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La théorie de Piaget : les stades du développement cognitif de l’enfant, est-ce que votre enfant se développe selon son âge ?

Comment savoir si votre enfant développe normalement ses capacités cognitives pour son âge ? Comment pensent les enfants, et quelles sont les étapes de leur développement cognitif ? Est-il normal qu’ils commettent des erreurs de langage ou de raisonnement ? La théorie de Piaget explique très bien les différents stades du développement d’un enfant. Découvrez dans cet article si votre enfant évolue selon son âge. Nous dissiperons tous vos doutes !

Théorie de Piaget : stades de développement chez l’enfant

Piaget est un des psychologues les plus connu de l’histoire grâce à ses découvertes sur l’enfance et le développement de l’intelligence chez l’enfant. Il a dédié sa vie à étudier les différents stades de développement et à comprendre comment évoluent nos schémas d’apprentissage, de pensée et de développement cognitif. Cet article explique la théorie de Piaget et décrit les différents stades du développement de l’enfant.

Théorie de Piaget

 Selon la théorie de Piaget, les enfants passent par différents stades spécifiques à leur intellect et à leur capacité de percevoir les relations matures. Ces différents stades du développement infantile sont les mêmes pour tous les enfants, quelque soit leur origine ou leur culture. Seul l’âge peut parfois varier d’un enfant à l’autre.

Il est fréquent que très jeunes, les enfants ne fassent pas preuve d’empathie. Il ont plutôt des pensées égocentriques, en accord avec leur âge et leurs capacités.

Pendant l’enfance, l’enfant “apprend à penser”, c’est à dire à interagir avec le monde qui l’entoure. Il s’agit du développement cognitif naturel. Cela suppose une série de changements évolutifs dans la vie de l’enfant, dont on peut distinguer les différentes étapes durant enfance, depuis leur naissance jusqu’à la préadolescence. Ces étapes, durant lesquelles les enfants développent leurs capacités cognitives, sont actuellement divisées selon “les stades de développement de Piaget”.

Qu’est-ce que la théorie de Piaget ? Jean Piaget (psychologue et biologiste suisse) a réalisé de nombreuses études sur l’enfance. Selon lui, l’enfance est divisée en différents stades. La théorie de Piaget explique les différents stades du développement infantile en fonction de l’âge.

Les stades de Piaget sont un ensemble de faits déterminants dans le processus de développement humain qui apparaissent temporellement, se suivant les uns les autres. Ainsi, le type de langage qu’utilisent les enfants peut être différencié pour chaque tranche d’âge : balbutiement, paroles inventées, pseudo-paroles, parler à la troisième personne en se référant à soi-même, etc. Il en est de même pour le type de pensée (pensées égocentriques, où tout tourne autour de ce que l’enfant voit et croit), ou encore pour les compétences physiques (utilisation des réflexes, marcher à quatre pattes, marcher, courir …). Selon la théorie de Piaget, ce développement cognitif apparaît de façon continue et progressive, autour d’un âge approximatif.

Dans la théorie de Piaget, chaque stade de développement de l’enfant a-t-il lieu à un moment précis ? 

Non, les stades n’apparaissent pas nécessairement à un moment précis. Cependant, on peut dire qu’il existe des périodes durant lesquelles il est plus probable et normal que se développent certaines capacités cognitives. Il est plus facile d’apprendre une compétence définie à l’âge qui normalement lui convient. Pour l’acquisition du langage par exemple, les premiers mots sont appris vers la première année, mais le langage n’est pas bien développé avant l’âge d’environ sept ans (vocabulaire encore très réduit, qui ira en augmentant au fil des années). 

Étapes du développement cognitif de l’enfant selon la théorie de Piaget

Piaget propose quatre stades de développement de l’enfant  :

1- Le stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

2- Le stade préopératoire (enfants de 2-7 ans)

3- Le stade opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

4- Le stade opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans jusqu’à approximativement 19 ans).

 

1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)

Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. À ce stade, le développement avance en partant des réflexes innées.

  • Il est connu qu’à cet âge, l’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
  • L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec son propre corps, par exemple, faire du bruit en tapant sur un jouet, jeter un objet, tirer la couverture pour attraper un objet qui se trouve sur celle-ci, etc… À cet âge, les enfants répètent des actions au hasard, en expérimentant à travers de leur propre corps.
  • Premier contact du bébé avec le langage : la première fois qu’un bébé entre en contact avec le langage est dans le ventre de sa maman, pendant les mois de gestations, lorsqu’il entend et se familiarise avec la voix de ses parents. Les recherches démontrent que lors des premiers jours de vie, les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son. Il est surprenant de constater à quel point ils sont déjà habitué au langage, du fait que dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit du langage. De plus, des investigations de Casper et Spence démontrent comment les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
  • Comment communiquent les enfants de 0 à 2 ans ? À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer, car celui-ci ne peut pas émettre d’autres sons (n’étant physiquement pas préparé à le faire). Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de communication. Dans tous les cas, les parents interprètent les rires et les pleurs du bébé, ainsi qu’il existe déjà une première forme de communication non-intentionnelle de la part du bébé. Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ. Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois. À noter également que contrairement à certaines idées reçues, le bilinguisme dans l’enfance ne retarde pas l’acquisition du langage dans l’enfance.

2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)

Deux ans, c’est l’âge de ce que l’on appelle le terrible two, ou crise des deux ans. C’est aussi à cet âge que débute le deuxième stade de développement de la théorie de Piaget. À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.

  • L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge, alors que jusque-là, ses relations étaient uniquement avec les autres membres de la famille.
  • Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ? Bien qu’entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire, les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, ce qui veut dire que l’enfant pense en accord avec ses expériences individuelles, ce qui fait que leurs pensées sont encore assez statiques, intuitifs et qu’elles manquent de logique. C’est pour cela qu’il est assez fréquent qu’un enfant de 6 ans commette des erreurs que cela soit pour interpréter un événement ou pour l’exprimer.
  • Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait normal à cet âge car l’enfant ne comprend pas encore très bien le concept du “moi” qui le sépare du reste du monde.
  • Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
  • Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.

La pensée “égocentrique” selon la théorie de Piaget : Pourquoi les enfants ne sont-ils pas capables de se mettre à la place des autres pendant ce stade de leur développement ? Cela peut être mis en relation avec “la théorie de l’esprit” qui fait référence à la capacité de se mettre dans la tête d’une autre personne, c’est à dire la capacité de se mettre à la place d’autrui. Les enfants ne développent pas cette habileté cognitive avant les 4 ou 5 ans. C’est pour cela qu’un enfant pense que “les autres voient et pensent comme lui”. Cette théorie nous aide à expliquer pourquoi les enfants ne savent pas mentir ni utiliser l’ironie jusqu’à l’âge de 5 ans.

Chacune de ces limitations du stade préopératoire sera dépassée après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.

3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de 7-11 ans)

Dans cet avant-dernier stade de la théorie de Piaget, les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en situations concrètes. Dans ce stade les enfants sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant la logique, comme par exemple pour réaliser des opérations mathématiques. Par contre, bien qu’ils aient beaucoup progressé par rapport à leur période prélogique, dans ce stade du développement cognitif ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines limitations : l’ici et le maintenant leur parait plus facile. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite, c’est à dire qu’appliquer leurs connaissances sur un thème qu’ils ne connaissent pas leur est encore compliqué.

4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles (enfants et adolescents de 11 ans et plus)

  • Ce dernier stade se caractérise déjà par l’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le raisonnement abstrait.
  • La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est, comme le signale Piaget, la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses sur un sujet qu’ils ne connaissent pas de manière concrète.
  • Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes comme dans les stades précédents.
Stade de développement infantile de la théorie de Piaget

Retard dans le développement de mon enfant, devez-vous vous préoccuper ?

  • Dans un premier temps, patience, il est vrai qu’il y a des périodes sensibles pour l’acquisition du langage, tout comme pour d’autres habiletés (motrices, cognitives, de lecture, etc…). Mais selon la théorie de Piaget, il ne faut pas oublier que tout est un processus continu, qui avance peu à peu et que n’importe quel enfant peut tarder un peu plus pour apprendre quelque chose, ou être un peu plus prématuré. Bien que cela ne soit qu’un résumé de la théorie de Piaget et de ses différents stades de développement de l’enfant, il faut dire que ces données sont approximatives par rapport à l’âge, afin de nous faire une idée. Parfois certains enfants tardent un peu plus pour acquérir une habileté et ensuite se développent sans aucune difficulté.
  • Dans d’autres occasions, par exemple au moment de la scolarisation, si après qu’un bon moment ai passé l’enfant a toujours des problèmes dans sa communication avec les autres, et que cela se traduit par le fait qu’il ait des difficultés pour jouer avec eux, pour apprendre à évoluer, pour acquérir de nouvelles connaissances, ou qu’il fait les choses d’une manière vraiment très différentes des autres enfants, il est conseillé de l’emmener voir un spécialiste (un psychologue à l’école ou en dehors, et un pédiatre afin qu’il puisse vous orienter).
  • Finalement, si l’enfant n’a aucun problème ni pathologie et qu’il tarde tout de même plus que les autres dans certains domaines, il faudra alors le stimuler à la maison et à l’école avec l’aide dont vous aurez besoin. Découvrez comment prendre soin du cerveau d’un enfant. Mais cela ne doit surtout pas vous faire paniquer si votre enfant tarde un peu plus, ou a des difficultés passagères à un moment ou à un autre, ou si son développement ne correspond pas exactement avec celui de la théorie de Piaget. Cela ne veut pas dire que plus tard votre enfant aura des problèmes pour développer ses habiletés cognitives, avec de l’aide et les efforts nécessaires, tout est possible.
  • Rappelez-vous qu’un enfant de 3 ans ne sait pas mentir (à partir de là, on peut dire que les enfants disent toujours la vérité), celui-ci ne peut que nous donner un petit bout de sa manière de voir le monde, de son propre point de vue. Ainsi, il faut essayer de comprendre que ce ne sont pas des adultes, qu’ils sont en train d’apprendre et de se développer dans un monde dans lequel ils deviennent de plus en plus indépendants, et que depuis leur naissance ils avancent à pas de géants et passent chaque étape pour apprendre quelque chose de nouveau, et que nous les adultes, nous devons apprendre le plus possible sur leur monde afin de les aider à avancer et à surpasser tous les obstacles.

La théorie de Piaget, en plus d’expliquer les différents stades du développement de l’enfant d’une manière très complète, décrit également la magie des enfants, avec leur pensée égocentrique, leur curiosité pour le monde qui les entoure et leur innocence, et cela nous donne à réfléchir au fait que c’est nous les adultes qui devons apprendre à comprendre les enfants, à les soutenir, à les stimuler, à développer leur créativité et leur imagination et à profiter d’eux à chaque étape de leur développement.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle. Cela vous surprend de voir ces deux termes associés ? Pourtant, de nos jours il est amplement démontré que le rendement académique ainsi que la réussite scolaire et professionnelle ne sont pas uniquement dus à l’intelligence purement cognitive ou intellectuelle, mais également aux aspects émotionnels, qui jouent un rôle important. Sachant cela, imaginez l’importance de l’intelligence émotionnelle chez les personnes qui souffre d’un TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité).

Il existe de nombreuses possibilités quant aux stimulations précoces pour le développement optimal de l’intelligence émotionnelle, et dans cet article, nous allons vous en présenter quelques-unes.

Que vous soyez éducateur, parent, oncle, psychologue ou enseignant, ce guide d’exercices vous aidera à gérer les problèmes émotionnels des plus petits, et pas uniquement pour les enfants atteints d’un TDAH.

TDAH et intelligence émotionnelle : petit guide pour parents et enseignants

TDAH et intelligence émotionnelle : Comment améliorer l’intelligence émotionnelle d’un enfant TDAH

Sachant que TDAH et intelligence émotionnelle sont liés, nous vous présentons une série d’exercices pour vous permettre de travailler ces deux facteurs. Vous pouvez pratiquer ces exercices autant en classe qu’à la maison, avec vos élèves ou avec vos enfants et leurs amis. Nous les présentons dans l’environnement scolaire, mais ils sont facilement adaptables et peuvent être réalisés à la maison. Il est recommandé de réaliser ces exercices pendant au moins quatre semaines pour qu’ils soient vraiment efficaces.

1- Le jeu de “salut, comment vas-tu ?”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants qui souffrent de TDAH. On réalise cette activité en s’asseyant au sol, enseignant et élèves. L’enseignant commence par demander à l’enfant à sa droite ou à sa gauche “Salut, comment vas-tu ?” et l’enfant doit répondre de manière naturelle comment il se sent. Enfin, l’enseignant doit avoir un contact physique avec l’élève pour finir leur “conversation”, comme une poignée de main, une tape sur l’épaule ou un “high five” (tape m’en cinq)…

Et ainsi, on continue successivement, l’enfant qui a répondu demande à l’enfant suivant et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait répondu. L’enseignant doit transmettre aux élèves la nécessité d’être poli et éduqué, ainsi que de se préoccuper pour les autres. Les élèves ressentiront à tour de rôle à quel point il est réconfortant de se sentir écouté et aimé. L’enseignant doit s’asseoir chaque jour à côté d’un enfant différent. Cette activité “entraîne” l’intelligence émotionnelle et est bénéfique à tous les enfants, mais spécialement pour les enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH.

2- Exercice “les émotions sur des cartes”

Après l’exercice précédent, restés assis de la même manière, en cercle, et l’enseignant disposera une série de carte rondes qui symbolisent des visages avec différentes expressions émotionnelles. Il est important qu’il y ai un grand nombre de cartes aux visages heureux et tristes, surtout au début, car cela seront les cartes les plus choisies par les enfants.

Vous devrez également dessiner d’autres émotions comme la douleur, la peur, la surprise, la colère, le rire, le pleur, etc…

L’enseignant commencera par choisir une carte et expliquer pourquoi il a choisit celle-ci, et définir son état émotionnel. Les enfants feront la même chose à tour de rôle.

L’activité doit être volontaire et il ne faut pas forcer un enfant à raisonner le pourquoi de son choix. Celui qui le souhaitera partagera avec ses compagnons de classe. C’est une bonne activité qui permet à l’enseignant d’évaluer les progrès de chacun de ses élèves individuellement. Il faut prendre en compte que les enfants qui souffrent de TDAH ont souvent plus de difficultés avec ce type d’exercices, mais avec un peu de patience, ils pourront réaliser d’énormes progrès.

3- Jeu “inventer des histoires”

Cette activité aide à améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants, et spécialement chez les enfants qui souffrent d’un TDAH, qui généralement présentent plus de difficultés.

Pour réaliser ce jeu, l’idéal est de le faire après avoir pratiquer les deux activités précédentes, afin qu’il se déroule de manière optimale. Cette activité est un jeu de rôle imaginaire, dans lequel l’élève doit se mettre dans la situation qu’on lui assigne.

