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Jeux de concentration mentale : 10 exercices indispensables pour votre quotidien

Avez-vous des problèmes pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études ? Vous n’arrivez pas à rester concentré pendant un long moment, sentez-vous que vous vous distrayez facilement ? Découvrez ces 10 jeux de concentration mentale pour petits et grands qui vous aideront à augmenter votre capacité cognitive ! La concentration est un élément indispensable lorsque l’on veut définir nos buts, planifier efficacement et atteindre nos objectifs choisis. 

Jeux de concentration mentale

Sans capacité de concentration, nous sommes comme un bateau sans gouvernail, à la dérive. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous propose des exercices très efficaces et très simples à réaliser. Découvrez des jeux et des techniques très intéressantes qui vous permettront d’améliorer votre concentration, ainsi que vous n’avez pas d’excuse pour ne pas commencer à entraîner votre cerveau.

“La concentration est la racine de toutes les capacités de l’homme”. Bruce Lee

Comment devenir plus intelligent ? La capacité de concentration est clé pour l’être humain. Cette habileté peut être définie comme le processus psychique qui nous permet de centrer les ressources de notre esprit sur un but unique ou une tâche qui est réalisée à un moment déterminé.

La concentration nous permet de fixer nos pensées sur une seule activité, en laissant de côté toute distraction qui pourrait interférer sur notre attention, qui est centrée sur l’objectif à atteindre.

Actuellement on nous demande de traiter toujours plus d’informations et toujours plus vite. Pour pouvoir survivre à cette montagne d’informations, il est vital que nous ayons la capacité cognitive de sélectionner et de différencier ce qui est important de ce qui ne l’est pas, et que nous puissions centrer et focaliser notre attention uniquement sur ce que l’on choisit.

La concentration est une habileté cognitive qui nécessite un raisonnement pour se développer, et de l’attention pour centrer toutes nos ressources sur notre but ou sur notre activité du moment.

“Rien n’altère ma concentration. Vous pourriez faire une orgie dans mon bureau sans que je ne jette un coup d’œil. Bon, peut-être juste un seul.” Isaac Asimov

Si vous avez des difficultés pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études, voici une bonne nouvelle pour vous ! La capacité de concentration mentale peut être améliorée. Avec l’entraînement adéquat, et grâce à la plasticité cérébrale, vous pourrez augmenter de manière notable et durable votre capacité de concentration mentale en pratiquant les jeux qui vous sont proposés dans cet article. N’hésitez pas, essayer les jeux de concentration que nous vous proposons plus bas et vous verrez comment augmentera votre concentration mentale et comment disparaîtront vos problèmes de concentration !

  • Le premier bienfait que vous remarquerez en pratiquant ces jeux de concentration sera une augmentation de votre efficacité. Vous serez capable de réaliser vos tâches plus efficacement, en économisant du temps et sans gâcher des ressources cognitives qui ne sont pas nécessaires.
  • Un autre bienfait significatif de ces jeux pour augmenter votre capacité de concentration est que cela vous permet de réduire votre fatigue mentale. Bien que cela paraisse paradoxal, quand vous réalisé une tâche de concentration mentale vous la réaliserez sainement, sans vous épuiser en prêtant attention à d’autres demandes ou situations autour de vous (multitasking) qui vous faisait auparavant perdre votre concentration
  • De plus, une bonne concentration mentale vous aidera à vivre le présent d’une manière plus enrichissante. Vous serez conscient de l’ici et du maintenant, car vous apprendrez à prêter une attention plus consciente du moment présent.
Les bienfaits d’une bonne capacité de concentration : vivre l’ici et le maintenant

10 Jeux de concentration mentale

1- Jeux de concentration mentale : le verre d’eau

Prenez un verre transparent et remplissez-le d’eau jusqu’à la moitié. Ensuite, prenez le verre avec la main que vous voulez et étirez votre bras jusqu’à la hauteur de vos yeux. L’objectif est de maintenir fixe et immobile le contenu du verre, pendant au moins 3 minutes.

2- Jeux de concentration mentale : le mur blanc

Visualisez dans votre esprit un mur et peignez-le en blanc de la manière que vous souhaitez, avec un rouleau, avec un pinceau ou avec un spray. Quand le mur est complètement blanc, dessinez au milieu le numéro 100 en grand. Effacez-le de la manière que vous voulez et écrivez le numéro 99, et comme cela en ordre décroissant jusqu’à 0. Au début, vous arriverez à écrire peu de numéro avant de vous déconcentrer, mais peu à peu, avec la pratique, vous serez capable de faire cet exercice du début à la fin sans vous déconcentrer. Nous vous recommandons ce jeu avant d’aller dormir. Si vous avez beaucoup de pensées satellites qui vous préoccupe, c’est le jeu idéal afin de centrer votre attention uniquement sur votre mur blanc

3- Jeux de concentration mentale : la promenade des arômes

Choisissez un parc ou un chemin qui vous plait particulièrement et allez vous y promener. Pendant que vous marchez, prêtez attention aux odeurs et aux arômes que vous rencontrez le long du chemin. Concentrez-vous sur une odeur en particulier et laissez celle-ci vous envahir. Vous verrez comme cette odeur va en s’intensifiant au fur et à mesure que vote concentration sur celle-ci augmente.

4- Jeux de concentration mentale : la bougie

Asseyez-vous par terre, si possible avec les jambes croisées devant vous et le dos droit. Si cette position s’avère être trop incommodante pour vous, choisissez-en une autre, mais toujours assis par terre et avec le dos droit. Ensuite allumez une bougie devant vous. Le but de ce jeu est de rester le plus immobile possible. Concentrez-vous sur les mouvements de la bougie et maintenez votre position le plus longtemps possible, sans que la bougie ne s’éteigne. Cela n’est pas aussi facile que ça en à l’air. Au début vous ne tiendrez pas longtemps, mais avec un peu de pratique vous arriverez à rester complètement immobile pour au moins dix minutes.

Jeux de concentration mentale : la bougie

5- Jeux de concentration mentale : la technique des deux minutes

Vous aurez besoin d’une montre à aiguilles qui marque les secondes. Le jeu consiste à fixer votre attention sur l’aiguille des secondes exclusivement, en suivant du regard son parcours autour du cadran de votre montre. Vous devez réussir à faire le tour du cadran deux fois, c’est à dire deux minutes.

6- Jeux de concentration mentale : le jeu de la boîte et du citron

Cet exercice est habituellement utilisé pour préparer les sportifs et les aider à se concentrer avant une compétition, mais vous pouvez également en bénéficier. Le jeu consiste à visualiser une boîte de carton, simple et vide, ouverte sur le haut. Ensuite vous devez visualiser un citron. Concentrez-vous sur sa taille, son arôme, la texture de sa peau, sa symétrie…

Mentalement, et sans utiliser vos mains ou quelconque objet dans votre esprit, mettez le citron dans la boîte en carton. Cela paraît très facile, mais le réaliser avec une attention pleine demande une habileté de concentration élevée. C’est un exercice excellent pour travailler et améliorer votre concentration mentale.

7- Jeux de concentration mentale : coloriez des Mandalas

Les Mandalas sont des représentations du macro-cosmos. Son origine est indienne et signifie “roue” ou “cercle”. La tradition bouddhiste l’utilise pour la méditation. Ne vous préoccupez pas si vous n’êtes pas très doué pour les réaliser, il existe une multitude de cahier ou de livres remplis de ceux-ci, et vous pouvez également trouver des jolis dessins prêts pour être coloriés directement et gratuitement sur internet.

L’important, c’est que lorsque vous coloriez un Mandala, vous vous concentriez exclusivement sur lui. Choisissez les couleurs, en écoutant votre corps afin de savoir comment vous souhaitez le faire et laissez-vous emporter. Libérez dix minutes par jour pour continuer votre Mandala.

En plus de vous relaxer et d’améliorer votre concentration, c’est une activité excellente pour votre cerveau et votre créativité.

Coloriez des Mandalas

8- Jeux concentration mentale : la figure géométrique

Cherchez un moment où vous êtes complètement détendu, et pensez en une figure géométrique. Que cela soit un carré, un cercle ou un triangle n’importe pas. Concentrez-vous uniquement sur votre représentation géométrique. Quand cette image est bien fixée dans votre esprit, commencez par y ajouter quelque chose, par exemple une couleur. Remplissez-la mentalement et quand cela est terminé, ajoutez-y plus de caractéristiques. Vous pouvez jouer avec la taille, le volume, la densité (il peut flotter ou être très lourd).

Ce jeu, en plus d’augmenter votre concentration mentale, est un allié parfait pour développer votre imagination. Jouez et créez ce que vous voulez grâce à votre esprit.

9- Jeux de concentration mentale : faites des sudokus

Le calcul mental est l’une des activités cognitives qui fortifient le plus notre concentration. De nos jours nous avons tous une calculatrice sous la main pour réaliser les opérations mathématiques à notre place. Utiliser la technologie nous rend la vie plus facile, mais cela nous rend également plus feignants et plus distraits. Il est important d’essayer de manier les numéros mentalement, par nous-mêmes. Et pour cela, les sudokus peuvent nous être d’une grande aide. Si ce jeu japonais ne vous est pas familier, commencez par le niveau débutant. L’objectif n’est pas de réaliser le plus compliqué possible, mais que vous choisissiez le niveau adéquat afin d’avoir un défi mental, et d’aller en augmentant progressivement de niveau. Vous pouvez téléchargez des pages entières de ce jeu sur internet gratuitement et de tous les niveaux.

10- Jeux de concentration pour enfants et pour adultes : entraînez votre cerveau grâce à CogniFit

CogniFit est le programme leader en évaluation cognitive et en stimulation cérébrale. Ce programme est validé par la communauté scientifique et est utilisé par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. CogniFit permet de mesurer et d’entraîner, d’une manière professionnelle et fiable, la capacité de concentration, le niveau d’attention et beaucoup d’autres habiletés cognitives fondamentales.

Les jeux cliniques qui servent à mesurer et à améliorer la concentration mentale ont été créés par une équipe de neurologues et de psychologues cognitifs qui ont étudié la cognition et les processus de plasticité cérébrale. Certaines fonctions cognitives impliquées dans notre concentration sont le contrôle inhibitoire, la concentration, la planification, l’attention partagée, l’actualisation, etc..

Grâce aux différents jeux mentaux, Cognifit évalue les faiblesses et les forces cognitives de la personne et lui propose automatiquement un programme d’entraînement personnalisé qui lui permettront d’améliorer sa capacité de concentration, et d’autres nécessités cognitives, que cela soit pour un enfant ou pour un adulte.

Il vous suffit de vous inscrire ! Tous les jeux de concentration sont basés sur des études cliniques et analysés par des professionnels de la stimulation et de la réhabilitation neuropsychologique.

Après avoir réalisé les jeux de concentration, CogniFit vous montrera un graphique de vos résultats et de votre évolution. Vous ne pourrez pas seulement entraîner et augmenter votre capacité de concentration, mais également beaucoup d’autres capacités cognitives, comme la mémoire, la perception, la coordination, le raisonnement, etc…

Inscrivez-vous et lancez-vous dans le défi de CogniFit !

On dit que dans une journée autour de 30’000 pensées inondent votre tête, et chacune de ces pensées produit une énergie… Imaginez que vous puissiez concentrer toute cette énergie sur une seule pensée..!

En plus, nous vous encourageons à lire l’article intitulé : Gymnastique cérébrale : 17 activités qui vous aideront à maintenir votre cerveau en bonne santé plus longtemps.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit d’augmenter votre capacité de concentration. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Plongez directement dans le circuit du plaisir !

Les sensations les plus agréables sont celles qui nous poussent à essayer de les revivre et de rechercher ce dont on a “besoin”, et… BANG ! Vos niveaux de dopamine grimpent subitement, peu importe où vous êtes. Ce besoin de suivre vos envies lorsque nous sommes proches d’obtenir quelque chose que nous désirons est dû à la dopamine. Comment peut-on générer plus de dopamine ? En produisez-vous beaucoup ou peu ? Selon le chercheur Thorsten Kierast, de l’Université de la Charité de Berlin, “la quantité de dopamine est différente chez chaque personne”. Elle est impliquée dans notre capacité de ressentir le plaisir, son manque nous pousse à la dépression, au désintérêt et même à une prédisposition pour certaines addictions, son excès est lié à la schizophrénie ou à la psychose.

Découvrez comment augmenter vos niveaux de dopamine et la maintenir à des niveaux adéquats.

Comment générer plus de dopamine ?

Hédoniste ? Nous sommes à la recherche du plaisir… et nous en voulons toujours plus ! Nous répétons ce qui nous a fait sentir bien par le passé et nous essayons d’obtenir de la satisfaction d’une façon toujours plus immédiate. De nos jours, on drague d’un seul “click”, sans même se lever de notre fauteuil. Sommes-nous devenus si paresseux ? Il est si facile de pouvoir profiter de plats en restant chez soi, que ce soit de nourriture asiatique ou italienne. Nous recevons à la maison nos commande sur internet depuis l’autre bout du monde en quelque jours à peine ! Tout cela parce que… vos désirs sont des ordres ! Nous savons que l’incertitude qui précède n’importe quelle gratification nous fait sécréter une bonne dose de dopamine : la substance chimique qui, entre autres choses, régule le plaisir dans le cerveau. Elle nous stimule à continuer à chercher des sensations agréables. L’interminable attente d’une réponse pour un nouveau travail ou pour le résultat d’un examen important qui tarde… nous maintient dans un purgatoire d’agréable incertitude. Alors pourquoi avons autant envie de savoir la réponse au plus vite ? De vivre des hauts et des bas (ups and downs) est naturel, mais… qui n’est pas disposé à faire quasiment n’importe quoi pour une bonne glace au chocolat ou un verre d’eau bien fraîche après avoir couru le dernier marathon de noël ?

“Avec notre culte de la satisfaction immédiate, beaucoup d’entre nous ont perdu la capacité d’attendre. La patience est l’une des vertus de l’être humain, mais semble ne pas être compatible avec la société d’immédiateté dans laquelle nous vivons.” Z. Bauman.

Olds et Milner, de l’Université de McGill au Canada, ont implanté des électrodes dans le cerveau de plusieurs souris afin de stimuler les régions liées au plaisir et de mesurer les taux de dopamine. Les souris furent capables de traverser une grille qui leur transmettait une puissante décharge électrique dans leurs pattes afin de pouvoir atteindre un interrupteur qui leur permettait de s’auto administrer une dose de plaisir. Ils appuyaient parfois jusqu’à 7000 fois sur l’interrupteur ! Dans des expériences suivantes, les souris faisaient passé le plaisir avant la nourriture et même la boisson. Certaines souris appuyèrent jusqu’à 2000 fois l’interrupteur par heure pendant 24 heures ! Afin de ne pas les laisser mourir d’inaction les chercheurs ont dus les déconnecter des électrodes ! Appuyer sur cet interrupteur était devenu l’unique chose au monde pour ces souris. Olds et Milner sont alors arrivé à une conclusion étrange pour leur époque : “le comportement était autant impulsé par le plaisir que par la douleur”. Nous vivons immergés dans notre circuit du plaisir et de la douleur, que nous partageons avec les autres mammifères. Chez l’être humain, celui-ci est encore plus compliqué. Grâce à notre lobe frontal de grande taille, nous pouvons prendre des décisions et les planifier. De plus, nous ressentons des émotions et nous nous souvenons des expériences du passé, c’est à dire que nous avons une “mémoire historique” considérable. Ainsi, grâce à nos expériences du passé, nous pouvons nous orienter à nouveau vers ce qui nous avait fait sentir bien et nous pouvons évaluer quand est-ce que cela vaut la peine d’investir beaucoup d’effort ou non.

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ?

Comme générer plus de dopamine ?

Profitez des petits plaisirs de la vie ! Manger est un plaisir véritable ! Que ce soit des pommes de terre sautées ou un beau morceau de viande argentine. Augmentez votre consommation d’aliments riches en tyrosine. Cet acide aminé est présent dans les amendes, les bananes, les pastèques, les avocats, la viande, le thé vert, les produits laitiers et les myrtilles, et contribue à la formation de dopamine. Tombez amoureux ! Les scanners cérébraux démontrent que lorsqu’une personne amoureuse regarde une photo de la personne qu’elle aime, une forte activation du circuit du plaisir se produit, sécrétant beaucoup de dopamine ! Mais… comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Écouter votre chanson préférée ! Cela peut vous faire sourire même si vous êtes dans un mauvais jour, donc… musique maestro ! Soyez social ! Le yoga favorise la production de dopamine, affirme John Harvey, professeur clinique associé de psychiatrie à l’Université d’Harvard. Danser, prier, méditer… peuvent également nous générer des sensations très plaisantes. Un compliment, se baigner dans la mer, regarder des photos anciennes ou un bouquet de fleurs, un bon bain moussant, un bon livre, regarder par la fenêtre quand il pleut, chanter sous la douche ou aller à un concert… Quels sont vos petits plaisirs ?

Les petits plaisirs de la vie pour avoir plus de dopamine.

Les drogues, desquels on peut abuser, sont également stimulantes pour la sécrétion de dopamine, Elles sont si dangereuses parce qu’elles activent le circuit du plaisir d’une façon très puissante et rapide, plus que la voie naturelle. Les addictions génèrent de l’euphorie sur le court terme, mais plutôt des problèmes sur le moyen ou sur le long terme. Nous pouvons observer le même effet dans les addictions new age : les réseaux sociaux, dans lesquels la dopamine est également impliquée, mais cette fois d’une manière plus dangereuse. Il semblerait que nous vivons dans une société de récompenses immédiates, de la satisfaction de tous nos désirs et de toutes nos envies. Et le plus vite possible ! Nous sommes toujours disponibles et notre téléphone portable s’est transformé en une prolongation de nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous accros à Facebook, twitter ou Instagram ?

Vivons-nous dans un circuit du plaisir comme les souris de l’expérience ?

Le plaisir est-il une illusion ?

 Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Ana Guerrero Braña, psychologue de Cognifit spécialisée dans les interventions cliniques.”

Comment mémoriser plus vite : 8 méthodes infaillibles pour améliorer sa mémoire

Comment mémoriser plus vite ? La capacité à mémoriser est fondamentale : elle nous permet de réussir nos études, de réaliser notre travail et nous aide dans presque toutes nos tâches quotidiennes. Certaines personnes ont la chance d’avoir des facilités innées pour mémoriser les choses, d’autres non. Mais si vous faites partie du second groupe, ne vous inquiétez pas : il est possible de développer sa mémoire si on l’entraîne correctement. Découvrez dans cet article comment améliorer sa mémoire !

Grâce à l’entraînement cérébral et à l’utilisation de techniques de mémorisation, vous ferez de votre cerveau votre meilleur allié. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous invite à découvrir les dernières recherches sur la capacité de mémorisation, ainsi que certaines méthodes de mémorisation qui vous aideront à mémoriser plus vite. Êtes-vous prêts ? On y va !

Comment mémoriser plus vite et améliorer sa mémoire

Pour commencer, il faut comprendre que la mémoire est une construction complexe qui fait partie de nos capacités cognitives. De cette façon, le terme de mémoire ne peut pas être compris sans l’ensemble des capacités qui la composent. La mémoire est une construction de plusieurs fonctions cérébrales qui se complètent et interagissent entre elles.

Les éléments comme la mémoire verbale, la capacité de dénomination, la mémoire visuelle, la mémoire auditive, la mémoire de travail, la mémoire contextuelle, l’attention partagée, la mémoire sélective, la mémoire volontaire, la concentration et la planification sont fondamentales pour le bon fonctionnement de notre mémoire en général.

Chaque personne est unique, et chacun possède ses propres processus de mémorisation. Certaines personnes sont capables de retenir une information simplement après l’avoir entendue à la radio. D’autres, au contraire, préfèrent écrire l’information dont ils souhaitent se rappeler, ou encore la répéter à voix haute. D’autres encore optent pour des schémas de couleur pour aider à graver les informations dans leur mémoire. Et vous ?

La première étape pour apprendre à mémoriser plus vite est de découvrir et définir quel est votre type de mémoire. Il s’agit de détecter quels sont vos points forts lorsque vous mémorisez quelque chose, afin d’utiliser la technique de mémorisation la plus adaptée à votre type de mémoire. Aimez-vous écrire les choses pour les retenir ou êtes-vous plutôt du style à faire des allers et retours dans le salon en répétant à voix haute ce que vous souhaitez apprendre ?

“La mémoire est la sentinelle du cerveau” William Shakespeare.

Il existe autant de styles de mémoire que d’individus. Certains enregistrent les choses qu’ils souhaitent retenir (en les lisant à voix haute par exemple) puis écoutent l’enregistrement en boucle pendant leurs activités quotidiennes. Ces personnes ont une mémoire auditive.

Les meilleures méthodes pour mémoriser plus vite

Même s’il n’y a pas de méthode universelle pour mémoriser plus vite car la mémoire de chacun fonctionne de manière différente, il existe tout de même une série de méthodes approuvées scientifiquement qui aident à augmenter la capacité de mémorisation.

La concentration est un élément crucial pour mémoriser plus vite. Si vous souhaitez améliorer votre concentration, nous vous invitons à lire l’article suivant : Jeux de concentration mentale : 10 exercices indispensables pour votre quotidien.

Il convient de mentionner qu’une alimentation saine et équilibrée, sans excès, aide notre cerveau et donc également notre mémoire. Découvrez comment notre alimentation affecte notre cerveau et quelles sont les vitamines qui permettent d’augmenter notre capacité cérébrale et où les trouver.

Comment mémoriser plus vite : 8 méthodes efficaces pour améliorer sa mémoire

Méthode 1 : Le jouet extraterrestre

Une étude publiée dans la revue Psychological Science montre que deux chercheurs semblent avoir découvert une méthode efficace pour augmenter la capacité de mémorisation. Ils ont misé sur … le jouet extraterrestre.

Ces chercheurs ont réalisé une étude de terrain dans une cafétéria des États-Unis d’Amérique en donnant à la moitié des clients un bon de réduction pour une prochaine consommation dans les jours suivants. À la moitié d’entre eux ils ont dit qu’un jouet du film de Toy Story, l’extraterrestre à trois yeux, serait disposé sur la caisse de paiement. Ils ont simplement donné les bons de réduction à l’autre moitié sans leur dire rien de plus

Ils furent surpris de constater que les clients auxquels ils avaient mentionné le jouet extraterrestre avaient utilisé bien davantage leur bon de réduction que les autres.

Cette expérience montre qu’une bonne méthode pour augmenter les capacités de mémorisation est l’utilisation des rappels par association.

Comment utiliser ces résultats pour augmenter sa mémoire dans la vie quotidienne ?

Les chercheurs vous encouragent à jouer avec toute stimulation significative : une odeur, une image, un son… (rappelez-vous de vos points forts !). Faites une association entre ce que dont vous souhaitez vous souvenir et la stimulation. Plus la stimulation sera inhabituelle, meilleurs seront les résultats.

Vous pouvez donc oublier les vieilles méthodes et arrêter de vous écrire dans la main, stopper les alarmes de votre téléphone et enlever les mille et un post-it qui recouvrent votre bureau.

Oserez-vous essayer ?

Méthode 2 : la technique du Chunking pour mémoriser plus vite

La technique du Chunking (technique des groupes) consiste à mémoriser en petites parties des informations plus complexes. Elle est spécialement utile pour la mémorisation de numéros – moins pour les concepts plus complexes ou les textes.

En regroupant visuellement des numéros, cela rendra plus facile leur mémorisation.

Exemple : le numéro de la Maison Blanche est optimisé pour être mémoriser en groupe, étant le Chunking des numéros 202, 456 et 1111, au lieu d’un seul numéro plus complexe : 2’024’561’111

Méthode 3 : la technique de l’enchaînement pour mémoriser plus vite

Quand vous devez mémoriser une série de concepts qui n’ont rien les uns avec les autres, cette technique est idéale.

Elle consiste à regrouper des concepts très différents entre eux en formant une phrase, de façon qu’en mémorisant cette phrase vous pouvez retenir chacun de ces concepts sans en oublier un seul.

Note : Plus la phrase est étrange, plus vous la retiendrez facilement.

Méthode 4 : la technique de mémorisation par classement pour mémoriser plus vite

Cette technique consiste à classer l’information à retenir afin de la mémoriser plus vite.

Exemple : si vous devez apprendre la liste des pays de l’Union Européenne, vous pouvez les classer par groupe de pays avec les pays scandinaves, les pays slaves, les pays méditerranéens, etc…

Méthode 5 : les moyens mnémotechniques pour mémoriser plus vite

Un moyen mnémotechnique consiste à former un mot avec les initiales ou les premières syllabes de ce que l’on souhaite mémoriser. C’est une technique idéale pour mémoriser une liste de mots.

Exemple : si vous devez mémoriser la liste des courses, qui contient du SUcre, du PERsil, de la MARgarine et du fromage de CHÈvre, vous pourrez mémoriser facilement les mots SUPER MARCHÉ.

Cela vous évitera de tourner en rond dans les rayons du super marché.

Méthode 6 : technique de la répétition pour mémoriser plus vite

Répétez ce que vous devez mémoriser. Jusqu’à ce que vous n’en puissiez plus.

Cette technique est spécialement utile si vous avez des difficultés à vous rappelez des noms des personnes que l’on vient de vous présenter.

Par exemple : si vous avez des difficultés pour retenir les noms lors d’une fête dans laquelle on vous présente 7 personnes en 10 minutes, la clé consiste à répéter le nom de la personne lorsque l’on vous la présente en regardant son visage. “Enchanté Marie” “Et toi Marie, qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” “Que penses-tu de cette fête Marie ?”.

En plus d’aider à retenir les noms, appeler quelqu’un par son nom peut aider à créer un lien car la personne est consciente que vous vous intéressez à elle.

Une autre technique assez curieuse pour mémoriser un mot court ou un nom est de le répéter 3 fois en bougeant votre tête. C’est à dire en tournant votre tête de gauche à droite pendant que vous vous répétez le nom. Par contre, si on vous expulse de la fête à ce moment-là, nous ne sommes pas responsables 😉

Méthode 7 : la technique des répétitions espacée pour mémoriser plus vite

Lorsque nous apprenons quelque chose de nouveau, nous le mémorisons parfaitement durant un très court instant, puis rapidement, nous commençons à l’oublier, le montre la courbe d’Ebbinghaus.

La technique des répétitions espacées consiste à répéter le contenu que l’on souhaite apprendre lorsque nous l’avons déjà partiellement oublié. Cela permet de “relancer” notre mémoire et l’information restera plus facilement et durablement gravée dans notre cerveau. L’idéal est de réétudier juste avant d’oublier ce que vous avez appris, au moment ou l’information commence à disparaître de votre mémoire. Il faut donc répéter ce que l’on souhaite mémoriser en laissant passer chaque fois un peu plus de temps entre chaque répétition.

Pour gagner du temps et de l’énergie, ne repassez pas les contenus que vous connaissez déjà ou que vous n’avez pas encore oublié. Il convient de classer ce que vous souhaitez apprendre en plusieurs groupes, entre appris, à apprendre ou à revoir.

Méthode 8 : Entraîner sa mémoire avec Cognifit pour mémoriser plus vite

Il existe une importante différence entre les jeux de mémoire gratuits, qui n’évaluent pas et n’entraînent pas votre mémoire active, et les jeux cérébraux conçus par des scientifiques et qui, eux, sont efficaces.

Il est également important qu’un programme entraîne les différents types de mémoires et non uniquement l’une d’entre elle.

CogniFit est le programme leader en évaluation cognitive et en stimulation cérébrale. Ce programme est validé par la communauté scientifique et est utilisé par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. CogniFit permet de mesurer et d’entraîner de manière professionnelle et fiable la capacité de concentration, le niveau d’attention et beaucoup d’autres capacités cognitives fondamentales dans les processus de la mémoire.

Les exercices de mémoire CogniFit sont disponibles en ligne pour que vous puissiez découvrir immédiatement votre niveau cognitif actuel.

Entraînez votre cerveau et mémoriser plus vite grâce à CogniFit

Après que vous ayez réalisé les jeux de mémoire, CogniFit vous montrera un graphique contenant vos résultats et votre évolution. En plus d’entraîner et d’augmenter votre mémoire, vous travaillerez beaucoup d’autres capacités cognitives.

Si vous souhaitez apprendre à mémoriser plus vite, entraînez votre mémoire avec Cognifit.

Lancez-vous et acceptez le défi Cognifit !

Par ailleurs, si vous souhaitez approfondir le sujet, nous vous recommandons de lire l’article : Comment devenir plus intelligent : 10 techniques dont on ne vous a jamais parlé.

“Revivez vos souvenirs et laissez-vous émerveiller” Jack Kerouac.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous permettra de mémoriser plus vite tout ce que vous désirez mémoriser ! N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

La migraine : Plus qu’un simple mal de tête

La migraine touche environ 8 million de personnes, dont la majorité sont des femmes, soit environ 12% de la population adulte et peut arriver jusqu’à toucher 10% des enfants.

Je ne parle pas de ce mal de tête que vous pouvez avoir de temps en temps, mais de cette douleur infernale accompagnée de plusieurs symptômes et qui surgissent de façon chronique.

La migraine ne touche qu’un côté du cerveau, et qu’un point précis.

La migraine est plus importante chez les femmes que chez les hommes, et débute avant 40ans dans la majorité des cas. Chez les femmes elle peut diminuer après la ménopause.

Cette maladie est considérée au 20ème rang des maladies ayant un impact sur le handicap et l’altération de la qualité de vie, et si on ne considère que la population féminisme, elle arrive dans les TOP10.

La migraine se divise en deux catégories, migraine avec aura et migraine sans aura, la différence entre les deux c’est qu’une prévient avant de gâcher votre journée et l’autre non. Les traitements se divisent aussi en deux, ceux qui visent les conséquences du problème tels que les maux de tête, la douleur, etc. Et ceux qui vont directement à l’origine de la maladie.

Qu’est-ce qu’une migraine ?

La migraine est une maladie complexe, une affection engendrant de nombreux symptômes dont une céphalée (= mal de tête) chronique. Cette dernière est un critère important mais pas le seul. Pour dire qu’une douleur à la tête est une migraine, il faut que ça soit accompagnée par plusieurs d’autres signes.

  • Le mal de tête dure de 3 heures à 3 jours
  • Nausées et vomissement
  • Hypersensibilité envers les sons et la lumière
  • Son intensité est croissante.
  • Elle est souvent pulsatile, comme un cœur qui bat dans la tête.
  • Une personne sur trois souffrant d’une migraine est victime d’une aura, illusion visuelle ou autre autre trouble moteur ou sensoriel juste avant la survenu de la migraine.

Dans ce cas là, on parle d’une céphalée migraineuse, ou migraine avec aura.

