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TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle. Cela vous surprend de voir ces deux termes associés ? Pourtant, de nos jours il est amplement démontré que le rendement académique ainsi que la réussite scolaire et professionnelle ne sont pas uniquement dus à l’intelligence purement cognitive ou intellectuelle, mais également aux aspects émotionnels, qui jouent un rôle important. Sachant cela, imaginez l’importance de l’intelligence émotionnelle chez les personnes qui souffre d’un TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité).

Il existe de nombreuses possibilités quant aux stimulations précoces pour le développement optimal de l’intelligence émotionnelle, et dans cet article, nous allons vous en présenter quelques-unes.

Que vous soyez éducateur, parent, oncle, psychologue ou enseignant, ce guide d’exercices vous aidera à gérer les problèmes émotionnels des plus petits, et pas uniquement pour les enfants atteints d’un TDAH.

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle : Comment améliorer l’intelligence émotionnelle d’un enfant TDAH

Sachant que TDAH et intelligence émotionnelle sont liés, nous vous présentons une série d’exercices pour vous permettre de travailler ces deux facteurs. Vous pouvez pratiquer ces exercices autant en classe qu’à la maison, avec vos élèves ou avec vos enfants et leurs amis. Nous les présentons dans l’environnement scolaire, mais ils sont facilement adaptables et peuvent être réalisés à la maison. Il est recommandé de réaliser ces exercices pendant au moins quatre semaines pour qu’ils soient vraiment efficaces.

1- Le jeu de “salut, comment vas-tu ?”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants qui souffrent de TDAH. On réalise cette activité en s’asseyant au sol, enseignant et élèves. L’enseignant commence par demander à l’enfant à sa droite ou à sa gauche “Salut, comment vas-tu ?” et l’enfant doit répondre de manière naturelle comment il se sent. Enfin, l’enseignant doit avoir un contact physique avec l’élève pour finir leur “conversation”, comme une poignée de main, une tape sur l’épaule ou un “high five” (tape m’en cinq)…

Et ainsi, on continue successivement, l’enfant qui a répondu demande à l’enfant suivant et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait répondu. L’enseignant doit transmettre aux élèves la nécessité d’être poli et éduqué, ainsi que de se préoccuper pour les autres. Les élèves ressentiront à tour de rôle à quel point il est réconfortant de se sentir écouté et aimé. L’enseignant doit s’asseoir chaque jour à côté d’un enfant différent. Cette activité “entraîne” l’intelligence émotionnelle et est bénéfique à tous les enfants, mais spécialement pour les enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH.

2- Exercice “les émotions sur des cartes”

Après l’exercice précédent, restés assis de la même manière, en cercle, et l’enseignant disposera une série de carte rondes qui symbolisent des visages avec différentes expressions émotionnelles. Il est important qu’il y ai un grand nombre de cartes aux visages heureux et tristes, surtout au début, car cela seront les cartes les plus choisies par les enfants.

Vous devrez également dessiner d’autres émotions comme la douleur, la peur, la surprise, la colère, le rire, le pleur, etc…

L’enseignant commencera par choisir une carte et expliquer pourquoi il a choisit celle-ci, et définir son état émotionnel. Les enfants feront la même chose à tour de rôle.

L’activité doit être volontaire et il ne faut pas forcer un enfant à raisonner le pourquoi de son choix. Celui qui le souhaitera partagera avec ses compagnons de classe. C’est une bonne activité qui permet à l’enseignant d’évaluer les progrès de chacun de ses élèves individuellement. Il faut prendre en compte que les enfants qui souffrent de TDAH ont souvent plus de difficultés avec ce type d’exercices, mais avec un peu de patience, ils pourront réaliser d’énormes progrès.

3- Jeu “inventer des histoires”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants, et spécialement chez les enfants qui souffrent d’un TDAH, qui généralement présentent plus de difficultés.

Pour réaliser ce jeu, l’idéal est de le faire après avoir pratiquer les deux activités précédentes, afin qu’il se déroule de manière optimale. Cette activité est un jeu de rôle imaginaire, dans lequel l’élève doit se mettre dans la situation qu’on lui assigne.

L’enseignant doit poser au centre du cercle 12 cartes, face contre terre, numérotées sur la face visible. 6 de ces cartes doivent être blanches et correspondre à des lieux, comme la maison, l’école, la fête-foraine, l’hôpital, etc… Et 6 cartes doivent être bleues et correspondre à des expressions faciales de différentes émotions, comme la joie, le rire, le pleur, la colère, la surprise, la douleur, etc…

Les enfants choisiront à tour de rôle une carte de chaque groupe, avec une expression concrète et un lieu déterminé, et ils devront imaginer pourquoi une personne pourrait se sentir ainsi dans ce lieu.

Comme activité finale, chaque enfant peut réaliser un petit conte de l’aventure imaginée.

TDAH et intelligence émotionnelle : activités pour développer l’intelligence émotionnelle

4- Exercice de “deviner les émotions”.

Cette activité pour améliorer l’intelligence émotionnelle des enfants avec un TDAH peut-être très divertissante. L’enseignant doit utiliser 6 bandes cartonnées agrafées en cercle que les enfants doivent se mettre sur la tête, comme un bandeau. Chaque bande cartonnée a une expression faciale dessinée dessus. Les enfants choisis aléatoirement doivent représenter ensemble en utilisant leurs visages et leurs corps de la meilleure façon possible l’émotion qu’il leur a été attribuée.

Volontairement, s’ils sont d’accords, les enfants peuvent raconter une anecdote personnelle liée avec cette émotion.

Il ne faut pas oublier de changer les rôles des enfants chaque jour.

5- Jeu des “billes”

Ce type de jeu pour améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants avec un TDAH permet également de détecter s’il existe une situation du “bullying” ou autres problèmes dans la classe. Au début de l’activité, l’enseignant doit discuter un moment avec ses élèves sur comment ils se sentent et si quelqu’un les traite mal ou au contraire si quelqu’un les traite bien. L’idéal est que l’enseignant illustre ses propos en utilisant des exemples réels ou non, de comment il s’est senti lorsque quelqu’un le traitait mal et lorsque quelqu’un le traitait bien.

Il faut donner à chaque enfant un sac transparent, dans lesquels le professeur met 3 ou 4 biles noires, et 6 ou 8 billes blanches. Il doit expliquer à ses élèves que tout le monde peut avoir des sentiments positifs et des sentiments négatifs, selon le moment. Les billes noires représentent les sentiments désagréables, et les billes blanches les sentiments agréables.

L’activité se développe de façon que si un enfant, d’une manière ou d’une autre, blesse un de ses compagnons de classe, celui-ci devra lui donner une bille noire. De la même manière, si un compagnon se sent reconnaissant avec un autre pour son comportement, il devra lui donner une bille blanche.

Les sacs de billes doivent toujours être visibles de tous les élèves et de l’enseignant, les élèves peuvent créer ensuite une décoration avec les billes.

Ces activités sont seulement certains exemples d’activités que vous pouvez réaliser avec des enfants qui souffrent d’un TDAH. Et avec un peu d’imagination, vous pouvez certainement inventer de nouvelles activités, ou créer des variantes des activités que nous avons cité et de les adapter à des cas concrets.

TDAH et intelligence émotionnelle : l’importance de l’optimisation

Une des caractéristiques du TDAH est l’impulsivité et la rapidité de réponse. Lorsqu’une personne avec un déficit d’attention et une hyperactivité entre en relation avec son entourage (famille, compagnons de classe, enseignants, etc…) cette impulsivité ou cette rapidité de réponse peut faire qu’elle comprenne les actions et les comportements des autres d’une manière erronée ou précipitée.

Les enfants avec un TDAH manifestent de l’impulsivité lorsqu’ils doivent exprimer ce qu’ils ressentent, qu’il s’agisse d’émotions positives ou négatives, ainsi qu’une faible tolérance à la frustration. Les difficultés qu’ils ont pour analyser et comprendre les normes sociales rend leur relation avec leurs compagnons de classe plus difficile. Le plus grand problème qu’ils ont est celui d’accepter ces normes sociales, et c’est pour cela qu’il est très important que les parents et les enseignants fassent preuve d’une grande patience face aux enfants qui souffrent d’un TDAH.

Le rôle des parents et des enseignants devient vital lorsqu’il s’agit de travailler la partie émotionnelle et le comportement afin d’obtenir une amélioration de la symptomatologie du TDAH.

L’échec scolaire est un sujet qui est alarmant et très préoccupant pour les parents et les enseignants chargés d’enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH. Les enfants qui souffrent de ce trouble sont plus enclins aux problèmes comme l’absentéisme ou l’abandon scolaire, le faible rendement académique, la répétition d’années scolaires, comportements problématiques ou antisociaux voir même l’expulsion de centres éducatifs (cas extrême).

Dans certains cas, les enseignants ne savent pas comment agir avec ce type d’enfant, et optent malheureusement parfois pour ne rien faire. Ne pas agir, ou ne pas avoir de stratégie claire pour les cas de TDAH est contre-productif, autant pour les enfants, qui ont besoin de schémas spécifiques d’éducation, que pour l’enseignant. Travailler avec des enfants qui souffrent de TDAH sans avoir les ressources et les outils nécessaires peut entraîner beaucoup de stress, et peut même mener à un syndrome de Burnout.

Certaines études suggèrent que seulement 5% des enfants qui souffrent de TDAH et qui ne disposent pas de l’attention adéquate à leur besoin n’arriveront pas à terminer des études universitaires.

L’intelligence émotionnelle s’est convertie en un complément nécessaire au concept traditionnel d’intelligence. Réalisez ce test d’intelligence émotionnelle et découvrez quel est votre quotient émotionnel.

TDAH et intelligence émotionnelle : seulement 5% des enfants avec un TDAH terminent leurs études universitaires

TDAH et intelligence émotionnelle : Bienfaits d’une amélioration de l’intelligence émotionnelle

  • Les enfants obtiennent un meilleur équilibre social
  • Cela les aide à être plus extrovertis, en prenant en compte la condition de chacun d’entre eux
  • Cela leur enseigne à voir la vie d’une manière plus positive, à faire face aux problèmes avec des techniques assertives et non conflictuelles
  • Cela leur facilite l’apprentissage de la conversion de pensées négatives en pensées positives, à voir les problèmes comme un défi à surpasser et non d’un point de vue défaitiste
  • Ils apprennent à détecter et à comprendre leurs sentiments et leurs besoins, mais sans laisser de côté ceux de leurs compagnons
  • Ils échangent du matériel, des idées et des points de vue, encourageant la compréhension et le respect des idées des autres compagnons
  • Ils acquièrent progressivement des responsabilités, autant à l’école que dans leur comportement avec et pour leurs compagnons

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence émotionnelle et approfondir un peu le sujet, nous vous invitons à lire l’article 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle : un guide indispensable

 

TDAH et intelligence émotionnelle : les parents et les enseignants jouent un rôle très important

Il n’y a pas que les enfants qui souffrent d’un TDAH qui ont besoin de développer leur intelligence émotionnelle, mais il est nécessaire et utile que tous les enfants, dès leur plus jeune âge, développent de manière efficace leur intelligence émotionnelle, afin de bien gérer leurs émotions lorsqu’ils seront adultes.

Il est vraiment important d’entraîner et de travailler notre intelligence émotionnelle, même pour les adultes, et ce non seulement pour avoir un bon rendement académique ou professionnel, mais également pour gérer plus sainement nos émotions et être ainsi plus heureux.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura : implications éducatives

Comment apprend notre cerveau ? Une des théories les plus répandues est la théorie de l’apprentissage social, d’Albert Bandura. Dans cet article, Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue, répond à toutes nos questions : qui est Bandura, quelles sont ses expériences, quelles sont les phases de la théorie de l’apprentissage social et comment pouvons-nous appliquer ses enseignements à l’environnement de l’éducation scolaire et de l’enseignement.

La théorie de l’apprentissage social (TAS) d’Albert Bandura

Qui est Bandura ? Son intérêt pour la compréhension de l’apprentissage

Psychologue canadien né le 4 décembre 1925. Banduraa réalisé différentes études psychologiques sur l’apprentissage, en donnant un rôle important aux aspects cognitifs.

Cela veut dire qu’Albert Bandura soutient une approche socio-cognitive. En se basant sur le comportement humain dans les interactions sociales (interprétations) et l’environnement (punitions et réponses).

C’est dans cet axe là que Bandura élaboré sa fameuse théorie de l’apprentissage social, nommée également vicaire ou modelée, que nous allons aborder par la suite plus en détails.

Théorie de l’apprentissage social de Bandura : l’apprentissage par l’observation

Selon Albert Bandura, la majorité des images de la réalité sur lesquelles nous basons nos actions, sont en fait inspirées de nos expériences acquise au travers d’autres personnes (expériences vicaires).

Nous passons en effet beaucoup de temps dans notre vie à apprendre et à acquérir des connaissances grâce à ce type d’apprentissage. Chacun d’entre nous a un répertoire de personnes que nous utilisons comme références dans diverses situations de notre vie, comme notre père, nos enseignants, nos collègues de travail, nos amis, certains personnages publiques qui nous “inspirent”, etc…

Presque sans nous rendre compte, nous reproduisons les comportements que nous voyons chez les autres. Cependant, nous ne sommes pas des automates. Nous choisissons le modèle, nous l’observons attentivement, nous mémorisons et nous évaluons si cela vaut la peine d’imiter ou non ces comportements.

Dans l’apprentissage vicaire, cette évaluation est très importante. En effet, c’est elle qui différencie la manière de Bandura de voir l’apprentissage des autres modèles et des autres théories, et qui fait que tôt ou tard cette théorie soit rebaptisée comme apprentissage cognitivo-social.

Lorsque nous utilisons notre mémoire, nous exécutons des images mentales de ce que nous avons observé comme comportement chez nos modèles. Nous utilisons également un discours verbal interne et nous nous rappelons ce que nous avons observé. À partir de là, nous prenons la décision de reproduire ou non le comportement que nous avons observé, si nous le reproduisons fidèlement ou si nous le modifions un peu, etc… Nous pouvons même le modifier en fonction de nos objectifs. La motivation de chaque personne entre alors en jeu, ainsi que son intérêt à reproduire le comportement.

Expérience de la poupée Bobo de Bandura sur l’agressivité

De la théorie à la pratique

Afin de donner une base empirique à sa théorie, Albert Bandura a réalisé la fameuse expérience de la poupée Bobo. Il essaye de concilier sa théorie de l’apprentissage par l’observation avec l’agressivité. L’objectif était d’arriver à une conclusion sur l’influence qu’exerce la violence observée par les enfants chez leurs modèles (plus tard nous aborderons l’expérience qui se focalise sur l’influence de l’agressivité observée à la télévision).

Dans la vidéo suivante, la fameuse expérience de Bandura a été reproduite, et les mêmes résultats ont été obtenus.

Comment est réalisée l’expérience d’Albert Bandura ?

Comme vous pouvez le voir, la poupée Bobo est une sorte de quille, qui lorsqu’elle est renversée revient automatiquement en position verticale.

Deux groupes expérimentaux ont été utilisés (GE1 et GE2) ainsi qu’un groupe contrôle (GC). Chaque groupe expérimental est formé de 24 enfants (autant de filles que de garçons).

  • GE1 : 24 enfants des deux sexes. On divise le groupe en deux groupes de 12 enfants chacun (autant de filles que de garçons).
    • GE1A : Les enfants observeront une femme avoir un comportement agressif envers la poupée.
    • GE1B : Les enfants observeront un homme avoir un comportement agressif envers la poupée.
  • GE2 : Le groupe de 24 enfants observe un adulte agir d’une manière non-agressive envers la poupée.
  • GC: On présente la poupée au groupe de 24 enfants sans aucune observation préalable.

Résultats :

Les conclusions de Bandura furent les suivantes :

  1. GE1 (enfants qui ont observé un comportement agressif) ont plus de probabilités d’avoir un comportement agressif que les autres groupes.
  2. Les garçons ont beaucoup plus de probabilités de reproduire un comportement physiquement violent que les filles. Il n’existe pas de tel différences quant au comportement violent verbal.
  3. Lorsque le modèle est une femme, il sera plus facilement imiter par les filles, et vice-versa (similitude avec le modèle).

Cependant, tout n’est pas blanc ou noir. Afin qu’un comportement se développe, d’autres éléments que l’observation d’un modèle sont nécessaires.

De plus, pour qu’un modèle soit approprié, il doit “être attractif et intéressant pour la personne modelée”. La culture joue également un rôle important dans ce domaine. N’importe quelle personne ne peut pas servir de modèle à n’importe quel enfant dans n’importe quel contexte.

Il est vrai que l’enfant, en observant le modèle avoir un comportement agressif, intègre ce mode de réponse dans son répertoire de comportement et cela augmente la probabilité qu’il reproduit ce comportement, mais ça n’est pas totalement déterminant.

En tant que personne, nous sommes dotés de conscience, d’une capacité et d’un pouvoir de décision. Ainsi, une fois que nous avons acquis l’apprentissage, nous devons vouloir l’utiliser au moment où nous le faisons. Choisir ce comportement comme le comportement adéquat à la situation en fonction de nos objectifs.

Dans cette expérience, quelque chose influence le comportement de l’enfant est qu’on leur montre une manière d’agir avec un élément avec lequel ils n’ont aucune expériences préalables (la poupée est quelque chose de nouveau pour eux), ainsi, leur liberté de choix est en quelque sorte restreinte, car nous leu enseignons directement comment se comporter avec ce nouvelle élément. C’est à dire que le comportement de l’enfant serait complètement différent si celui-ci disposait de plus de possibilités de choix de comportements face à cette situation précise.