L’enseignant doit poser au centre du cercle 12 cartes, face contre terre, numérotées sur la face visible. 6 de ces cartes doivent être blanches et correspondre à des lieux, comme la maison, l’école, la fête-foraine, l’hôpital, etc… Et 6 cartes doivent être bleues et correspondre à des expressions faciales de différentes émotions, comme la joie, le rire, le pleur, la colère, la surprise, la douleur, etc…

Les enfants choisiront à tour de rôle une carte de chaque groupe, avec une expression concrète et un lieu déterminé, et ils devront imaginer pourquoi une personne pourrait se sentir ainsi dans ce lieu.

Comme activité finale, chaque enfant peut réaliser un petit conte de l’aventure imaginée.

TDAH et intelligence émotionnelle : activités pour développer l’intelligence émotionnelle

4- Exercice de “deviner les émotions”.

Cette activité pour améliorer l’intelligence émotionnelle des enfants avec un TDAH peut-être très divertissante. L’enseignant doit utiliser 6 bandes cartonnées agrafées en cercle que les enfants doivent se mettre sur la tête, comme un bandeau. Chaque bande cartonnée a une expression faciale dessinée dessus. Les enfants choisis aléatoirement doivent représenter ensemble en utilisant leurs visages et leurs corps de la meilleure façon possible l’émotion qu’il leur a été attribuée.

Volontairement, s’ils sont d’accords, les enfants peuvent raconter une anecdote personnelle liée avec cette émotion.

Il ne faut pas oublier de changer les rôles des enfants chaque jour.

5- Jeu des “billes”

Ce type de jeu pour améliorer l’intelligence émotionnelle chez les enfants avec un TDAH permet également de détecter s’il existe une situation du “bullying” ou autres problèmes dans la classe. Au début de l’activité, l’enseignant doit discuter un moment avec ses élèves sur comment ils se sentent et si quelqu’un les traite mal ou au contraire si quelqu’un les traite bien. L’idéal est que l’enseignant illustre ses propos en utilisant des exemples réels ou non, de comment il s’est senti lorsque quelqu’un le traitait mal et lorsque quelqu’un le traitait bien.

Il faut donner à chaque enfant un sac transparent, dans lesquels le professeur met 3 ou 4 biles noires, et 6 ou 8 billes blanches. Il doit expliquer à ses élèves que tout le monde peut avoir des sentiments positifs et des sentiments négatifs, selon le moment. Les billes noires représentent les sentiments désagréables, et les billes blanches les sentiments agréables.

L’activité se développe de façon que si un enfant, d’une manière ou d’une autre, blesse un de ses compagnons de classe, celui-ci devra lui donner une bille noire. De la même manière, si un compagnon se sent reconnaissant avec un autre pour son comportement, il devra lui donner une bille blanche.

Les sacs de billes doivent toujours être visibles de tous les élèves et de l’enseignant, les élèves peuvent créer ensuite une décoration avec les billes.

Ces activités sont seulement certains exemples d’activités que vous pouvez réaliser avec des enfants qui souffrent d’un TDAH. Et avec un peu d’imagination, vous pouvez certainement inventer de nouvelles activités, ou créer des variantes des activités que nous avons cité et de les adapter à des cas concrets.

TDAH et intelligence émotionnelle : l’importance de l’optimisation

Une des caractéristiques du TDAH est l’impulsivité et la rapidité de réponse. Lorsqu’une personne avec un déficit d’attention et une hyperactivité entre en relation avec son entourage (famille, compagnons de classe, enseignants, etc…) cette impulsivité ou cette rapidité de réponse peut faire qu’elle comprenne les actions et les comportements des autres d’une manière erronée ou précipitée.

Les enfants avec un TDAH manifestent de l’impulsivité lorsqu’ils doivent exprimer ce qu’ils ressentent, qu’il s’agisse d’émotions positives ou négatives, ainsi qu’une faible tolérance à la frustration. Les difficultés qu’ils ont pour analyser et comprendre les normes sociales rend leur relation avec leurs compagnons de classe plus difficile. Le plus grand problème qu’ils ont est celui d’accepter ces normes sociales, et c’est pour cela qu’il est très important que les parents et les enseignants fassent preuve d’une grande patience face aux enfants qui souffrent d’un TDAH.

Le rôle des parents et des enseignants devient vital lorsqu’il s’agit de travailler la partie émotionnelle et le comportement afin d’obtenir une amélioration de la symptomatologie du TDAH.

L’échec scolaire est un sujet qui est alarmant et très préoccupant pour les parents et les enseignants chargés d’enfants auxquels on a diagnostiqué un TDAH. Les enfants qui souffrent de ce trouble sont plus enclins aux problèmes comme l’absentéisme ou l’abandon scolaire, le faible rendement académique, la répétition d’années scolaires, comportements problématiques ou antisociaux voir même l’expulsion de centres éducatifs (cas extrême).

Dans certains cas, les enseignants ne savent pas comment agir avec ce type d’enfant, et optent malheureusement parfois pour ne rien faire. Ne pas agir, ou ne pas avoir de stratégie claire pour les cas de TDAH est contre-productif, autant pour les enfants, qui ont besoin de schémas spécifiques d’éducation, que pour l’enseignant. Travailler avec des enfants qui souffrent de TDAH sans avoir les ressources et les outils nécessaires peut entraîner beaucoup de stress, et peut même mener à un syndrome de Burnout.

Certaines études suggèrent que seulement 5% des enfants qui souffrent de TDAH et qui ne disposent pas de l’attention adéquate à leur besoin n’arriveront pas à terminer des études universitaires.

L’intelligence émotionnelle s’est convertie en un complément nécessaire au concept traditionnel d’intelligence. Réalisez ce test d’intelligence émotionnelle et découvrez quel est votre quotient émotionnel.

TDAH et intelligence émotionnelle : seulement 5% des enfants avec un TDAH terminent leurs études universitaires

TDAH et intelligence émotionnelle : Bienfaits d’une amélioration de l’intelligence émotionnelle

  • Les enfants obtiennent un meilleur équilibre social
  • Cela les aide à être plus extrovertis, en prenant en compte la condition de chacun d’entre eux
  • Cela leur enseigne à voir la vie d’une manière plus positive, à faire face aux problèmes avec des techniques assertives et non conflictuelles
  • Cela leur facilite l’apprentissage de la conversion de pensées négatives en pensées positives, à voir les problèmes comme un défi à surpasser et non d’un point de vue défaitiste
  • Ils apprennent à détecter et à comprendre leurs sentiments et leurs besoins, mais sans laisser de côté ceux de leurs compagnons
  • Ils échangent du matériel, des idées et des points de vue, encourageant la compréhension et le respect des idées des autres compagnons
  • Ils acquièrent progressivement des responsabilités, autant à l’école que dans leur comportement avec et pour leurs compagnons

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence émotionnelle et approfondir un peu le sujet, nous vous invitons à lire l’article 15 clés pour améliorer votre intelligence émotionnelle : un guide indispensable

 

TDAH et intelligence émotionnelle : les parents et les enseignants jouent un rôle très important

Il n’y a pas que les enfants qui souffrent d’un TDAH qui ont besoin de développer leur intelligence émotionnelle, mais il est nécessaire et utile que tous les enfants, dès leur plus jeune âge, développent de manière efficace leur intelligence émotionnelle, afin de bien gérer leurs émotions lorsqu’ils seront adultes.

Il est vraiment important d’entraîner et de travailler notre intelligence émotionnelle, même pour les adultes, et ce non seulement pour avoir un bon rendement académique ou professionnel, mais également pour gérer plus sainement nos émotions et être ainsi plus heureux.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Théories de l’apprentissage : applications éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ? L’éducation est fondamentale pour nous. Souvent, nous manifestons notre désir d’apprendre quelque chose. C’est égal si l’on souhaite participer à un cours d’anglais ou savoir utiliser un appareil photo numérique. Pourtant, nous n’avons généralement pas conscience de comment sont intégrées les nouvelles connaissances. Qu’en est-il de l’apprentissage ? Qu’opinent les comportementalistes comme Pavlov ? Et les constructivistes comme Piaget ? En quoi consiste la théorie de l’apprentissage d’Ausubel ? Et la théorie de l’apprentissage social de Bandura ? En plus de répondre à ces questions, dans cet article nous allons voir comment vous pouvez intégrer ces réponses à votre quotidien.

Les principales théories de l’apprentissage et leurs application éducatives et pratiques

Que sont les théories de l’apprentissage ?

Ces théories sont différents ensembles d’explications qui essayent d’approfondir le phénomène vital de l’apprentissage.

Et qu’est-ce que l’apprentissage ? Comment apprend notre cerveau ? Nous le savons tous, mais si nous essayons de le définir… cela devient plus compliqué. C’est dû au fait qu’il s’agit d’un concept difficile à délimiter, qui peut être interprété de différentes façons. Nous l’expérimentons à la première personne et nous l’observons quotidiennement, autant chez nous-mêmes que chez les autres. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les aspects suivants :

1) Changements que nous pouvons observer dans le comportement.

2) Changements qui ont lieu dans notre tête.

Afin de pouvoir affirmer qu’un fait est dû à un processus d’apprentissage, il faut que celui-ci soit stable. Il est dû à l’expérience et diffère passablement d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Dans la vie, tout est apprentissage. Si nous n’intériorisons pas certaines choses, nous devrions alors perdre une immense quantité de temps pour réaliser des actions aussi simples que trouver notre maison, faire les courses au supermarché ou trouver le mot exact pour dire ce que nous souhaitons dire. Que se passerait-il si nous devions faire tout cela pas à pas jour après jour ?

De plus, l’apprentissage ne consiste pas seulement en ce que nous apprenons à l’école ou en ce que l’on nous enseigne à la maison. Cela inclut également comment nous devrions nous comporter en société. Imaginez que vous êtes un extra-terrestre récemment arrivé sur Terre et que c’est la première fois que vous allez à un anniversaire. Pourquoi est-ce que les gens donnent-ils des cadeaux ? Que feriez-vous lorsque tout le monde se met à chanter joyeux anniversaire ? Heureusement, nous apprenons également ce que nous devons faire dans ces situations afin de ne pas nous sentir comme un martien.

Qui est-ce qui se dédie aux théories de l’apprentissage ?

Les professionnels qui tentent de comprendre les mystères de l’apprentissage proviennent de nombreuses disciplines différentes, comme la psychologie, la pédagogie, l’éducation sociale, etc… Il est nécessaire d’adopter une vision globale afin de contempler un phénomène aussi complexe. Tous ont un objectif commun : comprendre ce processus afin de pouvoir le prédire et le contrôler, dans le but de faciliter la vie des gens.

Pourquoi le font-ils ?

L’apprentissage est indispensable pour notre bienêtre. Il est urgent de théoriser sur le sujet afin d’atteindre des objectifs si important, comme la création de programmes éducatifs qui s’adaptent mieux aux nécessités des générations futures. Mais il est également indispensable de connaître les bases afin de trouver une solution plus efficace aux défis de tous les jours et de nous adapter mieux au monde qui nous entoure.

Comment le font-ils ?

Le plus probable est que nous nous imaginons à des experts travaillant avec des enfants dans une salle de cours. En plus d’utiliser des méthodes comme les entretiens, les questionnaires ou l’observation, dans les laboratoires aussi on expérimente avec des êtres humains et d’autres espèces animales comme les souris ou les lapins (en respectant les normes éthiques évidemment). Les animaux sont essentiels afin d’expliquer les actions les plus basiques.

Il est évident que les circonstances auxquelles doivent s’adapter les lapins de laboratoires (travaux comme chercher de la nourriture) diffèrent grandement de celles auxquelles nous devons nous adapter (interagir avec des centaines de personnes sur les réseaux sociaux, essayer de ne pas se faire mal voir par notre chef, etc…) qui nous offre une infinité de possibilités et de situations. Pourtant, certains des résultats obtenus en laboratoires peuvent être extrapolé à notre quotidien.

Principales théories de l’apprentissage

Dans ce chapitre, nous allons connaître ce que disent les théories de l’apprentissage les plus répandues.

1. Théories de l’apprentissage : Pavlov

Pavlov est un psychologue et physiologue russe célèbre dans l’histoire de la psychologie pour ses découvertes sur le comportementalisme. Ce courant psychologique prédominait pendant la première moitié du 20ème siècle aux États-Unis. Il cherchait les réponses du secret de l’apprentissage en laboratoire dans des conditions extrêmement strictes.

Le comportementalisme souhaitait démontrer que la psychologie est une véritable science. Les protagonistes de ses expériences étaient des souris, des colombes ou encore le fameux chien de Pavlov. Dans ce courant, on peut mettre en avant les comportementalistes comme Skinner, Thorndike, Tolman ou Watson.

Pavlov défendait le comportementalisme classique. Selon ce courant, l’apprentissage se produit lorsque deux stimulations sont associées plus ou moins en même temps, une stimulation est inconditionnée et l’autre est conditionnée. La stimulation inconditionnée provoque une réponse naturelle de notre corps et il commence à enchaîner la stimulation conditionnée en l’associant à la précédente.

Par exemple, lorsque je mange un plat de pâtes à la sauce tomate (stimulation conditionnée) j’ai soudain mal au ventre (stimulation inconditionnée), il est possible alors que je mette en relation mon mal-être avec les pâtes au tomate. Plus tard, une réponse conditionnée se produira qui est mon dégoût pour les pâtes à la sauce tomate récemment acquit.

Cette théorie explique également d’autres processus comme la généralisation des stimulations, savoir que tous les feux verts nous disent que nous pouvons traverser, ou l’extinction, lorsque nous cessons de dessiner parce l’on ne nous donne plus de récompense à l’école.

Ces idées ont donné lieux à de nombreuse investigations postérieurs, mais ont également provoquées de nombreuses critiques. Ce type d’apprentissage est trop rigide pour expliquer une grande partie des comportements humains. De nouveaux modèles continuent de réviser ces pensées.

2. Théories de l’apprentissage : Piaget

Piaget a élaboré sa théorie depuis une position constructiviste, affirmant que les enfants jouent un rôle important dans l’apprentissage. Pour lui, les différentes structures mentales se combinent entre elles au travers de l’expérience, grâce à l’adaptation à l’environnement et à l’organisation de notre esprit.

L’apprentissage existe grâce aux changements et aux situations nouvelles. Notre perception du monde se renouvelle au fur et à mesure que nous grandissons. Ce processus est composé de différents schémas que nous ordonnons mentalement. L’adaptation a lieu à travers du processus d’assimilation, qui modifie la réalité externe, et du processus accommodation, qui change nos structures mentales.

Par exemple, si nous venons de connaître un nouveau voisin et que nous avons eu des mauvaises expériences par le passé, nous penserons “encore une commère” (assimilation). Pourtant, si nous nous apercevons que celui-ci est discret et prudent, nous serons alors obligés d’altérer notre jugement (accommodation) et de reconnaître qu’il peut aussi y avoir des voisins agréables.

