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La théorie de Piaget : les stades du développement cognitif de l’enfant, est-ce que votre enfant se développe selon son âge ?

Comment savoir si votre enfant développe normalement ses capacités cognitives pour son âge ? Comment pensent les enfants, et quelles sont les étapes de leur développement cognitif ? Est-il normal qu’ils commettent des erreurs de langage ou de raisonnement ? La théorie de Piaget explique très bien les différents stades du développement d’un enfant. Découvrez dans cet article si votre enfant évolue selon son âge. Nous dissiperons tous vos doutes !

Théorie de Piaget : stades de développement chez l’enfant

Piaget est un des psychologues les plus connu de l’histoire grâce à ses découvertes sur l’enfance et le développement de l’intelligence chez l’enfant. Il a dédié sa vie à étudier les différents stades de développement et à comprendre comment évoluent nos schémas d’apprentissage, de pensée et de développement cognitif. Cet article explique la théorie de Piaget et décrit les différents stades du développement de l’enfant.

Théorie de Piaget

 Selon la théorie de Piaget, les enfants passent par différents stades spécifiques à leur intellect et à leur capacité de percevoir les relations matures. Ces différents stades du développement infantile sont les mêmes pour tous les enfants, quelque soit leur origine ou leur culture. Seul l’âge peut parfois varier d’un enfant à l’autre.

Il est fréquent que très jeunes, les enfants ne fassent pas preuve d’empathie. Il ont plutôt des pensées égocentriques, en accord avec leur âge et leurs capacités.

Pendant l’enfance, l’enfant “apprend à penser”, c’est à dire à interagir avec le monde qui l’entoure. Il s’agit du développement cognitif naturel. Cela suppose une série de changements évolutifs dans la vie de l’enfant, dont on peut distinguer les différentes étapes durant enfance, depuis leur naissance jusqu’à la préadolescence. Ces étapes, durant lesquelles les enfants développent leurs capacités cognitives, sont actuellement divisées selon “les stades de développement de Piaget”.

Qu’est-ce que la théorie de Piaget ? Jean Piaget (psychologue et biologiste suisse) a réalisé de nombreuses études sur l’enfance. Selon lui, l’enfance est divisée en différents stades. La théorie de Piaget explique les différents stades du développement infantile en fonction de l’âge.

Les stades de Piaget sont un ensemble de faits déterminants dans le processus de développement humain qui apparaissent temporellement, se suivant les uns les autres. Ainsi, le type de langage qu’utilisent les enfants peut être différencié pour chaque tranche d’âge : balbutiement, paroles inventées, pseudo-paroles, parler à la troisième personne en se référant à soi-même, etc. Il en est de même pour le type de pensée (pensées égocentriques, où tout tourne autour de ce que l’enfant voit et croit), ou encore pour les compétences physiques (utilisation des réflexes, marcher à quatre pattes, marcher, courir …). Selon la théorie de Piaget, ce développement cognitif apparaît de façon continue et progressive, autour d’un âge approximatif.

Dans la théorie de Piaget, chaque stade de développement de l’enfant a-t-il lieu à un moment précis ? 

Non, les stades n’apparaissent pas nécessairement à un moment précis. Cependant, on peut dire qu’il existe des périodes durant lesquelles il est plus probable et normal que se développent certaines capacités cognitives. Il est plus facile d’apprendre une compétence définie à l’âge qui normalement lui convient. Pour l’acquisition du langage par exemple, les premiers mots sont appris vers la première année, mais le langage n’est pas bien développé avant l’âge d’environ sept ans (vocabulaire encore très réduit, qui ira en augmentant au fil des années). 

Étapes du développement cognitif de l’enfant selon la théorie de Piaget

Piaget propose quatre stades de développement de l’enfant  :

1- Le stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

2- Le stade préopératoire (enfants de 2-7 ans)

3- Le stade opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

4- Le stade opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans jusqu’à approximativement 19 ans).

 

1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. À ce stade, le développement avance en partant des réflexes innées.

  • Il est connu qu’à cet âge, l’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
  • L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec son propre corps, par exemple, faire du bruit en tapant sur un jouet, jeter un objet, tirer la couverture pour attraper un objet qui se trouve sur celle-ci, etc… À cet âge, les enfants répètent des actions au hasard, en expérimentant à travers de leur propre corps.
  • Premier contact du bébé avec le langage : la première fois qu’un bébé entre en contact avec le langage est dans le ventre de sa maman, pendant les mois de gestations, lorsqu’il entend et se familiarise avec la voix de ses parents. Les recherches démontrent que lors des premiers jours de vie, les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son. Il est surprenant de constater à quel point ils sont déjà habitué au langage, du fait que dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit du langage. De plus, des investigations de Casper et Spence démontrent comment les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
  • Comment communiquent les enfants de 0 à 2 ans ? À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer, car celui-ci ne peut pas émettre d’autres sons (n’étant physiquement pas préparé à le faire). Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de communication. Dans tous les cas, les parents interprètent les rires et les pleurs du bébé, ainsi qu’il existe déjà une première forme de communication non-intentionnelle de la part du bébé. Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ. Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois. À noter également que contrairement à certaines idées reçues, le bilinguisme dans l’enfance ne retarde pas l’acquisition du langage dans l’enfance.

2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)

Deux ans, c’est l’âge de ce que l’on appelle le terrible two, ou crise des deux ans. C’est aussi à cet âge que débute le deuxième stade de développement de la théorie de Piaget. À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.

  • L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge, alors que jusque-là, ses relations étaient uniquement avec les autres membres de la famille.
  • Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ? Bien qu’entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire, les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, ce qui veut dire que l’enfant pense en accord avec ses expériences individuelles, ce qui fait que leurs pensées sont encore assez statiques, intuitifs et qu’elles manquent de logique. C’est pour cela qu’il est assez fréquent qu’un enfant de 6 ans commette des erreurs que cela soit pour interpréter un événement ou pour l’exprimer.
  • Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait normal à cet âge car l’enfant ne comprend pas encore très bien le concept du “moi” qui le sépare du reste du monde.
  • Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
  • Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.

La pensée “égocentrique” selon la théorie de Piaget : Pourquoi les enfants ne sont-ils pas capables de se mettre à la place des autres pendant ce stade de leur développement ? Cela peut être mis en relation avec “la théorie de l’esprit” qui fait référence à la capacité de se mettre dans la tête d’une autre personne, c’est à dire la capacité de se mettre à la place d’autrui. Les enfants ne développent pas cette habileté cognitive avant les 4 ou 5 ans. C’est pour cela qu’un enfant pense que “les autres voient et pensent comme lui”. Cette théorie nous aide à expliquer pourquoi les enfants ne savent pas mentir ni utiliser l’ironie jusqu’à l’âge de 5 ans.

Chacune de ces limitations du stade préopératoire sera dépassée après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.

3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

Dans cet avant-dernier stade de la théorie de Piaget, les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en situations concrètes. Dans ce stade les enfants sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant la logique, comme par exemple pour réaliser des opérations mathématiques. Par contre, bien qu’ils aient beaucoup progressé par rapport à leur période prélogique, dans ce stade du développement cognitif ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines limitations : l’ici et le maintenant leur parait plus facile. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite, c’est à dire qu’appliquer leurs connaissances sur un thème qu’ils ne connaissent pas leur est encore compliqué.

4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans et plus)

  • Ce dernier stade se caractérise déjà par l’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le raisonnement abstrait.
  • La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est, comme le signale Piaget, la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses sur un sujet qu’ils ne connaissent pas de manière concrète.
  • Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes comme dans les stades précédents.
Stade de développement infantile de la théorie de Piaget

Retard dans le développement de mon enfant, devez-vous vous préoccuper ?

  • Dans un premier temps, patience, il est vrai qu’il y a des périodes sensibles pour l’acquisition du langage, tout comme pour d’autres habiletés (motrices, cognitives, de lecture, etc…). Mais selon la théorie de Piaget, il ne faut pas oublier que tout est un processus continu, qui avance peu à peu et que n’importe quel enfant peut tarder un peu plus pour apprendre quelque chose, ou être un peu plus prématuré. Bien que cela ne soit qu’un résumé de la théorie de Piaget et de ses différents stades de développement de l’enfant, il faut dire que ces données sont approximatives par rapport à l’âge, afin de nous faire une idée. Parfois certains enfants tardent un peu plus pour acquérir une habileté et ensuite se développent sans aucune difficulté.
  • Dans d’autres occasions, par exemple au moment de la scolarisation, si après qu’un bon moment ai passé l’enfant a toujours des problèmes dans sa communication avec les autres, et que cela se traduit par le fait qu’il ait des difficultés pour jouer avec eux, pour apprendre à évoluer, pour acquérir de nouvelles connaissances, ou qu’il fait les choses d’une manière vraiment très différentes des autres enfants, il est conseillé de l’emmener voir un spécialiste (un psychologue à l’école ou en dehors, et un pédiatre afin qu’il puisse vous orienter).
  • Finalement, si l’enfant n’a aucun problème ni pathologie et qu’il tarde tout de même plus que les autres dans certains domaines, il faudra alors le stimuler à la maison et à l’école avec l’aide dont vous aurez besoin. Découvrez comment prendre soin du cerveau d’un enfant. Mais cela ne doit surtout pas vous faire paniquer si votre enfant tarde un peu plus, ou a des difficultés passagères à un moment ou à un autre, ou si son développement ne correspond pas exactement avec celui de la théorie de Piaget. Cela ne veut pas dire que plus tard votre enfant aura des problèmes pour développer ses habiletés cognitives, avec de l’aide et les efforts nécessaires, tout est possible.
  • Rappelez-vous qu’un enfant de 3 ans ne sait pas mentir (à partir de là, on peut dire que les enfants disent toujours la vérité), celui-ci ne peut que nous donner un petit bout de sa manière de voir le monde, de son propre point de vue. Ainsi, il faut essayer de comprendre que ce ne sont pas des adultes, qu’ils sont en train d’apprendre et de se développer dans un monde dans lequel ils deviennent de plus en plus indépendants, et que depuis leur naissance ils avancent à pas de géants et passent chaque étape pour apprendre quelque chose de nouveau, et que nous les adultes, nous devons apprendre le plus possible sur leur monde afin de les aider à avancer et à surpasser tous les obstacles.

La théorie de Piaget, en plus d’expliquer les différents stades du développement de l’enfant d’une manière très complète, décrit également la magie des enfants, avec leur pensée égocentrique, leur curiosité pour le monde qui les entoure et leur innocence, et cela nous donne à réfléchir au fait que c’est nous les adultes qui devons apprendre à comprendre les enfants, à les soutenir, à les stimuler, à développer leur créativité et leur imagination et à profiter d’eux à chaque étape de leur développement.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ? Questions/Réponses

Qu’est-ce que la dopamine ? Vous en avez certainement tous déjà entendu parler, en tant qu’hormone du bonheur ou du plaisir, ou encore celle responsable des addictions… Mais si nous laissons de côté les mythes et les légendes, que savons-nous réellement de la dopamine ? Dans cet article nous répondons aux questions que vous vous êtes peut-être déjà posées, et qui vous aideront à savoir ce que c’est la dopamine et à quoi elle sert.

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ?

Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ?

La dopamine est une hormone et un neurotransmetteur en relation avec les systèmes du plaisir et de récompense du cerveau. Bien que qu’au départ on pensait qu’elle était en relation avec le plaisir consommé (apprécier), ces derniers temps on a découvert qu’elle est en fait plus associée au désir anticipé et à la motivation (vouloir).

La dopamine a de nombreuses fonctions. C’est la principale responsable des sensations agréables, de notre motivation et de notre curiosité pour les choses, mais avant tout elle est impliquée dans la coordination des mouvements, la prise de décision, la régulation de l’apprentissage et celle de la mémoire.

Que sont les systèmes du plaisir et de récompense cérébrale et quelles relations ont-ils avec l’apprentissage ?

La dopamine est impliquée dans l’activation des systèmes de récompenses cérébrales, surtout du noyau accumbens. Ce noyau est une structure clé dans le déploiement de conduites face aux stimuli chargés émotionnellement, autant positivement que négativement, et est considéré comme le principal centre du plaisir du cerveau. Le noyau accumbens communique avec les autres centres cérébraux associés aux émotions (amygdales et hypothalamus) comme la déclarative et la procédurale (hippocampe), avec l’aire tegmentale ventral, la substance noire et les aires préfrontales du cortex préfrontale (associés à la conduite et aux informations motrices).

La présence de dopamine facilite la montée en puissance sur le long terme de ses conduites et est donc clé pour l’apprentissage. C’est à dire que la dopamine renforce ces connections neuronales (en les améliorant et en les rendant plus rapides), et nous aide à apprendre ce que nous devons faire et ne pas faire. Mais, qu’est-ce qui fait qu’une stimulation s’enchaîne dans une réaction neurochimique : stimulation de la production de dopamine, activation du noyau accumbens et des autres systèmes du plaisir et de récompense ? Il semblerait que les stimulations qu nous motivent le plus sont celles qui sont nouvelles, c’est à dire de celles dont nous savons peu de choses et qui souvent sont inattendues.

Pourquoi la dopamine nous aide à nous souvenir d’informations ?

Comme nous l’avons déjà dit, la dopamine renforce les connections entre le noyau accumbens et les aires associées à la mémoire comme l’hippocampe ou les amygdales. Il est même démontré que l’apprentissage avec un composant émotionnelle dure plus longtemps, et la dopamine joue un rôle important dans ce processus.

Quelle est la relation entre la dopamine et la curiosité ?

La curiosité est un type de motivation intrinsèque que nous pousse à chercher des réponses aux énigmes ou aux choses que nous ne savons pas. La curiosité est l’aspect émotionnel qui nous motive à l’exploration, l’investigation et l’apprentissage, et elle peut être considérée comme un mécanisme de subsitance.

Ces deux aspects semblent également être en relation avec la curiosité. Normalement nous ressentons de la curiosité pour les choses que nous ne connaissons pas et qui sorte de nos schémas habituels. De plus, la curiosité est un genre de motivation, dans le sens qu’elle est régulée par la dopamine (comme la motivation extrinsèque). Les récents travaux de Grubber sur la curiosité et la mémoire ont démontrés que dans la curiosité interviennent les connections et structures impliquées dans les mécanismes de récompense comme le système dopaminergique et l’activation du noyau accumbens. Les personnes se souviennent mieux des informations pour lesquelles ils ressentent de la curiosité, même dans le cas où ces informations ne seraient pas utiles.

Quelle est la relation entre la dopamine et la curiosité ?

Que se passe-t-il si vous manquez ou si vous avez trop de dopamine ?

Il existe des maladies qui se soignent assez facilement qui entrainent un manque ou un excès de dopamine :

Quand nous manquons de dopamine nous pouvons nous sentir démotivés, ennuyés, déprimés ou même angoissés. Il est également possible que nous arrivions à ressentir de l’anhédonie, c’est à dire qu’il nous est très compliquer de ressentir du plaisir. Les maladies qui sont caractérisés par de bas taux de dopamine sont la dépression, la phobie sociale, le TDAH (trouble de déficit de l’attention et hyperactivité) et la maladie de Parkinson.

Les stimulations agréables provoquent une décharge de dopamine dans le cerveau qui nous fait nous sentir heureux et satisfaits. Toutefois, un excès de dopamine est mis en relation avec les addictions, car la consommation de drogues, d’alcool ou de nicotine active les centres de récompense du cerveau et produit une forte décharge de dopamine dans le cerveau. L’excès de dopamine a également été mis en relation avec des maladies mentales tel que la schizophrénie ou les troubles bipolaires.

Donc, la dopamine peut nous mener droit à l’addiction ?

Malgré la mauvaise réputation de la dopamine en raison de sa relation avec les addictions (car celle-ci est libérée quand nous consommons de l’alcool, du tabac ou des drogues), la dopamine ne vous mènera pas à l’addiction.

Par exemple, il serait difficile d’être accro à la curiosité. Pourtant quand nous ressentons de la curiosité, le cerveau libère une dose de dopamine. Le corps peut cependant éliminer assez facilement la dopamine excessive et maintenir un équilibre. Le problème avec les drogues comme la cocaïne ou les amphétamines, c’est qu’en plus de stimuler la production de dopamine, elles inhibent sa re-captation ou son élimination. C’est à dire que nous accumulons beaucoup de dopamine dans l’espace synaptique (plus de 150%) et pendant beaucoup de temps. Cette accumulation fait que de nouveau récepteurs ce créer pour recevoir la dopamine. Avoir plus de récepteurs de dopamine implique que nous aurons besoins de plus de dopamine (ce qui sera impossible d’obtenir de façon naturelle), et nous aurons donc besoin de consommer de la drogue à nouveau.

La dopamine sert à maintenir la motivation et favorise l’apprentissage. De plus, elle nous permet de tomber amoureux, de ressentir des émotions et d’apprécier un joli coucher de soleil ou de voir passer une voiture qui nous plait. Les petits plaisirs de la vie se manifestent grâce à la dopamine, qui souhaiterai y renoncer ? La dopamine n’est pas mauvaise en soi, mais comme pour tout, un équilibre est nécessaire. Nous ne pouvons simplement pas toujours être “au top”, avec un niveau de dopamine élevé, car sinon, cela finirait en addiction. Toutefois, la dopamine seule ne provoque pas d’addiction, ce sont les stimulations ou les substances qui l’augmente de manière naturelle ou non qui provoquent une addiction.

Le bonheur que nous ressentons est-il réel ou n’est-ce qu’une illusion ?

Quand le cerveau libère de la dopamine en réponse à une stimulation naturelle, le bonheur que nous ressentons est réel. Par contre, quand cette stimulation est due à une substance artificielle, le bonheur ressentit n’est alors qu’une illusion, créer artificiellement.

Pour que nous ressentions une sensation de bonheur, d’autres hormones que la dopamine interviennent, comme la sérotonine ou l’endorphine. La dopamine est simplement celle qui est les plus en relation avec cette sensation de plaisir et avec la motivation pour le rechercher. La sérotonine est considérée comme l’hormone du plaisir et de l’humour, alors que l’endorphine augmente notre sensation de bienêtre et améliore notre humeur, produisant ainsi du bonheur.

 “Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Tout sur la sérotonine : qu’est-ce, à quoi sert-elle et d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la sérotonine ? Cette substance chimique produite par le corps humain est considérée comme responsable de notre bonheur et de notre moral. Des taux de sérotonine trop bas peuvent conduire à la dépression. Découvrez tout sur cette substance : ses fonctions, les troubles auxquels elle est associée et la façon d’augmenter de manière naturelle vos taux de sérotonine.

Qu’est-ce que la sérotonine? Photo by Nighia Le, Unsplash.com

Qu’est-ce que la sérotonine ?

La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est à dire une substance qui aide à transmettre des signaux chimiques d’une zone à l’autre du cerveau. Notre organisme compte plusieurs  types de neurotransmetteurs dont les fonctions diffèrent. La sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur, est généralement associée à la régulation du moral. Nous le verrons au cours de cet article, sa fonction est assez complexe. Nos taux de sérotonine ont une influence directe sur notre bien-être et notre bonheur.

Comment la sérotonine est-elle produite ? Cette substance est générée par notre corps lors d’un processus biochimique de conversion unique. Les cellules chargées de sa production utilisent une enzyme nommée tryptophane hydroxylase. Le tryptophane combiné avec cette enzyme forme le 5-hydroxytryptophane, également connue sous le nom de sérotonine.

Quelles sont les fonctions de la sérotonine ?

Parmi nos 40 millions de cellules cérébrales, un grand nombre est directement ou indirectement influencé par la sérotonine.

La sérotonine est impliquée dans plusieurs processus liés à la santé : le contrôle de l’appétit et du sommeil, la régulation du moral, l’excitation sexuelle, le contrôle de la douleur, etc…

  • Régulation du moral : Un déséquilibre dans la production de sérotonine peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être. De bas taux de sérotonine nous rendent plus colériques, irrascibles, impulsifs, etc. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à présenter de bas taux de sérotonine. On pense également que la mauvaise humeur de certaines personnes au lever est due à de faibles taux de sérotonine au réveil.
  • Contrôle de l’appétit : si les taux de sérotonine sont normaux, nous ressentons une sensation de satiété et cessons de manger. Au contraire, lorsque les taux de sérotonine sont trop bas, nous ressentons la besoin de manger des hydrates de carbone et autres aliments caloriques. De hauts taux de sérotonine peuvent favoriser l’apparition de diarhée alors qu’un déficit en sérotonine favorise la constipation.
  • Régulation du sommeil : Au cours de la journée, les taux de sérotonine fluctuent en fonction de notre horloge interne et des courbes de notre rythme circadien. Ainsi, les taux de 5-HT (les récepteurs de sérotonine) tendent à atteindre leur maximum durant les périodes ensoleillées de la journée et à diminuer durant le sommeil profond. L’idéal est un équilibre entre ces taux, sinon cela risque de favoriser les troubles du sommeil ou l’insomnie.
  • Régulation du désir sexuel : Le désir sexuel est proportionnellement lié au taux de sérotonine. Des taux élevés de cette substance sont associés à une baisse de la libido et du désir sexuel. À l’inverse, de faibles taux de sérotonine sont associés à une recherche de la satisfaction du désir sexuel. Après un orgasme ou après l’éjaculation, la quantité de sérotonine augmente considérablement dans le cerveau et provoque un état de plaisir et de tranquilité. De la même façon, des taux de sérotonine excessivement élevés sont associés à une baisse de la libido, moins de relations sexuelles, mais une meilleure connexion émotionnelle avec son partenaire.
  • Contrôle de la douleur : Le cerveau utilise cette substance pour transmettre les signaux de douleur chronique aux nerfs locaux. Lorsque l’on se fait mal, de la sérotonine se libère et produit dans notre cerveau un signal de douleur léger et transitoire qui active les neurones correspondantes. Cette substance est également impliquée dans le signal neuronal de la douleur et intervient aussi dans les douleurs chroniques. la douleur est en intimement lié à la sérotonine. La sérotonine produit de l’hyperalgie, qui est une sensation de douleur très forte, et intervient également dans le cadre de douleurs chroniques.
  • Contrôle de notre température corporelle : Une autre des fonctions de la sérotonine est la régulation thermique. Dans l’homéostasie, le rôle de la sérotonine est important.
  • Réduction de l’agressivité : Une autre fonction de la sérotonine est la stabilisation de notre état émotionnel face à des situations de tension. Cette substance aide à inhiber l’impulsivité, les comportements violents et l’agressivité. Les personnes ayant des comportements agressifs ou violents peuvent présenter de bas taux de sérotonine.

Lien entre sérotonine et maladie mentale

La sérotonine est également appelée “l’hormone du bonheur” en référence à ses effets positifs sur le bien-être, le moral, la relaxation et la concentration. Les altérations de ses taux affectent notre santé mentale de différentes façons. De nombreux traitement pharmacologiques interagissent avec la sérotonine dans le cadre de traitements de troubles mentaux comme : la dépression, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de paniques, les problèmes de concentration, les troubles explosifs intermittents, la démence et le syndrome sérotoninergique.

Une altération des taux de sérotonine affecte la santé mentale

Souvent, ces troubles coexistent avec des déficits cognitifs spécifiques. Il est donc recommandable de réaliser une évaluation neuropsychologique qui aidera à identifier nos points forts et nos points faibles. Généralement, la première étape d’un diagnostic est d’évaluer s’il existe une déficience dans nos principales fonctions cognitives.

Pour cela, CogniFit est l’outil leader. Ses batteries de stimulation cognitive et d’entraînement cérébral permettent d’activer, exercer et renforcer d’importantes capacités cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, planification, perception, etc.) et leurs composantes.

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Sérotonine et dépression : influence du taux de sérotonine

On pense que la dépression est dûe à un déséquilibre des taux de sérotonine. Le processus impliqué est la régénération neuronale. Selon le neurologue Barry Jacobs, la dépression apparaît lorsque la régénération neuronale est insuffisante. Les antidépresseurs ISRS aident à produire de nouvelles cellules cérébrales et à augmenter le moral. Il serait idéal de pouvoir mesurer les taux de sérotonine dans le cerveau, mais cela n’est pour l’instant pas possible. Cependant, en mesurant les taux sanguins, on a démontré que les personnes souffrant de dépression avaient des taux de sérotonine bas. On ne sait pas si les taux de sérotonine ont baissé avant ou après le début de la dépression. Il est clair que les antidépresseurs ISRS et ISRSN (inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la noradrénaline) fonctionnent, mais on ne sait pas comment.

Lien entre l’anxiété sociale et la sérotonine

Des déséquilibres dans les taux de sérotonine peuvent occasionner l’apparition de troubles liés à l’anxiété. Parmi ceux-ci se trouvent : les troubles de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété sociale (ou phobie sociale), les troubles d’anxiété généralisée, etc. Pour l’instant, on ne sait pas si la cause est un excès ou un manque de sérotonine. Jusqu’à maintenant, on pensait que des taux bas de sérotonine en était la cause, mais des recherches récentes semblent le démentir. JAMA Psychiatry a publié que les personnes qui souffrent d’anxiété sociale ont des taux élevés de sérotonine. L’Université de Uppsala a démontré que les amygdales (structures cérébrales impliquée dans les sensations de peur) de patients souffrant d’anxiété sociale présentent un excès de sérotonin. Il faudra attendre de prochaine études pour formuler une conclusion définitive sur la relation entre anxiété sociale et sérotonine.

Lien entre les troubles obsessionnels compulsifs et la sérotonine

La relation entre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la sérotonine vient de l’influence des antidépresseurs ISRS dans l’amélioration de ces troubles. Les ISRS sont des inhibiteurs de la recaptation de la sérotonine : ils facilitent la disponibilité de la sérotonine afin que les taux ne soient pas trop bas.

Lien entre les troubles de panique et les taux de sérotonine

Comme dans le cas des TOC, la cause du trouble de panique est inconnue. Des taux bas de sérotonine sont liés à ce trouble, mais nous ignorons si cela est la cause du trouble. La seule certitude est que les ISRS fonctionnent également dans les cas de troubles de panique.

Trouble explosif intermittent

Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement caractérisé par des explosions de colère injustifiées. La sérotonine aide à réguler le moral et contribue à réduire ce type d’attaque de colère, en nombre et en intensité. Encore une fois, les traitements pharmacologiques utilisés dans ces cas sont les ISRS, qui interagissent avec la sérotonine. On considère que le trouble explosif intermittent est incurable, mais sa symptomatologie peut diminuer grâce à la psychothérapie et la méditation qui aident à réduire les comportements agressifs et les sensations de rages et frustration internes.

Lien entre démence et faibles taux de sérotonine

L’âge produit une détérioration cognitive associée à la perte de connections neuronales. L’activité des neurotransmetteurs chargés de la transmission des informations neuronales réduit au fur et à mesure du vieillissement. Vieillir n’est pas toujours synonyme de démence, mais il existe des cas dans lesquels on peut observer une détérioration cognitive significative. La démence la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Dans une étude internationale publiée en 2006, des chercheurs ont mis en évidence une déficience sérotoninergique chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’hypothèse est que les problèmes de mémoire engendrés par la maladie d’Alzheimer sont dus à un mauvais fonctionnement des récepteurs de la sérotonine. Il n’existe pas de preuve qui démontre qu’une augmentation des taux de sérotonine prévienne de la maladie d’Alzheimer. Par contre, si les recherches continuent sur le sujet, il se peut que l’on découvre une solution pour combattre la démence.

Syndrome sérotoninergique

Un excès de sérotonine peut être préjudiciable. Les antidépresseurs ISRS sont considérés comme étant sûrs, mais ils peuvent être la cause du syndrome sérotoninergique en raison d’une concentration trop élevée de ce neurotransmetteur. Cela arrive généralement lorsque deux médicaments liés à la sérotonine sont utilisés simultanément. Les problèmes surviennent lorsque l’on commence un nouveau traitement ou que l’on augmente un traitement. L’utilisation de IMAO (inhibiteurs de l’enzyme monoaminoxydée, enzyme qui détruit la sérotonine) avec des ISRS, ou une consommation de LSD ou d’extasies. Les symptômes sont : agitation, augmentation de la température corporelle, tachycardie, sudation, perte de coordination, spasmes, nausées, vomissements, diarrhées, changements de la pression artérielle. Cela n’est considéré comme dangereux, mais il est nécessaire de le traiter afin que ce syndrome n’empire pas. Le traitement consiste à retirer ou diminuer les traitements pharmacologiques en place, ainsi qu’en l’administration de relaxants musculaires et d’inhibiteurs de la production de sérotonine par voie intraveineuse.

Pouvons-nous modifier nos taux de sérotonine ?

Vous vous demandez certainement si vous pouvez agir sur vos taux de sérotonine. Voici quelques conseils et manières naturelles d’augmenter vos taux de sérotonine.

Adopter un régime alimentaire favorable à la production de sérotonine

La sérotonine n’est présente dans aucun aliment. Pour augmenter les taux de sérotonine, il faut recourir au tryptophane, qui est l’acide aminé à partir duquel est produite la sérotonine. Un régime riche en tryptophane augmente donc les taux de sérotonine. Les suppléments de cet acide aminé sont un bon complément mais ne suffisent pas à remplacer un régime équilibré. Les aliments comme le soja, les viandes maigres (poulet ou dinde), le thon, le saumon, l’ananas, les bananes, les artichauts, les œufs, le chocolat et le fromage contiennent du tryptophane et contribuent donc à augmenter nos taux de sérotonine. Une autre manière de contribuer à une augmentation des taux de sérotonine est de consommer de la vitamine B-6. La vitamine B-6 peut agir sur la rapidité à laquelle le tryptophane se convertit en sérotonine. Les aliments riches en vitamines B-6 sont les pommes de terre, les légumineux, les céréales intégrales, le poulet, la dinde, le thon et le saumon. Découvrez quelles vitamines sont bénéfiques pour votre cerveau.

Faire de l’exercice physique augmente les taux de sérotonine

Des études montrent qu’un exercice physique régulier peut être aussi efficace qu’un traitement antidépresseur psychopharmacologique ou psychothérapeutique. On pensait auparavant qu’une période de plusieurs semaines de pratique d’un exercice physique étaient nécessaires pour constater une amélioration. Pourtant, selon une étude récente de la Université du Texas, une période de seulement 40 minutes a un effet bénéfique sur notre moral. Bien que les mécanismes qui mènent à cette amélioration ne soient pas connus, il semblerait que la sérotonine y soit impliquée.

Se relaxer et méditer permet d’augmenter les taux de sérotonine

Cela est aussi important pour votre esprit que bouger pour votre corps, et permet d’augmenter vos taux de sérotonine. Le yoga ou la méditation sont deux pratiques qui contribuent à améliorer le moral en plus de se relaxer. Découvrez ce qu’est la méditation Mindfulness.

Se lancer dans de nouveaux projets

Introduire de la nouveauté dans notre vie a un effet positif sur le système sérotoninergique. Quand nous commençons un nouveau projet nous nous sentons plus énergiques, plus motivés et de meilleure humeur. Cet effet plaisant sur notre système nerveux est produit par la sérotonine. Découvrez comment penser hors des sentiers battus.

Rire augmente les taux de sérotonine

La relation entre le moral et la sérotonine va dans les deux sens. Nous pouvons améliorer notre moral en augmentant nos taux de sérotonine et nous pouvons aussi augmenter nos taux de sérotonine en améliorant notre moral. L’induction d’un moral élevé grâce à la psychothérapie est très utilisée (bienfaits du rire). Une autre alternative peut être des cours de théâtre, passer du temps entre amis, assister à un spectacle comique ou se rappeler des faits agréables.

Sérotonine chez les hommes et chez les femmes

Une étude de 2007 de la revue Biological Psychiatry montre que les hommes et les femmes réagissent différemment lorsqu’on réduit leurs taux de sérotonine : les hommes agissent avec davantage d’impulsivité alors que les femmes rentrent dans un état de déprime et deviennent plus prudentes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes souffrent davantage de troubles du moral (anxiété et/ou dépression), tandis que les hommes sont plus enclins à l’alcoolisme, au TDAH et aux troubles du contrôle de impulsions (tous liés à l’impulsivité).

Les effets de l’interaction des hormones avec la sérotonine est prouvée. Cette interaction peut causer une augmentation des symptômes dépressifs dans des périodes comme : la prémenstrualité, le post-partum, et la ménopause. En effet, durant ces période, les sécrétions hormonales changent. Les hommes ont quant à eux des taux de sécrétion hormonale constants.

La sérotonine pourrait augmenter la patience

Des études récentes de la Fondation Champalimaud de Lisbone soutiennent qu’une possible fonction de la sérotonine serait d’augmenter la patience. Cela suppose un tournant important dans la conception que nous avions jusque-là de ce neurotransmetteur.

La sérotonine augmente notre patience

Selon une étude publiée dans la revue Current Biology, il semblerait que la sérotonine serait davantage liée à la patience qu’au bien-être. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion suite à des expériences sur des souris de laboratoire. L’expérience consistait à ce que les souris attendent un temps déterminé pour recevoir une récompense. Les souris qui étaient sous les effets de la sérotonine attendaient plus longtemps que celles qui ne l’étaient pas

Selon Zachary Mainen, qui a dirigé cette l’étude, “il y a une impression généralisée que la sérotonine provoque le bonheur, mais nos études démontrent que cette affirmation est contradictoire”.

Pour le moment, il nous faudra attendre, nous aussi, avant d’en savoir plus sur les effets de la sérotonine et si celle-ci est plus lié au bonheur ou à la patience.

“Source : Traduction de l’article d’Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Plongez directement dans le circuit du plaisir !

Les sensations les plus agréables sont celles qui nous poussent à essayer de les revivre et de rechercher ce dont on a “besoin”, et… BANG ! Vos niveaux de dopamine grimpent subitement, peu importe où vous êtes. Ce besoin de suivre vos envies lorsque nous sommes proches d’obtenir quelque chose que nous désirons est dû à la dopamine. Comment peut-on générer plus de dopamine ? En produisez-vous beaucoup ou peu ? Selon le chercheur Thorsten Kierast, de l’Université de la Charité de Berlin, “la quantité de dopamine est différente chez chaque personne”. Elle est impliquée dans notre capacité de ressentir le plaisir, son manque nous pousse à la dépression, au désintérêt et même à une prédisposition pour certaines addictions, son excès est lié à la schizophrénie ou à la psychose.

Découvrez comment augmenter vos niveaux de dopamine et la maintenir à des niveaux adéquats.

Comment générer plus de dopamine ?

Hédoniste ? Nous sommes à la recherche du plaisir… et nous en voulons toujours plus ! Nous répétons ce qui nous a fait sentir bien par le passé et nous essayons d’obtenir de la satisfaction d’une façon toujours plus immédiate. De nos jours, on drague d’un seul “click”, sans même se lever de notre fauteuil. Sommes-nous devenus si paresseux ? Il est si facile de pouvoir profiter de plats en restant chez soi, que ce soit de nourriture asiatique ou italienne. Nous recevons à la maison nos commande sur internet depuis l’autre bout du monde en quelque jours à peine ! Tout cela parce que… vos désirs sont des ordres ! Nous savons que l’incertitude qui précède n’importe quelle gratification nous fait sécréter une bonne dose de dopamine : la substance chimique qui, entre autres choses, régule le plaisir dans le cerveau. Elle nous stimule à continuer à chercher des sensations agréables. L’interminable attente d’une réponse pour un nouveau travail ou pour le résultat d’un examen important qui tarde… nous maintient dans un purgatoire d’agréable incertitude. Alors pourquoi avons autant envie de savoir la réponse au plus vite ? De vivre des hauts et des bas (ups and downs) est naturel, mais… qui n’est pas disposé à faire quasiment n’importe quoi pour une bonne glace au chocolat ou un verre d’eau bien fraîche après avoir couru le dernier marathon de noël ?

“Avec notre culte de la satisfaction immédiate, beaucoup d’entre nous ont perdu la capacité d’attendre. La patience est l’une des vertus de l’être humain, mais semble ne pas être compatible avec la société d’immédiateté dans laquelle nous vivons.” Z. Bauman.

