus la compétitivité que dans les cultures collectivistes où il est préférable d’être un dirigent plus prudent. En fait, il peut exister des points de vue différents sur le sujet dans un même groupe de travailleur, car nous ne partageons pas tous la même idée du leader exemplaire.

Et pourtant, nous sommes tout de même d’accord que tout le monde souhaite être traité avec respect. Un bon leader doit être une personne compréhensive qui sache évaluer et comprendre les personnes qui le suivent, en plus de savoir comment bien faire son travail.

Traits de personnalité, qualités et caractéristiques d’un leader

Il existe un certain consensus sur les traits de personnalité d’un leader, que les gens décrivent comme prototypiques. Voici les principales qualités d’un bon leader :

  • Ils sont plus intelligents que la moyenne : il est compliqué de définir ce point, mais nous savons reconnaître les personnes qui nous surprennent par leurs facultés intellectuelles, comme leur capacité d’adaptation par exemple. C’est un processus qui est en constante redéfinition, et nous pouvons nous-mêmes être plus intelligent si nous le désirons.
  • Ils regorgent d’énergie : un leader qui à l’air fatigué (bien qu’il ait le droit de l’être) n’est pas vraiment convainquant. Il doit transmettre l’envie de s’engager dans le projet en cours et l’enthousiasme de le faire.
  • Ils sont motivés : cela n’est pas simple d’être un bon leader, de nombreuses heures de travail sont nécessaire, ainsi que de nombreux sacrifices. Seulement une personne extraordinairement motivée peut être à la hauteur de ce défi.
  • Ils ont confiance en eux-mêmes : il est impossible de diriger si nous ne croyons pas en nous-mêmes. Nous pouvons tous augmenter notre estime de nous-même, notre sécurité et apprendre à l’extériorisé. Cela peut demander passablement d’effort dans certains cas, mais cela en vaut vraiment la peine.
  •  Intelligence émotionnelle : cette qualité est indispensable pour tout le monde, dans n’importe quel environnement. Elle permet de faciliter les relations interpersonnelles et d’obtenir des résultats exceptionnels. Ne vous en faites pas si parfois vous avez de la peine à entrer en relation avec les autres, car il est possible d’améliorer votre intelligence émotionnelle.
  • Ils se démarquent par leur travail : ils se chargent de trouver toutes les informations nécessaires, d’atteindre leurs objectifs et sont vraiment très efficaces.
  • Ils sont charismatiques : leur personnalité ne passe pas inaperçue. Ils se convertissent en référents et obtiennent le meilleur de leurs suiveurs.
  • Ils sont créatifs : ils cherchent toujours de nouvelles manières d’améliorer leur communication. Ils racontent des histoires qui touchent le publique à un niveau émotionnel, font souvent des propositions insolites, découvrent des formes d’impressionner leurs interlocuteurs, etc…
  • Ils sont inspirants : ils ne sont pas uniquement créatifs, mais ils arrivent également à faire que les autres génèrent de nouvelles idées et qu’ils ne perdent pas l’envie de le faire.
  • Ils se préoccupent pour leurs suiveurs : sans une conduite éthique et une responsabilité sociale constante, n’importe quel progrès serait insignifiant.

Styles et types de leadership

Voici la classification et la description des différents comportements qu’adoptent les leaders. Ces comportements sont également liés aux réactions de leurs subordonnés. Nous allons nous centrer sur le champ professionnel, mais ces styles sont extrapolables aux autres domaines, comme dans les groupes d’amis par exemple.

1. Leadership laissez-faire

Il est caractérisé par une certaine anarchie. Les dirigeants ne prennent pas de décisions et laissent leurs suiveurs interagirent sans contraintes.

Avantages du leadership du type laissez-faire :

  • Diminue les sentiments d’oppression. L’absence d’une évaluation constante facilite la liberté d’expression et la participation.
  • Les tâches sont plus déléguées entre les travailleurs. De cette manière, les employés peuvent entreprendre de nouveaux défis et de nouvelles opportunités afin de grimper les échelons de l’entreprise.

Désavantages du leadership du type laissez-faire :

  • Les problèmes ne sont pas perçus. Sans une supervision efficace, il est très facile que des erreurs soient commises sans que personnes ne s’en rende compte. Il est difficile qu’un processus complexe fonctionne correctement sans quelqu’un qui peut avoir une vision globale et diriger.
  • Les suiveurs sont démotivés. Il est compliqué de travailler sans avoir des objectifs clairs et sans recevoir de feedback. La productivité diminue.

2. Leadership autocratique

Le leader commande et sa position de supériorité est claire pour tout le monde. Il est chargé de dicter tous ce qui affecte à ses subordonnés.

Avantages du leadership du type autocratique :

  • Cela peut éviter les malentendus. Dans certaines occasions, l’équipe peut être désorientée et a besoin d’une référence claire. Si une personne a le contrôle et distribue clairement les fonctions de chacun, il est probable que les erreurs diminuent.
  • Augmente la supervision des employés. Il y a des gens qui ont besoin d’un peu de pression pour fonctionner, et ce style de leadership peut les aider à donner de meilleurs résultats.

Désavantages du leadership du type autocratique :

  • Plus de conflits entre les membres surviennent. La tension générée par une faible marge de manœuvre et la sensation pression fait que les gens se sentent menacés, ce qui peut provoquer des conflits.
  • Les personnes sont moins enclines à collaborer entre elles. Il existe une faible participation en général. Un climat de peu de confiance est généré, ce qui empêche le groupe de se sentir à l’aise.

3. Leadership démocratique

Le leader se présente comme égal à ses suiveurs. Cela consiste en laisser tout les membres de ‘équipe participer aux prises de décisions.

Avantages du leadership du type démocratique :

  • La liberté augmente la créativité du groupe. La collaboration de tous permet que de nouvelles associations d’idées surgissent et créer de nouvelles possibilités.
  • Les personnes sont plus compromises pour atteindre les objectifs du groupe. Une augmentation de l’implication dans la prise de décision entraîne une augmentation dans l’implication des employés pour atteindre les buts fixés.

Désavantages du leadership du type démocratique :

  • Différentes complications surgissent. Ce processus peut durer plus longtemps que prévu. Il est compliqué de contenter tout le monde et des conflits d’intérêts peuvent surgirent et créer des désaccords.
  • Des erreurs se produisent. Il est possible que le groupe ne sache pas ce qui est le mieux pour l’équipe. Il y a des personnes qui participent avec désintérêts ou qui le font d’une manière inadéquate.

4. Leadership transactionnel

Ce style est fondé sur l’échange de récompenses entre le leader et ses subordonnés. Le leader adopte un rôle actif lorsqu’il s’agit de proposer de nouvelles démarches et d’évaluer l’efficacité de son équipe.

Avantages du leadership du type transactionnel :

  • Augmentation de la motivation des travailleurs. Qui n’apprécie pas un bon encouragement de temps en temps ?
  • Les résultats sont obtenus rapidement. Les employés font du mieux qu’ils peuvent afin d’obtenir les récompenses et d’éviter les sanctions. De plus, cela met en évidence qui sont les employés les plus efficaces et ceux qui ont en rendement inadéquat.

Désavantages du leadership du type transactionnel :

  • Il est éphémère. Si la seule motivation des employés sont les récompenses, il se peut que ceux-ci ne fassent que le strict minimum pour les obtenir.
  • La recherche de nouvelles solutions est réduite. Il se peut que les gens ne se concentrent que sur les objectifs fixés et cessent d’apprécier le processus, oubliant parfois les solutions les plus efficaces.

5. Leadership transformationnel

Le leader va plus loin, et il inspire toute l’équipe. C’est un modèle à suivre et transforme n’importe quelle personne qui est amenée à travailler à ses côtés- Il créé une véritable conscience de groupe en augmentant la cohésion entre ses membres et en les convertissant en une famille unie.

Avantages du leadership du type transformationnel :

  • Augmente les valeurs du groupe. Des comportements altruistes, responsables et proactifs sont développé parmi les membres du groupe. Cela permet également une augmentation de l’estime de soi et de la confiance entre collègues.
  • Des résultats extraordinaires sont obtenus. La communication est améliorée, la productivité augmente et tout le monde souhaitera que le travail soit excellent.

Désavantages du leadership du type transformationnel :

  • Il est vraiment compliqué. Uniquement une personne charismatique impliquée au maximum peut réussir à utiliser ce type de leadership.
  • Il est parfois nécessaire d’avoir un plus grand contrôle. Ce type de leadership peut être utopique dans les situations dans lesquelles la discipline doit prédominer en vue d’obtenir des résultats immédiats.

6. Leadership situationnel

Dans ce type de leadership, les méthodes et les traits de personnalité du leader, ainsi que ses fonctions, varient passablement.

Avantages du leadership du type situationnel :

  • Il est adéquat dans les situations incertaines. Lorsqu’un groupe fait face à une situation nouvelle, la flexibilité est primordiale.
  • Cela permet de tirer le meilleur de l’équipe. La plasticité de ce style de leadership s’ajuste aux différents contextes et aux différentes habiletés des employés

Désavantages du leadership du type situationnel :

  • Cela peut être déconcertant pour les employés. Certains travailleurs ont des difficultés pour s’adapter aux nombreux changements.
  • Un grand contrôle peut s’avérer désagréable pour certaines personnes. Il est possible que certains travailleurs se sentent “étouffés” s’ils sont soumis à un contrôle trop strict de la part de leur supérieur.

Théories de leadership : évolution de l’étude des traits de personnalité d’un leader

Le leadership a été reflété dans des manifestations artistiques tel que la littérature au court de l’histoire. De nos jours, nous voyons des leaders prendre des décisions qui affectent le monde entier dans les journaux télévisés, nous sommes en relation avec d’autres leaders au bureau et nous essayons d’éduquer les futurs dirigeants. Des professionnels de différentes disciplines s’intéressent aux leaders et à leurs traits de personnalité. Il est important de continuer ces investigations afin d’avoir des leaders toujours plus efficaces.

La psychologie sociale commença à s’intéresser aux traits de personnalités des leaders au début du 20ème siècle. Il existe de nombreux modèle sur le leadership qui coexistent, mais selon Bryman (1992) son étude s’est effectuée en quatre étapes.

1. Approche de trait de personnalité : seulement quelques personnes naissent avec les capacités d’être des leaders. Cependant, de nos jours nous pensons que les personnes peuvent développer et améliorer leurs habiletés.

2. Styles de leadership : description des différents schémas de comportement des leaders et comment leurs suiveurs réagissent. Nous avons approfondi dans ce sens dans le chapitre précédent.

3. Modèles de la contingence : investigations du contexte dans lequel se développe le leadership. Il n’y a pas que ce que le leader fait qui importe, ses actions interagissent avec les différentes situations.

4. Approximation du nouveau leadership : cette approche souligne le charisme du leader et sa perspective. Des concepts tel que “le leadership transactionnel” et “le leadership transformationnel” surgissent alors.

D’un autre côté la relation entre leadership et genre a donné place à un débat passionné. Beaucoup d’investigations ont été effectuées afin de permettre aux femmes de revendiqué une plus grande présence dans les postes élevés. Les stéréotypes, qui sont trop souvent renforcer par les médias, rendent l’association entre femmes et traits de personnalité leader difficile. Ce sujet de controverse continuera de générer des débats pendant les prochaines années.

Les nouvelles technologies commencent à être clés en vue d’approfondir encore plus les phénomènes psychosociaux comme celui-ci. Par exemple, les grandes découvertes en neuroscience nous permettent d’explorer le neuroleadership, qui étudie ce processus grâce aux techniques de neuroimages. Notre cerveau nous donne des pistes pour diriger une équipe d’une manière plus efficace et plus avantageuse.

Conseils pour devenir un meilleur leader

1. Adaptez-vous à votre groupe

Il est important de souligner qu’il y a différents types de groupes et un nombre infini de contextes distincts. Ainsi, il est indispensable de connaître parfaitement les personnes que nous souhaitons diriger et que nous nous adaptions à elles. Si nous n’adoptons pas une attitude flexible et compréhensive, il est fort probable que nous n’y parvenions pas.

2. Restez ouvert aux nouvelles alternatives

Le leadership doit être renouvelé continuellement. Une position favorable peut faire que nous restions bloqués dans notre zone de confort et que nous soyons moins attentifs aux nouvelles possibilités. N’oubliez pas d’innover, et vous serez certainement surpris de résultats si fabuleux et inespérés.

3. Écoutez vos collègues

Même la personne de laquelle nous en attendons le moins peut parfois avoir une idée qui nous permettra d’atteindre nos objectifs plus facilement. Laissons les préjugés de côté. Demandez aux personnes qui travaillent pour vous leurs points de vue, essayez de savoir comment ils se sentent et quel est leur opinion sincère. Utilisez l’écoute active. Parmi les traits de personnalité d’un leader, l’intelligence émotionnelle est indispensable.

4. Ne cessez jamais d’améliorer vos habiletés de communication

Nous souhaitons tous nous sentir compétents et être félicités. Parfois, nos interlocuteurs ne sont pas très disposés à nous écouter (par paresse, fatigue, manque d’intérêt, etc…), mais nous pouvons y remédier. Ne cessez pas d’améliorer vos habiletés sociales. Améliorer votre langage corporel et votre expression verbale, préparez votre discours et ayez confiance en vous. Nous vivons dans une période d’images. Appuyez-vous de supports visuels, vous arriverez certainement à capter plus facilement l’attention des autres.

5. Déléguez lorsque cela est nécessaire

Parfois, nous oublions que nous sommes de simples êtres humains et que nous avons nos limites. Nous devons reconnaître lorsque nous n’avons pas suffisamment de temps pour remplir toutes les tâches à notre charge ou lorsque quelque chose dépasse nos compétences. La confiance envers les autres est essentielle pour un bon leader. De plus, vos subordonnés seront enchantés de voir que vous leur accorder votre confiance.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Si vous souhaitez en savoir plus sur le leadership, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions sur plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Difficultés d’apprentissage (DA) “la torture d’apprendre”

Votre enfant a-t-il des difficultés pour lire, pour les mathématiques, pour écrire, pour être attentif ou dans sa coordination ? Peut-être que ces problèmes sont dus à une difficulté d’apprentissage. Dans cet article, Ana Muñoz, psychologue, nous explique ce que sont les difficultés d’apprentissage, quels sont leurs symptômes et comment les identifier. Découvrez les types de difficultés d’apprentissage les plus communes et comment travailler sur celles-ci en famille. 

Les difficultés d’apprentissage peuvent se présenter sous différentes formes : problèmes au moment de prononcer les mots, d’appeler les choses par leur nom, difficulté pour apprendre les lettres et lire, difficulté pour écrire, calligraphie difficile à lire, problème avec les numéros, difficulté à calculer, avoir de la peine à suivre les instructions qui sont données, etc…

Le moment d’apprendre à lire est arrivé ! Difficultés d’apprentissage

Que sont les difficultés d’apprentissage ? Définition du problème

Les difficultés d’apprentissage (DA) est un terme générique que nous utilisons pour faire référence à un groupe assez hétérogène de troubles qui affectent l’apprentissage, et qui se manifestent par des difficultés importantes lorsqu’il s’agit de parler, de lire, de raisonner, d’écrire, de comprendre les mathématiques et l’arithmétique. Ces troubles sont inhérents à la personne, dus à un dysfonctionnement structurel dans le système nerveux de l’individu. Ainsi qu’il est fréquent que les difficultés d’apprentissage accompagnent la personne tout au long de sa vie.

La base des difficultés d’apprentissage se trouve souvent dans les processus psychologiques basiques comme l’attention, la mémoire, la perception, le langage, la capacité d’autorégulation des processus mentaux, tout comme les facteurs émotionnels et motivationnels, Les difficultés d’apprentissage sont souvent remarquées lors des premiers stades du développement (enfance ou adolescence), car il existe alors une acquisition et un développement inadéquat des habiletés importantes et essentielles à l’apprentissage scolaire. À quoi faisons-nous référence ?

Voyons le cas suivant : un enfant a des difficultés pour exprimer ses idées, il a de la peine à garder le fil de ce qu’il raconte, il organise mal ses discours et il est parfois difficile de le comprendre. De plus, il est possible qu’il ne sache pas non plus comment se comporter ou comment jouer avec ses camarades. Souvent, ne sachant pas comment interagir avec les autres, cet enfant a un comportement agressif. Il se peut qu’il tombe fréquemment et qu’il ne possède pas de bonnes habiletés de mouvement. Selon certaines personnes de son entourage, il s’agit d’un enfant “un peu lent”, “qui a besoin d’améliorer sa psychomotricité”, “qui est un peu perdu”, “qui est mou”, “qui est immature”…


“Jean est un enfant de 6 ans qui a de la peine à reconnaître les lettres et à écrire correctement les mots. Il inverse l’ordre des lettres, son rythme est très lent et il oublie facilement ce qu’il apprend. Même si Jean parvient à passer les années dans son école, il continuera à avoir des difficultés pour lire, pour écrire et pour les autres branches.”


Le concept de Difficultés d’Apprentissage (DA) a évolué au cours de l’histoire et a été influencé par le contexte socio-politique et éducatif du moment ainsi que par la discipline dominante du moment, comme la médecine ou la psychologie. Ainsi, l’étude des difficultés d’apprentissage et les préoccupations sur celles-ci n’ont pas toujours été présentes. Par le passé, ce type de difficulté était même inconnu ou alors on leur donnait peu d’importance croyant que cela n’influencerait pas la personne tout au long de sa vie quotidiennement.

Les difficultés d’apprentissage sont un ensemble de troubles que l’on confond souvent entre eux. Cela est dû à un manque de définition claire ainsi qu’aux ressemblances entre les différents troubles et aux différences entre les personnes entre-elles. Les difficultés d’apprentissage peuvent apparaître dans de nombreux groupes de personnes différentes, peuvent être causées par des facteurs parfois indétectables, multiples et variés. Cela implique de grandes difficultés lorsqu’il s’agit de détecter, de diagnostiquer et d’intervenir.

Apprendre à lire est une activité qui requière beaucoup de temps et d’efforts, et il est important de prendre cela en compte. L’acquisition de la lecture et de l’écriture sont essentielles dans le développement du langage, car il ne s’agit pas seulement d’apprendre à lire ou à écrire, mais il s’agit d’apprendre à communiquer par écrit et à comprendre les communications écrites. Ces deux modalités sont reflétées dans les deux aspects du langage, le compréhensif (capacité de compréhension du langage parlé et écrit) et le productif (capacité à s’exprimer de forme oral ou écrite). Bien que le langage oral et écrit partagent des caractéristiques communes, le langage écrit présente plus de difficultés.