D’un autre côté, l’organisation procure l’intégration des différentes adaptations tout au long de notre développement et entre les différentes étapes du développement (de manière verticale) ou dans la même étape du développement (d’une manière horizontale). Adaptation et organisation sont complémentaires, et ce grâce à “l’équilibrage“, qui autorégule notre apprentissage.

3. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage significatif de Ausubel

Ausubel est un des principaux acteurs du constructivisme et fut fortement influencé par Piaget. Ce psychologue et pédagogue pensait que pour que quelqu’un apprenne il faut agir sur ses connaissances existantes. Par exemple, si je veux que mon enfant comprenne ce qu’est un mammifère, premièrement je devrais vérifier s’il sait ce qu’est un chien et je devrais savoir comment il pense afin d’agir en conséquence. Ces concepts sont intégrés grâce à l’organisation des concepts préalables et de la recherche de cohérence dans notre cerveau.

Cette théorie est très centrée sur la pratique. L’apprentissage significatif contraste avec l’apprentissage de mémoire (retenir de longues listes sans interruption) car il produit des connaissances beaucoup plus durables et qui sont mieux intégrées. Avec le temps, les concepts sont reliés et hiérarchisés afin d’économiser beaucoup de temps lorsque nous souhaitons parler d’un sujet déterminé ou faire une chose particulière, comme jouer au basket par exemple.

4. Théories de l’apprentissage : l’apprentissage social de Bandura

La théorie de Bandura met l’accent sur le rôle des variables sociales et réunit la perspective comportementaliste avec la perspective cognitive, il s’agit d’une approche qui priorise l’étude des processus mentaux. Cette théorie affirme que pratiquement tous nos comportements sont acquis par observation et imitation.

Nous avons le dernier mot au moment de décider comment nous souhaitons agir, mais les modèles auxquels nous sommes exposés nous influence beaucoup. C’est pour cela qu’il est très important de faire attention à la violence qui peut être vue à la télévision par les plus petits.

Les enfants peuvent savoir qu’il n’est pas bien de frapper un camarade de classe, mais s’ils ont intériorisé la violence à cause de leur série télé préférée, il est possible qu’il emploi un comportement agressif suivant le moment et le contexte. C’est à dire que s’ils voient à la télévision qu’un problème peut être solutionner à coups de poing, peut-être qu’ils pousseront leur ami la semaine suivante afin d’obtenir un jouet à l’école.

Appliquer les théories de l’apprentissage à l’éducation

Souvent, lorsque l’on nous parle de l’apprentissage, nous pensons aux enfants qui vont à l’école. Ce processus intervient pourtant dans toutes les étapes de notre vie, mais ce que nous apprenons durant notre enfance et comment nous le faisons nous marque pour toujours. Tous les parents souhaitent connaître les clés de l’apprentissage, afin d’améliorer l’éducation de leurs enfants.

Nous vivons dans un environnement changeant, nous sommes exposés à un grand nombre de personnes et de situations qui sont des plus communes aux plus exotiques que l’on peut imaginer. Les professionnels du futur devraient être capables de faire face à une société qui se transforme chaque jour à une vitesse toujours plus grande.

Il faut trouver un moyen d’éduquer les membres de la prochaine génération afin qu’ils sachent s’adapter à un environnement toujours plus virtuel et plus globalisé. Dans un premier temps, il faut continuer l’investigation des théories de l’apprentissage et proposer d’autres alternatives afin qui puissent être adaptées à la réalité. Cela nous permettra d’avancer et de recréer des méthodes éducatives qui nous permettront de développer le potentiel maximum de chaque personne.

Faire des découvertes dans ce domaine est une tâche ambitieuse et compliquée. Mais nous pouvons observer les réactions de nos enfants en combinant différentes méthodes d’enseignement afin que celles-ci leur soient mieux adaptées.

Par exemple, si nous souhaitons que notre enfant apprenne à parler anglais, nous pouvons essayer de lui faire chanter des chansons en anglais ou lui donner des petites récompense à chaque fois qu’il répond bien à une question lors d’un jeux éducatif. Avec un système d’apprentissage flexible qui prend en compte les nécessités particulières de chaque personne on peut obtenir un supplémentaire et atteindre de meilleurs résultats.

Quelle est la meilleure des théories de l’apprentissage ?

Il est logique que des postures si différentes les unes des autres nous fassent douter. Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord ? Qui est-ce qui a raison ? Qui est-ce qui a tort ? Afin de résoudre ces questions, nous pouvons imaginer les théories comme s’il s’agissait de personnes. Il n’y en a pas deux identiques. Chacune contemple la réalité d’un point de vue différent.

Il faut se rappeler que ces modèles ont été penser et développer pour des gens comme nous, avec nos expériences différentes, nos points de vues, nos contextes, nos objectifs différents, etc…

Pour le moment, aucune de ces théories nous permet d’expliquer complètement l’apprentissage. Celles-ci expliquent l’apprentissage au fur et à mesure que les professionnels font des découvertes sur l’apprentissage. Ce sont des modèles dynamiques qui ne sont pas forcément définitifs.

Conseils pratiques pour utiliser les théories de l’apprentissage dans votre quotidien

1. Observez les résultats de l’apprentissage

Cela est égal si vous souhaitez améliorer votre apprentissage ou celui de l’un de vos proches. Par exemple, imaginez que votre partenaire souhaite faire du sport, mais qu’il lui est compliqué d’acquérir des habitudes saines et est un peu feignant. Vous pouvez essayer de trouver une heure à laquelle il est relaxé, établir des parallélismes entre ses activités favorites et son nouveau sport, marquer de petits objectifs, etc… De cette manière nous saurons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

2. Ne vous en faites pas si une méthode déterminée d’apprentissage ne fonctionne pas

N’oublions pas qu’il n’y a pas uniquement le résultat qui compte, mais que nous pouvons également profiter du processus d’apprentissage. Peut-être le problème est que vous n’avez pas trouvé la meilleure façon d’apprendre pour vous. Il est probable qu’à mesure que vous essayez et que vous apprenez à vous connaître, vous finirez par trouver la stratégie optimale pour atteindre vos objectifs.

3. Ne soyez pas obsédé par ces théories

Ces explications nous aident à établir une bonne base théorique. Mais il faut nous rappeler que chaque personne est différente et que suivant la situation on peut avoir besoin d’une méthode ou d’une autre. Le processus qui sera efficace pour éliminer une phobie ne sera pas le même que celui qui nous permettra de mémoriser une grande quantité d’information.

4. Cherchez des défis

L’apprentissage n’est pas un processus indépendant, car il est fortement lié avec d’autres processus, comme la mémoire, l’attention ou la motivation. Nous pouvons vouloir autant que nous le souhaitons apprendre quelque chose, pour le réussir il faudra que nous ayons une vraie motivation. Nous avons tous expérimenté la différence entre apprendre seulement pour un examen à l’école dans une branche qui ne nous plait pas et souhaiter savoir quelque chose qui nous passionne, comme les chansons de notre groupe ou de notre chanteur préféré.

5. Si quelque chose va mal, demandez de l’aide

Si vous êtes préoccupé ou si vous pensez que l’un de vos proches a un problème particulier d’apprentissage, il est prioritaire que vous cherchiez de l’aide ou un soutien professionnel. Cela vous sera certainement d’une grande utilité.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Latéralité croisée : guide pour les parents

Dans le milieu scolaire, on utilise des termes comme latéralité, latéralité croisée, problème de latéralité et autres expressions similaires liées aux difficultés d’apprentissage. Mais savons-nous réellement ce que c’est et comment cela influence-t-il le rendement scolaire ?

Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous explique tout ce que vous devez savoir pour aider vos enfants à développer une bonne latéralité. De plus, nous vous proposons 10 jeux simples à réaliser avec les plus petits, qui aident à prévenir les possibles problèmes de latéralité dans leur développement.

Latéralité croisée

Qu’est-ce que la latéralité ?

Selon le dictionnaire de psychologie, de Dorsch (1985) :

“La latéralité est la prédominance latérale, l’accentuation latérale dans les structures et les fonctions des organes dupliqués. Cela apparaît le plus clairement pour les mains (…). Mais la latéralité peut également exister pour les yeux, les oreilles, les bras, les jambes, les pieds et dans beaucoup d’autres organes.”

La latéralité est un élément clé dans le développement des enfants, avec une grande incidence sur le rendement scolaire. C’est pourquoi il est nécessaire d’être attentif à cela.

Ainsi, nous pouvons parler de la latéralité comme de la distribution de fonctions entre les deux hémisphères cérébraux, une répartition qui ne se fait d’une manière absolue puisqu’il n’y a pas d’hémisphère prédominant pour tout.

La construction d’une latéralité adéquate est essentielle pour le bon développement de l’enfant dès le plus jeune âge. Aux alentours des 4 ou 5 ans, la préférence devrait déjà être établie. À cet âge nous pouvons déjà réaliser une évaluation de la latéralité, tout en tenant compte que celle-ci est toujours dans un processus de construction, et que le diagnostic ne sera donc pas déterminant. De plus, nous pouvons réaliser une série d’activités (desquelles nous allons parler par la suite) avec nos enfants à la maison afin de favoriser le développement de sa latéralité.

Les problèmes associés à une latéralité croisée sont suffisamment importants pour être pris en compte et pour agir le plus tôt possible. Car si l’on ne dispose pas d’une latéralité bien définie, cela peut être un facteur d’échec scolaire.

Environ 25% des élèves qui souffrent de troubles liés à la latéralité, comprenant les cas d’enfants non-latéralisés, les croisés latéraux et les latéralités contrariées (Ferré, Catalá, Casaprima y Mombiela, 2000).

Différents types de latéralité

Droitier : utilise généralement la main droite pour réaliser les actions. Lorsqu’une personne est droitière, cela est dû à l’existence d’une dominance cérébrale de l’hémisphère gauche.

Gaucher : il s’agit des personnes qui utilisent la main gauche pour faire les choses. Une personne peut être gauchère lorsque les principaux centres de commande se trouvent dans l’hémisphère droit.

Gaucher contrarié : leur côté gauche est le côté dominant, mais ces personnes utilisent le droit à cause de leurs influences sociales et culturelles.

Ambidextre : ces personnes utilisent les deux côtés de leur corps. Il peut exister des difficultés d’apprentissage liées à l’utilisation de l’espace d’écriture ou dans d’autres situations.

Latéralité croisée : différents côtés du corps sont clairement utilisés d’une manière croisée. Par exemple, dans le cas de l’œil droit, l’oreille droite et la main et le pied gauches, il peut s’agir d’une latéralité croisée. Si tout est du côté droit et l’œil est du côté gauche il peut s’agir d’un droitier avec un croisement visuel. Si tout est du côté droit et l’oreille du côté gauche, il s’agit d’un droitier avec un croisement auditif.

Latéralité indéfinie : l’expression de la latéralité indéfinie se réfère à l’utilisation d’un côté du corps ou de l’autre, sans avoir de schéma bien défini et stable. Dans ces cas, l’utilisation d’une main, d’un œil, d’une oreille ou d’un pied n’est pas constant ni n’est totalement différencié.

Fonctions de la latéralité

  1. La latéralité permet l’organisation des références d’orientation spatiale de l’axe, ce qui est basique pour une bonne perception spatiale.
  2. Facilite l’espace de perception
  3. Favorise l’intégration des processus séquentiels, complexes et abstraits.
  4. Exprime le côté du cerveau qui contrôle une fonction, c’est à dire de notre hémisphère cérébral prédominant.
  5. Indique le côté du corps qui est régulé par l’un ou l’autre hémisphère (gauche ou droit).
  6. Est susceptible de souffrir l’influence de l’entourage (comme la latéralité morphologique de la personne, qui peut être altérée).

Quand est-il nécessaire de vous préoccuper pour la latéralité de votre enfant ?

  • Latéralité indéfinie : l’enfant utilise indistinctement les deux mains
  • Changement de main en fonction des activités réalisées : manger avec la main droite et peindre avec la gauche par exemple.
  • Difficultés pour écrire, avec un inversement des lettres ou des numéros
  • Lenteur pour réaliser les tâches scolaires
  • Difficultés de lecture : il existe habituellement des problèmes de lecture-écriture.
  • Problèmes de directionnalité gauche-droite : problèmes de différenciation
  • Dysfonctionnement et problèmes de dyslexie ou autres troubles et difficultés d’apprentissage

Types de latéralité croisée

Il peut y avoir une latéralité croisée :

Latéralité mixte et ambidextre lorsqu’une latéralité non-établie est observée pour un seul côté du corps.

Latéralité croisée lorsque la latéralité est distincte pour les yeux, les oreilles, les mains, les pieds, etc…

Il peut y avoir un croisement des yeux, des oreilles, des mains et des pieds.

Jeux pour encourager le développement de la latéralité à la maison

Un bon développement de la latéralité peut et doit être encourager à la maison. Avec cette série de jeux faciles à réaliser pour lesquels vous n’avez pratiquement pas besoins de préparation vous pouvez aider le bon développement de la latéralité de votre enfant, lui évitant de futurs problèmes comme la latéralité indéfinie ou la latéralité croisée.

Jeu 1 : découvrir les possibilités de mouvement

Les pieds (déchaussés), les mains, le visage, la colonne vertébrale, les hanches, etc… Vous pouvez le réaliser d’une manière individuelle ou en couples, en accompagnant l’enfant.

Jeu 2 : le robot

Votre enfant reçoit des ordres et bouge certaines parties du corps ou réaliser des actions que vous lui indiquez, de la façon dont vous lui indiquez.

Jeu 3 : le chemin

Réaliser avec votre enfant des petites cartes des différentes parties du corps et ensuite construisez à partir de celles-ci un chemin. Chaque carte indique quelle partie du corps il faut appuyer à mesure qu’il parcourt le chemin.

Jeu 4 : la marionnette

Jouer avec le tonus musculaire en cherchant que part une relaxation involontaire les enfants prennent conscience de leurs muscles. Vous pouvez le faire avec ou sans objets.

Jeu 5 : jeux de pression manuelle et modelé

Peut être réaliser avec de la pâte à modeler, avec de la terre, du sable ou de l’argile. On amasse avec une main, et ensuite avec l’autre. Choisissez ce que vous voulez construire ensemble.

Latéralité croisée

Jeu 6 : dessiner

Avec une craie et à l’aide de la main la plus habile il faut dessiner une voiture, un soleil ou un avion. Demandez-lui ensuite d’essayer de faire la même chose avec sa main la moins habile.

Jeu 7 : dans le sable

Dans un parc ou à la plage vous pouvez réaliser beaucoup d’exercices.

–          Avec les pieds déchaussés demandez-lui de faire des dessins dans le sable.

–         Essayez avec un objet tenu dans un pied (crayon, pinceau, bout de bois) de dessiner dans le sable. Qu’il essaye ensuite avec l’autre pied et comparez.

Jeu 8 : modeler

Demandez à votre enfant qu’il “modèle” votre corps comme il le souhaite, c’est à dire qu’il vous laisse dans la posture qu’il souhaite. Il devra ensuite imiter la posture qu’il vous a donné.