Olds et Milner, de l’Université de McGill au Canada, ont implanté des électrodes dans le cerveau de plusieurs souris afin de stimuler les régions liées au plaisir et de mesurer les taux de dopamine. Les souris furent capables de traverser une grille qui leur transmettait une puissante décharge électrique dans leurs pattes afin de pouvoir atteindre un interrupteur qui leur permettait de s’auto administrer une dose de plaisir. Ils appuyaient parfois jusqu’à 7000 fois sur l’interrupteur ! Dans des expériences suivantes, les souris faisaient passé le plaisir avant la nourriture et même la boisson. Certaines souris appuyèrent jusqu’à 2000 fois l’interrupteur par heure pendant 24 heures ! Afin de ne pas les laisser mourir d’inaction les chercheurs ont dus les déconnecter des électrodes ! Appuyer sur cet interrupteur était devenu l’unique chose au monde pour ces souris. Olds et Milner sont alors arrivé à une conclusion étrange pour leur époque : “le comportement était autant impulsé par le plaisir que par la douleur”. Nous vivons immergés dans notre circuit du plaisir et de la douleur, que nous partageons avec les autres mammifères. Chez l’être humain, celui-ci est encore plus compliqué. Grâce à notre lobe frontal de grande taille, nous pouvons prendre des décisions et les planifier. De plus, nous ressentons des émotions et nous nous souvenons des expériences du passé, c’est à dire que nous avons une “mémoire historique” considérable. Ainsi, grâce à nos expériences du passé, nous pouvons nous orienter à nouveau vers ce qui nous avait fait sentir bien et nous pouvons évaluer quand est-ce que cela vaut la peine d’investir beaucoup d’effort ou non.

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ?

Comme générer plus de dopamine ?

Profitez des petits plaisirs de la vie ! Manger est un plaisir véritable ! Que ce soit des pommes de terre sautées ou un beau morceau de viande argentine. Augmentez votre consommation d’aliments riches en tyrosine. Cet acide aminé est présent dans les amendes, les bananes, les pastèques, les avocats, la viande, le thé vert, les produits laitiers et les myrtilles, et contribue à la formation de dopamine. Tombez amoureux ! Les scanners cérébraux démontrent que lorsqu’une personne amoureuse regarde une photo de la personne qu’elle aime, une forte activation du circuit du plaisir se produit, sécrétant beaucoup de dopamine ! Mais… comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Écouter votre chanson préférée ! Cela peut vous faire sourire même si vous êtes dans un mauvais jour, donc… musique maestro ! Soyez social ! Le yoga favorise la production de dopamine, affirme John Harvey, professeur clinique associé de psychiatrie à l’Université d’Harvard. Danser, prier, méditer… peuvent également nous générer des sensations très plaisantes. Un compliment, se baigner dans la mer, regarder des photos anciennes ou un bouquet de fleurs, un bon bain moussant, un bon livre, regarder par la fenêtre quand il pleut, chanter sous la douche ou aller à un concert… Quels sont vos petits plaisirs ?

Les petits plaisirs de la vie pour avoir plus de dopamine.

Les drogues, desquels on peut abuser, sont également stimulantes pour la sécrétion de dopamine, Elles sont si dangereuses parce qu’elles activent le circuit du plaisir d’une façon très puissante et rapide, plus que la voie naturelle. Les addictions génèrent de l’euphorie sur le court terme, mais plutôt des problèmes sur le moyen ou sur le long terme. Nous pouvons observer le même effet dans les addictions new age : les réseaux sociaux, dans lesquels la dopamine est également impliquée, mais cette fois d’une manière plus dangereuse. Il semblerait que nous vivons dans une société de récompenses immédiates, de la satisfaction de tous nos désirs et de toutes nos envies. Et le plus vite possible ! Nous sommes toujours disponibles et notre téléphone portable s’est transformé en une prolongation de nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous accros à Facebook, twitter ou Instagram ?

Vivons-nous dans un circuit du plaisir comme les souris de l’expérience ?

Le plaisir est-il une illusion ?

 Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Ana Guerrero Braña, psychologue de Cognifit spécialisée dans les interventions cliniques.”

Trouble de la personnalité histrionique : qu’est-ce que c’est, comment se comporte une personne hystérique et que faire face à elle ?

Avez-vous déjà rencontré une personne qui vous semblait en pleine représentation théâtrale lors d’un simple brunch ? Une petite amie folle de rage à la vue d’une potentielle concurrente ? Un camarade de classe qui tombe malade à chaque fois que quelque chose ne va pas comme il le veut dans sa vie ? Vous avez alors probablement rencontré une personne atteinte du trouble de la personnalité histrionique, ou personnalité hystérique. Ce trouble est une pathologie décrite dans le DSM (la bible des psychiatres) et qui toucheraient entre 2 à 3% de la population. Au travers de cet article, nous allons voir ce qu’est ce trouble, quels sont ses symptômes et causes, comment se comporte une personnalité histrionique mais aussi que faire face à une personne atteinte car leur façon d’être peut parfois nous irriter. Découvrez dans cet article tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le trouble de la personnalité histrionique.

Théâtralisme de mise dans le trouble de la personnalité histrionique

Définition psychiatrique du trouble de la personnalité histrionique  

Selon le DSM IV, ce trouble apparaît au début de l’âge adulte et intervient dans des aspects divers de la vie du sujet selon au moins cinq des manifestations suivantes :

  • Personne mal à l’aise dans les situations où elle n’est pas au centre de l’attention
  • Interaction avec autrui souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté ou une attitude provocante
  • Expression émotionnelle superficielle, rapidement changeante et exagérée
  • Utilise son aspect physique pour attirer l’attention sur soi
  • Manière de parler très subjective et pauvre en détails
  • Dramatisation et théâtralisme
  • Suggestibilité (facilement influencé par autrui ou par les circonstances)
  • Estime que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité

Un peu d’histoire sur l’hystérie

Au départ, le trouble de la personnalité histrionique était nommé « hystérie », mot tiré du grec qui veut dire utérus. L’hystérie se décrivait alors comme une maladie due au déplacement de l’utérus dans le corps, ce qui provoquait certains symptômes. On l’aura donc compris, l’hystérie était auparavant exclusivement féminine, d’où les expressions douteuses actuelles dès lors qu’une femme est un peu trop expressive.

Plus tard, Breuer et Freud ont décrit ce trouble. Les hystériques étaient alors reconnues grâce à leurs extrêmes réactions physiques au contact : elles se mettaient à convulser violemment ou à se tétaniser brusquement. A cette époque, les épileptiques et les hystériques ont été placés dans un même bâtiment à la Salpêtrière (célèbre hôpital parisien). C’est probablement là qu’elles ont dû se découvrir la possibilité de convulser. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus d’hystéries convulsives, mais on les reconnaît toujours au travers de désordres physiques sans pour autant que soient trouvées des causes physiques. Il faut savoir que l’une des particularités de la personnalité histrionique est de changer de symptôme, tel un caméléon et que cela est généralement relatif aux grands maux des époques.

Même si ces mises en scène peuvent sembler exagérées et forcées, de réelles souffrances se cachent derrière et c’est le moyen que les personnes atteintes de ce trouble ont trouvé pour s’en défendre.

Des symptômes hauts en couleurs pour les personnalités histrioniques 

Le symptôme le plus important est nommé « conversion » par la psychanalyse. Ce symptôme ressemble beaucoup à de la somatisation, c’est à dire qu’un mal être psychique se convertis en un mal être physique. Quand vous êtes dérangé lors d’une discussion et que d’un coup ça vous démange quelque part, c’est de la somatisation.

Chez une personne atteinte du trouble de la personnalité histrionique, la somatisation est cependant différente car c’est plutôt un événement traumatique qui est converti au niveau du corps. Ces conversions peuvent être de tous types tels que des anesthésies, des paralysies, des maux de têtes ou bien tout simplement la sensation d’avoir boule dans la gorge. Attention, des symptômes pris seuls ne suffisent pas à diagnostiquer un trouble.

Un autre des symptômes visibles de ce trouble est le besoin d’être au centre de l’attention, ce qui va recouper avec la théâtralité. Son comportement va alors s’apparenter à une mise en scène rocambolesque : une tenue originale, un air dramatique et des décibels vocaux en plus au programme. Cette théâtralité nous met souvent mal à l’aise car nous sentons comme un décalage mais c’est à leur dépend qu’ils agissent ainsi.

Un des grands comportements typique d’une personne hystérique est la séduction. Tout sera mis en œuvre pour séduire l’autre et surtout, pour combler ses attentes. C’est pour cela que les personnalités histrioniques se comportent différemment selon les individus auxquelles elles font face : elles veulent répondre à leurs désirs en étant la femme ou l’homme idéal. Aussi, leur comportement sera érotisé automatiquement, peut être importe si la personne qui lui fait face l’intéresse réellement, c’est un mode de relation particulier qui est propre à ces personnalités.

Ce comportement contraste cependant avec les troubles de la sexualité que vit l’hystérique. En effet, ils peuvent être frigides et connaître des dyspareunies (douleurs lors des rapports). Les femmes ont aussi souvent tendance à faire du vaginisme, c’est à dire qu’elles ont des contractions musculaires du vagin, ce qui empêche les hommes de les pénétrer. Chez un homme atteint du trouble de la personnalité histrionique, il y aura plutôt une baisse ou une absence de désir et/ou des troubles érectiles. Chez les deux sexes, il se peut aussi qu’ils n’atteignent pas d’orgasmes lors des rapports.

D’autres symptômes viennent s’ajouter au tableau clinique comme des troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie…) ou divers troubles de la mémoire (amnésies sélectives, faux souvenirs, fabulations…).

De plus, le comportement qui peut nous amener à penser qu’un individu est hystérique, c’est le fait que ses symptômes changent constamment, que ce soit par rapport aux époques ou par rapport à ses humeurs. De plus, ils sont extrêmes suggestibles, ce qui est sans doute corrélé à cette symptomatologie changeante. Pour illustrer la suggestibilité hystérique, c’est comme si on vous disait « tiens, j’aime beaucoup le vert » et que le lendemain, vous vous habillez en vert inconsciemment. Cela peut arriver à tout le monde mais c’est une règle d’or pour une personnalité histrionique.

Une personne hystérique est aussi très empathique et attentive aux détails. C’est un tableau un peu noir qui est dressé ci-dessus mais ce sont pourtant des personnes intelligentes, souvent créatives et chaleureuses. Chaque trouble connaît ses avantages et ses inconvénients mais c’est toujours la meilleure façon qu’à trouver l’individu pour survivre au mieux.

L’exception masculine 

Au départ, l’hystérie masculine était inexistante, mais il a finalement été accepté après un certain temps que les hommes aussi pouvaient être atteints du trouble de la personnalité histrionique.

Les hommes histrioniques diffèrent tout de même légèrement des femmes atteintes. Par exemple, ils sont, en général, plus du côté de la somatisation que de la théâtralité.

Dans son aspect de séduction, les hommes hystériques ont plutôt tendance à faire les clowns pour amuser la galerie et puis aussi probablement pour faire écho à l’adage « femme qui rit… ». Ils seront pourtant parfois face à des doutes quant à leur homosexualité tout en ne se trouvant pas assez masculin pour le rôle d’homme.

Aussi, ils vont avoir une forte tendance à exagérer leurs aspects physiques pour être, par exemple, le portrait type de l’homme viril ou bien l’homme affaire parfaitement élégant. Ce trait-là se retrouve également chez les femmes hystériques qui sont très féminines et apprêtée.

Le trouble de la personnalité histrionique dans le couple

Une personne hystérique est assez spéciale en couple. Tout d’abord, elle s’invente un personnage les premiers temps afin de répondre à vos attentes idéales tout en vous idéalisant à la fois. Puis une fois qu’elle lâche ces idéalisations, c’est comme si elle vous reprochait de ne pas correspondre à ses rêveries.

Un autre aspect de la vie de couple d’un hystérique est illustré par ce que Lacan disait : il « cherche un maître sur qui régner ». Plus le temps passe et plus la personne atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique va tenter d’avoir la main mise sur son partenaire alors qu’avant, elle se soumettait à l’autre.

L’hystérique va aussi se mettre perpétuellement en position de victime, quoi qu’il arrive, ça sera de votre faute. Elle se verra alors véritablement comme torturé par l’autre et fera tout pour se tenir à ce rôle alors qu’elle est capable de s’identifier comme la source du problème dans le cadre d’une analyse. On peut voir dans ce trait de caractère de la manipulation mais il faut savoir qu’elle est pourtant la première personne qu’elle manipule.

Pour finir, une personnalité histrionique en couple verra dans l’autre du même sexe un concurrent féroce. Sa façon de voir les choses vont donc progressivement l’amener à croire que cet autre veut lui voler son compagnon, ce qui va la pousser à faire des crises de jalousie répétées.

Des causes incertaines

De multiples travaux ont été menés sur le trouble histrionique, à commencer par Freud. Il pensait d’abord que ce trouble résultait d’un traumatisme en deux temps : un acte sexualisé de la part d’un adulte envers un enfant qui ne peut mettre de mot sur cet événement puis, plus tard, la compréhension de cet acte qui provoque un trauma cette fois. L’auteur a fini par se rétracter sur sa théorie en disant qu’en réalité, le premier temps du traumatisme était uniquement imaginé par l’enfant puis que la compréhension de sa rêverie l’avait traumatisé dans un second temps. Il est aussi tout simplement probable que de réels traumatismes dans l’enfance peuvent provoquer un trouble de la personnalité histrionique.

De récentes études d’imageries cérébrales démontrent des régions d’hyperactivités et d’hypoactivités lors de la conversion hystérique. On a donc trouvé, par exemple, qu’une paralysie hystérique met en jeu des zones du cortex frontal liées aux représentations affectives et à l’état de « perte de contrôle ». La conversion est en tout cas désormais corrélée à un fonctionnement neurologique particulier.

Faire face à une personne atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique  

S’adresser à un psychanalyste pourra être bénéfique pour un hystérique car la catharsis (en gros, parler pour libérer ses émotions bloquées) fonctionne bien sur eux. Le fait de travailler sur des thèmes et de changer de perspective peut les aider à se remettre en question et à s’apaiser dans leur quête du désir impossible. Attention, forcer quelqu’un à aller en thérapie n’est pas bénéfique et ne fait qu’engendrer des blocages en général, mais si la personne est demandeuse, un professionnel, psychologue ou psychiatre, pourra l’aider.

Si vous avez un ami hystérique, ne commencez pas à l’analyser et l’aider. Déjà, une personne atteinte de son trouble modifiera son comportement au fur et à mesure et vous ne saurez plus quoi faire pour combler son mal mais en plus, c’est justement la position dans laquelle un hystérique cherche à se mettre. Il a besoin d’un sauveur mais c’est un sauveur idéalisé qui n’existe pas. A part pour engendrer des frustrations des deux côtés, vaut mieux s’abstenir face à ce genre de personnalité s’il on n’est pas un professionnel.

Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous avez des remarques à faire ou des questions à poser, nous serons enchantés d’y répondre.

NB : Images 1 et 3 par Laurie de Rosa.

Sentiment d’appartenance : j’ai vraiment besoin des autres ?

Qu’est-ce que le sentiment d’appartenance ? Pour vivre en tant qu’humain, nous devons satisfaire certains besoins : se nourrir, être en sécurité, et même faire partie d’un groupe. La pyramide de Maslow nous révèle que ce dernier point cité est pour nous un essentiel. En effet, il n’est placé qu’en troisième position. Le lien que nous créons aux groupes de personnes, le sentiment d’appartenance, aurait donc un rôle clef dans notre existence. Émotionnellement positif ou négatif, il détermine notre état psychique. Ainsi, il est la cause de l’importance que nous nous attribuons. Comment se fait-il que nous ayons besoin des autres ? Quelle influence portent-ils sur nous ? Si vous cherchez des réponses à ces questions (et plus encore), je vous invite à lire cet article.

Sentiment d’appartenance : j’ai vraiment besoin des autres ?

Nos besoins selon la pyramide de Maslow

Nous vivons dans un monde où la majorité de nos besoins sont comblés, à tel point que nous avons même tendance à les oublier. Qu’est-ce que la faim ? Pourquoi chercher un sentiment de sécurité ? Pourquoi vivre en groupe ? Nous n’arrivons plus à distinguer nos besoins de nos désir.

Maslow, en 1943, a publié un article (A Theory of Human Motivation) où il expose les différents besoins d’un individu vivant en Occident. Tout ce qui ne pourrait pas se placer dans la “pyramide de Maslow” serait un désir, une option à notre bonheur. Ainsi, vivre en tant qu’individu s’appuierait sur 5 points essentiels, 5 besoins  :

  1. Physiologie 
  2. Sécurité 
  3. Appartenance 
  4. Estime de soi
  5. Accomplissement

Ces 5 besoins ne peuvent être comblés que dans un ordre particulier : du besoin le plus primaire au besoin le plus élaboré ; le besoin d’accomplissement après le besoin physiologique.

Explication de la pyramide de Maslow

Explication de la pyramide de Maslow

Prenons l’exemple d’une personne A, seule, exilée dans un pays dont la culture diffère largement de la sienne, sans rien avoir pris avec elle. Pour se construire, A va devoir combler ses besoins petit à petit, en utilisant un ordre de priorité bien précis : 

Besoin physiologique

A se retrouve seul et désemparé dans ce nouveau pays. Il a marché depuis longtemps et il fatigue. A quoi pense-t-il en premier lieu ? A manger, à boire, à dormir… Le peu de monde qu’il croise ne parle pas sa langue natale. Il est sale, personne ne veut s’approcher de lui par son allure de mendiant. A est prêt à se mettre en danger, à tuer pour assouvir son besoin physiologique, car il tente de survivre.

Besoin de sécurité

A a maintenant trouvé la manière dont il peut survivre. Ses forces le maintiennent en vie. Il peut passer à la deuxième étape : assouvir son besoin de sécurité. A cherche un toit pour se protéger de la pluie, des murs pour se protéger du vent et des animaux, et cherche à se surélever pour ne pas se faire atteindre par les insectes. Il se protège.

Besoin d’appartenance

La base de sécurité est trouvée. A sait qu’à chaque instant où il se sentira en danger il pourra retrouver cet espace de repos. Il cherche alors un groupe de personnes qu’il pourra intégrer. Comme ce groupe sera également son groupe de référence, il lui servira de repère. Toutes les actions qu’il souhaitera entreprendre seront comparées à ce groupe. Comment agir ? Où aller ? Que faire ? A a besoin d’agir comme cette nouvelle société le fait, pour se fondre dans la masse, pour renforcer sa sécurité. Faire partie d’un groupe est important pour l’être humain, car nous sommes des êtres sociaux. Il développera par la suite un sentiment d’appartenance au travers de ce groupe.

Besoin d’estime

Le sentiment d’appartenance va être directement dépendant de l’estime de soi. Si A se sent bien dans le groupe et qu’il a développé un fort sentiment d’appartenance, son estime de lui augmentera. En revanche, s’il ne se sent pas bien dans le groupe mais que son sentiment d’appartenance est élevé, il se sentira mal. Son estime de lui diminuera. A ne quittera ce groupe que dans le cas où le sentiment d’appartenance sera faible, dans le cas où A se sentira totalement détaché du groupe. Il cherchera alors à assouvir son besoin de sécurité : se protéger avant tout.

Besoin de s’accomplir

Dans le cas où l’estime de A augmente, il ressentira le besoin de s’accomplir. Autrement dit, A cherchera à s’épanouir, à apprendre, à méditer…

La réalisation d’un besoin s’appuie donc sur la réalisation du besoin précédent. De ce fait, plus on avance dans la liste des besoins et plus il est difficile de les réaliser. C’est pour cela que l’on parle de “pyramide” de Maslow.

Le groupe d’appartenance

Étant donné que l’humain est un être social, il est évident de se dire que chaque personne fait partie d’un groupe social. Qu’il soit composé de 2, 10 ou 30000 personnes, que ce soit notre famille ou le club de gym, nous faisons partie d’un ou de plusieurs groupes.

Nous ne choisissons pas forcément d’appartenir à ces groupes. Par exemple, nous ne choisissons pas notre groupe familial : ni nos parents ni nos frères et sœurs ont été sélectionnés.

Choix du groupe d’appartenance

D’après la psychologique sociale, chaque groupe social est régit par des règles explicites ou implicites. Par exemple, on retrouvera plus facilement les règles explicites dans des activités sportives, où l’on dicte clairement ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible de faire. En revanche, les règles implicites seront plus facilement retrouvées dans un groupe d’amis, où les codes suivis se sont forgés petit à petit entre les personnes (respecter le temps de parole, adopter un style particulier…).

Les règles constituant ces groupes diffèrent de l’un à l’autre. De cette manière, nous allons pouvoir comparer chaque groupe à nos valeurs et à nos croyances. Puis, une fois trouvé un groupe nous ressemblant, nous cherchons à nous intégrer à lui : il devient le groupe d’appartenance. Ce groupe a une grande influence sur notre vie.

Influence du groupe d’appartenance

Si au départ nous avons choisi de nous rapprocher de ce groupe d’appartenance, il va également nous influencer et participer à la construction de notre identité. Comment agir ? Comment penser ? Pour prendre une décision, nous allons comparer ce que nous voulons à ce que le groupe veut. C’est pour cela que nous observons régulièrement des groupes d’amis se ressemblant comme deux gouttes d’eau : chacun créé son style, ses comportements en fonction du groupe et de ses règles. De cette manière, ils développent et entretiennent leur sentiment d’appartenance.

Sentiment d’appartenance

Au début de notre vie, nous considérons notre groupe familial comme notre groupe d’appartenance. Ce groupe satisfait notre besoin physiologique et de sécurité. Nous nous lions donc à lui en développant un sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance représente “ce qui nous colle au groupe“. Plus ce sentiment d’appartenance sera élevé, plus on sera lié au groupe. A l’inverse, moins on percevra ce sentiment, plus on aura tendance à s’éloigner. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir s’identifier au groupe, car si nos valeurs semblent grandement ressembler au groupe en question, ce sentiment sera plus présent. Il peut également être augmenté par ce qu’il va nous apporter. Par exemple, si le fait de faire partie de tel groupe nous permet de se sentir valorisé et de se sentir “dans le juste”, ce sentiment aura tendance à être renforcé. Dans le cas contraire, nous aurons tendance à nous éloigner du groupe.

Faire partie intégrante d’un groupe nous apporte donc le sentiment d’être accepté et reconnu. Puisque nous faisons partie d’un groupe, c’est que nous sommes un être à part entière qui à le droit de vivre en communauté. Nous allons ainsi nous investir dans ce groupe qui nous apporte tant de confort.

Dans de bonnes conditions, le sentiment d’appartenance peut donc être considéré en tant que support psychologique apportant quelques avantages :

  • Combattre le sentiment de solitude 
  • Accroissement de la motivation et de l’enthousiasme ;
  • Préparation de la personne à combler le besoin suivant (selon la pyramide de Maslow) : l’estime de soi. Un fort sentiment d’appartenance participera à une formation positive de l’estime de soi.

Conséquence du sentiment d’appartenance

Le sentiment d’appartenance est complexe, puisqu’il peut être lié autant à une émotion positive qu’une émotion négative en plus d’être variable en intensité :

  • Fort sentiment d’appartenance avec une émotion positive.

Ce sentiment d’appartenance est le meilleur. En effet, il nous procure la sensation que nous sommes membre à part entière d’un groupe. Nous sommes acceptés pour notre propre valeur et cela nous procure de la joie, du réconfort et surtout de l’assurance. Il est également source de motivation, et nous permet d’être plus efficace socialement ainsi que professionnellement. Autre point important, il participe à l’amélioration de notre estime de nous-même.

  • Faible sentiment d’appartenance avec une émotion positive.

L’émotion ressenti nous procure autant de points positifs que cités dans le point précédent, mais en moins grandes proportions. En effet, le sentiment d’appartenance est ici faible, donc peut être modifié simplement. Le lien au groupe peut être rompu facilement dans le cas d’une dispute ou d’un autre accroc.

  • Fort sentiment d’appartenance avec une émotion négative.

Ce sentiment d’appartenance est le pire. En effet, il nous fait vivre dans un sentiment de mal-être. Il nous est cependant impossible de quitter le groupe dans le sens où nous en sommes très attaché. Dans ce cas présent, nous sommes donc en constante ambivalence. En effet, nous souhaitons garder notre place au sein du groupe, mais il nous apporte majoritairement de la souffrance psychologique, entraînant un sentiment de solitude et même une dépression.

  • Faible sentiment d’appartenance avec une émotion négative.

Ce dernier sentiment d’appartenance est plutôt positif. Il procure, certes, un mal-être et ne nous permet pas de combler le besoin d’estime de soi, mais il nous permet cependant de nous protéger. En effet, l’appartenance au groupe est faible. Il ne nous est donc pas difficile de le quitter pour se préserver. Il nous sera toujours possible de trouver un autre groupe où nous pourrons nous épanouir pleinement !

Le sentiment d’appartenance, lien au groupe d’appartenance, est donc nécessaire à notre développement ainsi qu’à notre bien-être. Ce sentiment social joue un rôle prépondérant dans notre existence, sans quoi nous ne pourrions avancer dans l’accomplissement de nos besoins.

Merci d’avoir porté attention à cet article. N’hésitez pas à le commenter pour dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions ! Nous prendrons plaisir à vous répondre.

La migraine : Plus qu’un simple mal de tête

La migraine touche environ 8 million de personnes, dont la majorité sont des femmes, soit environ 12% de la population adulte et peut arriver jusqu’à toucher 10% des enfants.

Je ne parle pas de ce mal de tête que vous pouvez avoir de temps en temps, mais de cette douleur infernale accompagnée de plusieurs symptômes et qui surgissent de façon chronique.

La migraine ne touche qu’un côté du cerveau, et qu’un point précis.

La migraine est plus importante chez les femmes que chez les hommes, et débute avant 40ans dans la majorité des cas. Chez les femmes elle peut diminuer après la ménopause.

Cette maladie est considérée au 20ème rang des maladies ayant un impact sur le handicap et l’altération de la qualité de vie, et si on ne considère que la population féminisme, elle arrive dans les TOP10.

La migraine se divise en deux catégories, migraine avec aura et migraine sans aura, la différence entre les deux c’est qu’une prévient avant de gâcher votre journée et l’autre non. Les traitements se divisent aussi en deux, ceux qui visent les conséquences du problème tels que les maux de tête, la douleur, etc. Et ceux qui vont directement à l’origine de la maladie.

Qu’est-ce qu’une migraine ?

La migraine est une maladie complexe, une affection engendrant de nombreux symptômes dont une céphalée (= mal de tête) chronique. Cette dernière est un critère important mais pas le seul. Pour dire qu’une douleur à la tête est une migraine, il faut que ça soit accompagnée par plusieurs d’autres signes.

  • Le mal de tête dure de 3 heures à 3 jours
  • Nausées et vomissement
  • Hypersensibilité envers les sons et la lumière
  • Son intensité est croissante.
  • Elle est souvent pulsatile, comme un cœur qui bat dans la tête.
  • Une personne sur trois souffrant d’une migraine est victime d’une aura, illusion visuelle ou autre autre trouble moteur ou sensoriel juste avant la survenu de la migraine.

Dans ce cas là, on parle d’une céphalée migraineuse, ou migraine avec aura.

Il existe aussi des crises de migraine sans aura

  • Viennent et disparaissent spontanément
  • Les migraines sont séparées par une période de latence, ou l’individu n’a pas de migraine.
  • Imprévisible
  • Constitue 80% des crises migraineuse.

En théorie et d’après la société internationale des céphalées, une personne est considérée migraineuse, si elle a eu au moins une migraine sans aura ou deux crises avec aura.

Pour comprendre la migraine au niveau neurologique :

Qu’est ce qu’une aura migraineuse ?

Une aura migraineuse se passe dans les moments précédents la crise, et touche 20% des cas.

Les auras qu’on rencontre le plus, sont les auras visuelles, autrement dit, les auras ophtalmiques ; le champ visuel se rempli d’une sorte de points qui scintillent et on a l’impression qu’il y a des mouches qui passent et des lignes lumineuses. Elle peut aussi se manifester en causant la perte de la moitié du champ visuel de chaque œil.

Il existe d’autres auras bien que rares, elles se manifestent sous la forme de troubles du langage, de troubles psychiques et peut même causer des hallucinations. A ce moment précis, on peut avoir la tête qui tourne, et ne plus pouvoir tenir debout sans l’aide d’un support (comme si on allait s’évanouir)

Il existe plusieurs auras moins fréquentes que la visuelle, comme l’aura sensitive qui se traduit en une sensation de fourmillement, ou engourdissement au niveau des doigts, des mains, etc. et l’aura phasique qui est un trouble de la dénomination ; la personne est incapable de donner un nom aux objets et aux personnes même si elle les connaît.

Qu’est ce qui peut causer une migraine ?

Hérédité

Le facteur génétique est plus important dans la migraine avec aura, que dans celle sans aura.

Si plusieurs personnes de la même famille sont atteintes de cette maladie, on peut considérer la cause comme héréditaire.

Hormones

Les hormones ne causent pas la migraine, mais la survenue des crises coïncide avec des variations hormonales.

Si cette maladie touche les femmes plus que les hommes, c’est certainement à cause des événements qu’elles vivent.

  • La migraine commence à la puberté chez les 10 à 20% des femmes atteintes.
  • La puberté est plus en lien avec la migraine sans aura que celle avec aura
  • La grossesse joue un rôle important dans la diminution de la fréquence des crises migraineuse, parfois même leur disparition.
  • La migraine chez la femme, a tendance à s’aggraver de plus en plus, mais une fois arrivée à la ménopause, elle a tendance à diminuer.
  • Les migraines sans aura ont tendance à coïncider avec l’arrivée des règles.

Facteurs physiques

Une activité physique ou intellectuelle très importante, dont la personne n’est pas habituée, ou une surcharge de travail.

Anxiété et dépression

La présence permanente des troubles psychologiques tels que l’angoisse et la dépression favorise la survenue de la migraine

Stress

Le stress est souvent l’élément déclenchant, mais les migraines peuvent aussi déclencher le stress, ce qui met la personne dans une boucle sans fin.

La migraine et les facteurs déclenchants

Les causes sont ce qui a rendu la personne atteinte de la migraine, mais cette dernière n’est pas présente H24 et 7j/7, il y a des moments précis où la douleur surgit, mais qu’est ce qui fait que ces crises se déclenchent ?

  • L’alimentation : Comme dans une allergie, certains aliments peuvent déclencher une crise comme : une boisson précise, un gâteau, du thé…
  • Hormones : Comme cité précédemment, les hormones ne sont pas des causes, mais la migraine peut coïncider avec un changement hormonal, comme pendant les règles, la prise de la pilule…
  • L’environnement : La luminosité, le son, la température, la hauteur…
  • Facteurs psychologiques : Stress, conflit, traumatisme…

Il est important de savoir quel est le facteur déclenchant, afin de l’éviter et ainsi limiter les crises migraineuses, pour cela, il vaut mieux noter dans un agenda la fréquence des crises et les activités qu’on a fait juste avant, comme ça, on pourra savoir quel est l’élément qui déclenche ces crises.

La différence entre la migraine et un simple mal de tête

Comme cité précédemment, le mal de tête n’est qu’un symptôme parmi les nombreux autres symptômes qui caractérisent la migraine. Son diagnostic nécessite la présence de signaux tels que :

  • Les crises douloureuses durent de 3 heures à 3 jours puis disparaît complètement pour réapparaître dans un autre temps.
  • La douleur vous donne l’impression qu’il y a un cœur qui bat dans votre tête
  • Vous êtes très sensibles à la lumière et au bruit.

Les différents traitements

Traitements spécifiques et traitements non spécifiques

Parmi les différents traitements de la migraine, on distingue deux types de traitement : spécifiques, et non spécifiques.

Les traitements spécifiques attaquent l’origine de la migraine, alors que les non spécifiques traitent les maux de tête.

Comme traitement non spécifique, il y a:

  • Les anti-inflammatoire non stéroïdiens comme l’aspirine.
  • Le paracétamol
  • L’oxygénothérapie, c’est le fait de mettre une personne sous oxygène.

Le traitement spécifique repose sur les triptans qui sont des médicaments destinés aux traitements des crises migraineuses importantes.

Malheureusement, il y a beaucoup de patients qui se focalisent plus sur la douleur que sur l’origine de cette dernière, c’est pourquoi ils n’envisagent pas les traitements spécifiques, qui est un grave erreur.

Traitement de fond

C’est un ensemble de médicaments utilisés pour traiter les crises migraineuses, et réduire leur fréquence ainsi que leur intensité.

Parmi ces médicaments il y a le topiramate, l’amitriptyline et le valporate, etc.

Ce traitement est proposé que lorsque les crises sont fréquentes (plus de trois pas mois)

Traitement non médicamenteux

Il existe des méthodes de relaxation comme le yoga, le zen, la méditation, la sophrologie et la thérapie comportementale qui consiste à apprendre les facteurs responsables du déclenchement de ces crises, et comment les gérer.

Prévention

  • En cas de migraine, rester dans le calme et le noir est très conseillé pour calmer la douleur et ne pas aggraver la situation
  • Croyez-le ou pas, mais une bonne douche (chaude ou froide) et un sac de glace sur la tête n’est pas juste une astuce de grand-mère qui ne sert à rien, au contraire, ça fait la différence.
  • Changer d’environnement, si vous êtes dans un endroit stressant ou stimulant (bar, boîte de nuit…).
  • Évitez l’alcool, la drogue… Ou tout ce qui peut affecter votre cerveau.
  • Une migraine peut aussi être un symptôme révélateur d’une maladie. Si ça continue, voir un médecin est très conseillé

Quelques fausses idées à jeter à la poubelle

  • Les migraines n’est pas un résultat des troubles visuelles, ce dernier est un symptôme qui accompagne la maladie et non pas une cause
  • La migraine ne se définie pas par le mal de tête, ce dernier, bien qu’important n’est qu’une seule pièce dans le puzzle.
  • La migraine n’est pas une maladie simple qu’on peut négliger, surtout quand elle est chronique. Elle peut aussi être le symptôme de quelque chose de plus grand.
  • L’important n’est pas de ne plus sentir la douleur, mais de son origine.

N’hésitez pas à aimer et partager mon article 🙂 je serai ravie de répondre à vos questions.

À bientôt !

La névrose : Une maladie qu’il faut “enfin” prendre au sérieux

Avez-vous déjà entendu dire qu’il existe un vaste univers dans notre cerveau auquel on a pas accès ? Laissez-moi vous dire que ce n’est pas qu’une simple rumeur. Notre psychique est constitué de trois parties : Le ça (centre des désirs), le surmoi (La structure morale) et le moi (qui essaye de faire un équilibre entre les deux). Cependant, ces trois instances psychiques élaborées par FREUD, ne se mettent pas toujours d’accord, il y a des moments où le ça et le moi sont en conflits, nos pulsions et nos désirs veulent se manifester au grand jour et prendre le contrôle, sauf que le monde extérieur par exemple, ne le permet pas. C’est ce qui cause la névrose.

La névrose est une maladie qu’il faut prendre au sérieux

À un moment donné, le moi gagne, autrement dit, la réalité prend le dessus. Cependant, le ça ne se laisse pas faire, il veut à tout pris accomplir son désir, et satisfaire sa pulsion, c’est pourquoi il revient sous une autre armure, qu’on appelle le symptôme. En fin de compte, le moi ne cessera de fuir le ça caché sous cette armure, ce qui le laissera apparaître sous la forme de ce même symptôme.

La névrose, c’est quoi?

La névrose est un ensemble de maladies psychiques non inflammatoires dont la personne est consciente, et qui n’est pas du à un dysfonctionnement physique du système nerveux. Le névrosé est conscient de sa maladie et s’en plaint, il veut s’en débarrasser, car même si la personne continue de vivre normalement, son mode de vie est perturbé (relationnel, quotidien…).