Dans le processus évolutif, les rythmes d’apprentissage sont différents pour chaque enfant. Il est très important de les stimuler afin de les pousser à apprendre de nouvelles capacités, mais il ne faut pas non plus les forcer dans leur développement si l’enfant n’est pas encore prêt. Si le rythme de l’enfant est lent, plus il avancera dans son développement évolutif, plus il rencontrera de difficultés. De plus, la maturation peut être plus lente et l’enfant ne sera pas au même niveau que ses camarades. Maintenant, pensons la chose suivante : comment se sent cet enfant avec ses compagnons de classes, avec sa famille et surtout, comment se sent-il avec lui-même ?

 

Difficultés d’apprentissage selon l’âge

Symptômes des difficultés d’apprentissage, comment pouvez-vous les identifier ?

Pour tout cela il est nécessaire de détecter le plus vite possible ces difficultés d’apprentissage, afin de pouvoir intervenir et réduire la gravité de celles-ci et leurs futures conséquences. Cette détection est la responsabilité des personnes qui entourent l’enfant : les parents et la famille proche, les enseignants, les éducateurs, etc… Le travail en équipe et la coordination facilitera le processus de détection. C’est pour cela qu’il faut être attentif aux différents symptômes qui nous avisent des possibles difficultés rencontrées par l’enfant.

Selon l’âge de l’enfant, voici les difficultés d’apprentissage :

1 – Enfants entre 2 et 4 ans :

Certains signes précoces d’un trouble de l’apprentissage peuvent être :

  • Hyperactivité : ne pas arrêter de bouger, d’aller d’un côté à l’autre sans arrêt, se lever continuellement de son siège.
  • Difficultés d’attention : ne nous regarde pas lorsque nous leur parlons, ne suivent pas les instructions, sont facilement distraits, abandonne rapidement leurs tâches sans les terminer.
  • Difficultés de compréhension : pour comprendre ce que nous leur disons, changent de sujet ou nous interrompent constamment.
  • Difficultés pour exprimer leurs idées et pour communiquer.
  • Problèmes pour apprendre de nouveaux concepts, comme des formes ou des numéros…
  • Problèmes de comportements : comme embêter ou frapper les autres enfants, ou des comportements pour attirer l’attention comme crier, pleurer ou casser des choses.
  • Difficultés sociales : moins autonomes, nécessitent la présence d’un adulte et préfèrent souvent jouer avec des enfants plus petits qu’eux.
  • Dans le développement moteur : manque de coordination générale, ils s’encoublent facilement, difficultés pour le coloriage, le coupage ou le collage.

2 – Enfants entre 5 et 6 ans :

Cet âge suppose l’apprentissage formel de la lecture, de l’écriture et du calcul. Cela peut être un processus compliqué pour eux, spécialement si l’enfant souffre de dyslexie : ils ne progressent pas dans leur relation avec leurs camarades et des sentiments d’infériorité commencent à surgir, tout comme un manque de motivation, un manque d’intérêt et des échecs. Leurs difficultés d’apprentissage apparaissent dans des sujets concrets. De plus, leur capacité intellectuelle est souvent dans les normes. Que se passerait-il avec l’exemple de Jean ? Les parents commencent à se préoccuper pour les difficultés que présente Jean, mais ça n’est pas facile d’assumer que l’on dise que son enfant est “lent” ou “un mauvais élève”. Que pouvons-nous observer ?

  • Présence d’erreurs lors de la lecture ou de l’écriture, confondre les lettres, les changer de position, etc…
  • Difficultés pour apprendre le calcul, même les calculs simples, par manque d’ordre dans les séquences de numéros ainsi qu’à cause de problèmes pour apprendre les séquences temporelles.
  • Difficultés pour se rappeler l’information apprise, problèmes d’attention, de motivation et de comportement.

3 – Enfants de 7 ans et plus :

À cet âge, les enfants apprennent à lire et à écrire bien, il faut alors être plus vigilent. Nous pouvons observer :

  • Lecture inefficace : confondre les lettres, lire lentement et avec un rythme saccadé, faire beaucoup d’erreurs, changer des mots.
  • Difficultés dans l’expression écrite au moment de faire des rédactions et de comprendre un texte afin de répondre à des questions sur celui-ci.
  • De plus, ils ne comprennent pas les énoncés de mathématiques, et ne peuvent donc pas réaliser l’exercice correctement.
  • Enfin, il existe la présence de facteurs comme l’anxiété, les blocages, le rejet scolaire ou une basse estime de soi qui peuvent être très importants.

4 – Adolescence :

Normalement à cet âge les difficultés d’apprentissage ont déjà été observées. Mais que peut-il se produire si celles-ci n’ont pas été détectées ou si aucune action n’est mise en place à ce propos :

  • Les erreurs de lecture, d’écriture ou de calculs vont continuer.
  • La capacité à préparer un examen, à organiser des tâches et à planifier sera très basse.
  • Niveau de rendement scolaire bas.
  • Les facteurs émotionnels comme l’anxiété continuent d’apparaître.

Comme nous avons pu observer, les difficultés d’apprentissage n’ont rien à voir avec des problèmes de vision, ni avec des problèmes d’audition, de différences culturelles, d’un manque d’opportunités éducatives, de changements fréquents d’école ou d’une basse capacité intellectuelle.

Après avoir connu les différents symptômes que nous pouvons détecter chez les enfants, l’étape suivante est la responsabilité des parents. Ils sont la figure de référence de leurs enfants, et il est essentiel qu’ils soient de bons observateurs et qu’ils prêtent une grande attention ainsi qu’un soutien inconditionnel à leurs enfants. Ainsi, lorsqu’ils détectent des difficultés, il leur faudra faire appel à un professionnel dans le domaine (psychologue, pédagogue, conseillé d’orientation…). Ces professionnels pourront évaluer et traiter les problèmes d’apprentissage de l’enfant grâce à un intervention psychopédagogique.

Il faut commencer par accepter ces difficultés, écouter les émotions et les sensations propres à l’apprentissage. Ceux-ci nous permettront de comprendre d’une manière différente et d’apprendre d’une autre façon, et notre impulsion sera essentiel pour commencer ce processus. Que se passe-t-il lorsque cela suppose une torture pour l’enfant d’apprendre quelque chose à cause de toutes ces difficultés et parce que les gens autour d’eux les qualifie de “lent”, “stupide” et “d’imbécile” ?

Types de difficultés d’apprentissage.

Pour continuer d’approfondir sur les difficultés d’apprentissage, nous devons savoir que celles-ci peuvent être abordées depuis de nombreux domaines différents, comme la médecine, l’éducation, la socio-économie, etc… Dans chacun de ces domaines, l’approche est différente suivant leur intérêt. Qu’est-ce que cela signifie ? Dans ce chapitre nous allons vous donner les définitions et les types de difficultés d’apprentissage qui existent.

Les difficultés d’apprentissage sont équivalentes aux nécessités éducatives spéciales, dont l’objectif est de réunir toutes les catégories traditionnelles de l’éducation spécialisée et d’éliminer toutes les étiquettes négatives que l’on colle sur les enfants et sur leurs problèmes.

Les difficultés d’apprentissage intègrent cinq groupes différents, ordonnés du moins grave au plus grave, du moins handicapant au plus handicapant et du moins chronique au plus chronique.

1) Les problèmes scolaires (PS) sont le groupe le moins grave, qui ne se prolonge pas dans le temps et qui n’est pas forcément nécessaire de traiter par une intervention spécialisée, mais souvent juste avec un simple suivit éducatif. Ce sont probablement les plus commues de difficultés d’apprentissage. Elles sont souvent résolues avec facilité, parfois même de manière spontanée. Il s’agit d’élèves avec un rendement académique faible ou moyen-bas, bien qu’ils aient des capacités intellectuelles suffisantes pour obtenir de meilleurs résultats. Ils étudient peu et ont de mauvaises habitudes, ils lisent bien même s’ils ne comprennent pas toujours ce qu’ils lisent et écrivent d’une manière assez pauvre. Ils ont des difficultés et rejettent les contenus de certain cours ponctuels, comme les mathématiques ou les langues, bien qu’ils ne rencontrent pas de problèmes dans les autres branches.

Ces problèmes d’apprentissage se déclarent souvent avant l’adolescence, ou pendant l’adolescence. Son apparition est liée avec des schémas inadéquat d’éducation familiaux. Les élèves avec des problèmes scolaires manquent les cours car ils n’ont pas la motivation qui leur permet d’obtenir ce qu’ils souhaitent et d’atteindre leurs buts, ils ne montrent pas d’intérêts et leurs expectatives sur leurs capacités sont plutôt basses.

La principale conséquence des problèmes scolaires est un rendement académique en dessous de la moyenne et des capacités de l’élève. Si on ne fait rien pour solutionner ces problèmes, les conséquences peuvent être plus graves. L’orientation de l’élève de la part de son professeur est très importante.

2) Le faible rendement scolaire (FRS) est un problème de gravité moyenne du quel on peut récupérer si on traite adéquatement les nécessités éducatives scolaires et familiales. Lorsque nous parlons d’un faible rendement scolaire, il s’agit des élèves qui ont des difficultés dans toutes les branches qu’ils étudient, avec d’importants oublis d’apprentissage, un manque de travail, un manque de motivation, qui ne démontrent pas d’intérêt pour leurs cours et embêtent souvent leurs camarades de classe. Cela se traduit par une inadaptation scolaire, car leurs comportements sont perturbateurs et basés sur la désobéissance, la non-présence aux cours et l’indiscipline. Cela suppose un groupe d’altérations dans les processus d’enseignement et d’apprentissage ce qui fait que l’élève aura un rendement au-dessous de ses capacités. En plus, ces élèves présentent des difficultés dans les processus basiques de l’apprentissage comme la compréhension et l’expression du langage. Ils ont également des difficultés pour organiser, élaborer et transférer les informations.

Ces difficultés peuvent apparaître tout au long de la vie scolaire de l’enfant, Bien qu’elles apparaissent plus fréquemment pendant l’adolescence ce qui résulte en un rendement académique en dessous des capacités réelles des l’élèves, et celui-ci peut accumuler entre deux en quatre ans de retard sur le programme scolaire. Plus l’élève est âgé, plus le retard sera important et peut même devenir irrécupérable, ce qui se terminera en échec scolaire.

La cause des problèmes de faible rendement scolaire sont souvent liées aux facteurs de l’environnement familiale, scolaire et/ou social. Des schémas éducatifs familiales inadéquats comme un désintérêt de la part des parents, un manque de responsabilité et une faible disponibilité pour aider l’élèves à remplir ses tâches scolaires. Les relations avec les autres élèves influencent également le rendement académique, tout comme la condition sociale de l’environnement global.

Le pronostic de ces difficultés est bon, car celles-ci sont normalement récupérables, parfois même sans intervention d’un psychopédagogue. La majorité des cas doivent être traiter avec des attentions spéciales et de adaptations individualisées et significatives. C’est pourquoi il est très important de détecter ces difficultés d’apprentissage le plus vite possible et de réaliser une évaluation chez un professionnel spécialisé dans le domaine.

3) Les difficultés spécifiques d’apprentissage (DSA) sont présentent dès les premières étapes du développement de l’enfant, détériorant les méthodes normales d’apprentissage. Il s’agit des difficultés que les élèves peuvent avoir pour apprendre à lire, à écrire et à utiliser les mathématiques. Elles peuvent apparaître à n’importe quel moment de la vie, bien qu’elles apparaissent généralement avant l’adolescence, plus spécifiquement pendant l’éducation primaire, même s’il existe des cas dans lesquels ces difficultés sont apparus à l’âge adulte.

Leurs causes ne sont pas connues, bien que l’on mette en avant les facteurs biologiques associés aux opportunités d’apprentissage et d’enseignement.

Ces difficultés d’apprentissage sont d’une gravité modérément élevée, et il est donc nécessaire de faire appel à un professionnel afin qu’il pratique une intervention spécialisée et prolongée. Si l’on détecte ces difficultés au début de leur apparition, elles peuvent être traitée en quelques années, bien qu’il s’avère parfois plus difficile et plus long à solutionner.

Les difficultés spécifiques d’apprentissage n’ont pas toujours la même gravité et n’apparaissent pas forcément dans les mêmes conditions familiales, environnementales ou scolaires, et son pronostic peut donc être très variable. Les élèves qui ont des difficultés spécifiques d’apprentissage peuvent développer les capacités nécessaires pour terminer leur enseignement et leur scolarité obligatoire. Par contre, si l’intervention est réalisée après les huit ans, le retard scolaire sera toujours plus grand et les possibilités de rémission toujours plus faibles.

Padget (1998) différencie trois types de difficultés d’apprentissage. Celles-ci ont une répercussion importante sur les pratiques éducatives car elles distinguent les différentes capacités de la lecture, de l’écriture et des mathématiques :

  • Difficultés de lecture, faible rendement dans la précision, la rapidité et la compréhension de la lecture. Afin de travailler la rapidité de lecture et la fluidité verbale, on peut utiliser “Le jeu de l’attention de Ed. Lebon, García-Sánchez, C.& Estévez-González”. Parmi les activités ludiques à utiliser pour la compréhension de la lecture on trouve la recherche de mots dans le dictionnaire, les synonymes et antonymes, changer le genre et le nombre ou encore réaliser des dessins à propos du texte.
  • Difficultés pour le calcul. Différentes habiletés peuvent être affectées, en incluant la linguistique, la perspective, l’habileté d’attention et les habiletés de mathématiques de bases. Les tâches qui favorisent la compréhension du problème sont l’estimation du résultat, l’estimation des données manquantes, la sélection des données nécessaires, le choix des opérations et la recherche de toutes les solutions possibles.
  • Difficultés dans l’expression écrite. On observe une difficulté de l’individu pour composer un texte écrit, ce qui se manifeste par des erreurs grammaticales ou de ponctuation dans l’élaboration des phrases, par une organisation des paragraphes pauvre et par de nombreuses erreurs d’orthographe. Différents jeux peuvent être utilisés pour traiter ce problème, comme les mots-fléchés, les mots-croisés, etc…

4) Le trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) est une difficulté qui est due à des facteurs personnels d’un caractère grave qui sont combinés avec des réponses inadéquates à l’environnement. Cela fait référence à un groupe de troubles scolaires et non-scolaires, basé sur des difficultés significatives d’apprentissage et d’adaptation familiale, scolaire et sociale. Les personnes qui souffrent de TDAH ont tendance à agir avant de penser, même s’elles peuvent compter sur une intelligence dans les normes. Elles ne laissent simplement pas le temps aux processus de penser avant de répondre à une stimulation. Ainsi, elles sont les premières à répondre, suivant un modèle impulsif et irréfléchi. On les dit “étourdies” et qu’elles “ne vivent que dans le présent” sans donner d’importance aux objectifs futures. De plus elles changent d’activités rapidement et font preuve d’explosions émotionnelles.

Le TDAH est un sujet d’actualité, qui est parfois diagnostiqué avec légèreté, sans critères claires, à cause de la coïncidence de ses caractéristiques avec d’autres troubles. Il peut apparaître tout au long de la vie, mais survient généralement avant l’adolescence.

Ces difficultés sont dues à une altération neuropsychologique qui affecte l’attention, la mémoire de travail, la motivation, l’affection et le langage. Les élèves qui souffrent de TDAH sont incapables de contrôler leurs comportements, d’autoréguler leurs pensées et de limiter l’influence des stimulations extérieures. Ils ont des difficultés pour contrôler leur attention, spécialement la concentration sur une ou sur plusieurs stimulations à la fois.

Comme conséquence du TDAH, les enfants présentent des difficultés pour s’adapter à l’environnement scolaire, on un rendement académique en dessous de leur capacité et créés un déséquilibre dans le climat familiale et sociale dû à leur manque de contrôle. De plus ils peuvent se trouver en situation d’échec scolaire et en perte d’apprentissage

On distingue trois types de TDAH :

  • Prédominance du déficit de l’attention : difficultés pour réorienter son attention et la maintenir, difficultés pour réaliser des activités, pour prêter attention à deux activités à la fois, pour ignorer les détails, problèmes d’organisation, entre autres.
  • Prédominance hyperactivo-impulsive : difficultés pour contrôler le traitement de l’information, pour attendre son tour, en plus de signes d’hyperactivité comme se bouger sans arrêt, être continuellement en mouvement.
  • Type combiné : n’arrive pas à prêter attention, à se concentrer un long moment. Nerveux, sensible et tendu, désobéissant à la maison, fait les choses sans les penser, aime attirer l’attention, se fâche facilement et peut être tricheur ou menteur. Cri souvent, a des crises de colère ou de pleurs, parle trop et préfère jouer avec des enfants plus petits.

Le TDAH ne se soigne pas spontanément, mais nécessite être traité. Il est vrai qu’à l’adolescence, les symptômes diminuent significativement, mais il ces derniers ne disparaissent pas complétement. Ainsi, le diagnostic de TDAH est également fréquent chez les personnes adultes. Comme nous l’avons déjà dit pour les autres difficultés d’apprentissage, l’essentiel est de le détecter et de le traiter le plus tôt possible.

5) Pour finir, il y a l’incapacité intellectuel limite (IIL). Il s’agit d’un retard dans le développement grave et chronique, c’est à dire que même si l’on peut améliorer la situation, ce trouble ne peut pas être complètement soigné. Ce sont des difficultés importantes dans l’apprentissage scolaire. Les personnes qui en souffrent arrive souvent à devenir indépendantes et à s’occuper d’elles-mêmes, bien que leur rythme de développement soit plus lent que la normale.

Sa cause principale est une altération neurologique qui provoque un retard et une altération de l’attention, du raisonnement, en plus d’un coefficient intellectuel bas (entre 70 et 85). Les individus qui souffrent de ce trouble sont facilement distrait et ont une faible capacité d’attention, en plus d’autres difficultés comme un manque d’autorégulation et de stratégies d’apprentissage. Ils ont des difficultés pour exprimer leurs sentiments, et peuvent parfois faire preuve de comportements agressifs. Ils peuvent également avoir des difficultés dans le développement du langage ainsi qu’un faible rendement académique.

Ce trouble peut apparaître à n’importer quel moment de la vie, bien qu’il se développe généralement pendant l’enfance. Son origine peut être attribuée aux conditions génétiques, aux problèmes pendant la grossesse ou pendant la naissance (anoxie : manque d’oxygène dans le sang) ou encore à d’autre problèmes de santé comme la méningite ou a malnutrition extrême.

Ce sont des enfants dont les progrès scolaires sont limités, mais leur intégration avec le reste des élèves et tout à fait possible, et même conseillée.

Avant de terminer, nous allons vous donner quelques recommandations d’intervention familiales et scolaires. Il est nécessaire de prendre en compte les adaptations culturelles individuelles (ACIs), ainsi que les stratégies amenée et entraînée par des professionnels.

