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Tout sur la sérotonine : qu’est-ce, à quoi sert-elle et d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la sérotonine ? Cette substance chimique produite par le corps humain est considérée comme responsable de notre bonheur et de notre moral. Des taux de sérotonine trop bas peuvent conduire à la dépression. Découvrez tout sur cette substance : ses fonctions, les troubles auxquels elle est associée et la façon d’augmenter de manière naturelle vos taux de sérotonine.

Qu’est-ce que la sérotonine? Photo by Nighia Le, Unsplash.com

Qu’est-ce que la sérotonine ?

La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est à dire une substance qui aide à transmettre des signaux chimiques d’une zone à l’autre du cerveau. Notre organisme compte plusieurs  types de neurotransmetteurs dont les fonctions diffèrent. La sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur, est généralement associée à la régulation du moral. Nous le verrons au cours de cet article, sa fonction est assez complexe. Nos taux de sérotonine ont une influence directe sur notre bien-être et notre bonheur.

Comment la sérotonine est-elle produite ? Cette substance est générée par notre corps lors d’un processus biochimique de conversion unique. Les cellules chargées de sa production utilisent une enzyme nommée tryptophane hydroxylase. Le tryptophane combiné avec cette enzyme forme le 5-hydroxytryptophane, également connue sous le nom de sérotonine.

Quelles sont les fonctions de la sérotonine ?

Parmi nos 40 millions de cellules cérébrales, un grand nombre est directement ou indirectement influencé par la sérotonine.

La sérotonine est impliquée dans plusieurs processus liés à la santé : le contrôle de l’appétit et du sommeil, la régulation du moral, l’excitation sexuelle, le contrôle de la douleur, etc…

  • Régulation du moral : Un déséquilibre dans la production de sérotonine peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être. De bas taux de sérotonine nous rendent plus colériques, irrascibles, impulsifs, etc. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à présenter de bas taux de sérotonine. On pense également que la mauvaise humeur de certaines personnes au lever est due à de faibles taux de sérotonine au réveil.
  • Contrôle de l’appétit : si les taux de sérotonine sont normaux, nous ressentons une sensation de satiété et cessons de manger. Au contraire, lorsque les taux de sérotonine sont trop bas, nous ressentons la besoin de manger des hydrates de carbone et autres aliments caloriques. De hauts taux de sérotonine peuvent favoriser l’apparition de diarhée alors qu’un déficit en sérotonine favorise la constipation.
  • Régulation du sommeil : Au cours de la journée, les taux de sérotonine fluctuent en fonction de notre horloge interne et des courbes de notre rythme circadien. Ainsi, les taux de 5-HT (les récepteurs de sérotonine) tendent à atteindre leur maximum durant les périodes ensoleillées de la journée et à diminuer durant le sommeil profond. L’idéal est un équilibre entre ces taux, sinon cela risque de favoriser les troubles du sommeil ou l’insomnie.
  • Régulation du désir sexuel : Le désir sexuel est proportionnellement lié au taux de sérotonine. Des taux élevés de cette substance sont associés à une baisse de la libido et du désir sexuel. À l’inverse, de faibles taux de sérotonine sont associés à une recherche de la satisfaction du désir sexuel. Après un orgasme ou après l’éjaculation, la quantité de sérotonine augmente considérablement dans le cerveau et provoque un état de plaisir et de tranquilité. De la même façon, des taux de sérotonine excessivement élevés sont associés à une baisse de la libido, moins de relations sexuelles, mais une meilleure connexion émotionnelle avec son partenaire.
  • Contrôle de la douleur : Le cerveau utilise cette substance pour transmettre les signaux de douleur chronique aux nerfs locaux. Lorsque l’on se fait mal, de la sérotonine se libère et produit dans notre cerveau un signal de douleur léger et transitoire qui active les neurones correspondantes. Cette substance est également impliquée dans le signal neuronal de la douleur et intervient aussi dans les douleurs chroniques. la douleur est en intimement lié à la sérotonine. La sérotonine produit de l’hyperalgie, qui est une sensation de douleur très forte, et intervient également dans le cadre de douleurs chroniques.
  • Contrôle de notre température corporelle : Une autre des fonctions de la sérotonine est la régulation thermique. Dans l’homéostasie, le rôle de la sérotonine est important.
  • Réduction de l’agressivité : Une autre fonction de la sérotonine est la stabilisation de notre état émotionnel face à des situations de tension. Cette substance aide à inhiber l’impulsivité, les comportements violents et l’agressivité. Les personnes ayant des comportements agressifs ou violents peuvent présenter de bas taux de sérotonine.

Lien entre sérotonine et maladie mentale

La sérotonine est également appelée “l’hormone du bonheur” en référence à ses effets positifs sur le bien-être, le moral, la relaxation et la concentration. Les altérations de ses taux affectent notre santé mentale de différentes façons. De nombreux traitement pharmacologiques interagissent avec la sérotonine dans le cadre de traitements de troubles mentaux comme : la dépression, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de paniques, les problèmes de concentration, les troubles explosifs intermittents, la démence et le syndrome sérotoninergique.

Une altération des taux de sérotonine affecte la santé mentale

Souvent, ces troubles coexistent avec des déficits cognitifs spécifiques. Il est donc recommandable de réaliser une évaluation neuropsychologique qui aidera à identifier nos points forts et nos points faibles. Généralement, la première étape d’un diagnostic est d’évaluer s’il existe une déficience dans nos principales fonctions cognitives.

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Sérotonine et dépression : influence du taux de sérotonine

On pense que la dépression est dûe à un déséquilibre des taux de sérotonine. Le processus impliqué est la régénération neuronale. Selon le neurologue Barry Jacobs, la dépression apparaît lorsque la régénération neuronale est insuffisante. Les antidépresseurs ISRS aident à produire de nouvelles cellules cérébrales et à augmenter le moral. Il serait idéal de pouvoir mesurer les taux de sérotonine dans le cerveau, mais cela n’est pour l’instant pas possible. Cependant, en mesurant les taux sanguins, on a démontré que les personnes souffrant de dépression avaient des taux de sérotonine bas. On ne sait pas si les taux de sérotonine ont baissé avant ou après le début de la dépression. Il est clair que les antidépresseurs ISRS et ISRSN (inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la noradrénaline) fonctionnent, mais on ne sait pas comment.

Lien entre l’anxiété sociale et la sérotonine

Des déséquilibres dans les taux de sérotonine peuvent occasionner l’apparition de troubles liés à l’anxiété. Parmi ceux-ci se trouvent : les troubles de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété sociale (ou phobie sociale), les troubles d’anxiété généralisée, etc. Pour l’instant, on ne sait pas si la cause est un excès ou un manque de sérotonine. Jusqu’à maintenant, on pensait que des taux bas de sérotonine en était la cause, mais des recherches récentes semblent le démentir. JAMA Psychiatry a publié que les personnes qui souffrent d’anxiété sociale ont des taux élevés de sérotonine. L’Université de Uppsala a démontré que les amygdales (structures cérébrales impliquée dans les sensations de peur) de patients souffrant d’anxiété sociale présentent un excès de sérotonin. Il faudra attendre de prochaine études pour formuler une conclusion définitive sur la relation entre anxiété sociale et sérotonine.

Lien entre les troubles obsessionnels compulsifs et la sérotonine

La relation entre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la sérotonine vient de l’influence des antidépresseurs ISRS dans l’amélioration de ces troubles. Les ISRS sont des inhibiteurs de la recaptation de la sérotonine : ils facilitent la disponibilité de la sérotonine afin que les taux ne soient pas trop bas.

Lien entre les troubles de panique et les taux de sérotonine

Comme dans le cas des TOC, la cause du trouble de panique est inconnue. Des taux bas de sérotonine sont liés à ce trouble, mais nous ignorons si cela est la cause du trouble. La seule certitude est que les ISRS fonctionnent également dans les cas de troubles de panique.

Trouble explosif intermittent

Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement caractérisé par des explosions de colère injustifiées. La sérotonine aide à réguler le moral et contribue à réduire ce type d’attaque de colère, en nombre et en intensité. Encore une fois, les traitements pharmacologiques utilisés dans ces cas sont les ISRS, qui interagissent avec la sérotonine. On considère que le trouble explosif intermittent est incurable, mais sa symptomatologie peut diminuer grâce à la psychothérapie et la méditation qui aident à réduire les comportements agressifs et les sensations de rages et frustration internes.

Lien entre démence et faibles taux de sérotonine

L’âge produit une détérioration cognitive associée à la perte de connections neuronales. L’activité des neurotransmetteurs chargés de la transmission des informations neuronales réduit au fur et à mesure du vieillissement. Vieillir n’est pas toujours synonyme de démence, mais il existe des cas dans lesquels on peut observer une détérioration cognitive significative. La démence la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Dans une étude internationale publiée en 2006, des chercheurs ont mis en évidence une déficience sérotoninergique chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’hypothèse est que les problèmes de mémoire engendrés par la maladie d’Alzheimer sont dus à un mauvais fonctionnement des récepteurs de la sérotonine. Il n’existe pas de preuve qui démontre qu’une augmentation des taux de sérotonine prévienne de la maladie d’Alzheimer. Par contre, si les recherches continuent sur le sujet, il se peut que l’on découvre une solution pour combattre la démence.

Syndrome sérotoninergique

Un excès de sérotonine peut être préjudiciable. Les antidépresseurs ISRS sont considérés comme étant sûrs, mais ils peuvent être la cause du syndrome sérotoninergique en raison d’une concentration trop élevée de ce neurotransmetteur. Cela arrive généralement lorsque deux médicaments liés à la sérotonine sont utilisés simultanément. Les problèmes surviennent lorsque l’on commence un nouveau traitement ou que l’on augmente un traitement. L’utilisation de IMAO (inhibiteurs de l’enzyme monoaminoxydée, enzyme qui détruit la sérotonine) avec des ISRS, ou une consommation de LSD ou d’extasies. Les symptômes sont : agitation, augmentation de la température corporelle, tachycardie, sudation, perte de coordination, spasmes, nausées, vomissements, diarrhées, changements de la pression artérielle. Cela n’est considéré comme dangereux, mais il est nécessaire de le traiter afin que ce syndrome n’empire pas. Le traitement consiste à retirer ou diminuer les traitements pharmacologiques en place, ainsi qu’en l’administration de relaxants musculaires et d’inhibiteurs de la production de sérotonine par voie intraveineuse.

Pouvons-nous modifier nos taux de sérotonine ?

Vous vous demandez certainement si vous pouvez agir sur vos taux de sérotonine. Voici quelques conseils et manières naturelles d’augmenter vos taux de sérotonine.

Adopter un régime alimentaire favorable à la production de sérotonine

La sérotonine n’est présente dans aucun aliment. Pour augmenter les taux de sérotonine, il faut recourir au tryptophane, qui est l’acide aminé à partir duquel est produite la sérotonine. Un régime riche en tryptophane augmente donc les taux de sérotonine. Les suppléments de cet acide aminé sont un bon complément mais ne suffisent pas à remplacer un régime équilibré. Les aliments comme le soja, les viandes maigres (poulet ou dinde), le thon, le saumon, l’ananas, les bananes, les artichauts, les œufs, le chocolat et le fromage contiennent du tryptophane et contribuent donc à augmenter nos taux de sérotonine. Une autre manière de contribuer à une augmentation des taux de sérotonine est de consommer de la vitamine B-6. La vitamine B-6 peut agir sur la rapidité à laquelle le tryptophane se convertit en sérotonine. Les aliments riches en vitamines B-6 sont les pommes de terre, les légumineux, les céréales intégrales, le poulet, la dinde, le thon et le saumon. Découvrez quelles vitamines sont bénéfiques pour votre cerveau.

Faire de l’exercice physique augmente les taux de sérotonine

Des études montrent qu’un exercice physique régulier peut être aussi efficace qu’un traitement antidépresseur psychopharmacologique ou psychothérapeutique. On pensait auparavant qu’une période de plusieurs semaines de pratique d’un exercice physique étaient nécessaires pour constater une amélioration. Pourtant, selon une étude récente de la Université du Texas, une période de seulement 40 minutes a un effet bénéfique sur notre moral. Bien que les mécanismes qui mènent à cette amélioration ne soient pas connus, il semblerait que la sérotonine y soit impliquée.

Se relaxer et méditer permet d’augmenter les taux de sérotonine

Cela est aussi important pour votre esprit que bouger pour votre corps, et permet d’augmenter vos taux de sérotonine. Le yoga ou la méditation sont deux pratiques qui contribuent à améliorer le moral en plus de se relaxer. Découvrez ce qu’est la méditation Mindfulness.

Se lancer dans de nouveaux projets

Introduire de la nouveauté dans notre vie a un effet positif sur le système sérotoninergique. Quand nous commençons un nouveau projet nous nous sentons plus énergiques, plus motivés et de meilleure humeur. Cet effet plaisant sur notre système nerveux est produit par la sérotonine. Découvrez comment penser hors des sentiers battus.

Rire augmente les taux de sérotonine

La relation entre le moral et la sérotonine va dans les deux sens. Nous pouvons améliorer notre moral en augmentant nos taux de sérotonine et nous pouvons aussi augmenter nos taux de sérotonine en améliorant notre moral. L’induction d’un moral élevé grâce à la psychothérapie est très utilisée (bienfaits du rire). Une autre alternative peut être des cours de théâtre, passer du temps entre amis, assister à un spectacle comique ou se rappeler des faits agréables.

Sérotonine chez les hommes et chez les femmes

Une étude de 2007 de la revue Biological Psychiatry montre que les hommes et les femmes réagissent différemment lorsqu’on réduit leurs taux de sérotonine : les hommes agissent avec davantage d’impulsivité alors que les femmes rentrent dans un état de déprime et deviennent plus prudentes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes souffrent davantage de troubles du moral (anxiété et/ou dépression), tandis que les hommes sont plus enclins à l’alcoolisme, au TDAH et aux troubles du contrôle de impulsions (tous liés à l’impulsivité).

Les effets de l’interaction des hormones avec la sérotonine est prouvée. Cette interaction peut causer une augmentation des symptômes dépressifs dans des périodes comme : la prémenstrualité, le post-partum, et la ménopause. En effet, durant ces période, les sécrétions hormonales changent. Les hommes ont quant à eux des taux de sécrétion hormonale constants.

La sérotonine pourrait augmenter la patience

Des études récentes de la Fondation Champalimaud de Lisbone soutiennent qu’une possible fonction de la sérotonine serait d’augmenter la patience. Cela suppose un tournant important dans la conception que nous avions jusque-là de ce neurotransmetteur.

La sérotonine augmente notre patience

Selon une étude publiée dans la revue Current Biology, il semblerait que la sérotonine serait davantage liée à la patience qu’au bien-être. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion suite à des expériences sur des souris de laboratoire. L’expérience consistait à ce que les souris attendent un temps déterminé pour recevoir une récompense. Les souris qui étaient sous les effets de la sérotonine attendaient plus longtemps que celles qui ne l’étaient pas

Selon Zachary Mainen, qui a dirigé cette l’étude, “il y a une impression généralisée que la sérotonine provoque le bonheur, mais nos études démontrent que cette affirmation est contradictoire”.

Pour le moment, il nous faudra attendre, nous aussi, avant d’en savoir plus sur les effets de la sérotonine et si celle-ci est plus lié au bonheur ou à la patience.

“Source : Traduction de l’article d’Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

9 vitamines qui boostent votre cerveau, quels aliments peuvent augmenter vos capacités cérébrales ?

Vitamines qui boostent votre cerveau. Le cerveau est l’organe le plus important de notre corps, car il contrôle les principales fonctions de l’être humain, c’est le “moteur” qui nous permet d’atteindre nos buts et de réaliser nos objectifs. Quand nous n’ingérons pas les nutriments, les minéraux et les vitamines dont notre cerveau a besoin pour fonctionner, il se peut que nous ressentions de la fatigue, une baisse d’énergie, voir même de l’irritabilité… Souhaitez-vous savoir quels sont les aliments dont votre cerveau a besoin pour pouvoir fonctionner à pleine puissance ? Découvrez ces 9 vitamines qui boostent votre cerveau, quels sont les bienfaits de chacune d’elles et dans quels aliments vous pouvez les trouver.

Vitamines qui boostent votre cerveau

Savez-vous quelles vitamines vous devez consommer afin que votre cerveau fonctionne mieux ? Connaissez-vous les aliments qui contienne une grande quantité de ces vitamines ? Êtes-vous conscient du fait que si vous consommez certaines vitamines vous pouvez améliorer votre mémoire et vos niveaux de concentration ? Différentes études défendent qu’une bonne alimentation peut même protéger votre cerveau des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

En variant légèrement votre alimentation, vous pouvez obtenir des résultats surprenants. Continuez votre lecture ! Mairena Vázquez, psychologue, vous informe sur les vitamines que vous devez consommer pour que votre cerveau fonctionne mieux et dans quels aliments vous pouvez trouver ces vitamines.

“Quand l’alimentation est mauvaise, la médecine ne fonctionne pas ; quand l’alimentation est bonne, la médecine n’est pas nécessaire” – Proverbe ayurvédique.

L’alimentation et les vitamines que nous ingérons influencent (en bien ou en mal) sur tout notre corps et en particulier sur note cerveau. Les fonctions que réalise notre cerveau se détériorent avec le temps qui passe et à cause de certains facteurs génétiques, de notre alimentation ou même de nos habitudes de vie.

Introduire dans notre régime des aliments qui contiennent des vitamines et des minéraux en particulier peut nous aider à augmenter notre fonctionnement cognitif, notre mémoire et notre capacité d’apprentissage.

Il nous appartient alors d’avoir un régime alimentaire sain qui contient la bonne quantité de vitamines nécessaires au fonctionnement de notre cerveau et pour maintenir ce dernier en bonne santé. N’oublions pas que “nous sommes ce que nous mangeons”. “Si vous mangez bien aujourd’hui, votre corps vous dira merci demain”.

9 vitamines qui boostent votre cerveau, dans quels aliments peut-on les trouver ?

Les vitamines sont des substances indispensables à notre organisme. Nous les obtenons grâce à une alimentation variée, équilibrée et saine.

Il est indispensable d’avoir une bonne alimentation car le corps n’est pas capable de générer des vitamines tout seul. Il existe différents types de vitamines, et chacune d’elles réalisent des fonctions différentes aux autres. Il est important de bien contrôler sa consommation de vitamines afin de ne pas souffrir de carence en vitamines ni d’excès de celles-ci, car dans les deux cas cela engendre des problèmes de santé.

Entraînement cérébral CogniFit

Par rapport au cerveau, les vitamines aident à maintenir actif ou à stimuler certains agents chimiques qui sont importants pour les fonctions que le cerveau doit réaliser, par exemple en aidant le transport d’oxygène au cerveau.

Il existe une multitude de vitamines. Découvrez quelles sont les vitamines qui boostent votre cerveau :

1. Provitamine A ou beta-carotène

Cette vitamine est très utile pour le cerveau afin d’améliorer la mémoire et de protéger les cellules du cerveau sur le long terme. C’est une vitamine précurseur de la vitamine A très utile pour la mémoire.

Le beta-carotène est un pigment rouge qui se transforme en vitamine A lorsque nous le mangeons. Parmi ses fonctions principales se trouvent la prévention de la dégénération cognitive et la protection de la mémoire. Il a été démontré qu’un déficit de cette vitamine peut générer des dommages graves pour la santé comme entraîner une cécité ou ralentir la croissance chez les enfants.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine A ou du beta-carotène ? On en trouve dans les fruits et les aliments comme les melons, les papayes, les mangues, les courges et les carottes.

2. Vitamine B1

Parmi les fonctions les plus importantes de cette vitamine se trouvent la prévention de la détérioration du cerveau, une manière efficace de combattre la dépression et d’améliorer le bienêtre mental en générale ainsi qu’une façon de ralentir le vieillissement du cerveau. Il existe différents types de vitamine B, comme la vitamine B6, la vitamine B9 et la vitamine B12. Ces trois types de vitamine B ont en commun le fait qu’elles favorisent la formation de globule rouge. Les globules rouges transportent l’oxygène dans le sang, favoriser sa création augmente la circulation de l’oxygène dans l’organisme. Cela augmente donc l’oxygénation dans tout le corps, et le cerveau est un grand consommateur d’oxygène.

La vitamine B1 est également connue comme thiamine. On la trouve abondamment dans le cerveau et dans les tissus nerveux. Les principales fonctions de cette vitamine sont de transformer les aliments en énergie et maintenir cette énergie dans notre corps, de collaborer avec l’activité du cœur et du système cardiovasculaire, de participer à l’absorption du glucose dans le système nerveux ainsi que de jouer un rôle dans la vision et la bonne santé des yeux.

Selon différentes études, un déficit de cette vitamine peut générer un syndrome de Korsakoff (syndrome fréquent surtout chez les personnes alcooliques ou malades du SIDA).

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B1 ? On peut en trouver principalement dans les viandes comme le poulet, le bœuf et le porc, mais aussi dans le poisson, dans les fruits secs, les céréales intégrales et également dans les fruits et les légumes.

Vitamines qui boostent votre cerveau. Les fruits et les fruits secs sont une riche source de vitamines pour le cerveau.

3. Vitamine B6

Cette vitamine est bonne pour votre cerveau car elle favorise la formation de dopamine, d’épinéphrine, de norépinéphrine, de GABA et acétylcholine (neurotransmetteurs qui se chargent de transmettre les signaux produits par les neurones. La dopamine est en relation avec le circuit de récompense de notre cerveau, l’épinéphrine avec la fréquence cardiaque en autres, la norépinéphrine sert à “alerté” le système nerveux, le GABA réduit le stress et l’anxiété en plus de relaxer le cerveau et de l’aider à rester calme et l’acétylcholine aide à la codification de la mémoire et permet de mieux consolider les nouvelles informations). De plus, la vitamine B6 régule les niveaux d’homocistéïne (acide aminé qui lorsque sont taux augmente trop favorise l’apparition de problèmes cardiovasculaires), favorise l’absorption de la vitamine B12 et est très importante pour le développement cognitif.

La vitamine B6 aide à convertir le tryptophane en sérotonine, ce qui revient à éviter que l’apparition de dépression ou d’obsession. Il est très important de consommer de la vitamine B6 de manière adéquate, en évitant tout déficit car cela peut occasionner des pertes de mémoire et de la confusion, de la fatigue, de la dépression, des troubles du sommeil et une plus grande et plus rapide détérioration du cerveau. En résumé, la vitamine B6 est très importante pour que le cerveau se développe de façon optimale.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliment peut-on trouver de la vitamine B6 ? Il est nécessaire de consommer de la vitamine B6 tous les jours. Il existe beaucoup d’aliments qui contienne cette vitamine, comme les œufs, le lait et les produits laitiers, le blé, le riz intégral, les pommes de terre, la dinde, le bœuf, le poulet, l’agneau, le porc, les fruits de mer, les lentilles, les poivrons, le pain complet, les cacahuètes, les noisettes, les noix, les épinards, les carottes, les brocolis, le saumon, la truite, le thon, etc…

4. Vitamine B9

Cette vitamine qui peut aider votre cerveau est également connue comme folate, ou acide folique. Cette vitamine joue un rôle fondamental dans la préservation des fonctions cérébrales et de l’acuité mentale. Même avant la naissance, cette vitamine est indispensable pour favoriser le développement du cerveau et pour que se produise un bon développement prématuré, contribuant au développement du tube neural chez l’embryon, qui sera remplacé plus tard par le cerveau et la moelle épinière. La vitamine B9 aide également les cellules à se reproduire et favorise la formation de nouveaux tissus.

La vitamine B9 intervient dans la formation de certains neurotransmetteurs cérébraux comme la dopamine, la sérotonine et l’épinéphrine (adrénaline). Il est important de maintenir des niveaux adéquats de vitamine B9 car les niveaux bas de vitamine B9 sont en corrélation avec des niveaux élevés d’homocistéïne (acide aminé qui dans certains cas peut endommager les artères et provoquer des accidents vasculaires cérébraux). Un déficit de vitamine B9 chez les enfants peut provoquer des problèmes dans leurs développement.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B9 ? On trouve la vitamine B9 (ou acide folique) dans les fruits comme les bananes, les oranges, les melons, les avocats ou dans d’autres aliments comme divers légumineux, les céréales intégrales, les épinards, les asperges, le riz intégral et l’avoine… C’est à dire que les principales sources de vitamine B9 sont les fruits et légumes, les céréales et les cacahuètes.

5. Vitamine B12

Cette vitamine qui aide votre cerveau est en relation avec la formation de la myéline de certains neurones (la couche qui recouvre les axones de certains neurones et qui aide à transmettre les influx nerveux plus rapidement) et également avec la production de globule rouge dans le sang, qui facilitent l’oxygénation de toutes les cellules du corps.

La vitamine B12 est l’une des vitamines les plus importantes pour le bon fonctionnement de notre cerveau, car celle-ci participe à l’élaboration des cellules et des acides gras et est fondamentale pour la synthèse des protéines, des globules rouges et des neurotransmetteurs. La vitamine B12 est en relation étroite avec la mémoire à court terme et avec la capacité du cerveau de produire des pensées avec rapidité.

Si nos niveaux de vitamine B12 se trouvent trop bas nous pouvons souffrir de pertes de mémoire, de changements négatifs d’humeur voir même nous sentir plus lent que d’habitude, et est également un facteur de risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine B12 ? On trouve la vitamine B12 dans les aliments comme les viandes (poulet, dinde, bœuf, abats, etc…), dans les poissons bleus (saumon, truite, thon, etc…) et dans d’autres aliments comme les œufs, les céréales intégrales, les produits laitiers, etc…

Certaines personnes présentent des complications au moment d’absorber la vitamine B12 de leurs aliments. Dans ce cas, nous vous recommandons de vous rendre chez votre médecin afin qu’il vous informe sur les compléments vitaminiques que vous pouvez consommer.

6. Vitamine C

Cette vitamine, également connue sous le nom d’acide ascorbique, est très utile pour le cerveau. La vitamine C est un antioxydant très important qui protège le cerveau du stress oxydant et de la détérioration liée au vieillissement. La vitamine C combinée à la vitamine E prévient les maladies comme Parkinson ou Alzheimer, ou encore des autres démences. De plus, elle prévient l’apparition du rhume, des maladies cardiovasculaires et même de maladie comme le cancer. Selon différentes études, il a été démontré que la vitamine C diminue le risque de souffrir d’un cancer cérébral, surtout chez les enfants.

De plus, la vitamine C aide à absorber correctement le fer des autres aliments comme par exemple les légumineux. Le fer est lui utile pour améliorer le rendement cognitif, l’attention et la mémoire. Ainsi, un bon truc pour absorber une bonne quantité de fer est d’accompagner une nourriture riche en fer (par exemple les lentilles) avec quelque chose de riche en vitamine C (par exemple un verre de jus d’orange).

La vitamine C est également importante pour le cerveau pour son effet antidépresseur, et est considérée par beaucoup comme un antidépresseur naturel, du fait qu’elle augmente les niveaux de sérotonine (neurotransmetteur qui fait que nous nous sentons bien) ce qui revient à améliorer notre moral et notre humeur. Selon Jean Carpenter (auteur du livre “Votre Cerveau Miraculeux”“consommer de la vitamine C peut améliorer la mémoire et les fonctions cognitives, et ainsi améliorer les résultats aux tests d’intelligence”. Il est recommandé de consommer de la vitamine C quotidiennement, car elle augmente les capacités de mémoire et d’apprentissage.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine C ?  On trouve la vitamine C dans les citriques comme les oranges, les fraises, les épinards, les pamplemousses, les melons, les baies, les ananas, les tomates, les choux fleurs, les poivrons, les brocolis, etc… On peut donc trouver cette vitamine dans tous les fruits citriques et les légumes verts.

 7. Vitamine D

La vitamine D est fondamentale si nous voulons que notre cerveau fonctionne correctement et de manière adéquate. Pari les fonctions les plus importantes de la vitamine D se trouvent une amélioration de la mémoire, des bénéfices sur le moral et une augmentation de la capacité de résolution des problèmes.

Selon certaines études, les déficits de vitamine D ont été associé à un plus grand risque de souffrir de détérioration cognitive. Dans d’autres études, il a été démontré que la vitamine D peut améliorer l’évolution de la maladie sclérose en plaques et réguler les troubles comme le Trouble Affectif Saisonnier (type spécifique de dépression lié aux changements de saison).

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine D ?  On obtient la vitamine D quasi uniquement par radiations solaires (c’est pourquoi il est recommandé de prendre le soleil de manière adéquate à tout âge). Comme il n’est pas conseillé de prendre le soleil en permanence, vous pouvez également obtenir de la vitamine D dans certains aliments, comme dans certains poissons (sardines, saumon, thon, etc…) ou dans d’autres produits comme les champignons ou certains types de lait.

8. Vitamine K

Parmi les bienfaits les plus importants de la vitamine K se trouvent l’augmentation de la vitesse des fonctions cérébrales, l’amélioration de l’apprentissage et de la mémoire, ainsi que de la capacité cognitive en générale. Les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ont souvent un déficit de vitamine K, c’est pour cela qu’il a été déterminé qu’augmenter leur consommation de vitamine K peut leur être bénéfique. Découvrez quels aliments peuvent prévenir le vieillissement du cerveau grâce à ce régime contre la maladie d’Alzheimer.

De plus, la vitamine K joue un rôle très important dans le processus de coagulation du sang et dans le processus d’absorption du calcium.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver de la vitamine K ? Nous pouvons trouver de la vitamine K principalement dans les choux de Bruxelles, les asperges, le persil, les légumes à feuilles vertes, le céleri et les aliments fermentés. Mais s’il existe un aliment par excellence pour la vitamine K, c’est le brocoli.

9. Acides gras Oméga-3

Les acides gras Oméga-3 sont des graisses polyinsaturées que notre corps ne peut pas créer. Parmi ces bienfaits on peut nommer l’importance du rôle qu’ils jouent dans l’amélioration de notre rendement cérébral. Suivre un régime riche en Oméga-3 protège notre cerveau de la détérioration cognitive et aide à améliorer notre plasticité cérébrale, notre concentration et notre mémoire.

Les acides gras Oméga-3 ont été mis en relation avec les problèmes de mémoire et avec la réduction des probabilités de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Une grande consommation de ces acides gras prévient des démences et favorise une amélioration de la mémoire. Vous comprenez maintenant pourquoi on vous répétait quand vous étiez petit “mange ton poisson, c’est bon pour le cerveau !”.

Vitamines qui boostent votre cerveau : Dans quels aliments peut-on trouver des acides gras Oméga-3 ? On peut en trouver surtout dans les poissons, comme les sardines, les anchois, le saumon, l’espadon, le thon, etc…

Malheureusement, il n’existe pas d’aliment qui contienne toutes les vitamines dont notre cerveau a besoin pour fonctionner. Ainsi, il est recommandé d’apprendre à manger sainement et d’essayer de maintenir des niveaux adéquats de toutes ces vitamines dans notre corps, c’est à dire ni trop élevés, ni trop bas. Et comme dit le neuroscientifique Fernando Gómez-Pinilla : “Il y a beaucoup d’aliments positifs, mais si on exagère sur leur consommation, ils deviennent négatifs. Le plus recommandable est l’équilibre : des bons produits variés et complémentaires”.

Il est toujours plus recommandé de consommer des aliments frais et le plus naturel possible. De plus, il faut consommer une bonne quantité d’eau tous les jours. N’oubliez pas que 85% du poids de notre cerveau est composé d’eau ! De plus, l’eau maintient note attention élevée et a de nombreux bienfaits, c’est pour cela qu’il est fondamental de toujours maintenir le cerveau bien hydraté. Le type d’alimentation que nous consommons influence de manière directe sur le bon fonctionnement de notre cerveau. C’est pour cela qu’il est recommandé d’avoir une alimentation saine et équilibrée si l’on souhaite avoir un cerveau sain et en bonne santé. Sans oublier qu’il faut également faire de l’exercice physique et maintenir notre esprit actif.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, nous vous recommandons de lire certains livres comme “La nourriture des émotions. Neuroalimentation pour que le cerveau se sente bien” (Sandi Krstinic), “Cuisine pour l’esprit. Une fusion de neuroscience, d’alimentation et de recettes pour protéger la santé de votre cerveau” (Perla Kaliman, Miguel Aguilar) ou encore “Votre cerveau miraculeux” (Jean Carpenter).

“Manger est une nécessité, mais manger intelligemment est un art” (La Rochefoucauld)

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour découvrir quelles vitamines peuvent booster votre cerveau. Connaissez-vous d’autres vitamines bénéfiques pour le cerveau ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Trouble limite de la personnalité ou borderline : qu’est-ce, quelles caractéristiques, quelles causes et quels traitements ?

Entre 1,6% et 5,9% de la population souffre d’un trouble limite de la personnalité ou trouble borderline. Les symptômes se développent au début de l’âge adulte, mais les personnes borderline manifestent déjà une certaine irritabilité émotionnelle, une perte de contrôle des affects ainsi qu’une grande impulsivité pendant l’adolescence. Des personnes célèbres comme Amy Winehouse, Angelina Jolie, Jim Carrey ou Winona Ryder entre autres ont développés se trouble de la personnalité. Voulez-vous en savoir plus sur le sujet ?