Cette maladie psychique résulte de conflits coincés dans l’inconscient, et des pulsions qui se sont vus refuser l’accès au conscient sous leur véritable aspect, c’est pourquoi ils ressortent sous différentes formes méconnaissables comme : Une phobie, une anxiété, obsession… Ces conflits viennent de traumatismes vécus à un moment précis dans notre vie (enfance, adolescence…) comme la perte d’un proche, une humiliation, un rejet…

Freud différencie la névrose de la psychose, notamment dans son rapport avec la réalité

« La névrose de dénie pas la réalité, elle veut seulement ne rien savoir d’elle ; la psychose la dénie et cherche à la remplace »

Autrement dit, un névrosé sait qu’il est malade et s’en plaint, alors que la psychose n’en est pas conscient, c’est une déstructuration.

La névrose, origine

Ce terme de névrose a été introduit pour la première fois, par le médecin écossais William Cullen en 1769 sous forme de « neurosis » (neuron =nerf et ose de osis = maladie non inflammatoire), puis introduit en français par Philippe Pinel avec ce terme actuel qui veut dire toute maladie du système nerveux sans cause organique.

Pendant longtemps, la névrose était comme une catégorie où on mettait les personnes atteintes de maladie d’origine non organique et qu’on ne comprenait pas l’origine ou la cure.

La névrose selon Sigmund Freud

Impossible de parler de névrose sans parler de S. Freud, il l’a étudié pendant très longtemps et l’a catégorisé parmi les trois principaux pôles en psychanalyse : névrose, psychose et perversion. Ce sont les piliers de la psychanalyse.

La névrose a été un concept longuement étudié par Sigmund Freud, selon lui « la névrose est une maladie psychique, dont les symptômes peuvent être physiques (mais ne sont guérissables en général par la médecine) et qui se caractérisent par une conduite inadaptée par rapport aux exigences ordinaires de la vie. Les névrosés souffrent de refoulement, leurs troubles jouent un rôle de compromis : ils leur servent à se protéger (plus ou moins efficacement) des effets du refoulement et en même temps à maintenir ce refoulement. Car une des principales conditions essentielles de la névrose est que le malade ne sache pas ce qu’il refoule, c’est-dire ignore les désirs cachés de son inconscient. ». Il affirme aussi que la névrose est un conflit entre le ça et le moi et que ce dernier serait sous la merci du surmoi qui lui interdit d’accepter le ça.

En psychanalyse, un patient doit être catégorisé dans l’un de ces trois pôles avant de commencer la thérapie, car cette dernière diffère d’une catégorie à l’autre.

les différents type de la névrose

Névrose obsessionnelle

Tout d’abord, l’obsession est une forme de névrose, c’est la plus grave de toutes ses formes, elle surgit dans la vie du patient et devient une sorte de rituel. Le patient est conscient de son obsession et il en a honte, toutefois, il est difficile pour lui de s’en débarrasser comme ça, elle pose de véritables problèmes thérapeutiques.

Le psychique est obsédé par un point précis (un chiffre, un mot, une lettre, une idée…), qui, d’un côté, permettent à l’inconscient de jouir d’un plaisir non conscient. Ce type de névrose est causé par une fixation au stade anal de l’enfance.

Exemple d’un discours d’un névrosé obsessionnel :

Névrose phobique

La névrose phobique est un syndrome dont le symptôme le plus important est la phobie.

La phobie est une véritable angoisse qui s‘empare des personnes qui y sont confrontées. La personne phobique est tout à fait consciente de sa peur et de son absurdité. Par conséquent, elle tente d’éviter, par tous les moyens, la situation ou l’objet redouté. La phobie est le résultat d’un refoulement d’une angoisse dont la personne n’est pas consciente, et qui est mise en place en forme de scénario ou objet qui peut être représenté (araignée, obscurité, hauteur, animaux…). Elle est considérée comme une tentative de fuite, et empêche la libération de la véritable angoisse.

Exemple : Si une personne a peur du noir, en réalité, ce n’est pas vraiment ce qui lui fait peur, mais une angoisse de son inconscient, qui a choisi l’obscurité comme armure pour une raison précise, afin de sortir à la conscience, et non pas en sa forme initiale de qui, justement il tente de s’en échapper. Un enfant qui a peur du noir, a en général peur d’être séparé de sa mère, mais cette forme d’angoisse n’a pas pu passer le barrage entre l’inconscient et le conscient, sinon ça aurait d’une certaine façon traumatisé ce dernier, c’est pourquoi elle est sortie en forme d’une phobie de l’obscurité

Les personnes atteintes sont souvent passives, timides par rapport à l’objet. Le sujet cherche à éviter, et à se rassurer en s’éloignant ou en cherchant la compagnie d’une personne familière, avec qui il peut créer une certaine dépendance.

Les traitements possibles seraient :

  • Une psychothérapie ou une psychanalyse, et même les thérapies de groupe.
  • Le TCC (thérapie cognitivo-comportementale).
  • La chimiothérapie est utile en cas d’une extrême phobie engendrant une souffrance.

Névrose hystérique

L’hystérie est une névrose qui touche autant les hommes que les femmes, elle est caractérisée par une demande affective très importante, et la personne s’invente une vie imaginaire où il peut satisfaire ses désirs et sentiments de manière exagérée. Contrairement en France où elle garde encore ce nom, le DSM l’a nommé attaque de panique ou trouble obsessionnel compulsif (TOC).

Cette névrose trouve son origine dans des conflits inconscients qui se manifestent sous la forme de symptômes physiques comme des douleurs, des paralysies, des troubles de la conscience, etc.

La personnalité d’un malade peut être caractérisée par une timidité importante, un besoin d’être rassuré tout le temps et une grande difficulté à prendre des décisions, il ne peut pas être indépendant, il repose toujours sur les autres, ça peut aussi engendrer des difficultés sociales, vu son besoin permanent d’affection, et sa recherche de la perfection. Un névrosé a besoin de ses crises de paniques pour se défendre contre l’angoisse, ce qui est paradoxal, car c’est justement ces crises qui lui pose problème.

Il peut subir des crises de panique intense sans raison, qui peuvent durer de quelques minutes à quelques heures, et qui doivent être pris en charge en urgence, en injectant un calmant et en rassurant la personne sans la laisser seule.

Le traitement peut s’avérer difficile, et celui qui prend en charge le patient doit être neutre et avoir une attitude compréhensive. Des antidépresseurs peuvent être nécessaires en cas de dépression ou si les crises sont fréquentes. Une psychothérapie ou une psychanalyse peuvent s’avérer nécessaires, pour convaincre le patient qu’il n’a pas besoin de ces crises de panique pour vaincre l’angoisse. Il peut aussi suivre des séances de relaxation, comme le yoga, la sophrologie, etc…

La névrose d’angoisse

On est d’accord qu’on a tous été angoissé à un moment ou l’autre dans notre vie, cette anxiété peut même s’avérer utile, elle nous pousse à prendre la chose plus au sérieux, et à donner plus de nous même, par exemple, lors d’un examen ou d’un entretien, etc.

Cependant, elle devient problématique quand on la ressent de façon permanente, sans raison, quand elle nous aide plus à donner le meilleur de nous même, ou quand elle est la cause d’un épisode dépressif ou d’une crise de panique.

Elle constitue un élément important dans les névroses (phobique, obsessionnelle, hystérique…)

Elle peut se traduire en une fatigue intense, des sueurs, une accélération du rythme cardiaque et parfois de la respiration, la claustrophobie, l’agoraphobie et même l’apparition de douleurs physiques.

Le traitement possible serait de prendre des anxiolytiques pour calmer l’anxiété, puis suivre une thérapie ou une psychanalyse. Des méthodes de relaxation peuvent aussi s’avérer d’une grande aide.

Névrose asthénique

Ce type de névrose est le plus rencontré, il est traduit en une fatigue qui augmente avec l’inactivité, le repos n’est pas une solution, le patient a toujours l’impression d’être malade même si ce n’est pas le cas.

La cause de cette névrose varie d’une personne à l’autre : infectieuse, cardiovasculaire, digestif… Et le traitement change d’une cause à l’autre.

Névrose hypocondriaque

La personne atteinte de cette névrose est toujours préoccupée par son état de santé, on peut dire qu’il a peur d’attraper une maladie grave, c’est pourquoi il fait de nombreuses consultations médicales. Elle ressent toujours que quelque chose ne va pas chez elle même si tout est normal.

N’hésitez pas à partager cet article, ou à poser des questions si besoin, je serai ravie de répondre ?

À bientôt.

Parasomnies : le côté obscur du sommeil

Depuis toujours, le sommeil et le rêve éveillent l’intérêt de l’homme de par leur aspect mystérieux, imprévisible et incontrôlable. Plusieurs courants psychologiques parfois radicalement opposés sur le plan théorique cherchent à expliquer l’origine de ces phénomènes, tels la psychanalyse ou les neurosciences. Si le sommeil est pour certains d’entre nous synonyme de repos et de bien-être, celui-ci peut devenir le pire moment de la journée pour les personnes souffrant de parasomnies.

Parasomnies : le côté obscur du sommeil

Parasomnies & stades du sommeil

Selon le Réseau Morphée dédié à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil, les parasomnies sont des manifestations motrices, verbales ou sensorielles qui surviennent durant l’une des phases du sommeil, essentiellement durant les premiers stades. Mais avant toutes choses, parlons justement du sommeil.

Une nuit de sommeil dit « normal » est composée de plusieurs cycles de 4 phases chacun (classification de Kleitman, 1969) :

  • Endormissement (stade I) : Ça y est, vous avez décidé de dormir. Vos yeux sont donc fermés et, durant ce stade d’une durée d’environ 1 à 10 min (pour les plus chanceux d’entre nous du moins), vous êtes très légèrement endormi de sorte que la moindre stimulation peut facilement vous ramener à un état totalement éveillé et lucide. Vos yeux bougent encore un peu et votre tonus musculaire n’est pas tout à fait relâché, d’ailleurs vous sentez parfois comme des spasmes dans vos jambes. Parfois, vous avez même l’impression de tomber dans le vide juste au moment où vous vous sentiez partir dans les bras de Morphée, et hop vous voilà réveillé ! Il parait que c’est normal : ce serait un héritage des ancêtres à l’époque où ceux-ci dormaient dans des lieux plutôt… peu sécuritaires dirons-nous (merci les ancêtres !).
  • Sommeil lent léger (stade II) : Votre rythme cardiaque et votre température corporelle vont légèrement diminuer afin de vous aider à plonger dans un sommeil plus profond. Cela devient déjà un peu plus difficile de vous réveiller (mais cela reste possible), d’ailleurs vous vous rendez bien compte que vous étiez assoupi si quelqu’un a la mauvaise idée de vous réveiller ! Ce stade représente environ 50% de notre temps de sommeil, mais il est souvent entrecoupé de micro-réveils inconscients. A noter que chez la personne âgée dont le sommeil est souvent altéré, le stade II compose l’essentiel (pour ne pas dire l’entièreté) de sa nuit, d’où un état de fatigue souvent persistant, vous allez comprendre pourquoi…
  • Sommeil lent profond (stades III et IV) : C’est ici que le sommeil devient réparateur et bénéfique car il permet de recharger les batteries, au sens propre du terme ! Chez l’adulte, ces stades reviennent de façon assez régulière en première partie de nuit, mais nettement moins en deuxième partie, d’où les courantes insomnies de l’adulte et de la personne âgée… A cette étape-ci, il devient compliqué de vous réveiller ; d’ailleurs, vous serez probablement un peu désorienté durant les premières minutes si quelqu’un a de nouveau le bon goût de vous réveiller. Pour information, ce stade est le prélude au rêve, mais il est aussi très important pour l’enfant car il recouvre en partie la sécrétion de l’hormone de croissance.
  • Sommeil paradoxal (stade V ou Rapid Eye Movement sleep) : Voici la dernière étape du sommeil, celle du rêve et de tous les paradoxes. En effet, vous êtes on ne peut plus endormi, vous rêvez, il est vraiment très compliqué de vous réveiller, vos muscles sont totalement immobiles et hypotoniques, pourtant vos yeux ne cessent de s’agiter sous vos paupières, votre cœur et votre respiration s’emballent, et votre cerveau émet les mêmes ondes électriques que lorsque vous êtes en plein éveil ! Ce stade apparait environ 90 min après l’endormissement et occupe 25% de votre temps de sommeil (sachant que, plus vous dormez longtemps, plus ce stade va durer longtemps au fil des cycles). C’est aussi à ce moment-là qu’ont lieu les joyeusetés dont nous allons parler dans cet article : les parasomnies.

Somnambulisme, terreurs nocturnes et cauchemars : les parasomnies les plus courantes

Si vous avez l’habitude de vous promener seul dans les couloirs la nuit, de donner une représentation par soir de vos monologues ou bien de souiller vos draps (on ne choisit pas sa parasomnie, n’est-ce pas ?), alors oui vous souffrez bien de parasomnies.

Selon Challamel, la plupart des parasomnies surviennent essentiellement pendant l’enfance et ne sont absolument pas pathologiques. L’auteur définit plusieurs causes à ces troubles :

  • Nuits courtes et petits cycles de sommeil lent profond entre 1 et 10 ans ;
  • Immaturité des fonctions sphinctériennes (notamment du contrôle vésical dans le cas de l’énurésie, plus connue sous le nom de pipi-au-lit).

Parmi les parasomnies les plus connues et les plus courantes, on retrouve notamment les terreurs nocturnes, le somnambulisme et les cauchemars.

  • Le somnambulisme : Caractérisé par une activité motrice survenant dans un état d’éveil incomplet, le somnambulisme se manifeste généralement par une déambulation lente, les yeux ouverts et le visage inexpressif. Il survient généralement 1 à 3h après l’endormissement, peut se répéter jusqu’à deux fois par nuit (rarement plus), dure plusieurs minutes, et le dormeur n’en a absolument aucun souvenir au réveil. En général, un somnambule est plutôt docile, c’est-à-dire que vous n’allez avoir aucun mal à le ramener à son lit (rappelons d’ailleurs qu’il ne faut pas réveiller un somnambule parce-que oui, croyez-le ou non, mais cette personne qui s’est endormie à côté de vous et qui marche maintenant toute seul les yeux grand-ouverts dans votre cuisine est bel et bien en train de dormir). Cependant il existe aussi un type de somnambulisme plutôt rare (nommé « somnambulisme terreur » ou « syndrome d’Elpénor »), où le sujet déambule violemment en hurlant et peut faire des actions risquées comme sauter par la fenêtre par exemple. A noter que le somnambulisme est héréditaire dans 60 à 80% des cas. Parents somnambules, à bon entendeur…
  • Les terreurs nocturnes : Vous avez vu le film « L’Exorciste » ? Alors vous avez une idée de ce qui se passe lorsque votre voisin de lit ou votre enfant fait une terreur nocturne. Bon, j’exagère peut-être un peu… En début de nuit, vous retrouvez la personne assise dans son lit, qui hurle et pleure, les yeux grand-ouverts fixés sur quelque chose que vous vous ne voyez apparemment pas, elle marmonne un tas de trucs incompréhensibles, se défend bec et ongles quand vous essayer de la calmer (sachant qu’elle est en fait endormie pendant tout ce temps et que vous n’arriverez jamais, je dis bien JAMAIS à la réveiller), et cet épisode peut durer jusqu’à 20 min. Si vous n’arriverez clairement pas à vous rendormir (bien trop terrifié par ce que vous venez de voir), sachez que la personne victime de terreurs nocturnes finira par se calmer et se rendormir toute seule, sans en garder le moindre souvenir. Merci cerveau !

  • Les cauchemars : Parasomnies les plus courantes, les cauchemars sont à distinguer des terreurs nocturnes. D’une part ils surviennent de façon privilégiée en fin de nuit, lors du sommeil paradoxal. D’autre part, ils sont beaucoup plus récurrents, persistent à l’âge adulte et sont généralement causés par un évènement traumatisant ou anxiogène. Enfin, contrairement aux terreurs nocturnes, les cauchemars réveillent le dormeur, l’empêchent de se rendormir et peuvent lui rester en mémoire au réveil.

Somnambulisme, terreurs nocturnes : que faire ?

Si ces parasomnies sont courantes chez les jeunes enfants, elles interrogent davantage lorsqu’elles persistent dans le temps chez les enfants plus âgés, les adolescents ou même les adultes.

Dans un premier temps, plusieurs actions peuvent être mises en place pour y faire face :

  • Réorganisation du rythme veille/sommeil (respect des horaires de sommeil réguliers) ;
  • Nuits plus longues avec une heure de coucher plus précoce pour éviter la dette de sommeil ;
  • Sieste diurne ;
  • Éviter d’augmenter sa température corporelle juste avant le coucher (en faisant du sport, par exemple) ;
  • Pour le somnambulisme : mettre en place des mesure préventives afin d’éviter que le dormeur somnambule ne se blesse (bloquer l’accès aux escaliers, éviter les lits en hauteur et les chambres en mezzanine, fermer les fenêtres, etc).

Dans le cas où ces parasomnies persisteraient dans le temps, un enregistrement des ondes cérébrales (ou enregistrement de sommeil) à l’aide d’un Électroencéphalogramme (EEG) peut se montrer intéressant. Les centres prenant en charge les troubles chroniques du sommeil peuvent également demander aux parents d’enregistrer le sommeil de l’enfant (après « L’Exorciste », voici venir « Paranormal Activity »).

Autres types de parasomnies

Comme vous pouvez vous en douter, le cerveau n’est pas en manque d’imagination et sait se montrer très créatif. Continuons donc à découvrir différents types de parasomnies :

  • Les hallucinations hypnagogiques intenses : Celles-ci surviennent durant l’endormissement (stade I), où nous nous trouvons dans un état hypnagogique situé entre veille et sommeil, et durant lequel des hallucinations se produisent fréquemment (Maury, 1848). Notons qu’il ne s’agit absolument pas d’hallucinations pathologiques comme on peut en rencontrer dans certains troubles psychotiques (schizophrénie, par exemple). Concrètement, vous êtes dans le noir, mi-conscient mi-éveillé, et vous avez l’impression de voir, d’entendre ou de ressentir des choses qui vous paraissent très réelles, bien qu’elles ne soient pas présentes. Cela peut parfois être anodin (vous voyez des formes changeantes par exemple), mais bien souvent cela est très effrayant (ombres humaines, monstres, insectes, musique). On rapporte aussi des hallucinations hypnagogiques kinesthésiques, avec la sensation d’une présence dans la chambre, l’impression qu’une main nous frôle ou nous attrape, ou encore l’impossibilité de pouvoir bouger (aussi connue sous le nom de « paralysie nocturne »).
  • L’énurésie : Elle correspond à la fuite involontaire d’urine durant le sommeil, à un âge où la propreté est sensée être acquise (on ne parle donc d’énurésie qu’à partir de 5-6 ans). Cette parasomnie survient à tous les stades du sommeil, mais préférentiellement chez les « gros dormeurs ». Elle peut se prolonger jusqu’à l’adolescence, mais tend à s’estomper de son propre chef. A noter que certaines études démontrent une forme d’« hérédité » de l’énurésie.

Que faire si votre enfant souffre d’énurésie ?

Il s’agit tout d’abord de le rassurer et de dédramatiser (en effet, si vous dramatisez ou le grondez pour avoir souillé son lit, l’épisode risque de se répéter). Gardez bien en tête que la rémission est bien souvent spontanée. Cependant, si les épisodes d’énurésie devaient perdurer dans le temps, il est essentiel d’éliminer toute cause médicale (infection urinaire, trouble neurologique, trouble sphinctérien ou urologique). En l’absence de pathologie, une démarche auprès d’un psychologue peut parfois s’avérer bénéfique, car l’énurésie est potentiellement la face visible d’un mal-être de l’enfant.

  • La somniloquie : Concrètement, c’est le fait de parler pendant son sommeil, de façon isolée ou associée à d’autres parasomnies. La somniloquie survient durant le sommeil léger (marmonnements) ou durant le sommeil paradoxal (discours plus intelligible). On retrouve souvent cette parasomnie chez les personnes stressées ou anxieuses. A noter que la personne ne se rend pas compte qu’elle parle et qu’elle n’en gardera aucun souvenir au réveil.
  • Le bruxisme : Ou la joie de dormir aux côtés de quelqu’un qui grince des dents pendant son (et donc pendant VOTRE) sommeil…! Parasomnie banale et courante, on la retrouve souvent chez les personnes excessivement stressées. Elle persiste généralement de l’enfance à l’âge adulte et ne se traite pas, bien qu’elle ne soit pas sans conséquences pour les dents et les articulations de votre mâchoire (usure prématurée), d’où le port de gouttières dentaires. Sachant cela, n’hésitez pas à consulter votre dentiste si vous souffrez de bruxisme, car il est le plus à même de vous renseigner sur les actions préventives possibles. Notons que le bruxisme nocturne est souvent associé au bruxisme diurne ; pour mieux contrôler ce problème, il est important que la personne s’exerce à se rendre compte qu’elle grince des dents en journée.
  • Les troubles alimentaires nocturnes : Plus connus sous le nom de syndrome d’alimentation nocturne, la personne se lève la nuit pour aller manger dans un état de demi-sommeil similaire au somnambulisme, sans en garder le moindre souvenir au réveil.

Bien que la plupart de ces parasomnies soient passagères et sans conséquences, vous ne devez pas à hésiter à en parler à votre médecin généraliste si celles-ci vous incommodent et altèrent votre qualité de sommeil, et donc votre qualité de vie. En effet, si vos parasomnies se montrent particulièrement récurrentes (surtout à l’âge adulte), votre médecin pourra vous diriger vers un neurologue ou un médecin spécialiste du sommeil afin de faire des explorations diagnostiques à l’aide d’examens adaptés comme nous l’avons vu plus haut.

J’espère que cet article vous aura plu et appris de nouvelles choses ! Bien entendu, n’hésitez pas à le commenter, c’est avec plaisir que nous vous répondrons !

Comportements pro-sociaux : entre altruisme, manipulation et indifférence

Saviez-vous que nos comportements pro-sociaux (ou d’aide) ne sont jamais anodins ? En effet, ceux-ci font appel à des sentiments d’autosatisfaction ou bien à une volonté d’être bien perçu socialement. Cependant, les comportement pro-sociaux peuvent parfois cacher des techniques de manipulation, notamment lorsqu’il s’agit de vous faire acheter un bien de consommation par exemple. Mais saviez-vous aussi que dans certains contextes, même le plus altruiste d’entre nous peut devenir le plus grand des indifférents ?

Le quotidien nous offre mille et une occasions d’être altruiste..

Comportements pro-sociaux : une « soumission librement consentie »

Si aider les autres vous paraît trop difficile, essayez au moins de ne pas leur nuire. 

Dalaï-Lama

Les comportements pro-sociaux sont des actes volontaires mis en œuvre dans le but d’en faire bénéficier autrui. Cependant, Berkowitz (1972) distingue l’altruisme des comportements pro-sociaux, estimant que le premier s’effectuerait sans recherche de récompense externe, tandis que les autres impliqueraient la recherche d’un renforcement externe (récompense) ou interne (satisfaction personnelle). Pour d’autres auteurs, altruisme et comportements pro-sociaux semblent intriqués, et dépendent de facteurs communs, dont l’empathie et la norme de responsabilité personnelle.

Ces notions d’empathie et d’altruisme font également écho à la théorie de l’esprit, qui implique la capacité à comprendre les sentiments et ressentis d’autrui en se mettant à sa place. Les études de Staub (1970) ont ainsi démontré que les enfants de moins de 5 ans réalisent peu de comportements altruistes, que ceux-ci augmentent clairement entre 5 et 8 ans, avant de diminuer dès l’âge de 9 ans pour atteindre leur plus faible niveau aux alentours de 12 ans. En effet, les comportements pro-sociaux du jeune enfant seraient nettement induits par ceux de ses parents, mais le processus de socialisation plus tardif génère chez l’enfant des réactions plus incertaines. Ainsi, à la volonté d’aider se mêle la peur d’être jugé par autrui, inhibant alors l’action. Si ces constats ont lieu dès l’enfance, l’adulte reste également soumis à ces facteurs inhibiteurs que nous détaillerons plus tard.

Selon Aronfreed (1970), l’empathie sous-tendue dans la notion d’altruisme apporterait ainsi un bénéfice au demandeur (demande d’aide satisfaite, plaisir) ainsi qu’à l’auteur (renforcement interne de satisfaction, représentation mentale d’avoir fait plaisir, sentiment d’avoir accompli un acte socialement valorisé). Cependant d’après Schwartz (1977), la notion de norme de responsabilité personnelle induirait chez l’individu une sorte d’« obligation morale » d’aider son prochain, qui serait directement corrélée avec la prise de décision du sujet aidant. Pour qu’une telle décision soit prise, trois conditions seraient nécessaires :

  • Le sujet aidant doit reconnaître le besoin d’aide d’autrui ;
  • Le sujet aidant doit accepter d’engager sa responsabilité ;
  • La demande ne doit pas être trop coûteuse (psychiquement et matériellement) et ne doit pas entraver la liberté du sujet aidant.

La théorie de l’engagement : aider oui, mais à quel prix ?

En psychologie sociale, l’engagement désigne l’ensemble des conséquences d’un acte sur le comportement et les attitudes ; il est en fait ce qui lie un individu à ses actes (Kiesler, 1966). De ce fait, vous comprendrez bien que les gens ne s’engagent pas à la légère et que cela requiert plusieurs conditions. Dans sa théorie de l’engagement, Kiesler (1971), estime que cinq facteurs modulent la force du lien unissant la personne à ses actes :

  • Le caractère public/privé de l’acte : Faire quelque chose sous le regard d’autrui est plus engageant qu’anonymement, car cela donne une bonne image de vous auprès d’autrui ;
  • La répétition : Répéter une action engage davantage la personne que d’effectuer une action unique isolée (concrètement, être bénévole au sein d’une association caritative vous engage beaucoup plus sur le plan social et personnel que de donner une pièce à un SDF croisé au hasard des rues) ;
  • Le caractère réversible/irréversible de l’acte : Plus la personne perçoit qu’elle ne peut pas faire marche arrière, plus elle s’engage (cela vous parait sans doute contre-intuitif, mais c’est pourtant le cas) ;
  • Le caractère coûteux/non-coûteux de l’acte : Un acte « coûteux » (nous entendons ici « coûteux » sur le plan de l’effort qu’il demande et non pas sur le plan financier) est davantage accepté s’il est précédé d’une demande moins coûteuse, et un acte moins coûteux est facilement accepté s’il est précédé d’une demande extrêmement coûteuse ;
  • Le sentiment de liberté : Le sujet s’engagera davantage s’il a la liberté de choisir de faire cet acte ou non (exemple très concret : s’il est écrit sur votre poubelle « Veuillez trier vos déchets. », il y a de grandes chances pour que vous triiez beaucoup moins que s’il est écrit « Vous êtes libre de trier vos déchets ». Et oui, l’être humain est à prendre avec des pincettes).

Petit exercice pratique pour les expérimentateurs en herbe audacieux que vous êtes et qui avez une bonne capacité à encaisser les refus : vous vous postez à un arrêt de bus et alors deux options s’offrent à vous :

  • Demander aux passants si, par hasard, ceux-ci n’auraient pas un peu de monnaie pour le bus ;
  • Demander aux passants si, par hasard, ceux-ci n’auraient pas un peu de monnaie pour le bus, mais en terminant votre demande par une petite phrase bien sentie comme « Mais vous êtes libre d’accepter ou de refuser »

Selon Guéguen et Pascual qui ont proposé cette expérience en 2002, seuls 10% des passants vous donneront de la monnaie dans le premier cas, contre 47,5% dans le deuxième. Ainsi selon les termes de Joule et Beauvois (1998), le comportement d’aide serait une forme de « soumission librement consentie » par un individu qui choisirait de modifier librement son comportement envers un autre individu, gratuitement ou dans un but précis. De ce fait, si un individu peut choisir d’aider un autre dans un but défini, il semblerait que certaines dérives manipulatoires soient alors possibles (même dans le petit exercice pratique vous usez de manipulation, vous vous rendez compte ?!).

Stratégies persuasives, actes préparatoires et manipulation : le côté obscur des comportements pro-sociaux

En 1947, Lewin met en évidence l’existence de stratégies persuasives, en démontrant notamment que certains types de communications de l’information induisent davantage un individu à modifier son comportement. En effet, Lewin nous apprend ici qu’un débat entre ménagères sur la consommation d’abats induit davantage ces dernières à en cuisiner que d’assister à une conférence purement informative sur les bienfaits de manger des abats, à savoir que cela est nutritif et moins coûteux que la viande (rappelez-vous, nous sommes en 1947, la viande est rare).

A l’aide de plusieurs expériences, Freedman et Fraser (1966) évoquent également l’existence de techniques de manipulation bien connues des vendeurs et autres commerciaux notamment : le « pied-dans-la-porte » et la « porte-au-nez ».

  • Le pied-dans-la-porte est une technique de manipulation par requêtes successives, consistant à formuler dans un premier temps une requête peu coûteuse (acte anodin), puis une requête plus coûteuse (véritable but recherché). L’hypothèse serait alors qu’une demande coûteuse est davantage acceptée lorsqu’elle est précédée d’un acte préparatoire peu coûteux. Dans l’expérience de Freedman et Fraser (1966) par exemple, les sujets à qui l’on demande directement de mettre un panneau de prévention routière dans le jardin acceptent dans 16,7% des cas (demande coûteuse) ; mais si on leur propose préalablement de coller un simple autocollant sur leur voiture (demande peu coûteuse acceptée par 47,6% des sujets), 46,4% des sujets acceptent ensuite d’installer le panneau dans leur jardin.
  • La porte-au-nez consiste à formuler une requête coûteuse dont on sait pertinemment qu’elle sera refusée, dans le but de se voir accorder une demande un peu moins coûteuse par la suite (technique bien connue de l’adolescent(e) qui vous demandera d’abord s’il peut sortir en boîte de nuit, avant de vous demander de le laisser dormir chez son ami(e) parce-que s’il vous avait directement demander de l’emmener chez l’ami(e) en question, il sait que vous auriez refusé, mais là comment dire non deux fois de suite… ? Souriez, vous vous êtes fait berner !). Dans l’expérience de Cialdini (1975), si l’on propose d’emblée à des sujets d’emmener de jeunes délinquants au zoo, seuls 16,7% acceptent. Cependant si on leur demande d’abord de devenir bénévoles au centre de détention pendant 2 ans à raison de 2h par semaine (demande coûteuse), puis qu’on leur demande d’amener les jeunes délinquants au zoo (demande moins coûteuse), cette fois 50% des sujets acceptent d’effectuer la sortie.

Uranowitz (1975) met également l’accent sur l’influence des actes préparatoires dans l’induction des comportements pro-sociaux. Dans son expérience se déroulant au supermarché, il effectue un acte préparatoire en demandant à une ménagère de lui garder son sac de courses le temps de chercher un billet de 1$ perdu (faible justification) ou son portefeuille (forte justification). Pendant ce temps, un compère fait « accidentellement » tomber un article de son propre panier : sans acte préparatoire, seules 35% des ménagères le signalent au compère, tandis que 85% des ménagères « préparées » le font. Si le niveau de justification ne semble pas influencer leur réaction, on constate cependant qu’un sujet engagé semble plus enclin à rendre un nouveau service. Cependant, vous allez voir que de nombreux facteurs influencent la propension de tout un chacun à aider autrui… ou à ne pas l’aider.

Une limite aux comportements pro-sociaux : l’« effet du témoin »

En 1964, le meurtre de Kitty Genovese qui se serait déroulé sous l’œil de 38 témoins successifs restés indifférents et inactifs inspire une expérience à Darley et Latané (1968). Ceux-ci ont ainsi démontré que, plus les témoins d’une scène d’agression sont nombreux, moins l’un d’eux a tendance à venir en aide au sujet en détresse. Dans cette expérience de 1968, plusieurs sujets non-compères conversaient à travers un interphone avec d’autres sujet non-compères (tous étant isolés dans des pièces séparées), avant qu’un compère (un des expérimentateurs) se mette à simuler une crise d’épilepsie. Les (terrifiants) résultats montrent que la fréquence d’une intervention d’aide est inversement proportionnelle au nombre de témoins. En effet, si 100% des sujets interviennent lorsqu’ils ne sont que deux, 85% interviennent lorsqu’ils sont trois, et seulement 31% lorsqu’ils sont six. Vous l’aurez compris, pour que quelqu’un vienne à votre secours en cas d’agression, c’est vraiment pas gagné, surtout au milieu d’une foule.

Pour Darley et Latané (1968), trois facteurs influenceraient les comportements pro-sociaux de l’individu en cas d’urgence :

  • Il doit d’abord remarquer la situation ;
  • Puis l’interpréter comme étant une urgence ;
  • Et enfin, décider que son intervention est la réaction la plus adaptée.

Cependant, trois processus pourraient affecter cette prise de décision :

  • L’influence sociale : Avant d’intervenir, le sujet s’assure de l’exactitude de sa propre interprétation d’une situation. Or, si personne ne semble réagir, on assiste alors à un phénomène d’« ignorance plurielle » où l’ensemble des témoins semble ignorer le problème de la personne en détresse par une absence totale d’aide à son égard, se contentant de rester des témoins passifs de la scène (cf. cas de Kitty Genovese) ;
  • L’appréhension de l’évaluation : La peur d’être jugé négativement par les autres témoins en cas d’erreur d’appréciation de l’urgence de la situation incite le sujet à ne pas agir (sous-entendu, mieux vaut ne pas agir du tout que de passer pour un imbécile auprès des autres… Louée soit la pression collective !) ;
  • La diffusion de la responsabilité : Plus le nombre de témoins est grand, plus la diffusion de la responsabilité est élevée, donc plus la part de responsabilité individuelle est faible. Concrètement, si vous êtes nombreux à assister à une scène d’agression, il est probable que vous-même ainsi que les autres témoins pensiez en votre for intérieur : « Pourquoi devrais-je intervenir ? Que quelqu’un d’autre le fasse ! ». La présence d’autrui diminuerait donc les comportements d’aide. Conclusion : ne comptez pas nécessairement sur autrui pour vous porter secours en cas de besoin, surtout au milieu d’une foule !

Si ces explications ne font pas de vous un(e) convaincu(e), voici une vidéo illustrant cet « effet du témoin » (ou « bystander effect » en anglais) et l’inhibition totale des comportements pro-sociaux. Là encore, si vous êtes audacieux, il vous sera également aisé de mener l’expérience par vous-même…

Le monde est un endroit dangereux ; non pas à cause des personnes qui font du mal, mais à cause de ceux qui ne font rien contre ce mal.

Albert Einstein

J’espère que cet article vous aura plu et peut-être ouvert les yeux… En attendant n’hésitez pas à nous laisser vos commentaires, nous y répondrons avec plaisir !

Les stéréotypes sociaux : que sont-ils et pourquoi nous les utilisons ?

« Femme au volant, mort au tournant », « Les Anglais ne savent pas cuisiner », « Les coiffeurs sont tous homosexuels », « Les gens qui ne veulent pas d’enfants sont égoïstes »… Les stéréotypes sociaux sur tout et n’importe quoi ne manquent pas, d’ailleurs nous en sommes tous à la fois les vecteurs et les victimes, même si nous n’en n’avons pas toujours conscience !

Les stéréotypes sociaux : que sont-ils et pourquoi nous les utilisons ?

Du stéréotype à la discrimination, il n’y a qu’un préjugé !

Selon Richelle (2011), le stéréotype est une croyance ou représentation rigide et simplificatrice, généralement partagée par un groupe plus ou moins large, relative à des institutions, des personnes ou des groupes. Pour Lippman (1922), « les stéréotypes sont des images dans notre tête qui s’intercalent entre la réalité et la perception qu’on en a ». Le stéréotype induirait donc des catégorisations descriptives simplifiées (voire caricaturales) d’individus (notamment à travers leur groupe d’appartenance), sur la base de croyances partagées par plusieurs sujets (fondées ou non).

