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Mémoriser des informations n’est pas apprendre !

Vous avez certainement déjà dû apprendre la liste des capitales du monde ou une liste de vocabulaire d’une langue étrangère par cœur. Pour donner les réponse le jour d’un examen, la méthode de l’apprentissage “par cœur” peut fonctionner, mais pour apprendre sur le long terme, elle est inefficace… C’est le moment d’utiliser la neuroscience dans notre approche de l’éducation et de l’enseignement et de trouver des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation. Grâce aux nouvelles connaissances sur les processus cognitifs des étudiants, de meilleures stratégies d’apprentissage sont possibles !

La neuroscience peut nous apporter des alternatives aux méthodes traditionnelles d’éducation

Il est nécessaire que l’éducation fasse face aux défis de notre temps. Il faut aborder la diversité dans les salles de classe car chaque cerveau et chaque élève est différent, unique et singulier. Bien qu’il existe des étapes de développement similaires, les rythmes d’apprentissage de chacun sont différents. Il y a beaucoup de facteurs qui déterminent comment apprend notre cerveau.

Depuis notre naissance nous sommes programmés pour apprendre et mémoriser (comment mémoriser plus vite). La dopamine, et son système de récompense dans notre cerveau, nous “récompense” lorsque nous cherchons une réponse à une énigme qui nous est inconnue. la curiosité est un type de motivation qui encourage l’apprentissage.

La neuroéducation est la science qui développe de nouvelles stratégies et de nouvelles technologies d’apprentissage basées sur le fonctionnement du cerveau. Des outils dirigés aux parents et aux enseignants enthousiastes, qui désirent connaitre comment les différents facteurs comme les émotions, la mémoire, l’attention ou les fonctions exécutive influence l’apprentissage. Mieux connaitre les processus cognitifs des étudiants est fondamental pour favoriser les stratégies et les méthodologies qui leur permettent d’augmenter leur qualité individuellement.

Comment mieux apprendre ?

C’est le moment d’utiliser la science dans les salles de classe. Les enseignants sont des éléments didactiques très important dans l’apprentissage. Nous avons besoin d’écoles enthousiastes et innovatrices qui ont envie d’améliorer leur processus éducatif, qui veulent connaitre et en savoir plus sur les manières d’utiliser les nouveaux outils qui permettent de motiver les élèves, et d’intégrer les émotions, la surprise, la motivation et les processus cognitifs à l’apprentissage.

Beaucoup d’école ont déjà commencée à implanter des nouvelles technologies de neuroéducation à leur processus de formation. Pour cela, CogniFit est le programme le plus innovateur et le plus utilisé. Cette ressources scientifique qui permet d’optimiser les processus d’enseignement a été créé pour les éducateurs et les enseignants et s’avère très efficace pour exploiter les processus cognitifs impliqués dans l’apprentissage.

L’outil de neuroéducation de CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives. Cette information peut aider le professeur à identifier certaines des causes neurologiques liées à l’échec scolaire. De plus, grâce à l’entraînement cognitif personnalisée proposé par CogniFit, les enfants peuvent effectuer sur internet des tâches qui leur permettent d’améliorer leurs fonctions cognitives, comme la mémoire, les fonctions exécutives, l’attention, la concentration, la planification, qui sont des fonctions fondamentales dans l’apprentissage.

CogniFit permet d’évaluer de multiples fonctions cognitives

La littérature scientifique a démontré que les jeux permettent d’activer l’hippocampe, le système limbique et les régions du système de récompense du cerveau. Cela aide les élèves à être plus motivés et concentrés dans leur apprentissage.

Le problème est que la méthode d’enseignement traditionnelle est trop simple : le professeur explique la leçon et les élèves, assis et inactifs, écoutent passivement. Cette stratégie peut fonctionner pour certaines situations ou certaines matières à étudier, cependant, il ne s’agit pas d’un modèle qui encourage l’apprentissage. Pour que les élèves prêtent attention, il ne suffit généralement pas de leurs demander, il faut attirer leur attention.

