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Hippocampe : chef d’orchestre au plus profond de notre cerveau

Hippocampe. Avez-vous déjà eu un blanc et oublié ce que vous vouliez dire ? Notre cerveau est plein de données et d’informations importantes que nous emmagasinons au fur et à mesure que le temps passe. Parfois, nous avons tant d’informations “stockées” que nous forçons notre cerveau à écarter et à ignorer certaines données.

L’hippocampe est une partie du cerveau chargée de fonctions importantes comme la mémoire et l’apprentissage. Sans cette structure cérébrale nous ne pourrions pas ressentir d’émotions et nous n’aurions pas la capacité de nous souvenir. Souhaitez-vous en savoir un peu plus ? Mairena Vázquez, neuropsychologue, vous explique dans cet article comment un organe aussi petit que l’hippocampe peut-il avoir une si grande importance.

L’hippocampe est la partie du cerveau chargée de la mémoire et de l’apprentissage.

Qu’est-ce que l’hippocampe ?

L’hippocampe doit son nom à l’anatomiste Giulio Cesare Aranzio qui observa cette structure cérébrale pour la première fois au 16ème siècles, qui ressemble grandement à un cheval de mer. Le mot hippocampe nous vient du grec Hippos (champs) et Kampe (courbé).

L’hippocampe fut alors mis en relation avec le sens de l’odorat et l’on pensait que sa principale fonction était de traiter les stimulations olfactives. Cette théorie fut défendue jusqu’en 1890, année pendant laquelle Vladimir Béjterev démontra le fonctionnement réel de l’hippocampe et sa relation avec la mémoire et les processus cognitifs.

L’hippocampe est une des parties les plus importantes du cerveau de l’être humain, du fait qu’il est lié aux fonctionnements de la mémoire et des émotions. Il s’agit d’un organe de petite taille situé dans le lobe temporal (approximativement derrière chaque tempe), qui communique avec différentes zones du cortex cérébral dans se qui est connu comme “le système hippocampique”.

L’hippocampe est reconnu comme la structure principale de la mémoire.

L’hippocampe est un organe de petite taille d’une forme longue et courbée. À l’intérieur de notre encéphale nous avons deux hippocampes, un pour chaque hémisphère (gauche et droit).

Où se trouve l’hippocampe ?

L’hippocampe se trouve bien situé dans notre cerveau, connecté à différentes régions de notre cerveau. Il se situe dans le lobe temporal médian.

L’hippocampe, en compagnie d’autres structures cérébrales comme les amygdales et l’hypothalamus, forme le système limbique et est chargé de gérer les réponses physiologiques les plus primitives. Il appartient à la partie la plus ancienne et la plus primitive du cerveau, également connu comme “l’arquicortex” (région plus ancienne du cerveau) qui est apparu il y a plusieurs millions d’années chez nos ancêtres afin de pallier aux nécessités les plus basiques de nos lointains ancêtres mammifères.

Où se trouve l’hippocampe ?

À quoi sert l’hippocampe ?

Parmi les principales fonctions de l’hippocampe on peut trouver les processus mentaux liés à la consolidation de la mémoire et aux processus d’apprentissage, aux processus associés à la gestion et à la production des états émotionnels et à l’intervention dans le positionnement spatial.

Il existe des investigations qui ont mis en relation l’hippocampe avec l’inhibition du comportement, mais cette information est encore en phase d’investigation et doit encore être confirmée.

Mémoire

L’hippocampe est lié principalement à la mémoire émotionnelle et à la mémoire déclarative. L’hippocampe nous permet d’identifier les visages, de décrire différentes choses et d’associer les sensations positives ou négatives que nous associons aux souvenirs des événements que nous avons vécus.

L’hippocampe intervient dans la formation des souvenirs autant épisodiques qu’autobiographiques à partir des expériences que nous vivons. Le cerveau a besoin de faire de la place afin de pouvoir garder toutes les informations importantes que nous emmagasinons au fil du temps, et pour cela l’hippocampe transfert les souvenirs temporaires à une autre région du cerveau où ils sont stockés dans la mémoire sur le long terme.