Les stéréotypes sociaux permettent aux individus de favoriser leur propre groupe d’appartenance (endogroupe) en le faisant apparaitre moins négatif que les autres (exogroupes), induisant ainsi une comparaison sociale généralement non-fondée, parfois drôle et légère, mais pouvant aussi aller jusqu’au préjugé ou à la discrimination, la recherche de boucs-émissaires ou l’ethnocentrisme.

Pour Billig (1984), les préjugés sont des opinions dogmatiques et défavorables au sujet d’autres groupes, et, par extension, au sujet de membres individuels de ces groupes. Il les qualifie également de « pré-jugements prématurés, préalables et inébranlables ». Le préjugé a donc plusieurs composantes : cognitives (caricaturales), affectives (négatives) et comportementales (discriminantes) ; il est acquis et argumentatif quoique non-argumenté. Il peut induire une attitude de discrimination d’un sujet ou groupe de sujets envers un autre.

La discrimination s’illustre par un comportement de rejet d’un individu A envers un sujet B, uniquement dû à l’appartenance de ce dernier à un groupe différent du sien. La discrimination utilise des indices (comme la couleur de peau, la religion, l’accent) permettant de distinguer les personnes en les incluant dans un groupe ciblé. Pour Billig (1984), le préjugé se rapporte aux attitudes négatives, et la discrimination est un comportement dirigé contre les individus visés par le préjugé.

Les stéréotypes sociaux : comprendre et justifier l’inexplicable

Les stéréotypes sociaux sont également à l’origine du processus d’attribution causale, qui permet aux individus de donner une cause et une signification aux évènements et aux comportements d’autrui, même erronées. Pour Leyens (1978), ce processus survient particulièrement en présence d’évènements inhabituels, désagréables ou surprenants. Concrètement, quand quelque chose de dérangeant survient, nous ressentons l’absolu besoin de l’expliquer pour le comprendre.

L’attribution causale apparait alors sous forme d’extension temporelle (tendance à généraliser un comportement qui ne s’est produit qu’une fois), de ressemblance (un sujet A ressemble à un sujet B, donc ils doivent agir de la même manière) ou d’analogie (déduction de qualités psychiques à partir de qualités physiques). Ainsi, selon Heider (1958), l’attribution causale permettrait à l’individu de désigner un « responsable » (réel ou fictif) et d’attribuer à son comportement des causes :

  • Internes (dispositionnelles) ou externes (situationnelles) ;
  • Contrôlables ou incontrôlables ;
  • Temporaires ou permanentes.

Les stéréotypes ethniques, précurseurs des premiers modèles théoriques

C’est aux Etats-Unis dans un contexte de ségrégation raciale importante que la majorité des études fondatrices sur les stéréotypes sociaux ont émergé, mettant alors en évidence plusieurs concepts fondamentaux :

  • Le biais de favoritisme intra-groupe : Katz et Braly (1933) proposent une expérience où des étudiants Américains blancs devaient déterminer, selon eux, les critères typiques décrivant les Afro-Américains, les Juifs, les Américains blancs, etc. Les résultats montrent clairement un biais de favoritisme intra-groupe : les Américains blancs sont perçus comme « intelligents, travailleurs », tandis que les Afro-Américains sont jugés « superstitieux, paresseux », les Juifs « intéressés », etc. Cependant, on retrouve ce biais-là dans de très nombreux domaines : nationalité et chauvinisme, équipes sportives et supporters, etc.
  • Le concept d’attitude : En 1934, Lapierre tente de prouver qu’un préjugé à l’égard d’un groupe ethnique (ici, les Chinois) induit logiquement un comportement de discrimination en adéquation (refus pour un hôtelier Américain d’héberger un client Chinois). Lorsque la question est posée à l’hôtelier Américain, celui-ci affirme qu’il refusera de louer une chambre à tout Chinois se présentant ; mais concrètement, l’expérience de Lapierre montre que le comportement est tout autre, car la quasi-totalité des hôteliers ont accepté de loger des clients Chinois. Il n’y a donc pas de lien automatique entre le préjugé et la discrimination : vous pouvez donc tenir un discours raciste, sans toutefois mettre en place des comportements discriminants envers les personnes visées par votre discours.
  • La désirabilité sociale : Pettigrew (1950) démontre que la catégorie socio-culturelle et le degré d’instruction n’influent absolument pas sur la présence ou l’absence de stéréotypes sociaux (comme quoi, on peut être très instruit, mais plein de clichés). Pettigrew met aussi en avant un biais de désirabilité sociale pouvant influencer les réponses de certains sujets : pour ne pas sortir de la norme, le sujet va ainsi homogénéiser sa propre réponse avec celle de son groupe d’appartenance, même s’il pense le contraire. Ainsi, si votre belle-famille est plutôt raciste, il y a peu de chances pour que vous teniez un discours contestataire empreint de tolérance lors du dîner de Noël, car vous avez conscience que cela pourrait faire mauvais effet…
  • L’erreur fondamentale d’attribution : En 1977, les études de Ross montrent que lorsqu’il s’agit d’expliquer le comportement d’autrui, nous avons tendance à surestimer les causes internes (propres à l’individu) et à négliger les causes externes (circonstances). Concrètement, si vous avez encore une fois oublié vos clés ce matin, c’est bien sûr parce-que la maison est mal rangée ou parce-que votre colocataire ou conjoint(e) dérange sans arrêt vos affaires ; en revanche lorsque c’est lui qui a oublié les siennes, c’est parce qu’il est tête-en-l’air et désorganisé, cela va de soit !
  • Le Locus Of Control (LOC) : Rotter (1966) a démontré que certains sujets avaient plutôt tendance à systématiquement internaliser leurs erreurs et d’autres à les attribuer à des causes externes. C’est ainsi qu’en cas d’échec à un examen ou à un simple jeu de société par exemple, certains sujets diront qu’ils ont échoué à cause de leur manque de travail ou de stratégie (LOC interne), tandis que d’autres diront qu’ils ont échoué parce-que l’examen était trop difficile ou encore que l’équipe adverse a gagné parce qu’elle a triché (LOC externe ; et là je parie que vous pensez à un mauvais perdant en particulier).
  • L’influence des mass-media : Tout individu cherche à comprendre son environnement et les informations qu’il perçoit, à l’aide de ses connaissances antérieures ou de suppositions parfois erronées, c’est ce qu’on appelle la « pensée par clichés ». Les mass-media (capables d’atteindre et d’influencer une large audience) et l’augmentation des contacts avec l’étranger ont affaiblis certains stéréotypes sociaux négatifs et ont permis l’apparition d’autres plus positifs. En reprenant l’expérience de Katz et Braly (1933), Devine et Elliott (2000) ont notamment constaté que de nouveaux stéréotypes sociaux sont apparus : si les Noirs restent qualifiés de « paresseux et pauvres », ils sont également devenus « athlètes et musiciens ».
Vous pouvez tout aussi bien remplacer le journal par un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable : les mass-media influencent notre perception du monde, en bien comme en mal…

Les stéréotypes sociaux de genre

En 1975, Williams et Bennett décident de répertorier les différents qualificatifs les plus associés aux stéréotypes sociaux féminins et masculins de l’époque.

  • Les hommes sont alors estimés : « agressifs », « ambitieux », « casse-cou », « confiants », « constants », « cruels », « dominants », « entreprenants », « forts », « grossiers », « indépendants », « réalistes », « rationnels », « rigoureux », « sans émotions », « vantards ».
  • Les femmes sont jugées : « affectueuses », « attentives », « capricieuses », « cœur tendre », « délicates », « dépendantes », « douces », « émotionnelles », « faibles », « frivoles », « humbles », « pleurnicheuses », « rêveuses », « sensibles », « soumises », « volages ».

Dix ans plus tard, les études de Bergeron et Gaudreau (1985) sur les stéréotypes de l’homme occidental remettront en évidence des notions similaires à celles de Williams et Bennett (1975) : l’homme est toujours jugé comme étant « fort », « confiant », « assertif », « compétitif », « rationnel », « ferme », « dur », « affirmé » et « très conscient de son identité sexuelle ». A l’inverse, la femme reste définie par son « affectivité », son « émotivité », sa « passivité », sa « vulnérabilité », son « désir de prendre soin d’elle » et ses « changements d’humeur ». D’autres auteurs comme Hess, Adams et Kleck (2005) ont également démontré que certaines émotions étaient davantage attribuées aux femmes (crainte, sociabilité, subordination), et d’autres aux hommes (pouvoir, dominance, colère).

En 2001, les études de Glick et Fiske ont démontré que les stéréotypes pouvaient être utilisés par un groupe « dominant » pour maintenir certains groupes sociaux dans une position subordonnée sans utiliser la force, et maintenir le statu quo. Cela serait notamment le cas dans les relations hommes/femmes, particulièrement sur le plan professionnel. De même, les études de Jost et Banaji (1994) ont démontré que les stéréotypes légitimeraient et maintiendraient la position « dominante » des individus masculins dans nos sociétés occidentales actuelles (en faisant ainsi « le sexe fort »). Cela est également mis en évidence par Prentice et Carranza (2002), qui ont démontré que les traits de compétence (« ambitieux, assertif, confiant, rationnel, compétitif ») sont clairement prescrits aux hommes, tandis qu’ils le sont peu (voire pas du tout) aux femmes. Dans cette expérience, les résultats montrent que les traits attribués aux femmes sont essentiellement des traits de sociabilité (« chaleureuse, gentille, coopérative, patiente, polie »).

Conséquences : l’effet de « menace du stéréotype » et les prophéties auto-réalisatrices

Comme nous l’avons expliqué plus haut avec les concepts d’attitude et de discrimination, il est primordial d’avoir conscience des effets des stéréotypes sociaux sur les comportements, attitudes et performances, les nôtres comme celles d’autrui.

  • L’effet de menace du stéréotype : En 1995, Steele et Aronson ont démontré que les victimes d’un stéréotype pouvaient finir par le rendre réel. Les chercheurs ont ainsi fait passer un même test à deux groupes différents d’étudiants, chacun contenant 50% d’étudiants Blancs et 50% d’étudiants Noirs ; le premier groupe était informé qu’il s’agissait d’un test mesurant l’intelligence, tandis que le second était informé qu’il s’agissait uniquement de comprendre le fonctionnement du cerveau. Les conclusions sont sans appel : si les résultats du second groupe sont similaires pour l’ensemble des étudiants, on remarque une nette diminution des résultats pour les étudiants Afro-Américains lorsque ceux-ci pensent qu’ils sont en train de passer un test d’intelligence. Cela fait bien sûr écho à tout un ensemble de modèles théoriques basés sur les stéréotypes ethniques, toujours extrêmement prégnants aux Etats-Unis d’après les plus récentes études sur le sujet.
  • Les prophéties auto-réalisatrices (ou effet Pygmalion) : Les résultats obtenus par Steele et Aronson (1995) ne sont pas sans évoquer l’effet Pygmalion de Rosenthal et Jacobson (1968), particulièrement étudié dans le contexte de la performance sportive ou scolaire. De fait, cette théorie affirme que les attentes d’un enseignant envers ses élèves peuvent déterminer les performances de ces derniers. Concrètement, si vous êtes plutôt mauvais élève en mathématiques dès le début de l’année, votre professeur risque alors de développer peu d’attentes à votre égard et peu d’espoir de vous voir progresser dans cette matière (si vous êtes vraiment malchanceux, il peut même carrément vous répéter à longueur d’année scolaire que de toutes façons vous êtes nul et qu’ainsi vous ne ferez jamais tel ou tel métier). Si effectivement votre moyenne en mathématiques est toujours aussi basse en fin d’année, alors la prophétie auto-réalisatrice se sera…… réalisée. Si aujourd’hui les études sur le sujet ne font pas consensus, on constate quand même que 5 à 10% des performances scolaires seraient expliquées par des prophéties auto-réalisatrices, ce qui n’est pas négligeable.

J’espère que cet article vous aura plu et peut-être fait prendre conscience des conséquences de nos stéréotypes sociaux sur autrui, même si bien souvent, cela est dit sans méchanceté. Comme toujours, n’hésitez pas à laisser un commentaire, nous y répondrons avec plaisir !

Auto-évaluation : découvrez une technique pour améliorer votre rendement

Qu’est-ce qu’une auto-évaluation ? À quoi ça sert ? Quels sont ses avantages et ses désavantages ? Dans cet article, nous répondons à toutes ces questions et bien plus encore. De plus, nous vous donnons des conseils afin que vous soyez capable de pratiquer une auto-évaluation dans n’importe quel domaine de votre vie. Cette technique n’est pas seulement efficace pour les étudiants, mais également pour les professionnels. Nous avons tous besoin d’estimer quelles sont nos compétences dans certains domaines afin de pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes.

Auto-évaluation

Auto-évaluation : signification et importance

Qu’est-ce qu’une auto-évaluation ? Une auto-évaluation c’est une méthode qui consiste en ce que nous déterminions nous-mêmes quelles sont nos compétences dans un domaine donné. Elle se différencie des autres types d’évaluation qui peuvent parfois nous causer une certaine confusion, comme l’hétéroévaluation (effectuée par une autre personne, en général un supérieur) et la coévaluation (effectuée en groupe).

Il est possible de mener une auto-évaluation de différentes manières. Il s’agit d’un outil essentiel pour faire face à un défi avec plus de sérénité. Si nous souhaitons être efficace, il est utile de faire une introspection afin d’extraire les conclusions qui conviennent et d’agir en conséquence.

Les tests de l’école de conduite, les questions de rappel qui apparaissent parfois à la fin d’un sujet dans un livre ou encore les examens de conscience sont des exemples d’auto-évaluations. Dans cet article nous vous enseignons tout ce que vous devez savoir afin d’estimer correctement vos connaissances et votre savoir-faire dans différents domaines.

A quoi servent les auto-évaluations ?

Nous avons déjà tous réalisé une auto-évaluation une fois ou l’autre. Le motif qui nous a poussé à le faire peut être complètement différent, comme faire bonne impression en parlant en public, tester notre mémoire, découvrir nos points forts et nos points faibles en tant que partenaire de couple, etc…

Dans ce paragraphe nous vous exposons les principaux milieux dans lesquels réaliser une auto-évaluation est fondamental. Si nous savons utiliser cet outil, nous ne tarderons pas à en apprécier les répercussions positives sur notre bienêtre.

Auto-évaluation et éducation

Indépendamment de l’étape académique que nous sommes en train de parcourir, évaluer notre niveau de connaissance ou nos aptitudes est essentiel pour réussir n’importe quel examen. Généralement, bien que nous n’ayons pas réalisé d’auto-évaluation auparavant, lorsque nous rendons un exercice ou que nous nous présentons à un examen, nous avons une idée plus ou moins précise de nos connaissances, ainsi que du résultat attendu.

Cependant, tester en avance quel est notre degré de connaissance par rapport à ce que l’on nous exigera (ou ce que l’on s’exige nous-mêmes), nous aidera à surpasser nos défis académiques avec précision et efficacité. Les auto-évaluations permettent à chacun d’apprendre à son rythme et d’agir de manière responsable.

Le fait d’être nerveux avant un examen est quelque chose de naturel, et qui ne dépend pas forcément de notre préparation. Cependant, si nous avons pratiqué et que nous avons corriger nos carences, nous pourrons faire face à la tâche à accomplir avec plus de sécurité et d’autocontrôle. D’un autre côté, les professeurs peuvent également bénéficier de cette ressource pour améliorer leur rendement professionnel ou proposer à leurs élèves de réaliser des auto-évaluations comme devoir.

La neurodidactique et la neuroscience ont toujours un peu plus leur place dans les écoles qui cherchent à améliorer leurs processus de formations et leur système d’auto-évaluation de leurs élèves. La technologie éducative de CogniFit, basée sur la neuroéducation, est le programme informatique le plus novateur et le plus utilisé. Il est utilisé dans différents centre scolaires du monde entier et s’avère hautement efficace pour tous les élèves, mais surtout pour les élèves qui rencontrent des difficultés d’apprentissage ou qui ont des besoins plus spécifiques.

Auto-évaluation : outil CogniFit de neuroéducation

Cette ressource scientifique est créée pour optimiser les processus d’auto-évaluation et d’enseignement. Elle a été créée par des éducateurs et s’avère hautement efficace pour explorer les processus cognitifs impliqués dans l’apprentissage.

L’outil de neuroéducation de CogniFit permet d’évaluer différents domaines cognitifs. Cette information peut alors aider les enseignants, les parents et les élèves à identifier leurs forces et leurs faiblesses et à savoir s’il existe une causer neurologique lié à un échec scolaire.

De plus, grâce à l’entraînement et la réhabilitation personnalisé que propose CogniFit, les enfants peuvent travailler en ligne afin d’améliorer leurs fonctions exécutives, leur attention, leur mémoire, leur concentration, leur planification et les autres domaines cognitifs fondamentales dans l’apprentissage et la réussite des différentes études.

Comment cela fonctionne ? Cet outil est très facile à utiliser, la première chose que doivent faire les étudiants est de compléter une évaluation cognitive proposée par CogniFit. Cette auto-évaluation et le rapport de résultats déterminera de manière précise quels sont les points forts et les points faibles de chaque individu. Tous les jeux mentaux de CogniFit Neuroéducation ont été créé et validé cliniquement afin d’identifier les forces et les faiblesses cognitives impliquées dans l’apprentissage.

De plus, en utilisant les résultats de cette évaluation initiale, CogniFit crée et programme automatiquement une dynamique de stimulation cognitive personnalisée pour répondre aux nécessités spécifiques de chaque enfant.

L’échec scolaire est l’une des préoccupations les plus importantes du système éducatif. C’est pour cela qu’il est vraiment important d’appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation. Pouvoir compter dans es centres scolaires sur un outil de neuroéducation qui permette d’intégrer les procédés qui permettent à tous les élèves de pouvoir développer correctement leur potentiel d’apprentissage est un vrai plus.

Auto-évaluation et travail

Réaliser des auto-évaluations régulièrement dans le domaine professionnel est une bonne habitude afin de prospérer. Certaines organisations demandent à leurs employés qu’ils réalisent des auto-évaluations avec assiduité alors que dans d’autres entreprises c’est les employés qui demandent l’utilisation de cette pratique.

Pour faire face à des défis tel que lutter pour une promotion ou simplement pour savoir si nous sommes efficaces ou non, il est utile de réfléchir sur nos points forts et nos points faibles afin d’augmenter notre rendement en misant sur nos compétences et en améliorant nos faiblesse. Élaborer d’une manière rationnelle un diagnostic préalable à une situation est une étape basique de la résolution de problèmes.

D’un autre côté, il n’est pas seulement nécessaire de faire une auto-évaluation si nous nous trouvons face à un défi ou à une difficulté. Évaluer notre niveau de rendement peut aider à augmenter notre motivation, notre efficacité personnelle et notre autocontrôle lorsque l’on sait réaliser une bonne auto-évaluation et en tirer les enseignements qui nous seront utiles. Parfois, nous sommes convaincus que notre rendement est bon et qu’il n’existe qu’une seule manière de faire les choses. Il est facile de s’installer dans une zone de confort lorsque tout fonctionne apparemment bien.

Cependant, nous demander si nous sommes responsables, ponctuels, coopérants, organisés ou si nous disposons d’autres qualités qui sont importantes dans notre travail, cela nous aidera à trouver des opportunités. S’arrêter un moment pour contempler la situation de manière holistique et objective peut nous révéler une manière plus rapide de remplir nos fonctions, d’améliorer nos relations avec nos collègues, d’éliminer des erreurs dont nous ignorons l’existence, etc…

Auto-évaluation et santé

Il y a des signes et des symptômes relatifs à notre santé mentale et physique que nous pouvons observer nous-mêmes. Tester de temps en temps que notre corps fonctionne bien est indispensable pour détecter quelconque maladie. Il peut s’agir de réfléchir sur nos pensées négatives ou de réaliser un auto-examen afin de détecter si nous trouvons des anomalies sur notre peau.

Cependant, si nous détectons quelque chose d’anormal, il ne faut pas tirer de conclusions précipitées et simplement se rendre chez votre médecin, chez un psychologue ou un expert adéquat. Nous ne pouvons pas remplacer les professionnels de la santé, qui sont chargé d’effectuer des diagnostics professionnels.

Actuellement, il existe des programmes cliniques d’évaluation cognitive en ligne, qui nous permettent d’évaluer de manière précise un grand nombre d’habiletés cognitives et de comprendre le fonctionnement des différents domaines et fonctions cérébrales.

Auto-évaluation et vie quotidienne

Nous questionnons souvent nos actions et nos pensées. A-t-il été offensé par mes paroles ? Ma chemise est-elle suffisamment élégante pour se rendez-vous ? Il est tout à fait recommandable et sain de se poser de questions sur nos actes de tous les jours (du moment que nous ne sommes pas irrationnellement et excessivement durs avec nous-mêmes).

Dans ce cas, nous ne disposons pas de suffisamment de paramètres comme dans les milieux que nous avons vus précédemment. Chaque individu est libre de choisir quelles sont ses inspirations et ses références. Notre bienêtre dépend en grande partie de ce que nous considérons important et de comment nous souhaiterions être. Par conséquent, nos auto-évaluations peuvent variées d’une personne à l’autre.

Nous ne pouvons pas faire un guide fiable, valide et juste sur quels modèles chacun devrait suivre. Mais nous ne pouvons pas nous laisser mener par la subjectivité. Certains aspects comme nos relations sociales, combien de temps nous dédions à ce qui nous rend vraiment heureux, si nous nous comportons avec cohérence et en suivant nos valeurs ainsi que d’autres aspects relatifs à notre vie personnelle doivent être revu régulièrement afin de améliorer notre développement personnel.

Auto-évaluation : exemples

Dans ce chapitre nous vous expliquerons certaines formes d’auto-évaluation avec des exemples. Ainsi vous pourrez appliquer ces méthodes simples dans le domaine que vous souhaitez. L’important est que vous vous sentiez bien et que vous trouviez les procédés qui s’adaptent le mieux à vos objectifs. Atteindre vos buts est plus facile si vous adaptez votre comportement à vos habiletés et votre niveau en toute flexibilité.

  • Livre : Habituellement, les livres de cours terminent leurs chapitres avec des questions qui vous permettent de savoir où vous en êtes en y répondant. Ces questions peuvent être ouvertes afin de permettre à l’étudiant de développer, type questions à choix multiples ou sous forme de jeux, etc… Grâce à ce support vous pouvez réaliser une auto-évaluation chaque fois que vous le souhaitez et revenir sur les contenus qui vous intéressent.
  • Ressources digitales : Les sites web et les applications qui nous permettent d’évaluer nos connaissances d’une manière simple et rapide sont plus nombreux jour après jour. Les auto-évaluations en ligne permettent d’obtenir une réponse immédiate, les questions sont souvent plus variées, accessibles plus facilement et sont plus facile à réaliser. Lamentablement, la majorité sont sous formes de réponses fermées et ne permettent pas de répondre d’une manière créative. Par exemple, vous pouvez télécharger des applications qui nous permettent de faire des tests pour connaître notre niveau de gestion de nos émotions, combien de questions nous avons répondu juste sur le sujet que nous venons d’étudier ou encore sur notre capacité d’attention.
  • Feuille d’auto-évaluation : Nous pouvons écrire sur un papier comment nous pensons que nous avons réalisé une activité, qu’est-ce que nous pensons que nous pouvons améliorer, quels ont été nos points forts, de quelle manière nous avons progressé par rapport à la dernière fois, etc… Il est possible de trouver un document qui contient les points nécessaires pour réaliser une auto-évaluation réflexive ou nous pouvons planifier nous-mêmes cette tâche. Penser résolument que certains aspects sont importants pour nous comme “je suis une personne aimable avec les autres” ou “je ne perds jamais mon temps”, ordonnez-les et ponctuez-les, cela peut vous aider à réaliser une auto-évaluation personnalisée qui puisse nous servir de référence.

Indépendamment de la forme, l’essentiel est que nous sachions interpréter les résultats que nous avons obtenus et que nous continuions à être motivés à continuer. N’importe quelle ressource qui nous permette d’apprendre significativement, en intériorisant les contenus, contribuera à ce que nous développions nos habiletés dans le domaine qui nous intéresse.

Auto-évaluation : bénéfices

Les auto-évaluations ont plus de bénéfices que d’inconvénients. De plus, leurs principaux problèmes dérivent d’une mauvaise pratique. Si elles sont réalisées correctement, combinées avec d’autres stratégies et que les points faibles révélés par l’auto-évaluation sont modifiés, celles-ci s’avèrent être une ressource formidable. Voici leurs principaux bienfaits :

  • Elles peuvent être utilisées à n’importa quel âge : même les enfants les plus petits peuvent en bénéficier et apprendre à être critique (sainement) avec eux-mêmes depuis l’enfance. À chaque étape notre vie nous avons des intérêts et des buts différents. De plus, nous devons nous évaluer dans différents milieux. Cependant, une auto-évaluation appropriée est bénéfique dans n’importe quelle occasion.
  • Elles nous permettent de connaître approximativement notre niveau pour une tâche déterminée : parfois nous pensons avoir tout essayé pour atteindre nos objectifs, nous avons été sympathique avec tout le monde, nous avons résumé plusieurs fois les différents thèmes, lu tous les livres que nous avons trouvé sur le leadership, etc… Cependant, peut-être que nous ne sommes pas en train de répondre aux bonnes questions. Si une auto-évaluation est bien réalisée, nous nous approcherons d’une manière réaliste de nos capacités réelles dans le milieu que nous évaluons.
  • Elles sont une manière utile de pratiquer : une auto-évaluation facilite l’acquisition de connaissances et d’habiletés d’une manière pratique et flexible qui peut être adapté à nos besoins. Elles sont un complément parfait pour les autres activités que nous réalisons, indépendamment du fait que notre but soit d’apprendre à dessiner ou à être plus empathique avec les autres.
  • Cela renforce l’apprentissage : lorsque nous dédions un moment à penser aux sujets que nous souhaitons estimer, nous nous obligeons à repasser les contenus que nous avons étudié ou à nous centrer sur un aspect de notre vie quotidienne. Pendant que nous réalisons une auto-évaluation, nous établissons de nombreuses connections entre différentes idées, ce qui facilite le fait que l’information traitée passe dans notre mémoire à long terme.
  • Elles nous aident à mieux nous connaître : cette technique favorise l’autoréflexion. Cela ne nous permet pas uniquement d’approfondir nos connaissances, mais nous conduit également à évaluer des aspects plus personnels de nous-mêmes, indépendamment du but initial de l’auto-évaluation. Par exemple, nous pouvons évaluer notre niveau d’organisation, de responsabilité, nos vertus et nos défauts, etc…
  • Cela encourage notre autonomie : prendre un moment tous les certains temps pour contrôler nos avancements et nos carences est une bonne habitude qui nous aide à être plus responsables et plus indépendants pour réaliser nos tâches.
  • Augmente notre motivation : recevoir un feedback nous motive à continuer notre travail et à améliorer nos compétences. Détecter avec précision quelles sont nos carences et se motiver grâce à nos bons résultats nous aide à améliorer notre rendement.

Auto-évaluation : conseils pour améliorer votre apprentissage

Réalisez vos auto-évaluations en étant relâché

Si vous êtes fatigué, stressé ou que pour une raison ou une autre vous n’arrivez pas à vous concentrer sur votre auto-évaluation, nous vous conseillons de repousser cette dernière à plus tard. Si vous réaliser une auto-évaluation dans l’un de ces états, votre rendement sera réduit et les résultats obtenus ne seront pas représentatifs.

Soyez réaliste

Vous n’allez pas progresser par le simple fait de réaliser une auto-évaluation. Par exemple, si notre but est d’améliorer notre mémoire et que nous ne faisons que l’évaluer, cela ne nous permettra pas d’atteindre notre objectif.

Soyez honnête avec vous-même

Cela peut être tentant de réaliser une auto-évaluation avec un livre à la main afin de donner les “bonnes réponses”, avec l’aide d’un ami, en effectuant de recherche sur internet ou simplement en mentant pour nous sentir mieux. Cependant, il ne s’agit que de manière de nous tromper. Si nous voulons profiter des bienfaits d’une auto-évaluation, il est nécessaire que nous soyons sincère.

Adoptez une attitude positive face aux échecs

Il est naturel de se tromper et que nos premières auto-évaluations ne soient pas tels que nous l’espérions. Ne vous limitez pas à une ponctuation. Il est tout aussi important de détecter nos erreurs que de reconnaître nos réussites. Il nous sera utile de connaitre le poids de notre propre jugement sur nos actions. Le pessimisme ne se répercutera que négativement sur votre rendement.

Notez vos progrès

Tenir un registre de votre progression vous permet d’approfondir plus auto-évaluations. Il vous sera aussi plus facile de vous rapprocher d’une manière plus réaliste de vos objectifs.

Soyez organisé

Si vous désirez réellement progresser dans n’importe quel milieu de votre vie, il est nécessaire que vous soyez méthodique et que vous ne vous arrêtiez pas pour trouver de nouveaux objectifs. Si cela s’avère difficile pour vous de vous arrêter pour penser à ces aspects, vous pouvez régulièrement fixer un temps dans votre agenda pour réaliser vos auto-évaluations. Cela ne prend pas beaucoup de temps et les avantages sont nombreux.

Essayez différents types d’auto-évaluation

Peut-être que le forma de certains tests ne vous convient pas et que vous préférez ne pas vous attarder à discuter de vos caractéristiques ou de vos connaissances. C’est égal, vous pouvez essayer d’autres techniques d’auto-évaluation. En fait, il est même possible de combiner plusieurs types différents afin d’avoir une perspective plus ample de notre apprentissage et de notre rendement.

Profitez des TIC

Actuellement la neuroéducation est dans un âge d’or. Grâce aux progrès dans ce domaine et aux nouvelles technologies, de nombreuses ressources sont créées dans le but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Chaque jour nous en savons un peu plus sur comment apprend notre cerveau.

CogniFit est la plateforme leader pour l’évaluation et la stimulation cognitive. Cet outil est principalement créé pour les médecins t les chercheurs. Cependant, tout le monde peut y accéder et profiter de ces bienfaits. Grâce à différents jeux mentaux simples et divertissants, CogniFit détecte vos points fort et créer un programme personnalisé afin d’entraîner vos habiletés cognitives les plus faibles.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Et vous, avez-vous déjà réalisé une auto-évaluation ? Quelles sont vos stratégies ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue de CogniFit spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Procrastiner : êtes-vous un procrastineur ? 20 conseils pour arrêter de remettre vos tâches à plus tard

Vous ne cessez pas de remettre vos projets importants à plus tard ? De retarder les tâches à faire ? Dans cet article nous vous expliquons ce que signifie procrastiner, ainsi que les causes, les conséquences, les avantages et les désavantages de la procrastination. Découvrez 20 conseils indispensables pour arrêter d’être un procrastinateur !

Procrastiner

Que signifie procrastiner ?

Procrastiner signifie “différer, retarder”. Qui ne remet pas à plus tard une tâche qu’il n’a pas envie de faire ? C’est égal s’il s’agit de ranger le garage, d’écrire une nouvelle, de répondre aux e-mails, d’éclairer un malentendu ou de n’importe quelle tâche que nous devons remplir. Il y a toujours une distraction ou une autre qui finira par s’accaparer de notre attention, comme changer une ampoule, un savoureux paquet de biscuits au chocolat ou revoir toutes les blagues que l’on nous a envoyé dans un groupe d’ami sur WhatsApp.

Ces situations vous sont certainement familières (il est même possible que vous soyez en train de procrastiner en ce moment même). Nous avons généralement le désir de ne pas procrastiner afin de pouvoir dormir tranquillement la nuit précédant la date d’échéance, mais nous n’arrivons pas toujours à nous mettre au boulot. Découvrez dans cet article comment éviter d’avoir des remords et comment devenir un exprocrastinateur. “Ne laissez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui”.

Procrastiner : causes

Le fait que nous passons une partie représentative de notre vie à procrastiner est dû à plusieurs causes, qui sont aussi variées qu’inhérentes à la nature humaine. Bien que personne ne puisse travailler sans interruption pendant toute la journée, il y a un grand éventail de fréquences de procrastination.

Il y a des personnes qui sont plus enclines à cette habitude que d’autres. Pour certaines personnes, il s’agit simplement d’une petite habitude qu’ils pratiquent par moments (ce sont des “faux procrastinateurs”), alors que pour d’autres il s’agit d’un grave problème qui leur coûte tout leur temps.

Les raisons qui poussent le procrastinateur à repousser leurs tâches sont diverses. Cependant, les principaux motifs peuvent être l’ennui, les difficultés et les problèmes de concentration, l’épuisement, le manque de motivation, la peur de l’échec, etc…

Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais procrastiner ? Nous devons régulièrement faire face à une infinité de tâches qui ne nous plaisent pas du tout ou que nous trouvons désagréables. Il est beaucoup plus simple de se laisser aller à voir notre série préférée ou à regarder en boucle des vidéos de chats sur internet. Il se peut même que nous ayons tellement envie de bien faire quelque chose que nous le repoussons à plus tard parce que nous ne savons pas par où commencer ou pour ne pas nous décevoir nous-mêmes.

Malgré le fait que généralement nous sachions quelle sont nos dates d’échéance pour nos travaux, qu’il est mieux de répartir les tâches dans le temps ou qu’un bon travail demande du temps et du calme, cela semble vite être oublié lorsque nous devons faire face aux différentes distractions de notre quotidien que nous offrent les ordinateurs et nos smartphones. L’incalculable variété de distractions que nous proposent les nouvelles technologies, les chances que nous repoussions nos tâches à plus tard augmentent de manière exponentielle.

Procrastiner : conséquences

  • Culpabilité : Il est très fréquent d’avoir des pensées comme : “je n’aurais pas dû perdre de temps”.
  • Stress : En contemplant l’énorme montagne de tâches qui s’est accumulé après une semaine de procrastination, les signes et symptômes du stress apparaissent et nous rappelle que nous devons immédiatement commencer à travailler sérieusement (découvrez les conséquences du stress chronique sur le cerveau).
  • Rendement plus faible : Évidemment, dédier trop de temps à regarder des vidéos sur Youtube qui n’ont rien à voir avec notre travail ou passer son temps sur Facebook, rendra ensuite nos efforts pour travailler plus difficile. Cela diminue également notre attention et notre motivation.
  • Reproches des collègues ou des supérieurs : Souvent, cela ne plait pas aux autres que l’on procrastine, surtout lorsque cela influence négativement notre travail. Cela peut amener à générer des critiques et de l’antipathie. La procrastination peut donc mener à une suspension ou à la perte de l’emploie.
  • Honte : Le jugement social négatif des autres personnes nous fait souvent ressentir de la honte. Cette évaluation négative de soi-même et le désir de se cacher est si désagréable qu’il interrompt généralement les tâches qui devraient être réalisées, ou rend difficile de continuer. De plus, cette émotion est préjudiciable pour notre santé mentale.
  • Spirale de procrastination : Si nous ne recevons pas de récompenses à notre travail à cause de notre manque d’effort, cela peut devenir une habitude de procrastiner. Cela nous entraîne dans une spirale de plaintes, de reproches et de sentiments de haine envers nous-mêmes, vers une faible estime de soi, une faible efficacité personnelle et une longue liste de mauvaises choses que nous préférons garder éloignés de nos vies.

Procrastiner est courant dans plusieurs domaines de notre vie. Même dans notre vie de tous les jours nous pouvons repousser certaines tâches à plus tard, même si celles-ci pourrait nous procurer une grande satisfaction, comme s’inscrire au fitness ou faire un pas important dans notre relation. Plus bas, nous vous expliquons quelles sont les tâches qui sont le plus souvent repoussées par les procrastineurs.

