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Manque d’estime de soi : Causes, test et solutions

Perte ou manque d’estime de soi … Apprendre à dire “Je m’aime” plutôt que “Je t’aime” est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. C’est peut-être le moment de vous mettre à l’épreuve. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez et le psychologue Jules Teinturier vous expliquent d’oú vient l’estime de soi, vous dévoilent les clés pour développer une bonne estime de soi et, le cas échéant, vous aider à mieux gérer votre manque d’estime de soi.

“Aime-toi, aime la vie, aime ce qui t’entoure, ce que tu fais et qui tu es”. Walter Riso

Manque d’estime de soi

Qu’est l’estime de soi ? L’estime de soi est une notion qui pénètre tout à la fois les sphères sociales, familiales et intimes. Il s’agit du jugement que nous avons de nous-même, d’une représentation dynamique de soi alimentée par la mémoire émotionnelle de nos succès et de nos échecs. Apprendre à nous aimer, à nous accepter et à nous faire confiance en dépend.

Pour réussir sa vie, il est donc indispensable d’acquérir une bonne estime de soi et suffisamment d’amour propre. Nous connaissons tous l’importance de l’estime de soi, mais nous sommes peu à savoir en prendre soin. L’estime de soi nécessite d’être dorlotée.

“La différence entre où tu étais hier et où tu seras demain est ce que tu penses, dis et fais AUJOURD’HUI”

L’estime de soi commence à se former durant l’enfance

Le premier incubateur de l’estime de soi : la petite enfance

Mettez votre imagination en marche car il va être indispensable d’évoquer la petite enfance (de 0 à 3 ans) dont nous ne gardons souvent aucun souvenir conscient. J’entends déjà les critiques : « encore de la psychanalyse ! » ou « comment pourrions-nous porter un jugement sur nous-même sans conscience ? ». Je vais probablement vous apparaître mystique mais la science nous dit que le corps s’en souvient. Je ne veux pas seulement vous parler du « holding » (manière de porter l’enfant) des parents ou de l’affection accordée en général mais de la sécurité qui vous a entouré(e) lors de vos dangereuses explorations du monde. Par exemple, comment vous a-t-on accompagné lors de vos premiers pas ? Comment a-t-on reçu vos premiers mots ? Vous a-t-on écouté, entouré ? Vous a-t-on fait des retours neutres, négatifs ou positifs après vos échecs et lors de vos succès ? Découvrez l’effet Pygmalion et comment nos paroles influencent les plus petits et comment bien encourager un enfant.

Bref, étiez-vous guidé et récompensé suffisamment selon vous ?

Les bébés vivent des expériences émotionnelles extrêmement fortes

Education et estime de soi : le style autoritatif ?

Face à des styles d’éducation dits autoritaires, indulgents ou négligents, le style autoritatif serait le plus apte à construire des individus forts d’une haute estime de soi. Des êtres optimistes qui présentent un biais émotionnel positif.

Qu’est-ce que le style d’éducation autoritatif ? Cela consiste à fusionner les styles autoritaire et indulgent. L’éducation est alors fondée sur un principe de communication et de négociation avec l’enfant, sans que la distinction entre le rôle de parent et le rôle d’enfant ne disparaisse pour autant. Ce modèle est à la fois horizontal et vertical : il s’agit de construire un cadre limité à l’enfant, dans lequel il lui soit permis de découvrir et d’explorer, mais sans ressentir la peur liée au manque de repères ou le sentiment d’abandon lié au manque d’altérité.

L’estime de soi se construit donc tout d’abord dans le cercle familial.

Les différentes sphères de l’estime de soi comprennent l’aspect physique, la réussite scolaire, la conformité comportementale, la compétence athlétique et la popularité. Importantes durant la vie enfantine, notamment car elles entrent en jeu dans la conformité comportementale (la conformité comportementale répond à la question « suis-je apprécié par les adultes ? »), ces différentes sphères restent importantes dans notre vie d’adulte. Nous restons en effet attentifs au fait d’être conformes ou non aux attentes de nos parents, de nos professeurs ou de notre patron.