Préparer des jeux à partir d’une unité didactique, connaitre les forces et les faiblesses cognitives de chaque élève, et associer l’apprentissage à des situations réelles demande plus d’effort et de ressource. C’est la pourtant que réside la clé pour obtenir un meilleur apprentissage et une meilleure éducation.

Afin qu’ils puissent apprendre, il est nécessaire de motiver les élèves, d’éveiller leur curiosité et de les sortir de la monotonie. On ne prête attention que lorsque quelque chose nous “active”, quelque chose qui nous intéresse et nous sort de la routine. Les émotions allument nos processus de mémoire et d’apprentissage, et nous permettent de mieux emmagasiner et retenir les informations.

Il faut que nous cassions les schémas de notre éducation traditionnelle, et utiliser des méthodes en nous basant sur le système de “récompense” plus que sur les punitions !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Estefanía Egea, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en stimulation cognitive.”

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce que l’on apprend ?

Comment se rappeler de ce qu’on étudie ? Mémoriser des données n’est pas apprendre. Nous apprenons lorsque nous sommes surpris par quelque chose, lorsque nous sortons de la monotonie, lorsque quelque chose attire notre attention et éveille notre curiosité. Lorsque nous associons l’apprentissage avec des situations réelles de la vie de tous les jours, lorsque nous sommes motivés et que nous apprécions ce que nous sommes en train d’apprendre. Comment construire solidement nos connaissances ? Et comment les stocker sur le long terme ? Découvrez dans cet article quelques conseils utiles sur l’apprentissage significatif pour mieux étudier. Faites que ce que vous apprenez soit graver dans votre mémoire à long terme !

Pour apprendre il est nécessaire de lier de nouvelles connaissances avec des connaissances déjà acquises par le passé. Au fur et à mesure que nous emmagasinons plus de connaissances, nous allons créer un réseau conceptuel de connaissances, dans lequel nous lions l’information nouvelle aux informations et aux connaissances existantes. La clé de l’apprentissage significatif est donc de savoir comment bien intégrer les nouvelles informations avec notre réseau de connaissances.

Mais comme vous avez certainement déjà pu le remarquer, tous ce que nous apprenons ne reste pas stocké dans notre mémoire à long terme. Pour que cela soit ainsi, il est nécessaire, dans un premier temps, de trouver un sens à l’information que nous sommes en train d’apprendre, de la comprendre et de lui donner une signification.

C’est uniquement en apprenant de cette façon que nous sommes capables d’argumenter, de réfléchir, d’appliquer et d’expliquer l’information que nous avons acquis. N’importe quel autre type d’apprentissage sera mécanique, et vous l’oublierez probablement facilement.

Voici les aspects qui sont nécessaire à une bonne mémorisation de ce que nous étudions.

Quels éléments déterminent ce que nous nous souvenons de ce que nous avons étudié ?

Il y a trois éléments principaux qui vont déterminer si notre apprentissage va perdurer dans le temps : la forme dont est présentée l’information, l’information préalable dont nous disposons et l’attitude et la disposition que nous avons pour apprendre.

