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Langage corporel : apprenez 9 trucs de politiciens et conquérez le monde !

Connaitre le langage corporel est indispensable pour être un bon communicateur. Saviez-vous que plus de 90% de ce que nous disons, nous l’exprimons avec notre corps, et seulement 10% avec la parole ? Découvrez ces 9 trucs du langage non-verbal qui vous aideront à améliorer non seulement votre langage corporel, mais également à déchiffrer correctement ce que veulent vraiment dire les autres en réalité.

Langage corporel : apprenez les trucs des politiciens

Bouchez vous les oreilles et ouvrez les yeux !

Habituellement nous donnons trop d’importance au langage verbal, en prêtant peut ou presque pas d’attention au langage corporel. Grave erreur. Quand on apprend la valeur de ces connaissances, nous cessons d’entendre pour mieux voir, et d’écouter afin de ressentir.

Combien de fois avez-vous senti qu’une personne ne vous inspirait pas confiance, mais sans pouvoir l’expliquer ? Cher ami, il s’agit de votre intuition qui vous envoie un signal d’alarme. Et celle-ci est souvent assez juste.

Cela arrive quand ce que dit une personne et ce que son corps son corps exprime sont en contradiction. Votre intuition le perçoit, et le rejette. Nous pouvons écouter quelqu’un nous parler, avec un discours intéressant et cohérent, mais que cela ne cadre pas. D’un autre côté, nous pouvons nous trouver face à un discours que nous repoussons, tout en étant complètement captivé par son auteur. Qu’est-ce qui nous influence autant ? Le langage corporel.

Dans cet article vous découvrirez quelques trucs de langage corporel qui sont utilisés par les leaders les plus charismatiques

L’importance de la communication non-verbale

Les gestes, les regards, la démarche, le ton de la voix… Tous ceci constitue le langage non-verbal. Nous l’utilisons d’une façon absolument inconsciente, mais cela dit beaucoup plus de nous que ce que nous pensons.

Savoir quoi dire est aussi important que la manière de le dire. En moins de 30 secondes face à un inconnu, vous vous formez déjà une première impression de lui. Et généralement celle-ci est assez juste.

Le langage corporel est un langage universel, duquel nous pouvons tirer beaucoup de conclusions sur une personne même si celle-ci parle chinois et que nous ne comprenions rien de ce qu’elle dit. Comme notre cerveau n’est pas concentré sur comprendre le message verbal, il sera beaucoup plus réceptif à quelconque mouvement qui pourrait nous offrir une information. C’est un processus très primitif, que nous avons hérité de nos ancêtres lointains. Si ceux-ci n’étaient pas capable de prêter attention au corps de leur adversaire, ils n’étaient pas préparés à une attaque surprise…

Les leaders comme Kennedy, Nelson Mandela, Martin Luther King et même Hitler, ont su manier avec perfection le langage non-verbal pour influencer et persuader les foules

Nos chefs d’états savent parfaitement jouer avec le langage corporel, nous transmettant à chaque instant des sensations et une image réfléchie. Avec l’aide de leur équipe de communication, chaque mouvement qu’ils font est mesuré et réfléchit, avec une fin bien définie (bien que comme dans la vie de tous les jours, certains sont meilleurs que d’autres).

9 Trucs du langage corporel et de communication non-verbal

Les mains et les mouvements que nous faisons avec elles sont un facteur clé de notre langage non-verbal. Nous devenons nerveux quand nous ne pouvons voir les mains de notre interlocuteur. D’un point de vue évolutif, c’est du bon sens : nous devions surveiller que les personnes n’avaient pas d’armes avec elles…

1. Truc du langage corporel : La prière

Joindre les doigts des deux mains comme pour prier est un geste très utilisé. Cela transmet que la personne est concentrée sur le discours. Le triangle que forme les avant-bras donne un air mystique avec un effet positif sur les auditeurs.

2. Truc du langage corporel : donner des petites tapes

Quand nous tapotons les mains sur l’épaule ou le dos d’un autre, nous sommes en train de démontrer condescendance et domination. Les leaders utilisent ce truc de domination. Il est habituel de voir dans un salut entre homme politique que celui qui reçoit cette tapote amicale retire imperceptiblement la main et rigidifie les épaules.

3. Truc du langage corporel : paumes vers le haut ou vers le bas

Si lors d’un discours vous diriger les paumes de vos mains vers le bas, cela démontre un contrôle absolu sur votre discours. Cela transmet décision et pouvoir.

Si au contraire vous voulez transmettre confiance et proximité, montrez la paume de vos mains, en élevant légèrement le pouce. Cela transmet aux auditeurs un sentiment d’honnêteté. “Pourquoi je vous mentirais ?” “Je n’ai rien à cacher ?”