Trouble limite de la personnalité ou borderline

Contextualisation : les troubles de la personnalité ou borderline

Nous sommes des êtres humains vivants et cohabitants avec un grand nombre d’autres êtres humains, et de manière inconsciente nous écrivons notre propre histoire. Immergés dans notre contexte social, nous avons généré des schémas persistants d’une façon que nous percevons, nous pensons et nous entrons en relation avec notre environnement et avec nous-mêmes qui se nomment des traits de personnalité.

            La dernière édition du Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux (DSM 5) défini le trouble de la personnalité comme un schéma inadapté et inflexible de ces traits de personnalité, d’une tel façon que “l’expérience interne et de comportement de l’individu s’éloigne fortement des expectatives de la culture de celui-ci, au moins dans deux des domaines suivants : cognition, affectivité, fonctionnement interpersonnel ou contrôle des impulsions. Ce schéma est en plus inflexible et s’étend à une large gamme de situations sociales, provoquant un mal-être qui est cliniquement significatif et qui cause une détérioration dans les activités sociales, professionnelles et dans d’autres domaines importants.”

Afin de mieux étudier les troubles de la personnalité, ceux-ci ont été regroupés selon leurs ressemblances :

  • Le groupe A : inclue les troubles de la personnalité dans lesquels les personnes qui en souffre sont définies comme bizarres ou excentriques.
  • Le groupe B : est formé par les individus qui sont caractérisés par le fait qu’ils sont exagérément dramatiques, émotionnels ou erratiques. C’est dans ce groupe que l’on trouve les personnes borderline ou les personnes qui ont un trouble de limite de la personnalité.
  • Le groupe C : inclue les troubles de la personnalité dans lesquels les personnes sont souvent anxieuses et peureuses.

Qu’est-ce que le trouble limite de la personnalité (TLP) ou borderline ?

Afin de nous situer dans la classification des troubles de la personnalité, le trouble limite de la personnalité se trouve dans le groupe B (dans lequel se trouve également le trouble de la personnalité histrionique, le trouble de la personnalité narcissique et le trouble de la personnalité antisocial).

Le trouble limite de la personnalité ou borderline implique un schéma inflexible et permanent de traits de personnalité qui incluent l’instabilité dans les relations avec les autres, de l’image de soi-même et de l’affectivité, c’est à dire de l’ensemble des sentiments et des émotions. Ces personnes ont également un trait de personnalité impulsif dans leurs comportements.

L’auteure de l’une des thérapies les plus utilisées pour traiter les personnes borderline, Marsha M. Linehan, décrit ces sujets borderline comme “des personnes avec des irrégularités émotionnelles qui proviennent d’un environnement invalidant”.

https://www.youtube.com/watch?v=ABbZqpCEQqg

Caractéristiques des personnes borderline

Quelles sont les caractéristiques des personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité ? Voici les principaux symptômes des personnes borderline :

  • Les personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité répondent aux stimulations avec des réactions émotionnelles très intenses. Cependant, elles n’ont pas les habiletés nécessaires pour identifier et exprimer ces émotions, ce qui leur génère un mal-être important, qui se répercute sur leur qualité de vie.
  • Une autre caractéristique importante des personnes borderline est que celles-ci ont un moral très instable, passant d’une profonde déprime à un état de colère ou d’angoisse intense en quelques heures. La colère inappropriée ou la difficulté à contrôler sa colère sont des caractéristiques d’une personne borderline, qui font souvent preuve d’un manque de contrôle de soi et qui ont tendance à entrer en conflit avec les autres.
  • Habituellement, les personnes borderline ont un sentiment de vide ou une peur incontrôlable de l’abandon, qui peut les conduire à réaliser des efforts désespérés pour éviter cet abandon réel ou imaginé.
  • Les personnes qui ont une personnalité limite ou un trouble borderline peuvent expérimenter des comportements d’automutilation et de menaces de suicide. Elles tentent par tous les moyens de ne pas se retrouver seules. Parfois, les automutilations peuvent se produire dans des moments de dissociation, dans lesquels ces comportements peuvent sembler soulager les sentiments de culpabilité ou pour mettre à l’épreuve leur capacité à ressentir. Les situations qui déclenchent ces sentiments peuvent être, par exemple, qu’une personne ne vienne pas à un rendez-vous ou qu’elle arrive en retard, que leur partenaire se voit dans l’obligation de faire un voyage professionnel ou que leur psychologue mette fin à leur session.
  • Les personnes qui souffrent d’un trouble limite de la personnalité font preuve d’une grande impulsivité dans leurs comportements, qui peuvent être dangereux pour elles-mêmes. Par exemple, elles démontrent une grande impulsivité dans leurs comportements sexuels, leur comportement de dépense, lorsqu’elles conduisent un véhicule ou encore dans leur comportement de consommation de drogue tel que la cocaïne ou l’alcool.
  • Une autre particularité des personnes borderline est qu’elles changent souvent leur identité. C’est à dire qu’elles changent d’image personnelle et de comportement avec un grande facilité.
  • Les personnes borderline, dans les situations de stress fréquent, tendent à avoir des idées paranoïaques, c’est à dire qu’elles ont des croyances erronées d’être suivies ou d’être traitées injustement. Elles peuvent également souffrir de symptômes de dissociation graves comme par exemple la sensation que leur propre corps ne leur appartient pas ou que tout ce qui les entourent est irréel ou encore qu’elles soient déconnectées d’elles-mêmes.
  • C’est pour tout cela que les personnes borderline ont des schémas de relations interpersonnelles instables et intenses, qui sont caractérisées par le fait qu’elles passent de l’idéalisation à la dévalorisation à tout moment, et qu’elles passent de l’un à l’autre sans cesse. En définitive, elles changent constamment d’opinion sur les personnes avec lesquelles elles entrent en relation.

https://www.youtube.com/watch?v=zTJic768FPw

Causes du trouble limite de la personnalité ou borderline

Au lieu de parler de causes, il est mieux dans ces cas-là de parler de facteurs de risque. Les recherches sur le sujet ont démontré que les facteurs génétiques et les facteurs familiaux sont étroitement liés avec le trouble limite de la personnalité.

Pour les facteurs génétiques, on a découvert que le trouble limite de la personnalité a une plus forte prévalence, c’est à dire qu’il apparaît plus souvent, chez les personnes qui ont un membre de leur famille du premier degré qui souffre de ce trouble par rapport au reste de la population. Il existe également un plus grand risque de développer ce trouble si un membre de la famille souffre d’un trouble de la consommation de substance, d’un trouble dépressif, d’un trouble bipolaire ou d’un trouble antisocial.

De plus, le trouble limite de la personnalité est plus diagnostiqué chez les femmes (75%9 que chez les hommes.

Un autre facteur de risque qui est en lien avec le trouble borderline, appuyé par diverse études, est la relation entre la personne qui développe ce trouble et ses parents ou ses figures paternelles. Plus concrètement avec leurs mères.

Les caractéristiques du trouble limite de la personnalité ont été expliqué comme conséquences de schéma dysfonctionnels, peu adaptés et mal intégrés des relations familiales pendant l’enfance.

https://www.youtube.com/watch?v=mxw8DY8jHrs

Traitement pour les troubles limite de la personnalité ou borderline. Peut-on le soigner ?

Parmi les troubles de la personnalité, c’est pour le trouble limite de la personnalité que l’on a les meilleurs traitements psychologiques et les plus efficaces.

Actuellement, le traitement le plus étudié et sur lequel on dispose du plus de données est la thérapie dialectique cognitivo-comportementale de M. M. Linehan. Il s’agit de l’un des traitements créés spécifiquement pour le trouble limite de la personnalité, surtout pour toutes les caractéristiques problématiques que nous avons décrites plus haut, comme les comportements suicidaires ou l’instabilité affective et émotionnelle.

Cette thérapie consiste en un ensemble de techniques dirigées vers l’apprentissage des habiletés qui favorisent et qui sont nécessaire à la gestion des émotions, à l’acceptation, au mindfulness ou à la pleine conscience, à l’amélioration des habiletés sociales et des relations interpersonnelles, ainsi qu’un travail sur l’intolérance à la frustration et au mal-être.

Les personnes qui reçoivent ce traitement thérapeutique démontrent dans certaines occasions des améliorations pendant la première année de traitement. Bien que la tendance aux émotions intenses, à l’impulsivité et à l’instabilité ne puissent pas être corrigées.

C’est pour cela que l’on ne parle pas vraiment de soigner ce trouble, mais plutôt d’un apprentissage et d’une assimilation de celui-ci afin d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffrent.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Rosa Calderón Vicente, psychologue de CogniFit spécialisé en psychologie du troisième âge.”

Mission spatiale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017) : CogniFit évalue les capacités cognitives des astronautes

CogniFit participe à la course spatiale vers Mars en évaluant le rendement cognitif des astronautes lors de conditions défavorables.   

  • CogniFit, programme leader en évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017). Son rôle est d’évaluer les capacités cognitives de l’équipage en conditions défavorables auxquelles ils pourraient être confrontés sur la Lune ou sur Mars.
  • L’innovation technologique de CogniFit contribue à préparer l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Pour le succès de la mission, il est fondamental de mener des recherches et d’apporter des réponses concernant le comportement de l’être humain.

PMAS 2017 – Cognitif évalue le rendements cognitif des astronautes

L’organisation Space Generation Advisory Council, soutenue par de nombreuses institutions (comme les Nations Unies par exemple), va envoyer six astronautes pour une mission qui simulera la superficie planétaire de la Lune et de Mars. Ce projet de simulation sera mené en Pologne, d’où son nom : Poland Mars Analogue Simulation 2017 (PMAS 2017).

Les participants devront respecter un programme rigoureux d’exploration spatiale. Les trois premiers jours de la mission, les astronautes vivront et travailleront dans un habitat qui reproduit celui de la Lune. Les onze jours restants, l’habitat simulé sera celui de Mars. Ces astronautes pourront constamment compter sur le soutien du Centre de soutien à la Mission, fort de 25 membres. Durant la “phase martienne” du projet, ils devront faire avec un retard de quinze minutes dans leurs communications. Il s’agit en effet de simuler toutes les conditions de l’habitat réel.

CogniFit, plateforme leader en programmes d’évaluations neuropsychologiques, stimulation cognitive et entraînement cérébral, participe à la mission spatiale internationale en évaluant quotidiennement les capacités cognitives des astronautes, de l’équipe et de l’équipage.

Mener des recherches et apporter des réponses à la façon dont se comporte l’être humain est fondamental pour le succès de la mission. Savoir comment l’isolement et d’autres circonstances défavorables que l’on peut rencontrer sur la Lune et sur Mars affectent l’être humain permet d’augmenter les connaissances nécessaires au lancement d’une mission spéciale sur la planète rouge.

Les participants de la mission sont originaires de 28 pays comme l’Espagne, les États-Unis, la France, Israel, le Nigéria, Porto Rico, etc. Durant deux semaines, l’équipe de recherche scientifique mènera des études sur des disciplines diverses allant de l’ingénierie à l’astrophysique en passant par la psychologie, la géologie et la biologie.

Cela fait de la Poland Mars Analogue Simulation 2017 une des missions analogues les plus interdisciplinaires, internationales et multiculturelles jamais réalisées.

L’innovation technologique de CogniFit contribue à changer l’histoire et la science en aidant à connaître davantage l’esprit humain et en préparant l’arrivée de l’homme sur la planète rouge. Vous aussi, vous pouvez dès maintenant évaluer et entraîner vos capacités cognitives comme ces astronautes : Inscrivez-vous ici.

CogniFit – Poland Mars Analogue Simulation 2017

Aphasie de Broca : diagnostic, causes et réhabilitation

L’aphasie est un trouble d’origine neurologique qui implique la perte de l’habileté de communiquer : incapacité de communiquer ou incapacité de comprendre ce que l’on nous dit. Cet article traite de l’Aphasie de Broca, également connue comme aphasie de production, expressive ou motrice. Elle se présente comme une difficulté modérée ou sévère de la communication, dûe à une altération de l’expression du langage.

Aphasie de Broca

Qu’est-ce que l’aphasie de Broca ?

L’aphasie de Broca est un des nombreux troubles du langage. Elle affecte le langage parlé. Le symptôme le plus caractéristique de cette aphasie est la difficulté à s’exprimer de manière fluide ou avec des phrases complètes et articulées. La compréhension, quant à elle, est relativement bien préservée. L’aphasie de Broca peut s’accompagner de difficultés d’écriture, mais ces dernières sont inférieures aux difficultés orales.

Les aphasies sont classées en fonction de la localisation de la lésion cérébrale en cause. L’aphasie de Broca est causée par une lésion dans l’aire de Broca, qui se trouve dans le lobe frontal gauche du cerveau. Cette aire est le centre du langage expressif. Elle remplit différentes fonctions liées aux composantes du langage : ordre des mots, organisation des mots en phrases (syntaxe), intégration sémantique et planification motrice du langage.

Diagnostic de l’aphasie de Broca

Afin de d’effectuer un diagnostic de l’aphasie de Broca, différents instruments d’évaluation neuropsychologique peuvent être utilisés, qu’ils soient généraux ou plus spécifiques à la détection de l’aphasie.

Le diagnostic de l’aphasie de Broca se fonde sur l’exploration des divers composants du langage. On évalue si chacun de ces composants est intact ou affecté, ce qui permet d’identifier le type d’aphasie. Les composants évalués sont les suivants : le langage spontané, la compréhension, la répétition, la dénomination et les séquences automatisées.

Le langage spontané dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité à débuter et maintenir un discours. L’évaluation du langage spontané se focalise sur le paramètre de la fluidité verbale. La fluidité verbale est considérée continue si l’on peut écarter ces deux conditions :

  • Langage non-fluide : La personne est capable de former des phrases en faisant beaucoup d’efforts et en se fatiguant. Son langage se caractérise par l’apparition de dysprosodies (irrégularités dans le rythme, le ton et l’inflexion de la voix) et d’agrammatismes (altération de la construction de structures syntaxique).
  • Langage fluide ou hyper-fluide : il s’agit d’une émission normale ou supérieure (plus de 200 mots par minute), accompagnée de prosodie et d’une articulation normales. Les altérations qui apparaissent dans ces cas-là se situent dans le contenu du discours. Il s’agit de paraphasies. Celles-ci peuvent être de type sémantique (le mot utilisé est erroné et appartient à la même catégorie que celui qui aurait dû être utilisé), et de type phonologique (erreurs phonétiques comme le changement de syllabes dans le même mot).

Dans le cas de l’aphasie de Broca, le langage spontané n’est pas considéré comme fluide.

Compréhension dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la compréhension n’est pas affectée. On parle de compréhension préservée, en opposition avec la compréhension altérée. Pour évaluer la compréhension, on utilise des tests dans lesquels la production de langage n’est pas nécessaire.

Répétition dans l’aphasie de Broca

Dans le cas de l’aphasie de Broca, la répétition est altérée. La répétition est la capacité de décoder les informations auditives, chercher le code phonologique correspondant et le reproduire au travers du processus articulatoire. Si certain de ces aspects sont altérés, la répétition sera affectée. Pour évaluer la capacité de répétition, on fait répéter des lettres, des mots, des mots inventés et des phrases au sujet et l’on observe si ce dernier présente des difficultés.

Dénomination dans l’aphasie de Broca

Il s’agit de la capacité de nommer. Chez les patients qui souffrent d’une aphasie de Broca, cela demande un effort considérable. Cette altération s’appelle l’anomie (manque de vocabulaire).

Séquences automatisées dans l’aphasie de Broca

Les séquences automatisées sont une capacité linguistique élémentaire, qui consiste en des séquences apprises par cœur comme les numéros, les mois de l’année, les jours de la semaine, etc. Contrairement au langage volontaire, ce langage automatique se maintient préservé dans la plupart des aphasies.

Symptômes de l’aphasie de Broca

Voici les symptômes spécifiques de l’aphasie de Broca :

  1. Manque de fluidité verbale : Lenteur et fatigue lors de l’expression verbale, nombre réduit de mots différents utilisés.
  2. Anomie : Difficulté pour évoquer le nom des choses.
  3. Agrammatisme : Incapacité à construire des phrases complètes et adéquates.
  4. Difficultés de répétition : Compréhension lors de l’écoute mais incapacité de répéter les mots entendus.
  5. Conscience du déficit : Contrairement à d’autres types d’aphasie (aphasie fluente par exemple), les personnes qui souffrent d’aphasie de Broca se rendent compte de leurs erreurs.
  6. Stéréotypie : Le patient qui souffre d’une aphasie de Broca aura tendance à répéter les mêmes mots ou les mêmes expressions (ex: je suis parti, parti, parti).

En plus de ces symptômes, l’aphasie de Broca peut être accompagnée d’autres symptômes associés d’origine neurologique :

  • Apraxie buco-faciale : Incapacité de réaliser des mouvements coordonnés dans la zone du visage et de la bouche. Elle n’est pas due à une cause physique.
  • Hémiparésie : Faiblesse d’un côté du corps.
  • Hémiplégie : Paralysie d’un côté du corps.
  • Altération des capacités de lecture et d’écriture.

Causes de l’aphasie de Broca

L’aphasie de Broca se développe le plus souvent après avoir souffert un accident vasculaire cérébral (ischémique ou hémorragique) dans l’hémisphère gauche (qui est considéré dominant de le domaine du langage). Lorsque l’AVC affecte l’artère cérébrale médiane, il est très probable que le langage soit altéré. Une aphasie de Broca peut également être causée par un traumatisme craneo-encéphalique (TCE) ou par la présence d’une tumeur cérébrale.

Par ailleurs, on peut observer des symptômes associés à l’aphasie de Broca parmi les symptômes des maladies neurodégénératives :

  • Aphasie progressive primaire non-fluide : il s’agit d’une détérioration progressive du langage. Au début de son évolution, la personne APP non-fluide ne présente pas d’autres signes de démences. On la remarque à cause d’un manque de fluidité de l’expression ainsi que la présence d’agrammatisme et d’anomie.
  • Maladie d’Alzheimer : en plus des symptômes typiques de la détérioration cognitive produite par cette maladie (déficit de la mémoire et de l’attention, désorientation, etc.), la personne qui souffre de la maladie d’Alzheimer montre une réduction du langage spontané et une anomie. Elle utilise des mots génériques, tourne autour du pot (en exprimant quelque chose avec longueur au lieu d’utiliser une façon plus brève de le dire).
  • Maladie de Parkinson : on observe une diminution de la fluidité verbale, pauvre en complexité syntaxique et parfois un agrammatisme.

Réhabilitation de l’aphasie de Broca

La réhabilitation ou la récupération des capacités dans les cas d’aphasie de Broca va dépendre de la sévérité initiale des symptômes. Lors de la phase initiale des troubles cognitifs, on peut obtenir une récupération spontanée et une réorganisation de certaines zones du cerveau, afin de compenser les déficits. À partir de là, on peut commencer le processus de réhabilitation, qui sera marqué des objectifs suivants :

  • Améliorer les habiletés du langage oral et écrit
  • Faciliter la participation dans la communication quotidienne
  • Obtenir une communication efficace, bien qu’il s’agisse d’un style de langage plus simplifié
  • Améliorer la qualité de vie du patient

La réhabilitation de l’aphasie de Broca est principalement le travail du logopédiste (professionnel qui traite les troubles du langage). Le neuropsychologue joue également un rôle fondamental dans ce processus, en aidant le logopédiste à faire son travail et en travaillant sur le reste des zones cognitives qui peuvent aider à la récupération de la capacité linguistique (mémoire, attention et fonction exécutives). Le degré et le taux de récupération varient selon les différentes facettes du langage : il semblerait que la compréhension et la répétition se récupèrent plus facilement que la dénomination et la fluidité. En fonction des déficits linguistiques de la personne, on élabore un plan d’intervention spécifique, qui contiendra des tâches telles que :

  • Stimulation neuropsychologique basique (mémoire, attention, fonctions exécutives, raisonnement, calculs, etc.).
  • Activités de dénomination afin d’améliorer l’anomie, grâce à l’utilisation de clés facilitatrices de type phonologique (première lettre du mot par exemple) et sémantique (catégorie à laquelle appartient le mot cherché).
  • Entraînement à la construction de phrases.
  • Augmenter la longueur des expressions. Commencer par un élément et aller en augmentant à deux, puis trois, etc.

Ces tâches sont des exemples du travail qui peuvent être réalisé afin de récupérer les capacités d’une personne qui souffre d’aphasie. Le plus important n’est pas de classifier l’aphasie dans une catégorie, mais de détecter les capacités non-préservées de la personne afin de pouvoir travailler sur ces dernières en s’appuyant sur celle qui sont restées intactes.

“Source : Natalia Pasquín Mora, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychogériatrie et en neuropsychologie.”

La migraine : Plus qu’un simple mal de tête

La migraine touche environ 8 million de personnes, dont la majorité sont des femmes, soit environ 12% de la population adulte et peut arriver jusqu’à toucher 10% des enfants.

Je ne parle pas de ce mal de tête que vous pouvez avoir de temps en temps, mais de cette douleur infernale accompagnée de plusieurs symptômes et qui surgissent de façon chronique.

La migraine ne touche qu’un côté du cerveau, et qu’un point précis.

La migraine est plus importante chez les femmes que chez les hommes, et débute avant 40ans dans la majorité des cas. Chez les femmes elle peut diminuer après la ménopause.

Cette maladie est considérée au 20ème rang des maladies ayant un impact sur le handicap et l’altération de la qualité de vie, et si on ne considère que la population féminisme, elle arrive dans les TOP10.

La migraine se divise en deux catégories, migraine avec aura et migraine sans aura, la différence entre les deux c’est qu’une prévient avant de gâcher votre journée et l’autre non. Les traitements se divisent aussi en deux, ceux qui visent les conséquences du problème tels que les maux de tête, la douleur, etc. Et ceux qui vont directement à l’origine de la maladie.

Qu’est-ce qu’une migraine ?

La migraine est une maladie complexe, une affection engendrant de nombreux symptômes dont une céphalée (= mal de tête) chronique. Cette dernière est un critère important mais pas le seul. Pour dire qu’une douleur à la tête est une migraine, il faut que ça soit accompagnée par plusieurs d’autres signes.

  • Le mal de tête dure de 3 heures à 3 jours
  • Nausées et vomissement
  • Hypersensibilité envers les sons et la lumière
  • Son intensité est croissante.
  • Elle est souvent pulsatile, comme un cœur qui bat dans la tête.
  • Une personne sur trois souffrant d’une migraine est victime d’une aura, illusion visuelle ou autre autre trouble moteur ou sensoriel juste avant la survenu de la migraine.

Dans ce cas là, on parle d’une céphalée migraineuse, ou migraine avec aura.

Il existe aussi des crises de migraine sans aura

  • Viennent et disparaissent spontanément
  • Les migraines sont séparées par une période de latence, ou l’individu n’a pas de migraine.
  • Imprévisible
  • Constitue 80% des crises migraineuse.

En théorie et d’après la société internationale des céphalées, une personne est considérée migraineuse, si elle a eu au moins une migraine sans aura ou deux crises avec aura.

Pour comprendre la migraine au niveau neurologique :

Qu’est ce qu’une aura migraineuse ?

Une aura migraineuse se passe dans les moments précédents la crise, et touche 20% des cas.

Les auras qu’on rencontre le plus, sont les auras visuelles, autrement dit, les auras ophtalmiques ; le champ visuel se rempli d’une sorte de points qui scintillent et on a l’impression qu’il y a des mouches qui passent et des lignes lumineuses. Elle peut aussi se manifester en causant la perte de la moitié du champ visuel de chaque œil.

Il existe d’autres auras bien que rares, elles se manifestent sous la forme de troubles du langage, de troubles psychiques et peut même causer des hallucinations. A ce moment précis, on peut avoir la tête qui tourne, et ne plus pouvoir tenir debout sans l’aide d’un support (comme si on allait s’évanouir)

Il existe plusieurs auras moins fréquentes que la visuelle, comme l’aura sensitive qui se traduit en une sensation de fourmillement, ou engourdissement au niveau des doigts, des mains, etc. et l’aura phasique qui est un trouble de la dénomination ; la personne est incapable de donner un nom aux objets et aux personnes même si elle les connaît.

Qu’est ce qui peut causer une migraine ?

Hérédité

Le facteur génétique est plus important dans la migraine avec aura, que dans celle sans aura.

Si plusieurs personnes de la même famille sont atteintes de cette maladie, on peut considérer la cause comme héréditaire.

Hormones

Les hormones ne causent pas la migraine, mais la survenue des crises coïncide avec des variations hormonales.

Si cette maladie touche les femmes plus que les hommes, c’est certainement à cause des événements qu’elles vivent.

  • La migraine commence à la puberté chez les 10 à 20% des femmes atteintes.
  • La puberté est plus en lien avec la migraine sans aura que celle avec aura
  • La grossesse joue un rôle important dans la diminution de la fréquence des crises migraineuse, parfois même leur disparition.
  • La migraine chez la femme, a tendance à s’aggraver de plus en plus, mais une fois arrivée à la ménopause, elle a tendance à diminuer.
  • Les migraines sans aura ont tendance à coïncider avec l’arrivée des règles.

Facteurs physiques

Une activité physique ou intellectuelle très importante, dont la personne n’est pas habituée, ou une surcharge de travail.

Anxiété et dépression

La présence permanente des troubles psychologiques tels que l’angoisse et la dépression favorise la survenue de la migraine

Stress

Le stress est souvent l’élément déclenchant, mais les migraines peuvent aussi déclencher le stress, ce qui met la personne dans une boucle sans fin.

La migraine et les facteurs déclenchants

Les causes sont ce qui a rendu la personne atteinte de la migraine, mais cette dernière n’est pas présente H24 et 7j/7, il y a des moments précis où la douleur surgit, mais qu’est ce qui fait que ces crises se déclenchent ?

  • L’alimentation : Comme dans une allergie, certains aliments peuvent déclencher une crise comme : une boisson précise, un gâteau, du thé…
  • Hormones : Comme cité précédemment, les hormones ne sont pas des causes, mais la migraine peut coïncider avec un changement hormonal, comme pendant les règles, la prise de la pilule…
  • L’environnement : La luminosité, le son, la température, la hauteur…
  • Facteurs psychologiques : Stress, conflit, traumatisme…

Il est important de savoir quel est le facteur déclenchant, afin de l’éviter et ainsi limiter les crises migraineuses, pour cela, il vaut mieux noter dans un agenda la fréquence des crises et les activités qu’on a fait juste avant, comme ça, on pourra savoir quel est l’élément qui déclenche ces crises.

La différence entre la migraine et un simple mal de tête

Comme cité précédemment, le mal de tête n’est qu’un symptôme parmi les nombreux autres symptômes qui caractérisent la migraine. Son diagnostic nécessite la présence de signaux tels que :

  • Les crises douloureuses durent de 3 heures à 3 jours puis disparaît complètement pour réapparaître dans un autre temps.
  • La douleur vous donne l’impression qu’il y a un cœur qui bat dans votre tête
  • Vous êtes très sensibles à la lumière et au bruit.

Les différents traitements

Traitements spécifiques et traitements non spécifiques

Parmi les différents traitements de la migraine, on distingue deux types de traitement : spécifiques, et non spécifiques.

Les traitements spécifiques attaquent l’origine de la migraine, alors que les non spécifiques traitent les maux de tête.

Comme traitement non spécifique, il y a:

  • Les anti-inflammatoire non stéroïdiens comme l’aspirine.
  • Le paracétamol
  • L’oxygénothérapie, c’est le fait de mettre une personne sous oxygène.

Le traitement spécifique repose sur les triptans qui sont des médicaments destinés aux traitements des crises migraineuses importantes.

Malheureusement, il y a beaucoup de patients qui se focalisent plus sur la douleur que sur l’origine de cette dernière, c’est pourquoi ils n’envisagent pas les traitements spécifiques, qui est un grave erreur.

Traitement de fond

C’est un ensemble de médicaments utilisés pour traiter les crises migraineuses, et réduire leur fréquence ainsi que leur intensité.

Parmi ces médicaments il y a le topiramate, l’amitriptyline et le valporate, etc.

Ce traitement est proposé que lorsque les crises sont fréquentes (plus de trois pas mois)

Traitement non médicamenteux

Il existe des méthodes de relaxation comme le yoga, le zen, la méditation, la sophrologie et la thérapie comportementale qui consiste à apprendre les facteurs responsables du déclenchement de ces crises, et comment les gérer.

Prévention

  • En cas de migraine, rester dans le calme et le noir est très conseillé pour calmer la douleur et ne pas aggraver la situation
  • Croyez-le ou pas, mais une bonne douche (chaude ou froide) et un sac de glace sur la tête n’est pas juste une astuce de grand-mère qui ne sert à rien, au contraire, ça fait la différence.
  • Changer d’environnement, si vous êtes dans un endroit stressant ou stimulant (bar, boîte de nuit…).
  • Évitez l’alcool, la drogue… Ou tout ce qui peut affecter votre cerveau.
  • Une migraine peut aussi être un symptôme révélateur d’une maladie. Si ça continue, voir un médecin est très conseillé

Quelques fausses idées à jeter à la poubelle

  • Les migraines n’est pas un résultat des troubles visuelles, ce dernier est un symptôme qui accompagne la maladie et non pas une cause
  • La migraine ne se définie pas par le mal de tête, ce dernier, bien qu’important n’est qu’une seule pièce dans le puzzle.
  • La migraine n’est pas une maladie simple qu’on peut négliger, surtout quand elle est chronique. Elle peut aussi être le symptôme de quelque chose de plus grand.
  • L’important n’est pas de ne plus sentir la douleur, mais de son origine.

N’hésitez pas à aimer et partager mon article 🙂 je serai ravie de répondre à vos questions.

À bientôt !

La sophrologie : Au-delà de la souffrance

Guérir n’est pas toujours synonyme de médicaments, de chirurgie ou de souffrance, guérir peut aussi être un plaisir, une façon de se réconcilier avec soi-même et son corps. Il existe plusieurs méthodes efficaces, qui aident les souffrants à mieux vivre avec leur souffrance, ou parfois même s’en débarrasser, comme la sophrologie.

La sophrologie est un moyen pour se débarrasser de sa souffrance physique et psychologique

La sophrologie une approche personnelle, elle connaît un essor important en France, en Belgique et en Espagne. Elle conduit la personne dans un état entre la veille et le sommeil pour lui permettre de se connaître et exploiter des capacités dont il ne soupçonnait pas l’existence.

Elle permet aussi d’évacuer le stress, de mieux gérer son corps et de se sentir en harmonie avec soi-même.

La sophrologie aide le cerveau à dépasser les sensations physiques négatives qu’il reçoit pour se concentrer sur des perceptions plus positives, notamment pendant l’accouchement.

La sophrologie, c’est quoi ?

Tout d’abord, la sophrologie (du grec sôs, “harmonie”, et “phren “esprit”) est une science qui dérive de l’hypnose et du yoga, c’est une technique qui permet au corps et l’esprit de se détendre, de se laisser aller.

Exemple : Lors d’une douleur, relâcher les tensions musculaires du corps permet de réduire cette sensation, et se concentrer sur un point positif (images, événements, sensations…) permet de se sentir mieux psychiquement ce qui agit considérablement sur la douleur.

La sophrologie engendre une harmonie, et l’harmonie engendre un équilibre

Autrement dit, la sophrologie est un mix entre le yoga, la méditation et l’hypnose, elle permet une harmonisation du corps avec l’esprit et à se décharger d’un poids psychologique ou physique en agissant sur le niveau de vigilance, comme si on était dans un état entre la veille et le sommeil. Autrement dit, cette science passe par le corps pour atteindre l’esprit afin d’établir un équilibre entre les deux.

Les trois principes de la sophrologie

La sophrologie qui relève plus d’un domaine spirituel que scientifique, elle repose sur des piliers bien précis :

  • L’humain est une entité, il faut le considérer comme un tout.
  • Le bonheur ne peut être trouvé qu’en soi, et non pas dans le monde extérieur.
  • Un des objectifs les plus important, c’est aller « au-delà » de la conscience, c’est ce qu’on appelle le zen en satori et samdhi en yoga.

Un peu d’histoire…

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo qui s’est rendu compte des limites de l’hypnose, un neuropsychiatre colombien qui a étudié ce dernier suite à un voyage en Inde en compagnie de sa femme qui pratiquait le yoga.

Différents centres de formations à cette science se sont ouvertes, variant leur contenu sans l’accord de de Caycedo, c’est pourquoi il a créé la « sophrologie caycédienne » en la protégeant par un brevet grâce à l’OMPI (organisme de protection mondiale des propriétés intellectuelles et droits d’auteurs)

La sophrologie : deux méthodes

Suite à sa création, le docteur Caycedo Alfonso, a créé deux techniques différentes

Les sophronisations : Cette technique se base sur une relation sophrologue-client, elle utilise la suggestion et le professionnel amène le concerné dans un état entre l’éveil et le sommeil.