Intervention sur les difficultés d’apprentissage

Intervention sur les difficultés d’apprentissage : la famille et l’école

Comment traiter les difficultés d’apprentissage dans le milieu familiale ?

Lorsque l’on informe à des parents que leur enfant présente des difficultés d’apprentissage, des doutes surgissent alors sur que faire dans cette situation et sur ce qui va arriver à leur enfant. C’est pour cela qu’il est très important qu’ils reçoivent une bonne orientation sur comment ils peuvent stimuler certains aspects dans le développement de leur enfant et à comprendre les possibilités réelles de leur enfant. Voici quelques conseils et recommandations qui seront d’une grande utilité pour les parent sou pour les éducateurs :

  • Pour commencer, il est important que les parents soient informés de ce qui est en train d’arriver à leur enfant, de leur donner des informations sur le diagnostic possible et d’expliquer la signification de ces difficultés d’apprentissage. Cela est d’une grande aide de donner aux parents une bibliographie et du matériel pour travailler avec leur enfant, des activités et des recommandations.
  • Essayez de comprendre la situation du point de vue de votre enfant, c’est à dire, soyez empathique avec lui. Il faut essayer d’identifier ses émotions et de l’accompagner sur le chemin qu’il doit parcourir. Soyez attentif à ses besoins et donnez de l’importance à ce que votre enfant exprime. En même temps, il vous faudra réprimer vos sentiments de frustration, de colère ou de peine face aux difficultés de votre enfant et à l’impossibilité de les aider afin de ne pas leur transmettre ces sentiments.
  • Ne forcez pas votre enfant à travailler plus, mais essayez de comprendre l’effort qu’il est en train de réaliser et donner lui le temps dont il a besoin.
  • Encourager son estime de lui-même en le félicitant pour les choses qu’il réalise, renforcez les activités qu’il fait et encouragez-le à continuer à travailler malgré les difficultés qu’il rencontre. Donnez-lui l’opportunité de faire des activités différentes comme peindre, faire du sport, monter à cheval, jouer de la guitare, etc… Tout le monde doit développer un sentiment de dominance et de force !
  • Essayez de ne pas focaliser les conversations sur les problèmes scolaires, mais les centrer sur d’autres thèmes qui vont un peu plus loin, comme ce qui leur a le plus plut en classe, son film favoris ou son/sa meilleur ami/e.
  • Trouvez le juste équilibre entre aide et encouragement à l’indépendance. Il est indispensable d’identifier les situations dans lesquelles il a besoin de votre aide, mais il ne faut pas oublier d’encourager l’indépendance et l’autonomie dès que possible. Par exemple, écoutez votre enfant lire quelques minutes chaque nuit avant de dormir, revoir les fautes d’orthographe, exercer la table de multiplication ou trouver des sujets pour le nouveau projet à l’école. Le rôle des parents doit être celui de guide, c’est à dire qu’il ne faut pas résoudre les problèmes pour lui, mais lui montrer des alternatives afin qu’il puisse prendre lui-même une décision et le laisser commettre certaines erreurs et les commenter afin qu’il apprenne.
  • Dans le cas de tâches de longue durée, il est important de déterminer si celles-ci peuvent être raccourcies, ou diviser en sous-tâches afin de pouvoir les réaliser en segments séparés. Choisissez le meilleur moment du jour pour réaliser la tâche, selon les caractéristiques de votre enfant. Évaluez les possibilités de faire des pauses toutes les 15 ou 20 minutes et donnez à votre enfant l’opportunité de jouer pour se changer les idées.
  • Lisez à votre enfant et faites-le lire pour vous. Il est important de bien connaître le niveau de lecture de votre enfant, afin de choisir avec lui les lectures qui correspondent à son niveau et d’éviter des frustrations. Vous pouvez également jouer avec le ton de votre voix et les intonations, cherchez les mots dans le dictionnaire ou alors les synonymes et les antonymes.
  • Aidez-le avec l’orthographe, en lui enseignant un ou deux mots par nuit et en révisant les mots des jours précédents. Faites-lui réciter une phrase en utilisant les mots appris. Les jeux de mots, comme les mots fléchés, les mots croisés, etc.. sont aussi très important, vous pouvez également utiliser du matériel comme des post-it afin de jouer avec les mots.
  • Face aux difficultés en mathématiques, aidez-le à comprendre le problèmes en utilisant du matériel concret, comme des lentilles, des pièces, des boutons, etc… Ne travaillez qu’un concept à la fois, par exemple ne passez pas à la table de multiplication de 3 avant qu’il n’ait bien compris celle de 2. Vous pouvez également travailler à la cuisine en faisant des desserts afin d’utiliser les mesures indiquées dans les recettes et ainsi renforcer ce concept.
  • Comme habiletés d’organisation, supervisez le rendement de votre enfant grâce à un agenda que vous et le professeur de votre enfant aurez révisé. Il est essentiel de maintenir une routine quotidienne et des horaires structurés.
  • Utilisez à la maison un tableau afin de rappeler à votre enfant ses horaires, ses tâches et toutes les activités qu’il va réaliser. Vous pouvez utiliser des aimants et le coller à la porte du frigo, développer une liste de choses à faire suivant un certain ordre, utiliser des casiers afin d’organiser et de séparer son matériel et de le retrouver plus facilement.

Tous ces conseils vous permettront de générer un sentiment agréable et de commodité pour votre enfant dans son apprentissage, en le combinant avec le jeu et d’autres activités gratifiantes pour lui.

Comment traiter les difficultés d’apprentissage à l’école ?

Au niveau scolaire, une bonne coordination avec l’école et avec les professeurs est fondamentale afin de déterminer la nécessité de mettre en place des aides et des adaptations particulières. Vous pouvez aussi évaluer la possibilité de changer d’établissement scolaire à un autre que vous pensez plus adapté aux nécessités de votre enfant.

Parmi les mesures qui peuvent être mises en place, on peut trouver :

  • Faire des cours plus pratiques, avec des instructions pas à pas et avec une assignation des tâches spéciales.
  • Diviser l’apprentissage en partie plus petites, dans un ordre logique et avec des objectifs clairs. Inclure à l’apprentissage une grande partie visuelle basée sur des graphiques, des dessins, etc… Cela peut s’avérer utile de noter le sujet étudié en classe au tableau noir ainsi que les sous-chapitres abordés afin qu’il puisse suivre l’ordre par écrit.
  • Utiliser des règles mnémotechniques, par exemple en lui rappelant la première initiale de chaque mot ou l’ordre des opérations en mathématiques.
  • Stimuler les enfants afin qu’ils utilisent tous leurs sens, et qu’il se rappelle ainsi mieux de ce qu’ils ont appris.
  • Répéter correctement ce que disent les enfants quand ils se trompent, mais ne pas leur dire “non, ce n’est pas vrai”. Par exemple, si un enfant dit “les chauves-souris sucent le sang” le professeur devra dire “il y a des chauves-souris qui sucent le sang et d’autres non”.
  • Lui poser des questions ouvertes d’une manière progressive et créer une histoire à partir des réponses qui ont été données. Par exemple : “qu’as-tu fait avant de dormir ?”, “je me suis laver les dents”, “et ensuite ?”, “j’ai lu un conte”, “avec qui as-tu lu en conte ?”, “avec maman”, “ah, donc avant de dormir tu t’es lavé les dents et tu as lu un conte avec maman”.
  • Réaliser différentes activités dans lesquelles l’enfant est encouragé à utiliser le langage pour décrire ce qu’il ressent, pour décrire son expérience, pour raconter des histoires ou faire des prédictions.
  • Donner le temps à l’enfant de s’exprimer, ne pas lui mettre la pression, l’aviser à l’avance que nous allons lui poser une question et ne pas lui faire ressentir qu’il ralentit le rythme de la classe. Ainsi il peut dédicacer plus de temps et d’efforts que ses compagnons qui n’ont pas les mêmes difficultés.
  • Afin que les enfants obtiennent une plus grande conscience des mouvements articulaires nécessaires à la prononciation, il faut les encourager à allonger les sons des syllabes et à observer la sensation dans leurs bouches et sur leurs lèvres.
  • Il faut faire attention à où l’enfant va s’asseoir en classe, près ou loin du professeur, le plus éloigné des distractions que peuvent être les fenêtres, les portes ou certains compagnons de classe. Il est important de réduire au maximum ces éléments de distraction, spécialement pour les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage et de ne mettre à leur disposition uniquement le matériel dont ils ont besoin pour la tâche du moment.
  • Donner des ordres simples, brefs et séquentiels. Par exemple : “Julie, sors ton livre de lecture et ta trousse”, “très bien”, “lorsque tu auras fini, appel-moi”. Il est également possible d’utiliser des panneaux avec des dessins qui indiquent quelle activité va être réalisée.
  • Maintenir un contact visuel avec l’enfant, afin qu’il fixe son attention sur ce que le professeur est en train de lui expliquer.

Conclusion et conséquences associées aux difficultés d’apprentissage

En ayant abordé d’une façon schématique et détaillée les difficultés d’apprentissage, nous avons développé également les conséquences qu’ont ces difficultés d’apprentissage. Les conséquences que nous avons vues sont :

  • Un faible rendement académique, rendant en dessous de ses capacités, ce qui peut aboutir en une situation d’échec scolaire pour l’élève.
  • Faible estime de soi. De plus, les enfants peuvent expérimenter différentes émotions dues à leurs difficultés d’apprentissage. L’enfant ne se sent pas valide et il a beau essayer il ne comprend pas ce qu’il se passe.
  • Baisse de la motivation et de l’effort fournit.
  • Problèmes de comportement, car du fait qu’il ne comprenne pas ce qu’il se passe et qu’ils ne veulent pas avoir l’air “bête” auprès de leurs camarades, ils peuvent agir d’une manière inattendue.
  • Répercussion sur son éducation et sur son processus d’apprentissage, en plus de ses relations avec les autres et dans ses activités de la vie quotidienne.

Quelles autres conséquences peuvent avoir des difficultés d’apprentissage ? Réfléchissons-y afin que vous puissiez accompagner votre enfant dans ce processus. Dans l’exemple de Jean, les difficultés d’apprentissage dont il souffre sont évaluées à l’école. Il est ainsi déterminé qu’il présente une difficulté d’apprentissage, de problèmes émotionnels et de troubles du comportement associés à ces difficultés. Une fois le traitement spécialisé initié et mis en coordination avec l’école, Jean commence à progresser.

Chaque cas est différent et l’impact sur les enfants et sur les adultes dépend de différents facteurs, comme la gravité du diagnostic, sa détection précoce ou non ainsi que le soutien reçut. C’est pour cela qu’il est essentiel de connaître quelles sont les difficultés rencontrées par votre enfant, et qu’il faut avoir confiance en les stratégies misent en place et d’aller consulter un spécialiste à chaque fois qu’un doute surgit, que ce soit un psychologue, un pédagogue, un conseiller d’orientation, un professeur, etc…

Il faut être attentif au rythme de votre enfant et essayer de comprendre ce qu’il y a derrière ses comportements, ses émotions et ses croyances. Il faut concevoir le processus d’apprentissage comme un défi, et non comme une torture.

En savoir un peu plus…

Évolution historique des difficultés d’apprentissage

C’est à partir de 1880 que l’on a commencé à démontrer de l’intérêt pour les difficultés d’apprentissage, grâce à l’évolution éducative de la société. Plus tard, en 1962, Samuel Kirk (psychologue et éducateur des États-Unis) utilisa pour la première fois le concept comme on le connaît aujourd’hui. Afin d’en savoir plus sur la complexité de ce sujet et sur l’évolution de ce concept des difficultés d’apprentissage, des experts comme Wiederholt, en 1974, ont établi quatre périodes clés dans l’histoire.

Dans la première étape, nommée Étape de Fondation (1880-1940), l’attention était centrée sur les bases de la neurobiologie des difficultés d’apprentissage, mettant en relation celles-ci avec des lésions cérébrales. Un des auteurs précurseur dans le domaine des difficultés d’apprentissage, Francis G.Gall (1800), arriva à la conclusion que chaque zone du cerveau est liée à une capacité mentale et qu’une lésion d’une de ces zones n’affecterait pas forcément les capacités des autres zones. Il est important de parler des travaux de Broca (1816) et de Wernicke (1908), lesquels ont permis de déterminer une zone spécifique du cerveau pour le langage parlé et une autre pour la compréhension du langage.

Une donnée curieuse nous indique qu’après la première guerre mondiale, Kurt Goldstein, observa les soldats qui avaient souffert de lésions cérébrales pendant la guerre, qui leur provoquaient différents symptômes comme de l’hyperactivité, de l’impulsivité ou de la distraction. Après cela, Strauss y Werner ont observés ces mêmes symptômes chez des enfants qui souffraient de retard mental, appelé alors “dégâts cérébraux exogènes”. Ces auteurs, en compagnie de Lehtinen, proposèrent un enseignement adapté aux nécessités et aux limitations de chaque élève dans des milieux éducatifs différents, comme des salles de classes plus petites et qui contenaient moins d’élément de stimulation.

La seconde étape nommée Étape de Transition (1940-1963) arriva ensuite, dans laquelle nous sont abordé les difficultés d’apprentissage d’un point de vue plus neurologique. Cette explication des difficultés d’apprentissage comme un retard ou une altération d’un des processus basiques (auditif, tactile, visuel, linguistique, attentionnel, de la mémoire, etc…) au lieu d’un dommage cérébral. Plusieurs tests furent alors inventés, focalisés sur l’évaluation des processus perspectivo-moteures et des processus linguistiques.

La troisième étape est nommée Étape d’Intégration (1963-1990), qui présente comme objectif principal l’analyse du concept des difficultés d’apprentissage et des modèles d’interventions de ces troubles. Un grand intérêt apparaît alors sur le sujet, et le concept est bien intégré par la société. Différentes associations sont formées afin d’aider les parents et les professeurs impliqués dans l’intervention sur des enfants avec des difficultés d’apprentissage, comme la Association for Children with Learning Disabilities (ACLD), Found for Perceptally Handicapped Children, Individualizad Family Service Plans et le National Joint Commitee on Learning Disabilities (NJCLD). Cette dernière défend les droits des enfants qui souffrent de difficultés d’apprentissage.

De plus, la Loi Publique 91-230 apparaît également afin de réguler les programmes éducatifs des enfants avec des difficultés d’apprentissage à l’école et le modèle d’instruction direct est créé, contrôlant les facteurs externes, les récompenses et les punitions d’un apprentissage adéquat. Les premières revues spécialisées comme le “Journal of Learning Disabilities” ou le “Learning Disability Quartely” et le “Learning Disabilities Research and Practice” apparaissent à cette époque.

Pour terminer le parcours, nous arrivons à la quatrième et dernière étape, l’Étape Contemporaine (depuis 1990), dans laquelle on essaye de consolider les difficultés d’apprentissage en tant que nouvelle discipline. Cela suppose certains débats sur la grande diversité de définition et de caractéristiques qu’il existe sur les difficultés d’apprentissage, ce qui rend plus difficile la création d’une base stable pour cette nouvelle discipline.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile et qu’il vous permettra de faire face à d’éventuelles difficultés d’apprentissage. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue de CogniFit spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura : implications éducatives

Comment apprend notre cerveau ? Une des théories les plus répandues est la théorie de l’apprentissage social, d’Albert Bandura. Dans cet article, Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue, répond à toutes nos questions : qui est Bandura, quelles sont ses expériences, quelles sont les phases de la théorie de l’apprentissage social et comment pouvons-nous appliquer ses enseignements à l’environnement de l’éducation scolaire et de l’enseignement.

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura

Qui est Bandura ? Son intérêt pour la compréhension de l’apprentissage

Psychologue canadien né le 4 décembre 1925. Banduraa réalisé différentes études psychologiques sur l’apprentissage, en donnant un rôle important aux aspects cognitifs.

Cela veut dire qu’Albert Bandura soutient une approche socio-cognitive. En se basant sur le comportement humain dans les interactions sociales (interprétations) et l’environnement (punitions et réponses).

C’est dans cet axe là que Bandura élaboré sa fameuse théorie de l’apprentissage social, nommée également vicaire ou modelée, que nous allons aborder par la suite plus en détails.

Théorie de l’apprentissage social de Bandura : l’apprentissage par l’observation

Selon Albert Bandura, la majorité des images de la réalité sur lesquelles nous basons nos actions, sont en fait inspirées de nos expériences acquise au travers d’autres personnes (expériences vicaires).

Nous passons en effet beaucoup de temps dans notre vie à apprendre et à acquérir des connaissances grâce à ce type d’apprentissage. Chacun d’entre nous a un répertoire de personnes que nous utilisons comme références dans diverses situations de notre vie, comme notre père, nos enseignants, nos collègues de travail, nos amis, certains personnages publiques qui nous “inspirent”, etc…

Presque sans nous rendre compte, nous reproduisons les comportements que nous voyons chez les autres. Cependant, nous ne sommes pas des automates. Nous choisissons le modèle, nous l’observons attentivement, nous mémorisons et nous évaluons si cela vaut la peine d’imiter ou non ces comportements.

Dans l’apprentissage vicaire, cette évaluation est très importante. En effet, c’est elle qui différencie la manière de Bandura de voir l’apprentissage des autres modèles et des autres théories, et qui fait que tôt ou tard cette théorie soit rebaptisée comme apprentissage cognitivo-social.

Lorsque nous utilisons notre mémoire, nous exécutons des images mentales de ce que nous avons observé comme comportement chez nos modèles. Nous utilisons également un discours verbal interne et nous nous rappelons ce que nous avons observé. À partir de là, nous prenons la décision de reproduire ou non le comportement que nous avons observé, si nous le reproduisons fidèlement ou si nous le modifions un peu, etc… Nous pouvons même le modifier en fonction de nos objectifs. La motivation de chaque personne entre alors en jeu, ainsi que son intérêt à reproduire le comportement.

Expérience de la poupée Bobo de Bandura sur l’agressivité

De la théorie à la pratique

Afin de donner une base empirique à sa théorie, Albert Bandura a réalisé la fameuse expérience de la poupée Bobo. Il essaye de concilier sa théorie de l’apprentissage par l’observation avec l’agressivité. L’objectif était d’arriver à une conclusion sur l’influence qu’exerce la violence observée par les enfants chez leurs modèles (plus tard nous aborderons l’expérience qui se focalise sur l’influence de l’agressivité observée à la télévision).

Dans la vidéo suivante, la fameuse expérience de Bandura a été reproduite, et les mêmes résultats ont été obtenus.

Comment est réalisée l’expérience d’Albert Bandura ?

Comme vous pouvez le voir, la poupée Bobo est une sorte de quille, qui lorsqu’elle est renversée revient automatiquement en position verticale.

Deux groupes expérimentaux ont été utilisés (GE1 et GE2) ainsi qu’un groupe contrôle (GC). Chaque groupe expérimental est formé de 24 enfants (autant de filles que de garçons).