Processus de la théorie de l’apprentissage social Bandura

Dans la théorie de l’apprentissage social, Bandura différencie 4 processus qui se développent lors de l’apprentissage social :

1. Attention

Il est totalement indispensable que l’attention de l’apprenti soit focalisée sur le modèle et sur le comportement de celui-ci. N’importe quelle distraction entraîne une interruption de l’apprentissage.

2. Rétention

La mémoire joue un rôle très important. La personne qui est en train d’intégrer un nouveau comportement doit le stocker dans sa mémoire afin de pouvoir le reproduire.

3. Reproduction

Dans ce point, en plus de la réalisation du comportement, la personne doit être capable de reproduire symboliquement le comportement. Par exemple, un enfant aura beau regarder pendant des heures son joueur de tennis favoris jouer au tennis, cela ne voudra pas dire qu’il pourra reproduire ses mouvements, il doit d’abord acquérir la capacité motrice de réaliser ses mouvements. Il intégrera le type de mouvement et d’action, mais il devra les répéter de nombreuses fois afin d’atteindre les mêmes résultats que son modèle.

De plus, il faut disposer d’une certaine capacité cognitive afin de pouvoir mettre en marche tous les mécanismes de récupération symbolique. C’est à dire que l’enfant doit obligatoirement avoir atteint ce niveau de développement cognitif.

4. Motivation

Lorsque nous avons en tête un comportement observé, il faut vouloir l’imiter. Nous pouvons avoir différentes motivations pour imiter un comportement, par exemple :

  • Renforcement/punition passée : cela se base sur le comportementalisme traditionnel. Lorsque nous recevons quelque chose de positifs après avoir eu un certain comportement (renforcement), cela nous poussera à la reproduire afin d’obtenir la même récompense.
  • Renforcement/punition promis : expectatives de ce que l’on souhaite obtenir, nous imaginons les conséquences.
  • Renforcement/punition vicaire : ce que le modèle a obtenu et que nous avons observé.

Comment pouvons-nous utiliser les stratégies d’apprentissage de Bandura ? Implications éducatives de l’apprentissage vicaire

1. Apprentissage observationnel appliqué à l’éducation

Dans toutes les cultures, les enfants regardent les adultes pour apprendre et modifier leurs schémas de comportement et d’action. Ils apprennent en observant des personnes de références, des modèles. Bandura dit :

“Heureusement, la majorité des comportements humains sont appris par l’observation de modèles”.

Cela évite beaucoup d’essai-erreur, du fait que l’enfant à l’opportunité de voir la situation, l’exécution du comportement et les conséquences. Pourtant, les enfants n’apprennent pas toujours leur comportement par l’observation, mais cela dépend de facteurs comme la complexité, le niveau de développement cognitif, de la signification qu’à le modèle pour l’enfant et de la fonctionnalité du comportement observé.

Ainsi, on a observé que les enfants ont tendance à imiter plus souvent des comportements qui sont relativement simples, proches de leurs compétences cognitives, qui ont des récompenses gratifiantes, qui sont présentés par des modèles attractifs et qui sont observés lorsque l’enfant fait preuve d’une attention active envers le modèle.

De la perspective de la théorie cognitive de l’apprentissage social, nous pourrions l’appliquer à la salle de classe. Il est conseillé que les enfants perçoivent le professeur ou l’éducateur comme quelqu’un qui présente constamment des modèles de comportement, verbaux et symboliques, aux élèves. Son efficacité dépendra de la consistance entre les modèles, l’adéquation de ceux-ci avec les compétences des élèves, du lien affectif entre le professeur et les élèves ainsi que l’efficacité de la procédure de présentation des ces modèles. D’un autre côté, les élèves n’auront pas uniquement l’opportunité d’apprendre en observant ce que fait et dit l’éducateur, mais ils pourront également apprendre et observer leurs camarades de classe. L’emploi systématique de formes structurées de présentation de modèles entre camardes de classe peut se convertir en une ressource éducative d’une grande importance.

2. Prédiction et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura parle de la prédiction, élément très important lorsqu’il s’agit de travailler avec l’apprentissage des enfants, car ceux-ci intériorisent très rapidement quelles sont les conséquences de leur comportement, sachant faire la différence entre des situations différentes.

Par exemple, certains parents se demandent pourquoi il y a des professeurs avec lesquels les enfants se comportent toujours mal et d’autres avec lesquels les enfants se comportent parfaitement bien, ou “pourquoi est-ce qu’il n’écoute que ce que je lui dis lorsque je me mets en colère ?”.

Cela se produit à cause de la prédiction que les enfants réalisent. Par exemple, si chaque fois que Jean reste assit à sa place, son professeur “A” ne le valorise pas (ne lui dit pas “c’est très bien Jean”), Jean fera ce qui l’intéresse plus à chaque fois. Maintenant, si le professeur “B” crie chaque fois que Jean se lève et qu’il dit aux élèves de rester à leur place, en plus d’apprendre qu’il y a une punition s’il se lève, Jean apprendra qu’il doit s’asseoir quand son professeur “B” crie. Ainsi, Jean et ses camarades de classe sauront qu’avec le professeur “A”, c’est égal si on reste assit ou on, alors qu’avec le professeur “B”, il faut s’asseoir lorsqu’il crie.

Donc, selon la théorie de l’apprentissage social, le professeur enseigne aux élèves non seulement des comportements, mais également des schémas de réponses selon les situations.

D’un autre côté les expectatives qu’intègrent les personnes, dans ce cas les enfants, ne sont pas forcément celles perçues à la première personne. Par exemple, si l’enfant le plus populaire de la classe l’est parce que il a un comportement perturbateur ou problématique, beaucoup des autres élèves l’imiterons afin d’obtenir la même chose : popularité et attention.

Il s’agit là de quelque chose de très important à utiliser dans les salles de cours. Et pourtant cela est souvent mal réaliser dans nos écoles… Ce qui serait plus efficace pour enseigner aux élèves serait d’encourager et de féliciter toutes les bonnes choses que fait l’enfant qui agit comme modèle pour la plupart des autres enfants, au lieu de seulement prêter attention aux choses qu’on souhaiterait qu’il ne reproduise pas.

3. Motivation et apprentissage appliqué à l’éducation

Bandura affirme que les conséquences d’un comportements (aussi bien les punitions que les renforcements) ont une grande influence sur l’augmentation ou la diminution d’un comportement.

C’est un aspect très important de la motivation et est fondamental pour l’apprentissage. Mais la différence entre le modèle de Bandura et celui de Skinner est que dans le premier, les conséquences créent des expectatives qui seront ce qui augmentera des séquences ou diminuera les comportements futurs, alors que dans le deuxième modèle, les conséquences sont les éléments directement déterminants dans la répétition ou non d’un comportement.

Ainsi, si nous suivons les enseignements de Bandura, les conséquences anticipées contrôlent le comportement plus que les conséquences réelles. Cela explique qu’un comportement soit parfois réaliser alors qu’il n’a pas été encouragé. Pourquoi est-ce qu’un enfant essayerait-il d’attirer l’attention sur lui en classe jour après jour alors qu’il est parfois ignoré ? Parce que il sait que certaines fois on lui prêtera attention.

Les personnes traitent les relations entre comportement et conséquences afin d’en synthétiser l’information.

4. Pensées et gestion cognitive appliqué à l’éducation

Comme nous l’avons vu précédemment, pour Bandura, la pensée est un élément clé dans le comportement. Lorsqu’un enfant apprend, il est très important qu’il construise des représentations symboliques conceptuel. C’est à dire qu’il comprenne le contexte, le comportement et le pourquoi.

Bandura explique que si un enfant n’est pas conscient des conséquences de son comportement, il n’apprendra pas correctement.

En nous basant sur la théorie de l’apprentissage social, lorsque nous éduquons les enfants à l’école, nous devons leur expliquer qu’est-ce qu’ils obtiennent avec leurs actes et leur comportement, afin qu’ils apprennent et qu’ils connaissent leurs objectifs. Sinon, en suivant cette théorie, ils développeront des comportements qui manquent de sens et feront les choses comme des automates.

De plus, la répétition consciente des comportements entraînera une intégration et une automatisation des ceux-ci, laissant ainsi plus “d’espace mental” afin de continuer l’apprentissage.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, laissez-nous vous demander : aviez-vous déjà entendu parler de ce psychologue ? que pensez-vous de ce type d’apprentissage ? êtes-vous d’accord ? pouvez-vous penser à d’autres moyen de l’intégrer au système éducatif ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Modification du comportement infantile : 5 techniques pour modifier les comportements rebelles chez les enfants

La modification du comportement infantile a pour objectif de minimiser ou de changer des comportements “inadaptés” ou rebelles chez les enfants. Il est de plus en plus fréquent de faire face à des enfants qui désobéissent, qui mentent, qui insultent et qui peuvent même se montrer agressifs… Ces comportements sont des symptômes clairs d’un problème comportementale. Autant les parents que les professeurs doivent essayer de corriger et de contrôler ces comportements antisociaux dès l’enfance, afin que ceux-ci ne s’intensifient pas dans l’adolescence. Découvrez 5 techniques et stratégies de modification du comportement infantile qui vous aideront à contrôler les comportements agressifs et défiants, ainsi qu’à éviter les châtiments corporels et à éduquer sans violence.

Modification du comportement infantile

La modification du comportement ne s’obtient pas grâce à la violence. Tous les parents et les professeurs doivent être au clair sur ce point : la violence n’entre pas dans l’éducation. La violence comme moyen disciplinaire est inutile, car elle ne fait que préjudicier le développement de l’enfant. La modification du comportement ne s’obtient uniquement grâce à la mise en place de “règles” qui aident l’enfant à se connaître mieux, à comprendre ce que l’on attend d’eux et ce qu’il peut faire ou non.

Comment ne faut-il pas éduquer un enfant ? Découvrez l’effet Pygmalion. La modification du comportement infantile vise le changement de comportement d’un enfant grâce à des techniques et des stratégies psychologiques destinées à améliorer le comportement des enfants. Ces stratégies peuvent aider à ce que les plus petits développent tout leur potentiel, gèrent leur frustration, s’adaptent aux changements et sélectionnent des comportements adéquats qui leurs serviront à atteindre leurs buts et leurs objectifs. L’application des méthodes que nous présentons plus bas vous aidera à contrôler le comportement de vos enfants et à promouvoir leur bienêtre, leur satisfaction et leurs compétences personnelles.

Techniques de modification du comportement infantile

Quand il s’agit de modifier le comportement d’un enfant, beaucoup de parents se sentent perdus. Voici certaines techniques utiles pour modifier le comportement des enfants qui peuvent être appliquées à la maison ou à l’école afin d’obtenir que les enfants soient capables de contrôler ou de corriger leurs comportements antisociaux.

En utilisant ces techniques de manière adéquate, on peut obtenir de bons résultats dès le plus jeune âge. Il est important de savoir quelle technique utiliser à quel moment et ne pas toutes les mélanger sans arriver à atteindre les objectifs que vous fixez. Le plus important au moment de modifier le comportement des enfants est de leur créer le moins d’insatisfaction possible, et qu’ils puissent atteindre les objectifs posés par leurs parents d’une manière adéquate, sans qu’ils se sentent frustrés de se voir soumis aux punitions et aux engueulades quotidiennes.

1. Technique du “temps dehors”

La première technique de modification du comportement infantile est très simple et très facile à appliquer. Le “temps dehors” est une technique qui peut être appliquée pour modifier beaucoup de comportements. L’essence de cette technique consiste à emmener l’enfant dans un lieu où il n’y a aucune stimulation positive pour lui, un lieu où il n’a pas de jeux ou de jouets et où il n’y a personne pour l’occuper. Il ne s’agit pas de lui chercher un lieu hostile, qui soit ennuyeux. Nous devons trouver un lieu qui ne lui plaira pas pendant un laps de temps.

Illustrons cette technique avec un exemple : un enfant regarde la télé depuis déjà un long moment, son père décide alors de l’éteindre et celui-ci entre alors dans une grande colère. Comment gérer la situation ? Pour appliquer correctement la technique du “temps dehors” nous devons retirer le petit coléreux dans un lieu peu gratifiant pour lui. Nous le faisons immédiatement après l’apparition du comportement indésirable. Sans discuter avec lui, d’une façon posée et tranquille, nous lui expliquons clairement que lorsqu’il aura changé de comportement, nous reviendrons le chercher pour jouer avec lui, ou pour faire quelque chose qui lui plait.

Cette technique de modification du comportement est très simple, mais elle contient un facteur très important qu’il faut considérer, celui du temps que l’enfant doit rester en situation de “temps dehors”. Le temps doit être proportionnel à l’âge de l’enfant, en ajoutant une minute pour chaque années du petit, c’est à dire 5 minutes pour un enfants de 5 ans. Cette donnée est très importante car si cela n’est pas réaliser de la bonne manière, il se peut que l’on obtienne pas les bénéfices souhaités. L’âge et le stade de développement de l’enfant joue un rôle important dans le comportement de celui-ci. Découvrez les stades de développement de l’enfant.

2. Technique de “l’extinction”

Une autre technique importante, mais qui est souvent mal appliquée est “l’extinction”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste en supprimer les récompenses que l’enfant espère obtenir avec son comportement. La plus grande partie des gens ne prêtent attention qu’aux transgressions, car elles sont plus difficiles d’ignorer, et les enfants s’en rendent compte et l’utilise à leur avantage. Si notre enfant nous répond mal il obtient notre attention : nous allons lui donner un sermon, en essayant de lui expliquer pourquoi il ne doit pas le faire, en essayant de le convaincre de son mauvais comportement… La technique “d’extinction” consiste à éliminer tout ce qui renforce les comportements intéressés des enfants.

Par exemple, un enfant qui est en train de faire du chantage émotionnel à sa mère pour ne pas aller à l’école avec des commentaires du genre : “tu m’emmène à l’école pour te débarrasser de moi”, “tu ne veux pas passer plus de temps avec moi ?”, etc… Dans une occasion comme celle-ci, vous pouvez appliquer la technique de “l’extinction” du comportement, en substituant ces commentaires par des choses gratifiantes. Une pratique adéquate serai, par exemple, de demander à l’enfant sur ces dessins animés favoris, en ignorant ses commentaires précédents. Faire comme si vous ne les aviez pas entendus et que vous souhaitez commencer une conversation avec lui.

Dans “l’extinction” il est très important de toujours utiliser un substitut gratifiant car si cette technique est utilisée sans être accompagnée d’une stimulation positive, il se peut que l’enfant se sente ignoré, se qui se répercutera négativement dans ses émotions. Cette technique ne doit pas être utilisée face à des comportement dangereux. Découvrez les types d’apprentissage cognitifs.

3. Technique de “modélisation”

Une autre technique très utile et qui peut s’appliquer dans diverses situations est la technique de “modélisation”. Cette technique de modification du comportement infantile consiste à imiter à l’autre personne en faisant exactement la même chose qu’elle.

Par exemple, vous pouvez utiliser cette technique de modification du comportement au moment d’enseigner à votre enfant une nouvelle habileté, comme mettre la table par exemple. Premièrement, un des parents doit réaliser la tâche en expliquant pas à pas ce qu’il fait, depuis la mise en place de la nappe jusqu’à s’asseoir pour manger. Pour cela, vous devez expliquer à l’enfant de la manière la plus didactique possible afin qu’il vous écoute.

Par exemple, un enfant qui aime les dessins animés sur les super héros peut s’imaginer que chaque éléments de la mise en place de la table pour manger (verres, couverts, serviettes, etc…) est un super héro et qu’il doit se réunir à la base (la table) avec tous ses amis super héros. Les parents doivent y mettre le même dynamisme que l’enfant afin que cela soit plus divertissant. Une fois que la modélisation est réalisée, le parent doit reprendre tous les éléments mis en place et laisser faire l’enfant.

Si l’enfant se trompe, il faut le reprendre et attendre de voir s’il aura bien compris la prochaine fois. Découvrez l’importance de la motivation dans l’apprentissage.

4. Technique “d’économie de jetons”

La technique “d’économie de jetons” est une autre technique de modification du comportement infantile qui peut être très divertissante pour les parents et pour les enfants. Il s’agit d’établir un système de récompense dans lequel, pour obtenir un prix (goûter favori, jouet, excursion, jeu mental, etc…) l’enfant devra réaliser certaines tâches déterminées (devoirs, ranger sa chambre, se laver les dents, aider à mettre la table, etc…) et arrêter de permettre que d’autres se concrétisent.

Par exemple, chaque fois que l’enfant réalise une tâche désirée ont lui remet un prix (jetons, points, etc…) que l’enfant peut emmagasiner jusqu’à ce qu’il en ait suffisamment pour recevoir son prix. L’important dans cette stratégie de modification du comportement est que l’enfant se rende compte qu’il obtient beaucoup plus de privilèges et de bénéfices s’il se comporte bien.

Il est important d’utiliser un tableau ou un support visible pour l’affichage à la vue de tous les membres de la famille sur lequel on peut voir les points obtenus. Vous devez fixer et anticiper les prix que vous allez donner. Les récompenses doivent être claires et être attractives pur l’enfant, et doivent être inscrites sur le tableau.

Chaque fois que vous donnez un point ou un jeton à votre enfant, vous devez accompagner le geste de commentaire positifs comme : “je suis très content parce que tu as fait des efforts”. Découvrez les différentes manières de féliciter un enfant afin augmenter leur estime d’eux-mêmes.

De plus, vous pouvez incorporer dans cette technique la perte de points quand l’enfant ne remplit pas les objectifs que vous avez établi. De cette manière, vous pouvez contrôler que l’enfant réalise ses obligations et qu’il ne soit pas puni quand il ne le fait pas. Ce système est très utile dans les écoles et sont appliqués dans beaucoup d’entre eux, mais ils peuvent également être appliqués et se montrer efficaces à la maison.