Jeu 9 : exercices gauche-droite

Vous pouvez réaliser différents exercices. Par exemple, cachez un objet dans la maison et guidez votre enfant avec des indications gauche ou droite pour la trouver.

Vous pouvez sinon lui demander de vous aider à la cuisine en lui demandant de vous donner différents objets ou ingrédients en lui disant où se trouve tel ou tel objet avec des orientation gauche et droite.

Jeu 10 : réaliser les jeux de CogniFit

CogniFit est un programme basé sur la neuroéducation qui vous permet de réaliser une grande quantité de jeux créés dans le but d’améliorer les capacités cognitives de votre enfant. De plus, vous pourrez pratiquer différents jeux mentaux liés avec le développement d’une bonne latéralité, comme des exercices de coordination ou de perception spatiale.

D’un autre côté, CogniFit vous montre un graphique afin de détailler la progression de votre enfant, ce qui vous permet de l’aider plus facilement dans son développement cognitif.

Pour terminer, nous vous laissons une vidéo pour approfondir un peu plus le sujet et pour comprendre comment vous pouvez aider le développement de votre enfant :

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile à comprendre la latéralité. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Communication entre parents et adolescents. Guide pratique pour affronter cette période

La communication entre parents et adolescents est souvent vécue des deux côtés comme un conflit quotidien. Les parents vivent avec l’anxiété le moment de s’asseoir et de parler avec leurs enfants adolescents. Ceux-ci peuvent s’énerver du silence de leurs enfants, qui les poussent à se préoccuper. Pourtant les parents de leurs côtés ne disent pas tout non plus. Nous vous donnons dans cet article quelques conseils pour améliorer votre relation avec votre enfant adolescent, ainsi que la meilleure façon de lui parler et les erreurs à ne pas commettre.

Communication entre parents et adolescents

Comment communiquer avec votre enfant adolescent ?

La communication est fondamentale pour améliorer notre qualité de vie, pour exprimer nos émotions et nos idées ou pour solutionner les problèmes. La communication avec les adolescents est une tâche ardue pour les parents, lesquels se voient souvent frustrés pas le silence de leur enfant et qui ressentent une constante préoccupation.

Il est nécessaire qu’autant les parents que les adolescents apprennent à communiquer entre eux. Avant tout, il faut savoir que :

  • La communication entre parents et adolescents est un processus qui prend du temps. On n’obtient rien du jour au lendemain, il faut donc faire preuve de patience. Les opportunités pour communiquer avec votre enfant et de connaître ses peurs et ses passions se présenteront d’elles-mêmes.
  • La communication est un processus qui fonctionne dans les deux sens. Parler est très important mais il est sans aucun doute primordial de savoir écouter. Il est mieux de ne pas être le protagoniste de la conversation. Il faut savoir céder le tour de parole pour pouvoir échanger des idées, des pensées et des émotions.
  • Quand vous parlez avec votre enfant, vous n’écouterez pas que des choses qui vous seront agréables. Il est nécessaire que vous gardiez une attitude émotionnelle ouverte. Rappelez-vous qu’une bonne communication parent-enfant permettra à l’adolescent de prendre des décisions appropriées et face à une erreur, il aura la possibilité d’assumer la responsabilité qu’implique une décision inadéquate.
Quand une personne ne dispose pas des outils nécessaires pour communiquer ou souffre d’un manque d’habilité pour communiquer, elle peut se sentir avant tout frustrée, isolée voir inutile. La conséquence sera qu’elle aura moins de possibilités de recevoir de l’aide ou de s’intégrer dans un groupe. Pour cela, il est utile de connaître et de savoir manier les techniques d’assertivité comme moyen pour améliorer et renforcer les relations entre parents et enfants.

Guide pratique pour la communication entre parents et adolescents :

1. Les erreurs dans la communication entre parents et adolescents

Les erreurs qui sont le plus commises dans la communication entre parents et enfants adolescents au quotidien et sur lesquelles vous pouvez agir afin de ne pas les reproduire sont les suivantes :

  1. Généraliser : “Tu es toujours…”, “Tu ne fais jamais…”. Le problème est dans votre attitude envers votre enfant. Les reproches à votre enfant pour sa conduite ou pour son comportement ne sont souvent pas constructives. Comme par exemple : “Tu n’aides jamais”, “Tu ne prêtes pas attention quand je t’explique quelque chose” ou “Tu finis toujours par crier” etc…
  2. Utiliser la critique et le dénigrer dans sa participation à la vie de famille : “Tu n’es pas reconnaissant”, “Tu ne sais rien faire”, “Tu es inconscient”.
  3. Utiliser le cri comme une arme : avec laquelle vous pouvez vous sentir supérieur sur votre enfant, sans vous rendre compte que c’est vous êtes le modèle que vos enfants ont pour grandir.
  4. Maltraiter : Culpabiliser, insulter, embarrasser, reprocher, que ce soit à la maison ou dans la rue, sans vous soucier d’où vous êtes ou d’avec qui est votre adolescent.
  5. Penser à autre chose quand votre enfant vous parle : Quand votre enfant vous raconte leurs problèmes et que vous n’êtes en train de penser qu’à vos préoccupations du travail, de la maison, de l’hypothèque…
Les difficultés de la communication entre parents et adolescents peuvent venir de l’attitude des parents

2. Les formes de communication entre parents et adolescents

Chaque famille est très différente dans son fonctionnement et les relations qui existent entre ses membres sont celles qui leur ont été enseignées ou qu’ils ont observé pendant leur enfance. Il existe différents styles d’éducation :

  1. Le style agressif : Les personnes qui interrompent les autres, qui crient, qui n’écoutent pas, qui grondent ou qui ne prêtent pas attention à qui est en train de parler.
  2. Le style passif : Les personnes qui provoque de la colère par leur manque de prise de position, qui n’opinent jamais rien. Si elles finissent par donner un avis pour ou contre, elles donnent l’impression d’adopter l’opinion d’un autre et pas de choisir par elles-mêmes.
  3. Le style assertif : Les personnes qui disent ce qu’elles pensent et ce qu’elles sentent, qui se montrent sures et qui n’agressent pas les autres. Ces personnes respectent l’opinion d’autrui.
L’importance des styles d’éducations et la communication entre parents et adolescents

3. Conseils pratiques pour améliorer la communication entre parents et adolescents

1. Écoutez ce que dit votre fils ou fille et laissez-le terminer : laissez votre enfant parler, qu’il dise ce qu’il pense et ce qu’il sente. Si vous l’interrompez constamment parce que “vous savez déjà ce qu’il va dire, vous avez aussi été adolescent”, vous ne saurez jamais ce qu’il ressent.

2. La tranquillité avant tout, contrôlez vos impulsions ! Cela peut arriver qu’il vous raconte qu’il ait fait quelque chose qui ne vous plaise pas. Évitez de crier et évitez les menaces, car cela ne servira à rien. Quand vous vous êtes calmé, parler avec lui et expliquez-lui ce qui ne vous a pas plu dans sa conduite et pourquoi il n’a pas bien agi. Il peut vous être utile de savoir comment contrôler vos nerfs.

3. Ne jugez pas : C’est le pire que vous puissiez faire ! Si vous vous dédiez uniquement à le punir pour sa conduite vous mettrez une barrière entre votre enfant et vous-même. Afin qu’il voit que vous ne jugez pas, utilisez des phrases comme : “en ce moment tu es très fâché, mais il serait mieux que tu ne cries pas. Quand tu seras plus calme on pourra continuer cette conversation”.

 

4. Donnez de l’importance à ce qu’il dit : Les parents voient souvent le monde d’une manière différente que les adolescents. Quelque chose qui pourrait leur sembler peu important peut se révéler essentiel pour un adolescent. La réaction la plus courante des parents face aux préoccupations de leur enfant adolescent est : “ce n’est qu’une bêtise sans importance, quand il sera grand il se rendra compte que ça n’est pas si grave…”. Si votre enfant adolescent compte sur vous pour parler des choses qui l’importent, donnez leurs l’importance qu’elles méritent. Votre enfant a eu le courage de vous raconter quelque chose qui a pour lui de l’importance. Respectez sa préoccupation.

5. Ne lui donnez pas de leçons : On dit souvent à nos enfants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Il est pourtant beaucoup plus utile de les inciter à chercher des solutions, à créer des alternatives. Tout au long de sa vie, votre enfant se rendra compte qu’il est très utile d’avoir plusieurs solutions pour un problème.

Ce n’est plus un enfant, n’envahissez pas son espace personnel

6. Apprenez-lui à communiquer ses sentiments : C’est bien de lui demander comment a été sa journée, comme par exemple : “Comment ça va à l’école ? Et le foot ?”. Mais essayez d’aller encore plus loin et demandez-lui comment il se sent ces derniers temps, si quelque chose le préoccupe. Vous pourrez ainsi peut-être l’aider à comprendre ce qu’il ressent en le lui demandant directement. N’ayez pas peur et demandez-lui s’il est triste ou en colère. Nous devons tous apprendre à exprimer nos sentiments et sans aucun doute les parent sont les meilleurs modèles pour leurs enfants. Découvrez comment améliorer votre intelligence émotionnelle.

7. Ce n’est plus un enfant : Le plus important et ce qui est souvent le plus dure pour les parents est de l’accepter. Votre enfant n’en est plus un ! Il est entrain de grandir et il se convertit petit à petit en adulte. Si vous continuez de le traiter comme un petit enfant il se sentira ridiculisé, surtout devant ses amis. Faites-y attention !

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique de Cognifit, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive.”

Prendre soin du cerveau d’un enfant : guide pratique pour les parents

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant ? En tant que parents nous donnons beaucoup d’importance à l’éducation de nos enfants. Il nous semble par exemple tout à fait normal et naturel d’apprendre à nos enfants quelles sont les bases d’une bonne hygiène corporelle et dentaire. Par contre nous oublions souvent de prendre soin du cerveau de nos petits, ce qui est pourtant important afin que ceux-ci grandissent bien et deviennent des personnes équilibrées, saines et heureuses. Nous pouvons tous apprendre quelques astuces et conseils pour prendre soin du cerveau d’un enfant.

Pourquoi est-il si important d’apprendre à prendre soins du cerveau d’un enfant ? Le cerveau est notre organe le plus important, et nous savons qu’avec l’âge celui-ci vieillit et se détériore. L’incidence de démence et d’accident vasculaire cérébral augmente au fur et à mesure que nous vieillissons et s’est même converti en l’un des plus grands fléaux de notre société, provoquant de hauts indices de dépendance. La bonne nouvelle est que nous savons désormais comment prendre soins de notre cerveau et prévenir son vieillissement, ou du moins le retarder. Le problème est que nous nous préoccupons peu de tout cela avant d’avoir atteint la cinquantaine. C’est alors que nous cherchons ardemment des informations sur comment prendre soins de notre cerveau et que nous commençons à mettre en pratique les recommandations générales. Mais commencer à prendre soin de notre cerveau à cinquante ans n’est-ce pas déjà trop tard ? Ne serait-il pas beaucoup mieux de commencer à prendre soin de notre cerveau depuis notre enfance ?

Comment prendre soins du cerveau d’un enfant

La réponse à cette ultime question est bien évidemment OUI. De la même manière que nous enseignons à nos enfants à se laver les dents trois fois par jour, nous devons leur enseigner les habitudes qui les aideront à avoir un cerveau plus sain, et ce dès leur plus tendre enfance.

Le neuropsychologue Álvaro Bilbao, auteur de “Le cerveau de l’enfant expliqué aux parents”, nous parle de ce thème lors de sa dernière rencontre dans le cadre de Gestion d’enfants, un projet dédié à collaborer avec les pères et les mères dans leur travail d’éducation. Dans ses conférences, des penseurs, des communicateurs et des professionnels de différents milieux joignent leur savoir sur l’éducation des enfants et des outils et idées que l’on peut appliquer à l’éducation de nos enfants.

Conseils sur comment prendre soin du cerveau d’un enfant

Selon le neuropsychologue, pour prendre soins du cerveau d’un enfant il nous suffit de suivre quatre indications de bases :

1. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Donner de l’affection

Selon Álvaro Bilbao, donner de l’affection à nos enfants serait le plus important. Un cerveau qui n’a pas reçu d’affection durant les premières années de vie grandira avec certaines difficultés émotionnelles et intellectuelles. Cela est dû au fait que le cerveau est composé de trois niveaux :

  1. Cerveau Primitif (responsable des instincts basiques tel que manger et dormir).
  2. Cerveau Émotionnel (qui recherche de l’affection)
  3. Cerveau Rationnel (qui développe la capacité intellectuelle).

Quand l’un de ces niveaux ne se développe pas correctement, cela détient également le développement du niveau supérieur. Ainsi “c’est seulement lorsque le cerveau émotionnel a reçu l’affection dont il a besoin que l’on peut développer une bonne capacité intellectuelle” dit le neuropsychologue.

De plus, Álvaro Bilbao prévient qu’il ne faut pas confondre donner de l’affection avec surprotection et lui éviter quelconque souffrance : “la manière d’apprendre à un enfant de prendre des bonnes décisions n’est pas de lui éviter les problèmes mais de le laisser faire des erreurs, de l’aider à en tirer des leçons et à en sortir grandit”. La science nous dit que face à un défi ou à une situation nouvelle, deux structures cérébral s’activent : d’un côté l’amygdale (responsable de déclencher la peur) et de l’autre le cortex préfrontal (qui nous prépare à affronter le défi et à entrer en action). Si en tant que parents nous solutionnons tous les problèmes de nos enfants pour leur éviter de souffrir, nos enfants grandiront en activant uniquement la partie responsable de la peur (amygdale) et la peur sera la seule réponse qui leur restera face à un défi. Ils n’apprendront pas qu’ils peuvent également agir et résoudre les problèmes. Il est important que les enfants apprennent à solutionner les contretemps d’eux-mêmes, de leur laisser la place de se tromper et d’apprendre de leurs erreurs. En tant que parents nous devons être présent pour les encourager à tenter des choses, ainsi que pour les soutenir et les guider quand ils se trompent.

2. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Faire de l’exercice

Une autre partie très importante de l’éducation de nos enfants est de leur faire faire du sport et de les habituer à faire de l’exercice depuis petit. Cet aspect de l’éducation ne nécessite quasiment pas d’explication tant il existe de connaissances sur les bienfaits du sport sur la santé. Mais pour donner une explication, nous vous dirons que le bon fonctionnement cérébral nécessite beaucoup d’oxygène. Bien que notre cerveau ne représente que 2% du poids total de notre corps, il consume 33% de l’oxygène que nous respirons. Pour que toute cette quantité d’oxygène arrive jusqu’à notre cerveau nous avons besoins d’un cœur puissant et en bonne santé, afin de pomper le sang qui transporte cette oxygène en continuité. Faire de l’exercice quotidiennement aide à fortifier le cœur et à le maintenir en bonne santé, ce qui favorise une bonne oxygénation de notre cerveau.