De cette manière, les souvenirs les plus anciens prennent plus de temps pour disparaître. Si l’hippocampe est endommagé, notre capacité d’apprentissage et de mémorisation ne fonctionneraient plus. En plus de permettre que les informations passent dans la mémoire sur le long terme, l’hippocampe met en relation les contenus des souvenirs selon s’ils sont positifs ou négatifs et en fonction des événements auxquels ils sont liés.

Il existe beaucoup de types de mémoire : mémoire sémantique, mémoire épisodique, mémoire déclarative, etc… Dans le cas de l’hippocampe, la mémoire déclarative intervient plus concrètement (connaissances du monde extérieur), gérant les contenus qui peuvent être exprimés de manière verbale. Les différents types de mémoire ne sont pas uniquement géré par l’hippocampe, mais également par d’autres parties du cerveau. L’hippocampe ne se charge pas de tous les processus liés à la mémoire, ni aux pertes de mémoire, même s’il est chargée d’une grande partie de leur gestion.

Apprentissage

L’hippocampe permet l’apprentissage et la rétention des informations, du fait qu’il s’agit d’une des rares parties du cerveau qui sont capables de neurogénèse tout au long de leur vie. C’est à dire que l’hippocampe a la capacité de générer de nouveaux neurones et de nouvelles connections neuronales tout au long de son cycle vital.

L’apprentissage s’acquiert d’une façon graduelle et après beaucoup d’efforts, et est directement lié à l’hippocampe. Pour que la nouvelle information se consolide dans notre cerveau, il est viral que de nouvelles connections neuronales se forment. C’est pour cela que l’hippocampe joue un rôle fondamental dans les processus d’apprentissage.

Curiosité : est-il vrai que l’hippocampe des conducteurs de taxi de Londres sont plus grands et plus développés ? Pourquoi ? Les conducteurs de taxi de Londres doivent passer une épreuve difficile de mémoire dans laquelle ils doivent mémoriser un très grand nombre de rues et de lieux afin d’obtenir leur licence de taxi. En 2000 Maguire réalisa une étude sur les conducteurs de taxi de Londres et observa que leur hippocampe postérieur est plus grand que la normale. De plus, il observa que la taille de l’hippocampe est directement proportionnelle au temps que les conducteurs de taxi exercent leur profession. Cela est dû au fait que l’entrainement, l’apprentissage et l’expérience change et modèle le cerveau.

Orientation spatiale

Une autre des fonctions importantes de l’hippocampe est l’orientation spatiale, dans laquelle il joue un rôle très important.

L’orientation ou la navigation spatiale nous aide à maintenir notre esprit et notre corps dans l’espace tridimensionnel. Cela nous permet de nous déplacer et de nous aide à intervenir et à interagir avec le monde qui nous entoure.

Différentes études ont été réalisées afin de prouver que l’hippocampe est une partie vitale dans notre capacité d’orientation ainsi que dans la mémoire spatiale. Grâce au bon fonctionnement de l’hippocampe, nous sommes capables de réaliser des actions comme nous guider dans différents lieux, nous orienter dans les villes que nous visitons, etc… Par contre, les données et les informations qui se réfèrent aux personnes sont plus limitées et de nouvelles études et de nouvelles investigations sont nécessaires sur le sujet.

Que se passe-t-il quand l’hippocampe s’altère ?

Une lésion à l’hippocampe peut signifier des problèmes pour générer des nouveaux souvenirs. Une lésion à l’hippocampe peut provoquer une amnésie antérograde, en affectant des souvenirs spécifiques et laissant intactes la capacité d’apprentissage d’habiletés.

Les lésions à l’hippocampe peuvent provoquer une amnésie antérograde ou rétrograde, affectant la production et l’évocation de souvenirs comme auparavant au sujet de la mémoire déclarative. La mémoire non-déclaratives restera intacte et sans lésions. Par exemple, une personne qui souffre d’une lésion à l’hippocampe pourra monter à vélo mais il ne se souviendra peut-être pas d’avoir déjà vu un vélo dans sa vie. C’est à dire qu’une personne qui a souffert d’une lésion à l’hippocampe peut développer sa dextérité sans se souvenir du processus de cet apprentissage.

L’amnésie antérograde est une perte de mémoire qui affecte les souvenirs des événements qui se sont produit après la lésion. L’amnésie rétrograde affecte elle les souvenirs des événements qui se sont produit avant la lésion.