Les relaxations dynamiques : C’est une technique par étape qui emprunte plusieurs activités au yoga et au zen, elle permet à la personne de se sentir en harmonie avec lui-même et d’être totalement conscient de son corps et ses activités, elle aide à booster la créativité.

Déroulement des séances

Comme la majorité des cures, la réussite de la sophrologie dépend de la répétition de celle-ci, une séance ne suffit généralement pas.

  1. Au début, la séance commence par un dialogue entre le sophrologue et les participants, où il explique le déroulement et l’objectif qu’on aimerait atteindre, cette étape pré-sophronique dure entre 5 à 15 minutes.
  2. Après il y a la pratique. Une étape qui dure entre (20 à 50min), elle est plus courte au commencement et s’allonge au fur et à mesure des répétitions. La personne peut être debout ou assise, avec une tenue confortable et dans une pièce lumineuse, en d’autres termes, les conditions de cette étape doivent être les plus similaires possible à la vie de tous les jours. Lors de la pratique, le sophrologue et les participants peuvent atteindre un niveau de conscience particulier, c’est un moment où la personne est la plus proche de son esprit et de son corps, elle sent la vie en elle et elle met toute son attention dans sa respiration et les différentes sensations dans son corps. Généralement les participants sont libres de suivre ou non le sophrologue par rapport aux différentes postures à adopter, etc.
  3. Finalement, la séance se termine par un dialogue libre et non obligatoire en lien avec la séance où la personne s’exprime sur comment elle a vécu la séance, ainsi que les objets et les sensations visualisées.

Il existe deux méthodes de pratique…

Par soi-même, les exercices peuvent être appris et pratiqué individuellement sans l’aide d’un professionnel. Par exemple, à l’aide d’un enregistrement audio.

En consultation avec un professionnel, qui peut nous aider à s’ouvrir et à nous débarrasser des énergies négatives (angoisse, stress…) ou même des comportements indésirables (fumer, tocs…), ça ne requiert pas de contact physique, et avant de commencer la séance, les processus et les objectifs sont expliqués et compris par le concerné.

La sophrologie et la SEP (sclérose en plaque)

Tout d’abord, la sclérose en plaque est une maladie inflammatoire qui induit à une démyélinisation du système nerveux central. Elle est considérée aussi comme une maladie auto-immune car le système immunitaire attaque la myéline des axones du cerveau ou de la moelle épinière en croyant que c’est un corps étranger au corps humain.

Selon la sophrologue – psychologue ISABELLE BANET, la maladie est un chaos dans un parcours de vie, la personne qui en souffre a besoin de réorganiser sa représentation du monde, sans oublier toutes les angoisses qui l’accompagne.

Un accompagnement sophrologique régulier amènera le patient à :

  • Apprendre à vivre avec et non contre
  • Apprécier ce qui va bien dans notre corps
  • Renforcer la conscience des cinq sens
  • Apprendre à respirer en toute circonstance
  • Gérer les émotions et apprendre à les canaliser
  • Limiter l’angoisse et l’anxiété liée à la maladie
  • Aider le corps à intégrer les traitements parfois lourds et les douleurs qui peuvent les accompagner
  • Connaître les limites de notre corps
  • Être acteur de sa guérison
  • Vivre l’instant présent et éviter la torture mentale.

La sophrologie :  critiques

La sophrologie est une pratique correspondant aux adultes comme aux enfants à partir de 4ans, elle est une solution contre les maladies ou les douleurs chroniques comme l’insomnie. Cependant, elle n’est pas suffisante pour des maladies graves comme la schizophrénie ou la psychose, un suivi médical est nécessaire.

La sophrologie est aussi accusée d’être un moyen de lavage de cerveau et d’introduire les gens dans les sectes, ce qui est encore un débat d’actualité, mais elle affirme quand même n’être qu’un moyen de renforcement de la structure psychique et physique des personnes.

Si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de laisser un commentaire 🙂 

Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

Merci pour votre lecture !

Psychologie sociale : Découvrez l’interaction entre les processus psychologiques et la société

Qu’est-ce que la psychologie sociale ? Quelles sont ses applications pratiques ? Qui sont ses principaux auteurs ? Quels sont les sujets qu’étudient les psychologues sociaux ? Dans cet article, nous allons répondre à toutes vos questions sur la psychologie sociale et nous vous donnons plusieurs exemples. Découvrez des connaissances très utiles qui vous aideront à expliquer scientifiquement votre quotidien. Bienvenu dans le monde passionnant de la psychologie sociale.

Psychologie sociale

Qu’est-ce que la psychologie sociale ? Définition, signification et concept

Pourquoi est-ce que les gens se prennent autant la tête et se disputent si souvent ? Qu’est-ce qui pousse certaines personnes à donner tout leur argent aux œuvres caritatives ? Pourquoi nous identifions-nous avec certains groupes de personnes et d’autres non ? Si vous vous êtes déjà posé ce genre de questions, vous avez tenté de résoudre les questionnements de la psychologie sociale.

La psychologie sociale est une branche populaire de la psychologie qui étudie les processus psychologiques des individus dans la société. Cela signifie que la psychologie sociale est chargée d’expliquer qu’est-ce que nos relations sociales nous font ressentir, ce que nous pensons de celles-ci, quelles sont nos motivations pour entrer en relation avec les autres, comment nous agissons lorsque nous ne sommes pas seuls, etc…

Cette discipline est née au début du 20ème siècle. L’indiscutable poids des autres sur nos comportements commence alors à être pris en compte grâce à certains psychologues sociaux que nous allons mentionner plus bas. Continuez votre lecture si vous souhaitez tout savoir sur la psychologie sociale.

Qu’étudie la psychologie sociale ?

Les sujets abordés par les psychologues sociaux sont aussi variés que le nombre de situations différentes que nous vivons dans notre vie sociale au quotidien. Voici les principales thématiques étudiées dans ce domaine :

  • Construction de l’identité : comment nous déterminons quels sont les traits qui nous définissent ?
  • Attitudes et psychologie social : qu’est-ce qui nous pousse à devenir un écologiste ?
  • La cognition dans les relations sociales : comment réalisons-nous nos jugements sur les autres ?
  • La communication : qu’est-ce qui nous pousse à diffuser notre intimité sur les réseaux sociaux ?
  • Les relations interpersonnelles : pourquoi certaines personnes nous attirent et d’autres non ?
  • La culture d’un point de vue psychosocial : comment donnons vie collectivement à des images qui influencent nos émotions ?
  • Les stéréotypes dans la psychologie sociale : pourquoi disons-nous que les blondes sont stupides ?
  • Les conflits : qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à faire du bullying ou du mobbing à une autre personne ?
  • L’aide à autrui : pourquoi certaines personnes dédient leur temps à faire du bénévolat ou du volontariat ?
  • Les groupes : qu’est-ce qui nous incite à nous considérer comme fans inconditionnels d’une certaine équipe ?

Psychologie sociale : caractéristiques

1. Liée avec d’autres disciplines

La sociologie est la science la plus proche de la psychologie sociale. D’autres disciplines, comme la pédagogie, l’économie, la philosophie, les sciences politiques, l’histoire, l’anthropologie ou d’autres branches de la psychologie ont un lien très fort avec la psychologie sociale.

2. Concentrée sur les processus psychologiques

Malgré de réunir les différentes perspectives afin d’expliquer quels sont les sujets abordés par cette discipline, toutes les sciences qui étudient la société ne sont pas pareilles. La psychologie sociale se distingue des autres branches par la particularité qu’elle a d’étudier ce qu’il se passe dans la têtes des individus et en quoi cela influence leur comportement.

3. Abordée d’une manière scientifique

Les sujets d’étude des psychologues sociaux sont moins tangibles que dans les autres sciences comme la chimie ou la biologie. Pourtant, la psychologie sociale utilise tout de même des méthodes scientifiques, comme des expériences ou des méthodes de corrélations (qui consistent à observer comment sont affectées différentes variables), qui permettent aux experts en psychologie sociale d’élaborer des théories solides et applicables.

4. Parfois similaire au bon sens

Nous avons tous une théorie sur les aspects que la psychologie sociale étudie. Parfois, lorsque le public lit un texte de psychologie sociale, il pense qu’il ne s’agit que fait évidents et/ou d’opinions subjectifs. Cependant, ces professionnels sont chargés de démontrer rigoureusement des questions sur lesquels les gens sont habitués à discuter en se basant uniquement sur leurs expériences personnelles.

Applications de la psychologie sociale

En plus de la théorie et de l’investigation, la psychologie sociale a de nombreuses utilités qui se répercutent sur notre vie quotidienne. La psychologie sociale appliquée a pour but d’améliorer la qualité de vie des personnes à tous les niveaux. Voici les principaux champs d’action de la psychologie sociale :

  • Santé : Permet d’améliorer le bienêtre des individus grâce à des actions tels qu’encourager les habitudes saines ou neutraliser les situations sociales stressantes.
  • Problèmes sociaux : Le chômage, l’immigration ou la violence entre genre sont des questions analysées par les psychologues sociaux, qui créent également des plans d’intervention dans le but de résoudre ces conflits.
  • Éducation : Se centre sur les questions tels que la perception qu’ont les personnes de notre système d’éducation ou comment améliorer la cohabitation entre étudiants.
  • Environnement : La psychologie sociale étudie les interactions entre les personnes et leur environnement.
  • Domaine juridique : Aborde des sujets liés aux domaines du droit et de la psychologie, comme la situation des victimes ou la prévention de la criminalité.
  • Organisation : Explore les notions de leadership, de productivité, de relations professionnelles, etc…
  • Politique : Intervient pour des questions comme l’efficacité d’un discours politique ou l’attitude de la population face aux hommes politiques.
  • Communication et consommation : L’influence publicitaire, nos compétences communicatives, les liens interpersonnels et les comportements sur les réseaux sociaux sont tous des exemples de sujets abordés par la psychologie sociale.

En définitive, le rôle de la psychologie sociale appliquée est indispensable dans de nombreux domaines, toujours en progrès. Les psychologues sociaux s’occupent toujours de démontrer empiriquement la validité des solutions qu’ils apportent.

Psychologie sociale : expériences

Dans ce paragraphe nous vous racontons deux des expériences les plus connues de la psychologie sociale, afin que vous puissiez comprendre comment travail les psychologues sociaux et l’importance de leurs découvertes.

Expérience de la facilitation sociale

Norman Triplett est le créateur, selon différents auteurs, de la première expérience de psychologie sociale, en 1898. Il voulait découvrir la raison de l’augmentation de la vitesse des cyclistes lorsqu’ils roulent accompagnés. Son objectif était de découvrir comment influençait la présence d’autres personnes qui pratiquent la même activité sur le rendement d’un cycliste.

Son hypothèse était que notre rendement augmente lorsque nous sommes en compétition avec d’autres personnes (pour les tâches motrices). Ainsi, Triplett essaya de vérifier la véracité de cette hypothèse dans un laboratoire. Il demanda à un enfant de rembobiner un rouleau de file pour pêcher. Certains participants le faisaient seuls et d’autres accompagnés par d’autres qui remplissaient la même tâche. Le résultat obtenu fut que les sujets du deuxième groupe (ceux accompagnés) réalisaient leur tâche beaucoup plus vite que ceux du premier groupe (ceux qui étaient seuls).

Expérience de la prison de Standford

Philip Zimbardo, un fameux psychologue social, réalisa une expérience qui est devenu célèbre à cause de ses résultats plus que déconcertants. Il engagea 24 étudiants qui suite à une évaluation semblaient mentalement sains. Il divisa les étudiants en deux groupes aléatoirement, un de “policiers” et l’autre de “prisonniers”. Il convertit le sous-sol de l’Université de Standford en une prison et fournit des uniformes aux policiers et aux prisonniers. Il mit en place une série de normes afin de rendre la situation le plus réaliste possible.

Au fur et à mesure que les jours passaient, les policiers abusaient toujours plus de leur autorité et de leur pouvoir, en déshumanisant les prisonniers. Les victimes étaient dévêtues, insultées, tournées au ridicule, etc… En fait, les policiers ridiculisèrent tellement les prisonniers que l’expérience dû être interrompue par Zimbardo, car la situation était devenue dangereuse. L’explication du psychologue social est que n’importe qui peut devenir “mauvais” suivant les circonstances et le contexte.

Voici une vidéo qui explique plus en détail cette fameuse expérience de Philip Zimbardo, commentée par lui-même (n’oubliez pas de mettre les sous-titres en français).

https://www.youtube.com/watch?v=WUDTCMUEeTA

Psychologie sociale : comment appliquer la psychologie sociale à la vie quotidienne ?

Qui n’a jamais souhaité mieux comprendre et prédire le comportement des autres ? Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous avez certains comportements à un moment donné ? Heureusement, la psychologie sociale nous donne des réponses scientifiques aux questions de notre quotidien.

Étant donné que nous vivons en société et que nous devons nous adapter à celle-ci, un peu de psychologie sociale dans notre vie peut nous aider à expliquer les discussions dans nos travaux en équipe, la folie des jours de soldes ou les préjugés face aux personnes obèses.

Voici quelques conseils et recommandations qui vous aideront à appliquer les principes de la psychologie sociale à votre quotidien :

Soyez attentifs à vos biais cognitifs

Les biais cognitifs sont des déformations de la réalité qui se produisent lorsque nous traitons les informations. Nous ne disposons pas des ressources suffisantes pour dédier notre attention à tous ce qui nous entourent, et que notre cerveau pense à une vitesse stupéfiante. Par exemple, pour ne pas perdre de temps, nous avons tendances à confirmer nos croyances et éviter les informations qui les démentent.

Cette prédisposition est naturelle et nous arrive régulièrement. Cependant, elle peut parfois nous mener à nous tromper, à contempler notre monde à travers de stéréotypes inadéquats ou à avoir des préjugés injustifiés. C’est pour cela qu’il est important de réfléchir sur nos opinions et que nous essayons d’être objectifs.

Apprenez à influencer les autres

Nous avons tous besoin d’influence les autres de temps en temps, afin de d’obtenir quelque chose par exemple. Cela ne signifie pas manipuler ou avoir de mauvaises intentions. Simplement, nous désirons peut-être seulement que notre sœur nous prête une robe, faire bonne impression lors d’un entretien ou éviter qu’un ami prenne une mauvaise décision.

Des actions tels qu’être agréable avec notre interlocuteur, faire des faveurs ou complimenter les autres sont des stratégies assez efficaces pour obtenir ce que l’on souhaite. Robert Cialdini est l’un des plus grands experts en influence sociale du monde et décrit à quel point cela peut être efficace d’influencer quelqu’un.

Restez connecté avec l’actualité

Les moyens de communications sont des sources intarissables de connaissances sur la psychologie sociale. Les scandales sur les réseaux sociaux, le pouvoir de certains leaders d’opinion ou les commentaires de nos proches nous proportionnent une infinité de données qui peuvent être traitées.

Il est vrai que nous ne nous conformons pas à connaître la réalité au travers d’un seul canal. Adopter un point de vue holistique favorise que nous soyons capables de mieux anticiper les comportements des autres et d’améliorer notre capacité de résolution de problèmes. Nos connaissances sont enrichies par le fait d’écouter les différentes versions d’une histoire et que nous essayons de les traiter de différents points de vue.

Découvrez les livres passionnants sur la psychologie sociale

Certains psychologues sociaux, comme Robert Cialdini, Elliot Aronson ou Philip Zimbardo ont écrit des livres vraiment intéressants, autant pour les professionnels que pour le public non spécialisé. Leurs œuvres vous permettront de vous approcher de manière pratique à la compréhension de nos comportements sociaux.

Psychologie sociale : théoricien et auteurs principaux

La liste des psychologues sociaux importants qui ont réalisé de grandes découvertes et qui continuent de le faire actuellement est assez large. Voici les cinq plus grands auteurs et leurs principaux apports à la psychologie sociale.

Kurt Lewin (1890-1947)

Ce père de la psychologie sociale s’est intéressé aux interactions existantes entre chaque individu et son milieu. Sa pensée est très liée à la psychologie de Gestalt. Il s’intéressa particulièrement à mener ses idées à la pratique, et l’une de ses maximes est : “pour comprendre un système, il faut essayer de le changer”.

Lewin créa la théorie de champs, qui met en avant l’importance de contempler l’espace vital des personnes. Cette dimension est constituée de la totalité des situations de chaque individu à un moment déterminé. Il insista sur le fait de ne pas isoler les différents facteurs qui nous influence et de se concentrer sur les dynamiques qui se produisent entre eux.

Solomon Asch (1907-1996) et la psychologie sociale

Son principal champ d’étude fut le conformisme, qui est essentiel pour la vie en société. C’est le célèbre créateur du “paradigme de Asch”, qui fut démontré grâce à une expérience révolutionnaire. Ce psychologue réunit en 1951 des groupes entre 5 et 7 personnes. L’une d’elles était le sujet étudié et les autres étaient des collaborateurs du chercheur.

Asch présenta deux images, l’une qui représentait une ligne et l’autres trois lignes de longueurs différentes. Ensuite, il demandait quelle ligne de la deuxième image avait la même longueur que celle de la première image. L’expérience a été conçue pour que le sujet étudié soit l’une des dernières personnes à répondre. Les collaborateurs donnaient une réponse erronée exprès, pour voir si le sujet allait les suivre.

La réponse était facile et évidente. Cependant, Asch découvrit avec surprise qu’après de nombreuses tentatives, le sujet se “trompait” dans 50% des cas. Asch démontra également que les indices du conformisme varient d’une culture à l’autre, et que les collectivistes y sont plus par exemple plus enclins.

Stanley Milgram (1933-1984)

Milgram réalisa l’une des expériences les plus terrifiantes de l’histoire. Inspiré par les atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale, il étudia l’obéissance à l’autorité et décida d’en explorer les limites.

Il sélectionna des sujets avec un comportement normal, qui furent invités à son laboratoire. Il demanda aux participants de son expérience controversé d’administré des décharges électriques en augmentant progressivement le voltage (bien qu’en réalité le voltage ne dépassait jamais les 45 voltes) à une autre personne lorsque celle-ci se trompait en répondant aux questions qui lui étaient posées.

La victime était un complice du psychologue et devait simuler une douleur progressive au fur et à mesure que la puissance des décharges augmentait. Malgré les cris de douleur et de désespoir de la victime, le scientifique qui jouait le rôle de l’autorité insistait pour que les sujets de l’expérience continuent à augmenter la puissance des décharges. Le résultat effrayant de cette expérience est que 65% des sujets arriva au niveau maximum, qui supposait infliger 450 voltes (ce qui signifie une décharge mortelle) à l’autre participant, la victime.

Voici une courte vidéo qui explique plus en détail comment se déroulait cet expérience :

Les explications proposées à ce fait terrifiant sont la crédibilité du scientifique, qui affirme que les décharges ne sont pas dangereuses ou l’insistance de l’éducation depuis que nous sommes enfants à obéir aux supérieurs (parents, enseignants, etc…) Et vous, comment auriez-vous réagit dans cette situation ?

Serge Moscovici (1925-2014) et la psychologie sociale

Moscovici se dédia à étudier comment nous comprenons le monde qui nous entoure. Il partit du principe que nous connaissons tous la réalité à travers des représentations sociales qui nous guident et qui nous permettent de cohabiter avec les autres. La communication entre les personnes est essentielle pour transmettre les connaissances et les idées les plus importantes ainsi que pour nous orienter.

Nous construisons des concepts collectifs et créons un sens commun partagé par nous tous. Nos idées sont interconnectées, ce qui permet d’enrichir nos pensées et de donner un sens aux différents faits de notre quotidien. Que sommes-nous sans les autres ?

Robert Zajonc (1923-2008)

Ce psychologue révéla “l’effet de la simple exposition”, qui manifeste notre tendance à être plus sensible à un stimuli lorsque l’on y a été fréquemment exposé. Par exemple, il se peut que la première fois que l’on écoute une chanson à la radio celle-ci nous paraisse anodine. Cependant, si nous l’écoutons chaque fois que nous sortons, dans la voiture, à la télé et qu’elle devient le succès de l’été, celle-ci finira probablement par nous enchanter.

Ainsi, Zajonc déclara que nos préférences ne sont pas complétement rationnelles. Les pensées sont toujours accompagnées par les émotions. Cet effet nous influence également lorsqu’il s’agit de choisir nos amis ou notre partenaire, du fait que les gens que nous voyons plus souvent vont nous plus plaire. Les publicitaires l’on bien compris et tente de profiter de ce phénomène afin de créer un lien avec une certaine marque au plus profond de nous.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur la psychologie sociale. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue de CogniFit spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Processus cognitifs : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux

Détecter des changements autour de nous, se rappeler la liste des courses, décider quel appartement louer, aider un ami qui nous raconte ses problèmes… Qu’ont en commun toutes ces actions ? Nous sommes capables de les réaliser grâce à nos processus cognitifs ou mentaux. Si vous souhaiter savoir quels types de processus cognitifs existent, comment ceux-ci interviennent dans l’éducation, comment les améliorer ainsi que beaucoup d’autres choses, nous vous invitons à lire cet article !

Que sont les processus cognitifs ou mentaux ?

La définition des processus mentaux comprend un grand nombre de tâches que notre cerveau réalise continuellement. Il s’agit des processus chargés de traiter toutes les informations que nous recevons de notre environnement. La cognition est rendue possible grâce à eux, et c’est elle qui nous permet de connaître le monde.

Imaginez que vous êtes tranquillement installé dans votre canapé en train de regarder un film. Malgré que vous soyez captivé par l’histoire, vous commencer à sentir une odeur de brûlé. Qu’allez-vous faire ?! Heureusement, votre cerveau concentrera toute votre attention sur le danger auquel vous devez faire face.

Vous vous rappellerez que vous avez laissé une pizza dans le four. Vous allez alors courir jusqu’à la cuisine le plus vite possible en coordonnant une série de mouvements afin de sauver votre repas. Alors, vous déciderez si vous allez manger les parties les moins brûlées de votre pizza ou non, et retournerez au salon pour voir la suite de votre film. Les processus cognitifs ont guidé toute cette succession d’actions.

Une interaction harmonieuse entre les processus mentaux est fondamentale pour que nous analysions correctement la réalité et que nous répondions en conséquence. Grâce aux processus mentaux, nous pouvons nous adapter avec flexibilité aux demandes de chaque situation. Nos fonctions exécutives sont chargées de coordonner ces procédés.

Malgré que les processus mentaux interagissent entre eux, ils peuvent également agirent séparément. Par exemple, nous pouvons observer comme des personnes avec des altérations du langage ou de la mémoire sont parfaitement capables de percevoir des stimulations ou de résoudre des problèmes mathématiques.

Qui étudie les processus cognitifs ?

Les processus cognitifs sont analysés par différentes sciences comme la linguistique, la sociologie, la neurologie, anthropologie ou la philosophie. Quant à la psychologie, on parle de psychologie cognitive pour désigner la branche qui se dédie à étudier les processus cognitifs et à nous permettre d’améliorer nos processus mentaux.

Dans les années 60, grâce aux professionnels de différentes disciplines, la révolution cognitive put avoir lieu, qui encouragea l’étude de ces procédés. Les processus mentaux en psychologie sont étudiés en profondeur. Actuellement, son étude est dans un “âge d’or” puisque celle-ci est utilisée dans des champs très variés, comme la psychothérapie ou le marketing.

En fait, les techniques de neuro-images sont d’une grande utilité pour découvrir comment nous traitons les informations dans notre cerveau. De grandes avances dans la compréhension des processus cognitifs continuent d’être découvertes grâce à ces techniques. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment ces processus cognitifs fonctionnent et comment ils interviennent dans différents contextes de votre vie quotidienne.

Types de processus cognitifs : quels sont les processus cognitifs ?

Processus cognitifs inférieures ou basiques

Sensation et perception

Les sensations sont provoquées par les différentes stimulations qui existent dans notre environnement. Elles nous parviennent à travers nos sens et nous permettent de connaitre les informations sur le monde extérieur. Ce sont des données immédiates que nous recevons de notre environnement ou de notre propre corps. Par contre, le processus mental basique de perception implique certaines interprétations des éléments que nous percevons.

Nous percevons continuellement différentes stimulations, et souvent sans avoir besoin de réaliser un effort. Nous sommes conscients du mouvement des personnes qui nous entourent, des messages que nous recevons sur notre téléphone, des goûts des aliments que nous mangeons, de la disposition des meubles dans un pièce, de notre posture corporelle, etc… Nos expériences précédentes sont essentielles pour nous permettre de donner un sens aux stimulations que nous percevons.

Les psychologues de la Gestalt ont réalisé de grands avancements dans le domaine de l’étude de la perception. Ceux-ci pensent que “le tout est plus grand que la somme de ses parties”. C’est à dire qu’ils considèrent que nous sommes des êtres actifs dans notre perception de la réalité, Ainsi, ils ont élaboré les célèbres lois de la Gestalt, qui expliquent les phénomènes de la perception, comme les illusions d’optiques.

Attention

Malgré le grand nombre de’éléments qui nous entourent à tout moment, nous sommes capables d’être attentif à un grand nombre de stimulations ainsi que de diriger notre attention en fonction de nos intérêts.

Certaines actions comme marcher ou mâcher ne requièrent pratiquement pas d’attention. Par contre, nous devons nous concentrer le plus possible pour chaque mot que nous prononçons et pour notre langage corporel lorsque nous devons faire une présentation face à un public exigent.

Heureusement, nous arrivons à automatiser certains processus que nous avons répété plusieurs fois. Par exemple, malgré le grand effort que cela demande de coordonner toutes les tâches que la conduite requiert au début, par la suite nous arrivons à conduire d’une manière beaucoup plus fluide.

Mémoire

Quelle est la capitale de la France ? Qui était votre meilleur(e) ami(e) à l’école ? Notre mémoire a les réponses à ces questions et à un infinité d’autres questions similaires. Elle nous permet de codifier les données que nous percevons de notre environnement, en les considérant et en les récupérant ultérieurement.

Nous disposons de plusieurs types de mémoires, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, etc… Ces classes interagissent entre elles, mais elles ne dépendent pas toutes de la même partie de notre cerveau. Ce qui permet par exemple à une personne qui souffre d’amnésie de se rappeler comment marcher même si elle ne peut pas se rappeler de ses proches.

Processus cognitifs : inférieurs ou basiques supérieurs et ou complexes

Processus cognitifs supérieurs ou complexes

Intelligence

L’intelligence est un concept global qui nous aide à résoudre différents types de problèmes. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples de Gardner a été largement acceptée. Gardner soutient qu’il n’existe pas qu’un seul type d’intelligence et qu’il est préférable de prendre en compte différentes capacités de différents domaines.

L’intelligence interpersonnel, la linguistique, la logique mathématique ou la musique sont des exemples des différentes casses des ses processus cognitifs supérieurs. Actuellement, nous parlons également de l’importance de l’intelligence émotionnelle, qui est essentielle pour être capables de gérer les imprévus de notre quotidien.

Il existe certaines caractéristiques plus habituelles chez les personnes intelligentes. Cependant, nous pouvons mettre en pratique des stratégies pour développer notre intelligence. Ce processus mental supérieur n’est pas statique et ne peut pas être simplement déterminé par un numéro obtenu dans un test pour mesurer notre quotient intellectuel.

Pensée

La complexité et l’hétérogénéité de nos pensées est quelque chose de fascinant. Ce processus mental supérieur est chargé des tâches relatives à la résolution de problèmes, au raisonnement, à la prise de décision, à la pensée créative, à la pensée divergente, etc…

Pour simplifier ces fonctions, notre cerveau a tendance à créer des concepts. Nous devons regrouper les idées, les objets, les personnes ou n’importe quelle classe d’éléments possible. Généralement cela nous aide à rendre nos processus mentaux plus flexibles. Cependant, nous essayons d’être logiques et nous ignorons souvent à quel point nous pouvons être irrationnel.

Nous utilisons de raccourcis pour analyser toute information et penser plus rapidement. Cela nous conduit à commettre des biais cognitifs, qui sont des déviations du processus normal de raisonnement. Par exemple, parfois nous croyons que nous sommes capables de deviner ce qu’il va se produire dans un jeu de hasard.

En fait, ces biais cognitifs peuvent même parfois produire des distorsions cognitives, qui sont des pensées extrêmement négatives et irrationnelles comme “tout le monde me déteste”. Cependant, nous pouvons nous-même retenir nos pensées obsessives.

Langage

D’une manière étonnante, nous sommes capables de produire et de comprendre différents sons et mots, que nous pouvons combiner en une infinité de phrases et exprimer avec précision ce que nous souhaitons communiquer. De plus, nous accompagnons nos paroles de notre langage corporel, et nous pouvons également parler plusieurs langues différentes.

Le développement du langage se produit tout au long de notre cycle de vie. Les compétences communicatives de chaque personne varient considérablement et peuvent être améliorées par la pratique. Certains troubles du langage rendent particulièrement difficile la communication, pour différentes raisons, bien qu’il soit possible d’aider les personnes qui souffrent de ces problèmes.

Processus cognitifs dans l’éducation : application et exemples

Les processus mentaux en psychologie sont analysés avec comme but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Il est essentiel que nous apprenions à les développer et les gérer dès notre plus jeune âge. À l’école nous devons faire face à différentes activités qui mettent à l’épreuve nos capacités d’intériorisé des connaissances, d’écouter nos camarades ou de surmonter des difficultés imprévues.

Processus cognitifs dans l’apprentissage

Il existe différentes théories de l’apprentissage. Cependant, malgré quelques défenseurs de l’apprentissage associatifs, aucune n’ignore les processus mentaux. D’un autre côté, aucun processus cognitif de l’apprentissage ne semble agir indépendamment des autres. Nous nous efforçons pour intégrer toutes nos ressources afin d’améliorer habitudes d’études et d’arriver à un apprentissage significatif.

Processus cognitifs pour la lecture

Lorsque nous nous retrouvons face à un livre nous devons reconnaître les lettres, éviter de nous laisser distraire par des stimulations extérieures, nous rappeler des mots que nous venons de lire, associer ce que nous lisons avec les autres contenus que nous avons appris précédemment, etc…

Cependant, nous ne traiterons pas l’information de la même manière si nous souhaitons uniquement trouver un fragment qui nous intéresse en particulier, si nous sommes en train d’étudier pour un examen ou si nous souhaitons profiter de l’histoire que nous lisons.

Processus cognitifs pour l’écriture

En ce qui concerne les processus mentaux impliqués dans l’écriture, il se passe la même chose que pour ceux qui concerne la lecture. Nous avons besoin d’ignorer les distractions qui nous empêchent de rédiger, essayer d’écrire lisiblement, de se rappeler de ce que nous écrivons, de faire attention à l’orthographe, etc…

De plus, il est également nécessaire que nous planifiions ce que nous souhaitons écrire. Est-ce que cette expression est trop familière ? Est-ce que les autres pourront comprendre ce que je souhaite transmettre ? Ce zéro ressemble à un “o” ?

Conseils et activités pour améliorer les processus cognitifs : comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux ?

Indépendamment de si vous êtes en train de chercher des activités ou des exercices pour le développement cognitif infantile ou si vous souhaitez améliorer vos processus mentaux, voici quelques recommandations afin que vous puissiez y arriver. Il est possible d’entraîner nos capacités cognitives dans toutes les étapes de notre vie.

1. Prenez soin de votre santé

Notre santé mentale et notre santé physique sont inséparables de nos processus cognitifs. Il existe différentes mauvaises habitudes qui altèrent notre mental et empirent notre rendement dans les différentes tâches de notre quotidien. Par exemple, l’habitude d’être tout le temps collé à notre téléphone portable avant d’aller dormir, de nous sous-estimer, de ne pas prendre soin de nos relations sociales ou de manger des aliments peu salutaires se répercutent sur nos processus mentaux.

2. Utilisez la technologie

De nos jours, il existe un grand nombre d’activités comme les jeux mentaux qui permettent d’évaluer et d’entraîner notre cerveau d’une manière simple et divertissante. La neuroéducation nous permet de mieux connaître comment apprend notre cerveau et de développer nos processus mentaux.

CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive. Grâce à différentes activités divertissantes proposées sur cette plateforme vous pouvez améliorer vos capacités comme la mémoire, la planification, la reconnaissance ou l’exploration visuelle. CogniFit offre des activités de développement cognitif pour adultes et également pour enfants.

3. Évaluez vos progrès

Réaliser une autoévaluation tous les certains temps nous permet de découvrir quels sont nos progrès et de savoir quelles sont nos carences pour continuer à avancer. Il est essentiel que nous croyions qu’il est possible de développer nos processus cognitifs et notre intelligence ou notre langage. C’est une question de pratique et de confiance en soi.

4. Développer une pensées critique

Nous poser des questions et ne pas accepter n’importe quel argument nous aide à être plus compétents et autonomes. La pensée critique nous permet d’améliorer nos habilités pour raisonner, pour réaliser des connections créatives entre différentes idées, pour développer notre langage, pour analyser en profondeur notre environnement, etc… La curiosité est fondamentale pour exploiter notre potentiel maximum.