Les causes du manque d’estime de soi. Pourquoi souffre-t-on d’un manque d’estime de soi ?

Le manque d’estime de soi est un problème qui affecte un grand nombre de personnes, mais curieusement, la majorité n’en est pas consciente. Dans la plupart des cas, lorsque nous consultons un psychologue pour des problèmes d’anxiété ou de dépression, le manque d’estime de soi est sous-jascent à ces pathologies. Nous en sommes malheureusement rarement conscients et nous ne nous rendons pas compte de la façon dont une mauvaise estime de soi peut se répercuter sur notre santé mentale.

Dans la construction de notre estime de soi, notre chemin personnel est unique et incomparable avec celui des autres. L’estime de soi se forge lentement et bien que les caractéristiques personnelles l’influent, les expériences que nous vivons et les personnes avec lesquelles nous nous lions ont un rôle décisif. De cela résulte une vision subjective de notre valeur personnelle.

Les premières années de la vie sont cruciales pour la formation d’une haute ou basse estime de soi, mais les expériences que nous vivons en tant qu’adultes peuvent la modifier. Parmi les nombreuses causes d’un manque d’estime de soi, on peut noter :

–          Les abus sexuels, physiques ou émotionnels, d’autant plus s’ils ont eu lieu à un âge jeune.

–          Le degré d’exigence de nos parents et de nos professeurs durant notre enfance.

–          Être victime d’une quelconque forme de discrimination.

–          Être victime de harcèlement ou de bullying (harcèlement en milieu scolaire).

–          Avoir souffert la perte d’un être cher.

–          L’exclusion sociale.

–          Affronter le chômage ou une situation laborale précaire.

Lorsqu’une personne traverse des moments difficiles, elle va sans s’en rendre compte développer des croyances négatives la concernant. Cela peut concerner ses capacités intellectuelles, son apparence physique ou ses capacités à réussir dans la vie.

L’interprétation que nous faisons de nos expériences est aussi importante que les expériences en soi.

L’aspect positif du manque d’estime de soi est qu’il repose sur des croyances et non des faits. Le système de croyances de chaque personne peut donc être modifié et modulé.

Augmenter notre estime de soi est un facteur clé pour nous sentir bien et en accord avec nous-mêmes.

Estime de soi : apprends à t’aimer toi-même

L’échelle de Rosenberg : Découvrez si vous souffrez d’un manque d’estime de soi

Avez-vous déjà pris le temps de penser réellement à l’opinion que vous avez de vous-même ? Nous vous invitons à réaliser le petit test ci-dessous. Il s’agit de l’échelle d’estime de soi de Rosenberg, et il vous aidera à évaluer le degré de satisfaction que vous avez de vous-même.

Nous vous rappelons qu’il s’agit d’un simple exercice d’évaluation et d’orientation, qui ne peut en aucun cas faire office de diagnotic clinique.

L’échelle de Rosenberg est un test d’estime de soi qui permet de détecter si vous souffrez d’un manque d’estime de soi. Cette évaluation se fonde sur des affirmations auxquelles vous devez répondre le plus sincèrement possible selon cette échelle :

A: Pas du tout d’accord

B: Plutôt pas d’accord

C: Plutôt d’accord

D: Tout à fait d’accord

  1. Je pense être une personne de valeur, au moins égale à n’importe quelle autre
  2. Je me considère comme un raté
  3. Je crois que je dispose de belles qualités
  4. Je suis incapable de faire les choses aussi bien que les autres
  5. Je crois qu’il n’y a pas grand chose dont je puisse être fier
  6. J’ai une attitude positive envers moi-même
  7. En général, je suis satisfait de moi-même
  8. J’aimerais avoir davantage de respect pour moi-même
  9. Je me sens vraiment inutile à certains moments
  10. Je pense parfois que je ne sers à rien

Correction et Résultats :

De la phrase 1 à 5 las frases 1 al 5, comptez : 1 point pour la réponse A, 2 points pour la réponse B, 3 points pour la réponse C, 4 points pour la réponse D.

