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Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

La peur vous empêche d’avancer ? Existe-t-il quelque chose qui vous terrorise ? Il est fréquent que des menaces de la vie quotidienne, comme être ridicule en public, faire face à un insecte dégoûtant ou mettre en danger notre santé, nous horrifient. Pourtant, vaincre la peur est possible. Quelques soient les situations qui vous préoccupent, dans cet article vous trouverez des stratégies pour y faire face. Découvrez quelle est la cause de cette émotion et qu’est-ce qui nous empêche de la surpasser. De plus, nous vous donnons vingt conseils pour vaincre la peur.

Comment vaincre la peur : 20 conseils indispensables pour y arriver

Qu’est-ce que la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur est une émotion basique qui nous avertit d’un risque imminent. Elle nous envahit afin que les dangers autour de nous ne passent pas inaperçus. Êtes-vous déjà resté paralysé face à une situation terrifiante ? Avez-vous déjà ressenti tant de panique que vous avez fui en courant avant de penser aux conséquences ? Il est tout à fait naturel de réagir ainsi, il s’agit de réponses habituelles face à cet état émotionnel.

Il faut bien différencier la peur des symptômes de l’anxiété. Le premier concept apparaît lorsque l’on fait face à un événement concret et présent, comme un inconnu qui semble nous suivre dans une ruelle sombre. Par contre, l’anxiété est une émotion plus vague et non-spécifique qui surgit lorsque nous pensons à des circonstances moins délimitées. Un exemple d’anxiété est celle qui nous assaillit en pensant à notre futur incertain ou au fait que les gens vont nous critiquer pour une action que nous avons réalisée.

La peur est une réaction adaptative face au danger, qu’il soit physique ou psychologique. Cependant, il ne se produit pas toujours face à une situation réelle. Parfois, des causes comme les biais cognitifs en sont responsables. Le niveau d’intensité de la peur peut varier allant de la carence absolue d’alarme à la panique la plus absolue. Le fait est que cette émotion peut devenir un vrai cauchemar.

Quand est-ce que la peur se convertit en phobie ?

Quand une peur face à une stimulation précise devient excessivement disproportionnée, elle se transforme en phobie. La phobie est un trouble psychologique alors que la peur est une émotion habituelle et saine.

Il existe différents types de phobies : le vertige, la phobie des clowns, des araignées, etc… Malgré que l’élément déclencheur de la réaction change, toutes les phobies entraînent un mal-être chez les personnes qui en souffrent, parfois allant jusqu’à interférer sérieusement sur leur quotidien. Vous imaginez-vous avoir si peur de sortir dans la rue que vous vous sentiez obligé de vivre enfermé chez-vous ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une phobie pour qu’une peur nous fasse ressentir un mal-être. Ces troubles psychologiques peuvent rendre plus difficiles même les tâches les plus habituelles de notre quotidien. Dans cet article, nous vous donnons des conseils qui vous permettront de vaincre vos peurs indépendamment de leur intensité et de leur objet.

Pourquoi avons-nous peur ?

La peur est une émotion que nous ressentons tous, et qui nous accompagne dans toutes les phases de notre vie. Elle nous oblige à réagir rapidement et à nous protéger du danger. Sentir une activation physiologique élevée, qui nous pousse à lutter ou à fuir dans une situation que l’on juge dangereuse est complètement adaptatif. Cela nous pousse à survivre.

Il y a deux théories principales qui explique comment nous acquérons nos peurs. La première est celle du conditionnement classique, qui affirme que si nous associons des éléments (serpents, lieux élevés, etc…) avec des événements préjudiciables (blessures, chutes, etc…), nous établissons une association entre les deux et acquérons une réponse de peur conditionnée.

D’un autre côté, selon la théorie de l’apprentissage social de Bandura, nous apprenons également grâce à l’apprentissage dit “vicaire”. C’est à dire que nous apprenons en observant différents modèles (parents, voisins, acteurs, etc…) en intériorisant leur comportement et en l’imitant. Si un jour nous sommes témoins de comment une guêpe pique notre frère ou notre ami et que nous observions sont expression de douleur et de panique, il est probable que chaque fois que nous voyons ce maudit insecte nous fuyons à toute allure. Selon cette théorie, nous sommes actifs au moment de choisir si l’on souhaite imiter un comportement ou on, bien que cela ne soit pas toujours aussi simple.

La peur nous provoque également des sensations positives. Elle nous fait monter les pulsations cardiaques, sentir la tension, nous immobilise sur notre fauteuil au cinéma fasse à un film d’horreur ou lorsque nous grimpons dans une attraction. En fait, nous cherchons même à ressentir ces sensations lorsque nous sommes sûr de conserver notre sécurité.

Il est nécessaire que nous apprenions à gérer cette émotion dès notre enfance. Même ainsi, on peut commencer à avoir peur d’une certaine stimulation à n’importe quel âge. D’un autre côté, certaines personnes sont plus propices à ressentir cette émotion que d’autres. Nos expériences passées sont fondamentales au moment de comprendre comment nous réagissons face à la réalité. Indépendamment de notre cas personnel, il est primordial de savoir qu’il n’est jamais trop tard pour vaincre la peur.

 

Comment vaincre la peur : conseils

20 conseils pour vaincre la peur

Dans ce chapitre, nous allons vous donner vingt recommandations que vous pourrez facilement réaliser au quotidien et qui vous aideront à vaincre la peur. Le plus important est que vous soyez conscient que la peur est à l’intérieure de vous, rien ni personne ne peut nous obliger à la sentir. Peut-être penser cela est assez difficile face à un examen important, mais nous sommes les responsables de notre propre croissance personnelle. Avec un peu de planification et de volonté, vaincre la peur est tout à fait possible.