Si vous souhaitez développer la pensée critique des plus petits, il existe de nombreuses options pour y arriver. Vous pouvez leur demander quelles sont les raisons qui ont conduites une personne à se comporter d’une certaine manière et non d’une autre, vous pouvez leur demander d’expliquer leurs arguments lorsqu’ils prennent une décision ou leur proposer de débattre avec une personne qui à un point de vue différent du leur. Vous pouvez également essayer de pratiquer ces activités vous-même.

5. Lisez

Comme nous l’avons déjà dit, la lecture implique un grand nombre de processus cognitifs. En plus, cela peut procurer une grande satisfaction et nous transmettre un grand nombre de connaissances. Lire est une bonne manière d’apprendre à nous concentrer sur une seule tâche et pour améliorer nos capacités communicatives.

6. Dédiez du temps aux activités créatives

Peindre, écrire des contes, composer des chansons, créer des chorégraphies, participer à une pièce de théâtre, etc… Peu importe quelle activité vous préférez pratiquer, l’important est de réserver un moment au quotidien pour notre créativité. N’importe qui peut avoir la capacité de créer, c’est une question de pratique et de confiance encore une fois.

Les tâches créatives présentent un grand nombre de bénéfices pour nos processus cognitifs. Elles nous aident à développer notre intelligence, notre concentration, notre habileté pour trouver des réponses plus originales à nos problèmes, notre capacité d’attention, et cela nous permet même de nous relaxer.

7. Évitez de réaliser plusieurs tâches en même temps

Parfois nous ne savons pas comment nous allons réussir à accomplir toutes nos obligations. Il est logique d’essayer de tout faire en même temps afin de terminer plus vite. Cependant, cette façon de procéder est souvent contre-productive. C’est une mauvaise chose que nos enfants apprennent à faire beaucoup de choses en même temps et non à se dédier exclusivement à une tâche concrète à la fois.

Cela serait merveilleux de pouvoir tout faire en même temps. Mais lorsque nous essayons de voir un film, de répondre à un e-mail, de rédiger un rapport de travail, de nous rappeler des activités que nous avons écrites dans notre agenda et de se souvenir que nous avons mis une pizza dans le four… le plus probable est que nous ne faisions aucunes de ces tâches correctement.

Il est préférable de se concentrer sur le présent afin de pouvoir profiter de chaque instant et de pouvoir être plus efficace. C’est la meilleure façon de réaliser adéquatement nos activités futures. Si cela vous demande beaucoup d’efforts de prêter attention à ce que vous êtes en train de faire et que vous vous distrayez facilement, vous pouvez essayer la méditation mindfulness.

8. Si vous souhaitez aider vos enfants, laissez-les résoudre leurs problèmes tout seul

Il est nécessaire de soutenir les plus petits et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur vous. Mais si un enfant est habitué à ce que les autres lui solutionnent tous ses problèmes simplement en le leur demandant, il ne s’efforcera jamais à réaliser les tâches qui lui permettront d’améliorer son intelligence et d’aiguiser ses processus cognitifs basiques afin de découvrir des solutions et des alternatives.

Il est préférable d’agir uniquement si cela est vraiment nécessaire. Donner des pistes peut être une bonne technique afin que les enfants soient capables d’avancer vers la solution peu à peu et qu’ils s’efforcent tout en étant conscient qu’ils peuvent compter sur nous si besoin.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer vos processus cognitifs. Et vous, est-ce que vous exercez vos processus cognitifs ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Avez-vous le pouvoir de voir les yeux fermés ? Pouvez -vous entendre, dans le silence, la voix d’une personne qui vous manque ? Avez-vous déjà voyagé dans le passé en sentant une odeur particulière ? Voici quelques-uns des pouvoirs de votre mémoire sensorielle, qui utilise vos cinq sens pour capter, retenir et récupérer votre monde. Découvrez dans cet article ce qu’est la mémoire sensorielle, les différents types qui existent (échoïque, iconique, tactile, olfactive, gustative) et comment l’améliorer.

“Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps.” – Marcel Proust –

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Qu’est-ce que la mémoire sensorielle

Nous avons la capacité illimitée de percevoir, d’enregistrer et d’emmagasiner des informations sur notre environnement, et c’est la mémoire sensorielle qui est chargée de ces processus. Les sens dirigent la perception, en captant l’information sur les objets et les événements qui nous entourent. Le système de la mémoire sensorielle prolonge pour quelques instants l’information perçue, afin qu’elle puisse être mieux assimilée par notre mémoire. De cette façon, les différentes sensations sont enregistrées dans nos souvenirs.

L’information sensorielle retenue ne nous permet pas uniquement de reconnaître notre environnement (sentir un parfum et savoir qui s’approche, reconnaître une voix qui nous appelle, etc…) mais cela nous permet également de donner du sens à des événements futurs. Si nous sommes témoin d’une scène violente à laquelle participe un inconnu, et que nous croisons plus tard ce même inconnu, nous ressentirons de la peur ou du dégoût en reconnaissant son visage. Cependant, son visage n’éveille aucune émotion similaire chez les autres personnes qui croisent cet inconnu, car elles n’ont pas été témoin de la violence de celui-ci. Nous emmagasinons des informations sensorielles qui sont liées aux différentes sensations et émotions que nous ressentons au moment où nous les percevons. Une stimulation cataloguée comme désagréable pour un individu, peut être considérée comme plaisante par un autre, à cause des émotions associées à cette situation dans leurs mémoires sensorielles respectives.

La mémoire sensorielle intervient aussi dans le bon fonctionnement des autres systèmes de la mémoire. Il capte rapidement et efficacement les stimulations qui doivent être traitées par la mémoire à court terme, et conserve des informations particulières sur les souvenirs d’origines sensorielle dans notre mémoire à long terme, afin que nous puissions les reconnaître, les évaluer et y répondre de manière adéquate.

Types de mémoire sensorielle

Nos cinq sens conforment cinq types de mémoire sensorielle. Chacune possède le pouvoir de reconnaître et de se souvenir des impressions perçues et de leur importance au moment où elles ont été perçues.

1. Mémoire sensorielle échoïque ou auditive

La fonction principale de la mémoire sensorielle de type échoïque ou auditive est de capter les sons et les expériences auditives afin de prolonger leur présence afin qu’ils puissent être captés par d’autres systèmes de réponse. Ce type de mémoire peut arriver à prolonger la présence d’un son jusqu’à 10 secondes après que celui-ci se soit terminé.

Parfois, nous demandons à notre interlocuteur de répéter sa question, et quand il le fait nous nous rendons compte qu’au final nous avions bien entendu la question. Nous n’avons pas été conscient d’avoir écouté la question, mais nos oreilles ont bien fait leur travail, tout comme notre mémoire auditive, qui nous envoie l’information quelques secondes plus tard.

2. Mémoire sensorielle iconique ou visuelle

La mémoire sensorielle de type iconique (ou mémoire visuelle) intervient dans le registre des expériences sensorielles visuelles. Nos yeux fonctionnent comme des caméras photographiques qui réalisent continuellement des instantanés. Ce système prolonge quelques instants la durée de chaque représentation captée, afin qu’elle puisse être liée à d’autres images. La capacité de prolongation de la mémoire iconique est plus courte que celle de la mémoire échoïque, pouvant prolongé la présence d’une image environs 250 millisecondes. Cette breveté évite que le système ne se surcharge. Parfois, nous emmagasinons ces images dans notre mémoire supérieure, de manière inconsciente et non-intentionnelle.

Imaginons que nous sommes en train de voyager dans le métro pendant un trajet de 40 minutes. Pendant ce trajet une personne est assise sur le siège en face de nous, auquel nous ne prêtons pas attention. Le jour suivant nous retrouvons cette même personne au supermarché et nous le reconnaissons. Les instantanés pris dans le métro la veille ont été traités et envoyés aux autres systèmes de la mémoire.

3. Mémoire sensorielle tactile

La mémoire sensorielle de type tactile permet l’enregistrement d’information sur les caractéristiques des objets que nous touchons et les sensations que cela éveille en nous. Bliss, Crane, Mansfield y Townsendv (1966) ont découvert dans leurs études les différences entre les aveugles congénitaux, les aveugles tardifs et les personnes avec une vision normale en ce qui concerne la capacité de ce type de mémoire sensorielle. Ces différences reflètent la grande capacité d’amélioration de ce système de mémoire sensorielle tactile grâce à la pratique.

Supposons que nous devions prendre quelque chose dans notre armoire, mais que la lumière a été coupée et que notre chambre est complètement dans l’obscurité. Nous reconnaîtrons certainement la plupart de nos vêtements en les touchant. Même si nous n’avons encore jamais prêté attention intentionnellement à sentir nos vêtements sans les voir, notre sens tactile à réaliser son travail et notre mémoire sensorielle tactile également, ce qui fait que nous nous souvenons de la texture de nos vêtements sans l’avoir voulu.

4. Mémoire sensorielle olfactive

La mémoire sensorielle de type olfactive enregistre les informations sur les odeurs que nous percevons. Notre odorat a la capacité de distinguer une grande variété d’arômes, et détecte la plus grande variation de stimulation de tous nos sens. De plus, il est capable de relier les différentes situations et de retenir ses liens d’une manière prolongée dans le temps.

Imaginons que nous organisons un repas avec plusieurs amis à la maison. Le jour suivant, nous trouvons une veste à l’entrée que quelqu’un a apparemment oublié. Nous ne savons pas à qui elle appartient, car son propriétaire l’a enlevée avant d’entrer dans le salon et nous ne l’avons donc pas vu. Sentir la veste est notre meilleure ressource pour découvrir à qui elle appartient, car nous avons sûrement emmagasiner l’information de l’odeur de nos amis sans le vouloir dans notre mémoire grâce à notre mémoire sensorielle olfactive.

5. Mémoire sensorielle gustative

La mémoire sensorielle gustative participe à la captation des goûts, à leur classification postérieur et leur enregistrement dans notre mémoire. Les sensations que nous expérimentons les premières fois que nous percevons une stimulation gustative marquent généralement notre mémoire d’une manière quasi permanente. De plus, la mémoire sensorielle gustative tend à créer de forts liens avec es émotions, comme la mémoire sensorielle olfactive, ce qui permet de nous en souvenir plus longtemps encore. Souvent, goûter un aliment nous transporte à un autre moment temporel ou à une situation concrète. De même que la mémoire sensorielle tactile, ce type de mémoire gustative se développe beaucoup grâce à la pratique, ce qui explique par exemple la capacité des dégustateurs à reconnaître les différents goûts.

Supposons que nous passons un peu de temps en Allemagne et que nous nous habituons à boire une certaine marque de bière. En revenant chez nous, nous arrêtons de la consommer. Après plusieurs années nous la retrouvons dans notre supermarché local. En la buvant, nous nous souviendrons certainement de notre expérience en Allemagne, et de sensations qui ne sont pas forcément directement liée à la bière.

Il ne faut pas oublier que même si nous possédons cinq types de mémoire sensorielle, celle-ci ne travaillent pas nécessairement de manière indépendante. Dans beaucoup de cas, deux ou plus de sens enregistrent parallèlement les informations perçues lors d’un événement. Ainsi, notre souvenir de cet événement s’activera lorsque plusieurs des sens seront sollicités. Par exemple, le goût du café de ne nous rappelle pas forcément un souvenir que le goût du café associé au toucher d’une tasse de cristal fin pourra éveiller…

Mémoire sensorielle – Cerveau

Pouvons-nous améliorer notre mémoire sensorielle ? Conseils

Il existe des gens qui ont un talent sensoriel plus développé, qui arrivent à différencier plus facilement les stimulations sensorielles entre-elles. Cependant, nous pouvons tous améliorer nos différents types de mémoire et notre capacité sensorielle en l’entraînant de manière adéquate. Si nous développons la capacité de nos sens, l’efficacité de la mémoire de ce dernier serai également améliorée.

Avant de commencer à entraîner nos sens, il est important de connaître nos aptitudes. Détecter nos carences afin de les combler et reconnaître nos forces afin d’en profiter. Les personnes qui souffrent de déficiences sensorielles dans un de leurs sens compensent généralement leurs besoins en développant plus leurs autres sens.

Une fois que nous connaissons la capacité de chacune de nos mémoires sensorielles, il devient utile de les combiner. Imaginons qu’un ami s’est acheté un livre qui nous intéresse. Si nous lui demandons le titre du livre et que nous allons directement à la librairie, il sera facile de l’oublier. Par contre, si en plus d’écouter notre ami prononcer le titre du livre, nous le prenons dans nos mains et lisons le titre par nous-mêmes, nous aurons beaucoup plus de chance de nous souvenir du titre de ce livre, car nous aurons plus de données sensorielles qui le concerne.

Enfin, pour terminer le processus de la mémoire sensorielle, il est fondamental de développer notre attention. Actuellement, il existe des programmes professionnels qui permettent de réaliser une évaluation cognitive en ligne. CogniFit est l’outil neuroscientifique le plus précis et le plus utilisé sur le marché. Ce programme sert à mesurer en détail le niveau d’attention et beaucoup d’autres processus cognitifs. En jouant aux différents jeux mentaux, vous découvrirez votre niveau cognitif. Grâce à la base de données et au développement d’algorithmes avancés, CogniFit comprend quelle est la situation cognitive de chaque individu et offre un programme d’exercice cérébral personnalisé. Les tâches sélectionnées et leurs niveaux de difficultés changent de manière dynamique en se basant sur les besoins spécifiques de l’utilisateur.

Une attention déficiente rend la perception difficile, et sans une bonne perception il est difficile de créer des souvenirs. Il est vrai que, comme nous l’avons mentionné plus haut, que nos sens captent un grand nombre de stimulations sans que nous en soyons conscients, mais ce n’est pas toujours le cas. Beaucoup de personnes qui souffrent d’un déficit de l’attention se plaigne d’avoir une mauvaise mémoire. Le problème est généralement qu’elles n’arrivent pas à remplir les étapes nécessaires pour que leur mémoire se souvienne de ce qui les entoure. Voir n’est pas la même chose que regarder, ni entendre la même chose qu’écouter. En mettant plus d’intentionnalité dans nos processus sensoriels nous pouvons améliorer les résultats de ce type de mémoire.

Merci beaucoup d’avoir lu cet article, si quelque chose n’est pas clair pour vous, si vous avez une question sur la mémoire sensorielle, ou si vous souhaitez partager vos expériences personnelles, n’hésitez pas à laisser vos commentaires plus bas. Nous serons enchantés de les lires et d’y répondre ! 🙂

Références :

Bliss, J. C., Crane, H. D., Mansfield, P. K., & Townsend, J. T. (1966). Information available in brief tactile presentations. Attention, Perception, & Psychophysics, 1(4), 273-283.

La plateforme d’entraînement cérébral informatisée de CogniFit efficace dans la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées

Une étude publiée au début de l’année 2017 compare les différentes plateformes d’entraînement cérébral informatisées et confirme l’efficacité de certaines d’entre elles dans la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées, parmi lesquelles se trouve la plateforme de CogniFit.

L’espérance de vie augmente toujours de plus en plus et notre cerveau se détériore au fil du temps. De bonnes habitudes de vie permettent de ralentir ce processus de vieillissement cérébral et aident à maintenir notre cerveau en bonne santé. L’une de ses bonnes habitudes est d’entraîner votre cerveau avec CogniFit, le programme leader en évaluation et en stimulation cognitive.

CogniFit, efficace dans la prévention du déclin cognitif

Il a été démontré à plusieurs reprises que la plasticité neuronale (l’habileté du cerveau d’opérer des changements physiques et fonctionnels) est toujours présente à l’âge adulte. Il est également prouvé que de bonnes réserves cognitives permettent de compenser les déficits cérébraux ou le déclin cognitif, dus à un accident, à l’âge ou à la maladie. L’entraînement cérébrale, même à l’âge adulte, permet donc de prévenir les effets du déclin cognitif et des maladies neurodégénératives.

Une étude réalisée par les universités University of Western Australia et Edith Cowan University (Amélioration du fonctionnement cognitif chez les personnes âgées saines : un compte rendu systématique de l’efficacité clinique des entraînements cérébraux informatisés disponible sur le marché dans la prévention du déclin cognitif) publiée le 14 janvier de cette année compare les différentes plateformes digitales d’entraînement cérébral actuellement disponibles sur le marché. Après avoir examiné près de 8 000 études scientifiques, les auteurs ont identifié 18 plateformes parmi lesquelles seulement 7 disposent d’informations scientifique suffisantes pour être jugées. Parmi ces 7 plateformes, seules 2, dont CogniFit, présentent un haut niveau de preuves scientifiques démontrant les bénéfices de l’entraînement cérébral sur une population âgée en bonne santé.

Parmi ces preuves scientifiques de l’efficacité de l’utilisation de programmes informatisés pour la prévention du déclin cognitif chez les adultes se trouve deux études démontrant que l’utilisation de la plateforme d’entraînement cérébral CogniFit permet d’améliorer différentes capacités cognitives chez les personnes âgées (entre 60 et 90 ans), comme la vitesse de traitement des informations, la coordination œil-main, le balayage visuel, la mémoire visuelle et la mémoire exécutive. Une autre étude menée sur plus de 150 adultes en bonne santé démontre que l’utilisation de la plateforme d’entraînement cérébral permet d’améliorer la mémoire de travail visuo-spatiale, ainsi que les capacités d’apprentissage et d’attention.

Dans le domaine de la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées, la plateforme d’entraînement cérébral de CogniFit est l’une des deux seules plateformes au monde dont l’efficacité a été scientifiquement démontrée. Cette étude, menée par les universités University of Western Australia et Edith Cowan University, a été publiée le 14 janvier 2017 dans le journal scientifique Neuropsychology Review. Contrairement à la plupart des autres plateformes d’entraînement cérébral disponibles sur le marché, CogniFit dispose de plusieurs évidences scientifiques qui démontrent son efficacité.

Le programme de CogniFit

Ce programme clinique d’entraînement cérébral est validé par la communauté scientifique, comme nous venons de le voir. Il s’agit d’un outil professionnel d’entraînement cérébrale qui évalue les habiletés cognitives de la personne qui l’utilise et lui propose automatiquement un entraînement personnalisé.

CogniFit aide à la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées

La technologie de CogniFit se base sur la neuroplasticité. Cette capacité de notre cerveau nous permet de prévenir les futures détériorations cognitives et nous donne les bases pour solutionner les problèmes déjà existants.

Gymnastique cérébrale : CogniFit est très facile à utiliser, il vous suffit de vous enregistrer ! Tous les jeux sont basés sur des études cliniques et sur les connaissances de professionnels de stimulation et réhabilitation neuropsychologique. Ce programme a été créé par des professionnels pour vous aider à mettre à l’épreuve votre capacité mentale et défier votre cerveau. Commencez dès maintenant !

Nous vous remercions de nous avoir lu, si vous désirez laisser un commentaire, vous pouvez le faire ci-dessous. Nous serons également enchantés de répondre à n’importe laquelle de vos questions sur le sujet 🙂

Délire et bouffée délirante : types, troubles, évaluation et cas réels

Délire et bouffée délirante : Que sont les délires et les bouffées délirantes ? Combien de types de délires différents existe-t-il ? Avec quels troubles sont associés les idées délirantes ? Comment s’évalue et se diagnostique cet état d’altération mental dans lequel une excitation, un désordre des idées voir même des hallucinations peuvent se produire ? Découvrez quelques cas réels.

Nous sommes habitués à entendre le terme de délire dans les médias : à la télévision, dans les films, dans les livres, et même parfois dans les conversations habituelles que nous avons avec les autres, et souvent ce terme est utilisé d’une manière familière. Dans cet article, nous allons essayer d’expliquer ce qu’est un délire et une bouffée délirante, quels types de délires existent, quels sont les plus fréquents, comment les évaluer et quelles différences existe-t-il avec les croyances populaires. Eva Rodriguez Weisz, psychologue, répond à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du délire

Qu’est-ce qu’un délire ? Définition

Les délires constituent un des thèmes centraux pour les psychopathologies, mais si nous nous concentrons sur la définition psychopathologique, nous devons commencer par dire qu’il n’existe pas une définition totalement satisfaisante et complète du délire. Cependant, il est vrai qu’il existe certaines définitions qui sont assez bien acceptées, parmi lesquelles se trouve la définition de Jaspers, qui est la plus utilisée.

Jaspers nous offre une définition des délires qui est la suivante : “les délires sont des jugements ou des croyances fausses, qui se caractérisent par le fait que l’individu les maintiens avec un grande conviction, qui ont un contenu étrange ou impossible en lien avec la culture du sujet, et qui ne sont pas influençables par d’autres arguments, conclusions ou expériences irréfutables”. Jaspers lui-même reconnu l’insuffisance de sa définition pour distinguer adéquatement les délires d’autres possibles croyances et problèmes. Actuellement, il existe d’autres conceptualisation avec la même définition que celle de Jaspers, dans lesquels elle apparaît répétée, amplifiée et/ou nuancée par d’autres auteurs.

Délire et bouffée délirante comme phénomène multidimensionnel. Critères pour le définir

Afin de pouvoir distinguer avec précision une croyance normale d’un délire, certains auteurs ont proposés des dimensions qui suggèrent l’existence d’une gamme continue qui va de la croyance normale ou socialement acceptée au délire pathologique. Pour définir ces critères conceptuels du délire, nous devons aborder ces dimensions :

  • Croyances modifiables VS croyances non-modifiables, fixe et incorrigibles : Cette caractéristique fait référence au maintien du délire sur le long terme, malgré qu’il existe des preuves du contraire. Bien que cela suppose un des aspects centraux de la définition de Jaspers, certaines investigations les plus récentes démontrent que dans la pratique, cette caractéristiques n’est pas toujours rencontrée, mais qu’elle peut exister des degrés différents et des variations dans la fixité des délires. Ainsi, les délires ne sont pas forcément incorrigibles, même s’il semblerait qu’effectivement les délires soit en général difficile à modifier.
  • Conviction légère VS conviction intense : Cette dimension fait référence au degré de conviction d’un sujet à propos de ses croyances. Les investigations les plus utilisées comme celle de Jaspers ou Mullen défendent que dans le cas de délire, le degré de conviction est “extraordinaire” ou “absolu”. Cependant, évaluer cette variable peut être compliqué, car selon d’autres chercheurs, autant chez des patients différents que chez le même patient, le degré de conviction n’est pas absolu et peut varier. De même que pour l’incorrigibilité, la conviction n’est pas toujours la même. Dans des cas extrêmes on considère que la conviction est intense alors que d’en d’autres cas la conviction peut être plus légère, alors qu’il s’agit dans les deux cas d’un délire.
  • Absence d’appuis culturels : Pour être considéré comme un délire, on doit ajouter le fait que la croyance ne doit pas être partagée par d’autres membres d’un groupe culturel, comme ce serait le cas des croyances religieuses ou politiques. Cette dimension est due au fait que, entre autres choses, l’irrationalité d’une idée est définie en partie par le contexte social, et c’est pourquoi les psychologues ne doivent pas entrer en matière sur les questions idéologiques de leurs patients. Cela peut également supposer un problème au moment d’appliquer ce critère, car souvent il est difficile d’être au courant des croyances d’autres groupes éloignés du notre.
  • Pas de préoccupations VS préoccupations : Les croyances non pathologiques, bien qu’elles soient maintenues avec conviction, dans la majorité des cas, ne nous préoccupent pas. Les délires sont souvent des idées préoccupantes pour le patient, qui rumine continuellement ses idées, et qui consacre une grande partie de son temps pour les réaffirmer. Cette caractéristique n’est pas exclusive des délires, mais peut également être présente dans d’autres idées, comme les obsessions ou les surévaluations.
  • Plausible vs non-plausible : Cette dimension se réfère au degré de plausibilité et à quelle mesure le délire s’adapte à la réalité. Alors que parfois certains délires sont impossibles dans n’importe quelle circonstance, d’autres pourraient être possibles. Par exemple, si une personne travail dans les services secrets et nous manifeste ses pensées qu’on le suit et qu’on écoute ses conversations au téléphone, cela est plus possible pour cette personne que pour d’autres.

Types de délires et exemples de bouffées délirantes

Le contenu des délires peut être très varié, et peuvent concerner différents sujets. Voici un petit résumé de certains types de délires et d’exemple de bouffées délirantes, bien qu’il en existe bien plus que ceux présentés si dessous.

Types de délire et exemple de bouffée délirante

Délires paranoïdes :

L’individu pense qu’une ou plusieurs personnes ont l’intention de lui faire du mal ou de faire du mal au personnes qui lui sont proches (physiquement, socialement ou psychologiquement). Un exemple clair de ce délire est lorsque le patient est convaincu que l’on veut l’assassiner, l’empoisonner, le rendre fou et le poursuivre jusqu’à lui faire du mal.

Délires de grandeur :

Ils sont caractérisés par une idée délirante dont le contenu implique une exagération dans l’évaluation du pouvoir du patient, d’une quelconque habileté spéciale ou d’une surévaluation de l’importance de son identité. Cela peut être de nature religieuse, tourné vers des figures ou des éléments mystiques (Dieu, Jésus-Christ, le Démon, etc…) ou d’autres sortes. Un exemple serait un délire religieux dans lequel le patient pense être “l’envoyé de Dieu”. Les individus mégalomaniaques expriment une arrogance prononcée et une estime de soi très élevée, d’une façon exagérée. Ce type de délire sont présents dans les manies, les troubles délirants et la schizophrénie.

Délires métacognitifs (lecture ou vol de pensées) :

Dans ces cas-là, l’individu pense qu’une personne ou une force extérieure contrôle sa volonté ou ses pensées. Un exemple clair est lorsqu’une personne exprime avec conviction qu’on lui lit les pensées. Ce sont des délires très fréquents dans les cas de schizophrénie.

Délires de jalousie :

Aussi connu comme le Syndrome d’Othello, ils se caractérisent par le fait que le sujet a toujours la fausse croyance que son ou sa partenaire lui est infidèle. Ce type de délires sont très controversés, car dans certaines situations, cela peut sembler des croyances normales. Cependant, ce type de patients arrive à un tel point jalousie qu’ils peuvent commettre des actes violents ou des délits, et les délires sont constants et sans fondement rationnels ou logique.

Délires érotomaniaque (Syndrome de Clérambault) :

Les patients érotomaniaques ont la certitude qu’une autre personne est profondément amoureuse d’eux. Les contacts avec cette personne peuvent être minimes, voire inexistant, mais le sujet affirme que c’est l’autre personne qui a commencé leur relation. Généralement, cette autre personne est réelle, et est souvent d’une classe sociale ou d’un statu supérieur au sujet. Par exemple, une personne qui affirme que le président de son pays est amoureux d’elle depuis des années, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés directement.

Délires de fausse identification :

Parmi ces délires, un des plus fréquents est le Syndrome de Fregoli, qui consiste en ce que la personne croit que d’autres individus ont une autre identité. Se délire ce caractérise par le fait que le patient se sent persécuté par une personne qu’il pense voir partout et qui peut avoir plusieurs identités et en changer comme un acteur. Les délires de fausse identification sont généralement accompagnés d’hallucinations. Ils se produisent souvent dans les cas de schizophrénie, de dépression sévère ou de maladie d’Alzheimer.

Ainsi, les délires peuvent se manifester sous différentes formes, mais ont une caractéristique commune, qui est qu’ils sont autoréférentiels au patient lui-même.

Causes du délire ou de la confusion mentale

Les délires et les pensées délirantes peuvent être présentent dans une grande variété de troubles psychologiques :

  • Schizophrénie.
  • Troubles paranoïdes.
  • Troubles affectifs (dépression et manie).
  • Troubles de la personnalité.

De plus, les délires ou les pensées délirantes peuvent apparaître comme conséquence d’un traitement d’une maladie d’origine biologique :

Différences entre délires et autres croyances anormales

Il existe d’autres pensées, comme les idées de type obsessive, qui partagent avec les délires la caractéristique de la préoccupation qu’elles génèrent chez la personne qui les a. Cependant, les individus qui ont des idées obsessives reconnaissent souvent l’absurde et l’irrationnel que sont leurs idées, et luttent souvent en essayant de ne pas y penser, car il s’agit de pensées indésirables, involontaires et intrusives. Dans les cas de délires, l’idée se maintient, que celle-ci paraisse logique ou non.

D’un autre côté, les idées surévaluées décrites par Wernicke, ont certaines racines communes avec les délires, car il s’agit de croyances qui sont surchargées émotionnellement par l’individu, qui tendent à le préoccuper et à dominer sa personnalité, comme dans les cas de fanatisme. Cependant, les idées surévaluées diffèrent des délires par le fait qu’il existe un certain degré de validation consensuelle, et qu’elles se centrent surtout sur les questions sociales, politiques ou religieuse, alors que les délires se centrent principalement sur la personne elle-même.

Les délires, évaluation et diagnostic

Du fait que les délires peuvent être causés par des troubles mentaux, ou par des maladies d’origine biologique, comme nous le mentionnons auparavant dans cet article, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste afin d’arrêter un diagnostic précis.

Il est important, comme pour beaucoup d’altérations et de troubles, que les personnes les plus proches de l’individu, normalement la famille, qui sont les premiers à se rendre compte de ce qu’il se passe, aident les spécialistes.

Les diagnostics doivent toujours être émis avec une très grande précaution et en écoutant l’entourage proche du patient, d’une façon exhaustive. Car souvent le consensus social est une question délicate, et il peut être difficile de distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.

Un bon exemple du fait que les délires peuvent contenir de la vérité, ou devenir vrais avec le temps, sont les délires de jalousie, De plus, beaucoup de spécialistes peuvent témoigner et décrire une expérience dans laquelle, au début, les délires leurs semblaient absurdes, et qui au final se sont avérés vrais, comme dans le cas très connu de Marta Mitchell.

Le cas de Marta Mitchell

Aux États-Unis, ce cas peut être parfois catalogué comme un cas de pathologie. Il est connu comme le cas de Marta Mitchell, l’épouse d’un général américain, qui fut diagnostiqué d’une pathologie mentale, dû aux accusations qu’elle faisait d’activités illégales à la Maison Blanche, jusqu’à ce que l’on découvre qu’elle avait raison.

Bien que cela puisse paraître anecdotique et que cela n’arrive pas dans la majorité des cas et est plutôt considéré comme une exception, il est vraiment important que les professionnels cliniques soient attentifs à beaucoup de variables et de critères d’évaluation, afin d’être rigoureusement sûrs de ne pas commettre d’erreurs.

Ainsi, les évaluations des patients sont toujours plus optimisées. De nos jours, la majorité des traitements thérapeutique – et parfois pharmacologiques – montrent des résultats très positifs dans l’évolution des patients, avec une grande probabilité de récupération pour beaucoup des troubles mentaux. Il est donc important de toujours faire appel à un professionnel spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin.

Le diagnostic ne doit pas être la priorité, car cela pet mener à mettre des “étiquettes” qui ne sont pas nécessaires à la personne. Cependant, une bonne évaluation et un traitement adéquat réalisé par un spécialiste pourra assurer le patient et ses proches une amélioration considérable de quelconque trouble psychologique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit de découvrir ce que sont les bouffées délirantes. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Créatine et Créatinine : que sont ces substances, que nous indiquent-elles et comment les mesurer

Qu’est-ce que la créatinine ? Comment peut-on la mesurer ? Qu’est-ce que cela nous indique ? La créatinine est une substance inoffensive dans le sang, et est produite et éliminée constamment par notre organisme. Dans cet article, nous vous donnons plus de détails sur comment notre organisme génère la créatinine, ce que nous indiquent les niveaux de créatinine ainsi que d’autres curiosités comme le lien entre notre masse musculaire et notre fonctionnement cérébral.

Créatine et Créatinine

Créatinine, qu’est-ce que c’est ?

On peut dire que la créatinine est le produit final (le déchet) qui résulte de la métabolisation de la créatine (composé nitrogène naturel très proche des acides aminés). Cette dernière se trouve naturellement dans notre organisme. Nous la filtrons grâce à notre foie et l’envoyons aux muscles à travers notre flux sanguin.

De cette façon, le processus commence par la métabolisation de la créatine dans os muscles. Les déchets, qui sont la créatinine, sont retournés au flux sanguin et ensuite filtrer par nos reins. La dernière étape serait de les expulser dans notre urine.

Quand nous souhaitons connaître les niveaux de créatinine, nous utilisons es analyses d’urine. De cette façon, la mesure de la créatinine est un des meilleurs indicateurs pour connaître l’état de nos reins et comment ceux-ci fonctionnent.

Niveaux de créatinine dans le sang

Nous avons déjà dit que la créatinine est le produit qui résulte de l’utilisation de la créatine dans les muscles, et que l’on peut la trouver en permanence dans notre corps. Ainsi, si on observe une altération ou un déséquilibre, cela nous servira de signal d’alarme et nous informera que quelque chose ne tourne pas rond.