De plus, il est démontré que l’exercice réduit le stress (et oui, nos enfants en souffrent également) et qu’il augmente la BDNF, une protéine que aide notre mémoire.

La meilleure façon de donner envie à nos enfants de faire de l’exercice est qu’ils nous voient en faire nous-même. Ne soyons pas feignant ! En plus nous pouvons utiliser “l’excuse” de faire de l’exercice pour passer du temps avec eux. Nous pouvons les emmener faire un tour à vélo, aller nager à la piscine, jouer au foot ou à quelconque autre sport… Faire de l’exercice, c’est sympa !

3. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Nutrition Neurosalutaire

La nutrition est un des autres aspects importants, également très connu, qui affecte notre santé cardiovasculaire. Si nous savons quels aliments sont plus sains pour notre santé cérébrale, pourquoi ne pas habituer nos enfants à les consommer dès leur plus jeune âge ?

Il est important d’habituer nos enfants à manger sainement, avec des fruits, des légumes, du poisson bleu, de la farine intégrale, en limitant la quantité de sucre qu’ils consomment et en évitant les plats pré-cuisinés. Une alimentation saine aidera nos enfants à…

  • Augmenter leur mémoire et leur concentration (grâce aux fruits et légumes)
  • Améliorer leur agilité mentale (il est démontré que les graisses non-saturées facilite le flux d’information dans le cerveau)

Afin d’encourager la consommation de ces aliments, pourquoi ne pas aller une fois acheter le goûter au rayon fruit plutôt qu’au rayon pâtisserie ? Pourquoi ne pas lui préparer un sandwich végétal ?

4. Conseil pour prendre soin du cerveau d’un enfant : Gestion du stress et autocontrôle

Et oui, nos enfants aussi souffre du stress ! Une vidéo sur les horaires de travail réalisée en Espagne met en scène des personnes auxquelles la vie d’un ou d’une inconnu(e) est décrite. Les personnes doivent deviner quel est le métier de l’inconnu(e) qui a une vie surchargée de travail, et leurs réponses sont : médecins, laborantins, docteur à l’Université… Ils sont ainsi tout surpris quand on leur révèle qu’il s’agit en fait d’un enfant ! En effet, en Espagne, les enfants sont parmi ceux qui ont le plus de devoirs en Europe. Ils ne sont pas pour autant parmi les meilleurs élèves et n’ont pas les meilleurs résultats aux tests européens non plus. Ainsi, il peut arriver que nos enfants ne trouve pas le temps pour développer leur imagination, ce qui est pourtant essentiel pour développer un cerveau sain.

Le problème n’est pas uniquement le manque de temps libre et le stress qui en découle, sinon également les grandes difficultés pour se confronter aux contretemps et la souffrance face à quelconque difficulté qui se présente. Álvaro souligne l’importance d’enseigner l’autocontrôle à nos enfants et dit que de nos jours “nous n’habituons pas nos enfants à attendre. Et attendre est très important”. Si on y pense, c’est tout à fait vrai. Nous sommes en train d’habituer nos enfants à avoir tous ce qu’ils désirent au moment où ils le désirent. Quand nous voyageons en voiture, on leur donne une tablette pour jouer (ou le smartphone), afin qu’ils ne s’ennuient pas. À la maison on leur met la télé avec les dessins animés pour qu’ils restent tranquilles. Il faut que l’on évite de les frustrer. Tous cela par de bonnes intentions, mais le résultat n’est pas vraiment positif.

Enseigner l’autocontrôle à nos enfants, et leur apprendre à attendre une récompense, exercera le lobe frontal du cerveau et leur permettra d’avoir une meilleure réaction à chaque situation : ils pourront se contrôler quand ils en auront besoin, et se relaxer et se divertir dans les autres moments. “Pour avoir des enfants heureux, au lieu de s’arranger pour que le vent souffle toujours en leur faveur, il faut leur enseigner à naviguer en pleine tempête”, voilà une phrase sur laquelle il vaut la peine de réfléchir. Une des choses qui est parmi les plus dures pour un parent est de voir son enfant souffrir, mais nous devons le laisser se débrouiller par moment si nous voulons qu’il soit autonome et qu’il sache gérer ses émotions sur le long terme. Attention ! Cela ne signifie pas que nous devons les laisser livré à eux-mêmes afin qu’il apprennent à naviguer en pleine tempête. Il suffit juste de leur donner un peu d’espace pour qu’ils fassent leurs erreurs, pour qu’ils ressentent un peu de frustration et qu’ils arrivent à y faire face, en restant toujours présent à leur côté.

“Source : Cristina Nafría, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en réhabilitation cognitive.”

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation

Comment développer la créativité et l’imagination de vos enfants grâce à la socialisation ? Vous vous êtes certainement déjà demandé comment stimuler et augmenter la créativité et l’imagination de votre enfant. Nous vous proposons quelques idées et activités faciles qui vous aiderons à développer la créativité et l’imagination des plus petits.

Développer la créativité et l’imagination de vos enfant grâce à la socialisation

Développer la créativité et l’imagination de vos enfants en stimulant leur curiosité

Les enfants qui développent depuis tout petit leurs habilités sociales (faire des amis, parler avec les autres, partager…) démontrent un plus haut niveau de créativité et d’imagination que les autres. Nous savons que les enfants sont comme des “éponges” et qu’ils absorbent tout. Ils ont donc besoin d’être entouré continuellement de nombreuses et diverses stimulations. Non seulement en ce qui concerne leurs activités, mais également dans la variété des gens qui les entourent, c’est à dire des adultes, des amis de l’école, de son quartier, de différents âges et de différentes cultures. Une des principales caractéristiques des personnes créatives n’est autre que leur curiosité, qui se développe en étant en contact avec des environnements et des milieux différents. Découvrir l’inconnu nous fait grandir. La curiosité est motivée chez nous par nos émotions, qui provoquent notre envie d’investiguer, d’apprendre, de découvrir.

On dit toujours que les personnes qui voyagent beaucoup et qui découvrent constamment de nouvelles cultures et de nouveaux environnements grandissent à tous les niveaux, tant émotionnellement que cognitivement. Même mieux, nous connaissons tous un proche qui est parti dans un autre pays ou sur un autre continent et qui est revenu avec une nouvelle vision du monde, plus ample.

Stratégies pour stimuler la créativité de vos enfants et leur capacité de socialisation :

Comme les enfants ne peuvent pas faire le tour du monde par leurs propres moyens, il existe diverses alternatives que vous pouvez mettre en pratique assez facilement et qui permettront à votre enfant d’entrer en contact avec les autres dans leur vie quotidienne et ainsi développer leur créativité, comme par exemple :

  1. Inscrivez-le aux activités extrascolaires afin qu’il entre en relation avec d’autres enfants que ceux de sa classe. Vous augmenterez ainsi le répertoire comportemental des enfants qui interagissent avec lui.
  2. Les camps d’été sont une bonne opportunité pour connaître de nouvelles personnes d’autres villes, de la campagne, etc… De plus votre enfant se trouvera dans un environnement nouveau se qui contribuera à développer sa créativité.
  3. Les activités des centres culturelles du quartier.
  4. Les échanges interscolaires.
  5. Quand vous voyagez laissez-lui un peu de liberté afin qu’il interagisse avec les gens du pays.
  6. Qu’il fasse du bénévolat aidant les personnes âgées ou les personnes démunies…

“Source : Noemi Vega Ruiz, psychologue clinique, spécialisée en neuropsychologie cognitive et en réhabilitation cognitive, en logopédie et en troubles du langage. Elle a travaillé autant avec des populations infantiles qu’avec des populations adultes et de personnes âgées. Elle adore le contact humain, la musique et est une grande passionnée d’investigations dans le domaine de la neuroscience.”

Enfants de familles homoparentales, qui sont-ils et comment prévenir leur discrimination ?

Il semble impossible qu’il y ait encore des doutes a propos du développement des enfants de couples du même sexe. Pourtant, le manque d’informations est à l’origine de beaucoup de croyances erronées sur ces familles. Comment sont ces enfants ? Est-il vrai que les enfants qui grandissent élevés par des parents homosexuels rencontrent des problèmes dans leur développement ? Est-ce que les enfants de familles homoparentales deviendront homosexuels eux-mêmes ? Est-ce que leurs compagnons de classe se moquent d’eux et les discriminent ? Ici nous vous expliquons qui sont ces enfants de familles homoparentales et nous casserons quelques mythes au passage !

Enfants de familles homoparentales

Les familles homoparentales sont par définition composées de deux parents du même sexe. C’est à dire un couple homosexuel. Au delà de ça, il peut y avoir beaucoup d’autres structures familiales : mère lesbienne célibataire ou père homosexuel célibataire, familles homoparentales recomposées avec des enfants d’une relation hétérosexuelle antérieur…

Les statistiques estiment que 15% des couples homosexuels du monde ont des enfants, biologiques ou adoptés.

Souvent, les gens se demandent si les enfants de cette communauté homosexuelle se développent naturellement, ou si au contraire, le fait d’avoir des parents homosexuels peut créer certains traumas ou dysfonctionnements chez l’enfant.

Qui sont les enfants de familles homoparentales et comment sont-ils ?

On peut déjà rencontrer énormément d’études sur le sujet. Toutes démontrent qu’il n’y a aucune différence entre les enfants de couples homosexuels et ceux de couples hétérosexuels. Les relations inter-familiales sont plus importantes que la structure des familles. C’est à dire que pour un bon développement durant l’enfance, l’enseignement des valeurs ainsi qu’éviter les erreurs qui nous mènent à élever un petit délinquant, notre communication avec nos enfants et leur gestion émotionnelle sont plus importants que la structure même de la famille.

Cette croyance que les enfants de couples homosexuels auront des problèmes dans leur développement ainsi que dans leur vie d’adulte vient avant tout de l’ignorance, mais également de campagne de discriminations d’organismes religieux, notamment aux État-Unis.

En effet, pour argumenter dans le sens que les couples de personnes du même sexe ne sont pas de bons parents, une étude de l’Université du Texas de 2012, dirigée par l’investigateur Mark Regnerus, a été citée. Cette étude affirme que les enfants de pères et de mères homosexuels auraient de moins bonnes aptitudes sociales, émotionnelles et relationnelles que les enfants de familles dites “biologiquement intactes”. Ces résultats sont en contradiction avec les études précédentes sur le sujet.

Pourtant, dans une étude plus récente, des chercheurs des universités d’Indiana et du Connecticut ont analysé les mêmes données et sont arrivés à une conclusion différente. Selon ces derniers chercheurs, le meilleur moyen de juger une étude, spécialement celles qui démontrent des résultats controversés, est de réanalyser les données. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent des erreurs dans la forme dans laquelle ces données furent codifiées et classifiées. Par exemple, un quart des jeunes prétendument élevés par des parents homosexuels avaient vécu en réalité seulement une année leurs compagnies, voir même moins. De plus, ils découvrirent qu’une grande quantité de réponses au questionnaire étaient inconsistantes, illogiques et avec des contradictions. Ces réponses auraient dues être éliminées de l’étude.

Une fois ces erreurs éliminées, il apparaît que les différences sont en fait insignifiantes, voir pratiquement inexistantes, entre les enfants élevés par des couples du même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels.

Enfants de familles homoparentales, identiques à ceux de familles hétéroparentales

Une autre étude démontre qu’il n’existe aucune différence en ce qui concerne la santé des enfants qui proviennent de familles homosexuels et ceux qui proviennent de familles hétérosexuels. Par contre, on rencontre une différence dans la cohésion des familles. Il existe une meilleure égalité dans la répartition des tâches ménagères dans les familles homoparentales que dans les familles hétéroparentales. Il est également démontré que les décisions des couples homosexuels à propos de la vie familiale et de la vie professionnelle se basent plus sur les circonstances du moment que sur les rôles prédéfinis de l’un ou de l’autre.

Certaines études démontrent également que ces enfants élevés par des parents homosexuels ont une attitude plus positive envers la diversité et sont plus sociables. De plus, on remarque que la fréquence d’enfants homosexuels élevés dans des familles homoparentales est égale à celle de ceux élevés dans des familles hétérosexuels. En fait, l’unique différence est que les familles homoparentales sont généralement plus ouvertes et plus flexibles en ce qui concerne la sexualité de leurs enfants.

Malheureusement, ces familles doivent vivre au quotidien avec la stigmatisation et la discrimination. Et bien sûr, cela a un impact négatif sur elles, ainsi que sur leurs santés mentale et émotionnelle, ce qui parfois peut mener à des problèmes de comportements. Malgré cela, il existe des études qui démontrent que les membres de familles homoparentales ne sont pas plus sujettes à commettre des délits que les membres de familles hétéroparentales.

Les personnes qui décident de maltraiter les autres trouveront toujours une raison pour le faire, parce que leur victime est grosse, quelle porte de lunettes ou parce que ces parents sont homosexuels. Même si dans ce dernier cas il s’agit d’une population plus sensible et plus encline à souffrir de ce type de traitement.

Comment prévenir et ménager la discrimination des enfants de parents homosexuels à l’école ?

Le gros du travail serait de permettre à la société d’avoir un regard plus juste sur ces familles, en uniformisant et en normalisant, non seulement ce type de famille, sinon tout les types de familles qui diffèrent de la famille dite “traditionnelle” (avec un père et une mère mariés et qui vivent sous le même toit). Bien sûr, le temps que cette stratégie porte ces fruits et qu’elle ait un impact massif sur notre société et ses croyances, il faut en développer d’autres et travailler pour améliorer la vie familiale des homosexuels.

La stigmatisation due à l’orientation sexuelle reste malheureusement à l’ordre du jour

Heureusement, nous pouvons mettre en place des stratégies pour minimiser l’impact sur cette communauté et sur leurs enfants d’une telle discrimination.

  • Faire savoir à ces enfants qu’il n’existe rien de mal au sujet de leurs parents homosexuels. Toutes les familles sont différentes à leurs manières et il n’existe pas un modèle meilleur que l’autre.
  • Qu’ils cultivent leur auto-estime et leurs habilités sociales. En effet, un enfant sûr de lui et plein de ressources pourra faire face plus facilement aux situations de discrimination ou de stigmatisation.
  • Encourager la communication dans le noyau familiale. Ne rien lui cacher sur ses origines ou toutes autres informations le concernant. En créant un lien affectueux, de soutien et une bonne communication il sera plus facile de détecter et de solutionner ces situations de discrimination.
  • Encourager l’expression des émotions dans les situations de discrimination. Si un enfant a été discriminé à l’école en raison de l’homosexualité de ses parents, il est crucial de laisser à cet enfant l’espace de s’exprimer a propos de ce que cela lui fait ressentir.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Que faire si mon enfant..? Test pour les nouveaux parents – guide pratique

Test pour les nouveaux parents. La décision d’avoir un enfant est l’une des plus importantes de nos vies. Il s’agit d’un moment unique plein d’émotions, de nouvelles illusions et de changements en tout genre… c’est en même temps une période pleine de doutes et d’insécurités. Peur de l’inconnue, préoccupation pour son bébé, besoin urgent de conseils, anxiété, nervosité, manque de sommeil, fatigue… sont quelques-unes des phases par lesquelles passent les nouveaux parents avec leur premier enfant. Découvrez dans ce test pour nouveaux parents si vous êtes prêt pour cette magnifique aventure !