Arrivés jusque-là, vous vous demandez certainement pourquoi appariassent des cas d’amnésie lorsque l’hippocampe est endommagé. C’est simple, l’hippocampe agit comme un entrepôt dans lequel s’accumulent les souvenirs des événements avant qu’ils ne soient transférés au lobe frontal. On pourrait dire que l’hippocampe est “l’entrepôt de la mémoire à court terme”. Si cet entrepôt est endommagé et ne permet pas de garder des informations, cela empêche la production de souvenirs sur le plus long terme.

En plus de perdre la capacité de se souvenir, dans le cas d’une lésion à l’hippocampe, on peut également perdre la capacité de ressentir des émotions, du fait que les souvenirs de seront plus associés aux émotions qu’ils nous évoquent.

Comment l’hippocampe peut-il être endommagé ?

La plus grande partie des altérations que peut souffrir l’hippocampe sont des conséquences du vieillissement et des maladies neurodégénératives, ainsi que du stress, des accidents vasculaires cérébrales, d’épilepsies, d’encéphalites et de schizophrénie.

Vieillissement et démences

L’hippocampe est l’une des premières parties du cerveau endommagée par le vieillissement en général et par les maladies neurodégénératives en particulier (comme la maladie d’Alzheimer), ce qui affecte notre capacité de se rappeler des informations et des souvenirs, plus ou moins récents. Les problèmes de mémoire dans ces cas-là sont associés à la mort des neurones de l’hippocampe.

Une grande partie d’entre nous connait ou a connu une personne qui souffre ou qui a souffert d’un type de démence et qui a eu des problèmes de mémoire. Il est curieux de constater que les souvenirs qui restent les plus forts chez ces personnes sont les souvenirs les plus anciens et ceux de leur enfance. Une question peut alors se posée : pourquoi cela se passe-t-il ainsi si l’hippocampe est endommagé ?

Le fait est que, même si l’hippocampe est sévèrement endommagé (à cause d’une démence ou d’une autre maladie), les souvenirs qui prévalent sont les plus anciens et les plus importants dans la vie de la personne dû au fait qu’avec le temps qui passe ces souvenirs comme nous l’avons commenté plus haut est devenu “indépendant” de l’hippocampe pour aller dans une autre structure du cerveau liés à la mémoire sur le long terme.

Stress

L’hippocampe est une région qui résulte très vulnérable aux périodes de stress dû au fait que le stress inhibe et atrophie les neurones de cette structure.

Vous êtes-vous déjà rendu compte que lorsque vous êtes très stressé et que vous avez mille et une choses à faire, vous pouvez parfois avoir des problèmes de mémoire ?

Le stress, et plus concrètement le cortisol (hormone qui se libère comme réponse au moment de stress) endommage nos structures cérébrales en provoquant parfois la mort des neurones. C’est pour cela qu’il est fondamental d’apprendre à rester calme et à gérer nos émotions afin de permettre à notre hippocampe de rester sain et d’exercer ses fonctions correctement.

En savoir plus…

Si il s’agit d’un sujet qui vous parait intéressant et que vous souhaitez vous familiariser un peu plus avec le sujet nous vous recommandons de voir le film “Memento” dans lequel le protagoniste lutte tout au long du film pour essayer de ne pas oublier ce qu’il lui arrive. En plus d’être intéressant, c’est un film très divertissant.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que vous en savez désormais plus sur l’hippocampe. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est, quelle relation a-t-elle avec le vieillissement et la maladie d’Alzheimer et comment l’augmenter ?

La réserve cognitive est un terme qui est utilisé pour expliquer pourquoi les personnes qui maintiennent leur cerveau actif ont la capacité de réduire les détériorations cognitives qui apparaissent avec la vieillesse, ou avec les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent compenser les dommages cérébraux grâce à l’utilisation de connections neuronales alternatives, permettant au cerveau de fonctionner normalement malgré les dommages ou la dégénération dus à l’âge.

La réserve cognitive s’acquière en entraînant le cerveau et en maintenant des habitudes mentales saines. Découvrez dans cet article qu’est-ce que la réserve cognitive ainsi que sa relation avec le vieillissement cérébral ou avec la Maladie d’Alzheimer et les autres démences. 