Geste très caractéristique d’Obama, qui en plus l’accompagne de chemise aux manches très ajustées, laissant ainsi voir ses poignets.

Ne laissez jamais retomber vos mains en arrière en pliant les poignets, cela transmet de l’insécurité et de la faiblesse, démontant ainsi votre discours.

4. Truc du langage corporel : Embrasser l’audience

Avec la paume de vos mains vers le haut, levez-les vers l’extérieur puis de côté pour ensuite revenir vers le torse. Ce geste est très utilisé dans les discours quand on souhaite connecter au niveau émotionnel avec son audience.

5. Truc du langage corporel : La poignée de mains

Pour les politiciens, c’est toute une compétition. Faire face au public et aux caméras, celui dont on voit la main sort vainqueur, l’autre a perdu.

6. Truc du langage corporel : L’importance du corps

Une anecdote qui se raconte sur Bush est comment il se passait du protocole, et quand il recevait un invité à la maison blanche, il se mettait toujours à la droite de celui-ci et non à sa gauche, accaparant ainsi tous les flashs et les regards sur lui, pendant que son invité était obligé à tourner le dos au public. Bien sûr, à Bush aussi il lui est arrivé de devoir faire face à des imprévus…

7. Truc du langage corporel : les petites choses

Les petits gestes sont aussi très importants, et sont utilisés par beaucoup de politiciens. Par exemple, en entrant ou en sortant d’une salle de conférence, saluer ou faire un clin d’œil au public peut vous assurer le soutien de celui-ci.

8. Truc du langage corporel : jouer avec les yeux

Ouvrez-les pour souligner ce que vous dites, et fermez-les légèrement pour montrer décision et fermeté. Les yeux peuvent aussi servir pour affirmer à vos opposants qu’il n’existe pas de discussion sur un certain point.

9. Truc du langage corporel : les postures conformes

Une forme d’analyse corporel divertissante est de faire attention aux positions corporelles lors des débats. Les leaders tendent à imiter la posture de l’autre quand ils sont d’accord, et vous remarquerez qu’ils font comme si il était face à un miroir.

Le début du langage non-verbal

Ce débat a été le premier débat politique télévisé de l’histoire. En 1960, J.F Kennedy et R. Nixon sont les protagonistes de ce qui en son temps donna les bases de la politique et du langage corporel. Nixon sous-estima Kennedy, il refusa de se maquiller et porta un costume gris qui en ces temps de télévision en noir et blanc ne sortait pas bien à l’écran, et fut ainsi relégué au second plan, derrière un Kennedy bronzé, avec un costume noir ainsi qu’une pose et une gestuelle très étudiée. C’est ainsi qu’il obtint la victoire. Après sa défaite, Nixon affirma :

“Confiez pleinement en votre producteur de télévision, laissez-le vous maquiller même si vous détestez cela, qu’il vous dise comment vous asseoir, quels sont vos meilleurs angles ou quoi faire avec vos cheveux. Moi, je déteste ça, mais ayant été battu une fois pour ne pas l’avoir fait, je n’ai jamais refait cette erreur”

Je vous encourage à le regarder et à jouer à trouver les quelques trucs que nous avons vus antérieurement.

La clé est toujours dans l’être, le faire, et le paraître…

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

 

Communication entre parents et adolescents. Guide pratique pour affronter cette période

La communication entre parents et adolescents est souvent vécue des deux côtés comme un conflit quotidien. Les parents vivent avec l’anxiété le moment de s’asseoir et de parler avec leurs enfants adolescents. Ceux-ci peuvent s’énerver du silence de leurs enfants, qui les poussent à se préoccuper. Pourtant les parents de leurs côtés ne disent pas tout non plus. Nous vous donnons dans cet article quelques conseils pour améliorer votre relation avec votre enfant adolescent, ainsi que la meilleure façon de lui parler et les erreurs à ne pas commettre.

Communication entre parents et adolescents

Comment communiquer avec votre enfant adolescent ?

La communication est fondamentale pour améliorer notre qualité de vie, pour exprimer nos émotions et nos idées ou pour solutionner les problèmes. La communication avec les adolescents est une tâche ardue pour les parents, lesquels se voient souvent frustrés pas le silence de leur enfant et qui ressentent une constante préoccupation.