  • GE1 : 24 enfants des deux sexes. On divise le groupe en deux groupes de 12 enfants chacun (autant de filles que de garçons).
    • GE1A : Les enfants observeront une femme avoir un comportement agressif envers la poupée.
    • GE1B : Les enfants observeront un homme avoir un comportement agressif envers la poupée.
  • GE2 : Le groupe de 24 enfants observe un adulte agir d’une manière non-agressive envers la poupée.
  • GC: On présente la poupée au groupe de 24 enfants sans aucune observation préalable.

Résultats :

Les conclusions de Bandura furent les suivantes :

  1. GE1 (enfants qui ont observé un comportement agressif) ont plus de probabilités d’avoir un comportement agressif que les autres groupes.
  2. Les garçons ont beaucoup plus de probabilités de reproduire un comportement physiquement violent que les filles. Il n’existe pas de tel différences quant au comportement violent verbal.
  3. Lorsque le modèle est une femme, il sera plus facilement imiter par les filles, et vice-versa (similitude avec le modèle).

Cependant, tout n’est pas blanc ou noir. Afin qu’un comportement se développe, d’autres éléments que l’observation d’un modèle sont nécessaires.

De plus, pour qu’un modèle soit approprié, il doit “être attractif et intéressant pour la personne modelée”. La culture joue également un rôle important dans ce domaine. N’importe quelle personne ne peut pas servir de modèle à n’importe quel enfant dans n’importe quel contexte.

Il est vrai que l’enfant, en observant le modèle avoir un comportement agressif, intègre ce mode de réponse dans son répertoire de comportement et cela augmente la probabilité qu’il reproduit ce comportement, mais ça n’est pas totalement déterminant.

En tant que personne, nous sommes dotés de conscience, d’une capacité et d’un pouvoir de décision. Ainsi, une fois que nous avons acquis l’apprentissage, nous devons vouloir l’utiliser au moment où nous le faisons. Choisir ce comportement comme le comportement adéquat à la situation en fonction de nos objectifs.

Dans cette expérience, quelque chose influence le comportement de l’enfant est qu’on leur montre une manière d’agir avec un élément avec lequel ils n’ont aucune expériences préalables (la poupée est quelque chose de nouveau pour eux), ainsi, leur liberté de choix est en quelque sorte restreinte, car nous leu enseignons directement comment se comporter avec ce nouvelle élément. C’est à dire que le comportement de l’enfant serait complètement différent si celui-ci disposait de plus de possibilités de choix de comportements face à cette situation précise.

Processus de la théorie de l’apprentissage social Bandura

Dans la théorie de l’apprentissage social, Bandura différencie 4 processus qui se développent lors de l’apprentissage social :

1. Attention

Il est totalement indispensable que l’attention de l’apprenti soit focalisée sur le modèle et sur le comportement de celui-ci. N’importe quelle distraction entraîne une interruption de l’apprentissage.

2. Rétention

La mémoire joue un rôle très important. La personne qui est en train d’intégrer un nouveau comportement doit le stocker dans sa mémoire afin de pouvoir le reproduire.

3. Reproduction

Dans ce point, en plus de la réalisation du comportement, la personne doit être capable de reproduire symboliquement le comportement. Par exemple, un enfant aura beau regarder pendant des heures son joueur de tennis favoris jouer au tennis, cela ne voudra pas dire qu’il pourra reproduire ses mouvements, il doit d’abord acquérir la capacité motrice de réaliser ses mouvements. Il intégrera le type de mouvement et d’action, mais il devra les répéter de nombreuses fois afin d’atteindre les mêmes résultats que son modèle.

De plus, il faut disposer d’une certaine capacité cognitive afin de pouvoir mettre en marche tous les mécanismes de récupération symbolique. C’est à dire que l’enfant doit obligatoirement avoir atteint ce niveau de développement cognitif.

4. Motivation

Lorsque nous avons en tête un comportement observé, il faut vouloir l’imiter. Nous pouvons avoir différentes motivations pour imiter un comportement, par exemple :

  • Renforcement/punition passée : cela se base sur le comportementalisme traditionnel. Lorsque nous recevons quelque chose de positifs après avoir eu un certain comportement (renforcement), cela nous poussera à la reproduire afin d’obtenir la même récompense.
  • Renforcement/punition promis : expectatives de ce que l’on souhaite obtenir, nous imaginons les conséquences.
  • Renforcement/punition vicaire : ce que le modèle a obtenu et que nous avons observé.

Comment pouvons-nous utiliser les stratégies d’apprentissage de Bandura ? Implications éducatives de l’apprentissage vicaire

1. Apprentissage observationnel appliqué à l’éducation

Dans toutes les cultures, les enfants regardent les adultes pour apprendre et modifier leurs schémas de comportement et d’action. Ils apprennent en observant des personnes de références, des modèles. Bandura dit :

“Heureusement, la majorité des comportements humains sont appris par l’observation de modèles”.

Cela évite beaucoup d’essai-erreur, du fait que l’enfant à l’opportunité de voir la situation, l’exécution du comportement et les conséquences. Pourtant, les enfants n’apprennent pas toujours leur comportement par l’observation, mais cela dépend de facteurs comme la complexité, le niveau de développement cognitif, de la signification qu’à le modèle pour l’enfant et de la fonctionnalité du comportement observé.

Ainsi, on a observé que les enfants ont tendance à imiter plus souvent des comportements qui sont relativement simples, proches de leurs compétences cognitives, qui ont des récompenses gratifiantes, qui sont présentés par des modèles attractifs et qui sont observés lorsque l’enfant fait preuve d’une attention active envers le modèle.

De la perspective de la théorie cognitive de l’apprentissage social, nous pourrions l’appliquer à la salle de classe. Il est conseillé que les enfants perçoivent le professeur ou l’éducateur comme quelqu’un qui présente constamment des modèles de comportement, verbaux et symboliques, aux élèves. Son efficacité dépendra de la consistance entre les modèles, l’adéquation de ceux-ci avec les compétences des élèves, du lien affectif entre le professeur et les élèves ainsi que l’efficacité de la procédure de présentation des ces modèles. D’un autre côté, les élèves n’auront pas uniquement l’opportunité d’apprendre en observant ce que fait et dit l’éducateur, mais ils pourront également apprendre et observer leurs camarades de classe. L’emploi systématique de formes structurées de présentation de modèles entre camardes de classe peut se convertir en une ressource éducative d’une grande importance.

2. Prédiction et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura parle de la prédiction, élément très important lorsqu’il s’agit de travailler avec l’apprentissage des enfants, car ceux-ci intériorisent très rapidement quelles sont les conséquences de leur comportement, sachant faire la différence entre des situations différentes.

Par exemple, certains parents se demandent pourquoi il y a des professeurs avec lesquels les enfants se comportent toujours mal et d’autres avec lesquels les enfants se comportent parfaitement bien, ou “pourquoi est-ce qu’il n’écoute que ce que je lui dis lorsque je me mets en colère ?”.

Cela se produit à cause de la prédiction que les enfants réalisent. Par exemple, si chaque fois que Jean reste assit à sa place, son professeur “A” ne le valorise pas (ne lui dit pas “c’est très bien Jean”), Jean fera ce qui l’intéresse plus à chaque fois. Maintenant, si le professeur “B” crie chaque fois que Jean se lève et qu’il dit aux élèves de rester à leur place, en plus d’apprendre qu’il y a une punition s’il se lève, Jean apprendra qu’il doit s’asseoir quand son professeur “B” crie. Ainsi, Jean et ses camarades de classe sauront qu’avec le professeur “A”, c’est égal si on reste assit ou on, alors qu’avec le professeur “B”, il faut s’asseoir lorsqu’il crie.

Donc, selon la théorie de l’apprentissage social, le professeur enseigne aux élèves non seulement des comportements, mais également des schémas de réponses selon les situations.

D’un autre côté les expectatives qu’intègrent les personnes, dans ce cas les enfants, ne sont pas forcément celles perçues à la première personne. Par exemple, si l’enfant le plus populaire de la classe l’est parce que il a un comportement perturbateur ou problématique, beaucoup des autres élèves l’imiterons afin d’obtenir la même chose : popularité et attention.

Il s’agit là de quelque chose de très important à utiliser dans les salles de cours. Et pourtant cela est souvent mal réaliser dans nos écoles… Ce qui serait plus efficace pour enseigner aux élèves serait d’encourager et de féliciter toutes les bonnes choses que fait l’enfant qui agit comme modèle pour la plupart des autres enfants, au lieu de seulement prêter attention aux choses qu’on souhaiterait qu’il ne reproduise pas.

3. Motivation et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura affirme que les conséquences d’un comportements (aussi bien les punitions que les renforcements) ont une grande influence sur l’augmentation ou la diminution d’un comportement.

C’est un aspect très important de la motivation et est fondamental pour l’apprentissage. Mais la différence entre le modèle de Bandura et celui de Skinner est que dans le premier, les conséquences créent des expectatives qui seront ce qui augmentera des séquences ou diminuera les comportements futurs, alors que dans le deuxième modèle, les conséquences sont les éléments directement déterminants dans la répétition ou non d’un comportement.

Ainsi, si nous suivons les enseignements de Bandura, les conséquences anticipées contrôlent le comportement plus que les conséquences réelles. Cela explique qu’un comportement soit parfois réaliser alors qu’il n’a pas été encouragé. Pourquoi est-ce qu’un enfant essayerait-il d’attirer l’attention sur lui en classe jour après jour alors qu’il est parfois ignoré ? Parce que il sait que certaines fois on lui prêtera attention.

Les personnes traitent les relations entre comportement et conséquences afin d’en synthétiser l’information.

4. Pensées et gestion cognitive appliqué à l’éducation

Comme nous l’avons vu précédemment, pour Bandura, la pensée est un élément clé dans le comportement. Lorsqu’un enfant apprend, il est très important qu’il construise des représentations symboliques conceptuel. C’est à dire qu’il comprenne le contexte, le comportement et le pourquoi.

Bandura explique que si un enfant n’est pas conscient des conséquences de son comportement, il n’apprendra pas correctement.

En nous basant sur la théorie de l’apprentissage social, lorsque nous éduquons les enfants à l’école, nous devons leur expliquer qu’est-ce qu’ils obtiennent avec leurs actes et leur comportement, afin qu’ils apprennent et qu’ils connaissent leurs objectifs. Sinon, en suivant cette théorie, ils développeront des comportements qui manquent de sens et feront les choses comme des automates.

De plus, la répétition consciente des comportements entraînera une intégration et une automatisation des ceux-ci, laissant ainsi plus “d’espace mental” afin de continuer l’apprentissage.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, laissez-nous vous demander : aviez-vous déjà entendu parler de ce psychologue ? que pensez-vous de ce type d’apprentissage ? êtes-vous d’accord ? pouvez-vous penser à d’autres moyen de l’intégrer au système éducatif ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Motivation intrinsèque et extrinsèque : la base du comportement humain

Qu’est-ce qui nous pousse à nous comporter de la manière dont nous nous comportons ? Souvent nous nous laissons mener en “inertie” et nous finissons par tomber dans la routine, jour après jour, année après année. Mais quels sont les véritables motifs qui dirigent notre vie dans une direction ou une autre ? Qu’est-ce qui nous motive au moment de prendre une décision ? Patricia Sánchez, psychologue, vous explique ce qu’est la motivation intrinsèque et extrinsèque et vous donne quelques conseils qui peuvent vous aider à améliorer votre motivation et celle de nos proches.

La motivation est importante, est pas uniquement lorsque l’on doit procurer un effort : faire quelque chose qui ne nous plait pas afin d’obtenir quelque chose dont nous avons envie par la suite (obtenir son BAC pour pouvoir aller à l’université, réussir ses études universitaires pour pouvoir avoir le métier que l’on souhaite, travailler durement pour pouvoir se payer la maison que l’on souhaite, etc…).

Elle n’est pas non plus seulement utile pour obtenir des choses extraordinaires, par exemple s’entraîner durement et longuement pour arriver au même niveau que Michael Phelps, Usain Bolt ou Paula Radcliffe.

Ce qui nous arrive dans la plupart des cas, c’est que lorsque nous avons de la peine à faire un sacrifice nécessaire pour atteindre notre but, nous nous rappelons de la motivation, car nous pensons que celle-ci faibli. Ce qui se passe en fait est que notre motivation ne faibli pas mais change de direction.

Pour commencer, voici une exemple (afin que cela soit plus clair) : hiver, 7 heures du matin, le réveil sonne… “Déjà ? Mais je viens à peine de m’endormir…”. Vous sortez une main de sous les draps pour éteindre le réveil et vous vous rendez compte qu’il fait très froid. “Houlà, on se les gèlent ce matin !”. Et soudain, la première épreuve du matin : éteindre ou reporter ? Eh bien voilà, à ce moment, la motivation existe déjà.

Qu’est-ce donc ce terme qui est autant présent dans notre vie et qui apparaît dans tout ce que l’on fait ?

Selon la RAE, la motivation est en premier lieu un motif ou une cause. Un autre sens que l’on donne également à la motivation, et qui s’approche plus à ce que nous cherchons, serait un ensemble de facteurs externes et internes qui déterminent en partie les actions d’un individu.

Nous pourrions dire que la motivation est un facteur, qu’il soit intrinsèque ou extrinsèque, qui a la capacité de provoquer, de diriger ou de mettre fin à un comportement, toujours avec un but ou une finalité.

En nous basant sur la théorie du psychologue nord-américain B.F Skinner, nous pouvons dire que la motivation est déterminée par les conséquences de nos comportements. Ainsi, ce que nous obtenons lorsque nous faisons quelque chose est clé pour déterminer notre motivation future à avoir le même comportement.

Le plus probable est que des exemples comme ceux qui suivent nous viennent à l’esprit :

  • Travailler pour obtenir de l’argent.
  • Étudier pour obtenir un emploi.
  • Les bébés qui pleurent pour obtenir de la nourriture ou de l’attention…

Bingo ! C’est juste ! Mais atteindre un objectif n’est pas seulement pour obtenir une récompense mais peut également être travailler pour NE PAS vivre dans la rue, étudier pour NE PAS être au chômage, pleurer pour NE PAS mourir de faim…

En résumé, nous n’orientons pas uniquement notre comportement vers le “plaisir”, mais également pour éviter la “souffrance”. Pourquoi faisons-nous référence à cela ? Parce que bien souvent on l’oublie ! Cher lecteur, armez-vous de courage, asseyez-vous et demandez-vous : combien de choses faites-vous au quotidien pour éviter de la souffrance ? Et combien de choses faites-vous pour obtenir du plaisir ?

Voyons un autre exemple…

“Pffff… aujourd’hui je ne suis motivé à rien faire !”. Si vous vous rappelez avoir dit cela une fois, vous vous équivoquiez ! La motivation est là, elle souhaite vous faire échapper au mal-être (faim, négligence, apathie, fatigue) que vous provoque les tâches que vous aviez en tête afin que vous puissiez faire des choses plus divertissantes et plus plaisantes. Ne vous en faites pas, c’est une bonne nouvelle, car cela signifie que vous n’avez qu’à rediriger votre motivation

Bien, maintenant, de mon côté, en écrivant cet article, que puis-je faire pour que vous, êtres motivés qui êtes derrière votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone portable, oui, vous, continuez votre lecture..?

Il se peut qu’en ce moment je sois en train de m’adresser à un pourcentage d’individu qui tentent d’échapper aux études en lisant quelque chose de plus divertissant à lire. Dans ce cas, il faut que je m’efforce à satisfaire leur besoin ludique. Il y a peut-être un autre pourcentage de personnes qui motivées par le simple fait de lire quelque chose qui leur permet d’acquérir plus de connaissances et de s’enrichir au niveau personnel… Pour vous, il est important que je vous donne des définitions, des données et des informations véridiques et de qualité. Enfin, il y a peut-être d’autre personnes qui cherche une solution pour se motiver… Pour ce groupe, vous trouverez quelques conseils plus loin dans cet article qui vous seront utiles.

Dans tous les cas, vous êtes des personnes tout à fait différentes qui partagent des pensées différentes. Celles-ci vous font ressentir diverses émotions qui vous ont mis en route (au travers d’un comportement identique) pour atteindre un objectif.

Stop ! Revenons un peu en arrière. Plus haut dans cet article nous avons parlé du terme de motivation, en utilisant des exemples et des situations de la vie quotidienne, ce qui nous a permis de comprendre le fonctionnement de ce mécanisme. Bien, à partir de là, les choses vont se compliquer un petit peu…

Car le fait est que cette force qui nous pousse à faire des choses ou non, qui est constante, est assez complexe et est influencée par beaucoup de facteurs.

Différences entre motivation intrinsèque et extrinsèque

La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque sont deux types différents de motivation. En quoi consiste chacune d’elle ? Qu’est-ce qui nous pousse à atteindre nos objectifs ?

Motivation extrinsèque

Jusqu’ici, nous n’avons que parlé de motivation extrinsèque : Qu’est-ce qui nous pousse à nous réveiller tous les matins ? Pourquoi allons-nous à l’école ou au travail ? Pourquoi faisons-nous des choses qui ne nous plaisent pas ?

La motivation extrinsèque apparaît lorsque nous recevons une récompense externe comme par exemple : de l’argent, de la reconnaissance, un travail désiré, etc… C’est à dire, lorsque notre “motivation” est provoquée par la conséquence sur les autre de notre comportement.

  • Motivation extrinsèque dans l’apprentissage : la motivation extrinsèque est souvent utilisée dans les salles de cours, dans lesquelles les éducateurs se basent sur des récompenses (prix) et des châtiments pour motiver l’apprentissage des élèves en classe. Le désavantage de la motivation extrinsèque dans l’apprentissage est que les élèves ne s’efforcent uniquement avec l’objectif d’obtenir de bonnes notes. Et s’ils ressentent qu’ils ne vont recevoir aucun prix, ils perdent tout de suite leur intérêt pour leur activité.
  • Motivation extrinsèque au travail : la motivation extrinsèque est un des types de motivation professionnelle qui est le plus utilisé. Elle est liée à ce qu’un travailleur peut obtenir ou non. Les augmentations, les opportunités de promotion professionnelle, se sentir valorisé par son entreprise, la reconnaissance des succès, etc…
  • Motivation extrinsèque dans le sport : dans le sport il est assez fréquent d’utilisé une motivation extrinsèque. Nous faisons des efforts pour obtenir un prix matériel (médailles, coupes, points, reconnaissance, applaudissement et argent…).

Motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque se produit lorsque la récompense que nous obtenons est interne et personnelle : satisfaction personnelle, estime de soi, etc… C’est à dire que lorsque notre “motivation” est provoquée par les conséquences internes de notre comportement, il s’agit d’une motivation intrinsèque.