Il existe aussi des crises de migraine sans aura

  • Viennent et disparaissent spontanément
  • Les migraines sont séparées par une période de latence, ou l’individu n’a pas de migraine.
  • Imprévisible
  • Constitue 80% des crises migraineuse.

En théorie et d’après la société internationale des céphalées, une personne est considérée migraineuse, si elle a eu au moins une migraine sans aura ou deux crises avec aura.

Pour comprendre la migraine au niveau neurologique :

Qu’est ce qu’une aura migraineuse ?

Une aura migraineuse se passe dans les moments précédents la crise, et touche 20% des cas.

Les auras qu’on rencontre le plus, sont les auras visuelles, autrement dit, les auras ophtalmiques ; le champ visuel se rempli d’une sorte de points qui scintillent et on a l’impression qu’il y a des mouches qui passent et des lignes lumineuses. Elle peut aussi se manifester en causant la perte de la moitié du champ visuel de chaque œil.

Il existe d’autres auras bien que rares, elles se manifestent sous la forme de troubles du langage, de troubles psychiques et peut même causer des hallucinations. A ce moment précis, on peut avoir la tête qui tourne, et ne plus pouvoir tenir debout sans l’aide d’un support (comme si on allait s’évanouir)

Il existe plusieurs auras moins fréquentes que la visuelle, comme l’aura sensitive qui se traduit en une sensation de fourmillement, ou engourdissement au niveau des doigts, des mains, etc. et l’aura phasique qui est un trouble de la dénomination ; la personne est incapable de donner un nom aux objets et aux personnes même si elle les connaît.

Qu’est ce qui peut causer une migraine ?

Hérédité

Le facteur génétique est plus important dans la migraine avec aura, que dans celle sans aura.

Si plusieurs personnes de la même famille sont atteintes de cette maladie, on peut considérer la cause comme héréditaire.

Hormones

Les hormones ne causent pas la migraine, mais la survenue des crises coïncide avec des variations hormonales.

Si cette maladie touche les femmes plus que les hommes, c’est certainement à cause des événements qu’elles vivent.

  • La migraine commence à la puberté chez les 10 à 20% des femmes atteintes.
  • La puberté est plus en lien avec la migraine sans aura que celle avec aura
  • La grossesse joue un rôle important dans la diminution de la fréquence des crises migraineuse, parfois même leur disparition.
  • La migraine chez la femme, a tendance à s’aggraver de plus en plus, mais une fois arrivée à la ménopause, elle a tendance à diminuer.
  • Les migraines sans aura ont tendance à coïncider avec l’arrivée des règles.

Facteurs physiques

Une activité physique ou intellectuelle très importante, dont la personne n’est pas habituée, ou une surcharge de travail.

Anxiété et dépression

La présence permanente des troubles psychologiques tels que l’angoisse et la dépression favorise la survenue de la migraine

Stress

Le stress est souvent l’élément déclenchant, mais les migraines peuvent aussi déclencher le stress, ce qui met la personne dans une boucle sans fin.

La migraine et les facteurs déclenchants

Les causes sont ce qui a rendu la personne atteinte de la migraine, mais cette dernière n’est pas présente H24 et 7j/7, il y a des moments précis où la douleur surgit, mais qu’est ce qui fait que ces crises se déclenchent ?

  • L’alimentation : Comme dans une allergie, certains aliments peuvent déclencher une crise comme : une boisson précise, un gâteau, du thé…
  • Hormones : Comme cité précédemment, les hormones ne sont pas des causes, mais la migraine peut coïncider avec un changement hormonal, comme pendant les règles, la prise de la pilule…
  • L’environnement : La luminosité, le son, la température, la hauteur…
  • Facteurs psychologiques : Stress, conflit, traumatisme…

Il est important de savoir quel est le facteur déclenchant, afin de l’éviter et ainsi limiter les crises migraineuses, pour cela, il vaut mieux noter dans un agenda la fréquence des crises et les activités qu’on a fait juste avant, comme ça, on pourra savoir quel est l’élément qui déclenche ces crises.

La différence entre la migraine et un simple mal de tête

Comme cité précédemment, le mal de tête n’est qu’un symptôme parmi les nombreux autres symptômes qui caractérisent la migraine. Son diagnostic nécessite la présence de signaux tels que :

  • Les crises douloureuses durent de 3 heures à 3 jours puis disparaît complètement pour réapparaître dans un autre temps.
  • La douleur vous donne l’impression qu’il y a un cœur qui bat dans votre tête
  • Vous êtes très sensibles à la lumière et au bruit.

Les différents traitements

Traitements spécifiques et traitements non spécifiques

Parmi les différents traitements de la migraine, on distingue deux types de traitement : spécifiques, et non spécifiques.

Les traitements spécifiques attaquent l’origine de la migraine, alors que les non spécifiques traitent les maux de tête.

Comme traitement non spécifique, il y a:

  • Les anti-inflammatoire non stéroïdiens comme l’aspirine.
  • Le paracétamol
  • L’oxygénothérapie, c’est le fait de mettre une personne sous oxygène.

Le traitement spécifique repose sur les triptans qui sont des médicaments destinés aux traitements des crises migraineuses importantes.

Malheureusement, il y a beaucoup de patients qui se focalisent plus sur la douleur que sur l’origine de cette dernière, c’est pourquoi ils n’envisagent pas les traitements spécifiques, qui est un grave erreur.

Traitement de fond

C’est un ensemble de médicaments utilisés pour traiter les crises migraineuses, et réduire leur fréquence ainsi que leur intensité.

Parmi ces médicaments il y a le topiramate, l’amitriptyline et le valporate, etc.

Ce traitement est proposé que lorsque les crises sont fréquentes (plus de trois pas mois)

Traitement non médicamenteux

Il existe des méthodes de relaxation comme le yoga, le zen, la méditation, la sophrologie et la thérapie comportementale qui consiste à apprendre les facteurs responsables du déclenchement de ces crises, et comment les gérer.

Prévention

  • En cas de migraine, rester dans le calme et le noir est très conseillé pour calmer la douleur et ne pas aggraver la situation
  • Croyez-le ou pas, mais une bonne douche (chaude ou froide) et un sac de glace sur la tête n’est pas juste une astuce de grand-mère qui ne sert à rien, au contraire, ça fait la différence.
  • Changer d’environnement, si vous êtes dans un endroit stressant ou stimulant (bar, boîte de nuit…).
  • Évitez l’alcool, la drogue… Ou tout ce qui peut affecter votre cerveau.
  • Une migraine peut aussi être un symptôme révélateur d’une maladie. Si ça continue, voir un médecin est très conseillé

Quelques fausses idées à jeter à la poubelle

  • Les migraines n’est pas un résultat des troubles visuelles, ce dernier est un symptôme qui accompagne la maladie et non pas une cause
  • La migraine ne se définie pas par le mal de tête, ce dernier, bien qu’important n’est qu’une seule pièce dans le puzzle.
  • La migraine n’est pas une maladie simple qu’on peut négliger, surtout quand elle est chronique. Elle peut aussi être le symptôme de quelque chose de plus grand.
  • L’important n’est pas de ne plus sentir la douleur, mais de son origine.

N’hésitez pas à aimer et partager mon article 🙂 je serai ravie de répondre à vos questions.

À bientôt !

Processus cognitifs : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux

Détecter des changements autour de nous, se rappeler la liste des courses, décider quel appartement louer, aider un ami qui nous raconte ses problèmes… Qu’ont en commun toutes ces actions ? Nous sommes capables de les réaliser grâce à nos processus cognitifs ou mentaux. Si vous souhaiter savoir quels types de processus cognitifs existent, comment ceux-ci interviennent dans l’éducation, comment les améliorer ainsi que beaucoup d’autres choses, nous vous invitons à lire cet article !

Que sont les processus cognitifs ou mentaux ?

La définition des processus mentaux comprend un grand nombre de tâches que notre cerveau réalise continuellement. Il s’agit des processus chargés de traiter toutes les informations que nous recevons de notre environnement. La cognition est rendue possible grâce à eux, et c’est elle qui nous permet de connaître le monde.

Imaginez que vous êtes tranquillement installé dans votre canapé en train de regarder un film. Malgré que vous soyez captivé par l’histoire, vous commencer à sentir une odeur de brûlé. Qu’allez-vous faire ?! Heureusement, votre cerveau concentrera toute votre attention sur le danger auquel vous devez faire face.

Vous vous rappellerez que vous avez laissé une pizza dans le four. Vous allez alors courir jusqu’à la cuisine le plus vite possible en coordonnant une série de mouvements afin de sauver votre repas. Alors, vous déciderez si vous allez manger les parties les moins brûlées de votre pizza ou non, et retournerez au salon pour voir la suite de votre film. Les processus cognitifs ont guidé toute cette succession d’actions.

Une interaction harmonieuse entre les processus mentaux est fondamentale pour que nous analysions correctement la réalité et que nous répondions en conséquence. Grâce aux processus mentaux, nous pouvons nous adapter avec flexibilité aux demandes de chaque situation. Nos fonctions exécutives sont chargées de coordonner ces procédés.

Malgré que les processus mentaux interagissent entre eux, ils peuvent également agirent séparément. Par exemple, nous pouvons observer comme des personnes avec des altérations du langage ou de la mémoire sont parfaitement capables de percevoir des stimulations ou de résoudre des problèmes mathématiques.

Qui étudie les processus cognitifs ?

Les processus cognitifs sont analysés par différentes sciences comme la linguistique, la sociologie, la neurologie, anthropologie ou la philosophie. Quant à la psychologie, on parle de psychologie cognitive pour désigner la branche qui se dédie à étudier les processus cognitifs et à nous permettre d’améliorer nos processus mentaux.

Dans les années 60, grâce aux professionnels de différentes disciplines, la révolution cognitive put avoir lieu, qui encouragea l’étude de ces procédés. Les processus mentaux en psychologie sont étudiés en profondeur. Actuellement, son étude est dans un “âge d’or” puisque celle-ci est utilisée dans des champs très variés, comme la psychothérapie ou le marketing.

En fait, les techniques de neuro-images sont d’une grande utilité pour découvrir comment nous traitons les informations dans notre cerveau. De grandes avances dans la compréhension des processus cognitifs continuent d’être découvertes grâce à ces techniques. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment ces processus cognitifs fonctionnent et comment ils interviennent dans différents contextes de votre vie quotidienne.

Types de processus cognitifs : quels sont les processus cognitifs ?

Processus cognitifs inférieures ou basiques

Sensation et perception

Les sensations sont provoquées par les différentes stimulations qui existent dans notre environnement. Elles nous parviennent à travers nos sens et nous permettent de connaitre les informations sur le monde extérieur. Ce sont des données immédiates que nous recevons de notre environnement ou de notre propre corps. Par contre, le processus mental basique de perception implique certaines interprétations des éléments que nous percevons.

Nous percevons continuellement différentes stimulations, et souvent sans avoir besoin de réaliser un effort. Nous sommes conscients du mouvement des personnes qui nous entourent, des messages que nous recevons sur notre téléphone, des goûts des aliments que nous mangeons, de la disposition des meubles dans un pièce, de notre posture corporelle, etc… Nos expériences précédentes sont essentielles pour nous permettre de donner un sens aux stimulations que nous percevons.

Les psychologues de la Gestalt ont réalisé de grands avancements dans le domaine de l’étude de la perception. Ceux-ci pensent que “le tout est plus grand que la somme de ses parties”. C’est à dire qu’ils considèrent que nous sommes des êtres actifs dans notre perception de la réalité, Ainsi, ils ont élaboré les célèbres lois de la Gestalt, qui expliquent les phénomènes de la perception, comme les illusions d’optiques.

Attention

Malgré le grand nombre de’éléments qui nous entourent à tout moment, nous sommes capables d’être attentif à un grand nombre de stimulations ainsi que de diriger notre attention en fonction de nos intérêts.

Certaines actions comme marcher ou mâcher ne requièrent pratiquement pas d’attention. Par contre, nous devons nous concentrer le plus possible pour chaque mot que nous prononçons et pour notre langage corporel lorsque nous devons faire une présentation face à un public exigent.

Heureusement, nous arrivons à automatiser certains processus que nous avons répété plusieurs fois. Par exemple, malgré le grand effort que cela demande de coordonner toutes les tâches que la conduite requiert au début, par la suite nous arrivons à conduire d’une manière beaucoup plus fluide.

Mémoire

Quelle est la capitale de la France ? Qui était votre meilleur(e) ami(e) à l’école ? Notre mémoire a les réponses à ces questions et à un infinité d’autres questions similaires. Elle nous permet de codifier les données que nous percevons de notre environnement, en les considérant et en les récupérant ultérieurement.

Nous disposons de plusieurs types de mémoires, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, etc… Ces classes interagissent entre elles, mais elles ne dépendent pas toutes de la même partie de notre cerveau. Ce qui permet par exemple à une personne qui souffre d’amnésie de se rappeler comment marcher même si elle ne peut pas se rappeler de ses proches.

Processus cognitifs : inférieurs ou basiques supérieurs et ou complexes

Processus cognitifs supérieurs ou complexes

Intelligence

L’intelligence est un concept global qui nous aide à résoudre différents types de problèmes. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples de Gardner a été largement acceptée. Gardner soutient qu’il n’existe pas qu’un seul type d’intelligence et qu’il est préférable de prendre en compte différentes capacités de différents domaines.

L’intelligence interpersonnel, la linguistique, la logique mathématique ou la musique sont des exemples des différentes casses des ses processus cognitifs supérieurs. Actuellement, nous parlons également de l’importance de l’intelligence émotionnelle, qui est essentielle pour être capables de gérer les imprévus de notre quotidien.

Il existe certaines caractéristiques plus habituelles chez les personnes intelligentes. Cependant, nous pouvons mettre en pratique des stratégies pour développer notre intelligence. Ce processus mental supérieur n’est pas statique et ne peut pas être simplement déterminé par un numéro obtenu dans un test pour mesurer notre quotient intellectuel.

Pensée

La complexité et l’hétérogénéité de nos pensées est quelque chose de fascinant. Ce processus mental supérieur est chargé des tâches relatives à la résolution de problèmes, au raisonnement, à la prise de décision, à la pensée créative, à la pensée divergente, etc…

Pour simplifier ces fonctions, notre cerveau a tendance à créer des concepts. Nous devons regrouper les idées, les objets, les personnes ou n’importe quelle classe d’éléments possible. Généralement cela nous aide à rendre nos processus mentaux plus flexibles. Cependant, nous essayons d’être logiques et nous ignorons souvent à quel point nous pouvons être irrationnel.

Nous utilisons de raccourcis pour analyser toute information et penser plus rapidement. Cela nous conduit à commettre des biais cognitifs, qui sont des déviations du processus normal de raisonnement. Par exemple, parfois nous croyons que nous sommes capables de deviner ce qu’il va se produire dans un jeu de hasard.

En fait, ces biais cognitifs peuvent même parfois produire des distorsions cognitives, qui sont des pensées extrêmement négatives et irrationnelles comme “tout le monde me déteste”. Cependant, nous pouvons nous-même retenir nos pensées obsessives.

Langage

D’une manière étonnante, nous sommes capables de produire et de comprendre différents sons et mots, que nous pouvons combiner en une infinité de phrases et exprimer avec précision ce que nous souhaitons communiquer. De plus, nous accompagnons nos paroles de notre langage corporel, et nous pouvons également parler plusieurs langues différentes.

Le développement du langage se produit tout au long de notre cycle de vie. Les compétences communicatives de chaque personne varient considérablement et peuvent être améliorées par la pratique. Certains troubles du langage rendent particulièrement difficile la communication, pour différentes raisons, bien qu’il soit possible d’aider les personnes qui souffrent de ces problèmes.

Processus cognitifs dans l’éducation : application et exemples

Les processus mentaux en psychologie sont analysés avec comme but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Il est essentiel que nous apprenions à les développer et les gérer dès notre plus jeune âge. À l’école nous devons faire face à différentes activités qui mettent à l’épreuve nos capacités d’intériorisé des connaissances, d’écouter nos camarades ou de surmonter des difficultés imprévues.

Processus cognitifs dans l’apprentissage

Il existe différentes théories de l’apprentissage. Cependant, malgré quelques défenseurs de l’apprentissage associatifs, aucune n’ignore les processus mentaux. D’un autre côté, aucun processus cognitif de l’apprentissage ne semble agir indépendamment des autres. Nous nous efforçons pour intégrer toutes nos ressources afin d’améliorer habitudes d’études et d’arriver à un apprentissage significatif.

Processus cognitifs pour la lecture

Lorsque nous nous retrouvons face à un livre nous devons reconnaître les lettres, éviter de nous laisser distraire par des stimulations extérieures, nous rappeler des mots que nous venons de lire, associer ce que nous lisons avec les autres contenus que nous avons appris précédemment, etc…

Cependant, nous ne traiterons pas l’information de la même manière si nous souhaitons uniquement trouver un fragment qui nous intéresse en particulier, si nous sommes en train d’étudier pour un examen ou si nous souhaitons profiter de l’histoire que nous lisons.

Processus cognitifs pour l’écriture

En ce qui concerne les processus mentaux impliqués dans l’écriture, il se passe la même chose que pour ceux qui concerne la lecture. Nous avons besoin d’ignorer les distractions qui nous empêchent de rédiger, essayer d’écrire lisiblement, de se rappeler de ce que nous écrivons, de faire attention à l’orthographe, etc…

De plus, il est également nécessaire que nous planifiions ce que nous souhaitons écrire. Est-ce que cette expression est trop familière ? Est-ce que les autres pourront comprendre ce que je souhaite transmettre ? Ce zéro ressemble à un “o” ?

Conseils et activités pour améliorer les processus cognitifs : comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux ?

Indépendamment de si vous êtes en train de chercher des activités ou des exercices pour le développement cognitif infantile ou si vous souhaitez améliorer vos processus mentaux, voici quelques recommandations afin que vous puissiez y arriver. Il est possible d’entraîner nos capacités cognitives dans toutes les étapes de notre vie.

1. Prenez soin de votre santé

Notre santé mentale et notre santé physique sont inséparables de nos processus cognitifs. Il existe différentes mauvaises habitudes qui altèrent notre mental et empirent notre rendement dans les différentes tâches de notre quotidien. Par exemple, l’habitude d’être tout le temps collé à notre téléphone portable avant d’aller dormir, de nous sous-estimer, de ne pas prendre soin de nos relations sociales ou de manger des aliments peu salutaires se répercutent sur nos processus mentaux.

2. Utilisez la technologie

De nos jours, il existe un grand nombre d’activités comme les jeux mentaux qui permettent d’évaluer et d’entraîner notre cerveau d’une manière simple et divertissante. La neuroéducation nous permet de mieux connaître comment apprend notre cerveau et de développer nos processus mentaux.

CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive. Grâce à différentes activités divertissantes proposées sur cette plateforme vous pouvez améliorer vos capacités comme la mémoire, la planification, la reconnaissance ou l’exploration visuelle. CogniFit offre des activités de développement cognitif pour adultes et également pour enfants.

3. Évaluez vos progrès

Réaliser une autoévaluation tous les certains temps nous permet de découvrir quels sont nos progrès et de savoir quelles sont nos carences pour continuer à avancer. Il est essentiel que nous croyions qu’il est possible de développer nos processus cognitifs et notre intelligence ou notre langage. C’est une question de pratique et de confiance en soi.

4. Développer une pensées critique

Nous poser des questions et ne pas accepter n’importe quel argument nous aide à être plus compétents et autonomes. La pensée critique nous permet d’améliorer nos habilités pour raisonner, pour réaliser des connections créatives entre différentes idées, pour développer notre langage, pour analyser en profondeur notre environnement, etc… La curiosité est fondamentale pour exploiter notre potentiel maximum.

Si vous souhaitez développer la pensée critique des plus petits, il existe de nombreuses options pour y arriver. Vous pouvez leur demander quelles sont les raisons qui ont conduites une personne à se comporter d’une certaine manière et non d’une autre, vous pouvez leur demander d’expliquer leurs arguments lorsqu’ils prennent une décision ou leur proposer de débattre avec une personne qui à un point de vue différent du leur. Vous pouvez également essayer de pratiquer ces activités vous-même.

5. Lisez

Comme nous l’avons déjà dit, la lecture implique un grand nombre de processus cognitifs. En plus, cela peut procurer une grande satisfaction et nous transmettre un grand nombre de connaissances. Lire est une bonne manière d’apprendre à nous concentrer sur une seule tâche et pour améliorer nos capacités communicatives.

6. Dédiez du temps aux activités créatives

Peindre, écrire des contes, composer des chansons, créer des chorégraphies, participer à une pièce de théâtre, etc… Peu importe quelle activité vous préférez pratiquer, l’important est de réserver un moment au quotidien pour notre créativité. N’importe qui peut avoir la capacité de créer, c’est une question de pratique et de confiance encore une fois.

Les tâches créatives présentent un grand nombre de bénéfices pour nos processus cognitifs. Elles nous aident à développer notre intelligence, notre concentration, notre habileté pour trouver des réponses plus originales à nos problèmes, notre capacité d’attention, et cela nous permet même de nous relaxer.

7. Évitez de réaliser plusieurs tâches en même temps

Parfois nous ne savons pas comment nous allons réussir à accomplir toutes nos obligations. Il est logique d’essayer de tout faire en même temps afin de terminer plus vite. Cependant, cette façon de procéder est souvent contre-productive. C’est une mauvaise chose que nos enfants apprennent à faire beaucoup de choses en même temps et non à se dédier exclusivement à une tâche concrète à la fois.

Cela serait merveilleux de pouvoir tout faire en même temps. Mais lorsque nous essayons de voir un film, de répondre à un e-mail, de rédiger un rapport de travail, de nous rappeler des activités que nous avons écrites dans notre agenda et de se souvenir que nous avons mis une pizza dans le four… le plus probable est que nous ne faisions aucunes de ces tâches correctement.

Il est préférable de se concentrer sur le présent afin de pouvoir profiter de chaque instant et de pouvoir être plus efficace. C’est la meilleure façon de réaliser adéquatement nos activités futures. Si cela vous demande beaucoup d’efforts de prêter attention à ce que vous êtes en train de faire et que vous vous distrayez facilement, vous pouvez essayer la méditation mindfulness.

8. Si vous souhaitez aider vos enfants, laissez-les résoudre leurs problèmes tout seul

Il est nécessaire de soutenir les plus petits et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur vous. Mais si un enfant est habitué à ce que les autres lui solutionnent tous ses problèmes simplement en le leur demandant, il ne s’efforcera jamais à réaliser les tâches qui lui permettront d’améliorer son intelligence et d’aiguiser ses processus cognitifs basiques afin de découvrir des solutions et des alternatives.

Il est préférable d’agir uniquement si cela est vraiment nécessaire. Donner des pistes peut être une bonne technique afin que les enfants soient capables d’avancer vers la solution peu à peu et qu’ils s’efforcent tout en étant conscient qu’ils peuvent compter sur nous si besoin.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer vos processus cognitifs. Et vous, est-ce que vous exercez vos processus cognitifs ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

L’aphasie de Wernicke : lorsque les mots ne communiquent plus de sens

« Je plie des vivres avant de partir m’allonger ». Voici un exemple de phrase au sens mutilé qui peut naître de l’esprit d’un patient atteint de l’aphasie de Wernicke. Cette dernière est aussi dénommée « aphasie de réception » ou sensorielle. C’est un trouble qui affecte premièrement la compréhension et secondairement l’expression du langage. Tout comme l’aphasie de Broca, elle entraîne d’immenses difficultés à communiquer, à se faire comprendre de l’autre. Cependant, contrairement à cette dernière, l’aphasie de Wernicke est dite « fluente » c’est-à-dire qu’un débit de parole normal et la structure originale du langage sont conservés bien que le sens des phrases prononcées en soit lourdement diminué voire inexistant. Quelle en est la cause ? Quelles en sont les caractéristiques ? Quel avenir s’ouvre aux patients atteints d’aphasie ?

L’aphasie de Wernicke

Les origines organiques de l’Aphasie de Wernicke

Carl Wernicke était un neurologue et psychiatre polonais de la fin du 19ème siècle qui reste encore aujourd’hui une grande figure de la neuropsychologie pour ses travaux sur l’aphasie notamment et en général sur les origines organiques des psychoses. Ensemble, nous prendrons le temps, au cours de cet article, d’expliquer en détail ce qu’est l’aphasie de Wernicke aussi nommée « aphasie de réception » ou « aphasie sensorielle ».

Comme je l’ai précédemment écrit, l’aphasie de Wernicke est un trouble qui affecte principalement la compréhension du langage par le sujet. Cet état pathologique est déterminé par une lésion cérébrale irréversible et plus ou moins profonde de l’Aire de Wernicke. Cette région du cerveau est située précisément au niveau du Gyrus supra marginalis qui lui-même se trouve dans le lobe pariétal au niveau des deux premières circonvolutions temporales (bref, jetez un œil au schéma plus bas, vous y verrez plus clair). Cette lésion peut advenir à la suite d’un AVC, d’un traumatisme crânien ou d’une maladie neurodégénérative provoquant la mort des neurones circonscrits au sein de cette aire cérébrale dite « de Wernicke ».

Les fonctions de l’Aire de Wernicke : la compréhension du langage.

Les neuropsychologues affectent à cette région les fonctions spécifiques au traitement du langage après perception par les aires de l’audition, de la vision ou/et du toucher dans le cas des aveugles qui lisent le Braille notamment. Par « traitement des données du langage », on veut dire que cette aire est chargée d’éclairer le sens des mots reçus de l’extérieur, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. De plus, cette partie du cerveau constitue un péage nécessaire qui s’insère dans les mécaniques bien rodées de tout être social doué du langage. En effet, une fois le cerveau lésé au niveau de l’aire de Wernicke, la qualité des conversations, du contact quotidien avec les autres s’en retrouve lourdement affectée. Plus communément, il serait juste de dire que les aptitudes d’un aphasique de Wernicke à dialoguer, échanger, à apprendre ou même à faire de l’humour sont gravement amoindries. Libre à chacun d’imaginer l’abrupte bouleversement que peut représenter la perte soudaine de la compréhension des phrases complexes formulées par les autres et l’état d’isolement ou plutôt d’exclusion conséquent à cette impuissance. L’aire de Wernicke représente donc une sorte de passage incontournable vers le tissage de relations interpersonnelles fructueuses.  En effet, une fois la compréhension de l’autre entamée, il devient très difficile d’être soi aux yeux des autres. Ainsi, cette pathologie neurologique décrite par Wernicke ampute une partie de la nature humaine telle qu’Aristote la conceptualisait retirant une grande partie du « social » à « l’animal ».

Le parcours imaginaire d’un patient atteint de l’aphasie de Wernicke

Il faut aussi mettre le doigt sur les changements intimes qu’impose cette pathologie qui vous enlève le plaisir de vivre en communauté. Pour que chacun puisse le réaliser, je vous propose une expérience de pensée qui mettra à l’épreuve votre empathie et votre imagination.

Imaginez donc que vous revenez d’un séjour d’observation à l’hôpital à la suite d’un AVC. Alors que vous vous entretenez avec un(e) ami(e) concerné(e) par votre situation, il commence à naître en vous l’impression qu’il existe des différences singulières entre les mots que vous aviez l’intention de prononcer et ceux que vous exprimez vraiment. Les mots produits sont si proches phonétiquement et/ou sémantiquement qu’ils sont presque émis à votre insu.  De fait, votre ami arrive à vous comprendre malgré tout et vous trouve d’ailleurs plus drôle qu’à l’habitude, preuve de votre rétablissement selon lui. Et puis vous n’avez pas tellement conscience des défauts de sens qui parcourent vos phrases car vous ne vous corrigez pas, vous avez l’impression que tout fonctionne habituellement à l’exception de deux faits bien étranges, si saillants qu’ils ne peuvent vous échapper :

Premièrement, votre entourage ne vous comprend plus très bien, se met à vous faire répéter avec un regard de plus en plus inquiet et deuxièmement, vous trouvez que les autres sont simultanément devenus moins clairs, moins compréhensibles. Cependant, vous n’osez pas les reprendre et lentement, vous commencez à vous isoler dans une forme de lieu de nulle part où vous parlez sans cesse, ce qui vous étonne car vous ne vous souvenez pas être de nature très loquace.

Ainsi, à la suite de la répétition de ces événements étranges, un de vos proches choisit de vous emmener à l’hôpital, vous n’en comprenez pas la cause spécifique car vous vous sentez le même mais vous vous doutez que cela doit avoir un rapport avec les événements récents : les conversations de sourds depuis votre retour de l’hôpital notamment. Vous vous sentez un peu perdu mais un médecin de l’hôpital aux airs très sympathiques vous prend en main, il vous emmène pour effectuer quelques examens au cours desquels il vous demande de répéter des phrases qui vous semblent bien trop longues à mesure que l’exercice avance, vous invite à parler d’un de vos souvenirs, vous questionne sur le nom d’objets simples qu’il vous donne à voir, vous ordonne de toucher votre oreille droite avec votre main gauche pour enfin vous dire, avec honnêteté, qu’il y a plusieurs choses qui fonctionnent plutôt bien et d’autres qui présentent des dysfonctionnements :

  • Vous parlez à une vitesse normale ou un peu accélérée vis-à-vis de la moyenne.
  • Vous avez des difficultés à répéter des phrases complexes.
  • Vous comprenez les ordres simples et moteurs mais avez des difficultés lorsqu’il s’agit de choses plus complexes.
  • Vous montrez aussi des difficultés à dénommer des objets que vous connaissez bien du premier coup, vous avez tendance à remplacer leurs noms par d’autres qui y ressemblent soit par leurs sens soit par leurs sons. Par exemple, vous avez remplacé le mot « voiture » par « camion » et le mot « marteau » par « bateau ».
  • De même, beaucoup des mots que vous choisissez ne sont pas adéquats au contexte et, cependant, vous semblez ne pas y accorder la moindre attention et continuer votre verbiage.

Comme vous êtes déboussolé, vous restez quoi tout en essayant vainement de revenir à vos discours logorrhéiques sans queue ni tête, ceux qui vous rassurent depuis quelques temps. Mais le neuropsychiatre ne se démonte pas et vous propose d’écouter quelques phases de l’enregistrement des différents tests afin de vous mettre les idées au clair. Vous reconnaissez votre voix et devenez tout à coup très attentif. Vous prenez alors conscience de l’étendue des dysfonctionnements qui sont les vôtres, vous avez bien dit « bateau » et pas « marteau » la première fois. Vous sentez la peur vous envahir mais le médecin vous rassure, vous explique très simplement que vous êtes probablement atteint de l’aphasie de Wernicke et que l’on peut vous aider moyennant un travail quotidien de rééducation de vos aptitudes de compréhension, aujourd’hui relativement défaillantes, du langage. Il vous propose alors de fixer un prochain rendez-vous pour faire une IRM (imagerie par résonnance magnétique) afin de confirmer le diagnostic pressenti, vous n’y comprenez presque rien… Qu’allez-vous devenir ?