  1. La forme dont est présentée l’information : Afin que nous nous souvenions de ce que nous étudions, il est nécessaire que la structure et la complexité du texte soient adaptés à notre capacité cognitive et également à notre âge. Par exemple, un enfant de 8 ans ne peut pas se rappeler des notes de son grand frère de 16 ans même s’il les relie plusieurs fois, parce que son cerveau n’est pas encore capable de traiter les structures synthétiques d’une telle complexité.
  2. L’information préalable dont nous disposons : Il est également important de disposer de notions ou de connaissances qui vont nous servir de bases pour l’acquisition de nouvelles informations. Comme nous l’avons vu, un élément très important pour se souvenir de ce que l’on apprend est l’association qui sera faite entre la nouvelle information et celles déjà existantes. Ainsi, depuis notre plus jeune âge nous relions des informations entre elles, des connaissances et des expériences, qui se groupent en un réseau de contenus qui s’agrandit au fur et à mesure que nous en apprenons plus sur le monde qui nous entoure.
  3. L’attitude et la motivation que nous avons pour étudier : Un autre facteur qui va déterminer si nous nous souvenons ou non de ce que nous étudions est la disposition et l’intérêt que nous avons à étudier. Pour cela, il est nécessaire que l’information que nous souhaitons apprendre capte notre attention, ainsi que de nous impliquer complètement, que ce soit parce que le sujet nous intéresse vraiment ou parce que nous avons besoin de ces connaissances pour remplir un objectif sur le long terme.

Arrivé à ce point, vous vous demandez sûrement qu’est-ce que vous pouvez faire vous-même pour réussir à mieux vous souvenir de ce que vous apprenez, comment vous pouvez mesurer les résultats de ce processus et comment l’améliorer. Voici les clés pour que ce que vous appreniez se maintienne dans le temps.

Conseils pour étudier : comment se rappeler de ce qu’on étudie

Comment apprend notre cerveau ? Comme nous l’avons vu précédemment, il existe trois facteurs principaux qui interviennent au moment de mémoriser une information sur le long terme, et pour que nous soyons donc capables de nous en rappeler longtemps après l’avoir apprise. Il est nécessaire que tous ces aspects soient présents, et vous devez prendre activement part au processus. Pour cela, vous pouvez essayer de suivre les conseils suivants et voir s’ils fonctionnent pour vous :