Afin que ces différences soient plus claires, nous allons utiliser les mêmes exemples appliqués à la motivation extrinsèque :

  • Motivation intrinsèque dans l’apprentissage : la motivation intrinsèque n’est pas autant utilisée que la motivation extrinsèque dans les salles de classe. Bien que nous ayons vu que beaucoup d’enfants perdent leur intérêt pour les tâches qui n’ont pas de récompenses, il y a quand même un grand nombre d’élèves qui apprennent par plaisir.
  • Motivation intrinsèque au travail : la motivation intrinsèque dans le milieu professionnel se produit lorsque la profession exercée est une vocation. Cela est lié à ce qu’un travailleur peut obtenir intérieurement, ou non. S’améliorer dans notre domaine, devenir plus important dans ce milieu, apprendre, etc…
  • Motivation intrinsèque dans le sport : dans le sport, il est très important d’avoir une bonne motivation intrinsèque. Cela exige beaucoup de sacrifices et d’efforts et parfois c’est grâce à notre amour propre ou à l’envie de dépassement de soi que nous acceptons de les faire.

Quelle est la meilleure motivation ? L’intrinsèque ou l’extrinsèque ?

Nous pourrions nous demander quelle motivation est la meilleure, l’intrinsèque ou l’extrinsèque ? Ce qui est le plus recommandé est de développer un intérêt d’une manière interne, c’est à dire de stimuler la motivation pour faire les choses indépendamment du but que vous poursuivez.

La motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque sont très différentes l’une de l’autre, notre devoir est combinè entre les deux d’une telle manière que nous puissions réaliser nos objectifs d’une façon plus productive plus profitable possible.

La motivation intrinsèque dépend de nous-mêmes, car elle nous aide à diriger nos actions afin d’obtenir ce que nous souhaitons, ce qui nous importe et qui nous rendra heureux. Dans ce type de motivation, nos valeurs personnelles et notre efficacité personnelle entrent en jeux, ainsi que le fait de nous démontrer à nous-mêmes de quoi nous sommes capables, que nous pouvons nous fixer des objectifs et les atteindre afin d’obtenir ce que l’on souhaite et que nous puissions être fière de nous-mêmes.

Tout cela ne veut pas dire que la motivation extrinsèque n’est pas importante ou peu utile. Cela ne veut pas non plus dire qu’une personne qui oriente son comportement vers l’obtention d’une récompense soit meilleur ou pire. Au contraire, la motivation extrinsèque nous aide également à grandir et à atteindre nos objectifs. Elle est très positive pour les objectifs à court terme et les petites tâches.

La motivation extrinsèque et intrinsèque sont complémentaires et fonctionnent dans des environnements et des aspects différents. Par exemple, dans le cas de l’évolution, cela n’aurait pas de sens de courir en direction d’une bête qui souhaite nous dévorer pour la caresser afin d’être en accord avec nos principes. La bonne réponse serai de fuir et de survivre, en évitant que la bête nous dévore…

Astuces pour avoir une motivation intrinsèque et extrinsèque adéquate

Voici venu e moment de donner quelques conseils qui permettront aux lecteurs qui sont venu chercher des solutions pour se motiver ou pour motiver un de leur proche d’en trouver. Tout se joue dans le fait qu’il existe plusieurs facteurs qui ont des rôles différents dans la motivation.

En conclusion, il n’y a pas une motivation universelle, ni une clé qui vous assure le succès… Par contre, nous pouvons prendre en compte certains aspects que nous avons vus.

  • Il est très important de vous arrêter pour penser, et pour décider quel type de motivation vous sera plus utile et efficace pour atteindre les buts que vous vous fixez, intrinsèque ou extrinsèque ?
  • Vérifier petit à petit que ce que vous êtes en train de faire vous aide à obtenir ce que vous souhaitez obtenir.
  • Avoir une finalité n’est pas forcément incompatible d’autres finalités, ainsi que nous pouvons avancer par petites étapes afin d’atteindre notre but. Nous savons que maintenir la motivation pendant une longue période pour atteindre ses objectifs peut être difficile, il convient donc de simplifier. Celui qui dit “le mieux lorsque l’on escalade une montagne est de profiter de la vue pendant l’ascension” se réfère exactement à cela. Bien que nous souhaitions arriver en haut du sommet, nous pouvons trouver de la satisfaction pendant le processus d’ascension, rendant celle-ci moins contraignante.
  • Lorsque vous notez que votre motivation s’oriente vers d’autres buts, ne perdez pas le nord. Stop ! Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Je sais ce que je veux, ce que je souhaite et ce dont j’ai besoin, que suis-je en train de faire pour y arriver ou pour l’obtenir ? Où me mène le comportement que j’ai ?

Attention, il se peut que vous vous rendiez compte qu’au final cet objectif ne vous motive pas.

Motiver les autres : comment appliquer la motivation extrinsèque ?

Pour ceux qui tentent “d’être” la motivation extrinsèque d’une autre personne, souvenons-nous du plus, plus et encore plus important :

  • La finalité, l’objectif, le but que vous avez doit être d’un certain intérêt pour l’autre personne. Je m’imagine que vous pensez “non, sans blagues !”, n’est-ce pas ? Et bien non. Voici des exemples à ne pas suivre :
    1. Augmenter le salaire d’un joueur de football millionnaire pour le motiver à donner plus sur le terrain.
    2. Parents qui motivent leurs enfants avec de l’argent alors que ceux-ci ne demandent rien d’autre que de l’attention.
    3. Enseignants qui motivent leurs élèves avec des menaces lorsqu’ils n’arrivent pas à faire quelque chose, mais qui ne parle pas des succès.

Ces exemples permettent de souligner qu’il est très important d’emphatiser et de penser que chaque personne est différente, tout comme le sont ses buts et ses objectifs…

  • Soyez simple. Cela n’est pas nécessaire de faire des choses extraordinaires, ou de coûts astronomiques pour motiver une personne.
  • Soyez créatif. La surprise est également un élément motivateur !
  • Si votre enfant aime passer du temps avec vous lorsque vous jouez au piano, laissez-le essayer.
  • Si votre bonheur donne de la force à vos parents pour aller au travail, souriez-lui quand il s’en va !
  • On a posé un lapin à votre ami et celui-ci ne veut pas sortir de chez lui, proposez-lui de faire un chose qu’il a toujours voulu faire.

Pour finir, j’imagine que beaucoup d’entre vous avait des expectatives au début de la lecture de cet article. Et pas seulement, vous aviez certainement des buts ou des objectifs. J’espère avoir contribué à leur réalisation et que cet article vous aura motivé jusqu’au bout de votre lecture. Je vous invite à voir cette vidéo dans laquelle la science de la motivation est abordée. N’oubliez pas d’ajouter les sous-titres en français !

Qu’est-ce qui marche pour vous ? Faites-vous vos activités par motivation extrinsèque ou intrinsèque ? Qu’est-ce qui vous permet d’obtenir de meilleurs résultats ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et à raconter votre histoire ou vos anecdotes plus bas. Vous pouvez également nous poser des questions auxquelles nous nous ferons un plaisir de répondre et de pouvoir vous aider à trouver une solution à votre problème.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Améliorer le rendement académique : quand étudier ne suffit pas

Peu importe l’âge que nous ayons. Lorsque nous entendons le mot “examen”, un frisson nous parcours la colonne vertébrale et nous commençons à avoir des sueurs froides. Qu’il s’agisse d’examens à l’école, au lycée, à l’université ou encore d’une évaluation au travail, la plupart d’entre nous n’aime pas être évalué. Il est vrai que, même s’il il y a des personnes qui arrivent à toujours avoir des bonnes notes, il y a d’autres personnes qui n’arrivent pas à avoir un bon rendement académique, peu importe les efforts qu’ils procurent. Ce qui se passe c’est que parfois il ne suffit pas d’avoir trois professeurs particuliers, de dédier beaucoup de temps aux études ou de lire une grande quantité de livres. Parfois, pour améliorer le rendement académique, il faut stimuler notre cerveau afin d’améliorer nos capacités et d’obtenir que les efforts fournis et le temps investit portent leurs fruits.

Il est nécessaire de connaître les facteurs desquels dépend le rendement académique afin de l’améliorer.

Qu’est-ce que le rendement académique ?

Le rendement académique correspond aux performances d’un étudiant dans le cadre d’une discipline qu’il doit apprendre ou d’une compétence qu’il doit acquérir. Des bonnes notes impliquent que l’étudiant ait acquis les connaissances et les habiletés afin de dominer une la discipline. Mais le rendement académique peut également être mauvais, par exemple si un élève à des notes généralement mauvaises ou alors irrégulières. Que ce soit à l’école ou à l’université, il n’est pas rare que le schéma de notes soit plutôt irrégulier et pas forcément bon ou mauvais. Ainsi que l’on peut se poser une question : qu’est-ce qui fait que nous sommes meilleurs dans une discipline que dans une autre ?

Quels sont les facteurs qui sont impliqués dans un bon rendement académique ?

Si vous vous demandez pourquoi votre enfant a de meilleures notes en musique qu’en mathématiques, ou de meilleures notes en langue qu’en science, vous devez savoir qu’il n’existe pas une explication unique. Nous devons prendre en compte différents aspects, comme la méthode d’évaluation qui est utilisée, son état psychologique (sa motivation, ses expectatives et son estime de soi) et la capacité cognitive de la personne (le développement du cerveau et les différences entre les fonctions distinctes).

  • Il est important de prendre en compte comment est mesuré le rendement scolaire, car l’évaluation n’est pas la même en mathématiques (si le résultat de 2 plus 2 n’est pas 4, l’évaluation ne sera pas bonne même si l’élève produit beaucoup d’efforts) qu’en musique (le professeur a plus de liberté pour évaluer ses élèves, selon ses critères subjectifs). Que les efforts fournis par l’élève soit récompenser et se remarque dans ses notes peut influencer le point suivant.
  • La manière de concevoir les études influence énormément les résultats obtenus. Un état d’esprit positif peut favoriser le rendement académique. Par exemple, un enfant qui est victime de bullying à l’école (s’il est victime des moqueries constantes de ses camarades) ou qu’il passe un moment difficile à cause du divorce de ses parents, ne se concentrera probablement pas suffisamment sur ses études, ce qui se traduira par de mauvaises notes. Par contre, un enfant qui est motivé pour avoir des bonnes notes et qui a une bonne résistance à la frustration adoptera des meilleures stratégies et de meilleures habitudes scolaires. L’estime de soi joue également un rôle très important. Si l’enfant pense qu’il n’est pas capable et qu’il va échouer dans ses études, il est probable qu’il abandonne les études et cesse de faire des efforts, Let qu’il finisse par échouer à cause de cela. Cela est connu comme la prophétie auto-accomplie“. Le fait de penser qu’il est probable que l’on échoue ou que l’on va avoir des mauvaises notes, on fait moins d’effort et le plus probable est que nos prédictions pessimistes se réalisent.
  • Dans beaucoup d’occasions, la capacité cognitive peut être déterminante. Si vous n’avez pas besoins d’étudier pour réussir, la motivation ou la méthode d’évaluation peuvent passer au deuxième plan (même si elles ne cessent pas d’être importantes). Par contre, une bonne capacité cognitive n’implique pas forcément un bon rendement académique. Notre cerveau se développe peu à peu depuis avant notre naissance jusqu’à approximativement nos 20 ans. Nos capacités cognitives grandissent en parallèle au développement de notre cerveau. Ainsi, c’est notre cerveau qui devrait déterminer quel apprentissage nous pouvons affronter (bien que le système éducatif ne respecte que rarement cela). De toute évidence, chaque personne est unique et certaines personnes apprennent les choses avant d’autres (du fait que leur cerveau acquiert la capacité de le faire avant). C’est pourquoi certains problèmes peuvent apparaître comme un retard dans l’apprentissage de la lecture. De plus, chaque structure cérébrale à une implication différentes dans chaque fonction cognitive. Un enfant dont la partie cérébrale chargée des activités visuo-constructives (lobe pariétal de l’hémisphère droit) est plus développée aura plus de facilités pour réussir en peinture, alors qu’un enfant dont la zone du cerveau chargée des activités de calculs (lobe pariétal de l’hémisphère gauche) aura plus de facilité en mathématiques. Ces différences dans le développement peuvent dépendre de nos différences génétiques ainsi que de la façon dont notre cerveau est stimulé pendant son développement et tout au long de notre vie.

Une bonne capacité n’implique pas forcément un bon rendement académique.

Comment améliorer votre rendement académique, ou celui de votre enfant ?

Une fois que nous connaissons les facteurs desquels dépend notre rendement académique, nous pouvons agir sur eux. De cette façon, nous pouvons identifier trois domaine d’interventions :

  • Système éducatif : il est nécessaire d’adapter les cours et les exigences de ces derniers aux fonctions que le cerveau acquière pendant son développement, sans perdre de vue le fait que ce développement n’est pas le même pour tous les enfants, et qu’ainsi certains peuvent avoir besoin de plus d’aide et de plus de patience. Obtenir que le système valorise d’autres facteurs comme l’expérimentation ou qu’il donne plus d’importance à certains cours est un travail qui nous concerne tous. Il faut soutenir les études et les investigations sur le milieu éducatif afin d’obtenir une amélioration de notre système éducatif.
  • Famille et entourage : les enfants en bas âges sont spécialement susceptibles d’apprendre ce qu’on leur enseigne et ce qu’ils voient autour d’eux. C’est pour cela qu’il est très important de leur apporter des valeurs, une routine et des stratégies d’étude, afin que les enfants les intègrent et diminuent leurs problèmes, qu’ils soient scolaires ou même plus tard dans leur vie. Il faut apprendre aux enfants à étudier et qu’il sache que les études peuvent lui apporter beaucoup de bénéfices dans sa vie et l’aideront à obtenir ce qu’il désir. De plus, une des fonctions les plus importantes des parents et des éducateurs est d’aider l’enfant quand il en a besoin, de l’écouter et lui apporter ce dont il a besoin en tant qu’enfant. Il est de lui donner un modèle de travail et d’effort afin qu’il dispose d’une référence au moment où il devra le faire lui-même. Pour son environnement d’étude, il est conseillé de mettre à sa disposition un temps de travail ainsi qu’un lieu calme et avec peu de distractions, silencieuse et bien illuminée. De plus, nous devons tenir compte des différences de chaque enfant : si celui-ci à de la peine en mathématiques mais qu’il a de bonnes notes en musique, au lieu de lui enlever ces classes de musiques pour qu’il réussisse mieux en mathématiques, il est plus recommandable de l’inscrire à un cours particulier de musique : nous n’avons pas tous besoin d’être doués avec les numéros, et qui sait, peut-être que cet enfant avec des problèmes en mathématiques peut devenir un grand artiste reconnu ?
  • Entraînement cognitif : grâce à la plasticité cérébrale, nous sommes capables de stimuler notre cerveau et ses capacités cognitives. Augmenter le temps dédié aux études n’est pas forcément efficace si notre attention ou notre concentration ne sont pas bonnes. C’est pour cela que la stimulation cognitive ou les interventions neuropsychologiques personnalisées peuvent vous aider à augmenter votre rendement académique, en améliorant vos capacités cognitives. Si un enfant a des difficultés en lecture et qu’après trois heures laborieuses de travail il n’a pas été capable de retenir l’information basique nécessaire, peut-être qu’il a besoin d’un entraînement et d’une stimulation de sa capacité de lecture au lieu de passer plus de temps à étudier.

Il est possible d’améliorer le rendement académique d’une façon divertissante.

Le plus important de tout cela est de réunir toutes ces caractéristiques. Les différentes études pointent un système éducatif basé sur la Neuroéducation (appliquer les connaissances sur le cerveau et son développement à l’éducation). Actuellement il existe plusieurs manières d’entraîner ces capacités, autant depuis chez soi grâce à des activités cliniques divertissantes, ou alors à l’école, à l’aide de plateformes éducatives pour écoles et professeurs qu’offre CogniFit (plateforme leader en neuroéducation, utilisée dans les écoles du monde entier, qui permet de réaliser des évaluations neuropsychologiques afin de réaliser un entraînement cognitif personnalisé). Grâce à tout cela, améliorer le rendement académique n’est pas seulement possible, mais en plus divertissant.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer votre rendement académique. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Troubles du langage : que sont-ils, quels types existent-ils et comment peut-on les diagnostiquer et les traiter ?

Que sont les troubles du langage ? Définition : les troubles du langage ou de la parole se réfèrent aux problèmes de communication ou d’autres fonctions liées à celle-ci comme les fonctions motrices orales par exemple. Ces troubles ont une symptomatologie variable, qui va de l’incapacité de compréhension au bégaiement, et peuvent être présents dès la naissance ou se manifester plus tard jusqu’à l’âge adulte.

Causes des troubles du langage

Les causes des troubles du langage sont nombreuses et variées. On peut différencier ces causes en fonction du déclencheur du trouble. Les causes organiques se réfèrent à une lésion d’un des organes qui joue un rôle dans le fonctionnement du langage parmi lesquels se trouvent :

  • Causes héréditaires : lorsque les troubles du langage sont hérités des parents
  • Causes congénitales : lorsque les troubles du langage son dus à l’utilisation de produits pharmaceutiques ou à des complications pendant la grossesse
  • Causes périnatale : Les troubles du langage sont dus à un problème pendant l’accouchement
  • Causes postnatales : Les troubles du langage se produisent après la naissance, par exemple les troubles du langage occasionnés par un accouchement prématuré

En plus des causes organiques il y a aussi les causes fonctionnelles, qui sont dus à un fonctionnement pathologique d’un ou de plusieurs des organes qui interviennent dans le langage. Les causes endocriniennes affectent principalement le développement psychomoteur de l’enfant. Les causes environnementales sont également un facteur qui peut influencer sur le langage, car l’entourage peut affecter les capacités linguistique de l’individu. Et enfin, les causes psychosomatiques jouent également un rôle important dans l’apparition de troubles du langage, car nos pensées ont un grand pouvoir sur nous et peuvent provoquer une expression anormale. De la même façon, les troubles du langage peuvent finir par affecter nos pensées. Ces deux causes peuvent affecter la capacité d’expression orale et de compréhension.

Symptômes des troubles du langage

Il existe différents symptômes des troubles du langage en fonction du type de trouble et du champs linguistique affecté. Voici une petite liste des troubles généraux du langage dans laquelle nous trouvons les symptômes suivants :

  • Symptômes d’un trouble du développement expressif : ces symptômes inclues un vocabulaire extrêmement limité, des difficultés de mémorisation des mots ou dans la production de longues phrases.
  • Symptômes d’un trouble mixte du langage expressif-réceptif : il s’agit de tous les symptômes liés avec l’expression vue au-dessus, en y ajoutant des problèmes associés à la réception, comme les difficultés de compréhension des mots ou des phrases.
  • Symptômes d’un trouble phonologique : face à un trouble phonologique, nous remarquerons une incapacité d’utiliser certains sons du langage, des erreurs dans la production ou dans l’utilisation de sons.