Résumé des symptômes et caractéristiques principales des aphasiques de Wernicke

En complément de cette histoire quelque peu romancée, je vous propose un petit glossaire exhaustif des symptômes maintenant que vous avez pu entrevoir la réalité psychique d’un patient touché par l’aphasie de Wernicke :

  • Paraphasie sémantique : remplacement du mot juste par un autre mot proche du premier au niveau sémantique.
  • Paraphasie phonémique : remplacement du mot juste par un autre mot proche du premier au niveau phonémique.
  • Persévération : usage d’un mot qui convenait au contexte récent mais pas à l’actuel. C’est une sorte d’interférence d’un propos passé sur le propos présent. Exemple : le sujet a parlé de la cigarette et parle maintenant de la piscine et explique que la piscine pollue ou est pleine de cendres.
  • Anosognosie : un patient qui souffre d’anosognosie n’a pas conscience de sa pathologie/de son problème. C’est le cas du patient atteint de l’aphasie de Wernicke au début mais cela ne dure pas dès lors qu’on lui met face au problème.
  • Fluence : elle est conservée dans le cas de l’aphasie de Wernicke contrairement à l’aphasie de Broca. En effet, Les aphasiques de Wernicke sont en capacité d’écrire et de parler à un rythme quasi-normal en mettant le ton bien que ce dernier ne soit pas toujours conforme à la situation.
  • Néologismes : usage de mots inventés.
  • Prosodie : qualifie la mélodie qui se superpose à une langue. Sans elle, nous parlerions comme des robots, de manière télégraphique. Ce n’est pas le cas des patients dont nous explorons les symptômes dans cet article.
  • Manque du mot dans les situations de dénomination : il caractérise l’incapacité à dénommer un objet simple par le mot juste comme un stylo par exemple. Les patients touchés par l’aphasie de Wernicke ne s’améliorent pas dans ce domaine.
  • Alexie verbale : incapacité à comprendre le langage écrit.
  • Surdité verbale : Incapacité à comprendre le langage oral.
  • Agrammatisme : caractérise l’inaptitude à utiliser correctement les mots de liaison. Les aphasiques de Broca en sont atteints, pas les aphasiques de Wernicke, qui, malgré l’absence de véritables défaillances formelles du langage, sont souvent incompris du fait des paraphasies, néologismes et persévérations qui jonchent leur discours. De plus, le fait qu’ils répondent souvent trop librement aux stimuli verbaux extérieurs n’aide pas à la compréhension de leur discours.

Au-delà de ces graves symptômes, il faut que vous gardiez en tête que l’aphasie de Wernicke n’est pas censée porter atteinte à la conscience et aux sentiments : avoir faim, être triste, être joyeux, avoir honte ou le fait de se sentir simplement sont des choses qui restent dans leurs cordes. En effet, ces sentiments, généraux, primaires ou sociaux, restent conscients. L’on peut penser sans pour autant pouvoir le verbaliser correctement, même à soi. Le moi et les souvenirs qui le définissent sont toujours intègres. Ainsi, Beaucoup d’Aphasiques doivent penser avec les mots erronés tout en les traitant comme les mots justes c’est-à-dire qu’ils ne perçoivent pas de défaillances car ils associent le sens adéquat à des mots-étiquettes qui sont, en apparence, inadéquats. Ce serait par conséquent l’étiquetage du sens qui serait défaillant et pas le sens en tant que tel.

Le Devenir du patient : non à la guérison, oui à la rééducation

Comme je l’ai noté plus haut, il n’est pas encore possible de guérir l’aphasie de Wernicke. Néanmoins, il est proposé aux aphasiques de participer à des programmes de rééducation intensifs visant à leur rendre un minimum d’autonomie sociale. En effet, à partir des mots simples dont ils conservent la compréhension, il est toujours possible d’apporter une aide aux aphasiques de Wernicke en leur apprenant, au contact de neuropsychologues et d’orthophonistes, à comprendre l’autre à partir du mot mais aussi au-delà du verbe. En effet, le social ne s’envisage pas qu’en termes de langage. L’empathie reste à ce jour l’outil le plus perfectionné de compréhension d’autrui. Je crois finalement qu’elle constitue la clé de remise en phase avec le monde environnant de ces handicapés du langage.

N’hésitez pas à nous laisser des commentaires, nous serons ravis de vous répondre.

Rien qu’un peu d’information et déjà tant de questions

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Avez-vous le pouvoir de voir les yeux fermés ? Pouvez -vous entendre, dans le silence, la voix d’une personne qui vous manque ? Avez-vous déjà voyagé dans le passé en sentant une odeur particulière ? Voici quelques-uns des pouvoirs de votre mémoire sensorielle, qui utilise vos cinq sens pour capter, retenir et récupérer votre monde. Découvrez dans cet article ce qu’est la mémoire sensorielle, les différents types qui existent (échoïque, iconique, tactile, olfactive, gustative) et comment l’améliorer.

“Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps.” – Marcel Proust –

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Qu’est-ce que la mémoire sensorielle

Nous avons la capacité illimitée de percevoir, d’enregistrer et d’emmagasiner des informations sur notre environnement, et c’est la mémoire sensorielle qui est chargée de ces processus. Les sens dirigent la perception, en captant l’information sur les objets et les événements qui nous entourent. Le système de la mémoire sensorielle prolonge pour quelques instants l’information perçue, afin qu’elle puisse être mieux assimilée par notre mémoire. De cette façon, les différentes sensations sont enregistrées dans nos souvenirs.

L’information sensorielle retenue ne nous permet pas uniquement de reconnaître notre environnement (sentir un parfum et savoir qui s’approche, reconnaître une voix qui nous appelle, etc…) mais cela nous permet également de donner du sens à des événements futurs. Si nous sommes témoin d’une scène violente à laquelle participe un inconnu, et que nous croisons plus tard ce même inconnu, nous ressentirons de la peur ou du dégoût en reconnaissant son visage. Cependant, son visage n’éveille aucune émotion similaire chez les autres personnes qui croisent cet inconnu, car elles n’ont pas été témoin de la violence de celui-ci. Nous emmagasinons des informations sensorielles qui sont liées aux différentes sensations et émotions que nous ressentons au moment où nous les percevons. Une stimulation cataloguée comme désagréable pour un individu, peut être considérée comme plaisante par un autre, à cause des émotions associées à cette situation dans leurs mémoires sensorielles respectives.

La mémoire sensorielle intervient aussi dans le bon fonctionnement des autres systèmes de la mémoire. Il capte rapidement et efficacement les stimulations qui doivent être traitées par la mémoire à court terme, et conserve des informations particulières sur les souvenirs d’origines sensorielle dans notre mémoire à long terme, afin que nous puissions les reconnaître, les évaluer et y répondre de manière adéquate.

Types de mémoire sensorielle

Nos cinq sens conforment cinq types de mémoire sensorielle. Chacune possède le pouvoir de reconnaître et de se souvenir des impressions perçues et de leur importance au moment où elles ont été perçues.

1. Mémoire sensorielle échoïque ou auditive

La fonction principale de la mémoire sensorielle de type échoïque ou auditive est de capter les sons et les expériences auditives afin de prolonger leur présence afin qu’ils puissent être captés par d’autres systèmes de réponse. Ce type de mémoire peut arriver à prolonger la présence d’un son jusqu’à 10 secondes après que celui-ci se soit terminé.

Parfois, nous demandons à notre interlocuteur de répéter sa question, et quand il le fait nous nous rendons compte qu’au final nous avions bien entendu la question. Nous n’avons pas été conscient d’avoir écouté la question, mais nos oreilles ont bien fait leur travail, tout comme notre mémoire auditive, qui nous envoie l’information quelques secondes plus tard.

2. Mémoire sensorielle iconique ou visuelle

La mémoire sensorielle de type iconique (ou mémoire visuelle) intervient dans le registre des expériences sensorielles visuelles. Nos yeux fonctionnent comme des caméras photographiques qui réalisent continuellement des instantanés. Ce système prolonge quelques instants la durée de chaque représentation captée, afin qu’elle puisse être liée à d’autres images. La capacité de prolongation de la mémoire iconique est plus courte que celle de la mémoire échoïque, pouvant prolongé la présence d’une image environs 250 millisecondes. Cette breveté évite que le système ne se surcharge. Parfois, nous emmagasinons ces images dans notre mémoire supérieure, de manière inconsciente et non-intentionnelle.

Imaginons que nous sommes en train de voyager dans le métro pendant un trajet de 40 minutes. Pendant ce trajet une personne est assise sur le siège en face de nous, auquel nous ne prêtons pas attention. Le jour suivant nous retrouvons cette même personne au supermarché et nous le reconnaissons. Les instantanés pris dans le métro la veille ont été traités et envoyés aux autres systèmes de la mémoire.

3. Mémoire sensorielle tactile

La mémoire sensorielle de type tactile permet l’enregistrement d’information sur les caractéristiques des objets que nous touchons et les sensations que cela éveille en nous. Bliss, Crane, Mansfield y Townsendv (1966) ont découvert dans leurs études les différences entre les aveugles congénitaux, les aveugles tardifs et les personnes avec une vision normale en ce qui concerne la capacité de ce type de mémoire sensorielle. Ces différences reflètent la grande capacité d’amélioration de ce système de mémoire sensorielle tactile grâce à la pratique.

Supposons que nous devions prendre quelque chose dans notre armoire, mais que la lumière a été coupée et que notre chambre est complètement dans l’obscurité. Nous reconnaîtrons certainement la plupart de nos vêtements en les touchant. Même si nous n’avons encore jamais prêté attention intentionnellement à sentir nos vêtements sans les voir, notre sens tactile à réaliser son travail et notre mémoire sensorielle tactile également, ce qui fait que nous nous souvenons de la texture de nos vêtements sans l’avoir voulu.

4. Mémoire sensorielle olfactive

La mémoire sensorielle de type olfactive enregistre les informations sur les odeurs que nous percevons. Notre odorat a la capacité de distinguer une grande variété d’arômes, et détecte la plus grande variation de stimulation de tous nos sens. De plus, il est capable de relier les différentes situations et de retenir ses liens d’une manière prolongée dans le temps.

Imaginons que nous organisons un repas avec plusieurs amis à la maison. Le jour suivant, nous trouvons une veste à l’entrée que quelqu’un a apparemment oublié. Nous ne savons pas à qui elle appartient, car son propriétaire l’a enlevée avant d’entrer dans le salon et nous ne l’avons donc pas vu. Sentir la veste est notre meilleure ressource pour découvrir à qui elle appartient, car nous avons sûrement emmagasiner l’information de l’odeur de nos amis sans le vouloir dans notre mémoire grâce à notre mémoire sensorielle olfactive.

5. Mémoire sensorielle gustative

La mémoire sensorielle gustative participe à la captation des goûts, à leur classification postérieur et leur enregistrement dans notre mémoire. Les sensations que nous expérimentons les premières fois que nous percevons une stimulation gustative marquent généralement notre mémoire d’une manière quasi permanente. De plus, la mémoire sensorielle gustative tend à créer de forts liens avec es émotions, comme la mémoire sensorielle olfactive, ce qui permet de nous en souvenir plus longtemps encore. Souvent, goûter un aliment nous transporte à un autre moment temporel ou à une situation concrète. De même que la mémoire sensorielle tactile, ce type de mémoire gustative se développe beaucoup grâce à la pratique, ce qui explique par exemple la capacité des dégustateurs à reconnaître les différents goûts.

Supposons que nous passons un peu de temps en Allemagne et que nous nous habituons à boire une certaine marque de bière. En revenant chez nous, nous arrêtons de la consommer. Après plusieurs années nous la retrouvons dans notre supermarché local. En la buvant, nous nous souviendrons certainement de notre expérience en Allemagne, et de sensations qui ne sont pas forcément directement liée à la bière.

Il ne faut pas oublier que même si nous possédons cinq types de mémoire sensorielle, celle-ci ne travaillent pas nécessairement de manière indépendante. Dans beaucoup de cas, deux ou plus de sens enregistrent parallèlement les informations perçues lors d’un événement. Ainsi, notre souvenir de cet événement s’activera lorsque plusieurs des sens seront sollicités. Par exemple, le goût du café de ne nous rappelle pas forcément un souvenir que le goût du café associé au toucher d’une tasse de cristal fin pourra éveiller…

Mémoire sensorielle – Cerveau

Pouvons-nous améliorer notre mémoire sensorielle ? Conseils

Il existe des gens qui ont un talent sensoriel plus développé, qui arrivent à différencier plus facilement les stimulations sensorielles entre-elles. Cependant, nous pouvons tous améliorer nos différents types de mémoire et notre capacité sensorielle en l’entraînant de manière adéquate. Si nous développons la capacité de nos sens, l’efficacité de la mémoire de ce dernier serai également améliorée.

Avant de commencer à entraîner nos sens, il est important de connaître nos aptitudes. Détecter nos carences afin de les combler et reconnaître nos forces afin d’en profiter. Les personnes qui souffrent de déficiences sensorielles dans un de leurs sens compensent généralement leurs besoins en développant plus leurs autres sens.

Une fois que nous connaissons la capacité de chacune de nos mémoires sensorielles, il devient utile de les combiner. Imaginons qu’un ami s’est acheté un livre qui nous intéresse. Si nous lui demandons le titre du livre et que nous allons directement à la librairie, il sera facile de l’oublier. Par contre, si en plus d’écouter notre ami prononcer le titre du livre, nous le prenons dans nos mains et lisons le titre par nous-mêmes, nous aurons beaucoup plus de chance de nous souvenir du titre de ce livre, car nous aurons plus de données sensorielles qui le concerne.

Enfin, pour terminer le processus de la mémoire sensorielle, il est fondamental de développer notre attention. Actuellement, il existe des programmes professionnels qui permettent de réaliser une évaluation cognitive en ligne. CogniFit est l’outil neuroscientifique le plus précis et le plus utilisé sur le marché. Ce programme sert à mesurer en détail le niveau d’attention et beaucoup d’autres processus cognitifs. En jouant aux différents jeux mentaux, vous découvrirez votre niveau cognitif. Grâce à la base de données et au développement d’algorithmes avancés, CogniFit comprend quelle est la situation cognitive de chaque individu et offre un programme d’exercice cérébral personnalisé. Les tâches sélectionnées et leurs niveaux de difficultés changent de manière dynamique en se basant sur les besoins spécifiques de l’utilisateur.

Une attention déficiente rend la perception difficile, et sans une bonne perception il est difficile de créer des souvenirs. Il est vrai que, comme nous l’avons mentionné plus haut, que nos sens captent un grand nombre de stimulations sans que nous en soyons conscients, mais ce n’est pas toujours le cas. Beaucoup de personnes qui souffrent d’un déficit de l’attention se plaigne d’avoir une mauvaise mémoire. Le problème est généralement qu’elles n’arrivent pas à remplir les étapes nécessaires pour que leur mémoire se souvienne de ce qui les entoure. Voir n’est pas la même chose que regarder, ni entendre la même chose qu’écouter. En mettant plus d’intentionnalité dans nos processus sensoriels nous pouvons améliorer les résultats de ce type de mémoire.

Merci beaucoup d’avoir lu cet article, si quelque chose n’est pas clair pour vous, si vous avez une question sur la mémoire sensorielle, ou si vous souhaitez partager vos expériences personnelles, n’hésitez pas à laisser vos commentaires plus bas. Nous serons enchantés de les lires et d’y répondre ! 🙂

Références :

Bliss, J. C., Crane, H. D., Mansfield, P. K., & Townsend, J. T. (1966). Information available in brief tactile presentations. Attention, Perception, & Psychophysics, 1(4), 273-283.

Rêve lucide : conscience ou inconscience ?

Saviez-vous qu’à 50 ans, vous avez déjà passé 5 années à rêver ? En effet, pour chacun de vous ce temps diffère en fonction de la qualité et du temps de sommeil, mais cela représente beaucoup de temps hallucinatoire pour chacun. C’est donc un état de conscience modifié parfaitement normal, mais nous y reviendrons un peu plus tard. Dans cet article nous verrons ce que représente le rêve pour chacun, mais aussi ce que pourrait représenter l’influence d’un rêve lucide sur votre vie et comment y parvenir.

Rêve lucide : conscience ou inconscience ?

La vision psychanalytique et neurophysiologique du rêve

Qu’est-ce qu’un rêve ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un rêve ? D’un point de vue subjectif, cela peut représenter une expérience durant laquelle des images, des sons, une histoire avec un sens ou non, se créant dans l’esprit durant votre sommeil. Depuis la nuit des temps, on attribue un sens à nos rêves, qu’il soit intuitif, construit ou encore en rapport avec une croyance spirituelle. Ils sont là telle une expérience qui fait partie de votre vie. De nombreuses croyances tentèrent de trouver la signification de cette « invitation à explorer l’imaginaire », allant du chamanisme au monothéisme.

Peut-on interpréter nos rêves ? Que signifient-ils ?

Du côté de la psychanalyse, Freud voyait notamment dans l’interprétation de nos rêves le chemin parfait vers l’inconscient, autrement dit une approche vers une meilleure compréhension de l’homme. Désir inconscient refoulé ou activité énergétique d’un point de vue plus Jungien, il s’agit effectivement d’une partie de nous-même que nous ne pouvons ignorer mais que bien souvent nous méconnaissons pourtant. Il est donc possible d’analyser ses propres rêves, soit par le biais d’une psychanalyse, soit par une auto-analyse.

Mais que se passe-il concrètement dans le cerveau pendant que l’on rêve ?

Du côté des sciences, en neurobiologie et physiologie du sommeil, l’amélioration du matériel et de la technologie médicale (IRM fonctionnelle, scanner, EEG…) ont permis des découvertes sur nos cycles de sommeil. Le sommeil est composé de plusieurs cycles, formés par des phases de sommeil délimitées en fonction de leur fréquence d’ondes cérébrales et notre état de vigilance somatique. Les ondes alpha et bêta se retrouvent durant l’endormissement puis les phases de sommeil lent, qui représentent plus de 50% des cycles. Le sommeil profond leur succède avec les ondes delta (inférieures à 4 hertz). Un relâchement musculaire accompagne progressivement le sommeil, ainsi qu’un ralentissement cérébral. Mais le sommeil paradoxal, la dernière phase du sommeil, est caractérisé par une diminution bien plus profonde que dans les autres stades de sommeil de notre activité somatique, et pourtant notre cerveau tourne presque comme si nous étions éveillés. S’ajoute à cela une activité particulièrement forte de vos yeux au repos, ce sont des mouvements très rapides verticaux ou horizontaux (Rapid Eye Movement). C’est cette période qui est la plus associée à nos rêves (il est bien sûr possible de rêver durant les autres phases de sommeil, mais les récits sont plus flous). A ce moment-là, ce sont les régions du système limbique (hippocampe notamment) et corticales qui sont les plus activées, le cortex moteur, qui dirige directement nos muscles et le cortex associatif, sont très activés également. Il se trouve que ces régions sont impliquées dans les émotions et dans ce qu’il y a de plus primitif chez nous, dont on ne se souvient même pas nécessairement au réveil !

Le rêve est-il simplement une voie vers notre inconscient, ou vers notre conscience aussi ?

Le cas du rêve lucide

Cela m’amène à une catégorie de rêves particulière, plus méconnue, celle des rêves
conscients ou « rêves lucides ». Portant plusieurs appellations selon les référentiels

théoriques, « expérience hors du corps » ou encore « projection astrale » en parapsychologie, ce rêve lucide est vécu comme une expérience, une sensation de sortir de notre propre corps, durant laquelle nous sommes conscients d’être dans un rêve. Conscient dans un rêve c’est possible ? Bien sûr ! D’ailleurs certains rêveurs lucides ont même la capacité d’expérimenter toutes sortes de scénarios, de créer… en bref la possibilité d’orienter sa créativité et son imagination et d’influencer le cours de leurs rêves vers des pensées paisibles et salvatrices. Vous est-il déjà arrivé de vouloir voler ? Découvrir des civilisations anciennes, ou que sais-je, aller dans une « autre dimension » ? Cela peut devenir possible, mais comment ?

Le point sur quelques méthodes

Il faut savoir qu’il existe plusieurs méthodes pour arriver à faire des rêves conscients, et que chacun peut faire le choix d’expérimenter à sa convenance laquelle lui convient au mieux. Il se trouve que le rêve lucide peut être considéré par certains auteurs scientifiques comme un « état de modification spontanée de la conscience ordinaire ».

Mais qu’est-ce qu’un état modifié de votre conscience ?

La nature des états modifiés de conscience (ou aussi communément appelés EMC) est très variée et peut être atteinte grâce à des moyens et techniques très différentes. On peut accéder à ces EMC à l’aide de substances aux propriétés diverses, parfois hallucinogènes (des recherches récentes ont notamment été réalisées avec des drogues comme le LSD ou la MDMA, mais aussi l’Ayahuasca afin de comprendre leur fonctionnement et en trouver les bénéfices thérapeutiques). Mais on peut aussi y accéder grâce à des méthodes sans prise de substance, comme par exemple l’hypnose, ou encore la méditation ou l’EMDR. Les thérapies qui sont basées sur ce type d’état de « transe hypnotique » et autre « transe ecsomatique » (la transe des chamanes) par exemple visent à reconstruire un lien avec votre corps et vos affects. Le rapport à votre corps et à ce que l’on peut ressentir mérite une attention, et ces états de transe facilitent le renforcement de ce lien. Ils sont caractérisés par des ondes bêta et thêta (entre 4 et 8,5 hertz), qui sont également très présentes dans les phases de rêves, de somnolence et de rêves lucides…

Quel est le lien ?

Rêve lucide, état modifié de la conscience

Il existe déjà certaines méthodes de relaxation, des exercices de respiration etc. qui permettent d’accéder plus facilement à ces EMC comme la méditation, la pleine conscience, et le rêve lucide en fait partie intégrante de par cet état de transe qu’il provoque. Ainsi, favoriser des méthodes d’induction hypnotique (proche de l’état hypnagogique dans lequel se situe le sujet durant un rêve lucide), ou encore la relaxation ou la pleine conscience pourraient faciliter l’accès à des rêves lucides, car ils sont également des états modifiés de la conscience. « Respirez profondément », « relaxez-vous » et « laissez-vous aller » … Les méthodes d’inductions hypnotiques peuvent consister à vous focaliser sur un stimulus visuel, puis à effacer progressivement les barrières entre votre conscient et votre inconscient afin d’atteindre un état de « dissociation ». Peut-être alors que cet état de transe « onirique » (onirique signifie ce qui est lié à l’activité des rêves) aurait des vertus, et pourrait nous aider à vivre plus en harmonie avec nous-même à travers l’imagination. Que le rêve soit lucide, conscient ou non, voyager à travers les multiples potentialités de l’homme pourrait vous reconnectez avec vous-même…

Est-ce sans danger ?

Il faut savoir qu’il existe des possibilités de mal vivre cette expérience si vous y êtes mal préparé ou que les conditions sont mauvaises. Certaines personnes qui ont pu expérimenter le rêve conscient ont également vécu des « expériences de mort imminente », car c’est un état de dissociation particulièrement fort, et le fait d’avoir l’impression d’être séparé de son corps peut être particulièrement troublant. Il faut donc être vigilant.

Par ailleurs, si vous n’avez jamais fait de rêve conscient, cela devient possible mais demande quelques efforts et une certaine régularité dans la méthode pour y parvenir. Des exercices peuvent donc faciliter le travail onirique, mais n’ont pas de garantie certaine.

L’auto-analyse des rêves et les conseils de passionnés

La psychologie freudienne elle-même reconnaît le parallèle entre cet état dans lequel vous vous trouvez en rêvant et pendant la phase d’interprétation, et les états hypnotiques ! D’ailleurs, Freud expérimentait quotidiennement l’écriture de ses rêves dès le réveil pour les réinterpréter ensuite, ce que certains passionnés des états de conscience modifiée recommandent par ailleurs pour faire l’expérience de rêve lucide. Il est conseillé également de s’organiser une routine quotidienne de quelques minutes pendant lesquelles vous pouvez vous laisser aller à imaginer ce que vous pourriez rêver, en écoutant de la musique par exemple. Par ailleurs les méthodes de focalisation sur un stimulus (comme dans les méthodes hypnotiques) pourraient également fonctionner dans un rêve lucide, permettent de canaliser l’activité psychique et d’éclaircir le reste du rêve. Le point commun entre cette transe hypnotique et onirique, et la méthode d’interprétation des rêves, c’est ce relâchement des associations, cette liberté de possibles qui s’offrent à nous… Vous ne vous fermez plus les mêmes portes qu’éveillé, vous ne subissez aucune pression ni limite extérieure et il n’y a plus que vous pour décider quoi faire.

En conclusion

Cet article revêt divers thèmes sur l’importance des rêves, qu’ils soient inconscients ou lucides, au cœur de votre vie. Le point central ici est que même en rêvant, nos émotions et notre corps sont sollicités, ce que nous pouvons négliger sans nous en rendre compte au cours de la journée. Cette mobilisation favorise votre économie psychique grâce à l’assimilation plus ou moins consciente d’informations (notamment pendant l’enfance ou cette phase de sommeil paradoxal favorise particulièrement la mémorisation), ou l’expression de désirs cachés, ou bien encore vous laisse divaguer afin de casser la routine quotidienne. Quoi qu’il en soit, le rêve a des vertus et est indispensable. Alors pourquoi ne pas favoriser son émergence ? En cas de terreur nocturne par exemple, contrôler et orienter son rêve vers des sensations agréables et positives peuvent changer le cours de vos nuits. De plus, c’est un moyen utile de se reconnecter avec soi-même, au plus profond de notre créativité et de nos sensations et ressentis personnels.

C’est une porte ouverte vers une libre interprétation aussi bien qu’une auto-analyse de votre liberté d’exploration individuelle. Je vous invite donc à vous relaxer et à prendre soin de vous, car une écoute de votre corps, de vos émotions et de votre psyché ne peut que vous faire du bien.

J’espère que cet article vous aura été utile ou qu’il vous aura intéressé, n’hésitez pas à poser vos questions ou vos commentaires, nous serons enchantés d’y répondre.

La plateforme d’entraînement cérébral informatisée de CogniFit efficace dans la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées

Une étude publiée au début de l’année 2017 compare les différentes plateformes d’entraînement cérébral informatisées et confirme l’efficacité de certaines d’entre elles dans la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées, parmi lesquelles se trouve la plateforme de CogniFit.

L’espérance de vie augmente toujours de plus en plus et notre cerveau se détériore au fil du temps. De bonnes habitudes de vie permettent de ralentir ce processus de vieillissement cérébral et aident à maintenir notre cerveau en bonne santé. L’une de ses bonnes habitudes est d’entraîner votre cerveau avec CogniFit, le programme leader en évaluation et en stimulation cognitive.

CogniFit, efficace dans la prévention du déclin cognitif

Il a été démontré à plusieurs reprises que la plasticité neuronale (l’habileté du cerveau d’opérer des changements physiques et fonctionnels) est toujours présente à l’âge adulte. Il est également prouvé que de bonnes réserves cognitives permettent de compenser les déficits cérébraux ou le déclin cognitif, dus à un accident, à l’âge ou à la maladie. L’entraînement cérébrale, même à l’âge adulte, permet donc de prévenir les effets du déclin cognitif et des maladies neurodégénératives.

Une étude réalisée par les universités University of Western Australia et Edith Cowan University (Amélioration du fonctionnement cognitif chez les personnes âgées saines : un compte rendu systématique de l’efficacité clinique des entraînements cérébraux informatisés disponible sur le marché dans la prévention du déclin cognitif) publiée le 14 janvier de cette année compare les différentes plateformes digitales d’entraînement cérébral actuellement disponibles sur le marché. Après avoir examiné près de 8 000 études scientifiques, les auteurs ont identifié 18 plateformes parmi lesquelles seulement 7 disposent d’informations scientifique suffisantes pour être jugées. Parmi ces 7 plateformes, seules 2, dont CogniFit, présentent un haut niveau de preuves scientifiques démontrant les bénéfices de l’entraînement cérébral sur une population âgée en bonne santé.

Parmi ces preuves scientifiques de l’efficacité de l’utilisation de programmes informatisés pour la prévention du déclin cognitif chez les adultes se trouve deux études démontrant que l’utilisation de la plateforme d’entraînement cérébral CogniFit permet d’améliorer différentes capacités cognitives chez les personnes âgées (entre 60 et 90 ans), comme la vitesse de traitement des informations, la coordination œil-main, le balayage visuel, la mémoire visuelle et la mémoire exécutive. Une autre étude menée sur plus de 150 adultes en bonne santé démontre que l’utilisation de la plateforme d’entraînement cérébral permet d’améliorer la mémoire de travail visuo-spatiale, ainsi que les capacités d’apprentissage et d’attention.

Dans le domaine de la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées, la plateforme d’entraînement cérébral de CogniFit est l’une des deux seules plateformes au monde dont l’efficacité a été scientifiquement démontrée. Cette étude, menée par les universités University of Western Australia et Edith Cowan University, a été publiée le 14 janvier 2017 dans le journal scientifique Neuropsychology Review. Contrairement à la plupart des autres plateformes d’entraînement cérébral disponibles sur le marché, CogniFit dispose de plusieurs évidences scientifiques qui démontrent son efficacité.

Le programme de CogniFit

Ce programme clinique d’entraînement cérébral est validé par la communauté scientifique, comme nous venons de le voir. Il s’agit d’un outil professionnel d’entraînement cérébrale qui évalue les habiletés cognitives de la personne qui l’utilise et lui propose automatiquement un entraînement personnalisé.

CogniFit aide à la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées

La technologie de CogniFit se base sur la neuroplasticité. Cette capacité de notre cerveau nous permet de prévenir les futures détériorations cognitives et nous donne les bases pour solutionner les problèmes déjà existants.

Gymnastique cérébrale : CogniFit est très facile à utiliser, il vous suffit de vous enregistrer ! Tous les jeux sont basés sur des études cliniques et sur les connaissances de professionnels de stimulation et réhabilitation neuropsychologique. Ce programme a été créé par des professionnels pour vous aider à mettre à l’épreuve votre capacité mentale et défier votre cerveau. Commencez dès maintenant !

Nous vous remercions de nous avoir lu, si vous désirez laisser un commentaire, vous pouvez le faire ci-dessous. Nous serons également enchantés de répondre à n’importe laquelle de vos questions sur le sujet 🙂

Délire et bouffée délirante : types, troubles, évaluation et cas réels

Délire et bouffée délirante : Que sont les délires et les bouffées délirantes ? Combien de types de délires différents existe-t-il ? Avec quels troubles sont associés les idées délirantes ? Comment s’évalue et se diagnostique cet état d’altération mental dans lequel une excitation, un désordre des idées voir même des hallucinations peuvent se produire ? Découvrez quelques cas réels.

