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Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est, comment l’évaluer et quelques activités pour l’améliorer

Vous êtes-vous déjà imaginé comment serait votre vie si vous ne pouviez pas devinez ou imaginez les intentions et les pensées des autres ? La capacité qui nous permet de prendre en compte des aspects comme celui-ci est connue comme “La théorie de l’esprit”. Cependant, il existe certains troubles dans lesquels cette capacité humaine est affectée. Que se passerait-il si vous n’étiez pas capable de supposer ou d’imaginer ce que les autres pensent ? Rocío Gracía Tribaldo, psychologue, répond à nos questions et nous recommande un test ainsi que des activités intéressantes afin de travailler notre théorie de l’esprit.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment l’augmenter

 

Dans cet article nous vous expliquons qu’est-ce que la théorie de l’esprit, comment celle-ci se développe et comme elle est liée aux troubles du spectre autistique (TSA). Finalement, nous vous donnerons des outils afin de détecter les difficultés dans le développement de la théorie de l’esprit, et nous vous aiderons à travailler cette habileté chez vous.

Théorie de l’esprit : qu’est-ce que c’est et comment se développe-t-elle ?

Le concept de la théorie de l’esprit fut utilisé pour la première fois par Premack et Woodruff en 1978 pour expliquer le comportement d’un chimpanzé en réalisant une série d’expériences dans lesquelles on lui présente différentes situations problématiques avec chaque fois deux solutions alternatives (une correcte et une incorrecte). Finalement, la conclusion de ces expériences fut que le chimpanzé est capable de résoudre des situations problématiques car il est capable d’identifier le problème ainsi que le désir des chercheurs qu’il le résolve, c’est à dire que le chimpanzé est capable d’attribuer un état mental, ou un désir, aux chercheurs. Afin de décrire cela, ils ont utilisé le concept de la théorie de l’esprit :

“En disant qu’un sujet possède une théorie de l’esprit, nous voulons dire que le sujet est capable d’attribuer des états mentaux à lui-même et aux autres… Un système d’inférences de ce type est considéré, dans un sens strict, une théorie : premièrement parce que de tels états ne sont pas directement observables, et deuxièmement parce que le système peut être utilisé pour faire des prédictions d’une manière spécifique du comportement d’un autre organisme (…)” Premack et Woodfruff, 1978 (p. 515-526).

Par exemple, si nous sommes en train de parler avec un groupe de personnes, et que soudain l’une d’entre elles se lève et s’en va, nous essayons automatiquement de comprendre son comportement (celui que nous observons). Pour cela, nous sommes capables de déduire que celui-ci peut être dû à un état mental (par exemple, mes commentaires ne lui ont pas plu), pour une croyance (par exemple, il croit que nous avons terminé) ou pour parce qu’il a d’autres plans. En définitive, nous sommes en train de réaliser une espèce de théorie de l’esprit en déduisant les états mentaux ou les croyances qui pourraient expliquer ce comportement.

Le développement de la théorie de l’esprit se produit entre les trois et les cinq ans de vie, bien qu’il continu de se perfectionner pendant les années qui suivent. Lorsqu’un enfant “découvre la théorie de l’esprit”, il est capable de prendre conscience du fait que les gens (lui compris) ont des états mentaux, des désirs, des émotions, des croyances, des intentions qui leurs sont propres, et que ceux-ci sont capables de guider leurs comportements.

Lors des dernières années, le concept de la théorie de l’esprit a acquis une grande importance dans l’investigation et dans la pratique clinique, surtout dans les domaines liés au développement et aux troubles du spectre autistique (TSA).

