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La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

La Méthode Doman est un programme thérapeutique qui, malgré toutes ses faiblesses, apparaît comme visionnaire, pour l’époque, en matière d’apprentissage et a eu le mérite d’offrir des solutions ambitieuses aux parents d’enfants handicapés. On pourrait même y voir miroiter quelques découvertes récentes en neurosciences… Intrigant pour une méthode déjà vieille de 70 ans.

La Méthode Doman, un miracle thérapeutique pour les enfants handicapés ?

Qu’est-ce que la méthode Doman ?

La méthode Doman, créée dans les années 50 par le kinésithérapeute Glenn Doman (1919-2013) en collaboration avec le docteur en Sciences de l’Education Carl Delacato, procède d’un ensemble d’outils thérapeutiques applicables aux enfants voire aux nourrissons auxquels on diagnostique des lésions cérébrales dont on prédit la responsabilité dans le large domaine des apprentissages.

En d’autres termes, cette méthode a la prétention de guérir ou plutôt de « contourner », dès les premiers mois de la vie, la totalité des déficits anatomiques observables au niveau cérébral et/ou comportemental comme l’autisme, la trisomie 21, la dyslexie ou l’infirmité motrice cérébrale. Cette approche portait donc en son sein une perspective de normalisation ou d’amélioration des conditions de vie de potentiels handicapés par une prise en charge totale mettant à profit les possibilités optimales de remodelage cérébral présentes dès l’aube de la vie.

La méthode Doman, miracle ou fraude ?

Vous pourrez sous-peser la teneur miraculeuse des réussites dont les adeptes de la méthode se prévalent si vous faites un tour sur internet. En effet, on dit qu’ils ont su rendre la vue à plusieurs patients nés aveugles notamment. Ce fait justifie à lui seul l’intérêt que nous devrions porter à cette méthode. Je prends donc l’engagement de vous décrire, le plus honnêtement possible, une approche aussi prétendument efficace.

En effet, ne nous demandons pas si Glenn Doman a l’envergure d’un prophète dont la parole fut tournée en inepties dans les années 70 car cela pourrait nous détourner de la richesse que recèle l’idée de « rééducation » précoce du cerveau. Ainsi, nous devrions revenir sur les origines de cette méthode, nous pencher ensuite sur son fonctionnement concret. Enfin, peut-être aurons-nous, vous et moi, le recul indispensable pour émettre une opinion rationnelle sur les déclarations impressionnantes que j’ai énoncées précédemment.

Néanmoins, je tiens à vous préciser que cet article ne vous permettra pas de trancher en la matière car les évaluations scientifiques sur le sujet manquent cruellement pour ne pas dire qu’elles sont inexistantes. En effet, les seules au compteur présentent de telles insuffisances méthodologiques, tel le fait de ne pas inclure de groupe contrôle pour mettre en perspective leurs résultats, qu’elles ne méritent pas d’être traitées. Ainsi, ne restera à l’appui de ces propos que les témoignages qui, malheureusement, ont été émis par des êtres ne pouvant se prévaloir de leurs propres turpitudes.

Les Origines de la méthode Doman

Reprenons l’Histoire depuis sa genèse… Dans les années 50, Glenn Doman, a priori simple kinésithérapeute a fondé une méthode avec l’idée-force que les lésions cérébrales ne sont absolument pas une fatalité mais un simple obstacle qu’il est possible de « contourner » par le biais d’une méthode de stimulation intensive des fonctions motrices premièrement et cognitives secondairement. En effet, sa création nait de sa croyance ambitieuse dans les vertus infiniment adaptatives de l’être humain. Il est responsable de la conception, au sein de sa méthode, de l’ensemble des exercices destinés à dépasser les déficiences motrices qui pourraient advenir à la vue des lésions anatomiques observées. Ainsi, des connaissances avancées en neurochirurgie apparaissaient indispensables à la construction du programme, c’est pourquoi il collabora avec un neurochirurgien. De plus, souhaitant étendre et populariser sa méthode, il collabora avec le Docteur en Sciences de l’Education, Carl Delacato, qui permit à la méthode de s’élargir à l’ensemble des apprentissages tant moteurs que cognitifs ou directement liés au langage. Néanmoins, il est essentiel de préciser que la méthode Doman ne s’adressait, à ses débuts, qu’aux sujets handicapés dans le but de les remettre sur une piste développementale approchant la normalité.