1. N’essayez pas d’éradiquer toutes vos peurs

Comme nous l’avons vu précédemment, la peur est un cadeau de la nature qui favorise notre survie. Nous pouvons l’observer aussi chez les animaux lorsqu’ils font face au danger, Heureusement que notre corps nous alerte quand une menace se présente. Vous imaginez si vous ne vous alarmiez pas en voyant un tigre dans votre salon ? Apprenez à vivre avec cette émotion essentielle. Tant qu’elle ne nous joue pas de mauvais tours, il faut accepter nos peurs.

2. Connaissez-vous vous-même

Nous autoévaluer augmente notre bienêtre. Cela nous permet de comprendre des aspects élémentaires sur ce que nous ressentons ou sur comment nous souhaitons être afin d’agir en conséquence. Il n’est pas nécessaire d’explorer obsessivement quels sont les racines de notre peur des serpents, mais bien définir quelles sont les stimulations qui nous provoquent des réactions désagréables aide à établir des stratégies efficaces pour y faire face lorsqu’elles se présentent.

3. Reconnaissez vos peurs

Vous êtes humain. Agir comme si vos peurs n’existaient pas est quelque chose de contre-productif. Vous ne serez pas moins forts ni moins apprécié pour ressentir de la peur. C’est égal si l’objet de votre peur est insolite ou que vous le trouviez honteux, il est certainement compréhensible et il existe des moyens d’y faire face. Nos peurs ne vous pas disparaître pour autant que nous les ignorons. L’accepter est le premier pas pour combattre et vaincre la peur.

4. Rationalisez vos peurs

La peur du feu est tout à fait compréhensible si nous sommes dans un incendie. Pourtant, si chaque fois que nous allumons la cheminée ou le gril nous pensons que la maison va brûler, nous serons en train d’agir d’une manière illogique. Penser aux possibilités qu’ont les événements de se produire et agissez de manière cohérente, cela vous permettra de vous éloigner des processus cognitifs désagréables.

5. Observez comment d’autres personnes affrontent leurs peurs

Il y a des peurs relativement fréquentes, comme celle d’être renvoyé de son travail ou la peur du sang. Mais cela n’importe pas si ce qui vous provoque une réaction de panique est quelque chose de peu commun, rappelez-vous que cette émotion nous fait tous ressentir une sensation similaire. La différence peut être dans l’intensité, et que celle-ci reste faible est à notre portée. Naturaliser cette émotion et observer les autres vivre avec elle et lui faire face est quelque chose de bénéfique.

6. Prenez soin de votre estime personnelle

Certaines peurs, comme celle que ressentent certaines personnes lorsqu’elles doivent interagir avec les autres, peuvent être très frustrantes pour la personne qui la ressent. Cette difficulté peut avoir des répercussions négatives sur l’estime de soi et générer des pensées tel que “je suis un moins que rien” ou “personne ne va aimer un faible comme moi”. Cela peut engendrer des biais cognitifs qui nous rendent la vie plus amère, rendant la moindre difficulté inquiétante plus qu’elle ne l’est réellement.

Dans certaines occasions, ces croyances sur soi-même sont la cause d’un profond mal-être qui peut entraîner de graves problèmes psychologiques. Les peurs ne sont pas incompatibles avec l’estime de soi. Il faut bien se rappeler que n’importe qui peut ressentir de la peur, c’est une émotion humaine, et nous sommes assez compétents pour chercher la meilleure solution à n’importe quel problème.

7. Prenez soin de vous

Bien évidemment, prendre soin de notre santé mentale et physique se répercute positivement sur tous les aspects de notre vie. Adopter des habitudes saines nous permettra d’être en super forme et d’être plus efficace dans ce que l’on entreprend (en faisant attention de ne pas devenir obsessionnel avec les régimes ou le sport). Les peurs comme la peur de tomber malade ou de baisser dans notre rendement professionnel diminue si nous nous sentons en bonne santé, en pleine possession de nos capacités et de nous-même.

8. N’évitez pas l’objet de votre peur

Si à cause de la peur de voler nous ne prenons pas l’avion, ou si par peur de l’échec nous ne tentons rien, nous serons en train de nous auto-boycotter. Il se peut que le simple fait de penser de vous approcher de l’objet de votre peur vous fasse ressentir de l’angoisse ou du dégoût. L’évitement sera peut-être satisfaisant sur le court terme, mais cela ne fera que maintenir la situation. Il est indispensable de faire face à vos peurs.

9. Essayez des techniques de relaxation

Lorsque l’émotion nous paralyse et que nous ressentons l’envie irrésistible de fuir, nous pouvons utiliser des techniques de relaxation pour garder notre calme, comme faire des exercices de respiration ou compter lentement jusqu’à ce que nous nous sentions mieux. De cette façon nous réduisons les symptômes de la peur et nous nous distrayons des pensées négatives.

10. Fixez-vous de petits défis

Vaincre la peur requiert du temps et des efforts progressifs. Nous pouvons commencer en imaginant l’objet de notre peur. Par exemple, si faire du sport vous fait peur, vous pouvez commencer par imaginer que vous frappez dans une balle. Vous visualiser en train de réaliser correctement ce qui vous fait peur vous permettra d’acquérir de la sécurité.

Il est probable que cela ne soit pas facile dans un premier temps, mais chaque fois que vous essayerez cela sera un peu plus facile à réaliser. C’est la base des thérapies d’exposition, qui présentent graduellement des stimulations qui peuvent provoquer des réactions de peur au patient afin qu’il apprenne à contrôler ses émotions. Par exemple, une personne qui a peur des serpents peut commencer en regardant un dessin d’une petite couleuvre et progressivement aller jusqu’à se tenir aux côtés d’un cobra royal.

11. N’affronter pas directement vos peurs les plus grandes

Il est admirable que vous souhaitiez vaincre vos peurs, mais il n’est pas recommandé de le faire trop brusquement. L’exposition aux peurs requiert une approche progressive et est généralement suivit par un professionnel. Une confrontation trop brusque avec la peur dans des situations trop extrême comme prendre une tarentule dans sa main ou chanter sur scène face à des milliers de personnes peut résulter complètement contre-productif et créer une réaction inverse à celle désirée.