Nous sommes habitués à entendre le terme de délire dans les médias : à la télévision, dans les films, dans les livres, et même parfois dans les conversations habituelles que nous avons avec les autres, et souvent ce terme est utilisé d’une manière familière. Dans cet article, nous allons essayer d’expliquer ce qu’est un délire et une bouffée délirante, quels types de délires existent, quels sont les plus fréquents, comment les évaluer et quelles différences existe-t-il avec les croyances populaires. Eva Rodriguez Weisz, psychologue, répond à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du délire

Qu’est-ce qu’un délire ? Définition

Les délires constituent un des thèmes centraux pour les psychopathologies, mais si nous nous concentrons sur la définition psychopathologique, nous devons commencer par dire qu’il n’existe pas une définition totalement satisfaisante et complète du délire. Cependant, il est vrai qu’il existe certaines définitions qui sont assez bien acceptées, parmi lesquelles se trouve la définition de Jaspers, qui est la plus utilisée.

Jaspers nous offre une définition des délires qui est la suivante : “les délires sont des jugements ou des croyances fausses, qui se caractérisent par le fait que l’individu les maintiens avec un grande conviction, qui ont un contenu étrange ou impossible en lien avec la culture du sujet, et qui ne sont pas influençables par d’autres arguments, conclusions ou expériences irréfutables”. Jaspers lui-même reconnu l’insuffisance de sa définition pour distinguer adéquatement les délires d’autres possibles croyances et problèmes. Actuellement, il existe d’autres conceptualisation avec la même définition que celle de Jaspers, dans lesquels elle apparaît répétée, amplifiée et/ou nuancée par d’autres auteurs.

Délire et bouffée délirante comme phénomène multidimensionnel. Critères pour le définir

Afin de pouvoir distinguer avec précision une croyance normale d’un délire, certains auteurs ont proposés des dimensions qui suggèrent l’existence d’une gamme continue qui va de la croyance normale ou socialement acceptée au délire pathologique. Pour définir ces critères conceptuels du délire, nous devons aborder ces dimensions :

  • Croyances modifiables VS croyances non-modifiables, fixe et incorrigibles : Cette caractéristique fait référence au maintien du délire sur le long terme, malgré qu’il existe des preuves du contraire. Bien que cela suppose un des aspects centraux de la définition de Jaspers, certaines investigations les plus récentes démontrent que dans la pratique, cette caractéristiques n’est pas toujours rencontrée, mais qu’elle peut exister des degrés différents et des variations dans la fixité des délires. Ainsi, les délires ne sont pas forcément incorrigibles, même s’il semblerait qu’effectivement les délires soit en général difficile à modifier.
  • Conviction légère VS conviction intense : Cette dimension fait référence au degré de conviction d’un sujet à propos de ses croyances. Les investigations les plus utilisées comme celle de Jaspers ou Mullen défendent que dans le cas de délire, le degré de conviction est “extraordinaire” ou “absolu”. Cependant, évaluer cette variable peut être compliqué, car selon d’autres chercheurs, autant chez des patients différents que chez le même patient, le degré de conviction n’est pas absolu et peut varier. De même que pour l’incorrigibilité, la conviction n’est pas toujours la même. Dans des cas extrêmes on considère que la conviction est intense alors que d’en d’autres cas la conviction peut être plus légère, alors qu’il s’agit dans les deux cas d’un délire.
  • Absence d’appuis culturels : Pour être considéré comme un délire, on doit ajouter le fait que la croyance ne doit pas être partagée par d’autres membres d’un groupe culturel, comme ce serait le cas des croyances religieuses ou politiques. Cette dimension est due au fait que, entre autres choses, l’irrationalité d’une idée est définie en partie par le contexte social, et c’est pourquoi les psychologues ne doivent pas entrer en matière sur les questions idéologiques de leurs patients. Cela peut également supposer un problème au moment d’appliquer ce critère, car souvent il est difficile d’être au courant des croyances d’autres groupes éloignés du notre.
  • Pas de préoccupations VS préoccupations : Les croyances non pathologiques, bien qu’elles soient maintenues avec conviction, dans la majorité des cas, ne nous préoccupent pas. Les délires sont souvent des idées préoccupantes pour le patient, qui rumine continuellement ses idées, et qui consacre une grande partie de son temps pour les réaffirmer. Cette caractéristique n’est pas exclusive des délires, mais peut également être présente dans d’autres idées, comme les obsessions ou les surévaluations.
  • Plausible vs non-plausible : Cette dimension se réfère au degré de plausibilité et à quelle mesure le délire s’adapte à la réalité. Alors que parfois certains délires sont impossibles dans n’importe quelle circonstance, d’autres pourraient être possibles. Par exemple, si une personne travail dans les services secrets et nous manifeste ses pensées qu’on le suit et qu’on écoute ses conversations au téléphone, cela est plus possible pour cette personne que pour d’autres.

Types de délires et exemples de bouffées délirantes

Le contenu des délires peut être très varié, et peuvent concerner différents sujets. Voici un petit résumé de certains types de délires et d’exemple de bouffées délirantes, bien qu’il en existe bien plus que ceux présentés si dessous.

Types de délire et exemple de bouffée délirante

Délires paranoïdes :

L’individu pense qu’une ou plusieurs personnes ont l’intention de lui faire du mal ou de faire du mal au personnes qui lui sont proches (physiquement, socialement ou psychologiquement). Un exemple clair de ce délire est lorsque le patient est convaincu que l’on veut l’assassiner, l’empoisonner, le rendre fou et le poursuivre jusqu’à lui faire du mal.

Délires de grandeur :

Ils sont caractérisés par une idée délirante dont le contenu implique une exagération dans l’évaluation du pouvoir du patient, d’une quelconque habileté spéciale ou d’une surévaluation de l’importance de son identité. Cela peut être de nature religieuse, tourné vers des figures ou des éléments mystiques (Dieu, Jésus-Christ, le Démon, etc…) ou d’autres sortes. Un exemple serait un délire religieux dans lequel le patient pense être “l’envoyé de Dieu”. Les individus mégalomaniaques expriment une arrogance prononcée et une estime de soi très élevée, d’une façon exagérée. Ce type de délire sont présents dans les manies, les troubles délirants et la schizophrénie.

Délires métacognitifs (lecture ou vol de pensées) :

Dans ces cas-là, l’individu pense qu’une personne ou une force extérieure contrôle sa volonté ou ses pensées. Un exemple clair est lorsqu’une personne exprime avec conviction qu’on lui lit les pensées. Ce sont des délires très fréquents dans les cas de schizophrénie.

Délires de jalousie :

Aussi connu comme le Syndrome d’Othello, ils se caractérisent par le fait que le sujet a toujours la fausse croyance que son ou sa partenaire lui est infidèle. Ce type de délires sont très controversés, car dans certaines situations, cela peut sembler des croyances normales. Cependant, ce type de patients arrive à un tel point jalousie qu’ils peuvent commettre des actes violents ou des délits, et les délires sont constants et sans fondement rationnels ou logique.

Délires érotomaniaque (Syndrome de Clérambault) :

Les patients érotomaniaques ont la certitude qu’une autre personne est profondément amoureuse d’eux. Les contacts avec cette personne peuvent être minimes, voire inexistant, mais le sujet affirme que c’est l’autre personne qui a commencé leur relation. Généralement, cette autre personne est réelle, et est souvent d’une classe sociale ou d’un statu supérieur au sujet. Par exemple, une personne qui affirme que le président de son pays est amoureux d’elle depuis des années, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés directement.

Délires de fausse identification :

Parmi ces délires, un des plus fréquents est le Syndrome de Fregoli, qui consiste en ce que la personne croit que d’autres individus ont une autre identité. Se délire ce caractérise par le fait que le patient se sent persécuté par une personne qu’il pense voir partout et qui peut avoir plusieurs identités et en changer comme un acteur. Les délires de fausse identification sont généralement accompagnés d’hallucinations. Ils se produisent souvent dans les cas de schizophrénie, de dépression sévère ou de maladie d’Alzheimer.

Ainsi, les délires peuvent se manifester sous différentes formes, mais ont une caractéristique commune, qui est qu’ils sont autoréférentiels au patient lui-même.

Causes du délire ou de la confusion mentale

Les délires et les pensées délirantes peuvent être présentent dans une grande variété de troubles psychologiques :

  • Schizophrénie.
  • Troubles paranoïdes.
  • Troubles affectifs (dépression et manie).
  • Troubles de la personnalité.

De plus, les délires ou les pensées délirantes peuvent apparaître comme conséquence d’un traitement d’une maladie d’origine biologique :

Différences entre délires et autres croyances anormales

Il existe d’autres pensées, comme les idées de type obsessive, qui partagent avec les délires la caractéristique de la préoccupation qu’elles génèrent chez la personne qui les a. Cependant, les individus qui ont des idées obsessives reconnaissent souvent l’absurde et l’irrationnel que sont leurs idées, et luttent souvent en essayant de ne pas y penser, car il s’agit de pensées indésirables, involontaires et intrusives. Dans les cas de délires, l’idée se maintient, que celle-ci paraisse logique ou non.

D’un autre côté, les idées surévaluées décrites par Wernicke, ont certaines racines communes avec les délires, car il s’agit de croyances qui sont surchargées émotionnellement par l’individu, qui tendent à le préoccuper et à dominer sa personnalité, comme dans les cas de fanatisme. Cependant, les idées surévaluées diffèrent des délires par le fait qu’il existe un certain degré de validation consensuelle, et qu’elles se centrent surtout sur les questions sociales, politiques ou religieuse, alors que les délires se centrent principalement sur la personne elle-même.

Les délires, évaluation et diagnostic

Du fait que les délires peuvent être causés par des troubles mentaux, ou par des maladies d’origine biologique, comme nous le mentionnons auparavant dans cet article, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste afin d’arrêter un diagnostic précis.

Il est important, comme pour beaucoup d’altérations et de troubles, que les personnes les plus proches de l’individu, normalement la famille, qui sont les premiers à se rendre compte de ce qu’il se passe, aident les spécialistes.

Les diagnostics doivent toujours être émis avec une très grande précaution et en écoutant l’entourage proche du patient, d’une façon exhaustive. Car souvent le consensus social est une question délicate, et il peut être difficile de distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.

Un bon exemple du fait que les délires peuvent contenir de la vérité, ou devenir vrais avec le temps, sont les délires de jalousie, De plus, beaucoup de spécialistes peuvent témoigner et décrire une expérience dans laquelle, au début, les délires leurs semblaient absurdes, et qui au final se sont avérés vrais, comme dans le cas très connu de Marta Mitchell.

Le cas de Marta Mitchell

Aux États-Unis, ce cas peut être parfois catalogué comme un cas de pathologie. Il est connu comme le cas de Marta Mitchell, l’épouse d’un général américain, qui fut diagnostiqué d’une pathologie mentale, dû aux accusations qu’elle faisait d’activités illégales à la Maison Blanche, jusqu’à ce que l’on découvre qu’elle avait raison.

Bien que cela puisse paraître anecdotique et que cela n’arrive pas dans la majorité des cas et est plutôt considéré comme une exception, il est vraiment important que les professionnels cliniques soient attentifs à beaucoup de variables et de critères d’évaluation, afin d’être rigoureusement sûrs de ne pas commettre d’erreurs.

Ainsi, les évaluations des patients sont toujours plus optimisées. De nos jours, la majorité des traitements thérapeutique – et parfois pharmacologiques – montrent des résultats très positifs dans l’évolution des patients, avec une grande probabilité de récupération pour beaucoup des troubles mentaux. Il est donc important de toujours faire appel à un professionnel spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin.

Le diagnostic ne doit pas être la priorité, car cela pet mener à mettre des “étiquettes” qui ne sont pas nécessaires à la personne. Cependant, une bonne évaluation et un traitement adéquat réalisé par un spécialiste pourra assurer le patient et ses proches une amélioration considérable de quelconque trouble psychologique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit de découvrir ce que sont les bouffées délirantes. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Créatine et Créatinine : que sont ces substances, que nous indiquent-elles et comment les mesurer

Qu’est-ce que la créatinine ? Comment peut-on la mesurer ? Qu’est-ce que cela nous indique ? La créatinine est une substance inoffensive dans le sang, et est produite et éliminée constamment par notre organisme. Dans cet article, nous vous donnons plus de détails sur comment notre organisme génère la créatinine, ce que nous indiquent les niveaux de créatinine ainsi que d’autres curiosités comme le lien entre notre masse musculaire et notre fonctionnement cérébral.

Créatine et Créatinine

Créatinine, qu’est-ce que c’est ?

On peut dire que la créatinine est le produit final (le déchet) qui résulte de la métabolisation de la créatine (composé nitrogène naturel très proche des acides aminés). Cette dernière se trouve naturellement dans notre organisme. Nous la filtrons grâce à notre foie et l’envoyons aux muscles à travers notre flux sanguin.

De cette façon, le processus commence par la métabolisation de la créatine dans os muscles. Les déchets, qui sont la créatinine, sont retournés au flux sanguin et ensuite filtrer par nos reins. La dernière étape serait de les expulser dans notre urine.

Quand nous souhaitons connaître les niveaux de créatinine, nous utilisons es analyses d’urine. De cette façon, la mesure de la créatinine est un des meilleurs indicateurs pour connaître l’état de nos reins et comment ceux-ci fonctionnent.

Niveaux de créatinine dans le sang

Nous avons déjà dit que la créatinine est le produit qui résulte de l’utilisation de la créatine dans les muscles, et que l’on peut la trouver en permanence dans notre corps. Ainsi, si on observe une altération ou un déséquilibre, cela nous servira de signal d’alarme et nous informera que quelque chose ne tourne pas rond.

  • Niveaux élevés : Une augmentation de la concentration de créatinine dans le sang indique une insuffisance rénale. Pourquoi ? La créatinine est dans le sang et passe par les reins, et si ceux-ci ne fonctionnent pas bien et ne filtre pas assez le sang, la créatinine s’accumule dans le flux sanguin.
  • Niveaux normaux : Les niveaux normaux de créatinine ne sont pas absolus, et varient en fonction de beaucoup de facteurs, comme :
    • Le volume de musculature : plus la masse musculaire est grande, plus les taux sanguins de créatinine sont élevés.
    • Âge : plus l’on vieillit, plus nos niveaux de créatinine dans le sang sont élevés. Pour un enfant, la norme est de 0,2 à 1 mg/dl.
    • Sexe : Les hommes ont biologiquement une musculature plus grande que les femmes. La norme pour un homme est entre 0, et 1,3 mg/dl et chez une femme la norme est entre 0,5 et 1,2 mg/dl.
  • Niveaux faibles : En général, il est plus rare qu’une personne se rende chez son médecin pour avoir un taux trop bas de créatinine. Cela pourrait être causé par :
    • Une maladie qui entraîne une diminution musculaire
    • Après une longue hospitalisation et un alitement prolongé
    • Lorsque l’on vieillit, notre masse musculaire diminue

Un jeune homme sportif peut avoir un taux de 1,4 mg/dl de créatinine sans pour autant souffrir d’une maladie ou d’une insuffisance rénale, alors qu’une femme âgée et maigre qui a un taux de 1,2 mg/dl peut souffrir des reins.

Le résultat de créatinine sert à calculer le taux de filtration rénal (clearance de la créatinine), qui est le volume de sang qui est filtré par les reins par minute.

les reins filtrent normalement jusqu’à 180 litres de sang par jour (environ 120 ml/min). Par exemple, une valeur inférieure à 60 ml/min indiquerait une insuffisance rénale chronique.

Différences entre créatinine et créatine

Nous avons déjà mentionné ces deux termes plus haut dans cet article, mais nous allons revenir dessus afin de voir quelles différences il y a entre la créatinine et la créatine.

La créatine, en soi, est un nutriment utile aux muscles. C’est l’énergie dont nos muscles ont besoin constamment pour fonctionner, leur combustible.

Nous consommons de la créatine constamment, même lorsque nous sommes au repos. D’un autre côté, la créatinine est le résultat de cette consommation de créatine. Sa production est constante, dû à la consommation constante de créatine par les muscles.

Créatine, musculature et cerveau.

Musculature : Il est très courant que les sportifs utilisent des suppléments nutritifs pour aider leurs muscles à se développer ou à récupérer de l’effort. Un exemple de ces suppléments est la créatine. Les suppléments à base de créatine sont parmi les suppléments privilégiés des personnes qui se rendent régulièrement au fitness, car en plus d’être totalement naturel, ils n’ont en général pas d’effets indésirables sur l’organisme et aide les fibres musculaires à ne pas trop souffrir du stress après un entraînement, facilitant la récupération.

Cependant, il existe d’autres applications aux suppléments contenant de la créatine.

Cerveau : Nous avons trouvé des informations intéressantes sur la localisation de la créatine dans notre corps dans les travaux de Victor M Cabrera Oliva “Les aides erégogéniques dans le sport : mythes et réalités” :

Les plus fortes concentrations de créatine dans le corps humain se trouve dans les muscles squelettiques, avec environ 95% de la créatine du corps, composé principalement de créatine libre (40%9 et de décréatine phosphorylé ou phosphocréatine (55%). Le 5% restant est réparti entre les tissu organiques comme le cœur, les spermatozoïdes, la rétine et le cerveau fondamentalement.
 En continuant nos recherche sur la créatinine dans notre cerveau, nous avons rencontré cet article “Différence cérébrale de la créatine : premiers patients espagnols avec une mutation du gène GAMT” dans lequel on peut trouver beaucoup d’informations intéressantes sur un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires :

Les syndromes de déficits cérébraux de créatine constituent un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires qui affectent la synthèse et le transport de la créatine et se caractérisent par un manque ou une absence de créatine et de phosphocréatine dans le cerveau. Il existe un groupe d’erreurs congénitales du métabolisme qui ont pour effet de produire un déficit de créatine dans le cerveau.

Nous pouvons également dans une étude publiée en ligne par la revue “Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences” que la consommation de créatine stimule l’activité cérébrale et favorise la mémoire et la vitesse de traitement des informations..

  • Les cellules comme les neurones, qui nécessitent une plus grande quantité d’énergie, dépendent grandement de la fonction du système créatine-phosphocréatine pour le transport de celle-ci.

Chez CogniFit, nous disposons de différents outils qui permettent d’exercer le cerveau. Il s’agit de la plateforme leader en stimulation cognitive, ses exercices cérébraux peuvent être pratiquer en ligne depuis n’importe quel dispositif. Il s’agit d’exercices cliniques élaborés par des neuropsychologues et des neuroscientifiques qui sont présentés d’une manière simple et distrayante.

Cette plateforme permet d’entraîner d’une manière professionnelle les principales fonctions cérébrales comme l’attention et la mémoire.

Ce programme a été validé par la communauté scientifique et sont utilisé par des hôpitaux, des écoles et des universités du monde entier. Nous vous invitons à découvrir cet outil facile à utiliser qui vous aidera à évaluer et à améliorer vos capacités cognitives.

Conclusion

En repassant le contenu que nous avons mentionné tout au long de cet article, nous pouvons mettre en évidences différents concepts.

Premièrement, nous savons ce qu’est la créatinine et comment celle-ci est formée dans notre organisme. Nous savons qu’elle est le produit de la métabolisation de la créatine par les muscles.

Les niveaux de créatinine dans le sang sont directement liés avec des problèmes rénaux, et la mesure dans les urines de ces niveaux de créatinine dans le sang est par conséquent l’indicateur le plus utilisé pour identifier les problèmes rénaux.

La créatine joue un rôle essentiel dans le développement de la musculature et beaucoup de sportifs utilisent de suppléments à base de créatine. De plus, dans l’alimentation, les plus grandes sources de créatine se trouve dans les viandes rouges maigres, le saumon et le thon, cependant, même s’il s’agit des aliments les plus riches en créatine, ils en contiennent assez peu. En réalité, il existe à ce sujet un problème pour les végétarien et les végétaliens, car ils peuvent souffrir d’une certain carence en créatine dû à leur alimentation. Il ne faut pas oublier que la créatine est vraiment importante pour la musculature, ainsi que pour l’activité cérébrale, plus concrètement pour la mémoire. En effet, si vous consultez le lien de la revue que nous avons cité précédemment, il met en évidence que certaines personnes de l’études sont végétariennes afin d’établir d’étudier les cas de personnes qui ne consomment pas d’aliments d’origine animal qui contiennent de la créatine.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Est-ce que vous connaissiez déjà la créatine et la créatinine ? Avez-vous déjà réalisé des tests pour mesurer leurs niveaux dans vos urines ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Les 10 lois de la chance : apprenez à créer et à attirer la chance !

Est-ce que la chance existe ? Est-ce à cause de la chance que les personnes qui ont du succès réussissent ? Et si c’est le cas, comment avoir de la chance ? Oui mes amis, la chance existe, et dans cet article nous allons vous nommer les 10 règles pour attirer la chance.

Jetez vos pattes de lapins et vos fers à cheval, arrêtez de craindre les chats noirs. Parce que la chance ne dépend que de vous. Apprenez à créer votre propre chance et à l’intégrer à votre vie !

10 règles pour attirer la chance

La chance à borner des générations entières de personnes, et ce n’est pas pour rien. Presque comme le St-Graal, des millions de personnes se sont dédier à développer de formule afin de trouver ce qu’est la chance et comment l’obtenir.

Cette chance qui semble sourire à seulement quelques privilégier, mais qui nous évite constamment…

Cet article sur la chance a été principalement inspiré par la lecture d’un livre en particulier qui parle de la chance, des trucs et des astuces pour l’attirer ainsi que des rites qui sont pratiquer à travers le monde. Ainsi, il est temps de rendre les choses plus claires et d’expliquer quelles sont les 10 règles pour attirer la chance.

Ce livre magique s’appelle “La chance : clés pour attirer la prospérité” et est écrit par Álex Rovira et Fernando Trias de Bes. Il raconte la légende des chevaliers Sid et Nott qui partent à la recherche du succès et de la prospérité. À travers une histoire de fable narrative sur les aventures de ces chevaliers intrépides animé par le célèbre Merlin, les auteurs développent d’une manière très simple quelles sont les 10 règles de la chance.

David demanda à Victor :

— D’accord, alors dis moi : quelle est la différence entre le hasard et la chance ?

Victor médita un instant avant de répondre :

— Lorsque vous héritez une fortune de votre famille, il s’agit du hasard. Mais le hasard ne dépend pas de nous-mêmes, ni ne dur très longtemps. Vous avez seulement bénéficié d’un heureux hasard, mais maintenant il ne vous reste plus rien. Moi, par contre, je me suis dédier à provoquer ma chance. Le hasard ne dépend pas de nous-mêmes, la chance elle si dépende de nous-mêmes. C’est cela la chance, le reste n’existe pas.

David ne pouvait pas croire ce qu’il écoutait.

— Vous êtes en train de me dire que le hasard n’existe pas ?

— Bon… Si vous voulez, disons qu’il existe, mais il est vraiment improbable et on ne peut pas compter sur le fait qu’il nous arrive quelque chose par hasard. Et si cela arrive, ça ne dure jamais très longtemps, et est éphémère. Saviez-vous que presque 90% des personnes qui ont gagner la loterie n’ont pas eu besoin de plus de 10 ans pour se ruiner ou pour revenir où ils étaient avant de la gagner ? Par contre, la chance est toujours possible si vous vous en donnez les moyens.

(Extrait du livre : La chance : clés pour attirer la prospérité)

Découvrez les 10 règles pour attirer la chance. Apprenez à créer votre propre chance !

Découvrez les 10 règles pour attirer la chance

1ère règle pour attirer la chance : le hasard ne dure pas, car il ne dépend pas de nous. La chance, nous la créons nous-mêmes, et c’est pour cela qu’elle dure pour toujours.

Voici la première différence entre le hasard et la chance. Le hasard est aléatoire et ne vous sourira pas éternellement. La chance dépend uniquement de vous, ainsi que vous pouvez choisir de la faire durer pour toujours.

La chance est le résultat de la préparation et de l’opportunité. Rappelez-vous que l’argent facilement gagner est tout aussi facilement dépensé.

2ème règle pour attirer la chance : beaucoup ont envie d’avoir de la chance, mais peu décident d’aller la chercher.

Il est important que vous sachiez que vous ne devez pas seulement prendre des initiatives, vous devez également croire en elles.

Comme le dit si bien Sénèque : “Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait pas où il va…”

PERSONNE ne va frapper à votre porte pour vous proposer un travail qui changera votre vie. Sortez de votre zone de confort et chercher votre propre chance.

3ème règle pour attirer la chance : si vous n’avez pas de chance actuellement c’est peut-être parce que les circonstances de votre vie n’ont pas changé afin que vous ayez plus de chance, il convient de créer de nouvelles circonstances.

Le fait de se plaindre encore et toujours des mêmes problèmes est tristement courant, mais souvent rien n’est fait pour changer les choses. Nous l’acceptons, nous nous résignons et nous nous plaignons pour la “mal chance” que nous avons. Et nous en restons là. Les personnes qui pensent avoir de la mal chance ont en plus besoin que les autres le leur confirment. Arrêtez de vous plaindre ! Et jetez un coup d’œil cet article : 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle.

C’est notre responsabilité de créer les circonstances idéales pour attirer la chance.

Walt Disney fut renvoyé de son travail parce qu’il “manquait d’imagination”. Aujourd’hui il est considéré comme le père de l’animation. Qu’a fait Walt Disney ? Il a simplement changé ses circonstances. La pensée créative et la méditation sont des outils basiques pour nous poser les bonnes questions sur notre vie (qui peuvent parfois être incommodantes) et pour changer nos circonstances.

4ème règle pour attirer la chance : préparez les circonstances pour avoir de la chance ne veut pas dire chercher le bénéfice à tout prix, mais créer des circonstances pour que les personnes autour de nous sortent gagnantes nous attire de la chance également.

Soyez généreux. Les bonnes actions envers les autres attirent les circonstances favorables à la chance.

Ce que nous donnons au monde, celui-ci nous le renvoie. Soyez positif, envoyez de bonnes vibrations et vous en récolterez les fruits. C’est une des lois principales du Karma, et c’est également ainsi que fonctionne la chance.

5ème règle pour attirer la chance : si vous repoussez à demain la préparation des circonstances, la chance ne pourrait jamais se présenter, créer ces circonstances demande de faire un premier pas, faites-le dès aujourd’hui !

Ne soyez pas feignant. Ça ne sera jamais le meilleur moment pour commencer à faire du sport, arrêter de fumer ou commencer à manger sainement. Si vous chercher le moment idéal, celui-ci pourrait bien ne jamais se présenter. Levez-vous du canapé et créez votre chance vous-même.

La chance arrive par l’action, pas uniquement par la pensée.

6ème règle pour attirer la chance : même avec les circonstances adéquates, parfois la chance n’arrive pas, chercher alors les petits détails des circonstances qui peuvent sembler na pas être nécessaire mais qui sont en fait indispensables.

Soyez patient et ne baissez pas les bras. L’effort et la constance sont vos meilleurs alliés pour créer votre propre chance. Persévérez et vous triompherez.

Donnez de l’importance aux petits détails. Il existe des milliers de sites web avec les mêmes informations. Pensez à pourquoi vous en préférez un à un autre, et rendez-vous ainsi compte que les petits détails peuvent faire toute la différence. Afin que ces détails ne passent pas inaperçue, vous devez avoir une attitude ouverte et confiante.

7ème règle pour attirer la chance : ceux qui croient au hasard penserons que créer des circonstances adéquates est inutile, mais ceux qui s’occupent à créer les circonstances adéquates à la chance ne se préoccupent pas du hasard.

Et c’est que ceux qui pensent que la chance se mérite ne vont rien faire pour l’obtenir.

8ème règle pour attirer la chance : personne ne peut vendre la chance, la chance ne se vend pas, elle se créer, ne croyez pas les charlatans qui vendent de la chance.

Le véritable succès professionnel, économique, personnel et social n’est pas facile à obtenir, et celui qui vous dira le contraire vous ment.

9ème règle pour attirer la chance : lorsque vous aurez créé toutes les circonstances nécessaires à la chance, soyez patient, n’abandonnez pas, pour que la chance arrive, i faut avoir confiance.

Steve Jobs a affirmé que si vous ne croyez pas en ce que vous faites, vous abandonnerez lorsque les choses se compliqueront un peu.

Picasso disait : “Que me vienne l’inspiration ne dépend pas de moi. La seule chose que je puisse faire est que je sois en train de travailler lorsqu’elle apparaît”.

10ème règle pour attirer la chance : créer la chance c’est préparer les circonstances de l’opportunité, mais l’opportunité n’est pas une question de chance ou de hasard, elle est toujours là, créer votre propre chance consiste uniquement en créer les circonstances pour profiter des opportunités !

Maintenant que vous connaissez ces 10 règles, il ne vous reste plus qu’à les mettre en pratique !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour avoir plus de chance et comprendre les lois de la chance. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

Nous vous désirons le plus de succès possibles dans votre vie et pour atteindre vos buts !

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Conseils pour développer votre résilience : la fable de la fougère et du bambou

Êtes-vous capables de surmonter l’adversité ? De supporter des périodes de douleur émotionnelle ? Qu’est-ce que la résilience ? Tout le monde expérimente à un moment ou à un autre de sa vie du malheur ou de la souffrance, et cela aussi vrai que tristement inévitable. Sachant cela, et suivant la manière dont nous allons faire face à ces situations difficiles qui se présentent, nous pouvons construire plus sagement notre futur et apprendre de notre passé afin de grandir.

Lorsque votre vie se complique, que souhaiteriez-vous être, une fougère ou un bambou ? À travers une fable inspirante, vous allez découvrir ce qu’est la résilience, ou comment ne pas succomber face à l’adversité.

Avec ce petit conte, nous vous invitons à réfléchir sur la résilience. Puis, nous vous donnerons quelques conseils afin que vous puissiez améliorer cette résilience qui se trouve en chacun d’entre nous.

Découvrez votre résilience intérieure

Qu’est-ce que la résilience ?

La résilience peut être définie comme la capacité que nous avons à affronter les adversités de la vie, à les assumer avec flexibilité, et le plus important de tout, en sortir fortifié.

Qu’est-ce que la résilience ? La résilience est la capacité d’assumer que la vie n’est pas difficile en soi, mais qu’elle peut l’être par moment.

Il s’agit de quelque chose de beaucoup plus profond et plus spirituel que la résistance. La résistance consiste à supporter vents et marées d’une façon plus ou moins héroïque, grâce à une force passive. La résilience consiste à laisser derrière nous cette souffrance et la transcender.

Une personne résiliente obtient un apprentissage et une sagesse de chaque situation difficile qu’elle traverse, d’une manière que celle-ci ne lui apporte pas que du négatif dans sa vie.

Vous connaissez certainement plus d’une personne dont vous vous demandez comment elles font pour garder leur sourire et leur bonne humeur alors que vous savez qu’elles ont passé par de nombreux moments difficiles. Ces personnes sont probablement des exemples de supération et de résilience.