5. Technique de “l’intention paradoxale”

La dernière technique de modification du comportement infantile de laquelle nous allons parler est “l’intention paradoxale”. C’est une technique qui donne de bons résultats mais qui peut s’avérer complexe, car il s’agit de demander à l’enfant de faire ce que justement nous voulons éviter.

Par exemple, quand un enfant désobéit continuellement à l’ordre de ranger ses jouets, et qu’il refuse systématiquement de ranger. L’enfant entre dans un dynamique de provocation tous les jours plus grande. Que se passerait-il si un jour un des parents lui dit : “aujourd’hui, je ne veux pas que tu ranges, je veux que tu laisses absolument tout traîner et que tu ne fasses rien du tout”.

La première sensation qui viendra à l’esprit de l’enfant sera la satisfaction parce que il n’a pas besoin de faire l’effort de ranger. À ce moment, les parents doivent commencer une activité divertissante (avec les autres enfants ou entre eux), comme par exemple cuisiner un dessert, raconter des histoires et beaucoup rire. L’enfant souhaitera participer, mais les parents lui diront que non, qu’il continu de ne rien faire, puisque c’est ce qu’il voulait.

Cette technique à certaines limitations et doit être évaluée par rapport au profil de l’enfant car elle peut causer l’effet inverse de celui souhaité et n’être du coup pas du tout utile.

Si après avoir appliqué ces techniques de modification du comportement, l’enfant continue de se comporter mal, vous pouvez toujours vous rendre chez un spécialiste afin de réaliser une exploration neuropsychologique complète et de détecter s’il existe un trouble neurologique.

Le bienêtre et le bon développement du comportement dans l’enfance dépend avant tout des parents et des éducateurs. Les enfants ne répondent pas comme les adultes, c’est pourquoi il faut toujours adapter les changements de comportement afin qu’ils soient adéquats à leurs besoins.

Comme dit Jean Jacques Rousseau : “L’enfance a ses propres manières de voir, de penser et de sentir. Il n’y a rien de plus insensé que de prétendre les substituer pour les notre”.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Noemí de la Cruz Belerda, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologies adulte. “

Comment apprend notre cerveau : neuroéducation et facteurs qui favorisent l’apprentissage

Comprendre comment apprend notre cerveau nous aide à élaborer de nouvelles stratégies d’apprentissage. Les méthodes d’enseignement traditionnelles sont devenues obsolètes et il est temps de trouver des alternatives dans le domaine de la neuroéducation. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne le cerveau et nous vous donnons quelques conseils qui vous aiderons pour faciliter votre apprentissage.

Comment apprend notre cerveau. Natasha Connnell, Unsplash.com

Comment apprend notre cerveau ? Répéter de nombreuses fois des informations jusqu’à que nous arrivions à les mémoriser n’est pas la meilleure manière d’apprendre. Différentes études scientifiques ont démontré que des facteurs comme la surprise, la motivation, les émotions, le sport, la nouveauté ou le travail en équipe sont des ingrédients indispensables pour favoriser et encourager l’apprentissage et l’acquisition de connaissances.

La stratégie d’éducation que nous suivons actuellement n’est pas adéquate. Pour aider à éduquer et à apprendre mieux, nous devons commencer à appliquer dans les écoles ces découvertes sur comment fonctionne notre cerveau. Répéter des séquences monotones d’informations n’enseigne pas aux enfants à affronter le monde. Nous n’apprenons pas en mémorisant, mais en expérimentant, en nous impliquant et en pratiquant avec nos propres mains.

Pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet de sortir notre cerveau de la léthargie. De cette manière, nous favorisons non seulement l’attention mais aussi la mémoire. L’information nouvelle et attrayante est stockée dans notre cerveau d’une manière plus profonde. Selon une étude de l’Institut Technologique de Massachusetts (MIT) l’activité cérébrale enregistrée pendant un cours est similaire à celle enregistré lorsque l’on regarde la télévision, c’est à dire presque nulle. Avec d’interminables discussions dans lesquelles on bombarde les étudiants d’informations nous produisons l’effet contraire de ce que nous souhaitons.

Selon le neuropsychologue J.R. Gamo le cerveau à besoin de ressentir des émotions pour apprendre. Quand le cerveau apprend une nouvelle information, c’est l’hémisphère droit qui la traite (hémisphère lié à l’intuition, aux images et à la pensée créative).

Par contre, le langage, et les discours des professeurs aux élèves, ne jouent pas un rôle important dans l’apprentissage. C’est même juste le contraire, cela augmente les chances que les élèves déconnectent du cours et se distraient plus facilement.

Pour comprendre comment apprend notre cerveau, il est important de connaître comment il ressent les choses, comment il traite les informations et comment il les stocks.

Plateforme de Neuroéducation de CogniFit : comment apprend notre cerveau

Récemment, il est toujours plus courant de voir le préfixe “neuro-” associé à différente sciences. Cela a généré la création de nouvelles disciplines comme le neuromarketing, la neurotechnologie, la neurolinguistique et la neurodidactique. Car en effet la neuroscience à un rôle toujours plus grand dans l’explication de la réalité scientifique. Connaître le fonctionnement cérébrale aide à mieux comprendre les phénomènes comme celui qui nous intéresse : comment apprend le cerveau.

La neurodidactique unie les connaissances et les méthodes de neuroscience dans le but de favoriser les processus d’apprentissage afin de nous aider à enseigner et à apprendre d’une façon plus efficace. Chez CogniFit, dans le but de favoriser l’attention à différentes nécessités éducatives, nous avons créé une plateforme neuroéducative pour les écoles et les professeurs. Il s’agit d’une plateforme de neuroéducation créée par des spécialistes en neuropsychologie, qui permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés psychopédagogie à évaluer les processus d’apprentissage et à obtenir les meilleurs résultats pour leurs étudiants.

Facteurs qui favorisent l’apprentissage. Apprendre à apprendre.

1- Dans l’apprentissage, une image vaut mieux que mille mots

Dans des situations très connues ou routinières le cerveau devient feignant. La clé est de profiter de la recherche de nouveauté du cerveau humain. Pour apprendre, le cerveau a besoins de nouvelles stimulations.

Comment apprend notre cerveau ? Une bonne idée au moment d’enseigner est de passer du linguistique au visuel. Remplacer le discours théorique oral par un discours appuyé par des images, des cartes conceptuelles, des vidéos et d’autres matériel audio-visuel afin de stimuler les élèves et de favoriser leur participation dans l’apprentissage

Face à de nouvelles stimulations, tout le cortex cérébral s’active. Il s’agit d’une caractéristique physiologique qui sert à affronter n’importe quelle stimulation indépendamment de sa nature. Cette particularité joue en notre faveur pour l’apprentissage. Et cela est simple comme introduire des changements dans notre discours, par les gestes, les expressions faciales, le contact visuel ou les changements d’intonation. Mais il n’y a rien qui n’active pus le cerveau qu’une nouvelle image ou une vidéo divertissante. Si nous obtenons que tout le cortex s’active, nous favoriserons l’intégration d’information beaucoup plus qu’avec la mémorisation forcée, car le cortex est très lié à l’apprentissage efficace et sur le long terme.

2- Ressentir des émotions est vitale pour l’apprentissage

Vous vous souvenez certainement d’un ou d’une professeur(e) qui vous a marqué, que cela soit en bien ou en mal. Du point de vue de la neuroscience et en considérant comment apprend notre cerveau, cela a une explication toute simple.

L’émotion et la cognition sont étroitement liées et le dessin anatomique du cerveau est cohérent avec cette relation. L’information que nous captons voyage premièrement par le système limbique, la partie primitive ou émotionnelle du cerveau. Ensuite, elle est envoyée vers le cortex, la partie plus analytique et plus nouvelle phylogénétiquement.

La partie plus émotionnelle est connectée avec des structures liées à la survie, comme les amygdales. C’est pour cela que les amygdales sont destinées à consolider les souvenirs d’une façon plus efficace. Il est important de passer par cette partie émotionnelle afin que l’information reste et que l’apprentissage soit efficace. Comment apprend notre cerveau : par exemple, raconter une histoire est un magnifique moyen d’activer les structures sous-corticales et d’apprendre mieux.

Sur le sujet, le neurologue mexicain Jaime Romano a créé un modèle connu comme la neuropyramide. Le modèle compte six étages dans lesquels sont décrit ce qu’il se passe avec une nouvelle information jusqu’à ce qu’elle se transforme en apprentissage. Il a découvert que le processus de l’information est très fortement lié aux processus émotionnels.

Selon Romano : “Nous souhaitons améliorer la capacité émotionnelle et mentale des étudiants, ainsi que les processus de calculs et de compréhension et cela se répercutera sur le fait qu’ils apprendront mieux les mathématiques, à lire et à comprendre des textes ainsi qu’à fixer leur attention”.

3- Travailler avec des camarades est stimulant

Le cerveau est stimulé quand nous interagissons avec les autres et la motivation augmente. Un élève motivé est un élève attentif, qui sera alors plus enclin à des processus d’apprentissage efficaces et se souviendra plus longtemps de ce qu’il aura appris.

Comment apprend notre cerveau : l’apprentissage coopératif est d’une grande aide dans le développement des habiletés sociales, les sentiments d’autosuffisance, favorisant l’empathie et la capacité d’écoute entre autres. Ce type de tâche est très bénéfique du moment qu’elle est réalisée dans une perspective coopérative et non compétitive ou individualiste. Pour cela, il est nécessaire que chacun atteigne ses objectifs seulement si les autres atteignent le leur également. Les recherches sur le sujet ont conclu que les situations coopératives sont supérieures que celles qui sont compétitives ou individualistes.

4- Les nouvelles technologies, alliés pour un meilleur apprentissage

Les technologies de l’information et de la communication favorisent l’attention maintenue et la stimulation des parties plus créatives de note cerveau.

Marc Prensky, expert en éducation, affirme que le système éducatif est anachronique et devrait être remplacé par un autre plus en accord avec la réalité actuelle. Il n’est pas sensé d’enseigner de la même façon qu’il y a 200 ans alors que nous disposons de beaucoup de nouvelles technologies.

Comment apprend notre cerveau : pour connecter avec les émotions et utiliser un support qui soit significatif pour les élèves, il est indispensable d’utiliser les nouvelles technologies. Il faut bien sûr être conscient que nous traitons avec des natifs digitaux pour qui le format digital est beaucoup plus attractif.

Le côté interactif des nouvelles technologies favorise le maintien de l’attention élevée. Le matériel audiovisuel favorise lui le stockage de l’information.

Il n’y a que des avantages à faire bonne usage des nouvelles technologies dans l”éducation afin de stimuler et complémenter l’apprentissage en classe.

5- Jouer ou faire du sport, c’est aussi apprendre

L’activité physique favorise la sécrétion d’une protéine par les muscles, qui lorsqu’elle arrive au cerveau, favorise la plasticité neuronale. Cette plasticité se traduit par une augmentation du nombre de connections neuronales et de synapsis.

Cela est une erreur de décourager les élèves à faire du sport pour privilégier l’étude, car le sport favorise l’apprentissage et la mémorisation. Selon le professeur de l’université de Barcelone David Bueno, il est tout autant nécessaire d’apprendre en cours que d’accorder de l’importance au développement des loisirs personnels.

6- Le cerveau apprend grâce au contact avec la nature

C’est une erreur de garder un étudiant assit, statique, écoutant des informations d’une façon passive. L’élève doit être un agent actif de son apprentissage. Mais de la même façon que nous souhaitons que les élèves soient plus actifs intellectuellement, il est aussi important qu’ils soient actifs physiquement. Pour cela, dans la mesure du possible, il est très bénéfique de sortir de la salle de classe pour apprendre. Car du fait de sortir de la salle de classe on mobilise de nouvelles structures cérébrales très positive pour l’apprentissage. L’idéal serai de pouvoir emmener les étudiants en pleine nature.

Si nous nous focalisons sur comment apprend notre cerveau, la nature est un environnement parfait pour l’apprentissage, spécialement pour les enfants en bas âges.

Dans le monde de la nature nous pouvons rencontrer une infinité de stimulations de différentes formes, couleurs, mouvements et profondeurs. Cette diversité de caractéristique additionnée aux bienfaits de se retrouver en pleine aire favorise un apprentissage efficace. De cette manière nous obtenons de meilleurs résultats pour l’enseignement avec des coûts réduits

7- Faire des pauses est fondamentale pour un bon apprentissage

Parfois, nous sous-estimons l’importance d’une bonne alimentation pour le cerveau (le cerveau a besoin de beaucoup de vitamines), ou bien les pauses et les repos lors de l’apprentissage. Les pauses sont étroitement liées aux processus impliqués dans l’apprentissage, comme la mémoire, l’attention et la motivation.

Les horaires académiques sont en général matinaux et souvent ne sont pas synchronisé avec le rythme biologique des étudiants, Cela est dû en partie au fait que la routine (télévision, souper, jeux-vidéos, se coucher tard) ne favorise pas un bon repos. Regarder la télévision avant d’aller dormir implique une forte stimulation du système nerveux, ce qui rend le sommeil plus difficile à trouver. Il se passe plus ou moins la même chose avec les jeux-vidéos, les ordinateurs, les téléphones portables et les autres gadgets technologiques. Si le souper est trop proche du moment d’aller se coucher cela empêche de faire une bonne digestion, ce qui ne facilitera pas le repos. Aller se coucher tard implique moins d’heures de sommeils et donc un repos plus cours, rendant les réveils matinaux plus difficiles.

C’est pour cela que nous voyons souvent des élèves qui ressemblent à des zombies, sans envie et sans motivation. Nous pouvons éviter que le fait que de se rendre en classe soit si ennuyeux pour les élèves si nous leur instaurons une routine de sommeil adéquate. Il faut éviter les excès de stimulation, éviter de dormir trop peu et également éviter de manger peu avant d’aller au lit.

Merci beaucoup de nous avoir lu ! Nous espérons que cet article sur le fonctionnement du cerveau vous a intéressé et qu’il vous a été utile. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à poser une question plus bas, nous serons enchanté d’y répondre.

“Source : Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

Importance de la motivation : qu’est-ce que c’est, comment intervient-elle dans l’apprentissage et 10 conseils pour développer et encourager la motivation

L’importance de la motivation : la motivation est le moteur qui nous permet de fonctionner. Souvent nous pensons que les élèves d’aujourd’hui et nos enfants ne sont pas motivés en classe. Il faut toujours les pousser à étudier, à faire leurs devoirs et il semble que cela leur coûte beaucoup d’efforts de remplir leurs tâches quotidiennes. Au final, c’est une lutte de tous les jours pour qu’ils apprennent leurs leçons… Par contre, pour apprendre les noms de 300 Pokémons différents, ils n’ont aucune difficulté. Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est la motivation, son importance dans l’apprentissage ainsi que pour l’éducation et nous vous donnons 10 conseils qui vous permettront d’augmenter et d’encourager la motivation.

Encourager la motivation

Qu’est-ce que la motivation ?

La motivation est une impulsion interne qui dirige une action dans un but précis. Elle régit une action, et elle encourage et guide cette action. Sans motivation il n’y a pas d’action.

La motivation est très importante car elle nous pousse à chercher activement les ressources nécessaires à notre survie. Nous sommes motivés par la faim pour la recherche d’aliments, par la soif pour la recherche de boissons et par l’envie pour la recherche de partenaires sexuels. Nous pouvons appeler cela les motivations basiques, qui sont innées et qui se manifestent indépendamment de la culture de chacun.

Mais nous pouvons également être motivés pour réaliser nos passions, nos activités préférées ainsi que pour l’apprentissage. Ce sont alors les motivations secondaires, qui dépendent de la personnalité et de la culture.

Nous ne sommes pas motivés pour tout apprendre. Il se peut que les thématiques apprises à l’école, au lycée ou à l’université ne nous intéressent pas, mais il y a forcément des choses qui motivent notre apprentissage, que cela soit la vie des dauphins, une nouvelle recette de cuisine ou changer la roue de notre voiture.

Il se peut que la motivation vienne de notre propre intérêt pour le sujet ou parce que nous nécessitons ces connaissances pour quelque chose (pour notre travail ou pour notre survie, comme changer la roue de notre voiture).

Ainsi nous pouvons donc différencier deux types de motivations secondaires : intrinsèque et l’extrinsèque. Il s’agit de deux types opposés d’une même caractéristique continue, du fait qu’une motivation sera plus ou moins intrinsèque en même temps qu’elle sera plus ou moins extrinsèque.

  • Motivation de type intrinsèque : elle se produit lorsque les personnes sont motivées à faire quelque chose parce qu’elles pensent que c’est important et parce que cela leur plait. Les étudiants qui ont ce type de motivation seront motivés pour réaliser leurs tâches pour le défi que cela suppose plus que pour la récompense qu’ils en obtiendront. La motivation intrinsèque diminue au fur et à mesure que les enfants avancent dans leur cursus scolaire. Pour augmenter ce type de motivation, il faut rendre les sujets abstraits plus concrets et le mettre en contexte.
  • Motivation de type extrinsèque : ce type de motivation apparaît quand un étudiant veut réaliser une tâche pour des facteurs externes, comme une récompense ou une punition. Il a été démontré que les punitions ne sont pas vraiment efficaces et que les récompenses provoquent une dépendance. C’est pour cela que le mieux est d’introduire des récompenses peu à peu, en les orientant vers une motivation intrinsèque.

L’importance de la motivation dans l’éducation

La motivation est l’impulsion qui nous pousse à agir et à obtenir ce que nous voulons.

La motivation joue un rôle fondamental dans notre apprentissage. Selon une étude, la motivation influence plus notre apprentissage des mathématiques que notre quotient intellectuel.