Théorie de l’esprit et troubles du spectre autistique (TSA)

Les troubles du spectre autistique (qui comprend par exemple le syndrome d’Asperger) sont principalement caractérisés par l’altération de :

  • Relations sociales (théorie de l’esprit, difficultés à comprendre les émotions des autres, manque d’empathie, problèmes de communication)
  • Développement du langage (voir absence de langage et des gestes de compensation dans certains cas)
  • Communication (problèmes pour commencer une conversation, problème de l’intonation des mots, etc…)
  • Imaginer

En nous concentrant sur les implications d’un déficit dans la théorie de l’esprit chez un enfant, nous pouvons souligner (Baron Cohen, 1999) :

  • Manque de sensibilité envers les sentiments des autres.
  • Incapacité de prendre en compte une information que les autres savent.
  • Incapacité de détecter le degré d’intérêt que les autres montrent sur ce qu’il est en train de dire.
  • Difficultés à détecter l’ironie ou le sens figuré.
  • Incapacité d’anticiper ce que les autres peuvent penser de son comportement.
  • Incapacité de prendre en compte les malentendus.
  • Incapacité de comprendre la tromperie et de tromper.
  • Incapacité de comprendre les raisons qui poussent les autres à avoir un comportement déterminé.

Tous ces déficits vont rendre plus difficile l’adaptation de l’enfant à son environnement, ainsi qu’il est d’une grande importance de donner à l’enfant les outils nécessaires afin qu’il puisse s’adapter à son environnement de la manière la plus adaptée possible. Dans le dernier chapitre, nous verrons quelques techniques qui permettent de développer et d’améliorer la théorie de l’esprit à la maison.

Dans le chapitre suivant, nous allons aborder une méthode qui vous permettra d’obtenir des indices de difficultés du développement de la théorie de l’esprit d’une manière facile et rapide.

Test de Sally et Anne afin de détecter les difficultés de la théorie de l’esprit chez les enfants

Comme nous l’avons mentionné dans les chapitres précédents, la théorie de l’esprit est une habileté qui commence à se développer vers les trois ans.

Il existe un test, appelé test de Anne et Sally, qui nous permet de détecter si quelque chose va mal dans le développement de la théorie de l’esprit chez un enfant.

En général, il est normal qu’un enfant de trois ans ne réponde pas correctement aux questions de ce test, mais dès l’âge de quatre ans, l’enfant devrait être capable de répondre sans difficultés.

Pour réaliser ce test, vous n’avez pas besoins d’être un professionnel, car il vous suffit de suivre une méthodologie assez simple. De plus, pour réaliser cette expérience, vous n’aurez besoin que de deux poupées, deux boîtes différentes et une balle.

Afin de réaliser ce test, vous devez mettre en place une espèce de théâtre, dont les personnages seront Anne et Sally (les deux poupées). Chacune a une des boîtes que nous avons citées auparavant. L’histoire que vous devez représenter et narrer est la suivante :

Sally et Anne ont une caisse chacune. Sally range une balle dans sa boîte avant de quitter la scène (nous mettons la balle dans la boîte de Sally). Une fois que Sally est sortie de la scène, Anne change la balle de boîte et la met dans la sienne, sans que Sally ne soit au courant. Ensuite, Sally revient sur la scène et nous demandons à l’enfant : où est-ce que Sally va chercher la balle qui était dans sa boîte ?

Un enfant qui développe correctement sa théorie de l’esprit répondra que Sally cherchera la balle dans sa boîte parce qu’elle n’a pas vue Anne changer la balle de place.

Par contre, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique dira que Sally cherchera la balle dans la boîte d’Anne, parce qu’il ne comprend comment Sally peut encore penser que la balle se trouve où elle l’a laissée (il ne comprend pas que les actions de Sally sont basées sur sa croyances erronées). En définitive, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique aura de la peine à comprendre que les autres ont leurs propres pensées et croyances (états mentaux) qui peuvent être différents des siens, et même différents de la réalité.

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un test simple à réaliser, mais l’information que l’on peut en retirer est très significative.

Si vous détectez un problème lors de ce test il est alors nécessaire de faire appel à un spécialiste. Car si l’enfant présente des difficultés pour réaliser le test de Anne et Sally, il aura également des difficultés pour s’adapter à son environnement d’une manière efficace, ce qui lui posera des problèmes.