Fonctionnement de la méthode Doman : Comment reforger le cerveau lésé selon Glenn Doman ?

Approchons-nous maintenant de son contenu matériel. Avant tout, il faut savoir que l’évaluation joue un rôle central dans cette méthode et que des bilans sont réalisés avec chaque enfant plusieurs fois par an. Cette évaluation est censée apporter une validité scientifique à la méthode car elle consiste à sanctionner les progrès accomplis par l’enfant. Cette évaluation rassemble les notes des parents à la maison, l’examen psychologique global du psychologue et les rapports médicaux des médecins. Je ne m’éterniserai pas sur cette partie mais il serait honnête de dire que ces évaluations ont contribué, semble-t-il, à rendre cette méthode populaire auprès des parents car la méthode Doman donne des objectifs précis et concrets dont la réalisation est rendue directement observable. On pourrait dire que, pour une méthode aux allures alternatives et sectaires, elle ne se cache pas.

La méthode contient 12 composantes complémentaires et parfois successives qui pour certaines, sont invariables et inévitables. Je ne vous les énumèrerai pas de manière exhaustive mais tâcherai de vous en extraire la substantifique moelle dans les prochaines lignes. J’ai évoqué précédemment le « ramper », le « quatre pattes » et la marche. Il faudrait insister sur le patterning (ici, c’est une forme de conditionnement au mouvement de reptation), qui précède ces dernières étapes et consiste en un rituel étrange de mise en mouvement du nourrisson passif en mobilisant un très grand nombre de bénévoles pour le forcer à mimer le mouvement de reptation (fait de ramper) au bébé pour stimuler la coordination de ses mouvements dans le but de le prédisposer à ce mode de déplacement. Ainsi, on le pousse dès le plus jeune âge à se déplacer à plat ventre. Une fois jugé prêt, on le fera également dormir sur le ventre dans l’idée de stimuler l’apparition du « ramper » et en somme, ses capacités d’adaptation. Et, malgré tous les dangers que recèlent cette pratique pour un nourrisson, Doman juge que le rapport bénéfice/risque est avantageux. Ainsi, en bon mathématicien, on pourrait dire il s’arroge le droit de parier sur la vie des enfants handicapés « pour leur bien ». Ceci est un exemple des plus frappants des dangers que présente la méthode de Glenn Doman. Mais ces composantes comprennent aussi des techniques pédagogiques plus classiques bien que chronophages en matière d’apprentissage de la lecture et des mathématiques, des conseils comportementaux adressés aux parents, voire des injonctions dans le domaine la nutrition…

Aussi, certaines règles plus générales sont prescrites par la méthode Doman de manière à ce que, dans le cadre familial, les apprentissages de l’enfant soient optimaux tels la passion réciproque de l’enfant et du parent pour l’objet d’apprentissage et l’encouragement systématique des centres d’intérêt présentés par l’enfant. Toutefois, il semble difficile de croire que ces règles intéressantes aient pu être appliquées à la lettre compte tenu du temps quotidien phénoménal que demande la méthode à l’enfant et au(x) parent(s). En effet, cette approche thérapeutique préconise une stimulation quasi-permanente de l’enfant entre 12h et 16h par jour, ce qui ne peut que nous laisser perplexe ou révolté par des pratiques, semble-t-il, aussi épuisantes pour le jeune enfant. A l’aune de ces deux derniers paragraphes, on pourrait finalement penser que cette méthode consiste à réquisitionner les enfants et leurs parents pour une durée de 4 à 5 ans. Peut-être cela soigne-t-il mais comment en sort-on ? Peut-être exténués et brisés, peut-être guéris et heureux ? C’est à se demander si ce jeu quelque peu totalitaire en vaut vraiment la chandelle ?

Le Principe de la méthode Doman : un modèle linéaire, rigide et total

Glenn Doman a fondé un modèle global sur une théorisation d’un cerveau infiniment malléable pendant l’enfance. Cependant, cette théorie est-elle aussi solide qu’il le prétend ?