12. Gardez votre motivation

Soyez motivé, et concentrez-vous sur les récompenses que vous obtiendrez lorsque vous aurez vaincu vos peurs. Par exemple, si vous avez peur des voitures, réfléchissez sur l’aspect pratique de pouvoir se déplacer sans dépendre des autres ou des transports publics, et que cela serai magnifique de faire une excursion là où vous le souhaitez. Il est compliqué de se concentrer là-dessus dans les moments difficiles, lorsqu’il faut s’asseoir dans la voiture. Mais si nous pensons à la récompense, nous ne sommes pas en train d’imaginer des catastrophes et nous n’avons pas de pensées négatives, ce qui nous aidera à vaincre la peur.

13. Récompensez-vous pour vos progrès

Imaginez que vous ayez une peur bleue des ascenseurs et du fait que vous puissiez vous y retrouver enfermé. Le jour où vous montez dans un ascenseur sans paniquer, vous mériter un petit caprice. C’est vous qui choisissez, vous pouvez vous offrir un sac de bonbon ou une soirée au cinéma. L’important est que vous reconnaissiez vos propres mérites et que vous gardiez votre envie de vaincre votre peur.

14. Notez vos progrès

Tenez à jour un journal de votre évolution qui vous permettra de vous rendre compte de vos progrès effectués chaque fois que vous aurez une baisse de motivation, que cela soit à cause d’une situation que vous n’avez pas pu surmonter ou pour n’importer quelle autre circonstance. Cela vous permettra de vous sentir fière de vous et de mettre en évidence votre efficacité personnelle. La progression dans le combat face à nos peurs n’est pas toujours linéaire, il peut y avoir des rechutes. Malgré cela, il est possible d’améliorer la situation grâce à notre persévérance et notre détermination. De plus, écrire sur vos émotions vous aidera à vous soulager.

15. Appuyez-vous sur vos proches

Peut-être vos amis ou les membres de votre famille n’ont pas la même peur que vous. Même si c’est le cas, cette émotion est connue de tous. Discuter de comment vous vous sentez dans une situation qui vous fait peur ou parler de votre patron qui vous terrorise peut vous soulager. Ainsi, il est probable que vos interlocuteurs aient passé pour des expériences similaires et qu’ils vous donnent des conseils précieux. Bien que simplement avec leur affection et un peu de leur temps vous vous sentirez rempli d’énergie pour affronter n’importe quelle difficulté qui se présente.

16. Discutez avec des gens qui ont la même peur que vous

Trouvez des gens qui passent par la même situation que vous est bénéfique dans presque tous les aspects de la vie. Si nous croyons que ce qui nous arrive est peu commun et que nous nous sentons incompris, ou que nous avons de la peine à parler de cela, rencontrer d’autres personnes qui doivent affronter les mêmes difficultés et les mêmes circonstances (la communication peut être en personne ou virtuellement) cela nous permettra de nous ouvrir et de partager des expériences afin d’acquérir des stratégies auxquelles nous n’aurions pas penser tout seul.

17. Ne craignez pas les critiques

Parfois, indépendamment du fait que notre peur soi faire du vélo, parler anglais ou tomber au sol, nous ne franchissons pas les étapes importantes qui nous permettent d’affronter nos peurs par crainte des critiques que nous risquons de recevoir si nous nous trompons ou si nous échouons.

Nous nous trompons tous une fois ou l’autres, l’erreur est humaine. Probablement le reste des gens ne fait pas autant attention à nous comme nous le pensons. Et dans le cas où quelqu’un parle mal de nous, nous perdons certainement plus en ne franchissant pas les étapes qui nous permettent d’affronter nos peurs qu’en écoutant quelques commentaires négatifs.

18. Tirez parti des nouvelles technologies

Les avancements technologiques nous offrent beaucoup de possibilités pour surmonter et vaincre la peur. Il existe déjà des thérapies qui utilisent la réalité virtuelle pour exposer les patients aux objets de leur panique d’une manière sure et efficace. Il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin, il y a également des applications mobiles qui peuvent être utilisée dans ces cas-là.

Par exemple, il y a des applications créées pour les personnes qui ont peur de voyager en avion. Ces applications offrent des données sur la sécurité de voler ou des exercices de relaxation et de réduction de l’anxiété. Il est aussi possible de trouver des applications qui peuvent aider les enfants à surmonter leur peur du noir grâce à des jeux ou d’autre encore qui vont nous aider à vaincre notre peur de parler en public.

19. Ne vous fiez pas de n’importe quelle source

Il y a une énorme quantité d’information sur internet, que ce soit sur les objets qui nous font peur ou en général. Par exemple, si vous craignez les maladies ou les attentats, ne faites pas attention aux informations alarmantes qui circulent et qui sont peu recommandables. Il y a tout un tas d’information aux références incohérentes qui rendent notre compréhension de nos recherches difficile, ce qui peut nous inciter à prendre de mauvaises décisions.

20. Allez voir un professionnel si nécessaire

Vaincre la peur ne dépend pas toujours uniquement de nous-mêmes. Si vous avez un problème plus grave comme un phobie qui vous empêche de faire ce que vous souhaitez dans différents aspects de votre vie, nous vous recommandons d’aller voir un professionnel spécialisé comme un psychologue ou un psychiatre.

Cela ne doit pas vous faire sentir de la honte de faire appel à un spécialiste pour demander de l’aide. Beaucoup de personnes ont recours aux services de professionnels spécialisés et parviennent à solutionner leur problème. Les thérapies pour surmonter la peur sont vraiment efficaces et sont continuellement améliorée.