  • Niveaux élevés : Une augmentation de la concentration de créatinine dans le sang indique une insuffisance rénale. Pourquoi ? La créatinine est dans le sang et passe par les reins, et si ceux-ci ne fonctionnent pas bien et ne filtre pas assez le sang, la créatinine s’accumule dans le flux sanguin.
  • Niveaux normaux : Les niveaux normaux de créatinine ne sont pas absolus, et varient en fonction de beaucoup de facteurs, comme :
    • Le volume de musculature : plus la masse musculaire est grande, plus les taux sanguins de créatinine sont élevés.
    • Âge : plus l’on vieillit, plus nos niveaux de créatinine dans le sang sont élevés. Pour un enfant, la norme est de 0,2 à 1 mg/dl.
    • Sexe : Les hommes ont biologiquement une musculature plus grande que les femmes. La norme pour un homme est entre 0, et 1,3 mg/dl et chez une femme la norme est entre 0,5 et 1,2 mg/dl.
  • Niveaux faibles : En général, il est plus rare qu’une personne se rende chez son médecin pour avoir un taux trop bas de créatinine. Cela pourrait être causé par :
    • Une maladie qui entraîne une diminution musculaire
    • Après une longue hospitalisation et un alitement prolongé
    • Lorsque l’on vieillit, notre masse musculaire diminue

Un jeune homme sportif peut avoir un taux de 1,4 mg/dl de créatinine sans pour autant souffrir d’une maladie ou d’une insuffisance rénale, alors qu’une femme âgée et maigre qui a un taux de 1,2 mg/dl peut souffrir des reins.

Le résultat de créatinine sert à calculer le taux de filtration rénal (clearance de la créatinine), qui est le volume de sang qui est filtré par les reins par minute.

les reins filtrent normalement jusqu’à 180 litres de sang par jour (environ 120 ml/min). Par exemple, une valeur inférieure à 60 ml/min indiquerait une insuffisance rénale chronique.

Différences entre créatinine et créatine

Nous avons déjà mentionné ces deux termes plus haut dans cet article, mais nous allons revenir dessus afin de voir quelles différences il y a entre la créatinine et la créatine.

La créatine, en soi, est un nutriment utile aux muscles. C’est l’énergie dont nos muscles ont besoin constamment pour fonctionner, leur combustible.

Nous consommons de la créatine constamment, même lorsque nous sommes au repos. D’un autre côté, la créatinine est le résultat de cette consommation de créatine. Sa production est constante, dû à la consommation constante de créatine par les muscles.

Créatine, musculature et cerveau.

Musculature : Il est très courant que les sportifs utilisent des suppléments nutritifs pour aider leurs muscles à se développer ou à récupérer de l’effort. Un exemple de ces suppléments est la créatine. Les suppléments à base de créatine sont parmi les suppléments privilégiés des personnes qui se rendent régulièrement au fitness, car en plus d’être totalement naturel, ils n’ont en général pas d’effets indésirables sur l’organisme et aide les fibres musculaires à ne pas trop souffrir du stress après un entraînement, facilitant la récupération.

Cependant, il existe d’autres applications aux suppléments contenant de la créatine.

Cerveau : Nous avons trouvé des informations intéressantes sur la localisation de la créatine dans notre corps dans les travaux de Victor M Cabrera Oliva “Les aides erégogéniques dans le sport : mythes et réalités” :

Les plus fortes concentrations de créatine dans le corps humain se trouve dans les muscles squelettiques, avec environ 95% de la créatine du corps, composé principalement de créatine libre (40%9 et de décréatine phosphorylé ou phosphocréatine (55%). Le 5% restant est réparti entre les tissu organiques comme le cœur, les spermatozoïdes, la rétine et le cerveau fondamentalement.
 En continuant nos recherche sur la créatinine dans notre cerveau, nous avons rencontré cet article “Différence cérébrale de la créatine : premiers patients espagnols avec une mutation du gène GAMT” dans lequel on peut trouver beaucoup d’informations intéressantes sur un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires :

Les syndromes de déficits cérébraux de créatine constituent un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires qui affectent la synthèse et le transport de la créatine et se caractérisent par un manque ou une absence de créatine et de phosphocréatine dans le cerveau. Il existe un groupe d’erreurs congénitales du métabolisme qui ont pour effet de produire un déficit de créatine dans le cerveau.

Nous pouvons également dans une étude publiée en ligne par la revue “Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences” que la consommation de créatine stimule l’activité cérébrale et favorise la mémoire et la vitesse de traitement des informations..

  • Les cellules comme les neurones, qui nécessitent une plus grande quantité d’énergie, dépendent grandement de la fonction du système créatine-phosphocréatine pour le transport de celle-ci.

Chez CogniFit, nous disposons de différents outils qui permettent d’exercer le cerveau. Il s’agit de la plateforme leader en stimulation cognitive, ses exercices cérébraux peuvent être pratiquer en ligne depuis n’importe quel dispositif. Il s’agit d’exercices cliniques élaborés par des neuropsychologues et des neuroscientifiques qui sont présentés d’une manière simple et distrayante.

Cette plateforme permet d’entraîner d’une manière professionnelle les principales fonctions cérébrales comme l’attention et la mémoire.

Ce programme a été validé par la communauté scientifique et sont utilisé par des hôpitaux, des écoles et des universités du monde entier. Nous vous invitons à découvrir cet outil facile à utiliser qui vous aidera à évaluer et à améliorer vos capacités cognitives.

Conclusion

En repassant le contenu que nous avons mentionné tout au long de cet article, nous pouvons mettre en évidences différents concepts.

Premièrement, nous savons ce qu’est la créatinine et comment celle-ci est formée dans notre organisme. Nous savons qu’elle est le produit de la métabolisation de la créatine par les muscles.

Les niveaux de créatinine dans le sang sont directement liés avec des problèmes rénaux, et la mesure dans les urines de ces niveaux de créatinine dans le sang est par conséquent l’indicateur le plus utilisé pour identifier les problèmes rénaux.

La créatine joue un rôle essentiel dans le développement de la musculature et beaucoup de sportifs utilisent de suppléments à base de créatine. De plus, dans l’alimentation, les plus grandes sources de créatine se trouve dans les viandes rouges maigres, le saumon et le thon, cependant, même s’il s’agit des aliments les plus riches en créatine, ils en contiennent assez peu. En réalité, il existe à ce sujet un problème pour les végétarien et les végétaliens, car ils peuvent souffrir d’une certain carence en créatine dû à leur alimentation. Il ne faut pas oublier que la créatine est vraiment importante pour la musculature, ainsi que pour l’activité cérébrale, plus concrètement pour la mémoire. En effet, si vous consultez le lien de la revue que nous avons cité précédemment, il met en évidence que certaines personnes de l’études sont végétariennes afin d’établir d’étudier les cas de personnes qui ne consomment pas d’aliments d’origine animal qui contiennent de la créatine.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Est-ce que vous connaissiez déjà la créatine et la créatinine ? Avez-vous déjà réalisé des tests pour mesurer leurs niveaux dans vos urines ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce que l’on apprend ?

Comment se rappeler de ce qu’on étudie ? Mémoriser des données n’est pas apprendre. Nous apprenons lorsque nous sommes surpris par quelque chose, lorsque nous sortons de la monotonie, lorsque quelque chose attire notre attention et éveille notre curiosité. Lorsque nous associons l’apprentissage avec des situations réelles de la vie de tous les jours, lorsque nous sommes motivés et que nous apprécions ce que nous sommes en train d’apprendre. Comment construire solidement nos connaissances ? Et comment les stocker sur le long terme ? Découvrez dans cet article quelques conseils utiles sur l’apprentissage significatif pour mieux étudier. Faites que ce que vous apprenez soit graver dans votre mémoire à long terme !

Pour apprendre il est nécessaire de lier de nouvelles connaissances avec des connaissances déjà acquises par le passé. Au fur et à mesure que nous emmagasinons plus de connaissances, nous allons créer un réseau conceptuel de connaissances, dans lequel nous lions l’information nouvelle aux informations et aux connaissances existantes. La clé de l’apprentissage significatif est donc de savoir comment bien intégrer les nouvelles informations avec notre réseau de connaissances.

Mais comme vous avez certainement déjà pu le remarquer, tous ce que nous apprenons ne reste pas stocké dans notre mémoire à long terme. Pour que cela soit ainsi, il est nécessaire, dans un premier temps, de trouver un sens à l’information que nous sommes en train d’apprendre, de la comprendre et de lui donner une signification.

C’est uniquement en apprenant de cette façon que nous sommes capables d’argumenter, de réfléchir, d’appliquer et d’expliquer l’information que nous avons acquis. N’importe quel autre type d’apprentissage sera mécanique, et vous l’oublierez probablement facilement.

Voici les aspects qui sont nécessaire à une bonne mémorisation de ce que nous étudions.

Quels éléments déterminent ce que nous nous souvenons de ce que nous avons étudié ?

Il y a trois éléments principaux qui vont déterminer si notre apprentissage va perdurer dans le temps : la forme dont est présentée l’information, l’information préalable dont nous disposons et l’attitude et la disposition que nous avons pour apprendre.

  1. La forme dont est présentée l’information : Afin que nous nous souvenions de ce que nous étudions, il est nécessaire que la structure et la complexité du texte soient adaptés à notre capacité cognitive et également à notre âge. Par exemple, un enfant de 8 ans ne peut pas se rappeler des notes de son grand frère de 16 ans même s’il les relie plusieurs fois, parce que son cerveau n’est pas encore capable de traiter les structures synthétiques d’une telle complexité.
  2. L’information préalable dont nous disposons : Il est également important de disposer de notions ou de connaissances qui vont nous servir de bases pour l’acquisition de nouvelles informations. Comme nous l’avons vu, un élément très important pour se souvenir de ce que l’on apprend est l’association qui sera faite entre la nouvelle information et celles déjà existantes. Ainsi, depuis notre plus jeune âge nous relions des informations entre elles, des connaissances et des expériences, qui se groupent en un réseau de contenus qui s’agrandit au fur et à mesure que nous en apprenons plus sur le monde qui nous entoure.
  3. L’attitude et la motivation que nous avons pour étudier : Un autre facteur qui va déterminer si nous nous souvenons ou non de ce que nous étudions est la disposition et l’intérêt que nous avons à étudier. Pour cela, il est nécessaire que l’information que nous souhaitons apprendre capte notre attention, ainsi que de nous impliquer complètement, que ce soit parce que le sujet nous intéresse vraiment ou parce que nous avons besoin de ces connaissances pour remplir un objectif sur le long terme.

Arrivé à ce point, vous vous demandez sûrement qu’est-ce que vous pouvez faire vous-même pour réussir à mieux vous souvenir de ce que vous apprenez, comment vous pouvez mesurer les résultats de ce processus et comment l’améliorer. Voici les clés pour que ce que vous appreniez se maintienne dans le temps.

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce qu’on étudie

Comment apprend notre cerveau ? Comme nous l’avons vu précédemment, il existe trois facteurs principaux qui interviennent au moment de mémoriser une information sur le long terme, et pour que nous soyons donc capables de nous en rappeler longtemps après l’avoir apprise. Il est nécessaire que tous ces aspects soient présents, et vous devez prendre activement part au processus. Pour cela, vous pouvez essayer de suivre les conseils suivants et voir s’ils fonctionnent pour vous :

  1. La première chose à faire est d’adapter à vos critères le matériel que vous souhaitez apprendre. Lorsque le matériel est adapté à votre niveau cognitif, passer à l’étape suivante.
  2. Commencez par une première lecture rapide qui vous permettra d’extraire l’idée principale sur le sujet que vous souhaitez apprendre.
  3. Ensuite, effectuez une lecture plus minutieuse et essayez de reformuler le contenu afin que cela soit plus facile à comprendre : chercher la signification de tous les mots que vous ne connaissez pas, et qui vous empêche de comprendre le sens général de l’information que vous devez apprendre.
  4. Recommencez à reformuler l’information. La majorité des gens trouve utile de réaliser des schémas, réaliser avec leurs propres termes. Vous pouvez essayer cette méthode, mais sinon il existe d’autres moyens de réélaborer l’information. L’important est que vous trouviez une méthode qui fonctionne pour vous. La finalité de ces étapes est de favoriser le traitement et la compréhension de l’information que vous allez étudier.
  5. Une fois que l’information est adaptée pour notre propre usage, nous devons la stocker dans notre mémoire à long terme, afin de pouvoir se rappeler de l’information apprise bien plus tard. En suivant le modèle d’apprentissage significatif d’Ausubel, Novak et Hanesian, il est déterminant de lier l’information nouvelle avec les connaissances que nous avons déjà.
  6. Cherchez des exemples, des applications pratiques, des circonstances, des expériences vécues, etc… qui ont un quelconque lien avec ce que vous essayez d’apprendre. Il est plus facile pour un enfant d’apprendre les animaux invertébrés si on lui montre des exemples qu’il connaît. Par exemple, nous regardons l’image d’un verre de terre (ou un vrai verre de terre) et nous disons :
    • Que veut dire le mot invertébré ?
    • Sans colonne vertébrale
    • Comment est ce verre de terre ?
    • (…)
  7. Si ce que nous apprenons est associé à quelque chose que nous connaissons déjà, il est plus probable que nous nous en souvenions. Par contre, si nous apprenons une définition complexe sur les invertébrés de mémoire, et que nous n’analysons pas ce qu’elle signifie, nous oublierons probablement rapidement cette information.
  8. Revoyez l’information que vous souhaitez apprendre. Plus vous la revoyez, plus vous allez vous en souvenir et plus longtemps.
  9. Mais, aucun des aspects précédents n’est possible si nous n’avons la bonne attitude et une bonne motivation pour apprendre. Il est vrai que beaucoup de fois nous devons étudier des choses qui ne nous intéressent pas vraiment, et parfois même on ne voit pas l’utilité de l’apprendre, mais même ainsi, si nous faisons l’effort de concentrer notre attention sur le sujet parce que nous souhaitons atteindre nos objectifs sur le long terme, cela reste possible. Ainsi, lorsque vous perdez votre motivation, prenez une pause avant de revenir à la charge plus motiver.
  10. Vous devez vous rappelez à vous-même dans ces moments de faiblesse, à quel point il est important pour réaliser vos buts d’apprendre cette information. Par exemple, si vous devez préparer un examen sur un sujet que vous n’appréciez pas du tout, rappelez-vous que si vous ne passez pas cet examen, vous ne pourrez jamais obtenir votre diplôme.
  11. Une autre manière d’augmenter notre motivation et notre intérêt est d’essayer de le rendre attractif. Pour cela, vous pouvez utiliser l’exemple du point suivant, c’est à dire de chercher un exemple réel sur son implication, pourquoi est-ce que c’est important, dans quelle occasion cette information pourrait-elle vous être utile… ainsi vous aurez plus de raisons d’apprendre cette information et cela vous sera plus facile de le faire.
  12. Évitez les distractions et concentrez votre attention sur le moment présent, sur ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Laissez votre téléphone portable de côté et ne regardez pas par la fenêtre.
  13. Créez un état d’esprit qui favorise votre apprentissage. Un état émotionnel positif peut vous aider dans votre processus d’apprentissage lorsque vous devez étudier un sujet compliqué. Découvrez ces trucs de psychologie positive. L’utilisation de l’humour peut être un très bon outil pour capter l’intérêt et l’attention.
  14. De nos jours, il existe une grande variété de tests et d’exercices de réhabilitation cognitive qui peuvent vous aider à mieux connaître votre cerveau et à améliorer les capacités cognitives qui ont besoin d’être renforcées. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive, et est validée par la communauté scientifique. Elle est utilisée par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. Cet outil clinique aide à évaluer et à améliorer un grand nombre de capacités cognitives :

Si vous suivez tous ces conseils, vous aurez beaucoup plus de chance de vous rappeler ce que vous avez étudié et vous pourrez utiliser et appliquer cette information lorsque cela sera nécessaire.

Pour terminer, nous vous laissons avec une vidéo dans laquelle vous trouverez 10 conseils et techniques pour bien étudier et réviser, qui peuvent vous aider pour les étapes les plus difficiles de l’apprentissage significatif, car elles vous aideront à mieux comprendre l’information qui pour l’instant vous est inconnu et complexe. Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vos études. N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour nous raconter comment ces conseils ont fonctionner pour vous et s’ils vous ont faciliter votre apprentissage, ainsi que vos questions sur le sujet si vous en avez, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Santé mentale : qu’est-ce que c’est et comment être sain mentalement

Qu’est-ce que la santé mentale ? Nous souhaitons tous être sain et profiter d’un bienêtre général, mais cela n’est pas possible si nous ne sommes pas mentalement sains. Quelles sont les caractéristiques principales de la santé mentale ? Comment sont les personnes mentalement saines ? Quelles sont les causes de maladies mentales ? Et quelles sont leurs conséquences ? Comment prévenir les troubles mentaux ? Comment les détecter et comment les traiter ? Dans cet article, nous allons démentir certains mythes et certaines idées préconçues sur les maladies mentales. De plus, nous vous donnerons les clés pour améliorer votre santé bienêtre psychologique et celui de vos proches.

Santé mentale : qu’est-ce que c’est et comment être sain mentalement

Qu’est-ce que la santé mentale ? Définition

Selon l’OMS, il s’agit d’un “état complet de bienêtre mentale, physique et social, et pas uniquement l’absence de maladie ou de souffrance”. C’est la principale définition, qui est le plus souvent citée lorsque l’on aborde ce sujet. Elle est courte, explicite et nous rappelle que pour être considéré sain il faut prendre en compte un grand nombre de variables.

Généralement, lorsque l’on nous parle de santé, on pense au rhume, au mal de crâne et à d’autres problèmes physiques plus ou moins sérieux. Pourtant, la santé mentale est indispensable pour que nous soyons vraiment bien. Sans elle, peu importe les bons résultats de nos analyses de sang.

Il est impossible de séparer notre état psychique de notre corps. Les deux maintiennent une relation bidirectionnelle. L’étude de la santé mentale est abordée par de multiples professions et de nombreux modèles. Actuellement il y a une grande conscience sur l’urgence de considérer la santé d’un point de vue holistique afin de d’améliorer notre développement personnel.

Une personne sur quatre développe au moins un trouble mental au court de sa vie. Il n’est pas nécessaire de nous alarmer. Mais si nous souhaitons vivre bien, il est important que nous apprenions ce qu’est la santé, autant physique que mentale. Ainsi, nous pourrons acquérir des connaissances et de bonnes habitudes basiques pour rester en bonne santé. Dans cet article, nous vous donnerons certaines méthodes qui vous permettrons d’être mentalement plus sain et de prendre soin de vos proches.

Caractéristiques principales qui définissent la santé mentale

  • La santé mentale nous affecte dans tous les aspects de notre vie : Elle nous permet d’interagir adéquatement avec les personnes qui nous entourent, d’établir des liens affectifs sains, d’avoir un bon rendement professionnel, d’être capables de réaliser nos tâches du quotidien ou des actions simples comme remarquer un feu rouge, saluer quelqu’un ou cligner d’un œil.
  • Une bonne santé mentale nous permet de développer notre potentiel maximum : Être sain mentalement ne se limite pas à vivre sans souffrances psychologiques. Cela nous motive à nous imposer des défis et à les relever, à atteindre nos objectifs, à développer nos capacités et à faire face aux adversités du quotidien avec vitalité.
  • Être sain mentalement est nécessaire pour être heureux : Le sommet du bienêtre, c’est le bonheur. Si nous sommes bien mentalement, nous serons plus heureux et nous pourrons organiser plus harmonieusement nos priorités, faire partie d’un groupe ou encore donner plus d’importance aux bonnes choses de la vie.
  • La santé mentale est un processus dynamique : Tout au long de notre vie nous traversons des étapes différentes dans des circonstances différentes. Notre santé mentale s’adapte à celles-ci. Il se peut que pendant l’adolescence nous soyons plus préoccupés que la moyenne pour notre physique, mais désormais nous sommes satisfaits de nous-mêmes. Les valeurs de la société, le contexte, l’idée du “bonheur” et les progrès des techniques qui permettent d’améliorer notre santé mentale évoluent également.
  • Ce que nous voulons dire par santé mentale est en partie culturel : Qui est-ce qui définit la “norme” ? Celle-ci peut être parfois très difficile à déterminer, comme dans le cas des troubles sexuels par exemple.
  • Il y a certains paramètres qui permettent d’évaluer la santé mentale : Malgré les divergences qui peuvent exister, il est possible de donner quelques principes qui permettent d’évaluer la santé mentale afin d’améliorer notre qualité de vie. Par exemple, une personne qui s’automutile ou qui a de sérieux problèmes professionnels à cause d’une consommation de substances actives aura besoin d’augmenter ses niveaux de bienêtre mental, social et physique.

Caractéristiques des personnes mentalement saines

La santé mentale n’est pas une question de tout ou de rien. Il s’agit d’une continuité avec une infinité de possibilités. C’est à dire qu’entre une personne qui jouit d’un bienêtre absolu et une autre qui souffre de troubles qui lui rendent la vie impossible, il existe un grand nombre d’états possibles.

Par exemple, nous pouvons vivre un mauvais moment sans que cela n’implique que nous souffrions d’une dépression. Toutes les personnes mentalement saines ne suivent pas le même modèle de vie, mais par contre elles partagent certaines similitudes :

  • Elles se voient d’une manière réaliste : Elles se connaissent elles-mêmes, elles ne se déprécient pas ni se mettent sur un piédestal.
  • Elles apprécient ce qu’elles ont : Elles voient le bon côté des choses indépendamment des circonstances. Elles s’acceptent et n’oublient pas de s’aimer et de se mettre en valeur.
  • Leurs relations sociales sont satisfaisantes : Il n’est pas nécessaire de s’entendre avec tout le monde. Mais nous connaissons tous ou nous pouvons tous imaginer le mal-être qui accompagne la solitude ou le fait de ne pas se sentir accepté. Les personnes mentalement saines sont capables de communiquer sans problèmes avec les autres. Elles sont émotionnellement intelligentes et maintiennent un bon contact avec leurs proches.
  • Elles savent déconnecter et s’amuser : Le manque de repos ne nous fatigue pas seulement physiquement. Cela affecte également notre santé mentale en préjudicient autant nos facultés cognitives que notre perception de la réalité.
  • Elles ne se boycottent pas elles-mêmes : Parfois le problème n’est pas dans les personnes qui nous entourent ni d’origine organique. Les personnes mentalement saines savent être autocritiques et agir en conséquence. Mais elles ne freinent jamais leur propre progrès.
  • Elles se comportent bien avec les autres : Nous avons une forte impulsion grégaire qui nous pousse à chercher la compagnie des autres. Nous souhaitons vivre en harmonie avec la société. Les personnes mentalement saines maintiennent des liens solides avec les autres, les valorisent et leur désir le meilleur. Bien nous comporter est gratifiant et adaptatif.

Causes d’une mauvaise santé mentale

Les facteurs de risques qui déterminent une mauvaise santé mentale d’une personne sont multiples et hétérogènes. La complexité et la diversité des problèmes mentaux font qu’il est très difficile de connaître leurs racines. Chacune a ses propres causes et ses particularités.

Certaines semblent être principalement dues à des dommages cérébraux ou à une prédisposition génétique, d’autres sont grandement influencés par le contexte socio-culturel, d’autres encore sont liées aux associations désadaptatives des stimulations que la personne à apprise a un certain moment de sa vie, etc…

Dans ce champ d’étude, de nouvelles théories et des innovations se produisent continuellement, nous approchant toujours plus de la vérité. La combinaison entre différents modèles permet de générer de nouvelles explications intéressantes qui sont orientées vers la prévention des troubles mentaux ainsi que sur les interventions possibles.

Malgré le fait qu’il existe une certaine incertitude, nous pouvons nommer les principaux facteurs de risques, qui sont un mélange d’éléments environnementaux, sociaux, familiaux, économiques et individuels.

  • Problèmes familiaux : Si les parents d’un enfant souffrent ou ont souffert d’une maladie mentale, s’il y a des abus dans la famille ou si la cellule familiale n’est stable, les possibilités que le bienêtre mental de l’enfant soient détériorées augmentent considérablement.
  • Isolement : Une vie sociale plaisante est une bonne défense contre la mauvaise santé mentale. Les conditions de discrimination, comme le bullying, peuvent entraîner de sérieux problèmes comme des problèmes d’alimentation, de dépression ou des symptômes d’anxiété. Comment éviter la dépression ?
  • Stress professionnel : Nous ne cessons d’entendre dans les médias les effets dévastateurs du stress. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui n’arrivent pas à envisager d’autres alternatives. Le chômage et le travail partiel sont d’autres facteurs qui pèsent lourdement sur la mauvaise santé mentale.
  • Niveau social et économique bas : Une condition socio-économique difficile diminue la protection des individus et leur capacité de réaction face aux problèmes mentaux. Par exemple, la dénutrition a de graves effets sur la santé, autant physique que mentale.
  • Faible adaptation à l’environnement : La sensation d’être déconnecté de notre environnement est désagréable pour tout le monde. Par exemple, toutes les personnes qui ne sont pas nées dans notre société digitale, le manque de connaissance de la technologie peut s’avérer un obstacle difficile à surmonter.
  • Consommation de substances actives : Nous avons tous entendu parler des conséquences de la consommation de drogues et des conséquences de la consommation d’alcool sur le cerveau. La santé mentale est une des premières affectées par ces consommations.
  • Guerre : Une situation de guerre augmente la discrimination, la tension, le sentiment d’injustice et toute une gamme de facteurs qui peut détruire le bienêtre des gens.

Toutes les personnes exposées à ces circonstances ne vont pas forcément développer un trouble mental. Et les personnes qui sont bien adaptées à leur environnement ne sont pas non plus toute saines mentalement. Il est tout de même recommandé d’éviter ces facteurs de risque et de lutter afin que personne n’ait à subir des types de situations qui augmentent leur vulnérabilité.

Conséquences et effet d’une mauvaises santé mentale

Les fruits d’une mauvaise santé mentale peuvent être appréciés dans plusieurs aspects de la vie des personnes. Tous les problèmes mentaux n’ont pas le même impact, et seulement quelques-uns se convertissent en troubles graves. Certaines difficultés, comme une période de basse estime de soi dans la vie d’un individu, peuvent avoir des répercussions uniquement sur sa relation de couple et sur son rendement académique, et peut être solutionné en peu de temps.

Pourtant, si ce manque de bienêtre s’intensifie, il peut se convertir en problème physique, matériel, familiale ou professionnel. Une mauvaise santé mentale a des effets psychologiques et économiques néfastes pour la personne qui en souffre et augmente le risque de souffrir d’une maladie physique.

Ainsi, ces problèmes impliquent souvent une grande partie du cercle de connaissances de la personne affectée. Nous vivons dans une société interconnectée et parfois les proches des personnes qui ont une mauvaise santé mentale sont les plus affectés par la situation.

Prévention des troubles mentaux, comment promouvoir une bonne santé mentale ?

Ce que qu’est la santé mentale est grandement méconnu du public, tout comme les habitudes nécessaires pour la maintenir et l’améliorer. La première chose à faire est faire prendre conscience aux gens que n’importe qui peut souffrir d’un trouble mental au cours de sa vie, et que ce n’est pas la fin du monde.

Les médias transmettent parfois des stéréotypes à la collectivité qui entraîne un risque d’exclusion. On y exile l’image du “fou” alors que la réalité est beaucoup plus compliquée que les clichés à propos des troubles mentaux. Cependant, ce sont eux qui possèdent les clés pour sensibiliser la population et transmettre le besoin de maintenir des habitudes mentalement saines, ce qu’ils font de temps en temps.

D’un autre côté, la politique est l’une des clés dans le développement de mesures qui permettent d’intégrer les personnes qui souffrent de n’importe quel problème mental. En tant que citoyens, connectés en permanence et avec la liberté d’exprimer notre opinion, nous avons le pouvoir de réclamer plus d’attention sur un sujet aussi important que celui-ci.

Nous pouvons également agir au niveau individuel et essayer de convaincre nos proches, amis et famille, de l’importance d’adopter des habitudes et des mesures saines, que ce soit verbalement ou au travers de réseaux sociaux. Si nous souhaitons plus nous informer, il existe des organisations publiques comme l’OMS qui partagent des mesures de préventions ainsi qu’une abondante bibliographie sur le sujet. Nous devons nous rappeler qu’il est nécessaire de s’appuyer sur des sources bien avisées.

Comment détecter et traiter un problème de santé mental ?

Les problèmes de santé mentales peuvent nous affectés tout au long de notre vie. Le manque de sommeil, les problèmes d’auto-contrôle, les phobies, les troubles du développement, le mobbing, les changements d’humeur brusques et d’autres circonstances peuvent nous faire ressentir un intense mal-être.

Si vous êtes préoccupé par votre santé mentale ou si vous observé des comportements inhabituels chez l’un de vos proches, que vous notez une surprenante baisse de son rendement, qu’il vous parle de comment il se sent mal, qu’il mentionne des idées étranges, peu cohérentes ou extrêmement négatives, il est possible qu’il souffre d’une détérioration de sa santé mentale. Dans un premier temps, le plus adéquat est de garder votre calme. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mais rappelez-vous que la santé mentale est malléable, et que tous les problèmes de santé mentale ne sont pas forcément graves.

Il y a des critères suffisamment hétérogènes qui permettent d’établir un diagnostic dans ces cas-là, qui sont généralement assez compliqués. Les personnes adéquates pour établir un diagnostic sont donc les professionnels. Si nous cherchons des informations sur des sites peu fiables, comme l’on en trouve beaucoup sur internet, peut-être allons-nous tirer des conclusions précipitées et empirer la situation.

Par rapport au traitement, il dépend considérablement du problème en question. Il y a différents services communautaires, centres spécialisés et professionnels qui sont adéquats aux différentes situations. Parfois, on peut apprendre des stratégies très utiles, changer nos habitudes, essayer une thérapie, etc… Dans d’autres situations, les traitements pharmacologiques psychologiques sont une bonne alternative (seulement sur prescription du psychiatre). On peut également opter pour une combinaison de plusieurs solutions. Chaque cas est unique.

Santé mentale : préjugés et faux mythes

Un préjugé est une attitude (généralement négative) envers un groupe déterminé, une personne ou un objet basée sur une généralisation qui est fait dans un contexte social déterminé. Les personnes qui souffrent de problèmes mentaux doivent faire face à différentes barrières sociales générées par la désinformation et le manque d’empathie des autres personnes.

La stigmatisation s’ajoute aux autres difficultés inhérentes à leur mal-être et se répercute négativement sur leur récupération. Elle augmente leur sensation d’incompréhension et de honte. Cela peut même arriver à provoquer une négation ou une aggravation des symptômes. C’est pourquoi il est nécessaire de démentir certaines croyances erronées.

  • Les problèmes mentaux sont dus aux mauvaises décisions prisent par la personne affectée : Il y a des personnes qui utilisent des causes morales (paresse, goût pour les vices, absence de volonté, etc…) pour expliquer l’origine des troubles mentaux et autres mal-être psychologiques. Il s’agit là d’une conviction totalement fausse.
  • Les problèmes mentaux sont immuables : Il est vrai qu’il existe des maladies, comme les démences, qui ne se soignent pas (pour le moment). Mais il y en a d’autres, comme les troubles alimentaires, les dépendances aux substances actives ou les troubles du stress en général, qui peuvent être considérablement améliorés. Il existe de plus en plus de traitements efficaces et de possibilité de soutien adéquats.
  • Les personnes qui souffrent de problèmes mentaux sont dangereuses : En vérité, seulement 3% des personnes qui souffrent d’un trouble mental agissent de manière violente. Leur situation personnelle leur provoque plus de peur, de désespoir et de déconcertement que d’agressivité.
  • Leur intégration professionnelle est une utopie : Le mal-être psychologique n’affecte pas forcément tous les aspects de l’individu. Les personnes qui souffrent de problèmes mentaux peuvent être tout autant efficace que n’importe qui.

Conseils utiles pour améliorer votre santé mentale et celle de vos proches

1. Rappelez-vous que vous pouvez influencer votre santé mentale

Nous sommes nous-mêmes capables d’avoir une influence sur notre bienêtre psychologique, en maintenant une pensée positive, en nous acceptant comme nous sommes et en ayant une bonne estime de nous-mêmes. N’oubliez pas de vous aimer vous-même et de communiquer à vos proches l’important qu’ils sont pour vous. Avec des actions simples comme verbaliser vos émotions et donner de l’importance à celles-ci, vous pouvez avoir un impact positif sur la santé mentale des autres et de vous-même.

2. Prenez soin de vos relations sociales

La compagnie des êtres qui nous sont chers nous est bénéfiques à tout point de vue. Cela nous permet de mieux nous adapter à notre environnement, à ne pas nous isoler, à nous apporter un soutien supplémentaire et à nous rendre plus heureux.

3. Essayez de mieux vous connaître vous-même

Nous devons être réalistes et développer notre intelligence intrapersonnelle. Être conscient de ce qu’il se passe dans notre esprit, savoir quelles sont nos limites ou explorer nos sentiments profonds sont de bonnes méthodes pour détecter nos problèmes et pour chercher des solutions. Ainsi, nous apprenons également à mieux comprendre les autres.