Procrastination professionnelle

L’habitude de procrastiner au travail est un problème grave pour tous les types d’entreprises. Utiliser la boîte mail du travail à des fins non-professionnelles, faire des appels personnels depuis le bureau ou nous dédier à des fonctions peu importantes dans notre travail sont des habitudes qui réduise le rendement professionnel. Les entreprises peuvent perdre de l’argent et nous, nous pouvons peut-être perdre une opportunité de promotion ou même être punis.

Évidemment, passer un moment ponctuel à l’une de ces occupations n’est pas si grave, mais le fait de ne pas contrôler ces activités peut les transformer en habitude, qu’il sera ensuite difficile de combattre.

Procrastination à l’école

Comment est-ce que la procrastination affecte les études ? Procrastiner pendant les études est quelque chose de très courant. Souvent, le contenu de ce que nous devons apprendre ne nous motive pas du tout, ou nous avons de la peine à le comprendre. Nous sommes souvent témoins de gens qui disent avoir “préparé l’examen la veille”. Généralement, si nous agissons ainsi, nous n’arriverons pas à nous rappeler de ce que nous avons appris pour longtemps.

Il se peut que passer 24 heures d’affilées à souligner et à mémoriser sans interruption puisse parfois fonctionner (découvrez comment mémoriser plus vite). Mais le plus souvent cela ne nous aidera pas à obtenir de bonnes notes, et nous n’arriverons pas à avoir un apprentissage significatif.

Acquérir des bonnes habitudes d’apprentissage est l’une des clés du succès, que ce soit pour les étudiants ou pour les professionnels. La procrastination académique peut entraver les tâches à accomplir et faire penser à l’étudiant qu’il n’est pas fait pour les études et qu’il expérimente des sentiments négatifs qui vont freiner sa motivation à progresser dans son apprentissage.

Dans cette vidéo, Tim Urban, l’auteur du populaire blog Wait But Why, donne un discours intéressant et amusant sur la procrastination, ses causes et ses conséquences. N’oubliez pas d’activer les sous-titres en français !

20 conseils pour arrêter de procrastiner

On peut s’émerveiller face aux personnes qui remplissent toujours leurs tâches à temps, et qui font plein de chose à côté : elles vont au fitness, prennent des cours de dance, etc… Comment arrivent-elles à ce niveau d’organisation ? Sont-elles simplement meilleures que nous ?

Du fait qu’il soit peu probable qu’elles aient des super-pouvoirs, c’est certainement qu’elles arrivent à vaincre régulièrement leurs impulsions qui les incitent à procrastiner. Vous aussi vous pouvez commencer votre transformation en l’un de ces super-héros. Dans ce paragraphe, nous vous donnons 20 conseils et recommandations pour que vous puissiez arrêter de procrastiner et que vous arriviez à éviter les distractions inutiles.

1. Rappelez-vous que ça sera impossible sans efforts

Il n’y a pas de truc secret qui nous permette de terminer nos tâches deux fois plus vite sans procrastiner, sans distractions et en plus en prenant du plaisir. Cependant, nous pouvons choisir d’avoir une attitude positive face à notre occupation.

Peut-être même que nous pouvons arriver à ne plus voir nos tâches comme des obligations et que nous les percevons comme de défis une fois que nous nous mettons complètement au travail.

2. Notez vos priorités

Si nous pensons en même temps à notre chat, à faire une machine à laver, à rédiger vingt pages en une nuit, à acheter des bonbons, etc… Il est possible que nous nous perdions et que nous ne sachions pas par où commencer. Cependant, si nous hiérarchisons ces tâches (et que nous nous concentrons uniquement sur une d’elles), nous auront l’impression qu’il est plus facile d’atteindre notre but.

3. Soyez réaliste

Il est peu probable de passer de ne pas du tout savoir parler à anglais à une maîtrise parfaite de cette langue en deux semaines. Il ne nous sera pas non plus possible de réaliser un bon projet d’étude si nous ne comprenons pas les directives qui nous sont données. Il est presque autant important de savoir ce que nous désirons faire que de d’avoir des objectifs réalisables. Vous pouvez également déléguer certaines tâches à d’autres personnes de confiances pour vous soulager.

4. Rappelez-vous de vos motivations

Il est nécessaire d’être au clair sur ce que nous souhaitons accomplir. Avoir une idée ambiguë n’est pas une bonne chose, si notre but est de finir notre thèse ou de créer un site web, il est important que nous en soyons bien conscients afin de ne pas nous perdre en chemin. Vous pouvez noter ces objectifs sur votre bureau ou mettre un post-it sur votre lieu de travail. L’important est que celui-ci finisse par être réalisé.

5. N’ayez pas peur d’échouer en essayant

Il faut vaincre la peur de l’échec. Souvent nous atteignons nos objectifs en essayant plusieurs fois et en se trompant… En fait, améliorer chaque tentative que nous réalisons est essentiel pour la résolution de problèmes. Se tromper nous permet d’établir des connections d’idées plus créatives et nous pousse à essayer de donner le meilleur de nous-mêmes.

D’un autre côté, si vous n’êtes pas du tout préparé pour réaliser une tâche ou si vous penser que cela ne vous rend pas heureux, vous pouvez également abandonner. L’essentiel est que si vous penser continuer, cela soit parce que vous le voulez vraiment et après avoir mûrement méditer votre décision.

6. Planifiez vos tâches

Il ne suffit pas de simplement planifier, car cela peut être une forme de procrastination, si vous pensez seulement à ce que vous pourriez faire sans agir… Il est important de concrétiser certaines actions que l’on planifie, afin de nous mettre en marche. Quelles actions réaliser en premier ? Lesquelles sont les plus importantes ? Quels sont leurs niveaux de difficultés respectifs ? Combien de temps cela nous prendra-t-il ? Ainsi, i convient de diviser nos tâches en plus petites étapes afin de pouvoir répondre avec plus de précision aux questions antérieures.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir votre permis de conduire, cela ne suffit pas de penser “un de ces jours je passerai l’examen” ou “lorsque je souhaiterai partir en week-end avec ma copine”. Afin de ne pas procrastiner il est préférable de décider fermement “lundi prochain je m’inscris à l’académie”, “j’irai aux cours pendants cet horaire”, “j’ai un peu de temps pour étudier l’examen théorique tel et tel jours”, etc… Fixez-vous des objectifs à court terme qui vous guide pas à pas.

7. Laissez-vous une marge de temps suffisante

Évidemment, cela est très difficile pour un procrastinateur professionnel. Mais nous pouvons essayer de nous “tromper” avec quelques petits trucs comme avancer la date finale sur notre calendrier. Si nous établissons qu’un travail doit être terminer pour le lundi (alors qu’il doit en fait être rendu le vendredi) nous aurons plus de temps à notre disposition pour les imprévus possibles jusqu’à la date réelle.

8. Méditez vos actes et vos émotions

Si vous vous arrêtez un moment à la fin de la journée pour évaluer ce que vous avez fait et ce qu’il vous reste à faire, vous aurez une meilleure idée de ce que vous devrez faire le jour suivant et comment améliorer votre rendement. Méditer sur vos émotions vous aidera à les mieux gérer et à augmenter votre auto-contrôle.

Il est fréquent de rencontrer des personnes qui procrastinent sans se rendre compte à quelle point elles repoussent leurs tâches, ce qui renforce leurs mauvaises habitudes. Nous n’avons pas besoin de beaucoup de temps pour nous rendre compte de quels ont été nos réussites, et en plus cela nous encouragera et nous permettra d’atteindre nos buts avec plus de précision.

9. Récompensez-vous pour le travail bien fait

Après avoir réalisé une autoévaluation de nos progrès, nous observerons certainement des éléments positifs, dont nous pouvons être fières. Nous pouvons alors nous récompenser de différentes manières, une glace ou des entrées pour un concert sont des bons exemples de récompenses qui peuvent nous remonter le moral et nous motiver pour continuer à travailler durement. Souligner nos succès améliorera notre moral et augmentera notre efficacité personnelle.

10. Essayer de prendre du plaisir en travaillant

Nous n’avons pas toujours le travail dont nous rêvons, et il est difficile que tous nos cours nous plaisent pendant nos études. Cependant, des exercices comme créer une liste des avantages de l’activité que nous souhaitons réaliser, comme le fait de travailler dans une bonne ambiance, ou nous concentrer sur les satisfactions que nous allons obtenir sur le plus long terme, peuvent être pour arrêter de procrastiner et être plus motivés pour accomplir nos tâches. De plus, une fois que vous aurez commencé, vous vous rendrez peut-être compte que cela n’est finalement pas aussi difficile que ce que vous pensiez.

11. Prenez soin de votre sommeil

Travailler lorsque nous sommes épuisés est complètement contre-productif car cela nous invite à procrastiner. Il est important de dormir suffisamment et également de le faire aux mêmes horaires tous les jours. De plus, bien dormir améliore la mémoire.

12. Reposez-vous régulièrement

Même si il ne nous reste que peu de temps pour rendre un travail, il est essentiel que nous prenions quelques instants pour nous distancer de notre travail afin de détecter nos erreurs plus facilement ou de trouver de nouvelles perspectives. D’un autre côté, il est utile d’établir un temps limite pour nos pauses, car si nous les prolongeons trop et que nous ne les contrôlons pas, nous risquons de tomber dans la procrastination.

13. Établissez un horaire régulier pour manger

Notre horaire de travail ou d’étude ne nous permet pas toujours de respecter nos heures de repas. Cependant, afin d’arrêter de procrastiner, il est important que nous essayions de fixer certaines heures afin de ne pas faire d’innombrables visites au frigo et en chemin nous distraire de notre travail.

14. Rangez votre lieu de travail

Si nous avons sur notre bureau nos clés, notre courrier, les cartes postales que nous a envoyés un ami de son voyage au Mexique, nos notes d’il y a quatre ans, nos nouvelles chaussettes, des stabilos de toutes les couleurs et toutes sortes d’objets mélangés sans aucun ordre, il est probable que nous perdions une grande quantité de temps lorsque nous essayerons de localiser une feuille dont nous avons besoin ou que nous perdions notre motivation simplement en voyant ce désordre.

Prendre l’habitude de ranger chaque chose à sa place après l’avoir utilisé peut être vraiment compliqué pour les personnes qui ne l’ont jamais fait. Cependant, il n’est jamais trop tard pour commencer à être ordonné. Il est certain que cela demande une période d’adaptation, nous ne pouvons pas changer nos habitudes en deux jours. Afin d’arrêter de procrastiner, nous pouvons commencer par au moins libérer notre espace de travail.

15. éloignez les distractions de votre vue

Il ne suffit pas de travailler ou d’étudier dans un lieu isolé et agréable qui invite à la concentration. Il faut également que nous sachions quels sont les éléments qui nous distraient et qui accaparent notre attention afin de les éloignez lorsque nous souhaitons travailler. Par exemple, avons-nous réellement besoin de toutes ces fenêtres ouvertes sur notre ordinateur ? Et ce jeu que l’on nous a offert ? Certainement pas. Éloigner ces éléments de notre vue ne nous garantit pas que nous n’allons pas y penser, mais cela diminue fortement les chances que ça se produise.

16. Ne perdez pas vos objectifs de vue en parlant avec les autres

Prendre soin de nos relations sociales est essentiel pour obtenir un bon rendement. Mais cela peut également être un élément perturbateur et qui peut nous déconcentrer. Par rapport aux travaux de groupe, il est également recommandé d’établir certaines règles et que tout le monde soit conscient des objectifs communs.

Il est vrai que le soutien social est fondamental pour atteindre nos objectifs. Nos amis et notre famille comprendrons que nous avons un but à atteindre et que nous pourrons leur consacrer plus de temps plus tard, sans avoir de remord pour procrastiner. Communiquer en personne notre but aux autres ou le publier sur les réseaux sociaux permettra à nos proches d’être conscients du fait que nous avons un compromis avec nous-mêmes et nous permettra d’obtenir leur aide si nécessaire.

17. Réglez votre téléphone sur silencieux

Le téléphone portable est l’une des distractions les plus fréquentes et doit être spécialement pris en compte. Cela peut s’avérer impossible lorsque nous attendons un appel important. Cependant, la majorité des distractions liées à ce dispositif sont plutôt des distractions comme l’audio envoyé par un ami pour vous raconter ce qui lui est arrivé en promenant son chien ou la dernière photo que votre ex a publié sur Instagram. Afin d’arrêter de procrastiner, il est recommandé de s’éloigner de votre téléphone portable ou de le mettre en mode silencieux voir même en mode avion lorsque vous travaillez ou que vous étudiez.

18. Trouvez votre propre méthode

Vous pouvez combiner toutes les techniques que nous vous avons donné dans cet article ou éliminer celles qui ne fonctionnent pas pour vous. Chacun peut élaborer ses propres techniques. Découvrez quelles sont les stratégies qui vous vont le mieux et qui vous aident à arrêter de procrastiner.

19. Ne vous punissez pas trop pour quand vous procrastiner

Peut-être que vous aurez besoin de plusieurs mois pour enfin vous mettre au travail et réaliser votre travail de mémoire, de chercher un emploi ou n’importe quelle action que vous repousser depuis longtemps. Comme nous l’avons vue précédemment, les conséquences peuvent être dévastatrices pour notre bienêtre et nous nous sentirons incompétents.

Il est préférable de nous concentrer sur le futur. Nous ne pouvons pas effacer le temps que nous avons passé à procrastiner, mais nous pouvons choisir comment nous allons affronter nos prochains défis et quelle sera notre attitude face à ceux-ci.

20. Faites appel à un professionnel si nécessaire

Procrastiner peut être une des conséquences d’un autre problème psychologique comme la dépression ou l’anxiété. Si vous considérez que vous procrastinez trop, que vous notez les conséquences néfastes de cette habitude et que vous avez vraiment essayé d’y mettre un terme, mais sans y arriver, nous vous recommandons de faire appel à un professionnel (psychiatre ou psychologue, à qui faire appel ?).

Si cette habitude devient un obstacle pour votre développement professionnel et personnel, se rendre chez un spécialiste peut vous aider à régler ce problème en profondeur.

Existe-t-il des avantages à procrastiner ?

Avantages et désavantages de la procrastination

Dans cet article, nous nous sommes concentrés sur les effets négatifs de la procrastination. Nous avons donc vue ensemble de nombreux désavantages de la procrastination et à quel point celle-ci peut rendre notre vie difficile. Cependant, nous ne souhaitons pas que vous ayez uniquement une vision négative de cette habitude. Procrastiner à aussi de avantages. Voici les principaux avantages de la procrastination :

  • Il est parfois nécessaire de sentir un peu de pression : parfois, c’est lorsqu’il reste peu de temps avant la date limite que nous sommes le plus efficace et que nous donnons le meilleur de nous-mêmes.
  • Procrastiner nous permet d’avoir du temps pour penser : en interrompant une tâche, nous pouvons nous rendre compte que nous sommes en train de prendre le mauvais chemin ou simplement que ce que nous faisons n’est pas fait pour nous. Nous distancier d’un travail peut être important afin de le voir d’un autre point de vue, plus objectif.
  • Procrastiner peut augmenter notre créativité : il se peut que pendant que nous sommes en train de gribouiller des caricatures de nos collègues nous fassions une association d’idée nouvelle qui nous permettra d’avancer dans notre travail.
  • Cela nous permet de nous divertir : dédier un peu de temps aux activités qui nous rendent heureux nous permet d’être plus productifs. La question est de trouver un équilibre et de ne pas oublier nos autres responsabilités.

En définitive, l’important est que procrastiner ne répercute pas forcément négativement sur notre vie.

 

Merci beaucoup pour votre lecture. Et vous, pensez-vous procrastiner un peu moins dès aujourd’hui ? Ou allez-vous attendre encore un petit peu ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager vos expériences personnelles ou à nous raconter vos trucs pour ne pas procrastiner, et si vous avez une question ou un doute, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Neuropsychologie : guide complet pour comprendre la neuropsychologie

Répondons à toutes les questions que vous pouvez avoir à propos de la neuropsychologie : qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qu’elle étudie, le rôle de neuropsychologue, avec quel type de patient travaillent les neuropsychologues, quelles tests cognitifs sont les plus utilisés dans ce domaine, comment sont-ils appliqués, etc…

La neuropsychologie est une science qui est à son apogée, même si elle n’est pas connue à 100%. C’est pour cela que dans cet article nous allons répondre à toutes vos questions sur le sujet.

Guide complet sur la neuropsychologie

Qu’est-ce que la neuropsychologie ? Définition et concept

La neuropsychologie est une spécialité concrète de la psychologie, avec un environnement d’étude plus spécifique. Alors, qu’étudie donc la neuropsychologie ? La neuropsychologie est la science qui étudie les effets que produisent une lésion ou un dommage cérébral dans les structures du système nerveux central. Ces lésions provoquent des changements des processus cognitifs, émotionnels et psychologiques. Elles peuvent être produites par différentes causes, comme par exemple, les traumatismes cranéoencéphalienne, les ictus, les tumeurs, les maladies neurodégénératives ou les maladies du développement. Que signifie neuropsychologie ? Sa définition concrète explique qu’il s’agit de la relation entre les fonctions supérieurs et les structures cérébrales. C’est une spécialité qui se trouve à mi-chemin entre la psychologie et la neurologie.

Histoire de la Neuropsychologie

L’origine de la neuropsychologie se trouve au 19ème et 20ème siècle, selon différentes études de psychologues et de médecins. Parmi les principales études qui ont entraîner la création de la neuropsychologie, nous pouvons souligner l’étude de l’aphasie (Pierre Paul Broca), qui détermine que la localisation centrale de la production du langage se trouve dans la partie du cerveau que nous connaissons aujourd’hui comme l’aire de Broca (hémisphère gauche). Une autre étude qui mérite d’être mentionnée pour son apport important dans l’histoire de la neuropsychologie est la création de la Phrénologie (Franz Joseph Gall), qui considère qu’il existe des fonctions mentales avec des localisations différentielle dans le cerveau. Parmi ses découvertes se trouve la différenciation de l’être humain avec les animaux pour le développement du cerveau et du lobe frontal. Mais s’il y a une personne à qui nous devons la création de la neuropsychologie, c’est Alexander Romanovich Luria, qui est aujourd’hui considéré comme le père fondateur de la neuropsychologie. Luria a perfectionné l’étude du comportement des personnes qui souffrent de lésions du système nerveux, il a également créé différentes batteries de test psychologique qui permettent d’établir les défaillances des différents processus psychologiques. Actuellement, en plus de l’observation clinique, les études s’appuient sur différentes études d’images cérébrales (TAC, PET, SPECT, RMf) et de sciences cognitives qui créer des schémas de fonctionnement et de réhabilitation des fonctions altérées, basés sur les fonctions préservées du cerveau.

Fonctions cognitives étudiées par la neuropsychologie

Dans le domaine de la neuropsychologie, il existe différents champs d’action, que nous décrivons dans ce paragraphe : la neuropsychologie clinique inclue tous les champs qui englobent cette spécialité, bien qu’il faille savoir qu’il existe différentes sous-spécialités dans chaque champs concret (attention, mémoire, langage et fonction exécutives). Nous allons donc différencier ces différents champs d’action de la neuropsychologie :

  • Neuropsychologie de l’attention : ce champ cognitif est un objet d’étude très important dans le domaine de la neuropsychologie, en plus d’être un élément fréquent dans son évaluation. Selon Luria, le père de la neuropsychologie, l’attention consiste en un processus sélectif de l’information nécessaire pour réaliser une activité concrète. Pour la neuropsychologie, l’attention serai l’expression du travail du Système Activateur Réticulaire Ascendant et des hémisphères cérébraux en synchronisation avec les lobes frontaux.
  • Neuropsychologie de la perceptionl’ophtalmologue français L. Verry fut l’un des premiers à affirmer qu’il existe des zones neuronales spécifiques à la perception visuelle, c’est à dire qu’il existe des zones cérébrales concrètes pour les différentes fonctions. En neuropsychologie, l’altération de la perception est nommée agnosie.
  • Neuropsychologie de la mémoire : il s’agit probablement de l’un des champs les plus étudiés, ou du moins sur lequel nous en connaissons le plus. Un des auteurs les plus importants dans le champ de la neuropsychologie de la mémoire est Ebbinghaus, qui a étudié les processus de la mémoire d’une perspective psychologique, afin d’en étudier plus tard les processus physiologiques. Ces études furent cruciales pour connaître l’organisation et le fonctionnement de la mémoire. L’altération de la mémoire peut avoir plusieurs dénominations différentes, en fonction de sa cause. Il y a par exemple l’amnésie, les détériorations cognitives ou les démences. Le principal trouble qui est directement lié aux pertes de mémoires est la maladie d’Alzheimer.
  • Neuropsychologie du langage : elle étudie la communication verbale en tenant compte des processus de formulation, de codification, de compréhension et de décodification lorsque l’une ou l’autre des voies du langage se voit affectée par une lésion cérébrale. L’altération produite sur e langage à cause d’une lésion cérébrale est connue comme aphasie, comme l’aphasie de Broca ou l’aphasie de Wernicke.
  • Neuropsychologie des fonctions exécutives : les fonctions exécutives englobent un grand nombre d’habiletés et de stratégies cognitives dirigées vers un but précis. Parmi les fonctions exécutives nous trouvons différents processus, comme l’inhibition des réponses, la flexibilité cognitive et la mémoire de travail entre autres. Ces fonctions sont importantes pour le développement des activités de la vie quotidienne, et une altération de l’une d’entre elles peut affecter la prise de décision, la planification des tâches, la résolution de problème ou l’autocontrôle.

Évaluation psychologique : tests de neuropsychologie

Les tests de neuropsychologie sont créés pour réaliser des évaluations cognitives, c’est à dire de mesurer l’état des différents domaines cognitif. Il faut spécifier quel domaine l’on souhaite évaluer afin de choisir correctement le test adéquat. Voici quelques exemples de tests neuropsychologiques et la capacité cognitif associée :

  • Attention : d2, annulation (WAIS-IV), TMT.
  • Perception (Gnose) : VOSP, Test de Ishiara, Figures incomplètes de Gollin.
  • Mémoire : Paires de mots (WMS-III), Vocabulaire, Similitudes, Information (WAIS-IV).
  • Langage : FAS, Test de Denomination de Boston.
  • Fonctions exécutives : Carte du zoo, chercher la clé.
  • Praxie : Test de la Montre, PIEN-B, Copie (Dessins- WAIS III).

Aujourd’hui, le nombre de tests informatisés (réalisés avec un ordinateur) sont en augmentation. Ces tests sont souvent plus pratiques grâce à leur facilité d’utilisation et l’automatisation de certains processus d’évaluation. Dans ce domaine, CogniFit est l’outils le plus utilisé au niveau mondial et est leader en évaluation et en entraînement cognitif informatisé. CogniFit est disponible en un grand nombre de langages différents, dont le français.

CogniFit – outils de neuropsychologie

Avec quel type de patients travail la neuropsychologie ?

Le domaine de la neuropsychologie travail avec une population de tout âge. On peut travailler avec les bébés pour l’attention précoce, avec les adolescents pour les difficultés d’apprentissage, avec les adultes pour les dommages cérébraux et avec les personnes âgées pour les démences. Les patients les plus fréquents qui font appel aux neuropsychologues sont ceux qui ont souffert de lésions cérébrales, que ce soit à cause d’un traumatisme crâno-encéphalique, ou à cause d’une maladie neurodégénérative. Les personnes préoccupées pour leurs pertes de mémoire sont un groupe toujours plus grand de personnes qui font appel à la neuropsychologie pour améliorer leur situation. Actuellement, il existe des ateliers préventifs, dans lesquels différents exercices de stimulation cognitive sont réalisés, surtout pour travailler les domaines de l’attention, de la mémoire et des fonctions exécutives. De plus, des études récentes ont permis de réaliser des diagnostics précoces de la maladie d’Alzheimer grâce à l’utilisation de tests neuropsychologiques. Par rapport à la psychologie clinique, les troubles comme la schizophrénie, la dépression ou les troubles obsessionnels compulsifs affectent différentes fonctions cognitives ce qui rendent l’exploration neuropsychologique nécessaire. Le neuropsychologue évalue également les personnes saines en investiguant et en comparant leur activité cérébrale avec celle des personnes qui souffrent de difficultés d’apprentissage et évalue l’étendu des dommages cérébraux dans les cas de lésions ou pour simuler des expertises médicolégales, entre autres fonctions.

Neuropsychologie infantile

La neuropsychologie infantile est une neuroscience qui étudie les liens entre le comportement et le cerveau en développement. Comme son nom l’indique, elle est dirigée vers une population infantile. Les principaux domaines cognitifs travailler dans cette spécialité sont les troubles du développement, la neuropsychologie du langage et l’hyperactivité ou les TDAH (Troubles du déficit d’attention avec Hyperactivité).

Neuro-réhabilitation dans le domaine de la neuropsychologie

On ne peut pas séparer les concepts de neuropsychologie et de neuro-réhabilitation. La neuro-réhabilitation est un processus centré sur la récupération de dégâts cérébraux provoqués par une lésion dans le système nerveux et comprend l’apprentissage de stratégies comme la compensation des altérations fonctionnelles. Pour cela il est nécessaire de réaliser une évaluation neuropsychologique exhaustive afin de déterminer quels sont les domaines cognitifs sont les plus affectés par les dommages cérébraux, dans le but de créer un programme de réhabilitation ciblé sur les nécessités de l’individu. Les principales stratégies d’intervention en neuropsychologie sont la restauration, la substitution et la compensation.

Cas cliniques de neuropsychologie

Tout au long de l’histoire de la neuropsychologie, de nombreux cas cliniques qui ont permis de découvrir comment fonctionne notre cerveau sont devenus célèbres pour leur contribution à cette science. Comme nous l’avons mentionné dans l’histoire de la neuropsychologie, cela fut le cas du patient de Broca qui permit de déterminer la localisation cérébrale de la production du langage à la suite d’un cas d’aphasie. Grâce à cet apport, aujourd’hui nous connaissons l’aire 44 de Brodmann comme l’aire de Broca (lobe frontal gauche) et l’aphasie de production comme l’aphasie de Broca. En lien avec les troubles du langage, il y a un autre cas connu dans l’histoire de la neuropsychologie, c’est le cas de Wernicke. L’anatomiste Wernicke étudia différents cas de patients avec des dommages dans le lobe temporel et conclut qu’une altération dans l’aire 22 de Brodmann (connue de nos jours comme l’aire de Wernicke) produit chez les patients une incapacité de compréhension et de répétition du langage, mais maintenant la capacité de production du langage. Cette conclusion démontra la justesse des études antérieurs réalisées par Broca qui affirmait qu’il existe non seulement une zone cérébrale chargée du langage, mais que plusieurs zones sont impliquées. Cette altération est connue aujourd’hui comme l’aphasie de Wernicke. En lien avec la mémoire, le cas le plus connu étudié par la neuropsychologie est le cas du patient HM. Ce patient souffrait d’une épilepsie intraitable, pour laquelle les médecins avaient déterminé la nécessité d’une intervention chirurgicale. L’origine de l’épilepsie se trouve dans les lobes temporels médians gauche et droit. La chirurgie fut une réussite, puisque les symptômes épileptiques avaient disparu, mais cela généra une amnésie antérograde. Ce cas clinique proportionna une information importante sur les pathologies cérébrales et contribua au développement des théories sur le fonctionnement de la mémoire. Pour terminer, mais pas des moindres, il y a le cas de Phineas Gage, qui, après avoir perdu une partie des lobes frontaux du cerveau dans un accident professionnel, fut capable de récupérer la majorité de ses habiletés mentales. Ce qui cet accident changea fut sa personnalité, et Phineas Gage se convertit en une personne de mauvaise humeur et irritable. Ce cas fut important dans l’histoire de la neuropsychologie car il permit de découvrir que les changements produits dans le cerveau n’altèrent pas uniquement les fonctions cognitives, mais qu’ils affectent également la personnalité.

Le rôle de la neuropsychologie

Les neuropsychologues sont présents dans différents domaines (académique, clinique et investigation). Dans le domaine clinique, qui est actuellement le plus étendu, il se charge de l’évaluation et du diagnostic des effets psychologiques et comportementaux des dommages cérébraux chez un individu, avec pour objectif de réaliser un traitement de réhabilitation personnalisé. Les neuropsychologues cliniques réalisent des évaluations pour déterminer les dommages cérébraux d’une personne, pour déterminer quelles zones anatomiques sont affectées et quelles sont les fonctions cognitives préservées ou altérées. Avec ces données il pourra réaliser un programme efficace de réhabilitation neuropsychologique. Les fonctions principales du neuropsychologue sont les suivantes :

  • Evaluer et/ou établir un diagnostic clinique (cognitif, comportemental et émotionnel) grâce à des tests standardisés.
  • Réhabilitation et traitement psychothérapeutique.
  • Orienter la famille, les patients et le personnel sanitaire et d’assistance.

De plus, le neuropsychologue joue un rôle important dans le domaine académique et le domaine de l’investigation, avec comme objectif de découvrir et de transmettre les connaissances liées au cerveau, aux capacités cognitives et au comportement. De nos jours, il existe de plus en plus de neuropsychologues qui se dédient soit à la recherche, soit à l’éducation dans différentes institutions. Les principaux environnements dans les quels interviennent les neuropsychologues sont les suivants :

  • Centres de jour et résidences.
  • Unités de mémoire et de démences.
  • Entreprises pharmaceutiques.
  • Équipes pluridisciplinaires de santé mentales.
  • Psychologie médicolégale.
  • Psychologie infantile.

En résumé…

Pour terminer, nous souhaitons mettre en avant le rôle si important de la neuropsychologie de nos jours. Il s’agit d’une science qui s’est spécialisé dans l’étude du comportement et du développement des aptitudes liées au système nerveux, et nous a permis de découvrir différents traitements neuro-réhabilitateurs pour différents types de pathologies. De plus, les études et les recherches ont également aidé à découvrir des traitements préventifs pour les maladies neurodégénératives, comme pour la maladie d’Alzheimer.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuropsychologie. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Sara Morales Alonso, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en psychologie sanitaire.”

Expressions du visage : la face cachée de nos émotions

« Ses mots disent une chose, son corps en dit une autre : c’est un menteur. La vérité est écrite sur nos visages. » Popularisée par la série « Lie To Me » dans les années 2000, l’utilisation des expressions du visage (ou micro-expressions) comme moyen de décoder tout haut ce que nous cachons tout bas n’est pas nouvelle et n’est surtout pas réservée aux criminologues et autres professionnels de la psychologie. Si vous aussi vous avez envie d’en savoir plus sur le décryptage de nos micro-expressions, alors cet article n’attend que vous !

Tant d’émotions passent par notre visage, pourquoi ne pas y prêter plus d’attention ?

Les émotions fondamentales

Une émotion est un état affectif (ressenti émotionnel) ayant un début précis et étant liée à un objet particulier. Sa durée est généralement brève et s’accompagne de modifications physiologiques, corporelles et cognitives.

L’expression de nos émotions passe par plusieurs composantes, notamment cognitive (évaluation et traitement de l’information perçue), physiologique (nos émotions suscitent parfois une augmentation de notre fréquence cardiaque, de notre rythme respiratoire, de notre transpiration, etc) et expressive (expression externe de l’émotion : expressions faciales, posture, gestuelle, timbre de voix, etc). Au sujet de cette dernière composante, deux théories s’opposent :

  • Théorie psycho-évolutionniste : cette théorie plaide en faveur de l’existence de plusieurs émotions de base, qui seraient universelles et donc aisément reconnaissable (rappelez-vous ainsi que le Dr Ligthman de « Lie To Me » a retrouvé les mêmes expressions chez ses compatriotes Américains que chez les membres d’une tribu en Papouasie-Nouvelle Guinée). Si en 1872, Darwin dénombrait déjà 8 émotions de base, c’est aujourd’hui les 6 émotions fondamentales d’Ekman (1972) que l’on utilise dans les travaux de recherche en psychologie. Ces émotions sont : la joie, la tristesse, la colère, la peur, le dégoût et la surprise (oui oui, vous avez parfaitement le droit de visualiser les petits personnages de « Vice Versa » pour vous en rappeler ; notez d’ailleurs qu’il manque la surprise, mais je parie que vous l’aviez déjà remarqué)
  • Théorie socio-culturelle : en 1991, Russell opposera à la théorie d’Ekman une organisation dimensionnelle des émotions qui s’évalueraient alors en termes de valence (sont-elles positives ou négatives ?) et d’intensité (sont-elles fortes ou faibles ?). Selon Russell, la reconnaissance des émotions ne serait ainsi absolument pas universelle, mais elle dépendrait à la fois de la culture, du contexte et du genre du sujet. A cela, Ekman répond par un consensus selon lequel il existerait probablement des règles sociales modulant l’expressivité (les “display rules”) qui seraient effectivement définies par la culture, le contexte social, ainsi que les stéréotypes émotionnels présents dans les cultures (par exemple, s’il est de bon ton de montrer ses émotions et ressentis dans nos sociétés occidentales, cela est nettement moins bien perçu dans les sociétés asiatiques).

Aujourd’hui, la théorie la plus admise par la communauté scientifique reste toutefois celle d’Ekman. Ainsi, si nous nous basons nous-mêmes sur cette théorie, comment pouvons-nous connaitre le ressenti de notre interlocuteur uniquement sur la base de ses expressions du visage ?

Décoder les expressions du visage avec le Facial Action Coding System (ou FACS)

Saviez-vous que seules 7% de l’information est transmise par le discours verbal ? En effet, la parole n’est pas le seul moyen de véhiculer une information, tout comme l’information n’est pas le seul élément que nous véhiculons lors d’un échange. Cela nous parait relativement intuitif lorsque nous interagissons avec nos animaux de compagnie (il est clair que votre chien ne comprend pas nécessairement les mots que vous employez pour vous adresser à lui, en revanche il assimilera très bien le ton de votre voix, d’où l’intérêt d’utiliser un ton différent lorsque vous le félicitez d’avoir bien ramené la balle ou quand vous le grondez parce qu’il a uriné pour la énième fois contre le canapé).

Toutefois, plusieurs études montrent que, plus que le contenu d’une information, l’être humain prêtent également davantage attention au comportement para-verbal et non-verbal de son interlocuteur (à respectivement 38 et 55%). L’aspect para-verbal de la communication s’attache ainsi à la prosodie (rythme du discours, timbre et volume de la voix, mélodie), tandis que l’aspect non-verbal s’intéresse à la posture, la gestuelle, ainsi qu’aux micro-expressions. C’est à ce dernier aspect que nous allons davantage nous intéresser.

En 1978, Ekman établit une méthode visant à décoder nos émotions par le biais des micro-expressions du visage, qui en disent bien souvent beaucoup sur le fond de notre pensée et tout cela à notre insu (si l’on dit de vous que vous êtes un véritable « livre ouvert » ou bien une « cage de verre » quand vous jouez au poker, alors c’est bien de vous dont il est question ici). Nommée le FACS pour « Facial Action Coding System », cette méthode décompose les mouvements du visage en unités d’action évaluant à la fois l’intensité de l’expression du visage et le mouvement en lui-même (remontée, abaissement, ouverture, contraction, décontraction, etc) des parties du visage véhiculant le plus d’expressions (sourcils, lèvres, mâchoires, yeux, nez, tête).

Ekman a ainsi fondé sa propre école de formation à la lecture des expressions du visage, c’est notamment pour cette raison-là que cet article ne saurait vous fournir une lecture exhaustive de toutes nos expressions du visage (vous ne pensiez tout de même pas que nous allions vous mâcher le travail non plus). Cependant, il est assez aisé de déterminer le vecteur de certaines émotions. Prenons le cas du sourire, par exemple : un « vrai sourire » mobilise à la fois les muscles des joues et des yeux (qui se plissent), tandis qu’un « faux sourire » ne va mobiliser que les muscles des joues.

Reconnaitre les émotions fondamentales grâce aux expressions du visage

Cher(e)s lectrices et lecteurs, je vous sens avides d’en savoir plus et, comme vous m’êtes très sympathiques, j’ai décidé de vous offrir une petite formation express de reconnaissance des émotions sur la base des expressions du visage.