Il existe également le trouble du bégaiement, qui est certainement le plus connu, et qui se manifeste par une altération de la fluidité et de l’organisation des mots prononcés.

Malgré que comme nous l’avons vu, le langage est processus complexe et que ses troubles sont très variés, nous pouvons identifier certains signes qui indiquent un possible développement d’un trouble du langage. Par rapport aux troubles du langage chez les enfants, nous pouvons distinguer les signes suivants :

  • Pour ce qui est du langage expressif : nous pouvons nous rendre compte qu’il existe un problème si l’enfant utilise un vocabulaire plus limité que les autres enfants de son âge, qu’il lui est difficile d’apprendre des mots nouveaux, qu’il confond des temps verbaux, qu’il parle plus souvent en termes généraux (ça, chose, etc…) au lieu d’en utiliser des plus précis, qu’il parle très peu, qu’il dise parfois des phrases qui n’ont pas de sens malgré une bonne prononciation des mots, qu’il utilise une structure de phrase limitée ou qu’il répète souvent les mêmes phrases quand il parle.
  • Pour ce qui est du langage réceptif : certains signes qui mettent en évidence le possible développement d’un trouble du langage peuvent être que l’enfant semble souvent désintéressé quand quelqu’un lui parle, qu’il ait de la peine à suivre certaines instructions ou qu’il n’arrive pas à comprendre ce qu’on lui dit, ce qu’on lui demande ou ce qui est écrit.

Troubles du langage : classification et types

En essayant de faire une classification générale des types de troubles du langage qui existent, nous pouvons distinguer les suivants :

1- Dysarthrie :

Il s’agit d’une affection qui rend l’acte de parler difficile à cause de problèmes aux muscles que l’on utilise pour parler.

2- Dyslalie :

La dyslalie est un type de trouble du langage qui consiste en une altération, une omission ou une substitution de certains phonèmes par d’autres d’une manière incorrecte.

Les dyslalies peuvent être de différents types :

  • Dyslalies physiologiques : elles sont dus au fait que les organes de l’enfant ne sont pas suffisamment matures pour articuler certains mots. C’est quelque chose de totalement normal et dont il n’est pas nécessaire de se préoccuper si cela ne se prolonge pas dans le temps.
  • Dyslalies auditives : comme l’indique sa racine, cette affection du langage est due à un problème d’audition de l’enfant qui l’empêche de reconnaître et d’imiter correctement les sons et les mots pour pouvoir s’exprimer avec normalité. Il est logique de penser que “si nous entendons mal, nous parlerons mal”.
  • Dyslalies fonctionnelles : ce type de dyslalie peut être la suite d’une dyslalie physiologique prolongée qui dure jusqu’à ce que les organes soient déjà matures et plus longtemps. Il s’agit d’un défaut d’articulation:
  • Dyslalies organiques : ce type de dyslalies, également appelées dysglossies, sont associées aux défauts des organes qui interviennent dans le langage.

3- Dysglossies :

La dysglossie est un type de trouble du langage qui peut être séparer en plusieurs catégories

  • Dysglossies labiales : elles sont dues à une altération de la forme ou de la force des lèvres. Les plus connus sont les fentes labiales ou frenulums.
  • Dysglossies mandibulaires elles sont dues à une altération de la forme des mâchoires, que ce soit uniquement une ou les deux mâchoires.
  • Dysglossies dentales : ce type de trouble du langage est dû à une altération de la forme ou de la position des dents.
  • Dysglossies linguales : elles sont causées par une altération de la langue. La langue est un organe qui nécessite une synchronisation parfaite pendant que l’on parle. Certains de des troubles qui peuvent provoquer ce type de dysglossie sont l’ankyloglossia, la macroglossie ou encore une paralysie unilatérale ou bilatérale.
  • Dyglossies nasales : ce type de trouble du langage peut être causé par une altération qui empêche l’aire de passer correctement jusqu’au poumons.
  • Dysglossies palatines : elles sont dues à une altération du palais.

4- Dysphémies

Les dysphémies se définissent comme des altérations du langage qui sont caractérisées par de spasmes à répétition dus à une mauvaise coordination de l’idéomotricité cérébrale. Un exemple de dysphémie est le bégaiement, que nous avons déjà mentionné.

5- Aphasies

Ce type de trouble du langage ne se développe pas forcément pendant l’enfance, et est due à une lésion cérébrale dans une région du cerveau associée au langage.

  • Aphasie de Broca : L’aphasie de Broca est occasionnée par une lésion dans la circonvolution frontale inférieure, nommée l’aire de Broca. Parmi ses caractéristiques se trouve une grande difficulté pour articuler et une manière de parler télégraphique (avec des phrases très courtes). Ce qui est le plus affecté avec ce type d’aphasie est l’expression (on l’appelle également aphasie expressive), par contre la compréhension n’est pas toujours affectée, et si c’est le cas moins gravement que l’expression.

    Aphasie de Wernicke : L’aphasie de Wernicke est un type de trouble du langage qui est dû à une lésion dans la région du lobe temporal gauche, lié au cortex auditif. Ce trouble est également connu comme l’aphasie réceptive et se caractérise par une locution plutôt fluide mais sans aucun sens ou presque, ce que l’on nomme un parler paragrammaticale. Ceux qui souffrent de ce trouble ont des problèmes de compréhension.

  • Aphasie de conduction : ce trouble est dû à une lésion dans le fascicule arqué et/ou dans les autres connections entre les lobes prétemporel et frontal. Ce trouble est caractérisé par une locution fluide et spontanée, une bonne compréhension, des problèmes de répétition et de paraphrases littérales. L’aphasie de conduction inclut parfois des problèmes de lecture et d’écriture, ou des problèmes de dénomination, entre autres.
  • Aphasie transcorticale sensorielle : ce type de trouble du langage est dû à une lésion dans les connections entre les lobes pariétal et temporal, et produit des troubles de la compréhension de certains même si la capacité de répétition reste relativement intacte.
  • Aphasie transcorticale moteur : ce trouble du langage est dû à une lésion soucorticale dans la zone située juste en dessous du cortex moteur et occasionne des troubles du langage spontané, bien qu’il n’affecte pas la capacité de dénomination.
  • Aphasie anomique : elle est due à des lésions dans différentes zones des lobes temporal et pariétal et entraîne des troubles du langage comme l’élocution de mots isolés.
  • Aphasie globale : ce trouble du langage est dû à de multiples lésions cérébrales dans différentes parties du cortex d’association et affecte toutes les fonctions importantes du langage.

6- Dyslexie

La dyslexie, qui est un type de trouble du langage, entre dans la catégorie précédente mais du fait qu’elle est beaucoup plus connue que les autres nous lui dédions un petit paragraphe. La dyslexie se caractérise par un trouble de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, qui est causé par un problème dans le neurodéveloppement de l’individu. Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique de la dyslexie, afin de traiter la dyslexie à l’école, ainsi que des jeux de stimulation cognitive pour enfants dyslexiques.

7- TDAH ou Trouble de Déficit d’Attention avec Hyperactivité

Le TDAH est un type de trouble du langage qui est présent chez les personnes qui ont des problèmes dans deux domaines : l’apprentissage et la communication. Selon une étude sur le sujet, les enfants qui souffrent de TDAH présentent des difficultés d’organisation phonologique et syntaxique. De plus, ceux-ci présentent des problèmes dans la sémantique et ont une mémoire auditive assez pauvre. Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique du TDAH, des outils d’apprentissage à l’école ainsi que des jeux de stimulations cognitive pour les enfants qui souffrent de TDAH.

8- Dyscalculie

Pour finir, et malgré le fait qu’il ne s’agisse pas d’un trouble du langage, la dyscalculie affecte la compréhension d’un autre type de langage, les mathématiques. Ce trouble affecte la capacité de travailler avec les numéros et de comprendre les concepts mathématiques. Les personnes qui souffrent de ce trouble n’arrive pas à comprendre la logique des processus mathématiques.

Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique de la dyscalculie, ainsi que des jeux de stimulation cognitive pour les enfants qui souffrent de dyscalculie.

Comment se diagnostique les troubles du langage

Pour réaliser un diagnostic d’un trouble du langage, il faut suivre une certaine démarche et réaliser certains tests. En nous concentrant sur les troubles du langage chez les enfants, afin d’essayer d’identifier un problème qui pourrait se transformer en un trouble du langage, il faut suivre une série de stratégies.

Si vous souhaitez réaliser un diagnostic, la première chose à faire est de demander des informations aux parents et à l’école. Ce sont les deux principales sources qui nous permettent de connaître le comportement de l’enfant et l’envergure des problèmes qu’il rencontre. Ensuite, il est utile de parler directement avec l’enfant et de l’enregistrer. Enfin, il faut faire remplir un questionnaire aux parents et aux éducateurs ainsi que réaliser des tests neuropsychologiques et des tests spécifiques afin d’arriver à un diagnostic concret.

Troubles du langage, comment aider à la maison ?

Comme nous l’avons vu, les troubles du langage n’ont pas une symptomatologie déterminée et se présentent sous différentes formes et avec différentes sévérités, créant différents problèmes aux personnes qui en souffrent. Voici quelques conseils généraux qui peuvent vous aider si l’un de vos enfants souffre d’un trouble du langage.

Dans un premier temps, du fait que l’enfant souffre de problème de communication, ce que vous pouvez faire est de communiquer un maximum avec lui. Écoutez de la musique ensemble, chanter et écoutez le parler patiemment, sans terminer ses phrases pour lui, en lui laissant le temps d’arriver au bout de ce qu’il souhaite dire.

Une autre activité qui aide dans ces cas-là est la lecture, et si elle est pratiquée de manière interactive, c’est encore mieux. Discutez de vos lectures, parlez des dessins, inventer des fins imaginatives, sont des exercices bénéfiques pour le langage.

Enfin, essayez de comprendre le problème de votre enfant vous permettra de mieux l’aider. Allez voir un professionnel est toujours une bonne idée et peut apporter des solutions aux problèmes de l’enfant, une fois qu’ils ont été identifiés.

Pour des problèmes plus spécifiques, vous pouvez agir de manière particulière, en attaquant le problème à la racine. Les problèmes comme la dyslexie, la dyscalculie, les TDAH ou un trouble spécifique du langage ont des solutions plus spécifiques qui peuvent être trouvées dans les liens associés.

Troubles du langage, comment aider à l’école ?

Pour que tous les élèves puissent apprendre correctement dans leur centre éducatif, il est nécessaire d’établir et de promouvoir des programmes de détection de difficultés du langage qui permettent une intervention précoce si nécessaire. Il existe des plateformes de neuroéducation qui s’avèrent très utiles.

Le rôle du professeur est vital pour le bon développement de l’enfant, car celui-ci exerce une fonction de médiation dans ses processus d’apprentissage et contribue à la normalisation de l’individu dans la vie scolaire.

Grâce à un bon programme éducatif on peut obtenir un apprentissage complet

En général, certaines considérations que l’on peut trouver dans “le guide pour l’attention éducative de l’élève avec un trouble du langage oral et écrit” sont :

• Le centre éducatif doit garantir des conditions qui favorisent la stimulation linguistique et les interactions sociales.
• La réponse éducative doit venir de l’équipe éducative qui s’occupe de l’enfant.
• Les équipes d’orientation et les départements d’orientation doivent soutenir cette fonction, mais jamais la remplacer.
• Des programmes de langage oral doivent être développés, ainsi que de la prévention et de la stimulation.
• L’organisation du centre éducatif doit garantir la coordination entre les cours de soutien, de l’audition et du langage avec le reste des équipes éducatives, afin que tous travaillent suivant la même ligne de conduite et avec les mêmes objectifs.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mario De Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en psychologie sociale et en neuropsychologie.”

Tout sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est, à quoi sert-elle et comment l’appliquer dans les écoles et à la maison

 Qu’est-ce que la neuroéducation et à quoi sert-elle ? La neuroéducation est une nouvelle forme de voir l’enseignement qui se base sur l’apport de stratégies et de te technologies éducatives centrées sur le fonctionnement cérébral. Cette nouvelle discipline éducative fusionne les connaissances sur la neuroscience, la psychologie et l’éducation, avec pour objectif l’optimisation des processus d’enseignement et d’apprentissage. Nous vous expliquons dans cet article tout ce qui vous devez savoir sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert. Nous vous donnons également quelques conseils à appliquer en classe ou à la maison. La neuroéducation changera la manière d’étudier et d’apprendre des enfants. Utilisez les nouvelles découvertes qui permettent de comprendre comment le cerveau acquiert des nouvelles connaissances pour éduquer d’une meilleure façon !

Qu’est-ce que la neuroéducation ? Définition et concept

La neuroéducation peut être définie comme une discipline qui relie la neurologie et les sciences de l’éducation, dans laquelle la psychologie joue un rôle clé.

Il s’agit d’un projet de développement scientifique dans lequel l’on souhaite joindre les connaissances à propos du fonctionnement du cerveau avec ce que l’on connaît sur les processus éducatifs sur le terrain. Normalement, l’environnement sur lequel ce centre la neuroéducation est l’éducation dans les milieux scolaires et académiques.

La neuroéducation est une branche très récente, dans laquelle collaborent les éducateurs et les neuroscientifiques. Dans cette branche émergente convergent les spécialités comme la neuroscience, la psychologie, la science cognitive et l’éducation afin d’améliorer les méthodes d’enseignement et les programmes scolaires.

C’est un dynamique d’apprentissage basée sur la neuroscience, dont le but est d’appliquer tous ce que nous savons sur comment apprend le cerveau et quelles sont les choses qui stimulent le développement cérébral dans un milieu scolaire. La neuroéducation nous permet donc de devenir plus intelligent.

Facteurs qui interviennent dans la neuroéducation

Dans le neuroéducation on applique toutes les connaissances qui ont été découvertes dans les sciences cognitives et la neuroscience ces derniers 25 ans. Voici les découvertes qui ont été les plus importantes :

1- La plasticité cérébrale et la neurogenèse

La plasticité cérébrale a été l’une des découvertes les plus importants dans le domaine de la neuroscience. Le cerveau est élastique, c’est à dire qu’il a une grande capacité d’adaptation tout au long de notre vie. De plus, il est capable de créer constamment des nouveaux neurones et des nouvelles connections entre ceux-ci si on lui procure la stimulation adéquate.

2- Les neurones éponges

Les neurones éponges sont un groupe de cellules cérébrales qui s’activent quand nous réalisons une action ou quand nous observons quelqu’un la réaliser. Et cela ne se produit pas que pour les actions, mais également pour les expressions émotionnelles. C’est pour cela que l’on pense qu’ils sont la base de l’empathie et de l’acquisition du langage. Les connaissances sur les neurones éponges sont très importantes pour la neuroéducation.

3- Émotions et apprentissage

Les émotions interagissent avec les processus cognitifs, c’est pourquoi gérer les émotions est une partie clé du processus d’apprentissage. Il faut donc enseigner aux enfants à être conscient des leurs sentiments et à les contrôler, ce qui leur permettra de contrôler leur comportement. Il est important qu’ils apprennent à reconnaître quand ils sont tristes, en colères et qu’ils arrivent à gérer ces émotions. De plus, des niveaux élevés de stress rend l’apprentissage plus difficile. Il est donc important de créer un bon climat d’apprentissage, sans stress, et de leur apprendre à gérer l’anxiété.

Mais il n’y a pas que la gestion des émotions négatives qui est bénéfique et qui aide à améliorer le rendement académique. En effet, apprendre des matières qui nous font ressentir des émotions s’avère beaucoup plus facile et permanent qu’une matière qui nous est indifférent. On appelle cela l’apprentissage significatif.

4- Dyslexie et troubles de l’apprentissage

Les découvertes sur les troubles de l’apprentissage nous permettent, en plus d’apporter aux enfants qui en souffrent un appui personnalisé, de mettre à leur disposition de meilleurs outils pour les aider à surpasser leurs difficultés. Outils de neuroéducation pour traiter la dyslexie en classe.

5 -Autant l’expérience que la génétique nous influence

Depuis les débuts de la psychologie il existe un débat sur le fait de savoir si nous sommes le fruit de nos expériences ou de notre génétique. De nos jours, la majorité des experts sont d’accord sur le fait que ces deux aspects sont fondamentaux pour notre développement. La génétique assoit la base de nos habiletés et de nos capacités, mais l’expérience va agir sur celles-ci. Les enfants peuvent avoir une série de capacité plus ou moins innées, qu’ils soient plus doués pour une chose que pour un autre, mais c’est quelque chose qui pourra toujours être entraîné et modifié.

Des domaines d’investigation qui s’appliquent à l’éducation sont l’entraînement du raisonnement, l’amélioration de la mémoire de travail, la consolidation de la mémoire, la récupération des souvenirs et les traitements des problèmes d’apprentissage (découvrez comment mémoriser plus vite).

CogniFit, la plateforme leader en neuroéducation

La neuroscience et la neurodidactique sont de plus en plus importants dans les écoles qui souhaitent optimiser leurs processus d’enseignement. La technologie éducative de CogniFit, basée sur la neuroéducation, est appliquée dans différents centres scolaires dans le monde entier et s’avère être d’une grande efficacité pour tous les élèves, mais surtout pour ceux qui ont des nécessités spécifiques ou des difficultés d’apprentissage.

CogniFit Neuroéducation en classe est un outil scientifique pour les éducateurs, créer pour les aider à identifier certaines des causes neurologiques qui peuvent être liées avec l’échec scolaire, et réhabiliter les principales fonctions cognitives des enfants.

Comment cela fonctionne ? La première chose que doivent faire les étudiants est de remplir une évaluation cognitive. Tous les jeux mentaux de CogniFit Neuroéducation ont été créés et validés cliniquement et permettent d’identifier les forces et les faiblesses cognitives impliquées dans l’apprentissage, comme l’attention, la mémoire, la perception et le raisonnement.

En utilisant les résultats de cette évaluation initiale, CogniFit programme automatiquement une dynamique d’entraînement cérébrale personnalisée, créée spécifiquement pour améliorer les capacités cognitives de chaque étudiant.

L’échec scolaire est l’une des préoccupations les plus en vue dans le système éducatif. C’est pour cela qu’il est important d’appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation. Pouvoir profiter dans les centres éducatifs d’outils et d’initiatives neuréducatives permet à tous les élèves de développer adéquatement leur potentiel d’apprentissage.

Plateforme éducative de CogniFit

Neuroéducation pour les éducateurs

Le milieu dans lequel l’application de la neuroéducation est bien évidemment l’école, car il s’agit du principal environnement d’apprentissage d’un enfant.