 

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vaincre vos peurs. Et vous, sentez-vous capable de vaincre la peur ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, à laisser vos commentaires et à poser vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Si vous vous demandez à quoi sert la peur, vous êtes au bon endroit. La peur se défini comme la sensation d’angoisse provoquée par la présence d’un danger réel ou imaginaire. En général, nous avons tous déjà ressenti la peur une fois dans notre vie et nous connaissons tous cette sensation. La peur est une des six émotions primaires (définies par la psychologie comme la colère, la surprise, l’allégresse, la tristesse, le dégoût et enfin la peur). La peur est un sentiment extrêmement humain, et bien que cela ne soit pas toujours évident, extrêmement utile. À quoi sert la peut ? Quels sont ses fonctions et ses effets ? Découvrez tout sur la peur dans cet article !

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Pourquoi ressentons-nous la peur ? Quelles sont ses fonctions ?

Si nous détectons un potentiel danger, notre corps entre dans un état déterminé nommé “état d’anxiété”Cet état, qui est également présent chez les animaux, est déclenché par des stimulations innées ou apprises et nous aide, par exemple, à détecter la présence d’un prédateur grâce à son odeur.

Quand notre organisme reçoit une stimulation associée à la peur, nous adoptons un comportement nommé “évaluation du risque”. L’évaluation du risque peut être observée lorsque par exemple un animal explore les alentours d’un lieu qui lui est inconnu afin de détecter un quelconque danger. Mais, se comportement peut également être observé dans notre vie quotidienne, lorsque par exemple nous regardons des deux côtés de la route afin de nous assurer qu’une voiture ne vient dans notre direction avant de traverser.

L’évaluation du risque, comme son nom l’indique, permet d’évaluer les risques possibles d’un comportement donné. Alors que l’état d’anxiété est caractérisée par une réponse physiologique et psychologique particulière (accélération du rythme cardiaque, etc…) face à un danger imminent ou potentiel.

Toutefois, lorsqu’un danger est bien présent et proche, l’ensemble de réponses qui prédominent chez la majorité des individus s’appelle “la peur”.

Différences entre anxiété et peur : les réponses physiologiques dues à la peur sont très proches de celles observées dans les états d’anxiété (symptômes de l’anxiété), par contre, les réponses comportementales changent :

  • Anxiété : la réponse comportementale qui se produit le plus souvent lors de l’état d’anxiété est celle décrite dans l’évaluation du risque.
  • Peur : la réponse comportementale de lors d’un état de peur est variable selon la menace à laquelle on fait face et si celle-ci est imminente ou éloignée. Les options sont principalement brusques, entre la fuite incontrôlée et la lutte désespérée (par exemple la proie d’un prédateur ou une poursuite en pleine nuit).

La peur dans le cerveau d’un être humain, pourquoi ressentons la peur ?

Une partie des peurs que nous avons sont inhérentes à notre espèce, comme par exemple la peur de mourir ou la peur de l’obscuritéToutefois, beaucoup des peurs que nous avons sont des peurs “apprises”.

Le conditionnement classique nous dit que si face à une stimulation neutre nous recevons une réponse agréable ou désagréable, nous apprenons que cette stimulation produit cette réponse déterminée. Un exemple clair est que nous savons qu’après l’éclair vient le tonnerre.

Nous pouvons même arriver à apprendre quelle sera la réaction à une stimulation seulement grâce à l’observation. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage vicaire, car nous apprenons en voyant la réaction des autres.

Face à une stimulation qui nous fait ressentir de la peur, notre corps entre dans un état d’anxiété. L’axe principal du “système de la peur” dépend du système limbique. Une des parties du cerveau dans laquelle se produisent les réponse à la peur, stimulant l’hypothalamus et les amygdales. Toute l’information qu’envoient les sens passent par les amygdales et celles-ci détectent si il y a un danger ou non.

Il existe deux voies pour que la stimulation qui indique un danger arrive aux amygdales : la voie principale et la voie secondaire. La voie principale est une voie plus lente car elle agit à un niveau supérieur. La stimulation sensorielle passe à travers du thalamus et du cortex cérébral jusqu’aux amygdales, en laissant auparavant une trace dans la mémoire d’apprentissage. Cette voie serait impliquée lorsque par exemple nous voulons toucher une casserole sur le feu et que nous nous brûlons.

La voie secondaire est plus rapide car elle parcourt un chemin plus court. La stimulation sensorielle passe directement du thalamus aux amygdales, sans apprentissage. Cette voie nous permet de répondre à une stimulation partiellement dangereuse sans savoir de quoi il s’agit. Un bon exemple de l’utilisation de cette voie est lorsque quelqu’un nous fait sursauter en venant par derrière.

Utilité adaptative : à quoi sert la peur ?

À quoi sert la peur ? L’être humain a développé trois réponses face à la peur ou à un danger imminent. Ces réponses sont rester immobile, attaquer ou fuir.

  • Rester immobile à pour but de passer inaperçu, vous avez peut -être déjà vécu cela lors d’une situation de “peur” ou de tension. Votre corps se bloque et vous rester immobile pendant quelques instants. C’est cela l’utilité adaptative de la première réponse.
  • Fuir ou attaquer : cela dépend de l’évaluation du risque de danger. Ce n’est pas la même chose de faire face à un adversaire qu’à cinq. Toutefois, malgré que ces réponses soient opposées en ce qui concerne les comportements, elles se produisent selon des mécanismes très proches dans notre cerveau. Autant pour fuir un danger que pour y faire face certains processus adaptatifs se produisent dans notre organisme.

C’est le SNA (système nerveux autonome) qui est chargé de déclencher le processus, en augmentant les concentrations de cathécolamines dans le sang (adrénaline et noradrénaline). L’adrénaline et la noradrénaline préparent notre corps pour lutter ou pour fuir. Dans ce but, ils favorisent la déviation du sang de parties non-essentielles comme la peau ou les intestins vers les muscles. D’un autre côté, ils accélèrent le rythme cardiaque et la respiration. La digestion est interrompue, les intestins et la vessie se vide et les sens s’aiguisent (par exemple les pupilles se dilatent).