Concrètement, les chercheurs ont découvert que l’intelligence est fortement liée aux succès des étudiants en mathématiques, mais seulement pour le développement des connaissances initiales. L’importance de la motivation et les habiletés d’étude deviennent des facteurs plus importants et plus significatifs pour apprendre les connaissances plus approfondies. Les étudiants qui se sentaient compétents étaient intrinsèquement motivés, ils utilisaient des aptitudes comme expliquer, synthétiser, faire des connections avec d’autres branches, ils évitaient l’apprentissage par cœur et démontraient un meilleur développement en mathématiques que ceux qui ne se sentaient pas motivés. Au contraire, l’intelligence des étudiants n’est pas liée avec le développement de connaissances approfondies en mathématiques.

Pourquoi est-il important de maintenir les enfants motivés pour apprendre ?

  • La motivation encourage l’effort et la persistance dans une tâche
  • La motivation augmente l’initiative
  • La motivation améliore les habiletés de traitement cognitif
  • La motivation améliore le développement en général

    Encourager la motivation aide à l’apprentissage

Comment savoir si vos enfants sont des élèves motivés ?

Selon Rodríguez Moneo, le comportement des personnes peut servir d’indicateur pour mesurer la motivation. C’est un indicateur assez fiable, que les professeurs peuvent utiliser pour estimer la motivation de leurs élèves afin d’agir sur cette dernière.

  • La préférence ou le choix d’une activité plutôt qu’une autre. Si je choisis de regarder le télévision au lieu de faire mes devoirs pour l’école, cela reflète ma motivation.
  • La latence, c’est à dire le temps que l’on tarde pour produire une réponse depuis le moment où est apparut la stimulation. Plus nous tardons à commencer quelque chose que l’on doit faire, moins nous sommes motivés pour remplir cette tâche.
  • L’effort, plus les ressources physiques et cognitives sont investies dans l’accomplissement d’une tâche, plus la motivation sera grande.
  • La persistance dans la tâche. Il y a plus de motivation quand il y a plus de temps qui s’écoule entre le début d’une tâche et sa finalisation. Plus nous rendons vite la tâche moins nous sommes motivés.
  • Les indicateurs expressifs des émotions. Les actions que nous réalisons sont souvent accompagnées d’expressions émotionnelles qui indiquent le plaisir ou le déplaisir que nous provoque une activité. Comprendre les expressions des élèves peut aider un professeur en lui donnant beaucoup d’informations sur la motivation de ses élèves.

Comment savoir si un enfant est motivé

Comment encourager la motivation pour l’étude ?

1. L’attitude influence la motivation

Les recherches ont démontré que l’interaction entre un professeur et ses élèves est plus importante pour le processus d’apprentissage que les facteurs structurels, comme le matériel éducatif et la taille de la salle de classe. Cette relation entre étudiants et professeurs est importante non seulement lors des premières années scolaires, mais aussi plus tard, quand les défis deviennent plus importants.

Selon une étude de l’Université de Finlande de l’Est, une atmosphère positive et chaude dans la salle de classe créée par le professeur augmente la motivation des élèves pour apprendre.

Une attitude empathique de la part du professeur ne fait pas que protéger l’image que les étudiants ont d’eux-mêmes, mais protège également ceux-ci de l’exclusion social de la part de leurs camarades.

Comment encourager la motivation ? Démontrez une attitude et un état d’esprit positif. Il faut créer un lien affectif avec l’étudiant, lui montrer que vous vous préoccupez pour lui personnellement, ainsi que pour son processus d’apprentissage. Ne le ridiculisé jamais s’il sait pas ou ne comprend pas quelque chose. Montrez de l’empathie et de la compréhension, et sachez faire preuve d’humour.

2. Valorisé les efforts

Il est beaucoup plus important de valoriser les efforts que le résultat. Si le résultat est plus valorisé, l’élève se concentrera uniquement sur celui-ci, oubliant que pour obtenir quelque chose de bien, il faut produire des efforts. De plus, beaucoup de fois les résultats dépendent d’autres facteurs, comme la chance par exemple.

Comment encourager la motivation ? Concentrez-vous sur le processus d’apprentissage des enfants, en les encourageant à faire des efforts et en les récompensant s’ils font beaucoup d’efforts : “tu es très concentré, ça se voit que tu apprécies ce que tu fais”, ou “tu fais beaucoup d’efforts, tu vas apprendre énormément”.

3. Maintenir l’implication

Si les enfants sentent qu’ils sont utiles et qu’ils ont des responsabilités, ils seront beaucoup plus motivés.

Comment encourager la motivation ? Donnez des responsabilités aux élèves, faites-les participer aux cours. Donnez à chacun une tâche, comme maintenir la salle de classe propre, la ranger, laver le tableau noir, distribuer le matériel… Lorsqu’ils travaillent en groupe, que chacun se charge de quelque chose en particulier.

4. Félicitez-les

Bien que cela soit plus important de récompenser l’effort, les enfants ont besoin de récompenses concrètes pour leurs bons résultats. Les enfants ne sont pas capables de voir les bénéfices à long terme d’avoir des bonnes notes et d’apprendre quelque chose, ils ont besoin de récompenses plus immédiates. Les félicitations les motivent à travailler et à faire des efforts en ayant un objectif en tête.

Comment encourager la motivation ? Établissez de petites récompenses, en fonction es accomplissements des enfants. Cela peut être des privilèges spéciaux ou des petites choses que les enfants adorent (comme des autocollants). Mais il n’est pas nécessaire de les saturés, car sinon ces récompenses perdent de leurs valeurs. L’idéal est d’espacer le temps entre une récompense et une autre. Plus les enfants grandissent, plus ils seront capables de visualiser les bienfaits sur le long terme. Si il s’agit d’enfant qui débutent l’école, une récompense par jour est quelque chose d’adéquat. Pour les enfants plus grands une par semaine suffit. Le mieux est de diminuer petit à petit ce type de récompenses et de les remplacer par des encouragements, car sinon les enfants finissent par devenir dépendant de ces récompenses.

5. Le goût est dans la variété

Les enfants s’ennuient facilement si on ne les motive pas correctement. Plus encore dans ce monde technologique dans lequel ils sont habitués à une stimulation massive avec leurs tablettes et téléphones mobiles. Parfois, même les parents utilisent ces appareils pour occuper et calmer leurs enfants. C’est pour cela qu’il est important d’éviter de tomber dans la routine.

Comment encourager la motivation ? Soyez créatif. Utilisez différentes structures d’apprentissage. Enseignez grâce à des jeux et des discussions interactives, afin que l’apprentissage soit plus dynamique et que les enfants soient plus impliqués. L’apprentissage passif, dans lequel l’enfant ne fait que réciter les informations et ne se les approprient pas, détruit la motivation. Vous pouvez également utiliser d’autres moyens comme la peinture, la photographie, les vidéos et les films…

6. Expliquez “À quoi est-ce que ça me sert ?”

Souvent nous perdons la motivation si nous ne savons pas l’utilité dans le “monde réel” de ce que nous apprenons. C’est pour cela qu’il est important de l’expliquer.

Comment encourager la motivation ? Vous pouvez créer un aparté au début de chaque thème afin d’expliquer les utilités pratiques d’apprendre quelque chose. Si vous enseignez l’algèbre, dédiez un peu de temps pour expliquer en quoi seront utiles les connaissances d’algèbre, par exemple pour un ingénieur. En sachant que ces connaissances sont utilisées dans la vie réelle, cela augmente l’importance perçue de la matière et motive à son apprentissage.

7. Ne dépréciez pas

Déprécier un enfant et lui mettre des étiquettes négatives comme “lent”, “feignant”, “bête”, ne sert qu’à détruire sa motivation. Faites-lui sentir qu’il n’est pas capable de quelque chose et il n’y arrivera jamais. Découvrez l’impact de nos mots sur nos enfants dans cet article.

Comment encourager la motivation ? Évitez les dépréciations et les étiquettes négatives. Au lieu de cela, soulignez ses vertus, ses habiletés et ses qualités. Encouragez sa mentalité de croissance et de développement, faites-lui comprendre que même si quelque chose n’est pas très bien, avec de la pratique tout s’améliore. Encouragez la confiance en soi et découvrez comment féliciter les enfants afin d’augmenter leurs estimes d’eux-mêmes.

8. Utilisez CogniFit, le programme leader en neuroéducation

La neuroéducation est basée sur une nouvelle vision de l’enseignement qui utilise les connaissances récentes sur le cerveau pour analyser et améliorer les processus d’apprentissage des étudiants. Cognifit est la plateforme leader en neuroéducation. Ce programme est un instrument professionnel créer par des spécialistes en neuropsychologie infantile.

La technologie de CogniFit est basée sur la neuroplasticité. Ce programme est très facile à utiliser. Il comprend différents jeux cliniques qui peuvent être réalisés sur un ordinateur et permettent aux professeurs qui ne sont pas spécialisés en psychopédagogie d’analyser les processus d’apprentissage et de développer le potentiel de chaque étudiant.

Comment encourager la motivation ? CogniFit identifie avec une objectivité scientifique les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et obtient une relation entre son rendement scolaire, son comportement et sa motivation, permettant d’entreprendre des stratégies d’enseignement personnalisées.

9. Aidez-les à gérer l’anxiété

Beaucoup d’enfants n’arrivent pas à rester motivés parce qu’ils ressentent une grande anxiété, qu’ils ont peur de l’échec et de ne pas réussir à obtenir les résultats désirés.

Comment encourager la motivation ? Transmettez leurs de la tranquillité et faites leurs savoir que l’échec n’est pas quelque chose de négatif. Se tromper nous aide à apprendre plus et mieux, et à savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire. Si l’anxiété est trop élevée, vous pouvez essayer des exercices de relaxation.

10. Apprenez-leur à s’auto-motiver

C’est très bien de motiver les enfants, mais ils ont également besoin d’apprendre à trouver leur propre motivation et qu’ils arrivent à la gérer eux-mêmes.

Comment encourager la motivation ? Aidez-les à trouver les raisons pour lesquels leurs études peuvent leur servir. Cela les aidera-t-il à comprendre leur environnement ? Ou alors cela leur servira-t-il pour leurs futurs études universitaires ? Peut-être que cela les aide dans leur quotidien ?

Encourager la motivation : ne pas déprécier

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue de Cognifit en formation continue.”

Enfants sauvages : découvrez des cas réels d’enfants élevés par des animaux

Qui sont ces enfants élevés par des animaux..? Pouvez-vous imaginer comment cela serait d’être élevé par des loups, des singes, des chiens ou n’importe quels autres animaux ? Comment cela serait de grandir en leur compagnie ? Bien sûr, vous avez certainement en tête certains films de Disney, mais toutes ces histoires sont des fictions. Les vraies histoires d’enfants sauvages ne ressemblent en rien aux dessins-animés. Découvrez dans cet article quel est le développement des enfants élevés par des animaux ainsi que quelques histoires et cas réels d’enfants sauvages.

Enfants sauvages

Comment sont les enfants élevés par des animaux ou enfants sauvages ?

Les “enfants sauvages” sont ces enfants qui ont grandi sans avoir aucun contact avec des humains, bien qu’ils aient pu vivre en compagnie avec d’autres espèces animales (singes, loups, etc…). Les “enfants sauvages” peuvent également avoir été abandonnés et avoir grandi dans la solitude et l’isolement, sans contact avec qui ou quoi que ce soit.

On les connait comme “sauvages” parce que lorsqu’on les découvre après qu’ils aient passé autant de temps éloignés de la société humaine, leurs contact sociaux ne paraissent pas humains, mais sauvages ou animaux.

Certaines caractéristiques des enfants sauvages, problèmes de développement.

Manque d’habileté sociale propre à l’être humain.

En grandissant sans avoir de contact avec d’autres êtres humains, ils n’ont pas eu la stimulation sociale nécessaire et font donc preuve d’un comportement propre aux animaux.

Manque de langage.

Comme nous le savons tous, le langage est fondamental pour entrer en relation avec les autres. Chez les enfants sauvages, un de plus grand problème pour qu’ils puissent s’adapter dans la société est qu’ils sont incapables de communiquer avec les autres êtres humains.

Pourquoi ? Sans le facteur social, il est impossible d’apprendre le langage et si le langage n’est pas appris dans la petite enfance (0-3 ans) il est très difficile de l’apprendre plus tard.

Sens très développés.

Ouïe, vue nocturne et odorat sont très bien développés. Les enfants sauvages sentent tout ce qu’ils découvrent sur leur chemin. Pour le goût, ils s’adaptent à l’alimentation des animaux avec lesquels ils vivent (par exemple la viande crue). Leur toucher est beaucoup moins sensible au froid, à la pluie et à la chaleur.

Capacité pour imiter et reproduire les comportements des animaux avec lesquels ils vivent.

Par exemple, les enfants qui ont vécus avec des loups vont aboyer, grogner et hurler, ainsi que manger de la viande crue… C’est également pour cela qu’ils ne sont pas capables de marcher debout. Ils marchent souvent comme des animaux et ont généralement une très grande habileté pour courir d’une manière très rapide.

Pourquoi est-ce que cela arrive aux enfants sauvages ?

Ces phénomènes se passent pendant le développement de l’enfant, qui est appelé “période critique”.

Les périodes critiques sont les moments dans lesquels le système nerveux est le plus susceptible d’apprendre et se situent entre les deux ans jusqu’à la puberté. Si dans ces moments une stimulation environnementale adéquate ne se produit pas, il sera très compliqué d’apprendre le comportement. Les fonctions intellectuelles, les comportements sociaux et la personnalité sont les plus préjudiciables lors de la privation de stimulation environnementale adéquate.

Périodes critiques pour les enfants sauvages

Selon Itard : “Notre espèce est spéciale parce que ses membres ont besoins les uns des autres”. Si un enfant reste isolé ou privé de stimulation, les fonctions du cerveau et son développement se fragilise, et les conséquences peuvent être :

  1. Que le cerveau ne grandisse pas et que le corps s’atrophie. Il en résulte un manque de matière dans le cerveau.
  2. Cela affecte leur manière de traiter les informations comme quand ils écoutent les gens parler ou voient différentes choses en mouvements.
  3. Ils ne sont pas capables d’agir comme ils le devraient face aux demandes de l’environnement.
  4. Une fois qu’ils sont conscient qu’ils ne réagissent pas comme ils le devraient, ils peuvent devenir agressifs ou au contraire devenir muet.
  5. Toutes ces circonstances leur provoquent des sentiments négatifs, des problèmes de comportement et des problèmes émotionnels.

Cas réels d’enfants sauvages

Tout au long de l’histoire, de nombreuses histoires d’enfants sauvages ont été décrites, certaines étant réelles et d’autres inventées.

Oui, il est vrai que tout cela semble incroyable, ainsi que nous allons vous montrer d’une façon résumée certains cas qui se sont produit dans la vie réelle, même s’ils semblent invraisemblables.

Histoire de Victor d’Aveyron le petit sauvage

Adolescent sauvage français découvert près des Pyrénées par trois chasseurs. Le docteur Itard se chargea d’étudier son évolution et son comportement. Mise à part le fait u l’on a beaucoup travaillé avec lui, aucun grand avancement n’a été obtenu et ce ne fut pas possible de lui apprendre un comportement plus ou moins civilisé. Il mourut vers l’âge de 40 ans.

Histoire d’Amala et de Kamala, “les filles louves”

Elles sont connues pour être les deux filles (pas sœurs, car il semblerait qu’elle aient été recueillies à des moments différents) élevées par une meute de loups en Inde vers 1920. Quand elles ont été découvertes, leur comportement était semblable à celui des loups, elles hurlaient, avaient des sens très développés, avaient des difficultés pour marcher debout et elles n’étaient pas capable de parler. Elles arrachaient même leurs vêtements en les déchiquetant avec la bouche.

Histoire de Genie la fille sauvage

Le cas de Genie est celui d’une “enfant sauvage” qui n’a pas été élevée par des animaux mais qui a passé son enfance dans l’isolement et dans des conditions très dures, ainsi qu’en étant maltraitée par son père. Quand elle fut découverte, elle marchait avec beaucoup de difficultés, avait un vocabulaire d’une vingtaine de mots et se comportait comme un animal (crachait, grattait, etc…).

La réhabilitation des enfants sauvages est-elle possible ?

La réhabilitation des enfants sauvages est un très grand défi. Il faut essayer de le réinsérer dans la société, mais il est très compliqué que ceux-ci apprennent à parler et à entrer en relation d’une façon vraiment civilisée.

La conclusion de tout cela est que nous sommes ce que nous vivons et nous sommes le fruit de nos expériences qui font partie de notre vie.

Être en relation avec d’autres personnes pendant les premières années de vie est indispensable afin d’apprendre toutes les capacités nécessaires pour survivre dans notre environnement social.

D’où l’importance de vivre en société et de la culture afin de former les personnes. “Nous sommes humains parce que nous vivons en société”.

Ou comme disait Aristote : “L’être humain est un être social par nature, et l’asocial par nature et non par hasard est soit un mauvais humain soit plus qu’un humain… La société est naturelle et antérieur aux individus… celui qui ne peut pas vivre en société ou n’a besoin de rien pour sa propre suffisance, n’est pas un membre de la société, sinon une bête ou un dieu”.

Si cet article vous a intéressé, voici quelques films qui pourrait vous plaire et des quels vous pourrez tirer vos propres conclusions :

  • Tarzan
  • Le livre de la jungle
  • L’enfant loup (2010)
  • L’enfant sauvage
  • Mamá (2012)

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation

Comment développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation ? Vous vous êtes certainement déjà demandé comment stimuler et augmenter la créativité et l’imagination de votre enfant. Nous vous proposons quelques idées et activités faciles qui vous aiderons à développer la créativité et l’imagination des plus petits.