  • La joie : commençons par quelque chose d’assez simple. Comme nous l’avons vu plus haut, vous pouvez différencier un sourire authentique d’un sourire de circonstance par les signes suivants : commissures des lèvres relevées et plissées, plissures au niveau des muscles péri-orbitaires (autour des yeux) et joues relevées bien rebondies. Certaines études montrent que les sociopathes affichent ce type d’expressions du visage lorsqu’on leur montre une vidéo d’agression.
  • La tristesse : les commissures des lèvres tombent, les yeux se baissent et la partie interne des sourcils semblent tirées vers le haut tandis que leur partie externe s’affaisse. Vous n’avez désormais plus d’excuses maintenant que vous connaissez les expressions du visage quand un sujet ressent de la joie ou de la tristesse pour ne pas détecter les « pauvres sourires » !
  • La colère : cette émotion-là est aussi plutôt intuitive (rappelez-vous celui ou celle qui incarnait la plus forte autorité lorsque vous étiez enfant : en général, vous n’aviez pas besoin de grands discours pour comprendre quand cette personne était en colère ou pas, n’est-ce pas ?). Lèvres pincées ou retroussées pour montrer les dents, sourcils froncés, regard fixe et parfois narines dilatées, vous avez bien compris : c’est le moment de partir vite et loin.
  • La peur : sourcils relevés, yeux grand-ouverts, lèvres étirées vers les oreilles,… Pas convaincus ? Faites peur à la prochaine personne que vous verrez, vous n’aurez pas d’illustration plus concrète.
  • Le dégoût : sourcils froncés, nez froncé, lèvre supérieure relevée laissant apparaitre plus ou moins les dents. Là encore, vous n’aurez pas de mal à provoquer la situation auprès d’un ami pour mener votre propre expérimentation.
  • La surprise : attention à ne pas la confondre avec la peur, même si les expressions du visage en résultant se ressemblent parfois à s’y méprendre : sourcils relevés, yeux grand-ouverts, bouche entrouverte ou parfois grande-ouverte… La plus grande différence réside dans la durée de l’expression : la surprise est très rapide contrairement à la peur. Selon Ekman, si l’expression de surprise réside plus d’1 seconde sur le visage de votre fiancée quand vous lui demandez de vous épouser, désolée messieurs, mais elle était déjà au courant et ne veut juste pas vous gâcher l’effet de… surprise !

Manifester une émotion demande de pouvoir la reconnaitre

Que l’on soit d’accord avec cette idée ou non, toutes les études actuelles parlant des émotions s’accordent à dire que la capacité à reconnaître une émotion implique que le sujet soit lui-même capable de la ressentir. La théorie de James & Cannon (1885) présuppose même qu’un sujet dépressif pourrait ne plus ressentir certains symptômes en s’astreignant à faire le contraire, c’est-à-dire en manifestant de la joie, en allant vers autrui, etc. Si cela lui parait contraignant au début, les auteurs font l’hypothèse que cela deviendra ensuite spontané et automatique.

Si l’on présuppose qu’il est nécessaire de pouvoir manifester une émotion pour la ressentir, certaines études ont pu constater que des blessés médullaires souffrant de paralysie totale ont davantage de difficultés à reconnaitre une émotion chez autrui car eux-mêmes ont des difficultés à la manifester physiquement (Hohmann, 1966).

Dans une autre étude tout aussi étonnante (Hennenlotter, 2009; Havas, 2010), les chercheurs ont démontré que des individus ayant eu recours à des injections de toxine botulique (ou Botox) au niveau du visage ont plus de difficultés que des sujets non-botoxés pour reconnaitre les émotions au moyen des expressions du visage, mais également plus de difficultés à les exprimer eux-mêmes. De plus, ces scientifiques ont également constaté que les zones cérébrales responsables de la gestion des émotions (cortex préfrontal et système limbique notamment) s’activaient nettement moins que chez les sujets non-botoxés soumis au même exercice de reconnaissance des expressions du visage. Cela s’expliquerait par le fait que, lorsqu’un individu avec lequel nous interagissons manifeste une émotion, nous l’imitons nous-mêmes pendant une fraction de seconde sans nous en rendre compte, comme pour nous mettre au diapason avec notre interlocuteur (ce qui n’est pas sans évoquer la théorie des neurones-miroirs).

Expressions du visage : mêmes nos bébés sont des experts en décodage !

Si vous pensiez que la reconnaissance des émotions par le biais des expressions du visage était l’apanage des adultes, et bien détrompez-vous ! Nos chers enfants en bas-âge ne sont pas juste les plus grands jouisseurs de la vie, ils sont aussi de très bons décodeurs d’émotions ! En effet, les études de Tronick (1978) montrent qu’à l’âge de 5 mois, un enfant différencie déjà un visage neutre d’un visage manifestant de la joie l’aide de l’effet still-face. Pas convaincus ? Je vous laisse regarder cette petite vidéo de 0,27 sec jusqu’à 2,11 min.

Que vous soyez désormais convaincus ou non, je vous remercie vivement pour votre lecture, en espérant que cet article vous ait plu ! Comme toujours, n’hésitez pas à le commenter, nous vous répondrons avec plaisir !

La douleur, amie plutôt qu’ennemie

Elle est là depuis notre premier cri dans ce monde, elle nous a accompagné tout au long de notre vie. Au début, elle ne représentait rien, on avait le sens de l’aventure, on fonçait tête baissée, mais au fur et au mesure, on a appris à l’éviter, à avoir plus ou moins peur qu’elle nous tienne, cette douleur inévitable.

La douleur, amie plutôt qu’ennemie

La douleur est une notion vaste, elle change de définition et de critère d’une personne à l’autre. Ma douleur n’est peut-être pas la même que celle d’une personne qui souffre de la même chose que moi, elle est subjective et propre à l’individu.

Bien qu’elle soit désagréable, elle est essentielle à notre survie, c’est un mal pour un bien. Elle est là pour alerter, informer, raconter…

Avez-vous déjà eu mal ? Souriez votre corps se bat pour vous ! 

La douleur, c’est quoi ?

Selon LASP (l’association internationale pour l’étude de la douleur), la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes.

Effectivement, c’est est un système d’alarme pour remettre en cause notre intégrité physique.

Quand on se blesse, on a mal au niveau de cet endroit précis, et on a l’impression que de cette partie du corps là que vient le problème. En réalité, c’est encore plus compliqué que ça.

C’est tout un système, et il n’est pas là pour nous faire souffrir, mais pour alarmer qu’il y a une anomalie quelque part ou un danger afin de nous protéger.

La douleur, comment est-ce qu’on la ressent ?

D’une façon générale, ce circuit se résume au fait que la douleur est perçue grâce aux récepteurs à terminaisons libres passe à travers les fibres nerveuses vers la moelle épinière, puis le cerveau.

La plupart du temps on croit qu’elle n’a qu’un seul circuit, de la région atteinte jusqu’au cerveau, mais en réalité, c’est une multitude de messages et d’échange entre la partie affecté, la moelle épinière et le cerveau.

Effectivement, on a deux voies qui véhiculent cette douleur, ascendante et descendante. Et la perception de celle-ci se fait en 6 étapes :

1. Transduction :

La douleur prend naissance dans les nocicepteurs ou ce qu’on appelle les récepteurs périphériques. ces derniers sont dispersés dans tout le corps nous permettent de ressentir les stimuli externes et internes.

Ces nocicepteurs convertissent les stimuli d’un message mécanique à un courant électrique : C’est ce qu’on appelle la transduction sensorielle.

2. La conduction :

C’est la transmission de flux nerveux à travers les fibres nerveuses qui se trouvent dans le ganglion spinal de la moelle épinière, pour finir dans la région externe de la corne dorsale de cette dernière.

En ce qui concerne la douleur, on a deux types de fibres :

Les fibres groupe III avec une vitesse de 5 à 30 m/s.

Les fibres groupe IV sont les plus lentes avec une vitesse de 0,5 à 2m/s.

La sensibilité à la douleur peut se faire en deux temps : Une sensation qui arrive rapidement par le groupe III et une sensation beaucoup plus lente qui passe par le groupe IV. C’est pourquoi la moelle épinière intervient avant que le cerveau reçoive l’information.

Exemple : Quand on touche un objet brûlant, dans un premier temps on a tendance à retirer la main avant que l’information n’arrive au cerveau, c’est la moelle épinière qui reçoit la réponse rapidement grâce au groupe III, et dans un deuxième temps, on commence à avoir mal après l’acte, suite au flux nerveux qui arrive enfin au cerveau non seulement au groupe III mais aussi groupe IV.

3. Transmission :

Au niveau de la région externe de la corne postérieure de la moelle épinière, le flux nerveux génère la libération des neurotransmetteurs responsables de la transmission d’informations au niveau des synapses.

L’intensité de la douleur dépend de la libération des neuropeptides, dont la substance P, qui est libérée par les terminaisons des fibres nociceptives et se fixent sur les récepteurs. Cette substance P génère une réponse postsynaptique et améliore l’activité des récepteurs NMDA. Ces derniers sont responsables de l’entrée de calcium qui nous informe sur les modifications de l’intensité de la force de transmission synaptique.

4. Perception :

Ainsi, le signal passe par les voies ascendantes vers le cerveau qui percevra la douleur.

5. La modulation :

Quand la douleur fait son trajet, elle fait l’objet de diverses modulations grâce à un système régulateur qui l’intensifie ou la diminue.

Exemple : Parfois on a mal suite à une petite coupure quelque part au niveau du corps, mais on ne se souvient pas quand est-ce qu’on a pu se blesser. C’est parce que la sensation a été amortie sur le coup. Alors que parfois, on a très mal suite à une toute petite blessure, c’est à cause de ce signal qui a été intensifié.

Au niveau de la voie ascendante : C’est une modulation facilitatrice de la moelle épinière au cerveau qui permet à ce dernier de supporter cette douleur.

Au niveau de la voie descendante : C’est une modulation inhibitrice du cerveau à la moelle épinière, pour rendre la sensation plus supportable.

Ce contrôle est possible grâce à la corne dorsale de la moelle épinière ainsi que les projections neuronales.

Cependant, plus le cerveau aura l’impression que le corps est en danger et plus on aura mal, autrement dit, la modulation inhibitrice sera moins efficace.

6. Traitement :

Une fois dans le cerveau, les messages nociceptifs arrivés à des moments différents, sont analysés par différentes zones.

Effectivement, une fois arrivés au thalamus, le message est envoyé à plusieurs endroits.

  • Pour les stimuli non douloureux, l’information est envoyée au cortex somatosensoriel en passant par le noyau ventral postérolatéral.
  • Pour les stimuli douloureux, l’information traverse la partie médiane du thalamus jusqu’à l’aire corticale motrice, responsable des réactions motrices à adopter suite à la douleur.
  • Enfin, un troisième chemin peut être emprunté par l’information, du noyau intra laminaires du thalamus jusqu’aux régions du système limbique responsable des émotions à adopter suite à une douleur.

La douleur, deux catégories

Il y a deux catégories de douleur : Aigüe et chronique

La douleur aigüe : Est une douleur qui surgit à un moment précis, elle peut durer des secondes, des minutes, des jours ou des semaines. Elle est là parce qu’il y a une cause connue ou pas et elle

disparaît une fois la cause disparue, autrement dit, après la guérison.

Exemple :

Quand vous vous cognez le petit doigt contre le coin d’un meuble. La douleur que vous ressentez est aigüe, parce qu’elle ne va durer que quelques instants ou dans les cas extrêmes quelques jours.

La douleur chronique : Est une douleur qui s’est installée et qui est restée plus de 3 mois. Elle est compliquée parce qu’elle ne disparaît pas, même après un traitement. Elle perdure sur le long terme dans la vie de la personne atteinte et la perturbe.

Exemple :

Si vous avez mal au ventre, ça peut se soigner en quelques jours, mais si hormis la prise des médicaments, ça perdure plus de 3 mois, elle devient chronique.

Une douleur aiguë est susceptible de devenir chronique si elle n’est pas traitée.

La douleur, plusieurs formes

– Nociceptive :

C’est une douleur perçue par des nocicepteurs suite à une lésion au niveau du corps, c’est le type le plus fréquent, et peut être aigüe ou chronique.

Les nocicepteurs qui sont responsables de la réception de cette douleur, véhiculent l’information à travers la voie ascendante, et sont présents dans la peau, les os, les muscles, la plupart des organes internes, les vaisseaux sanguins, le cœur, etc.

Exemple : Quand une personne se brûle le doigt, cette brûlure est ressentie grâce aux récepteurs cutanés qui véhiculent l’information jusqu’au cerveau, et ce dernier la traduit comme une douleur.

– Neuropathiques :

Une douleur est neuropathique quand elle est liée au système nerveux (central + périphérique), elle est due à une lésion ou un dysfonctionnement de ce dernier.

Au niveau du système nerveux central, elle peut être dû à de nombreux facteurs, comme un AVC (accident vasculaire cérébral) ou à une tumeur au niveau du cerveau ou de la moelle épinière, etc. Et au niveau du système nerveux périphérique, elle touche les nerfs en dehors de la moelle épinière et du cerveau, par exemple, le syndrome du tunnel carpien qui cause une douleur au niveau des nerfs au niveau du poignet.

Elle est généralement chronique, car les nerfs peuvent garder en mémoire la douleur et la retranscrire même après un traitement, qu’il soit médical, chirurgical, non médicamenteux…

Exemple : Le syndrome du canal carpien qui cause une douleur au niveau des doigts de la main, cette maladie est liée à une compression du nerf médian du poignet.

– Psychogène :

C’est une douleur au niveau psychologique, et peut aussi être chronique ou aigüe.

Par contre, une douleur psychogène aigüe est rarement prise en compte, bien sûr, personne ne va chez le psychologue, car ça fait deux jours qu’il ne se sent pas bien, ça peut être normale. Cependant, ça devient pathogène quand la sensation perdure sur le long terme et commence à affecter la routine de la personne.

Ce qui rend ce type de douleur spécial, c’est qu’ils ne sont pas causés par une maladie ou un stimulus précis, mais attention, même si elles n’ont pas de causes, ça ne veut pas dire qu’ils n’existent pas. Au contraire, elles peuvent être plus douloureuse que les douleurs nociceptives et neuropathies, car elles peuvent nous faire entrer dans un cercle vicieux.

Exemple : Si je me cogne la tête contre un mur, je ressentirai la douleur car elle a été captée par les récepteurs, mais dans quelques minutes, le cerveau ne recevra plus l’information, et la douleur s’estompera. Alors que dans la douleur psychologique, on peut ressentir une douleur au niveau du dos par exemple, va nous pousser à penser qu’à ça, ce qui va faire croire à notre cerveau que c’est une douleur plus importante, ce qui va augmenter cette sensation, qui va encore une fois envoyer l’information au cerveau et ainsi de suite. C’est ainsi qu’on alimente notre douleur, et le meilleur de tout ça, c’est qu’on en n’est même pas conscient.

Le traitement de ce genre de douleur est compliqué, et nécessite un traitement spécifique chez un psychiatre ou un psychologue.

Le décalage entre cerveau et moelle épinière

Parfois, le corps ne peut pas attendre que le flux nerveux soit arrivé jusqu’au cerveau pour réagir, c’est pourquoi il se tourne vers la moelle épinière qui prend la décision à sa place.

Reprenons notre exemple de la brûlure, avant d’avoir ressenti la douleur, vous avez certainement eu le réflexe de retirer le doigt avant, cependant, ce n’est pas votre cerveau qui a donné cet ordre, mais c’est la moelle épinière.

Effectivement, cette dernière a envoyé un flux nerveux par voie descendantes qui a fait en sorte que le doigt soit retiré car elle a reçu l’information bien avant le cerveau. Une fois ce dernier informé, il s’occupe de générer la sensation de la douleur suite à ce contact et la réaction à avoir suite à cet événement.

La douleur : Comment notre corps se défend-il contre elle ?

Notre corps n’est pas idiot, il ne va pas se laisser faire comme ça, si le cerveau génère une douleur qui nous perturbe, il va aussi génère des antidouleurs qui arrêteront le malaise que nous ressentions.

Parmi ces antidouleurs, on trouve :

L’ocytocine : cette hormone qui cible les neurones périphériques est sécrétée par l’hypothalamus, elle module les régions responsables de la sensation de la douleur. Si elle n’avait pas été présente, ce coup de marteau que vous auriez reçu sur le doigt aurait été beaucoup plus douloureux.

Enképhaline : C’est une molécule qui fonctionne comme antalgique à brève durée (quelques minutes) sur les voies et centres de la douleur

Endorphine : C’est une hormone sécrétée par l’hypophyse et l’hypothalamus et présente dans le cerveau ainsi que la moelle épinière, elle agit comme la morphine, en se plaçant sur les récepteurs morphiniques et procure une sensation de relaxation de bien-être. Cette hormone est utilisée comme un médicament antalgique.

L’adrénaline : Est une hormone produite au niveau des glandes surrénales en cas de stress aiguë ou d’un événement excitateur (traumatisme, joie…). En ce qui concerne la douleur, l’adrénaline fait diminuer la sensation de cette dernière dans le corps, et cela pour une période précise qui peut aller de quelques minutes jusqu’à des heures.

L’insensibilité congénitale à la douleur

La maladie d’insensibilité congénitale à la douleur est une maladie rare est très grave qui apparaît dès le jeune âge, elle se caractérise par l’incapacité à sentir la douleur, quelle que soit sa gravité ou sa localisation dans le corps.

Les personnes atteintes de cette pathologie, arrivent à sentir la différence entre les différentes sensations (froid, chaud…) mais n’arrive pas à sentir la douleur que les éléments peuvent engendrer.

Exemple : En cas de brûlure, ces personnes peuvent ressentir qu’il y a de la chaleur, mais n’auront pas mal.

Ça peut sembler très plaisant, et vous pouvez même envier ces personnes, mais laissez-moi vous dire, que ce n’est pas une bénédiction. Ces patients atteints de cette maladie ne peuvent pas sentir si leur corps va bien ou pas. Par exemple, en cas d’infection alimentaire, vous allez sentir à un moment, une douleur au niveau de votre ventre, vous saurez qu’il y a un problème et vous irez voir un médecin, alors que chez ces personnes, elles ne pourront jamais le savoir, et donc, laisseront la maladie s’aggraver.

Cette maladie peut avoir certaines conséquences comme :

  • Déformation des articulations.
  •  Recours parfois à l’automutilation pour comprendre leur corps.
  • La mastication peut entraîner des blessures au niveaux des lèvres et de la langue.
  • Un retard intellectuel

Malheureusement, il n’y a pas vraiment de traitement, la seule manière est la prévention : en faisant des visites médicales complète aussi souvent que possible.

Vous devez savoir que la douleur est nécessaire dans notre vie, elle n’est pas contre vous, mais AVEC vous.

Lors d’un accident, la première chose qu’un médecin ou un secouriste ferait, sera de vérifier si vous avez une blessure dans votre corps. Il ne va pas se fier à ce que vous dites, car en état de choc, notre corps produit une grande quantité d’adrénaline, ce qui fait que vous pouvez ne pas sentir la douleur. Donc, imaginez si c’était le cas tout le temps, vous pourriez avoir un arrêt cardiaque et vous ne le sentirez même pas.

Si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de laisser un commentaire 🙂 

Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

Merci pour votre lecture !

Faux souvenirs : êtes-vous bien sûr de ce que vous avez vécu ?

« Oui Monsieur l’Agent, j’en sûre à 100% ! Je reconnais cet individu, c’est lui qui m’a agressé, le numéro 3 ! – Madame, les caméras de surveillance nous montre que l’individu en question avait les cheveux blonds, hors le numéro 3 est chauve… » Au moins une fois dans notre vie, nous avons tous été sûrs à 100% de quelque chose. Mais cet article va remettre absolument toutes vos certitudes en question… Bienvenue dans le monde incroyable des faux souvenirs !

Faux souvenirs : êtes-vous bien sûr de ce que vous avez vécu ?

Un seul cerveau, mais plein de mémoires !

D’après le dictionnaire, le souvenir est « la survivance dans la mémoire d’une sensation, d’une impression, d’une idée ou d’un évènement passé » (Larousse). De ce fait, l’American Psychological Society définit le faux souvenir comme un souvenir se référant à un évènement qui n’a jamais été vécu par le sujet, mais qui réside pourtant bel et bien dans sa mémoire. Mais comment nos souvenirs, qu’ils soient avérés ou faux se créent-ils ? Pour le comprendre, parlons un petit peu de la mémoire, et plus spécifiquement de la mémoire épisodique.

Comme vous le savez, la mémoire permet d’enregistrer, stocker et restituer des informations de différents types (connaissances, évènements, savoir-faire, etc). Saviez-vous cependant qu’il existe plusieurs mémoires, connectées entre elles grâce à des réseaux complexes de neurones ?

  • La mémoire de travail (ou mémoire à court terme) : celle-ci permet de garder des informations en mémoire pendant quelques secondes, notamment à l’aide d’une « boucle d’activation phonologique » définie par le modèle de Baddeley et Hitch (1974). Concrètement, c’est grâce à cette mémoire et au fait de répéter l’information en boucle dans votre tête que vous parvenez à vous rappeler un numéro de téléphone le temps de trouver un papier et un crayon pour le noter. Même si certaines personnes présentent une grande capacité de mémoire (qu’on appelle l’empan), n’oubliez pas que notre empan est de 7 +/- 2 items ; un numéro de téléphone en contenant 10, je vous conseille donc de rapidement trouver un papier et un crayon.
  • La mémoire procédurale : celle-ci concerne les savoir-faire et automatismes. Ainsi, lorsque vous apprenez à jouer d’un instrument de musique ou à faire du vélo sans les petites-roues, c’est elle qui est en jeu. A force d’entrainement, cette mémoire vous permet de faire les choses sans même vous en rendre compte (comme les gestes du quotidien par exemple), d’où la difficulté à pouvoir expliquer comment vous réaliser certaines actions devenues automatiques.
  • La mémoire sémantique : voici la mémoire des savoirs et des connaissances, celle qui vous permet de retenir des informations sur les autres, sur votre environnement, sur des sujets d’actualités, sur des centres d’intérêts, etc.
  • La mémoire perceptive : c’est elle qui gère les stimuli éveillant nos organes sensoriels et donc nos cinq sens, permettant ainsi de mémoriser tout un tas d’informations de façon relativement inconsciente, mais qui sont très aidantes au quotidien (repères visuels, visages, etc).
  • La mémoire épisodique (ou autobiographique) : dans cet article, c’est elle qui va nous intéresser le plus. Tulving (2002) la définit comme « la mémoire des évènements personnellement vécus et situés dans leur contexte spatio-temporel et social d’acquisition ». de ce fait, c’est elle qui vous permet de raconter vos souvenirs de vacances à vos amis, avec plus ou moins de détails.

Cependant, nous ne pouvons pas ignorer que la fiabilité de ces informations est un peu labile. En effet, je parie qu’il vous est déjà arrivé d’affirmer avec une certitude insolente que certains évènements s’étaient passés de telle manière (« Mais si, je suis sûre à 100% que tu portais une robe rouge lors du passage à l’An 2000 ! »), alors que votre entourage vous affirme le contraire avec autant de certitude que vous et qu’après vérification, vous vous rendez compte que vous avez effectivement tort (et non, les photos ne sauraient mentir : Sophie portait bien une robe bleue le 31 décembre 1999).

De fait, Piolino et Guyard (2006) mettent en avant la composante « créatrice » de la mémoire épisodique, qu’elles définissent comme « une mémoire sélective qui voit la réalité à travers un prisme, celui de notre modèle d’identité ». La mémoire épisodique gère donc les informations perçues de manière totalement subjective selon nos intérêts, désirs, croyances ou savoirs préexistants. Le souvenir serait donc une interprétation propre au sujet par un phénomène de reconstruction plus ou moins approximative de la réalité, et la distorsion des souvenirs serait alors un phénomène normal. Cette hypothèse a été confirmée par de nombreux scientifiques, notamment par le biais d’expériences utilisant le paradigme DRM.

Le paradigme DRM : un face-à-face avec vos faux souvenirs, ça vous tente ?

Le paradigme DRM (du nom de ses auteurs : Deese, Roediger, McDermott) est une tâche de reconnaissance s’intéressant à l’aspect qualitatif de la mémoire épisodique. Il consiste à présenter au sujet plusieurs listes de mots sémantiquement liés à un même thème, mais dont le nom n’est jamais énoncé et que l’on appelle « item critique ». Après avoir occupé l’attention de votre sujet pendant quelques minutes, il s’agit ensuite de lui demander deux choses :

  • Soit de rappeler le plus de mots possibles parmi ceux qu’il a entendu précédemment (on appelle cela une tâche de rappel libre) ;
  • Soit de lui présenter une nouvelle liste de mots avec certains mots présentés précédemment, les fameux « items critiques », et enfin d’autres mots n’ayant rien à voir avec les listes précédentes (on appelle cela une tâche de reconnaissance) .

Bien souvent, les sujets créent de fausses reconnaissances, convaincus que ces intrus étaient bien présents dans la liste à mémoriser : on parle alors de faux souvenirs. Transposés dans la vie courante, ces faux souvenirs consisteraient donc en le rappel ou la reconnaissance d’évènements n’ayant jamais eu lieu, que Schacter (1999) appelle des « méprises ». Toujours pas convaincu ? Je vous propose un petit exercice pratique à l’aide de listes proposées par Stadler (1999).

Pour cela, il vous faut un sujet naïf (évitez donc l’étudiant en psychologie ou bien le lecteur assidu de CogniFit) et quelques minutes devant vous. Dans un premier temps, vous allez énumérer à voix haute ces listes de mots (à raison d’1 mot toutes les 2 secondes), sans jamais dire les mots écrits en rouge.

Stadler et al. (1999)

Cela fait, demandez à votre sujet naïf d’effectuer une tâche visant à distraire son attention (compter à l’envers depuis le chiffre 300 ou bien de 3 en 3 à partir de 1, nous aimons bien ça en psychologie). Maintenant, demandez-lui de vous rappeler le maximum de mots qu’il a entendu (sans l’aider bien sûr) et notez ces mots sur un papier.

Distrayez-le à nouveau par une tâche distractrice (en lui demandant de continuer à compter à l’envers depuis le nombre où il s’est arrêté précédemment, poussons le vice jusqu’au bout). Enfin, dites-lui que vous allez à nouveau lui dicter plusieurs mots (liste ci-dessous) et que, pour chacun, il faudra qu’il vous dise si oui ou non, il a entendu ces mots au début de l’exercice. N’oubliez pas de noter les mots que votre sujet pense avoir entendu ou bien de les cocher dans le tableau.

Stadler et al. (1999)

En théorie, votre sujet devrait vous affirmer avoir entendu certains mots que vous n’avez pourtant jamais énoncé (dont « montagne » et « chaise » très probablement) : il est donc victime de faux souvenirs ! Alors, convaincu maintenant ?

Le problème des faux souvenirs induits

Mais si cette petite expérience amusante se  montre sans conséquences (si ce n’est que maintenant, vous allez pouvoir faire l’érudit lors de vos repas de famille ou entre amis au lieu de sortir l’album-photos comme preuve ultime de l’existence des faux souvenirs), certaines personnes moins honnêtes que vous chers lecteurs pourraient en faire mauvais usage. Comment ? Et bien certaines affaires à scandales tendent à montrer qu’il est possible d’induire de faux souvenirs chez quelqu’un. Comme vous pouvez vous en doutez, cela se fait rarement à bon escient.

Personne ici ne saurait nier le réel théorique apport de la psychanalyse, notamment la psychanalyse freudienne avec les concepts de refoulement et de retour du refoulé. Lorsqu’un évènement traumatisant survient, le refoulement agirait comme un mécanisme de défense automatique du sujet consistant à faire basculer dans la partie inconsciente de lui-même ce que sa partie consciente ne peut accepter. Le retour du refoulé signerait alors par le retour à la conscience de façon inopinée et incontrôlable de ce qui a été précédemment refoulé dans l’inconscient, c’est-à-dire de ce qui s’est réellement passé mais que le sujet a « oublié » pour pouvoir continuer à vivre. Je vous demande donc ici de bien faire le distinguo entre la psychanalyse freudienne et la théorie qui va suivre, à savoir la thérapie des souvenirs retrouvés, qui relève plus du faux souvenir induit que du retour du refoulé.

Les plus jeunes d’entre vous l’apprendront peut-être aujourd’hui, mais d’autres plus âgés se rappelleront peut-être de l’histoire qui va suivre. Dans les années 1980, les Etats-Unis connurent un véritable boom du « syndrome des faux souvenirs », de façon concomitante avec un boom de la thérapie des souvenirs retrouvés. Problème, de nombreux parents se sont vus subitement accusés d’incestes par leurs enfants devenus grands qui suivaient cette fameuse thérapie (à savoir, essentiellement des femmes). Nul doute que, parmi ces patientes, certaines avaient réellement été abusées par un proche. Cependant, de nombreux psychanalystes et même des non-professionnels peu scrupuleux et prêts à écouter leurs prochains ont surfé sur la vague de l’inceste refoulé et posé des diagnostics à la fiabilité douteuse à tour de bras. Ajoutez à cela un courant de protestation féministe relativement fort et vous obtenez le cocktail (Molotov) idéal pour briser des familles heureuses sous le sceau de la science. A noter qu’aujourd’hui, de nombreuses associations américaines et britanniques de psychologues condamnent et interdisent l’utilisation de cette thérapie des souvenirs retrouvés.

Et j’imagine qu’à ce moment précis vous vous demandez comment un tel phénomène est-il possible, comment peut-on introduire de faux souvenirs dans la tête de quelqu’un ? Même si l’on reste loin des manipulations cérébrales de « Total Recall » (films adaptés de la nouvelle « Souvenirs à vendre » de Philip K. Dick), les scientifiques ont montré (par des moyens beaucoup moins invasifs mais tout aussi effrayants, rassurez-vous) que les humains restent extrêmement influençables et manipulables. Pour vous illustrer cela, je n’ai de meilleur exemple que celui de l’expérience de Milgram (1963) et son concept de soumission à l’autorité : si un individu en blouse blanche vous ordonne d’administrer une décharge électrique mortelle à un sujet que vous ne connaissez absolument pas, et ce pour aucune raison particulière, alors j’ai le regret de vous annoncer que 62% d’entre vous s’exécuteront sans ciller. De la même façon, on comprend mieux que ces patientes américaines aient pu croire leur thérapeute lorsque ce dernier leur a dit : « Si vous pensez avoir été abusée et que votre vie en porte les symptômes, alors c’est que vous l’avez été ».

Faux souvenirs induits au nom de la science : et l’éthique dans tout ça ?

Si l’induction de faux souvenirs dans le but de manipuler des patients est tout à fait condamnable, certaines expériences et leurs chercheurs flirtent avec les limites de l’éthique, tout ça au nom de la science. En 2013, des scientifiques évaluant les facteurs favorisant l’apparition et la guérison d’un stress post-traumatique chez les militaires envoyés en Afghanistan ont induit de façon volontaire une fausse information visant à évaluer l’induction de faux souvenirs. Cette information glissée par les expérimentateurs au cours d’entretiens avec les sujets concernait une attaque à la roquette ne s’étant jamais réellement déroulé. Cependant, lors d’un nouvel entretien réalisé sept mois plus tard, 26% des soldats interrogés assuraient avoir assisté à cette fameuse attaque à la roquette imaginaire… Si cela met une fois de plus en évidence la malléabilité du cerveau, le rôle du stress post-traumatique dans la distorsion de la mémoire, ainsi que la possibilité d’induire volontaire des faux souvenirs, on peut toutefois s’interroger sur les limites que devrait respecter les chercheurs, même au nom de la science.

Comme toujours, nous espérons que cet article vous a plu ! En tout cas, n’hésitez surtout pas à le commenter, nous vous répondrons avec plaisir !

Auto-hypnose : un outil de relaxation au service de la thérapie

« Vos paupières sont lourdes, très lourdes. Vous n’entendez que ma voix. Je vais compter jusqu’à trois et vos muscles seront alors totalement détendus… ». Si vous avez toujours pensé que l’hypnose ne servait qu’à vous plonger dans un état semi-conscient (ou semi-inconscient, tout est une question de point de vue) dans le but de vous manipuler pour vous faire faire plus ou moins n’importe quoi à votre insu, et bien détrompez-vous ! En effet, l’hypnose est aussi un précieux outil de relaxation. Et devinez quoi ? Cette fois, c’est vous qui allez vous-même vous hypnotiser, grâce à l’auto-hypnose !

Auto-hypnose

Etat des lieux d’un phénomène malmené

Soyons francs, il faut admettre que certains d’entre nous ont une conception généralement bien spécifique de l’hypnose, située à la frontière entre l’ésotérisme du Professeur Tournesol et le charlatanisme des hypnotiseurs de rue. Quel que soit votre avis sur la question, le rôle de l’hypnose reste cependant incontestable dans l’histoire de la médecine et de la psychologie.

Découverte par Mesmer au XVIIIe siècle sous le nom de « crise magnétique », elle a surtout été popularisée en France par Charcot et l’école de la Salpêtrière au XIXe siècle. En effet, Charcot a pu constater (sans trop pouvoir se l’expliquer) que les « paralysies » caractéristiques de ses patientes souffrant d’hystérie n’avaient pas de cause organique, celles-ci disparaissant totalement lorsque les patientes étaient sous hypnose, ébauchant ainsi un premier constat des phénomènes d’ordre psychosomatiques. Cependant, les « paralysies » réapparaissant dès la fin de la « transe hypnotique » induite par le thérapeute, l’hypnothérapie est restée longtemps ignorée et méprisée du corps médical.

Mais depuis quelques années, on constate que l’hypnose fait son grand retour, avec un certain succès. Délaissés le pendule et les paupières lourdes, désormais l’hypnose s’utilise plutôt au travers de techniques variées avec des objectifs divers : technique EMDR dans la gestion du stress post-traumatique, auto-hypnose et prise en charge de la douleur, etc.

Hypnose : définition

Selon Bioy de l’Institut Français d’Hypnose, l’hypnose se définit comme un état de conscience modifiée, différent de l’état de veille habituelle, « où les choses sont perçues autrement ».

Dans l’hypnose, le thérapeute cherche d’abord à réduire le nombre de stimuli de l’environnement, afin de disposer de toute l’attention du sujet. On retrouve cela dans pratiquement tous les types de relaxation (relaxation progressive, méditation), où l’élément qui cristallise généralement toute l’attention est la respiration. D’ordinaire inconsciente et involontaire, la respiration se fait alors consciente et régulière, généralement centrée au niveau de l’abdomen plutôt que du thorax. Cela permet de mettre le sujet dans un état de « veille paradoxale », totalement centrée sur l’élément respiration-consciente, où plus rien dans l’environnement ne semble alors compter.

Bioy démontre alors que l’état hypnotique est un phénomène naturel survenant chez tout un chacun, contrairement à l’idée reçue selon laquelle certaines personnes seraient très suggestibles à l’hypnose, tandis que d’autres seraient impossibles à hypnotiser. Mieux encore, Bioy affirme que nous n’avons nul besoin d’un thérapeute pour cela. Oui oui, vous avez bien entendu, vous pouvez vous hypnotiser tout seul. Et même que, plus vous vous exercerez, mieux vous y arriverez !

L’auto-hypnose : comment ça, je peux m’hypnotiser moi-même ?!

Vous vous rappelez ce moment où, au beau milieu d’une réunion pourtant très animée, vous sembliez totalement absorbé par quelque chose que les autres ne semblaient pas voir, le regard fixe, les yeux vitreux… Ce moment où même les cris de votre patron mécontent ne semblaient pas arriver jusqu’à vos oreilles, mais que seul le coup de coude de votre collègue dans vos côtes est parvenu à vous tirer (brutalement) de votre rêverie ? Et bien croyez-le ou non, mais vous étiez en plein état hypnotique ! Voici la preuve que nous sommes tous capables d’auto-hypnose. Bon, je vois d’ici vos commentaires exprimant que rêverie involontaire ne rime pas avec hypnose consciente, et bien que vous ayez entièrement raison sur le plan grammatical, laissez-moi vous en dire un peu plus sur le plan psychologique.