Un exemple de résilience au niveau individuel et groupal à la suite d’une tragédie fut ce qu’il se passa aux États-Unis après l’attentat du 11 septembre 2001, à la suite duquel chaque citoyen américain dû faire face à l’horreur et reconstruire sa vie plus ou moins détruite.

L’important avec la résilience, ce n’est pas la caractéristique intrinsèque et exclusive de certaines personnes, mais que nous possédons tous cette capacité et que nous pouvons la développer et l’améliorer, car la résilience peut être apprise.

Les personnes ne naissent pas résilientes, elles le deviennent. Cela implique que pour développer leur résilience, elles ont dû passé par des moments difficiles. Bien sûr, ces personnes expérimentent également la douleur et la souffrance, mais elles arrivent à convertir leur souffrance en vertu. Une des meilleures façons d’expliquer ce qu’est la résilience est la fameuse phrase : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

“Lorsque ma souffrance augmenta, je me suis vite rendu compte qu’il y avait deux manières de faire face à la situation : réagir avec amertume ou transformer la souffrance en une force créative. J’ai choisi cette dernière” Martin Luther King

Résilience : la fable de la fougère et du bambou

Un jour, je me suis avoué vaincu… j’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie. Je suis alors allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

– Pourrais-tu me donner une bonne raison pour ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

– Regardes autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

– Oui, répondis-je.

– Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sorti des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

– La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La troisième année, toujours rien ne sorti des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La quatrième année, de nouveau, rien ne sorti des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sorti de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

– La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’on rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

– Savais-tu que tous ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire de racines ? Dit l’ancien, et il continua…

– Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

– Ne regrettes jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels pour la vie, lui dit l’ancien, et il continua…

Le bonheur te maintien doux. Les tentatives te maintiennent fort. Les peines te maintiennent humain. Les chutes te maintiennent humble. Le succès te maintien brillant…

Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne te désespères pas… qui sait, peut-être que tu es juste en train de fortifier tes racines…

(Conte oriental)

Saviez-vous que tous ce temps pendant lequel vous avez luté, vous étiez en fait en train de fortifier vos racines ?

Apprenez à développer votre résilience intérieure : 10 conseils pour devenir une personne résiliente

Conseil 1 : Établissez des relations enrichissantes avec votre entourage

Les personnes résilientes possèdent une structure affective et sociale pleine. Elles sont conscientes du fait que parfois il n’est pas seulement nécessaire de demander de l’aide, mais que cela peut également s’avérer enrichissant pour les deux parties. Des liens affectifs se créent et se renforcent. Chercher des personnes positives pour vous entourer et éloignez-vous des vampires émotionnels.

Conseil 2 : Ne considérez aucunes crises comme insurmontable

Le mot crise en japonais est formé des caractères Danger + Opportunité. Il faut donc apprendre à tirer parti de l’opportunité qu’une crise nous offre et sortir grandit des moments difficiles.

Mentalisez le fait que n’importe quel problème est temporaire, sauf la mort. C’est de cette manière que les personnes résilientes supportent et traversent les tempêtes que la vie leur impose.

La clé est d’assumer la crise comme une opportunité pour générer un changement, pour apprendre et pour grandir.

Conseil 3 : Acceptez que le changement fait partie de la vie

Inévitablement, tout change et se transforme, parfois en bien parfois non. Il faut accepter les événements qui échappent à notre contrôle afin de se concentrer sur les choses sur lesquels nous pouvons avoir un impact. Lorsqu’un vase se casse, ne tentez pas de le recoller, il ne sera jamais identique. Une personne résiliente fera une mosaïque avec les morceaux du vase. Cherchez toujours la beauté, même dans la difficulté.

Conseil 4 : Dirigez-vous vers vos buts

Les personnes résilientes savent canaliser les adversités afin de les diriger vers leurs objectifs. Apprenez à sortir de votre zone de confort, être tenace et persévérant dans nos objectifs n’est pas égal à être idiot. Au lieu d’être comme le saumon qui nage contre le courant, profiter du courant pour aller plus vite.

La résilience et vos buts

Conseil 5 : Prenez vos décisions sans avoir peur, et même si vous avez peur, prenez quand même une décision

La procrastination est le pire ennemi de la résilience. Remettre les décisions ou les actions à plus tard ne résout jamais les problèmes, généralement les prolonger dans le temps ne fait que les empirer. Prenez des décisions et assumez les responsabilités qui vont avec.

Conseil 6 : Apprenez à vous voir vous-même d’un point de vue positif

Essayez de vous comprendre et soyez conscient de vos forces (et également de vos faiblesses). Les personnes résilientes savent utiliser leurs forces à leur avantage. La confiance en soi et en vos capacités vous permettra d’utiliser vos ressources émotionnelles de la manière la plus efficace et de promouvoir une attitude résiliente face aux problèmes. Il se peut que ces 7 trucs de psychologie positive vous intéresse.

Conseil 7 : Découvrez-vous vous-même

Travaillez sur vous. N’importe quelle adversité est une opportunité idéale pour vous connaître vous-même, pour évaluer à quel point elle vous a marqué ou ce que vous avez réussi à en retirer. Habituellement, après un dur coups émotionnel les personnes cherche souvent leur côté plus spirituel. Si cela vous arrive, écoutez-vous et laissez-vous aller.

Conseil 8 : Développez votre perspective

Cela vous permettra de voir les situations difficiles d’un point de vue plus ample afin de ne pas vous sentir submergé par celles-ci. Soyez conscient de quel est le problème, délimitez-le et ne la laissez pas affecté les autres facettes de votre vie.

Conseil 9 : Prenez soin de vous-même et respectez-vous

Écoutez-vous et donnez à vos rêves et vos désirs l’importance qu’ils méritent. Soyez conscient de vos nécessités et surtout priorisez le bienêtre. La vie ce n’est pas que le travail.

Conseil 10 : Ne perdez jamais espoir

Le dernier conseil et celui qui uni à tous les autres est de ne jamais perdre espoir. Et si vous vos forces faiblissent rappelez-vous la fable que nous avons raconté plus haut sur la fougère et le bambou.

Rappelez-vous toujours que si vous n’obtenez pas ce que vous souhaitez, ne perdez pas espoir… peut-être n’êtes-vous qu’en train de faire des racines plus fortes…

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Cervelet : beaucoup plus que la coordination motrice

Il est fort probable que pour arriver à cet article vous ayez écrit sur un clavier d’ordinateur ou à l’aide de l’écran tactile de votre téléphone. Vous l’avez certainement fait de manière rapide et automatique, mais… vous êtes-vous déjà rendu compte de la précision et de l’harmonie de vos mouvements lorsque vous écrivez ? Différentes structures de notre cerveau s’activent afin que nous puissions arriver à écrire correctement et efficacement. La partie chargée de la coordination de ces mouvements est le Cervelet, et il participe à la réalisation d’un grand nombre d’activités de notre quotidien : de marcher à organiser une phrase.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, soyez attentif au chapitre “En savoir plus” qui se trouve à la fin de cet article.

Le cervelet nous permet de réaliser des mouvements harmonieux, délicats et précis.

Qu’est-ce que le cervelet ?

Le cervelet est une structure cérébrale qui est partiellement cachée par le cortex. Auparavant on pensait que cette structure n’était que chargée d’harmoniser nos mouvements corporels, mais depuis quelques années il est devenu évident qu’elle participe également à différentes fonctions cognitives. Cet organe a une forme qui ressemble au cerveau, mais en plus petit, c’est pour cela qu’il se nomme cervelet (petit cerveau). Il est divisé en deux hémisphères, et la partie du cervelet qui se trouve entre les deux hémisphères se nomme vermis. De plus, c’est la seule partie du cerveau qui contient des cellules de Purkinje, un type de neurones essentiels à son fonctionnement, et qui lui permet d’intégrer plus facilement l’information qu’il reçoit.

Anatomie du cervelet.

Où se trouve le cervelet ? Quelles sont les parties qui le composent ?

Le cervelet se trouve dans la zone postérieure du cerveau au niveau du pont tronco-encéphalique, sous le lobe occipital (légèrement au-dessus de la nuque). Il est lié au reste du cerveau par les pédoncules inférieur, moyen et supérieur, qui sont un ensemble de fibres nerveuses qui transportent l’information du reste du corps au cervelet (afférences) ou dans l’autre sens (efférences). En fait, sans les pédoncules, le cervelet serait séparé du cerveau.

À quoi sert le cervelet ?

La précision, l’harmonie et la beauté des mouvements d’une danseuses de ballet requière beaucoup d’entraînement et de pratique, et surtout au cervelet. Chaque pas de la chorégraphie a une force, un rythme et une amplitude déterminés, et sans l’aide du cervelet, tous ces mouvements serai réduit à un ensemble de spasmes et de chutes à répétition (le résultat serait beaucoup moins agréable à voir). Mais en plus de cette fonction très importante de coordination motrice, le cervelet participe également aux fonctions cognitives, sans lesquelles les danseuses professionnelles ne pourraient pas se souvenir de la chorégraphie par exemple. Ainsi, les fonctions cérébrales du cervelet se divisent en fonctions motrices et fonctions cognitives.

  • Fonctions de contrôle moteur du cervelet : Cette structure reçoit des informations, entre autres choses, sur notre équilibre, sur la position de notre corps, de quels muscles nous devons utiliser pour réaliser une action spécifique, de la direction du mouvement que nous souhaitons réaliser, ainsi que leur intégration (c’est à dire réunir et traiter tout cela). Lorsque le cervelet élabore une information (ce qu’il fait à une très grande vitesse), il indique au reste du corps comment réaliser le mouvement voulu. Ainsi, il gère l’intensité, la rapidité, la direction précise, le parcours et les autres caractéristiques du mouvement afin que le résultat final soit un mouvement harmonieux, précis et coordonné. Afin de réaliser cette fonction, les différentes parties du cervelet se spécialisent dans les différentes parties de notre corps, en suivant une correspondance entre les muscles et la superficie du cervelet. Une représentation topographique de ces correspondances a pu être réalisée, appelée “homoncule du cervelet”, laquelle indique quelle partie du cervelet est chargée de quelle partie du corps.
  • Fonctions cognitives du cerveau : depuis relativement peu de temps, on a commencé à étudier en profondeur les fonctions cognitives et émotionnelles auxquelles participe le cervelet. La manière la plus habituelle d’investiguer les fonctions des structures cérébrales est d’étudier les cas de personnes qui ont souffert un type de dommage cérébral, et qui en conséquence ont des capacités cognitives altérées. Ainsi, on peut arriver des conclusions plus ou moins précises des zones qui participent au différentes fonctions (si la partie X du cerveau est endommagée et que la personne cesse de parler, on peut conclure que la partie X participe à la capacité de parler). Le problème est que les dommages cérébraux (comme un ictus ou un trouble craneo-encéphalique) sont souvent plutôt amples, et affectent donc souvent plus d’une zone cérébrale. Cela devient alors plus difficile d’arriver à une conclusion concrète, car on ignore alors si la perte de capacité est due aux dégâts dans la zone cérébrale X ou ceux dans la zone Y. Pourtant, différentes études sur les fonctions cognitives, comme les dernières découvertes sur le sujet, nous ont permis de mettre en évidence que le cervelet contribue aux processus cognitifs suivants :
    • Langage : Le cervelet participe à la composition syntaxique et grammaticale en général, à l’articulation (qui est en fait une fonction motrice des muscles de la mâchoire), dans la création des mots, dans la compréhension orale et dans l’établissement de relation sémantique entre les mots.
    • Habiletés visuo-spatiale : Le cervelet est nécessaire aux tâches visuo-spatiale complexes comme la construction ou la rotation mentale d’images.
    • Mémoire et apprentissage (motrice et non motrice) : Le cervelet, en compagnie d’autres structures cérébrales, joue un rôle important dans la mémoire procédimentale (monter à vélo, conduire, écrire votre nom ou lire dans un miroir) et dans l’apprentissage des habiletés motrices, des habitudes et des comportements. De plus, il est lié aux habitudes et à la sensibilisation, ainsi qu’avec le conditionnement classique et opérant. Il s’active également pour l’apprentissage de séquences complexes. Conjointement avec d’autres structures cérébrales (zone motrice supplémentaire et l’opercule frontal), il participe à la mémoire opérative verbale, bien que cela ne soit pas très claire si c’est dans la coordination interne dans l’ajustement aux erreurs ou dans les deux. D’un autre côté, le cervelet peut également jouer u rôle dans la mémoire spatiale.
    • Fonctions exécutives : Les fonctions exécutives sont intimement liée au cortex préfrontal dorsolatéral. Pourtant, du fait qu’il s’agit d’une série de fonctions cognitives complexes, elles requièrent la participation d’autres structures cérébrales, parmi lesquelles on trouve le cervelet (bien qu’il participe que légèrement dans certaines de ces fonctions). Le cervelet participe à la planification, la flexibilité cognitive, au raisonnement abstrait, à la mémoire de travail, à la fluidité verbale et à l’inhibition. Certaines études suggèrent que le cervelet peut être activé pendant la prise de décision ou pendant la coordination de deux tâches en même temps, augmentant la vélocité et l’automatisation des nouveaux mouvements.
    • Attention : Le cervelet intervient dans les activités d’attention sélective ou dans d’autres fonctions plus complexes qui requièrent de l’attention comme le calcul.
    • Personnalité et émotion : Certaines études démontrent le rôle du cervelet dans le contrôle et la modulation des émotions. De plus, celui-ci est également lié à la personnalité, gérant les comportements appropriés ou inappropriés selon le contexte.

Que se passe-t-il lorsque le cervelet est endommagé ?

Un dégât au cervelet ne paralyse aucun muscle, mais cela peut avoir des conséquences importantes sur les mouvements de ceux-ci. Par exemple :

  • Ataxie : L’ataxie est probablement le trouble le plus caractéristique dû à une altération du cervelet. Cela consiste en un trouble du mouvement dû à l’incapacité de coordonner les différentes parties du corps d’une manière adéquate. Il peu y avoir des erreurs d’amplitude, de rapidité, de direction ou de force dans les mouvements moteurs volontaires. Les patients essayent de compenser ces erreurs, se qui donnera lui à des mouvements brusques et saccadés. La marche ataxique cérébelleuse est facilement reconnaissable par son manque de coordination et son manque d’équilibre. Le problème est particulièrement évident si le patient essaye de marcher avec les yeux fermés.
  • Dysphasie cérébelleuse : Elle est caractérisée par un langage cadencé et explosif (langage par à-coups, avec différentes intensités, d’une façon dysharmonique).
  • Nystagmus cérébelleux : Il s’agit d’un mouvement erratique, rapide et involontaire des yeux.
  • Dysmétrie : Il s’agit de l’incapacité de coordonner correctement les mouvements des extrémités avec les informations visuelles que l’on reçoit. Si la personne tente de toucher son nez, elle ne sera pas précise.
  • Asynergie : Les mouvements réalisés le sont d’une manière non-synergique, c’est à dire sans coordination et sans harmonie. La personne perd souvent l’équilibre et adopte des positions étranges pour compenser cette perte d’équilibre.
  • Adiadococinésie : C’est l’incapacité de prédire la position des différentes parties du corps lorsque des mouvements sont réalisés.
  • Tremblement involontaire : C’est un tremblement qui se produit lorsque l’on réalise un mouvement. Par contre, les personnes qui ont souffert d’un dégât au cervelet ne présentent normalement pas de tremblements au repos.
  • Hypotonie : Les muscles sont plus faible, dû a fait qu’ils ont moins de tonus que la normale. De ce fait, ainsi qu’aux pertes d’équilibre, les patients qui ont souffert d’un dommage au cervelet ont tendance à réaliser beaucoup de mouvements avec leurs extrémités. Dans les tests de coordination on peut observer le phénomène du rebond.
  • Syndrome cérébelleux cognitivo-affectif : Lorsque le cervelet est affecté, les capacités cognitives et le contrôle des émotions lié à celui-ci sont également altérées, provoquant une “dissymétrie de la pensée”. Les capacités cognitives comme les fonctions exécutives, l’attention, les capacités visuo-spatiale, la mémoire, le langage ou la personnalité peuvent expérimenter des changements légers ou plus graves.

Maintenant que nous savons tout cela, nous savons que nous devons au cervelet notre capacité de nous déplacer mais également notre capacité de coudre, de danser ou d’écrire d’une manière coordonnée, ainsi que notre capacité de parler, d’apprendre, de planifier et d’adapter nos comportements. En définitive, notre cervelet nos permet de vivre notre vie quotidienne avec normalité et harmonie.

En savoir plus

Anatomie : quelles sont les parties qui composent le cervelet ?

Le cervelet est une structure relativement grande avec une superficie couverte de rainures transversales, et qui se divise en trois lobes :

  • Lobe antérieur (Spino-cérébelleux ou Paléo-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve au-dessus de la fissure primaire. Il est connecté à la moelle épinière, et est chargé du tonus musculaire, des mouvements du tronc et des mouvements des extrémités.
  • Lobe postérieur (Cérébro-cérébelleux, Pontocérébeleux ou Néo-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve entre la fissure primaire et la fissure postérolatérale. Il est connecté au cortex, et est chargé des mouvements volontaires et des fonctions cognitives.
  • Lobe floculonodulaire (Vestibulo-cérébelleux ou Arqui-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve en dessous de la fissure postérolatérale. Il est connecté aux noyaux vestibulaires et réticulaires, et est chargé de l’équilibre, de la position du corps, des mouvements de la tête et des mouvements oculaires.

Quels sont les noyaux qui composent le cervelet et à quoi servent-ils ?

Les noyaux sont des ensembles de corps neuronaux qui travaillent de façon coordonnée pour remplir une série de fonctions plus ou moins spécifiques. Les noyaux les plus importants du cervelet sont :

  • Noyau fastigial (ou du toit). Il reçoit les projections du cortex de vermis.
  • Noyau globuleux (interposition postérieure). Le cortex qui se trouve entre le vermis et les deux hémisphères cérébelleux (paravermis) se projette dans ce noyau.
  • Noyau emboliforme (interposition antérieur). Ce noyau reçoit également des projections du cortex de vermis.
  • Noyau denté. Il se divise en trois parties (latérale, palodenté et néodenté). Le cortex des deux hémisphères cérébelleux se projette dans ce noyau.

Où se reçoivent les informations dans le cervelet et où celui-ci envoie ses informations ? Les connections cérébelleuses.

Afin de réaliser correctement toutes ses fonctions, le cervelet établit une grande quantité de connections avec différentes zones du système nerveux, d’entrées et de sorties pour les informations qu’il traite. Pourtant, il s’agit d’une structure isolée des autres. Les seules portes d’entrée et de sortie de l’information sont les pédoncules cérébelleux. Les pédoncules sont des ensembles de fibre afférentes et efférentes qui, selon leur position, peuvent se diviser en trois parties :

  • Pédoncule cérébelleux inférieur (PCI) : Ensemble de fascicules qui unissent le bulbe rachidien avec le cervelet et vice-versa. Il est principalement formé de fibres afférentes et de quelques fibres efférentes.
  • Pédoncule cérébelleux moyen (PCM) : Ensemble de fascicules qui connectent le pont tronco-encéphalique avec le cervelet et vice-versa. Il est presque exclusivement formé de fibres afférentes.
  • Pédoncule cérébelleux supérieur (PCS) : Ensemble de fascicules qui relient le mésencéphale avec le cervelet et vice-versa. Il est principalement formé de fibres efférentes et de quelques fibres afférentes.

De cette façon, les différentes connections du cervelet entrent ou sortent par un ou plusieurs pédoncules. Si nous observons dans quelle direction va l’information (si elle entre ou si elle sort du cervelet), nous pouvons distinguer entre les afférences et les efférences. Les afférences transportent les informations des différentes parties du corps dans le cervelet, et les efférences transportent les informations dans l’autre sens. Les principaux fascicules ou tractus de fibres afférentes sont :

  • Fascicule vestibulo-cérébelleux : Système vestibulaire → PCI → Lobe floculondulaire.
  • Fascicule spino-cérébelleux dorsal : Moelle épinière → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule spino-cérébelleux ventral : Moelle épinière → PCI et PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule cuneo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule olivo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule réticulo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI et PCM → Lobe antérieur.
  • Fascicule tecto-cérébelleux : Mésencéphale → PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule trigémino-cérébelleux : Mésencéphale → PCI et PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule rubro-cérébelleux : Mésencéphale → PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule corticopontico-cérébelleux : Cortex cérébral → PCM → Lobe postérieur.

D’un autre côté, les efférences font référence aux fibres qui sortent du cervelet et qui envoient les informations aux autres parties du cerveau. Les principales efférences sont :

  • Fascicule cérébello-vestibulaire : Lobe floculonodulaire → PCI → Système vestibulaire.
  • Fascicule floculo-oculomoteur : Lobe floculonodulaire → PCS → Nerf oculomoteur.
  • Fascicule unciné : Lobe floculondulaire → PCI → Système vestibulaire et noyaux oculomoteurs.
  • Fascicule interpostolivaire : Lobe antérieur → PCS → Noyau olvaire inférieur du Bulbe rachidien.
  • Fascicule interpostoréticulaire : Lobe antérieur → PCI → Formation réticulaire.
  • Fascicule interpostorubique : Lobe antérieur → PCS → Noyau rouge → Cortex cérébral.
  • Fascicule interpostotécale : Lobe antérieur → PCS → Tubercule quadrigème.
  • Fascicule dentéothalamique : Lobe postérieur → PCS → Thalamus.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir pus sur cette structure cérébral et ses fonctions. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Stress post-traumatique : comment faire face à un événement traumatique et le surmonter

Le stress post-traumatique est un trouble psychiatrique qui est souffert par les personnes qui ont vécu un épisode tragique dans leur vie. Les événements traumatiques sont des expériences ou des situations que nous avons de la peine à surmonter, comme par exemple la perte d’un être cher, une maladie grave, la perte d’un emploi, etc… Les expériences traumatiques que nous avons souvent de la peine à affronter. Pourtant, tous les êtres humains disposent des ressources nécessaires pour faire face au mal-être et au stress post-traumatique. Mais comment identifier ces ressources ? Et plus important encore, comment pouvons-nous les amélioré ?

Dans cet article, Rocío García Tribaldo, psychologue, vous enseigne les clés pour surmonter avec succès le mal-être et le stress post-traumatique.

Stress post-traumatique : qu’est-ce que c’est et comment le surmonter.

Qu’est-ce qui nous arrive lorsque nous vivons un événement traumatique ?

Au début, juste après l’expérience traumatique, il est fréquent que nous ressentions étourdis ou confus, voir même déconnectés de notre propre corps (déréalisation – dépersonnalisation). De plus, nous pouvons également ne pas être capable d’identifier ce qui nous est arrivé, ou simplement de le nier, de ne pas l’assumer. Ensuite, cette sensation d’étourdissement et de confusion disparaît peu à peu, et c’est alors qu’apparaissent d’autres symptômes associés au stress post-traumatique :

  • Nous sommes plus irritables, plus anxieux et pouvons même devenir dépressif.
  • Nous pouvons revivre l’événement traumatique de manière récurrente, au travers d’images mentales. Dans certains cas, cela peut être accompagné par des réactions physiologique comme la tachycardie par exemple.
  • Nos relations interpersonnelles peuvent être affectées, car il est fréquent qu nous n’en prenions pas soins après avoir vécu un événement traumatique.
  • D’autres manifestations physiques peuvent apparaître, comme les maux de tête par exemple.

Malgré ces généralités, chaque personne expérimente et interprète d’une façon différente les informations d’un même événement traumatique.

Par conséquent, nous pourrions dire qu’il n’existe pas de manifestation standardisée et générale pour tous les êtres humains. Cette différence entre les individus est déterminée par les caractéristiques propres de l’événement traumatique (intensité, durée, etc…) et par la capacité de l’individu à y faire face.

Par la suite, nous allons voir les différents outils et les différentes qualités qui peuvent nous aider à surmonter un événement traumatique d’une façon résiliente.

Le rôle de la résilience pour surmonter un événement traumatique

Lorsque nous traversons des périodes de mal-être et de stress post-traumatique, nous avons tendance à penser que plus rien ne sera pareil, que nous ne serons pas capables de faire face à la situation. Cependant, nous avons tous les ressources nécessaires pour surmonter un événement traumatique.

La science nous a enseigné que l’un des facteurs clé pour surpasser le stress post-traumatique est la capacité de résilience de la personne. Il est intéressant de constater qu’un même événement traumatique produit des effets différents chez différentes personnes. Pourquoi cela est-il le cas ? Chaque personne possède un niveau différent de résilience, et c’est cela qui rend plus facile ou plus difficile de faire face à un événement traumatique. La bonne nouvelle est que l’on peut entraîner notre résilience.

La résilience : Initialement, ce concept était utilisé exclusivement dans ingénierie mécanique pour faire référence à la résistance d’un matériel aux chocs. Ce fut en 1970 que Bowlvy introduisit ce terme dans le domaine de la psychologie, afin de faire référence à la capacité d’une personne à ne pas se laisser abattre. Depuis lors, un grand nombre de définition ont été formulée, mais aucun accord n’a été trouvé dans la communauté scientifique. Il semblerait que la meilleure définition pour expliquer le processus de résilience soit celle proposée par Grotberg en 2006 : capacité de l’être humain à faire face aux adversités de la vie, à les surmonter et à en sortir grandit. En d’autres mots, il s’agit du processus grâce auquel nous sommes capables de reprendre nos vies en passant par un nouveau développement vital au niveau biologique, affectif et socioculturel

La résilience n’est pas une caractéristique que l’on a ou que l’on a pas, mais elle inclut un ensemble de comportements et de pensées qui peuvent être apprit par n’importe qui. Bien que cela fasse partie de nos mécanismes de défense naturels d’autorégulation ou d’inhibition, il est également nécessaire de pouvoir disposer d’autres ressources afin d’affronter une situation traumatique d’une façon résiliente.

Comment utiliser vos ressources internes afin de surmonter le stress post-traumatique d’une façon résiliente

Comme nous l’avons dit, afin de faire face avec résilience, il est nécessaire de pouvoir disposer d’autres ressources en plus de celles que nous possédons de manière innée. Ces ressources peuvent être classée en ressources internes et en ressources externes.

Les ressources internes sont les comportements et les pensées acquise par la personne tout au long de sa vie. Certains facteurs prédicateurs d’une réponse résiliente sont : un prédisposition optimiste, une humeur positive, de l’espérance, de la créativité et un sens donné à notre vie.

  1. Augmenter votre optimisme. L’optimisme est une croyance positive général, qui nous mène à penser que le futur nous apportera plus de succès que d’échecs. Afin d’augmenter votre optimisme, suivez les étapes suivantes :
  • Lorsque vous pensez aux événements futurs, essayez de générer des pensées qui implique une vision positive de ceux-ci.
  • Si vous passez par un moment difficile à surmonter, vous devez prendre conscience qu’il s’agit d’un événement passager, et que probablement les choses iront mieux dans le futur.
  • Si vous adoptez cette forme de penser, vous serez capable de solliciter toutes vos ressources afin d’améliorer votre futur. Solliciter ces ressources est ce qui fait toute la différence entre une réponse résiliente et une réponse non-résiliente.

2. Augmentez votre sens de l’humour. Les personnes qui ont un grand sens de l’humour sont capables d’adopter un état émotionnel qui entraîne des idées, des émotions et des pensées plus positives. Face à une situation traumatique, il est très important de savoir faire preuve d’une touche d’humour positive. Il ne s’agit pas de raconter toute la journée des blagues, mais de :

  • Être capable d’avoir des jugements positifs sur nous-mêmes et sur les autres.
  • Entraîner notre esprit afin d’être capable de générer plus de souvenirs heureux que de souvenirs tristes.
  • Adopter des manières de penser plus flexibles, c’est à dire être prêt à changer et surtout à accepter les changements en nous adaptant à ceux-ci.

3. Ayez de l’espérance. Nous devons être capables de penser que nous allons réussir à obtenir ce que l’on souhaite et surmonter l’événement traumatique avec succès.

4. Développez votre créativité. Si vous pensiez que la créativité n’était utile qu’aux artistes, laissez-nous vous dire que vous avez tort. La créativité est une des plus grandes forces de l’être humain, car elle nous permet de générer de nouvelles idées. Celui qui possède une grande créativité est capable d’imaginer différentes alternatives. Par conséquent, il est plus probable qu’il trouve une solution plus adéquate face aux imprévus de la vie.

5. Donnez du sens à votre vie. Le sens de la vie est une question philosophique sur le but et la signification de notre existence. Du fait que tous les êtres humains sont différents, le sens de la vie est également différent pour chacun d’entre nous. C’est pour cela que nous devons l’identifier à travers nos propres critères et notre propre jugement. Il est très important de lutter pour essayer d’atteindre ce que l’on souhaite donner comme sens à notre vie, en surmontant tous les obstacles qui se dressent devant nous, même s’il s’agit de moments difficiles ou d’événements traumatiques.

Jusque-là, nous avons parlé des ressources internes qui peuvent nous aider à surmonter avec succès le stress post-traumatique. Mais comme nous l’avons mentionné, il existe également des facteurs externes à la personne qui ont une grande importance pour face aux situations traumatiques d’une façon résiliente. Ces ressources sont constituées de relations positives, basées sur le soutien et la confiance. Découvrez quelques trucs de psychologie positive. Il a également été mis en avant que les niveaux socio-économiques plus élevés sont en corrélation avec la résilience.

La véritable importance de connaître tous ces facteurs protecteurs, comme nous l’avons mentionné plus haut, consiste en le fait qu’ils peuvent être entraînés ou augmentés, afin de créer un “bouclier de protection face aux situation traumatiques”. Si nous arrivons à développer ces facteurs, nous réduirons considérablement le nombre et l’intensité des fortes conséquences psychologiques et émotionnelles qui sont dues aux événements traumatiques de la vie.

Exercices pour la libération du trauma et du stress

Il n’est pas nécessaire de passer par une période de stress post-traumatique pour mettre en pratique ces conseils. Rappelez-vous que, comme nous l’avons dit auparavant, les ressources peuvent être une espèce de barrière protectrice. C’est pour cela qu’il est préférable d’être préparé psychologiquement et émotionnellement. Voici quelques clés qui peuvent vous aider à surmonter une expérience traumatique avec succès :

  1. Identifiez vos ressources, et essayez de les augmenter.
  2. Ajoutez des ressources externes à votre répertoire, ce qui vous permettra de changer votre manière de vous rappeler de l’événement traumatique. Ces ressources proportionnent la satisfaction d’une nécessité psychologique de base pour le développement psychologique et émotionnel, et procure une meilleure autonomie, un meilleur attachement et de meilleures compétences.
  3. Apprenez à libérer la tension profonde générée par le stress post-traumatique : dans la vidéo suivant, vous pouvez voir les exercices proposés dans le programme de Barceli, connu comme Tension and trauma releasing exercises (TRE), ou exercices de libération de la tension et du traumatisme. Ce programme consiste en la réalisation d’une série d’exercices physiques qui déclenchent un ensemble de tremblements involontaires qui aide à nous libérer de nos tensions. Nous vous laissons la vidéo afin que vous puissiez voir l’effet du TRE et le pratiquer vous-même.