Avoir son premier enfant est un moment unique

Test pour nouveaux parents

1. Personne ne dit qu'être parent c'est facile. Votre vie change du tout au tout. Avez-vous une idée de comment surpasser ces changements ?
  • Le temps passe et les choses évolues, ainsi ce qui était recommandable pour les bébés il y a quelques années ne l'est plus forcément actuellement. Les nouvelles grand-mères seront toujours enchantées d'aider les nouveaux parents à s'occuper du bébé, et leurs conseils sont le fruit de l'expérience. Il ne faut cependant pas oublier que le pédiatre est un spécialiste de la prise en soin des bébés, et qu'il est recommandable de lui demander conseil quand nous le considérons nécessaire. N'oubliez pas que le plus important est une bonne organisation quotidienne, qui vous permettra de libérer du temps pour quelconque imprévu.
2. Le bébé est enfin arriver ! Même s'il est vrai qu'il est moins facile de faire face à votre quotidien que se dont vous vous étiez imaginé... Que faire face à une situation qui se complique ?
  • Pouvoir compter sur ses proches, amis ou famille, peut se révéler très utile. Nous pouvons apprendre d'eux et ils nous aideront à garder notre sang froid dans les situations de doutes. Le personnel hospitalier et médical peut être d'un grand secours également, ils peuvent vous apprendre comment manier votre bébé, que faire ou ne pas faire quand vous lui changez sa couche, comment le baigner, comment le nourrir et lui faire faire son rôt,... De plus, il existe des livres, des revues et des articles internet qui peuvent vous être très utiles et se révélés vraiment intéressants. Bien que, prudence! Il est important de se maintenir bien informé et chercher plus d'une information sur comment prendre soin de votre bébé, car parfois les informations que l'on trouve sur le net peuvent se révélés à double tranchant !
3. Un bébé a besoin de beaucoup d'attention et cela signifie que vous passerez beaucoup de temps à vous occuper de lui. Le temps peut finir par vous manquer tant dans votre vie de couple que dans votre vie sociale. Quelle est la meilleure façon de réagir ?
  • Les nouveaux défis que suggère l'arrivée d'un bébé dans un foyer peuvent provoquer discordes et disputes au sein d'un couple. Cela fait longtemps que l'époque où les mères restaient au foyer pour s'occuper des enfants est révolue ! Aujourd'hui les deux parents participent à part égale à l'éducation de leurs enfants. Cela ne sert à rien de s'épuiser en essayant d'être les parents idéaux, c'est impossible. Bien qu'il vous faut passer beaucoup de temps avec le bébé, il ne faut pas oublier que l'empathie, l'écoute, la patience sont des vertus essentielles pour une vie de couple en harmonie et pour éviter les disputes. Maintenant vous êtes trois, mais cela ne vous empêche pas de vous retrouver et de maintenir une vie de couple et d'amoureux, et vous appuyer l'un l'autre sans vous culpabiliser face aux erreurs qui peuvent être commises. Il est important que vous restiez connectés et que vous gardiez vos passions et relations sociales. Bien planifier est la meilleure solution.
4. Parfois le bébé pleure sans s'arrêter, et nous ne savons pas pourquoi, que faire ?
  • Il est naturel de se préoccuper lorsque notre bébé pleure. Mais il nous faut savoir que le pleur est le moyen de communication d'un bébé, qu'il ait faim, froid, qu'il ait sali sa couche ou simplement qu'il ait besoin d'un câlin, il l'utilisera pour communiquer avec ses parents. Il est important d'apprendre différentes techniques de relaxation qui peuvent nous aider à garder notre calme face à des situations stressantes et faire preuve de patience durant les première semaines voir les premiers mois. Pour calmer un bébé, il est nécessaire de comprendre l'origine de ses pleurs, et ensuite utiliser des techniques tel que le cocooning, lui parler ou lui chanter une berceuse afin qu'il se calme et cesse de pleurer. Les bébés n'ont pas uniquement des besoins physiques, sinon également émotionnels, qui sont également important pour son bon développement et auxquels nous devons répondre.
5. L'arrivée d'un bébé à la maison réduit considérablement le temps libre des nouveaux parents. Comment voyez-vous votre nouvelle vie ?
  • L'arrivée d'un bébé provoque de grands changements dans un foyer et change radicalement la vie des nouveaux parents. Les priorités changent et il est nécessaire que les parents pensent au bébé et à eux-mêmes, en préparant une routine et en s'organisant de la meilleure des manières pour tous.

https://www.youtube.com/watch?v=hcN2vi_EqpE

Que faire si mon enfant ne s’endort pas ? Comment réagir s’il refuse de manger ? Que puis-je faire pour que mon enfant ait une haute estime de lui-même ? Comment répondre si mon enfant me pose des questions sur le thème de la sexualité? Que faire si mon enfant…? Si vous êtes un nouveau parent, ce post de Mairena Vázquez, psychologue, vous aidera à ne pas perdre vos nerfs et vous donnera quelques conseils pour réagir à ces situations.

Nouveaux parents : développement psychologique de l’enfant

“La première année de vie est déterminante dans le futur développement interpersonnel d’un enfant”.

La relation entre le bébé et ses parents, surtout les premiers jours de vie est très importante si bien que les expériences vécues durant cette période marqueront sa manière de réagir dans le futur.

Le lien mère-fils est influencé tant par le comportement de la mère que par celui de l’enfant et est considéré fondamental puisque c’est la mère qui canalise les éléments extérieurs qui vont influencer le bébé.

Un bon moyen de stimuler votre bébé et développer son intelligence est la musique.

Nouveaux parents : que faire si mon enfant…?

Que faire si mon enfant ne contrôle pas ses sphincters ?

En général, les enfants sont capables de contrôler leurs “cacas” vers l’âge de deux ans et leurs “pipis” entre deux ans et demi et trois ans. Cependant, les “pipis au lit”, les urines nocturnes, peuvent persister jusqu’à trois ans et demi.

Lorsqu’un changement important surgit dans la vie de l’enfant (naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, entrée à la garderie) il est possible que celui-ci subisse un retour en arrière concernant ses progrès et qu’un enfant qui contrôlait ses sphincters puisse de nouveau avoir besoin de couches.

Dans ce cas, les parents doivent savoir faire preuve de patience et de compréhension envers leur enfant. Ils doivent l’encourager à abandonner les couches, lui faciliter l’accès aux toilettes avec un pot qui lui plaira ainsi qu’utiliser des jouets, des comptes et des chansons pour le familiariser avec celui-ci. Il ne faut pas dramatiser, mais au contraire ne pas y prêter d’importance et continuer d’être affectueux avec l’enfant qui finira par laisser ses besoins là où il faut avec le temps.

Que faire si mon enfant ne contrôle pas ses sphincters

Si un enfant qui a déjà quatre ou cinq ans continue de ne pas maîtriser ses défécations il se peut qu’il souffre d’encoprésie ou de énurésie.

L’énurésie et l’encoprésie sont des troubles de l’élimination des urines et des selles. L’énurésie est l’émission involontaire d’urines alors que l’encoprésie se réfère à l’élimination incontrôlée des selles. Dans ce cas le plus recommandable est de se rendre chez un pédiatre pour savoir s’il existe des causes physiologiques et si ce n’est pas le cas, il faudra recourir à un psychologue.

Que faire pour que mon enfant ait une bonne nutrition ?

En ce qui concerne l’alimentation du nouveau-né, non seulement l’alimentation elle-même, mais également qui la donne et comment il la donne, comment il le tient, comment il lui parle et avec quelle intonation ont une influence sur son ressenti. Jusqu’à l’état d’âme de celui qui le nourrit a une influence sur le ressenti de l’alimentation chez le nouveau-né.

Quand le bébé est encore tout petit, il est préconisé de lui donner du lait maternelle, qui est considéré comme le meilleur moyen d’alimentation pour un bébé. Les nouvelles mamans se demandent souvent tous les combien de temps elles doivent donner la tétée à leurs bébés, n’est-ce pas ? Ne vous préoccupez pas ! Durant les premières quatre à huit semaines il est peu probable que votre enfant ait un rythme régulier, ainsi que l’idéal est d’attendre qu’il réclame de manger par lui-même.

Pendant les premiers jours et jusqu’au trois ou quatre premiers mois, la colique du nouveau-né peut se manifester. Il s’agit de douleurs digestives qui font pleurer le bébé. Dans ce cas, il est recommandé aux parents d’encourager la succion en utilisant une tétine ou alors de pratiquer le cocooning en lui procurant calme et sérénité.

Vers les six mois commencent à apparaître les premières dents. Que faire face à la souffrance de l’enfant ? Pour faciliter ce processus on peut donner des objets à mordre pour l’enfant. En ce qui concerne la nourriture il faut introduire de nouveaux goûts peu à peu et lui donner le temps de s’habituer aux nouvelles saveurs et aux nouvelles textures, en respectant ce qui lui plaît et ce qu’il n’aime pas. Il est important de ne pas le forcer à manger une nourriture donnée et savoir faire preuve de patience.

Que faire si mon enfant a des problèmes de sommeil ?

Chaque bébé est différent et le nombre d’heures de sommeil dont il a besoin est très variable, surtout pendant les premiers jours de sa vie.

En général il convient d’habituer le bébé a dormir dans son berceau et dans sa chambre. Même ainsi, il ne faut pas avoir peur d’élevé mal son enfant en le laissant dormir dans ses bras ou en accourant auprès de lui pour répondre à l’un de ses besoins de base.

Autour d’un an, les bébés dorment entre onze et quatorze heures. Il est très important de respecter leurs heures de sommeil et quand ils deviennent plus grand on peut commencer à planifier les heures et les routines pour préparer l’enfant à aller au lit, comme le bain, mettre le pyjama, lui lire une histoire et lui donner son doudou.

Enfin, vers les deux ans, les problèmes de sommeil des enfants commencent à se résoudre et ils deviennent peu à peu conscient du fait qu’ils rêvent de manières diverse et variée.

Les cauchemars avec des sorcières ou des monstres sont normaux entre trois et six ans, ils deviennent cependant préoccupant quand ils se répètent trop souvent ou sont trop intenses. Il faut différencier les terreurs nocturnes qui sont plus inquiétantes et alarmantes, quand l’enfant paraît dormir, même si ses yeux peuvent être ouverts, et qu’il peut être difficile de le sortir de cet état.

Comment réagir face au cauchemar d’un enfant ? Il faut rester avec l’enfant le temps nécessaire pour le calmer. Par contre il faudra l’emmener dans le lit des parents uniquement comme mesure très spéciale. Accompagner l’enfant avant de dormir, lui lire une histoire, laisser la porte entre-ouverte ou laisser une veilleuse allumé peut être tranquillisant pour l’enfant. Découvrez comment lui apprendre à faire face à la peur du noir et comment lui apprendre à s’endormir seul.

Il est salutaire que les enfants jouent et dessinent pour exprimer leurs conflits intérieurs, leurs peurs et leurs fantaisies, et ainsi laisser sortir leurs émotions afin de prévenir les mauvais rêves.

Que faire si mon enfant a des problèmes de sommeil?

Que faire pour que mon enfant ait une meilleure estime de lui-même et qu’il développe une meilleure personnalité ?

Le développement de la personnalité d’un enfant dépend avant tout des interactions qu’il aura avec ceux qui l’entourent à chaque moment de sa vie, principalement avec ses parents.

Connaissez-vous l’effet Pygmalion ? Vos mots ont un grand impact sur vos enfants. Les parents aident à la socialisation de l’enfant en lui offrant amour et affection, en le corrigeant et en lui enseignant, en le punissant et en le récompensant ainsi qu’en lui apprenant leurs valeurs. Ils procurent leur expérience pour que l’enfant fasse ses propres conclusions sur le monde qui l’entoure. Découvrez comment prendre soin du cerveau de votre enfant.

Les attitudes des parents ainsi que la méthode utilisée pour élever leur enfant seront déterminants dans le développement de l’estime de soi de l’enfant. Découvrez comment bien communiquer avec votre enfant adolescent.

Comment connaître les attitudes à adopter par les parents pour que les enfants développent une haute estime d’eux-mêmes ?

  • Il est important d’être affectueux en tant que parents, et accepter son enfant comme il est en lui montrant cette affection.
  • Il faut être des parents fermes qui établissent des règles et qui s’y tiennent, même s’il est possible de faire preuve d’une certaine flexibilité.
  • La discipline comme le retrait de privilège doit être utilisée avant tout châtiment corporel. Et il est important que l’enfant comprenne pourquoi il a été puni.
  • Il faut faire comprendre à l’enfant qu’il est important qu’il exprime son opinion et lui faire voir que celui-ci est pris en compte.

Comment répondre aux questions de mon enfant sur la sexualité ?

L’intérêt que ressentent les enfants pour les jeux sexuels, pour le sexe opposé ou bien sur la naissance et la femme enceinte varie selon l’âge. C’est pour cela que l’éducation sexuelle est vitale.

“L’éducation sexuelle commence avec l’apprentissage du langage et les premières questions de l’enfant”.

En grandissant, les enfants commencent à demander “C’est quoi ça ?” en se référent par exemple aux seins de la maman. Il est alors conseillé de répondre de manière simplifiée. De nouveaux mots comme “pénis” ou “vagin” apparaîtront, et peuvent paraître vraiment grave, mais il faut enseigner à l’enfant qu’il s’agit là d’organes comme les autres et éliminer les tabous en les normalisant.

Plus les enfants grandissent plus on peut leurs donner des explications complètes et détaillées, mais le mieux reste de s’en tenir simplement à répondre aux questions posées, sans en dire plus.

Pour terminer, je vous laisse avec un sketch comique sur le fait de devenir parents, car le rire a de grands effets bénéfiques sur votre santé, si bien que, dans les moments de crises, mieux vaut rire que pleurer !

“Source : Mairena Vázquez : psychologue spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile. Passionnée de neuroscience et d’investigations sur le cerveau humain. Membre active de différentes associations, intéressée par les organisations humanitaires et les urgences. Elle adore travailler en compagnie des personnes âgées et écrire des articles qui peuvent les aider ou les inspirer.”

Bilinguisme dans l’enfance. Quels sont les avantages des enfants bilingues ?

Comment est-ce que le bilinguisme affecte-t-il nos enfants ? Pensez-vous que deux langues maternelles pourraient porter préjudice au bon développement linguistique de votre enfant et retarder son acquisition du langage. Serait-ce un avantage ou un désavantage d’élever nos enfants en leur apprenant deux langues maternelles ? Dans cet article nous dissipons tous vos doutes sur les enfants bilingues !