Virot et Bernard (2010) définissent l’auto-hypnose comme « l’auto-induction d’une transe hypnotique en vue de la réalisation d’un objectif déterminé » et affirment que celle-ci peut être enseignée par le thérapeute à son patient. Cependant, les auteurs tiennent aussi à souligner que la motivation du patient à s’ auto-hypnotiser est indispensable. Ainsi, l’absence d’une tierce personne peut inciter les plus réfractaires à se laisser aller mentalement afin de tenter l’auto-hypnose au moins une fois. De même, la répétition régulière d’exercices d’auto-hypnose est conseillée par les auteurs afin de rendre cette technique plus familière et plus aisée à pratiquer. Comme pour tout type de relaxation, l’ auto-hypnose vise à induire en soi un état de conscience modifié en focalisant son attention sur un stimulus précis tout en inhibant les autres (par exemple, en vous concentrant sur un point imaginaire, un lieu-ressource agréable où vous aimez vous imaginer, ou bien sur votre respiration abdominale). Pour les novices ou encore les personnes ayant un peu plus de difficultés à rester concentrées sur un stimulus précis, des enregistrements audio peuvent également être fournis par le thérapeute pour guider le processus d’auto-hypnose, au même titre que les exercices de méditation guidée.

Bénéfices thérapeutiques de l’auto-hypnose

Aussi incroyable que cela puisse paraitre après le grand rejet de l’hypnose version Charcot par le corps médical, l’auto-hypnose tend aujourd’hui à se démocratiser, jusqu’à se faire une place au soleil au cœur des hôpitaux. Mieux, elle s’invite même au cœur des protocoles de recherche de prise en charge de certaines troubles psychopathologiques. C’est notamment le cas pour l’anxiété, la dépression ou encore l’alexithymie (trouble psychiatrique se manifestant par de grandes difficultés à décrire et communiquer ses états internes, émotions et autres ressentis) (Rentsch, 2009).

De même, les soignants constatent l’effet bénéfique de l’auto-hypnose sur des pathologies organiques comme le syndrome de Gilles de la Tourette (maladie neurologique caractérisée par des tics moteurs et sonores, involontaires, brefs et intermittents), se manifestant par une nette diminution des tics. Mais c’est surtout dans la prise en charge de la douleur que l’auto-hypnose s’annonce comme une thérapie sur laquelle il va désormais falloir compter.

Werner (2013) a notamment mis en évidence le rôle analgésique de l’auto-hypnose dans la prise en charge de la douleur liée au travail et à l’accouchement, les femmes auto-hypnotisées manifestant alors une expérience plus positive de l’accouchement que celles n’en n’ayant pas bénéficié. Si l’auto-hypnose fait ses preuves dans la prise en charge de la douleur aiguë, elle excelle davantage dans celle de la douleur chronique : migraines réfractaires aux traitements médicamenteux (Violon, 2001, 2011) ; douleurs du sujet en fin de vie (Forster, 2004).

Il va sans dire qu’au-delà des ressources thérapeutiques de l’auto-hypnose, cette technique peut également vous aider au quotidien, au même titre que l’ensemble des techniques de relaxation. Vous pouvez donc pratiquer l’auto-hypnose à loisir, notamment pour appréhender plus sereinement des situations stressantes (et là je pense à vous les étudiants, dont la période des examens commence à se rapprocher dangereusement !). Si malgré tout vous ressentez encore une appréhension face à l’auto-hypnose ou si l’idée de devoir gérer seul à la fois votre respiration et votre concentration vous semble encore compliquée, n’hésitez pas à vous faire appel à des outils gratuits d’auto-hypnose guidée dans un premier temps, ou bien à certains ouvrages d’auto-hypnose appliquée comme « 50 exercices d’auto-hypnose » de Mireille Meyer.

Petits conseils à ceux qui se sentent prêts à tester l’auto-hypnose

Cela peut paraître contre-intuitif à cependant, cependant rappelez-vous ce que nous avons dit plus haut : vous pouvez pratiquer l’auto-hypnose n’importe où et n’importe quand. Au bureau, dans un jardin public, dans une file d’attente bondée, dans un bon fauteuil… Plus vous vous exercerez, meilleures seront vos capacités d’abstraction et tout endroit deviendra alors propice à l’auto-hypnose. Bien évidemment, une petite séance d’auto-hypnose sera plus bénéfique si vous l’effectuez dans un environnement où vous vous sentez serein et où vous n’avez pas peur d’être interrompu. De ce fait, le moment du coucher est souvent le meilleur moment, d’autant plus si vous souffrez de troubles du sommeil ou de difficultés d’endormissement. Il n’y a pas de durée idéale pour une séance, cependant il faut pouvoir prendre le temps de se relâcher totalement, tant psychologiquement que physiquement. Pour cela, vous concentrer sur votre respiration peut induire un rythme dans la transe hypnotique, tel un métronome. Au début, votre respiration pourra être plutôt thoracique et superficielle, la respiration abdominale profonde sera alors consciente et « forcée ». Mais avec l’entrainement, cette dernière se fera plus automatique.

Soyez sans jugement envers vous-même : si vous vous sentez plus à l’aise assis sur une chaise qu’en position du lotus tel un moine bouddhiste plein d’expérience, votre relaxation n’en sera pas moins efficace pour autant. Les éléments les plus importants sont : gardez les pieds sur terre au sens propre du terme, à savoir bien à plat sur le sol, la nuque droite afin de ne pas la rendre douloureuse et le regard fixé sur un point imaginaire de votre choix. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez également fermer les yeux et penser à plusieurs choses :

  • L’endroit où vous sentez votre respiration (cela peut être au niveau thoracique, abdominal, ou pourquoi pas dans votre crâne si vous avez mal à la tête par exemple ? Rappelez-vous : soyez bienveillant envers vous, le jugement n’a pas sa place ici) ;
  • Des expériences antérieures de bien-être ;
  • Des stimuli sollicitant vos sens (3 visuels : « je vois ceci », 3 auditifs : « j’entends cela », 3 sensations : « je ressens ceci, je me sens cela ») ;
  • Un endroit-ressource où vous aimez aller, où vous vous sentez en sécurité, qu’il soit réel ou imaginaire ;
  • Si vous avez la possibilité d’observer un feu de cheminée ou le mouvement des vagues, il y a de grandes chances que vous tombiez facilement dans la transe auto-hypnotique !

Contrairement à l’hypnose pratiquée avec un thérapeute, ici c’est votre petite voix intérieure qui vous guidera tout au long de la relaxation, de la même façon que lorsque vous lisez un livre ou révisez vos cours (chers collègues étudiants, je pense toujours à vous). Si vous craignez que cet auto-conversation vous empêche de lâcher-prise, vous pouvez également confier votre subconscient à une petite musique d’ambiance, apaisante et sans paroles, voire aux bruits de la nature ou au chant des baleines (ne riez pas, c’est très efficace).

Une fois en transe, laissez-vous porter sans jugement, laissez-vous envahir par des pensées, souvenirs, sensations corporelles agréables, visualisez quelque chose de positif (paysage, situation). L’auto-hypnose possède son propre pouvoir de guérison : si vous êtes quelqu’un de très timide par exemple, vous imaginer très à l’aise devant une foule à laquelle vous parlez peut vous rendre réellement plus confiant et à l’aise hors périodes de transe. De même, si vous souffrez d’une pathologie, visualiser un organe sain et en pleine santé peut s’avérer très positif (diminution des symptômes, des douleurs,…).

Merci à vous d’avoir lu cet article, en espérant que celui-ci vous ait plu ! Comme toujours, n’hésitez pas à le commenter et à poser toutes vos questions, nous y répondrons avec plaisir ! En attendant, je vous souhaite de bonnes séances d’auto-hypnose !

Effet psychologique de la pleine lune : des mythes à la réalité

« Ah, je ne vais pas dormir encore ce soir, c’est la pleine lune ! ». Vous avez probablement déjà entendu cette phrase, ou vous l’avez peut-être même formulée. La pleine lune est un phénomène qui nourrit l’imaginaire collectif depuis des millénaires, il est donc normal que les croyances sur ses effets sur l’Homme soient nombreuses. Nous allons voir au travers de cet article ce qu’est un effet psychologique, comment est-il mis en jeu par rapport à la pleine lune et ce que cela implique réellement dans notre quotidien.

Effet psychologique de la pleine lune

Définition d’un effet psychologique

Un effet psychologique est en général confondu et complémentaire avec le « biais cognitif ». Le biais cognitif est un mécanisme de pensée qui dévie le jugement d’une personne. Ce phénomène va donc provoquer une distorsion de la pensée. Par exemple, si vous croyez à l’astrologie et que vous avez lu un article le matin qui disait « vous allez faire une bonne rencontre aujourd’hui », non seulement, votre comportement va s’y adapter et vous allez être plus ouvert, plus souriant que d’habitude (effet psychologique) mais lorsque vous allez rencontrer quelqu’un, votre façon de penser sera biaisée et vous allez vous dire que vous avez fait une bonne rencontre même s’il n’y avait rien de formidable en réalité (biais cognitif).

Un biais cognitif n’est pas maîtrisable dans l’immédiat, c’est une façon automatique de traiter une information, comme le fait d’avoir les catégories mentales différentes pour les mots « chat » et « arbre ». Donc à moins que l’on prenne le temps d’y réfléchir, on ne va pas se rendre compte que notre pensée est pré-construite.

Un effet psychologique est plutôt une façon de penser (biaisée ou non) qui va agir sur le comportement. Donc par exemple, le fait de se dire que l’on va mal dormir parce que c’est la pleine lune et que cela se passe « comme prévu » est un effet psychologique.

Ces effets touchent tous les domaines de la vie mais aussi tous les aspects de notre psychisme dont la perception et la mémorisation par exemple.

Mythes sur les effets de la pleine lune sur l’Homme

De nombreux mythes sur les effets de la lune fleurissent depuis la nuit des temps. La lune serait responsable de bien des merveilles comme le fait que les plantes soient plus belles et vigoureuses selon la phase lunaire où elles sont mises en terre. Cet astre, lorsqu’il est dit « plein », serait aussi l’auteur d’un nombre d’accouchement accru, de cheveux qui poussent plus vite et de nuits agitées.

La pleine lune est aussi connue pour modifier les états psychiques des individus. Les premières mythologies parlent de loups-garou et de vampires qui profitent de cette exceptionnelle lumière nocturne pour se révéler et attaquer leurs proies.

Aristote s’est mêlé du sujet et avait suggéré l’idée que le cerveau, étant l’organe le plus humide du corps, était le plus vulnérable aux variations lunaires. Par la suite, Paracelse, médecin au XVIe siècle, avait distingué les « lunatici » des autres, car leur folie était due à la Lune et plus particulièrement à la pleine lune.

De nos jours, il est donc devenu banal de penser que les comportements étranges, les internements dans les hôpitaux psychiatriques et les suicides sont plus importants les nuits de pleine lune. Selon une étude canadienne de 2013, hormis pour l’angoisse, il n’y a aucun lien entre les internements psychiatriques et les phases lunaire. Cependant, comme l’angoisse peut être liée à de simples pensées, cela n’entre pas en compte.

Aussi, le fait que notre langage soit axé autour de ces mythes continue à les perpétrer. L’expression « être lunatique », par exemple, vous est forcément familier et symboliquement, cela induit encore l’idée que ce comportement est due à la Lune.

Comme l’a dit Jean-Louis Heudier, astronome français, dans Le Livre de la Lune « La lune est un remarquable miroir nous renvoyant la lumière du soleil … Elle nous renvoie aussi parfois la lumière de notre bêtise. »

Les effets scientifiquement reconnus de la pleine lune

La Lune a cependant bien des effets reconnus, mais vis à vis de notre planète uniquement. La pleine lune est un phénomène astronomique qui se produit lorsque la Terre et la Lune sont quasiment alignés. Une des faces de la Lune est alors complètement éclairée au moment où le Soleil se lève de l’autre côté de la Terre, elle est dite « pleine ». Les astres ont tendances à s’attirer et à se rapprocher au fil des siècles. La Lune a alors un impact sur la Terre au niveau gravitationnel et inversement. Il est aussi reconnu que les niveaux de marées océaniques sont relatifs aux phases lunaires. Et c’est à peu près tout.

Plusieurs études de Christian Cajochen tendent cependant à confirmer l’hypothèse que la pleine lune aurait un effet sur le sommeil. Lors de ses expériences, les phases de sommeil d’individus qui n’avaient pas connaissance des phases lunaires ont été surveillés via des électro-encéphalogrammes afin de capter les différentes ondes caractéristiques de nos états de sommeil. Ils ont alors remarqué que les soirs de pleine lune, le taux de mélatonine (hormone du sommeil) diminuait et que le sommeil était moins long et moins profond. Christian Cajochen dira que le rythme lunaire est alors surement ancré, tout comme le rythme circadien (journée de 24h). En effet, il a précédemment été observé que des individus privés de la lumière solaire gardaient le même rythme de vie. Il est donc possible que nous ayons une horloge interne dite « circalunaire » tout comme nous avons une horloge interne circadienne. Selon l’auteur de cette étude, cela pourrait être les restes de temps plus anciens, lorsque la Lune avait influence indirecte sur nos comportements. Il est probable que les nuits, plus lumineuses grâce à la pleine lune, laissaient entrevoir d’autres possibilités pour les Hommes mais aussi pour leurs prédateurs.

Toutefois, cette étude ne suffit pas à prouver l’influence de la lune sur les cycles du sommeil car bien d’autres vont à l’encontre de ces résultats, notamment des études chez les enfants qui seraient pourtant soi-disant plus sensibles.

Un effet psychologique à la limite de l’effet placebo

Une pensée classique qui vise à expliquer l’impact lunaire est de dire que, puisque la lune influence les marées et que l’on est majoritairement composés d’eau, il est normal que cela nous influence aussi. En réalité, nous sommes de si petits éléments que nous n’entrons pas en ligne de compte. Cette pseudo science est un biais cognitif rationnel mais, sans démarche scientifique, cela ne suffit pas.

De nombreuses personne travaillant dans des structures psychiatriques ont été interrogés et ils étaient jusqu’à 80%, selon leur poste, à penser que les troubles étaient plus intenses lors de la pleine lune. C’est tout simplement un énorme pourcentage d’individus qui participe à rendre vraie cette croyance sans le vouloir. Il faut savoir que lorsque l’on pense que quelque chose est vrai, non seulement on déforme la réalité pour que cela corresponde à nos pensées, mais on fait aussi en sorte que l’environnement le dise. C’est un effet psychologique connu du chercheur, il tend constamment à confirmer son hypothèse sans le faire exprès. C’est pour cela que les cadres des expériences ont été reformulés et que l’on travaille régulièrement en double aveugle afin d’éviter ce biais. Dans une recherche en science sociale, la personne qui fait passer les expériences à des sujets, ne saura pas ce que veut prouver le chercheur et ainsi il ne se comporte pas d’une façon qui influence les sujets à répondre ou à agir d’une certaine manière.

Tout comme l’effet placebo, qui illustre joliment l’influence du mental sur l’organisme, nos croyances modifient notre comportement et notre façon de voir les choses. Les incidences constatées depuis plusieurs générations lors des soirs de pleine lune se révèlent alors comme le produit de notre pensée.

 Au delà des effets psychologiques de la pleine lune

Les effets psychologiques induit par nos croyances sur la pleine lune ne sont pas les seuls à nous jouer des tours. D’autres effets provoquent chez nous des modifications du comportement, de la pensée et autres.

Il y a par exemple, l’effet barnum qui a été abordé sur le blog, mais aussi le cercle vertueux qui est, en somme, une succession d’événement positifs intrinsèques. Pour approfondir sur le sujet, lorsque nous sommes dans un cercle vertueux, notre confiance augmente, ce qui augmente à son tour la probabilité de vivre des événements plus heureux et ainsi de suite. Notre perception est aussi modifiée dans le sens où nous allons plutôt nous attarder sur les côtés positifs que sur les aspects négatifs de notre vie, chose qui va booster notre comportement à perdurer dans ce cercle vertueux.

De multiples effets de ce genre ont été mis à jour, qu’ils soient psychologiques, neurologiques ou sociologiques et bien d’autres se tapissent surement encore dans l’ombre de nos connaissances. Peut-être que demain, vous prendrez le temps de les observer dans votre quotidien.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire cet article, j’espère qu’il vous aura intéressé autant que moi. Si vous avez des questions ou des remarques, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

La peur vous empêche d’avancer ? Existe-t-il quelque chose qui vous terrorise ? Il est fréquent que des menaces de la vie quotidienne, comme être ridicule en public, faire face à un insecte dégoûtant ou mettre en danger notre santé, nous horrifient. Pourtant, vaincre la peur est possible. Quelques soient les situations qui vous préoccupent, dans cet article vous trouverez des stratégies pour y faire face. Découvrez quelle est la cause de cette émotion et qu’est-ce qui nous empêche de la surpasser. De plus, nous vous donnons vingt conseils pour vaincre la peur.

Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

Qu’est-ce que la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur est une émotion basique qui nous avertit d’un risque imminent. Elle nous envahit afin que les dangers autour de nous ne passent pas inaperçus. Êtes-vous déjà resté paralysé face à une situation terrifiante ? Avez-vous déjà ressenti tant de panique que vous avez fui en courant avant de penser aux conséquences ? Il est tout à fait naturel de réagir ainsi, il s’agit de réponses habituelles face à cet état émotionnel.

Il faut bien différencier la peur des symptômes de l’anxiété. Le premier concept apparaît lorsque l’on fait face à un événement concret et présent, comme un inconnu qui semble nous suivre dans une ruelle sombre. Par contre, l’anxiété est une émotion plus vague et non-spécifique qui surgit lorsque nous pensons à des circonstances moins délimitées. Un exemple d’anxiété est celle qui nous assaillit en pensant à notre futur incertain ou au fait que les gens vont nous critiquer pour une action que nous avons réalisée.

La peur est une réaction adaptative face au danger, qu’il soit physique ou psychologique. Cependant, il ne se produit pas toujours face à une situation réelle. Parfois, des causes comme les biais cognitifs en sont responsables. Le niveau d’intensité de la peur peut varier allant de la carence absolue d’alarme à la panique la plus absolue. Le fait est que cette émotion peut devenir un vrai cauchemar.

Quand est-ce que la peur se convertit en phobie ?

Quand une peur face à une stimulation précise devient excessivement disproportionnée, elle se transforme en phobie. La phobie est un trouble psychologique alors que la peur est une émotion habituelle et saine.

Il existe différents types de phobies : le vertige, la phobie des clowns, des araignées, etc… Malgré que l’élément déclencheur de la réaction change, toutes les phobies entraînent un mal-être chez les personnes qui en souffrent, parfois allant jusqu’à interférer sérieusement sur leur quotidien. Vous imaginez-vous avoir si peur de sortir dans la rue que vous vous sentiez obligé de vivre enfermé chez-vous ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une phobie pour qu’une peur nous fasse ressentir un mal-être. Ces troubles psychologiques peuvent rendre plus difficiles même les tâches les plus habituelles de notre quotidien. Dans cet article, nous vous donnons des conseils qui vous permettront de vaincre vos peurs indépendamment de leur intensité et de leur objet.

Pourquoi avons-nous peur ?

La peur est une émotion que nous ressentons tous, et qui nous accompagne dans toutes les phases de notre vie. Elle nous oblige à réagir rapidement et à nous protéger du danger. Sentir une activation physiologique élevée, qui nous pousse à lutter ou à fuir dans une situation que l’on juge dangereuse est complètement adaptatif. Cela nous pousse à survivre.

Il y a deux théories principales qui explique comment nous acquérons nos peurs. La première est celle du conditionnement classique, qui affirme que si nous associons des éléments (serpents, lieux élevés, etc…) avec des événements préjudiciables (blessures, chutes, etc…), nous établissons une association entre les deux et acquérons une réponse de peur conditionnée.

D’un autre côté, selon la théorie de l’apprentissage social de Bandura, nous apprenons également grâce à l’apprentissage dit “vicaire”. C’est à dire que nous apprenons en observant différents modèles (parents, voisins, acteurs, etc…) en intériorisant leur comportement et en l’imitant. Si un jour nous sommes témoins de comment une guêpe pique notre frère ou notre ami et que nous observions sont expression de douleur et de panique, il est probable que chaque fois que nous voyons ce maudit insecte nous fuyons à toute allure. Selon cette théorie, nous sommes actifs au moment de choisir si l’on souhaite imiter un comportement ou on, bien que cela ne soit pas toujours aussi simple.

La peur nous provoque également des sensations positives. Elle nous fait monter les pulsations cardiaques, sentir la tension, nous immobilise sur notre fauteuil au cinéma fasse à un film d’horreur ou lorsque nous grimpons dans une attraction. En fait, nous cherchons même à ressentir ces sensations lorsque nous sommes sûr de conserver notre sécurité.

Il est nécessaire que nous apprenions à gérer cette émotion dès notre enfance. Même ainsi, on peut commencer à avoir peur d’une certaine stimulation à n’importe quel âge. D’un autre côté, certaines personnes sont plus propices à ressentir cette émotion que d’autres. Nos expériences passées sont fondamentales au moment de comprendre comment nous réagissons face à la réalité. Indépendamment de notre cas personnel, il est primordial de savoir qu’il n’est jamais trop tard pour vaincre la peur.

 

Comment vaincre la peur : conseils

20 conseils pour vaincre la peur

Dans ce chapitre, nous allons vous donner vingt recommandations que vous pourrez facilement réaliser au quotidien et qui vous aideront à vaincre la peur. Le plus important est que vous soyez conscient que la peur est à l’intérieure de vous, rien ni personne ne peut nous obliger à la sentir. Peut-être penser cela est assez difficile face à un examen important, mais nous sommes les responsables de notre propre croissance personnelle. Avec un peu de planification et de volonté, vaincre la peur est tout à fait possible.

1. N’essayez pas d’éradiquer toutes vos peurs

Comme nous l’avons vu précédemment, la peur est un cadeau de la nature qui favorise notre survie. Nous pouvons l’observer aussi chez les animaux lorsqu’ils font face au danger, Heureusement que notre corps nous alerte quand une menace se présente. Vous imaginez si vous ne vous alarmiez pas en voyant un tigre dans votre salon ? Apprenez à vivre avec cette émotion essentielle. Tant qu’elle ne nous joue pas de mauvais tours, il faut accepter nos peurs.

2. Connaissez-vous vous-même

Nous autoévaluer augmente notre bienêtre. Cela nous permet de comprendre des aspects élémentaires sur ce que nous ressentons ou sur comment nous souhaitons être afin d’agir en conséquence. Il n’est pas nécessaire d’explorer obsessivement quels sont les racines de notre peur des serpents, mais bien définir quelles sont les stimulations qui nous provoquent des réactions désagréables aide à établir des stratégies efficaces pour y faire face lorsqu’elles se présentent.

3. Reconnaissez vos peurs

Vous êtes humain. Agir comme si vos peurs n’existaient pas est quelque chose de contre-productif. Vous ne serez pas moins forts ni moins apprécié pour ressentir de la peur. C’est égal si l’objet de votre peur est insolite ou que vous le trouviez honteux, il est certainement compréhensible et il existe des moyens d’y faire face. Nos peurs ne vous pas disparaître pour autant que nous les ignorons. L’accepter est le premier pas pour combattre et vaincre la peur.

4. Rationalisez vos peurs

La peur du feu est tout à fait compréhensible si nous sommes dans un incendie. Pourtant, si chaque fois que nous allumons la cheminée ou le gril nous pensons que la maison va brûler, nous serons en train d’agir d’une manière illogique. Penser aux possibilités qu’ont les événements de se produire et agissez de manière cohérente, cela vous permettra de vous éloigner des processus cognitifs désagréables.

5. Observez comment d’autres personnes affrontent leurs peurs

Il y a des peurs relativement fréquentes, comme celle d’être renvoyé de son travail ou la peur du sang. Mais cela n’importe pas si ce qui vous provoque une réaction de panique est quelque chose de peu commun, rappelez-vous que cette émotion nous fait tous ressentir une sensation similaire. La différence peut être dans l’intensité, et que celle-ci reste faible est à notre portée. Naturaliser cette émotion et observer les autres vivre avec elle et lui faire face est quelque chose de bénéfique.

6. Prenez soin de votre estime personnelle

Certaines peurs, comme celle que ressentent certaines personnes lorsqu’elles doivent interagir avec les autres, peuvent être très frustrantes pour la personne qui la ressent. Cette difficulté peut avoir des répercussions négatives sur l’estime de soi et générer des pensées tel que “je suis un moins que rien” ou “personne ne va aimer un faible comme moi”. Cela peut engendrer des biais cognitifs qui nous rendent la vie plus amère, rendant la moindre difficulté inquiétante plus qu’elle ne l’est réellement.

Dans certaines occasions, ces croyances sur soi-même sont la cause d’un profond mal-être qui peut entraîner de graves problèmes psychologiques. Les peurs ne sont pas incompatibles avec l’estime de soi. Il faut bien se rappeler que n’importe qui peut ressentir de la peur, c’est une émotion humaine, et nous sommes assez compétents pour chercher la meilleure solution à n’importe quel problème.

7. Prenez soin de vous

Bien évidemment, prendre soin de notre santé mentale et physique se répercute positivement sur tous les aspects de notre vie. Adopter des habitudes saines nous permettra d’être en super forme et d’être plus efficace dans ce que l’on entreprend (en faisant attention de ne pas devenir obsessionnel avec les régimes ou le sport). Les peurs comme la peur de tomber malade ou de baisser dans notre rendement professionnel diminue si nous nous sentons en bonne santé, en pleine possession de nos capacités et de nous-même.

8. N’évitez pas l’objet de votre peur

Si à cause de la peur de voler nous ne prenons pas l’avion, ou si par peur de l’échec nous ne tentons rien, nous serons en train de nous auto-boycotter. Il se peut que le simple fait de penser de vous approcher de l’objet de votre peur vous fasse ressentir de l’angoisse ou du dégoût. L’évitement sera peut-être satisfaisant sur le court terme, mais cela ne fera que maintenir la situation. Il est indispensable de faire face à vos peurs.

9. Essayez des techniques de relaxation

Lorsque l’émotion nous paralyse et que nous ressentons l’envie irrésistible de fuir, nous pouvons utiliser des techniques de relaxation pour garder notre calme, comme faire des exercices de respiration ou compter lentement jusqu’à ce que nous nous sentions mieux. De cette façon nous réduisons les symptômes de la peur et nous nous distrayons des pensées négatives.

10. Fixez-vous de petits défis

Vaincre la peur requiert du temps et des efforts progressifs. Nous pouvons commencer en imaginant l’objet de notre peur. Par exemple, si faire du sport vous fait peur, vous pouvez commencer par imaginer que vous frappez dans une balle. Vous visualiser en train de réaliser correctement ce qui vous fait peur vous permettra d’acquérir de la sécurité.

Il est probable que cela ne soit pas facile dans un premier temps, mais chaque fois que vous essayerez cela sera un peu plus facile à réaliser. C’est la base des thérapies d’exposition, qui présentent graduellement des stimulations qui peuvent provoquer des réactions de peur au patient afin qu’il apprenne à contrôler ses émotions. Par exemple, une personne qui a peur des serpents peut commencer en regardant un dessin d’une petite couleuvre et progressivement aller jusqu’à se tenir aux côtés d’un cobra royal.

11. N’affronter pas directement vos peurs les plus grandes

Il est admirable que vous souhaitiez vaincre vos peurs, mais il n’est pas recommandé de le faire trop brusquement. L’exposition aux peurs requiert une approche progressive et est généralement suivit par un professionnel. Une confrontation trop brusque avec la peur dans des situations trop extrême comme prendre une tarentule dans sa main ou chanter sur scène face à des milliers de personnes peut résulter complètement contre-productif et créer une réaction inverse à celle désirée.

12. Gardez votre motivation

Soyez motivé, et concentrez-vous sur les récompenses que vous obtiendrez lorsque vous aurez vaincu vos peurs. Par exemple, si vous avez peur des voitures, réfléchissez sur l’aspect pratique de pouvoir se déplacer sans dépendre des autres ou des transports publics, et que cela serai magnifique de faire une excursion là où vous le souhaitez. Il est compliqué de se concentrer là-dessus dans les moments difficiles, lorsqu’il faut s’asseoir dans la voiture. Mais si nous pensons à la récompense, nous ne sommes pas en train d’imaginer des catastrophes et nous n’avons pas de pensées négatives, ce qui nous aidera à vaincre la peur.

13. Récompensez-vous pour vos progrès

Imaginez que vous ayez une peur bleue des ascenseurs et du fait que vous puissiez vous y retrouver enfermé. Le jour où vous montez dans un ascenseur sans paniquer, vous mériter un petit caprice. C’est vous qui choisissez, vous pouvez vous offrir un sac de bonbon ou une soirée au cinéma. L’important est que vous reconnaissiez vos propres mérites et que vous gardiez votre envie de vaincre votre peur.

14. Notez vos progrès

Tenez à jour un journal de votre évolution qui vous permettra de vous rendre compte de vos progrès effectués chaque fois que vous aurez une baisse de motivation, que cela soit à cause d’une situation que vous n’avez pas pu surmonter ou pour n’importer quelle autre circonstance. Cela vous permettra de vous sentir fière de vous et de mettre en évidence votre efficacité personnelle. La progression dans le combat face à nos peurs n’est pas toujours linéaire, il peut y avoir des rechutes. Malgré cela, il est possible d’améliorer la situation grâce à notre persévérance et notre détermination. De plus, écrire sur vos émotions vous aidera à vous soulager.

15. Appuyez-vous sur vos proches

Peut-être vos amis ou les membres de votre famille n’ont pas la même peur que vous. Même si c’est le cas, cette émotion est connue de tous. Discuter de comment vous vous sentez dans une situation qui vous fait peur ou parler de votre patron qui vous terrorise peut vous soulager. Ainsi, il est probable que vos interlocuteurs aient passé pour des expériences similaires et qu’ils vous donnent des conseils précieux. Bien que simplement avec leur affection et un peu de leur temps vous vous sentirez rempli d’énergie pour affronter n’importe quelle difficulté qui se présente.

16. Discutez avec des gens qui ont la même peur que vous

Trouvez des gens qui passent par la même situation que vous est bénéfique dans presque tous les aspects de la vie. Si nous croyons que ce qui nous arrive est peu commun et que nous nous sentons incompris, ou que nous avons de la peine à parler de cela, rencontrer d’autres personnes qui doivent affronter les mêmes difficultés et les mêmes circonstances (la communication peut être en personne ou virtuellement) cela nous permettra de nous ouvrir et de partager des expériences afin d’acquérir des stratégies auxquelles nous n’aurions pas penser tout seul.

17. Ne craignez pas les critiques

Parfois, indépendamment du fait que notre peur soi faire du vélo, parler anglais ou tomber au sol, nous ne franchissons pas les étapes importantes qui nous permettent d’affronter nos peurs par crainte des critiques que nous risquons de recevoir si nous nous trompons ou si nous échouons.

Nous nous trompons tous une fois ou l’autres, l’erreur est humaine. Probablement le reste des gens ne fait pas autant attention à nous comme nous le pensons. Et dans le cas où quelqu’un parle mal de nous, nous perdons certainement plus en ne franchissant pas les étapes qui nous permettent d’affronter nos peurs qu’en écoutant quelques commentaires négatifs.

18. Tirez parti des nouvelles technologies

Les avancements technologiques nous offrent beaucoup de possibilités pour surmonter et vaincre la peur. Il existe déjà des thérapies qui utilisent la réalité virtuelle pour exposer les patients aux objets de leur panique d’une manière sure et efficace. Il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin, il y a également des applications mobiles qui peuvent être utilisée dans ces cas-là.

Par exemple, il y a des applications créées pour les personnes qui ont peur de voyager en avion. Ces applications offrent des données sur la sécurité de voler ou des exercices de relaxation et de réduction de l’anxiété. Il est aussi possible de trouver des applications qui peuvent aider les enfants à surmonter leur peur du noir grâce à des jeux ou d’autre encore qui vont nous aider à vaincre notre peur de parler en public.

19. Ne vous fiez pas de n’importe quelle source

Il y a une énorme quantité d’information sur internet, que ce soit sur les objets qui nous font peur ou en général. Par exemple, si vous craignez les maladies ou les attentats, ne faites pas attention aux informations alarmantes qui circulent et qui sont peu recommandables. Il y a tout un tas d’information aux références incohérentes qui rendent notre compréhension de nos recherches difficile, ce qui peut nous inciter à prendre de mauvaises décisions.

20. Allez voir un professionnel si nécessaire

Vaincre la peur ne dépend pas toujours uniquement de nous-mêmes. Si vous avez un problème plus grave comme un phobie qui vous empêche de faire ce que vous souhaitez dans différents aspects de votre vie, nous vous recommandons d’aller voir un professionnel spécialisé comme un psychologue ou un psychiatre.

Cela ne doit pas vous faire sentir de la honte de faire appel à un spécialiste pour demander de l’aide. Beaucoup de personnes ont recours aux services de professionnels spécialisés et parviennent à solutionner leur problème. Les thérapies pour surmonter la peur sont vraiment efficaces et sont continuellement améliorée.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vaincre vos peurs. Et vous, sentez-vous capable de vaincre la peur ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Délire et bouffée délirante : types, troubles, évaluation et cas réels

Délire et bouffée délirante : Que sont les délires et les bouffées délirantes ? Combien de types de délires différents existe-t-il ? Avec quels troubles sont associés les idées délirantes ? Comment s’évalue et se diagnostique cet état d’altération mental dans lequel une excitation, un désordre des idées voir même des hallucinations peuvent se produire ? Découvrez quelques cas réels.

Nous sommes habitués à entendre le terme de délire dans les médias : à la télévision, dans les films, dans les livres, et même parfois dans les conversations habituelles que nous avons avec les autres, et souvent ce terme est utilisé d’une manière familière. Dans cet article, nous allons essayer d’expliquer ce qu’est un délire et une bouffée délirante, quels types de délires existent, quels sont les plus fréquents, comment les évaluer et quelles différences existe-t-il avec les croyances populaires. Eva Rodriguez Weisz, psychologue, répond à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du délire

Qu’est-ce qu’un délire ? Définition

Les délires constituent un des thèmes centraux pour les psychopathologies, mais si nous nous concentrons sur la définition psychopathologique, nous devons commencer par dire qu’il n’existe pas une définition totalement satisfaisante et complète du délire. Cependant, il est vrai qu’il existe certaines définitions qui sont assez bien acceptées, parmi lesquelles se trouve la définition de Jaspers, qui est la plus utilisée.

Jaspers nous offre une définition des délires qui est la suivante : “les délires sont des jugements ou des croyances fausses, qui se caractérisent par le fait que l’individu les maintiens avec un grande conviction, qui ont un contenu étrange ou impossible en lien avec la culture du sujet, et qui ne sont pas influençables par d’autres arguments, conclusions ou expériences irréfutables”. Jaspers lui-même reconnu l’insuffisance de sa définition pour distinguer adéquatement les délires d’autres possibles croyances et problèmes. Actuellement, il existe d’autres conceptualisation avec la même définition que celle de Jaspers, dans lesquels elle apparaît répétée, amplifiée et/ou nuancée par d’autres auteurs.

