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Procrastiner : êtes-vous un procrastineur ? 20 conseils pour arrêter de remettre vos tâches à plus tard

Vous ne cessez pas de remettre vos projets importants à plus tard ? De retarder les tâches à faire ? Dans cet article nous vous expliquons ce que signifie procrastiner, ainsi que les causes, les conséquences, les avantages et les désavantages de la procrastination. Découvrez 20 conseils indispensables pour arrêter d’être un procrastinateur !

Procrastiner

Que signifie procrastiner ?

Procrastiner signifie “différer, retarder”. Qui ne remet pas à plus tard une tâche qu’il n’a pas envie de faire ? C’est égal s’il s’agit de ranger le garage, d’écrire une nouvelle, de répondre aux e-mails, d’éclairer un malentendu ou de n’importe quelle tâche que nous devons remplir. Il y a toujours une distraction ou une autre qui finira par s’accaparer de notre attention, comme changer une ampoule, un savoureux paquet de biscuits au chocolat ou revoir toutes les blagues que l’on nous a envoyé dans un groupe d’ami sur WhatsApp.

Ces situations vous sont certainement familières (il est même possible que vous soyez en train de procrastiner en ce moment même). Nous avons généralement le désir de ne pas procrastiner afin de pouvoir dormir tranquillement la nuit précédant la date d’échéance, mais nous n’arrivons pas toujours à nous mettre au boulot. Découvrez dans cet article comment éviter d’avoir des remords et comment devenir un exprocrastinateur. “Ne laissez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui”.

Procrastiner : causes

Le fait que nous passons une partie représentative de notre vie à procrastiner est dû à plusieurs causes, qui sont aussi variées qu’inhérentes à la nature humaine. Bien que personne ne puisse travailler sans interruption pendant toute la journée, il y a un grand éventail de fréquences de procrastination.

Il y a des personnes qui sont plus enclines à cette habitude que d’autres. Pour certaines personnes, il s’agit simplement d’une petite habitude qu’ils pratiquent par moments (ce sont des “faux procrastinateurs”), alors que pour d’autres il s’agit d’un grave problème qui leur coûte tout leur temps.

Les raisons qui poussent le procrastinateur à repousser leurs tâches sont diverses. Cependant, les principaux motifs peuvent être l’ennui, les difficultés et les problèmes de concentration, l’épuisement, le manque de motivation, la peur de l’échec, etc…

Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais procrastiner ? Nous devons régulièrement faire face à une infinité de tâches qui ne nous plaisent pas du tout ou que nous trouvons désagréables. Il est beaucoup plus simple de se laisser aller à voir notre série préférée ou à regarder en boucle des vidéos de chats sur internet. Il se peut même que nous ayons tellement envie de bien faire quelque chose que nous le repoussons à plus tard parce que nous ne savons pas par où commencer ou pour ne pas nous décevoir nous-mêmes.

Malgré le fait que généralement nous sachions quelle sont nos dates d’échéance pour nos travaux, qu’il est mieux de répartir les tâches dans le temps ou qu’un bon travail demande du temps et du calme, cela semble vite être oublié lorsque nous devons faire face aux différentes distractions de notre quotidien que nous offrent les ordinateurs et nos smartphones. L’incalculable variété de distractions que nous proposent les nouvelles technologies, les chances que nous repoussions nos tâches à plus tard augmentent de manière exponentielle.

Procrastiner : conséquences

  • Culpabilité : Il est très fréquent d’avoir des pensées comme : “je n’aurais pas dû perdre de temps”.
  • Stress : En contemplant l’énorme montagne de tâches qui s’est accumulé après une semaine de procrastination, les signes et symptômes du stress apparaissent et nous rappelle que nous devons immédiatement commencer à travailler sérieusement (découvrez les conséquences du stress chronique sur le cerveau).
  • Rendement plus faible : Évidemment, dédier trop de temps à regarder des vidéos sur Youtube qui n’ont rien à voir avec notre travail ou passer son temps sur Facebook, rendra ensuite nos efforts pour travailler plus difficile. Cela diminue également notre attention et notre motivation.
  • Reproches des collègues ou des supérieurs : Souvent, cela ne plait pas aux autres que l’on procrastine, surtout lorsque cela influence négativement notre travail. Cela peut amener à générer des critiques et de l’antipathie. La procrastination peut donc mener à une suspension ou à la perte de l’emploie.
  • Honte : Le jugement social négatif des autres personnes nous fait souvent ressentir de la honte. Cette évaluation négative de soi-même et le désir de se cacher est si désagréable qu’il interrompt généralement les tâches qui devraient être réalisées, ou rend difficile de continuer. De plus, cette émotion est préjudiciable pour notre santé mentale.
  • Spirale de procrastination : Si nous ne recevons pas de récompenses à notre travail à cause de notre manque d’effort, cela peut devenir une habitude de procrastiner. Cela nous entraîne dans une spirale de plaintes, de reproches et de sentiments de haine envers nous-mêmes, vers une faible estime de soi, une faible efficacité personnelle et une longue liste de mauvaises choses que nous préférons garder éloignés de nos vies.

Procrastiner est courant dans plusieurs domaines de notre vie. Même dans notre vie de tous les jours nous pouvons repousser certaines tâches à plus tard, même si celles-ci pourrait nous procurer une grande satisfaction, comme s’inscrire au fitness ou faire un pas important dans notre relation. Plus bas, nous vous expliquons quelles sont les tâches qui sont le plus souvent repoussées par les procrastineurs.

Procrastination professionnelle

L’habitude de procrastiner au travail est un problème grave pour tous les types d’entreprises. Utiliser la boîte mail du travail à des fins non-professionnelles, faire des appels personnels depuis le bureau ou nous dédier à des fonctions peu importantes dans notre travail sont des habitudes qui réduise le rendement professionnel. Les entreprises peuvent perdre de l’argent et nous, nous pouvons peut-être perdre une opportunité de promotion ou même être punis.

Évidemment, passer un moment ponctuel à l’une de ces occupations n’est pas si grave, mais le fait de ne pas contrôler ces activités peut les transformer en habitude, qu’il sera ensuite difficile de combattre.

Procrastination à l’école

Comment est-ce que la procrastination affecte les études ? Procrastiner pendant les études est quelque chose de très courant. Souvent, le contenu de ce que nous devons apprendre ne nous motive pas du tout, ou nous avons de la peine à le comprendre. Nous sommes souvent témoins de gens qui disent avoir “préparé l’examen la veille”. Généralement, si nous agissons ainsi, nous n’arriverons pas à nous rappeler de ce que nous avons appris pour longtemps.

Il se peut que passer 24 heures d’affilées à souligner et à mémoriser sans interruption puisse parfois fonctionner (découvrez comment mémoriser plus vite). Mais le plus souvent cela ne nous aidera pas à obtenir de bonnes notes, et nous n’arriverons pas à avoir un apprentissage significatif.