Réserve cognitive

Avec le temps qui passe et au fur et à mesure que nous vieillissons nos neurones se détériorent. Si les neurones ne reçoivent pas les stimulations nécessaires de leurs cellules voisines, ils s’atrophient et meurent. Mais tout n’est pas perdu. Dans notre cerveau nous pouvons trouver ce qui est connu comme la réserve cognitive, qui aide à compenser les pertes neuronales dont nous souffrons. Grâce à la réserve cognitive et à la plasticité neuronale, nous pouvons freiner ou ralentir la détérioration cognitive liée au vieillissement ainsi qu’aux maladies neurodégénératives.

Les personnes qui disposent d’une plus grande réserve cognitive souffriront des symptômes de la détérioration cognitive ou des maladies neurodégénératives bien plus tard que les personnes qui ont une réserve cognitive très limitée. C’est à dire que si nous comparons deux personnes qui souffrent des mêmes dommages cérébraux, celle qui possède la plus grande réserve cognitive présentera moins de symptômes de détérioration cognitive, plus de vitalité et de lucidité mentale.

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est

En plus des facteurs génétiques, tout au long de notre vie nous accumulons des connaissances culturelles, des études académiques, des activités intellectuelles, des activités sportives, etc… qui forment notre réserve cognitive.

La réserve cognitive peut être définie comme la capacité de notre cerveau pour affronter les différents dommages ou les différentes détériorations soufferts à cause de maladies ou simplement à cause d’un vieillissement naturel, étant capable de conserver certaines de ses fonctions.

Le concept de réserve cognitive apparut avec pour objectif d’essayer d’expliquer pourquoi certaines personnes avec les mêmes dommages cérébraux au même âge ne présentent pas les mêmes symptômes que leurs contemporains.

Pour illustrer cela, imagiez des personnes de 80 ans par exemple, qui souffrent des mêmes dommages neuronaux. La différence entre les deux est qu’une de ces personnes présente des symptômes de démence et l’autre non. Une fois décédés, et après avoir réalisé leur autopsie, on découvre que ces deux personnes souffraient de la maladie d’Alzheimer… On se demande alors pourquoi un seul des deux présentait-il des symptômes de la maladie et l’autre non, si les deux étaient malades ? La réponse nous pouvons la trouver dans la réserve cognitive. Malgré que le cerveau soit endommagé, par la maladie ou par le temps, la personne qui a une bonne réserve cognitive ne montrera pas de symptômes de démence. Pourquoi ? Peut-être parce que la réserve cognitive compense la détérioration cognitive.

La réserve cognitive s’initie à nos premiers jours de vie. Selon Wolf Singer (neurobiologiste) durant la période du développement le cerveau va former des connections neuronales grâces à l’influence de son environnement. Harry Chugani (neurobiologiste pédiatrique) affirme lui que les expériences vécues dans l’enfance sont si fortes qu’elle influence le futur développement de l’enfant en déterminant des caractéristiques comme l’intelligence ou les traits de personnalité.

Malgré cela, il faut savoir que chacun d’entre nous a le pouvoir de stimuler son cerveau afin d’augmenter sa réserve cognitive et de l’enrichir au fil du temps, même après l’enfance et l’adolescence. Notre cerveau est élastique et c’est pour cela qu l’activité intellectuelle produit de multiples bienfaits indépendamment de l’âge ou des dommages cérébraux.

Arriver à ce point, vous devez vous demander s’il existe un moyen de mesurer notre réserve cognitive. Eh bien oui, nous pouvons estimer notre réserve cognitive par une évaluation neuropsychologiquebasée sur de preuves cliniques qui mesurent différentes variables (éducation, activité physique, etc…), ainsi que sur différentes études génétiques et examens de neuro-imagerie qui aident à identifier les marqueurs qui indiquent la présence de certaines maladies.

Facteurs qui agissent sur le niveau de réserve cognitif

Il existe différents facteurs qui semblent agir sur la réserve cognitive de notre cerveau, comme la taille du cerveau et les connections entre les neurones.