Développer la créativité et l’imagination de vos enfant grâce à la socialisation

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants en stimulant leur curiosité

Les enfants qui développent depuis tout petit leurs habilités sociales (faire des amis, parler avec les autres, partager…) démontrent un plus haut niveau de créativité et d’imagination que les autres. Nous savons que les enfants sont comme des “éponges” et qu’ils absorbent tout. Ils ont donc besoin d’être entouré continuellement de nombreuses et diverses stimulations. Non seulement en ce qui concerne leurs activités, mais également dans la variété des gens qui les entourent, c’est à dire des adultes, des amis de l’école, de son quartier, de différents âges et de différentes cultures. Une des principales caractéristiques des personnes créatives n’est autre que leur curiosité, qui se développe en étant en contact avec des environnements et des milieux différents. Découvrir l’inconnu nous fait grandir. La curiosité est motivée chez nous par nos émotions, qui provoquent notre envie d’investiguer, d’apprendre, de découvrir.

On dit toujours que les personnes qui voyagent beaucoup et qui découvrent constamment de nouvelles cultures et de nouveaux environnements grandissent à tous les niveaux, tant émotionnellement que cognitivement. Même mieux, nous connaissons tous un proche qui est parti dans un autre pays ou sur un autre continent et qui est revenu avec une nouvelle vision du monde, plus ample.

Stratégies pour stimuler la créativité de vos enfants et leur capacité de socialisation :

Comme les enfants ne peuvent pas faire le tour du monde par leurs propres moyens, il existe diverses alternatives que vous pouvez mettre en pratique assez facilement et qui permettront à votre enfant d’entrer en contact avec les autres dans leur vie quotidienne et ainsi développer leur créativité, comme par exemple :

  1. Inscrivez-le aux activités extrascolaires afin qu’il entre en relation avec d’autres enfants que ceux de sa classe. Vous augmenterez ainsi le répertoire comportemental des enfants qui interagissent avec lui.
  2. Les camps d’été sont une bonne opportunité pour connaître de nouvelles personnes d’autres villes, de la campagne, etc… De plus votre enfant se trouvera dans un environnement nouveau se qui contribuera à développer sa créativité.
  3. Les activités des centres culturelles du quartier.
  4. Les échanges interscolaires.
  5. Quand vous voyagez laissez-lui un peu de liberté afin qu’il interagisse avec les gens du pays.
  6. Qu’il fasse du bénévolat aidant les personnes âgées ou les personnes démunies…

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive, en logopédie et en troubles du langage. Elle a travaillé autant avec des populations infantiles qu’avec des populations adultes et de personnes âgées. Elle adore le contact humain, la musique et est une grande passionnée d’investigations dans le domaine de la neuroscience.”

Enfants de familles homoparentales, qui sont-ils et comment prévenir leur discrimination ?

Il semble impossible qu’il y ait encore des doutes a propos du développement des enfants de couples du même sexe. Pourtant, le manque d’informations est à l’origine de beaucoup de croyances erronées sur ces familles. Comment sont ces enfants ? Est-il vrai que les enfants qui grandissent élevés par des parents homosexuels rencontrent des problèmes dans leur développement ? Est-ce que les enfants de familles homoparentales deviendront homosexuels eux-mêmes ? Est-ce que leurs compagnons de classe se moquent d’eux et les discriminent ? Ici nous vous expliquons qui sont ces enfants de familles homoparentales et nous casserons quelques mythes au passage !

Enfants de familles homoparentales

Les familles homoparentales sont par définition composées de deux parents du même sexe. C’est à dire un couple homosexuel. Au delà de ça, il peut y avoir beaucoup d’autres structures familiales : mère lesbienne célibataire ou père homosexuel célibataire, familles homoparentales recomposées avec des enfants d’une relation hétérosexuelle antérieur…

Les statistiques estiment que 15% des couples homosexuels du monde ont des enfants, biologiques ou adoptés.

Souvent, les gens se demandent si les enfants de cette communauté homosexuelle se développent naturellement, ou si au contraire, le fait d’avoir des parents homosexuels peut créer certains traumas ou dysfonctionnements chez l’enfant.

Qui sont les enfants de familles homoparentales et comment sont-ils ?

On peut déjà rencontrer énormément d’études sur le sujet. Toutes démontrent qu’il n’y a aucune différence entre les enfants de couples homosexuels et ceux de couples hétérosexuels. Les relations inter-familiales sont plus importantes que la structure des familles. C’est à dire que pour un bon développement durant l’enfance, l’enseignement des valeurs ainsi qu’éviter les erreurs qui nous mènent à élever un petit délinquant, notre communication avec nos enfants et leur gestion émotionnelle sont plus importants que la structure même de la famille.

Cette croyance que les enfants de couples homosexuels auront des problèmes dans leur développement ainsi que dans leur vie d’adulte vient avant tout de l’ignorance, mais également de campagne de discriminations d’organismes religieux, notamment aux État-Unis.

En effet, pour argumenter dans le sens que les couples de personnes du même sexe ne sont pas de bons parents, une étude de l’Université du Texas de 2012, dirigée par l’investigateur Mark Regnerus, a été citée. Cette étude affirme que les enfants de pères et de mères homosexuels auraient de moins bonnes aptitudes sociales, émotionnelles et relationnelles que les enfants de familles dites “biologiquement intactes”. Ces résultats sont en contradiction avec les études précédentes sur le sujet.

Pourtant, dans une étude plus récente, des chercheurs des universités d’Indiana et du Connecticut ont analysé les mêmes données et sont arrivés à une conclusion différente. Selon ces derniers chercheurs, le meilleur moyen de juger une étude, spécialement celles qui démontrent des résultats controversés, est de réanalyser les données. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent des erreurs dans la forme dans laquelle ces données furent codifiées et classifiées. Par exemple, un quart des jeunes prétendument élevés par des parents homosexuels avaient vécu en réalité seulement une année leurs compagnies, voir même moins. De plus, ils découvrirent qu’une grande quantité de réponses au questionnaire étaient inconsistantes, illogiques et avec des contradictions. Ces réponses auraient dues être éliminées de l’étude.

Une fois ces erreurs éliminées, il apparaît que les différences sont en fait insignifiantes, voir pratiquement inexistantes, entre les enfants élevés par des couples du même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels.

Enfants de familles homoparentales, identiques à ceux de familles hétéroparentales

Une autre étude démontre qu’il n’existe aucune différence en ce qui concerne la santé des enfants qui proviennent de familles homosexuels et ceux qui proviennent de familles hétérosexuels. Par contre, on rencontre une différence dans la cohésion des familles. Il existe une meilleure égalité dans la répartition des tâches ménagères dans les familles homoparentales que dans les familles hétéroparentales. Il est également démontré que les décisions des couples homosexuels à propos de la vie familiale et de la vie professionnelle se basent plus sur les circonstances du moment que sur les rôles prédéfinis de l’un ou de l’autre.

Certaines études démontrent également que ces enfants élevés par des parents homosexuels ont une attitude plus positive envers la diversité et sont plus sociables. De plus, on remarque que la fréquence d’enfants homosexuels élevés dans des familles homoparentales est égale à celle de ceux élevés dans des familles hétérosexuels. En fait, l’unique différence est que les familles homoparentales sont généralement plus ouvertes et plus flexibles en ce qui concerne la sexualité de leurs enfants.

Malheureusement, ces familles doivent vivre au quotidien avec la stigmatisation et la discrimination. Et bien sûr, cela a un impact négatif sur elles, ainsi que sur leurs santés mentale et émotionnelle, ce qui parfois peut mener à des problèmes de comportements. Malgré cela, il existe des études qui démontrent que les membres de familles homoparentales ne sont pas plus sujettes à commettre des délits que les membres de familles hétéroparentales.

Les personnes qui décident de maltraiter les autres trouveront toujours une raison pour le faire, parce que leur victime est grosse, quelle porte de lunettes ou parce que ces parents sont homosexuels. Même si dans ce dernier cas il s’agit d’une population plus sensible et plus encline à souffrir de ce type de traitement.

Comment prévenir et ménager la discrimination des enfants de parents homosexuels à l’école ?

Le gros du travail serait de permettre à la société d’avoir un regard plus juste sur ces familles, en uniformisant et en normalisant, non seulement ce type de famille, sinon tout les types de familles qui diffèrent de la famille dite “traditionnelle” (avec un père et une mère mariés et qui vivent sous le même toit). Bien sûr, le temps que cette stratégie porte ces fruits et qu’elle ait un impact massif sur notre société et ses croyances, il faut en développer d’autres et travailler pour améliorer la vie familiale des homosexuels.

La stigmatisation due à l’orientation sexuelle reste malheureusement à l’ordre du jour

Heureusement, nous pouvons mettre en place des stratégies pour minimiser l’impact sur cette communauté et sur leurs enfants d’une telle discrimination.

  • Faire savoir à ces enfants qu’il n’existe rien de mal au sujet de leurs parents homosexuels. Toutes les familles sont différentes à leurs manières et il n’existe pas un modèle meilleur que l’autre.
  • Qu’ils cultivent leur auto-estime et leurs habilités sociales. En effet, un enfant sûr de lui et plein de ressources pourra faire face plus facilement aux situations de discrimination ou de stigmatisation.
  • Encourager la communication dans le noyau familiale. Ne rien lui cacher sur ses origines ou toutes autres informations le concernant. En créant un lien affectueux, de soutien et une bonne communication il sera plus facile de détecter et de solutionner ces situations de discrimination.
  • Encourager l’expression des émotions dans les situations de discrimination. Si un enfant a été discriminé à l’école en raison de l’homosexualité de ses parents, il est crucial de laisser à cet enfant l’espace de s’exprimer a propos de ce que cela lui fait ressentir.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Que faire si mon enfant..? Test pour les nouveaux parents – guide pratique

Test pour les nouveaux parents. La décision d’avoir un enfant est l’une des plus importantes de nos vies. Il s’agit d’un moment unique plein d’émotions, de nouvelles illusions et de changements en tout genre… c’est en même temps une période pleine de doutes et d’insécurités. Peur de l’inconnue, préoccupation pour son bébé, besoin urgent de conseils, anxiété, nervosité, manque de sommeil, fatigue… sont quelques-unes des phases par lesquelles passent les nouveaux parents avec leur premier enfant. Découvrez dans ce test pour nouveaux parents si vous êtes prêt pour cette magnifique aventure !

Avoir son premier enfant est un moment unique

Test pour nouveaux parents

1. Personne ne dit qu'être parent c'est facile. Votre vie change du tout au tout. Avez-vous une idée de comment surpasser ces changements ?
  • Le temps passe et les choses évolues, ainsi ce qui était recommandable pour les bébés il y a quelques années ne l'est plus forcément actuellement. Les nouvelles grand-mères seront toujours enchantées d'aider les nouveaux parents à s'occuper du bébé, et leurs conseils sont le fruit de l'expérience. Il ne faut cependant pas oublier que le pédiatre est un spécialiste de la prise en soin des bébés, et qu'il est recommandable de lui demander conseil quand nous le considérons nécessaire. N'oubliez pas que le plus important est une bonne organisation quotidienne, qui vous permettra de libérer du temps pour quelconque imprévu.
2. Le bébé est enfin arriver ! Même s'il est vrai qu'il est moins facile de faire face à votre quotidien que se dont vous vous étiez imaginé... Que faire face à une situation qui se complique ?
  • Pouvoir compter sur ses proches, amis ou famille, peut se révéler très utile. Nous pouvons apprendre d'eux et ils nous aideront à garder notre sang froid dans les situations de doutes. Le personnel hospitalier et médical peut être d'un grand secours également, ils peuvent vous apprendre comment manier votre bébé, que faire ou ne pas faire quand vous lui changez sa couche, comment le baigner, comment le nourrir et lui faire faire son rôt,... De plus, il existe des livres, des revues et des articles internet qui peuvent vous être très utiles et se révélés vraiment intéressants. Bien que, prudence! Il est important de se maintenir bien informé et chercher plus d'une information sur comment prendre soin de votre bébé, car parfois les informations que l'on trouve sur le net peuvent se révélés à double tranchant !
3. Un bébé a besoin de beaucoup d'attention et cela signifie que vous passerez beaucoup de temps à vous occuper de lui. Le temps peut finir par vous manquer tant dans votre vie de couple que dans votre vie sociale. Quelle est la meilleure façon de réagir ?
  • Les nouveaux défis que suggère l'arrivée d'un bébé dans un foyer peuvent provoquer discordes et disputes au sein d'un couple. Cela fait longtemps que l'époque où les mères restaient au foyer pour s'occuper des enfants est révolue ! Aujourd'hui les deux parents participent à part égale à l'éducation de leurs enfants. Cela ne sert à rien de s'épuiser en essayant d'être les parents idéaux, c'est impossible. Bien qu'il vous faut passer beaucoup de temps avec le bébé, il ne faut pas oublier que l'empathie, l'écoute, la patience sont des vertus essentielles pour une vie de couple en harmonie et pour éviter les disputes. Maintenant vous êtes trois, mais cela ne vous empêche pas de vous retrouver et de maintenir une vie de couple et d'amoureux, et vous appuyer l'un l'autre sans vous culpabiliser face aux erreurs qui peuvent être commises. Il est important que vous restiez connectés et que vous gardiez vos passions et relations sociales. Bien planifier est la meilleure solution.
4. Parfois le bébé pleure sans s'arrêter, et nous ne savons pas pourquoi, que faire ?
  • Il est naturel de se préoccuper lorsque notre bébé pleure. Mais il nous faut savoir que le pleur est le moyen de communication d'un bébé, qu'il ait faim, froid, qu'il ait sali sa couche ou simplement qu'il ait besoin d'un câlin, il l'utilisera pour communiquer avec ses parents. Il est important d'apprendre différentes techniques de relaxation qui peuvent nous aider à garder notre calme face à des situations stressantes et faire preuve de patience durant les première semaines voir les premiers mois. Pour calmer un bébé, il est nécessaire de comprendre l'origine de ses pleurs, et ensuite utiliser des techniques tel que le cocooning, lui parler ou lui chanter une berceuse afin qu'il se calme et cesse de pleurer. Les bébés n'ont pas uniquement des besoins physiques, sinon également émotionnels, qui sont également important pour son bon développement et auxquels nous devons répondre.
5. L'arrivée d'un bébé à la maison réduit considérablement le temps libre des nouveaux parents. Comment voyez-vous votre nouvelle vie ?
  • L'arrivée d'un bébé provoque de grands changements dans un foyer et change radicalement la vie des nouveaux parents. Les priorités changent et il est nécessaire que les parents pensent au bébé et à eux-mêmes, en préparant une routine et en s'organisant de la meilleure des manières pour tous.

https://www.youtube.com/watch?v=hcN2vi_EqpE

Que faire si mon enfant ne s’endort pas ? Comment réagir s’il refuse de manger ? Que puis-je faire pour que mon enfant ait une haute estime de lui-même ? Comment répondre si mon enfant me pose des questions sur le thème de la sexualité? Que faire si mon enfant…? Si vous êtes un nouveau parent, ce post de Mairena Vázquez, psychologue, vous aidera à ne pas perdre vos nerfs et vous donnera quelques conseils pour réagir à ces situations.

Nouveaux parents : développement psychologique de l’enfant

“La première année de vie est déterminante dans le futur développement interpersonnel d’un enfant”.

La relation entre le bébé et ses parents, surtout les premiers jours de vie est très importante si bien que les expériences vécues durant cette période marqueront sa manière de réagir dans le futur.

Le lien mère-fils est influencé tant par le comportement de la mère que par celui de l’enfant et est considéré fondamental puisque c’est la mère qui canalise les éléments extérieurs qui vont influencer le bébé.

Un bon moyen de stimuler votre bébé et développer son intelligence est la musique.

Nouveaux parents : que faire si mon enfant…?

Que faire si mon enfant ne contrôle pas ses sphincters ?

En général, les enfants sont capables de contrôler leurs “cacas” vers l’âge de deux ans et leurs “pipis” entre deux ans et demi et trois ans. Cependant, les “pipis au lit”, les urines nocturnes, peuvent persister jusqu’à trois ans et demi.

Lorsqu’un changement important surgit dans la vie de l’enfant (naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, entrée à la garderie) il est possible que celui-ci subisse un retour en arrière concernant ses progrès et qu’un enfant qui contrôlait ses sphincters puisse de nouveau avoir besoin de couches.

Dans ce cas, les parents doivent savoir faire preuve de patience et de compréhension envers leur enfant. Ils doivent l’encourager à abandonner les couches, lui faciliter l’accès aux toilettes avec un pot qui lui plaira ainsi qu’utiliser des jouets, des comptes et des chansons pour le familiariser avec celui-ci. Il ne faut pas dramatiser, mais au contraire ne pas y prêter d’importance et continuer d’être affectueux avec l’enfant qui finira par laisser ses besoins là où il faut avec le temps.

Que faire si mon enfant ne contrôle pas ses sphincters

Si un enfant qui a déjà quatre ou cinq ans continue de ne pas maîtriser ses défécations il se peut qu’il souffre d’encoprésie ou de énurésie.

L’énurésie et l’encoprésie sont des troubles de l’élimination des urines et des selles. L’énurésie est l’émission involontaire d’urines alors que l’encoprésie se réfère à l’élimination incontrôlée des selles. Dans ce cas le plus recommandable est de se rendre chez un pédiatre pour savoir s’il existe des causes physiologiques et si ce n’est pas le cas, il faudra recourir à un psychologue.

Que faire pour que mon enfant ait une bonne nutrition ?

En ce qui concerne l’alimentation du nouveau-né, non seulement l’alimentation elle-même, mais également qui la donne et comment il la donne, comment il le tient, comment il lui parle et avec quelle intonation ont une influence sur son ressenti. Jusqu’à l’état d’âme de celui qui le nourrit a une influence sur le ressenti de l’alimentation chez le nouveau-né.