Selon Doman, Les bébés nous cacheraient un potentiel infini.

Il affirme qu’il est indispensable « pour tout être humain de passer par une série d’étapes invariables pour obtenir un développement psychomoteur normal ». Le suivi à la lettre de ces étapes identifiables, linéaires et successives permettrait à l’enfant d’être mené avec certitude à la normalité. Il décrit notamment quatre étapes inévitables et successives : Le mouvement au sol, Le ramper, Le quatre pattes, La marche. Selon l’auteur, toute déviation de ce schéma conduirait donc à des difficultés d’ordre pathologique. Un enfant « qui saute une étape n’est [donc] pas normal… » (Doman, 1983). Ainsi, il fonde son raisonnement sur l’idée que garantir le passage par ces étapes développementales éloigne nécessairement d’un état pathologique futur. Une telle rigidité méthodologique mène à de nombreux paradoxes comme le fait d’empêcher un enfant de marcher pour lui apprendre le langage d’abord. En effet, selon lui, le second doit précéder le premier.

Tout handicap correspond à une ou plusieurs lésions cérébrales à l’entendre. A partir de ce postulat, il envisage le cerveau comme un « biceps » qu’il faut exercer de manière régulière, durable et intense. « Fréquence, intensité et durée » sont les 3 principes cardinaux de cette pratique éducative globale. Son aspect linéaire et rigide aimante les principales critiques portées par les psychologues et médecins qui, dans les années 70, ont fait tomber la méthode Doman de son piédestal.

Néanmoins, l’idée quasi-miraculeuse selon laquelle un travail permanent peut guérir tous les handicaps durant les premières années continue de séduire beaucoup de parents d’enfants handicapés. Doman, au sein de ses ouvrages n’hésite pas à se reposer sur des propos qui font penser à ceux d’un prophète : « n’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent aveugles finissent par lire. N’oublions pas que nombre d’enfants qui nous arrivent sourds finissent par entendre… ». Ce principe de l’exercice qui façonne le cerveau traverse tout son programme d’apprentissage.

Il ne faut en aucun cas évacuer ces propos par la tuyauterie des ahuris car je pense qu’il est possible de dire, qu’en la matière, Glenn Doman pourrait être targué de précurseur, bien que ses mots manquent probablement de tempérance. Ainsi, on peut observer la présence de son principe dans la littérature neuroscientifique sous le nom de plasticité cérébrale. Cette dernière est un concept qui rassemble l’ensemble des remodelages synaptiques et anatomiques qui adviennent sous l’influence de l’environnement. Autrement dit, ces dernières recherches démontrent à quel point une activité spécifique régulière peut reconfigurer les réseaux cérébraux. Par exemple, il a été démontré qu’un entraînement au jonglage d’adultes incapables de jongler avant l’expérience était à l’origine d’une augmentation de la densité de la matière corticale au niveau du cortex visuel lié à la perception du mouvement entre le premier essai et le second (après entrainement) qui se jouait 1 mois plus tard (Jan Scholz, 2009). Il y a donc eut une réorganisation de l’activité cérébrale fonctionnelle et anatomique chez l’adulte et ce grâce à un simple entraînement de quelques heures.

Partant de cette observation, il ne semble pas inadéquat de faire l’hypothèse qu’il soit possible de provoquer des remodelages d’ordre extrêmement supérieur chez l’enfant sans compter que les adultes présentés ici n’ont bénéficié que d’un seul entrainement assez court. Imaginez donc que ces enfants bénéficient d’un entrainement intensif et quotidien, les possibilités de sculpter le cerveau semblent infinies et très encourageantes pour les personnes handicapées. Ça peut sembler impensable mais le projet de Glenn Doman, qui semblait pourtant appartenir au passé, pourrait voir ses principes ravivés. Cependant, cette fois, ils bénéficieraient de l’appui des dernières recherches en neuropsychologie scientifique. Pensez-vous que cet homme dévoyé et enterré, scientifiquement parlant, puisse bénéficier d’une seconde vie ? Ou que  cette théorie puisse passer, baignée dans nos sociétés occidentales, d’une perspective de guérison des handicapés à un pattern de création d’enfants précoces ?