Acquérir des bonnes habitudes d’apprentissage est l’une des clés du succès, que ce soit pour les étudiants ou pour les professionnels. La procrastination académique peut entraver les tâches à accomplir et faire penser à l’étudiant qu’il n’est pas fait pour les études et qu’il expérimente des sentiments négatifs qui vont freiner sa motivation à progresser dans son apprentissage.

Dans cette vidéo, Tim Urban, l’auteur du populaire blog Wait But Why, donne un discours intéressant et amusant sur la procrastination, ses causes et ses conséquences. N’oubliez pas d’activer les sous-titres en français !

20 conseils pour arrêter de procrastiner

On peut s’émerveiller face aux personnes qui remplissent toujours leurs tâches à temps, et qui font plein de chose à côté : elles vont au fitness, prennent des cours de dance, etc… Comment arrivent-elles à ce niveau d’organisation ? Sont-elles simplement meilleures que nous ?

Du fait qu’il soit peu probable qu’elles aient des super-pouvoirs, c’est certainement qu’elles arrivent à vaincre régulièrement leurs impulsions qui les incitent à procrastiner. Vous aussi vous pouvez commencer votre transformation en l’un de ces super-héros. Dans ce paragraphe, nous vous donnons 20 conseils et recommandations pour que vous puissiez arrêter de procrastiner et que vous arriviez à éviter les distractions inutiles.

1. Rappelez-vous que ça sera impossible sans efforts

Il n’y a pas de truc secret qui nous permette de terminer nos tâches deux fois plus vite sans procrastiner, sans distractions et en plus en prenant du plaisir. Cependant, nous pouvons choisir d’avoir une attitude positive face à notre occupation.

Peut-être même que nous pouvons arriver à ne plus voir nos tâches comme des obligations et que nous les percevons comme de défis une fois que nous nous mettons complètement au travail.

2. Notez vos priorités

Si nous pensons en même temps à notre chat, à faire une machine à laver, à rédiger vingt pages en une nuit, à acheter des bonbons, etc… Il est possible que nous nous perdions et que nous ne sachions pas par où commencer. Cependant, si nous hiérarchisons ces tâches (et que nous nous concentrons uniquement sur une d’elles), nous auront l’impression qu’il est plus facile d’atteindre notre but.

3. Soyez réaliste

Il est peu probable de passer de ne pas du tout savoir parler à anglais à une maîtrise parfaite de cette langue en deux semaines. Il ne nous sera pas non plus possible de réaliser un bon projet d’étude si nous ne comprenons pas les directives qui nous sont données. Il est presque autant important de savoir ce que nous désirons faire que de d’avoir des objectifs réalisables. Vous pouvez également déléguer certaines tâches à d’autres personnes de confiances pour vous soulager.

4. Rappelez-vous de vos motivations

Il est nécessaire d’être au clair sur ce que nous souhaitons accomplir. Avoir une idée ambiguë n’est pas une bonne chose, si notre but est de finir notre thèse ou de créer un site web, il est important que nous en soyons bien conscients afin de ne pas nous perdre en chemin. Vous pouvez noter ces objectifs sur votre bureau ou mettre un post-it sur votre lieu de travail. L’important est que celui-ci finisse par être réalisé.

5. N’ayez pas peur d’échouer en essayant

Il faut vaincre la peur de l’échec. Souvent nous atteignons nos objectifs en essayant plusieurs fois et en se trompant… En fait, améliorer chaque tentative que nous réalisons est essentiel pour la résolution de problèmes. Se tromper nous permet d’établir des connections d’idées plus créatives et nous pousse à essayer de donner le meilleur de nous-mêmes.

D’un autre côté, si vous n’êtes pas du tout préparé pour réaliser une tâche ou si vous penser que cela ne vous rend pas heureux, vous pouvez également abandonner. L’essentiel est que si vous penser continuer, cela soit parce que vous le voulez vraiment et après avoir mûrement méditer votre décision.

6. Planifiez vos tâches

Il ne suffit pas de simplement planifier, car cela peut être une forme de procrastination, si vous pensez seulement à ce que vous pourriez faire sans agir… Il est important de concrétiser certaines actions que l’on planifie, afin de nous mettre en marche. Quelles actions réaliser en premier ? Lesquelles sont les plus importantes ? Quels sont leurs niveaux de difficultés respectifs ? Combien de temps cela nous prendra-t-il ? Ainsi, i convient de diviser nos tâches en plus petites étapes afin de pouvoir répondre avec plus de précision aux questions antérieures.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir votre permis de conduire, cela ne suffit pas de penser “un de ces jours je passerai l’examen” ou “lorsque je souhaiterai partir en week-end avec ma copine”. Afin de ne pas procrastiner il est préférable de décider fermement “lundi prochain je m’inscris à l’académie”, “j’irai aux cours pendants cet horaire”, “j’ai un peu de temps pour étudier l’examen théorique tel et tel jours”, etc… Fixez-vous des objectifs à court terme qui vous guide pas à pas.

7. Laissez-vous une marge de temps suffisante

Évidemment, cela est très difficile pour un procrastinateur professionnel. Mais nous pouvons essayer de nous “tromper” avec quelques petits trucs comme avancer la date finale sur notre calendrier. Si nous établissons qu’un travail doit être terminer pour le lundi (alors qu’il doit en fait être rendu le vendredi) nous aurons plus de temps à notre disposition pour les imprévus possibles jusqu’à la date réelle.

8. Méditez vos actes et vos émotions

Si vous vous arrêtez un moment à la fin de la journée pour évaluer ce que vous avez fait et ce qu’il vous reste à faire, vous aurez une meilleure idée de ce que vous devrez faire le jour suivant et comment améliorer votre rendement. Méditer sur vos émotions vous aidera à les mieux gérer et à augmenter votre auto-contrôle.

Il est fréquent de rencontrer des personnes qui procrastinent sans se rendre compte à quelle point elles repoussent leurs tâches, ce qui renforce leurs mauvaises habitudes. Nous n’avons pas besoin de beaucoup de temps pour nous rendre compte de quels ont été nos réussites, et en plus cela nous encouragera et nous permettra d’atteindre nos buts avec plus de précision.

9. Récompensez-vous pour le travail bien fait

Après avoir réalisé une autoévaluation de nos progrès, nous observerons certainement des éléments positifs, dont nous pouvons être fières. Nous pouvons alors nous récompenser de différentes manières, une glace ou des entrées pour un concert sont des bons exemples de récompenses qui peuvent nous remonter le moral et nous motiver pour continuer à travailler durement. Souligner nos succès améliorera notre moral et augmentera notre efficacité personnelle.

10. Essayer de prendre du plaisir en travaillant

Nous n’avons pas toujours le travail dont nous rêvons, et il est difficile que tous nos cours nous plaisent pendant nos études. Cependant, des exercices comme créer une liste des avantages de l’activité que nous souhaitons réaliser, comme le fait de travailler dans une bonne ambiance, ou nous concentrer sur les satisfactions que nous allons obtenir sur le plus long terme, peuvent être pour arrêter de procrastiner et être plus motivés pour accomplir nos tâches. De plus, une fois que vous aurez commencé, vous vous rendrez peut-être compte que cela n’est finalement pas aussi difficile que ce que vous pensiez.