En définitive, si vous suivez ces conseils, vous aurez gagné beaucoup de terrain dans votre affrontement du stress post-traumatique d’une façon résiliente, et vous pourrez être une de ces personnes qui est capable de sortir grandit des événements traumatiques.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Autocontrôle : apprenez à vous contrôler pour atteindre vos buts

Pensez-vous que votre manque d’autocontrôle vous empêche d’atteindre vos buts ? Sentez-vous que vous avez de la peine à gérer votre colère ou votre anxiété ? Avez-vous de la peine à contrôler vos émotions, vos pensées ou vos impulsions ? Souhaiteriez-vous améliorer votre autocontrôle ou celui d’un de vos proches ? Si votre réponse est affirmative, cet article peut vous aider. Rocío García Tribaldo, psychologue, vous explique ce qu’est l’autocontrôle et vous donne quelques techniques afin d’améliorer et d’augmenter votre autocontrôle…

Autocontrôle

Qu’est-ce que l’autocontrôle ?

L’autocontrôle est l’habileté qui nous permet de contrôler nos émotions, nos impulsions et nos comportements, nous permettant ainsi d’atteindre nos buts et nos objectifs. L’autocontrôle est nécessaire pour avoir du succès dans la majorité des facettes de notre vie, comme par exemple dans les études, professionnellement, dans nos relations, etc…

On pourrait dire que l’autocontrôle est une espèce de thermostat qui a comme fonction de maintenir notre équilibre et notre stabilité, autant au niveau interne qu’au niveau externe. Quand celui-ci fonctionne d’une manière adéquate, il nous aide à contrôler nos impulsions et nos désirs qui nous distancent de nos buts. Par exemple, si vous souhaitez réussir un examen, il est nécessaire d’étudier, que ce soit à la maison ou à la bibliothèque. Pour cela, vous devez contrôler votre envie de sortir passer du temps avec vos amis et amies. Un autre exemple serait que vous souhaitiez dire ses quatre vérités à votre chef, mais pour conserver votre emploi vous devez vous contrôler et vous taire.

Importance de l’autocontrôle

Il a été démontré que les personnes qui possède un autocontrôle élevé sont des personnes qui ont un plus grand taux de succès dans leur vie. Cette relation pourrait être due à l’influence des émotions sur le processus de prise de décisions, qui en définitive sont celles qui guident nos comportements et nos impulsions, et pour ainsi dire notre vie.

Le problème est que lorsque nous désirons quelque chose, nous avons la nécessité de l’obtenir de la manière la plus rapide possible, et quand cela n’est pas le cas, nous nous stressons, nous éprouvons des émotions négatives, ce qui rend difficile de gérer nos émotions ou de contrôler notre colère.

L’autocontrôle est donc une habileté complexe pour ainsi dire, et elle requière la présence d’autres habiletés pour pouvoir la développer. Plus concrètement, avant de pouvoir développer notre autocontrôle de nos comportements et de nos impulsions, nous devons : apprendre à identifier nos émotions, à les comprendre, afin de pouvoir les contrôler et les gérer, et ainsi gérer notre comportement. Cela nous permet d’être le maître de nos décisions, de nos comportements et de nos impulsions, maître de pouvoir dire comment, où et quand nous les canalisons. De plus, nous devons apprendre à faire cela avec le stress générer par ces émotions et ces pensées négatives, ce qui rend tout cela beaucoup plus compliqué.

Différence entre répression et autocontrôle

Il est important de savoir que l’autocontrôle et la répression ne sont pas la même chose, même si on peut parfois les confondre. L’autocontrôle requière une prise de conscience des émotions, une compréhension de celles-ci afin d’agir en conséquence afin d’arriver à les gérer et à les contrôler. En revanche, lorsque nous parlons de répression, nous faisons référence à occulter les émotions, à les oublier, à ne pas y prêter attention et à espérer qu’elles disparaissent comme par magie, ce qui n’arrivera certainement pas.

Utilisons un exemple afin que vous compreniez mieux ce à quoi nous faisons référence : “vous ressentez de la colère et vous pensez frapper n’importe quoi qui vous tomberait sous la main (à cause du stress et de la tension), mais vous ne pouvez pas le faire et vous devez vous contrôler”, pour cela vous pouvez agir de deux façons différentes :

  1. Stratégie d’autocontrôle : prise de conscience de ce que vous ressentez, puis l’accepter et essayer de générer une émotion contraire grâce à des stratégies comme l’évocation de souvenirs tranquilles, ou simplement la distraction de n’importe quelle source vous permettra de réduire vos impulsions et à améliorer votre autocontrôle
  2. Stratégie de répression : serrer les poings, sans être conscient de ce qui vous arrive, et ne penser qu’en le fait que vous frapperiez volontiers cette table jusqu’à en faire du petit bois.

En définitive, la différence entre les deux termes est assez évidente, tout comme les différents effets que ces deux réactions vous entraîner en nous. C’est pour cela que dans cet article nous ne souhaitons pas uniquement vous enseigner à ne pas vous laisser guider par vos émotions, mais également à les gérer d’une manière adéquate.

Si une émotion, comme par exemple la colère, se déclenche en nous, sans que nous soyons capables de la comprendre et de la gérer (autocontrôle), irrémédiablement, cette colère et cette rage s’emparera de nous-mêmes, de nos pensées et de nos comportements, créant en nous un état d’esprit irritable, ce qui ne nous aidera pas à atteindre les buts que nous nous sommes fixés.

En revanche, si nous arrivons à canaliser et à contrôler cette colère que nous ressentons à un moment précis, notre état d’esprit changera, ce qui nous aidera à atteindre nos objectifs plus facilement.

Dans les prochains chapitres nous allons aborder les différentes étapes clés qui vous aiderons à améliorer votre autocontrôle. Cela ne s’avère pas forcément être une tâche facile que vous pouvez apprendre en un jour, mais il vous faudra faire preuve de patience et d’efforts ainsi qu’investir du temps afin de développer cette aptitude.

Identifier vos émotions : clé pour l’autocontrôle

Comme nous l’avons dit, la clé du contrôle de nos impulsions se trouve dans le contrôle, la gestion et le maniement de nos émotions et de nos pensées.

Le problème est que souvent nous ne sommes pas conscients des répercussions que cela peut avoir sur le contrôle et la gestion de nos impulsions, et nous laissons nos émotions et nos pensées prendre le contrôle de nous-mêmes, ce qui souvent nous éloigne des objectifs que nous nous fixons. N’oublions pas que les émotions sont également liées à la qualité des décisions que nous prenons au quotidien, ce qui a un grand impact sur notre vie.

C’est pour cela qu’il est important que nous apprenions à identifier nos émotions, à prendre conscience de celles-ci. Si nous y arrivons, nous aurons fait le premier pas de géant vers notre autocontrôle. Nous pouvons dire qu’il existe deux types d’émotions : les émotions primaires et les émotions secondaires.

  • Les émotions primaires sont universelles (la joie, la peur, la colère, la tristesse, le dégoût et la surprise) et la majorité de gens sont capables de les identifier sans trop de problème, du fait que nous connaissons bien ses manifestations physiques et que nous savons ce qu’elles signifient. Par exemple, lorsque nous sommes heureux notre corps se mobilise pour chercher de nouvelles émotions alors que lorsque nous sommes tristes, notre corps se laisse aller et nous n’avons envie de rien faire.
  • Les émotions secondaires sont plus difficiles à identifier, car elles sont le résultat de la combinaison de plusieurs émotions primaires, et leurs manifestations ne sont pas aussi évidente que pour les émotions primaires.

C’est pour cela qu’il est nécessaire que vous essayez de connaître le maximum d’émotions possibles, de savoir les effets qu’elles génèrent sur vos pensées et sur vos comportements et quelles sont leurs manifestations physique ainsi que quels sont les éléments qui les composent.

Nous verrons un peu plus loin certaines techniques qui peuvent vous aider à identifier vos émotions.

Une fois que vous avez appris cela, vous serez capable de comprendre ce qui vous arrive en chaque instant, et vous serrez ainsi également capable d’agir en conséquence. C’est à dire que vous serez capable de faire preuve d’autocontrôle sur vous-même, d’arriver à réduire l’intensité des émotions que vous ressentez lorsque celles-ci s’avèrent difficiles à contrôler, et vous serez aussi capable de gérer et de réguler les “résidus physiques négatifs” qui accompagnent certaines émotions, comme l’anxiété par exemple, qui est une combinaison de peur, de de culpabilité et de honte. Si l’on ressent de l’anxiété, nous serons capables d’identifier les pensées qui nous font ressentir de la peur, de la culpabilité ou de la honte, et nous pourrons agir pour les modifier et ainsi modifier notre comportement. Ainsi, au lieu de se laisser surpasser par la situation et de ne pas être capable de la contrôler, d’abandonner au premier essai et de faire quelque chose que l’on ne souhaite en fait pas faire, nous pouvons à la place réduire l’intensité de ces émotions et faire face à cette situation avec succès.

Techniques d’autocontrôle : apprenez à contrôler vos émotions

Comme nous l’avons déjà dit plus haut, l’autocontrôle des impulsions et des comportements inappropriés dans certaines situations est fortement influencé par nos émotions et nos pensées. Si nous parvenons à les gérer, nous serons capables de les contrôler et nous serons donc capables de faire preuve d’autocontrôle. Voici une série de conseils qui vous aideront à améliorer votre autocontrôle :

Identifiez et délimitez les émotions qui vous êtes en train de ressentir.

Afin d’y arriver, vous pouvez utiliser une technique qui s’appelle “l’émotionnaire personnel”. Cela consiste à répondre aux questions suivantes lorsque vous vous trouvez dans une situation qui vous fait ressentir des émotions fortes que vous avez de la peine à contrôler :

  • Quel est le nom qui correspond à l’émotion que vous avez ressentie ?
  • Quelles ont été ses manifestations physiques ?
  • Quelles pensées vous a-t-elle généré ?
  • Comment avez-vous affronté la situation ?

Vous pouvez noter dans un carnet chacune de ces émotions et les informations qui y sont liées, ce qui peut vous aider à l’intérioriser. De plus, vous pourrez ainsi le consulter quand vous en aurez besoin.

D’un autre côté, vous pouvez également vous renseigner sur les différentes émotions qui existent et comment celles-ci se manifestent. Il existe beaucoup de liste des émotions et de leur signification sur internet, mais soyez bien attentif à la source que vous utilisé pour trouver ces informations. Cela pourra vous aider à réaliser l’étape suivante.

Comprenez les émotions que vous avez ressenties.

Pour y arriver, vous pouvez utiliser une technique nommée “résoudre l’énigme”. Celle-ci doit toujours après avoir réalisé la technique de “l’émotionnaire personnel”.

Cette technique consiste également à relever certaines informations lorsque vous ressentez une émotion que vous avez de la peine à contrôler :

  • Élaborez une liste qui inclue les différentes circonstances qui ont pu générer une émotion en particulier et essayez d’identifier l’enchaînement de votre réaction émotionnelle.
  • Essayez de chercher la fonction que cette émotion supposait remplir, c’est à dire trouver son pourquoi.
  • Réalisez un raisonnement à propos de cette expérience et essayez de la comprendre et de l’accepter.

Gérer les émotions que vous ressentez.

Il s’agit de la dernière étape, celle qui vous permettra de réellement améliorer votre autocontrôle. La tâche que vous devez réaliser est de chercher des manières de réduire vos états émotionnels négatifs et leurs symptômes. En définitive, il s’agit de trouver ce qui vous convient pour gérer vos émotions et par conséquent votre comportement. Pour cela, vous devrez réaliser un travail difficile, mais qui en vaut la peine. Voici quelques trucs qui peuvent vous aider à gérer vos émotions intenses :

  1. Si vous avez de la peine à générer des pensées et des émotions négatives afin de compenser le mal-être générer par une impulsion qui s’avère être négative, mettez de la distance, distrayez-vous vous-même, et il vous sera alors plus facile de réduire le stress générer par cette situation. Par exemple, vous pouvez sortir prendre l’air, ou abandonner le lieu quelques instants, jusqu’à ce que vous vous sentiez préparé pour affronter la situation.
  2. Testez-vous. Chaque expérience est une bonne opportunité pour apprendre à améliorer votre autocontrôle. Essayez d’être conscient de ce qui se passe à l’intérieur de vous-même et autour de vous dans les différentes situations du quotidien, et prêtez attention au résultat obtenu selon les différentes actions que vous réalisez. Pour cela, vous pouvez réaliser un petit registre dans lequel apparaissent les situations qui s’avère intéressante et quelle émotion y est liée, ainsi que ce que vous avez pensé sur le moment et ce que vous avez fait. Cela peut vous aider à identifier quelle réponse est adaptée à quelle situation, et quelle réponse ne l’est pas, ainsi qu’à générer de nouvelles alternatives.
  3. Finalement, il est très important que vous soyez patient, et que vous compreniez qu’il ne s’agit pas d’une tâche facile, il ne faut donc pas vous frustrer si vous n’y arrivez pas tout de suite.

Si vous suivez ces étapes, vous serez toujours plus proche de l’autocontrôle, de développer une vie plus équilibrée et plus heureuse, car souvenez-vous que votre bonheur dépend de la manière dont vous interprétez et affrontez la réalité, et il s’agit de quelque chose qui ne dépend que de vous.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Efficacité personnelle : qu’est-ce que c’est et comment apprendre à croire en vous-même

Théorie de l’efficacité personnelle. Pensez à un objectif que vous souhaitez atteindre. Croyez-vous en vos chances de réussites ? Croyez-vous en vous-même et en vos habiletés pour atteindre cet objectif ? Si vous confiez en vous-même, vous avez certainement une bonne efficacité personnelle. Cependant, beaucoup de personnes se paralysent et se disent “je ne peux pas”, “je ne suis pas capable”, “je ne vaux rien”, “je ne suis pas assez bon”… Avec le temps, ces pensées négatives vont générer un cadre d’inutilité chronique. La peur d’échouer nous pousse à fuir les activités de plus en plus faciles : aller à une réunion, appeler l’assurance, amener la voiture au garage, etc… Réaliser ces tâches peut devenir un vrai cauchemar pour certaines personnes. Et ainsi, peu à peu, l’insécurité mine l’estime de soi de ces personnes et elles finissent par devenir complètement dépendante. Découvrez dans cet article ce qu’es l’efficacité personnelle, comment celle-ci se génère et comment vous pouvez l’augmenter.

Efficacité personnelle : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous l’améliorer ?

Lorsque vous faites face à un problème ou à une difficulté, baissez-vous les bras tout de suite ou pensez-vous plutôt qu’en vous efforçant un petit peu vous pourrez y arriver ? Les défis vous motivent ou au contraire vous font sombrer dans le désespoir ? Vous fixez-vous beaucoup d’objectifs ? Ou au contraire vous ne vous fixez aucun objectif dans votre vie par peur de l’échec. Quelle différence existe-t-il entre ces eux styles de vie ? Découvrez dans cet article ce qu’est l’efficacité personnelle, pourquoi celle-ci est importante et comment vous pouvez l’augmenter.

Qu’est-ce que l’efficacité personnelle ?

le terme d’efficacité personnelle nous vient du psychologue Albert Bandura. Selon lui, l’efficacité personnelle est ce que chacun pense de sa propre capacité de s’organiser, d’entreprendre les actions nécessaires et de gérer les situations auxquelles nous faisons face. C’est à dire, ce que l’on pense de nos habiletés à réussir et à surpasser les difficultés qui se présentent à nous. Cela détermine comment pense les gens, comment ils agissent et comment ils se sentent.

Nous sommes en général tous capables d’identifier les buts et les objectifs que nous souhaitons atteindre, ainsi que ce que nous souhaiterions changer… Mais nous sommes également conscients que beaucoup de ces choses ne sont pas simples. L’efficacité personnelle de chacun joue un rôle fondamental dans notre manière d’aborder nos tâches et les défis que nous nous proposons.

L’efficacité personnelle est étroitement liée à l’estime de soi. L’estime de soi est la valeur que nous nous donnons à nous-mêmes. Il est logique que nous nous donnons plus de valeur si nous pensons que nous sommes capables de réaliser une tâche ou d’atteindre un objectif.

Quelles sont les différences entre les personnes qui ont une haute ou une basse efficacité personnelle ?

Personnes avec une haute efficacité personnelle :

  • Voient les problèmes difficiles comme des tâches qu’ils ont l’opportunité de dominer.
  • Développent un grand intérêt dans les activités auxquelles elles participent.
  • Développent une grande implication dans leurs activités.
  • Récupèrent rapidement de leurs déceptions et des contre-temps.

Personnes avec une basse efficacité personnelle :

  • Évitent les tâches difficiles.
  • Pensent que les tâches et les situations compliquées sont au-delà de leurs capacités, et qu’elles ne pourront pas les surpasser et les supporter.
  • Se concentrent sur leurs échecs personnels et sur les résultats négatifs.
  • Perdent rapidement confiance en leurs habiletés personnelles.

Comment se construit l’efficacité personnelle

Comment se construit l’efficacité personnelle ? Ces pensées commencent à se former dans l’enfance, au fur et à mesure que les enfants font face à différentes situations et qu’ils se développent.

Cependant, lorsque nous grandissons l’efficacité personnelle continue de se développer et de changer. Au fil du temps nous acquérons de nouvelles habiletés, de nouvelles expériences et de nouvelles connaissances.

Selon Bandura, il y a quatre sources principales d’efficacité personnelle :

  1. Accomplissements : Une des façons les plus efficaces de développer un sens de l’efficacité personnelle élevé est l’accomplissement. C’est à dire d’accomplir des tâches d’une manière efficace et de relever des défis. Au contraire, si l’on n’arrive pas à réaliser les tâches ou les défis que nous entreprenons, cela peut réduire notre sens de l’efficacité personnelle.
  2. Modelage social : Voir à d’autres personnes réaliser des tâches avec succès est une autre source d’efficacité personnelle. Si nous voyons à d’autres réussir grâce à leurs efforts, en tant qu’observateur nous penserons “si lui le fait, moi aussi je peux le faire !”.
  3. Persuasion verbale : Les personnes peuvent également être persuadées ou convaincues qu’elles ont les capacités et les habiletés pour atteindre leurs buts. Si non, l’encouragement est une manière d’aider une personne à se surpasser et à atteindre ses objectifs.
  4. Réponses psychologiques : Nos propres réponses et nos propres réactions influent également beaucoup l’efficacité personnelle que nous percevons Notre moral, nos réactions physiques, le stress, ont un impact sur nos habiletés et nos capacités à faire face aux situations qui se présentent.

Une personne qui devient très nerveuse lorsqu’elle doit parler en public peut développer une efficacité personnelle basse dans ces situations précise. L’intensité de ces réactions n’influence pas tellement, mais c’est plutôt la manière dont nous les interprétons que sera importante. Par exemple, ces personnes qui deviennent très nerveuses, peut interpréter cela comme le fait qu’elle ne se soit pas assez préparée ou qu’elle n’a pas les capacités nécessaires pour le faire.

Au contraire, si nous interprétons le fait d’être nerveux comme “il s’agit d’une situation importante, les gens me regarde et c’est normal que je sois nerveux. Mais je suis bien préparé et je suis capable de le faire”, cela changera complètement notre niveau d’efficacité personnelle.

Comment augmenter notre efficacité personnelle ?

Bien que nous acquérions notre concept d’efficacité personnelle très tôt, celle-ci évolue, se développe et peut être augmentée. Comment pouvez-vous augmenter votre efficacité personnelle ?

Il existe principalement trois manières de le faire, une à l’aide de preuves empiriques, une autre défaisant les croyances qui endommagent notre efficacité personnelle et la dernière en réalisant des actions pour défier ces croyances. Découvrez ces exercices pour augmenter votre niveau d’efficacité personnelle :

1. Preuves empiriques

  • Faites une liste de vos réussites. Parfois, les croyances sur votre efficacité personnelle et votre estime de vous-même sont si déformées que vous n’êtes même plus capable de voir tous ce que vous avez déjà accompli. Dans ces cas-là, l’aide d’une personne qui vous est proche peut être très précieuse. Celle-ci pourra vous dire d’une manière plus objective les succès que vous avez obtenus jusque-là dans votre vie.
  • Faites une liste de vos habiletés ou des choses dans lesquelles vous êtes doué. Pour cela, tout comme dans le point précédent, une personne proche peut vous aider.

En ayant en mains ces preuves empiriques de ce que vous avez réellement réalisé dans votre vie, il vous sera plus facile de faire le pas suivant.

2. Élimination des croyances irrationnelles

Que sont les croyances irrationnelles ? Ce sont les pensées que nous avons à notre sujet, sur les autres et sur le monde qui sont rigides et assez éloignées de la réalité, et qui en plus nous font sentir mal.

Ces croyances sont si éloignées de la réalité et sont caractérisées par le fait qu’elles sont catégoriques (toujours, tout, jamais, rien). Elles sont irrationnelles car les choses ne sont pas toutes blanche ou noire et ne sont pas non-plus aussi horribles que ce que l’on pourrait croire.

Certaines pensées irrationnelles que vous pouvez avoir à propos de votre efficacité personnelle sont :

  • Je ne possède pas d’habiletés spéciales.
  • Je n’y arriverais jamais.
  • Ce problème est trop compliqué pour moi.
  • Je dois réaliser cela sans faire aucune faute.
  • Les erreurs sont inadmissibles.

Faites un exercice de réflexion et créez une liste de vos croyances irrationnelles. Lorsque vous l’avez faite, demandez-vous si celle ci est exacte (existe-t-il des preuves de cela), et si cela est vraiment si terrible et s’il existe une utilité à ces pensées. À partir de là, créez des alternatives plus rationnelles, plus ajustées à la réalité et qui ne vous font pas vous sentir mal.

Les croyances irrationnelles apparaissent à tout moment de votre vie. Ici, nous nous concentrons sur celle qui sont en lien avec notre efficacité personnelle, mais identifier d’autres de ces croyances irrationnelles n’est jamais une mauvaise idée.

3. Actions d’efficacité personnelle

Dans cette partie nous allons essayer de défier les croyances que nous avons sur nos capacités de faire certaines choses.

  • Si votre efficacité personnelle est très basse, fixez-vous premièrement des petits objectifs à court terme. Ceux-ci ne devraient pas vous poser trop de problèmes. Il peut même s’agir de petits objectifs qui font parties d’un objectif plus grand que vous séparez en plusieurs étapes. De cette façon vous pourrez apprécier vos progrès ainsi que le fait que vous êtes capable d’atteindre vos objectifs.
  • Si vous ne savez pas comment vous pouvez atteindre vos objectifs, décomposez-les. Définissez bien ce que vous souhaitez obtenir et créez un plan d’action afin d’y arriver, ce dont vous avez besoin pour y arriver et ce que vous possédez déjà qui vous permettra d’y arriver.
  • Célébrez toujours vos victoires. Permettez-vous un petit caprice et dites-vous à vous-même : “tu es doué ! regardes ce que tu as réussi à faire”.
  • Ne jamais sous-évaluer ce que vous réussissez. Les succès, aussi petits qu’ils soient, doivent toujours être admirer et reconnu comme tel.
  • Ne vous comparez pas avec les autres. Souvent, notre efficacité personnelle peut être rabaissée parce que nous voyons que d’autres arrive à faire que nous n’arrivons pas nous-mêmes. Ne désespérez pas. Chaque personne a ses propres habiletés, ses propres expériences et ses propres capacités.
  • Éloignez-vous des gens qui vous critiquent, qui vous rabaissent ou qui vous dénigrent pour ce que vous faites. Cela endommage votre efficacité personnelle, vous fait sentir inutile et peut vous bloquer. Entourez-vous de personnes qui apprécient vos efforts et qui vous encouragent à apprendre, à grandir et à atteindre ce que vous vous fixez comme objectifs.
  • Gardez en tête que les erreurs sont des opportunités pour apprendre et devenir plus fort. Tout le monde peut se tromper. Ne laissez pas cela vous éloignez de vos buts. Il n’y a pas de chemin parfait, et les erreurs font toujours parties de celui-ci.

D’autres choses que vous pouvez faire sont améliorer votre moral et réduire votre stress, afin d’être plus efficace même dans les situations difficiles et que votre efficacité personnelle ne soit pas rabaissée.

Si malgré ces conseils votre efficacité personnelle ne s’améliore pas et que vous ressentez des niveaux de mal-être élevés, n’hésitez à vous rendre chez un professionnel. Découvrez dans cet article la différence entre psychologue et psychiatre. À qui devez-vous faire appel ?

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Motivation intrinsèque et extrinsèque : la base du comportement humain

Qu’est-ce qui nous pousse à nous comporter de la manière dont nous nous comportons ? Souvent nous nous laissons mener en “inertie” et nous finissons par tomber dans la routine, jour après jour, année après année. Mais quels sont les véritables motifs qui dirigent notre vie dans une direction ou une autre ? Qu’est-ce qui nous motive au moment de prendre une décision ? Patricia Sánchez, psychologue, vous explique ce qu’est la motivation intrinsèque et extrinsèque et vous donne quelques conseils qui peuvent vous aider à améliorer votre motivation et celle de nos proches.

La motivation est importante, est pas uniquement lorsque l’on doit procurer un effort : faire quelque chose qui ne nous plait pas afin d’obtenir quelque chose dont nous avons envie par la suite (obtenir son BAC pour pouvoir aller à l’université, réussir ses études universitaires pour pouvoir avoir le métier que l’on souhaite, travailler durement pour pouvoir se payer la maison que l’on souhaite, etc…).

Elle n’est pas non plus seulement utile pour obtenir des choses extraordinaires, par exemple s’entraîner durement et longuement pour arriver au même niveau que Michael Phelps, Usain Bolt ou Paula Radcliffe.

Ce qui nous arrive dans la plupart des cas, c’est que lorsque nous avons de la peine à faire un sacrifice nécessaire pour atteindre notre but, nous nous rappelons de la motivation, car nous pensons que celle-ci faibli. Ce qui se passe en fait est que notre motivation ne faibli pas mais change de direction.

Pour commencer, voici une exemple (afin que cela soit plus clair) : hiver, 7 heures du matin, le réveil sonne… “Déjà ? Mais je viens à peine de m’endormir…”. Vous sortez une main de sous les draps pour éteindre le réveil et vous vous rendez compte qu’il fait très froid. “Houlà, on se les gèlent ce matin !”. Et soudain, la première épreuve du matin : éteindre ou reporter ? Eh bien voilà, à ce moment, la motivation existe déjà.

Qu’est-ce donc ce terme qui est autant présent dans notre vie et qui apparaît dans tout ce que l’on fait ?

Selon la RAE, la motivation est en premier lieu un motif ou une cause. Un autre sens que l’on donne également à la motivation, et qui s’approche plus à ce que nous cherchons, serait un ensemble de facteurs externes et internes qui déterminent en partie les actions d’un individu.

Nous pourrions dire que la motivation est un facteur, qu’il soit intrinsèque ou extrinsèque, qui a la capacité de provoquer, de diriger ou de mettre fin à un comportement, toujours avec un but ou une finalité.

En nous basant sur la théorie du psychologue nord-américain B.F Skinner, nous pouvons dire que la motivation est déterminée par les conséquences de nos comportements. Ainsi, ce que nous obtenons lorsque nous faisons quelque chose est clé pour déterminer notre motivation future à avoir le même comportement.

Le plus probable est que des exemples comme ceux qui suivent nous viennent à l’esprit :

  • Travailler pour obtenir de l’argent.
  • Étudier pour obtenir un emploi.
  • Les bébés qui pleurent pour obtenir de la nourriture ou de l’attention…

Bingo ! C’est juste ! Mais atteindre un objectif n’est pas seulement pour obtenir une récompense mais peut également être travailler pour NE PAS vivre dans la rue, étudier pour NE PAS être au chômage, pleurer pour NE PAS mourir de faim…

En résumé, nous n’orientons pas uniquement notre comportement vers le “plaisir”, mais également pour éviter la “souffrance”. Pourquoi faisons-nous référence à cela ? Parce que bien souvent on l’oublie ! Cher lecteur, armez-vous de courage, asseyez-vous et demandez-vous : combien de choses faites-vous au quotidien pour éviter de la souffrance ? Et combien de choses faites-vous pour obtenir du plaisir ?

Voyons un autre exemple…

“Pffff… aujourd’hui je ne suis motivé à rien faire !”. Si vous vous rappelez avoir dit cela une fois, vous vous équivoquiez ! La motivation est là, elle souhaite vous faire échapper au mal-être (faim, négligence, apathie, fatigue) que vous provoque les tâches que vous aviez en tête afin que vous puissiez faire des choses plus divertissantes et plus plaisantes. Ne vous en faites pas, c’est une bonne nouvelle, car cela signifie que vous n’avez qu’à rediriger votre motivation

Bien, maintenant, de mon côté, en écrivant cet article, que puis-je faire pour que vous, êtres motivés qui êtes derrière votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone portable, oui, vous, continuez votre lecture..?

Il se peut qu’en ce moment je sois en train de m’adresser à un pourcentage d’individu qui tentent d’échapper aux études en lisant quelque chose de plus divertissant à lire. Dans ce cas, il faut que je m’efforce à satisfaire leur besoin ludique. Il y a peut-être un autre pourcentage de personnes qui motivées par le simple fait de lire quelque chose qui leur permet d’acquérir plus de connaissances et de s’enrichir au niveau personnel… Pour vous, il est important que je vous donne des définitions, des données et des informations véridiques et de qualité. Enfin, il y a peut-être d’autre personnes qui cherche une solution pour se motiver… Pour ce groupe, vous trouverez quelques conseils plus loin dans cet article qui vous seront utiles.

Dans tous les cas, vous êtes des personnes tout à fait différentes qui partagent des pensées différentes. Celles-ci vous font ressentir diverses émotions qui vous ont mis en route (au travers d’un comportement identique) pour atteindre un objectif.

Stop ! Revenons un peu en arrière. Plus haut dans cet article nous avons parlé du terme de motivation, en utilisant des exemples et des situations de la vie quotidienne, ce qui nous a permis de comprendre le fonctionnement de ce mécanisme. Bien, à partir de là, les choses vont se compliquer un petit peu…

Car le fait est que cette force qui nous pousse à faire des choses ou non, qui est constante, est assez complexe et est influencée par beaucoup de facteurs.

