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Tout sur la sérotonine : qu’est-ce, à quoi sert-elle et d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la sérotonine ? Cette substance chimique produite par le corps humain est considérée comme responsable de notre bonheur et de notre moral. Des taux de sérotonine trop bas peuvent conduire à la dépression. Découvrez tout sur cette substance : ses fonctions, les troubles auxquels elle est associée et la façon d’augmenter de manière naturelle vos taux de sérotonine.

Qu’est-ce que la sérotonine? Photo by Nighia Le, Unsplash.com

Qu’est-ce que la sérotonine ?

La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est à dire une substance qui aide à transmettre des signaux chimiques d’une zone à l’autre du cerveau. Notre organisme compte plusieurs  types de neurotransmetteurs dont les fonctions diffèrent. La sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur, est généralement associée à la régulation du moral. Nous le verrons au cours de cet article, sa fonction est assez complexe. Nos taux de sérotonine ont une influence directe sur notre bien-être et notre bonheur.

Comment la sérotonine est-elle produite ? Cette substance est générée par notre corps lors d’un processus biochimique de conversion unique. Les cellules chargées de sa production utilisent une enzyme nommée tryptophane hydroxylase. Le tryptophane combiné avec cette enzyme forme le 5-hydroxytryptophane, également connue sous le nom de sérotonine.

Quelles sont les fonctions de la sérotonine ?

Parmi nos 40 millions de cellules cérébrales, un grand nombre est directement ou indirectement influencé par la sérotonine.

La sérotonine est impliquée dans plusieurs processus liés à la santé : le contrôle de l’appétit et du sommeil, la régulation du moral, l’excitation sexuelle, le contrôle de la douleur, etc…

  • Régulation du moral : Un déséquilibre dans la production de sérotonine peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être. De bas taux de sérotonine nous rendent plus colériques, irrascibles, impulsifs, etc. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à présenter de bas taux de sérotonine. On pense également que la mauvaise humeur de certaines personnes au lever est due à de faibles taux de sérotonine au réveil.
  • Contrôle de l’appétit : si les taux de sérotonine sont normaux, nous ressentons une sensation de satiété et cessons de manger. Au contraire, lorsque les taux de sérotonine sont trop bas, nous ressentons la besoin de manger des hydrates de carbone et autres aliments caloriques. De hauts taux de sérotonine peuvent favoriser l’apparition de diarhée alors qu’un déficit en sérotonine favorise la constipation.
  • Régulation du sommeil : Au cours de la journée, les taux de sérotonine fluctuent en fonction de notre horloge interne et des courbes de notre rythme circadien. Ainsi, les taux de 5-HT (les récepteurs de sérotonine) tendent à atteindre leur maximum durant les périodes ensoleillées de la journée et à diminuer durant le sommeil profond. L’idéal est un équilibre entre ces taux, sinon cela risque de favoriser les troubles du sommeil ou l’insomnie.
  • Régulation du désir sexuel : Le désir sexuel est proportionnellement lié au taux de sérotonine. Des taux élevés de cette substance sont associés à une baisse de la libido et du désir sexuel. À l’inverse, de faibles taux de sérotonine sont associés à une recherche de la satisfaction du désir sexuel. Après un orgasme ou après l’éjaculation, la quantité de sérotonine augmente considérablement dans le cerveau et provoque un état de plaisir et de tranquilité. De la même façon, des taux de sérotonine excessivement élevés sont associés à une baisse de la libido, moins de relations sexuelles, mais une meilleure connexion émotionnelle avec son partenaire.
  • Contrôle de la douleur : Le cerveau utilise cette substance pour transmettre les signaux de douleur chronique aux nerfs locaux. Lorsque l’on se fait mal, de la sérotonine se libère et produit dans notre cerveau un signal de douleur léger et transitoire qui active les neurones correspondantes. Cette substance est également impliquée dans le signal neuronal de la douleur et intervient aussi dans les douleurs chroniques. la douleur est en intimement lié à la sérotonine. La sérotonine produit de l’hyperalgie, qui est une sensation de douleur très forte, et intervient également dans le cadre de douleurs chroniques.
  • Contrôle de notre température corporelle : Une autre des fonctions de la sérotonine est la régulation thermique. Dans l’homéostasie, le rôle de la sérotonine est important.
  • Réduction de l’agressivité : Une autre fonction de la sérotonine est la stabilisation de notre état émotionnel face à des situations de tension. Cette substance aide à inhiber l’impulsivité, les comportements violents et l’agressivité. Les personnes ayant des comportements agressifs ou violents peuvent présenter de bas taux de sérotonine.

Lien entre sérotonine et maladie mentale

La sérotonine est également appelée “l’hormone du bonheur” en référence à ses effets positifs sur le bien-être, le moral, la relaxation et la concentration. Les altérations de ses taux affectent notre santé mentale de différentes façons. De nombreux traitement pharmacologiques interagissent avec la sérotonine dans le cadre de traitements de troubles mentaux comme : la dépression, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de paniques, les problèmes de concentration, les troubles explosifs intermittents, la démence et le syndrome sérotoninergique.

Une altération des taux de sérotonine affecte la santé mentale

Souvent, ces troubles coexistent avec des déficits cognitifs spécifiques. Il est donc recommandable de réaliser une évaluation neuropsychologique qui aidera à identifier nos points forts et nos points faibles. Généralement, la première étape d’un diagnostic est d’évaluer s’il existe une déficience dans nos principales fonctions cognitives.

Pour cela, CogniFit est l’outil leader. Ses batteries de stimulation cognitive et d’entraînement cérébral permettent d’activer, exercer et renforcer d’importantes capacités cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, planification, perception, etc.) et leurs composantes.

L’intégralité des jeux cérébraux de CogniFit a été validé afin que les enfants, les adultes et les personnes âgées puissent activer et renforcer leur capacité mentale et se situer par rapport à la population mondiale. Envie de les essayer ? C’est très facile : il vous suffit de vous inscrire.

Sérotonine et dépression : influence du taux de sérotonine

On pense que la dépression est dûe à un déséquilibre des taux de sérotonine. Le processus impliqué est la régénération neuronale. Selon le neurologue Barry Jacobs, la dépression apparaît lorsque la régénération neuronale est insuffisante. Les antidépresseurs ISRS aident à produire de nouvelles cellules cérébrales et à augmenter le moral. Il serait idéal de pouvoir mesurer les taux de sérotonine dans le cerveau, mais cela n’est pour l’instant pas possible. Cependant, en mesurant les taux sanguins, on a démontré que les personnes souffrant de dépression avaient des taux de sérotonine bas. On ne sait pas si les taux de sérotonine ont baissé avant ou après le début de la dépression. Il est clair que les antidépresseurs ISRS et ISRSN (inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la noradrénaline) fonctionnent, mais on ne sait pas comment.

Lien entre l’anxiété sociale et la sérotonine

Des déséquilibres dans les taux de sérotonine peuvent occasionner l’apparition de troubles liés à l’anxiété. Parmi ceux-ci se trouvent : les troubles de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété sociale (ou phobie sociale), les troubles d’anxiété généralisée, etc. Pour l’instant, on ne sait pas si la cause est un excès ou un manque de sérotonine. Jusqu’à maintenant, on pensait que des taux bas de sérotonine en était la cause, mais des recherches récentes semblent le démentir. JAMA Psychiatry a publié que les personnes qui souffrent d’anxiété sociale ont des taux élevés de sérotonine. L’Université de Uppsala a démontré que les amygdales (structures cérébrales impliquée dans les sensations de peur) de patients souffrant d’anxiété sociale présentent un excès de sérotonin. Il faudra attendre de prochaine études pour formuler une conclusion définitive sur la relation entre anxiété sociale et sérotonine.

Lien entre les troubles obsessionnels compulsifs et la sérotonine

La relation entre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la sérotonine vient de l’influence des antidépresseurs ISRS dans l’amélioration de ces troubles. Les ISRS sont des inhibiteurs de la recaptation de la sérotonine : ils facilitent la disponibilité de la sérotonine afin que les taux ne soient pas trop bas.

Lien entre les troubles de panique et les taux de sérotonine

Comme dans le cas des TOC, la cause du trouble de panique est inconnue. Des taux bas de sérotonine sont liés à ce trouble, mais nous ignorons si cela est la cause du trouble. La seule certitude est que les ISRS fonctionnent également dans les cas de troubles de panique.

Trouble explosif intermittent

Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement caractérisé par des explosions de colère injustifiées. La sérotonine aide à réguler le moral et contribue à réduire ce type d’attaque de colère, en nombre et en intensité. Encore une fois, les traitements pharmacologiques utilisés dans ces cas sont les ISRS, qui interagissent avec la sérotonine. On considère que le trouble explosif intermittent est incurable, mais sa symptomatologie peut diminuer grâce à la psychothérapie et la méditation qui aident à réduire les comportements agressifs et les sensations de rages et frustration internes.

Lien entre démence et faibles taux de sérotonine

L’âge produit une détérioration cognitive associée à la perte de connections neuronales. L’activité des neurotransmetteurs chargés de la transmission des informations neuronales réduit au fur et à mesure du vieillissement. Vieillir n’est pas toujours synonyme de démence, mais il existe des cas dans lesquels on peut observer une détérioration cognitive significative. La démence la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Dans une étude internationale publiée en 2006, des chercheurs ont mis en évidence une déficience sérotoninergique chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’hypothèse est que les problèmes de mémoire engendrés par la maladie d’Alzheimer sont dus à un mauvais fonctionnement des récepteurs de la sérotonine. Il n’existe pas de preuve qui démontre qu’une augmentation des taux de sérotonine prévienne de la maladie d’Alzheimer. Par contre, si les recherches continuent sur le sujet, il se peut que l’on découvre une solution pour combattre la démence.

Syndrome sérotoninergique

Un excès de sérotonine peut être préjudiciable. Les antidépresseurs ISRS sont considérés comme étant sûrs, mais ils peuvent être la cause du syndrome sérotoninergique en raison d’une concentration trop élevée de ce neurotransmetteur. Cela arrive généralement lorsque deux médicaments liés à la sérotonine sont utilisés simultanément. Les problèmes surviennent lorsque l’on commence un nouveau traitement ou que l’on augmente un traitement. L’utilisation de IMAO (inhibiteurs de l’enzyme monoaminoxydée, enzyme qui détruit la sérotonine) avec des ISRS, ou une consommation de LSD ou d’extasies. Les symptômes sont : agitation, augmentation de la température corporelle, tachycardie, sudation, perte de coordination, spasmes, nausées, vomissements, diarrhées, changements de la pression artérielle. Cela n’est considéré comme dangereux, mais il est nécessaire de le traiter afin que ce syndrome n’empire pas. Le traitement consiste à retirer ou diminuer les traitements pharmacologiques en place, ainsi qu’en l’administration de relaxants musculaires et d’inhibiteurs de la production de sérotonine par voie intraveineuse.

Pouvons-nous modifier nos taux de sérotonine ?

Vous vous demandez certainement si vous pouvez agir sur vos taux de sérotonine. Voici quelques conseils et manières naturelles d’augmenter vos taux de sérotonine.

Adopter un régime alimentaire favorable à la production de sérotonine

La sérotonine n’est présente dans aucun aliment. Pour augmenter les taux de sérotonine, il faut recourir au tryptophane, qui est l’acide aminé à partir duquel est produite la sérotonine. Un régime riche en tryptophane augmente donc les taux de sérotonine. Les suppléments de cet acide aminé sont un bon complément mais ne suffisent pas à remplacer un régime équilibré. Les aliments comme le soja, les viandes maigres (poulet ou dinde), le thon, le saumon, l’ananas, les bananes, les artichauts, les œufs, le chocolat et le fromage contiennent du tryptophane et contribuent donc à augmenter nos taux de sérotonine. Une autre manière de contribuer à une augmentation des taux de sérotonine est de consommer de la vitamine B-6. La vitamine B-6 peut agir sur la rapidité à laquelle le tryptophane se convertit en sérotonine. Les aliments riches en vitamines B-6 sont les pommes de terre, les légumineux, les céréales intégrales, le poulet, la dinde, le thon et le saumon. Découvrez quelles vitamines sont bénéfiques pour votre cerveau.

Faire de l’exercice physique augmente les taux de sérotonine

Des études montrent qu’un exercice physique régulier peut être aussi efficace qu’un traitement antidépresseur psychopharmacologique ou psychothérapeutique. On pensait auparavant qu’une période de plusieurs semaines de pratique d’un exercice physique étaient nécessaires pour constater une amélioration. Pourtant, selon une étude récente de la Université du Texas, une période de seulement 40 minutes a un effet bénéfique sur notre moral. Bien que les mécanismes qui mènent à cette amélioration ne soient pas connus, il semblerait que la sérotonine y soit impliquée.

Se relaxer et méditer permet d’augmenter les taux de sérotonine

Cela est aussi important pour votre esprit que bouger pour votre corps, et permet d’augmenter vos taux de sérotonine. Le yoga ou la méditation sont deux pratiques qui contribuent à améliorer le moral en plus de se relaxer. Découvrez ce qu’est la méditation Mindfulness.

Se lancer dans de nouveaux projets

Introduire de la nouveauté dans notre vie a un effet positif sur le système sérotoninergique. Quand nous commençons un nouveau projet nous nous sentons plus énergiques, plus motivés et de meilleure humeur. Cet effet plaisant sur notre système nerveux est produit par la sérotonine. Découvrez comment penser hors des sentiers battus.

Rire augmente les taux de sérotonine

La relation entre le moral et la sérotonine va dans les deux sens. Nous pouvons améliorer notre moral en augmentant nos taux de sérotonine et nous pouvons aussi augmenter nos taux de sérotonine en améliorant notre moral. L’induction d’un moral élevé grâce à la psychothérapie est très utilisée (bienfaits du rire). Une autre alternative peut être des cours de théâtre, passer du temps entre amis, assister à un spectacle comique ou se rappeler des faits agréables.

Sérotonine chez les hommes et chez les femmes

Une étude de 2007 de la revue Biological Psychiatry montre que les hommes et les femmes réagissent différemment lorsqu’on réduit leurs taux de sérotonine : les hommes agissent avec davantage d’impulsivité alors que les femmes rentrent dans un état de déprime et deviennent plus prudentes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes souffrent davantage de troubles du moral (anxiété et/ou dépression), tandis que les hommes sont plus enclins à l’alcoolisme, au TDAH et aux troubles du contrôle de impulsions (tous liés à l’impulsivité).

Les effets de l’interaction des hormones avec la sérotonine est prouvée. Cette interaction peut causer une augmentation des symptômes dépressifs dans des périodes comme : la prémenstrualité, le post-partum, et la ménopause. En effet, durant ces période, les sécrétions hormonales changent. Les hommes ont quant à eux des taux de sécrétion hormonale constants.

La sérotonine pourrait augmenter la patience

Des études récentes de la Fondation Champalimaud de Lisbone soutiennent qu’une possible fonction de la sérotonine serait d’augmenter la patience. Cela suppose un tournant important dans la conception que nous avions jusque-là de ce neurotransmetteur.

La sérotonine augmente notre patience

Selon une étude publiée dans la revue Current Biology, il semblerait que la sérotonine serait davantage liée à la patience qu’au bien-être. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion suite à des expériences sur des souris de laboratoire. L’expérience consistait à ce que les souris attendent un temps déterminé pour recevoir une récompense. Les souris qui étaient sous les effets de la sérotonine attendaient plus longtemps que celles qui ne l’étaient pas

Selon Zachary Mainen, qui a dirigé cette l’étude, “il y a une impression généralisée que la sérotonine provoque le bonheur, mais nos études démontrent que cette affirmation est contradictoire”.

Pour le moment, il nous faudra attendre, nous aussi, avant d’en savoir plus sur les effets de la sérotonine et si celle-ci est plus lié au bonheur ou à la patience.

“Source : Traduction de l’article d’Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Plongez directement dans le circuit du plaisir !

Les sensations les plus agréables sont celles qui nous poussent à essayer de les revivre et de rechercher ce dont on a “besoin”, et… BANG ! Vos niveaux de dopamine grimpent subitement, peu importe où vous êtes. Ce besoin de suivre vos envies lorsque nous sommes proches d’obtenir quelque chose que nous désirons est dû à la dopamine. Comment peut-on générer plus de dopamine ? En produisez-vous beaucoup ou peu ? Selon le chercheur Thorsten Kierast, de l’Université de la Charité de Berlin, “la quantité de dopamine est différente chez chaque personne”. Elle est impliquée dans notre capacité de ressentir le plaisir, son manque nous pousse à la dépression, au désintérêt et même à une prédisposition pour certaines addictions, son excès est lié à la schizophrénie ou à la psychose.

Découvrez comment augmenter vos niveaux de dopamine et la maintenir à des niveaux adéquats.

Comment générer plus de dopamine ?

Hédoniste ? Nous sommes à la recherche du plaisir… et nous en voulons toujours plus ! Nous répétons ce qui nous a fait sentir bien par le passé et nous essayons d’obtenir de la satisfaction d’une façon toujours plus immédiate. De nos jours, on drague d’un seul “click”, sans même se lever de notre fauteuil. Sommes-nous devenus si paresseux ? Il est si facile de pouvoir profiter de plats en restant chez soi, que ce soit de nourriture asiatique ou italienne. Nous recevons à la maison nos commande sur internet depuis l’autre bout du monde en quelque jours à peine ! Tout cela parce que… vos désirs sont des ordres ! Nous savons que l’incertitude qui précède n’importe quelle gratification nous fait sécréter une bonne dose de dopamine : la substance chimique qui, entre autres choses, régule le plaisir dans le cerveau. Elle nous stimule à continuer à chercher des sensations agréables. L’interminable attente d’une réponse pour un nouveau travail ou pour le résultat d’un examen important qui tarde… nous maintient dans un purgatoire d’agréable incertitude. Alors pourquoi avons autant envie de savoir la réponse au plus vite ? De vivre des hauts et des bas (ups and downs) est naturel, mais… qui n’est pas disposé à faire quasiment n’importe quoi pour une bonne glace au chocolat ou un verre d’eau bien fraîche après avoir couru le dernier marathon de noël ?

“Avec notre culte de la satisfaction immédiate, beaucoup d’entre nous ont perdu la capacité d’attendre. La patience est l’une des vertus de l’être humain, mais semble ne pas être compatible avec la société d’immédiateté dans laquelle nous vivons.” Z. Bauman.

Olds et Milner, de l’Université de McGill au Canada, ont implanté des électrodes dans le cerveau de plusieurs souris afin de stimuler les régions liées au plaisir et de mesurer les taux de dopamine. Les souris furent capables de traverser une grille qui leur transmettait une puissante décharge électrique dans leurs pattes afin de pouvoir atteindre un interrupteur qui leur permettait de s’auto administrer une dose de plaisir. Ils appuyaient parfois jusqu’à 7000 fois sur l’interrupteur ! Dans des expériences suivantes, les souris faisaient passé le plaisir avant la nourriture et même la boisson. Certaines souris appuyèrent jusqu’à 2000 fois l’interrupteur par heure pendant 24 heures ! Afin de ne pas les laisser mourir d’inaction les chercheurs ont dus les déconnecter des électrodes ! Appuyer sur cet interrupteur était devenu l’unique chose au monde pour ces souris. Olds et Milner sont alors arrivé à une conclusion étrange pour leur époque : “le comportement était autant impulsé par le plaisir que par la douleur”. Nous vivons immergés dans notre circuit du plaisir et de la douleur, que nous partageons avec les autres mammifères. Chez l’être humain, celui-ci est encore plus compliqué. Grâce à notre lobe frontal de grande taille, nous pouvons prendre des décisions et les planifier. De plus, nous ressentons des émotions et nous nous souvenons des expériences du passé, c’est à dire que nous avons une “mémoire historique” considérable. Ainsi, grâce à nos expériences du passé, nous pouvons nous orienter à nouveau vers ce qui nous avait fait sentir bien et nous pouvons évaluer quand est-ce que cela vaut la peine d’investir beaucoup d’effort ou non.

Comment pouvez-vous générer plus de dopamine ?