  1. La première chose à faire est d’adapter à vos critères le matériel que vous souhaitez apprendre. Lorsque le matériel est adapté à votre niveau cognitif, passer à l’étape suivante.
  2. Commencez par une première lecture rapide qui vous permettra d’extraire l’idée principale sur le sujet que vous souhaitez apprendre.
  3. Ensuite, effectuez une lecture plus minutieuse et essayez de reformuler le contenu afin que cela soit plus facile à comprendre : chercher la signification de tous les mots que vous ne connaissez pas, et qui vous empêche de comprendre le sens général de l’information que vous devez apprendre.
  4. Recommencez à reformuler l’information. La majorité des gens trouve utile de réaliser des schémas, réaliser avec leurs propres termes. Vous pouvez essayer cette méthode, mais sinon il existe d’autres moyens de réélaborer l’information. L’important est que vous trouviez une méthode qui fonctionne pour vous. La finalité de ces étapes est de favoriser le traitement et la compréhension de l’information que vous allez étudier.
  5. Une fois que l’information est adaptée pour notre propre usage, nous devons la stocker dans notre mémoire à long terme, afin de pouvoir se rappeler de l’information apprise bien plus tard. En suivant le modèle d’apprentissage significatif d’Ausubel, Novak et Hanesian, il est déterminant de lier l’information nouvelle avec les connaissances que nous avons déjà.
  6. Cherchez des exemples, des applications pratiques, des circonstances, des expériences vécues, etc… qui ont un quelconque lien avec ce que vous essayez d’apprendre. Il est plus facile pour un enfant d’apprendre les animaux invertébrés si on lui montre des exemples qu’il connaît. Par exemple, nous regardons l’image d’un verre de terre (ou un vrai verre de terre) et nous disons :
    • Que veut dire le mot invertébré ?
    • Sans colonne vertébrale
    • Comment est ce verre de terre ?
    • (…)
  7. Si ce que nous apprenons est associé à quelque chose que nous connaissons déjà, il est plus probable que nous nous en souvenions. Par contre, si nous apprenons une définition complexe sur les invertébrés de mémoire, et que nous n’analysons pas ce qu’elle signifie, nous oublierons probablement rapidement cette information.
  8. Revoyez l’information que vous souhaitez apprendre. Plus vous la revoyez, plus vous allez vous en souvenir et plus longtemps.
  9. Mais, aucun des aspects précédents n’est possible si nous n’avons la bonne attitude et une bonne motivation pour apprendre. Il est vrai que beaucoup de fois nous devons étudier des choses qui ne nous intéressent pas vraiment, et parfois même on ne voit pas l’utilité de l’apprendre, mais même ainsi, si nous faisons l’effort de concentrer notre attention sur le sujet parce que nous souhaitons atteindre nos objectifs sur le long terme, cela reste possible. Ainsi, lorsque vous perdez votre motivation, prenez une pause avant de revenir à la charge plus motiver.
  10. Vous devez vous rappelez à vous-même dans ces moments de faiblesse, à quel point il est important pour réaliser vos buts d’apprendre cette information. Par exemple, si vous devez préparer un examen sur un sujet que vous n’appréciez pas du tout, rappelez-vous que si vous ne passez pas cet examen, vous ne pourrez jamais obtenir votre diplôme.
  11. Une autre manière d’augmenter notre motivation et notre intérêt est d’essayer de le rendre attractif. Pour cela, vous pouvez utiliser l’exemple du point suivant, c’est à dire de chercher un exemple réel sur son implication, pourquoi est-ce que c’est important, dans quelle occasion cette information pourrait-elle vous être utile… ainsi vous aurez plus de raisons d’apprendre cette information et cela vous sera plus facile de le faire.
  12. Évitez les distractions et concentrez votre attention sur le moment présent, sur ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Laissez votre téléphone portable de côté et ne regardez pas par la fenêtre.
  13. Créez un état d’esprit qui favorise votre apprentissage. Un état émotionnel positif peut vous aider dans votre processus d’apprentissage lorsque vous devez étudier un sujet compliqué. Découvrez ces trucs de psychologie positive. L’utilisation de l’humour peut être un très bon outil pour capter l’intérêt et l’attention.
  14. De nos jours, il existe une grande variété de tests et d’exercices de réhabilitation cognitive qui peuvent vous aider à mieux connaître votre cerveau et à améliorer les capacités cognitives qui ont besoin d’être renforcées. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive, et est validée par la communauté scientifique. Elle est utilisée par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. Cet outil clinique aide à évaluer et à améliorer un grand nombre de capacités cognitives :

Si vous suivez tous ces conseils, vous aurez beaucoup plus de chance de vous rappeler ce que vous avez étudié et vous pourrez utiliser et appliquer cette information lorsque cela sera nécessaire.

Pour terminer, nous vous laissons avec une vidéo dans laquelle vous trouverez 10 conseils et techniques pour bien étudier et réviser, qui peuvent vous aider pour les étapes les plus difficiles de l’apprentissage significatif, car elles vous aideront à mieux comprendre l’information qui pour l’instant vous est inconnu et complexe. Comment apprendre quoi que ce soit plus vite ?

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour vos études. N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour nous raconter comment ces conseils ont fonctionner pour vous et s’ils vous ont faciliter votre apprentissage, ainsi que vos questions sur le sujet si vous en avez, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Comment apprend notre cerveau : neuroéducation et facteurs qui favorisent l’apprentissage

Comprendre comment apprend notre cerveau nous aide à élaborer de nouvelles stratégies d’apprentissage. Les méthodes d’enseignement traditionnelles sont devenues obsolètes et il est temps de trouver des alternatives dans le domaine de la neuroéducation. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne le cerveau et nous vous donnons quelques conseils qui vous aiderons pour faciliter votre apprentissage.

Comment apprend notre cerveau. Natasha Connnell, Unsplash.com

Comment apprend notre cerveau ? Répéter de nombreuses fois des informations jusqu’à que nous arrivions à les mémoriser n’est pas la meilleure manière d’apprendre. Différentes études scientifiques ont démontré que des facteurs comme la surprise, la motivation, les émotions, le sport, la nouveauté ou le travail en équipe sont des ingrédients indispensables pour favoriser et encourager l’apprentissage et l’acquisition de connaissances.