Différences entre motivation intrinsèque et extrinsèque

La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque sont deux types différents de motivation. En quoi consiste chacune d’elle ? Qu’est-ce qui nous pousse à atteindre nos objectifs ?

Motivation extrinsèque

Jusqu’ici, nous n’avons que parlé de motivation extrinsèque : Qu’est-ce qui nous pousse à nous réveiller tous les matins ? Pourquoi allons-nous à l’école ou au travail ? Pourquoi faisons-nous des choses qui ne nous plaisent pas ?

La motivation extrinsèque apparaît lorsque nous recevons une récompense externe comme par exemple : de l’argent, de la reconnaissance, un travail désiré, etc… C’est à dire, lorsque notre “motivation” est provoquée par la conséquence sur les autre de notre comportement.

  • Motivation extrinsèque dans l’apprentissage : la motivation extrinsèque est souvent utilisée dans les salles de cours, dans lesquelles les éducateurs se basent sur des récompenses (prix) et des châtiments pour motiver l’apprentissage des élèves en classe. Le désavantage de la motivation extrinsèque dans l’apprentissage est que les élèves ne s’efforcent uniquement avec l’objectif d’obtenir de bonnes notes. Et s’ils ressentent qu’ils ne vont recevoir aucun prix, ils perdent tout de suite leur intérêt pour leur activité.
  • Motivation extrinsèque au travail : la motivation extrinsèque est un des types de motivation professionnelle qui est le plus utilisé. Elle est liée à ce qu’un travailleur peut obtenir ou non. Les augmentations, les opportunités de promotion professionnelle, se sentir valorisé par son entreprise, la reconnaissance des succès, etc…
  • Motivation extrinsèque dans le sport : dans le sport il est assez fréquent d’utilisé une motivation extrinsèque. Nous faisons des efforts pour obtenir un prix matériel (médailles, coupes, points, reconnaissance, applaudissement et argent…).

Motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque se produit lorsque la récompense que nous obtenons est interne et personnelle : satisfaction personnelle, estime de soi, etc… C’est à dire que lorsque notre “motivation” est provoquée par les conséquences internes de notre comportement, il s’agit d’une motivation intrinsèque.

Afin que ces différences soient plus claires, nous allons utiliser les mêmes exemples appliqués à la motivation extrinsèque :

  • Motivation intrinsèque dans l’apprentissage : la motivation intrinsèque n’est pas autant utilisée que la motivation extrinsèque dans les salles de classe. Bien que nous ayons vu que beaucoup d’enfants perdent leur intérêt pour les tâches qui n’ont pas de récompenses, il y a quand même un grand nombre d’élèves qui apprennent par plaisir.
  • Motivation intrinsèque au travail : la motivation intrinsèque dans le milieu professionnel se produit lorsque la profession exercée est une vocation. Cela est lié à ce qu’un travailleur peut obtenir intérieurement, ou non. S’améliorer dans notre domaine, devenir plus important dans ce milieu, apprendre, etc…
  • Motivation intrinsèque dans le sport : dans le sport, il est très important d’avoir une bonne motivation intrinsèque. Cela exige beaucoup de sacrifices et d’efforts et parfois c’est grâce à notre amour propre ou à l’envie de dépassement de soi que nous acceptons de les faire.

Quelle est la meilleure motivation ? L’intrinsèque ou l’extrinsèque ?

Nous pourrions nous demander quelle motivation est la meilleure, l’intrinsèque ou l’extrinsèque ? Ce qui est le plus recommandé est de développer un intérêt d’une manière interne, c’est à dire de stimuler la motivation pour faire les choses indépendamment du but que vous poursuivez.

La motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque sont très différentes l’une de l’autre, notre devoir est combinè entre les deux d’une telle manière que nous puissions réaliser nos objectifs d’une façon plus productive plus profitable possible.

La motivation intrinsèque dépend de nous-mêmes, car elle nous aide à diriger nos actions afin d’obtenir ce que nous souhaitons, ce qui nous importe et qui nous rendra heureux. Dans ce type de motivation, nos valeurs personnelles et notre efficacité personnelle entrent en jeux, ainsi que le fait de nous démontrer à nous-mêmes de quoi nous sommes capables, que nous pouvons nous fixer des objectifs et les atteindre afin d’obtenir ce que l’on souhaite et que nous puissions être fière de nous-mêmes.

Tout cela ne veut pas dire que la motivation extrinsèque n’est pas importante ou peu utile. Cela ne veut pas non plus dire qu’une personne qui oriente son comportement vers l’obtention d’une récompense soit meilleur ou pire. Au contraire, la motivation extrinsèque nous aide également à grandir et à atteindre nos objectifs. Elle est très positive pour les objectifs à court terme et les petites tâches.

La motivation extrinsèque et intrinsèque sont complémentaires et fonctionnent dans des environnements et des aspects différents. Par exemple, dans le cas de l’évolution, cela n’aurait pas de sens de courir en direction d’une bête qui souhaite nous dévorer pour la caresser afin d’être en accord avec nos principes. La bonne réponse serai de fuir et de survivre, en évitant que la bête nous dévore…

Astuces pour avoir une motivation intrinsèque et extrinsèque adéquate

Voici venu e moment de donner quelques conseils qui permettront aux lecteurs qui sont venu chercher des solutions pour se motiver ou pour motiver un de leur proche d’en trouver. Tout se joue dans le fait qu’il existe plusieurs facteurs qui ont des rôles différents dans la motivation.

En conclusion, il n’y a pas une motivation universelle, ni une clé qui vous assure le succès… Par contre, nous pouvons prendre en compte certains aspects que nous avons vus.

  • Il est très important de vous arrêter pour penser, et pour décider quel type de motivation vous sera plus utile et efficace pour atteindre les buts que vous vous fixez, intrinsèque ou extrinsèque ?
  • Vérifier petit à petit que ce que vous êtes en train de faire vous aide à obtenir ce que vous souhaitez obtenir.
  • Avoir une finalité n’est pas forcément incompatible d’autres finalités, ainsi que nous pouvons avancer par petites étapes afin d’atteindre notre but. Nous savons que maintenir la motivation pendant une longue période pour atteindre ses objectifs peut être difficile, il convient donc de simplifier. Celui qui dit “le mieux lorsque l’on escalade une montagne est de profiter de la vue pendant l’ascension” se réfère exactement à cela. Bien que nous souhaitions arriver en haut du sommet, nous pouvons trouver de la satisfaction pendant le processus d’ascension, rendant celle-ci moins contraignante.
  • Lorsque vous notez que votre motivation s’oriente vers d’autres buts, ne perdez pas le nord. Stop ! Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Je sais ce que je veux, ce que je souhaite et ce dont j’ai besoin, que suis-je en train de faire pour y arriver ou pour l’obtenir ? Où me mène le comportement que j’ai ?

Attention, il se peut que vous vous rendiez compte qu’au final cet objectif ne vous motive pas.

Motiver les autres : comment appliquer la motivation extrinsèque ?

Pour ceux qui tentent “d’être” la motivation extrinsèque d’une autre personne, souvenons-nous du plus, plus et encore plus important :

  • La finalité, l’objectif, le but que vous avez doit être d’un certain intérêt pour l’autre personne. Je m’imagine que vous pensez “non, sans blagues !”, n’est-ce pas ? Et bien non. Voici des exemples à ne pas suivre :
    1. Augmenter le salaire d’un joueur de football millionnaire pour le motiver à donner plus sur le terrain.
    2. Parents qui motivent leurs enfants avec de l’argent alors que ceux-ci ne demandent rien d’autre que de l’attention.
    3. Enseignants qui motivent leurs élèves avec des menaces lorsqu’ils n’arrivent pas à faire quelque chose, mais qui ne parle pas des succès.

Ces exemples permettent de souligner qu’il est très important d’emphatiser et de penser que chaque personne est différente, tout comme le sont ses buts et ses objectifs…

  • Soyez simple. Cela n’est pas nécessaire de faire des choses extraordinaires, ou de coûts astronomiques pour motiver une personne.
  • Soyez créatif. La surprise est également un élément motivateur !
  • Si votre enfant aime passer du temps avec vous lorsque vous jouez au piano, laissez-le essayer.
  • Si votre bonheur donne de la force à vos parents pour aller au travail, souriez-lui quand il s’en va !
  • On a posé un lapin à votre ami et celui-ci ne veut pas sortir de chez lui, proposez-lui de faire un chose qu’il a toujours voulu faire.

Pour finir, j’imagine que beaucoup d’entre vous avait des expectatives au début de la lecture de cet article. Et pas seulement, vous aviez certainement des buts ou des objectifs. J’espère avoir contribué à leur réalisation et que cet article vous aura motivé jusqu’au bout de votre lecture. Je vous invite à voir cette vidéo dans laquelle la science de la motivation est abordée. N’oubliez pas d’ajouter les sous-titres en français !

Qu’est-ce qui marche pour vous ? Faites-vous vos activités par motivation extrinsèque ou intrinsèque ? Qu’est-ce qui vous permet d’obtenir de meilleurs résultats ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et à raconter votre histoire ou vos anecdotes plus bas. Vous pouvez également nous poser des questions auxquelles nous nous ferons un plaisir de répondre et de pouvoir vous aider à trouver une solution à votre problème.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Si vous vous demandez à quoi sert la peur, vous êtes au bon endroit. La peur se défini comme la sensation d’angoisse provoquée par la présence d’un danger réel ou imaginaire. En général, nous avons tous déjà ressenti la peur une fois dans notre vie et nous connaissons tous cette sensation. La peur est une des six émotions primaires (définies par la psychologie comme la colère, la surprise, l’allégresse, la tristesse, le dégoût et enfin la peur). La peur est un sentiment extrêmement humain, et bien que cela ne soit pas toujours évident, extrêmement utile. À quoi sert la peut ? Quels sont ses fonctions et ses effets ? Découvrez tout sur la peur dans cet article !

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Pourquoi ressentons-nous la peur ? Quelles sont ses fonctions ?

Si nous détectons un potentiel danger, notre corps entre dans un état déterminé nommé “état d’anxiété”Cet état, qui est également présent chez les animaux, est déclenché par des stimulations innées ou apprises et nous aide, par exemple, à détecter la présence d’un prédateur grâce à son odeur.

Quand notre organisme reçoit une stimulation associée à la peur, nous adoptons un comportement nommé “évaluation du risque”. L’évaluation du risque peut être observée lorsque par exemple un animal explore les alentours d’un lieu qui lui est inconnu afin de détecter un quelconque danger. Mais, se comportement peut également être observé dans notre vie quotidienne, lorsque par exemple nous regardons des deux côtés de la route afin de nous assurer qu’une voiture ne vient dans notre direction avant de traverser.

L’évaluation du risque, comme son nom l’indique, permet d’évaluer les risques possibles d’un comportement donné. Alors que l’état d’anxiété est caractérisée par une réponse physiologique et psychologique particulière (accélération du rythme cardiaque, etc…) face à un danger imminent ou potentiel.

Toutefois, lorsqu’un danger est bien présent et proche, l’ensemble de réponses qui prédominent chez la majorité des individus s’appelle “la peur”.

Différences entre anxiété et peur : les réponses physiologiques dues à la peur sont très proches de celles observées dans les états d’anxiété (symptômes de l’anxiété), par contre, les réponses comportementales changent :

  • Anxiété : la réponse comportementale qui se produit le plus souvent lors de l’état d’anxiété est celle décrite dans l’évaluation du risque.
  • Peur : la réponse comportementale de lors d’un état de peur est variable selon la menace à laquelle on fait face et si celle-ci est imminente ou éloignée. Les options sont principalement brusques, entre la fuite incontrôlée et la lutte désespérée (par exemple la proie d’un prédateur ou une poursuite en pleine nuit).

La peur dans le cerveau d’un être humain, pourquoi ressentons la peur ?

Une partie des peurs que nous avons sont inhérentes à notre espèce, comme par exemple la peur de mourir ou la peur de l’obscuritéToutefois, beaucoup des peurs que nous avons sont des peurs “apprises”.

Le conditionnement classique nous dit que si face à une stimulation neutre nous recevons une réponse agréable ou désagréable, nous apprenons que cette stimulation produit cette réponse déterminée. Un exemple clair est que nous savons qu’après l’éclair vient le tonnerre.

Nous pouvons même arriver à apprendre quelle sera la réaction à une stimulation seulement grâce à l’observation. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage vicaire, car nous apprenons en voyant la réaction des autres.

Face à une stimulation qui nous fait ressentir de la peur, notre corps entre dans un état d’anxiété. L’axe principal du “système de la peur” dépend du système limbique. Une des parties du cerveau dans laquelle se produisent les réponse à la peur, stimulant l’hypothalamus et les amygdales. Toute l’information qu’envoient les sens passent par les amygdales et celles-ci détectent si il y a un danger ou non.

Il existe deux voies pour que la stimulation qui indique un danger arrive aux amygdales : la voie principale et la voie secondaire. La voie principale est une voie plus lente car elle agit à un niveau supérieur. La stimulation sensorielle passe à travers du thalamus et du cortex cérébral jusqu’aux amygdales, en laissant auparavant une trace dans la mémoire d’apprentissage. Cette voie serait impliquée lorsque par exemple nous voulons toucher une casserole sur le feu et que nous nous brûlons.

La voie secondaire est plus rapide car elle parcourt un chemin plus court. La stimulation sensorielle passe directement du thalamus aux amygdales, sans apprentissage. Cette voie nous permet de répondre à une stimulation partiellement dangereuse sans savoir de quoi il s’agit. Un bon exemple de l’utilisation de cette voie est lorsque quelqu’un nous fait sursauter en venant par derrière.

Utilité adaptative : à quoi sert la peur ?

À quoi sert la peur ? L’être humain a développé trois réponses face à la peur ou à un danger imminent. Ces réponses sont rester immobile, attaquer ou fuir.

  • Rester immobile à pour but de passer inaperçu, vous avez peut -être déjà vécu cela lors d’une situation de “peur” ou de tension. Votre corps se bloque et vous rester immobile pendant quelques instants. C’est cela l’utilité adaptative de la première réponse.
  • Fuir ou attaquer : cela dépend de l’évaluation du risque de danger. Ce n’est pas la même chose de faire face à un adversaire qu’à cinq. Toutefois, malgré que ces réponses soient opposées en ce qui concerne les comportements, elles se produisent selon des mécanismes très proches dans notre cerveau. Autant pour fuir un danger que pour y faire face certains processus adaptatifs se produisent dans notre organisme.

C’est le SNA (système nerveux autonome) qui est chargé de déclencher le processus, en augmentant les concentrations de cathécolamines dans le sang (adrénaline et noradrénaline). L’adrénaline et la noradrénaline préparent notre corps pour lutter ou pour fuir. Dans ce but, ils favorisent la déviation du sang de parties non-essentielles comme la peau ou les intestins vers les muscles. D’un autre côté, ils accélèrent le rythme cardiaque et la respiration. La digestion est interrompue, les intestins et la vessie se vide et les sens s’aiguisent (par exemple les pupilles se dilatent).

Sur un plan hormonal (types d’hormones), les amygdales activent grâce à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal (ou axe corticotrope) un processus qui dérive la production de cortisol, qui augmente la réponse comportementale et les effets vue auparavant des cathécolamines (adrénalines et noradrénaline).

La peur prépare notre corps à une possible confrontation.

Quels sont les bienfaits de la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur nous aide à survivre. Si vous vous demandez toujours à quoi sert la peur, revoyons son importance. Il est certain que l’utilité adaptative de la peur à diminuer avec l’évolution de la société humaine et de notre style de vie, principalement sans danger.

Toutefois, malgré que les situations de danger ne soient plus habituelles comme auparavant, elles n’ont pas disparu. La peur n’est rien de plus qu’un bouton qui nous prépare à l’action, et cela est vraiment très utile car cela nous aide à survivre. Car que cela nous serve à fuir les problèmes, à faire face au danger ou à rester immobiles pour passer inaperçue, la peur est un outil utile et même vital, et continu d’être adaptative.

À quoi sert la peur ? Elle nous sert tout simplement à garantir notre sécurité et notre survie.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mario de Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en contenus de psychologie sociale et de neuropsychologie.”

Cerveau et bonheur : où se trouve la source du bonheur ?

Qu’est-ce que le bonheur ? Où se trouve la source du bonheur dans notre cerveau ? L’être humain poursuit en permanence le bonheur, et pourtant nous avons de la peine à le définir. Une approximation possible pour répondre à cette question est d’utiliser l’approche du bonheur dans le cerveau. On a déjà souvent parlé des hormones du bonheur ou du plaisir. Dans cet article, nous vous révélons les dernières découvertes sur le cerveau et le bonheur, dans quelle partie se trouve ce sentiment et quels sont les liens entre les deux. Découvrez tout sur le bonheur !

Où se trouve la source du bonheur dans notre cerveau ?

Qu’est-ce que le bonheur ?

Aristote avait déjà mis en évidence la différence entre hédonisme et eudémonisme, ce que la psychologie actuelle caractérise comme le plaisir ou l’affect positif pour le premier et le sens et la satisfaction vitale pour le second. Charles Darwin nous a également transmit une approximation du bonheur en parlant d’affect positif comme un élément nécessaire à la survie de l’espèce, plus concrètement pour planifier le quotidien et développer les ressources cognitives et émotionnelles (il ne faut pas oublier que l’affect négatif a également une valeur évolutive, tant qu’il ne se produit pas en excès).

Mais, comment étudier une chose aussi abstraite que le bonheur ? Ce qui est sûr, c’est qu’il existe un côté subjectif et un côté objectif du bonheur. Le premier correspond à notre considération personnelle du fait que nous sommes heureux ou non, alors que le second correspond à des mesures physiologiques, neuronales et comportementale qui démontrent si une personne est heureuse ou non. Le plus surprenant, c’est que les deux ne coïncident pas toujours !

Dans la partie objective, le lien entre le cerveau et le bonheur joue un rôle important, car les mesures effectuées ne dépendent pas de critères personnels mais peuvent être comparés objectivement et permettent de de faire des généralisations et des conclusions empiriques.

La source du bonheur et du plaisir dans le cerveau

Quelle est la relation entre plaisir et bonheur ? Pour l’instant, la seule certitude est que le manque de plaisir, connu comme anhédonie, est l’un des principaux symptômes de la dépression et un obstacle pour être heureux. Une autre source du bonheur pour l’être humain qui est liée au plaisir sont les relations sociales et leurs stimulations, comme les caresses, ou les visages familiaux qui activent les zones du cerveau liées au plaisir.

Une des découvertes sur le cerveau et le bonheur est que la partie du cerveau qui s’active lorsque l’on ressent les plaisirs les plus basiques ou sensoriels, comme la nourriture ou le sexe, coïncide avec la partie qui s’active avec les “plaisirs d’ordre supérieur” ou plus abstrait, comme la musique, l’art ou l’altruisme.

Un des réseaux neuronaux du plaisir est celui des récompenses, qui se caractérise par le composants de “plaire”, “vouloir” et “apprendre””. Le premier est le plus lié au plaisir et au bonheur. Bien que ces mécanismes se trouvent distribués dans le cerveau, seulement certains points d’accès, ou hotspots ont été identifiés comme ayant une relation avec le plaisir. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il y a quelques petites zones (environs un centimètre cube) qui peuvent être activées et créer la sensation de satisfaction ou de plaisir. Les premières expériences sur le sujet ont été réalisées sur des souris qui ont appris à bouger un levier afin de recevoir une stimulation cérébrale qui leur produit du plaisir, et plus récemment on a découvert que ces zones cérébrales liées au plaisir coïncide avec les zones cérébrales affectées par la maladie de Parkinson.

Comme nous l’avons mentionné, le plaisir par la récompense contient également un facteur de motivation du “vouloir”, ce qui est contrôlé par la fameuse dopamine. Bien que le plaire et le vouloir soient très proche, il n’est pas nécessaire que quelque chose vous plaise pour que vous le vouliez, ce qui se voit clairement dans les cas d’addiction. Une fois qu’une personne devient dépendante d’une substance, celle-ci finit par lui déplaire car le côté positif, le “bonheur” qu’il produit dans le cerveau lors des premières consommations ne se produit plus (la tolérance consiste en nécessité beaucoup plus de quantité de la même substance pour moins la sentir qu’avant). Bien qu’à la personne concernée la substance ne lui plaise plus, il continu de la vouloir car la partie sous-corticale du cerveau, une partie moins rationnel et consciente nous le demande. La partie sous-corticale se trouve d’ailleurs séparée du cortex cérébral, qui est chargée de la planification à un niveau plus conscient.

Le cortex cérébral, plus concrètement le cortex orbitofrontal et le cortex cingulaire antérieur, sont également liés au plaisir : anticipation, expérience, mémoire des stimulations positives. L’anticipation, par exemple, est liée au bonheur, car il semblerait que nous soyons plus heureux lorsque nous anticipons quelque chose de positif et qu’ensuite nous en profitions que lorsque nous profitons uniquement du moment sans anticipation. Dans l’aspect d’anticipation et bonheur, le cortex cérébral joue un rôle important. De plus, il est connecté avec les hotspots du bonheur, qui se trouvent dans une partie plus interne du cerveau (le sous-cortex cérébral). La différence entre une partie et l’autre est que le cortex ne contient pas ces points de plaisir concrets mais qu’il permet de ressentir le bonheur grâce aux stimulations indirectes par des images ou des souvenirs. Par exemple, lorsque vous vous sentez heureux et souriez en regardant une photo d’un être qui vous est cher, le cortex cérébral est la zone activée. Les hotspots du sous-cortex cérébral, d’un autre côté, peuvent être stimulé de manière directe grâce à la manipulation du cerveau dans la production de la sensation ce plaisir. Bien que ce dernier est peu utilisé par les humains, il existe l’exemple de la stimulation cérébral profonde pour soulager certains symptômes de la dépression, mais par pour influencer l’affect positif ou le bonheur.

Le bonheur et la satisfaction vital dans le cerveau

Tout ce que nous avons mentionné antérieurement est lié à la partie plus hédonique commentée au début de l’article, c’est à dire à la partie du plaisir. Et pour l’eudémonisme ou la satisfaction vitale ? Où se trouve cette partie du bonheur dans le cerveau ? Il n’y a pas de réponse claire à cette question, mais il existe certaines hypothèses qui lient ce que l’on appelle le réseau par défaut du cerveau, lequel est lié avec la représentation de soi, les états cognitifs internes ou les états de conscience. Certaines parties de ce réseau sont connectées au réseau hédonique du cortex orbitofrontal et au cortex cingulaire antérieur, mais jusqu’à aujourd’hui, ce ne sont que des spéculations.

Bien qu’il n’y ait pas de conclusions précise sur où se trouve la source du bonheur dans le cerveau, il existe certains réseaux neuronal et zones cérébrales liées au plaisir et des progrès sont effectués dans les recherches pour connaître où se trouve la partie plus eudémonique du bonheur. En attendant de nouvelles découvertes, nous devons trouver notre propre forme d’être heureux et de prendre soin de notre cerveau.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Inés Nieto Romero, psychologue de CogniFit experte en contenus clinique et d’investigation.”

Manque d’énergie (anergie) et fatigue : que ce passe-t-il dans notre cerveau ?

Théoriquement, si nous ne dormions pas, nous pourrions plus profiter de la vie. Cependant, l’être humain est conçu pour avoir des périodes d’activité et des périodes de repos. Pourtant, nous pourrions être plus productifs (dans tous les domaines) si nous arrivions à être aux limites de nos possibilités et à exprimer tout notre potentiel, si nous arrivions à mettre toute notre énergie sur ce que nous sommes en train de faire, ou d’acquérir une plus grande résistance à la fatigue. Nous vous expliquons dans cet article la base de la biologie et du concept d’énergie.

Fatigue : que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Pour le grand publique, l’énergie est importante pour effectuer les actions du quotidien (rendement professionnel, compromis sociaux, etc…) et pour la santé (qualité de vie). En outre, le manque d’énergie (anergie) est présent dans de nombreux cas de conditions neurologiques ainsi que chez certaines personnes saines. D’un point de vue commercial, l’énergie est l’objectif de grandes campagnes de marketing, qui tentent de nous vendre des produits pour augmenter nos taux d’énergie ou de baisser nos taux de fatigue (Cook, 2006). L’énergie peut être vue comme un spectre :

  • Un niveau bas, caractérisé par l’anergie, la fatigue, la paresse ou le manque de motivation, pouvant même aller jusqu’à de la somnolence ou de la sédation.
  • Dans le cas opposé, avec un niveau très élevé d’énergie, on trouve les états d’agitation ou de manie. Parfois même, l’état d’anxiété est considéré comme un état moins excessif d’un niveau élevé d’énergie (Stahl, 2002).

En général, il est reconnu que la motivation a un composant énergétique ou activateur (Salamone, 1992). L’énergie a une grande importance adaptative, car elle permet aux organismes d’obtenir les éléments significatif et essentiel à la vie comme la nourriture (Salamone, 2003). D’un autre côté, les psychiatres et les psychologues cliniques sont d’accord sur le fait que l’importance des dysfonctions liées au manque d’énergie ou à l’anergie, comme le retard psychomoteur, la fatigue ou l’apathie, dans différents syndromes cliniques (Demytteaere, 2005).

Fatigue : que se passe-t-il dans le cerveau ?

Par exemple, dans la dépression, en plus des symptômes émotionnels (tristesse et désintérêt), certains des syndromes les plus communs sont la fatigue, le manque d’envie ou l’anergie (Tylee, 1999, Stahl, 2002). Cet ensemble de symptômes est nommé “retard psychomoteur”, “fatigue” ou “anergie”, L’anergie est le symptôme dépressif qui est le plus fortement lié au manque de socialisation des patients qui souffrent de dépression, et est également étroitement lié aux facteurs en relation au travail, comme la baisse de productivité ou l’absentéisme.

En plus des études sur la dépression, il existe une grande base de données scientifiques qui indique que le retard psychomoteur et l’apathie sont des symptômes qui apparaissent dans une variété de troubles tel que la schizophrénie, l’addiction à la cocaïne (Kalechtein, 2002), la maladie de Parkinson et d’autres types d’altérations cérébrales (Marin, 1996).

Dû à l’importance de cet aspect sur le comportement, il est crucial d’investiguer les mécanismes cérébraux impliqués dans l’anergie.

La base biologique de l’énergie, la motivation et la fatigue est liée à la sérotonine, à la dopamine et à la noradrénaline. Des bas niveaux ces neurotransmetteurs est associé à un moral bas, mais la réduction des niveaux de dopamine et de noradrénaline sont plus particulièrement associés aux symptômes de fatigue ainsi que de baisse d’énergie et de motivation.

Les effets de certains antidépresseurs sur ces neurotransmetteurs expliquent non seulement que l’humeur soit affectée, mais également les niveaux d’énergie. Les médicaments qui augmentent les niveaux de dopamine et de noradrénaline, comme le bupropion, le venlaxafine ou la sertraline, sont efficaces en phase initiale du traitement pour obtenir que les patients surpassent leur anergie et qu’ils puissent réaliser des activités qui leur plaisent, afin d’améliorer leur moral.

Il existe des évidences considérables dans la littérature scientifique qui indiquent que la dopamine intervient dans le noyau accumbens en tant qu’activateur de la motivation (Salamone, 2003). Différentes études ont démontré que lorsque l’on élimine la dopamine de cette région du cerveau, les animaux préfèrent remplir des tâches plus simples pour obtenir leur nourriture, même si celle-ci s’avère moins savoureuse. Si on élimine la dopamine du noyau accumbens d’une souris et qu’on lui offre l’option d’appuyer sur un bouton beaucoup de fois pour obtenir de la nourriture savoureuse et l’option d’appuyer peu de fois le même bouton pour obtenir de la nourriture moins savoureuse, la souris préfère la manière facile d’obtenir de la nourriture. Pendant des années, on pensait que la dopamine libérée dans le noyau accumbens correspondait à l’effet du plaisir ressentit (lorsqu’on mange, qu’on consomme des drogues ou que l’on pratique l’acte sexuel), mais on a découvert que cet effet est différent de celui du plaisir produit par la nourriture, car grâce aux neuroimages on voit que les souris continuent de profiter de leur nourriture même sans noyau accumbens. Cet effet est également différent de celui d’alimenter les souris antérieurement, ou de leur proportionner de la drogue rassasiante. Ainsi, les effets de l’élimination de la dopamine dans cette région du cerveau sont similaires au symptôme de l’anergie observé chez les humains (Salomone, 2005).

De la même façon, l’élimination de la dopamine dans cette région du cerveau contraste les effets des drogues stimulantes comme les amphétamines (Koob, 1979). Elle élimine également les comportements moteurs (mouvements, bave en excès) dont les animaux affamés font preuve lorsqu’on leur présente de la nourriture. Ces études indiquent qu’il existe deux motivations du comportement différentes : d’une part l’aspect du plaisir, et de l’autre part l’aspect énergétique ou de l’effort (Salomone, 2003).

D’un autre côté, les sous-catégories de dépression mettent en évidence le rôle de la dopamine dans l’aspect énergétique. Il existe des sous-catégories dans lesquels l’on retrouve l’anergie, et d’autres sous-catégories dans lesquels non. Une étude (Van Praag y Korf, 1971) démontre qu’un manque de dopamine existe chez les personnes qui souffrent de dépression des sous-catégories associées à l’anergie, alors que ce n’est pas le cas pour les autres sous-catégories de dépression.

Il existe une autre source de donnée qui met en évidence le rôle de la dopamine. On sait que les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson ont des niveaux de dopamine bas, et la caractéristique principale de ces patients est d’une nature motrice. En suivant cette approche, on a remarqué que l’utilisation de médicaments créés pour améliorer les symptômes de la maladie de Parkinson améliore également les symptômes chez les patients qui souffrent d’anergie (Brown, 1993).

Comment augmenter vos niveaux d’énergie

  1. Motivez-vous ! Dépassez-vous ! Profitez de vos passions à fond ! Faites de activités en pleine air.
  2. Reposez-vous (quand vous le pouvez) jusqu’à ce que vous soyez en forme et que vous vous sentiez préparé.
  3. Lorsque vous êtes fatigué, arrêtez-vous et reposez-vous. Faites une petite sieste, prenez suffisamment de pauses au travail.
  4. Prenez soin de votre physique afin de bien oxygéner les cellules de votre corps, autant du cerveau que des autres organes clés, comme les poumons ou le foie.
  5. Faites attention à votre régime alimentaire et à vos habitudes de vie. Buvez beaucoup d’eau.
  6. Gérer le stress et l’anxiété. Pratiquez des techniques de relaxation.
  7. Dépensez l’énergie nécessaire. Faites les choses sans vous presser (et avec des pauses).
  8. Dites non si vous ne pouvez pas le faire.
  9. Utilisez des suppléments naturels si vous avez besoin d’un petit coup de pouce. Découvrez quelles vitamines sont bonnes pour votre cerveau, et dans quels aliments vous pouez les trouver.
  10. Si vous manquez toujours d’énergie, n’hésitez pas à vous rendre chez le médecin.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Xabi Ansorena, rédacteur de CogniFit licencié en psychologie avec un master en neuropsychologie.”