Il est nécessaire qu’autant les parents que les adolescents apprennent à communiquer entre eux. Avant tout, il faut savoir que :

  • La communication entre parents et adolescents est un processus qui prend du temps. On n’obtient rien du jour au lendemain, il faut donc faire preuve de patience. Les opportunités pour communiquer avec votre enfant et de connaître ses peurs et ses passions se présenteront d’elles-mêmes.
  • La communication est un processus qui fonctionne dans les deux sens. Parler est très important mais il est sans aucun doute primordial de savoir écouter. Il est mieux de ne pas être le protagoniste de la conversation. Il faut savoir céder le tour de parole pour pouvoir échanger des idées, des pensées et des émotions.
  • Quand vous parlez avec votre enfant, vous n’écouterez pas que des choses qui vous seront agréables. Il est nécessaire que vous gardiez une attitude émotionnelle ouverte. Rappelez-vous qu’une bonne communication parent-enfant permettra à l’adolescent de prendre des décisions appropriées et face à une erreur, il aura la possibilité d’assumer la responsabilité qu’implique une décision inadéquate.
Quand une personne ne dispose pas des outils nécessaires pour communiquer ou souffre d’un manque d’habilité pour communiquer, elle peut se sentir avant tout frustrée, isolée voir inutile. La conséquence sera qu’elle aura moins de possibilités de recevoir de l’aide ou de s’intégrer dans un groupe. Pour cela, il est utile de connaître et de savoir manier les techniques d’assertivité comme moyen pour améliorer et renforcer les relations entre parents et enfants.

Guide pratique pour la communication entre parents et adolescents :

1. Les erreurs dans la communication entre parents et adolescents

Les erreurs qui sont le plus commises dans la communication entre parents et enfants adolescents au quotidien et sur lesquelles vous pouvez agir afin de ne pas les reproduire sont les suivantes :

  1. Généraliser : “Tu es toujours…”, “Tu ne fais jamais…”. Le problème est dans votre attitude envers votre enfant. Les reproches à votre enfant pour sa conduite ou pour son comportement ne sont souvent pas constructives. Comme par exemple : “Tu n’aides jamais”, “Tu ne prêtes pas attention quand je t’explique quelque chose” ou “Tu finis toujours par crier” etc…
  2. Utiliser la critique et le dénigrer dans sa participation à la vie de famille : “Tu n’es pas reconnaissant”, “Tu ne sais rien faire”, “Tu es inconscient”.
  3. Utiliser le cri comme une arme : avec laquelle vous pouvez vous sentir supérieur sur votre enfant, sans vous rendre compte que c’est vous êtes le modèle que vos enfants ont pour grandir.
  4. Maltraiter : Culpabiliser, insulter, embarrasser, reprocher, que ce soit à la maison ou dans la rue, sans vous soucier d’où vous êtes ou d’avec qui est votre adolescent.
  5. Penser à autre chose quand votre enfant vous parle : Quand votre enfant vous raconte leurs problèmes et que vous n’êtes en train de penser qu’à vos préoccupations du travail, de la maison, de l’hypothèque…
Les difficultés de la communication entre parents et adolescents peuvent venir de l’attitude des parents

2. Les formes de communication entre parents et adolescents

Chaque famille est très différente dans son fonctionnement et les relations qui existent entre ses membres sont celles qui leur ont été enseignées ou qu’ils ont observé pendant leur enfance. Il existe différents styles d’éducation :

  1. Le style agressif : Les personnes qui interrompent les autres, qui crient, qui n’écoutent pas, qui grondent ou qui ne prêtent pas attention à qui est en train de parler.
  2. Le style passif : Les personnes qui provoque de la colère par leur manque de prise de position, qui n’opinent jamais rien. Si elles finissent par donner un avis pour ou contre, elles donnent l’impression d’adopter l’opinion d’un autre et pas de choisir par elles-mêmes.
  3. Le style assertif : Les personnes qui disent ce qu’elles pensent et ce qu’elles sentent, qui se montrent sures et qui n’agressent pas les autres. Ces personnes respectent l’opinion d’autrui.
L’importance des styles d’éducations et la communication entre parents et adolescents

3. Conseils pratiques pour améliorer la communication entre parents et adolescents

1. Écoutez ce que dit votre fils ou fille et laissez-le terminer : laissez votre enfant parler, qu’il dise ce qu’il pense et ce qu’il sente. Si vous l’interrompez constamment parce que “vous savez déjà ce qu’il va dire, vous avez aussi été adolescent”, vous ne saurez jamais ce qu’il ressent.

2. La tranquillité avant tout, contrôlez vos impulsions ! Cela peut arriver qu’il vous raconte qu’il ait fait quelque chose qui ne vous plaise pas. Évitez de crier et évitez les menaces, car cela ne servira à rien. Quand vous vous êtes calmé, parler avec lui et expliquez-lui ce qui ne vous a pas plu dans sa conduite et pourquoi il n’a pas bien agi. Il peut vous être utile de savoir comment contrôler vos nerfs.