La stratégie d’éducation que nous suivons actuellement n’est pas adéquate. Pour aider à éduquer et à apprendre mieux, nous devons commencer à appliquer dans les écoles ces découvertes sur comment fonctionne notre cerveau. Répéter des séquences monotones d’informations n’enseigne pas aux enfants à affronter le monde. Nous n’apprenons pas en mémorisant, mais en expérimentant, en nous impliquant et en pratiquant avec nos propres mains.

Pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet de sortir notre cerveau de la léthargie. De cette manière, nous favorisons non seulement l’attention mais aussi la mémoire. L’information nouvelle et attrayante est stockée dans notre cerveau d’une manière plus profonde. Selon une étude de l’Institut Technologique de Massachusetts (MIT) l’activité cérébrale enregistrée pendant un cours est similaire à celle enregistré lorsque l’on regarde la télévision, c’est à dire presque nulle. Avec d’interminables discussions dans lesquelles on bombarde les étudiants d’informations nous produisons l’effet contraire de ce que nous souhaitons.

Selon le neuropsychologue J.R. Gamo le cerveau à besoin de ressentir des émotions pour apprendre. Quand le cerveau apprend une nouvelle information, c’est l’hémisphère droit qui la traite (hémisphère lié à l’intuition, aux images et à la pensée créative).

Par contre, le langage, et les discours des professeurs aux élèves, ne jouent pas un rôle important dans l’apprentissage. C’est même juste le contraire, cela augmente les chances que les élèves déconnectent du cours et se distraient plus facilement.

Pour comprendre comment apprend notre cerveau, il est important de connaître comment il ressent les choses, comment il traite les informations et comment il les stocks.

Plateforme de Neuroéducation de CogniFit : comment apprend notre cerveau

Récemment, il est toujours plus courant de voir le préfixe “neuro-” associé à différente sciences. Cela a généré la création de nouvelles disciplines comme le neuromarketing, la neurotechnologie, la neurolinguistique et la neurodidactique. Car en effet la neuroscience à un rôle toujours plus grand dans l’explication de la réalité scientifique. Connaître le fonctionnement cérébrale aide à mieux comprendre les phénomènes comme celui qui nous intéresse : comment apprend le cerveau.

La neurodidactique unie les connaissances et les méthodes de neuroscience dans le but de favoriser les processus d’apprentissage afin de nous aider à enseigner et à apprendre d’une façon plus efficace. Chez CogniFit, dans le but de favoriser l’attention à différentes nécessités éducatives, nous avons créé une plateforme neuroéducative pour les écoles et les professeurs. Il s’agit d’une plateforme de neuroéducation créée par des spécialistes en neuropsychologie, qui permet d’aider les éducateurs qui ne sont pas spécialisés psychopédagogie à évaluer les processus d’apprentissage et à obtenir les meilleurs résultats pour leurs étudiants.

Facteurs qui favorisent l’apprentissage. Apprendre à apprendre.

1- Dans l’apprentissage, une image vaut mieux que mille mots

Dans des situations très connues ou routinières le cerveau devient feignant. La clé est de profiter de la recherche de nouveauté du cerveau humain. Pour apprendre, le cerveau a besoins de nouvelles stimulations.

