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TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle. Cela vous surprend de voir ces deux termes associés ? Pourtant, de nos jours il est amplement démontré que le rendement académique ainsi que la réussite scolaire et professionnelle ne sont pas uniquement dus à l’intelligence purement cognitive ou intellectuelle, mais également aux aspects émotionnels, qui jouent un rôle important. Sachant cela, imaginez l’importance de l’intelligence émotionnelle chez les personnes qui souffre d’un TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité).

Il existe de nombreuses possibilités quant aux stimulations précoces pour le développement optimal de l’intelligence émotionnelle, et dans cet article, nous allons vous en présenter quelques-unes.

Que vous soyez éducateur, parent, oncle, psychologue ou enseignant, ce guide d’exercices vous aidera à gérer les problèmes émotionnels des plus petits, et pas uniquement pour les enfants atteints d’un TDAH.

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle : Comment améliorer l’intelligence émotionnelle d’un enfant TDAH

Sachant que TDAH et intelligence émotionnelle sont liés, nous vous présentons une série d’exercices pour vous permettre de travailler ces deux facteurs. Vous pouvez pratiquer ces exercices autant en classe qu’à la maison, avec vos élèves ou avec vos enfants et leurs amis. Nous les présentons dans l’environnement scolaire, mais ils sont facilement adaptables et peuvent être réalisés à la maison. Il est recommandé de réaliser ces exercices pendant au moins quatre semaines pour qu’ils soient vraiment efficaces.

1- Le jeu de “salut, comment vas-tu ?”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants qui souffrent de TDAH. On réalise cette activité en s’asseyant au sol, enseignant et élèves. L’enseignant commence par demander à l’enfant à sa droite ou à sa gauche “Salut, comment vas-tu ?” et l’enfant doit répondre de manière naturelle comment il se sent. Enfin, l’enseignant doit avoir un contact physique avec l’élève pour finir leur “conversation”, comme une poignée de main, une tape sur l’épaule ou un “high five” (tape m’en cinq)…

Et ainsi, on continue successivement, l’enfant qui a répondu demande à l’enfant suivant et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait répondu. L’enseignant doit transmettre aux élèves la nécessité d’être poli et éduqué, ainsi que de se préoccuper pour les autres. Les élèves ressentiront à tour de rôle à quel point il est réconfortant de se sentir écouté et aimé. L’enseignant doit s’asseoir chaque jour à côté d’un enfant différent. Cette activité “entraîne” l’intelligence émotionnelle et est bénéfique à tous les enfants, mais spécialement pour les enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH.

2- Exercice “les émotions sur des cartes”

Après l’exercice précédent, restés assis de la même manière, en cercle, et l’enseignant disposera une série de carte rondes qui symbolisent des visages avec différentes expressions émotionnelles. Il est important qu’il y ai un grand nombre de cartes aux visages heureux et tristes, surtout au début, car cela seront les cartes les plus choisies par les enfants.

Vous devrez également dessiner d’autres émotions comme la douleur, la peur, la surprise, la colère, le rire, le pleur, etc…

L’enseignant commencera par choisir une carte et expliquer pourquoi il a choisit celle-ci, et définir son état émotionnel. Les enfants feront la même chose à tour de rôle.

L’activité doit être volontaire et il ne faut pas forcer un enfant à raisonner le pourquoi de son choix. Celui qui le souhaitera partagera avec ses compagnons de classe. C’est une bonne activité qui permet à l’enseignant d’évaluer les progrès de chacun de ses élèves individuellement. Il faut prendre en compte que les enfants qui souffrent de TDAH ont souvent plus de difficultés avec ce type d’exercices, mais avec un peu de patience, ils pourront réaliser d’énormes progrès.

3- Jeu “inventer des histoires”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants, et spécialement chez les enfants qui souffrent d’un TDAH, qui généralement présentent plus de difficultés.