Bilinguisme dans l’enfance

Encore tout récemment on pensait que grandir avec deux langues maternelles pouvait préjudicier le développement linguistique d’un enfant. En effet, apprendre deux vocabulaires distincts pourrait retarder son acquisition du langage.

Aujourd’hui, nous savons que cela n’est pas le cas. On a découvert que les personnes bilingues avaient plus de facilité que les autres pour les tâches qui requièrent une grande attention, une inhibition et un contrôle inhibiteur ou encore quand il s’agit de faire usage de la mémoire à court terme. Malgré toutes les études et investigations, à ce jour il n’est pas tout à fait clair qu’il existe un avantage à être bilingue. Dans cet article, nous allons éclairer la situation, en utilisant les études les plus récentes.

https://www.youtube.com/watch?v=KIId7NZW9tY

Comment le bilinguisme affecte-t-il les enfants ?

1. Le bilinguisme améliore la fonction exécutive des enfants

Afin de rendre le sujet un peu plus clair, des chercheurs du centre médical de l’Université de Georgetown ont menés une étude. Dans celle-ci ils comparent le volume de matière grise des adultes bilingues et des adultes monolingues. Ainsi, ils établissent que les bilingues ont plus grande quantité de matière grise dans les zones frontale et pariétale du cerveau, chargées des fonctions exécutives.

La matière grise cérébrale est formée de corps neuronales, au contraire de la matière blanche qui est composée de fibres neuronales transportant les informations d’une zone à l’autre du cerveau. Cette matière grise diffère d’une personne à l’autre suivant les expériences qu’elle a vécues. Par exemple, une étude démontre que la zone du cerveau qui traite les informations de l’espace se trouve plus développée chez les chauffeurs de taxis londoniens que chez la plupart des gens.

Qu’est-ce qu’une fonction exécutive ? Les fonctions exécutives sont les fonctions cérébrales qui gèrent l’attention, la mémoire à court terme, l’organisation et le contrôle des impulsions (inhibition ou contrôle inhibiteur).

Une nouvelle étude démontre que les différentes fonctions cérébrales se définissent à onze mois de vie déjà. À la différence de l’étude précédemment citée, celle-ci mesure l’activité cérébrale et non le volume de matière grise. Les résultats démontrent une plus grande activité dans le cortex frontal (où se trouve la fonction exécutive) chez les enfants bilingues que chez les autres.

Cela serait dû au fait que les personnes bilingues doivent jongler entre une langue et l’autre sans s’équivoquer et sans les mélanger.

Voici d’autres données de cette étude qui seront intéressantes pour les parents :

  • Tous les enfants ont développé une sensibilité neuronale pour chacune des deux langues (ici l’anglais en l’espagnol), ce qui veut dire qu’ils sont en train d’apprendre les deux en même temps.
  • Les enfants font preuve de la même sensibilité face aux deux langues que les enfants monolingue anglais et espagnols. C’est donc qu’ils apprennent ces langues au même rythme que les enfants qui ne sont pas bilingues.

Selon les experts, les enfants sont capables d’apprendre plusieurs langues dès leur plus jeune âge. De plus, l’enfance est le meilleur moment pour commencer.

Quels peuvent être les effets du bilinguisme dans l’enfance

2. Le bilinguisme augmente notre capacité à croire

Il n’y a pas que les capacités cognitives qui sont affectées par le bilinguisme, mais aussi la capacité de croire. Selon une étude, les enfants élevés dès leur plus jeune âge dans un milieu bilingue pensent que c’est ce que l’on apprend tout au long de sa vie et non comment nous sommes nés qui fait de nous ce que nous sommes.

Croire que ce que nous sommes soit quelque-chose d’innée, que nous naissons avec, cela s’appelle de l’essentialisme. L’étude montre que les enfants bilingues ne font pas preuve de cette croyance, alors que les enfants monolingues si. Les enfants bilingues pensent donc que nous sommes le fruit de nos expériences. Je suis ce que je suis grâce à ce que j’ai vécu jusqu’ici, et je ne suis pas né ainsi, mais j’ai grandi et je me suis développé au fur et à mesure de mes expériences.

Ce sont des découvertes importantes, puisque les enfants qui penseraient de manière essentialiste seraient plus à même de développer des stéréotypes ainsi que des attitudes préjudiciables dans leur futur. Ainsi, apprendre une deuxième langue au plus jeune âge aiderait à développer une capacité à accepter la diversité humaine. De plus, croire que nous sommes ce que nous sommes dû à nos caractéristiques de naissance fait que nous nous efforcerons moins pour progresser ou pour nous améliorer en tant qu’individu, créant ainsi des personnalités rigides et conservatrices.

3. Le bilinguisme retarde le vieillissement du cerveau.

Stimuler notre cerveau et le maintenir actif est essentiel pour retarder son vieillissement et pour le prévenir des maladies de types neurodégénératives tel que Alzheimer, la détérioration cognitive ou la démence.

Selon une étude, les personnes atteintes d’Alzheimer qui auraient parlés au moins deux langues de manière régulière durant leur vie, auraient connus l’apparition de symptômes en moyenne cinq ans plus tard que la normale. De plus, les personnes bilingues seraient diagnostiquées du cancer en moyenne quatre ans plus tard que les personnes monolingues.

Bien sûr, d’autres facteurs sont important pour prévenir l’apparition des maladies dégénératives du cerveau, tel qu’un régime équilibré ou une activité sportive régulière.

4.Être bilingue facilite l’apprentissage d’une nouvelle langue

Il existe plusieurs études (tel celle-ci) qui démontrent que le bilinguisme facilite l’apprentissage d’une troisième langue. Cela pourrait être dû au fait que les personnes bilingues disposent de plus de ressources linguistiques et qu’elles sont plus ouvertes en ce qui concerne l’apprentissage de nouvelles langues.

Les problèmes des enfants bilingues  

Non, il n’y a pas que des avantages à élever vos enfants dans le bilinguisme. Cela peut également avoir quelques inconvénients, bien que ceux-ci aient peu d’importances si on les compare avec les bénéfices du bilinguisme.

Les enfants bilingues commenceraient à parler un peu plus tard que les enfants monolingue, tout en restant dans la normalité, si bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire de le prendre en compte.

Les personnes bilingues auraient, en général, un vocabulaire un peu plus réduit que les personnes monolingues.

De plus, les personnes bilingues luttent constamment avec les interférences de l’une des langues sur l’autre, au moment où ils l’utilisent. Ainsi, il est plus difficile pour une personne bilingue de trouver le mot exacte qu’elle cherche, puisqu’elle doit régulièrement changer de langue.

Élever des enfants bilingues. Conseils pour les parents

Il existe beaucoup de situations dans lesquelles un enfant sera élevé dans le bilinguisme. Par exemple que les deux parents parlent une langue différente que celle de l’endroit où ils vivent, ou encore que les deux parents ne parlent pas la même langue…

Un enfant arrivera toujours à apprendre et à parler la langue du lieu où il vit, il n’a pas le choix. Que se passe-t-il si l’enfant refuse de parler la langue de ses parents ? Il est important de ne pas le forcer, de ne pas l’obliger et de ne pas lui mettre la pression pour qu’il apprenne la langue de ses parents. Bien qu’il ne la parle pas, il la comprendra et son cerveau sera beaucoup stimulé et préparé à apprendre à parler cette langue, le moment venu. Aider le à pratiquer, il est essentiel que l’enfant s’expose à des situations où il aura besoin de parler la langue, comme par exemple en voyageant dans un pays où l’on parle cette langue.

Il est aussi important de l’encourager à utiliser cette langue, en lui disant par exemple : “Ah! Que je suis content que tu utilises cette langue, elle me plaît tellement”.

Quand les enfants sont encore petits, ils mélangeront les deux langues. Cela est complètement normal et il n’est pas nécessaire de les corriger.

Si les deux parents parlent des langues différentes, il est important qu’ils se mettent d’accord pour que chacun d’eux parle toujours la même langue. Ainsi ils renforceront mieux l’apprentissage des deux langues de leur enfant. Il est aussi recommandé que l’enfant lise et voie des films dans les deux langues qui sont parlés à la maison sans en privilégier une seule.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”

Votre enfant refuse de manger ? Qu’est-ce que la néophobie alimentaire et 8 conseils pour la surmonter

“Maman, j’aime pas ça !” “J’ai pas envie d’y goûter !” “ça me dégoûte !” “Berk je ne vais pas manger ça…” Quand les petites bagarres et les guéguerres sont notre pain quotidien, certains parents peuvent avoir peur que leur enfant souffre de dénutrition et cèdent à leurs caprices : “Qu’il mange au moins quelque chose…” Ces situations vous parlent ? Votre enfant ne veut pas manger ? Dans cet article Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous révèle ce qu’est la néophobie alimentaire et vous propose une série de conseils pour enseigner à votre enfant à manger de tout. Dépasser cette phase est plus facile si vous savez comment vous y prendre. Développez son goût pour la nourriture d’une façon saine et enrichissante !

Qu’est-ce que la Néophobie Alimentaire ? Mon enfant refuse de manger

La néophobie alimentaire peut se définir comme le refus d’essayer de nouveaux aliments. La néophobie est également connue comme “le paradoxe de l’omnivore”, car bien que l’être humain ait besoin d’un régime varié, nous sommes capables de nous passer de certains aliments que nous considérons une “menace” pour notre santé. Pourquoi ? Il s’agit simplement d’une question évolutive.

Les êtres humains développent à un moment donné un mécanisme de survie, qui nous dissuade de manger des aliments nouveaux quand nous sommes encore enfant, par peur de l’empoisonnement. Les papilles gustatives se “ferment” quand on commence à marcher. C’est pourquoi les enfants peuvent avoir le réflexe de rejeter les aliments nouveaux.

Quand votre enfant refuse d’essayer un certain aliment, ce n’est pas parce que il le trouve bizarre, mais c’est simplement qu’il répond instinctivement. Nous sommes donc tous passer par une étape de néophobie pendant notre enfance. Il mieux est donc de le normaliser. Il est tout à fait normal qu’un aliment d’un certain groupe ne vous plaise pas alors que les autres si, par exemple vous pouvez ne pas aimer les pommes mais aimer les autres fruits. Le problème survient lorsque “aucun fruit” ne nous plait. La solution dans ce cas est de faire preuve de patience. La période d’apparition de la néophobie alimentaire est généralement à l’âge de 2 ans, et celle-ci peut durer jusqu’à 5 à 7 ans. Cela peut bien évidemment déconcerter les parents qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant mangeait de tout jusque-là et que soudain l’introduction d’aliments nouveaux devient un calvaire. À 2 ans l’enfant commence à développer son identité, et le “non” se convertit en son arme favorite pour faire connaître son opinion. Face à ce “non” à la nourriture, se fâcher, menacer ou punir ne servira qu’à vous provoquer des maux de tête ainsi que des tensions autour de la table. Comprenez qu’il s’agit d’une étape et que tôt ou tard cela lui passera. Il est essentiel de ne pas forcer votre enfant à manger quelque chose qu’il refuse catégoriquement. Ne pas le forcer à manger s’avéra également positif pour santé, et pas uniquement par rapport à l’alimentation. La néophobie est généralisée en deux groupe d’aliments identifié comme “suspect” par l’homme, les fruits et les légumes, avec un rejet particulier de ceux-ci de couleur rouge ou verte. Il existe une explication scientifique, qui dit que jusqu’à 2 ou 3 ans le goût salé et le goût amère ne sont pas bien acceptés. Les papilles gustatives ne sont pas totalement développées, et quelconque aliment qui sort du panel de goût de celui-ci ne sera pas accepté. Par contre, avec des aliments sucrés, la néophobie est extrêmement rare. C’est pour cela que la plus grande partie des aliments pré-préparés pour les enfants contiennent des grandes doses de sucre. Ainsi, au lieu de vous lancer dans une croisade contre la néophobie et vouloir absolument faire manger un certain aliment à votre enfant, il est préférable de penser que “ce n’est qu’une étape”. Il ne faut pas que votre enfant en arrive à avoir des associations négatives avec certains aliments ou certaines situations.

Quel responsabilité avez-vous en tant que parent dans la néophobie alimentaire de votre enfant ?

Des études démontrent que la néophobie alimentaire a un important composant génétique. Cela veut dire que très probablement un des deux parents ou les deux ont eu une néophobie similaire. Par contre, l’attitude des parents face aux différents aliments influe considérablement sur les préférences de leurs enfants. L’imitation, comme pour beaucoup d’autres facteurs éducationnels, font que les enfants tentent souvent d’imiter leurs parents. C’est pour cela que les parents doivent se montrer exemplaires dans leur conduite, à tous les niveaux.

Il faut savoir qu’il sera plus difficile d’introduire un aliment après les 2 ans de votre enfant si les papilles de celui-ci ne n’ont jamais goûté cet aliment par voie intra-utérine ou dans le lait maternelle.

Ces données suggèrent donc que si la maman suit un régime monotone et pauvre pendant sa grossesse et pendant la période d’allaitement, cela pourrait prédisposer l’enfant à la néophobie. Comment l’aider à surpasser cette étape sans qu’un rejet de certain aliment subsiste jusqu’à l’âge adulte ? Voici une série de conseils, proposés par des psychologues, afin de vous aider à surpasser la néophobie alimentaire de votre enfant :

Mon enfant refuse de manger, que faire ? 8 conseils pour surpasser la néophobie alimentaire

“La patience est primordiale”

Conseil 1 : Manger en famille

Dans les cas de néophobie alimentaire il devient vital de renforcer l’apprentissage par l’imitation. Si pour des questions d’horaires il vous est impossible de déjeuner, manger ou souper avec votre enfant, essayer impérativement de prendre au moins un repas par jour en sa compagnie. Il faut créer pour ces repas une atmosphère d’harmonie, sans précipitation. Il faut manger l’aliment que votre enfant refuse de manger en famille, en toute naturalité, mais sans l’obliger à le manger ni lui mettre la pression.

Conseil 2 : Continuité dans la présentation de la nourriture

Il est nécessaire d’offrir un aliment nouveau entre 9 et 10 fois avant qu’un enfant se risque à y goûter, mais les parents s’avouent souvent vaincu après avoir essayé 4 ou 5 fois. Les études démontrent que les enfants acceptent plus souvent les aliments nouveaux qui leur ont été présentés patiemment avec continuité pendant 2 à 3 semaines. Cela peut se faire de façon graduelle, en commençant par exemple en laissant la nourriture à la vue de l’enfant mais sans lui offrir. Il est important de présenter les nouveaux aliments avec continuité et sans se précipiter.

Conseil 3 : Les aliments qui ne lui plaisent pas pour commencer les repas

En effet, c’est quand votre enfant aura le plus faim qu’il y aura plus de probabilité qu’il essaye un nouvel aliment. Vous pouvez introduire un nouvel aliment avec d’autres que vous savez qui lui plairont. L’aspect, l’odeur et le goût sont des facteurs très importants au moment d’essayer de nouveaux plats. Y faire attention et essayer de faire une jolie présentation, voir amusante, peut résulter très positif.