3. Ne jugez pas : C’est le pire que vous puissiez faire ! Si vous vous dédiez uniquement à le punir pour sa conduite vous mettrez une barrière entre votre enfant et vous-même. Afin qu’il voit que vous ne jugez pas, utilisez des phrases comme : “en ce moment tu es très fâché, mais il serait mieux que tu ne cries pas. Quand tu seras plus calme on pourra continuer cette conversation”.

 

4. Donnez de l’importance à ce qu’il dit : Les parents voient souvent le monde d’une manière différente que les adolescents. Quelque chose qui pourrait leur sembler peu important peut se révéler essentiel pour un adolescent. La réaction la plus courante des parents face aux préoccupations de leur enfant adolescent est : “ce n’est qu’une bêtise sans importance, quand il sera grand il se rendra compte que ça n’est pas si grave…”. Si votre enfant adolescent compte sur vous pour parler des choses qui l’importent, donnez leurs l’importance qu’elles méritent. Votre enfant a eu le courage de vous raconter quelque chose qui a pour lui de l’importance. Respectez sa préoccupation.

5. Ne lui donnez pas de leçons : On dit souvent à nos enfants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Il est pourtant beaucoup plus utile de les inciter à chercher des solutions, à créer des alternatives. Tout au long de sa vie, votre enfant se rendra compte qu’il est très utile d’avoir plusieurs solutions pour un problème.

Ce n’est plus un enfant, n’envahissez pas son espace personnel

6. Apprenez-lui à communiquer ses sentiments : C’est bien de lui demander comment a été sa journée, comme par exemple : “Comment ça va à l’école ? Et le foot ?”. Mais essayez d’aller encore plus loin et demandez-lui comment il se sent ces derniers temps, si quelque chose le préoccupe. Vous pourrez ainsi peut-être l’aider à comprendre ce qu’il ressent en le lui demandant directement. N’ayez pas peur et demandez-lui s’il est triste ou en colère. Nous devons tous apprendre à exprimer nos sentiments et sans aucun doute les parent sont les meilleurs modèles pour leurs enfants. Découvrez comment améliorer votre intelligence émotionnelle.

7. Ce n’est plus un enfant : Le plus important et ce qui est souvent le plus dure pour les parents est de l’accepter. Votre enfant n’en est plus un ! Il est entrain de grandir et il se convertit petit à petit en adulte. Si vous continuez de le traiter comme un petit enfant il se sentira ridiculisé, surtout devant ses amis. Faites-y attention !

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique de Cognifit, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive.”

L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous rendre compte ?

Qu’est-ce que l’Effet Pygmalion ? C’est quelque chose que nous connaissons tous d’une certaine façon, mais il se peut que l’on ne vous l’ai jamais expliqué. Si vous dites à votre fils avant une course : “tu vas échouer, tu n’es pas fait pour ça” cet enfant perdra la course, sans aucun doute. Parce que vous lui avez fait croire que cela pouvait arriver. Et il y a quelque chose qui l’oblige à accomplir cette prophétie. Mais si à la place de ça, à ce même enfant vous lui dites “cours, vole, ne te retiens pas, et si tu tombes, je serai là pour te relever”. Cet enfant courra plus vite que si vous ne lui aviez jamais rien dit… Dans cet article on vous explique comment vos paroles on la force de conditionner le comportement de vos enfants. Découvrez comment utiliser ce pouvoir !

 

Cela s’appelle l’Effet Pygmalion, et ça fonctionne à tout moment de nos vies. La confiance que les autres nous accordent nous donne plus de forces pour achever des objectifs plus difficiles.

“Traite une personne tel qu’elle est et de cette façon elle continuera d’être, traites la comme elle pourrait et devrait être et elle deviendra ce qu’elle peut et doit être”

L’Effet Pygmalion – La Légende

Histoire de la légende de l’Effet Pygmalion

La légende de Pygmalion nous vient de la Grèce antique. Ovide nous raconte qu’il existait un roi, Pygmalion, passionné de sculpture. Comme il ne rencontrait pas d’épouse, il se dédiât à créer des statues de belles femmes. Un bon jour, il sculpta une statue si belle et si parfaitement proportionnée, qu’il finit par en tomber éperdument amoureux. Si bien qu’il supplia les dieux de lui donner la vie. Aphrodite, déesse de l’amour, s’apitoya sur le pauvre sculpteur et exhaussa son souhait. Pygmalion l’appela Galatée, et elle se devint son amante et compagne.