Comme générer plus de dopamine ?

Profitez des petits plaisirs de la vie ! Manger est un plaisir véritable ! Que ce soit des pommes de terre sautées ou un beau morceau de viande argentine. Augmentez votre consommation d’aliments riches en tyrosine. Cet acide aminé est présent dans les amendes, les bananes, les pastèques, les avocats, la viande, le thé vert, les produits laitiers et les myrtilles, et contribue à la formation de dopamine. Tombez amoureux ! Les scanners cérébraux démontrent que lorsqu’une personne amoureuse regarde une photo de la personne qu’elle aime, une forte activation du circuit du plaisir se produit, sécrétant beaucoup de dopamine ! Mais… comment pouvez-vous générer plus de dopamine ? Écouter votre chanson préférée ! Cela peut vous faire sourire même si vous êtes dans un mauvais jour, donc… musique maestro ! Soyez social ! Le yoga favorise la production de dopamine, affirme John Harvey, professeur clinique associé de psychiatrie à l’Université d’Harvard. Danser, prier, méditer… peuvent également nous générer des sensations très plaisantes. Un compliment, se baigner dans la mer, regarder des photos anciennes ou un bouquet de fleurs, un bon bain moussant, un bon livre, regarder par la fenêtre quand il pleut, chanter sous la douche ou aller à un concert… Quels sont vos petits plaisirs ?

Les petits plaisirs de la vie pour avoir plus de dopamine.

Les drogues, desquels on peut abuser, sont également stimulantes pour la sécrétion de dopamine, Elles sont si dangereuses parce qu’elles activent le circuit du plaisir d’une façon très puissante et rapide, plus que la voie naturelle. Les addictions génèrent de l’euphorie sur le court terme, mais plutôt des problèmes sur le moyen ou sur le long terme. Nous pouvons observer le même effet dans les addictions new age : les réseaux sociaux, dans lesquels la dopamine est également impliquée, mais cette fois d’une manière plus dangereuse. Il semblerait que nous vivons dans une société de récompenses immédiates, de la satisfaction de tous nos désirs et de toutes nos envies. Et le plus vite possible ! Nous sommes toujours disponibles et notre téléphone portable s’est transformé en une prolongation de nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous accros à Facebook, twitter ou Instagram ?

Vivons-nous dans un circuit du plaisir comme les souris de l’expérience ?

Le plaisir est-il une illusion ?

 Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Ana Guerrero Braña, psychologue de Cognifit spécialisée dans les interventions cliniques.”

Mission spatiale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017) : CogniFit évalue les capacités cognitives des astronautes

CogniFit participe à la course spatiale vers Mars en évaluant le rendement cognitif des astronautes lors de conditions défavorables.   

  • CogniFit, programme leader en évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017). Son rôle est d’évaluer les capacités cognitives de l’équipage en conditions défavorables auxquelles ils pourraient être confrontés sur la Lune ou sur Mars.
  • L’innovation technologique de CogniFit contribue à préparer l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Pour le succès de la mission, il est fondamental de mener des recherches et d’apporter des réponses concernant le comportement de l’être humain.

PMAS 2017 – Cognitif évalue le rendements cognitif des astronautes

L’organisation Space Generation Advisory Council, soutenue par de nombreuses institutions (comme les Nations Unies par exemple), va envoyer six astronautes pour une mission qui simulera la superficie planétaire de la Lune et de Mars. Ce projet de simulation sera mené en Pologne, d’où son nom : Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017).

Les participants devront respecter un programme rigoureux d’exploration spatiale. Les trois premiers jours de la mission, les astronautes vivront et travailleront dans un habitat qui reproduit celui de la Lune. Les onze jours restants, l’habitat simulé sera celui de Mars. Ces astronautes pourront constamment compter sur le soutien du Centre de soutien à la Mission, fort de 25 membres. Durant la “phase martienne” du projet, ils devront faire avec un retard de quinze minutes dans leurs communications. Il s’agit en effet de simuler toutes les conditions de l’habitat réel.

CogniFit, plateforme leader en programmes d’évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale en évaluant quotidiennement les capacités cognitives des astronautes, de l’équipe et de l’équipage.

Mener des recherches et apporter des réponses à la façon dont se comporte l’être humain est fondamental pour le succès de la mission. Savoir comment l’isolement et d’autres circonstances défavorables que l’on peut rencontrer sur la Lune et sur Mars affectent l’être humain permet d’augmenter les connaissances nécessaires au lancement d’une mission spéciale sur la planète rouge.

Les participants de la mission sont originaires de 28 pays comme l’Espagne, les États-Unis, la France, Israel, le Nigéria, Porto Rico, etc. Durant deux semaines, l’équipe de recherche scientifique mènera des études sur des disciplines diverses allant de l’ingénierie à l’astrophysique en passant par la psychologie, la géologie et la biologie.

Cela fait de la Poland Mars Analogue Simulation 2017 une des missions analogues les plus interdisciplinaires, internationales et multiculturelles jamais réalisées.

L’innovation technologique de CogniFit contribue à changer l’histoire et la science en aidant à connaître davantage l’esprit humain et en préparant l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Vous aussi, vous pouvez dès maintenant évaluer et entraîner vos capacités cognitives comme ces astronautes : Inscrivez-vous ici.

CogniFit – Poland Mars Analogue Simulation 2017

Aphasie de Broca : diagnostic, causes et réhabilitation

L’aphasie est un trouble d’origine neurologique qui implique la perte de l’habileté de communiquer : incapacité de communiquer ou incapacité de comprendre ce que l’on nous dit. Cet article traite de l’Aphasie de Broca, également connue comme aphasie de production, expressive ou motrice. Elle se présente comme une difficulté modérée ou sévère de la communication, dûe à une altération de l’expression du langage.

Aphasie de Broca

Qu’est-ce que l’aphasie de Broca ?

L’aphasie de Broca est un des nombreux troubles du langage. Elle affecte le langage parlé. Le symptôme le plus caractéristique de cette aphasie est la difficulté à s’exprimer de manière fluide ou avec des phrases complètes et articulées. La compréhension, quant à elle, est relativement bien préservée. L’aphasie de Broca peut s’accompagner de difficultés d’écriture, mais ces dernières sont inférieures aux difficultés orales.

Les aphasies sont classées en fonction de la localisation de la lésion cérébrale en cause. L’aphasie de Broca est causée par une lésion dans l’aire de Broca, qui se trouve dans le lobe frontal gauche du cerveau. Cette aire est le centre du langage expressif. Elle remplit différentes fonctions liées aux composantes du langage : ordre des mots, organisation des mots en phrases (syntaxe), intégration sémantique et planification motrice du langage.

Diagnostic de l’aphasie de Broca

Afin de d’effectuer un diagnostic de l’aphasie de Broca, différents instruments d’évaluation neuropsychologique peuvent être utilisés, qu’ils soient généraux ou plus spécifiques à la détection de l’aphasie.

Le diagnostic de l’aphasie de Broca se fonde sur l’exploration des divers composants du langage. On évalue si chacun de ces composants est intact ou affecté, ce qui permet d’identifier le type d’aphasie. Les composants évalués sont les suivants : le langage spontané, la compréhension, la répétition, la dénomination et les séquences automatisées.

Le langage spontané dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité à débuter et maintenir un discours. L’évaluation du langage spontané se focalise sur le paramètre de la fluidité verbale. La fluidité verbale est considérée continue si l’on peut écarter ces deux conditions :

  • Langage non-fluide : La personne est capable de former des phrases en faisant beaucoup d’efforts et en se fatiguant. Son langage se caractérise par l’apparition de dysprosodies (irrégularités dans le rythme, le ton et l’inflexion de la voix) et d’agrammatismes (altération de la construction de structures syntaxique).
  • Langage fluide ou hyper-fluide : il s’agit d’une émission normale ou supérieure (plus de 200 mots par minute), accompagnée de prosodie et d’une articulation normales. Les altérations qui apparaissent dans ces cas-là se situent dans le contenu du discours. Il s’agit de paraphasies. Celles-ci peuvent être de type sémantique (le mot utilisé est erroné et appartient à la même catégorie que celui qui aurait dû être utilisé), et de type phonologique (erreurs phonétiques comme le changement de syllabes dans le même mot).

Dans le cas de l’aphasie de Broca, le langage spontané n’est pas considéré comme fluide.

Compréhension dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la compréhension n’est pas affectée. On parle de compréhension préservée, en opposition avec la compréhension altérée. Pour évaluer la compréhension, on utilise des tests dans lesquels la production de langage n’est pas nécessaire.

Répétition dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la répétition est altérée. La répétition est la capacité de décoder les informations auditives, chercher le code phonologique correspondant et le reproduire au travers du processus articulatoire. Si certain de ces aspects sont altérés, la répétition sera affectée. Pour évaluer la capacité de répétition, on fait répéter des lettres, des mots, des mots inventés et des phrases au sujet et l’on observe si ce dernier présente des difficultés.

Dénomination dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité de nommer. Chez les patients qui souffrent d’une aphasie de Broca, cela demande un effort considérable. Cette altération s’appelle l’anomie (manque de vocabulaire).

Séquences automatisées dans l’aphasie de Broca

Les séquences automatisées sont une capacité linguistique élémentaire, qui consiste en des séquences apprises par cœur comme les numéros, les mois de l’année, les jours de la semaine, etc. Contrairement au langage volontaire, ce langage automatique se maintient préservé dans la plupart des aphasies.

Symptômes de l’aphasie de Broca

Voici les symptômes spécifiques de l’aphasie de Broca :

  1. Manque de fluidité verbale : Lenteur et fatigue lors de l’expression verbale, nombre réduit de mots différents utilisés.
  2. Anomie : Difficulté pour évoquer le nom des choses.
  3. Agrammatisme : Incapacité à construire des phrases complètes et adéquates.
  4. Difficultés de répétition : Compréhension lors de l’écoute mais incapacité de répéter les mots entendus.
  5. Conscience du déficit : Contrairement à d’autres types d’aphasie (aphasie fluente par exemple), les personnes qui souffrent d’aphasie de Broca se rendent compte de leurs erreurs.
  6. Stéréotypie : Le patient qui souffre d’une aphasie de Broca aura tendance à répéter les mêmes mots ou les mêmes expressions (ex: je suis parti, parti, parti).

En plus de ces symptômes, l’aphasie de Broca peut être accompagnée d’autres symptômes associés d’origine neurologique :

  • Apraxie buco-faciale : Incapacité de réaliser des mouvements coordonnés dans la zone du visage et de la bouche. Elle n’est pas due à une cause physique.
  • Hémiparésie : Faiblesse d’un côté du corps.
  • Hémiplégie : Paralysie d’un côté du corps.
  • Altération des capacités de lecture et d’écriture.

Causes de l’aphasie de Broca

L’aphasie de Broca se développe le plus souvent après avoir souffert un accident vasculaire cérébral (ischémique ou hémorragique) dans l’hémisphère gauche (qui est considéré dominant de le domaine du langage). Lorsque l’AVC affecte l’artère cérébrale médiane, il est très probable que le langage soit altéré. Une aphasie de Broca peut également être causée par un traumatisme craneo-encéphalique (TCE) ou par la présence d’une tumeur cérébrale.

Par ailleurs, on peut observer des symptômes associés à l’aphasie de Broca parmi les symptômes des maladies neurodégénératives :

  • Aphasie progressive primaire non-fluide : il s’agit d’une détérioration progressive du langage. Au début de son évolution, la personne APP non-fluide ne présente pas d’autres signes de démences. On la remarque à cause d’un manque de fluidité de l’expression ainsi que la présence d’agrammatisme et d’anomie.
  • Maladie d’Alzheimer : en plus des symptômes typiques de la détérioration cognitive produite par cette maladie (déficit de la mémoire et de l’attention, désorientation, etc.), la personne qui souffre de la maladie d’Alzheimer montre une réduction du langage spontané et une anomie. Elle utilise des mots génériques, tourne autour du pot (en exprimant quelque chose avec longueur au lieu d’utiliser une façon plus brève de le dire).
  • Maladie de Parkinson : on observe une diminution de la fluidité verbale, pauvre en complexité syntaxique et parfois un agrammatisme.

Réhabilitation de l’aphasie de Broca

La réhabilitation ou la récupération des capacités dans les cas d’aphasie de Broca va dépendre de la sévérité initiale des symptômes. Lors de la phase initiale des troubles cognitifs, on peut obtenir une récupération spontanée et une réorganisation de certaines zones du cerveau, afin de compenser les déficits. À partir de là, on peut commencer le processus de réhabilitation, qui sera marqué des objectifs suivants :

  • Améliorer les habiletés du langage oral et écrit
  • Faciliter la participation dans la communication quotidienne
  • Obtenir une communication efficace, bien qu’il s’agisse d’un style de langage plus simplifié
  • Améliorer la qualité de vie du patient

La réhabilitation de l’aphasie de Broca est principalement le travail du logopédiste (professionnel qui traite les troubles du langage). Le neuropsychologue joue également un rôle fondamental dans ce processus, en aidant le logopédiste à faire son travail et en travaillant sur le reste des zones cognitives qui peuvent aider à la récupération de la capacité linguistique (mémoire, attention et fonction exécutives). Le degré et le taux de récupération varient selon les différentes facettes du langage : il semblerait que la compréhension et la répétition se récupèrent plus facilement que la dénomination et la fluidité. En fonction des déficits linguistiques de la personne, on élabore un plan d’intervention spécifique, qui contiendra des tâches telles que :

  • Stimulation neuropsychologique basique (mémoire, attention, fonctions exécutives, raisonnement, calculs, etc.).
  • Activités de dénomination afin d’améliorer l’anomie, grâce à l’utilisation de clés facilitatrices de type phonologique (première lettre du mot par exemple) et sémantique (catégorie à laquelle appartient le mot cherché).
  • Entraînement à la construction de phrases.
  • Augmenter la longueur des expressions. Commencer par un élément et aller en augmentant à deux, puis trois, etc.

Ces tâches sont des exemples du travail qui peuvent être réalisé afin de récupérer les capacités d’une personne qui souffre d’aphasie. Le plus important n’est pas de classifier l’aphasie dans une catégorie, mais de détecter les capacités non-préservées de la personne afin de pouvoir travailler sur ces dernières en s’appuyant sur celle qui sont restées intactes.

“Source : Natalia Pasquín Mora, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychogériatrie et en neuropsychologie.”

Processus cognitifs : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux

Détecter des changements autour de nous, se rappeler la liste des courses, décider quel appartement louer, aider un ami qui nous raconte ses problèmes… Qu’ont en commun toutes ces actions ? Nous sommes capables de les réaliser grâce à nos processus cognitifs ou mentaux. Si vous souhaiter savoir quels types de processus cognitifs existent, comment ceux-ci interviennent dans l’éducation, comment les améliorer ainsi que beaucoup d’autres choses, nous vous invitons à lire cet article !

Que sont les processus cognitifs ou mentaux ?

La définition des processus mentaux comprend un grand nombre de tâches que notre cerveau réalise continuellement. Il s’agit des processus chargés de traiter toutes les informations que nous recevons de notre environnement. La cognition est rendue possible grâce à eux, et c’est elle qui nous permet de connaître le monde.

Imaginez que vous êtes tranquillement installé dans votre canapé en train de regarder un film. Malgré que vous soyez captivé par l’histoire, vous commencer à sentir une odeur de brûlé. Qu’allez-vous faire ?! Heureusement, votre cerveau concentrera toute votre attention sur le danger auquel vous devez faire face.

Vous vous rappellerez que vous avez laissé une pizza dans le four. Vous allez alors courir jusqu’à la cuisine le plus vite possible en coordonnant une série de mouvements afin de sauver votre repas. Alors, vous déciderez si vous allez manger les parties les moins brûlées de votre pizza ou non, et retournerez au salon pour voir la suite de votre film. Les processus cognitifs ont guidé toute cette succession d’actions.

Une interaction harmonieuse entre les processus mentaux est fondamentale pour que nous analysions correctement la réalité et que nous répondions en conséquence. Grâce aux processus mentaux, nous pouvons nous adapter avec flexibilité aux demandes de chaque situation. Nos fonctions exécutives sont chargées de coordonner ces procédés.

Malgré que les processus mentaux interagissent entre eux, ils peuvent également agirent séparément. Par exemple, nous pouvons observer comme des personnes avec des altérations du langage ou de la mémoire sont parfaitement capables de percevoir des stimulations ou de résoudre des problèmes mathématiques.

Qui étudie les processus cognitifs ?

Les processus cognitifs sont analysés par différentes sciences comme la linguistique, la sociologie, la neurologie, anthropologie ou la philosophie. Quant à la psychologie, on parle de psychologie cognitive pour désigner la branche qui se dédie à étudier les processus cognitifs et à nous permettre d’améliorer nos processus mentaux.

Dans les années 60, grâce aux professionnels de différentes disciplines, la révolution cognitive put avoir lieu, qui encouragea l’étude de ces procédés. Les processus mentaux en psychologie sont étudiés en profondeur. Actuellement, son étude est dans un “âge d’or” puisque celle-ci est utilisée dans des champs très variés, comme la psychothérapie ou le marketing.

En fait, les techniques de neuro-images sont d’une grande utilité pour découvrir comment nous traitons les informations dans notre cerveau. De grandes avances dans la compréhension des processus cognitifs continuent d’être découvertes grâce à ces techniques. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment ces processus cognitifs fonctionnent et comment ils interviennent dans différents contextes de votre vie quotidienne.

Types de processus cognitifs : quels sont les processus cognitifs ?

Processus cognitifs inférieures ou basiques

Sensation et perception

Les sensations sont provoquées par les différentes stimulations qui existent dans notre environnement. Elles nous parviennent à travers nos sens et nous permettent de connaitre les informations sur le monde extérieur. Ce sont des données immédiates que nous recevons de notre environnement ou de notre propre corps. Par contre, le processus mental basique de perception implique certaines interprétations des éléments que nous percevons.

Nous percevons continuellement différentes stimulations, et souvent sans avoir besoin de réaliser un effort. Nous sommes conscients du mouvement des personnes qui nous entourent, des messages que nous recevons sur notre téléphone, des goûts des aliments que nous mangeons, de la disposition des meubles dans un pièce, de notre posture corporelle, etc… Nos expériences précédentes sont essentielles pour nous permettre de donner un sens aux stimulations que nous percevons.

Les psychologues de la Gestalt ont réalisé de grands avancements dans le domaine de l’étude de la perception. Ceux-ci pensent que “le tout est plus grand que la somme de ses parties”. C’est à dire qu’ils considèrent que nous sommes des êtres actifs dans notre perception de la réalité, Ainsi, ils ont élaboré les célèbres lois de la Gestalt, qui expliquent les phénomènes de la perception, comme les illusions d’optiques.

Attention

Malgré le grand nombre de’éléments qui nous entourent à tout moment, nous sommes capables d’être attentif à un grand nombre de stimulations ainsi que de diriger notre attention en fonction de nos intérêts.

Certaines actions comme marcher ou mâcher ne requièrent pratiquement pas d’attention. Par contre, nous devons nous concentrer le plus possible pour chaque mot que nous prononçons et pour notre langage corporel lorsque nous devons faire une présentation face à un public exigent.

Heureusement, nous arrivons à automatiser certains processus que nous avons répété plusieurs fois. Par exemple, malgré le grand effort que cela demande de coordonner toutes les tâches que la conduite requiert au début, par la suite nous arrivons à conduire d’une manière beaucoup plus fluide.

Mémoire

Quelle est la capitale de la France ? Qui était votre meilleur(e) ami(e) à l’école ? Notre mémoire a les réponses à ces questions et à un infinité d’autres questions similaires. Elle nous permet de codifier les données que nous percevons de notre environnement, en les considérant et en les récupérant ultérieurement.

Nous disposons de plusieurs types de mémoires, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, etc… Ces classes interagissent entre elles, mais elles ne dépendent pas toutes de la même partie de notre cerveau. Ce qui permet par exemple à une personne qui souffre d’amnésie de se rappeler comment marcher même si elle ne peut pas se rappeler de ses proches.