Délire et bouffée délirante comme phénomène multidimensionnel. Critères pour le définir

Afin de pouvoir distinguer avec précision une croyance normale d’un délire, certains auteurs ont proposés des dimensions qui suggèrent l’existence d’une gamme continue qui va de la croyance normale ou socialement acceptée au délire pathologique. Pour définir ces critères conceptuels du délire, nous devons aborder ces dimensions :

  • Croyances modifiables VS croyances non-modifiables, fixe et incorrigibles : Cette caractéristique fait référence au maintien du délire sur le long terme, malgré qu’il existe des preuves du contraire. Bien que cela suppose un des aspects centraux de la définition de Jaspers, certaines investigations les plus récentes démontrent que dans la pratique, cette caractéristiques n’est pas toujours rencontrée, mais qu’elle peut exister des degrés différents et des variations dans la fixité des délires. Ainsi, les délires ne sont pas forcément incorrigibles, même s’il semblerait qu’effectivement les délires soit en général difficile à modifier.
  • Conviction légère VS conviction intense : Cette dimension fait référence au degré de conviction d’un sujet à propos de ses croyances. Les investigations les plus utilisées comme celle de Jaspers ou Mullen défendent que dans le cas de délire, le degré de conviction est “extraordinaire” ou “absolu”. Cependant, évaluer cette variable peut être compliqué, car selon d’autres chercheurs, autant chez des patients différents que chez le même patient, le degré de conviction n’est pas absolu et peut varier. De même que pour l’incorrigibilité, la conviction n’est pas toujours la même. Dans des cas extrêmes on considère que la conviction est intense alors que d’en d’autres cas la conviction peut être plus légère, alors qu’il s’agit dans les deux cas d’un délire.
  • Absence d’appuis culturels : Pour être considéré comme un délire, on doit ajouter le fait que la croyance ne doit pas être partagée par d’autres membres d’un groupe culturel, comme ce serait le cas des croyances religieuses ou politiques. Cette dimension est due au fait que, entre autres choses, l’irrationalité d’une idée est définie en partie par le contexte social, et c’est pourquoi les psychologues ne doivent pas entrer en matière sur les questions idéologiques de leurs patients. Cela peut également supposer un problème au moment d’appliquer ce critère, car souvent il est difficile d’être au courant des croyances d’autres groupes éloignés du notre.
  • Pas de préoccupations VS préoccupations : Les croyances non pathologiques, bien qu’elles soient maintenues avec conviction, dans la majorité des cas, ne nous préoccupent pas. Les délires sont souvent des idées préoccupantes pour le patient, qui rumine continuellement ses idées, et qui consacre une grande partie de son temps pour les réaffirmer. Cette caractéristique n’est pas exclusive des délires, mais peut également être présente dans d’autres idées, comme les obsessions ou les surévaluations.
  • Plausible vs non-plausible : Cette dimension se réfère au degré de plausibilité et à quelle mesure le délire s’adapte à la réalité. Alors que parfois certains délires sont impossibles dans n’importe quelle circonstance, d’autres pourraient être possibles. Par exemple, si une personne travail dans les services secrets et nous manifeste ses pensées qu’on le suit et qu’on écoute ses conversations au téléphone, cela est plus possible pour cette personne que pour d’autres.

Types de délires et exemples de bouffées délirantes

Le contenu des délires peut être très varié, et peuvent concerner différents sujets. Voici un petit résumé de certains types de délires et d’exemple de bouffées délirantes, bien qu’il en existe bien plus que ceux présentés si dessous.

Types de délire et exemple de bouffée délirante

Délires paranoïdes :

L’individu pense qu’une ou plusieurs personnes ont l’intention de lui faire du mal ou de faire du mal au personnes qui lui sont proches (physiquement, socialement ou psychologiquement). Un exemple clair de ce délire est lorsque le patient est convaincu que l’on veut l’assassiner, l’empoisonner, le rendre fou et le poursuivre jusqu’à lui faire du mal.

Délires de grandeur :

Ils sont caractérisés par une idée délirante dont le contenu implique une exagération dans l’évaluation du pouvoir du patient, d’une quelconque habileté spéciale ou d’une surévaluation de l’importance de son identité. Cela peut être de nature religieuse, tourné vers des figures ou des éléments mystiques (Dieu, Jésus-Christ, le Démon, etc…) ou d’autres sortes. Un exemple serait un délire religieux dans lequel le patient pense être “l’envoyé de Dieu”. Les individus mégalomaniaques expriment une arrogance prononcée et une estime de soi très élevée, d’une façon exagérée. Ce type de délire sont présents dans les manies, les troubles délirants et la schizophrénie.

Délires métacognitifs (lecture ou vol de pensées) :

Dans ces cas-là, l’individu pense qu’une personne ou une force extérieure contrôle sa volonté ou ses pensées. Un exemple clair est lorsqu’une personne exprime avec conviction qu’on lui lit les pensées. Ce sont des délires très fréquents dans les cas de schizophrénie.

Délires de jalousie :

Aussi connu comme le Syndrome d’Othello, ils se caractérisent par le fait que le sujet a toujours la fausse croyance que son ou sa partenaire lui est infidèle. Ce type de délires sont très controversés, car dans certaines situations, cela peut sembler des croyances normales. Cependant, ce type de patients arrive à un tel point jalousie qu’ils peuvent commettre des actes violents ou des délits, et les délires sont constants et sans fondement rationnels ou logique.

Délires érotomaniaque (Syndrome de Clérambault) :

Les patients érotomaniaques ont la certitude qu’une autre personne est profondément amoureuse d’eux. Les contacts avec cette personne peuvent être minimes, voire inexistant, mais le sujet affirme que c’est l’autre personne qui a commencé leur relation. Généralement, cette autre personne est réelle, et est souvent d’une classe sociale ou d’un statu supérieur au sujet. Par exemple, une personne qui affirme que le président de son pays est amoureux d’elle depuis des années, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés directement.

Délires de fausse identification :

Parmi ces délires, un des plus fréquents est le Syndrome de Fregoli, qui consiste en ce que la personne croit que d’autres individus ont une autre identité. Se délire ce caractérise par le fait que le patient se sent persécuté par une personne qu’il pense voir partout et qui peut avoir plusieurs identités et en changer comme un acteur. Les délires de fausse identification sont généralement accompagnés d’hallucinations. Ils se produisent souvent dans les cas de schizophrénie, de dépression sévère ou de maladie d’Alzheimer.

Ainsi, les délires peuvent se manifester sous différentes formes, mais ont une caractéristique commune, qui est qu’ils sont autoréférentiels au patient lui-même.

Causes du délire ou de la confusion mentale

Les délires et les pensées délirantes peuvent être présentent dans une grande variété de troubles psychologiques :

  • Schizophrénie.
  • Troubles paranoïdes.
  • Troubles affectifs (dépression et manie).
  • Troubles de la personnalité.

De plus, les délires ou les pensées délirantes peuvent apparaître comme conséquence d’un traitement d’une maladie d’origine biologique :

Différences entre délires et autres croyances anormales

Il existe d’autres pensées, comme les idées de type obsessive, qui partagent avec les délires la caractéristique de la préoccupation qu’elles génèrent chez la personne qui les a. Cependant, les individus qui ont des idées obsessives reconnaissent souvent l’absurde et l’irrationnel que sont leurs idées, et luttent souvent en essayant de ne pas y penser, car il s’agit de pensées indésirables, involontaires et intrusives. Dans les cas de délires, l’idée se maintient, que celle-ci paraisse logique ou non.

D’un autre côté, les idées surévaluées décrites par Wernicke, ont certaines racines communes avec les délires, car il s’agit de croyances qui sont surchargées émotionnellement par l’individu, qui tendent à le préoccuper et à dominer sa personnalité, comme dans les cas de fanatisme. Cependant, les idées surévaluées diffèrent des délires par le fait qu’il existe un certain degré de validation consensuelle, et qu’elles se centrent surtout sur les questions sociales, politiques ou religieuse, alors que les délires se centrent principalement sur la personne elle-même.

Les délires, évaluation et diagnostic

Du fait que les délires peuvent être causés par des troubles mentaux, ou par des maladies d’origine biologique, comme nous le mentionnons auparavant dans cet article, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste afin d’arrêter un diagnostic précis.

Il est important, comme pour beaucoup d’altérations et de troubles, que les personnes les plus proches de l’individu, normalement la famille, qui sont les premiers à se rendre compte de ce qu’il se passe, aident les spécialistes.

Les diagnostics doivent toujours être émis avec une très grande précaution et en écoutant l’entourage proche du patient, d’une façon exhaustive. Car souvent le consensus social est une question délicate, et il peut être difficile de distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.

Un bon exemple du fait que les délires peuvent contenir de la vérité, ou devenir vrais avec le temps, sont les délires de jalousie, De plus, beaucoup de spécialistes peuvent témoigner et décrire une expérience dans laquelle, au début, les délires leurs semblaient absurdes, et qui au final se sont avérés vrais, comme dans le cas très connu de Marta Mitchell.

Le cas de Marta Mitchell

Aux États-Unis, ce cas peut être parfois catalogué comme un cas de pathologie. Il est connu comme le cas de Marta Mitchell, l’épouse d’un général américain, qui fut diagnostiqué d’une pathologie mentale, dû aux accusations qu’elle faisait d’activités illégales à la Maison Blanche, jusqu’à ce que l’on découvre qu’elle avait raison.

Bien que cela puisse paraître anecdotique et que cela n’arrive pas dans la majorité des cas et est plutôt considéré comme une exception, il est vraiment important que les professionnels cliniques soient attentifs à beaucoup de variables et de critères d’évaluation, afin d’être rigoureusement sûrs de ne pas commettre d’erreurs.

Ainsi, les évaluations des patients sont toujours plus optimisées. De nos jours, la majorité des traitements thérapeutique – et parfois pharmacologiques – montrent des résultats très positifs dans l’évolution des patients, avec une grande probabilité de récupération pour beaucoup des troubles mentaux. Il est donc important de toujours faire appel à un professionnel spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin.

Le diagnostic ne doit pas être la priorité, car cela pet mener à mettre des “étiquettes” qui ne sont pas nécessaires à la personne. Cependant, une bonne évaluation et un traitement adéquat réalisé par un spécialiste pourra assurer le patient et ses proches une amélioration considérable de quelconque trouble psychologique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit de découvrir ce que sont les bouffées délirantes. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce que l’on apprend ?

Comment se rappeler de ce qu’on étudie ? Mémoriser des données n’est pas apprendre. Nous apprenons lorsque nous sommes surpris par quelque chose, lorsque nous sortons de la monotonie, lorsque quelque chose attire notre attention et éveille notre curiosité. Lorsque nous associons l’apprentissage avec des situations réelles de la vie de tous les jours, lorsque nous sommes motivés et que nous apprécions ce que nous sommes en train d’apprendre. Comment construire solidement nos connaissances ? Et comment les stocker sur le long terme ? Découvrez dans cet article quelques conseils utiles sur l’apprentissage significatif pour mieux étudier. Faites que ce que vous apprenez soit graver dans votre mémoire à long terme !

Pour apprendre il est nécessaire de lier de nouvelles connaissances avec des connaissances déjà acquises par le passé. Au fur et à mesure que nous emmagasinons plus de connaissances, nous allons créer un réseau conceptuel de connaissances, dans lequel nous lions l’information nouvelle aux informations et aux connaissances existantes. La clé de l’apprentissage significatif est donc de savoir comment bien intégrer les nouvelles informations avec notre réseau de connaissances.

Mais comme vous avez certainement déjà pu le remarquer, tous ce que nous apprenons ne reste pas stocké dans notre mémoire à long terme. Pour que cela soit ainsi, il est nécessaire, dans un premier temps, de trouver un sens à l’information que nous sommes en train d’apprendre, de la comprendre et de lui donner une signification.

C’est uniquement en apprenant de cette façon que nous sommes capables d’argumenter, de réfléchir, d’appliquer et d’expliquer l’information que nous avons acquis. N’importe quel autre type d’apprentissage sera mécanique, et vous l’oublierez probablement facilement.

Voici les aspects qui sont nécessaire à une bonne mémorisation de ce que nous étudions.

Quels éléments déterminent ce que nous nous souvenons de ce que nous avons étudié ?

Il y a trois éléments principaux qui vont déterminer si notre apprentissage va perdurer dans le temps : la forme dont est présentée l’information, l’information préalable dont nous disposons et l’attitude et la disposition que nous avons pour apprendre.

  1. La forme dont est présentée l’information : Afin que nous nous souvenions de ce que nous étudions, il est nécessaire que la structure et la complexité du texte soient adaptés à notre capacité cognitive et également à notre âge. Par exemple, un enfant de 8 ans ne peut pas se rappeler des notes de son grand frère de 16 ans même s’il les relie plusieurs fois, parce que son cerveau n’est pas encore capable de traiter les structures synthétiques d’une telle complexité.
  2. L’information préalable dont nous disposons : Il est également important de disposer de notions ou de connaissances qui vont nous servir de bases pour l’acquisition de nouvelles informations. Comme nous l’avons vu, un élément très important pour se souvenir de ce que l’on apprend est l’association qui sera faite entre la nouvelle information et celles déjà existantes. Ainsi, depuis notre plus jeune âge nous relions des informations entre elles, des connaissances et des expériences, qui se groupent en un réseau de contenus qui s’agrandit au fur et à mesure que nous en apprenons plus sur le monde qui nous entoure.
  3. L’attitude et la motivation que nous avons pour étudier : Un autre facteur qui va déterminer si nous nous souvenons ou non de ce que nous étudions est la disposition et l’intérêt que nous avons à étudier. Pour cela, il est nécessaire que l’information que nous souhaitons apprendre capte notre attention, ainsi que de nous impliquer complètement, que ce soit parce que le sujet nous intéresse vraiment ou parce que nous avons besoin de ces connaissances pour remplir un objectif sur le long terme.

Arrivé à ce point, vous vous demandez sûrement qu’est-ce que vous pouvez faire vous-même pour réussir à mieux vous souvenir de ce que vous apprenez, comment vous pouvez mesurer les résultats de ce processus et comment l’améliorer. Voici les clés pour que ce que vous appreniez se maintienne dans le temps.

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce qu’on étudie

Comment apprend notre cerveau ? Comme nous l’avons vu précédemment, il existe trois facteurs principaux qui interviennent au moment de mémoriser une information sur le long terme, et pour que nous soyons donc capables de nous en rappeler longtemps après l’avoir apprise. Il est nécessaire que tous ces aspects soient présents, et vous devez prendre activement part au processus. Pour cela, vous pouvez essayer de suivre les conseils suivants et voir s’ils fonctionnent pour vous :

  1. La première chose à faire est d’adapter à vos critères le matériel que vous souhaitez apprendre. Lorsque le matériel est adapté à votre niveau cognitif, passer à l’étape suivante.
  2. Commencez par une première lecture rapide qui vous permettra d’extraire l’idée principale sur le sujet que vous souhaitez apprendre.
  3. Ensuite, effectuez une lecture plus minutieuse et essayez de reformuler le contenu afin que cela soit plus facile à comprendre : chercher la signification de tous les mots que vous ne connaissez pas, et qui vous empêche de comprendre le sens général de l’information que vous devez apprendre.
  4. Recommencez à reformuler l’information. La majorité des gens trouve utile de réaliser des schémas, réaliser avec leurs propres termes. Vous pouvez essayer cette méthode, mais sinon il existe d’autres moyens de réélaborer l’information. L’important est que vous trouviez une méthode qui fonctionne pour vous. La finalité de ces étapes est de favoriser le traitement et la compréhension de l’information que vous allez étudier.
  5. Une fois que l’information est adaptée pour notre propre usage, nous devons la stocker dans notre mémoire à long terme, afin de pouvoir se rappeler de l’information apprise bien plus tard. En suivant le modèle d’apprentissage significatif d’Ausubel, Novak et Hanesian, il est déterminant de lier l’information nouvelle avec les connaissances que nous avons déjà.
  6. Cherchez des exemples, des applications pratiques, des circonstances, des expériences vécues, etc… qui ont un quelconque lien avec ce que vous essayez d’apprendre. Il est plus facile pour un enfant d’apprendre les animaux invertébrés si on lui montre des exemples qu’il connaît. Par exemple, nous regardons l’image d’un verre de terre (ou un vrai verre de terre) et nous disons :
    • Que veut dire le mot invertébré ?
    • Sans colonne vertébrale
    • Comment est ce verre de terre ?
    • (…)
  7. Si ce que nous apprenons est associé à quelque chose que nous connaissons déjà, il est plus probable que nous nous en souvenions. Par contre, si nous apprenons une définition complexe sur les invertébrés de mémoire, et que nous n’analysons pas ce qu’elle signifie, nous oublierons probablement rapidement cette information.
  8. Revoyez l’information que vous souhaitez apprendre. Plus vous la revoyez, plus vous allez vous en souvenir et plus longtemps.
  9. Mais, aucun des aspects précédents n’est possible si nous n’avons la bonne attitude et une bonne motivation pour apprendre. Il est vrai que beaucoup de fois nous devons étudier des choses qui ne nous intéressent pas vraiment, et parfois même on ne voit pas l’utilité de l’apprendre, mais même ainsi, si nous faisons l’effort de concentrer notre attention sur le sujet parce que nous souhaitons atteindre nos objectifs sur le long terme, cela reste possible. Ainsi, lorsque vous perdez votre motivation, prenez une pause avant de revenir à la charge plus motiver.
  10. Vous devez vous rappelez à vous-même dans ces moments de faiblesse, à quel point il est important pour réaliser vos buts d’apprendre cette information. Par exemple, si vous devez préparer un examen sur un sujet que vous n’appréciez pas du tout, rappelez-vous que si vous ne passez pas cet examen, vous ne pourrez jamais obtenir votre diplôme.
  11. Une autre manière d’augmenter notre motivation et notre intérêt est d’essayer de le rendre attractif. Pour cela, vous pouvez utiliser l’exemple du point suivant, c’est à dire de chercher un exemple réel sur son implication, pourquoi est-ce que c’est important, dans quelle occasion cette information pourrait-elle vous être utile… ainsi vous aurez plus de raisons d’apprendre cette information et cela vous sera plus facile de le faire.
  12. Évitez les distractions et concentrez votre attention sur le moment présent, sur ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Laissez votre téléphone portable de côté et ne regardez pas par la fenêtre.
  13. Créez un état d’esprit qui favorise votre apprentissage. Un état émotionnel positif peut vous aider dans votre processus d’apprentissage lorsque vous devez étudier un sujet compliqué. Découvrez ces trucs de psychologie positive. L’utilisation de l’humour peut être un très bon outil pour capter l’intérêt et l’attention.
  14. De nos jours, il existe une grande variété de tests et d’exercices de réhabilitation cognitive qui peuvent vous aider à mieux connaître votre cerveau et à améliorer les capacités cognitives qui ont besoin d’être renforcées. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive, et est validée par la communauté scientifique. Elle est utilisée par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. Cet outil clinique aide à évaluer et à améliorer un grand nombre de capacités cognitives :

Si vous suivez tous ces conseils, vous aurez beaucoup plus de chance de vous rappeler ce que vous avez étudié et vous pourrez utiliser et appliquer cette information lorsque cela sera nécessaire.

Pour terminer, nous vous laissons avec une vidéo dans laquelle vous trouverez 10 conseils et techniques pour bien étudier et réviser, qui peuvent vous aider pour les étapes les plus difficiles de l’apprentissage significatif, car elles vous aideront à mieux comprendre l’information qui pour l’instant vous est inconnu et complexe. Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vos études. N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour nous raconter comment ces conseils ont fonctionner pour vous et s’ils vous ont faciliter votre apprentissage, ainsi que vos questions sur le sujet si vous en avez, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Les 10 lois de la chance : apprenez à créer et à attirer la chance !

Est-ce que la chance existe ? Est-ce à cause de la chance que les personnes qui ont du succès réussissent ? Et si c’est le cas, comment avoir de la chance ? Oui mes amis, la chance existe, et dans cet article nous allons vous nommer les 10 règles pour attirer la chance.

Jetez vos pattes de lapins et vos fers à cheval, arrêtez de craindre les chats noirs. Parce que la chance ne dépend que de vous. Apprenez à créer votre propre chance et à l’intégrer à votre vie !

10 règles pour attirer la chance

La chance à borner des générations entières de personnes, et ce n’est pas pour rien. Presque comme le St-Graal, des millions de personnes se sont dédier à développer de formule afin de trouver ce qu’est la chance et comment l’obtenir.

Cette chance qui semble sourire à seulement quelques privilégier, mais qui nous évite constamment…

Cet article sur la chance a été principalement inspiré par la lecture d’un livre en particulier qui parle de la chance, des trucs et des astuces pour l’attirer ainsi que des rites qui sont pratiquer à travers le monde. Ainsi, il est temps de rendre les choses plus claires et d’expliquer quelles sont les 10 règles pour attirer la chance.

Ce livre magique s’appelle “La chance : clés pour attirer la prospérité” et est écrit par Álex Rovira et Fernando Trias de Bes. Il raconte la légende des chevaliers Sid et Nott qui partent à la recherche du succès et de la prospérité. À travers une histoire de fable narrative sur les aventures de ces chevaliers intrépides animé par le célèbre Merlin, les auteurs développent d’une manière très simple quelles sont les 10 règles de la chance.

David demanda à Victor :

— D’accord, alors dis moi : quelle est la différence entre le hasard et la chance ?

Victor médita un instant avant de répondre :

— Lorsque vous héritez une fortune de votre famille, il s’agit du hasard. Mais le hasard ne dépend pas de nous-mêmes, ni ne dur très longtemps. Vous avez seulement bénéficié d’un heureux hasard, mais maintenant il ne vous reste plus rien. Moi, par contre, je me suis dédier à provoquer ma chance. Le hasard ne dépend pas de nous-mêmes, la chance elle si dépende de nous-mêmes. C’est cela la chance, le reste n’existe pas.

David ne pouvait pas croire ce qu’il écoutait.

— Vous êtes en train de me dire que le hasard n’existe pas ?

— Bon… Si vous voulez, disons qu’il existe, mais il est vraiment improbable et on ne peut pas compter sur le fait qu’il nous arrive quelque chose par hasard. Et si cela arrive, ça ne dure jamais très longtemps, et est éphémère. Saviez-vous que presque 90% des personnes qui ont gagner la loterie n’ont pas eu besoin de plus de 10 ans pour se ruiner ou pour revenir où ils étaient avant de la gagner ? Par contre, la chance est toujours possible si vous vous en donnez les moyens.

(Extrait du livre : La chance : clés pour attirer la prospérité)

Découvrez les 10 règles pour attirer la chance. Apprenez à créer votre propre chance !

Découvrez les 10 règles pour attirer la chance

1ère règle pour attirer la chance : le hasard ne dure pas, car il ne dépend pas de nous. La chance, nous la créons nous-mêmes, et c’est pour cela qu’elle dure pour toujours.

Voici la première différence entre le hasard et la chance. Le hasard est aléatoire et ne vous sourira pas éternellement. La chance dépend uniquement de vous, ainsi que vous pouvez choisir de la faire durer pour toujours.

La chance est le résultat de la préparation et de l’opportunité. Rappelez-vous que l’argent facilement gagner est tout aussi facilement dépensé.

2ème règle pour attirer la chance : beaucoup ont envie d’avoir de la chance, mais peu décident d’aller la chercher.

Il est important que vous sachiez que vous ne devez pas seulement prendre des initiatives, vous devez également croire en elles.

Comme le dit si bien Sénèque : “Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait pas où il va…”

PERSONNE ne va frapper à votre porte pour vous proposer un travail qui changera votre vie. Sortez de votre zone de confort et chercher votre propre chance.

3ème règle pour attirer la chance : si vous n’avez pas de chance actuellement c’est peut-être parce que les circonstances de votre vie n’ont pas changé afin que vous ayez plus de chance, il convient de créer de nouvelles circonstances.

Le fait de se plaindre encore et toujours des mêmes problèmes est tristement courant, mais souvent rien n’est fait pour changer les choses. Nous l’acceptons, nous nous résignons et nous nous plaignons pour la “mal chance” que nous avons. Et nous en restons là. Les personnes qui pensent avoir de la mal chance ont en plus besoin que les autres le leur confirment. Arrêtez de vous plaindre ! Et jetez un coup d’œil cet article : 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle.

C’est notre responsabilité de créer les circonstances idéales pour attirer la chance.

Walt Disney fut renvoyé de son travail parce qu’il “manquait d’imagination”. Aujourd’hui il est considéré comme le père de l’animation. Qu’a fait Walt Disney ? Il a simplement changé ses circonstances. La pensée créative et la méditation sont des outils basiques pour nous poser les bonnes questions sur notre vie (qui peuvent parfois être incommodantes) et pour changer nos circonstances.

4ème règle pour attirer la chance : préparez les circonstances pour avoir de la chance ne veut pas dire chercher le bénéfice à tout prix, mais créer des circonstances pour que les personnes autour de nous sortent gagnantes nous attire de la chance également.

Soyez généreux. Les bonnes actions envers les autres attirent les circonstances favorables à la chance.

Ce que nous donnons au monde, celui-ci nous le renvoie. Soyez positif, envoyez de bonnes vibrations et vous en récolterez les fruits. C’est une des lois principales du Karma, et c’est également ainsi que fonctionne la chance.

5ème règle pour attirer la chance : si vous repoussez à demain la préparation des circonstances, la chance ne pourrait jamais se présenter, créer ces circonstances demande de faire un premier pas, faites-le dès aujourd’hui !

Ne soyez pas feignant. Ça ne sera jamais le meilleur moment pour commencer à faire du sport, arrêter de fumer ou commencer à manger sainement. Si vous chercher le moment idéal, celui-ci pourrait bien ne jamais se présenter. Levez-vous du canapé et créez votre chance vous-même.

La chance arrive par l’action, pas uniquement par la pensée.

6ème règle pour attirer la chance : même avec les circonstances adéquates, parfois la chance n’arrive pas, chercher alors les petits détails des circonstances qui peuvent sembler na pas être nécessaire mais qui sont en fait indispensables.

Soyez patient et ne baissez pas les bras. L’effort et la constance sont vos meilleurs alliés pour créer votre propre chance. Persévérez et vous triompherez.

Donnez de l’importance aux petits détails. Il existe des milliers de sites web avec les mêmes informations. Pensez à pourquoi vous en préférez un à un autre, et rendez-vous ainsi compte que les petits détails peuvent faire toute la différence. Afin que ces détails ne passent pas inaperçue, vous devez avoir une attitude ouverte et confiante.

7ème règle pour attirer la chance : ceux qui croient au hasard penserons que créer des circonstances adéquates est inutile, mais ceux qui s’occupent à créer les circonstances adéquates à la chance ne se préoccupent pas du hasard.

Et c’est que ceux qui pensent que la chance se mérite ne vont rien faire pour l’obtenir.

8ème règle pour attirer la chance : personne ne peut vendre la chance, la chance ne se vend pas, elle se créer, ne croyez pas les charlatans qui vendent de la chance.

Le véritable succès professionnel, économique, personnel et social n’est pas facile à obtenir, et celui qui vous dira le contraire vous ment.

9ème règle pour attirer la chance : lorsque vous aurez créé toutes les circonstances nécessaires à la chance, soyez patient, n’abandonnez pas, pour que la chance arrive, i faut avoir confiance.

Steve Jobs a affirmé que si vous ne croyez pas en ce que vous faites, vous abandonnerez lorsque les choses se compliqueront un peu.

Picasso disait : “Que me vienne l’inspiration ne dépend pas de moi. La seule chose que je puisse faire est que je sois en train de travailler lorsqu’elle apparaît”.

10ème règle pour attirer la chance : créer la chance c’est préparer les circonstances de l’opportunité, mais l’opportunité n’est pas une question de chance ou de hasard, elle est toujours là, créer votre propre chance consiste uniquement en créer les circonstances pour profiter des opportunités !

Maintenant que vous connaissez ces 10 règles, il ne vous reste plus qu’à les mettre en pratique !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour avoir plus de chance et comprendre les lois de la chance. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

Nous vous désirons le plus de succès possibles dans votre vie et pour atteindre vos buts !

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Conseils pour développer votre résilience : la fable de la fougère et du bambou

Êtes-vous capables de surmonter l’adversité ? De supporter des périodes de douleur émotionnelle ? Qu’est-ce que la résilience ? Tout le monde expérimente à un moment ou à un autre de sa vie du malheur ou de la souffrance, et cela aussi vrai que tristement inévitable. Sachant cela, et suivant la manière dont nous allons faire face à ces situations difficiles qui se présentent, nous pouvons construire plus sagement notre futur et apprendre de notre passé afin de grandir.

Lorsque votre vie se complique, que souhaiteriez-vous être, une fougère ou un bambou ? À travers une fable inspirante, vous allez découvrir ce qu’est la résilience, ou comment ne pas succomber face à l’adversité.

Avec ce petit conte, nous vous invitons à réfléchir sur la résilience. Puis, nous vous donnerons quelques conseils afin que vous puissiez améliorer cette résilience qui se trouve en chacun d’entre nous.

Découvrez votre résilience intérieure

Qu’est-ce que la résilience ?

La résilience peut être définie comme la capacité que nous avons à affronter les adversités de la vie, à les assumer avec flexibilité, et le plus important de tout, en sortir fortifié.

Qu’est-ce que la résilience ? La résilience est la capacité d’assumer que la vie n’est pas difficile en soi, mais qu’elle peut l’être par moment.

Il s’agit de quelque chose de beaucoup plus profond et plus spirituel que la résistance. La résistance consiste à supporter vents et marées d’une façon plus ou moins héroïque, grâce à une force passive. La résilience consiste à laisser derrière nous cette souffrance et la transcender.

Une personne résiliente obtient un apprentissage et une sagesse de chaque situation difficile qu’elle traverse, d’une manière que celle-ci ne lui apporte pas que du négatif dans sa vie.

Vous connaissez certainement plus d’une personne dont vous vous demandez comment elles font pour garder leur sourire et leur bonne humeur alors que vous savez qu’elles ont passé par de nombreux moments difficiles. Ces personnes sont probablement des exemples de supération et de résilience.

Un exemple de résilience au niveau individuel et groupal à la suite d’une tragédie fut ce qu’il se passa aux États-Unis après l’attentat du 11 septembre 2001, à la suite duquel chaque citoyen américain dû faire face à l’horreur et reconstruire sa vie plus ou moins détruite.

L’important avec la résilience, ce n’est pas la caractéristique intrinsèque et exclusive de certaines personnes, mais que nous possédons tous cette capacité et que nous pouvons la développer et l’améliorer, car la résilience peut être apprise.

Les personnes ne naissent pas résilientes, elles le deviennent. Cela implique que pour développer leur résilience, elles ont dû passé par des moments difficiles. Bien sûr, ces personnes expérimentent également la douleur et la souffrance, mais elles arrivent à convertir leur souffrance en vertu. Une des meilleures façons d’expliquer ce qu’est la résilience est la fameuse phrase : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

“Lorsque ma souffrance augmenta, je me suis vite rendu compte qu’il y avait deux manières de faire face à la situation : réagir avec amertume ou transformer la souffrance en une force créative. J’ai choisi cette dernière” Martin Luther King

Résilience : la fable de la fougère et du bambou

Un jour, je me suis avoué vaincu… j’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie. Je suis alors allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

– Pourrais-tu me donner une bonne raison pour ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

– Regardes autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

– Oui, répondis-je.

– Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sorti des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

– La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La troisième année, toujours rien ne sorti des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La quatrième année, de nouveau, rien ne sorti des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sorti de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

– La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’on rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

– Savais-tu que tous ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire de racines ? Dit l’ancien, et il continua…

– Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

– Ne regrettes jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels pour la vie, lui dit l’ancien, et il continua…

Le bonheur te maintien doux. Les tentatives te maintiennent fort. Les peines te maintiennent humain. Les chutes te maintiennent humble. Le succès te maintien brillant…

Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne te désespères pas… qui sait, peut-être que tu es juste en train de fortifier tes racines…

(Conte oriental)

Saviez-vous que tous ce temps pendant lequel vous avez luté, vous étiez en fait en train de fortifier vos racines ?

Apprenez à développer votre résilience intérieure : 10 conseils pour devenir une personne résiliente

Conseil 1 : Établissez des relations enrichissantes avec votre entourage

Les personnes résilientes possèdent une structure affective et sociale pleine. Elles sont conscientes du fait que parfois il n’est pas seulement nécessaire de demander de l’aide, mais que cela peut également s’avérer enrichissant pour les deux parties. Des liens affectifs se créent et se renforcent. Chercher des personnes positives pour vous entourer et éloignez-vous des vampires émotionnels.

Conseil 2 : Ne considérez aucunes crises comme insurmontable

Le mot crise en japonais est formé des caractères Danger + Opportunité. Il faut donc apprendre à tirer parti de l’opportunité qu’une crise nous offre et sortir grandit des moments difficiles.

Mentalisez le fait que n’importe quel problème est temporaire, sauf la mort. C’est de cette manière que les personnes résilientes supportent et traversent les tempêtes que la vie leur impose.

La clé est d’assumer la crise comme une opportunité pour générer un changement, pour apprendre et pour grandir.

Conseil 3 : Acceptez que le changement fait partie de la vie

Inévitablement, tout change et se transforme, parfois en bien parfois non. Il faut accepter les événements qui échappent à notre contrôle afin de se concentrer sur les choses sur lesquels nous pouvons avoir un impact. Lorsqu’un vase se casse, ne tentez pas de le recoller, il ne sera jamais identique. Une personne résiliente fera une mosaïque avec les morceaux du vase. Cherchez toujours la beauté, même dans la difficulté.

Conseil 4 : Dirigez-vous vers vos buts

Les personnes résilientes savent canaliser les adversités afin de les diriger vers leurs objectifs. Apprenez à sortir de votre zone de confort, être tenace et persévérant dans nos objectifs n’est pas égal à être idiot. Au lieu d’être comme le saumon qui nage contre le courant, profiter du courant pour aller plus vite.

La résilience et vos buts

Conseil 5 : Prenez vos décisions sans avoir peur, et même si vous avez peur, prenez quand même une décision

La procrastination est le pire ennemi de la résilience. Remettre les décisions ou les actions à plus tard ne résout jamais les problèmes, généralement les prolonger dans le temps ne fait que les empirer. Prenez des décisions et assumez les responsabilités qui vont avec.

Conseil 6 : Apprenez à vous voir vous-même d’un point de vue positif

Essayez de vous comprendre et soyez conscient de vos forces (et également de vos faiblesses). Les personnes résilientes savent utiliser leurs forces à leur avantage. La confiance en soi et en vos capacités vous permettra d’utiliser vos ressources émotionnelles de la manière la plus efficace et de promouvoir une attitude résiliente face aux problèmes. Il se peut que ces 7 trucs de psychologie positive vous intéresse.

Conseil 7 : Découvrez-vous vous-même

Travaillez sur vous. N’importe quelle adversité est une opportunité idéale pour vous connaître vous-même, pour évaluer à quel point elle vous a marqué ou ce que vous avez réussi à en retirer. Habituellement, après un dur coups émotionnel les personnes cherche souvent leur côté plus spirituel. Si cela vous arrive, écoutez-vous et laissez-vous aller.

Conseil 8 : Développez votre perspective

Cela vous permettra de voir les situations difficiles d’un point de vue plus ample afin de ne pas vous sentir submergé par celles-ci. Soyez conscient de quel est le problème, délimitez-le et ne la laissez pas affecté les autres facettes de votre vie.

Conseil 9 : Prenez soin de vous-même et respectez-vous

Écoutez-vous et donnez à vos rêves et vos désirs l’importance qu’ils méritent. Soyez conscient de vos nécessités et surtout priorisez le bienêtre. La vie ce n’est pas que le travail.

Conseil 10 : Ne perdez jamais espoir

Le dernier conseil et celui qui uni à tous les autres est de ne jamais perdre espoir. Et si vous vos forces faiblissent rappelez-vous la fable que nous avons raconté plus haut sur la fougère et le bambou.

Rappelez-vous toujours que si vous n’obtenez pas ce que vous souhaitez, ne perdez pas espoir… peut-être n’êtes-vous qu’en train de faire des racines plus fortes…

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”