De la phrase 6 à 10, comptez : 4 points pour la réponse A, 3 points pour la réponse B, 2 points pour la réponse C, 1 point pour la réponse D.

De 30 a 40 points : Estime de soi élevée, considérée comme une estime de soi normale.

De 26 a 29 points: Estime de soi moyenne. Vous ne présentez pas de problèmes graves d’estime de soi, mais il sera bon de l’améliorer.

Moins de 25 points: Manque d’estime de soi. Il existe des problèmes significatifs dans l’estime de soi.

Conséquences d’un manque d’estime de soi

Un manque d’estime de soi se répercute négativement sur tous les aspects de notre vie. La perception que nous avons de nous-même et de notre valeur influe irrémediablement notre performance au travail, nos relations personnelles, notre relation avec le monde qui nous entoure et avec nous-même.

“Nous ne pouvons pas aimer les autres si nous n’apprenons pas d’abord à nous aimer nous-mêmes”

S’aimer soi-même est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. S’aimer soi-même signifie savoir s’accepter, se respecter, répondre à ses besoins vitaux et s’aimer pour ce que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts.

Une personne qui s’estime et s’aime elle-même renvoie aux autres des bonnes ondes et donne envie d’être connue. Elle irradie d’amour, parce qu’elle s’est acceptée elle-même et inconsciemment, les autres le perçoivent.

Luttons contre le manque d’estime de soi : apprenons à nous aimer nous-même

Une personne qui ne s’aime pas elle-même et, surtout, ne se respecte pas elle-même a de fortes possibilités de se voir impliquée dans des relations affectives toxiques. Si vous pensez que cela est votre cas, nous vous invitons à lire cet article : Dépendance affective : informations et conseils pour sortir de cette addiction dangereuse.

Souvenez-vous : Mieux vaut prévenir que guérir …

Les clés pour améliorer l’estime de soi

1- La pensée positive : transformer les pensées négatives en pensées positives

Si vous manquez d’estime de soi, il est probable que vous vous envoyiez à vous-même des messages lacérants parmi lesquels abondent les “Je ne peux pas” “Je ne sers à rien” “Je vais échouer” “Je ne mérite pas que l’on m’aime”, etc.

Bien que vous n’en soyiez pas conscients, ces pensées vous viennent à l’esprit de façon plus ou moins subtile dans votre quotidien et diminuent votre envie de commencer un nouveau projet. En définitive, elles sabotent votre bien-être personnel.

Faites une liste de vos pensées négatives les plus récurrentes et écrivez à côté un message motivant que vous vous répèterez lorsque la pensée négative se présentera.

Par exemple, pour la pensée “Je ne vaux rien pour cela” la pensée positive serait “Je suis parfaitement capable d’affronter cela”. Chaque fois que la pensée négative vous vient à l’esprit, vous pouvez l’arrêter et lui faire face avec la pensée positive. Cela vous coûtera au début, mais si vous le faites à chaque fois, vous en prendrez l’habitude et le comportement s’automatisera.

Ce que vous vous dites à vous-même peut vous donner ou vous quitter du pouvoir. Et c’est seulement de vous que dépendent les paroles …

2- Vous souffrez d’un manque d’estime de soi ? Faites une liste de vos réussites

Nous avons l’habitude d’exagérer nos échecs et nos erreurs et nous attribuons à un coup de chance les bonnes choses qui arrivent dans notre vie.

Nous nous trompons complètement. Il est certain que dans votre vie, vous avez réussi de nombreuses choses, et vous n’accordez pas à ces succès l’attention qu’ils méritent.

Si vous manquez d’estime de soi, un bon exercice consite à faire une liste des succès personnels dont vous vous sentez le plus fier.

Il ne s’agit pas d’avoir sauvé le monde. Cela peut concerner vos études, vos compétences sportives, le fait d’avoir appris une nouvelle langue, d’avoir été papa / maman, etc.