Comment apprend notre cerveau ? Une bonne idée au moment d’enseigner est de passer du linguistique au visuel. Remplacer le discours théorique oral par un discours appuyé par des images, des cartes conceptuelles, des vidéos et d’autres matériel audio-visuel afin de stimuler les élèves et de favoriser leur participation dans l’apprentissage

Face à de nouvelles stimulations, tout le cortex cérébral s’active. Il s’agit d’une caractéristique physiologique qui sert à affronter n’importe quelle stimulation indépendamment de sa nature. Cette particularité joue en notre faveur pour l’apprentissage. Et cela est simple comme introduire des changements dans notre discours, par les gestes, les expressions faciales, le contact visuel ou les changements d’intonation. Mais il n’y a rien qui n’active pus le cerveau qu’une nouvelle image ou une vidéo divertissante. Si nous obtenons que tout le cortex s’active, nous favoriserons l’intégration d’information beaucoup plus qu’avec la mémorisation forcée, car le cortex est très lié à l’apprentissage efficace et sur le long terme.

2- Ressentir des émotions est vitale pour l’apprentissage

Vous vous souvenez certainement d’un ou d’une professeur(e) qui vous a marqué, que cela soit en bien ou en mal. Du point de vue de la neuroscience et en considérant comment apprend notre cerveau, cela a une explication toute simple.

L’émotion et la cognition sont étroitement liées et le dessin anatomique du cerveau est cohérent avec cette relation. L’information que nous captons voyage premièrement par le système limbique, la partie primitive ou émotionnelle du cerveau. Ensuite, elle est envoyée vers le cortex, la partie plus analytique et plus nouvelle phylogénétiquement.

La partie plus émotionnelle est connectée avec des structures liées à la survie, comme les amygdales. C’est pour cela que les amygdales sont destinées à consolider les souvenirs d’une façon plus efficace. Il est important de passer par cette partie émotionnelle afin que l’information reste et que l’apprentissage soit efficace. Comment apprend notre cerveau : par exemple, raconter une histoire est un magnifique moyen d’activer les structures sous-corticales et d’apprendre mieux.

Sur le sujet, le neurologue mexicain Jaime Romano a créé un modèle connu comme la neuropyramide. Le modèle compte six étages dans lesquels sont décrit ce qu’il se passe avec une nouvelle information jusqu’à ce qu’elle se transforme en apprentissage. Il a découvert que le processus de l’information est très fortement lié aux processus émotionnels.

Selon Romano : “Nous souhaitons améliorer la capacité émotionnelle et mentale des étudiants, ainsi que les processus de calculs et de compréhension et cela se répercutera sur le fait qu’ils apprendront mieux les mathématiques, à lire et à comprendre des textes ainsi qu’à fixer leur attention”.

3- Travailler avec des camarades est stimulant

Le cerveau est stimulé quand nous interagissons avec les autres et la motivation augmente. Un élève motivé est un élève attentif, qui sera alors plus enclin à des processus d’apprentissage efficaces et se souviendra plus longtemps de ce qu’il aura appris.

Comment apprend notre cerveau : l’apprentissage coopératif est d’une grande aide dans le développement des habiletés sociales, les sentiments d’autosuffisance, favorisant l’empathie et la capacité d’écoute entre autres. Ce type de tâche est très bénéfique du moment qu’elle est réalisée dans une perspective coopérative et non compétitive ou individualiste. Pour cela, il est nécessaire que chacun atteigne ses objectifs seulement si les autres atteignent le leur également. Les recherches sur le sujet ont conclu que les situations coopératives sont supérieures que celles qui sont compétitives ou individualistes.

4- Les nouvelles technologies, alliés pour un meilleur apprentissage

Les technologies de l’information et de la communication favorisent l’attention maintenue et la stimulation des parties plus créatives de note cerveau.

Marc Prensky, expert en éducation, affirme que le système éducatif est anachronique et devrait être remplacé par un autre plus en accord avec la réalité actuelle. Il n’est pas sensé d’enseigner de la même façon qu’il y a 200 ans alors que nous disposons de beaucoup de nouvelles technologies.

Comment apprend notre cerveau : pour connecter avec les émotions et utiliser un support qui soit significatif pour les élèves, il est indispensable d’utiliser les nouvelles technologies. Il faut bien sûr être conscient que nous traitons avec des natifs digitaux pour qui le format digital est beaucoup plus attractif.