Sur un plan hormonal (types d’hormones), les amygdales activent grâce à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal (ou axe corticotrope) un processus qui dérive la production de cortisol, qui augmente la réponse comportementale et les effets vue auparavant des cathécolamines (adrénalines et noradrénaline).

La peur prépare notre corps à une possible confrontation.

Quels sont les bienfaits de la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur nous aide à survivre. Si vous vous demandez toujours à quoi sert la peur, revoyons son importance. Il est certain que l’utilité adaptative de la peur à diminuer avec l’évolution de la société humaine et de notre style de vie, principalement sans danger.

Toutefois, malgré que les situations de danger ne soient plus habituelles comme auparavant, elles n’ont pas disparu. La peur n’est rien de plus qu’un bouton qui nous prépare à l’action, et cela est vraiment très utile car cela nous aide à survivre. Car que cela nous serve à fuir les problèmes, à faire face au danger ou à rester immobiles pour passer inaperçue, la peur est un outil utile et même vital, et continu d’être adaptative.

À quoi sert la peur ? Elle nous sert tout simplement à garantir notre sécurité et notre survie.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mario de Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en contenus de psychologie sociale et de neuropsychologie.”

La peur de mourir vous empêche de vivre : pourquoi avons-nous peur de mourir et comment le surpasser ?

Peur de mourir. La peur, persistante, anormale et injustifiée de la mort est connue comme la tanatophobie et est très courante puisque des millions de personnes dans le monde en souffrent. Avoir peur de la mort est tout à fait normal, surtout dans les cas de maladies ou d’accidents, mais quand est-ce que la peur de mourir commence à devenir un problème ?

Qui n’a jamais pensé à la mort ? Qui ne s’est jamais senti un peu nerveux ou angoissé en pensant à se propre mort ou à celle d’un être cher ? Pourquoi ressentons-nous cette peur irrationnelle de la mort ? Est-il normal d’avoir peur de la mort ? Continuez votre lecture ! Mairena Vázquez, psychologue, répond dans cet article à toutes ces questions.

Qu’est-ce que la peur de mourir ?

Qu’est-ce que la peur de mourir ?

Nous sommes tous conscient qu’en ce moment, pendant que nous sommes en train de lire cet article nous sommes en train de vivre, mais également qu’un jour viendra où notre vie touchera à sa fin. Penser à la fin de nos jours ou à notre propre mort peut nous faire ressentir différents sentiments, comme la peur, l’angoisse, la panique, l’anxiété, etc…

Face à ces sentiments et à ces émotions générées par la peur de mourir, nous pouvons agir de différentes manières. Certaines personnes fantasment sur ce qu’il y a après la mort, “la vie après la mort”, alors que d’autres tentent de s’éloigner au maximum de ces pensées et tentent d’éviter la réalité de notre mortalité.

Avoir peur de mourir est normal et fait parti de notre vie. La peur de la mort est également adaptative, car elle nous aide à être en état d’alerte et à nous protéger en cas de danger ou de situations dangereuses. La peur de mourir nous pousse à éviter les danger (Gala et al., 2002).

Selon le philosophe Jean-Paul Sartre, nous avons souvent peur de la mort parce que c’est quelque chose “qui vient à nous de l’extérieur et nous transforme à l’extérieur”.

Le problème commence quand cette peur s’intensifie tellement qu’elle devient dés-adaptative et irrationnelle dans notre quotidien, créant une phobie à tous ce qui est lié à la mort

La peur de mourir est souvent accompagnée d’autres peur comme la peur de l’obscurité, la peur de l’inconnu, la peur de perdre le contrôle, la peur de la douleur, la peur de la solitude, etc… Tout cela peut rendre cette peur de la mort vraiment très incapacitante pour les personnes qui l’expérimentent.

Pourquoi avons-nous peur de mourir ?

Comme nous l’avons déjà dit, avoir peur de la mort est dans une certaine mesure normal, par exemple si nous devons faire face à une maladie ou à une situation dangereuse. Dans notre société, la peur de la mort se passe de génération en génération et est quelque chose avec lequel nous vivons depuis notre naissance jusqu’au jour de notre mort.

La peur de la mort varie entre les pays et les cultures. Dans la culture occidentale, la mort s’est convertie en quelque chose d’un peu tabou, et le mot “mort” est associé aux définitions comme “quelque chose d’inévitable”, “châtiment”, “la volonté de Dieu”, etc… La mort, du fait de son caractère inconnu, et du fait que nous ignorons complètement ce qu’il se passe après, provoque surtout dans notre culture occidentale des peurs liées à l’au-delà, au jugement divin, au paradis et à l’enfer. La peur est également liée au fait de laisser les êtres qui nous sont chers, de souffrir de douleurs et d’une agonie insupportable… (Viguera, 2005).

Selon une étude, les personnes âgées souffrent d’une plus grande peur de la mort dû au fait que tout au long de leur longues vies ils ont été régulièrement en contact avec celle-ci, que ce soit à cause de la mort de proches ou de maladies qu’elles ont vécues. La peur de la mort chez les personnes âgées s’ajoute à la peur de devenir incapable d’être autonome et de dépendre des autres. Les personnes les plus âgées sont conscientes qu’elles arrivent au bout du voyage et elles peuvent alors ressentir une plus grande peur de la mort (Vilches, s.f).

Les personnes âgées arrivent à surpasser leur peur de la mort quand elles acceptent que leurs fonctions se sont affaiblies petit à petit et sont alors capables d’accepter la mort d’une façon plus positive et sans peur. Il est clair que cela n’est pas une tâche facile, mais une fois que les personnes âgées ont surpassés leur peur, elles sont alors capables de faire face à leur réalité avec plus de calme et d’enthousiasme, ayant ainsi une meilleur prédisposition à profiter de leur derniers instants et augmentant considérablement leur qualité de vie.

Peur de la mort : peut-on cesser d’avoir peur de la mort ?