Affichez votre liste de succès à un endroit où vous la verrez souvent (sur votre réfrigérateur par exemple). Cette liste vous rappelera que vous avez les capacités nécessaires pour réussir vos projets.

3- Acceptez-vous tel que vous êtes

Avec vos qualités et vos défauts. Soyez réaliste : n’essayez pas de changer l’impossible et soyez conscients de vos forces et faiblesses. Une bonne connaissance de soi est l’outil le plus efficace pour avoir du succès dans la vie et développer son bien-être émotionnel.

“ Il est beaucoup plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage”, Antoine de Saint-Exupéry, El Principito.

4- Oubliez les comparaisons pour ne pas alimenter le manque d’estime de soi

Les comparaisons sont odieuses et ne sont que rarement sources de positif. Si la comparaison est utilisée comme une motivation intrinsèque pour s’améliorer, et seulement dans ce cas, elle aura sur vous un effet positif et vous ressentirez de l’admiration et non pas de l’envie.

Lorsque vous vous sentez inférieur ou que vous vous dévalorisez car il vous manque quelque chose dans votre vie, rappelez-vous que beaucoup de gens aimeraient être ce que vous êtes ou avoir ce que vous avez. Reconnaissez vos qualités personnelles et arrêtez d’essayer de vous conformer à ce qu’impose la société.

Soyez critique envers vos exigences personnelles et ne dévalorisez jamais ce que vous possédez.

5- Cherchez la cause de votre manque d’estime de soi

Une étape fondamentale pour résoudre tout problème consiste à identifier la raison du problème. Souvent, nous essayons de nous attaquer et de résoudre le symptôme plutôt que la maladie. Cela peut nous procurer un soulagement à court terme, mais si nous ne nous occupons pas de la véritable cause de la maladie, le symptôme se répèra tout au long de notre vie et de différentes manières.

Si vous avez des difficultés pour cette étape, nous vous conseillons de vous adressez à un professionnel.

“Le monde ne vous donnera jamais que la valeur que
vous vous donnez vous-même”, Joseph Murphy

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est, comment l’évaluer et quelques activités pour l’améliorer

Vous êtes-vous déjà imaginé comment serait votre vie si vous ne pouviez pas devinez ou imaginez les intentions et les pensées des autres ? La capacité qui nous permet de prendre en compte des aspects comme celui-ci est connue comme “La théorie de l’esprit”. Cependant, il existe certains troubles dans lesquels cette capacité humaine est affectée. Que se passerait-il si vous n’étiez pas capable de supposer ou d’imaginer ce que les autres pensent ? Rocío Gracía Tribaldo, psychologue, répond à nos questions et nous recommande un test ainsi que des activités intéressantes afin de travailler notre théorie de l’esprit.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment l’augmenter

 

Dans cet article nous vous expliquons qu’est-ce que la théorie de l’esprit, comment celle-ci se développe et comme elle est liée aux troubles du spectre autistique (TSA). Finalement, nous vous donnerons des outils afin de détecter les difficultés dans le développement de la théorie de l’esprit, et nous vous aiderons à travailler cette habileté chez vous.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment se développe-t-elle ?

Le concept de la théorie de l’esprit fut utilisé pour la première fois par Premack et Woodruff en 1978 pour expliquer le comportement d’un chimpanzé en réalisant une série d’expériences dans lesquelles on lui présente différentes situations problématiques avec chaque fois deux solutions alternatives (une correcte et une incorrecte). Finalement, la conclusion de ces expériences fut que le chimpanzé est capable de résoudre des situations problématiques car il est capable d’identifier le problème ainsi que le désir des chercheurs qu’il le résolve, c’est à dire que le chimpanzé est capable d’attribuer un état mental, ou un désir, aux chercheurs. Afin de décrire cela, ils ont utilisé le concept de la théorie de l’esprit :

“En disant qu’un sujet possède une théorie de l’esprit, nous voulons dire que le sujet est capable d’attribuer des états mentaux à lui-même et aux autres… Un système d’inférences de ce type est considéré, dans un sens strict, une théorie : premièrement parce que de tels états ne sont pas directement observables, et deuxièmement parce que le système peut être utilisé pour faire des prédictions d’une manière spécifique du comportement d’un autre organisme (…)” Premack et Woodfruff, 1978 (p. 515-526).