Pour terminer, voici quelques techniques afin que vous puissiez aider un enfant autiste à améliorer sa théorie de l’esprit à la maison.

Techniques pour travailler la théorie de l’esprit chez les enfants qui présentent un trouble du spectre autistique

Malgré que vous connaissiez certainement la majorité de ces techniques si vous avez un enfant qui souffre d’un trouble du spectre autistique, cela est important de citer les techniques les plus importantes et les plus efficaces.

  1. ARASAAC : Sur cette page internet vous pourrez télécharger gratuitement un grand nombre de techniques et d’activités afin de travailler la théorie de l’esprit. De plus, il y a également beaucoup d’autres activités destinées à travailler sur différents aspects liés aux difficultés que rencontrent les enfants qui présentent un trouble d spectre autistique.
  2. Manuel de la théorie de l’esprit pour les enfants autistes : ce livre contient tout un ensemble de fiches, de techniques et de travaux à réaliser avec un enfant, et est accessible pur tout le monde, autant pour les professionnels que pour les parents.
  3. Enfin, nous vous recommandons de réaliser différentes activités en simulant des situations. Voici quelques exemples qui peuvent vous servir de guide, et qui peuvent vous aider à créer différentes activités similaires :
    1. Nous préparons une photo de l’enfant et une photo de nous-mêmes.
    2. Sur une feuille de papier, nous écrivons les questions suivantes : “Qu’est-ce qui te plait ? Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te dérange ?”.
    3. Nous commençons avec la première question, à laquelle vous répondez tous les deux par écrit.
    4. Ensuite, nous choisissons les pictogrammes qui correspondent chaque chose citée auparavant et nous demandons à l’enfant qu’il dispose chaque pictogramme avec les goûts et les intérêts de chacun.

Avec ce type d’activités, nous allons encourager l’amélioration des habiletés sociales de l’enfant et lui permettre de comprendre que les intérêts et les goûts de chacun sont différents, et qu’ils ne sont pas forcément égale aux siens. C’est à dire que nous allons l’aider à comprendre les états mentaux des autres et luis faire comprendre que ceux-ci peuvent être différents des siens.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rocío Gracía Tribaldo, psychologue de CogniFit spécialisée en psychologie positive.”

Syndrome d’Asperger : qu’est-ce que c’est, quels sont ses symptômes, ses causes, son diagnostic, son traitement et quelques conseils

Sheldon Cooper, célèbre personnage de la série “Big Bang Théorie”, a aidé à faire connaitre un trouble qui affecte la qualité de vie de beaucoup d’adultes et d’enfants dans le monde entier. Lorsque celui-ci frappe à la porte de sa voisine trois fois de suite en répétant son nom, quand il démontre un intérêt démesuré pour les trains ou pour la physique, quand il comprend les traits d’humour de ses amis d’une manière littérale ou quand il s’efforce à comprendre et à exprimer des émotions il nous montre un exemple (souvent exagéré et peu réaliste) de comment peuvent se sentir les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Dans cet article, nous vous expliquons qu’est-ce que le syndrome d’Asperger, quels sont ses caractéristiques chez les enfants et chez les adultes, son traitement, ses causes, comment on établit son diagnostic et huit conseils qui vous aiderons à partager le quotidien de ces personnes.

Qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

La définition du mot syndrome implique un ensemble de symptômes qui apparaissent à la suite du développement d’une maladie. Nous allons passer en revue tous l’ensemble des symptômes qui permettent de diagnostiquer le syndrome d’Asperger chez une personne.

Le syndrome d’Asperger a été décrit pour la première fois en 1944, par l’auteur duquel il tire son nom, Hans Asperger. Ce fut juste un an après que Leo Kanner eut décrit les symptômes propres à l’autisme.

Le syndrome d’Asperger apparaît pour fois dans le Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux dans sa quatrième édition (DSMIV), dans le groupe des troubles généralisés du développement. Dans ce groupe, en plus du syndrome d’Asperger, l’on trouve également le trouble autistique, le trouble de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et le trouble du développement généralisé non spécifique, catégorie qui inclue tous les troubles du développement qui pour une raison ou une autre n’entre pas dans les catégories précédentes.