Je vous remercie de l’attention que vous avez pu porter à cet article en espérant que vous en soyez sorti intrigués par la méthode Doman. N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me poser vos questions, je serais ravis d’y répondre.

Rien qu’un peu d’information, et déjà tant de questions.

Références

Doman, G. (1983). J’apprends à lire à mon bébé de moins de 4 ans. Paris: Retz.

Jan Scholz, M. C.-B. (2009, Octobre 11). Training induces changes in white-matter architecture. doi:10.1038/nn.2412

Lambert, C. (1989). A propos de la méthode Doman: pour quelle lecture ? Spirale.

Enfants sauvages : découvrez des cas réels d’enfants élevés par des animaux

Qui sont ces enfants élevés par des animaux..? Pouvez-vous imaginer comment cela serait d’être élevé par des loups, des singes, des chiens ou n’importe quels autres animaux ? Comment cela serait de grandir en leur compagnie ? Bien sûr, vous avez certainement en tête certains films de Disney, mais toutes ces histoires sont des fictions. Les vraies histoires d’enfants sauvages ne ressemblent en rien aux dessins-animés. Découvrez dans cet article quel est le développement des enfants élevés par des animaux ainsi que quelques histoires et cas réels d’enfants sauvages.

Enfants sauvages

Comment sont les enfants élevés par des animaux ou enfants sauvages ?

Les “enfants sauvages” sont ces enfants qui ont grandi sans avoir aucun contact avec des humains, bien qu’ils aient pu vivre en compagnie avec d’autres espèces animales (singes, loups, etc…). Les “enfants sauvages” peuvent également avoir été abandonnés et avoir grandi dans la solitude et l’isolement, sans contact avec qui ou quoi que ce soit.

On les connait comme “sauvages” parce que lorsqu’on les découvre après qu’ils aient passé autant de temps éloignés de la société humaine, leurs contact sociaux ne paraissent pas humains, mais sauvages ou animaux.

Certaines caractéristiques des enfants sauvages, problèmes de développement.

Manque d’habileté sociale propre à l’être humain.

En grandissant sans avoir de contact avec d’autres êtres humains, ils n’ont pas eu la stimulation sociale nécessaire et font donc preuve d’un comportement propre aux animaux.

Manque de langage.

Comme nous le savons tous, le langage est fondamental pour entrer en relation avec les autres. Chez les enfants sauvages, un de plus grand problème pour qu’ils puissent s’adapter dans la société est qu’ils sont incapables de communiquer avec les autres êtres humains.

Pourquoi ? Sans le facteur social, il est impossible d’apprendre le langage et si le langage n’est pas appris dans la petite enfance (0-3 ans) il est très difficile de l’apprendre plus tard.

Sens très développés.

Ouïe, vue nocturne et odorat sont très bien développés. Les enfants sauvages sentent tout ce qu’ils découvrent sur leur chemin. Pour le goût, ils s’adaptent à l’alimentation des animaux avec lesquels ils vivent (par exemple la viande crue). Leur toucher est beaucoup moins sensible au froid, à la pluie et à la chaleur.

Capacité pour imiter et reproduire les comportements des animaux avec lesquels ils vivent.

Par exemple, les enfants qui ont vécus avec des loups vont aboyer, grogner et hurler, ainsi que manger de la viande crue… C’est également pour cela qu’ils ne sont pas capables de marcher debout. Ils marchent souvent comme des animaux et ont généralement une très grande habileté pour courir d’une manière très rapide.

Pourquoi est-ce que cela arrive aux enfants sauvages ?

Ces phénomènes se passent pendant le développement de l’enfant, qui est appelé “période critique”.

Les périodes critiques sont les moments dans lesquels le système nerveux est le plus susceptible d’apprendre et se situent entre les deux ans jusqu’à la puberté. Si dans ces moments une stimulation environnementale adéquate ne se produit pas, il sera très compliqué d’apprendre le comportement. Les fonctions intellectuelles, les comportements sociaux et la personnalité sont les plus préjudiciables lors de la privation de stimulation environnementale adéquate.