La peur de mourir est une peur très incapacitante dans la vie quotidienne des personnes qui en souffrent. Les stratégies pour l’affronter varient entre chaque personne, certaines personnes vont essayer d’éviter d’y penser, d’autres cesseront de réaliser certaines activités ou de fréquenter certains lieux par peur qu’il leur arrive quelque chose de mal, d’autres deviennent hypocondriaques et au moindre petit symptôme pensent qu’il leur arrive quelque chose de très grave, etc… Découvrez comment commence l’agoraphobie.

Quel que soit la stratégie pour affronter la peur excessive et irrationnelle de la mort, des symptômes d’anxiété peuvent facilement apparaître.

Étant arrivés jusque-là, et étant conscients que nous allons tous mourir, pourquoi ne pas prendre conscience qu’en ce moment précis nous sommes bien vivants et que nous pouvons profiter de chaque moment de notre vie ?

Comment vaincre la peur de mourir ?

1. Prenez les choses avec calme.

Beaucoup de personnes pensent que le fait d’éviter les pensées liées à la mort va les aider à surpasser leur peur. Mais le fait d’y penser ou de penser à ce qu’il pourrait se passer n’a pas autant d’importance que comment nous y pensons et comment nous nous sentons quand nous y pensons.

Il est vital de rester calme lorsque ces pensées nous arrivent.

2. Écrire est une bonne manière de prendre conscience de vos peurs.

Une bonne stratégie pour surpasser la peur de la mort est d’écrire avec le plus de détails possibles ce que vous pensez à chaque fois que vous pensez à quelque chose lié à la mort, que cela soit dans les moments où vous vous sentez anxieux ou ce que vous faites quand vous ressentez cette peur de la mort…

De cette manière, vous pourrez prendre conscience de comment cette peur vous affecte dans votre vie quotidienne et vous aurez également plus de moyen d’y faire face. Une fois que vous serrez conscient que votre peut n’est pas si terrible que ça, vous vous rendrez compte que parfois la peur de la mort est pire que la mort elle-même.

3. Il est impossible de contrôler l’incontrôlable.

Si vous savez que vous aurez beau essayer de contrôler au maximum votre vie, la mort est inévitable, pourquoi mettre tant d’effort dans ce processus ? Il est plus sage d’apprendre à être attentif et à essayer de contrôler seulement ce qui peut être contrôlé.

Par exemple, imaginez que vous ayez peur de mourir dans un accident de la circulation et que le simple fait d’y penser vous génère une peur intense. Au lieu de faire de cette pensée une obsession, il est préférable que vous vous concentriez sur les choses que vous pouvez contrôler comme le respect du code de la route, utiliser la ceinture de sécurité, etc…

Prenez les rennes de votre vie mais laissé les choses incontrôlables se passer. Prenez soin de vous-même et évitez les activités peu salutaires afin de vous sentir plus sûr.

4. Un état d’esprit négatif ne vous apportera jamais une vie positive.

Si vous êtes de ceux qui ont constamment peur qu’il leur arrivent quelque chose, que vous vous demandez tous les jours “que se passerait il si…” ou vous avez certainement tendance à penser aux conséquences négatives, il est possible que vous soufriez de pensées catastrophistes

Ces pensées vous génèrent des niveaux d’anxiété plus élevés car la manière que nous avons d’interpréter une situation aura pour résultat une émotion qui en est dérivée et cela forme un cercle vicieux dont il est toujours plus difficile de sortir. Substituez ce type de pensées par des pensées plus positives.

Imaginez que vous haïssiez votre anniversaire car cela vous fait sentir plus vieux et qu’il vous reste une année de moins à vivre. Au lieu de penser cela, vous pourriez vous sentir heureux et reconnaissant de toute les choses positives qui vous sont arrivées cette année et que vous avez pu profiter d’un an en compagnie des êtres qui vous sont chers.

5. Utilisez l’humour et le rire comme vos principaux alliés.

Si chaque nuit avant de dormir vous vous imaginez souvent différents scénarios dans lesquels vous pourriez mourir, demandez-vous dans quelles proportions ce que vous vous imaginez pourrait devenir réalité. Observez de quelle manière vous êtes capable d’exagérer vos préoccupations et essayer de vous rire d’elles et de vous-même. Le rire a de multiples bienfaits psychologiques.

6. Éloignez-vous des personnes toxiques.

Nos pensées sont influencées par les pensées des gens qui nous entourent, que ce soit nos amis, notre famille ou notre partenaire… Les pensées et le moral des personnes avec lesquelles nous passons du temps se reflètent sur nous.

La peur irrationnelle de la mort peut être “contagieuse”, ainsi qu’il est recommandé de fuir les conversations ou les personnes qui “alimentent” vos peurs. Passez du temps avec les êtres qui vous sont chers et avec toutes les personnes qui vous rendent heureux, mais surtout éloignez-vous des personnes toxiques.

7. Pensez comment souhaiteriez-vous mourir.

Une des préoccupations les plus fréquentes liée à la peur de mourir nous vient de l’incertitude, l’insécurité et la peur de la douleur. Nous sommes terrorisés de pouvoir perdre le contrôle de la situation, et que la responsabilité de notre vie (ou plutôt de notre mort) tombe dans les mains de nos proches.

Une technique qui peut vous aider à vous tranquilliser est de penser à comment vous souhaiteriez que soit la fin de vos jours, ou que souhaiteriez-vous que l’on fasse de vous dans le cas malheureux que vous ne puissiez plus choisir par vous-même. Par exemple, vous pouvez penser : “si j’avais l’option de choisir, où est-ce que je préférerais mourir, à la maison ou à l’hôpital ?”, “est-ce que je souhaite que ma famille fasse don de mes organes après ma mort ?”, “qu’est-ce que je souhaiterais que l’on fasse de moi si je tombe dans le coma ?”, “combien de temps est-ce que je souhaite rester à l’hôpital ?”, etc…

8. Question de foi.

Le fait de simplement penser que la vie n’a pas de sens sans “l’au-delà” peut aider certaines personnes. Les pensées liées à “la vie après la mort” sont des plus variées, et vont de penser en la réincarnation, les retrouvailles avec les proches perdus, la vie au paradis dans un bonheur complet, etc… Ce type de croyances peut générer l’acceptation de la mort et rapprocher certaines personnes.