Quand le bébé est encore tout petit, il est préconisé de lui donner du lait maternelle, qui est considéré comme le meilleur moyen d’alimentation pour un bébé. Les nouvelles mamans se demandent souvent tous les combien de temps elles doivent donner la tétée à leurs bébés, n’est-ce pas ? Ne vous préoccupez pas ! Durant les premières quatre à huit semaines il est peu probable que votre enfant ait un rythme régulier, ainsi que l’idéal est d’attendre qu’il réclame de manger par lui-même.

Pendant les premiers jours et jusqu’au trois ou quatre premiers mois, la colique du nouveau-né peut se manifester. Il s’agit de douleurs digestives qui font pleurer le bébé. Dans ce cas, il est recommandé aux parents d’encourager la succion en utilisant une tétine ou alors de pratiquer le cocooning en lui procurant calme et sérénité.

Vers les six mois commencent à apparaître les premières dents. Que faire face à la souffrance de l’enfant ? Pour faciliter ce processus on peut donner des objets à mordre pour l’enfant. En ce qui concerne la nourriture il faut introduire de nouveaux goûts peu à peu et lui donner le temps de s’habituer aux nouvelles saveurs et aux nouvelles textures, en respectant ce qui lui plaît et ce qu’il n’aime pas. Il est important de ne pas le forcer à manger une nourriture donnée et savoir faire preuve de patience.

Que faire si mon enfant a des problèmes de sommeil ?

Chaque bébé est différent et le nombre d’heures de sommeil dont il a besoin est très variable, surtout pendant les premiers jours de sa vie.

En général il convient d’habituer le bébé a dormir dans son berceau et dans sa chambre. Même ainsi, il ne faut pas avoir peur d’élevé mal son enfant en le laissant dormir dans ses bras ou en accourant auprès de lui pour répondre à l’un de ses besoins de base.

Autour d’un an, les bébés dorment entre onze et quatorze heures. Il est très important de respecter leurs heures de sommeil et quand ils deviennent plus grand on peut commencer à planifier les heures et les routines pour préparer l’enfant à aller au lit, comme le bain, mettre le pyjama, lui lire une histoire et lui donner son doudou.

Enfin, vers les deux ans, les problèmes de sommeil des enfants commencent à se résoudre et ils deviennent peu à peu conscient du fait qu’ils rêvent de manières diverse et variée.

Les cauchemars avec des sorcières ou des monstres sont normaux entre trois et six ans, ils deviennent cependant préoccupant quand ils se répètent trop souvent ou sont trop intenses. Il faut différencier les terreurs nocturnes qui sont plus inquiétantes et alarmantes, quand l’enfant paraît dormir, même si ses yeux peuvent être ouverts, et qu’il peut être difficile de le sortir de cet état.

Comment réagir face au cauchemar d’un enfant ? Il faut rester avec l’enfant le temps nécessaire pour le calmer. Par contre il faudra l’emmener dans le lit des parents uniquement comme mesure très spéciale. Accompagner l’enfant avant de dormir, lui lire une histoire, laisser la porte entre-ouverte ou laisser une veilleuse allumé peut être tranquillisant pour l’enfant. Découvrez comment lui apprendre à faire face à la peur du noir et comment lui apprendre à s’endormir seul.

Il est salutaire que les enfants jouent et dessinent pour exprimer leurs conflits intérieurs, leurs peurs et leurs fantaisies, et ainsi laisser sortir leurs émotions afin de prévenir les mauvais rêves.

Que faire si mon enfant a des problèmes de sommeil?

Que faire pour que mon enfant ait une meilleure estime de lui-même et qu’il développe une meilleure personnalité ?

Le développement de la personnalité d’un enfant dépend avant tout des interactions qu’il aura avec ceux qui l’entourent à chaque moment de sa vie, principalement avec ses parents.

Connaissez-vous l’effet Pygmalion ? Vos mots ont un grand impact sur vos enfants. Les parents aident à la socialisation de l’enfant en lui offrant amour et affection, en le corrigeant et en lui enseignant, en le punissant et en le récompensant ainsi qu’en lui apprenant leurs valeurs. Ils procurent leur expérience pour que l’enfant fasse ses propres conclusions sur le monde qui l’entoure. Découvrez comment prendre soin du cerveau de votre enfant.

Les attitudes des parents ainsi que la méthode utilisée pour élever leur enfant seront déterminants dans le développement de l’estime de soi de l’enfant. Découvrez comment bien communiquer avec votre enfant adolescent.

Comment connaître les attitudes à adopter par les parents pour que les enfants développent une haute estime d’eux-mêmes ?

  • Il est important d’être affectueux en tant que parents, et accepter son enfant comme il est en lui montrant cette affection.
  • Il faut être des parents fermes qui établissent des règles et qui s’y tiennent, même s’il est possible de faire preuve d’une certaine flexibilité.
  • La discipline comme le retrait de privilège doit être utilisée avant tout châtiment corporel. Et il est important que l’enfant comprenne pourquoi il a été puni.
  • Il faut faire comprendre à l’enfant qu’il est important qu’il exprime son opinion et lui faire voir que celui-ci est pris en compte.

Comment répondre aux questions de mon enfant sur la sexualité ?

L’intérêt que ressentent les enfants pour les jeux sexuels, pour le sexe opposé ou bien sur la naissance et la femme enceinte varie selon l’âge. C’est pour cela que l’éducation sexuelle est vitale.

“L’éducation sexuelle commence avec l’apprentissage du langage et les premières questions de l’enfant”.

En grandissant, les enfants commencent à demander “C’est quoi ça ?” en se référent par exemple aux seins de la maman. Il est alors conseillé de répondre de manière simplifiée. De nouveaux mots comme “pénis” ou “vagin” apparaîtront, et peuvent paraître vraiment grave, mais il faut enseigner à l’enfant qu’il s’agit là d’organes comme les autres et éliminer les tabous en les normalisant.

Plus les enfants grandissent plus on peut leurs donner des explications complètes et détaillées, mais le mieux reste de s’en tenir simplement à répondre aux questions posées, sans en dire plus.

Pour terminer, je vous laisse avec un sketch comique sur le fait de devenir parents, car le rire a de grands effets bénéfiques sur votre santé, si bien que, dans les moments de crises, mieux vaut rire que pleurer !

“Source : Mairena Vázquez : psychologue spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile. Passionnée de neuroscience et d’investigations sur le cerveau humain. Membre active de différentes associations, intéressée par les organisations humanitaires et les urgences. Elle adore travailler en compagnie des personnes âgées et écrire des articles qui peuvent les aider ou les inspirer.”

Bilinguisme dans l’enfance. Quels sont les avantages des enfants bilingues ?

Comment est-ce que le bilinguisme affecte-t-il nos enfants ? Pensez-vous que deux langues maternelles pourraient porter préjudice au bon développement linguistique de votre enfant et retarder son acquisition du langage. Serait-ce un avantage ou un désavantage d’élever nos enfants en leur apprenant deux langues maternelles ? Dans cet article nous dissipons tous vos doutes sur les enfants bilingues !

Bilinguisme dans l’enfance

Encore tout récemment on pensait que grandir avec deux langues maternelles pouvait préjudicier le développement linguistique d’un enfant. En effet, apprendre deux vocabulaires distincts pourrait retarder son acquisition du langage.

Aujourd’hui, nous savons que cela n’est pas le cas. On a découvert que les personnes bilingues avaient plus de facilité que les autres pour les tâches qui requièrent une grande attention, une inhibition et un contrôle inhibiteur ou encore quand il s’agit de faire usage de la mémoire à court terme. Malgré toutes les études et investigations, à ce jour il n’est pas tout à fait clair qu’il existe un avantage à être bilingue. Dans cet article, nous allons éclairer la situation, en utilisant les études les plus récentes.

https://www.youtube.com/watch?v=KIId7NZW9tY

Comment le bilinguisme affecte-t-il les enfants ?

1. Le bilinguisme améliore la fonction exécutive des enfants

Afin de rendre le sujet un peu plus clair, des chercheurs du centre médical de l’Université de Georgetown ont menés une étude. Dans celle-ci ils comparent le volume de matière grise des adultes bilingues et des adultes monolingues. Ainsi, ils établissent que les bilingues ont plus grande quantité de matière grise dans les zones frontale et pariétale du cerveau, chargées des fonctions exécutives.

La matière grise cérébrale est formée de corps neuronales, au contraire de la matière blanche qui est composée de fibres neuronales transportant les informations d’une zone à l’autre du cerveau. Cette matière grise diffère d’une personne à l’autre suivant les expériences qu’elle a vécues. Par exemple, une étude démontre que la zone du cerveau qui traite les informations de l’espace se trouve plus développée chez les chauffeurs de taxis londoniens que chez la plupart des gens.

Qu’est-ce qu’une fonction exécutive ? Les fonctions exécutives sont les fonctions cérébrales qui gèrent l’attention, la mémoire à court terme, l’organisation et le contrôle des impulsions (inhibition ou contrôle inhibiteur).

Une nouvelle étude démontre que les différentes fonctions cérébrales se définissent à onze mois de vie déjà. À la différence de l’étude précédemment citée, celle-ci mesure l’activité cérébrale et non le volume de matière grise. Les résultats démontrent une plus grande activité dans le cortex frontal (où se trouve la fonction exécutive) chez les enfants bilingues que chez les autres.

Cela serait dû au fait que les personnes bilingues doivent jongler entre une langue et l’autre sans s’équivoquer et sans les mélanger.

Voici d’autres données de cette étude qui seront intéressantes pour les parents :

  • Tous les enfants ont développé une sensibilité neuronale pour chacune des deux langues (ici l’anglais en l’espagnol), ce qui veut dire qu’ils sont en train d’apprendre les deux en même temps.
  • Les enfants font preuve de la même sensibilité face aux deux langues que les enfants monolingue anglais et espagnols. C’est donc qu’ils apprennent ces langues au même rythme que les enfants qui ne sont pas bilingues.

Selon les experts, les enfants sont capables d’apprendre plusieurs langues dès leur plus jeune âge. De plus, l’enfance est le meilleur moment pour commencer.

Quels peuvent être les effets du bilinguisme dans l’enfance

2. Le bilinguisme augmente notre capacité à croire

Il n’y a pas que les capacités cognitives qui sont affectées par le bilinguisme, mais aussi la capacité de croire. Selon une étude, les enfants élevés dès leur plus jeune âge dans un milieu bilingue pensent que c’est ce que l’on apprend tout au long de sa vie et non comment nous sommes nés qui fait de nous ce que nous sommes.

Croire que ce que nous sommes soit quelque-chose d’innée, que nous naissons avec, cela s’appelle de l’essentialisme. L’étude montre que les enfants bilingues ne font pas preuve de cette croyance, alors que les enfants monolingues si. Les enfants bilingues pensent donc que nous sommes le fruit de nos expériences. Je suis ce que je suis grâce à ce que j’ai vécu jusqu’ici, et je ne suis pas né ainsi, mais j’ai grandi et je me suis développé au fur et à mesure de mes expériences.

Ce sont des découvertes importantes, puisque les enfants qui penseraient de manière essentialiste seraient plus à même de développer des stéréotypes ainsi que des attitudes préjudiciables dans leur futur. Ainsi, apprendre une deuxième langue au plus jeune âge aiderait à développer une capacité à accepter la diversité humaine. De plus, croire que nous sommes ce que nous sommes dû à nos caractéristiques de naissance fait que nous nous efforcerons moins pour progresser ou pour nous améliorer en tant qu’individu, créant ainsi des personnalités rigides et conservatrices.

3. Le bilinguisme retarde le vieillissement du cerveau.

Stimuler notre cerveau et le maintenir actif est essentiel pour retarder son vieillissement et pour le prévenir des maladies de types neurodégénératives tel que Alzheimer, la détérioration cognitive ou la démence.

Selon une étude, les personnes atteintes d’Alzheimer qui auraient parlés au moins deux langues de manière régulière durant leur vie, auraient connus l’apparition de symptômes en moyenne cinq ans plus tard que la normale. De plus, les personnes bilingues seraient diagnostiquées du cancer en moyenne quatre ans plus tard que les personnes monolingues.

Bien sûr, d’autres facteurs sont important pour prévenir l’apparition des maladies dégénératives du cerveau, tel qu’un régime équilibré ou une activité sportive régulière.

4.Être bilingue facilite l’apprentissage d’une nouvelle langue

Il existe plusieurs études (tel celle-ci) qui démontrent que le bilinguisme facilite l’apprentissage d’une troisième langue. Cela pourrait être dû au fait que les personnes bilingues disposent de plus de ressources linguistiques et qu’elles sont plus ouvertes en ce qui concerne l’apprentissage de nouvelles langues.

Les problèmes des enfants bilingues  

Non, il n’y a pas que des avantages à élever vos enfants dans le bilinguisme. Cela peut également avoir quelques inconvénients, bien que ceux-ci aient peu d’importances si on les compare avec les bénéfices du bilinguisme.

Les enfants bilingues commenceraient à parler un peu plus tard que les enfants monolingue, tout en restant dans la normalité, si bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire de le prendre en compte.

Les personnes bilingues auraient, en général, un vocabulaire un peu plus réduit que les personnes monolingues.

De plus, les personnes bilingues luttent constamment avec les interférences de l’une des langues sur l’autre, au moment où ils l’utilisent. Ainsi, il est plus difficile pour une personne bilingue de trouver le mot exacte qu’elle cherche, puisqu’elle doit régulièrement changer de langue.

Élever des enfants bilingues. Conseils pour les parents

Il existe beaucoup de situations dans lesquelles un enfant sera élevé dans le bilinguisme. Par exemple que les deux parents parlent une langue différente que celle de l’endroit où ils vivent, ou encore que les deux parents ne parlent pas la même langue…

Un enfant arrivera toujours à apprendre et à parler la langue du lieu où il vit, il n’a pas le choix. Que se passe-t-il si l’enfant refuse de parler la langue de ses parents ? Il est important de ne pas le forcer, de ne pas l’obliger et de ne pas lui mettre la pression pour qu’il apprenne la langue de ses parents. Bien qu’il ne la parle pas, il la comprendra et son cerveau sera beaucoup stimulé et préparé à apprendre à parler cette langue, le moment venu. Aider le à pratiquer, il est essentiel que l’enfant s’expose à des situations où il aura besoin de parler la langue, comme par exemple en voyageant dans un pays où l’on parle cette langue.

Il est aussi important de l’encourager à utiliser cette langue, en lui disant par exemple : “Ah! Que je suis content que tu utilises cette langue, elle me plaît tellement”.

Quand les enfants sont encore petits, ils mélangeront les deux langues. Cela est complètement normal et il n’est pas nécessaire de les corriger.

Si les deux parents parlent des langues différentes, il est important qu’ils se mettent d’accord pour que chacun d’eux parle toujours la même langue. Ainsi ils renforceront mieux l’apprentissage des deux langues de leur enfant. Il est aussi recommandé que l’enfant lise et voie des films dans les deux langues qui sont parlés à la maison sans en privilégier une seule.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Syndrome de l’Empereur : comment élever un petit délinquant

Enfants agressifs, qui veulent commander et qui sont autoritaire. Êtes-vous en train d’élever votre enfant pour en faire un futur délinquant ? Le syndrome de l’Empereur est toujours plus présent dans notre société : enfants tyrans ou “empereurs”, qui font ce qui leur plait, qui n’accepte pas un non pour réponse et dont les plus fidèles serviteurs sont ses parents. Découvrez dans cet article qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur, comment détecter si votre enfant en prend le chemin, ainsi que les 10 règles d’ors pour élever un petit délinquant chez vous. C’est donc ce que vous ne devez jamais au grand jamais faire si vous souhaitez élever un enfant avec un sens des valeurs et du respect.

Syndrome de l’Empereur

Qu’est-ce que le syndrome de l’Empereur ? Mon enfant est-il un futur tyran ?

Le syndrome de l’Empereur ou de l’enfant tyran est un trouble du comportement qui se manifeste chez les mineurs. Dans ce cas, les rôles sont inversés, les enfants dominent leurs parents et font leur loi, pouvant atteindre parfois même des situations de maltraitances.

Curieusement, il n’existe pas de points communs entre ces enfants, ils peuvent être les aînés, les cadets, adoptés. Même dans une fratrie où tous les frères sont élevés dans les mêmes conditions et le même environnement, un des frères pourra être atteint du syndrome de l’Empereur alors que les autres non. Il n’existe donc pas non plus de composants génétiques ou héréditaires qui pourrait l’expliquer.

Cela se produit généralement dans les familles de classes moyennes-hautes, et bien que les garçons soient en pourcentage plus représentés dans les cas de syndrome de l’Empereur, les filles gagnent de plus en plus du terrain.

Si votre enfant ne demande pas, mais exige, c’est la première alarme du syndrome de l’Empereur

L’âge peut varier entre 9 et 17 ans, et bien qu’ils ne soient pas délinquants au départ, ils peuvent aller jusqu’à voler, maltraiter, menacer et blesser psychologiquement. Les victimes sont le plus souvent les mamans, qui auront souvent peur de le raconter par sentiment de culpabilité. “Mon enfant est comme ça parce que je n’ai pas su être une bonne mère”.