11. Prenez soin de votre sommeil

Travailler lorsque nous sommes épuisés est complètement contre-productif car cela nous invite à procrastiner. Il est important de dormir suffisamment et également de le faire aux mêmes horaires tous les jours. De plus, bien dormir améliore la mémoire.

12. Reposez-vous régulièrement

Même si il ne nous reste que peu de temps pour rendre un travail, il est essentiel que nous prenions quelques instants pour nous distancer de notre travail afin de détecter nos erreurs plus facilement ou de trouver de nouvelles perspectives. D’un autre côté, il est utile d’établir un temps limite pour nos pauses, car si nous les prolongeons trop et que nous ne les contrôlons pas, nous risquons de tomber dans la procrastination.

13. Établissez un horaire régulier pour manger

Notre horaire de travail ou d’étude ne nous permet pas toujours de respecter nos heures de repas. Cependant, afin d’arrêter de procrastiner, il est important que nous essayions de fixer certaines heures afin de ne pas faire d’innombrables visites au frigo et en chemin nous distraire de notre travail.

14. Rangez votre lieu de travail

Si nous avons sur notre bureau nos clés, notre courrier, les cartes postales que nous a envoyés un ami de son voyage au Mexique, nos notes d’il y a quatre ans, nos nouvelles chaussettes, des stabilos de toutes les couleurs et toutes sortes d’objets mélangés sans aucun ordre, il est probable que nous perdions une grande quantité de temps lorsque nous essayerons de localiser une feuille dont nous avons besoin ou que nous perdions notre motivation simplement en voyant ce désordre.

Prendre l’habitude de ranger chaque chose à sa place après l’avoir utilisé peut être vraiment compliqué pour les personnes qui ne l’ont jamais fait. Cependant, il n’est jamais trop tard pour commencer à être ordonné. Il est certain que cela demande une période d’adaptation, nous ne pouvons pas changer nos habitudes en deux jours. Afin d’arrêter de procrastiner, nous pouvons commencer par au moins libérer notre espace de travail.

15. éloignez les distractions de votre vue

Il ne suffit pas de travailler ou d’étudier dans un lieu isolé et agréable qui invite à la concentration. Il faut également que nous sachions quels sont les éléments qui nous distraient et qui accaparent notre attention afin de les éloignez lorsque nous souhaitons travailler. Par exemple, avons-nous réellement besoin de toutes ces fenêtres ouvertes sur notre ordinateur ? Et ce jeu que l’on nous a offert ? Certainement pas. Éloigner ces éléments de notre vue ne nous garantit pas que nous n’allons pas y penser, mais cela diminue fortement les chances que ça se produise.

16. Ne perdez pas vos objectifs de vue en parlant avec les autres

Prendre soin de nos relations sociales est essentiel pour obtenir un bon rendement. Mais cela peut également être un élément perturbateur et qui peut nous déconcentrer. Par rapport aux travaux de groupe, il est également recommandé d’établir certaines règles et que tout le monde soit conscient des objectifs communs.

Il est vrai que le soutien social est fondamental pour atteindre nos objectifs. Nos amis et notre famille comprendrons que nous avons un but à atteindre et que nous pourrons leur consacrer plus de temps plus tard, sans avoir de remord pour procrastiner. Communiquer en personne notre but aux autres ou le publier sur les réseaux sociaux permettra à nos proches d’être conscients du fait que nous avons un compromis avec nous-mêmes et nous permettra d’obtenir leur aide si nécessaire.

17. Réglez votre téléphone sur silencieux

Le téléphone portable est l’une des distractions les plus fréquentes et doit être spécialement pris en compte. Cela peut s’avérer impossible lorsque nous attendons un appel important. Cependant, la majorité des distractions liées à ce dispositif sont plutôt des distractions comme l’audio envoyé par un ami pour vous raconter ce qui lui est arrivé en promenant son chien ou la dernière photo que votre ex a publié sur Instagram. Afin d’arrêter de procrastiner, il est recommandé de s’éloigner de votre téléphone portable ou de le mettre en mode silencieux voir même en mode avion lorsque vous travaillez ou que vous étudiez.

18. Trouvez votre propre méthode

Vous pouvez combiner toutes les techniques que nous vous avons donné dans cet article ou éliminer celles qui ne fonctionnent pas pour vous. Chacun peut élaborer ses propres techniques. Découvrez quelles sont les stratégies qui vous vont le mieux et qui vous aident à arrêter de procrastiner.

19. Ne vous punissez pas trop pour quand vous procrastiner

Peut-être que vous aurez besoin de plusieurs mois pour enfin vous mettre au travail et réaliser votre travail de mémoire, de chercher un emploi ou n’importe quelle action que vous repousser depuis longtemps. Comme nous l’avons vue précédemment, les conséquences peuvent être dévastatrices pour notre bienêtre et nous nous sentirons incompétents.

Il est préférable de nous concentrer sur le futur. Nous ne pouvons pas effacer le temps que nous avons passé à procrastiner, mais nous pouvons choisir comment nous allons affronter nos prochains défis et quelle sera notre attitude face à ceux-ci.

20. Faites appel à un professionnel si nécessaire

Procrastiner peut être une des conséquences d’un autre problème psychologique comme la dépression ou l’anxiété. Si vous considérez que vous procrastinez trop, que vous notez les conséquences néfastes de cette habitude et que vous avez vraiment essayé d’y mettre un terme, mais sans y arriver, nous vous recommandons de faire appel à un professionnel (psychiatre ou psychologue, à qui faire appel ?).

Si cette habitude devient un obstacle pour votre développement professionnel et personnel, se rendre chez un spécialiste peut vous aider à régler ce problème en profondeur.

Existe-t-il des avantages à procrastiner ?

Avantages et désavantages de la procrastination

Dans cet article, nous nous sommes concentrés sur les effets négatifs de la procrastination. Nous avons donc vue ensemble de nombreux désavantages de la procrastination et à quel point celle-ci peut rendre notre vie difficile. Cependant, nous ne souhaitons pas que vous ayez uniquement une vision négative de cette habitude. Procrastiner à aussi de avantages. Voici les principaux avantages de la procrastination :

  • Il est parfois nécessaire de sentir un peu de pression : parfois, c’est lorsqu’il reste peu de temps avant la date limite que nous sommes le plus efficace et que nous donnons le meilleur de nous-mêmes.
  • Procrastiner nous permet d’avoir du temps pour penser : en interrompant une tâche, nous pouvons nous rendre compte que nous sommes en train de prendre le mauvais chemin ou simplement que ce que nous faisons n’est pas fait pour nous. Nous distancier d’un travail peut être important afin de le voir d’un autre point de vue, plus objectif.
  • Procrastiner peut augmenter notre créativité : il se peut que pendant que nous sommes en train de gribouiller des caricatures de nos collègues nous fassions une association d’idée nouvelle qui nous permettra d’avancer dans notre travail.
  • Cela nous permet de nous divertir : dédier un peu de temps aux activités qui nous rendent heureux nous permet d’être plus productifs. La question est de trouver un équilibre et de ne pas oublier nos autres responsabilités.