Processus cognitifs : inférieurs ou basiques supérieurs et ou complexes

Processus cognitifs supérieurs ou complexes

Intelligence

L’intelligence est un concept global qui nous aide à résoudre différents types de problèmes. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples de Gardner a été largement acceptée. Gardner soutient qu’il n’existe pas qu’un seul type d’intelligence et qu’il est préférable de prendre en compte différentes capacités de différents domaines.

L’intelligence interpersonnel, la linguistique, la logique mathématique ou la musique sont des exemples des différentes casses des ses processus cognitifs supérieurs. Actuellement, nous parlons également de l’importance de l’intelligence émotionnelle, qui est essentielle pour être capables de gérer les imprévus de notre quotidien.

Il existe certaines caractéristiques plus habituelles chez les personnes intelligentes. Cependant, nous pouvons mettre en pratique des stratégies pour développer notre intelligence. Ce processus mental supérieur n’est pas statique et ne peut pas être simplement déterminé par un numéro obtenu dans un test pour mesurer notre quotient intellectuel.

Pensée

La complexité et l’hétérogénéité de nos pensées est quelque chose de fascinant. Ce processus mental supérieur est chargé des tâches relatives à la résolution de problèmes, au raisonnement, à la prise de décision, à la pensée créative, à la pensée divergente, etc…

Pour simplifier ces fonctions, notre cerveau a tendance à créer des concepts. Nous devons regrouper les idées, les objets, les personnes ou n’importe quelle classe d’éléments possible. Généralement cela nous aide à rendre nos processus mentaux plus flexibles. Cependant, nous essayons d’être logiques et nous ignorons souvent à quel point nous pouvons être irrationnel.

Nous utilisons de raccourcis pour analyser toute information et penser plus rapidement. Cela nous conduit à commettre des biais cognitifs, qui sont des déviations du processus normal de raisonnement. Par exemple, parfois nous croyons que nous sommes capables de deviner ce qu’il va se produire dans un jeu de hasard.

En fait, ces biais cognitifs peuvent même parfois produire des distorsions cognitives, qui sont des pensées extrêmement négatives et irrationnelles comme “tout le monde me déteste”. Cependant, nous pouvons nous-même retenir nos pensées obsessives.

Langage

D’une manière étonnante, nous sommes capables de produire et de comprendre différents sons et mots, que nous pouvons combiner en une infinité de phrases et exprimer avec précision ce que nous souhaitons communiquer. De plus, nous accompagnons nos paroles de notre langage corporel, et nous pouvons également parler plusieurs langues différentes.

Le développement du langage se produit tout au long de notre cycle de vie. Les compétences communicatives de chaque personne varient considérablement et peuvent être améliorées par la pratique. Certains troubles du langage rendent particulièrement difficile la communication, pour différentes raisons, bien qu’il soit possible d’aider les personnes qui souffrent de ces problèmes.

Processus cognitifs dans l’éducation : application et exemples

Les processus mentaux en psychologie sont analysés avec comme but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Il est essentiel que nous apprenions à les développer et les gérer dès notre plus jeune âge. À l’école nous devons faire face à différentes activités qui mettent à l’épreuve nos capacités d’intériorisé des connaissances, d’écouter nos camarades ou de surmonter des difficultés imprévues.

Processus cognitifs dans l’apprentissage

Il existe différentes théories de l’apprentissage. Cependant, malgré quelques défenseurs de l’apprentissage associatifs, aucune n’ignore les processus mentaux. D’un autre côté, aucun processus cognitif de l’apprentissage ne semble agir indépendamment des autres. Nous nous efforçons pour intégrer toutes nos ressources afin d’améliorer habitudes d’études et d’arriver à un apprentissage significatif.

Processus cognitifs pour la lecture

Lorsque nous nous retrouvons face à un livre nous devons reconnaître les lettres, éviter de nous laisser distraire par des stimulations extérieures, nous rappeler des mots que nous venons de lire, associer ce que nous lisons avec les autres contenus que nous avons appris précédemment, etc…

Cependant, nous ne traiterons pas l’information de la même manière si nous souhaitons uniquement trouver un fragment qui nous intéresse en particulier, si nous sommes en train d’étudier pour un examen ou si nous souhaitons profiter de l’histoire que nous lisons.

Processus cognitifs pour l’écriture

En ce qui concerne les processus mentaux impliqués dans l’écriture, il se passe la même chose que pour ceux qui concerne la lecture. Nous avons besoin d’ignorer les distractions qui nous empêchent de rédiger, essayer d’écrire lisiblement, de se rappeler de ce que nous écrivons, de faire attention à l’orthographe, etc…

De plus, il est également nécessaire que nous planifiions ce que nous souhaitons écrire. Est-ce que cette expression est trop familière ? Est-ce que les autres pourront comprendre ce que je souhaite transmettre ? Ce zéro ressemble à un “o” ?

Conseils et activités pour améliorer les processus cognitifs : comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux ?

Indépendamment de si vous êtes en train de chercher des activités ou des exercices pour le développement cognitif infantile ou si vous souhaitez améliorer vos processus mentaux, voici quelques recommandations afin que vous puissiez y arriver. Il est possible d’entraîner nos capacités cognitives dans toutes les étapes de notre vie.

1. Prenez soin de votre santé

Notre santé mentale et notre santé physique sont inséparables de nos processus cognitifs. Il existe différentes mauvaises habitudes qui altèrent notre mental et empirent notre rendement dans les différentes tâches de notre quotidien. Par exemple, l’habitude d’être tout le temps collé à notre téléphone portable avant d’aller dormir, de nous sous-estimer, de ne pas prendre soin de nos relations sociales ou de manger des aliments peu salutaires se répercutent sur nos processus mentaux.

2. Utilisez la technologie

De nos jours, il existe un grand nombre d’activités comme les jeux mentaux qui permettent d’évaluer et d’entraîner notre cerveau d’une manière simple et divertissante. La neuroéducation nous permet de mieux connaître comment apprend notre cerveau et de développer nos processus mentaux.

CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive. Grâce à différentes activités divertissantes proposées sur cette plateforme vous pouvez améliorer vos capacités comme la mémoire, la planification, la reconnaissance ou l’exploration visuelle. CogniFit offre des activités de développement cognitif pour adultes et également pour enfants.

3. Évaluez vos progrès

Réaliser une autoévaluation tous les certains temps nous permet de découvrir quels sont nos progrès et de savoir quelles sont nos carences pour continuer à avancer. Il est essentiel que nous croyions qu’il est possible de développer nos processus cognitifs et notre intelligence ou notre langage. C’est une question de pratique et de confiance en soi.

4. Développer une pensées critique

Nous poser des questions et ne pas accepter n’importe quel argument nous aide à être plus compétents et autonomes. La pensée critique nous permet d’améliorer nos habilités pour raisonner, pour réaliser des connections créatives entre différentes idées, pour développer notre langage, pour analyser en profondeur notre environnement, etc… La curiosité est fondamentale pour exploiter notre potentiel maximum.

Si vous souhaitez développer la pensée critique des plus petits, il existe de nombreuses options pour y arriver. Vous pouvez leur demander quelles sont les raisons qui ont conduites une personne à se comporter d’une certaine manière et non d’une autre, vous pouvez leur demander d’expliquer leurs arguments lorsqu’ils prennent une décision ou leur proposer de débattre avec une personne qui à un point de vue différent du leur. Vous pouvez également essayer de pratiquer ces activités vous-même.

5. Lisez

Comme nous l’avons déjà dit, la lecture implique un grand nombre de processus cognitifs. En plus, cela peut procurer une grande satisfaction et nous transmettre un grand nombre de connaissances. Lire est une bonne manière d’apprendre à nous concentrer sur une seule tâche et pour améliorer nos capacités communicatives.

6. Dédiez du temps aux activités créatives

Peindre, écrire des contes, composer des chansons, créer des chorégraphies, participer à une pièce de théâtre, etc… Peu importe quelle activité vous préférez pratiquer, l’important est de réserver un moment au quotidien pour notre créativité. N’importe qui peut avoir la capacité de créer, c’est une question de pratique et de confiance encore une fois.

Les tâches créatives présentent un grand nombre de bénéfices pour nos processus cognitifs. Elles nous aident à développer notre intelligence, notre concentration, notre habileté pour trouver des réponses plus originales à nos problèmes, notre capacité d’attention, et cela nous permet même de nous relaxer.

7. Évitez de réaliser plusieurs tâches en même temps

Parfois nous ne savons pas comment nous allons réussir à accomplir toutes nos obligations. Il est logique d’essayer de tout faire en même temps afin de terminer plus vite. Cependant, cette façon de procéder est souvent contre-productive. C’est une mauvaise chose que nos enfants apprennent à faire beaucoup de choses en même temps et non à se dédier exclusivement à une tâche concrète à la fois.

Cela serait merveilleux de pouvoir tout faire en même temps. Mais lorsque nous essayons de voir un film, de répondre à un e-mail, de rédiger un rapport de travail, de nous rappeler des activités que nous avons écrites dans notre agenda et de se souvenir que nous avons mis une pizza dans le four… le plus probable est que nous ne faisions aucunes de ces tâches correctement.

Il est préférable de se concentrer sur le présent afin de pouvoir profiter de chaque instant et de pouvoir être plus efficace. C’est la meilleure façon de réaliser adéquatement nos activités futures. Si cela vous demande beaucoup d’efforts de prêter attention à ce que vous êtes en train de faire et que vous vous distrayez facilement, vous pouvez essayer la méditation mindfulness.

8. Si vous souhaitez aider vos enfants, laissez-les résoudre leurs problèmes tout seul

Il est nécessaire de soutenir les plus petits et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur vous. Mais si un enfant est habitué à ce que les autres lui solutionnent tous ses problèmes simplement en le leur demandant, il ne s’efforcera jamais à réaliser les tâches qui lui permettront d’améliorer son intelligence et d’aiguiser ses processus cognitifs basiques afin de découvrir des solutions et des alternatives.

Il est préférable d’agir uniquement si cela est vraiment nécessaire. Donner des pistes peut être une bonne technique afin que les enfants soient capables d’avancer vers la solution peu à peu et qu’ils s’efforcent tout en étant conscient qu’ils peuvent compter sur nous si besoin.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer vos processus cognitifs. Et vous, est-ce que vous exercez vos processus cognitifs ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Neuropsychologie : guide complet pour comprendre la neuropsychologie

Répondons à toutes les questions que vous pouvez avoir à propos de la neuropsychologie : qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qu’elle étudie, le rôle de neuropsychologue, avec quel type de patient travaillent les neuropsychologues, quelles tests cognitifs sont les plus utilisés dans ce domaine, comment sont-ils appliqués, etc…

La neuropsychologie est une science qui est à son apogée, même si elle n’est pas connue à 100%. C’est pour cela que dans cet article nous allons répondre à toutes vos questions sur le sujet.

Guide complet sur la neuropsychologie

Qu’est-ce que la neuropsychologie ? Définition et concept

La neuropsychologie est une spécialité concrète de la psychologie, avec un environnement d’étude plus spécifique. Alors, qu’étudie donc la neuropsychologie ? La neuropsychologie est la science qui étudie les effets que produisent une lésion ou un dommage cérébral dans les structures du système nerveux central. Ces lésions provoquent des changements des processus cognitifs, émotionnels et psychologiques. Elles peuvent être produites par différentes causes, comme par exemple, les traumatismes cranéoencéphalienne, les ictus, les tumeurs, les maladies neurodégénératives ou les maladies du développement. Que signifie neuropsychologie ? Sa définition concrète explique qu’il s’agit de la relation entre les fonctions supérieurs et les structures cérébrales. C’est une spécialité qui se trouve à mi-chemin entre la psychologie et la neurologie.

Histoire de la Neuropsychologie

L’origine de la neuropsychologie se trouve au 19ème et 20ème siècle, selon différentes études de psychologues et de médecins. Parmi les principales études qui ont entraîner la création de la neuropsychologie, nous pouvons souligner l’étude de l’aphasie (Pierre Paul Broca), qui détermine que la localisation centrale de la production du langage se trouve dans la partie du cerveau que nous connaissons aujourd’hui comme l’aire de Broca (hémisphère gauche). Une autre étude qui mérite d’être mentionnée pour son apport important dans l’histoire de la neuropsychologie est la création de la Phrénologie (Franz Joseph Gall), qui considère qu’il existe des fonctions mentales avec des localisations différentielle dans le cerveau. Parmi ses découvertes se trouve la différenciation de l’être humain avec les animaux pour le développement du cerveau et du lobe frontal. Mais s’il y a une personne à qui nous devons la création de la neuropsychologie, c’est Alexander Romanovich Luria, qui est aujourd’hui considéré comme le père fondateur de la neuropsychologie. Luria a perfectionné l’étude du comportement des personnes qui souffrent de lésions du système nerveux, il a également créé différentes batteries de test psychologique qui permettent d’établir les défaillances des différents processus psychologiques. Actuellement, en plus de l’observation clinique, les études s’appuient sur différentes études d’images cérébrales (TAC, PET, SPECT, RMf) et de sciences cognitives qui créer des schémas de fonctionnement et de réhabilitation des fonctions altérées, basés sur les fonctions préservées du cerveau.

Fonctions cognitives étudiées par la neuropsychologie

Dans le domaine de la neuropsychologie, il existe différents champs d’action, que nous décrivons dans ce paragraphe : la neuropsychologie clinique inclue tous les champs qui englobent cette spécialité, bien qu’il faille savoir qu’il existe différentes sous-spécialités dans chaque champs concret (attention, mémoire, langage et fonction exécutives). Nous allons donc différencier ces différents champs d’action de la neuropsychologie :

  • Neuropsychologie de l’attention : ce champ cognitif est un objet d’étude très important dans le domaine de la neuropsychologie, en plus d’être un élément fréquent dans son évaluation. Selon Luria, le père de la neuropsychologie, l’attention consiste en un processus sélectif de l’information nécessaire pour réaliser une activité concrète. Pour la neuropsychologie, l’attention serai l’expression du travail du Système Activateur Réticulaire Ascendant et des hémisphères cérébraux en synchronisation avec les lobes frontaux.
  • Neuropsychologie de la perceptionl’ophtalmologue français L. Verry fut l’un des premiers à affirmer qu’il existe des zones neuronales spécifiques à la perception visuelle, c’est à dire qu’il existe des zones cérébrales concrètes pour les différentes fonctions. En neuropsychologie, l’altération de la perception est nommée agnosie.
  • Neuropsychologie de la mémoire : il s’agit probablement de l’un des champs les plus étudiés, ou du moins sur lequel nous en connaissons le plus. Un des auteurs les plus importants dans le champ de la neuropsychologie de la mémoire est Ebbinghaus, qui a étudié les processus de la mémoire d’une perspective psychologique, afin d’en étudier plus tard les processus physiologiques. Ces études furent cruciales pour connaître l’organisation et le fonctionnement de la mémoire. L’altération de la mémoire peut avoir plusieurs dénominations différentes, en fonction de sa cause. Il y a par exemple l’amnésie, les détériorations cognitives ou les démences. Le principal trouble qui est directement lié aux pertes de mémoires est la maladie d’Alzheimer.
  • Neuropsychologie du langage : elle étudie la communication verbale en tenant compte des processus de formulation, de codification, de compréhension et de décodification lorsque l’une ou l’autre des voies du langage se voit affectée par une lésion cérébrale. L’altération produite sur e langage à cause d’une lésion cérébrale est connue comme aphasie, comme l’aphasie de Broca ou l’aphasie de Wernicke.
  • Neuropsychologie des fonctions exécutives : les fonctions exécutives englobent un grand nombre d’habiletés et de stratégies cognitives dirigées vers un but précis. Parmi les fonctions exécutives nous trouvons différents processus, comme l’inhibition des réponses, la flexibilité cognitive et la mémoire de travail entre autres. Ces fonctions sont importantes pour le développement des activités de la vie quotidienne, et une altération de l’une d’entre elles peut affecter la prise de décision, la planification des tâches, la résolution de problème ou l’autocontrôle.

Évaluation psychologique : tests de neuropsychologie

Les tests de neuropsychologie sont créés pour réaliser des évaluations cognitives, c’est à dire de mesurer l’état des différents domaines cognitif. Il faut spécifier quel domaine l’on souhaite évaluer afin de choisir correctement le test adéquat. Voici quelques exemples de tests neuropsychologiques et la capacité cognitif associée :

  • Attention : d2, annulation (WAIS-IV), TMT.
  • Perception (Gnose) : VOSP, Test de Ishiara, Figures incomplètes de Gollin.
  • Mémoire : Paires de mots (WMS-III), Vocabulaire, Similitudes, Information (WAIS-IV).
  • Langage : FAS, Test de Denomination de Boston.
  • Fonctions exécutives : Carte du zoo, chercher la clé.
  • Praxie : Test de la Montre, PIEN-B, Copie (Dessins- WAIS III).

Aujourd’hui, le nombre de tests informatisés (réalisés avec un ordinateur) sont en augmentation. Ces tests sont souvent plus pratiques grâce à leur facilité d’utilisation et l’automatisation de certains processus d’évaluation. Dans ce domaine, CogniFit est l’outils le plus utilisé au niveau mondial et est leader en évaluation et en entraînement cognitif informatisé. CogniFit est disponible en un grand nombre de langages différents, dont le français.

CogniFit – outils de neuropsychologie

Avec quel type de patients travail la neuropsychologie ?

Le domaine de la neuropsychologie travail avec une population de tout âge. On peut travailler avec les bébés pour l’attention précoce, avec les adolescents pour les difficultés d’apprentissage, avec les adultes pour les dommages cérébraux et avec les personnes âgées pour les démences. Les patients les plus fréquents qui font appel aux neuropsychologues sont ceux qui ont souffert de lésions cérébrales, que ce soit à cause d’un traumatisme crâno-encéphalique, ou à cause d’une maladie neurodégénérative. Les personnes préoccupées pour leurs pertes de mémoire sont un groupe toujours plus grand de personnes qui font appel à la neuropsychologie pour améliorer leur situation. Actuellement, il existe des ateliers préventifs, dans lesquels différents exercices de stimulation cognitive sont réalisés, surtout pour travailler les domaines de l’attention, de la mémoire et des fonctions exécutives. De plus, des études récentes ont permis de réaliser des diagnostics précoces de la maladie d’Alzheimer grâce à l’utilisation de tests neuropsychologiques. Par rapport à la psychologie clinique, les troubles comme la schizophrénie, la dépression ou les troubles obsessionnels compulsifs affectent différentes fonctions cognitives ce qui rendent l’exploration neuropsychologique nécessaire. Le neuropsychologue évalue également les personnes saines en investiguant et en comparant leur activité cérébrale avec celle des personnes qui souffrent de difficultés d’apprentissage et évalue l’étendu des dommages cérébraux dans les cas de lésions ou pour simuler des expertises médicolégales, entre autres fonctions.

Neuropsychologie infantile

La neuropsychologie infantile est une neuroscience qui étudie les liens entre le comportement et le cerveau en développement. Comme son nom l’indique, elle est dirigée vers une population infantile. Les principaux domaines cognitifs travailler dans cette spécialité sont les troubles du développement, la neuropsychologie du langage et l’hyperactivité ou les TDAH (Troubles du déficit d’attention avec Hyperactivité).

Neuro-réhabilitation dans le domaine de la neuropsychologie

On ne peut pas séparer les concepts de neuropsychologie et de neuro-réhabilitation. La neuro-réhabilitation est un processus centré sur la récupération de dégâts cérébraux provoqués par une lésion dans le système nerveux et comprend l’apprentissage de stratégies comme la compensation des altérations fonctionnelles. Pour cela il est nécessaire de réaliser une évaluation neuropsychologique exhaustive afin de déterminer quels sont les domaines cognitifs sont les plus affectés par les dommages cérébraux, dans le but de créer un programme de réhabilitation ciblé sur les nécessités de l’individu. Les principales stratégies d’intervention en neuropsychologie sont la restauration, la substitution et la compensation.