Le côté interactif des nouvelles technologies favorise le maintien de l’attention élevée. Le matériel audiovisuel favorise lui le stockage de l’information.

Il n’y a que des avantages à faire bonne usage des nouvelles technologies dans l”éducation afin de stimuler et complémenter l’apprentissage en classe.

5- Jouer ou faire du sport, c’est aussi apprendre

L’activité physique favorise la sécrétion d’une protéine par les muscles, qui lorsqu’elle arrive au cerveau, favorise la plasticité neuronale. Cette plasticité se traduit par une augmentation du nombre de connections neuronales et de synapsis.

Cela est une erreur de décourager les élèves à faire du sport pour privilégier l’étude, car le sport favorise l’apprentissage et la mémorisation. Selon le professeur de l’université de Barcelone David Bueno, il est tout autant nécessaire d’apprendre en cours que d’accorder de l’importance au développement des loisirs personnels.

6- Le cerveau apprend grâce au contact avec la nature

C’est une erreur de garder un étudiant assit, statique, écoutant des informations d’une façon passive. L’élève doit être un agent actif de son apprentissage. Mais de la même façon que nous souhaitons que les élèves soient plus actifs intellectuellement, il est aussi important qu’ils soient actifs physiquement. Pour cela, dans la mesure du possible, il est très bénéfique de sortir de la salle de classe pour apprendre. Car du fait de sortir de la salle de classe on mobilise de nouvelles structures cérébrales très positive pour l’apprentissage. L’idéal serai de pouvoir emmener les étudiants en pleine nature.

Si nous nous focalisons sur comment apprend notre cerveau, la nature est un environnement parfait pour l’apprentissage, spécialement pour les enfants en bas âges.

Dans le monde de la nature nous pouvons rencontrer une infinité de stimulations de différentes formes, couleurs, mouvements et profondeurs. Cette diversité de caractéristique additionnée aux bienfaits de se retrouver en pleine aire favorise un apprentissage efficace. De cette manière nous obtenons de meilleurs résultats pour l’enseignement avec des coûts réduits

7- Faire des pauses est fondamentale pour un bon apprentissage

Parfois, nous sous-estimons l’importance d’une bonne alimentation pour le cerveau (le cerveau a besoin de beaucoup de vitamines), ou bien les pauses et les repos lors de l’apprentissage. Les pauses sont étroitement liées aux processus impliqués dans l’apprentissage, comme la mémoire, l’attention et la motivation.

Les horaires académiques sont en général matinaux et souvent ne sont pas synchronisé avec le rythme biologique des étudiants, Cela est dû en partie au fait que la routine (télévision, souper, jeux-vidéos, se coucher tard) ne favorise pas un bon repos. Regarder la télévision avant d’aller dormir implique une forte stimulation du système nerveux, ce qui rend le sommeil plus difficile à trouver. Il se passe plus ou moins la même chose avec les jeux-vidéos, les ordinateurs, les téléphones portables et les autres gadgets technologiques. Si le souper est trop proche du moment d’aller se coucher cela empêche de faire une bonne digestion, ce qui ne facilitera pas le repos. Aller se coucher tard implique moins d’heures de sommeils et donc un repos plus cours, rendant les réveils matinaux plus difficiles.

C’est pour cela que nous voyons souvent des élèves qui ressemblent à des zombies, sans envie et sans motivation. Nous pouvons éviter que le fait que de se rendre en classe soit si ennuyeux pour les élèves si nous leur instaurons une routine de sommeil adéquate. Il faut éviter les excès de stimulation, éviter de dormir trop peu et également éviter de manger peu avant d’aller au lit.

Merci beaucoup de nous avoir lu ! Nous espérons que cet article sur le fonctionnement du cerveau vous a intéressé et qu’il vous a été utile. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à poser une question plus bas, nous serons enchanté d’y répondre.

“Source : Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”