Références :

Brown, A.S., Gershon, S. (1993). Dopamine and depression. J Neural Trans, 91, 75-109

Cook, D.B y Davis, J.M. (2006). Mental energy. Defining the Science. Nutrition Reviews, 64 (7).

Demyttenaere, K., De Fruyt, J., Stahl, S.M. (2005). The many faces of fatigue in major depressive disorder. Int J Neuropsychopharm, 8, 93-105.

Dobryakova, E. et al. (2013). Neural Correlates of Cognitive Fatigue: Cortico-Striatal Circuitry and Effort–Reward Imbalance. Journal of the International Neuropsychological Society, 19, 1-5

Kalechstein, A.D., Newton, T.F., Leavengood, A.H. (2002) Apathy syndrome in cocaine dependence. Psychiatric Research, 109, 97-100.

Koob, G.F., Riley, S.J., Smith, S.C., Robbins, T.W. (1978). Effects of 6-hydroxy-dopamine lesions of the nucleus accumbens septi and olfactory tubercle on feeding, locomotor activity, and amphetamine anorexia in the rat. J Comp Physiol Psychol, 92, 917-927.

Marin, R.S., Fogel, B.S., Hawkins, J., Duffy, J., Krupp, B.J. (1995) Apathy: a treatable syndrome. Neuropsychiatry Clin Neurosci, 7, 23-30.

Salamone, J.D., Correa, M., Mingote, S., Weber, S. (2003) Nucleus accumbens dopamine and the regulation of effort in food-seeking behavior: implications for studies of natural motivation, psychiatry, and drug abuse. Journal of Pharmacol Exp Ther, 305, 1-8.

Salamone et. al. (2006). Nucleus Accumbens Dopamine and the Forebrain Circuitry Involved in Behavioral Activation and Effort-Related Decision Making: Implications for Understanding Anergia and Psychomotor Slowing in Depression. Current Psychiatry Reviews

Salamone, J.D. (1992). Complex motor and sensorimotor functions of striatal and accumbens dopamine: Involvement in instrumental behavior processes. Psychopharmacology, 107, 160-74

Stahl, S.M. (2002). The Psychopharmacology of energy and fatigue. Journal of Clinical Psychiatry, 63:1

Tylee ,A., Gastpar, M., Lepine, J.P., Mendlewicz, J. (1999). DEPRES II (Depression Research in European Society II): a patient survey of the symptoms, disability and current management of depression in the community. Int Clin Psychopharmacol, 14, 139 51.

Van Praag, H.M., Korf, J. (1971). Current developments in the field of antidepressive agents. Ned Tijdschr Geneeskd, 115, 1963-70

Hypothalamus : l’importance des hormones dans notre cerveau

Qu’est-ce que l’hypothalamus ? Premièrement, mettons-nous dans le contexte : votre ventre gronde. Cela fait depuis très tôt ce matin que vous n’avez rien avalé et une sensation de faim vous envahit. L’envie de manger tous les aliments que vous voyez dans les vitrines. Vous avez beaucoup de peine à vous concentrer sur l’activité que vous êtes en train de réaliser et vos pensées ne cessent de se fixer sur le repas qui vous attends. Vous devenez même inconfortable jusqu’au moment où enfin vous vous décider à manger. Est-ce que cette situation vous paraît familière ?

Le responsable de tout ce processus est l’hypothalamus, une petite structure sous-cortical située au centre de notre cerveau. Mesurant seulement la taille d’un petit pois, l’hypothalamus se charge de réguler les différentes fonctions essentielles à noter survie, comme la faim ou encore le maintien de l’homéostasie. Sans cette structure, nous ne saurions pas quand nous avons besoin de manger, et nous finirions mort de faim.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’hypothalamus, continuez votre lecture et ne manquez pas la dernière partie de cet article nommée “En savoir un peu plus” pour connaître plus les détails de cette structure cérébrale.

L’hypothalamus régule le comportement alimentaire grâce aux sensations de faim et de satiété.

Qu’est-ce que l’hypothalamus ?

L’hypothalamus est une structure cérébrale qui, en compagnie du thalamus, forme le diencéphale. Il fait partie du système limbique et contient la plus grande densité de neurones de tout le cerveau. Il est chargé de contrôler le système nerveux autonome et le système endocrinien (qu’est ce que le système nerveux). C’est une glande endocrinienne qui libère des hormones chargées de gérer les comportements liés au maintien de l’espèce, et qui régule la sécrétion des hormones de l’hypophyse, avec lequel il forme l’axe hypothalamo-hypophysaire. Il contient deux types de neurones sécréteurs : les parvocellulaires (qui sécrètent les hormones péptidiques) et les magnocellulaires (qui sécrètent les hormones neurohypophysaires).

Où se trouve l’hypothalamus ? Avoir un bon emplacement est important

L’hypothalamus se situe sous le thalamus (d’où son nom). De plus, il est délimité par la couche terminale, par les tubercules mamillaires, par les capsules internes et par le chiasme optique. Il est connecté à l’hypophyse par la tige hypophysaire. Une position si centrale dans le cerveau qu’elle permet à l’hypothalamus de communiquer parfaitement bien, recevant des informations (afférences) de différentes structures du corps, et envoyant des information (éfférences) à d’autres.

À quoi sert l’hypothalamus ? Comment nous maintient-il vivant ?

Les fonctions qu’il remplit sont essentielles pour notre survie. Il est chargé de gérer la faim et la satiété, de maintenir la température corporelle, de réguler le sommeil, la reproduction, l’agressivité et participe également à la gestion des émotions. La plus grande partie de ces fonctions se régule grâce à la sécrétion d’hormones qui s’inhibent ou s’excitent entre elles.

  • Faim : quand notre corps détecte que nos réserves d’énergie viennent à manquer et que nous avons par conséquent besoin de manger, il envoie une hormone (ghréline) à l’hypothalamus pour lui indiquer que nous devons manger. L’hypothalamus libère alors la neuropéptide Y, qui est l’hormone qui produit la sensation de faim. Dans l’exemple du début de l’article, l’hypothalamus était en train de libérer une grande quantité de neuropéptides Y, ce qui fait que notre sensation de faim était très forte.
  • Satiété : au contraire, quand nous avons mangé suffisamment, notre corps doit dire à notre cerveau que nous n’avons pas besoin de plus d’aliments et que nous devons arrêter de manger. Pendant que nous mangeons, notre corps produit de l’insuline, ce qui augmente la production d’une hormone nommée “léptine”. La léptine voyage dans le sang jusqu’au noyau ventromédian de l’hypothalamus, et lorsqu’elle arrive aux récepteurs de celui-ci, elle inhibe la production de neuropéptide Y. Le fait de ne plus produire de neuropéptide Y nous quitte la sensation de faim, en d’autres termes, nous ressentons de la satiété.
  • Soif : d’une façon similaire à la faim, quand le corps a besoin de plus d’eau, l’hypothalamus libère une hormone antiduirétique (ou vasopressine), qui agit pour empêcher la perte de fluide et encourager l’ingestion de liquide.
  • Température : la température à laquelle le sang arrive dans l’hypothalamus détermine si nous devons augmenter ou diminuer notre température corporelle. Si la température est trop haute, nous devons perdre de la chaleur, ce qui fera que la partie antérieure de l’hypothalamus (hypothalamus antérieur) inhibe la partie postérieure, provoquant une série de conséquences qui permettrons de réduire la température corporelle (comme la sudation par exemple). Si par contre la température corporelle est trop basse, nous devons produire de la chaleur, ce qui fera que la partie postérieure de l’hypothalamus (hypothalamus postérieur) inhibe la partie antérieure. Ainsi, à travers l’axe hypothalamo-hypophysaire, se libère l’hormone stimulante de la thyroïde (TSH) et l’hormone adrénocorticotrope (ACTH), favorisant la conservation de la chaleur.
  • Sommeil : la raison pour laquelle il peut nous résulter difficile de nous endormir lorsque la lumière est allumée se trouve dans l’hypothalamus, Le cycle vigilance-sommeil est réguler par le cycle circadien. La structure qui se charge de la régulation du cycle circadien est un ensemble de neurones de l’hypothalamus médian appelé noyau suprachiasmatique. Le noyau suprachiasmatique reçoit des informations des cellules ganglionnaires de la rétine à travers le tractus rétinohypothalamique. De cette façon, la rétine détecte les changements de lumière à l’extérieur et envoie cette information au noyau suprachiasmatique. Cet ensemble de neurone traite l’information, qui est ensuite envoyée à la glande pinéale (ou épiphyse cérébrale). Si la rétine détecte qu’il n’y a pas de lumière, la glande pinéale sécrète de la mélatonine, qui favorise le sommeil. Si la rétine détecte qu’il y a de la lumière, la glande pinéale réduit les niveaux de mélatonine, ce qui est plus propice à la vigilance.
  • Reproduction et agressivité : ces comportements (si différents chez les humains, pourtant très proche dans le règne animal) sont régulés par la même partie de l’hypothalamus (le noyau ventromédian). Il y a des neurones qui s’excitent uniquement lors des comportements de reproduction, alors qu’il y en a d’autres qui s’activent uniquement lors des comportements agressifs. Dans ce cas, les amygdales cérébrales sont chargées d’envoyer les informations liées avec l’agressivité à la partie adéquate de l’hypothalamus afin que celle-ci libère les hormones nécessaires afin d’adapter notre comportement à la situation dans laquelle nous nous trouvons.
  • Émotions : quand nous ressentons une émotion, celle-ci est accompagnée de changements physiologiques. Si nous marchons seuls la nuit et que nous devons traverser une ruelle sombre d’où proviennent des bruits étranges, notre réaction la plus probable est de ressentir de la peur. Le corps a besoin d’être prêt à n’importe quel cas de figure qui va se présenter, et pour cela l’hypothalamus envoie des informations aux différentes parties de notre corps (augmentation de la respiration, du rythme cardiaque, contraction des vaisseaux sanguins, dilatation des pupilles et tension des muscles). De cette manière, nous sommes plus capables de détecter une menace quelconque et de nous défendre ou de courir si nécessaire. Ainsi, l’hypothalamus est chargé des changements physiologiques liés aux émotions.

L’hypothalamus est responsable des changements physiologiques liés aux émotions, comme la peur par exemple.

Quelle relation existe entre l’hypothalamus et l’amour ?

Les émotions dans le cerveau sont gérées par le système limbique. L’hypothalamus fait partie de ce système et est chargé de faire savoir au corps quelle est l’émotion dominante du moment. Bien que les sentiments soient une chose complexe au niveau cérébral, nous savons que l’hypothalamus est le responsable du fait que nous ressentions l’amour de la forme dont nous la ressentons. L’hypothalamus produit de la phényléthylamine, un neurotransmetteur qui a des effets similaires aux amphétamines, ce qui explique la sensation agréable et euphorique de l’amour. De plus, l’hypothalamus augmente la production d’adrénaline et de noradrénaline, ce qui se traduit par une augmentation du rythme cardiaque, augmentant l’oxygénation et la pression sanguine (provoquant la sensation de “papillons dans le ventre”). D’un autre côté, le cerveau produit de la dopamine, qui nous permet d’augmenter notre attention sur la personne qui nous provoque ce sentiment, et de la sérotonine qui modifie notre moral. Ainsi, si nous souhaitons expliquer pourquoi l’hypothalamus est si important, il suffit de dire que sans lui, nous serions incapables de ressentir l’amour !

Quel est la relation entre l’hypothalamus et l’hypophyse ?

L’hypothalamus régule la sécrétion des hormones de l’hypophyse (ou glande pituitaire), avec laquelle elle se trouve physiquement connecté par l’infundibulum. L’hypophyse est également une glande endocrinienne et se trouve en dessous de l’hypothalamus, protégé par la selle turcique (une structure osseuse de la base de notre crâne). Sa fonction est de déverser les hormones que selon notre hypothalamus notre corps nécessite pour régler l’homéostasie (équilibré les substances et la température de notre organisme) dans le flux sanguin. La relation entre l’hypothalamus et l’hypophyse est si étroite qu’ils forment l’axe hypothalamo-hypophysaire. Aucun des deux ne pourrait remplir pleinement sa fonction sans la collaboration de l’autre. Ainsi, l’hypophyse permet à l’hypothalamus d’étendre ses effets à tout notre corps, agissant sur d’autres glandes qui se trouvent en dehors de sa portée.

Que se passe-t-il lorsque l’hypothalamus est altéré ? Quels sont les maladies ou les troubles qui peuvent être provoqués ?

Vu l’importance de l’hypothalamus, une lésion de n’importe quel de ses noyaux peut être fatale. Par exemple, si le centre de la satiété est endommagé (et que nous ne pouvons donc pas ressentir la satiété) nous ne nous arrêterions pas d’avoir faim et mangerions donc sans nous arrêter, avec les implications que cela pourrait avoir sur notre santé. Les pathologies les plus fréquentes sont :

  • Syndrome du diabète insipide : il se produit suite à une lésion dans les noyaux supraoptique, paraventriculaire et du fascicule supraopticohypophysaire. Du fait de la petite quantité de ADH qui est produite dans ces cas-là, cela créer une augmentation des liquides absorbés et de la miction.
  • Lésion de l’hypothalamus caudolatéral : si cette région de l’hypothalamus est endommagée, cela diminuera les activités synaptiques ainsi que la température corporelle.
  • Lésion de l’hypothalamus rostromédian : si cette région de l’hypothalamus est endommagée, cela diminuera les activités parasynaptiques, mais augmentera la température corporelle.
  • Syndrome de Korsakoff : une altération des noyaux mamillaires (très liés à l’hippocampe, et donc à la mémoire) produit ce qui est connu comme l’amnésie antérograde, c’est à dire l’incapacité d’incorporer de nouveaux souvenirs sur le long terme. De plus, cela pousse notre cerveau à remplir les “vides” par des fabulations (compenser les oublis, sans intention de tromperie, avec des faits qui ne se sont pas produits ou qui ne correspondent pas à la réalité). Bien que ce trouble soit lié à l’alcoolisme chronique, il est également dû à une altération de tubercules mamillaires et ses connections (comme l’hippocampe et le noyau médiodorsal du thalamus).

En savoir un peu plus…

Quelles hormones sont produit par l’hypothalamus ?

L’hypothalamus rempli ses fonctions grâce à la libération d’hormones. Voici les types d’hormones qui sont produit par l’hypothalamus :

  • Neurohormones : hormone antiduirétique (ADH) et ocytocine.
  • Facteurs hypothalamiques : angiotensine II (AII), facteur inhibiteur de la libération de somatotropine (GIH ou somatostatine), hormone libératrice d’hormone adrénocorticotropine (CRH), hormone libératrice de gonadotropine (GnRH ou LHRH), hormone libératrice de tirotropine (TRH) et hormone libératrice de somatotropine (STH ou somatocrinine).

Quels sont les noyaux qui composent l’hypothalamus et à quoi servent-ils ?

Comme nous l’avons vu dans les fonctions de l’hypothalamus, celui-ci se compose d’une grande quantité de noyaux (ensemble de corps neuronaux) et chacun d’entre eux a une fonction plus ou moins spécifique. Les principales sont :

  • Noyau arqué : participe aux fonctions émotionnelles de l’hypothalamus. De plus, il remplit une fonction endocrine d’une grande importance en synthétisant les péptides hypothalamiques et les neurotransmetteurs. Il est chargé de la libération de l’hormone libératrice de gonadotropine (GnRH), également connu comme l’hormone libératrice de l’hormone lutéinisante.
  • Noyau hypothalamique antérieur : est chargé de la perte de chaleur grâce à la sudation. Il est également chargé d’inhiber la libération de tirotropine dans l’hypophyse.
  • Noyau hypothalamique postérieur : sa fonction est de maintenir la chaleur corporelle lorsque nous avons froid.
  • Noyaux latéraux : régule la sensation de faim et de soif. Quand ils détectent un manque de sucre ou d’eau, ils tentent de rétablir l’équilibre grâce à l’ingestion d’aliments ou de liquides.
  • Noyau mamillaire : grâce à ses connections avec l’hippocampe, il est lié à la mémoire.
  • Noyau paraventriculaire : régule les sécrétions de l’hypophyse grâce à la synthèse d’hormones comme l’ocytocine, la vasopressine et l’hormone libératrice d’adrénocortotrope (CRH).
  • Noyau préoptique : agit sur les fonctions parasynaptiques liées à l’alimentation, la locomotion et les activités de reproduction.
  • Noyau supraoptique : est chargé de réguler la pression artérielle et l’équilibre des liquides grâce à la production d’hormone antidiurétique (ADH).
  • Noyau suprachiasmatique : est chargé de la fluctuation des hormones dérivées du cycle circadien.
  • Noyau ventromédian : son rôle consiste à réguler la sensation de satiété.

Où est ce que se reçoit l’information dans l’hypothalamus et où l’hypothalamus envoie-t-il des informations ?

L’hypothalamus, grâce à sa position privilégiée dans le cerveau, dispose d’une grande quantité de connections. D’un côté, il reçoit des informations (afférences) des autres structures cérébrales et de l’autre il envoie des informations (éférences) aux autres parties du cerveau.

  • Afférences :
    • Afférences réticulaires du tronc encéphalique : du tronc de l’encéphale au noyau mamillaire latéral.
    • Fascicule proencéphalique médian : de la région olfactive, des noyaux septales et de la région qui entoure les amygdales, de la zone préoptique latéral ainsi que l’hypothalamus latéral.
    • Fibres amigdalothalamiques : des amygdales arrivent, d’une partie au noyau préoptique médian, à l’hypothalamus antérieur, ventromédian et arqué. D’un autre côté, les amygdales ont des connections avec le noyau hypothalamo latéral.
    • Fibres hippocampo-thalamiques : de l’hippocampe au septum et aux noyaux mamillaires.
    • Fibres précomisurales du Fornix : connecté à la zone hypothalamique dorsale, aux noyaux septales et au noyau préoptique latéral.
    • Fibres postcomisurales du Fornix : transporte l’information au noyau mamillaire médian.
    • Fibres rétinohypothalamiques : reçoit l’information de la lumière qui est reçut par la rétine et l’envoie au noyau suprachiasmatique pour réguler le cycle circadien.
    • Projections corticales : reçoit l’information du cortex cérébral et l’envoie à l’hypothalamus.
  • Éférences :
    • Fascicule longitudinal dorsal : des régions médiane et périventriculaire de l’hypothalamus à la matière grise periaqueductal mésencéphale.
    • Fibres mamillaires éférentes : du noyau mamillaire médian et en partie aux noyaux thalamiques antérieurs ainsi qu’au mésencéphale, aux noyaux ventral et dorsal de la calotte.
    • Faisceaux supraotpique hypophysaire : des noyaux supraoptique et paraventriculaire au lobe postérieur de l’hypophyse.
    • Faisceaux tuberohypohysaire : du noyau arqué au tronc infundibulaire et à l’éminence médiane.
    • Projections descendantes du tronc encéphaliques et de la moelle épinière : du noyau paraventriculaire, la zone latérale et postérieure, au noyau solitaire, ambiguë, dorsale du nerf vague et des régions ventrolatérales du bulbe rachidien.
    • Projections éférentes du noyau suprachiasmatique : la principale éférence du noyau suprachiasmatique connecté à la glande pinéale.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Hippocampe : chef d’orchestre au plus profond de notre cerveau

Hippocampe. Avez-vous déjà eu un blanc et oublié ce que vous vouliez dire ? Notre cerveau est plein de données et d’informations importantes que nous emmagasinons au fur et à mesure que le temps passe. Parfois, nous avons tant d’informations “stockées” que nous forçons notre cerveau à écarter et à ignorer certaines données.

L’hippocampe est une partie du cerveau chargée de fonctions importantes comme la mémoire et l’apprentissage. Sans cette structure cérébrale nous ne pourrions pas ressentir d’émotions et nous n’aurions pas la capacité de nous souvenir. Souhaitez-vous en savoir un peu plus ? Mairena Vázquez, neuropsychologue, vous explique dans cet article comment un organe aussi petit que l’hippocampe peut-il avoir une si grande importance.

L’hippocampe est la partie du cerveau chargée de la mémoire et de l’apprentissage.

Qu’est-ce que l’hippocampe ?

L’hippocampe doit son nom à l’anatomiste Giulio Cesare Aranzio qui observa cette structure cérébrale pour la première fois au 16ème siècles, qui ressemble grandement à un cheval de mer. Le mot hippocampe nous vient du grec Hippos (champs) et Kampe (courbé).

L’hippocampe fut alors mis en relation avec le sens de l’odorat et l’on pensait que sa principale fonction était de traiter les stimulations olfactives. Cette théorie fut défendue jusqu’en 1890, année pendant laquelle Vladimir Béjterev démontra le fonctionnement réel de l’hippocampe et sa relation avec la mémoire et les processus cognitifs.

L’hippocampe est une des parties les plus importantes du cerveau de l’être humain, du fait qu’il est lié aux fonctionnements de la mémoire et des émotions. Il s’agit d’un organe de petite taille situé dans le lobe temporal (approximativement derrière chaque tempe), qui communique avec différentes zones du cortex cérébral dans se qui est connu comme “le système hippocampique”.

L’hippocampe est reconnu comme la structure principale de la mémoire.

L’hippocampe est un organe de petite taille d’une forme longue et courbée. À l’intérieur de notre encéphale nous avons deux hippocampes, un pour chaque hémisphère (gauche et droit).

Où se trouve l’hippocampe ?

L’hippocampe se trouve bien situé dans notre cerveau, connecté à différentes régions de notre cerveau. Il se situe dans le lobe temporal médian.

L’hippocampe, en compagnie d’autres structures cérébrales comme les amygdales et l’hypothalamus, forme le système limbique et est chargé de gérer les réponses physiologiques les plus primitives. Il appartient à la partie la plus ancienne et la plus primitive du cerveau, également connu comme “l’arquicortex” (région plus ancienne du cerveau) qui est apparu il y a plusieurs millions d’années chez nos ancêtres afin de pallier aux nécessités les plus basiques de nos lointains ancêtres mammifères.

Où se trouve l’hippocampe ?

À quoi sert l’hippocampe ?

Parmi les principales fonctions de l’hippocampe on peut trouver les processus mentaux liés à la consolidation de la mémoire et aux processus d’apprentissage, aux processus associés à la gestion et à la production des états émotionnels et à l’intervention dans le positionnement spatial.

Il existe des investigations qui ont mis en relation l’hippocampe avec l’inhibition du comportement, mais cette information est encore en phase d’investigation et doit encore être confirmée.

Mémoire

L’hippocampe est lié principalement à la mémoire émotionnelle et à la mémoire déclarative. L’hippocampe nous permet d’identifier les visages, de décrire différentes choses et d’associer les sensations positives ou négatives que nous associons aux souvenirs des événements que nous avons vécus.

L’hippocampe intervient dans la formation des souvenirs autant épisodiques qu’autobiographiques à partir des expériences que nous vivons. Le cerveau a besoin de faire de la place afin de pouvoir garder toutes les informations importantes que nous emmagasinons au fil du temps, et pour cela l’hippocampe transfert les souvenirs temporaires à une autre région du cerveau où ils sont stockés dans la mémoire sur le long terme.

De cette manière, les souvenirs les plus anciens prennent plus de temps pour disparaître. Si l’hippocampe est endommagé, notre capacité d’apprentissage et de mémorisation ne fonctionneraient plus. En plus de permettre que les informations passent dans la mémoire sur le long terme, l’hippocampe met en relation les contenus des souvenirs selon s’ils sont positifs ou négatifs et en fonction des événements auxquels ils sont liés.

Il existe beaucoup de types de mémoire : mémoire sémantique, mémoire épisodique, mémoire déclarative, etc… Dans le cas de l’hippocampe, la mémoire déclarative intervient plus concrètement (connaissances du monde extérieur), gérant les contenus qui peuvent être exprimés de manière verbale. Les différents types de mémoire ne sont pas uniquement géré par l’hippocampe, mais également par d’autres parties du cerveau. L’hippocampe ne se charge pas de tous les processus liés à la mémoire, ni aux pertes de mémoire, même s’il est chargée d’une grande partie de leur gestion.

Apprentissage

L’hippocampe permet l’apprentissage et la rétention des informations, du fait qu’il s’agit d’une des rares parties du cerveau qui sont capables de neurogénèse tout au long de leur vie. C’est à dire que l’hippocampe a la capacité de générer de nouveaux neurones et de nouvelles connections neuronales tout au long de son cycle vital.

L’apprentissage s’acquiert d’une façon graduelle et après beaucoup d’efforts, et est directement lié à l’hippocampe. Pour que la nouvelle information se consolide dans notre cerveau, il est viral que de nouvelles connections neuronales se forment. C’est pour cela que l’hippocampe joue un rôle fondamental dans les processus d’apprentissage.

Curiosité : est-il vrai que l’hippocampe des conducteurs de taxi de Londres sont plus grands et plus développés ? Pourquoi ? Les conducteurs de taxi de Londres doivent passer une épreuve difficile de mémoire dans laquelle ils doivent mémoriser un très grand nombre de rues et de lieux afin d’obtenir leur licence de taxi. En 2000 Maguire réalisa une étude sur les conducteurs de taxi de Londres et observa que leur hippocampe postérieur est plus grand que la normale. De plus, il observa que la taille de l’hippocampe est directement proportionnelle au temps que les conducteurs de taxi exercent leur profession. Cela est dû au fait que l’entrainement, l’apprentissage et l’expérience change et modèle le cerveau.

Orientation spatiale

Une autre des fonctions importantes de l’hippocampe est l’orientation spatiale, dans laquelle il joue un rôle très important.

L’orientation ou la navigation spatiale nous aide à maintenir notre esprit et notre corps dans l’espace tridimensionnel. Cela nous permet de nous déplacer et de nous aide à intervenir et à interagir avec le monde qui nous entoure.

Différentes études ont été réalisées afin de prouver que l’hippocampe est une partie vitale dans notre capacité d’orientation ainsi que dans la mémoire spatiale. Grâce au bon fonctionnement de l’hippocampe, nous sommes capables de réaliser des actions comme nous guider dans différents lieux, nous orienter dans les villes que nous visitons, etc… Par contre, les données et les informations qui se réfèrent aux personnes sont plus limitées et de nouvelles études et de nouvelles investigations sont nécessaires sur le sujet.

Que se passe-t-il quand l’hippocampe s’altère ?

Une lésion à l’hippocampe peut signifier des problèmes pour générer des nouveaux souvenirs. Une lésion à l’hippocampe peut provoquer une amnésie antérograde, en affectant des souvenirs spécifiques et laissant intactes la capacité d’apprentissage d’habiletés.

Les lésions à l’hippocampe peuvent provoquer une amnésie antérograde ou rétrograde, affectant la production et l’évocation de souvenirs comme auparavant au sujet de la mémoire déclarative. La mémoire non-déclaratives restera intacte et sans lésions. Par exemple, une personne qui souffre d’une lésion à l’hippocampe pourra monter à vélo mais il ne se souviendra peut-être pas d’avoir déjà vu un vélo dans sa vie. C’est à dire qu’une personne qui a souffert d’une lésion à l’hippocampe peut développer sa dextérité sans se souvenir du processus de cet apprentissage.

L’amnésie antérograde est une perte de mémoire qui affecte les souvenirs des événements qui se sont produit après la lésion. L’amnésie rétrograde affecte elle les souvenirs des événements qui se sont produit avant la lésion.

Arrivés jusque-là, vous vous demandez certainement pourquoi appariassent des cas d’amnésie lorsque l’hippocampe est endommagé. C’est simple, l’hippocampe agit comme un entrepôt dans lequel s’accumulent les souvenirs des événements avant qu’ils ne soient transférés au lobe frontal. On pourrait dire que l’hippocampe est “l’entrepôt de la mémoire à court terme”. Si cet entrepôt est endommagé et ne permet pas de garder des informations, cela empêche la production de souvenirs sur le plus long terme.

En plus de perdre la capacité de se souvenir, dans le cas d’une lésion à l’hippocampe, on peut également perdre la capacité de ressentir des émotions, du fait que les souvenirs de seront plus associés aux émotions qu’ils nous évoquent.

Comment l’hippocampe peut-il être endommagé ?

La plus grande partie des altérations que peut souffrir l’hippocampe sont des conséquences du vieillissement et des maladies neurodégénératives, ainsi que du stress, des accidents vasculaires cérébrales, d’épilepsies, d’encéphalites et de schizophrénie.

Vieillissement et démences

L’hippocampe est l’une des premières parties du cerveau endommagée par le vieillissement en général et par les maladies neurodégénératives en particulier (comme la maladie d’Alzheimer), ce qui affecte notre capacité de se rappeler des informations et des souvenirs, plus ou moins récents. Les problèmes de mémoire dans ces cas-là sont associés à la mort des neurones de l’hippocampe.

Une grande partie d’entre nous connait ou a connu une personne qui souffre ou qui a souffert d’un type de démence et qui a eu des problèmes de mémoire. Il est curieux de constater que les souvenirs qui restent les plus forts chez ces personnes sont les souvenirs les plus anciens et ceux de leur enfance. Une question peut alors se posée : pourquoi cela se passe-t-il ainsi si l’hippocampe est endommagé ?

Le fait est que, même si l’hippocampe est sévèrement endommagé (à cause d’une démence ou d’une autre maladie), les souvenirs qui prévalent sont les plus anciens et les plus importants dans la vie de la personne dû au fait qu’avec le temps qui passe ces souvenirs comme nous l’avons commenté plus haut est devenu “indépendant” de l’hippocampe pour aller dans une autre structure du cerveau liés à la mémoire sur le long terme.

Stress

L’hippocampe est une région qui résulte très vulnérable aux périodes de stress dû au fait que le stress inhibe et atrophie les neurones de cette structure.

Vous êtes-vous déjà rendu compte que lorsque vous êtes très stressé et que vous avez mille et une choses à faire, vous pouvez parfois avoir des problèmes de mémoire ?

Le stress, et plus concrètement le cortisol (hormone qui se libère comme réponse au moment de stress) endommage nos structures cérébrales en provoquant parfois la mort des neurones. C’est pour cela qu’il est fondamental d’apprendre à rester calme et à gérer nos émotions afin de permettre à notre hippocampe de rester sain et d’exercer ses fonctions correctement.

En savoir plus…

Si il s’agit d’un sujet qui vous parait intéressant et que vous souhaitez vous familiariser un peu plus avec le sujet nous vous recommandons de voir le film “Memento” dans lequel le protagoniste lutte tout au long du film pour essayer de ne pas oublier ce qu’il lui arrive. En plus d’être intéressant, c’est un film très divertissant.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que vous en savez désormais plus sur l’hippocampe. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”