Cas cliniques de neuropsychologie

Tout au long de l’histoire de la neuropsychologie, de nombreux cas cliniques qui ont permis de découvrir comment fonctionne notre cerveau sont devenus célèbres pour leur contribution à cette science. Comme nous l’avons mentionné dans l’histoire de la neuropsychologie, cela fut le cas du patient de Broca qui permit de déterminer la localisation cérébrale de la production du langage à la suite d’un cas d’aphasie. Grâce à cet apport, aujourd’hui nous connaissons l’aire 44 de Brodmann comme l’aire de Broca (lobe frontal gauche) et l’aphasie de production comme l’aphasie de Broca. En lien avec les troubles du langage, il y a un autre cas connu dans l’histoire de la neuropsychologie, c’est le cas de Wernicke. L’anatomiste Wernicke étudia différents cas de patients avec des dommages dans le lobe temporel et conclut qu’une altération dans l’aire 22 de Brodmann (connue de nos jours comme l’aire de Wernicke) produit chez les patients une incapacité de compréhension et de répétition du langage, mais maintenant la capacité de production du langage. Cette conclusion démontra la justesse des études antérieurs réalisées par Broca qui affirmait qu’il existe non seulement une zone cérébrale chargée du langage, mais que plusieurs zones sont impliquées. Cette altération est connue aujourd’hui comme l’aphasie de Wernicke. En lien avec la mémoire, le cas le plus connu étudié par la neuropsychologie est le cas du patient HM. Ce patient souffrait d’une épilepsie intraitable, pour laquelle les médecins avaient déterminé la nécessité d’une intervention chirurgicale. L’origine de l’épilepsie se trouve dans les lobes temporels médians gauche et droit. La chirurgie fut une réussite, puisque les symptômes épileptiques avaient disparu, mais cela généra une amnésie antérograde. Ce cas clinique proportionna une information importante sur les pathologies cérébrales et contribua au développement des théories sur le fonctionnement de la mémoire. Pour terminer, mais pas des moindres, il y a le cas de Phineas Gage, qui, après avoir perdu une partie des lobes frontaux du cerveau dans un accident professionnel, fut capable de récupérer la majorité de ses habiletés mentales. Ce qui cet accident changea fut sa personnalité, et Phineas Gage se convertit en une personne de mauvaise humeur et irritable. Ce cas fut important dans l’histoire de la neuropsychologie car il permit de découvrir que les changements produits dans le cerveau n’altèrent pas uniquement les fonctions cognitives, mais qu’ils affectent également la personnalité.

Le rôle de la neuropsychologie

Les neuropsychologues sont présents dans différents domaines (académique, clinique et investigation). Dans le domaine clinique, qui est actuellement le plus étendu, il se charge de l’évaluation et du diagnostic des effets psychologiques et comportementaux des dommages cérébraux chez un individu, avec pour objectif de réaliser un traitement de réhabilitation personnalisé. Les neuropsychologues cliniques réalisent des évaluations pour déterminer les dommages cérébraux d’une personne, pour déterminer quelles zones anatomiques sont affectées et quelles sont les fonctions cognitives préservées ou altérées. Avec ces données il pourra réaliser un programme efficace de réhabilitation neuropsychologique. Les fonctions principales du neuropsychologue sont les suivantes :

  • Evaluer et/ou établir un diagnostic clinique (cognitif, comportemental et émotionnel) grâce à des tests standardisés.
  • Réhabilitation et traitement psychothérapeutique.
  • Orienter la famille, les patients et le personnel sanitaire et d’assistance.

De plus, le neuropsychologue joue un rôle important dans le domaine académique et le domaine de l’investigation, avec comme objectif de découvrir et de transmettre les connaissances liées au cerveau, aux capacités cognitives et au comportement. De nos jours, il existe de plus en plus de neuropsychologues qui se dédient soit à la recherche, soit à l’éducation dans différentes institutions. Les principaux environnements dans les quels interviennent les neuropsychologues sont les suivants :

  • Centres de jour et résidences.
  • Unités de mémoire et de démences.
  • Entreprises pharmaceutiques.
  • Équipes pluridisciplinaires de santé mentales.
  • Psychologie médicolégale.
  • Psychologie infantile.

En résumé…

Pour terminer, nous souhaitons mettre en avant le rôle si important de la neuropsychologie de nos jours. Il s’agit d’une science qui s’est spécialisé dans l’étude du comportement et du développement des aptitudes liées au système nerveux, et nous a permis de découvrir différents traitements neuro-réhabilitateurs pour différents types de pathologies. De plus, les études et les recherches ont également aidé à découvrir des traitements préventifs pour les maladies neurodégénératives, comme pour la maladie d’Alzheimer.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuropsychologie. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Sara Morales Alonso, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en psychologie sanitaire.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Créatine et Créatinine : que sont ces substances, que nous indiquent-elles et comment les mesurer

Qu’est-ce que la créatinine ? Comment peut-on la mesurer ? Qu’est-ce que cela nous indique ? La créatinine est une substance inoffensive dans le sang, et est produite et éliminée constamment par notre organisme. Dans cet article, nous vous donnons plus de détails sur comment notre organisme génère la créatinine, ce que nous indiquent les niveaux de créatinine ainsi que d’autres curiosités comme le lien entre notre masse musculaire et notre fonctionnement cérébral.

Créatine et Créatinine

Créatinine, qu’est-ce que c’est ?

On peut dire que la créatinine est le produit final (le déchet) qui résulte de la métabolisation de la créatine (composé nitrogène naturel très proche des acides aminés). Cette dernière se trouve naturellement dans notre organisme. Nous la filtrons grâce à notre foie et l’envoyons aux muscles à travers notre flux sanguin.

De cette façon, le processus commence par la métabolisation de la créatine dans os muscles. Les déchets, qui sont la créatinine, sont retournés au flux sanguin et ensuite filtrer par nos reins. La dernière étape serait de les expulser dans notre urine.

Quand nous souhaitons connaître les niveaux de créatinine, nous utilisons es analyses d’urine. De cette façon, la mesure de la créatinine est un des meilleurs indicateurs pour connaître l’état de nos reins et comment ceux-ci fonctionnent.

Niveaux de créatinine dans le sang

Nous avons déjà dit que la créatinine est le produit qui résulte de l’utilisation de la créatine dans les muscles, et que l’on peut la trouver en permanence dans notre corps. Ainsi, si on observe une altération ou un déséquilibre, cela nous servira de signal d’alarme et nous informera que quelque chose ne tourne pas rond.

  • Niveaux élevés : Une augmentation de la concentration de créatinine dans le sang indique une insuffisance rénale. Pourquoi ? La créatinine est dans le sang et passe par les reins, et si ceux-ci ne fonctionnent pas bien et ne filtre pas assez le sang, la créatinine s’accumule dans le flux sanguin.
  • Niveaux normaux : Les niveaux normaux de créatinine ne sont pas absolus, et varient en fonction de beaucoup de facteurs, comme :
    • Le volume de musculature : plus la masse musculaire est grande, plus les taux sanguins de créatinine sont élevés.
    • Âge : plus l’on vieillit, plus nos niveaux de créatinine dans le sang sont élevés. Pour un enfant, la norme est de 0,2 à 1 mg/dl.
    • Sexe : Les hommes ont biologiquement une musculature plus grande que les femmes. La norme pour un homme est entre 0, et 1,3 mg/dl et chez une femme la norme est entre 0,5 et 1,2 mg/dl.
  • Niveaux faibles : En général, il est plus rare qu’une personne se rende chez son médecin pour avoir un taux trop bas de créatinine. Cela pourrait être causé par :
    • Une maladie qui entraîne une diminution musculaire
    • Après une longue hospitalisation et un alitement prolongé
    • Lorsque l’on vieillit, notre masse musculaire diminue

Un jeune homme sportif peut avoir un taux de 1,4 mg/dl de créatinine sans pour autant souffrir d’une maladie ou d’une insuffisance rénale, alors qu’une femme âgée et maigre qui a un taux de 1,2 mg/dl peut souffrir des reins.

Le résultat de créatinine sert à calculer le taux de filtration rénal (clearance de la créatinine), qui est le volume de sang qui est filtré par les reins par minute.

les reins filtrent normalement jusqu’à 180 litres de sang par jour (environ 120 ml/min). Par exemple, une valeur inférieure à 60 ml/min indiquerait une insuffisance rénale chronique.

Différences entre créatinine et créatine

Nous avons déjà mentionné ces deux termes plus haut dans cet article, mais nous allons revenir dessus afin de voir quelles différences il y a entre la créatinine et la créatine.

La créatine, en soi, est un nutriment utile aux muscles. C’est l’énergie dont nos muscles ont besoin constamment pour fonctionner, leur combustible.

Nous consommons de la créatine constamment, même lorsque nous sommes au repos. D’un autre côté, la créatinine est le résultat de cette consommation de créatine. Sa production est constante, dû à la consommation constante de créatine par les muscles.

Créatine, musculature et cerveau.

Musculature : Il est très courant que les sportifs utilisent des suppléments nutritifs pour aider leurs muscles à se développer ou à récupérer de l’effort. Un exemple de ces suppléments est la créatine. Les suppléments à base de créatine sont parmi les suppléments privilégiés des personnes qui se rendent régulièrement au fitness, car en plus d’être totalement naturel, ils n’ont en général pas d’effets indésirables sur l’organisme et aide les fibres musculaires à ne pas trop souffrir du stress après un entraînement, facilitant la récupération.

Cependant, il existe d’autres applications aux suppléments contenant de la créatine.

Cerveau : Nous avons trouvé des informations intéressantes sur la localisation de la créatine dans notre corps dans les travaux de Victor M Cabrera Oliva “Les aides erégogéniques dans le sport : mythes et réalités” :

Les plus fortes concentrations de créatine dans le corps humain se trouve dans les muscles squelettiques, avec environ 95% de la créatine du corps, composé principalement de créatine libre (40%9 et de décréatine phosphorylé ou phosphocréatine (55%). Le 5% restant est réparti entre les tissu organiques comme le cœur, les spermatozoïdes, la rétine et le cerveau fondamentalement.
 En continuant nos recherche sur la créatinine dans notre cerveau, nous avons rencontré cet article “Différence cérébrale de la créatine : premiers patients espagnols avec une mutation du gène GAMT” dans lequel on peut trouver beaucoup d’informations intéressantes sur un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires :

Les syndromes de déficits cérébraux de créatine constituent un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires qui affectent la synthèse et le transport de la créatine et se caractérisent par un manque ou une absence de créatine et de phosphocréatine dans le cerveau. Il existe un groupe d’erreurs congénitales du métabolisme qui ont pour effet de produire un déficit de créatine dans le cerveau.

Nous pouvons également dans une étude publiée en ligne par la revue “Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences” que la consommation de créatine stimule l’activité cérébrale et favorise la mémoire et la vitesse de traitement des informations..

  • Les cellules comme les neurones, qui nécessitent une plus grande quantité d’énergie, dépendent grandement de la fonction du système créatine-phosphocréatine pour le transport de celle-ci.

Chez CogniFit, nous disposons de différents outils qui permettent d’exercer le cerveau. Il s’agit de la plateforme leader en stimulation cognitive, ses exercices cérébraux peuvent être pratiquer en ligne depuis n’importe quel dispositif. Il s’agit d’exercices cliniques élaborés par des neuropsychologues et des neuroscientifiques qui sont présentés d’une manière simple et distrayante.

Cette plateforme permet d’entraîner d’une manière professionnelle les principales fonctions cérébrales comme l’attention et la mémoire.

Ce programme a été validé par la communauté scientifique et sont utilisé par des hôpitaux, des écoles et des universités du monde entier. Nous vous invitons à découvrir cet outil facile à utiliser qui vous aidera à évaluer et à améliorer vos capacités cognitives.

Conclusion

En repassant le contenu que nous avons mentionné tout au long de cet article, nous pouvons mettre en évidences différents concepts.

Premièrement, nous savons ce qu’est la créatinine et comment celle-ci est formée dans notre organisme. Nous savons qu’elle est le produit de la métabolisation de la créatine par les muscles.

Les niveaux de créatinine dans le sang sont directement liés avec des problèmes rénaux, et la mesure dans les urines de ces niveaux de créatinine dans le sang est par conséquent l’indicateur le plus utilisé pour identifier les problèmes rénaux.

La créatine joue un rôle essentiel dans le développement de la musculature et beaucoup de sportifs utilisent de suppléments à base de créatine. De plus, dans l’alimentation, les plus grandes sources de créatine se trouve dans les viandes rouges maigres, le saumon et le thon, cependant, même s’il s’agit des aliments les plus riches en créatine, ils en contiennent assez peu. En réalité, il existe à ce sujet un problème pour les végétarien et les végétaliens, car ils peuvent souffrir d’une certain carence en créatine dû à leur alimentation. Il ne faut pas oublier que la créatine est vraiment importante pour la musculature, ainsi que pour l’activité cérébrale, plus concrètement pour la mémoire. En effet, si vous consultez le lien de la revue que nous avons cité précédemment, il met en évidence que certaines personnes de l’études sont végétariennes afin d’établir d’étudier les cas de personnes qui ne consomment pas d’aliments d’origine animal qui contiennent de la créatine.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Est-ce que vous connaissiez déjà la créatine et la créatinine ? Avez-vous déjà réalisé des tests pour mesurer leurs niveaux dans vos urines ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Psychologie des couleurs : comment les couleurs nous affectent et que signifie chacune d’elles

La signification des couleurs a une répercussion beaucoup plus importante sur nos actions du quotidien que ce que nous pouvons croire. Qu’est-ce que la psychologie des couleurs ? Comment les couleurs influencent-elles nos émotions ? Que signifient les couleurs ? Que transmettent les couleurs dans les différentes cultures ? Nous associons tous à chaque teinte un sentiment déterminé et différents concepts. Dans cet article nous vous présenterons la psychologie des couleurs, ses applications pratiques et nous vous donnerons quelques conseils utiles pour l’utiliser.

Psychologie des couleurs

Psychologie des couleurs : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert

La psychologie des couleurs est chargée d’investiguer comment les couleurs nous affectent. Les couleurs peuvent changer notre perception, altérer nos sens, nous faire ressentir des émotions, etc… Les couleurs ont le pouvoir d’améliorer notre mémoire et notre attention, et même le pouvoir de nous convaincre de prendre certaines décisions. Connaître la signification des couleurs est clé pour nous permettre de mieux comprendre nos comportements.

L’influence des couleurs peut changer l’impression que nous avons d’un lieu ou d’une pièce. Imaginez un jouet pour enfants en bas âge. Il est probable que vous ayez pensé à un objet brillant avec de forts contrastes de couleurs. Si vous pensez maintenant au même objet mais que vous l’imaginez en noir avec des parties argentées, cela ne résulte pas un peu étrange ?

Il n’existe pas de code de couleurs obligatoires pour chaque classe d’objet. Cependant, tout au long de notre vie nous réalisons des associations. Nous nous basons sur ce que nous voyons au quotidien, sans même y penser. Mais si nous voyons une banane bleue, des lentilles oranges ou un arbre jaune fluorescent, nous ne pourrons pas éviter d’être surpris.

La psychologie des couleurs est un champ d’étude qui se développe continuellement. Cette discipline est vitale pour les professionnels comme les créatifs ou les nouvelles entreprises ou les nouveaux produits qui prétendent entrer sur le marché efficacement. Cependant, découvrir la signification des couleurs peut nous aider à ne pas nous tromper dans des occasions spéciales, comme choisir un cadeau adéquat pour un ami selon sa personnalité ou simplement pour redécorer notre maison.

Les couleurs influencent vos émotions et votre moral. Psychologie des couleurs et émotions

Nous sommes soumis à une immense quantité de stimulations et nous réalisons un grand nombre de tâches différentes au quotidien. Notre cerveau doit faire face à divers défis simultanément à chaque instant. Cela ne nous donne pas le temps de traiter toutes les informations que nous captons au travers de nos sens.

Ainsi, les associations que nous développons sur des aspects si basiques de notre quotidien, comme les couleurs et les formes, nous permettent d’économiser une grande quantité de temps et d’énergie, car celles-ci sont traitées automatiquement.

De plus, nous sommes profondément émotionnels. Les couleurs interagissent avec notre mémoire, réveillent certains sentiments et orientent notre raisonnement. Elles nous rappellent des choses agréables comme ces bottes de pluie jaune et orange si rigolotes que nous avions lorsque nous étions petits, ou nous pouvons soudain être irrité par la vue d’un pull de la couleur favorite de notre ex.

Par exemple, cela n’est pas nécessaire de connaître en profondeur les théories sur la psychologie des couleurs pour savoir que des couleurs comme le rose ou le rouge (qui commencent à surgir de tous les côtés à l’approche de la St-Valentin) sont associées à l’amour et au romantisme. Si nous entrons dans un bâtiment avec cette combinaison de couleurs (en proportions adéquates), il est probable que nous nous rappelions soudainement combien nous sommes amoureux et que la personne que nous aimons mérite bien que nous lui achetions un joli cadeau.

Que signifie chaque couleur en psychologie ?

Ce sujet a suscité des débats passionnés. Les professionnels comme les psychologues, les sociologues, les linguistes ou les investigateurs de marché interprètent le sens des couleurs. Ils analysent des phrases comme “être vert de jalousie”, examinent les couleurs les plus fréquentes selon les différentes catégories de produits ou font de larges études sur différentes populations.

Que signifie la couleur blanche

C’est la couleur de la neige, du lait, du coton ou des robes de mariées. Le blanc représente un nouveau commencement, la légèreté, la perfection, la paix, l’innocence, etc…

Le blanc est une couleur qui prédomine dans les hôpitaux, il est aseptique et transmet de la tranquillité et du calme. Les chemises blanches sont utilisées pour créer une bonne impression. C’est une couleur immaculée et impartial. Le blanc est neutre et propre.

Une feuille blanche nous ouvre les portes d’un monde plain de possibilités, mais elle peut également nous faire ressentir une certaine sensation d’angoisse si nous ne savons pas comment l’utiliser. Des expressions comme “avoir un blanc” lors d’un examen peuvent être assez explicites.

Psychologie des couleurs : que signifie le blanc

Que signifie la couleur jaune

La couleur jaune est liée à des concepts positifs comme l’optimisme, la jeunesse, la confiance et la créativité. Nous dessinons souvent les visages souriants en jaune et il est très peu probable que nous nous habillons en jaune un jour ou nous sommes tristes. C’est la couleur du soleil, de l’or ou d’animaux si sympathiques comme les girafes ou les poussins.

Pourtant, le jaune est une couleur contradictoire. Elle est liée à la trahison, la cupidité, le mensonge, la folie ou la mise en garde. Des groupes de personnes rejetés par la société sont également liés au jaune, comme les juifs, les prostituées et les mères solitaires. Il faut souligner qu’en Chine il s’agit de la couleur la plus appréciée et qu’elle n’a quasiment pas de significations négatives là-bas.

Que signifie la couleur orange

La couleur orange capte immédiatement l’attention. Cette couleur se trouve dans de nombreux fruits et légumes ainsi que dans les coucher de soleil ou encore chez les personnes rousses. Beaucoup de chose que nous décrivons comme rouges sont en réalité orange, comme le feu ou les tuiles. Selon la psychologie des couleurs, l’orange représente l’extravagance, l’énergie, la transformation et le singulier.

Que signifie la couleur rouge

Le rouge est la couleur la plus passionnée, elle nous alarme et capte notre attention immédiatement. Selon la psychologie des couleurs, le rouge est lié à l’amour, au sang, à la joie, au suspens, aux croyances, à la guerre ou à l’interdit. Il apparaît sans cesse sur les panneaux de circulation, les prix en rabais ou dans la nourriture. C’est la couleur de l’urgence.

Il est impossible qu’il passe inaperçu, nous ne pouvons éviter de remarquer un rouge à lèvre ou les corrections sur un examen. Si vous souhaitez envoyer un message infaillible ou que l’on vous remarque, utilisez du rouge. S’habiller de rouge attire les regards sur soi et a un effet sur l’attraction sexuelle, autant chez les humains que chez les animaux.