En définitive, l’important est que procrastiner ne répercute pas forcément négativement sur notre vie.

 

Merci beaucoup pour votre lecture. Et vous, pensez-vous procrastiner un peu moins dès aujourd’hui ? Ou allez-vous attendre encore un petit peu ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires, à partager vos expériences personnelles ou à nous raconter vos trucs pour ne pas procrastiner, et si vous avez une question ou un doute, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura : implications éducatives

Comment apprend notre cerveau ? Une des théories les plus répandues est la théorie de l’apprentissage social, d’Albert Bandura. Dans cet article, Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue, répond à toutes nos questions : qui est Bandura, quelles sont ses expériences, quelles sont les phases de la théorie de l’apprentissage social et comment pouvons-nous appliquer ses enseignements à l’environnement de l’éducation scolaire et de l’enseignement.

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura

Qui est Bandura ? Son intérêt pour la compréhension de l’apprentissage

Psychologue canadien né le 4 décembre 1925. Banduraa réalisé différentes études psychologiques sur l’apprentissage, en donnant un rôle important aux aspects cognitifs.

Cela veut dire qu’Albert Bandura soutient une approche socio-cognitive. En se basant sur le comportement humain dans les interactions sociales (interprétations) et l’environnement (punitions et réponses).

C’est dans cet axe là que Bandura élaboré sa fameuse théorie de l’apprentissage social, nommée également vicaire ou modelée, que nous allons aborder par la suite plus en détails.

Théorie de l’apprentissage social de Bandura : l’apprentissage par l’observation

Selon Albert Bandura, la majorité des images de la réalité sur lesquelles nous basons nos actions, sont en fait inspirées de nos expériences acquise au travers d’autres personnes (expériences vicaires).

Nous passons en effet beaucoup de temps dans notre vie à apprendre et à acquérir des connaissances grâce à ce type d’apprentissage. Chacun d’entre nous a un répertoire de personnes que nous utilisons comme références dans diverses situations de notre vie, comme notre père, nos enseignants, nos collègues de travail, nos amis, certains personnages publiques qui nous “inspirent”, etc…

Presque sans nous rendre compte, nous reproduisons les comportements que nous voyons chez les autres. Cependant, nous ne sommes pas des automates. Nous choisissons le modèle, nous l’observons attentivement, nous mémorisons et nous évaluons si cela vaut la peine d’imiter ou non ces comportements.

Dans l’apprentissage vicaire, cette évaluation est très importante. En effet, c’est elle qui différencie la manière de Bandura de voir l’apprentissage des autres modèles et des autres théories, et qui fait que tôt ou tard cette théorie soit rebaptisée comme apprentissage cognitivo-social.

Lorsque nous utilisons notre mémoire, nous exécutons des images mentales de ce que nous avons observé comme comportement chez nos modèles. Nous utilisons également un discours verbal interne et nous nous rappelons ce que nous avons observé. À partir de là, nous prenons la décision de reproduire ou non le comportement que nous avons observé, si nous le reproduisons fidèlement ou si nous le modifions un peu, etc… Nous pouvons même le modifier en fonction de nos objectifs. La motivation de chaque personne entre alors en jeu, ainsi que son intérêt à reproduire le comportement.

Expérience de la poupée Bobo de Bandura sur l’agressivité

De la théorie à la pratique

Afin de donner une base empirique à sa théorie, Albert Bandura a réalisé la fameuse expérience de la poupée Bobo. Il essaye de concilier sa théorie de l’apprentissage par l’observation avec l’agressivité. L’objectif était d’arriver à une conclusion sur l’influence qu’exerce la violence observée par les enfants chez leurs modèles (plus tard nous aborderons l’expérience qui se focalise sur l’influence de l’agressivité observée à la télévision).

Dans la vidéo suivante, la fameuse expérience de Bandura a été reproduite, et les mêmes résultats ont été obtenus.

Comment est réalisée l’expérience d’Albert Bandura ?

Comme vous pouvez le voir, la poupée Bobo est une sorte de quille, qui lorsqu’elle est renversée revient automatiquement en position verticale.

Deux groupes expérimentaux ont été utilisés (GE1 et GE2) ainsi qu’un groupe contrôle (GC). Chaque groupe expérimental est formé de 24 enfants (autant de filles que de garçons).

  • GE1 : 24 enfants des deux sexes. On divise le groupe en deux groupes de 12 enfants chacun (autant de filles que de garçons).
    • GE1A : Les enfants observeront une femme avoir un comportement agressif envers la poupée.
    • GE1B : Les enfants observeront un homme avoir un comportement agressif envers la poupée.
  • GE2 : Le groupe de 24 enfants observe un adulte agir d’une manière non-agressive envers la poupée.
  • GC: On présente la poupée au groupe de 24 enfants sans aucune observation préalable.

Résultats :

Les conclusions de Bandura furent les suivantes :

  1. GE1 (enfants qui ont observé un comportement agressif) ont plus de probabilités d’avoir un comportement agressif que les autres groupes.
  2. Les garçons ont beaucoup plus de probabilités de reproduire un comportement physiquement violent que les filles. Il n’existe pas de tel différences quant au comportement violent verbal.
  3. Lorsque le modèle est une femme, il sera plus facilement imiter par les filles, et vice-versa (similitude avec le modèle).

Cependant, tout n’est pas blanc ou noir. Afin qu’un comportement se développe, d’autres éléments que l’observation d’un modèle sont nécessaires.

De plus, pour qu’un modèle soit approprié, il doit “être attractif et intéressant pour la personne modelée”. La culture joue également un rôle important dans ce domaine. N’importe quelle personne ne peut pas servir de modèle à n’importe quel enfant dans n’importe quel contexte.

Il est vrai que l’enfant, en observant le modèle avoir un comportement agressif, intègre ce mode de réponse dans son répertoire de comportement et cela augmente la probabilité qu’il reproduit ce comportement, mais ça n’est pas totalement déterminant.

En tant que personne, nous sommes dotés de conscience, d’une capacité et d’un pouvoir de décision. Ainsi, une fois que nous avons acquis l’apprentissage, nous devons vouloir l’utiliser au moment où nous le faisons. Choisir ce comportement comme le comportement adéquat à la situation en fonction de nos objectifs.

Dans cette expérience, quelque chose influence le comportement de l’enfant est qu’on leur montre une manière d’agir avec un élément avec lequel ils n’ont aucune expériences préalables (la poupée est quelque chose de nouveau pour eux), ainsi, leur liberté de choix est en quelque sorte restreinte, car nous leu enseignons directement comment se comporter avec ce nouvelle élément. C’est à dire que le comportement de l’enfant serait complètement différent si celui-ci disposait de plus de possibilités de choix de comportements face à cette situation précise.