Les éducateurs doivent connaître les nouvelles connaissances sur le cerveau, sur l’apprentissage et sur la mémoire afin de pouvoir adapter leur style d’enseignement dans le but d’optimiser le processus d’apprentissage. Ils doivent également se rendre compte que la structure de leur cours, leurs actions leurs discours et les émotions qu’ils transmettent ont une influence sur le développement du cerveau de leurs élèves et sur leur manière d’apprendre.

Nous savons que les connaissances en neuroscience peuvent aider énormément en cours, mais comment appliquer ces connaissances dans un contexte éducatif ? La base est que les élèves ne doivent pas se limiter à rester assit et à recevoir passivement les informations, mais ils doivent la manipuler et participer activement à son élaboration.

1. Créer un climat émotionnel positif dans la classe

Il est très important que les professeurs et les éducateurs encouragent le développement d’un climat positif dans la salle de cours, où ils doivent se montrer empathiques et proches de leurs élèves. Il est nécessaire qu’ils contrôlent leurs expressions émotionnelles pour qu’elles soient positives, et ainsi transmettre cette positivité à leurs élèves. Il faut éviter les niveaux de stress élevés dans la classe. Un petit peu de stress est nécessaire pour maintenir les élèves motivés et actifs. Par contre, trop de stress est préjudiciables pour leur rendement. Il peut également s’avérer très utile d’enseigner aux élèves comment gérer leur propre stress et autres émotions négatives, et cela non seulement au niveau scolaire, mais également à tous les niveaux.

2. Utiliser CogniFit neuroéducation en classe

Cette technologie éducative a été créée par des enseignants. Elle permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés en neuroéducation ou en psychopédagogie d’analyser et d’améliorer les processus d’apprentissage dans le milieu scolaire. À quoi sert concrètement CogniFit neuroéducation ?

  • Apprendre et approfondir les connaissances sur les processus cérébraux impliqués dans l’apprentissage et le développement neurologique.
  • Intégrer des améliorations méthodologiques et didactiques afin d’optimiser l’enseignement et d’enrichir la scolarité.
  • Évaluer les étudiants avec objectivité pour identifier leurs forces et leurs faiblesses cognitives, qui peuvent être liées aux difficultés d’apprentissage, et ainsi éviter l’échec scolaire.
  • Corriger et réorienter les difficultés d’apprentissage.

3. Utiliser l’apprentissage émotionnel

La mémoire est étroitement liée aux émotions. Nous apprenons beaucoup plus facilement quand l’information à retenir nous fait ressentir des émotions. C’est pour cela qu’une bonne stratégie de neuroéducation est de créer des connections émotionnelles dans le domaine ou la thématique enseignée. Ces connections peuvent être obtenues grâce à des activités spécifiques qui connecte émotionnellement les élèves avec le contenu du cours. Par exemple, les arts visuelles et interprétatives peuvent être fusionnées, afin d’activer une réponse émotionnelle et d’augmenter la capacité d’apprentissage.

4. Enseigner avec différents styles et de différentes manières

Il est possible d’augmenter la capacité d’apprentissage de chaque étudiant en utilisant différents styles d’enseignement, ainsi qu’en variant les activités et les matières étudiées. Tous les étudiants n’apprennent pas de la même manière. Certains sont plus visuels, d’autres plus gestuels, etc… En utilisant des images, des vidéos, des activités expérimentales ou interactives, de la musique… nous sommes en train d’utiliser la neuroéducation en stimulant tous les sens. Ainsi, les élèves apprendront d’une manière plus complète, et tous les étudiants en profiteront.

5. Maintenir un environnement optimal

Comment intégrer des stratégies de neuroéducation dans la classe ? Les élèves apprennent mieux dans des environnements déterminés. Nous avons une grande capacité visuelle, et nous sommes plus attentifs face à des stimulations nouvelles. C’est pour cela qu’en apportant à la salle de cours une dynamique de changement aidera les élèves à être plus attentifs. Le changement, l’ordre et la beauté, intégré dans chaque unité d’apprentissage, les aidera à apprendre plus facilement. Une musique tranquille en fond sonore peut également aider les élèves à se concentrer, à se relaxer et à se sentir plus à l’aise. Une lumière la pus naturelle possible contribue également à maintenir un environnement plus optimal pour l’apprentissage. L’obscurité dans la classe ou les lumières fluorescentes qui apportent une lumière artificielle ne sont pas recommandés.

6. Utiliser la répétition mais de manières différentes

Une des meilleures façons d’apprendre et de retenir l’information dans notre mémoire sur le long terme est la répétition de l’information. Par contre, si l’information est répétée toujours de la même manière, cela peut être vraiment très ennuyeux pour les élèves. Ainsi, une bonne stratégie de neuroéducation est que la répétition de l’information soit faite de manières différentes et à travers différentes activités et expériences. De cette façon, les élèves pourront manipuler l’information de différents points de vue.

Technique de neuroéducation : la répétition de manière différentes

7. Augmenter l’apprentissage significatif

Il est fondamental pour un apprentissage sur le long terme et pour maintenir la motivation dans la classe que les élèves comprennent l’utilité de ce qu’ils sont en train d’apprendre. Il s’agit d’appliquer les connaissances au monde réel, répondre à “à quoi ça me sert de savoir ça ?”.

Une bonne stratégie de neuroéducation dans a classe est d’utiliser des activités dans le monde réel, comme investiguer, faire des expériences, créer des métaphores, des analogies, examiner les relations de causes-effets, analyser la perspective, réaliser des activités artistiques qui stimulent la pensée créative.

8. Faire des résumés

Les résumés, ou “feedback”, sont essentiels pour la neuroéducation et les processus d’apprentissage. Faire des résumés, dire ce qui a été fait et ce qui peut être amélioré est une des bases de l’orientation de l’apprentissage. Il ne suffit pas de donner une note numérique aux examens et de marquer en rouge les erreurs. Il faut signaler les erreurs d’une manière concrète, et également signaler ce qui a été bien fait. Ainsi, les élèves seront plus motivés et auront des directives concrètes pour s’améliorer.

Neuroéducation pour les parents

Les parents sont l’autre pilier de l’éducation des enfants. Ainsi, les connaissances sur le fonctionnement cérébral peuvent les aider dans leur relation avec leurs enfants au niveau éducatif et également affectif. Ils pourront motiver leurs enfants à apprendre, à développer tout leur potentiel et à maintenir leur santé mentale d’une manière optimale. Il existe des outils de stimulation cognitive pour toute la famille.

Neuroéducation pour les parents

1. Augmenter son apprentissage en cultivant son estime de soi

Neuroéducation pour les parents : une estime de soi saine est fondamentale pour un apprentissage optimal. Qu’il sache qu’il est capable de faire les choses l’aidera à maintenir sa motivation pour apprendre et pour fournir les efforts nécessaires. Il est important de ne pas le comparer avec d’autres enfants ou avec les frères et sœurs, car cela endommage son estime de soi et le poussera à se comporter d’une manière qui n’est pas la sienne. Au lieu de cela, motivez-le et aidez-le à s’améliorer dans certains domaines. Découvrez comment encourager et féliciter votre enfant afin d’augmenter son estime de soi.

2. Ne pas freiner sa créativité

Nous ne nous rendons pas forcément compte, mais parfois sans le vouloir nous freinons la créativité de nos enfants. Ne les interrompez pas quand ils sont en train de jouer seuls ou quand ils sont captivés ou motivés par quelque chose. Permettez-leur de jouer à l’air libre et avec d’autres enfants. Il n’est pas non plus nécessaire de les surveiller constamment, car s’ils se sentent observés, leur impulsivité créative disparaîtra et cela coupe leur liberté d’expérimenter. Découvrez l’importance de la pensée créative.

3. L’aider à appliquer ses connaissances à la réalité

Une bonne stratégie de neuroéducation à la maison est que quand vous aidez votre enfant avec ses devoirs, aidez-le à comprendre comment ces connaissances peuvent être appliquées dans la vie réel. Ainsi, non seulement votre enfant apprendra mieux, mais il découvrira également l’utilité de ce qu’il apprend.

4. S’assurer qu’il se repose suffisamment pour mieux apprendre

Les parents doivent apprendre qu’un sommeil de qualité est fondamental pour un rendement et un apprentissage optimal. Pendant notre sommeil, nous nous reposons et restaurons nos forces, mais nous consolidons également tout ce que nous avons appris. C’est donc une bonne stratégie de neuroéducation que de s’assurer que votre enfant dort le nombre d’heures adéquat (un enfant doit dormir entre 9 et 10 heures par jour), mais également qu’il ait un sommeil de qualité. Il se peut que votre enfant dorme suffisamment ais qu’il ne se repose pas bien. Soyez attentif aux signes comme l’apathie, le manque d’envie, l’irritabilité, qui peuvent être les conséquences d’un sommeil insuffisant. Insomnie infantile, comment faire face aux troubles du sommeil chez les enfants.

5. Un corps actif apprend mieux

L’activité physique augmente la capacité d’apprentissage. Si votre enfant aime se bouger pendant qu’il étudie ou qu’il apprend quelque chose, laissez-le faire. Cela l’aidera à se relâcher et à apprendre mieux.

Pratiquer une activité physique est une bonne stratégie de neuroéducation, car cela aide à apprendre mieux du fait que l’exercice physique aide à oxygéner et à activer le cerveau. Avant et après avoir étudié, laissez votre enfant courir, sauter et simplement se bouger. Les activités sportives extrascolaires peuvent également être une bonne option et en plus cela peut les aider à socialiser, à s’amuser et à réduire les risques d’obésité infantile.

Neuroéducation et difficultés d’apprentissage

La neuroéducation peut aider les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage. Les connaissances en neuroscience nous aident non seulement à savoir comment le cerveau apprend, mais également à savoir comment les cerveau rencontre des difficultés pour apprendre.

Il existe différents types de problèmes d’apprentissage, comme la dyslexie, l’autisme ou les TDAH (Troubles de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité). Grâce à CogniFit, vous pouvez réaliser des évaluations et des stimulations cognitives afin d’aborder tous les types de difficultés d’apprentissage.

La neuroéducation nous permet d’adapter l’enseignement afin de maximiser les possibilités d’apprentissage des enfants qui ont de la peine à se concentrer et à maintenir un rendement cognitif optimal pendant les cours.

Il est fondamental en cas de problèmes d’apprentissage qu’autant à l’école qu’à la maison on étudie bien la situation à laquelle il faut faire face, quelles sont les difficultés de l’enfant et quelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau peuvent nous être utiles. De cette manière, nous aurons en main les outils qui nous permettrons d’adapter l’enseignement à tous les élèves et d’utiliser les stratégies adéquates pour augmenter leur apprentissage.

Mythes de la neuroscience

Un des objectifs de l’application des connaissances neuroscientifiques dans l’éducation est de casser une série de mythes et de croyances que les professeurs et les parents peuvent avoir sur le développement du cerveau d’un enfant. Voici certains de ces mythes :

  • Il existe des périodes critiques dans lesquelles il FAUT absolument apprendre des choses spécifiques.
  • Nous utilisons seulement 10% de notre cerveau. Il existe même une croyance qui dit que nous aurions des superpouvoirs si nous pouvions utiliser 100% de notre cerveau. Cette croyance est aussi étendue que fausse. Nous utilisons tout notre cerveau.
  • Certaines personnes utilisent le cerveau gauche et d’autre le droit. Bien que nous ayons effectivement deux hémisphères cérébraux, cela ne veut pas dire que nous utilisons plus l’un ou l’autre. Il est vrai que chacun a des capacités différentes, mais nous utilisons tous les deux parties de notre cerveau de façon identique.
  • Écouter du Mozart rendra votre enfant plus intelligent. Beaucoup d’études démontent que cela est faux.
  • La manière de travailler multitâches est une bonne façon de travailler. Nous savons que cela n’est pas toujours vrai et que cela dépend énormément de la personne et de ses caractéristiques.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuroéducation. Si vous souhaitez en savoir plus sur le leadership, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions sur plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Modification du comportement infantile : 5 techniques pour modifier les comportements rebelles chez les enfants

La modification du comportement infantile a pour objectif de minimiser ou de changer des comportements “inadaptés” ou rebelles chez les enfants. Il est de plus en plus fréquent de faire face à des enfants qui désobéissent, qui mentent, qui insultent et qui peuvent même se montrer agressifs… Ces comportements sont des symptômes clairs d’un problème comportementale. Autant les parents que les professeurs doivent essayer de corriger et de contrôler ces comportements antisociaux dès l’enfance, afin que ceux-ci ne s’intensifient pas dans l’adolescence. Découvrez 5 techniques et stratégies de modification du comportement infantile qui vous aideront à contrôler les comportements agressifs et défiants, ainsi qu’à éviter les châtiments corporels et à éduquer sans violence.

Modification du comportement infantile

La modification du comportement ne s’obtient pas grâce à la violence. Tous les parents et les professeurs doivent être au clair sur ce point : la violence n’entre pas dans l’éducation. La violence comme moyen disciplinaire est inutile, car elle ne fait que préjudicier le développement de l’enfant. La modification du comportement ne s’obtient uniquement grâce à la mise en place de “règles” qui aident l’enfant à se connaître mieux, à comprendre ce que l’on attend d’eux et ce qu’il peut faire ou non.

Comment ne faut-il pas éduquer un enfant ? Découvrez l’effet Pygmalion. La modification du comportement infantile vise le changement de comportement d’un enfant grâce à des techniques et des stratégies psychologiques destinées à améliorer le comportement des enfants. Ces stratégies peuvent aider à ce que les plus petits développent tout leur potentiel, gèrent leur frustration, s’adaptent aux changements et sélectionnent des comportements adéquats qui leurs serviront à atteindre leurs buts et leurs objectifs. L’application des méthodes que nous présentons plus bas vous aidera à contrôler le comportement de vos enfants et à promouvoir leur bienêtre, leur satisfaction et leurs compétences personnelles.

Techniques de modification du comportement infantile

Quand il s’agit de modifier le comportement d’un enfant, beaucoup de parents se sentent perdus. Voici certaines techniques utiles pour modifier le comportement des enfants qui peuvent être appliquées à la maison ou à l’école afin d’obtenir que les enfants soient capables de contrôler ou de corriger leurs comportements antisociaux.

En utilisant ces techniques de manière adéquate, on peut obtenir de bons résultats dès le plus jeune âge. Il est important de savoir quelle technique utiliser à quel moment et ne pas toutes les mélanger sans arriver à atteindre les objectifs que vous fixez. Le plus important au moment de modifier le comportement des enfants est de leur créer le moins d’insatisfaction possible, et qu’ils puissent atteindre les objectifs posés par leurs parents d’une manière adéquate, sans qu’ils se sentent frustrés de se voir soumis aux punitions et aux engueulades quotidiennes.

1. Technique du “temps dehors”

La première technique de modification du comportement infantile est très simple et très facile à appliquer. Le “temps dehors” est une technique qui peut être appliquée pour modifier beaucoup de comportements. L’essence de cette technique consiste à emmener l’enfant dans un lieu où il n’y a aucune stimulation positive pour lui, un lieu où il n’a pas de jeux ou de jouets et où il n’y a personne pour l’occuper. Il ne s’agit pas de lui chercher un lieu hostile, qui soit ennuyeux. Nous devons trouver un lieu qui ne lui plaira pas pendant un laps de temps.

Illustrons cette technique avec un exemple : un enfant regarde la télé depuis déjà un long moment, son père décide alors de l’éteindre et celui-ci entre alors dans une grande colère. Comment gérer la situation ? Pour appliquer correctement la technique du “temps dehors” nous devons retirer le petit coléreux dans un lieu peu gratifiant pour lui. Nous le faisons immédiatement après l’apparition du comportement indésirable. Sans discuter avec lui, d’une façon posée et tranquille, nous lui expliquons clairement que lorsqu’il aura changé de comportement, nous reviendrons le chercher pour jouer avec lui, ou pour faire quelque chose qui lui plait.

Cette technique de modification du comportement est très simple, mais elle contient un facteur très important qu’il faut considérer, celui du temps que l’enfant doit rester en situation de “temps dehors”. Le temps doit être proportionnel à l’âge de l’enfant, en ajoutant une minute pour chaque années du petit, c’est à dire 5 minutes pour un enfants de 5 ans. Cette donnée est très importante car si cela n’est pas réaliser de la bonne manière, il se peut que l’on obtienne pas les bénéfices souhaités. L’âge et le stade de développement de l’enfant joue un rôle important dans le comportement de celui-ci. Découvrez les stades de développement de l’enfant.

2. Technique de “l’extinction”

Une autre technique importante, mais qui est souvent mal appliquée est “l’extinction”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste en supprimer les récompenses que l’enfant espère obtenir avec son comportement. La plus grande partie des gens ne prêtent attention qu’aux transgressions, car elles sont plus difficiles d’ignorer, et les enfants s’en rendent compte et l’utilise à leur avantage. Si notre enfant nous répond mal il obtient notre attention : nous allons lui donner un sermon, en essayant de lui expliquer pourquoi il ne doit pas le faire, en essayant de le convaincre de son mauvais comportement… La technique “d’extinction” consiste à éliminer tout ce qui renforce les comportements intéressés des enfants.

Par exemple, un enfant qui est en train de faire du chantage émotionnel à sa mère pour ne pas aller à l’école avec des commentaires du genre : “tu m’emmène à l’école pour te débarrasser de moi”, “tu ne veux pas passer plus de temps avec moi ?”, etc… Dans une occasion comme celle-ci, vous pouvez appliquer la technique de “l’extinction” du comportement, en substituant ces commentaires par des choses gratifiantes. Une pratique adéquate serai, par exemple, de demander à l’enfant sur ces dessins animés favoris, en ignorant ses commentaires précédents. Faire comme si vous ne les aviez pas entendus et que vous souhaitez commencer une conversation avec lui.

Dans “l’extinction” il est très important de toujours utiliser un substitut gratifiant car si cette technique est utilisée sans être accompagnée d’une stimulation positive, il se peut que l’enfant se sente ignoré, se qui se répercutera négativement dans ses émotions. Cette technique ne doit pas être utilisée face à des comportement dangereux. Découvrez les types d’apprentissage cognitifs.

3. Technique de “modélisation”

Une autre technique très utile et qui peut s’appliquer dans diverses situations est la technique de “modélisation”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste à imiter à l’autre personne en faisant exactement la même chose qu’elle.

Par exemple, vous pouvez utiliser cette technique de modification du comportement au moment d’enseigner à votre enfant une nouvelle habileté, comme mettre la table par exemple. Premièrement, un des parents doit réaliser la tâche en expliquant pas à pas ce qu’il fait, depuis la mise en place de la nappe jusqu’à s’asseoir pour manger. Pour cela, vous devez expliquer à l’enfant de la manière la plus didactique possible afin qu’il vous écoute.