Que signifie la couleur rose

Selon la psychologie des couleurs, le rose représente la douceur, la féminité, la délicatesse, l’enchantement, la sensibilité, la courtoisie, l’illusion, l’érotisme, etc… Il peut être infantile et être lié à l’enfance et à l’innocence. Mais il a également de nuances plus subtiles de ton et peut être lié à la nudité (dans notre culture).

La couleur rose est adorée par un grand nombre de personnes qui achètent tous ce qu’elles peuvent de cette couleur et est détestée par d’autres qui la trouve irritante, sexiste ou naïve. Le rose le plus critiqué est le fuchsia, car il est associé aux produits bon marché et au kitsch.

Psychologie des couleurs : que signifie le rose

Que signifie la couleur violette

Le violet est une couleur inusuelle et énigmatique. Selon la psychologie des couleurs, le violet est lié au monde du luxe, à la religion et à la sexualité. Les objets violets ont une aura ambivalente et attractive. Ce n’est pas une couleur fréquente dans la nature et se remarque facilement s’il est utilisé correctement.

Le violet a été lié à l’homosexualité et adopté par le féminisme. Il reflète la nostalgie, la fantaisie, la banalité, l’ambition, la vanité, l’inconstance, etc… Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’une couleur qui a de multiples significations ambiguës et qui a un grand potentiel pour être utilisé de manière créative.

Que signifie la couleur bleue

La couleur bleue est la couleur qui est le plus nommée comme couleur favorite. Selon la psychologie des couleurs, le bleu symbolise l’harmonie, la fidélité, la sympathie, la paix, la sérénité, la confiance, l’honnêteté, la communication, etc… Cela n’est pas un hasard si de nombreux réseaux sociaux (et beaucoup d’autre entreprises) l’utilisent dans leur logo.

Mais cette couleur n’a pas que des avantages, car elle inspire également la distance et le froid. Elle est totalement inappropriée pour la nourriture et nous rend suspicieux. La majorité des gens ne souhaiter pas avoir en face d’eux un plat de purée bleue. Le bleu est par contre très indiqué pour beaucoup d’autres usages, comme peindre un pièce d’un ton relaxant.

Psychologie des couleurs : que signifie le bleu

Que signifie la couleur verte

Le vert est une couleur plus naturelle. Elle nous rappelle l’herbe, la jeunesse, l’espérance, la santé, la fertilité, l’argent, etc… Selon la psychologie des couleurs, le vert est frais et harmonieux, il évoque des moments de paix, la jeunesse et la tranquillité. Les personnes qui ont une conscience environnementale se nomment “vertes”.

Pourtant, il ne s’agit pas d’une couleur complètement innocente, et est associées à la jalousie et au poison. Mais en général, la majorité de significations du vert sont vraiment positifs.

Que signifie la couleur brune

La couleur brune représente la paresse, le vagabondage, la saleté, la vulgarité ou la laideur. Elle peut paraître fade et obsolète. Le brun est l’une des couleurs les moins appréciée.

Pourtant, il s’agit de la couleur du bois et de l’automne, et nous rappelle des maisons solides, chaudes et agréables. Elle se trouve également dans les aliments tel que le chocolat et avoir un ton de peau bronzé est bien vue dans notre société actuelle. Le brun est une couleur qui est très présente autour de nous et qui éveille des multiples associations.

Psychologie des couleurs : que signifie le brun

Que signifie la couleur grise

Selon la psychologie des couleurs, le gris symbolise principalement la vieillesse et la sobriété. Il peut être obscure, médiocre et anodin ou cacher des secrets comme la “littérature grise” ou les “éminences grises”. D’un autre côté, le gris nous rappelle également la matière grise ou l’élégance dans la mode.

Que signifie la couleur noire

Tout comme le blanc, il existe un débat ouvert sur le fait de savoir si le noir est réellement une couleur. Selon la psychologie des couleurs, le noir est très lié avec le monde de la nuit, le pouvoir et la mort. Il représente la négation, le mystère, le deuil, la haine, la cruauté, etc… Les gens associent les chats noirs avec la mal chance et personne ne souhaite avoir un jour noir. C’est la finalité, un coup de marteau lourd et violent.

Pourtant, le noir est une couleur élémentaire dans toutes les gardes robes et nous entour souvent de sa présence. Il est fonctionnel et très utile pour aller à une fête de nuit ou avoir l’air plus élégant pour une certaine occasion qui requière de la sobriété.

Psychologie des couleurs : que signifie le noir

Dans le livre Psychologie de la couleur : Effet et symboliques, de Eva Heller, la signification des couleurs est plus approfondie. Ce livre a été l’une des principales sources de cet article.

La signification des couleurs dans les différentes cultures

Des investigations sur la classification des couleurs ont été réalisée, afin de savoir si celle-ci est naturelle ou dépend de la société. Berlin et Kay, après avoir réalisé une analyse dans différentes cultures, ont affirmé qu’il y avait des tendances communes dans chacune d’elles dans la classification des couleurs. On pense qu’il y a six couleurs principales auxquelles s’ajoutent les autres couleurs. Il y a un consensus sur les couleurs principales, mais il existe des différences lorsqu’il s’agit de classer les autres couleurs.

Quant à la signification, dans notre société, il est mal vu de porter des couleurs vives à un enterrement, nous préférons les couleurs obscures comme le noir. Par contre, en Asie, le deuil est plus lié au blanc. Cette couleur est plus adaptée à leur idée de la réincarnation. Pourtant, il y a longtemps, cette couleur était utilisée pour les femmes, qui se couvraient d’énormes draps blancs.

En fait, dans notre propre culture les significations des couleurs ne sont pas immuables. Saviez-vous que l’on a commencé à habiller les petites filles en rose et les petits garçons en bleu autour des années 1920 ? Ces dernières années, cette coutume a été passablement critiquée. Au fil du temps, nous redéfinissons la signification des couleurs et en créant de nouvelles conventions qui seront peut-être un jour oubliées ou qui changeront selon les modes.

Les significations des couleurs varient même d’une personne à l’autre. Nous pouvons le percevoir d’une certaine manière ou d’une autre en fonction de la mode, de notre état émotionnel ou du moment que nous traversons dans notre vie. Par exemple, les préférences pour la couleur noire va en diminuant avec l’âge (sans compter l’enfance), car il acquiert de plus en plus de connotations négatives.

Nous ne voyons pas tous les couleurs de la même façon. Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a des personnes daltoniennes ou d’autres personnes qui distinguent les variations les plus faibles entre des couleurs pratiquement identiques. Il y a même des personnes qui souffrent de synesthésie, qui sont capables d’entendre les couleurs ! Cependant, cela n’implique pas que la psychologie des couleurs soit trop subjective et changeante. Si nous analysons correctement le contexte, celle-ci peut s’avérer très utile.

Psychologie des couleurs : ses applications

Les couleurs sont utilisées pour essayer de soigner des maladies, sont habituelles dans quasiment toutes les descriptions que nous faisons et on a beaucoup spéculé sur la relation entre couleur et personnalité. En fait, nous avons tendance à choisir des couleurs qui sont en accord avec notre état émotionnel et qui nous représentent mieux selon nous. Voici les principales applications professionnelles et quotidiennes de la psychologie des couleurs.

La signification des couleurs pour les créatifs

Il se peut que les premières professions qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on parle de couleur et de psychologie des couleurs soient les professions liées à la créativité. Designers (graphiques, de mode, d’intérieurs, de produits, etc…), artistes, publicitaires et autres occupations similaires nécessitent une bonne connaissance de ce qu’il se passe dans la tête des gens afin de capter leur attention et de communiquer avec elles. Les moyens de communication sont remplis d’exemples. Nous pouvons observer que les gammes de couleurs d’un programme d’informations sont passablement différentes de celles d’un programme pour enfants.

Sortir de la masse dans une société autant saturée d’images qu’est la notre est une mission très compliquée, mais grâce à la psychologie des couleurs il est possible d’atteindre plus facilement l’audience et de créer un impact émotionnel. Prédire les réactions du publique face aux couleurs est indispensable pour transmettre un message. Si vous souhaiteriez parler de prévention des accidents de la circulation, quelle couleur utiliseriez-vous ?

La signification des couleurs pour les entreprises

L’image corporative des entreprises est fondamentale. Si nous mentionnons la couleur rouge et une boisson rafraîchissante… pas besoin de plus d’indices. Afin de nous donner une sensation de cohérence et de bien se fixer dans notre mémoire, les marques condensent dans leur logo et dans tous les éléments visuels sa personnalité grâce aux différentes couleurs. Les couleurs sont essentielles dans les stratégies de marketing.

Imaginons le cas d’une chaîne de restaurants qui ne pense pas utile d’utiliser ses couleurs corporatives et qui a pour chaque locale une présentation différente, notre souvenir sera plus faible et désorganisé. En conséquence, nous perdons beaucoup d’opportunités de capter et de maintenir le client. L’image n’est pas tout, mais elle aide beaucoup dans ces cas-là. Et plus encore dans le marché actuel qui est très changeants et avec une grande concurrence.

Nous pouvons observer les changements de couleurs que les entreprises utilisent en fonctions des caractéristiques de leur publique et des tendances de la mode. Ce n’est pas une coïncidence que certaines marques changent leurs couleurs habituelles au vert, qui comme nous le savons est la couleur de ‘écologie par excellence.

Les couleurs ne sont pas seulement importantes pour l’image publique. Les employés peuvent augmenter leur bienêtre et leur productivité s’ils travaillent dans un lieu dans lequel ils se sentent à l’aise. Un espace fermé de couleur noir avec peu de lumière fait que les gens se sentent étouffés et souhaitent passer le moins de temps possible à leur poste de travail.

Par contre, si nous peignons les murs en blanc et que nous y ajoutons quelques touches de vert et de bleu, ainsi que d’autres couleurs plus chaudes (en respectant l’image de la marque), cela semblera certainement un lieu plus attrayant.

La signification des couleurs dans notre quotidien

Les couleurs affectent également nos prises de décisions les plus communes. Depuis notre naissance on nous demande quelle est notre couleur préférée et chacun d’entre nous a ses préférences personnelles. Presque tous les objets sont disponibles en plusieurs couleurs. Ainsi, si notre décision n’est pas trop importante (choisir une tasse), il est probable que nous penchions pour notre couleur préférée.

Cependant, il y a des situations dans lesquelles il nous faut prendre en compte plus de variables. Si nous allons acheter une voiture nous devons être sûr de ne pas nous tromper. Nous passerons beaucoup de temps avec notre voiture, et il se peut que nous aimerions en avoir une de couleur orange mais que cela finisse par nous ennuyer et que nous souhaitions la changer.

D’un autre côté, une voiture d’une couleur sombre, comme le noir ou le bleu foncé, peut être plus difficile à apercevoir de nuit. Par contre, une voiture blanche se sali très vite et peut-être que nous voulons quelque chose de plus fantaisiste. Ces dilemmes sont souvent résolus après avoir ruminer la décision suffisamment de temps, ou avec le conseil d’ami ou de proches.

Conseils utiles pour utiliser la psychologie des couleurs

1. Notre couleur favorite n’est pas toujours la plus adéquate

Il est probable que nous soyons passionnés par le violet, mais peut-être que nous ne nous sentirions pas à l’aise dans notre chambre si nous la peignons tout en violet. Cependant, c’est une couleur qui peut très bien se porter sur nos vêtements. Spécialement si on la combine avec d’autres couleurs comme l’orange. Réfléchissez bien à quelle est la fonction de l’objet ou de la pièce avant de lui choisir une couleur.

2. Le contexte est fondamental pour interpréter et choisir une couleur

Nous connaissons l’importance des variables culturelles et des circonstances de chaque situation lorsqu’il s’agit de choisir une couleur. Voir un candidat pour un poste d’avocat avec un costume vert fluo lors de son entretien d’embauche nous semblera illogique. Cependant, nous pouvons toujours essayer d’innover et expérimenter de nouvelles combinaisons de couleurs extravagantes et originales.

3. La clé consiste à savoir bien combiner les couleurs

Il se peut que nous devions envoyer une carte ou créer un poster et que nous ayons pris en compte tous les éléments de la psychologie des couleurs. Mais il y a plus d’aspects à prendre en compte, comme l’effet des couleurs lorsque nous les combinons. Par exemple, le brun accompagné par du doré, du jaune et de l’orange représente l’automne. Pourtant, si le brun est associé au gris et au noir, il se convertit en une couleur conservatrice et peu expressive.

4. Les couleurs doivent aussi être fonctionnelles

Qui n’a pas penser étant vêtu de blanc à toutes les taches possibles qui pourraient salir ses vêtements ? Il y a des couleurs plus résistantes que d’autres à la saleté, d’autres plus adéquates selon la température, certaines sont parfaites si nous souhaitons passer inaperçu, etc…

Par exemple, si nous souhaitons faire un poster ou écrire une carte, nous devons nous assuré que la couleur avec laquelle nous écrivons soit lisible. Même si nous aimons beaucoup écrire en rose sur un fond blanc, cela sera plus adéquat d’écrire en noir sur un fond jaune. En fait, il s’agit là de la combinaison la plus visible.

5. Utilisez les couleurs pour améliorer votre mémoire

Si vous souhaitez vous préparer pour un examen et vous ne savez pas comment vous rappeler de tous les éléments d’une liste difficile à apprendre, essayez de mettre en lien ces éléments avec une couleur. Les règles mnémotechniques nous aident dans notre apprentissage. De plus, si vous devez faire une présentation, vous pouvez également améliorer le souvenir de votre audience en utilisant des couleurs. Utilisez la psychologie des couleurs pour souligner les choses les plus importantes que vous devez dire et associé une signification à chaque couleur.

6. Soyez cohérents

Si vous avez une entreprise ou si vous souhaitez en ouvrir une, pesez bien à quelle image vous voulez transmettre. Lorsque vous aurez terminé cette analyse, évaluer ce que vous devez faire pour cela. Il est fondamental que tous les éléments de votre entreprise soient cohérents entre eux. L’aide un designer professionnel afin de vous conseiller sur le sujet peut être d’une grande aide en vue de faire connaître votre entreprise ou d’en ouvrir une avec succès.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, c’est votre tour, allez-vous analysé la signification des couleurs plus souvent ? Allez-vous mettre ces conseils en pratique ? Si vous souhaitez en savoir plus sur la psychologie des couleurs, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est, comment l’évaluer et quelques activités pour l’améliorer

Vous êtes-vous déjà imaginé comment serait votre vie si vous ne pouviez pas devinez ou imaginez les intentions et les pensées des autres ? La capacité qui nous permet de prendre en compte des aspects comme celui-ci est connue comme “La théorie de l’esprit”. Cependant, il existe certains troubles dans lesquels cette capacité humaine est affectée. Que se passerait-il si vous n’étiez pas capable de supposer ou d’imaginer ce que les autres pensent ? Rocío Gracía Tribaldo, psychologue, répond à nos questions et nous recommande un test ainsi que des activités intéressantes afin de travailler notre théorie de l’esprit.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment l’augmenter

 

Dans cet article nous vous expliquons qu’est-ce que la théorie de l’esprit, comment celle-ci se développe et comme elle est liée aux troubles du spectre autistique (TSA). Finalement, nous vous donnerons des outils afin de détecter les difficultés dans le développement de la théorie de l’esprit, et nous vous aiderons à travailler cette habileté chez vous.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment se développe-t-elle ?

Le concept de la théorie de l’esprit fut utilisé pour la première fois par Premack et Woodruff en 1978 pour expliquer le comportement d’un chimpanzé en réalisant une série d’expériences dans lesquelles on lui présente différentes situations problématiques avec chaque fois deux solutions alternatives (une correcte et une incorrecte). Finalement, la conclusion de ces expériences fut que le chimpanzé est capable de résoudre des situations problématiques car il est capable d’identifier le problème ainsi que le désir des chercheurs qu’il le résolve, c’est à dire que le chimpanzé est capable d’attribuer un état mental, ou un désir, aux chercheurs. Afin de décrire cela, ils ont utilisé le concept de la théorie de l’esprit :

“En disant qu’un sujet possède une théorie de l’esprit, nous voulons dire que le sujet est capable d’attribuer des états mentaux à lui-même et aux autres… Un système d’inférences de ce type est considéré, dans un sens strict, une théorie : premièrement parce que de tels états ne sont pas directement observables, et deuxièmement parce que le système peut être utilisé pour faire des prédictions d’une manière spécifique du comportement d’un autre organisme (…)” Premack et Woodfruff, 1978 (p. 515-526).

Par exemple, si nous sommes en train de parler avec un groupe de personnes, et que soudain l’une d’entre elles se lève et s’en va, nous essayons automatiquement de comprendre son comportement (celui que nous observons). Pour cela, nous sommes capables de déduire que celui-ci peut être dû à un état mental (par exemple, mes commentaires ne lui ont pas plu), pour une croyance (par exemple, il croit que nous avons terminé) ou pour parce qu’il a d’autres plans. En définitive, nous sommes en train de réaliser une espèce de théorie de l’esprit en déduisant les états mentaux ou les croyances qui pourraient expliquer ce comportement.

Le développement de la théorie de l’esprit se produit entre les trois et les cinq ans de vie, bien qu’il continu de se perfectionner pendant les années qui suivent. Lorsqu’un enfant “découvre la théorie de l’esprit”, il est capable de prendre conscience du fait que les gens (lui compris) ont des états mentaux, des désirs, des émotions, des croyances, des intentions qui leurs sont propres, et que ceux-ci sont capables de guider leurs comportements.

Lors des dernières années, le concept de la théorie de l’esprit a acquis une grande importance dans l’investigation et dans la pratique clinique, surtout dans les domaines liés au développement et aux troubles du spectre autistique (TSA).

Théorie de l’esprit et troubles du spectre autistique (TSA)

Les troubles du spectre autistique (qui comprend par exemple le syndrome d’Asperger) sont principalement caractérisés par l’altération de :

  • Relations sociales (théorie de l’esprit, difficultés à comprendre les émotions des autres, manque d’empathie, problèmes de communication)
  • Développement du langage (voir absence de langage et des gestes de compensation dans certains cas)
  • Communication (problèmes pour commencer une conversation, problème de l’intonation des mots, etc…)
  • Imaginer

En nous concentrant sur les implications d’un déficit dans la théorie de l’esprit chez un enfant, nous pouvons souligner (Baron Cohen, 1999) :

  • Manque de sensibilité envers les sentiments des autres.
  • Incapacité de prendre en compte une information que les autres savent.
  • Incapacité de détecter le degré d’intérêt que les autres montrent sur ce qu’il est en train de dire.
  • Difficultés à détecter l’ironie ou le sens figuré.
  • Incapacité d’anticiper ce que les autres peuvent penser de son comportement.
  • Incapacité de prendre en compte les malentendus.
  • Incapacité de comprendre la tromperie et de tromper.
  • Incapacité de comprendre les raisons qui poussent les autres à avoir un comportement déterminé.

Tous ces déficits vont rendre plus difficile l’adaptation de l’enfant à son environnement, ainsi qu’il est d’une grande importance de donner à l’enfant les outils nécessaires afin qu’il puisse s’adapter à son environnement de la manière la plus adaptée possible. Dans le dernier chapitre, nous verrons quelques techniques qui permettent de développer et d’améliorer la théorie de l’esprit à la maison.

Dans le chapitre suivant, nous allons aborder une méthode qui vous permettra d’obtenir des indices de difficultés du développement de la théorie de l’esprit d’une manière facile et rapide.

Test de Sally et Anne afin de détecter les difficultés de la théorie de l’esprit chez les enfants

Comme nous l’avons mentionné dans les chapitres précédents, la théorie de l’esprit est une habileté qui commence à se développer vers les trois ans.

Il existe un test, appelé test de Anne et Sally, qui nous permet de détecter si quelque chose va mal dans le développement de la théorie de l’esprit chez un enfant.

En général, il est normal qu’un enfant de trois ans ne réponde pas correctement aux questions de ce test, mais dès l’âge de quatre ans, l’enfant devrait être capable de répondre sans difficultés.

Pour réaliser ce test, vous n’avez pas besoins d’être un professionnel, car il vous suffit de suivre une méthodologie assez simple. De plus, pour réaliser cette expérience, vous n’aurez besoin que de deux poupées, deux boîtes différentes et une balle.