DSM-IV : Le syndrome d’Asperger se défini comme une altération qualitative grave et persistante de l’interaction sociale et également du développement des schémas de comportements, d’intérêts et d’activités répétitives et stéréotypées, qui cause un mal-être significatif dans des domaines importants de la vie de la personne qui en souffre, comme l’activité sociale, professionnelle, scolaire ou familiale.

Un autre manuel qui est très utilisé par les experts est la Classification Internationale de maladies (CIE-10). Dans celui-ci, nous pouvons trouver la définition suivante :

CIE-10 : le syndrome d’Asperger est un trouble de la validité nosologique douteuse, caractérisée par le même type de déficit qualitatif de l’interaction social que l’autisme, en plus de la présence d’un répertoire réstreint, stéréotypé et répétitif des activités et des intérêts. Il diffère cependant de l’autisme par le fait qu’il n’existe pas de déficit ou de trouble du langage ou du développement cognitif. La majorité des personnes affectées sont d’une intelligence normale, mais sont souvent assez maladroit d’un point de vue moteur. Le trouble se présente majoritairement chez les hommes. Il semble très probable que certaines formes soient des cas d’autisme léger, mais il n’y a pas de certitude que cela soit ainsi pour tous les cas.

Il est important que nous introduisions le syndrome d’Asperger de cette manière, car aujourd’hui, dans le dernier Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux (DMS – V) le syndrome d’Asperger n’apparaît pas en tant qu’une catégorie en soi. Il est inclus dans les troubles du développement neurologique, appelés Troubles du Spectre Autistique (TSA) qui décrit parfaitement deux champs particuliers : la communication social et les comportements répétitifs, qui dans ce trouble se voient altérés dans trois niveaux différents de gravité.

Il nous faut imaginer les dimensions comme continue, comme s’il s’agissait d’un spectre de couleur dans lequel on trouve à une extrémité le niveau 1, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien, au milieu le niveau 2, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien important et au final le niveau 3, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien continue.

Les personnes qui souffre du syndrome d’Asperger n’ont généralement pas de retard significatif du langage ni du développement cognitif. Ainsi, normalement, elles se trouvent dans les niveaux moins élevés du spectre autistique.

Syndrome d’Asperger chez les adultes : caractéristiques et symptômes

La principale caractéristique des personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est l’altération persistante des interactions sociales. Il s’agit de la difficulté qu’on ces personnes à entrer en relation avec les autres. Cela peut aller au point que sans le soutien adéquat, les difficultés dans leur communication sociale causent des limitations importantes.

Ces personnes ont des difficultés, par exemple, pour commencer une conversation ou une interaction avec une autre personne. Elles utilisent des réponses peu communes et qui ne fonctionne pas avec les autres personnes. C’est pour cela qu’il peut paraître que leur intérêt pour les relations sociales est minimal.

Il se peut que les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger soient capables de participer à une conversation et d’intervenir dans une interaction sociale, mais elles échoueront lorsqu’il s’agira de maintenir la conversation, ou lorsqu’elles souhaiteront connaître mieux quelqu’un ou se faire des amis, en utilisant des conversation peu communes et inefficaces.

Les capacités de ces personnes leur permettent généralement de suivre une vie relativement indépendante, autant personnellement que professionnellement. Mais malgré cela, ce qui pourrait être nommé leur dysfonctionnement social est très sévère. Et cela rend leur intégration scolaire difficile, complique leur recherche d’emploi et leur adaptation à leur environnement professionnel, tout comme le maintien de relations amicales avec leur semblables, pour trouver un partenaire ou encore former une famille.