Processus de la théorie de l’apprentissage social Bandura

Dans la théorie de l’apprentissage social, Bandura différencie 4 processus qui se développent lors de l’apprentissage social :

1. Attention

Il est totalement indispensable que l’attention de l’apprenti soit focalisée sur le modèle et sur le comportement de celui-ci. N’importe quelle distraction entraîne une interruption de l’apprentissage.

2. Rétention

La mémoire joue un rôle très important. La personne qui est en train d’intégrer un nouveau comportement doit le stocker dans sa mémoire afin de pouvoir le reproduire.

3. Reproduction

Dans ce point, en plus de la réalisation du comportement, la personne doit être capable de reproduire symboliquement le comportement. Par exemple, un enfant aura beau regarder pendant des heures son joueur de tennis favoris jouer au tennis, cela ne voudra pas dire qu’il pourra reproduire ses mouvements, il doit d’abord acquérir la capacité motrice de réaliser ses mouvements. Il intégrera le type de mouvement et d’action, mais il devra les répéter de nombreuses fois afin d’atteindre les mêmes résultats que son modèle.

De plus, il faut disposer d’une certaine capacité cognitive afin de pouvoir mettre en marche tous les mécanismes de récupération symbolique. C’est à dire que l’enfant doit obligatoirement avoir atteint ce niveau de développement cognitif.

4. Motivation

Lorsque nous avons en tête un comportement observé, il faut vouloir l’imiter. Nous pouvons avoir différentes motivations pour imiter un comportement, par exemple :

  • Renforcement/punition passée : cela se base sur le comportementalisme traditionnel. Lorsque nous recevons quelque chose de positifs après avoir eu un certain comportement (renforcement), cela nous poussera à la reproduire afin d’obtenir la même récompense.
  • Renforcement/punition promis : expectatives de ce que l’on souhaite obtenir, nous imaginons les conséquences.
  • Renforcement/punition vicaire : ce que le modèle a obtenu et que nous avons observé.

Comment pouvons-nous utiliser les stratégies d’apprentissage de Bandura ? Implications éducatives de l’apprentissage vicaire

1. Apprentissage observationnel appliqué à l’éducation

Dans toutes les cultures, les enfants regardent les adultes pour apprendre et modifier leurs schémas de comportement et d’action. Ils apprennent en observant des personnes de références, des modèles. Bandura dit :

“Heureusement, la majorité des comportements humains sont appris par l’observation de modèles”.

Cela évite beaucoup d’essai-erreur, du fait que l’enfant à l’opportunité de voir la situation, l’exécution du comportement et les conséquences. Pourtant, les enfants n’apprennent pas toujours leur comportement par l’observation, mais cela dépend de facteurs comme la complexité, le niveau de développement cognitif, de la signification qu’à le modèle pour l’enfant et de la fonctionnalité du comportement observé.

Ainsi, on a observé que les enfants ont tendance à imiter plus souvent des comportements qui sont relativement simples, proches de leurs compétences cognitives, qui ont des récompenses gratifiantes, qui sont présentés par des modèles attractifs et qui sont observés lorsque l’enfant fait preuve d’une attention active envers le modèle.

De la perspective de la théorie cognitive de l’apprentissage social, nous pourrions l’appliquer à la salle de classe. Il est conseillé que les enfants perçoivent le professeur ou l’éducateur comme quelqu’un qui présente constamment des modèles de comportement, verbaux et symboliques, aux élèves. Son efficacité dépendra de la consistance entre les modèles, l’adéquation de ceux-ci avec les compétences des élèves, du lien affectif entre le professeur et les élèves ainsi que l’efficacité de la procédure de présentation des ces modèles. D’un autre côté, les élèves n’auront pas uniquement l’opportunité d’apprendre en observant ce que fait et dit l’éducateur, mais ils pourront également apprendre et observer leurs camarades de classe. L’emploi systématique de formes structurées de présentation de modèles entre camardes de classe peut se convertir en une ressource éducative d’une grande importance.

2. Prédiction et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura parle de la prédiction, élément très important lorsqu’il s’agit de travailler avec l’apprentissage des enfants, car ceux-ci intériorisent très rapidement quelles sont les conséquences de leur comportement, sachant faire la différence entre des situations différentes.

Par exemple, certains parents se demandent pourquoi il y a des professeurs avec lesquels les enfants se comportent toujours mal et d’autres avec lesquels les enfants se comportent parfaitement bien, ou “pourquoi est-ce qu’il n’écoute que ce que je lui dis lorsque je me mets en colère ?”.

Cela se produit à cause de la prédiction que les enfants réalisent. Par exemple, si chaque fois que Jean reste assit à sa place, son professeur “A” ne le valorise pas (ne lui dit pas “c’est très bien Jean”), Jean fera ce qui l’intéresse plus à chaque fois. Maintenant, si le professeur “B” crie chaque fois que Jean se lève et qu’il dit aux élèves de rester à leur place, en plus d’apprendre qu’il y a une punition s’il se lève, Jean apprendra qu’il doit s’asseoir quand son professeur “B” crie. Ainsi, Jean et ses camarades de classe sauront qu’avec le professeur “A”, c’est égal si on reste assit ou on, alors qu’avec le professeur “B”, il faut s’asseoir lorsqu’il crie.

Donc, selon la théorie de l’apprentissage social, le professeur enseigne aux élèves non seulement des comportements, mais également des schémas de réponses selon les situations.

D’un autre côté les expectatives qu’intègrent les personnes, dans ce cas les enfants, ne sont pas forcément celles perçues à la première personne. Par exemple, si l’enfant le plus populaire de la classe l’est parce que il a un comportement perturbateur ou problématique, beaucoup des autres élèves l’imiterons afin d’obtenir la même chose : popularité et attention.

Il s’agit là de quelque chose de très important à utiliser dans les salles de cours. Et pourtant cela est souvent mal réaliser dans nos écoles… Ce qui serait plus efficace pour enseigner aux élèves serait d’encourager et de féliciter toutes les bonnes choses que fait l’enfant qui agit comme modèle pour la plupart des autres enfants, au lieu de seulement prêter attention aux choses qu’on souhaiterait qu’il ne reproduise pas.

3. Motivation et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura affirme que les conséquences d’un comportements (aussi bien les punitions que les renforcements) ont une grande influence sur l’augmentation ou la diminution d’un comportement.

C’est un aspect très important de la motivation et est fondamental pour l’apprentissage. Mais la différence entre le modèle de Bandura et celui de Skinner est que dans le premier, les conséquences créent des expectatives qui seront ce qui augmentera des séquences ou diminuera les comportements futurs, alors que dans le deuxième modèle, les conséquences sont les éléments directement déterminants dans la répétition ou non d’un comportement.