Afin de réaliser ce test, vous devez mettre en place une espèce de théâtre, dont les personnages seront Anne et Sally (les deux poupées). Chacune a une des boîtes que nous avons citées auparavant. L’histoire que vous devez représenter et narrer est la suivante :

Sally et Anne ont une caisse chacune. Sally range une balle dans sa boîte avant de quitter la scène (nous mettons la balle dans la boîte de Sally). Une fois que Sally est sortie de la scène, Anne change la balle de boîte et la met dans la sienne, sans que Sally ne soit au courant. Ensuite, Sally revient sur la scène et nous demandons à l’enfant : où est-ce que Sally va chercher la balle qui était dans sa boîte ?

Un enfant qui développe correctement sa théorie de l’esprit répondra que Sally cherchera la balle dans sa boîte parce qu’elle n’a pas vue Anne changer la balle de place.

Par contre, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique dira que Sally cherchera la balle dans la boîte d’Anne, parce qu’il ne comprend comment Sally peut encore penser que la balle se trouve où elle l’a laissée (il ne comprend pas que les actions de Sally sont basées sur sa croyances erronées). En définitive, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique aura de la peine à comprendre que les autres ont leurs propres pensées et croyances (états mentaux) qui peuvent être différents des siens, et même différents de la réalité.

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un test simple à réaliser, mais l’information que l’on peut en retirer est très significative.

Si vous détectez un problème lors de ce test il est alors nécessaire de faire appel à un spécialiste. Car si l’enfant présente des difficultés pour réaliser le test de Anne et Sally, il aura également des difficultés pour s’adapter à son environnement d’une manière efficace, ce qui lui posera des problèmes.

Pour terminer, voici quelques techniques afin que vous puissiez aider un enfant autiste à améliorer sa théorie de l’esprit à la maison.

Techniques pour travailler la théorie de l’esprit chez les enfants qui présentent un trouble du spectre autistique

Malgré que vous connaissiez certainement la majorité de ces techniques si vous avez un enfant qui souffre d’un trouble du spectre autistique, cela est important de citer les techniques les plus importantes et les plus efficaces.

  1. ARASAAC : Sur cette page internet vous pourrez télécharger gratuitement un grand nombre de techniques et d’activités afin de travailler la théorie de l’esprit. De plus, il y a également beaucoup d’autres activités destinées à travailler sur différents aspects liés aux difficultés que rencontrent les enfants qui présentent un trouble d spectre autistique.
  2. Manuel de la théorie de l’esprit pour les enfants autistes : ce livre contient tout un ensemble de fiches, de techniques et de travaux à réaliser avec un enfant, et est accessible pur tout le monde, autant pour les professionnels que pour les parents.
  3. Enfin, nous vous recommandons de réaliser différentes activités en simulant des situations. Voici quelques exemples qui peuvent vous servir de guide, et qui peuvent vous aider à créer différentes activités similaires :
    1. Nous préparons une photo de l’enfant et une photo de nous-mêmes.
    2. Sur une feuille de papier, nous écrivons les questions suivantes : “Qu’est-ce qui te plait ? Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te dérange ?”.
    3. Nous commençons avec la première question, à laquelle vous répondez tous les deux par écrit.
    4. Ensuite, nous choisissons les pictogrammes qui correspondent chaque chose citée auparavant et nous demandons à l’enfant qu’il dispose chaque pictogramme avec les goûts et les intérêts de chacun.

Avec ce type d’activités, nous allons encourager l’amélioration des habiletés sociales de l’enfant et lui permettre de comprendre que les intérêts et les goûts de chacun sont différents, et qu’ils ne sont pas forcément égale aux siens. C’est à dire que nous allons l’aider à comprendre les états mentaux des autres et luis faire comprendre que ceux-ci peuvent être différents des siens.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Hypothalamus : l’importance des hormones dans notre cerveau

Qu’est-ce que l’hypothalamus ? Premièrement, mettons-nous dans le contexte : votre ventre gronde. Cela fait depuis très tôt ce matin que vous n’avez rien avalé et une sensation de faim vous envahit. L’envie de manger tous les aliments que vous voyez dans les vitrines. Vous avez beaucoup de peine à vous concentrer sur l’activité que vous êtes en train de réaliser et vos pensées ne cessent de se fixer sur le repas qui vous attends. Vous devenez même inconfortable jusqu’au moment où enfin vous vous décider à manger. Est-ce que cette situation vous paraît familière ?

Le responsable de tout ce processus est l’hypothalamus, une petite structure sous-cortical située au centre de notre cerveau. Mesurant seulement la taille d’un petit pois, l’hypothalamus se charge de réguler les différentes fonctions essentielles à noter survie, comme la faim ou encore le maintien de l’homéostasie. Sans cette structure, nous ne saurions pas quand nous avons besoin de manger, et nous finirions mort de faim.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’hypothalamus, continuez votre lecture et ne manquez pas la dernière partie de cet article nommée “En savoir un peu plus” pour connaître plus les détails de cette structure cérébrale.

L’hypothalamus régule le comportement alimentaire grâce aux sensations de faim et de satiété.

Qu’est-ce que l’hypothalamus ?

L’hypothalamus est une structure cérébrale qui, en compagnie du thalamus, forme le diencéphale. Il fait partie du système limbique et contient la plus grande densité de neurones de tout le cerveau. Il est chargé de contrôler le système nerveux autonome et le système endocrinien (qu’est ce que le système nerveux). C’est une glande endocrinienne qui libère des hormones chargées de gérer les comportements liés au maintien de l’espèce, et qui régule la sécrétion des hormones de l’hypophyse, avec lequel il forme l’axe hypothalamo-hypophysaire. Il contient deux types de neurones sécréteurs : les parvocellulaires (qui sécrètent les hormones péptidiques) et les magnocellulaires (qui sécrètent les hormones neurohypophysaires).

Où se trouve l’hypothalamus ? Avoir un bon emplacement est important

L’hypothalamus se situe sous le thalamus (d’où son nom). De plus, il est délimité par la couche terminale, par les tubercules mamillaires, par les capsules internes et par le chiasme optique. Il est connecté à l’hypophyse par la tige hypophysaire. Une position si centrale dans le cerveau qu’elle permet à l’hypothalamus de communiquer parfaitement bien, recevant des informations (afférences) de différentes structures du corps, et envoyant des information (éfférences) à d’autres.

À quoi sert l’hypothalamus ? Comment nous maintient-il vivant ?

Les fonctions qu’il remplit sont essentielles pour notre survie. Il est chargé de gérer la faim et la satiété, de maintenir la température corporelle, de réguler le sommeil, la reproduction, l’agressivité et participe également à la gestion des émotions. La plus grande partie de ces fonctions se régule grâce à la sécrétion d’hormones qui s’inhibent ou s’excitent entre elles.

  • Faim : quand notre corps détecte que nos réserves d’énergie viennent à manquer et que nous avons par conséquent besoin de manger, il envoie une hormone (ghréline) à l’hypothalamus pour lui indiquer que nous devons manger. L’hypothalamus libère alors la neuropéptide Y, qui est l’hormone qui produit la sensation de faim. Dans l’exemple du début de l’article, l’hypothalamus était en train de libérer une grande quantité de neuropéptides Y, ce qui fait que notre sensation de faim était très forte.
  • Satiété : au contraire, quand nous avons mangé suffisamment, notre corps doit dire à notre cerveau que nous n’avons pas besoin de plus d’aliments et que nous devons arrêter de manger. Pendant que nous mangeons, notre corps produit de l’insuline, ce qui augmente la production d’une hormone nommée “léptine”. La léptine voyage dans le sang jusqu’au noyau ventromédian de l’hypothalamus, et lorsqu’elle arrive aux récepteurs de celui-ci, elle inhibe la production de neuropéptide Y. Le fait de ne plus produire de neuropéptide Y nous quitte la sensation de faim, en d’autres termes, nous ressentons de la satiété.
  • Soif : d’une façon similaire à la faim, quand le corps a besoin de plus d’eau, l’hypothalamus libère une hormone antiduirétique (ou vasopressine), qui agit pour empêcher la perte de fluide et encourager l’ingestion de liquide.
  • Température : la température à laquelle le sang arrive dans l’hypothalamus détermine si nous devons augmenter ou diminuer notre température corporelle. Si la température est trop haute, nous devons perdre de la chaleur, ce qui fera que la partie antérieure de l’hypothalamus (hypothalamus antérieur) inhibe la partie postérieure, provoquant une série de conséquences qui permettrons de réduire la température corporelle (comme la sudation par exemple). Si par contre la température corporelle est trop basse, nous devons produire de la chaleur, ce qui fera que la partie postérieure de l’hypothalamus (hypothalamus postérieur) inhibe la partie antérieure. Ainsi, à travers l’axe hypothalamo-hypophysaire, se libère l’hormone stimulante de la thyroïde (TSH) et l’hormone adrénocorticotrope (ACTH), favorisant la conservation de la chaleur.
  • Sommeil : la raison pour laquelle il peut nous résulter difficile de nous endormir lorsque la lumière est allumée se trouve dans l’hypothalamus, Le cycle vigilance-sommeil est réguler par le cycle circadien. La structure qui se charge de la régulation du cycle circadien est un ensemble de neurones de l’hypothalamus médian appelé noyau suprachiasmatique. Le noyau suprachiasmatique reçoit des informations des cellules ganglionnaires de la rétine à travers le tractus rétinohypothalamique. De cette façon, la rétine détecte les changements de lumière à l’extérieur et envoie cette information au noyau suprachiasmatique. Cet ensemble de neurone traite l’information, qui est ensuite envoyée à la glande pinéale (ou épiphyse cérébrale). Si la rétine détecte qu’il n’y a pas de lumière, la glande pinéale sécrète de la mélatonine, qui favorise le sommeil. Si la rétine détecte qu’il y a de la lumière, la glande pinéale réduit les niveaux de mélatonine, ce qui est plus propice à la vigilance.
  • Reproduction et agressivité : ces comportements (si différents chez les humains, pourtant très proche dans le règne animal) sont régulés par la même partie de l’hypothalamus (le noyau ventromédian). Il y a des neurones qui s’excitent uniquement lors des comportements de reproduction, alors qu’il y en a d’autres qui s’activent uniquement lors des comportements agressifs. Dans ce cas, les amygdales cérébrales sont chargées d’envoyer les informations liées avec l’agressivité à la partie adéquate de l’hypothalamus afin que celle-ci libère les hormones nécessaires afin d’adapter notre comportement à la situation dans laquelle nous nous trouvons.
  • Émotions : quand nous ressentons une émotion, celle-ci est accompagnée de changements physiologiques. Si nous marchons seuls la nuit et que nous devons traverser une ruelle sombre d’où proviennent des bruits étranges, notre réaction la plus probable est de ressentir de la peur. Le corps a besoin d’être prêt à n’importe quel cas de figure qui va se présenter, et pour cela l’hypothalamus envoie des informations aux différentes parties de notre corps (augmentation de la respiration, du rythme cardiaque, contraction des vaisseaux sanguins, dilatation des pupilles et tension des muscles). De cette manière, nous sommes plus capables de détecter une menace quelconque et de nous défendre ou de courir si nécessaire. Ainsi, l’hypothalamus est chargé des changements physiologiques liés aux émotions.

L’hypothalamus est responsable des changements physiologiques liés aux émotions, comme la peur par exemple.

Quelle relation existe entre l’hypothalamus et l’amour ?

Les émotions dans le cerveau sont gérées par le système limbique. L’hypothalamus fait partie de ce système et est chargé de faire savoir au corps quelle est l’émotion dominante du moment. Bien que les sentiments soient une chose complexe au niveau cérébral, nous savons que l’hypothalamus est le responsable du fait que nous ressentions l’amour de la forme dont nous la ressentons. L’hypothalamus produit de la phényléthylamine, un neurotransmetteur qui a des effets similaires aux amphétamines, ce qui explique la sensation agréable et euphorique de l’amour. De plus, l’hypothalamus augmente la production d’adrénaline et de noradrénaline, ce qui se traduit par une augmentation du rythme cardiaque, augmentant l’oxygénation et la pression sanguine (provoquant la sensation de “papillons dans le ventre”). D’un autre côté, le cerveau produit de la dopamine, qui nous permet d’augmenter notre attention sur la personne qui nous provoque ce sentiment, et de la sérotonine qui modifie notre moral. Ainsi, si nous souhaitons expliquer pourquoi l’hypothalamus est si important, il suffit de dire que sans lui, nous serions incapables de ressentir l’amour !

Quel est la relation entre l’hypothalamus et l’hypophyse ?

L’hypothalamus régule la sécrétion des hormones de l’hypophyse (ou glande pituitaire), avec laquelle elle se trouve physiquement connecté par l’infundibulum. L’hypophyse est également une glande endocrinienne et se trouve en dessous de l’hypothalamus, protégé par la selle turcique (une structure osseuse de la base de notre crâne). Sa fonction est de déverser les hormones que selon notre hypothalamus notre corps nécessite pour régler l’homéostasie (équilibré les substances et la température de notre organisme) dans le flux sanguin. La relation entre l’hypothalamus et l’hypophyse est si étroite qu’ils forment l’axe hypothalamo-hypophysaire. Aucun des deux ne pourrait remplir pleinement sa fonction sans la collaboration de l’autre. Ainsi, l’hypophyse permet à l’hypothalamus d’étendre ses effets à tout notre corps, agissant sur d’autres glandes qui se trouvent en dehors de sa portée.

Que se passe-t-il lorsque l’hypothalamus est altéré ? Quels sont les maladies ou les troubles qui peuvent être provoqués ?

Vu l’importance de l’hypothalamus, une lésion de n’importe quel de ses noyaux peut être fatale. Par exemple, si le centre de la satiété est endommagé (et que nous ne pouvons donc pas ressentir la satiété) nous ne nous arrêterions pas d’avoir faim et mangerions donc sans nous arrêter, avec les implications que cela pourrait avoir sur notre santé. Les pathologies les plus fréquentes sont :

  • Syndrome du diabète insipide : il se produit suite à une lésion dans les noyaux supraoptique, paraventriculaire et du fascicule supraopticohypophysaire. Du fait de la petite quantité de ADH qui est produite dans ces cas-là, cela créer une augmentation des liquides absorbés et de la miction.
  • Lésion de l’hypothalamus caudolatéral : si cette région de l’hypothalamus est endommagée, cela diminuera les activités synaptiques ainsi que la température corporelle.
  • Lésion de l’hypothalamus rostromédian : si cette région de l’hypothalamus est endommagée, cela diminuera les activités parasynaptiques, mais augmentera la température corporelle.
  • Syndrome de Korsakoff : une altération des noyaux mamillaires (très liés à l’hippocampe, et donc à la mémoire) produit ce qui est connu comme l’amnésie antérograde, c’est à dire l’incapacité d’incorporer de nouveaux souvenirs sur le long terme. De plus, cela pousse notre cerveau à remplir les “vides” par des fabulations (compenser les oublis, sans intention de tromperie, avec des faits qui ne se sont pas produits ou qui ne correspondent pas à la réalité). Bien que ce trouble soit lié à l’alcoolisme chronique, il est également dû à une altération de tubercules mamillaires et ses connections (comme l’hippocampe et le noyau médiodorsal du thalamus).

En savoir un peu plus…

Quelles hormones sont produit par l’hypothalamus ?

L’hypothalamus rempli ses fonctions grâce à la libération d’hormones. Voici les types d’hormones qui sont produit par l’hypothalamus :

  • Neurohormones : hormone antiduirétique (ADH) et ocytocine.
  • Facteurs hypothalamiques : angiotensine II (AII), facteur inhibiteur de la libération de somatotropine (GIH ou somatostatine), hormone libératrice d’hormone adrénocorticotropine (CRH), hormone libératrice de gonadotropine (GnRH ou LHRH), hormone libératrice de tirotropine (TRH) et hormone libératrice de somatotropine (STH ou somatocrinine).

Quels sont les noyaux qui composent l’hypothalamus et à quoi servent-ils ?

Comme nous l’avons vu dans les fonctions de l’hypothalamus, celui-ci se compose d’une grande quantité de noyaux (ensemble de corps neuronaux) et chacun d’entre eux a une fonction plus ou moins spécifique. Les principales sont :

  • Noyau arqué : participe aux fonctions émotionnelles de l’hypothalamus. De plus, il remplit une fonction endocrine d’une grande importance en synthétisant les péptides hypothalamiques et les neurotransmetteurs. Il est chargé de la libération de l’hormone libératrice de gonadotropine (GnRH), également connu comme l’hormone libératrice de l’hormone lutéinisante.
  • Noyau hypothalamique antérieur : est chargé de la perte de chaleur grâce à la sudation. Il est également chargé d’inhiber la libération de tirotropine dans l’hypophyse.
  • Noyau hypothalamique postérieur : sa fonction est de maintenir la chaleur corporelle lorsque nous avons froid.
  • Noyaux latéraux : régule la sensation de faim et de soif. Quand ils détectent un manque de sucre ou d’eau, ils tentent de rétablir l’équilibre grâce à l’ingestion d’aliments ou de liquides.
  • Noyau mamillaire : grâce à ses connections avec l’hippocampe, il est lié à la mémoire.
  • Noyau paraventriculaire : régule les sécrétions de l’hypophyse grâce à la synthèse d’hormones comme l’ocytocine, la vasopressine et l’hormone libératrice d’adrénocortotrope (CRH).
  • Noyau préoptique : agit sur les fonctions parasynaptiques liées à l’alimentation, la locomotion et les activités de reproduction.
  • Noyau supraoptique : est chargé de réguler la pression artérielle et l’équilibre des liquides grâce à la production d’hormone antidiurétique (ADH).
  • Noyau suprachiasmatique : est chargé de la fluctuation des hormones dérivées du cycle circadien.
  • Noyau ventromédian : son rôle consiste à réguler la sensation de satiété.

Où est ce que se reçoit l’information dans l’hypothalamus et où l’hypothalamus envoie-t-il des informations ?

L’hypothalamus, grâce à sa position privilégiée dans le cerveau, dispose d’une grande quantité de connections. D’un côté, il reçoit des informations (afférences) des autres structures cérébrales et de l’autre il envoie des informations (éférences) aux autres parties du cerveau.

  • Afférences :
    • Afférences réticulaires du tronc encéphalique : du tronc de l’encéphale au noyau mamillaire latéral.
    • Fascicule proencéphalique médian : de la région olfactive, des noyaux septales et de la région qui entoure les amygdales, de la zone préoptique latéral ainsi que l’hypothalamus latéral.
    • Fibres amigdalothalamiques : des amygdales arrivent, d’une partie au noyau préoptique médian, à l’hypothalamus antérieur, ventromédian et arqué. D’un autre côté, les amygdales ont des connections avec le noyau hypothalamo latéral.
    • Fibres hippocampo-thalamiques : de l’hippocampe au septum et aux noyaux mamillaires.
    • Fibres précomisurales du Fornix : connecté à la zone hypothalamique dorsale, aux noyaux septales et au noyau préoptique latéral.
    • Fibres postcomisurales du Fornix : transporte l’information au noyau mamillaire médian.
    • Fibres rétinohypothalamiques : reçoit l’information de la lumière qui est reçut par la rétine et l’envoie au noyau suprachiasmatique pour réguler le cycle circadien.
    • Projections corticales : reçoit l’information du cortex cérébral et l’envoie à l’hypothalamus.
  • Éférences :
    • Fascicule longitudinal dorsal : des régions médiane et périventriculaire de l’hypothalamus à la matière grise periaqueductal mésencéphale.
    • Fibres mamillaires éférentes : du noyau mamillaire médian et en partie aux noyaux thalamiques antérieurs ainsi qu’au mésencéphale, aux noyaux ventral et dorsal de la calotte.
    • Faisceaux supraotpique hypophysaire : des noyaux supraoptique et paraventriculaire au lobe postérieur de l’hypophyse.
    • Faisceaux tuberohypohysaire : du noyau arqué au tronc infundibulaire et à l’éminence médiane.
    • Projections descendantes du tronc encéphaliques et de la moelle épinière : du noyau paraventriculaire, la zone latérale et postérieure, au noyau solitaire, ambiguë, dorsale du nerf vague et des régions ventrolatérales du bulbe rachidien.
    • Projections éférentes du noyau suprachiasmatique : la principale éférence du noyau suprachiasmatique connecté à la glande pinéale.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Hippocampe : chef d’orchestre au plus profond de notre cerveau

Hippocampe. Avez-vous déjà eu un blanc et oublié ce que vous vouliez dire ? Notre cerveau est plein de données et d’informations importantes que nous emmagasinons au fur et à mesure que le temps passe. Parfois, nous avons tant d’informations “stockées” que nous forçons notre cerveau à écarter et à ignorer certaines données.