Les adultes qui vivent avec le syndrome d’Asperger utilisent un langage formel et adéquat, mais beaucoup d’entre eux ont des problèmes au moment de l’utiliser efficacement dans leurs interactions sociales, c’est à dire dans la pratique. Cela se produit car neurocogntivement ces personnes n’ont pas la capacité nécessaire pour comprendre l’état mental et émotionnel de leur interlocuteur. Elles n’arrivent donc pas à interpréter les comportements non-verbaux des autres, et spécialement lorsqu’il s’agit des expressions faciales. Ce qui fait d’elles des personnes particulièrement vulnérables, car elles n’arrivent pas à interpréter les intentions des autres personnes.

Expressions faciales et langage non-verbal.

En résumé, quelque chose de fondamental chez les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est qu’elles ont une altération de la “théorie de l’esprit”, qui, d’une façon simplifiée, la capacité que nous avons pour attribuer des pensées et des intentions lorsque nous nous trouvons dans un contexte cultural et social connu, ce qui nous permet d’entre en relation et de communiquer d’une manière efficace avec nos semblables.

Une autre caractéristique des personnes qui vivent avec le syndrome d’Asperger est que leur compréhension du langage verbal est littérale. Elles ne sont pas capables mettre de contextualiser ce que les autres leur disent. Elles ne comprennent donc pas non plus le sarcasme ou l’ironie.

En plus du domaine social, l’autre domaine important qui est affecté par le syndrome d’Asperger sont les comportements répétitifs ou restrictifs. Il se peut que, par exemple, que ces personnes s’intéressent à un ou à plusieurs sujets dans lesquels ils deviendront d’authentiques experts, par exemple les train, l’astronomie ou la physique quantique. Mais cela sera toujours d’une manière répétitive et en manifestant leur intérêt sur ces sujets dans toutes leurs interactions sociales et dans n’importe quel contexte.

Ces personnes sont également souvent rigides et intolérants aux changements dans leurs habitudes ou dans leur routine. Certains développent des rituels compulsifs qui sont des séquences d’activités qui ne font pas parties de l’activité réalisé sur le moment. Par exemple, l’organisation du matériel très soigneusement rangé et d’un ordre d’utilisation de ce matériel nécessaire à remplir une tâche (par exemple les stylos pour étudier, les ustensiles pour cuisiner, les services pour manger, etc…) ou de réciter une liste, qui doit absolument arriver à son terme (par exemple la liste des collègues de travail lorsqu’on leur demande qui sont leurs amis). Et si la personne ne finit pas l’un de ses rituels ou qu’elle est interrompue, elle deviendra anxieuse ou se sentira sous pression.

Certaines données sur les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger :

  • 50% d’entre-elles arrivent aux études supérieures.
  • 12% obtiennent un travail à temps complet.
  • 82% dit avoir au moins deux contacts sociaux par mois avec des personnes en dehors de leur cercle familial.
  • 3% vivent de manière indépendante.

Syndrome d’Asperger chez les enfants : caractéristiques et symptômes

Les caractéristiques décrient dans le chapitre précédent sont les mêmes qui apparaissent chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Selon Lorna Wing, certaines anomalies comportementales commencent à se manifester dans la première année de vie de l’enfant.

Chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger il est fréquent d’observer un manque de socialisation avec ses semblables dans leur environnement scolaire ou au parc. Le problème n’est pas qu’ils ne souhaitent pas essayer d’entrer en relation avec les autres, mais plutôt qu’ils n’ont pas les habiletés nécessaires pour le faire. Ce “manque d’empathie” se traduit souvent par un isolement scolaire du fait qu’ils sont considérés par les autres enfants comme bizarres ou étranges.

Par rapport au langage des enfants qui ont un syndrome d’Asperger, il faut dire qu’il est souvent mécanique, de par leur ton et leur volume de parole. Ils ont parfois également l’air pédants et peuvent interpréter le langage de manière littérale.