Par exemple, si nous sommes en train de parler avec un groupe de personnes, et que soudain l’une d’entre elles se lève et s’en va, nous essayons automatiquement de comprendre son comportement (celui que nous observons). Pour cela, nous sommes capables de déduire que celui-ci peut être dû à un état mental (par exemple, mes commentaires ne lui ont pas plu), pour une croyance (par exemple, il croit que nous avons terminé) ou pour parce qu’il a d’autres plans. En définitive, nous sommes en train de réaliser une espèce de théorie de l’esprit en déduisant les états mentaux ou les croyances qui pourraient expliquer ce comportement.

Le développement de la théorie de l’esprit se produit entre les trois et les cinq ans de vie, bien qu’il continu de se perfectionner pendant les années qui suivent. Lorsqu’un enfant “découvre la théorie de l’esprit”, il est capable de prendre conscience du fait que les gens (lui compris) ont des états mentaux, des désirs, des émotions, des croyances, des intentions qui leurs sont propres, et que ceux-ci sont capables de guider leurs comportements.

Lors des dernières années, le concept de la théorie de l’esprit a acquis une grande importance dans l’investigation et dans la pratique clinique, surtout dans les domaines liés au développement et aux troubles du spectre autistique (TSA).

Théorie de l’esprit et troubles du spectre autistique (TSA)

Les troubles du spectre autistique (qui comprend par exemple le syndrome d’Asperger) sont principalement caractérisés par l’altération de :

  • Relations sociales (théorie de l’esprit, difficultés à comprendre les émotions des autres, manque d’empathie, problèmes de communication)
  • Développement du langage (voir absence de langage et des gestes de compensation dans certains cas)
  • Communication (problèmes pour commencer une conversation, problème de l’intonation des mots, etc…)
  • Imaginer

En nous concentrant sur les implications d’un déficit dans la théorie de l’esprit chez un enfant, nous pouvons souligner (Baron Cohen, 1999) :

  • Manque de sensibilité envers les sentiments des autres.
  • Incapacité de prendre en compte une information que les autres savent.
  • Incapacité de détecter le degré d’intérêt que les autres montrent sur ce qu’il est en train de dire.
  • Difficultés à détecter l’ironie ou le sens figuré.
  • Incapacité d’anticiper ce que les autres peuvent penser de son comportement.
  • Incapacité de prendre en compte les malentendus.
  • Incapacité de comprendre la tromperie et de tromper.
  • Incapacité de comprendre les raisons qui poussent les autres à avoir un comportement déterminé.

Tous ces déficits vont rendre plus difficile l’adaptation de l’enfant à son environnement, ainsi qu’il est d’une grande importance de donner à l’enfant les outils nécessaires afin qu’il puisse s’adapter à son environnement de la manière la plus adaptée possible. Dans le dernier chapitre, nous verrons quelques techniques qui permettent de développer et d’améliorer la théorie de l’esprit à la maison.

Dans le chapitre suivant, nous allons aborder une méthode qui vous permettra d’obtenir des indices de difficultés du développement de la théorie de l’esprit d’une manière facile et rapide.

Test de Sally et Anne afin de détecter les difficultés de la théorie de l’esprit chez les enfants

Comme nous l’avons mentionné dans les chapitres précédents, la théorie de l’esprit est une habileté qui commence à se développer vers les trois ans.

Il existe un test, appelé test de Anne et Sally, qui nous permet de détecter si quelque chose va mal dans le développement de la théorie de l’esprit chez un enfant.

En général, il est normal qu’un enfant de trois ans ne réponde pas correctement aux questions de ce test, mais dès l’âge de quatre ans, l’enfant devrait être capable de répondre sans difficultés.