Pour réaliser ce jeu, l’idéal est de le faire après avoir pratiquer les deux activités précédentes, afin qu’il se déroule de manière optimale. Cette activité est un jeu de rôle imaginaire, dans lequel l’élève doit se mettre dans la situation qu’on lui assigne.

L’enseignant doit poser au centre du cercle 12 cartes, face contre terre, numérotées sur la face visible. 6 de ces cartes doivent être blanches et correspondre à des lieux, comme la maison, l’école, la fête-foraine, l’hôpital, etc… Et 6 cartes doivent être bleues et correspondre à des expressions faciales de différentes émotions, comme la joie, le rire, le pleur, la colère, la surprise, la douleur, etc…

Les enfants choisiront à tour de rôle une carte de chaque groupe, avec une expression concrète et un lieu déterminé, et ils devront imaginer pourquoi une personne pourrait se sentir ainsi dans ce lieu.

Comme activité finale, chaque enfant peut réaliser un petit conte de l’aventure imaginée.

TDAH et intelligence émotionnelle : activités pour développer l’intelligence émotionnelle

4- Exercice de “deviner les émotions”.

Cette activité pour améliorer l’intelligence émotionnelle des enfants avec un TDAH peut-être très divertissante. L’enseignant doit utiliser 6 bandes cartonnées agrafées en cercle que les enfants doivent se mettre sur la tête, comme un bandeau. Chaque bande cartonnée a une expression faciale dessinée dessus. Les enfants choisis aléatoirement doivent représenter ensemble en utilisant leurs visages et leurs corps de la meilleure façon possible l’émotion qu’il leur a été attribuée.

Volontairement, s’ils sont d’accords, les enfants peuvent raconter une anecdote personnelle liée avec cette émotion.

Il ne faut pas oublier de changer les rôles des enfants chaque jour.

5- Jeu des “billes”

Ce type de jeu pour améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants avec un TDAH permet également de détecter s’il existe une situation du “bullying” ou autres problèmes dans la classe. Au début de l’activité, l’enseignant doit discuter un moment avec ses élèves sur comment ils se sentent et si quelqu’un les traite mal ou au contraire si quelqu’un les traite bien. L’idéal est que l’enseignant illustre ses propos en utilisant des exemples réels ou non, de comment il s’est senti lorsque quelqu’un le traitait mal et lorsque quelqu’un le traitait bien.

Il faut donner à chaque enfant un sac transparent, dans lesquels le professeur met 3 ou 4 biles noires, et 6 ou 8 billes blanches. Il doit expliquer à ses élèves que tout le monde peut avoir des sentiments positifs et des sentiments négatifs, selon le moment. Les billes noires représentent les sentiments désagréables, et les billes blanches les sentiments agréables.

L’activité se développe de façon que si un enfant, d’une manière ou d’une autre, blesse un de ses compagnons de classe, celui-ci devra lui donner une bille noire. De la même manière, si un compagnon se sent reconnaissant avec un autre pour son comportement, il devra lui donner une bille blanche.

Les sacs de billes doivent toujours être visibles de tous les élèves et de l’enseignant, les élèves peuvent créer ensuite une décoration avec les billes.

Ces activités sont seulement certains exemples d’activités que vous pouvez réaliser avec des enfants qui souffrent d’un TDAH. Et avec un peu d’imagination, vous pouvez certainement inventer de nouvelles activités, ou créer des variantes des activités que nous avons cité et de les adapter à des cas concrets.

TDAH et intelligence émotionnelle : l’importance de l’optimisation

Une des caractéristiques du TDAH est l’impulsivité et la rapidité de réponse. Lorsqu’une personne avec un déficit d’attention et une hyperactivité entre en relation avec son entourage (famille, compagnons de classe, enseignants, etc…) cette impulsivité ou cette rapidité de réponse peut faire qu’elle comprenne les actions et les comportements des autres d’une manière erronée ou précipitée.