4. Ne vous préoccupez pas excessivement

L’indifférence totale n’est pas une bonne chose, mais il ne faut pas pour autant devenir hypocondriaques. Si vous menez une vie saine, en vous alimentant bien, sans trop travailler, en faisant de l’exercice physique, en vous reposant suffisamment, en restant connecté avec la nature et en réalisant des activités qui vous rendent heureux, vous parviendrez à être en meilleure santé. Laissez les mauvaises habitudes derrière vous et relaxez-vous !

5. Si vous avez un problème, faites appel à un professionnel

Si quelque chose va mal, n’ayez pas peur ni honte de faire appel à un professionnel (psychologue, psychiatre, thérapeute, etc…). Cela vous sera certainement d’une grande aide.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Pour terminer, il est important de souligner que le volontariat dans le domaine de la santé mentale est très bénéfique, que ce soit pour les personnes qui souffrent ou pour les volontaires qui les aident. Nous devons être conscient que n’importe qui peut développer un problème de ce type à un certain moment de sa vie. La prévention et le traitement sont essentiels dans ces cas-là. Allez-vous vous motiver pour promouvoir des habitudes salutaires ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Fonctions des neurones : quelles fonctions remplissent-ils et comment fonctionnent-ils ?

Notre corps est composé d’une infinité de cellules. Environ 100’000’000 d’entre elles sont des neurones. Quelles sont les fonctions des neurones ? Cela vous intéresse-t-il de savoir quel rôle ils remplissent et ce que vous pouvez faire grâce à eux ? Continuez votre lecture !

Fonctions des neurones

Vous êtes-vous déjà demandé comme se déplacent les informations dans notre corps ? Pourquoi est-ce que lorsque quelque chose nous fait mal, nous retirons la main immédiatement, sans le penser d’une manière consciente ? Comment et où interprétons-nous ces informations ? Est-ce là la fonction des neurones ? Comment interprétons-nous que quelque chose est froid ou chaud ? Si quelque chose est doux ou dur ? Nos neurones sont chargés de recevoir et de transmettre ces signaux à travers notre corps.

Tout au long de cet article, nous allons voir ce qu’est un neurone, quelles sont les parties qui le compose, quels types de neurones existe-t-il et comment nous pouvons améliorer leur formation.

Concepts basiques pour comprendre les fonctions des neurones

Avant de voir quelles sont les fonctions des neurones, il est utile de définir le terme de neurone et les parties dont un neurone est composé.

Les neurones sont des cellules qui font partie du système nerveux. Les fonctions les plus basiques des neurones sont de recevoir et de transmettre les informations par des influx électriques à travers le réseau de communication qu’est le système nerveux. Afin qu’un neurone puisse accomplir ces diverses fonctions, il doit être composé de différentes parties :

  • Soma : Corps ou partie principale du neurone. C’est dans cette partie que se trouve le noyau du neurone.
  • Axones : Il s’agit d’une fibre nerveuse qui permet d’envoyer des signaux électriques à d’autres neurones. À l’extrémité la plus éloignée du soma on trouve des terminaisons nerveuses qui se connectent avec plusieurs neurones à la fois.
  • Dendrites : Prolongations du neurone en forme de branches, à travers lesquelles les neurones reçoivent les informations provenant d’autre neurones.

Le moyen de communication d’un neurone (envoyer et recevoir des informations) est à travers les Synapses. Il s’agit d’un processus qui se produit lorsque l’axone d’un neurone envoie une information à la dendrite d’un autre neurone (le canal entre les deux parties des neurones est appelé “espace inter-synaptique”).

Fonctions des neurones

Notre corps réalise un grand nombre de tâches et donc un grand nombre d’information doit être transmises par notre cerveau à travers notre système nerveux. Par conséquent, les neurones doivent se spécialiser. C’est pour cela que, malgré que les fonctions de neurones soient en général recevoir et transmettre des informations, il existe plusieurs types de neurones différents :

Fonctions des neurones :

  • Moteurs et efférents : ces neurones sont chargés de transporter l’information sous forme d’impulsions électriques vers l’extérieur du système nerveux en direction des muscles ou des glandes.
  • Sensibles ou afférents : ces neurones connectent notre cerveau au monde extérieur. Ils reçoivent leurs informations des sens, comme a douleur, la pression, la température… Il y en a même qui sont un peu plus spécialisés et qui traitent les saveurs et les odeurs.
  • Interneurones/intercalaires ou neurones d’association : ces neurones sont chargés la communication entre les neurones efférents et les neurones afférents.

Structure :

  1. Mono-polaire : Il s’agit des neurones qui possèdent une seule prolongation à double sens qui sort su soma, et qui agit à la fois comme dendrite et comme axone (entrée et sorite). Ce sont principalement des neurones sensoriels.
  2. Bipolaire : Deux prolongations, une qui agit comme dendrite (entrée) et l’autre comme axone (sortie). Ils sont souvent localisés dans la rétine, la cochlée, le système vestibulaire ou dans la muqueuse olfactive.
  3. Multipolaire : Ce sont les neurones les plus courants de notre système nerveux central. Ils possèdent un grand nombre de prolongations d’entrée (dendrites) et une seule de sortie (axone). Ils se trouvent dans le cerveau ou dans la moelle épinière.

Types de neurotransmetteurs qui favorisent les fonctions des neurones :

  1. Sérotoninergiques – sécrètent de la Sérotonine (liée au moral).
  2. Dopaminergiques – sécrètent de la Dopamine (liée au plaisir).
  3. GABAergiques – sécrètent le GABA (principal neurotransmetteur inhibiteur).
  4. Glutamatergiques – sécrètent du Glutamate (principal neurotransmetteur excitateur, lié à la mémoire et aux souvenirs).
  5. Cholinergiques – sécrètent de l’acétylcholine (neurotransmetteur très commun dans le système nerveux central, aux multiple fonctions).
  6. Noradrénergiques – sécrètent de la noradrénaline / norépinephrine (agit comme neurotransmetteur et comme hormone. Lié à l’augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle).
  7. Vasopressinergiques – sécrètent de la vasopressine (joue un rôle clé comme régulateur homéostatique des fluides, du glucose et des sels dans le sang).
  8. Ocytocinergiques – sécrètent de l’ocytocine (lié à l’amour, aux relations sentimentales et aux comportements sexuels…).

De nouvelles cellules nerveuses peuvent-elles apparaître afin d’améliorer les fonctions des neurones ?

Il n’y a pas si longtemps, on pensait que les neurones n’étaient pas créer pendant le cours de notre vie, et que nous naissions avec un capital de neurone qui ne pouvait qu’aller en diminuant. Cependant, une équipe de scientifique de l’Institut Médical de Karolinska (Suède), a réalisé une expérience en utilisant la technique de carbone 14, et est arrivé à la conclusion que l’on peut produire jusqu’à 14000 cellules cérébrales par jour, plus concrètement dans l’hippocampe. Toutefois, ce taux de production diminue en fonction de l’âge.

Ce processus de formation neuronale est connu comme la neurogenèse. Il fait que de nouveaux neurones apparaissent même à l’âge adulte joue un rôle très important dans les fonctions neuronales, dans la plasticité cérébrale et dans la capacité du cerveau à s’adapter aux situations nouvelles.

Conseils pour favoriser les fonctions des neurones

Comme toujours, les habitudes de vie saines jouent un rôle crucial sur le développement optimal des fonctions neuronales. Notre cerveau se porte mieux si nous prenons soin de notre corps. “Un esprit sain dans un corps sain”. Que pouvons-nous donc faire pour faciliter la plasticité cérébrale et la neurogenèse ?

  1. Bien dormir avec un sommeil de qualité : Il n’est pas nécessaire de dormir 8 heures par nuit. Chacun a son propre rythme de sommeil et il y a des personnes qui avec 7 ou 6 heures de sommeil sont complètement reposée. L’important est qu’il s’agisse d’un sommeil réparateur et de bonne qualité.
  2. Faire de l’exercice physique modéré et des activités stimulantes : La neurogenèse se produit par l’adaptation à l’environnement. Elle est donc liée au fait de relever des défis et d’atteindre des objectifs d’une certaines complexité afin de mettre à l’épreuve nos habiletés de résolution de problèmes.
  3. Éviter des niveaux élevés de stress : Un certain degré de stress est positif, mais il savoir quand “cela dépasse les bornes”.
  4. L’activité sexuelle : L’activité sexuelle est une bonne façon de réaliser une activité stimulante, de faire de l’exercice physique et de combattre le stress.
  5. Faire des exercices cérébraux : CogniFit est la plateforme de stimulation cognitive leader, ses exercices cérébraux peuvent être pratiqués en ligne avec n’importe quel dispositif. Des neuropsychologues et des neuroscientifiques ont développé des exercices cliniques divertissants et facile à réaliser qui permettent d’entraîner d’une manière professionnelle les principales fonctions cérébrales. Ce programme a été validé par la communauté scientifique et est utilisé par de nombreux hôpitaux, de nombreuses écoles ainsi que dans les universités du monde entier. Nous vous invitons à découvrir cet outil facile à utiliser avec laquelle n’importe qui peut évaluer et entraîner son cerveau d’une manière professionnelle.

La privation de sommeil, la monotonie, la routine et les niveaux de stress élevés freine la neurogenèse.

Les neurones peuvent-ils mourir ?

Bien-sûr, et ils le font de différentes manières :

  • Par programmation (Apoptose) : Pendant l’enfance, lorsque nous commes en plein développement, le cerveau produit un plus grand nombre de cellules que ce que nous utilisons. Il arrive un moment où toutes ces cellules qui n’ont pas de fonctions utiles programment leur propre mort. Il se passe la même chose pendant la vieillesse avec les neurones qui possèdent une information peu consolidée.
  • Par asphyxie : Pour les neurones, comme pour nous globalement, l’oxygène est indispensable. Si pour une raison ou une autre un neurone ne reçoit plus d’oxygène, celui meurt.
  • Par maladies : Maladie d’Alzheimer, de Parkinson, du SIDA…
  • Par des coups violents à la tête : Les traumatismes violents provoquent la mort neuronale. C’est quelque chose d’assez connu dans le monde de la boxe par exemple.
  • Par intoxication : La consommation d’alcool et d’autres substances peut provoquer des dommages cérébraux qui entraîne la destruction des neurones.

Conclusions sur les fonctions neuronales

Nous avons vu que ces cellules sont les petits messagers qui parcours notre corps. Nous pourrions dire que les fonctions des neurones sont de recevoir et de transmettre l’information, autant de certaines structures (muscles ou glandes) tout comme d’autres neurones.

Nous pouvons répondre à la question qui était posée au début de cet article “Pourquoi lorsque quelque chose nous fait mal, nous retirons la main immédiatement sans le penser d’une manière consciente ?”Les neurones sensitifs reçoivent l’information de la douleur et en réponse, les neurones moteurs envoient un signal pour retirer la main.

Comme nous le voyons, il y a une multitude d’information, de processus de communication et d’impulsions électriques qui se produisent à l’intérieur de nous, d’une manière continue, chaque seconde, tout au long de notre vie.

Nous avons également vu que nous évoluons depuis que nous naissons jusqu’à notre vieillesse. Notre structure neuronale dans l’hippocampe varie à cause de la neurogenèse et de la mort neuronale.

Nous vous encourageons, comme toujours, à suivre un style de vie sain, à vous divertir et à rechercher à augmenter votre croissance personnelle. Cela vous aidera à prendre soin de vos petits messagers nommés neurones.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Tout au long de cet article nous vous avons laissé des liens afin que vous puissiez plus approfondir certains sujets si cela vous intéresse. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Psychologie des couleurs : comment les couleurs nous affectent et que signifie chacune d’elles

La signification des couleurs a une répercussion beaucoup plus importante sur nos actions du quotidien que ce que nous pouvons croire. Qu’est-ce que la psychologie des couleurs ? Comment les couleurs influencent-elles nos émotions ? Que signifient les couleurs ? Que transmettent les couleurs dans les différentes cultures ? Nous associons tous à chaque teinte un sentiment déterminé et différents concepts. Dans cet article nous vous présenterons la psychologie des couleurs, ses applications pratiques et nous vous donnerons quelques conseils utiles pour l’utiliser.

Psychologie des couleurs

Psychologie des couleurs : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert

La psychologie des couleurs est chargée d’investiguer comment les couleurs nous affectent. Les couleurs peuvent changer notre perception, altérer nos sens, nous faire ressentir des émotions, etc… Les couleurs ont le pouvoir d’améliorer notre mémoire et notre attention, et même le pouvoir de nous convaincre de prendre certaines décisions. Connaître la signification des couleurs est clé pour nous permettre de mieux comprendre nos comportements.

L’influence des couleurs peut changer l’impression que nous avons d’un lieu ou d’une pièce. Imaginez un jouet pour enfants en bas âge. Il est probable que vous ayez pensé à un objet brillant avec de forts contrastes de couleurs. Si vous pensez maintenant au même objet mais que vous l’imaginez en noir avec des parties argentées, cela ne résulte pas un peu étrange ?

Il n’existe pas de code de couleurs obligatoires pour chaque classe d’objet. Cependant, tout au long de notre vie nous réalisons des associations. Nous nous basons sur ce que nous voyons au quotidien, sans même y penser. Mais si nous voyons une banane bleue, des lentilles oranges ou un arbre jaune fluorescent, nous ne pourrons pas éviter d’être surpris.

La psychologie des couleurs est un champ d’étude qui se développe continuellement. Cette discipline est vitale pour les professionnels comme les créatifs ou les nouvelles entreprises ou les nouveaux produits qui prétendent entrer sur le marché efficacement. Cependant, découvrir la signification des couleurs peut nous aider à ne pas nous tromper dans des occasions spéciales, comme choisir un cadeau adéquat pour un ami selon sa personnalité ou simplement pour redécorer notre maison.

Les couleurs influencent vos émotions et votre moral. Psychologie des couleurs et émotions

Nous sommes soumis à une immense quantité de stimulations et nous réalisons un grand nombre de tâches différentes au quotidien. Notre cerveau doit faire face à divers défis simultanément à chaque instant. Cela ne nous donne pas le temps de traiter toutes les informations que nous captons au travers de nos sens.

Ainsi, les associations que nous développons sur des aspects si basiques de notre quotidien, comme les couleurs et les formes, nous permettent d’économiser une grande quantité de temps et d’énergie, car celles-ci sont traitées automatiquement.

De plus, nous sommes profondément émotionnels. Les couleurs interagissent avec notre mémoire, réveillent certains sentiments et orientent notre raisonnement. Elles nous rappellent des choses agréables comme ces bottes de pluie jaune et orange si rigolotes que nous avions lorsque nous étions petits, ou nous pouvons soudain être irrité par la vue d’un pull de la couleur favorite de notre ex.

Par exemple, cela n’est pas nécessaire de connaître en profondeur les théories sur la psychologie des couleurs pour savoir que des couleurs comme le rose ou le rouge (qui commencent à surgir de tous les côtés à l’approche de la St-Valentin) sont associées à l’amour et au romantisme. Si nous entrons dans un bâtiment avec cette combinaison de couleurs (en proportions adéquates), il est probable que nous nous rappelions soudainement combien nous sommes amoureux et que la personne que nous aimons mérite bien que nous lui achetions un joli cadeau.

Que signifie chaque couleur en psychologie ?

Ce sujet a suscité des débats passionnés. Les professionnels comme les psychologues, les sociologues, les linguistes ou les investigateurs de marché interprètent le sens des couleurs. Ils analysent des phrases comme “être vert de jalousie”, examinent les couleurs les plus fréquentes selon les différentes catégories de produits ou font de larges études sur différentes populations.

Que signifie la couleur blanche

C’est la couleur de la neige, du lait, du coton ou des robes de mariées. Le blanc représente un nouveau commencement, la légèreté, la perfection, la paix, l’innocence, etc…

Le blanc est une couleur qui prédomine dans les hôpitaux, il est aseptique et transmet de la tranquillité et du calme. Les chemises blanches sont utilisées pour créer une bonne impression. C’est une couleur immaculée et impartial. Le blanc est neutre et propre.

Une feuille blanche nous ouvre les portes d’un monde plain de possibilités, mais elle peut également nous faire ressentir une certaine sensation d’angoisse si nous ne savons pas comment l’utiliser. Des expressions comme “avoir un blanc” lors d’un examen peuvent être assez explicites.

Psychologie des couleurs : que signifie le blanc

Que signifie la couleur jaune

La couleur jaune est liée à des concepts positifs comme l’optimisme, la jeunesse, la confiance et la créativité. Nous dessinons souvent les visages souriants en jaune et il est très peu probable que nous nous habillons en jaune un jour ou nous sommes tristes. C’est la couleur du soleil, de l’or ou d’animaux si sympathiques comme les girafes ou les poussins.

Pourtant, le jaune est une couleur contradictoire. Elle est liée à la trahison, la cupidité, le mensonge, la folie ou la mise en garde. Des groupes de personnes rejetés par la société sont également liés au jaune, comme les juifs, les prostituées et les mères solitaires. Il faut souligner qu’en Chine il s’agit de la couleur la plus appréciée et qu’elle n’a quasiment pas de significations négatives là-bas.

Que signifie la couleur orange

La couleur orange capte immédiatement l’attention. Cette couleur se trouve dans de nombreux fruits et légumes ainsi que dans les coucher de soleil ou encore chez les personnes rousses. Beaucoup de chose que nous décrivons comme rouges sont en réalité orange, comme le feu ou les tuiles. Selon la psychologie des couleurs, l’orange représente l’extravagance, l’énergie, la transformation et le singulier.

Que signifie la couleur rouge

Le rouge est la couleur la plus passionnée, elle nous alarme et capte notre attention immédiatement. Selon la psychologie des couleurs, le rouge est lié à l’amour, au sang, à la joie, au suspens, aux croyances, à la guerre ou à l’interdit. Il apparaît sans cesse sur les panneaux de circulation, les prix en rabais ou dans la nourriture. C’est la couleur de l’urgence.

Il est impossible qu’il passe inaperçu, nous ne pouvons éviter de remarquer un rouge à lèvre ou les corrections sur un examen. Si vous souhaitez envoyer un message infaillible ou que l’on vous remarque, utilisez du rouge. S’habiller de rouge attire les regards sur soi et a un effet sur l’attraction sexuelle, autant chez les humains que chez les animaux.

Que signifie la couleur rose

Selon la psychologie des couleurs, le rose représente la douceur, la féminité, la délicatesse, l’enchantement, la sensibilité, la courtoisie, l’illusion, l’érotisme, etc… Il peut être infantile et être lié à l’enfance et à l’innocence. Mais il a également de nuances plus subtiles de ton et peut être lié à la nudité (dans notre culture).

La couleur rose est adorée par un grand nombre de personnes qui achètent tous ce qu’elles peuvent de cette couleur et est détestée par d’autres qui la trouve irritante, sexiste ou naïve. Le rose le plus critiqué est le fuchsia, car il est associé aux produits bon marché et au kitsch.

Psychologie des couleurs : que signifie le rose

Que signifie la couleur violette

Le violet est une couleur inusuelle et énigmatique. Selon la psychologie des couleurs, le violet est lié au monde du luxe, à la religion et à la sexualité. Les objets violets ont une aura ambivalente et attractive. Ce n’est pas une couleur fréquente dans la nature et se remarque facilement s’il est utilisé correctement.

Le violet a été lié à l’homosexualité et adopté par le féminisme. Il reflète la nostalgie, la fantaisie, la banalité, l’ambition, la vanité, l’inconstance, etc… Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’une couleur qui a de multiples significations ambiguës et qui a un grand potentiel pour être utilisé de manière créative.

Que signifie la couleur bleue

La couleur bleue est la couleur qui est le plus nommée comme couleur favorite. Selon la psychologie des couleurs, le bleu symbolise l’harmonie, la fidélité, la sympathie, la paix, la sérénité, la confiance, l’honnêteté, la communication, etc… Cela n’est pas un hasard si de nombreux réseaux sociaux (et beaucoup d’autre entreprises) l’utilisent dans leur logo.

Mais cette couleur n’a pas que des avantages, car elle inspire également la distance et le froid. Elle est totalement inappropriée pour la nourriture et nous rend suspicieux. La majorité des gens ne souhaiter pas avoir en face d’eux un plat de purée bleue. Le bleu est par contre très indiqué pour beaucoup d’autres usages, comme peindre un pièce d’un ton relaxant.

Psychologie des couleurs : que signifie le bleu

Que signifie la couleur verte

Le vert est une couleur plus naturelle. Elle nous rappelle l’herbe, la jeunesse, l’espérance, la santé, la fertilité, l’argent, etc… Selon la psychologie des couleurs, le vert est frais et harmonieux, il évoque des moments de paix, la jeunesse et la tranquillité. Les personnes qui ont une conscience environnementale se nomment “vertes”.

Pourtant, il ne s’agit pas d’une couleur complètement innocente, et est associées à la jalousie et au poison. Mais en général, la majorité de significations du vert sont vraiment positifs.

Que signifie la couleur brune

La couleur brune représente la paresse, le vagabondage, la saleté, la vulgarité ou la laideur. Elle peut paraître fade et obsolète. Le brun est l’une des couleurs les moins appréciée.

Pourtant, il s’agit de la couleur du bois et de l’automne, et nous rappelle des maisons solides, chaudes et agréables. Elle se trouve également dans les aliments tel que le chocolat et avoir un ton de peau bronzé est bien vue dans notre société actuelle. Le brun est une couleur qui est très présente autour de nous et qui éveille des multiples associations.

Psychologie des couleurs : que signifie le brun

Que signifie la couleur grise

Selon la psychologie des couleurs, le gris symbolise principalement la vieillesse et la sobriété. Il peut être obscure, médiocre et anodin ou cacher des secrets comme la “littérature grise” ou les “éminences grises”. D’un autre côté, le gris nous rappelle également la matière grise ou l’élégance dans la mode.

Que signifie la couleur noire

Tout comme le blanc, il existe un débat ouvert sur le fait de savoir si le noir est réellement une couleur. Selon la psychologie des couleurs, le noir est très lié avec le monde de la nuit, le pouvoir et la mort. Il représente la négation, le mystère, le deuil, la haine, la cruauté, etc… Les gens associent les chats noirs avec la mal chance et personne ne souhaite avoir un jour noir. C’est la finalité, un coup de marteau lourd et violent.

Pourtant, le noir est une couleur élémentaire dans toutes les gardes robes et nous entour souvent de sa présence. Il est fonctionnel et très utile pour aller à une fête de nuit ou avoir l’air plus élégant pour une certaine occasion qui requière de la sobriété.

Psychologie des couleurs : que signifie le noir

Dans le livre Psychologie de la couleur : Effet et symboliques, de Eva Heller, la signification des couleurs est plus approfondie. Ce livre a été l’une des principales sources de cet article.

La signification des couleurs dans les différentes cultures

Des investigations sur la classification des couleurs ont été réalisée, afin de savoir si celle-ci est naturelle ou dépend de la société. Berlin et Kay, après avoir réalisé une analyse dans différentes cultures, ont affirmé qu’il y avait des tendances communes dans chacune d’elles dans la classification des couleurs. On pense qu’il y a six couleurs principales auxquelles s’ajoutent les autres couleurs. Il y a un consensus sur les couleurs principales, mais il existe des différences lorsqu’il s’agit de classer les autres couleurs.

Quant à la signification, dans notre société, il est mal vu de porter des couleurs vives à un enterrement, nous préférons les couleurs obscures comme le noir. Par contre, en Asie, le deuil est plus lié au blanc. Cette couleur est plus adaptée à leur idée de la réincarnation. Pourtant, il y a longtemps, cette couleur était utilisée pour les femmes, qui se couvraient d’énormes draps blancs.

En fait, dans notre propre culture les significations des couleurs ne sont pas immuables. Saviez-vous que l’on a commencé à habiller les petites filles en rose et les petits garçons en bleu autour des années 1920 ? Ces dernières années, cette coutume a été passablement critiquée. Au fil du temps, nous redéfinissons la signification des couleurs et en créant de nouvelles conventions qui seront peut-être un jour oubliées ou qui changeront selon les modes.

Les significations des couleurs varient même d’une personne à l’autre. Nous pouvons le percevoir d’une certaine manière ou d’une autre en fonction de la mode, de notre état émotionnel ou du moment que nous traversons dans notre vie. Par exemple, les préférences pour la couleur noire va en diminuant avec l’âge (sans compter l’enfance), car il acquiert de plus en plus de connotations négatives.

Nous ne voyons pas tous les couleurs de la même façon. Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a des personnes daltoniennes ou d’autres personnes qui distinguent les variations les plus faibles entre des couleurs pratiquement identiques. Il y a même des personnes qui souffrent de synesthésie, qui sont capables d’entendre les couleurs ! Cependant, cela n’implique pas que la psychologie des couleurs soit trop subjective et changeante. Si nous analysons correctement le contexte, celle-ci peut s’avérer très utile.

Psychologie des couleurs : ses applications

Les couleurs sont utilisées pour essayer de soigner des maladies, sont habituelles dans quasiment toutes les descriptions que nous faisons et on a beaucoup spéculé sur la relation entre couleur et personnalité. En fait, nous avons tendance à choisir des couleurs qui sont en accord avec notre état émotionnel et qui nous représentent mieux selon nous. Voici les principales applications professionnelles et quotidiennes de la psychologie des couleurs.

La signification des couleurs pour les créatifs

Il se peut que les premières professions qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on parle de couleur et de psychologie des couleurs soient les professions liées à la créativité. Designers (graphiques, de mode, d’intérieurs, de produits, etc…), artistes, publicitaires et autres occupations similaires nécessitent une bonne connaissance de ce qu’il se passe dans la tête des gens afin de capter leur attention et de communiquer avec elles. Les moyens de communication sont remplis d’exemples. Nous pouvons observer que les gammes de couleurs d’un programme d’informations sont passablement différentes de celles d’un programme pour enfants.

Sortir de la masse dans une société autant saturée d’images qu’est la notre est une mission très compliquée, mais grâce à la psychologie des couleurs il est possible d’atteindre plus facilement l’audience et de créer un impact émotionnel. Prédire les réactions du publique face aux couleurs est indispensable pour transmettre un message. Si vous souhaiteriez parler de prévention des accidents de la circulation, quelle couleur utiliseriez-vous ?

La signification des couleurs pour les entreprises

L’image corporative des entreprises est fondamentale. Si nous mentionnons la couleur rouge et une boisson rafraîchissante… pas besoin de plus d’indices. Afin de nous donner une sensation de cohérence et de bien se fixer dans notre mémoire, les marques condensent dans leur logo et dans tous les éléments visuels sa personnalité grâce aux différentes couleurs. Les couleurs sont essentielles dans les stratégies de marketing.

Imaginons le cas d’une chaîne de restaurants qui ne pense pas utile d’utiliser ses couleurs corporatives et qui a pour chaque locale une présentation différente, notre souvenir sera plus faible et désorganisé. En conséquence, nous perdons beaucoup d’opportunités de capter et de maintenir le client. L’image n’est pas tout, mais elle aide beaucoup dans ces cas-là. Et plus encore dans le marché actuel qui est très changeants et avec une grande concurrence.

Nous pouvons observer les changements de couleurs que les entreprises utilisent en fonctions des caractéristiques de leur publique et des tendances de la mode. Ce n’est pas une coïncidence que certaines marques changent leurs couleurs habituelles au vert, qui comme nous le savons est la couleur de ‘écologie par excellence.

Les couleurs ne sont pas seulement importantes pour l’image publique. Les employés peuvent augmenter leur bienêtre et leur productivité s’ils travaillent dans un lieu dans lequel ils se sentent à l’aise. Un espace fermé de couleur noir avec peu de lumière fait que les gens se sentent étouffés et souhaitent passer le moins de temps possible à leur poste de travail.

Par contre, si nous peignons les murs en blanc et que nous y ajoutons quelques touches de vert et de bleu, ainsi que d’autres couleurs plus chaudes (en respectant l’image de la marque), cela semblera certainement un lieu plus attrayant.

La signification des couleurs dans notre quotidien

Les couleurs affectent également nos prises de décisions les plus communes. Depuis notre naissance on nous demande quelle est notre couleur préférée et chacun d’entre nous a ses préférences personnelles. Presque tous les objets sont disponibles en plusieurs couleurs. Ainsi, si notre décision n’est pas trop importante (choisir une tasse), il est probable que nous penchions pour notre couleur préférée.

Cependant, il y a des situations dans lesquelles il nous faut prendre en compte plus de variables. Si nous allons acheter une voiture nous devons être sûr de ne pas nous tromper. Nous passerons beaucoup de temps avec notre voiture, et il se peut que nous aimerions en avoir une de couleur orange mais que cela finisse par nous ennuyer et que nous souhaitions la changer.

D’un autre côté, une voiture d’une couleur sombre, comme le noir ou le bleu foncé, peut être plus difficile à apercevoir de nuit. Par contre, une voiture blanche se sali très vite et peut-être que nous voulons quelque chose de plus fantaisiste. Ces dilemmes sont souvent résolus après avoir ruminer la décision suffisamment de temps, ou avec le conseil d’ami ou de proches.

Conseils utiles pour utiliser la psychologie des couleurs

1. Notre couleur favorite n’est pas toujours la plus adéquate

Il est probable que nous soyons passionnés par le violet, mais peut-être que nous ne nous sentirions pas à l’aise dans notre chambre si nous la peignons tout en violet. Cependant, c’est une couleur qui peut très bien se porter sur nos vêtements. Spécialement si on la combine avec d’autres couleurs comme l’orange. Réfléchissez bien à quelle est la fonction de l’objet ou de la pièce avant de lui choisir une couleur.

2. Le contexte est fondamental pour interpréter et choisir une couleur

Nous connaissons l’importance des variables culturelles et des circonstances de chaque situation lorsqu’il s’agit de choisir une couleur. Voir un candidat pour un poste d’avocat avec un costume vert fluo lors de son entretien d’embauche nous semblera illogique. Cependant, nous pouvons toujours essayer d’innover et expérimenter de nouvelles combinaisons de couleurs extravagantes et originales.

3. La clé consiste à savoir bien combiner les couleurs

Il se peut que nous devions envoyer une carte ou créer un poster et que nous ayons pris en compte tous les éléments de la psychologie des couleurs. Mais il y a plus d’aspects à prendre en compte, comme l’effet des couleurs lorsque nous les combinons. Par exemple, le brun accompagné par du doré, du jaune et de l’orange représente l’automne. Pourtant, si le brun est associé au gris et au noir, il se convertit en une couleur conservatrice et peu expressive.

4. Les couleurs doivent aussi être fonctionnelles

Qui n’a pas penser étant vêtu de blanc à toutes les taches possibles qui pourraient salir ses vêtements ? Il y a des couleurs plus résistantes que d’autres à la saleté, d’autres plus adéquates selon la température, certaines sont parfaites si nous souhaitons passer inaperçu, etc…

Par exemple, si nous souhaitons faire un poster ou écrire une carte, nous devons nous assuré que la couleur avec laquelle nous écrivons soit lisible. Même si nous aimons beaucoup écrire en rose sur un fond blanc, cela sera plus adéquat d’écrire en noir sur un fond jaune. En fait, il s’agit là de la combinaison la plus visible.

5. Utilisez les couleurs pour améliorer votre mémoire

Si vous souhaitez vous préparer pour un examen et vous ne savez pas comment vous rappeler de tous les éléments d’une liste difficile à apprendre, essayez de mettre en lien ces éléments avec une couleur. Les règles mnémotechniques nous aident dans notre apprentissage. De plus, si vous devez faire une présentation, vous pouvez également améliorer le souvenir de votre audience en utilisant des couleurs. Utilisez la psychologie des couleurs pour souligner les choses les plus importantes que vous devez dire et associé une signification à chaque couleur.

6. Soyez cohérents

Si vous avez une entreprise ou si vous souhaitez en ouvrir une, pesez bien à quelle image vous voulez transmettre. Lorsque vous aurez terminé cette analyse, évaluer ce que vous devez faire pour cela. Il est fondamental que tous les éléments de votre entreprise soient cohérents entre eux. L’aide un designer professionnel afin de vous conseiller sur le sujet peut être d’une grande aide en vue de faire connaître votre entreprise ou d’en ouvrir une avec succès.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, c’est votre tour, allez-vous analysé la signification des couleurs plus souvent ? Allez-vous mettre ces conseils en pratique ? Si vous souhaitez en savoir plus sur la psychologie des couleurs, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est, comment l’évaluer et quelques activités pour l’améliorer

Vous êtes-vous déjà imaginé comment serait votre vie si vous ne pouviez pas devinez ou imaginez les intentions et les pensées des autres ? La capacité qui nous permet de prendre en compte des aspects comme celui-ci est connue comme “La théorie de l’esprit”. Cependant, il existe certains troubles dans lesquels cette capacité humaine est affectée. Que se passerait-il si vous n’étiez pas capable de supposer ou d’imaginer ce que les autres pensent ? Rocío Gracía Tribaldo, psychologue, répond à nos questions et nous recommande un test ainsi que des activités intéressantes afin de travailler notre théorie de l’esprit.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment l’augmenter

 

Dans cet article nous vous expliquons qu’est-ce que la théorie de l’esprit, comment celle-ci se développe et comme elle est liée aux troubles du spectre autistique (TSA). Finalement, nous vous donnerons des outils afin de détecter les difficultés dans le développement de la théorie de l’esprit, et nous vous aiderons à travailler cette habileté chez vous.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment se développe-t-elle ?