Ainsi, si nous suivons les enseignements de Bandura, les conséquences anticipées contrôlent le comportement plus que les conséquences réelles. Cela explique qu’un comportement soit parfois réaliser alors qu’il n’a pas été encouragé. Pourquoi est-ce qu’un enfant essayerait-il d’attirer l’attention sur lui en classe jour après jour alors qu’il est parfois ignoré ? Parce que il sait que certaines fois on lui prêtera attention.

Les personnes traitent les relations entre comportement et conséquences afin d’en synthétiser l’information.

4. Pensées et gestion cognitive appliqué à l’éducation

Comme nous l’avons vu précédemment, pour Bandura, la pensée est un élément clé dans le comportement. Lorsqu’un enfant apprend, il est très important qu’il construise des représentations symboliques conceptuel. C’est à dire qu’il comprenne le contexte, le comportement et le pourquoi.

Bandura explique que si un enfant n’est pas conscient des conséquences de son comportement, il n’apprendra pas correctement.

En nous basant sur la théorie de l’apprentissage social, lorsque nous éduquons les enfants à l’école, nous devons leur expliquer qu’est-ce qu’ils obtiennent avec leurs actes et leur comportement, afin qu’ils apprennent et qu’ils connaissent leurs objectifs. Sinon, en suivant cette théorie, ils développeront des comportements qui manquent de sens et feront les choses comme des automates.

De plus, la répétition consciente des comportements entraînera une intégration et une automatisation des ceux-ci, laissant ainsi plus “d’espace mental” afin de continuer l’apprentissage.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, laissez-nous vous demander : aviez-vous déjà entendu parler de ce psychologue ? que pensez-vous de ce type d’apprentissage ? êtes-vous d’accord ? pouvez-vous penser à d’autres moyen de l’intégrer au système éducatif ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Tout sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est, à quoi sert-elle et comment l’appliquer dans les écoles et à la maison

 Qu’est-ce que la neuroéducation et à quoi sert-elle ? La neuroéducation est une nouvelle forme de voir l’enseignement qui se base sur l’apport de stratégies et de te technologies éducatives centrées sur le fonctionnement cérébral. Cette nouvelle discipline éducative fusionne les connaissances sur la neuroscience, la psychologie et l’éducation, avec pour objectif l’optimisation des processus d’enseignement et d’apprentissage. Nous vous expliquons dans cet article tout ce qui vous devez savoir sur la neuroéducation : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert. Nous vous donnons également quelques conseils à appliquer en classe ou à la maison. La neuroéducation changera la manière d’étudier et d’apprendre des enfants. Utilisez les nouvelles découvertes qui permettent de comprendre comment le cerveau acquiert des nouvelles connaissances pour éduquer d’une meilleure façon !

Qu’est-ce que la neuroéducation ? Définition et concept

La neuroéducation peut être définie comme une discipline qui relie la neurologie et les sciences de l’éducation, dans laquelle la psychologie joue un rôle clé.

Il s’agit d’un projet de développement scientifique dans lequel l’on souhaite joindre les connaissances à propos du fonctionnement du cerveau avec ce que l’on connaît sur les processus éducatifs sur le terrain. Normalement, l’environnement sur lequel ce centre la neuroéducation est l’éducation dans les milieux scolaires et académiques.

La neuroéducation est une branche très récente, dans laquelle collaborent les éducateurs et les neuroscientifiques. Dans cette branche émergente convergent les spécialités comme la neuroscience, la psychologie, la science cognitive et l’éducation afin d’améliorer les méthodes d’enseignement et les programmes scolaires.

C’est un dynamique d’apprentissage basée sur la neuroscience, dont le but est d’appliquer tous ce que nous savons sur comment apprend le cerveau et quelles sont les choses qui stimulent le développement cérébral dans un milieu scolaire. La neuroéducation nous permet donc de devenir plus intelligent.

Facteurs qui interviennent dans la neuroéducation

Dans le neuroéducation on applique toutes les connaissances qui ont été découvertes dans les sciences cognitives et la neuroscience ces derniers 25 ans. Voici les découvertes qui ont été les plus importantes :

1- La plasticité cérébrale et la neurogenèse

La plasticité cérébrale a été l’une des découvertes les plus importants dans le domaine de la neuroscience. Le cerveau est élastique, c’est à dire qu’il a une grande capacité d’adaptation tout au long de notre vie. De plus, il est capable de créer constamment des nouveaux neurones et des nouvelles connections entre ceux-ci si on lui procure la stimulation adéquate.

2- Les neurones éponges

Les neurones éponges sont un groupe de cellules cérébrales qui s’activent quand nous réalisons une action ou quand nous observons quelqu’un la réaliser. Et cela ne se produit pas que pour les actions, mais également pour les expressions émotionnelles. C’est pour cela que l’on pense qu’ils sont la base de l’empathie et de l’acquisition du langage. Les connaissances sur les neurones éponges sont très importantes pour la neuroéducation.

3- Émotions et apprentissage

Les émotions interagissent avec les processus cognitifs, c’est pourquoi gérer les émotions est une partie clé du processus d’apprentissage. Il faut donc enseigner aux enfants à être conscient des leurs sentiments et à les contrôler, ce qui leur permettra de contrôler leur comportement. Il est important qu’ils apprennent à reconnaître quand ils sont tristes, en colères et qu’ils arrivent à gérer ces émotions. De plus, des niveaux élevés de stress rend l’apprentissage plus difficile. Il est donc important de créer un bon climat d’apprentissage, sans stress, et de leur apprendre à gérer l’anxiété.

Mais il n’y a pas que la gestion des émotions négatives qui est bénéfique et qui aide à améliorer le rendement académique. En effet, apprendre des matières qui nous font ressentir des émotions s’avère beaucoup plus facile et permanent qu’une matière qui nous est indifférent. On appelle cela l’apprentissage significatif.

4- Dyslexie et troubles de l’apprentissage

Les découvertes sur les troubles de l’apprentissage nous permettent, en plus d’apporter aux enfants qui en souffrent un appui personnalisé, de mettre à leur disposition de meilleurs outils pour les aider à surpasser leurs difficultés. Outils de neuroéducation pour traiter la dyslexie en classe.

5 -Autant l’expérience que la génétique nous influence

Depuis les débuts de la psychologie il existe un débat sur le fait de savoir si nous sommes le fruit de nos expériences ou de notre génétique. De nos jours, la majorité des experts sont d’accord sur le fait que ces deux aspects sont fondamentaux pour notre développement. La génétique assoit la base de nos habiletés et de nos capacités, mais l’expérience va agir sur celles-ci. Les enfants peuvent avoir une série de capacité plus ou moins innées, qu’ils soient plus doués pour une chose que pour un autre, mais c’est quelque chose qui pourra toujours être entraîné et modifié.

Des domaines d’investigation qui s’appliquent à l’éducation sont l’entraînement du raisonnement, l’amélioration de la mémoire de travail, la consolidation de la mémoire, la récupération des souvenirs et les traitements des problèmes d’apprentissage (découvrez comment mémoriser plus vite).