L’hippocampe est une partie du cerveau chargée de fonctions importantes comme la mémoire et l’apprentissage. Sans cette structure cérébrale nous ne pourrions pas ressentir d’émotions et nous n’aurions pas la capacité de nous souvenir. Souhaitez-vous en savoir un peu plus ? Mairena Vázquez, neuropsychologue, vous explique dans cet article comment un organe aussi petit que l’hippocampe peut-il avoir une si grande importance.

L’hippocampe est la partie du cerveau chargée de la mémoire et de l’apprentissage.

Qu’est-ce que l’hippocampe ?

L’hippocampe doit son nom à l’anatomiste Giulio Cesare Aranzio qui observa cette structure cérébrale pour la première fois au 16ème siècles, qui ressemble grandement à un cheval de mer. Le mot hippocampe nous vient du grec Hippos (champs) et Kampe (courbé).

L’hippocampe fut alors mis en relation avec le sens de l’odorat et l’on pensait que sa principale fonction était de traiter les stimulations olfactives. Cette théorie fut défendue jusqu’en 1890, année pendant laquelle Vladimir Béjterev démontra le fonctionnement réel de l’hippocampe et sa relation avec la mémoire et les processus cognitifs.

L’hippocampe est une des parties les plus importantes du cerveau de l’être humain, du fait qu’il est lié aux fonctionnements de la mémoire et des émotions. Il s’agit d’un organe de petite taille situé dans le lobe temporal (approximativement derrière chaque tempe), qui communique avec différentes zones du cortex cérébral dans se qui est connu comme “le système hippocampique”.

L’hippocampe est reconnu comme la structure principale de la mémoire.

L’hippocampe est un organe de petite taille d’une forme longue et courbée. À l’intérieur de notre encéphale nous avons deux hippocampes, un pour chaque hémisphère (gauche et droit).

Où se trouve l’hippocampe ?

L’hippocampe se trouve bien situé dans notre cerveau, connecté à différentes régions de notre cerveau. Il se situe dans le lobe temporal médian.

L’hippocampe, en compagnie d’autres structures cérébrales comme les amygdales et l’hypothalamus, forme le système limbique et est chargé de gérer les réponses physiologiques les plus primitives. Il appartient à la partie la plus ancienne et la plus primitive du cerveau, également connu comme “l’arquicortex” (région plus ancienne du cerveau) qui est apparu il y a plusieurs millions d’années chez nos ancêtres afin de pallier aux nécessités les plus basiques de nos lointains ancêtres mammifères.

Où se trouve l’hippocampe ?

À quoi sert l’hippocampe ?

Parmi les principales fonctions de l’hippocampe on peut trouver les processus mentaux liés à la consolidation de la mémoire et aux processus d’apprentissage, aux processus associés à la gestion et à la production des états émotionnels et à l’intervention dans le positionnement spatial.

Il existe des investigations qui ont mis en relation l’hippocampe avec l’inhibition du comportement, mais cette information est encore en phase d’investigation et doit encore être confirmée.

Mémoire

L’hippocampe est lié principalement à la mémoire émotionnelle et à la mémoire déclarative. L’hippocampe nous permet d’identifier les visages, de décrire différentes choses et d’associer les sensations positives ou négatives que nous associons aux souvenirs des événements que nous avons vécus.

L’hippocampe intervient dans la formation des souvenirs autant épisodiques qu’autobiographiques à partir des expériences que nous vivons. Le cerveau a besoin de faire de la place afin de pouvoir garder toutes les informations importantes que nous emmagasinons au fil du temps, et pour cela l’hippocampe transfert les souvenirs temporaires à une autre région du cerveau où ils sont stockés dans la mémoire sur le long terme.

De cette manière, les souvenirs les plus anciens prennent plus de temps pour disparaître. Si l’hippocampe est endommagé, notre capacité d’apprentissage et de mémorisation ne fonctionneraient plus. En plus de permettre que les informations passent dans la mémoire sur le long terme, l’hippocampe met en relation les contenus des souvenirs selon s’ils sont positifs ou négatifs et en fonction des événements auxquels ils sont liés.

Il existe beaucoup de types de mémoire : mémoire sémantique, mémoire épisodique, mémoire déclarative, etc… Dans le cas de l’hippocampe, la mémoire déclarative intervient plus concrètement (connaissances du monde extérieur), gérant les contenus qui peuvent être exprimés de manière verbale. Les différents types de mémoire ne sont pas uniquement géré par l’hippocampe, mais également par d’autres parties du cerveau. L’hippocampe ne se charge pas de tous les processus liés à la mémoire, ni aux pertes de mémoire, même s’il est chargée d’une grande partie de leur gestion.

Apprentissage

L’hippocampe permet l’apprentissage et la rétention des informations, du fait qu’il s’agit d’une des rares parties du cerveau qui sont capables de neurogénèse tout au long de leur vie. C’est à dire que l’hippocampe a la capacité de générer de nouveaux neurones et de nouvelles connections neuronales tout au long de son cycle vital.

L’apprentissage s’acquiert d’une façon graduelle et après beaucoup d’efforts, et est directement lié à l’hippocampe. Pour que la nouvelle information se consolide dans notre cerveau, il est viral que de nouvelles connections neuronales se forment. C’est pour cela que l’hippocampe joue un rôle fondamental dans les processus d’apprentissage.

Curiosité : est-il vrai que l’hippocampe des conducteurs de taxi de Londres sont plus grands et plus développés ? Pourquoi ? Les conducteurs de taxi de Londres doivent passer une épreuve difficile de mémoire dans laquelle ils doivent mémoriser un très grand nombre de rues et de lieux afin d’obtenir leur licence de taxi. En 2000 Maguire réalisa une étude sur les conducteurs de taxi de Londres et observa que leur hippocampe postérieur est plus grand que la normale. De plus, il observa que la taille de l’hippocampe est directement proportionnelle au temps que les conducteurs de taxi exercent leur profession. Cela est dû au fait que l’entrainement, l’apprentissage et l’expérience change et modèle le cerveau.

Orientation spatiale

Une autre des fonctions importantes de l’hippocampe est l’orientation spatiale, dans laquelle il joue un rôle très important.

L’orientation ou la navigation spatiale nous aide à maintenir notre esprit et notre corps dans l’espace tridimensionnel. Cela nous permet de nous déplacer et de nous aide à intervenir et à interagir avec le monde qui nous entoure.

Différentes études ont été réalisées afin de prouver que l’hippocampe est une partie vitale dans notre capacité d’orientation ainsi que dans la mémoire spatiale. Grâce au bon fonctionnement de l’hippocampe, nous sommes capables de réaliser des actions comme nous guider dans différents lieux, nous orienter dans les villes que nous visitons, etc… Par contre, les données et les informations qui se réfèrent aux personnes sont plus limitées et de nouvelles études et de nouvelles investigations sont nécessaires sur le sujet.

Que se passe-t-il quand l’hippocampe s’altère ?

Une lésion à l’hippocampe peut signifier des problèmes pour générer des nouveaux souvenirs. Une lésion à l’hippocampe peut provoquer une amnésie antérograde, en affectant des souvenirs spécifiques et laissant intactes la capacité d’apprentissage d’habiletés.

Les lésions à l’hippocampe peuvent provoquer une amnésie antérograde ou rétrograde, affectant la production et l’évocation de souvenirs comme auparavant au sujet de la mémoire déclarative. La mémoire non-déclaratives restera intacte et sans lésions. Par exemple, une personne qui souffre d’une lésion à l’hippocampe pourra monter à vélo mais il ne se souviendra peut-être pas d’avoir déjà vu un vélo dans sa vie. C’est à dire qu’une personne qui a souffert d’une lésion à l’hippocampe peut développer sa dextérité sans se souvenir du processus de cet apprentissage.

L’amnésie antérograde est une perte de mémoire qui affecte les souvenirs des événements qui se sont produit après la lésion. L’amnésie rétrograde affecte elle les souvenirs des événements qui se sont produit avant la lésion.

Arrivés jusque-là, vous vous demandez certainement pourquoi appariassent des cas d’amnésie lorsque l’hippocampe est endommagé. C’est simple, l’hippocampe agit comme un entrepôt dans lequel s’accumulent les souvenirs des événements avant qu’ils ne soient transférés au lobe frontal. On pourrait dire que l’hippocampe est “l’entrepôt de la mémoire à court terme”. Si cet entrepôt est endommagé et ne permet pas de garder des informations, cela empêche la production de souvenirs sur le plus long terme.

En plus de perdre la capacité de se souvenir, dans le cas d’une lésion à l’hippocampe, on peut également perdre la capacité de ressentir des émotions, du fait que les souvenirs de seront plus associés aux émotions qu’ils nous évoquent.

Comment l’hippocampe peut-il être endommagé ?

La plus grande partie des altérations que peut souffrir l’hippocampe sont des conséquences du vieillissement et des maladies neurodégénératives, ainsi que du stress, des accidents vasculaires cérébrales, d’épilepsies, d’encéphalites et de schizophrénie.

Vieillissement et démences

L’hippocampe est l’une des premières parties du cerveau endommagée par le vieillissement en général et par les maladies neurodégénératives en particulier (comme la maladie d’Alzheimer), ce qui affecte notre capacité de se rappeler des informations et des souvenirs, plus ou moins récents. Les problèmes de mémoire dans ces cas-là sont associés à la mort des neurones de l’hippocampe.

Une grande partie d’entre nous connait ou a connu une personne qui souffre ou qui a souffert d’un type de démence et qui a eu des problèmes de mémoire. Il est curieux de constater que les souvenirs qui restent les plus forts chez ces personnes sont les souvenirs les plus anciens et ceux de leur enfance. Une question peut alors se posée : pourquoi cela se passe-t-il ainsi si l’hippocampe est endommagé ?

Le fait est que, même si l’hippocampe est sévèrement endommagé (à cause d’une démence ou d’une autre maladie), les souvenirs qui prévalent sont les plus anciens et les plus importants dans la vie de la personne dû au fait qu’avec le temps qui passe ces souvenirs comme nous l’avons commenté plus haut est devenu “indépendant” de l’hippocampe pour aller dans une autre structure du cerveau liés à la mémoire sur le long terme.

Stress

L’hippocampe est une région qui résulte très vulnérable aux périodes de stress dû au fait que le stress inhibe et atrophie les neurones de cette structure.

Vous êtes-vous déjà rendu compte que lorsque vous êtes très stressé et que vous avez mille et une choses à faire, vous pouvez parfois avoir des problèmes de mémoire ?

Le stress, et plus concrètement le cortisol (hormone qui se libère comme réponse au moment de stress) endommage nos structures cérébrales en provoquant parfois la mort des neurones. C’est pour cela qu’il est fondamental d’apprendre à rester calme et à gérer nos émotions afin de permettre à notre hippocampe de rester sain et d’exercer ses fonctions correctement.

En savoir plus…

Si il s’agit d’un sujet qui vous parait intéressant et que vous souhaitez vous familiariser un peu plus avec le sujet nous vous recommandons de voir le film “Memento” dans lequel le protagoniste lutte tout au long du film pour essayer de ne pas oublier ce qu’il lui arrive. En plus d’être intéressant, c’est un film très divertissant.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que vous en savez désormais plus sur l’hippocampe. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Types de Neurotransmetteurs : quand la chimie ne vous laisse pas vous sentir bien

Vous vous êtes certainement déjà senti déprimé, ou avec un manque d’énergie. Vous avez même pu vous sentir pléthorique et épuisé en même temps sans savoir pourquoi. Si vous ne savez pas ce que sont les neurotransmetteurs et quelles sont les fonctions de ces derniers dans notre organisme, il est temps de vous mettre à jour. Dans à cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous explique quels sont les types de neurotransmetteurs significatifs pour dans le corps humain, et leur relation avec le système nerveux.

Neurotransmetteurs

¿Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur ? Les neurotransmetteurs ont été découvert en 1921 par le biologiste Otto Loewi, qui gagnera plus tard le prix Nobel pour son travail. Jusqu’à lors, on croyait que la communication inter neuronale (entre les neurones) était le fruit d’une communication électrique. Loewi a découvert que ce concept était erroné, en démontrant que les neurones communiquent entre eux grâce à la libération de substance chimiques, appelées neurotransmetteurs, Depuis 1921 jusqu’à aujourd’hui, on a découvert plus de 60 types différents de neurotransmetteurs.

Nous pouvons définir les neurotransmetteurs comme les biomolécules nécessaires au transport de l’information d’un neurone à l’autre au moyen du processus de synapsis.

Un bon fonctionnement de nos neurotransmetteurs nous apporte un équilibre régulier dans toutes nos fonctions du système nerveux. Il arrive que la production ou la synthétisation de différents neurotransmetteurs, dû à notre environnement ou à notre bagage génétique, ce qui peut entraîner des désordres ou des troubles physiques et psychologiques.

Nous allons voir les différentes relations entre certaines maladies et les différents neurotransmetteurs auxquelles elles sont étroitement liées.

Types de neurotransmetteurs et leurs fonctions

Voici les types de neurotransmetteurs les plus importants et les fonctions qu’ils remplissent :

1- Acétylcholine

Les fonctions principales de l’Acétylcholine et ses mécanismes d’actions : parmi les différents types de neurotransmetteurs, l’acétylcholine est le neurotransmetteur chargé de la stimulation musculaire. Il se charge d’activer les neurones moteurs et participe également dans diverses zones du cerveau liées à l’apprentissage, la mémoire ou l’excitation. De plus, l’acétylcholine est considérée comme un allié contre la détérioration neurologique.

La fonction principale de l’acétylcholine est d’améliorer les habiletés cognitives. Il est fondamental dans la fonction des souvenirs, la capacité de concentration et le raisonnement logique. Il est également chargé du passage de l’état de vigilance à celui du sommeil.

Où se trouve l’acétylcholine ? L’acétylcholine est localisée dans différentes parties du système nerveux central et dans les synapses glandulaires et musculaires.

Troubles ou maladies liés à un déficit d’acétylcholine : la maladie d’Alzheimer et celle de Parkinson sont liées à un déficit d’acétylcholine. Les patients qui souffrent de la maladie d’Alzheimer présente une perte jusqu’à 90% de l’acétylcholine dans le cerveau.

2- Dopamine

Les fonctions principales de la Dopamine et ses mécanismes d’actions : Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ? La dopamine est considérée comme le neurotransmetteur du plaisir, et est lié au plaisir et aux sensations de relaxations.

Parmi les fonctions principales de la dopamine se trouvent la régulation de la mémoire, l’apprentissage et elle joue un rôle important dans la prise de décisions. La motivation et la curiosité paraissent également être liées avec ce neurotransmetteur.

La dopamine est chargée de réguler les émotions du plaisir. Si nous consommons une drogue régulièrement, comme la nicotine ou l’alcool, cela augmente les niveaux de dopamine dans notre corps, produisant cette sensation de plaisir et de relaxation.

Où se trouve la dopamine ? Ce neurotransmetteur se situe dans le système nerveux autonome.

Troubles ou maladies liés à un déficit de dopamine : la dopamine est liée au déficit d’attention et à l’hyperactivité (TDHA), car les déficits de ce neurotransmetteur provoquent des manques et des problèmes de concentration. La dopamine est également liée aux troubles bipolaires dans leurs phases maniaque et hypomane. La schizophrénie et la maladie de Parkinson sont aussi liées à ce neurotransmetteur. Dans le cas de la schizophrénie à cause d’un excès, et dans le cas de Parkinson à cause d’un manque de dopamine dans les zones motrices, causant des tremblements incontrôlables.

3- Noradrénaline

Les fonctions principales de la Noradrénaline et ses mécanismes d’actions : La noradrénaline est aussi connue comme l’hormone du stress, dû à son double rôle, comme hormone et comme neurotransmetteur.

La noradrénaline est un type de neurotransmetteur qui a une fonction excitatrice, chargé d’activer le système nerveux sympathique. Elle intervient dans le comportement de “lutte ou fuite” comme réponse au stress.

La noradrénaline est associée avec la fréquence cardiaque, et intervient dans les processus cérébraux de l’attention et de résolution de problèmes. Parmi ses fonctions se trouvent également la régulation de l’état animique et l’excitation physique et mentale.

Où se trouve la noradrénaline ? Ce type de neurotransmetteur est localisé principalement dans le système nerveux central, ainsi que dans certaines zones de la région sympathique du système nerveux autonome.

Troubles ou maladies liés à un déficit de noradrénaline : Un déficit de ce type de neurotransmetteurs est en relation avec les troubles dépressifs et les troubles du moral. Le stress tend à épuiser nos réserves, alors que certaines drogues comme les amphétamines ou le speed augmente drastiquement ses niveaux.

Un niveau bas de noradrénaline produit une chute de l’appétit sexuel.

4- Acide gamma aminobutyrique : GABA

Les fonctions principales des acides gamma aminobutyrique (GABA) et leurs mécanismes d’actions : Le neurotransmetteur GABA rempli la fonction inhibitrice du système nerveux, empêchant que nous nous surexcitions, afin d’éviter des réactions comme l’anxiété ou la peur. L’alcool et les drogues peuvent influencer sur ce neurotransmetteur en créant une sensation de contrôle subjective. C’est le neurotransmetteur excitant le plus abondant (75%) dans le système nerveux central.

Ce neurotransmetteur joue un rôle important dans le contrôle des activités moteurs et de la vision, du comportement et de la réponse face au stress. De plus, c’est un allié essentiel pour le contrôle de l’anxiété.

Où se trouve le neurotransmetteur GABA ? Dans l’encéphale et le cortex cérébral.

Troubles ou maladies liés à un déficit de GABA : Quand les niveaux de ce neurotransmetteur sont bas, notre corps peut souffrir de troubles de l’anxiété, et son absence total est liée avec les épisodes épileptiques.

Des niveaux bas de GABA peut produire des manies et des attaques de panique.

5- Sérotonine

Les fonctions principales de la Sérotonine et ses mécanismes d’actions : La sérotonine est également connue comme l’hormone du bonheur, communément abrégée en 5-HT. C’est à dire qu’elle remplit deux fonctions dans notre organisme, en tant qu’hormone et en tant que neurotransmetteur.

La sérotonine joue un rôle important dans le processus de digestion, dans la régulation thermique corporelle et a également une grande influence sur le désir sexuel. De plus, il semblerait qu’il réduit significativement l’agressivité.

Où se trouve la sérotonine ? Ce type de neurotransmetteur se trouve dans diverses régions du système nerveux central.

Troubles ou maladies liés à un déficit de sérotonine : Un déficit de sérotonine dans notre organisme est lié aux maladies comme la dépression, les troubles obsessionels compulsifs (TOC), et est également liés à l’agressivité, la dépendance aux drogues, aux troubles alimentaires et à l’insomnie.

6- Glutamate

Les fonctions principales des Glutamates et leurs mécanismes d’actions : Le glutamate est en relation avec le neurotransmetteur GABA, et est le plus abondant dans le système nerveux central. Il est fondamental pour les processus de mémoire. Paradoxalement, un excès de glutamate a des effets toxiques pour notre organisme, entraînant la mort neuronale.

Ce type de neurotransmetteur est lié aux fonctions de mémoire et d’apprentissage, ainsi qu’avec des fonctions cognitives plus complexes. Ainsi, un déséquilibre de ce neurotransmetteur peut produire des pathologies neurodégénératives.