Le concept de la théorie de l’esprit fut utilisé pour la première fois par Premack et Woodruff en 1978 pour expliquer le comportement d’un chimpanzé en réalisant une série d’expériences dans lesquelles on lui présente différentes situations problématiques avec chaque fois deux solutions alternatives (une correcte et une incorrecte). Finalement, la conclusion de ces expériences fut que le chimpanzé est capable de résoudre des situations problématiques car il est capable d’identifier le problème ainsi que le désir des chercheurs qu’il le résolve, c’est à dire que le chimpanzé est capable d’attribuer un état mental, ou un désir, aux chercheurs. Afin de décrire cela, ils ont utilisé le concept de la théorie de l’esprit :

“En disant qu’un sujet possède une théorie de l’esprit, nous voulons dire que le sujet est capable d’attribuer des états mentaux à lui-même et aux autres… Un système d’inférences de ce type est considéré, dans un sens strict, une théorie : premièrement parce que de tels états ne sont pas directement observables, et deuxièmement parce que le système peut être utilisé pour faire des prédictions d’une manière spécifique du comportement d’un autre organisme (…)” Premack et Woodfruff, 1978 (p. 515-526).

Par exemple, si nous sommes en train de parler avec un groupe de personnes, et que soudain l’une d’entre elles se lève et s’en va, nous essayons automatiquement de comprendre son comportement (celui que nous observons). Pour cela, nous sommes capables de déduire que celui-ci peut être dû à un état mental (par exemple, mes commentaires ne lui ont pas plu), pour une croyance (par exemple, il croit que nous avons terminé) ou pour parce qu’il a d’autres plans. En définitive, nous sommes en train de réaliser une espèce de théorie de l’esprit en déduisant les états mentaux ou les croyances qui pourraient expliquer ce comportement.

Le développement de la théorie de l’esprit se produit entre les trois et les cinq ans de vie, bien qu’il continu de se perfectionner pendant les années qui suivent. Lorsqu’un enfant “découvre la théorie de l’esprit”, il est capable de prendre conscience du fait que les gens (lui compris) ont des états mentaux, des désirs, des émotions, des croyances, des intentions qui leurs sont propres, et que ceux-ci sont capables de guider leurs comportements.

Lors des dernières années, le concept de la théorie de l’esprit a acquis une grande importance dans l’investigation et dans la pratique clinique, surtout dans les domaines liés au développement et aux troubles du spectre autistique (TSA).

Théorie de l’esprit et troubles du spectre autistique (TSA)

Les troubles du spectre autistique (qui comprend par exemple le syndrome d’Asperger) sont principalement caractérisés par l’altération de :

  • Relations sociales (théorie de l’esprit, difficultés à comprendre les émotions des autres, manque d’empathie, problèmes de communication)
  • Développement du langage (voir absence de langage et des gestes de compensation dans certains cas)
  • Communication (problèmes pour commencer une conversation, problème de l’intonation des mots, etc…)
  • Imaginer

En nous concentrant sur les implications d’un déficit dans la théorie de l’esprit chez un enfant, nous pouvons souligner (Baron Cohen, 1999) :

  • Manque de sensibilité envers les sentiments des autres.
  • Incapacité de prendre en compte une information que les autres savent.
  • Incapacité de détecter le degré d’intérêt que les autres montrent sur ce qu’il est en train de dire.
  • Difficultés à détecter l’ironie ou le sens figuré.
  • Incapacité d’anticiper ce que les autres peuvent penser de son comportement.
  • Incapacité de prendre en compte les malentendus.
  • Incapacité de comprendre la tromperie et de tromper.
  • Incapacité de comprendre les raisons qui poussent les autres à avoir un comportement déterminé.

Tous ces déficits vont rendre plus difficile l’adaptation de l’enfant à son environnement, ainsi qu’il est d’une grande importance de donner à l’enfant les outils nécessaires afin qu’il puisse s’adapter à son environnement de la manière la plus adaptée possible. Dans le dernier chapitre, nous verrons quelques techniques qui permettent de développer et d’améliorer la théorie de l’esprit à la maison.

Dans le chapitre suivant, nous allons aborder une méthode qui vous permettra d’obtenir des indices de difficultés du développement de la théorie de l’esprit d’une manière facile et rapide.

Test de Sally et Anne afin de détecter les difficultés de la théorie de l’esprit chez les enfants

Comme nous l’avons mentionné dans les chapitres précédents, la théorie de l’esprit est une habileté qui commence à se développer vers les trois ans.

Il existe un test, appelé test de Anne et Sally, qui nous permet de détecter si quelque chose va mal dans le développement de la théorie de l’esprit chez un enfant.

En général, il est normal qu’un enfant de trois ans ne réponde pas correctement aux questions de ce test, mais dès l’âge de quatre ans, l’enfant devrait être capable de répondre sans difficultés.

Pour réaliser ce test, vous n’avez pas besoins d’être un professionnel, car il vous suffit de suivre une méthodologie assez simple. De plus, pour réaliser cette expérience, vous n’aurez besoin que de deux poupées, deux boîtes différentes et une balle.

Afin de réaliser ce test, vous devez mettre en place une espèce de théâtre, dont les personnages seront Anne et Sally (les deux poupées). Chacune a une des boîtes que nous avons citées auparavant. L’histoire que vous devez représenter et narrer est la suivante :

Sally et Anne ont une caisse chacune. Sally range une balle dans sa boîte avant de quitter la scène (nous mettons la balle dans la boîte de Sally). Une fois que Sally est sortie de la scène, Anne change la balle de boîte et la met dans la sienne, sans que Sally ne soit au courant. Ensuite, Sally revient sur la scène et nous demandons à l’enfant : où est-ce que Sally va chercher la balle qui était dans sa boîte ?

Un enfant qui développe correctement sa théorie de l’esprit répondra que Sally cherchera la balle dans sa boîte parce qu’elle n’a pas vue Anne changer la balle de place.

Par contre, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique dira que Sally cherchera la balle dans la boîte d’Anne, parce qu’il ne comprend comment Sally peut encore penser que la balle se trouve où elle l’a laissée (il ne comprend pas que les actions de Sally sont basées sur sa croyances erronées). En définitive, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique aura de la peine à comprendre que les autres ont leurs propres pensées et croyances (états mentaux) qui peuvent être différents des siens, et même différents de la réalité.

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un test simple à réaliser, mais l’information que l’on peut en retirer est très significative.

Si vous détectez un problème lors de ce test il est alors nécessaire de faire appel à un spécialiste. Car si l’enfant présente des difficultés pour réaliser le test de Anne et Sally, il aura également des difficultés pour s’adapter à son environnement d’une manière efficace, ce qui lui posera des problèmes.

Pour terminer, voici quelques techniques afin que vous puissiez aider un enfant autiste à améliorer sa théorie de l’esprit à la maison.

Techniques pour travailler la théorie de l’esprit chez les enfants qui présentent un trouble du spectre autistique

Malgré que vous connaissiez certainement la majorité de ces techniques si vous avez un enfant qui souffre d’un trouble du spectre autistique, cela est important de citer les techniques les plus importantes et les plus efficaces.

  1. ARASAAC : Sur cette page internet vous pourrez télécharger gratuitement un grand nombre de techniques et d’activités afin de travailler la théorie de l’esprit. De plus, il y a également beaucoup d’autres activités destinées à travailler sur différents aspects liés aux difficultés que rencontrent les enfants qui présentent un trouble d spectre autistique.
  2. Manuel de la théorie de l’esprit pour les enfants autistes : ce livre contient tout un ensemble de fiches, de techniques et de travaux à réaliser avec un enfant, et est accessible pur tout le monde, autant pour les professionnels que pour les parents.
  3. Enfin, nous vous recommandons de réaliser différentes activités en simulant des situations. Voici quelques exemples qui peuvent vous servir de guide, et qui peuvent vous aider à créer différentes activités similaires :
    1. Nous préparons une photo de l’enfant et une photo de nous-mêmes.
    2. Sur une feuille de papier, nous écrivons les questions suivantes : “Qu’est-ce qui te plait ? Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te dérange ?”.
    3. Nous commençons avec la première question, à laquelle vous répondez tous les deux par écrit.
    4. Ensuite, nous choisissons les pictogrammes qui correspondent chaque chose citée auparavant et nous demandons à l’enfant qu’il dispose chaque pictogramme avec les goûts et les intérêts de chacun.

Avec ce type d’activités, nous allons encourager l’amélioration des habiletés sociales de l’enfant et lui permettre de comprendre que les intérêts et les goûts de chacun sont différents, et qu’ils ne sont pas forcément égale aux siens. C’est à dire que nous allons l’aider à comprendre les états mentaux des autres et luis faire comprendre que ceux-ci peuvent être différents des siens.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Cervelet : beaucoup plus que la coordination motrice

Il est fort probable que pour arriver à cet article vous ayez écrit sur un clavier d’ordinateur ou à l’aide de l’écran tactile de votre téléphone. Vous l’avez certainement fait de manière rapide et automatique, mais… vous êtes-vous déjà rendu compte de la précision et de l’harmonie de vos mouvements lorsque vous écrivez ? Différentes structures de notre cerveau s’activent afin que nous puissions arriver à écrire correctement et efficacement. La partie chargée de la coordination de ces mouvements est le Cervelet, et il participe à la réalisation d’un grand nombre d’activités de notre quotidien : de marcher à organiser une phrase.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, soyez attentif au chapitre “En savoir plus” qui se trouve à la fin de cet article.

Le cervelet nous permet de réaliser des mouvements harmonieux, délicats et précis.

Qu’est-ce que le cervelet ?

Le cervelet est une structure cérébrale qui est partiellement cachée par le cortex. Auparavant on pensait que cette structure n’était que chargée d’harmoniser nos mouvements corporels, mais depuis quelques années il est devenu évident qu’elle participe également à différentes fonctions cognitives. Cet organe a une forme qui ressemble au cerveau, mais en plus petit, c’est pour cela qu’il se nomme cervelet (petit cerveau). Il est divisé en deux hémisphères, et la partie du cervelet qui se trouve entre les deux hémisphères se nomme vermis. De plus, c’est la seule partie du cerveau qui contient des cellules de Purkinje, un type de neurones essentiels à son fonctionnement, et qui lui permet d’intégrer plus facilement l’information qu’il reçoit.

Anatomie du cervelet.

Où se trouve le cervelet ? Quelles sont les parties qui le composent ?

Le cervelet se trouve dans la zone postérieure du cerveau au niveau du pont tronco-encéphalique, sous le lobe occipital (légèrement au-dessus de la nuque). Il est lié au reste du cerveau par les pédoncules inférieur, moyen et supérieur, qui sont un ensemble de fibres nerveuses qui transportent l’information du reste du corps au cervelet (afférences) ou dans l’autre sens (efférences). En fait, sans les pédoncules, le cervelet serait séparé du cerveau.

À quoi sert le cervelet ?

La précision, l’harmonie et la beauté des mouvements d’une danseuses de ballet requière beaucoup d’entraînement et de pratique, et surtout au cervelet. Chaque pas de la chorégraphie a une force, un rythme et une amplitude déterminés, et sans l’aide du cervelet, tous ces mouvements serai réduit à un ensemble de spasmes et de chutes à répétition (le résultat serait beaucoup moins agréable à voir). Mais en plus de cette fonction très importante de coordination motrice, le cervelet participe également aux fonctions cognitives, sans lesquelles les danseuses professionnelles ne pourraient pas se souvenir de la chorégraphie par exemple. Ainsi, les fonctions cérébrales du cervelet se divisent en fonctions motrices et fonctions cognitives.

  • Fonctions de contrôle moteur du cervelet : Cette structure reçoit des informations, entre autres choses, sur notre équilibre, sur la position de notre corps, de quels muscles nous devons utiliser pour réaliser une action spécifique, de la direction du mouvement que nous souhaitons réaliser, ainsi que leur intégration (c’est à dire réunir et traiter tout cela). Lorsque le cervelet élabore une information (ce qu’il fait à une très grande vitesse), il indique au reste du corps comment réaliser le mouvement voulu. Ainsi, il gère l’intensité, la rapidité, la direction précise, le parcours et les autres caractéristiques du mouvement afin que le résultat final soit un mouvement harmonieux, précis et coordonné. Afin de réaliser cette fonction, les différentes parties du cervelet se spécialisent dans les différentes parties de notre corps, en suivant une correspondance entre les muscles et la superficie du cervelet. Une représentation topographique de ces correspondances a pu être réalisée, appelée “homoncule du cervelet”, laquelle indique quelle partie du cervelet est chargée de quelle partie du corps.
  • Fonctions cognitives du cerveau : depuis relativement peu de temps, on a commencé à étudier en profondeur les fonctions cognitives et émotionnelles auxquelles participe le cervelet. La manière la plus habituelle d’investiguer les fonctions des structures cérébrales est d’étudier les cas de personnes qui ont souffert un type de dommage cérébral, et qui en conséquence ont des capacités cognitives altérées. Ainsi, on peut arriver des conclusions plus ou moins précises des zones qui participent au différentes fonctions (si la partie X du cerveau est endommagée et que la personne cesse de parler, on peut conclure que la partie X participe à la capacité de parler). Le problème est que les dommages cérébraux (comme un ictus ou un trouble craneo-encéphalique) sont souvent plutôt amples, et affectent donc souvent plus d’une zone cérébrale. Cela devient alors plus difficile d’arriver à une conclusion concrète, car on ignore alors si la perte de capacité est due aux dégâts dans la zone cérébrale X ou ceux dans la zone Y. Pourtant, différentes études sur les fonctions cognitives, comme les dernières découvertes sur le sujet, nous ont permis de mettre en évidence que le cervelet contribue aux processus cognitifs suivants :
    • Langage : Le cervelet participe à la composition syntaxique et grammaticale en général, à l’articulation (qui est en fait une fonction motrice des muscles de la mâchoire), dans la création des mots, dans la compréhension orale et dans l’établissement de relation sémantique entre les mots.
    • Habiletés visuo-spatiale : Le cervelet est nécessaire aux tâches visuo-spatiale complexes comme la construction ou la rotation mentale d’images.
    • Mémoire et apprentissage (motrice et non motrice) : Le cervelet, en compagnie d’autres structures cérébrales, joue un rôle important dans la mémoire procédimentale (monter à vélo, conduire, écrire votre nom ou lire dans un miroir) et dans l’apprentissage des habiletés motrices, des habitudes et des comportements. De plus, il est lié aux habitudes et à la sensibilisation, ainsi qu’avec le conditionnement classique et opérant. Il s’active également pour l’apprentissage de séquences complexes. Conjointement avec d’autres structures cérébrales (zone motrice supplémentaire et l’opercule frontal), il participe à la mémoire opérative verbale, bien que cela ne soit pas très claire si c’est dans la coordination interne dans l’ajustement aux erreurs ou dans les deux. D’un autre côté, le cervelet peut également jouer u rôle dans la mémoire spatiale.
    • Fonctions exécutives : Les fonctions exécutives sont intimement liée au cortex préfrontal dorsolatéral. Pourtant, du fait qu’il s’agit d’une série de fonctions cognitives complexes, elles requièrent la participation d’autres structures cérébrales, parmi lesquelles on trouve le cervelet (bien qu’il participe que légèrement dans certaines de ces fonctions). Le cervelet participe à la planification, la flexibilité cognitive, au raisonnement abstrait, à la mémoire de travail, à la fluidité verbale et à l’inhibition. Certaines études suggèrent que le cervelet peut être activé pendant la prise de décision ou pendant la coordination de deux tâches en même temps, augmentant la vélocité et l’automatisation des nouveaux mouvements.
    • Attention : Le cervelet intervient dans les activités d’attention sélective ou dans d’autres fonctions plus complexes qui requièrent de l’attention comme le calcul.
    • Personnalité et émotion : Certaines études démontrent le rôle du cervelet dans le contrôle et la modulation des émotions. De plus, celui-ci est également lié à la personnalité, gérant les comportements appropriés ou inappropriés selon le contexte.

Que se passe-t-il lorsque le cervelet est endommagé ?

Un dégât au cervelet ne paralyse aucun muscle, mais cela peut avoir des conséquences importantes sur les mouvements de ceux-ci. Par exemple :

  • Ataxie : L’ataxie est probablement le trouble le plus caractéristique dû à une altération du cervelet. Cela consiste en un trouble du mouvement dû à l’incapacité de coordonner les différentes parties du corps d’une manière adéquate. Il peu y avoir des erreurs d’amplitude, de rapidité, de direction ou de force dans les mouvements moteurs volontaires. Les patients essayent de compenser ces erreurs, se qui donnera lui à des mouvements brusques et saccadés. La marche ataxique cérébelleuse est facilement reconnaissable par son manque de coordination et son manque d’équilibre. Le problème est particulièrement évident si le patient essaye de marcher avec les yeux fermés.
  • Dysphasie cérébelleuse : Elle est caractérisée par un langage cadencé et explosif (langage par à-coups, avec différentes intensités, d’une façon dysharmonique).
  • Nystagmus cérébelleux : Il s’agit d’un mouvement erratique, rapide et involontaire des yeux.
  • Dysmétrie : Il s’agit de l’incapacité de coordonner correctement les mouvements des extrémités avec les informations visuelles que l’on reçoit. Si la personne tente de toucher son nez, elle ne sera pas précise.
  • Asynergie : Les mouvements réalisés le sont d’une manière non-synergique, c’est à dire sans coordination et sans harmonie. La personne perd souvent l’équilibre et adopte des positions étranges pour compenser cette perte d’équilibre.
  • Adiadococinésie : C’est l’incapacité de prédire la position des différentes parties du corps lorsque des mouvements sont réalisés.
  • Tremblement involontaire : C’est un tremblement qui se produit lorsque l’on réalise un mouvement. Par contre, les personnes qui ont souffert d’un dégât au cervelet ne présentent normalement pas de tremblements au repos.
  • Hypotonie : Les muscles sont plus faible, dû a fait qu’ils ont moins de tonus que la normale. De ce fait, ainsi qu’aux pertes d’équilibre, les patients qui ont souffert d’un dommage au cervelet ont tendance à réaliser beaucoup de mouvements avec leurs extrémités. Dans les tests de coordination on peut observer le phénomène du rebond.
  • Syndrome cérébelleux cognitivo-affectif : Lorsque le cervelet est affecté, les capacités cognitives et le contrôle des émotions lié à celui-ci sont également altérées, provoquant une “dissymétrie de la pensée”. Les capacités cognitives comme les fonctions exécutives, l’attention, les capacités visuo-spatiale, la mémoire, le langage ou la personnalité peuvent expérimenter des changements légers ou plus graves.

Maintenant que nous savons tout cela, nous savons que nous devons au cervelet notre capacité de nous déplacer mais également notre capacité de coudre, de danser ou d’écrire d’une manière coordonnée, ainsi que notre capacité de parler, d’apprendre, de planifier et d’adapter nos comportements. En définitive, notre cervelet nos permet de vivre notre vie quotidienne avec normalité et harmonie.

En savoir plus

Anatomie : quelles sont les parties qui composent le cervelet ?

Le cervelet est une structure relativement grande avec une superficie couverte de rainures transversales, et qui se divise en trois lobes :

  • Lobe antérieur (Spino-cérébelleux ou Paléo-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve au-dessus de la fissure primaire. Il est connecté à la moelle épinière, et est chargé du tonus musculaire, des mouvements du tronc et des mouvements des extrémités.
  • Lobe postérieur (Cérébro-cérébelleux, Pontocérébeleux ou Néo-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve entre la fissure primaire et la fissure postérolatérale. Il est connecté au cortex, et est chargé des mouvements volontaires et des fonctions cognitives.
  • Lobe floculonodulaire (Vestibulo-cérébelleux ou Arqui-cérébelleux) : Il s’agit de la partie du cervelet qui se trouve en dessous de la fissure postérolatérale. Il est connecté aux noyaux vestibulaires et réticulaires, et est chargé de l’équilibre, de la position du corps, des mouvements de la tête et des mouvements oculaires.

Quels sont les noyaux qui composent le cervelet et à quoi servent-ils ?

Les noyaux sont des ensembles de corps neuronaux qui travaillent de façon coordonnée pour remplir une série de fonctions plus ou moins spécifiques. Les noyaux les plus importants du cervelet sont :

  • Noyau fastigial (ou du toit). Il reçoit les projections du cortex de vermis.
  • Noyau globuleux (interposition postérieure). Le cortex qui se trouve entre le vermis et les deux hémisphères cérébelleux (paravermis) se projette dans ce noyau.
  • Noyau emboliforme (interposition antérieur). Ce noyau reçoit également des projections du cortex de vermis.
  • Noyau denté. Il se divise en trois parties (latérale, palodenté et néodenté). Le cortex des deux hémisphères cérébelleux se projette dans ce noyau.

Où se reçoivent les informations dans le cervelet et où celui-ci envoie ses informations ? Les connections cérébelleuses.

Afin de réaliser correctement toutes ses fonctions, le cervelet établit une grande quantité de connections avec différentes zones du système nerveux, d’entrées et de sorties pour les informations qu’il traite. Pourtant, il s’agit d’une structure isolée des autres. Les seules portes d’entrée et de sortie de l’information sont les pédoncules cérébelleux. Les pédoncules sont des ensembles de fibre afférentes et efférentes qui, selon leur position, peuvent se diviser en trois parties :

  • Pédoncule cérébelleux inférieur (PCI) : Ensemble de fascicules qui unissent le bulbe rachidien avec le cervelet et vice-versa. Il est principalement formé de fibres afférentes et de quelques fibres efférentes.
  • Pédoncule cérébelleux moyen (PCM) : Ensemble de fascicules qui connectent le pont tronco-encéphalique avec le cervelet et vice-versa. Il est presque exclusivement formé de fibres afférentes.
  • Pédoncule cérébelleux supérieur (PCS) : Ensemble de fascicules qui relient le mésencéphale avec le cervelet et vice-versa. Il est principalement formé de fibres efférentes et de quelques fibres afférentes.

De cette façon, les différentes connections du cervelet entrent ou sortent par un ou plusieurs pédoncules. Si nous observons dans quelle direction va l’information (si elle entre ou si elle sort du cervelet), nous pouvons distinguer entre les afférences et les efférences. Les afférences transportent les informations des différentes parties du corps dans le cervelet, et les efférences transportent les informations dans l’autre sens. Les principaux fascicules ou tractus de fibres afférentes sont :

  • Fascicule vestibulo-cérébelleux : Système vestibulaire → PCI → Lobe floculondulaire.
  • Fascicule spino-cérébelleux dorsal : Moelle épinière → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule spino-cérébelleux ventral : Moelle épinière → PCI et PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule cuneo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule olivo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI → Lobe antérieur.
  • Fascicule réticulo-cérébelleux : Bulbe rachidien → PCI et PCM → Lobe antérieur.
  • Fascicule tecto-cérébelleux : Mésencéphale → PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule trigémino-cérébelleux : Mésencéphale → PCI et PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule rubro-cérébelleux : Mésencéphale → PCS → Lobe antérieur.
  • Fascicule corticopontico-cérébelleux : Cortex cérébral → PCM → Lobe postérieur.

D’un autre côté, les efférences font référence aux fibres qui sortent du cervelet et qui envoient les informations aux autres parties du cerveau. Les principales efférences sont :

  • Fascicule cérébello-vestibulaire : Lobe floculonodulaire → PCI → Système vestibulaire.
  • Fascicule floculo-oculomoteur : Lobe floculonodulaire → PCS → Nerf oculomoteur.
  • Fascicule unciné : Lobe floculondulaire → PCI → Système vestibulaire et noyaux oculomoteurs.
  • Fascicule interpostolivaire : Lobe antérieur → PCS → Noyau olvaire inférieur du Bulbe rachidien.
  • Fascicule interpostoréticulaire : Lobe antérieur → PCI → Formation réticulaire.
  • Fascicule interpostorubique : Lobe antérieur → PCS → Noyau rouge → Cortex cérébral.
  • Fascicule interpostotécale : Lobe antérieur → PCS → Tubercule quadrigème.
  • Fascicule dentéothalamique : Lobe postérieur → PCS → Thalamus.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir pus sur cette structure cérébral et ses fonctions. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : David Asensio Benito, neuropsychologue de CogniFit spécialisé en neuropsychologie clinique et d’investigation.”

Syndrome d’Asperger : qu’est-ce que c’est, quels sont ses symptômes, ses causes, son diagnostic, son traitement et quelques conseils

Sheldon Cooper, célèbre personnage de la série “Big Bang Théorie”, a aidé à faire connaitre un trouble qui affecte la qualité de vie de beaucoup d’adultes et d’enfants dans le monde entier. Lorsque celui-ci frappe à la porte de sa voisine trois fois de suite en répétant son nom, quand il démontre un intérêt démesuré pour les trains ou pour la physique, quand il comprend les traits d’humour de ses amis d’une manière littérale ou quand il s’efforce à comprendre et à exprimer des émotions il nous montre un exemple (souvent exagéré et peu réaliste) de comment peuvent se sentir les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Dans cet article, nous vous expliquons qu’est-ce que le syndrome d’Asperger, quels sont ses caractéristiques chez les enfants et chez les adultes, son traitement, ses causes, comment on établit son diagnostic et huit conseils qui vous aiderons à partager le quotidien de ces personnes.

Qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

La définition du mot syndrome implique un ensemble de symptômes qui apparaissent à la suite du développement d’une maladie. Nous allons passer en revue tous l’ensemble des symptômes qui permettent de diagnostiquer le syndrome d’Asperger chez une personne.

Le syndrome d’Asperger a été décrit pour la première fois en 1944, par l’auteur duquel il tire son nom, Hans Asperger. Ce fut juste un an après que Leo Kanner eut décrit les symptômes propres à l’autisme.

Le syndrome d’Asperger apparaît pour fois dans le Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux dans sa quatrième édition (DSMIV), dans le groupe des troubles généralisés du développement. Dans ce groupe, en plus du syndrome d’Asperger, l’on trouve également le trouble autistique, le trouble de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et le trouble du développement généralisé non spécifique, catégorie qui inclue tous les troubles du développement qui pour une raison ou une autre n’entre pas dans les catégories précédentes.

DSM-IV : Le syndrome d’Asperger se défini comme une altération qualitative grave et persistante de l’interaction sociale et également du développement des schémas de comportements, d’intérêts et d’activités répétitives et stéréotypées, qui cause un mal-être significatif dans des domaines importants de la vie de la personne qui en souffre, comme l’activité sociale, professionnelle, scolaire ou familiale.

Un autre manuel qui est très utilisé par les experts est la Classification Internationale de maladies (CIE-10). Dans celui-ci, nous pouvons trouver la définition suivante :

CIE-10 : le syndrome d’Asperger est un trouble de la validité nosologique douteuse, caractérisée par le même type de déficit qualitatif de l’interaction social que l’autisme, en plus de la présence d’un répertoire réstreint, stéréotypé et répétitif des activités et des intérêts. Il diffère cependant de l’autisme par le fait qu’il n’existe pas de déficit ou de trouble du langage ou du développement cognitif. La majorité des personnes affectées sont d’une intelligence normale, mais sont souvent assez maladroit d’un point de vue moteur. Le trouble se présente majoritairement chez les hommes. Il semble très probable que certaines formes soient des cas d’autisme léger, mais il n’y a pas de certitude que cela soit ainsi pour tous les cas.

Il est important que nous introduisions le syndrome d’Asperger de cette manière, car aujourd’hui, dans le dernier Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux (DMS – V) le syndrome d’Asperger n’apparaît pas en tant qu’une catégorie en soi. Il est inclus dans les troubles du développement neurologique, appelés Troubles du Spectre Autistique (TSA) qui décrit parfaitement deux champs particuliers : la communication social et les comportements répétitifs, qui dans ce trouble se voient altérés dans trois niveaux différents de gravité.

Il nous faut imaginer les dimensions comme continue, comme s’il s’agissait d’un spectre de couleur dans lequel on trouve à une extrémité le niveau 1, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien, au milieu le niveau 2, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien important et au final le niveau 3, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien continue.

Les personnes qui souffre du syndrome d’Asperger n’ont généralement pas de retard significatif du langage ni du développement cognitif. Ainsi, normalement, elles se trouvent dans les niveaux moins élevés du spectre autistique.

Syndrome d’Asperger chez les adultes : caractéristiques et symptômes

La principale caractéristique des personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est l’altération persistante des interactions sociales. Il s’agit de la difficulté qu’on ces personnes à entrer en relation avec les autres. Cela peut aller au point que sans le soutien adéquat, les difficultés dans leur communication sociale causent des limitations importantes.

Ces personnes ont des difficultés, par exemple, pour commencer une conversation ou une interaction avec une autre personne. Elles utilisent des réponses peu communes et qui ne fonctionne pas avec les autres personnes. C’est pour cela qu’il peut paraître que leur intérêt pour les relations sociales est minimal.

Il se peut que les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger soient capables de participer à une conversation et d’intervenir dans une interaction sociale, mais elles échoueront lorsqu’il s’agira de maintenir la conversation, ou lorsqu’elles souhaiteront connaître mieux quelqu’un ou se faire des amis, en utilisant des conversation peu communes et inefficaces.

Les capacités de ces personnes leur permettent généralement de suivre une vie relativement indépendante, autant personnellement que professionnellement. Mais malgré cela, ce qui pourrait être nommé leur dysfonctionnement social est très sévère. Et cela rend leur intégration scolaire difficile, complique leur recherche d’emploi et leur adaptation à leur environnement professionnel, tout comme le maintien de relations amicales avec leur semblables, pour trouver un partenaire ou encore former une famille.

Les adultes qui vivent avec le syndrome d’Asperger utilisent un langage formel et adéquat, mais beaucoup d’entre eux ont des problèmes au moment de l’utiliser efficacement dans leurs interactions sociales, c’est à dire dans la pratique. Cela se produit car neurocogntivement ces personnes n’ont pas la capacité nécessaire pour comprendre l’état mental et émotionnel de leur interlocuteur. Elles n’arrivent donc pas à interpréter les comportements non-verbaux des autres, et spécialement lorsqu’il s’agit des expressions faciales. Ce qui fait d’elles des personnes particulièrement vulnérables, car elles n’arrivent pas à interpréter les intentions des autres personnes.

Expressions faciales et langage non-verbal.

En résumé, quelque chose de fondamental chez les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est qu’elles ont une altération de la “théorie de l’esprit”, qui, d’une façon simplifiée, la capacité que nous avons pour attribuer des pensées et des intentions lorsque nous nous trouvons dans un contexte cultural et social connu, ce qui nous permet d’entre en relation et de communiquer d’une manière efficace avec nos semblables.

Une autre caractéristique des personnes qui vivent avec le syndrome d’Asperger est que leur compréhension du langage verbal est littérale. Elles ne sont pas capables mettre de contextualiser ce que les autres leur disent. Elles ne comprennent donc pas non plus le sarcasme ou l’ironie.

En plus du domaine social, l’autre domaine important qui est affecté par le syndrome d’Asperger sont les comportements répétitifs ou restrictifs. Il se peut que, par exemple, que ces personnes s’intéressent à un ou à plusieurs sujets dans lesquels ils deviendront d’authentiques experts, par exemple les train, l’astronomie ou la physique quantique. Mais cela sera toujours d’une manière répétitive et en manifestant leur intérêt sur ces sujets dans toutes leurs interactions sociales et dans n’importe quel contexte.

Ces personnes sont également souvent rigides et intolérants aux changements dans leurs habitudes ou dans leur routine. Certains développent des rituels compulsifs qui sont des séquences d’activités qui ne font pas parties de l’activité réalisé sur le moment. Par exemple, l’organisation du matériel très soigneusement rangé et d’un ordre d’utilisation de ce matériel nécessaire à remplir une tâche (par exemple les stylos pour étudier, les ustensiles pour cuisiner, les services pour manger, etc…) ou de réciter une liste, qui doit absolument arriver à son terme (par exemple la liste des collègues de travail lorsqu’on leur demande qui sont leurs amis). Et si la personne ne finit pas l’un de ses rituels ou qu’elle est interrompue, elle deviendra anxieuse ou se sentira sous pression.

Certaines données sur les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger :

  • 50% d’entre-elles arrivent aux études supérieures.
  • 12% obtiennent un travail à temps complet.
  • 82% dit avoir au moins deux contacts sociaux par mois avec des personnes en dehors de leur cercle familial.
  • 3% vivent de manière indépendante.