En général, le facteur le plus important pour avoir une bonne réserve cognitive est d’entraîner votre cerveau. Selon une étude publiée dans Frontiers in Aging Neuroscience, maintenir le cerveau actif au fil des années aide à avoir une vieillesse plus saine. Comme dit Ricardo Bajo (professeur de l’Université International de La Rioja –UNIR) : “La réserve cognitive sera marquée par l’activité cérébrale que nous aurons réalisé tout au long de notre vie”.

Ces dernières années, les facteurs qui agissent le plus sur la réserve cognitive ont beaucoup été étudié. Ces facteurs sont le bagage génétique et la capacité innée, l’activité physique, le niveau de culture générale, les facteurs socio-économiques, les influences que nous recevons depuis notre enfance, etc… Parmi les facteurs les plus important qui on été découvert et qui sont lié à la réserve cognitive, nous pouvons mettre en évidences :

  • Le quotient intellectuel, l’éducation et le niveau de culture générale. Le quotient intellectuel (QI) dépende de facteurs comme la génétique, l’éducation et le niveau de culture général. Il a été déterminé que les personnes qui possède un QI plus élevé ont une plus grande réserve cognitive et qu’ils ont un cerveau plus grand. Selon différentes études, le fait d’avoir un niveau de culture général élevé protège le cerveau du déficit cognitif légerIl a été observé qu’un niveau d’éducation bas est l’un des facteurs de risque les plus importants associés aux démences. Cela peut être dû au fait que les personnes avec un niveau intellectuel plus élevés ont généralement des habitudes de vie plus saines, ce qui leur permet d’avoir une meilleure connectivité entre leurs neurones, les rendant plus stimulés et les développant plus, diminuant ainsi les risques de souffrir d’une détérioration cognitive ou d’une démence. Il a également été observé que les personnes qui ont des professions liées avec une forte demande de raisonnement, qui travaillent avec les mathématiques et le langage ont moins de probabilité de souffrir de démence. Parfois, l’éducation et la profession de la personne sont liées avec son niveau socio-économique, ainsi qu’il serait utile d’étudier comment ce dernier peut agir sur la réserve cognitive. Attention ! Avec un niveau de culture générale élevé nous ne nous référons pas uniquement à l’éducation, car il y a des personnes qui pour différentes raisons n’ont pas pu avoir un niveau d’éducation élevé ais qui possède une très bonne culture générale.
  • Les loisirs et les relations sociales. Il a été observé que les personnes qui réalisent le plus d’activité ludiques et qui passent plus de temps avec leurs semblables présentent 38% moins de risque de souffrir d’une démence. Ainsi, il est recommandé de profiter de la nature, de connaître des nouvelles personnes, de faire toutes sortes d’activités divertissantes, etc… Quand les personnes entre en relation avec les autres, elles doivent utiliser différentes capacités cognitives afin d’avoir une bonne communication et une bonne relation, ce qui favorise la réserve cognitive.
  • L’exercice physique. Il a été prouvé que plus une personne fait d’exercice physique, moins celle-ci a de chance de souffrir d’une détérioration cognitive en vieillissant. L’exercice physique protège de la détérioration associée à la vieillesse et du développement de démence. Cela diminue également certains facteurs de risques comme le stress, et augmente la production de neurones et la plasticité neuronale. En réalisant des exercices physiques nous améliorons note cerveau car nous favorisons le flux sanguin de tout le corps, nous réduisons les risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire et nous permettons au cerveau de recevoir plus de nutriments, favorisant son développement.
  • L’exercice mental. Les activités comme lire, jouer d’un instrument, apprendre des langues, essayer de réaliser un tâche d’une manière différente et original, etc… N’importe quelle activité qui requière un effort intellectuel et qui nous oblige à rester actif est bonne pour augmenter notre réserve cognitive et retarder les symptômes de la détérioration cognitive. Ces activités servent de facteur de protection indépendamment de l’âge de la personne qui les réalisent. Il n’est jamais trop tard si le conseil est bon. il est très recommandable de réaliser ce type d’activités car il a été démontré qu’elles peuvent réduire jusqu’à 50% la probabilité de développer une forme de démence. De plus, il existe des programmes spécialisés pour stimuler de manière professionnelle le cerveau et aider à améliorer la réserve cognitive. Si vous souhaitez plus d’information sur le sujet, nous vous recommandons CogniFit, le programme leader en évaluation et stimulation cognitive.