Périodes critiques pour les enfants sauvages

Selon Itard : “Notre espèce est spéciale parce que ses membres ont besoins les uns des autres”. Si un enfant reste isolé ou privé de stimulation, les fonctions du cerveau et son développement se fragilise, et les conséquences peuvent être :

  1. Que le cerveau ne grandisse pas et que le corps s’atrophie. Il en résulte un manque de matière dans le cerveau.
  2. Cela affecte leur manière de traiter les informations comme quand ils écoutent les gens parler ou voient différentes choses en mouvements.
  3. Ils ne sont pas capables d’agir comme ils le devraient face aux demandes de l’environnement.
  4. Une fois qu’ils sont conscient qu’ils ne réagissent pas comme ils le devraient, ils peuvent devenir agressifs ou au contraire devenir muet.
  5. Toutes ces circonstances leur provoquent des sentiments négatifs, des problèmes de comportement et des problèmes émotionnels.

Cas réels d’enfants sauvages

Tout au long de l’histoire, de nombreuses histoires d’enfants sauvages ont été décrites, certaines étant réelles et d’autres inventées.

Oui, il est vrai que tout cela semble incroyable, ainsi que nous allons vous montrer d’une façon résumée certains cas qui se sont produit dans la vie réelle, même s’ils semblent invraisemblables.

Histoire de Victor d’Aveyron le petit sauvage

Adolescent sauvage français découvert près des Pyrénées par trois chasseurs. Le docteur Itard se chargea d’étudier son évolution et son comportement. Mise à part le fait u l’on a beaucoup travaillé avec lui, aucun grand avancement n’a été obtenu et ce ne fut pas possible de lui apprendre un comportement plus ou moins civilisé. Il mourut vers l’âge de 40 ans.

Histoire d’Amala et de Kamala, “les filles louves”

Elles sont connues pour être les deux filles (pas sœurs, car il semblerait qu’elle aient été recueillies à des moments différents) élevées par une meute de loups en Inde vers 1920. Quand elles ont été découvertes, leur comportement était semblable à celui des loups, elles hurlaient, avaient des sens très développés, avaient des difficultés pour marcher debout et elles n’étaient pas capable de parler. Elles arrachaient même leurs vêtements en les déchiquetant avec la bouche.

Histoire de Genie la fille sauvage

Le cas de Genie est celui d’une “enfant sauvage” qui n’a pas été élevée par des animaux mais qui a passé son enfance dans l’isolement et dans des conditions très dures, ainsi qu’en étant maltraitée par son père. Quand elle fut découverte, elle marchait avec beaucoup de difficultés, avait un vocabulaire d’une vingtaine de mots et se comportait comme un animal (crachait, grattait, etc…).

La réhabilitation des enfants sauvages est-elle possible ?

La réhabilitation des enfants sauvages est un très grand défi. Il faut essayer de le réinsérer dans la société, mais il est très compliqué que ceux-ci apprennent à parler et à entrer en relation d’une façon vraiment civilisée.

La conclusion de tout cela est que nous sommes ce que nous vivons et nous sommes le fruit de nos expériences qui font partie de notre vie.

Être en relation avec d’autres personnes pendant les premières années de vie est indispensable afin d’apprendre toutes les capacités nécessaires pour survivre dans notre environnement social.

D’où l’importance de vivre en société et de la culture afin de former les personnes. “Nous sommes humains parce que nous vivons en société”.

Ou comme disait Aristote : “L’être humain est un être social par nature, et l’asocial par nature et non par hasard est soit un mauvais humain soit plus qu’un humain… La société est naturelle et antérieur aux individus… celui qui ne peut pas vivre en société ou n’a besoin de rien pour sa propre suffisance, n’est pas un membre de la société, sinon une bête ou un dieu”.

Si cet article vous a intéressé, voici quelques films qui pourrait vous plaire et des quels vous pourrez tirer vos propres conclusions :

  • Tarzan
  • Le livre de la jungle
  • L’enfant loup (2010)
  • L’enfant sauvage
  • Mamá (2012)

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”