Qu’arrive-t-il à mon enfant ? Caractéristiques du syndrome de l’Empereur

  • Ils se sentent habituellement tristes, anxieux et fâchés, généralement sans cause apparente.
  • Ils ont un sens exagéré de la propriété, ils pensent concrètement que tout leur appartient, et que les autres sont là uniquement pour être à leur disposition. Quand on leur refuse quelque chose, ils ont des attaques de colère voir de rage, ils en arrivent même à insulter et à menacer physiquement.
  • Ils sont égocentriques et ont une tolérance à la frustration inexistante ou très basse.
  • Ils ont habituellement une basse estime d’eux-mêmes, et manquent d’empathie. Ils sont incapables de comprendre les conséquences de leurs actes sur autrui. Ils ne ressentent pas le regret ou la culpabilité des actes qu’ils ont commis.
  • Ils discutent les règles et les punitions en permanence. Ils rejettent les figures d’autorités, et peuvent se montrer inaptes dans un autre environnement social, comme à l’école par exemple.
  • L’autre est toujours coupable, eux jamais. Ils cherchent à justifier leurs actes, et ne font pas que mettre la faute de leurs problèmes sur les autres, mais ils espèrent également que ceux-ci les résoudront.

“Le syndrome de l’Empereur est fondamentalement un problème d’éducation dans une société où l’autorité est dévaluée” Javier Urra

Syndrome de l’Empereur ou enfant tyran, les parents sont-ils coupables ?

Catégoriquement non ! Ce n’est pas votre faute. Mais oui, vous êtes une part du problème, ainsi que sa solution. Parmi vos responsabilités, celle d’imposer des limites, des règles et des routines à votre enfant est très importante. Celles-ci doivent impérativement être non-négociable ! N’ayez pas peur de dire non à votre enfant par peur de le traumatiser. En réalité, ce qui pourrait le rendre névrosé est de ne pas savoir ses limites, ne pas savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

Les styles d’éducation des parents sont un facteur clé pour prévenir et gérer ce trouble. L’autorité doit toujours être entre vos mains, en restant affectueux et en maintenant votre ligne de conduite.

Où il y a de l’amour, des échanges et de la communication, il est vraiment difficile de voir surgir de la violence.

Il faut développer le sens de la conscience et de la culpabilité de votre enfant, l’éduqué avec empathie, sensibilité et compassion. Il existe des techniques d’assertivité qui peut-être vous aiderons. On ne né pas dictateur ou tyran. Ce que l’on communique à nos enfants et la forme avec laquelle nous le faisons est très important. Jetez un coup d’œil à l’article L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Quand vous désespérez, rappelez-vous que l’éducation n’a rien de facile, qu’il s’agit d’une course de fond et non d’un sprint, durant laquelle les enfants apprennent peu à peu vos valeurs.

Souvenez-vous également que pour la majorité des troubles infantiles et juvéniles, il vaut mieux prévenir que guérir.

Marche à suivre pour élever un petit délinquant

Le juge de mineurs de Grenade, Emilio Calatayud, qui est également écrivain, est reconnu pour ses sentences dans des cas de mineurs. Celles-ci sont jugées exemplaires et dotée d’un sens de la réhabilitation. Il nous propose dix règles afin d’élever le parfait petit délinquant à la maison.

Règle 1 : Commencez au plus tôt dans l’enfance en donnant à votre enfant tous ce qu’il demande. Il grandira ainsi convaincu que le monde qui l’entoure lui appartient.

Règle 2 : Ne vous préoccupez pas de son éducation spirituelle ou éthique. Attendez qu’il soit adulte pour qu’il puisse décider par lui-même.

Règle 3 : Quand il dit des gros mots, riez. Cela l’encouragera à faire plus de choses rigolotes.

Règle 4 : Ne le grondez pas ni ne lui dites jamais qu’une chose qu’il aurait faite soit mal. Vous pourriez créer un complexe de culpabilité.

Règle 5 : Rangez tous ce qu’il laisse traîner : ses livres, ses chaussures, ses vêtements, ses jouets. Faites lui tout ! Comme cela il s’habituera à se décharger de ses responsabilités sur les autres.

Règle 6 : Laissez-le lire tous ce qui lui tombe sous la main. Faites attention à ce que ses assiettes, couverts et verres soient bien stérilisés, mais ne vous préoccupez pas qu’il se remplisse l’esprit de cochonneries.

Règle 7 : Battez-vous le plus souvent possible avec votre partenaire devant votre enfant, ainsi il ne lui sera pas trop douloureux de voir sa famille détruite, qui sait par sa propre faute.

Règle 8 : Donnez-lui tout l’argent qu’il a envie de dépenser. N’allez pas suspecter qu’il lui est nécessaire de travailler pour obtenir son argent.

Règle 9 : Veillez à satisfaire tous ses désirs, appétits et plaisirs. Le sacrifice et l’autorité pourrait lui procurer une frustration.

Règle 10 : Mettez-vous toujours de son côté dans n’importe quel conflit, que ce soit avec vos voisins ou avec son professeur. Pensez que tous ont un préjudice contre votre enfant et qu’en fait ils ne désirent que le descendre.

Si vous suivez tous ses exemples, il est facile d’élever un petit délinquant chez vous. Et avec le temps, il pourra se convertir en un authentique délinquant.

L’éducation est un acte d’amour, et également un acte de courage

Comment élever un petit délinquant

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir un peu plus sur le syndrome de l’enfant empereur et les enfants tyrans. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”

Énurésie nocturne, pourquoi mon enfant fait-il encore pipi au lit ?

Votre enfant à plus de 5 ans et continu de faire pipi au lit ? L’énurésie nocturne (faire pipi au lit) est un problème que nous devons essayer de traiter au plus vite. Découvrez dans cet article quelles peuvent être les causes de l’énurésie nocturne. Devez-vous vous préoccuper ? Comment pouvez-vous l’aider ? En premier lieu il est essentiel d’identifier la cause du problème ! Dans cet article, nous vous aidons à découvrir les causes de l’énurésie nocturne.

Le réflexe de la miction est inné, normalement, les enfants ne sont pas conscients qu’ils peuvent le contrôler jusqu’à leurs 2 ou 3 ans. Cette tâche n’est pas toujours facile pour tous : entre 5 et 10% des consultations chez le pédiatre sont dues à des problèmes liés à l’énurésie nocturne et aux doutes des parents sur comment enseigner à leur enfant à contrôler leur envie de faire pipi.

Énurésie : trouble qui se caractérise par des pipis incontrôlés

Qu’est-ce que l’Énurésie : incontinence urinaire

Énurésie nocturne est le terme utilisé pour se référer à l’incontinence pendant la nuit ou faire pipi au lit, à un âge auquel cela ne devrait plus se produire.

On parle de ce trouble depuis l’antiquité. Les premiers à identifier l’énurésie nocturne comme un problème médical furent les égyptiens vers 1550 avant J-C. Au fil du temps il y a eu beaucoup de traitements folkloriques pour éviter ce trouble, comme lever les pieds du lit, restreindre la prise de liquide, administrer des potions ou des herbes ou encore pratiquer la circoncision. Ces techniques avaient divers degrés de réussite, bénéficiant en grande partie des rémissions spontanées.

La rémission spontanée sans traitement est un facteur significatif de l’énurésie nocturne. Le taux de rémission spontanée est de 14% entre 5 et 9 ans et de 16% entre 10 et 19 ans. Seulement 1% des garçons de 18 ans sont énurétiques et pratiquement aucune fille.

Les problèmes de contrôle urinaire se diagnostiquent à partir de 4 ou 5 ans si l’enfant n’a jamais eu un contrôle adéquat de son urine. On dit qu’un enfant souffre d’incontinence urinaire ou d’énurésie quand il a au moins 2 mictions incontrôlées par mois et qu’il a entre 5 et 6 ans. Pour les plus grands, une miction incontrôlée par mois suffit pour diagnostiquer une énurésie.

Les estimations du nombre d’enfant avec des problèmes d’énurésie sont autour de 2.2% à 25%. Les petits garçons en souffrent plus que les petites filles

L’énurésie peut comprendre les fuites nocturnes, les fuites diurnes ou les deux. L’énurésie diurne qui n’est pas accompagnée d’énurésie nocturne est assez rare, mais environ 30% des enfants qui souffre d’énurésie nocturne souffre également d’énurésie diurne.

Mouiller son lit est un trouble fonctionnel

Pour acquérir le contrôle de l’intestin et de la vessie, il est nécessaire que votre enfant ait le contrôle de ses réflexes sphinctériens, qui arrivent généralement entre les 9 et 12 mois de vie quand finit de se compléter le myélinisation (processus de recouvrement des axones des neurones) des trajets nerveux jusqu’à la partie inférieure du corps de votre enfant.

Il est important que votre enfant sache s’asseoir, marcher, comprendre des ordres verbaux, être capable d’imiter vos comportements et de contenir ses impulsions. Les enfants obtiennent leurs totales capacités physiques et psychologiques entre les 18 et 30 mois. Notre conseil : il est préférable d’attendre que votre enfant ait 2 ans pour commencer l’apprentissage du contrôle de la miction.

Actuellement, l’énurésie est une condition qui a différentes causes, qui opèrent chez chaque enfant avec un mécanisme de causalité pour lequel il se pourrait qu’il continu de mouiller son lit. Différentes études suggèrent que l’énurésie ou l’incontinence urinaire est principalement un trouble fonctionnel, et que seulement 10% des cas sont dus à des facteurs physiques.

Les causes de l’énurésie nocturne : pourquoi votre enfant fait-il pipi au lit ?

Différents problèmes physiques ou psychologiques peuvent être derrière ce trouble infantile.

Les causes de l’énurésie de type physique :

Comme dit précédemment une des causes qui peut provoquer que votre enfant ne contrôle pas son envie de faire pipi (qui finit par faire pipi dans sa culotte ou au lit) peut être une cause anatomique ou physique, qui échappe à son contrôle. Voici une liste des problèmes qui ont été identifiés comme pouvant être des facteurs déclencheurs de l’énurésie. Si votre enfant souffre de l’un d’eux, il est très important que vous l’emmeniez chez le pédiatre, qui pourra l’aider mieux que n’importe qui.

1. Obstruction et dysfonctionnement du tractus urogénital

Différents problèmes anatomiques et structurels du tractus urogénital peuvent être les causes d’énurésie, en incluant la faiblesse congénitale d’un muscle sphinctérien externe, une obstruction de l’urètre par des valvules ou un urètre anormalement court. Souvent, l’énurésie est accompagnée de mictions douloureuses ou un jet d’urine irrégulier. Il existe des traitements chirurgicaux afin de corriger ces altérations.

2. Infection du tractus urinaire

Un grand pourcentage d’enfants énurétiques, surtout les petites filles, souffrent d’infections du tractus urinaire. Les symptômes d’infections du tractus urinaire sont la fièvre, la douleur, les mictions fréquentes et douloureuses. Notre conseil est de faire attention que votre enfant ne soit pas trop entrain de traîner par terre, surtout quand il fait très chaud. Attention aussi au endroits humides. Changez ses serviettes plus souvent afin d’éviter ces infections. Celles-ci se soignent normalement bien avec des antibiotiques.

Les causes de l’énurésie peuvent être physiques ou psychologiques

3.Troubles du Système Nerveux

Certaines altérations peuvent être aperçus avec un EEG (électroencéphalogramme) chez un petit pourcentage des enfants énurétiques. Les convulsions ou les épilepsies sont souvent accompagnées de mictions involontaires. Il est important de souligner qu’un tout petit nombre d’enfants énurétiques ont besoins de médicaments anti-convulsants.

4. Capacité Vésiculaire

Certaines investigations ont démontré que les enfants incontinents urinaire ont une vessie plus petite que la moyenne.

5. Troubles du sommeil

Des preuves anecdotiques suggèrent que les enfants qui souffre d’énurésie nocturne sont plus difficile à réveiller que les autres. Mais, il ne semble pas y avoir de lien vraiment clair entre l’énurésie nocturne et les stades du sommeil.

6. Hérédité

Les chercheurs ont découvert qu’il existe une haute incidence d’énurésie chez les parents d’enfants énurétiques. Environ 50% des enfants énurétiques ont des parents ou membres de la famille proche qui ont souffert d’énurésie eux-mêmes.

Causes de l’énurésie psychologiques :

1. Intelligence

Bien que l’énurésie soit plus fréquente chez les enfants qui souffrent de retard mental sévère, aucun autre lien entre l’intelligence et l’énurésie a été mis en évidence.

2. Altération émotionnelle

20% des enfants diagnostiqués d’une énurésie montre une altération émotionnelle comme une basse estime d’eux-mêmes, une insécurité affective ou de la dépression infantile. Vous trouverez plus d’informations sur cette dernière dans l’article comment détecter la dépression chez votre enfant.

3. Stress

Les situations de stress comme un déménagement, changement d’école ou que cela se passe mal à l’école pour votre enfant peuvent être déclencheurs d’énurésie. Après une longue période de contrôle urinaire, il se peut que votre enfant recommence à faire pipi au lit. Attention ! Quelque chose est surement entrain de sa passer.

4. L’anxiété

Mouiller son lit peut être un signal que quelque chose ne va pas. Si votre enfant est soumis à de fortes tensions ou si il doit faire face à un drame tel la mort d’un proche ou une séparation, il peut recommencer à faire pipi au lit. Notre conseil : essayez de parler avec lui et laissez-le vous expliquer ce qui le préoccupe, qu’est-ce qui provoque qu’il mouille à nouveau son lit.

Évidemment, il est important que vous lui fassiez savoir que cela restera entre vous et lui. Il est préférable de garder ce genre de choses dans le plus grand secret possible, afin de ne pas augmenter son anxiété. Dans les situations d’anxiété, les enfants sont plus facilement sujet à recommencer à perdre le contrôle de leurs mictions.

Il est très important que vous ayez une bonne communication avec votre enfant et que vous fassiez preuve de tact dans ce genre de situations.

5. Jalousie

Parfois, la perte involontaire du contrôle de la miction peut arriver suite à un besoin d’attention. Si on y ajoute l’arrivée dans la famille d’un bébé cette tendance augmentera encore. Ne vous en faites pas trop, c’est une conduite passagère. Mais il faut que vous parliez à votre enfant. Il se peut qu’il souhaite simplement que vous lui prêtiez un peu plus d’attention. Vous trouverez beaucoup d’information sur la jalousie infantile en cliquant sur ce lien.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile à comprendre l’énurésie et à faire face aux situations de pipi au lit chez vos enfants. N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour partager vos expériences personnelles et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive, en logopédie et en troubles du langage. Elle a travaillé autant avec des populations infantiles qu’avec des populations adultes et de personnes âgées. Elle adore le contact humain, la musique et est une grande passionnée d’investigations dans le domaine de la neuroscience.”

Votre enfant refuse de manger ? Qu’est-ce que la néophobie alimentaire et 8 conseils pour la surmonter

“Maman, j’aime pas ça !” “J’ai pas envie d’y goûter !” “ça me dégoûte !” “Berk je ne vais pas manger ça…” Quand les petites bagarres et les guéguerres sont notre pain quotidien, certains parents peuvent avoir peur que leur enfant souffre de dénutrition et cèdent à leurs caprices : “Qu’il mange au moins quelque chose…” Ces situations vous parlent ? Votre enfant ne veut pas manger ? Dans cet article Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous révèle ce qu’est la néophobie alimentaire et vous propose une série de conseils pour enseigner à votre enfant à manger de tout. Dépasser cette phase est plus facile si vous savez comment vous y prendre. Développez son goût pour la nourriture d’une façon saine et enrichissante !

Qu’est-ce que la Néophobie Alimentaire ? Mon enfant refuse de manger

La néophobie alimentaire peut se définir comme le refus d’essayer de nouveaux aliments. La néophobie est également connue comme “le paradoxe de l’omnivore”, car bien que l’être humain ait besoin d’un régime varié, nous sommes capables de nous passer de certains aliments que nous considérons une “menace” pour notre santé. Pourquoi ? Il s’agit simplement d’une question évolutive.

Les êtres humains développent à un moment donné un mécanisme de survie, qui nous dissuade de manger des aliments nouveaux quand nous sommes encore enfant, par peur de l’empoisonnement. Les papilles gustatives se “ferment” quand on commence à marcher. C’est pourquoi les enfants peuvent avoir le réflexe de rejeter les aliments nouveaux.

Quand votre enfant refuse d’essayer un certain aliment, ce n’est pas parce que il le trouve bizarre, mais c’est simplement qu’il répond instinctivement. Nous sommes donc tous passer par une étape de néophobie pendant notre enfance. Il mieux est donc de le normaliser. Il est tout à fait normal qu’un aliment d’un certain groupe ne vous plaise pas alors que les autres si, par exemple vous pouvez ne pas aimer les pommes mais aimer les autres fruits. Le problème survient lorsque “aucun fruit” ne nous plait. La solution dans ce cas est de faire preuve de patience. La période d’apparition de la néophobie alimentaire est généralement à l’âge de 2 ans, et celle-ci peut durer jusqu’à 5 à 7 ans. Cela peut bien évidemment déconcerter les parents qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant mangeait de tout jusque-là et que soudain l’introduction d’aliments nouveaux devient un calvaire. À 2 ans l’enfant commence à développer son identité, et le “non” se convertit en son arme favorite pour faire connaître son opinion. Face à ce “non” à la nourriture, se fâcher, menacer ou punir ne servira qu’à vous provoquer des maux de tête ainsi que des tensions autour de la table. Comprenez qu’il s’agit d’une étape et que tôt ou tard cela lui passera. Il est essentiel de ne pas forcer votre enfant à manger quelque chose qu’il refuse catégoriquement. Ne pas le forcer à manger s’avéra également positif pour santé, et pas uniquement par rapport à l’alimentation. La néophobie est généralisée en deux groupe d’aliments identifié comme “suspect” par l’homme, les fruits et les légumes, avec un rejet particulier de ceux-ci de couleur rouge ou verte. Il existe une explication scientifique, qui dit que jusqu’à 2 ou 3 ans le goût salé et le goût amère ne sont pas bien acceptés. Les papilles gustatives ne sont pas totalement développées, et quelconque aliment qui sort du panel de goût de celui-ci ne sera pas accepté. Par contre, avec des aliments sucrés, la néophobie est extrêmement rare. C’est pour cela que la plus grande partie des aliments pré-préparés pour les enfants contiennent des grandes doses de sucre. Ainsi, au lieu de vous lancer dans une croisade contre la néophobie et vouloir absolument faire manger un certain aliment à votre enfant, il est préférable de penser que “ce n’est qu’une étape”. Il ne faut pas que votre enfant en arrive à avoir des associations négatives avec certains aliments ou certaines situations.