Les croyances varient en fonction de la religion à laquelle on appartient. Beaucoup de personnes trouvent une consolation et un soulagement en se réfugiant dans leur foi.

9. N’ayez pas peur de demander de l’aide.

Si vous pensez que vous n’en pouvez plus et que vous voyez votre situation comme un puit sans fond, n’ayez pas peur de demander de l’aide. Confiez-vous à vos personnes de confiance en leur expliquant ce que vous pensez et ce que vous sentez lorsque la peur de la mort survient. Vous pouvez également vous rendre chez un psychologue spécialisé.

Un psychologue peut vous aider à comprendre pourquoi vous ressentez cette peur irrationnelle et avec son aide et celle de vos proches vous arriverez certainement à développer des stratégies pour affronter et surpasser cette peur. De plus, vous pouvez chercher de l’aide dans un groupe de soutien où auxquels participent des personnes avec les mêmes peurs et les mêmes émotions. Vous pouvez vous entre aider à vous sentir mieux en vous soutenant les uns les autres.

10. V-I-V-E-Z.

Si nous vivons chaque jour de notre vie dans la peur de mourir, quand viendra le jour de notre mort nous nous rendrons compte que cette peur nous à gâcher la vie et que nous n’avons pas su profiter du temps que nous avions à vivre.

Vivre avec la peur de mourir n’a pas de sens, en pensant que chaque jour pourrait être le dernier de notre existence ou en étant obsédé par l’idée que nous allons disparaître.

Nous devons essayer de voir la vie comme un cadeau que l’on nous a donné et qu’il faut en profiter chaque secondes et chaque détail, et tenter de voir que même pendant les jours les plus sombres on peut voir un peu de lumière.

Peur de mourir. Peut-on cesser de ressentir la peur de mourir ?

D’une façon ironique, la peur de mourir ne nous laisse pas vivre. Nous passons notre vie à nous préoccuper et à ressentir de la peur et nous passons à côté de petits plaisirs de la vie.

Il y a peu, un professeur expliqua sa méthode pour rendre ses patients conscients du bon qu’il y a dans chaque jour et pour orienter leur regard vers le positif. Nous vous invitons à prendre un stylo et une feuille de papier et à écrire la date d’aujourd’hui. Ensuite, écrivez de manière ordonnée et spécifiez de manière détaillée toutes les bonnes choses qui vous arrivent au quotidien. Par exemple : 1. L’odeur du café récemment préparé au petit matin. 2. Regarder le soleil se lever par la fenêtre. 3. Écouter le rire de la personne que j’aime. (…)

Nous sommes entourés d’éléments positifs, mais si nous ne sommes pas capables de les voir, ils n’auront pas d’effet positif sur nous. À la fin de chaque journée, notez votre moral de 0 à 10. Cela peut vous aider à vous rendre compte des petits plaisirs de la vie qui se trouvent derrière les petits détails et qui peuvent passer inaperçus. Vous pourrez ainsi mettre en valeur et vous concentrer sur ce qui vous rend heureux au lieu de penser aux choses négatives.

Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitez approfondir un peu plus, voici une liste de libre que nous souhaitons vous conseiller et qui vous seront utiles.

  • “Le jardin d’Épicure : Regarder le soleil en face” (Irvin D. Yalom)
  • “La mort à vivre – Petit manuel des rites mortuaires” (Bernard Crettaz, Christian Delécraz, Jérôme Ducor)
  • La preuve du paradis. Voyage d’un neurochirurgien dans l’après-vie…” (Doctor Eben Alexander)

 

Peu importe ce qu’il se passera demain si aujourd’hui vous êtes vivant ?

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le sujet et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

 

Système limbique : qu’est-ce que c’est, quelles sont ses fonctions et sa relation avec nos émotions ?

Qu’est-ce que le système limbique ? Allergie, peur, colère, tristesse, dégoût, etc… Même si parfois nous nous sentons débordés par une émotion intense, la vérité est que nous ne pourrions pas vivre sans elles. Que ferions-nous si par exemple nous ne pouvions pas ressentir la peur ? Nous serions certainement téméraires à un point quasi suicidaire. Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est le système limbique, quels sont ses fonctions et ses altérations. Quelle relation existe-t-il entre le système limbique et nos émotions ?

Système limbique. Photo by xxolgaxx on Pixabay

Qu’est-ce que le système limbique ? Depuis l’époque d’Aristote, l’énigmatique monde des émotions humaines est investigué. Historiquement, il s’agit d’un terrain conflictuel, rempli de débats intenses, jusqu’à ce que le fait que les émotions sont inhérentes aux êtres humains soit accepté de tous. Actuellement, la science confirme qu’il existe un système cérébral, le système limbique, qui régule ces émotions.

Le terme de “système limbique” nous vient de Paul D. MacLean qui en 1952 le désigna comme un support neuronal pour les émotion (Maclean, 1952). Il proposa également le concept du cerveau trinitaire, qui dit que le cerveau humain est composé de trois cerveaux : le cerveau reptilien, le système limbique et le néocortex.

Composants du système limbique

Le système limbique contient beaucoup de centres et de composants, mais pour faire simple voici ceux qui jouent des rôles importants : les amygdales, l’hippocampe, l’hypothalamus et le cortex cingulaire.

“L’hypothalamus, le noyau cingulaire antérieur, le gyrus cingulaire, l’hippocampe et leurs connections constituent un mécanisme harmonieux qui élabore les fonctions émotionnelles centrales et qui participe également à l’expression émotionnelle” James Papez, 1937

Fonctions du système limbique

Système limbique et émotions

Quand nous parlons d’émotions, nous ressentons automatiquement une sensation de rejet. Il s’agit d’une association qui perdure depuis longtemps. Auparavant, on pensait que les émotions embrumaient la raison et l’intelligence. Certains groupes défendaient même que les émotions nous rabaissaient au niveau des animaux. En réalité, cette affirmation est assez vrai, car comme nous allons le voir, les émotions ne sont que le système qui nous permet de survivre.