Il ne faut pas non plus oublier l’importance des facteurs génétiques et des biomarqueurs, d’une bonne alimentation, qui nous permet d’ingérer les vitamines nécessaires au bon fonctionnement de notre cerveau, de l’exercice physique modéré, ne pas fumer et ne pas boire de l’alcool en excès (cerveau et alcool), qui sont des facteurs liés aux niveaux de réserve cognitive.

Nous pouvons estimer notre réserve cognitive grâce à des évaluations cliniques, des études génétiques et des examens de neuro-imagerie.

Réserve cognitive et vieillissement

Différentes études défendent que la réserve cognitive piusse être un facteur protecteur du vieillissement cognitif et des maladies neurodégénératives associées à l’âge.

La réserve cognitive protège le cerveau du vieillissement et des dommages cérébraux. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent souffrir d’un déclin cognitif plus tardivement. Selon Stern, “Une plus grande réserve cognitive se manifeste en un usage plus efficace des réseaux neuronaux ou des stratégies cognitives alternatives, ce qui permettrait un rendement cérébral plus efficace pendant plus de temps”.

Réserve cognitive et vieillissement : avec l’apprentissage de nouvelles choses nous stimulons et fortifions notre cerveau, tout en augmentant notre réserve cognitive. En retardant le déclin cognitif associé au vieillissement, et en aidant à ralentir, voir même à prévenir l’apparition de démence. Continuez votre lecture, car plus bas nous vous donnons quelques conseils pour améliorer votre réserve cognitive.

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer

Pourquoi certaines personnes présentent des symptômes de la maladie d’Alzheimer plus tardivement que d’autres ?

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer : comme nous l’avons déjà dit antérieurement, la réserve cognitive joue un rôle fondamental dans les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence.

La réserve cognitive permet de ralentir les symptômes de la maladie d’Alzheimer, faisant que ces symptômes se présentent de manière plus tardive, ou peut même parfois prévenir l’apparition de la maladie, empêchant ainsi les symptômes de se manifester

Selon Stern (Directeur de la Division de Neuroscience Cognitive du centre Sergievsky Center et du Taub Institute) : “l’évidence épidémiologique suggère que ceux qui ont des réussites professionnelles ou éducatives plus basses ou les personnes qui ont une culture générale ou un quotient intellectuel inférieure à la moyenne, ont plus de chances de souffrir des caractéristiques cliniques de la maladie d’Alzheimer avec un niveau histopathologique moins élevé que les personnes qui ont des niveaux plus élevés de réserve cognitive”.

Malgré que ce soit dans l’actualité, et en particulier ces dernières années, que les plus grandes découvertes ont été faite dans le domaine, le terme de réserve cognitive est étudié depuis bien plus longtemps. En effet, il est pratiquement impossible de parler de réserve cognitive sans mentionner David Snowdon (docteur en épidémiologie y professeur de neurologie à l’Université du Kentucky).

David Snowdon a réalisé une étude en 1986 dans laquelle interviennent 678 nonnes catholiques des États-Unis. L’objectif de cet étude était de déterminer si la réserve cognitive agit d’une façon ou d’une autre sur la maladie d’Alzheimer.

Snowdon a utilisé ce type si concret de population parce qu’il voulait observer un collectif homogène qui présentait les mêmes caractéristiques personnelles (même style de vie, mêmes habitudes, même aliment, etc…). Durant 17 ans toutes les nonnes ont réalisé des tests cognitifs, des examens psychologiques, des tests génétiques, et en plus de cela elles ont toutes données leur cerveau pour qu’il soit étudier une fois décédées. Ainsi, Snowdon put étudier les liens qui peuvent exister entre la maladie d’Alzheimer, les réserves cognitives et les lésions trouvées dans les cerveaux.

D’une manière fascinante, il mit en évidence la sœur Bernadette qui mourut d’une attaque cardiaque à 85 ans. Une fois que l’autopsie cérébrale fut réalisée, des indices claires d’un stade avancé de la maladie d’Alzheimer furent découverts, malgré que la sœur n’eût démontré aucun symptôme. Comment est possible que son cerveau indique qu’elle souffrait d’une maladie d’Alzheimer mais qu’elle ne montrait aucun symptôme ?