Conseil 4 : Des aliments nouveaux un par un

Ne lui proposer pas à manger plusieurs choses qu’il refuse ou qu’il ne connait pas car le “non” que vous obtiendrez de sa part sera entendu jusque chez vos voisins. Il est important que votre enfant ne se retrouve pas troublé face à un nouvel aliment. Il est donc recommandé de présenter les nouveaux aliments un par un, en petite quantité et de manière continue.

Conseil 5 : Ne pas le forcer

Face à la contrainte ou à la peur d’une punition, il est plus probable que votre enfant déteste cette nourriture. Quand il y a moins de pression parentale, la quantité ingérée d’un aliment nouveau est plus grande. Si votre enfant perçoit votre frustration face à son refus de manger un certain aliment, il pourra alors associer cet aliment avec votre mal-être, et le refusera donc plus encore lors des prochains repas.

Conseil 6 : Ne négociez pas

Le typique “si tu manges tes épinards, tu auras de la glace au dessert” est déconseillé, car cela peut se révéler contre-productif. L’enfant pensera que ce plat doit être vraiment très mauvais pour que vous lui offriez une récompense pour le manger… Encouragez-le positivement, en lui disant combien il est courageux d’essayer de nouveau aliment et en le félicitant pour avoir si bien manger, mais pas pour la quantité. N’utilisez pas les primes et les récompenses.

Conseil 7 : Évitez les commentaires négatifs

“Regardes comment ton frère mange si bien…” “Ne te donne même pas la peine de le servir, il ne va pas y toucher” “Mon enfant n’aime pas les fruits” Tous ce que nous disons et la façon dont nous le disons affect l’estime de lui-même de votre enfant. Avec l’effet Pygmalion, vous pouvez apprendre à transmettre des messages positifs a votre enfant.

Conseil 8 : Transmettez votre amour pour la nourriture

Une façon efficace d’arriver à rendre un aliment attrayant pour votre enfant est de lui expliquer voir de lui montrer d’où vient ce dernier et comment il est arrivé jusque dans son assiette (qu’il sache son origine, comment il a été cuisiné…). Vous pouvez aller cueillir des fruits avec lui, d’une façon amusante et en le faisant participer. S’il refuse les légumes, vous pouvez vous amusez à planter des graines dans un yaourt afin de lui montrer comment se développe progressivement une plante et rendre son attitude envers les légumes plus positive.

Transmettez-lui l’amour de la nourriture

Vous pouvez également aller faire les courses avec lui, en le laissant même choisir certains aliments, ou alors en le laissant choisir un aliment dans un groupe donné. Par exemple : “tu préfères quoi, des pommes ou des poires ?”, bien sûr il ne faut pas lui proposer le choix entre une pomme et un chocolat. Un après-midi où vous êtes libre, cuisinez avec lui d’une façon originale et divertissante. Il sera ainsi plus probable qu’une fois sur la table, il se risque à goûter son plat.

“Faîte-le participer au repas et à sa conception afin qu’il développe une relation naturellement positive avec la nourriture, ainsi qu’un désir d’une alimentation saine et variée.”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”

10 conseils pour surmonter la jalousie infantile. Ma maman est à moi !

L’arrivée d’un nouveau membre dans la famille est un moment très émotionnel pour tous, et en particulier pour l’enfant qui va avoir un nouveau petit frère ou une nouvelle petite sœur. Pour prévenir et surpasser l’inévitable jalousie infantile, Cristina Martínez de Toda, psychologue, vous explique comment agir en tant que parents. 10 conseils et stratégies très utiles qui vous aideront à surmonter les jalousies infantiles entre frère et sœurs. Aidez votre aîné à mûrir émotionnellement ! 

Ma maman est à moi ! 10 conseils pour surpasser les jalousies infantiles

Pourquoi mon enfant est-il jaloux de son frère ?

La jalousie est un sentiment d’envie et de regret, qui peut apparaître quand le premier enfant sent que sa position dans la famille est en danger. On l’appel alors jalousie infantile. Il peut percevoir son nouveau petit frère comme une menace concernant l’obtention de l’affection de ses parents, qu’il avait jusque-là pour lui tout seul.

Cette jalousie est une réaction tout à fait normale, qui est nécessaire au développement évolutif de l’enfant. Surpasser cette phase aide les enfants à mûrir.

“Aider les enfants à affronter leur jalousie, c’est les aider à développer leur estime d’eux-mêmes”

La relation entre frères et sœurs est l’un des liens le plus spécial qui existe. C’est une relation unique et très spéciale. Mais pour cela, une période d’adaptation est nécessaire, car nous ne sommes normalement pas préparés à partager, et encore moins quand il s’agit de l’affection de nos parents.

La jalousie infantile est un sentiments tout à fait normal

Rappelez-vous que la jalousie existe parce que vous existez vous-mêmes, parents. En simplifiant, la jalousie n’est rien de plus qu’une rivalité et une compétition pour votre affection et votre attention. Faisant parti de l’éducation, vous faites inévitablement parti de la solution.

Mais tout n’est pas négatif. Pensez que lorsque vos enfants rivalisent pour votre amour, ils apprennent au passage beaucoup de choses.

“Étant donné que nous ne pouvons pas éviter cette jalousie, notre rôle en tant que parents sera de diriger cette rivalité de façon à ce que vos enfants en apprennent quelque chose”

Il est important de savoir que la jalousie entre frère et sœurs n’est pas une mauvaise chose. Si inconsciemment nous la jugeons comme négative, nous transmettrons alors à nos enfants que leur conduite est mauvaise.

Demander à un enfant qu’il ne soit pas jaloux revient à lui interdire d’être lui-même et de s’impliquer dans les relations qui lui sont chères. Les enfants de 7 ou 8 ans ne disposent pas de la maturité nécessaire pour accepter leur petit frère comme tel, au lieu de comme un rival.

Comment aider mon enfant ? 10 conseils pour surpasser la jalousie infantile

1. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Préparez-le pour l’arrivée du nouveau petit frère

Les psychologues recommandent que ce soit vous-mêmes qui annonciez la nouvelle à votre enfant. Vous ne devez pas le faire trop tôt afin que l’attente ne soit pas trop longue. Le moment idéal est autour du 4ème mois. Aidez-le à se faire à l’idée et préparez-le à l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur. Ceci n’évitera pas la jalousie infantile, mais cela aidera votre enfant à encaisser l’arrivée du bébé et qu’il ne se sentent pas pris au dépourvu par l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille.

Expliquez-le-lui avec précautions et beaucoup d’affection, et dédiez lui le temps nécessaire, écoutez-le et répondez à toutes ses questions. Si votre enfant à entre 4 et 6 ans, il est fort possible qu’il vous pose certaines questions sur la reproduction, ainsi que le moment de commencer une bonne éducation sexuelle est arrivé.

Il est également recommandé qu’à partir du second trimestre de grossesse, votre enfant commence à communiquer avec le bébé, au travers du nombril de la maman. Qu’il raconte comment était sa journée à l’école ou le dernier conte que vous lui avez lu est un bon début pour instaurer un lien de communication entre eux.

2. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Faites-le participer aux changements

Expliquez-lui ce qu’il va se passer dans le corps de sa maman, laissez-le voir et toucher le ventre où grandit son futur petit frère ou sa future petite sœur. Apprenez-lui à caresser le ventre afin de donner de l’affection au bébé.

Laissez-le vous aider à préparer la nouvelle chambre du bébé, qu’il en choisisse la couleur, et qu’il vous accompagne pour acheter le nécessaire à l’arrivée de celui-ci, vous aidant à choisir une peluche. Apprenez-lui que ses actes et ses choix sont importants pour le futur bébé.

Encouragez les premiers liens entre vos enfants

3. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Gardez ses routines autant que possible

Quand approche l’accouchement ou quand le bébé est déjà là, il est très important que votre enfant sente que son monde ne s’effondre pas. L’idéal serait qu’il puisse rester à la maison pour passer cette étape, entouré de ses jouets et de ses affaires, et que ses routines de bains, de repas et de sommeil n’en soit pas affectées. Pensez que son monde émotionnel va devenir déconcertant ces prochains mois, ainsi que le rassurer par des routines est le bienvenu.

Si la maman passe beaucoup de temps à la maternité, il est important qu’elle l’appel par téléphone et qu’elle lui dise combien elle a envie de rentrer à la maison et d’être avec lui. Pendant cette période, le rôle du père devient crucial pour lui donner toute dont il a besoin quand sa maman n’est pas là. Quand le bébé est né, il est conseillé d’emmener votre enfant à l’hôpital pour qu’il puisse rencontrer son petit frère le plus tôt possible.

4. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Parlez à votre enfant majeur “d’égal à égal”

Si vous lui parlez comme à un adulte, votre enfant apprendra à s’occuper et à prendre soin de son petit frère ou petite sœur et l’aidera à accepter son d’aîné. Dites-lui des phrases du genre “Tu comprends, le bébé pleure et te réveille la nuit parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait, mais toi qui est déjà grand tu peux nous dire ce dont tu as besoins”.

Montrez-lui des photos et des vidéos de quand lui était un bébé pour qu’il puisse voir qu’il est lui aussi passer par cette phase et pour l’aider à s’identifier au bébé.

Nous pouvons aussi l’encourager à ce qu’il écoute le bébé : “Regarde le petit Pierrot qui nous appel depuis son petit berceau, tu crois qu’il demande le biberon ? Tu veux essayer de lui demander..?

5. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Ne faites pas de comparaisons entre vos enfants

Afin d’éviter la jalousie infantile, il est conseillé d’éviter de comparer vos enfants entre eux. C’est vraiment triste d’entendre un parent dire, devant tout le monde y compris son aîné, des phrases comme : “Ce petit est un ange pas besoins de se battre, pas comme l’autre qui pleurait tout le temps”.

Ces commentaires affectent l’image que nos enfants se font d’eux-mêmes, et en tant que parents vous avez une grande responsabilité dans le choix de vos paroles. Nous vous encourageons à jeter un coup d’œil à cet article qui vous apprend à utiliser la parole comme un puissant outil dans l’éducation de vos enfants, et dans la vie de tous les jours : L’Effet Pygmalion : qu’est-ce que nous transmettons à nos enfants sans nous en rendre compte ?

Évitez les comparaisons entre vos enfants

6. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Donnez de l’importance à l’aide qu’il procure, afin qu’il se sente responsable de son petit frère

C’est une façon géniale de permettre que ton enfant se sente utile et important. Le faire participer aux tâches comme donner le bain au bébé ou lui chanter une berceuse le fera se sentir utile, et il vous demandera certainement de valider ses actes : “N’est-ce pas que je t’ai beaucoup aidé avec le bébé ?”

Dans ce cas, la jalousie fera place à une attitude d’autocontrôle et d’affection. Cela signifie que votre déjà plus si petit est en train d’apprendre à partager votre temps et à cohabiter avec son petit frère. Valoriser combien son aide vous est précieuse.

Les “attitudes mimétiques” (quand votre enfant majeur imite ce que vous faites) l’aideront à mûrir plus rapidement et son désir de devenir grand deviendra plus fort que celui de rivaliser avec son petit frère ou sa petite sœur pour gagner votre affection.

7. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Trouvez votre “moment à vous”

Les études suggèrent qu’il faut dédier à votre enfant une moyenne de 15 minutes par jour au minimum exclusivement pour lui. Faire quelque chose uniquement avec lui est un facteur important pour surpasser la jalousie infantile. L’enfant saura ainsi que même si ses parents sont occupés à donner à manger au bébé, plus tard ils auront du temps pour lui. Et cette attente le réconfortera et lui enlèvera son anxiété.

L’important dans ces “moments à vous” est la qualité, et non la quantité. Il est bon de sortir de la maison et de faire quelque chose seulement les deux. Faites-le se sentir spécial et unique et démontrez-lui que ces “moments à vous” vous plaise vraiment, au moins autant qu’à lui.

8. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Soyez tolérant avec ses nouvelles attitudes

Face à l’arrivée du nouveau petit frère, il peut se produire un changement de comportements chez votre enfant aîné : celui-ci peut avoir des changements brusques de comportement avec des crises de colères, il peut devenir “contestataire”, montrer de l’agressivité contre ses parents ou le bébé et peut être en général plus irritable et nerveux. Cela est dû à la jalousie infantile qu’il ressent.

Être tolérant ne veut pas dire accepter ses comportements, cela veut dire que vous devez réagir aux comportements comme il se doit, sans laisser transparaître la frustration que ceux-ci vous provoquent. Il faut simplement lui faire savoir que même si vous le gronder il ne perdra jamais votre amour.

D’un autre côté, il est assez habituel qu’une “régression” de maturité se produise. Votre enfant majeur peut revenir à des comportements antérieurs à l’arrivée du bébé, comme sucer son pouce, marcher à quatre pattes, utiliser le langage bébé ou encore faire à nouveau pipi au lit…

Il vous faut comprendre que même s’il est l’aîné, il est encore petit, et qu’il vous nécessite plus que jamais. Nous assumons inconsciemment qu’il a grandi et nous lui demandons donc d’être un bon grand frère, qu’il aime son petit frère et qu’il se comporte mieux.

Ces attentes sont peu réalistes et impliquent que votre enfant se développe seul parce que nous accélérons ce processus, ce qui peut lui faire sentir beaucoup de frustration.

9. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Célébrer les réussites de deux

Quand vous riez à une grimace du petit, vous devriez également féliciter les dernières réussites du plus grand : il a réussi à attacher ses lacets, il vous a dessiné un joli dessin…

Ainsi, vous obtiendrez que votre enfant majeur ne sente pas une si grande rivalité envers le plus petit puisqu’il est lui aussi reconnu pour faire pleins de choses qui vous rendent fiers. Cela lui évitera de ressentir la jalousie infantile envers son petit frère. Ne vous fatiguez jamais de dire combien vous êtes fier de vos enfants.

10. Conseil pour surpasser la jalousie infantile : Éduquez-le dans la solidarité et l’altruisme

C’est peut-être le plus difficile de tout. Apprendre à un enfant à partager n’est pas chose facile. Les enfants doivent être éduqués au fait que les sentiments ne sont pas exclusifs. Aucun enfant n’a l’amour exclusif de ses parents, ainsi qu’aucun ne devrait avoir peur de perdre cette exclusivité qui n’existe pas.

Vous devriez essayer de faire de votre enfant une personne que sache aimer et qui soit indépendant de l’amour qu’il reçoit des autres.

“Personne n’a dit qu’être parent était une tâche facile…”

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation. Curieuse de la nature, adore les investigations sur la conduite et le comportement humain ainsi que partager de nouvelles découvertes et conseils qui pourrait être utiles aux lecteurs. Experte dans les domaines de la psychologie positive et l’intelligence émotionnelle.”