Où se trouve glutamate ? Dans diverses régions du système nerveux central

Troubles ou maladies liés à un déficit de glutamate : Des niveaux de glutamate trop bas sont liés avec les maladies neuronales motrices. La principale maladie associée est à l’excitotoxicité, processus par lequel les neurones sont gravement endommagés ou détruits à cause d’un excès d’activité. L’excitotoxicité est liée à l’apathie, qui est associée aux maladies neurodégénératives comme la maladie d’Huntington, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson entre autres.

Des niveaux élevés de glutamate dans notre organisme sont liés aux épisodes épileptiques

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur les neurotransmetteurs et leurs fonctions. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Gymnastique cérébrale : 17 activités qui vous aideront à maintenir votre cerveau en bonne santé plus longtemps

La gymnastique cérébrale aide à maintenir votre cerveau en bonne santé. Cela fait quelques années que nous avis pris conscience de l’importance d’exercer notre corps. Aujourd’hui nous savons que pour profiter d’une vie plus saine et plus satisfaisante, nous devons également prendre soin de notre santé mentale. Découvrez dans cet article 17 exercices de gymnastique cérébrale qui vous aideront à améliorer votre santé cérébrale.

L’espérance de vie a augmenté et au fur et à mesure que nous voyons passer les années, notre cerveau se détériore. De bonnes habitudes de vie peuvent ralentir ce processus de vieillissement cognitif et aider à maintenir notre cerveau en bonne santé. Dans cet article nous vous proposons différentes stratégies de gymnastique cérébrale qui vous permettront de développer de nouvelles connections neuronales et d’augmenter vos réserves cognitives. Nos actions et notre style de vie jouent un rôle très important sur les changements physiques que subit notre cerveau. Le plus tôt vous commencez à entraîner votre cerveau, plus longtemps vous le maintiendrez en bonne santé. Commencez dès maintenant la gymnastique cérébrale !

Est-il vraiment possible d’améliorer une capacité cérébrale concrète en entraînant notre cerveau avec une routine de gymnastique cérébrale ? Parois nous nous demandons si en entraînant notre cerveau et en pratiquant des exercices cérébraux quotidiennement nous pourrions être capable d’améliorer notre mémoire, notre capacité de planification, notre perception spatiale, notre vitesse de traitement des informations, notre habilité à penser, notre créativité… Bien qu’il n’existe pas de recette magique pour arrêter le vieillissement cognitif, vous pouvez tout de même mettre en place différents exercices pour activer la plasticité de votre cerveau et augmenter vos réserves cognitives. Différentes études ont démontré que la détérioration cognitive naturelle due au vieillissement peut être compensée si nous maintenons tout au long de notre vie notre cerveau en bonne santé (ce qui est connu comme la plasticité fonctionnelle compensatoire).

Prenez votre cerveau au sérieux et pratiquez les exercices de gymnastique cérébrale que nous vous proposons plus bas. Vous sentirez la différence !

La gymnastique cérébrale pour activer votre plasticité cérébrale. Le cerveau a une grande capacité d’adaptation et il peut changer en fonction de nos expériences. Il peut s’adapter et s’améliorer si nous le stimulons correctement, la plasticité cérébrale est la capacité qu’a notre cerveau pour changer son fonctionnement et sa structure, en s’adaptant à son environnement et aux circonstances. Il a été démontré que les personnes qui stimule correctement leur cerveau tout au long de leur vie retarde leur vieillissement cognitif, qui est inévitable.

La gymnastique cérébrale contribue à ce que le cerveau s’adapte. Les changements d’habitudes et la pratique d’activités mentalement stimulantes aident à maintenir le cerveau actif en facilitant la création de nouveaux neurones et de nouvelles connections entre ceux-ci. Découvrez ces exercices de gymnastique cérébrale et essayez-les !

Gymnastique cérébrale : 17 façon de maintenir votre cerveau en bonne santé

En exerçant nos habilités nous générons de nouvelles connections neuronales. La gymnastique cérébrale peut ralentir voire même inverser la dégradation cognitive. Retarder les effets de maladie neurodégénératives, c’est possible grâce à la création d’une plus grande réserve cognitive.

1. Voyagez

Il n’y a pas de meilleure gymnastique pour votre cerveau que de voyager ! Cela stimule notre esprit, nous met en contact avec de nouvelles cultures, de nouveaux lieux et des langues inconnues. Selon une étude, être en contact avec des cultures différentes nous donne l’opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances culturelles, ce qui stimule notre créativité et nous apporte des bienfaits cognitifs.

Gymnastique cérébrale : Si vous disposez des moyens nécessaires pour voyager, n’hésitez pas à le faire ! Visitez des lieux inconnus, immergez-vous dans la culture et apprenez des locaux. Si vous ne pouvez pas voyager, entourez-vous de différentes cultures, connaissez des gens d’autres pays, ou visitez des nouveaux lieux dans votre propre ville.

2. Écoutez de la musique

Écouter de la musique est une excellente activité de gymnastique cérébrale. La musique est un stimulant très puissant pour le cerveau. Certaines études démontrent comment en écoutant de la musique, on active la transmission d’informations au travers des neurones, tout comme la capacité d’apprentissage et la mémoire. Écouter de la musique peut aider à ralentir le processus neurodégénératif (effet qui n’existe uniquement chez les personnes qui étaient familiariser avec la musique auparavant).

De plus, écouter de la musique a un impact positif sur notre état d’esprit et active presque tout notre cerveau. Ainsi qu’il s’agit d’un très bon stimulant cérébrale. Écouter de la musique peut également vous aidez à combattre l’insomnie.

Gymnastique cérébrale : Écoutez de la musique chaque fois que vous le pouvez : quand vous êtes à la maison et que vous faites la cuisine, en voiture, au travail, quand vous faites du sport, etc… Il n’est jamais trop tard pour apprendre à chanter ou à jouer d’un instrument ! Il existe des centaines de vidéos tutorielles sur Youtube qui peuvent vous aider.

3. Entrez en contact avec la nature

Une des meilleures gymnastiques cérébrales est d’entrer en contact avec la nature. Cela nous aide à déconnecter de nos obligations quotidiennes, réduit notre stress et notre anxiété. Selon cette étude, le contact avec la nature, que cela soit dans un parc ou en voyant les arbres depuis notre fenêtre, nous aide à réduire notre fatigue attentionnelle. Vivre dans une zone ou il a y beaucoup d’espaces verts améliore notre attention, notre capacité à retarder la récompense et inhibe nos impulsions. De plus, être en contact avec la nature nous stimule à augmenter nos niveaux d’activités physiques, à être en contact avec d’autres personnes et à faire de activités qui nous procurent du plaisir.

Gymnastique cérébrale : Le contact avec la nature nous apporte bienêtre et santé. Il n’est pas nécessaire que vous alliez vivre à la campagne. Promenez-vous dans les parcs près de chez vous, ou entourez-vous de tableaux représentant la nature. Essayer de partir en escapade les week-ends et faites un peu de randonnée ou d’autres activités dans la nature.

4. Écrivez à la main

Prendre des notes manuscrites, à la place de les prendre sur son ordinateur portable, est une bonne gymnastique cérébrale qui bénéficie à votre cerveau. Cela augmente la mémoire et la capacité d’apprentissage, selon cette étude. Écrire à la main nous aide à mieux traiter les informations et à les assimiler.

Gymnastique cérébrale : Laissez votre ordinateur portable à la maison et emmenez un cahier avec vous. Vous pouvez également profiter des nouvelles technologies et utiliser les nouvelles tablettes qui vous permettent d’écrire à la main, pour ensuite digitaliser le texte et pouvoir plus facilement l’éditer.

5. Utilisez CogniFit : Le programme leader dans l’évaluation cognitive et la gymnastique cérébrale

Ce programme clinique d’entraînement cérébral est supervisé et validé par la communauté scientifique. Il s’agit d’un outil professionnel de gymnastique cérébrale qui évalue les forces et les faiblesses cognitives de la personne qui l’utilise et lui propose automatiquement un entraînement personnalisé à ses nécessités.

La technologie de CogniFit se base sur la neuroplasticité. Cette capacité de notre cerveau nous permet de prévenir les futures détériorations cognitives et nous donne les bases pour solutionner les problèmes déjà existants.

Gymnastique cérébrale : CogniFit est très facile à utiliser, il vous suffit de vous enregistrer ! Tous les jeux sont basés sur des études cliniques et sur les connaissances de professionnels de stimulation et réhabilitation neuropsychologique. Ce programme a été créé par des professionnels pour vous aider à mettre à l’épreuve votre capacité mentale et défier votre cerveau. Commencez dès maintenant !

Découvrez 10 jeux de concentration mentale que vous pouvez pratiquer au quotidien !

6. Faites des activités physiques

Selon beaucoup d’études, comme celle-ci, faire de l’exercice augmente la création de nouveaux neurones, améliore l’apprentissage ainsi que le rendement cognitif et augmente la plasticité cérébrale.

L’exercice mobilise l’expression des gênes qui bénéficient des processus de la plasticité cérébrale.

Gymnastique cérébrale : selon certaines études, l’exercice aérobic est celui qui comporte le plus de bienfaits. Nous vous encourageons donc à courir, à danser, à nager, à patiner et même à marcher.

Faites des activités physiques et maintenez votre cerveau en bonne santé

7. Maintenez votre place de travail propre et ordonnée

Une étude récente démontrer que non seulement travailler dans un domaine ou il n’existe pas de défi, mais également travailler dans un lieu sale, préjudicie sur le long terme la santé cérébrale, entraînant ainsi une détérioration cognitive.

Gymnastique cérébrale : un environnement propre et ordonné nous transmet de la sérénité et notre esprit sera alors plus efficace. Jetez les papiers et toutes les choses dont vous n’avez pas besoin et déblayer vos surfaces de travail.

8. Apprenez des nouvelles langues

Selon une étude, parler deux langues ou plus protège le cerveau de la détérioration cognitive. Il est démontré que les personnes bilingues obtiennent une meilleure ponctuation en intelligence. De plus, ces personnes obtiennent des meilleures notes dans les tests cognitifs même à un âge avancé. Et ce même si la deuxième langue a été apprise étant adulte.

Gymnastique cérébrale : Inscrivez-vous à des cours d’anglais ou d’espagnol… ou de n’importe quelle langue. Essayer de regarder les filmes en version original (avec ou sans sous-titres), votre oreille s’habituera à la nouvelle langue et l’effort supplémentaire pour comprendre les dialogues sera une bonne stimulation pour votre cerveau.

9. Dormez suffisamment

Selon une étude, dormir trop ou trop peu est associé au vieillissement cognitif. Pour une personne adulte, dormir moins de 6 heures ou plus de 8 heures entraîne un vieillissement cognitif prématuré, mis en évidence par des résultats moins bon aux tests cognitifs réalisé.

Une bonne qualité de sommeil est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’organisme et notre bienêtre. Le manque de sommeil comme la somnolence excessive ont des effets négatifs sur le rendement, le temps de réponse et l’attention.

Gymnastique cérébrale : pour maintenir une bonne hygiène du sommeil, le mieux est d’avoir certaines routines. Essayez de vous coucher et de vous réveiller toujours à la même heure. Si vous avez tendance à dormir peu, allez vous coucher un peu plus tôt chaque jour, progressivement. Laissez de côté les nouvelles technologies avant de dormir, car la luminosité de l’écran peut affecter votre sommeil. Une température agréable, le moins de bruit possible (les boulciès peuvent être très efficace pour vous isoler du bruit qui vous entour) et une ambiance obscure nous aide à mieux dormir.

10. Lisez

Les personnes qui lisent peu montrent un rendement cognitif général inférieur, selon une étude. Ces personnes obtiennent de moins bonnes notes en rapidité de traitement d’information, en attention, en langage et en pensées abstraites, comparé à ceux qui ont plus l’habitude de lire.

Selon plusieurs études, ce rendement moins bon chez les personnes qui lisent peu a un impact direct sur la capacité du cerveau à s’adapter au dommages cérébraux. Les personnes qui ont un niveau d’étude plus élevé utilisent leur capacité cérébrale pour compenser la détérioration cognitive due à l’âge. C’est à dire qu’elles font preuve d’une plus grande plasticité fonctionnelle compensatoire, comme nous l’avons mentionné antérieurement. Cela peut s’appliquer de la même manière aux personnes qui ont l’habitude de lire.

Gymnastique cérébrale : si vous aimez lire, génial. Si par contre vous n’aimez pas la littérature, il n’y a pas de problème. Il existe une multitude de genres que vous pouvez essayer. Vous pouvez lire du théâtre, plus facile et plus agréable à lire. Vous pouvez lire la presse, journaux et revues, sur les sujets qui vous intéressent. Vous obtiendrez les mêmes bienfaits en lisant un roman qu’en lisant une revue du National Geographic. Il s’agit juste de maintenir l’esprit actif.

Exercices mentaux pour un cerveau sain : Lee

11. Pratiquer le yoga et la méditation

La pratique de la méditation produit des changements dans le cerveau sur le long terme, selon cette étude. Les personnes qui méditent depuis plusieurs années montrent une plus grande capacité cérébrale (la matière cérébrale se flexibilise, impliquant un traitement de informations plus rapide). Ceci est une preuve supplémentaire de la plasticité cérébrale, et de comment notre cerveau s’adapte et change selon nos expériences.

Selon cette autre étude, 20 minutes de pratique de yoga améliore la rapidité et la précision dans les tests de mémoire de travail et de contrôle inhibitoire (la capacité d’inhibition est utilisée quand nécessaire). Ces mesures du cerveau sont associées avec l’habilité de maintenir l’attention, de retenir et d’utiliser de nouvelles informations.

La pratique du yoga et de la méditation nous aide à utiliser nos ressources mentales plus efficacement. Cela réduit également le stress et l’anxiété, améliorant ainsi notre rendement.

Gymnastique cérébrale : de nos jours, le yoga et la méditation sont à la mode. Il ne vous sera pas difficile de trouver une classe pour apprendre à pratiquer l’une ou l’autre discipline. Si vous ne souhaitez pas vous inscrire dans une classe, il existe sur Youtube beaucoup d’instructeurs de yoga et de méditation qui peuvent vous les enseigner sans avoir besoins de sortir de chez vous.

12. Alimentez-vous bien et évitez les drogues

Mangez sainement

Ce que vous mangez affecte votre cerveau. Avoir une alimentation saine nous aide à maintenir notre cerveau jeune et prévient la détérioration cognitive. Il est connu que certains types d’aliments ou de “super aliments”, n’apportent pas de bienfaits sur notre santé physique et mentale s’ils sont consommés de manière isolée. Il est également connu qu’un régime riche en fruits et légumes et pauvre en aliments pré-cuisinés contribue à améliorer notre santé. Ils ne font pas que prévenir d’un grand nombre de maladies, mais retarde également le vieillissement physique et cognitif.

L’alcool, le tabac et les drogues en général, en plus de contribuer à l’augmentation des risques de tous types de maladies, contribuent au vieillissement prématuré du cerveau.

Gymnastique cérébrale : si vous souhaitez apprendre à manger sainement, le mieux est de consulter un professionnel de la santé spécialisé dans le domaine : les diététiciens-nutritionnistes. Ne vous fiez pas aux conseils ou aux régimes miracles. Mangez plus de fruits, de légumes et de céréales intégrales. Soyez attentif à votre consommation de sucre et de gras. Moins vous buvez d’alcool, mieux c’est, et demandez de l’aide pour arrêter de fumer.

13. Prenez soin de votre santé mentale : contrôlez vos niveaux de stress !

Souffrir de troubles mentaux et avoir des schémas de pensées négatifs affecte négativement notre bienêtre. Cependant, une étude démontre que cela influence également l’état de notre cerveau sur le long terme. Avoir souffert de dépression, de troubles de l’anxiété ou autre type de pathologie mentale augmente le risque de souffrir de démence.

Gymnastique cérébrale : contrôlez vos niveaux de stress et d’anxiété grâce aux techniques de relaxation. En plus de cela, le yoga, la méditation Mindfulness, écouter de la musique peuvent également vous être utile afin de réduire votre anxiété. Cultivez votre estime de vous-même, cessez de penser négativement et écrivez vos sentiments sur papier (cela vous aidera à les réévaluer et à réduire leur intensité). Si vous souffrez de quelconque problème psychologique, n’hésitez pas à faire appel à un spécialiste de la santé mentale (psychiatre ou psychologue, à qui faire appel).

14. Faites de nouvelles activités

De nouvelles études démontrent que l’immersion dans des activités de loisirs qui supposent un effort et se présentent comme des défis pour l’esprit facilitent les fonctions cognitives et peuvent prévenir la détérioration cognitive.

De plus, l’apprentissage promeut la santé mentale, selon cette étude. Maintenir l’esprit actif et apprendre de nouvelles choses maintient notre cerveau en bonne santé sur le long terme. Le cerveau est comme un muscle, si vous ne l’utilisez pas, il s’atrophie.

Gymnastique cérébrale : apprenez à faire de nouvelles choses, peu importe si vous n’êtes pas doué pour cela, l’important étant que vous vous divertissiez. Apprenez à jouer aux échecs, à coudre, à bricoler, à dessiner, à écrire, à jouer d’un instrument…

15. Sortez avec vos amis et ceux qui vous sont chers

Les relations sociales stimulent notre cerveau, l’aide à se maintenir actif et jeune plus longtemps. En plus, socialiser réduit les niveaux de stress, améliore notre moral, contribuant ainsi à prendre soin de notre santé mentale.

Gymnastique cérébrale : passez plus de temps avec les personnes qui vous sont chères (surtout si ces personnes vous transmettent de la positivité), connaissez des nouvelles personnes, entrez dans des groupes sociaux…

 16. Utilisez votre cerveau chaque fois que vous le pouvez

Utilisez votre cerveau est la meilleure façon de ne pas le perdre. Les nouvelles technologies sont très bien parce qu’elles nous ont rendus la vie plus facile, mais elles ont également rendu notre cerveau plus feignant. Avant il fallait beaucoup d’efforts pour apprendre et se rappeler. Aujourd’hui beaucoup de tâches sont automatisées. Essayez de donner une opportunité à votre cerveau avant de sortir la calculatrice, le GPS ou Google.

Gymnastique cérébrale : essayez de résoudre des opérations mathématiques sans sortir votre calculatrice, limitez l’utilisation du GPS et essayez de vous rappeler de données par vous-même. Le calcul est impliqué dans la majorité des activités de la vie quotidienne : quand on fait les courses, pour savoir si tel quantité suffira… Mémorisez et une liste de mots, par exemple la liste des courses, et chronométrez le temps qui vous a été nécessaire pour la mémoriser (comment mémoriser plus vite).

17. Donnez à votre cerveau un peu de silence

Selon une étude, deux heures de silence par jour augmente la neurogénèse, la naissance de nouveaux neurones, dans l’aire de l’hippocampe (mis en relation avec la mémoire, l’apprentissage et les émotions). En plus il a été démontré que l’exposition au bruit constant peut préjudicier le fonctionnement cognitif.

Gymnastique cérébrale : essayez d’éliminer toutes les sources de bruits inutiles. Dans la mesure du possible, utilisé des appareils électroménagers silencieux, n’utiliser pas la télévision comme bruit de fond… Dédiez 2 heures par jour, ou le temps que vous pouvez, pour être dans le silence le plus total (les boules quies peuvent être d’une grande aide). Écoutez de la musique, mais reposez-vous également de celle-ci. Il est démontré que des pauses de deux minutes entre chaque chansons (lentes et tranquilles), augmente l’effet relaxant de celles-ci.

Découvrez dans la vidéo suivante ce que vous pouvez faire de plus pour aider votre cerveau à fonctionner correctement et à la maintenir jeune et en bonne santé. Nous pouvons vraiment aider notre cerveau à créer de nouveaux neurones, même en étant déjà adulte. Sandrine Thuret nous explique ce que nous pouvons faire pour encourager la naissance de nouveaux neurones.

Merci beaucoup de nous avoir lu ! Connaissez-vous d’autres exercices de gymnastiques cérébrale ? N’hésitez pas à les partager avec nous, à laisser vos commentaires ou à poser vos questions.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”