De même que chez les adultes, les enfants qui souffrent de ce trouble ont souvent des centres d’intérêts ou des sujets pour lesquels ils démontrent un très grand intérêt. Par exemple, lorsqu’ils jouent, ils le font toujours avec les mêmes jouets, ou ils se passionnent (d’une façon quasi obsessive) pour certains aspects des choses qu’ils étudient à l’école, certaines parties de l’histoire, de la géographie, etc… Ils font également preuve de schémas répétitifs de comportements ou de rituels, comme par exemple vouloir aller à l’école en empruntant toujours le même chemin. Et si on perturbe leur routine ou leurs habitudes, cela les fait souffrir d’un mal-être significatif.

Enfin, les enfants atteints du syndrome d’Asperger présente souvent une torpeur motrice. C’est à dire que le développement de leurs mouvements ou de leur motricité peut être retardée en comparaison avec les autres enfants, et ils peuvent également manifester des difficultés de coordination de mouvements.

Syndrome d’Asperger : causes

De nos jours, la prévalence du syndrome d’Asperger dans la population est entre 20 et 25 personnes affectées pour 10’000 personnes. Ce syndrome est beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, avec une proportion de 8 hommes atteints pour chaque femme.

On ne connaît pas de manière exacte l’origine des troubles du spectre autistique, ni celle du syndrome d’Asperger.

Bien que les investigations tendent à prouver qu’il ait une origine biologique. Des différences dans des structures et des régions du spécifiques cerveau des enfants qui souffrent de ce trouble ont été découverte avec celles d’enfants sains.

Ces différences apparaissent, par exemple, dans certaines zones cérébrales dans laquelle à eu lieu une migration anormal de cellules pendant le développement du fœtus.

Une augmentation des connections neuronales entre les lobes frontaux du cerveau, dans le système limbique et dans les zones temporelles a également été observée. Ces zones sont primordiales dans le développement des capacités qui permettent l’acquisition adéquate des fonctions supérieures

Les facteurs génétiques semblent également avoir une grande importance dans les troubles du spectre autistique. Par exemple, le facteur de l’hérédité est observé entre 37% et 90% des cas. Et il y a jusqu’à 15% des cas auxquels on peut associer une mutation génétique.

Lorsque nous parlons de causes des troubles du spectre autistique, on prend en compte les facteurs de risque comme l’âge avancé des parents ou un poids de naissance très bas.

Les manifestions précoces des troubles du spectre autistique ont été investiguées et révisées par différentes sources, ce qui proportionnent le soutien nécessaire aux explications psychologiques qui mettent en évidence le fait qu’il s’agisse de troubles du développement dans lesquels la constitution de compétences sociales est affectée, qui peuvent être observés dès le troisième trimestre de la première année de vie.

Il nous faut mentionner que le fait les troubles du spectre autistique sont liés à la vaccination de la grippe est un mythe totalement faux.

Syndrome d’Asperger : diagnostic

Le diagnostic du syndrome d’Asperger est plus compliqué que la détection de l’autisme. En d’autres termes, les niveaux les plus graves des troubles du spectre autistique sont plus facilement détectables que pour les autres pur lesquels l’acquisition du langage sera relativement normale et qui ne semblent pas souffrir de retard intellectuel.

Le diagnostic doit être réaliser par un spécialiste en troubles du spectre autistique, qui réalisera une observation comportementale, une évaluation des compétences psychologiques et qui réalisera également quelques tests médicaux. Les compétences psychologiques qui sont généralement évaluées sont l’intelligence, les habiletés adaptatives conceptuelles, sociales et pratiques, ainsi que le langage et l’histoire du développement de l’enfant ou de l’adulte.

Il faut prendre en compte que plus tôt se fait le diagnostic, plus vite des stratégies de soutien pourront être misent en place pour aider ces personnes. Ces soutiens peuvent être des thérapies psychologiques, des traitements pharmacologiques, un appui scolaire ou une aide économique.

Syndrome d’Asperger : traitement

Le traitement du syndrome d’Asperger doit toujours être basé sur les caractéristiques de la personne qui en souffre, le plus strictement possible. C’est à dire, sur ses points forts et sur ses points faibles dans leur habiletés sociales et communicatives, dans leur répertoire de jeu et dans leur niveau de performances intellectuelles.