Qu’est-ce que l’Effet Pygmalion ?

L’Effet Pygmalion consiste en ce que les expectations ou croyances d’une personne à notre sujet modifie notre comportement ou rendement afin que nous accomplissions ses expectatives.

De la même façon, nous même pouvons exercer cet effet Pygmalion sur les autres, mais il faut rester prudent en le faisant. Si on encourage une personne nous pouvons obtenir qu’elle développe tout son potentiel, mais si on exerce un effet Pygmalion négatif, nous pouvons détruire les illusions de cette personne.

L’effet placebo vous dit certainement quelque chose. Un simple bonbon au citron, donné comme un médicament (ou Pygmalion dans ce cas) peut réussir à soigner votre mal de tête. Simplement parce que un médecin vous a dit que cela sera ainsi.

Ainsi, la perspective d’un succès tend à faciliter son accomplissement.

L’explication scientifique confirme l’Effet Pygmalion : quand quelqu’un place sa confiance en nous, notre système limbique accélère la vitesse de nos pensées, nous rendant plus attentifs et plus efficaces.

Aussi connue comme la prophétie auto-accomplie, s’il existe un grand désir que quelque chose s’accomplisse, il s’accomplira probablement.

L’Effet Pygmalion, qu’est-ce que c’est ?

“Ce que l’on pense devient réalité, et ceci est une arme vraiment puissante.”

Le pouvoir de l’Effet Pygmalion et les étiquettes que nous mettons à nos enfants

Dans un village africain du Ghana, les habitants possèdent une tradition assez curieuse. Quand un enfant naît on lui donne un nom spirituel, en se basant sur son jour de naissance. A chaque jour correspond une série de caractéristiques de personnalités qui s’attribuent aux enfants.

Ceux qui naissent un lundi reçoivent le nom de Kwadwoy, ce qui signifie paix. Ces enfants sont considérés tranquilles, calmes et pacifiques.

D’un autre côté, ceux qui naissent un mercredi sont baptisés du nom de Kwaku, guerriers. On leur attribue un mauvais comportement et de l’impulsivité.

L’Effet Pygmalion et le pouvoir des mots

Une étude examine la fréquence à laquelle ces deux noms apparaissent dans le Registre Juvénile Pénal, pour avoir commis un délit. On a découvert qu’il y avait un pourcentage significativement plus élevé d’enfants baptisés Kwaku que d’enfant baptisés Kwadwoy dans ces registres de délinquance juvénile.

Ces résultats démontrent l’influence négative de l’attribution précoce d’une étiquette à ces enfants.

Est-ce réellement la faute du nom ? Bien sûr que non. La responsabilité est dans ce que la communauté attend et attribue inconsciemment à ces enfants.

Comment utiliser l’Effet Pygmalion. Quoi dire et ne pas dire à vos enfants ?

Dans la culture occidentale aussi on peut percevoir l’Effet Pygmalion de bien des manières différentes.

« C’est que mon fils est très timide… » « Il est désobéissant… » « Il ne comprend jamais rien… »

Bien que les parents ne soient pas conscients, ces étiquettes qu’ils posent sur leurs enfants peuvent avoir un effet très négatif sur le long terme sur l’image que l’enfant aura de lui-même. Non seulement les paroles se transmette, mais aussi les gestes, les regards, les commentaires aussi jouent un rôle fondamental.

Ceci se produit quand nous ne sommes pas conscients que le concept de soi d’un enfant se base sur les expectatives et croyances que les autres déposent sur lui, le plus souvent par les figures d’autorités comme les parents ou les professeurs.

L’Effet Pygmalion et le pouvoir des mots

Imaginez-vous quand on commence déjà les comparaisons entre les différents fils. « Voyons si tu peux apprendre de ton frère… »

Cela peut aller jusqu’à automatiser la punition, en tentant de récupérer le fils qui se porte habituellement mal, même quand cela n’était pas le cas. Ce traitement différentiel affecte non seulement l’auto estime de l’enfant, mais cela potentialise également ses mauvais comportements pour lequel il a été puni.

En définitive, ce que l’on exprime à un enfant sur ses capacités l’influence de manière direct sur ce qu’il pense être capable de faire.

De la même façon que la peur tend à provoquer ce que l’on craint, la confiance en soit, bien qu’elle soit procurée par une tierce personne, peut nous donner des ailes.

‘‘Que tu croies que tu peux ou que tu ne peux pas, dans les deux cas tu as raison…’’

Je vous laisse avec un joli court-métrage à propos du pouvoir de l’Effet de Pygmalion…

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”