Pour réaliser ce test, vous n’avez pas besoins d’être un professionnel, car il vous suffit de suivre une méthodologie assez simple. De plus, pour réaliser cette expérience, vous n’aurez besoin que de deux poupées, deux boîtes différentes et une balle.

Afin de réaliser ce test, vous devez mettre en place une espèce de théâtre, dont les personnages seront Anne et Sally (les deux poupées). Chacune a une des boîtes que nous avons citées auparavant. L’histoire que vous devez représenter et narrer est la suivante :

Sally et Anne ont une caisse chacune. Sally range une balle dans sa boîte avant de quitter la scène (nous mettons la balle dans la boîte de Sally). Une fois que Sally est sortie de la scène, Anne change la balle de boîte et la met dans la sienne, sans que Sally ne soit au courant. Ensuite, Sally revient sur la scène et nous demandons à l’enfant : où est-ce que Sally va chercher la balle qui était dans sa boîte ?

Un enfant qui développe correctement sa théorie de l’esprit répondra que Sally cherchera la balle dans sa boîte parce qu’elle n’a pas vue Anne changer la balle de place.

Par contre, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique dira que Sally cherchera la balle dans la boîte d’Anne, parce qu’il ne comprend comment Sally peut encore penser que la balle se trouve où elle l’a laissée (il ne comprend pas que les actions de Sally sont basées sur sa croyances erronées). En définitive, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique aura de la peine à comprendre que les autres ont leurs propres pensées et croyances (états mentaux) qui peuvent être différents des siens, et même différents de la réalité.

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un test simple à réaliser, mais l’information que l’on peut en retirer est très significative.

Si vous détectez un problème lors de ce test il est alors nécessaire de faire appel à un spécialiste. Car si l’enfant présente des difficultés pour réaliser le test de Anne et Sally, il aura également des difficultés pour s’adapter à son environnement d’une manière efficace, ce qui lui posera des problèmes.

Pour terminer, voici quelques techniques afin que vous puissiez aider un enfant autiste à améliorer sa théorie de l’esprit à la maison.

Techniques pour travailler la théorie de l’esprit chez les enfants qui présentent un trouble du spectre autistique

Malgré que vous connaissiez certainement la majorité de ces techniques si vous avez un enfant qui souffre d’un trouble du spectre autistique, cela est important de citer les techniques les plus importantes et les plus efficaces.

  1. ARASAAC : Sur cette page internet vous pourrez télécharger gratuitement un grand nombre de techniques et d’activités afin de travailler la théorie de l’esprit. De plus, il y a également beaucoup d’autres activités destinées à travailler sur différents aspects liés aux difficultés que rencontrent les enfants qui présentent un trouble d spectre autistique.
  2. Manuel de la théorie de l’esprit pour les enfants autistes : ce livre contient tout un ensemble de fiches, de techniques et de travaux à réaliser avec un enfant, et est accessible pur tout le monde, autant pour les professionnels que pour les parents.
  3. Enfin, nous vous recommandons de réaliser différentes activités en simulant des situations. Voici quelques exemples qui peuvent vous servir de guide, et qui peuvent vous aider à créer différentes activités similaires :
    1. Nous préparons une photo de l’enfant et une photo de nous-mêmes.
    2. Sur une feuille de papier, nous écrivons les questions suivantes : “Qu’est-ce qui te plait ? Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te dérange ?”.
    3. Nous commençons avec la première question, à laquelle vous répondez tous les deux par écrit.
    4. Ensuite, nous choisissons les pictogrammes qui correspondent chaque chose citée auparavant et nous demandons à l’enfant qu’il dispose chaque pictogramme avec les goûts et les intérêts de chacun.

Avec ce type d’activités, nous allons encourager l’amélioration des habiletés sociales de l’enfant et lui permettre de comprendre que les intérêts et les goûts de chacun sont différents, et qu’ils ne sont pas forcément égale aux siens. C’est à dire que nous allons l’aider à comprendre les états mentaux des autres et luis faire comprendre que ceux-ci peuvent être différents des siens.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”