Syndrome d’Asperger chez les enfants : caractéristiques et symptômes

Les caractéristiques décrient dans le chapitre précédent sont les mêmes qui apparaissent chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Selon Lorna Wing, certaines anomalies comportementales commencent à se manifester dans la première année de vie de l’enfant.

Chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger il est fréquent d’observer un manque de socialisation avec ses semblables dans leur environnement scolaire ou au parc. Le problème n’est pas qu’ils ne souhaitent pas essayer d’entrer en relation avec les autres, mais plutôt qu’ils n’ont pas les habiletés nécessaires pour le faire. Ce “manque d’empathie” se traduit souvent par un isolement scolaire du fait qu’ils sont considérés par les autres enfants comme bizarres ou étranges.

Par rapport au langage des enfants qui ont un syndrome d’Asperger, il faut dire qu’il est souvent mécanique, de par leur ton et leur volume de parole. Ils ont parfois également l’air pédants et peuvent interpréter le langage de manière littérale.

De même que chez les adultes, les enfants qui souffrent de ce trouble ont souvent des centres d’intérêts ou des sujets pour lesquels ils démontrent un très grand intérêt. Par exemple, lorsqu’ils jouent, ils le font toujours avec les mêmes jouets, ou ils se passionnent (d’une façon quasi obsessive) pour certains aspects des choses qu’ils étudient à l’école, certaines parties de l’histoire, de la géographie, etc… Ils font également preuve de schémas répétitifs de comportements ou de rituels, comme par exemple vouloir aller à l’école en empruntant toujours le même chemin. Et si on perturbe leur routine ou leurs habitudes, cela les fait souffrir d’un mal-être significatif.

Enfin, les enfants atteints du syndrome d’Asperger présente souvent une torpeur motrice. C’est à dire que le développement de leurs mouvements ou de leur motricité peut être retardée en comparaison avec les autres enfants, et ils peuvent également manifester des difficultés de coordination de mouvements.

Syndrome d’Asperger : causes

De nos jours, la prévalence du syndrome d’Asperger dans la population est entre 20 et 25 personnes affectées pour 10’000 personnes. Ce syndrome est beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, avec une proportion de 8 hommes atteints pour chaque femme.

On ne connaît pas de manière exacte l’origine des troubles du spectre autistique, ni celle du syndrome d’Asperger.

Bien que les investigations tendent à prouver qu’il ait une origine biologique. Des différences dans des structures et des régions du spécifiques cerveau des enfants qui souffrent de ce trouble ont été découverte avec celles d’enfants sains.

Ces différences apparaissent, par exemple, dans certaines zones cérébrales dans laquelle à eu lieu une migration anormal de cellules pendant le développement du fœtus.

Une augmentation des connections neuronales entre les lobes frontaux du cerveau, dans le système limbique et dans les zones temporelles a également été observée. Ces zones sont primordiales dans le développement des capacités qui permettent l’acquisition adéquate des fonctions supérieures

Les facteurs génétiques semblent également avoir une grande importance dans les troubles du spectre autistique. Par exemple, le facteur de l’hérédité est observé entre 37% et 90% des cas. Et il y a jusqu’à 15% des cas auxquels on peut associer une mutation génétique.

Lorsque nous parlons de causes des troubles du spectre autistique, on prend en compte les facteurs de risque comme l’âge avancé des parents ou un poids de naissance très bas.

Les manifestions précoces des troubles du spectre autistique ont été investiguées et révisées par différentes sources, ce qui proportionnent le soutien nécessaire aux explications psychologiques qui mettent en évidence le fait qu’il s’agisse de troubles du développement dans lesquels la constitution de compétences sociales est affectée, qui peuvent être observés dès le troisième trimestre de la première année de vie.

Il nous faut mentionner que le fait les troubles du spectre autistique sont liés à la vaccination de la grippe est un mythe totalement faux.

Syndrome d’Asperger : diagnostic

Le diagnostic du syndrome d’Asperger est plus compliqué que la détection de l’autisme. En d’autres termes, les niveaux les plus graves des troubles du spectre autistique sont plus facilement détectables que pour les autres pur lesquels l’acquisition du langage sera relativement normale et qui ne semblent pas souffrir de retard intellectuel.

Le diagnostic doit être réaliser par un spécialiste en troubles du spectre autistique, qui réalisera une observation comportementale, une évaluation des compétences psychologiques et qui réalisera également quelques tests médicaux. Les compétences psychologiques qui sont généralement évaluées sont l’intelligence, les habiletés adaptatives conceptuelles, sociales et pratiques, ainsi que le langage et l’histoire du développement de l’enfant ou de l’adulte.

Il faut prendre en compte que plus tôt se fait le diagnostic, plus vite des stratégies de soutien pourront être misent en place pour aider ces personnes. Ces soutiens peuvent être des thérapies psychologiques, des traitements pharmacologiques, un appui scolaire ou une aide économique.

Syndrome d’Asperger : traitement

Le traitement du syndrome d’Asperger doit toujours être basé sur les caractéristiques de la personne qui en souffre, le plus strictement possible. C’est à dire, sur ses points forts et sur ses points faibles dans leur habiletés sociales et communicatives, dans leur répertoire de jeu et dans leur niveau de performances intellectuelles.

Rappelons-nous que e plus tôt on intervient et le plus de mesures adéquates on mettra en place, le plus efficace sera alors le traitement.

On peut créer des traitements qui incluent différentes techniques en fonctions des besoins de l’individu, comme par exemple des techniques de contrôle de soi, des activités conçues pour améliorer les habiletés sociales et communicatives, par exemple pour améliorer la compréhension des expressions faciales ou de la compréhension du langage corporel.

Comment vivre avec le syndrome d’Asperger ? 8 conseils et stratégies pour mieux partager la vie d’une personne qui souffre de ce trouble

Syndrome d’Asperger

  1. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger ont des difficultés pour interpréter le langage et les expressions. Ainsi, essayer de ne pas utiliser de concepts abstraits. Soyez le plus concret possible et utilisez des signes visuels comme des dessins ou de mots écrits afin d’éclairer la signification de concept abstraits. Par exemple, au lieu de lui demander “pourquoi as-tu fais cela ?” dites-lui “je n’aime pas quand tu fermes la porte violemment en donnant un coup lorsque je te dis qu’il faut aller à l’école. La prochaine fois dis-moi que tu n’as pas envie d’y aller et ferme la porte doucement”.
  2. Évitez d’utiliser des expressions ou des phrases toutes faites comme “pousser le bouchon”, “s’est passer à un poil” ou “filer du mauvais coton”. N’utilisez pas non plus des phrases à double sens, du sarcasme ou des blagues. Si vous le faites tout de même, il est préférable que vous les lui expliqué ensuite.
  3. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger font des efforts continus pour s’adapter à leur environnement et pour essayer de s’intégrer socialement. Pour cela, elles peuvent nous sembler égocentriques ou qu’elles aient un comportement étrange, que nous pouvons mal interpréter ou penser qu’elles ont quelque chose contre nous. Il ne faut pas que cela soit le cas, car ce n’est pas intentionnel.
  4. Rappelez-vous que parfois elles peuvent avoir du mal à comprendre les expressions faciales ou celles du langage corporel. Attention avec leur utilisation.
  5. Parfois, leurs comportements peu habituels peuvent être mal vus, suivant la situation. Il se peut même que les gens réagissent assez mal face aux comportements d’une personne qui souffre du syndrome d’Asperger. C’est pour cela qu’il est utile que ces personnes aient toujours un lieu sûr à leur disposition, ou une personne de confiance à qui parler.
  6. Si un enfant qui souffre du syndrome d’Asperger réalise de manière répétée des questions ou des arguments verbaux dans un environnement comme l’école, nous devons essayer d’interrompre ce comportement d’une manière adéquate. On peut lui demander par exemple d’écrire d’une manière claire quelle est la question qu’il souhaite poser ou quelle est la réponse qu’il aimerait nous communiquer.
  7. À l’école, les notes importantes ainsi que les activités ou les tâches réalisées doivent données par écrit aux parents ou aux tuteurs, dû aux difficultés communicatives de ces enfants ou de ces adolescents.
  8. Enfin, ne donner jamais une chose pour acquise ni ne les traiter pas d’une manière différente. Malgré qu’elles aient des difficultés pour entre en relation avec les autres et dans leurs interactions sociales, ainsi que dans leur communication, ces personnes sont souvent intellectuellement très intelligentes et sont des personnes qui avec les soutiens adéquats peuvent profiter d’une très bonne qualité de vie.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rosa Calderón Vicente, psychologue de CogniFit spécialisé en psychologie du troisième âge.”

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Si vous vous demandez à quoi sert la peur, vous êtes au bon endroit. La peur se défini comme la sensation d’angoisse provoquée par la présence d’un danger réel ou imaginaire. En général, nous avons tous déjà ressenti la peur une fois dans notre vie et nous connaissons tous cette sensation. La peur est une des six émotions primaires (définies par la psychologie comme la colère, la surprise, l’allégresse, la tristesse, le dégoût et enfin la peur). La peur est un sentiment extrêmement humain, et bien que cela ne soit pas toujours évident, extrêmement utile. À quoi sert la peut ? Quels sont ses fonctions et ses effets ? Découvrez tout sur la peur dans cet article !

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Pourquoi ressentons-nous la peur ? Quelles sont ses fonctions ?

Si nous détectons un potentiel danger, notre corps entre dans un état déterminé nommé “état d’anxiété”Cet état, qui est également présent chez les animaux, est déclenché par des stimulations innées ou apprises et nous aide, par exemple, à détecter la présence d’un prédateur grâce à son odeur.

Quand notre organisme reçoit une stimulation associée à la peur, nous adoptons un comportement nommé “évaluation du risque”. L’évaluation du risque peut être observée lorsque par exemple un animal explore les alentours d’un lieu qui lui est inconnu afin de détecter un quelconque danger. Mais, se comportement peut également être observé dans notre vie quotidienne, lorsque par exemple nous regardons des deux côtés de la route afin de nous assurer qu’une voiture ne vient dans notre direction avant de traverser.

L’évaluation du risque, comme son nom l’indique, permet d’évaluer les risques possibles d’un comportement donné. Alors que l’état d’anxiété est caractérisée par une réponse physiologique et psychologique particulière (accélération du rythme cardiaque, etc…) face à un danger imminent ou potentiel.

Toutefois, lorsqu’un danger est bien présent et proche, l’ensemble de réponses qui prédominent chez la majorité des individus s’appelle “la peur”.

Différences entre anxiété et peur : les réponses physiologiques dues à la peur sont très proches de celles observées dans les états d’anxiété (symptômes de l’anxiété), par contre, les réponses comportementales changent :

  • Anxiété : la réponse comportementale qui se produit le plus souvent lors de l’état d’anxiété est celle décrite dans l’évaluation du risque.
  • Peur : la réponse comportementale de lors d’un état de peur est variable selon la menace à laquelle on fait face et si celle-ci est imminente ou éloignée. Les options sont principalement brusques, entre la fuite incontrôlée et la lutte désespérée (par exemple la proie d’un prédateur ou une poursuite en pleine nuit).

La peur dans le cerveau d’un être humain, pourquoi ressentons la peur ?

Une partie des peurs que nous avons sont inhérentes à notre espèce, comme par exemple la peur de mourir ou la peur de l’obscuritéToutefois, beaucoup des peurs que nous avons sont des peurs “apprises”.

Le conditionnement classique nous dit que si face à une stimulation neutre nous recevons une réponse agréable ou désagréable, nous apprenons que cette stimulation produit cette réponse déterminée. Un exemple clair est que nous savons qu’après l’éclair vient le tonnerre.

Nous pouvons même arriver à apprendre quelle sera la réaction à une stimulation seulement grâce à l’observation. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage vicaire, car nous apprenons en voyant la réaction des autres.

Face à une stimulation qui nous fait ressentir de la peur, notre corps entre dans un état d’anxiété. L’axe principal du “système de la peur” dépend du système limbique. Une des parties du cerveau dans laquelle se produisent les réponse à la peur, stimulant l’hypothalamus et les amygdales. Toute l’information qu’envoient les sens passent par les amygdales et celles-ci détectent si il y a un danger ou non.

Il existe deux voies pour que la stimulation qui indique un danger arrive aux amygdales : la voie principale et la voie secondaire. La voie principale est une voie plus lente car elle agit à un niveau supérieur. La stimulation sensorielle passe à travers du thalamus et du cortex cérébral jusqu’aux amygdales, en laissant auparavant une trace dans la mémoire d’apprentissage. Cette voie serait impliquée lorsque par exemple nous voulons toucher une casserole sur le feu et que nous nous brûlons.

La voie secondaire est plus rapide car elle parcourt un chemin plus court. La stimulation sensorielle passe directement du thalamus aux amygdales, sans apprentissage. Cette voie nous permet de répondre à une stimulation partiellement dangereuse sans savoir de quoi il s’agit. Un bon exemple de l’utilisation de cette voie est lorsque quelqu’un nous fait sursauter en venant par derrière.

Utilité adaptative : à quoi sert la peur ?

À quoi sert la peur ? L’être humain a développé trois réponses face à la peur ou à un danger imminent. Ces réponses sont rester immobile, attaquer ou fuir.

  • Rester immobile à pour but de passer inaperçu, vous avez peut -être déjà vécu cela lors d’une situation de “peur” ou de tension. Votre corps se bloque et vous rester immobile pendant quelques instants. C’est cela l’utilité adaptative de la première réponse.
  • Fuir ou attaquer : cela dépend de l’évaluation du risque de danger. Ce n’est pas la même chose de faire face à un adversaire qu’à cinq. Toutefois, malgré que ces réponses soient opposées en ce qui concerne les comportements, elles se produisent selon des mécanismes très proches dans notre cerveau. Autant pour fuir un danger que pour y faire face certains processus adaptatifs se produisent dans notre organisme.

C’est le SNA (système nerveux autonome) qui est chargé de déclencher le processus, en augmentant les concentrations de cathécolamines dans le sang (adrénaline et noradrénaline). L’adrénaline et la noradrénaline préparent notre corps pour lutter ou pour fuir. Dans ce but, ils favorisent la déviation du sang de parties non-essentielles comme la peau ou les intestins vers les muscles. D’un autre côté, ils accélèrent le rythme cardiaque et la respiration. La digestion est interrompue, les intestins et la vessie se vide et les sens s’aiguisent (par exemple les pupilles se dilatent).

Sur un plan hormonal (types d’hormones), les amygdales activent grâce à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal (ou axe corticotrope) un processus qui dérive la production de cortisol, qui augmente la réponse comportementale et les effets vue auparavant des cathécolamines (adrénalines et noradrénaline).

La peur prépare notre corps à une possible confrontation.

Quels sont les bienfaits de la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur nous aide à survivre. Si vous vous demandez toujours à quoi sert la peur, revoyons son importance. Il est certain que l’utilité adaptative de la peur à diminuer avec l’évolution de la société humaine et de notre style de vie, principalement sans danger.

Toutefois, malgré que les situations de danger ne soient plus habituelles comme auparavant, elles n’ont pas disparu. La peur n’est rien de plus qu’un bouton qui nous prépare à l’action, et cela est vraiment très utile car cela nous aide à survivre. Car que cela nous serve à fuir les problèmes, à faire face au danger ou à rester immobiles pour passer inaperçue, la peur est un outil utile et même vital, et continu d’être adaptative.

À quoi sert la peur ? Elle nous sert tout simplement à garantir notre sécurité et notre survie.

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“Source : Mario de Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en contenus de psychologie sociale et de neuropsychologie.”

Cerveau et bonheur : où se trouve la source du bonheur ?

Qu’est-ce que le bonheur ? Où se trouve la source du bonheur dans notre cerveau ? L’être humain poursuit en permanence le bonheur, et pourtant nous avons de la peine à le définir. Une approximation possible pour répondre à cette question est d’utiliser l’approche du bonheur dans le cerveau. On a déjà souvent parlé des hormones du bonheur ou du plaisir. Dans cet article, nous vous révélons les dernières découvertes sur le cerveau et le bonheur, dans quelle partie se trouve ce sentiment et quels sont les liens entre les deux. Découvrez tout sur le bonheur !

Où se trouve la source du bonheur dans notre cerveau ?

Qu’est-ce que le bonheur ?

Aristote avait déjà mis en évidence la différence entre hédonisme et eudémonisme, ce que la psychologie actuelle caractérise comme le plaisir ou l’affect positif pour le premier et le sens et la satisfaction vitale pour le second. Charles Darwin nous a également transmit une approximation du bonheur en parlant d’affect positif comme un élément nécessaire à la survie de l’espèce, plus concrètement pour planifier le quotidien et développer les ressources cognitives et émotionnelles (il ne faut pas oublier que l’affect négatif a également une valeur évolutive, tant qu’il ne se produit pas en excès).

Mais, comment étudier une chose aussi abstraite que le bonheur ? Ce qui est sûr, c’est qu’il existe un côté subjectif et un côté objectif du bonheur. Le premier correspond à notre considération personnelle du fait que nous sommes heureux ou non, alors que le second correspond à des mesures physiologiques, neuronales et comportementale qui démontrent si une personne est heureuse ou non. Le plus surprenant, c’est que les deux ne coïncident pas toujours !

Dans la partie objective, le lien entre le cerveau et le bonheur joue un rôle important, car les mesures effectuées ne dépendent pas de critères personnels mais peuvent être comparés objectivement et permettent de de faire des généralisations et des conclusions empiriques.

La source du bonheur et du plaisir dans le cerveau

Quelle est la relation entre plaisir et bonheur ? Pour l’instant, la seule certitude est que le manque de plaisir, connu comme anhédonie, est l’un des principaux symptômes de la dépression et un obstacle pour être heureux. Une autre source du bonheur pour l’être humain qui est liée au plaisir sont les relations sociales et leurs stimulations, comme les caresses, ou les visages familiaux qui activent les zones du cerveau liées au plaisir.

Une des découvertes sur le cerveau et le bonheur est que la partie du cerveau qui s’active lorsque l’on ressent les plaisirs les plus basiques ou sensoriels, comme la nourriture ou le sexe, coïncide avec la partie qui s’active avec les “plaisirs d’ordre supérieur” ou plus abstrait, comme la musique, l’art ou l’altruisme.

Un des réseaux neuronaux du plaisir est celui des récompenses, qui se caractérise par le composants de “plaire”, “vouloir” et “apprendre””. Le premier est le plus lié au plaisir et au bonheur. Bien que ces mécanismes se trouvent distribués dans le cerveau, seulement certains points d’accès, ou hotspots ont été identifiés comme ayant une relation avec le plaisir. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il y a quelques petites zones (environs un centimètre cube) qui peuvent être activées et créer la sensation de satisfaction ou de plaisir. Les premières expériences sur le sujet ont été réalisées sur des souris qui ont appris à bouger un levier afin de recevoir une stimulation cérébrale qui leur produit du plaisir, et plus récemment on a découvert que ces zones cérébrales liées au plaisir coïncide avec les zones cérébrales affectées par la maladie de Parkinson.

Comme nous l’avons mentionné, le plaisir par la récompense contient également un facteur de motivation du “vouloir”, ce qui est contrôlé par la fameuse dopamine. Bien que le plaire et le vouloir soient très proche, il n’est pas nécessaire que quelque chose vous plaise pour que vous le vouliez, ce qui se voit clairement dans les cas d’addiction. Une fois qu’une personne devient dépendante d’une substance, celle-ci finit par lui déplaire car le côté positif, le “bonheur” qu’il produit dans le cerveau lors des premières consommations ne se produit plus (la tolérance consiste en nécessité beaucoup plus de quantité de la même substance pour moins la sentir qu’avant). Bien qu’à la personne concernée la substance ne lui plaise plus, il continu de la vouloir car la partie sous-corticale du cerveau, une partie moins rationnel et consciente nous le demande. La partie sous-corticale se trouve d’ailleurs séparée du cortex cérébral, qui est chargée de la planification à un niveau plus conscient.

Le cortex cérébral, plus concrètement le cortex orbitofrontal et le cortex cingulaire antérieur, sont également liés au plaisir : anticipation, expérience, mémoire des stimulations positives. L’anticipation, par exemple, est liée au bonheur, car il semblerait que nous soyons plus heureux lorsque nous anticipons quelque chose de positif et qu’ensuite nous en profitions que lorsque nous profitons uniquement du moment sans anticipation. Dans l’aspect d’anticipation et bonheur, le cortex cérébral joue un rôle important. De plus, il est connecté avec les hotspots du bonheur, qui se trouvent dans une partie plus interne du cerveau (le sous-cortex cérébral). La différence entre une partie et l’autre est que le cortex ne contient pas ces points de plaisir concrets mais qu’il permet de ressentir le bonheur grâce aux stimulations indirectes par des images ou des souvenirs. Par exemple, lorsque vous vous sentez heureux et souriez en regardant une photo d’un être qui vous est cher, le cortex cérébral est la zone activée. Les hotspots du sous-cortex cérébral, d’un autre côté, peuvent être stimulé de manière directe grâce à la manipulation du cerveau dans la production de la sensation ce plaisir. Bien que ce dernier est peu utilisé par les humains, il existe l’exemple de la stimulation cérébral profonde pour soulager certains symptômes de la dépression, mais par pour influencer l’affect positif ou le bonheur.

Le bonheur et la satisfaction vital dans le cerveau

Tout ce que nous avons mentionné antérieurement est lié à la partie plus hédonique commentée au début de l’article, c’est à dire à la partie du plaisir. Et pour l’eudémonisme ou la satisfaction vitale ? Où se trouve cette partie du bonheur dans le cerveau ? Il n’y a pas de réponse claire à cette question, mais il existe certaines hypothèses qui lient ce que l’on appelle le réseau par défaut du cerveau, lequel est lié avec la représentation de soi, les états cognitifs internes ou les états de conscience. Certaines parties de ce réseau sont connectées au réseau hédonique du cortex orbitofrontal et au cortex cingulaire antérieur, mais jusqu’à aujourd’hui, ce ne sont que des spéculations.

Bien qu’il n’y ait pas de conclusions précise sur où se trouve la source du bonheur dans le cerveau, il existe certains réseaux neuronal et zones cérébrales liées au plaisir et des progrès sont effectués dans les recherches pour connaître où se trouve la partie plus eudémonique du bonheur. En attendant de nouvelles découvertes, nous devons trouver notre propre forme d’être heureux et de prendre soin de notre cerveau.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Inés Nieto Romero, psychologue de CogniFit experte en contenus clinique et d’investigation.”

Manque d’énergie (anergie) et fatigue : que ce passe-t-il dans notre cerveau ?

Théoriquement, si nous ne dormions pas, nous pourrions plus profiter de la vie. Cependant, l’être humain est conçu pour avoir des périodes d’activité et des périodes de repos. Pourtant, nous pourrions être plus productifs (dans tous les domaines) si nous arrivions à être aux limites de nos possibilités et à exprimer tout notre potentiel, si nous arrivions à mettre toute notre énergie sur ce que nous sommes en train de faire, ou d’acquérir une plus grande résistance à la fatigue. Nous vous expliquons dans cet article la base de la biologie et du concept d’énergie.

Fatigue : que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Pour le grand publique, l’énergie est importante pour effectuer les actions du quotidien (rendement professionnel, compromis sociaux, etc…) et pour la santé (qualité de vie). En outre, le manque d’énergie (anergie) est présent dans de nombreux cas de conditions neurologiques ainsi que chez certaines personnes saines. D’un point de vue commercial, l’énergie est l’objectif de grandes campagnes de marketing, qui tentent de nous vendre des produits pour augmenter nos taux d’énergie ou de baisser nos taux de fatigue (Cook, 2006). L’énergie peut être vue comme un spectre :

  • Un niveau bas, caractérisé par l’anergie, la fatigue, la paresse ou le manque de motivation, pouvant même aller jusqu’à de la somnolence ou de la sédation.
  • Dans le cas opposé, avec un niveau très élevé d’énergie, on trouve les états d’agitation ou de manie. Parfois même, l’état d’anxiété est considéré comme un état moins excessif d’un niveau élevé d’énergie (Stahl, 2002).

En général, il est reconnu que la motivation a un composant énergétique ou activateur (Salamone, 1992). L’énergie a une grande importance adaptative, car elle permet aux organismes d’obtenir les éléments significatif et essentiel à la vie comme la nourriture (Salamone, 2003). D’un autre côté, les psychiatres et les psychologues cliniques sont d’accord sur le fait que l’importance des dysfonctions liées au manque d’énergie ou à l’anergie, comme le retard psychomoteur, la fatigue ou l’apathie, dans différents syndromes cliniques (Demytteaere, 2005).

Fatigue : que se passe-t-il dans le cerveau ?

Par exemple, dans la dépression, en plus des symptômes émotionnels (tristesse et désintérêt), certains des syndromes les plus communs sont la fatigue, le manque d’envie ou l’anergie (Tylee, 1999, Stahl, 2002). Cet ensemble de symptômes est nommé “retard psychomoteur”, “fatigue” ou “anergie”, L’anergie est le symptôme dépressif qui est le plus fortement lié au manque de socialisation des patients qui souffrent de dépression, et est également étroitement lié aux facteurs en relation au travail, comme la baisse de productivité ou l’absentéisme.

En plus des études sur la dépression, il existe une grande base de données scientifiques qui indique que le retard psychomoteur et l’apathie sont des symptômes qui apparaissent dans une variété de troubles tel que la schizophrénie, l’addiction à la cocaïne (Kalechtein, 2002), la maladie de Parkinson et d’autres types d’altérations cérébrales (Marin, 1996).

Dû à l’importance de cet aspect sur le comportement, il est crucial d’investiguer les mécanismes cérébraux impliqués dans l’anergie.

La base biologique de l’énergie, la motivation et la fatigue est liée à la sérotonine, à la dopamine et à la noradrénaline. Des bas niveaux ces neurotransmetteurs est associé à un moral bas, mais la réduction des niveaux de dopamine et de noradrénaline sont plus particulièrement associés aux symptômes de fatigue ainsi que de baisse d’énergie et de motivation.

Les effets de certains antidépresseurs sur ces neurotransmetteurs expliquent non seulement que l’humeur soit affectée, mais également les niveaux d’énergie. Les médicaments qui augmentent les niveaux de dopamine et de noradrénaline, comme le bupropion, le venlaxafine ou la sertraline, sont efficaces en phase initiale du traitement pour obtenir que les patients surpassent leur anergie et qu’ils puissent réaliser des activités qui leur plaisent, afin d’améliorer leur moral.

Il existe des évidences considérables dans la littérature scientifique qui indiquent que la dopamine intervient dans le noyau accumbens en tant qu’activateur de la motivation (Salamone, 2003). Différentes études ont démontré que lorsque l’on élimine la dopamine de cette région du cerveau, les animaux préfèrent remplir des tâches plus simples pour obtenir leur nourriture, même si celle-ci s’avère moins savoureuse. Si on élimine la dopamine du noyau accumbens d’une souris et qu’on lui offre l’option d’appuyer sur un bouton beaucoup de fois pour obtenir de la nourriture savoureuse et l’option d’appuyer peu de fois le même bouton pour obtenir de la nourriture moins savoureuse, la souris préfère la manière facile d’obtenir de la nourriture. Pendant des années, on pensait que la dopamine libérée dans le noyau accumbens correspondait à l’effet du plaisir ressentit (lorsqu’on mange, qu’on consomme des drogues ou que l’on pratique l’acte sexuel), mais on a découvert que cet effet est différent de celui du plaisir produit par la nourriture, car grâce aux neuroimages on voit que les souris continuent de profiter de leur nourriture même sans noyau accumbens. Cet effet est également différent de celui d’alimenter les souris antérieurement, ou de leur proportionner de la drogue rassasiante. Ainsi, les effets de l’élimination de la dopamine dans cette région du cerveau sont similaires au symptôme de l’anergie observé chez les humains (Salomone, 2005).

De la même façon, l’élimination de la dopamine dans cette région du cerveau contraste les effets des drogues stimulantes comme les amphétamines (Koob, 1979). Elle élimine également les comportements moteurs (mouvements, bave en excès) dont les animaux affamés font preuve lorsqu’on leur présente de la nourriture. Ces études indiquent qu’il existe deux motivations du comportement différentes : d’une part l’aspect du plaisir, et de l’autre part l’aspect énergétique ou de l’effort (Salomone, 2003).

D’un autre côté, les sous-catégories de dépression mettent en évidence le rôle de la dopamine dans l’aspect énergétique. Il existe des sous-catégories dans lesquels l’on retrouve l’anergie, et d’autres sous-catégories dans lesquels non. Une étude (Van Praag y Korf, 1971) démontre qu’un manque de dopamine existe chez les personnes qui souffrent de dépression des sous-catégories associées à l’anergie, alors que ce n’est pas le cas pour les autres sous-catégories de dépression.

Il existe une autre source de donnée qui met en évidence le rôle de la dopamine. On sait que les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson ont des niveaux de dopamine bas, et la caractéristique principale de ces patients est d’une nature motrice. En suivant cette approche, on a remarqué que l’utilisation de médicaments créés pour améliorer les symptômes de la maladie de Parkinson améliore également les symptômes chez les patients qui souffrent d’anergie (Brown, 1993).

Comment augmenter vos niveaux d’énergie

  1. Motivez-vous ! Dépassez-vous ! Profitez de vos passions à fond ! Faites de activités en pleine air.
  2. Reposez-vous (quand vous le pouvez) jusqu’à ce que vous soyez en forme et que vous vous sentiez préparé.
  3. Lorsque vous êtes fatigué, arrêtez-vous et reposez-vous. Faites une petite sieste, prenez suffisamment de pauses au travail.
  4. Prenez soin de votre physique afin de bien oxygéner les cellules de votre corps, autant du cerveau que des autres organes clés, comme les poumons ou le foie.
  5. Faites attention à votre régime alimentaire et à vos habitudes de vie. Buvez beaucoup d’eau.
  6. Gérer le stress et l’anxiété. Pratiquez des techniques de relaxation.
  7. Dépensez l’énergie nécessaire. Faites les choses sans vous presser (et avec des pauses).
  8. Dites non si vous ne pouvez pas le faire.
  9. Utilisez des suppléments naturels si vous avez besoin d’un petit coup de pouce. Découvrez quelles vitamines sont bonnes pour votre cerveau, et dans quels aliments vous pouez les trouver.
  10. Si vous manquez toujours d’énergie, n’hésitez pas à vous rendre chez le médecin.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Xabi Ansorena, rédacteur de CogniFit licencié en psychologie avec un master en neuropsychologie.”

Références :

Brown, A.S., Gershon, S. (1993). Dopamine and depression. J Neural Trans, 91, 75-109

Cook, D.B y Davis, J.M. (2006). Mental energy. Defining the Science. Nutrition Reviews, 64 (7).

Demyttenaere, K., De Fruyt, J., Stahl, S.M. (2005). The many faces of fatigue in major depressive disorder. Int J Neuropsychopharm, 8, 93-105.

Dobryakova, E. et al. (2013). Neural Correlates of Cognitive Fatigue: Cortico-Striatal Circuitry and Effort–Reward Imbalance. Journal of the International Neuropsychological Society, 19, 1-5

Kalechstein, A.D., Newton, T.F., Leavengood, A.H. (2002) Apathy syndrome in cocaine dependence. Psychiatric Research, 109, 97-100.

Koob, G.F., Riley, S.J., Smith, S.C., Robbins, T.W. (1978). Effects of 6-hydroxy-dopamine lesions of the nucleus accumbens septi and olfactory tubercle on feeding, locomotor activity, and amphetamine anorexia in the rat. J Comp Physiol Psychol, 92, 917-927.

Marin, R.S., Fogel, B.S., Hawkins, J., Duffy, J., Krupp, B.J. (1995) Apathy: a treatable syndrome. Neuropsychiatry Clin Neurosci, 7, 23-30.

Salamone, J.D., Correa, M., Mingote, S., Weber, S. (2003) Nucleus accumbens dopamine and the regulation of effort in food-seeking behavior: implications for studies of natural motivation, psychiatry, and drug abuse. Journal of Pharmacol Exp Ther, 305, 1-8.

Salamone et. al. (2006). Nucleus Accumbens Dopamine and the Forebrain Circuitry Involved in Behavioral Activation and Effort-Related Decision Making: Implications for Understanding Anergia and Psychomotor Slowing in Depression. Current Psychiatry Reviews

Salamone, J.D. (1992). Complex motor and sensorimotor functions of striatal and accumbens dopamine: Involvement in instrumental behavior processes. Psychopharmacology, 107, 160-74

Stahl, S.M. (2002). The Psychopharmacology of energy and fatigue. Journal of Clinical Psychiatry, 63:1

Tylee ,A., Gastpar, M., Lepine, J.P., Mendlewicz, J. (1999). DEPRES II (Depression Research in European Society II): a patient survey of the symptoms, disability and current management of depression in the community. Int Clin Psychopharmacol, 14, 139 51.

Van Praag, H.M., Korf, J. (1971). Current developments in the field of antidepressive agents. Ned Tijdschr Geneeskd, 115, 1963-70