Quel responsabilité avez-vous en tant que parent dans la néophobie alimentaire de votre enfant ?

Des études démontrent que la néophobie alimentaire a un important composant génétique. Cela veut dire que très probablement un des deux parents ou les deux ont eu une néophobie similaire. Par contre, l’attitude des parents face aux différents aliments influe considérablement sur les préférences de leurs enfants. L’imitation, comme pour beaucoup d’autres facteurs éducationnels, font que les enfants tentent souvent d’imiter leurs parents. C’est pour cela que les parents doivent se montrer exemplaires dans leur conduite, à tous les niveaux.

Il faut savoir qu’il sera plus difficile d’introduire un aliment après les 2 ans de votre enfant si les papilles de celui-ci ne n’ont jamais goûté cet aliment par voie intra-utérine ou dans le lait maternelle.

Ces données suggèrent donc que si la maman suit un régime monotone et pauvre pendant sa grossesse et pendant la période d’allaitement, cela pourrait prédisposer l’enfant à la néophobie. Comment l’aider à surpasser cette étape sans qu’un rejet de certain aliment subsiste jusqu’à l’âge adulte ? Voici une série de conseils, proposés par des psychologues, afin de vous aider à surpasser la néophobie alimentaire de votre enfant :

Mon enfant refuse de manger, que faire ? 8 conseils pour surpasser la néophobie alimentaire

“La patience est primordiale”

Conseil 1 : Manger en famille

Dans les cas de néophobie alimentaire il devient vital de renforcer l’apprentissage par l’imitation. Si pour des questions d’horaires il vous est impossible de déjeuner, manger ou souper avec votre enfant, essayer impérativement de prendre au moins un repas par jour en sa compagnie. Il faut créer pour ces repas une atmosphère d’harmonie, sans précipitation. Il faut manger l’aliment que votre enfant refuse de manger en famille, en toute naturalité, mais sans l’obliger à le manger ni lui mettre la pression.

Conseil 2 : Continuité dans la présentation de la nourriture

Il est nécessaire d’offrir un aliment nouveau entre 9 et 10 fois avant qu’un enfant se risque à y goûter, mais les parents s’avouent souvent vaincu après avoir essayé 4 ou 5 fois. Les études démontrent que les enfants acceptent plus souvent les aliments nouveaux qui leur ont été présentés patiemment avec continuité pendant 2 à 3 semaines. Cela peut se faire de façon graduelle, en commençant par exemple en laissant la nourriture à la vue de l’enfant mais sans lui offrir. Il est important de présenter les nouveaux aliments avec continuité et sans se précipiter.

Conseil 3 : Les aliments qui ne lui plaisent pas pour commencer les repas

En effet, c’est quand votre enfant aura le plus faim qu’il y aura plus de probabilité qu’il essaye un nouvel aliment. Vous pouvez introduire un nouvel aliment avec d’autres que vous savez qui lui plairont. L’aspect, l’odeur et le goût sont des facteurs très importants au moment d’essayer de nouveaux plats. Y faire attention et essayer de faire une jolie présentation, voir amusante, peut résulter très positif.

Conseil 4 : Des aliments nouveaux un par un

Ne lui proposer pas à manger plusieurs choses qu’il refuse ou qu’il ne connait pas car le “non” que vous obtiendrez de sa part sera entendu jusque chez vos voisins. Il est important que votre enfant ne se retrouve pas troublé face à un nouvel aliment. Il est donc recommandé de présenter les nouveaux aliments un par un, en petite quantité et de manière continue.

Conseil 5 : Ne pas le forcer

Face à la contrainte ou à la peur d’une punition, il est plus probable que votre enfant déteste cette nourriture. Quand il y a moins de pression parentale, la quantité ingérée d’un aliment nouveau est plus grande. Si votre enfant perçoit votre frustration face à son refus de manger un certain aliment, il pourra alors associer cet aliment avec votre mal-être, et le refusera donc plus encore lors des prochains repas.

Conseil 6 : Ne négociez pas

Le typique “si tu manges tes épinards, tu auras de la glace au dessert” est déconseillé, car cela peut se révéler contre-productif. L’enfant pensera que ce plat doit être vraiment très mauvais pour que vous lui offriez une récompense pour le manger… Encouragez-le positivement, en lui disant combien il est courageux d’essayer de nouveau aliment et en le félicitant pour avoir si bien manger, mais pas pour la quantité. N’utilisez pas les primes et les récompenses.

Conseil 7 : Évitez les commentaires négatifs

“Regardes comment ton frère mange si bien…” “Ne te donne même pas la peine de le servir, il ne va pas y toucher” “Mon enfant n’aime pas les fruits” Tous ce que nous disons et la façon dont nous le disons affect l’estime de lui-même de votre enfant. Avec l’effet Pygmalion, vous pouvez apprendre à transmettre des messages positifs a votre enfant.

Conseil 8 : Transmettez votre amour pour la nourriture

Une façon efficace d’arriver à rendre un aliment attrayant pour votre enfant est de lui expliquer voir de lui montrer d’où vient ce dernier et comment il est arrivé jusque dans son assiette (qu’il sache son origine, comment il a été cuisiné…). Vous pouvez aller cueillir des fruits avec lui, d’une façon amusante et en le faisant participer. S’il refuse les légumes, vous pouvez vous amusez à planter des graines dans un yaourt afin de lui montrer comment se développe progressivement une plante et rendre son attitude envers les légumes plus positive.

Transmettez-lui l’amour de la nourriture

Vous pouvez également aller faire les courses avec lui, en le laissant même choisir certains aliments, ou alors en le laissant choisir un aliment dans un groupe donné. Par exemple : “tu préfères quoi, des pommes ou des poires ?”, bien sûr il ne faut pas lui proposer le choix entre une pomme et un chocolat. Un après-midi où vous êtes libre, cuisinez avec lui d’une façon originale et divertissante. Il sera ainsi plus probable qu’une fois sur la table, il se risque à goûter son plat.

“Faîte-le participer au repas et à sa conception afin qu’il développe une relation naturellement positive avec la nourriture, ainsi qu’un désir d’une alimentation saine et variée.”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”

10 conseils pour surmonter la jalousie infantile. Ma maman est à moi !

L’arrivée d’un nouveau membre dans la famille est un moment très émotionnel pour tous, et en particulier pour l’enfant qui va avoir un nouveau petit frère ou une nouvelle petite sœur. Pour prévenir et surpasser l’inévitable jalousie infantile, Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous explique comment agir en tant que parents. 10 conseils et stratégies très utiles qui vous aideront à surmonter les jalousies infantiles entre frère et sœurs. Aidez votre aîné à mûrir émotionnellement ! 

Ma maman est à moi ! 10 conseils pour surpasser les jalousies infantiles

Pourquoi mon enfant est-il jaloux de son frère ?

La jalousie est un sentiment d’envie et de regret, qui peut apparaître quand le premier enfant sent que sa position dans la famille est en danger. On l’appel alors jalousie infantile. Il peut percevoir son nouveau petit frère comme une menace concernant l’obtention de l’affection de ses parents, qu’il avait jusque-là pour lui tout seul.

Cette jalousie est une réaction tout à fait normale, qui est nécessaire au développement évolutif de l’enfant. Surpasser cette phase aide les enfants à mûrir.

“Aider les enfants à affronter leur jalousie, c’est les aider à développer leur estime d’eux-mêmes”

La relation entre frères et sœurs est l’un des liens le plus spécial qui existe. C’est une relation unique et très spéciale. Mais pour cela, une période d’adaptation est nécessaire, car nous ne sommes normalement pas préparés à partager, et encore moins quand il s’agit de l’affection de nos parents.

La jalousie infantile est un sentiments tout à fait normal

Rappelez-vous que la jalousie existe parce que vous existez vous-mêmes, parents. En simplifiant, la jalousie n’est rien de plus qu’une rivalité et une compétition pour votre affection et votre attention. Faisant parti de l’éducation, vous faites inévitablement parti de la solution.

Mais tout n’est pas négatif. Pensez que lorsque vos enfants rivalisent pour votre amour, ils apprennent au passage beaucoup de choses.

“Étant donné que nous ne pouvons pas éviter cette jalousie, notre rôle en tant que parents sera de diriger cette rivalité de façon à ce que vos enfants en apprennent quelque chose”

Il est important de savoir que la jalousie entre frère et sœurs n’est pas une mauvaise chose. Si inconsciemment nous la jugeons comme négative, nous transmettrons alors à nos enfants que leur conduite est mauvaise.

Demander à un enfant qu’il ne soit pas jaloux revient à lui interdire d’être lui-même et de s’impliquer dans les relations qui lui sont chères. Les enfants de 7 ou 8 ans ne disposent pas de la maturité nécessaire pour accepter leur petit frère comme tel, au lieu de comme un rival.

Comment aider mon enfant ? 10 conseils pour surpasser la jalousie infantile

1. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Préparez-le pour l’arrivée du nouveau petit frère

Les psychologues recommandent que ce soit vous-mêmes qui annonciez la nouvelle à votre enfant. Vous ne devez pas le faire trop tôt afin que l’attente ne soit pas trop longue. Le moment idéal est autour du 4ème mois. Aidez-le à se faire à l’idée et préparez-le à l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur. Ceci n’évitera pas la jalousie infantile, mais cela aidera votre enfant à encaisser l’arrivée du bébé et qu’il ne se sentent pas pris au dépourvu par l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille.

Expliquez-le-lui avec précautions et beaucoup d’affection, et dédiez lui le temps nécessaire, écoutez-le et répondez à toutes ses questions. Si votre enfant à entre 4 et 6 ans, il est fort possible qu’il vous pose certaines questions sur la reproduction, ainsi que le moment de commencer une bonne éducation sexuelle est arrivé.

Il est également recommandé qu’à partir du second trimestre de grossesse, votre enfant commence à communiquer avec le bébé, au travers du nombril de la maman. Qu’il raconte comment était sa journée à l’école ou le dernier conte que vous lui avez lu est un bon début pour instaurer un lien de communication entre eux.

2. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Faites-le participer aux changements

Expliquez-lui ce qu’il va se passer dans le corps de sa maman, laissez-le voir et toucher le ventre où grandit son futur petit frère ou sa future petite sœur. Apprenez-lui à caresser le ventre afin de donner de l’affection au bébé.

Laissez-le vous aider à préparer la nouvelle chambre du bébé, qu’il en choisisse la couleur, et qu’il vous accompagne pour acheter le nécessaire à l’arrivée de celui-ci, vous aidant à choisir une peluche. Apprenez-lui que ses actes et ses choix sont importants pour le futur bébé.

Encouragez les premiers liens entre vos enfants

3. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Gardez ses routines autant que possible

Quand approche l’accouchement ou quand le bébé est déjà là, il est très important que votre enfant sente que son monde ne s’effondre pas. L’idéal serait qu’il puisse rester à la maison pour passer cette étape, entouré de ses jouets et de ses affaires, et que ses routines de bains, de repas et de sommeil n’en soit pas affectées. Pensez que son monde émotionnel va devenir déconcertant ces prochains mois, ainsi que le rassurer par des routines est le bienvenu.

Si la maman passe beaucoup de temps à la maternité, il est important qu’elle l’appel par téléphone et qu’elle lui dise combien elle a envie de rentrer à la maison et d’être avec lui. Pendant cette période, le rôle du père devient crucial pour lui donner toute dont il a besoin quand sa maman n’est pas là. Quand le bébé est né, il est conseillé d’emmener votre enfant à l’hôpital pour qu’il puisse rencontrer son petit frère le plus tôt possible.

4. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Parlez à votre enfant majeur “d’égal à égal”

Si vous lui parlez comme à un adulte, votre enfant apprendra à s’occuper et à prendre soin de son petit frère ou petite sœur et l’aidera à accepter son d’aîné. Dites-lui des phrases du genre “Tu comprends, le bébé pleure et te réveille la nuit parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait, mais toi qui est déjà grand tu peux nous dire ce dont tu as besoins”.

Montrez-lui des photos et des vidéos de quand lui était un bébé pour qu’il puisse voir qu’il est lui aussi passer par cette phase et pour l’aider à s’identifier au bébé.

Nous pouvons aussi l’encourager à ce qu’il écoute le bébé : “Regarde le petit Pierrot qui nous appel depuis son petit berceau, tu crois qu’il demande le biberon ? Tu veux essayer de lui demander..?

5. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Ne faites pas de comparaisons entre vos enfants

Afin d’éviter la jalousie infantile, il est conseillé d’éviter de comparer vos enfants entre eux. C’est vraiment triste d’entendre un parent dire, devant tout le monde y compris son aîné, des phrases comme : “Ce petit est un ange pas besoins de se battre, pas comme l’autre qui pleurait tout le temps”.

Ces commentaires affectent l’image que nos enfants se font d’eux-mêmes, et en tant que parents vous avez une grande responsabilité dans le choix de vos paroles. Nous vous encourageons à jeter un coup d’œil à cet article qui vous apprend à utiliser la parole comme un puissant outil dans l’éducation de vos enfants, et dans la vie de tous les jours : L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Évitez les comparaisons entre vos enfants

6. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Donnez de l’importance à l’aide qu’il procure, afin qu’il se sente responsable de son petit frère

C’est une façon géniale de permettre que ton enfant se sente utile et important. Le faire participer aux tâches comme donner le bain au bébé ou lui chanter une berceuse le fera se sentir utile, et il vous demandera certainement de valider ses actes : “N’est-ce pas que je t’ai beaucoup aidé avec le bébé ?”

Dans ce cas, la jalousie fera place à une attitude d’autocontrôle et d’affection. Cela signifie que votre déjà plus si petit est en train d’apprendre à partager votre temps et à cohabiter avec son petit frère. Valoriser combien son aide vous est précieuse.

Les “attitudes mimétiques” (quand votre enfant majeur imite ce que vous faites) l’aideront à mûrir plus rapidement et son désir de devenir grand deviendra plus fort que celui de rivaliser avec son petit frère ou sa petite sœur pour gagner votre affection.

7. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Trouvez votre “moment à vous”

Les études suggèrent qu’il faut dédier à votre enfant une moyenne de 15 minutes par jour au minimum exclusivement pour lui. Faire quelque chose uniquement avec lui est un facteur important pour surpasser la jalousie infantile. L’enfant saura ainsi que même si ses parents sont occupés à donner à manger au bébé, plus tard ils auront du temps pour lui. Et cette attente le réconfortera et lui enlèvera son anxiété.

L’important dans ces “moments à vous” est la qualité, et non la quantité. Il est bon de sortir de la maison et de faire quelque chose seulement les deux. Faites-le se sentir spécial et unique et démontrez-lui que ces “moments à vous” vous plaise vraiment, au moins autant qu’à lui.

8. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Soyez tolérant avec ses nouvelles attitudes

Face à l’arrivée du nouveau petit frère, il peut se produire un changement de comportements chez votre enfant aîné : celui-ci peut avoir des changements brusques de comportement avec des crises de colères, il peut devenir “contestataire”, montrer de l’agressivité contre ses parents ou le bébé et peut être en général plus irritable et nerveux. Cela est dû à la jalousie infantile qu’il ressent.

Être tolérant ne veut pas dire accepter ses comportements, cela veut dire que vous devez réagir aux comportements comme il se doit, sans laisser transparaître la frustration que ceux-ci vous provoquent. Il faut simplement lui faire savoir que même si vous le gronder il ne perdra jamais votre amour.

D’un autre côté, il est assez habituel qu’une “régression” de maturité se produise. Votre enfant majeur peut revenir à des comportements antérieurs à l’arrivée du bébé, comme sucer son pouce, marcher à quatre pattes, utiliser le langage bébé ou encore faire à nouveau pipi au lit…

Il vous faut comprendre que même s’il est l’aîné, il est encore petit, et qu’il vous nécessite plus que jamais. Nous assumons inconsciemment qu’il a grandi et nous lui demandons donc d’être un bon grand frère, qu’il aime son petit frère et qu’il se comporte mieux.

Ces attentes sont peu réalistes et impliquent que votre enfant se développe seul parce que nous accélérons ce processus, ce qui peut lui faire sentir beaucoup de frustration.

9. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Célébrer les réussites de deux

Quand vous riez à une grimace du petit, vous devriez également féliciter les dernières réussites du plus grand : il a réussi à attacher ses lacets, il vous a dessiné un joli dessin…

Ainsi, vous obtiendrez que votre enfant majeur ne sente pas une si grande rivalité envers le plus petit puisqu’il est lui aussi reconnu pour faire pleins de choses qui vous rendent fiers. Cela lui évitera de ressentir la jalousie infantile envers son petit frère. Ne vous fatiguez jamais de dire combien vous êtes fier de vos enfants.

10. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Éduquez-le dans la solidarité et l’altruisme

C’est peut-être le plus difficile de tout. Apprendre à un enfant à partager n’est pas chose facile. Les enfants doivent être éduqués au fait que les sentiments ne sont pas exclusifs. Aucun enfant n’a l’amour exclusif de ses parents, ainsi qu’aucun ne devrait avoir peur de perdre cette exclusivité qui n’existe pas.

Vous devriez essayer de faire de votre enfant une personne que sache aimer et qui soit indépendant de l’amour qu’il reçoit des autres.

“Personne n’a dit qu’être parent était une tâche facile…”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”