CogniFit, la plateforme leader en neuroéducation

La neuroscience et la neurodidactique sont de plus en plus importants dans les écoles qui souhaitent optimiser leurs processus d’enseignement. La technologie éducative de CogniFit, basée sur la neuroéducation, est appliquée dans différents centres scolaires dans le monde entier et s’avère être d’une grande efficacité pour tous les élèves, mais surtout pour ceux qui ont des nécessités spécifiques ou des difficultés d’apprentissage.

CogniFit Neuroéducation en classe est un outil scientifique pour les éducateurs, créer pour les aider à identifier certaines des causes neurologiques qui peuvent être liées avec l’échec scolaire, et réhabiliter les principales fonctions cognitives des enfants.

Comment cela fonctionne ? La première chose que doivent faire les étudiants est de remplir une évaluation cognitive. Tous les jeux mentaux de CogniFit Neuroéducation ont été créés et validés cliniquement et permettent d’identifier les forces et les faiblesses cognitives impliquées dans l’apprentissage, comme l’attention, la mémoire, la perception et le raisonnement.

En utilisant les résultats de cette évaluation initiale, CogniFit programme automatiquement une dynamique d’entraînement cérébrale personnalisée, créée spécifiquement pour améliorer les capacités cognitives de chaque étudiant.

L’échec scolaire est l’une des préoccupations les plus en vue dans le système éducatif. C’est pour cela qu’il est important d’appliquer les connaissances sur le cerveau à l’éducation. Pouvoir profiter dans les centres éducatifs d’outils et d’initiatives neuréducatives permet à tous les élèves de développer adéquatement leur potentiel d’apprentissage.

Plateforme éducative de CogniFit

Neuroéducation pour les éducateurs

Le milieu dans lequel l’application de la neuroéducation est bien évidemment l’école, car il s’agit du principal environnement d’apprentissage d’un enfant.

Les éducateurs doivent connaître les nouvelles connaissances sur le cerveau, sur l’apprentissage et sur la mémoire afin de pouvoir adapter leur style d’enseignement dans le but d’optimiser le processus d’apprentissage. Ils doivent également se rendre compte que la structure de leur cours, leurs actions leurs discours et les émotions qu’ils transmettent ont une influence sur le développement du cerveau de leurs élèves et sur leur manière d’apprendre.

Nous savons que les connaissances en neuroscience peuvent aider énormément en cours, mais comment appliquer ces connaissances dans un contexte éducatif ? La base est que les élèves ne doivent pas se limiter à rester assit et à recevoir passivement les informations, mais ils doivent la manipuler et participer activement à son élaboration.

1. Créer un climat émotionnel positif dans la classe

Il est très important que les professeurs et les éducateurs encouragent le développement d’un climat positif dans la salle de cours, où ils doivent se montrer empathiques et proches de leurs élèves. Il est nécessaire qu’ils contrôlent leurs expressions émotionnelles pour qu’elles soient positives, et ainsi transmettre cette positivité à leurs élèves. Il faut éviter les niveaux de stress élevés dans la classe. Un petit peu de stress est nécessaire pour maintenir les élèves motivés et actifs. Par contre, trop de stress est préjudiciables pour leur rendement. Il peut également s’avérer très utile d’enseigner aux élèves comment gérer leur propre stress et autres émotions négatives, et cela non seulement au niveau scolaire, mais également à tous les niveaux.

2. Utiliser CogniFit neuroéducation en classe

Cette technologie éducative a été créée par des enseignants. Elle permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés en neuroéducation ou en psychopédagogie d’analyser et d’améliorer les processus d’apprentissage dans le milieu scolaire. À quoi sert concrètement CogniFit neuroéducation ?

  • Apprendre et approfondir les connaissances sur les processus cérébraux impliqués dans l’apprentissage et le développement neurologique.
  • Intégrer des améliorations méthodologiques et didactiques afin d’optimiser l’enseignement et d’enrichir la scolarité.
  • Évaluer les étudiants avec objectivité pour identifier leurs forces et leurs faiblesses cognitives, qui peuvent être liées aux difficultés d’apprentissage, et ainsi éviter l’échec scolaire.
  • Corriger et réorienter les difficultés d’apprentissage.

3. Utiliser l’apprentissage émotionnel

La mémoire est étroitement liée aux émotions. Nous apprenons beaucoup plus facilement quand l’information à retenir nous fait ressentir des émotions. C’est pour cela qu’une bonne stratégie de neuroéducation est de créer des connections émotionnelles dans le domaine ou la thématique enseignée. Ces connections peuvent être obtenues grâce à des activités spécifiques qui connecte émotionnellement les élèves avec le contenu du cours. Par exemple, les arts visuelles et interprétatives peuvent être fusionnées, afin d’activer une réponse émotionnelle et d’augmenter la capacité d’apprentissage.

4. Enseigner avec différents styles et de différentes manières

Il est possible d’augmenter la capacité d’apprentissage de chaque étudiant en utilisant différents styles d’enseignement, ainsi qu’en variant les activités et les matières étudiées. Tous les étudiants n’apprennent pas de la même manière. Certains sont plus visuels, d’autres plus gestuels, etc… En utilisant des images, des vidéos, des activités expérimentales ou interactives, de la musique… nous sommes en train d’utiliser la neuroéducation en stimulant tous les sens. Ainsi, les élèves apprendront d’une manière plus complète, et tous les étudiants en profiteront.

5. Maintenir un environnement optimal

Comment intégrer des stratégies de neuroéducation dans la classe ? Les élèves apprennent mieux dans des environnements déterminés. Nous avons une grande capacité visuelle, et nous sommes plus attentifs face à des stimulations nouvelles. C’est pour cela qu’en apportant à la salle de cours une dynamique de changement aidera les élèves à être plus attentifs. Le changement, l’ordre et la beauté, intégré dans chaque unité d’apprentissage, les aidera à apprendre plus facilement. Une musique tranquille en fond sonore peut également aider les élèves à se concentrer, à se relaxer et à se sentir plus à l’aise. Une lumière la pus naturelle possible contribue également à maintenir un environnement plus optimal pour l’apprentissage. L’obscurité dans la classe ou les lumières fluorescentes qui apportent une lumière artificielle ne sont pas recommandés.

6. Utiliser la répétition mais de manières différentes

Une des meilleures façons d’apprendre et de retenir l’information dans notre mémoire sur le long terme est la répétition de l’information. Par contre, si l’information est répétée toujours de la même manière, cela peut être vraiment très ennuyeux pour les élèves. Ainsi, une bonne stratégie de neuroéducation est que la répétition de l’information soit faite de manières différentes et à travers différentes activités et expériences. De cette façon, les élèves pourront manipuler l’information de différents points de vue.

Technique de neuroéducation : la répétition de manière différentes

7. Augmenter l’apprentissage significatif

Il est fondamental pour un apprentissage sur le long terme et pour maintenir la motivation dans la classe que les élèves comprennent l’utilité de ce qu’ils sont en train d’apprendre. Il s’agit d’appliquer les connaissances au monde réel, répondre à “à quoi ça me sert de savoir ça ?”.