Plus tard, on découvrit grâce au soutien de Jim Mortimer (directeur d’investigation en gériatrie d’un centre médical de Minneapolis) que le cerveau de Bernadette avait compensé, d’une certaine façon, les changements pathologiques provoqués par la maladie d’Alzheimer.

Tous les tests réalisés furent comparés, même les autobiographies de chacune des sœurs, écrit avant leur entrée au couvant (avec la collaboration de Susan kemper, psycholinguiste, afin d’analyser le langage). Grâce aux autobiographies, on put observer l’utilisation de mots monosyllabiques et multi-syllabiques, la fréquence avec laquelle des mots peu communs étaient utilisés, la complexité etc…

Dans cette analyse, il fut observé que le groupe sain avait un vocabulaire plus riche, et qu’il avait plus lut dans son enfance (ce qui augmente la réserve cognitive).

Une fois que tous les résultats furent analysés, on put observer comment une personne dont le cerveau est atteint de la maladie d’Alzheimer peut ne pas présenter de symptômes si elle possède une bonne réserve cognitive. La réserve cognitive peut favoriser la formation de nouvelles connections neuronales qui peuvent compenser les dommages provoqués par la maladie d’Alzheimer. De plus, dans cet étude il est déterminé que “la maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie que l’on attrape ou pas, mais qu’il s’agit d’un processus complexe qui se développe pendant des décennies et qui est affecté par la multitude de facteurs biologiques, intellectuels, émotionnels, sociaux, culturels, etc…”. Ainsi, et selon cette étude, la maladie d’Alzheimer peut être considérée comme une maladie qui se développe après un long processus et en conséquence à toutes les expériences vécues par le cerveau.

Par conséquent, les découvertes de David Snowdon, ainsi que celles d’autres investigations plus récentes sur le sujet, soutiennent l’idée que les activités qui stimulent sainement le cerveau permettent de prévenir les maladies neurodégénératives, comme c’est le cas pour la maladie d’Alzheimer.

Comment améliorer sa réserve cognitive ?

Tout homme peut être, s’il le souhaite, sculpteur de son propre cerveau” (Santiago Ramón et Cajal)

Comme nous l’avons déjà dit, il existe des facteurs déterminés qui agissent sur la réserve cognitive de notre cerveau. Mener une vie saine, avec des habitudes saines et équilibrées, peut aider à améliorer notre réserve cognitive et notre santé cérébral. C’est pour cela qu’il est recommandé de suivre une bonne alimentation, de ne pas fumer ni de boire excessivement, etc…

Entraîner le cerveau est d’une importance vitale, et nous pouvons au jour d’aujourd’hui le faire grâce à une grande variété d’activités à notre portée comme par exemple lire, aller au cinéma ou au théâtre, passer du temps avec nos amis et socialiser, danser, etc… Toutes ces activités nécessitent que nos ressources cognitives soient sollicitées et fonctionnent de manière adéquate, permettant d’entraîner notre cerveau. Le plus important est de maintenir le cerveau et l’esprit occupés et actifs pendant le plus longtemps possible.

Actuellement il existe des outils technologiques dans le domaine de l’innovation lié à la santé qui permettent d’améliorer de manière professionnelle la réserve cognitive de n’importe qui. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et en stimulation cérébralepour maintenir le cerveau actif au fil des années, CogniFit utilise une technologie accessible en ligne qui permet de mesurer et d’améliorer les habiletés cognitives fondamentales de chacun, des plus petits (enfants à paritr de 6 ans) jusqu’au adultes les plus âgés (stimulation cognitive Alzheimer).

CogniFit est un programme leader en évaluation et en stimulation cognitive, et est le traitement non-pharmacologique le plus utilisé en cas de problèmes de mémoire, de déficit cognitif léger et de démences dans leurs étapes initiales. La technologie de CogniFit est aux normes de la communauté scientifique et est validée par cette dernière. Cette technologie se centre sur la neuroplasticité du cerveau.

Merci beaucoup de nous avoir lu. Et vous, que faites-vous pour augmenter votre réserve cognitive ?  N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”