Les émotions sont définies comme des réactions interconnectées qui résultent des états de récompense et de punition. Les premiers favorisent des réactions comme la satisfaction, le confort et le bienêtre, ce qui entraînent les animaux (humains compris) vers une stimulation adaptative.

  • Les réponses automatiques et les émotions dépendent du système limbique : la relation entre émotions et réponses automatiques (changements corporels) est essentielle. Les émotions représentent le dialogue entre le corps et le cerveau. Le cerveau détecte une stimulation négative et envoie l’information au corps afin que celui-ci agisse de manière adéquate à cette stimulation. L’étape suivante est que les changements dans notre corps sont des faits conscients, et c’est donc ainsi que nous sommes capables d’identifier nos propres émotions. Par exemple, les réponses de peur et de colère sont initiées par le système limbique, qui provoque un effet de diffusion dans le système nerveux. La réponse corporelle massive, connue comme la réponse de “fuite ou lutte” prépare l’individu à réagir face à une situation menaçante par la fuite ou par la lutte en augmentant son rythme cardiaque, sa respiration et sa pression sanguine.
  • La peur dépende du système limbique : des réponses de peur peuvent être produites par un stimulation de l’hypothalamus et des amygdales. C’est pour cela que la destruction des amygdales abolie les réactions de peur et leurs effets corporels. Les amygdales sont également impliquée dans l’apprentissage par la peur. Une étude de neuroimages confirme que la sensation de peur active l’amygdale gauche.
  • La colère et la quiétude sont des fonctions du système limbique : des réponses de colère ont pu être observées suite à une stimulation minimale suite à l’extirpation du néocortex. La destruction de plusieurs zones de l’hypothalamus, comme les noyaux ventromédian et les noyaux septaux, qui sont également responsable de la colère chez les animaux. La colère peut également être provoquée par une stimulation de zones plus large du cerveau moyen. Au contraire, la destruction bilatéral des amygdales produit de la quiétude.
  • Le plaisir et l’addiction sont initié dans le système limbique : le circuit du plaisir et des comportements addictifs inclue les amygdales, le noyau accumbens et l’hippocampe. Ce circuit est impliqué dans la motivation de la consommation de drogues, ainsi que dans la nature compulsive de la consommation et les rechutes.

Fonctions non-émotionnelles du système limbique

Le système limbique participe entre autres aux fonctions liées avec la survie. Il a été très largement décrit dans la littérature scientifique quels sont les circuits spécialisés dans les fonctions comme le sommeil, le comportement sexuel ou la mémoire.

Il va de soi que la mémoire est une fonction essentielle à la survie. Il existe plusieurs types de mémoire, comme la mémoire émotionnelle qui fait référence aux stimulations ou aux situations vitales. Les amygdales, le cortex préfrontal et l’hippocampe interviennent dans l’acquisition, l’entretien et l’extinction de la mémoire phobique, comme par exemple la peur intense des araignées, qui a été instaurée dans notre espèce pour faciliter sa survie.

Le système limbique contrôle également les comportements alimentaires et l’appétit, tout comme le système olfactif.

Implications cliniques : altérations du système limbique

1- Démence

Le système limbique est lié aux causes des maladies neurodégénératives, et en particulier avec celles de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Pick. Une atrophie marquée du système limbique a été observée chez de nombreux patients atteints de ces maladies, en particulier au niveau de l’hippocampe. il y a également dans la maladie d’Alzheimer des plaques séniles ainsi que des dégénérescences neurofibrillaires dispersées.

2- Anxiété

Les troubles de l’anxiété sont le résultat d’anomalie dans la régulation de l’activité des amygdales. Les circuits de la peur ont été assez largement décrit, et ceux-ci incluent les amygdales, le cortex préfrontal et le cortex circulaire antérieur (Cannistraro, 2003).

3- Épilepsie

L’épilepsie est un conséquence d’une altération du système limbique. L’épilepsie du lobe temporel est la plus commune chez les adultes et est généralement due à une sclérose de l’hippocampe. Il semblerait que ce type d’épilepsie soit due à un disfonctionnement du système du système limbique.

4- Troubles affectifs

Il y a des études qui montrent une variation dans le volume du système limbique dans les troubles affectifs comme les troubles bipolaires et la dépression. Des études fonctionnelles ont révélé une plus faible activité du cortex préfrontal et du cortex cingulaire antérieur chez les personnes qui souffrent de troubles affectifs. Le lobe cingulaire antérieur est le centre de l’intégration attentionnelle et émotionnelle, et intervient dans le contrôle des émotions.

5- Autisme

L’Autisme et le syndrome d’Asperger engendre une altération des relations sociales. Les structures du système limbique, comme le gyrus cingulaire et les amygdales sont altérées par ces maladies.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Xabi Ansorena, rédacteur de CogniFit licencié en psychologie avec un master en neuropsychologie.”

Références :

Cannistraro ,P.A., y Rauch, S.L. (2003). Neural circuitry of anxiety: Evidence from structural and functional neuroimaging studies. Psychopharmacol Bull, 37, 8–25

Rajmohan, V., y Mohandas, E. (2007). The limbic system. Indian Journal of Psychiatry 49 (2):132-139

Maclean PD. The triune brain in evolution: Role in paleocerebral functions. New York: Plenum Press; 1990

Roxo, M.; Franceschini, P.R.; Zubaran, C.; Kleber, F.; and Sander, J. (2011). The Limbic System Conception and Its Historical Evolution. TheScientificWorldJOURNAL, 11, 2427–2440

Morgane, P.J., y Mokler, D.J. (2006). The limbic system: contiuing resolution. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 30: 119–125