Une bonne stratégie de neuroéducation dans a classe est d’utiliser des activités dans le monde réel, comme investiguer, faire des expériences, créer des métaphores, des analogies, examiner les relations de causes-effets, analyser la perspective, réaliser des activités artistiques qui stimulent la pensée créative.

8. Faire des résumés

Les résumés, ou “feedback”, sont essentiels pour la neuroéducation et les processus d’apprentissage. Faire des résumés, dire ce qui a été fait et ce qui peut être amélioré est une des bases de l’orientation de l’apprentissage. Il ne suffit pas de donner une note numérique aux examens et de marquer en rouge les erreurs. Il faut signaler les erreurs d’une manière concrète, et également signaler ce qui a été bien fait. Ainsi, les élèves seront plus motivés et auront des directives concrètes pour s’améliorer.

Neuroéducation pour les parents

Les parents sont l’autre pilier de l’éducation des enfants. Ainsi, les connaissances sur le fonctionnement cérébral peuvent les aider dans leur relation avec leurs enfants au niveau éducatif et également affectif. Ils pourront motiver leurs enfants à apprendre, à développer tout leur potentiel et à maintenir leur santé mentale d’une manière optimale. Il existe des outils de stimulation cognitive pour toute la famille.

Neuroéducation pour les parents

1. Augmenter son apprentissage en cultivant son estime de soi

Neuroéducation pour les parents : une estime de soi saine est fondamentale pour un apprentissage optimal. Qu’il sache qu’il est capable de faire les choses l’aidera à maintenir sa motivation pour apprendre et pour fournir les efforts nécessaires. Il est important de ne pas le comparer avec d’autres enfants ou avec les frères et sœurs, car cela endommage son estime de soi et le poussera à se comporter d’une manière qui n’est pas la sienne. Au lieu de cela, motivez-le et aidez-le à s’améliorer dans certains domaines. Découvrez comment encourager et féliciter votre enfant afin d’augmenter son estime de soi.

2. Ne pas freiner sa créativité

Nous ne nous rendons pas forcément compte, mais parfois sans le vouloir nous freinons la créativité de nos enfants. Ne les interrompez pas quand ils sont en train de jouer seuls ou quand ils sont captivés ou motivés par quelque chose. Permettez-leur de jouer à l’air libre et avec d’autres enfants. Il n’est pas non plus nécessaire de les surveiller constamment, car s’ils se sentent observés, leur impulsivité créative disparaîtra et cela coupe leur liberté d’expérimenter. Découvrez l’importance de la pensée créative.

3. L’aider à appliquer ses connaissances à la réalité

Une bonne stratégie de neuroéducation à la maison est que quand vous aidez votre enfant avec ses devoirs, aidez-le à comprendre comment ces connaissances peuvent être appliquées dans la vie réel. Ainsi, non seulement votre enfant apprendra mieux, mais il découvrira également l’utilité de ce qu’il apprend.

4. S’assurer qu’il se repose suffisamment pour mieux apprendre

Les parents doivent apprendre qu’un sommeil de qualité est fondamental pour un rendement et un apprentissage optimal. Pendant notre sommeil, nous nous reposons et restaurons nos forces, mais nous consolidons également tout ce que nous avons appris. C’est donc une bonne stratégie de neuroéducation que de s’assurer que votre enfant dort le nombre d’heures adéquat (un enfant doit dormir entre 9 et 10 heures par jour), mais également qu’il ait un sommeil de qualité. Il se peut que votre enfant dorme suffisamment ais qu’il ne se repose pas bien. Soyez attentif aux signes comme l’apathie, le manque d’envie, l’irritabilité, qui peuvent être les conséquences d’un sommeil insuffisant. Insomnie infantile, comment faire face aux troubles du sommeil chez les enfants.

5. Un corps actif apprend mieux

L’activité physique augmente la capacité d’apprentissage. Si votre enfant aime se bouger pendant qu’il étudie ou qu’il apprend quelque chose, laissez-le faire. Cela l’aidera à se relâcher et à apprendre mieux.

Pratiquer une activité physique est une bonne stratégie de neuroéducation, car cela aide à apprendre mieux du fait que l’exercice physique aide à oxygéner et à activer le cerveau. Avant et après avoir étudié, laissez votre enfant courir, sauter et simplement se bouger. Les activités sportives extrascolaires peuvent également être une bonne option et en plus cela peut les aider à socialiser, à s’amuser et à réduire les risques d’obésité infantile.

Neuroéducation et difficultés d’apprentissage

La neuroéducation peut aider les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage. Les connaissances en neuroscience nous aident non seulement à savoir comment le cerveau apprend, mais également à savoir comment les cerveau rencontre des difficultés pour apprendre.

Il existe différents types de problèmes d’apprentissage, comme la dyslexie, l’autisme ou les TDAH (Troubles de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité). Grâce à CogniFit, vous pouvez réaliser des évaluations et des stimulations cognitives afin d’aborder tous les types de difficultés d’apprentissage.

La neuroéducation nous permet d’adapter l’enseignement afin de maximiser les possibilités d’apprentissage des enfants qui ont de la peine à se concentrer et à maintenir un rendement cognitif optimal pendant les cours.

Il est fondamental en cas de problèmes d’apprentissage qu’autant à l’école qu’à la maison on étudie bien la situation à laquelle il faut faire face, quelles sont les difficultés de l’enfant et quelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau peuvent nous être utiles. De cette manière, nous aurons en main les outils qui nous permettrons d’adapter l’enseignement à tous les élèves et d’utiliser les stratégies adéquates pour augmenter leur apprentissage.

Mythes de la neuroscience

Un des objectifs de l’application des connaissances neuroscientifiques dans l’éducation est de casser une série de mythes et de croyances que les professeurs et les parents peuvent avoir sur le développement du cerveau d’un enfant. Voici certains de ces mythes :

  • Il existe des périodes critiques dans lesquelles il FAUT absolument apprendre des choses spécifiques.
  • Nous utilisons seulement 10% de notre cerveau. Il existe même une croyance qui dit que nous aurions des superpouvoirs si nous pouvions utiliser 100% de notre cerveau. Cette croyance est aussi étendue que fausse. Nous utilisons tout notre cerveau.
  • Certaines personnes utilisent le cerveau gauche et d’autre le droit. Bien que nous ayons effectivement deux hémisphères cérébraux, cela ne veut pas dire que nous utilisons plus l’un ou l’autre. Il est vrai que chacun a des capacités différentes, mais nous utilisons tous les deux parties de notre cerveau de façon identique.
  • Écouter du Mozart rendra votre enfant plus intelligent. Beaucoup d’études démontent que cela est faux.
  • La manière de travailler multitâches est une bonne façon de travailler. Nous savons que cela n’est pas toujours vrai et que cela dépend énormément de la personne et de ses caractéristiques.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuroéducation. Si vous souhaitez en savoir plus sur le leadership, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions sur plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”