Par exemple, un enfant qui aime les dessins animés sur les super héros peut s’imaginer que chaque éléments de la mise en place de la table pour manger (verres, couverts, serviettes, etc…) est un super héro et qu’il doit se réunir à la base (la table) avec tous ses amis super héros. Les parents doivent y mettre le même dynamisme que l’enfant afin que cela soit plus divertissant. Une fois que la modélisation est réalisée, le parent doit reprendre tous les éléments mis en place et laisser faire l’enfant.

Si l’enfant se trompe, il faut le reprendre et attendre de voir s’il aura bien compris la prochaine fois. Découvrez l’importance de la motivation dans l’apprentissage.

4. Technique “d’économie de jetons”

La technique “d’économie de jetons” est une autre technique de modification du comportement infantile qui peut être très divertissante pour les parents et pour les enfants. Il s’agit d’établir un système de récompense dans lequel, pour obtenir un prix (goûter favori, jouet, excursion, jeu mental, etc…) l’enfant devra réaliser certaines tâches déterminées (devoirs, ranger sa chambre, se laver les dents, aider à mettre la table, etc…) et arrêter de permettre que d’autres se concrétisent.

Par exemple, chaque fois que l’enfant réalise une tâche désirée ont lui remet un prix (jetons, points, etc…) que l’enfant peut emmagasiner jusqu’à ce qu’il en ait suffisamment pour recevoir son prix. L’important dans cette stratégie de modification du comportement est que l’enfant se rende compte qu’il obtient beaucoup plus de privilèges et de bénéfices s’il se comporte bien.

Il est important d’utiliser un tableau ou un support visible pour l’affichage à la vue de tous les membres de la famille sur lequel on peut voir les points obtenus. Vous devez fixer et anticiper les prix que vous allez donner. Les récompenses doivent être claires et être attractives pur l’enfant, et doivent être inscrites sur le tableau.

Chaque fois que vous donnez un point ou un jeton à votre enfant, vous devez accompagner le geste de commentaire positifs comme : “je suis très content parce que tu as fait des efforts”. Découvrez les différentes manières de féliciter un enfant afin augmenter leur estime d’eux-mêmes.

De plus, vous pouvez incorporer dans cette technique la perte de points quand l’enfant ne remplit pas les objectifs que vous avez établi. De cette manière, vous pouvez contrôler que l’enfant réalise ses obligations et qu’il ne soit pas puni quand il ne le fait pas. Ce système est très utile dans les écoles et sont appliqués dans beaucoup d’entre eux, mais ils peuvent également être appliqués et se montrer efficaces à la maison.

5. Technique de “l’intention paradoxale”

La dernière technique de modification du comportement infantile de laquelle nous allons parler est “l’intention paradoxale”. C’est une technique qui donne de bons résultats mais qui peut s’avérer complexe, car il s’agit de demander à l’enfant de faire ce que justement nous voulons éviter.

Par exemple, quand un enfant désobéit continuellement à l’ordre de ranger ses jouets, et qu’il refuse systématiquement de ranger. L’enfant entre dans un dynamique de provocation tous les jours plus grande. Que se passerait-il si un jour un des parents lui dit : “aujourd’hui, je ne veux pas que tu ranges, je veux que tu laisses absolument tout traîner et que tu ne fasses rien du tout”.

La première sensation qui viendra à l’esprit de l’enfant sera la satisfaction parce que il n’a pas besoin de faire l’effort de ranger. À ce moment, les parents doivent commencer une activité divertissante (avec les autres enfants ou entre eux), comme par exemple cuisiner un dessert, raconter des histoires et beaucoup rire. L’enfant souhaitera participer, mais les parents lui diront que non, qu’il continu de ne rien faire, puisque c’est ce qu’il voulait.

Cette technique à certaines limitations et doit être évaluée par rapport au profil de l’enfant car elle peut causer l’effet inverse de celui souhaité et n’être du coup pas du tout utile.

Si après avoir appliqué ces techniques de modification du comportement, l’enfant continue de se comporter mal, vous pouvez toujours vous rendre chez un spécialiste afin de réaliser une exploration neuropsychologique complète et de détecter s’il existe un trouble neurologique.

Le bienêtre et le bon développement du comportement dans l’enfance dépend avant tout des parents et des éducateurs. Les enfants ne répondent pas comme les adultes, c’est pourquoi il faut toujours adapter les changements de comportement afin qu’ils soient adéquats à leurs besoins.

Comme dit Jean Jacques Rousseau : “L’enfance a ses propres manières de voir, de penser et de sentir. Il n’y a rien de plus insensé que de prétendre les substituer pour les notre”.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Noemí de la Cruz Belerda, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologies adulte. “

Apprentissage Cognitif : types d’apprentissage, guide éducatif

Notre vie est un apprentissage cognitif. Nous apprenons à partir des expériences, des émotions, des nouveautés, de nos relations avec les autres, etc… L’apprentissage et l’éducation que nous recevons définissent qui nous sommes. Dans cet article nous souhaitons vous faire découvrir les dernières découvertes sur le cerveau et sur l’éducation.

La neuroéducation, c’est comprendre comment fonctionne notre cerveau pour apprendre et enseigner d’une meilleure façon. Découvrez dans cet article les différents types d’apprentissage cognitif. Augmentez la capacité d’apprentissage du cerveau est entre nos mains !

Apprentissage cognitif

Normalement, à l’école on nous enseigne à répéter encore et encore les choses afin que nous les mémorisions (découvrez comment mémoriser plus vite). Mais, comment apprend le cerveau ? Mémoriser une information ne nous enseigne pas à faire face au monde réel ni à développer notre potentiel, ni notre personnalité, ni notre manière d’être, ni la manière d’affronter les défis et de réaliser nos objectifs…

Notre éducation et notre apprentissage définissent qui nous sommes. Mais, malgré tous les avancements et toutes les découvertes qui ont été faites dans le domaine de l’apprentissage cognitif humain, nous ne les appliquons pas à l’éducation. Nous devons apprendre à éduquer le cerveau humain, à prendre en compte les caractéristiques de notre esprit afin d’améliorer l’éducation.

Un bon apprentissage passe par l’utilisation des émotions, de la surprise, du mouvement ainsi que des outils de neuroéducation spécifiques qui favorisent le développement cognitif des individus.

Apprentissage cognitif : la définition d’apprendre est d’acquérir une connaissance grâce à l’étude ou à l’expérience. D’un côté “cognitif”, cela fait référence à la “cognition” qui défini la capacité de l’être humain de connaître au travers de la perception et des organes du cerveau. Le concept d’apprentissage cognitif défini les processus qui interviennent pendant le traitement de l’information, qui vont de l’entrée sensorielle, passe par le système cognitif et vont jusqu’à la réponse produite.

Apprendre est le verbe qui a peut-être marqué le plus l’espèce humaine tout au long de sa phylogénie. Nous sommes la preuve vivante de l’apprentissage continu qu’a supposé la vie humaine tel que nous la connaissons.

Note cerveau est le guide et le directeur de notre apprentissage, mais il ne faut pas se tromper. À mesure que l’être humain avance, il emmagasine chaque fois plus de connaissances. “Nous devenons toujours plus intelligents” (découvrez comment devenir plus intelligent). Cela pourrait nous mener à penser que peut-être notre cerveau devient de plus en plus sophistiqué au fur et à mesure que nous avançons, pourtant ce n’est pas le cas. Ce qui change est notre manière d’apprendre, et plus nous connaissons comment fonctionne notre cerveau, plus il nous est facile de profiter de ses caractéristiques afin de nous rendre l’apprentissage plus facile.

Types d’apprentissage

1. Apprentissage de type implicite

L’apprentissage implicite est un apprentissage “aveugle”. En effet, dans ce type d’apprentissage, nous apprenons sans nous en rendre compte.

Les caractéristiques principales de ce type d’apprentissage cognitif est qu’il est non-intentionnel, celui qui apprend n’a pas conscience de le faire, car il s’agit d’une exécution automatique d’une conduite moteur.

Certaines activités requièrent un apprentissage non-intentionnel, comme parler ou marcher. Beaucoup des choses que nous apprenons, nous les apprenons sans nous en rendre compte, de manière implicite.

2. Apprentissage de type explicite

En opposition à l’apprentissage implicite, l’apprentissage explicite se caractérise par l’intention d’apprendre et la conscience de le faire. il y a beaucoup d’exemple de ce type d’apprentissage, comme le fait de lire cet article, qui est un apprentissage explicite, car cela est fait avec l’intention d’apprendre quelque chose.

L’apprentissage explicite, étant un geste intentionnel, requière de l’attention soutenue ainsi qu’un effort pour suivre cette intention d’apprendre.

3. Apprentissage coopératif et collaboratif

L’apprentissage coopératif est un type d’apprentissage en groupe. Par exemple, un élève qui apprend en compagnie de ses camarades de classe. L’objectif de cet apprentissage cognitif est que chaque membre apprenne selon ses possibilités et qu’en plus un travail en équipe soit favorisé.

Les quatre piliers qui soutiennent cet apprentissage sont l’interdépendance positive, la responsabilité individuelle, la participation égalitaire et l’interaction simultanée.

Un apprentissage similaire, mais pas identique, est l’apprentissage collaboratif. Dans ce type d’apprentissage, c’est génralement une personne en dehors du groupe (comme un professeur) qui propose un thème à développer pour le groupe.

Apprentissage cognitif : apprendre avec les autres c’est apprendre mieux

4. Apprentissage significatif

Ce type d’apprentissage recours à la dimension cognitive, émotionnelle et motivationnelle. Ce type d’apprentissage suppose un processus d’organisation de l’information et de mise en relation de celle-ci avec les connaissances et les expériences préalables de celui qui apprend. Cela aboutit en une nouvelle connaissance qui sera unique pour chaque personne, car nous avons tous notre propre histoire. C’est comme apprendre à travers un filtre avec lequel nous voyons la réalité.

5. Apprentissage associatif

Si vous avez déjà entendu parler des chiens de Pavlov vous savez peut-être déjà en quoi consiste ce type d’apprentissage cognitif. L’apprentissage associatif défini l’association entre une stimulation déterminée et un comportement précis. Dans le cas des chiens de Pavlov le son d’une cloche est associé avec l’arrivée de la nourriture, ce qui fait que les chiens vont commencer à saliver chaque fois qu’ils entendent le son d’une cloche.

6. Habitude et sensibilisation : apprentissage non-associatif

Ces deux processus sont inclus dans le même type d’apprentissage : l’apprentissage non-associatif. Ce type défini un changement de notre part face à une stimulation continue.

L’apprentissage par habitude est un apprentissage de type primitif qui nous permet de nous adapter à notre environnement. C’est un phénomène quotidien et très fréquent dans notre vie de tous les jours. Il se produit quand nous cessons de prêter attention à une stimulation (décroissement de la réponse face à un stimulation). Un exemple d’apprentissage par habitude peut-être celui d’une personne qui vit près d’une voie de chemin de fer. Le premier jour elle écoutera beaucoup le bruit des trains, mais au fur et à mesure que le temps et les trains passent, cette personne s’habituera à ce bruit et cessera d’y prêter attention. Au final, le bruit des trains ne la dérangera plus du tout.

D’un autre côté, l’apprentissage par sensibilisation est le cas contraire au type d’apprentissage précédent : notre réponse va augmenter face à une stimulation continue et répétée. Cela signifie que plus nous faisons face à la même stimulation, plus nous donnerons la même réponse à cette stimulation. La sensibilisation est un type d’apprentissage très adaptatif et très primitif.

7. Apprentissage par découverte

Lorsque l’on cherche activement une information et que ce qui motive le cerveau est la curiosité, nous sommes en train d’apprendre par découverte. Dans cet apprentissage cognitif, l’individu découvre, s’intéresse, apprend, relie des concepts et les adapte à son schéma cognitif.

8. Apprentissage par observation ou par imitation

Ce type d’apprentissage se sert d’un modèle à suivre pour ensuite l’imiter. Dans cet apprentissage cognitif, les neurones miroirs sont très fortement impliqués. L’imitation est un outil d’apprentissage très utile.

9. Apprentissage émotionnel

Ce type d’apprentissage implique un développement émotionnel de l’individu. L’intelligence émotionnelle se développe à partir de cet apprentissage qui permet de gérer les émotions. (Test d’intelligence émotionnelle).

De plus, l’émotion joue un rôle très important dans l’apprentissage, ce que nous développerons plus bas.

10. Apprentissage de type expérimental

Nos expériences sont la meilleure manière d’apprendre. Selon les expériences que nous vivons, nous apprenons les leçons qui y sont liées. Ce type d’apprentissage cognitif est très efficace, mais également très subjectif, car tout comme l’apprentissage significatif, chaque expérience est une leçon différente à apprendre, et chaque personne est un élève différent.

11. Apprentissage mémoristique

Comme son nom l’indique, ce type d’apprentissage cognitif se base sur l’utilisation de la mémoire, en y fixant des données déterminées. La différence qu’il existe avec ce type d’apprentissage et l’apprentissage significatif et que l’apprentissage mémoristique agit comme un enregistreur, sans que le sujet ne comprenne nécessairement ce qu’il est en train d’apprendre.

12. Apprentissage réceptif

Ce type d’apprentissage est complètement passif, ar la personne ne fait que recevoir l’information qu’elle doit apprendre. Un bon exemple de cet apprentissage cognitif est le discours que le professeur fait à ses élèves qui restent assis et qui écoutent.

13. Stratégies métacognitive

Il est important de signaler cet autre type de stratégie d’apprentissage pour mieux comprendre notre manière d’apprendre. Ces stratégies impliquent de connaître les processus d’apprentissage. Apprendre à apprendre. Se connaître soi-même, ses attitudes et ses aptitudes afin de savoir comment apprendre d’une manière plus efficace.

Chaque personne est unique et il n’existe pas de méthode d’apprentissage universel, qui peut servir a tout le monde à la perfection. C’est pour cela qu’il est important de connaître ses forces et ses faiblesses pour améliorer notre apprentissage.

Apprentissage cognitif : comment appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation

Malgré les nombreuses découvertes sur le cerveau et sur la forme que celui-ci à d’apprendre de ces dernières décennies, la majorité des systèmes éducatifs se basent sur un modèle erroné d’apprentissage. Lire et mémoriser des phrases tirées d’un livre n’est pas une bonne méthode d’apprentissage. Les études démontrent que d’autres facteurs comme par exemple le sport, les émotions, la surprise et les expérimentations sont les ingrédients parfaits pour emmagasiner des connaissances.

L’importance des émotions

Être ému est vital afin de se souvenir. Les émotions sont le ciment des souvenirs. Francisco Mora le dit de la manière suivante : “Le binôme émotion-cognition est indissoluble, et est intrinsèque au fonctionnement du cerveau”.

L’information que nous recevons au travers de nos sens passe par le système limbique avant d’aller dans le cortex cérébral. Dans le système limbique se trouve une des parties le plus primitives de notre organisme, les amygdales, qui s’activent aux occasions qu’elle croit importantes pour la survie. Les amygdales sont un puissant ciment pour les souvenir car elles les consolident.

Vous vous rappelez sûrement mieux de votre anniversaire que du cours d’hier ou du travail que vous faisiez il y a deux semaines.

Faites du sport et apprenez

Des études démontrent que le sport ne fait pas qu’améliorer notre rendement physique mais qu’il nous permet également d’améliorer le rendement et l’apprentissage cognitif. Faire du sport libère des protéines déterminées qui favorise la plasticité cérébrale, ce qui génère de nouveaux neurones et de nouvelles connections neuronales.

Selon l’observatoire de la santé dans l’enfance et dans l’adolescence, l’activité physique contribue à maintenir, voir même à améliorer, les aspects liés au rendement cognitif et à la santé mentale.

Parmi les nombreux bienfaits du sport, ceux qui le pratique régulièrement obtiennent au niveau cognitif :

– Un meilleur rendement académique et une meilleure capacité d’attention.

– Une plus faible probabilité de souffrir de troubles comme la dépression ou l’anxiété.

– Un meilleur moral et un meilleur équilibre émotionnel.

Apprentissage cognitif : Se bouger aide à mieux apprendre

Les fenêtres d’apprentissage

Si nous parlons d’apprendre, il faut que nous faut mentionner les fenêtres d’apprentissage.

Les fenêtres d’apprentissage est une idée défendue par la neuroéducation, et qui dit qu’il existe des laps de temps plus opportun à l’apprentissage. Il s’agit de périodes critiques dans lesquels il faut favoriser un type d’apprentissage plus que les autres, affirme Francisco Mora.

On peut apprendre à parler à n’importe quel moment de notre vie mais le moment optimal est entre 0 et 3 ans. Plus tard, on peut également apprendre à parler, mais cela nécessitera beaucoup plus d’effort et même malgré cela on n’obtiendra pas les mêmes résultats.

Il faut tenir en compte cette idée, affirme Jaime Romanos, que nous savons qu’avoir des enfants assis en classe, calmes, agit négativement sur leur cerveau. Découvrez les stades du développement infantile selon J. Piaget.

Erreur dans notre forme d’éducation

Ne pas profiter des fenêtres d’apprentissage

En tenant compte de ce que nous savons de notre cerveau et des stratégies optimales pour apprendre, nous devrions penser que certaines réformes ont été faites afin d’optimiser notre système éducatif. Mais ça n’est pourtant pas le cas. Nous enseignons d’une manière erronée. Si nous prenions en compte les fenêtres d’apprentissage, nous ne ferions pas s’asseoir des enfants, car ils devraient être en train d’apprendre pendant qu’il se bougent, en mouvement. Et nous ne parlerions pas de science dures d’une manières purement théorique à des adolescent dont le cerveau a besoin d’émotions…

Utiliser toujours le même type d’apprentissage

Il semble que l’apprentissage qui domine les salles de classe est le type réceptif ou le type mémoristique. Un apprentissage totalement mécanique et passif qui ne profite en rien des fenêtres d’apprentissage.

Comment devrions-nous apprendre ?

C’est une bonne question. Il est claire qu’il y a beaucoup de changements difficiles à réaliser, mais pourtant cela vaudrait vraiment la peine de prendre en compte comment fonctionne notre cerveau et comment celui apprend.

Utiliser le mouvement, les émotions, la surprise pour éveiller l’intérêt, ainsi que le cerveau des étudiants. Nous avons appris beaucoup de chose ces dernières années, il est temps de mettre en pratique ces nouvelles connaissances sur l’apprentissage et sur le cerveau. Découvrez le programme de neuroéducation leader dans le monde.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Si vous souhaitez en savoir plus sur le leadership, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions sur plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Mario De Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en psychologie sociale et en neuropsychologie.”