Les enfants avec un TDAH manifestent de l’impulsivité lorsqu’ils doivent exprimer ce qu’ils ressentent, qu’il s’agisse d’émotions positives ou négatives, ainsi qu’une faible tolérance à la frustration. Les difficultés qu’ils ont pour analyser et comprendre les normes sociales rend leur relation avec leurs compagnons de classe plus difficile. Le plus grand problème qu’ils ont est celui d’accepter ces normes sociales, et c’est pour cela qu’il est très important que les parents et les enseignants fassent preuve d’une grande patience face aux enfants qui souffrent d’un TDAH.

Le rôle des parents et des enseignants devient vital lorsqu’il s’agit de travailler la partie émotionnelle et le comportement afin d’obtenir une amélioration de la symptomatologie du TDAH.

L’échec scolaire est un sujet qui est alarmant et très préoccupant pour les parents et les enseignants chargés d’enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH. Les enfants qui souffrent de ce trouble sont plus enclins aux problèmes comme l’absentéisme ou l’abandon scolaire, le faible rendement académique, la répétition d’années scolaires, comportements problématiques ou antisociaux voir même l’expulsion de centres éducatifs (cas extrême).

Dans certains cas, les enseignants ne savent pas comment agir avec ce type d’enfant, et optent malheureusement parfois pour ne rien faire. Ne pas agir, ou ne pas avoir de stratégie claire pour les cas de TDAH est contre-productif, autant pour les enfants, qui ont besoin de schémas spécifiques d’éducation, que pour l’enseignant. Travailler avec des enfants qui souffrent de TDAH sans avoir les ressources et les outils nécessaires peut entraîner beaucoup de stress, et peut même mener à un syndrome de Burnout.

Certaines études suggèrent que seulement 5% des enfants qui souffrent de TDAH et qui ne disposent pas de l’attention adéquate à leur besoin n’arriveront pas à terminer des études universitaires.

L’intelligence émotionnelle s’est convertie en un complément nécessaire au concept traditionnel d’intelligence. Réalisez ce test d’intelligence émotionnelle et découvrez quel est votre quotient émotionnel.

TDAH et intelligence émotionnelle : seulement 5% des enfants avec un TDAH terminent leurs études universitaires

TDAH et intelligence émotionnelle : Bienfaits d’une amélioration de l’intelligence émotionnelle

  • Les enfants obtiennent un meilleur équilibre social
  • Cela les aide à être plus extrovertis, en prenant en compte la condition de chacun d’entre eux
  • Cela leur enseigne à voir la vie d’une manière plus positive, à faire face aux problèmes avec des techniques assertives et non conflictuelles
  • Cela leur facilite l’apprentissage de la conversion de pensées négatives en pensées positives, à voir les problèmes comme un défi à surpasser et non d’un point de vue défaitiste
  • Ils apprennent à détecter et à comprendre leurs sentiments et leurs besoins, mais sans laisser de côté ceux de leurs compagnons
  • Ils échangent du matériel, des idées et des points de vue, encourageant la compréhension et le respect des idées des autres compagnons
  • Ils acquièrent progressivement des responsabilités, autant à l’école que dans leur comportement avec et pour leurs compagnons

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence émotionnelle et approfondir un peu le sujet, nous vous invitons à lire l’article 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle : un guide indispensable

 

TDAH et intelligence émotionnelle : les parents et les enseignants jouent un rôle très important

Il n’y a pas que les enfants qui souffrent d’un TDAH qui ont besoin de développer leur intelligence émotionnelle, mais il est nécessaire et utile que tous les enfants, dès leur plus jeune âge, développent de manière efficace leur intelligence émotionnelle, afin de bien gérer leurs émotions lorsqu’ils seront adultes.

Il est vraiment important d’entraîner et de travailler notre intelligence émotionnelle, même pour les adultes, et ce non seulement pour avoir un bon rendement académique ou professionnel, mais également pour gérer plus sainement nos émotions et être ainsi plus heureux.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”