Rappelons-nous que e plus tôt on intervient et le plus de mesures adéquates on mettra en place, le plus efficace sera alors le traitement.

On peut créer des traitements qui incluent différentes techniques en fonctions des besoins de l’individu, comme par exemple des techniques de contrôle de soi, des activités conçues pour améliorer les habiletés sociales et communicatives, par exemple pour améliorer la compréhension des expressions faciales ou de la compréhension du langage corporel.

Comment vivre avec le syndrome d’Asperger ? 8 conseils et stratégies pour mieux partager la vie d’une personne qui souffre de ce trouble

Syndrome d’Asperger
  1. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger ont des difficultés pour interpréter le langage et les expressions. Ainsi, essayer de ne pas utiliser de concepts abstraits. Soyez le plus concret possible et utilisez des signes visuels comme des dessins ou de mots écrits afin d’éclairer la signification de concept abstraits. Par exemple, au lieu de lui demander “pourquoi as-tu fais cela ?” dites-lui “je n’aime pas quand tu fermes la porte violemment en donnant un coup lorsque je te dis qu’il faut aller à l’école. La prochaine fois dis-moi que tu n’as pas envie d’y aller et ferme la porte doucement”.
  2. Évitez d’utiliser des expressions ou des phrases toutes faites comme “pousser le bouchon”, “s’est passer à un poil” ou “filer du mauvais coton”. N’utilisez pas non plus des phrases à double sens, du sarcasme ou des blagues. Si vous le faites tout de même, il est préférable que vous les lui expliqué ensuite.
  3. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger font des efforts continus pour s’adapter à leur environnement et pour essayer de s’intégrer socialement. Pour cela, elles peuvent nous sembler égocentriques ou qu’elles aient un comportement étrange, que nous pouvons mal interpréter ou penser qu’elles ont quelque chose contre nous. Il ne faut pas que cela soit le cas, car ce n’est pas intentionnel.
  4. Rappelez-vous que parfois elles peuvent avoir du mal à comprendre les expressions faciales ou celles du langage corporel. Attention avec leur utilisation.
  5. Parfois, leurs comportements peu habituels peuvent être mal vus, suivant la situation. Il se peut même que les gens réagissent assez mal face aux comportements d’une personne qui souffre du syndrome d’Asperger. C’est pour cela qu’il est utile que ces personnes aient toujours un lieu sûr à leur disposition, ou une personne de confiance à qui parler.
  6. Si un enfant qui souffre du syndrome d’Asperger réalise de manière répétée des questions ou des arguments verbaux dans un environnement comme l’école, nous devons essayer d’interrompre ce comportement d’une manière adéquate. On peut lui demander par exemple d’écrire d’une manière claire quelle est la question qu’il souhaite poser ou quelle est la réponse qu’il aimerait nous communiquer.
  7. À l’école, les notes importantes ainsi que les activités ou les tâches réalisées doivent données par écrit aux parents ou aux tuteurs, dû aux difficultés communicatives de ces enfants ou de ces adolescents.
  8. Enfin, ne donner jamais une chose pour acquise ni ne les traiter pas d’une manière différente. Malgré qu’elles aient des difficultés pour entre en relation avec les autres et dans leurs interactions sociales, ainsi que dans leur communication, ces personnes sont souvent intellectuellement très intelligentes et sont des personnes qui avec les soutiens adéquats peuvent profiter d’une très bonne qualité de vie.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rosa Calderón Vicente, psychologue de CogniFit spécialisé en psychologie du troisième âge.”

Traitement de l’autisme de type Rett et musicothérapie

Le syndrome de Rett, ou autisme de type Rett, est une variété d’autisme infantile qui affecte généralement les petites filles, et qui est inclus dans le groupe des maladies rares. Les petites filles qui souffrent de cette maladie naissent sans que celle-ci se manifeste et grandissent normalement pendant un an. Une fois un an passé, elles expérimentent un processus de régression et perdent petit à petit toutes les habilités qu’elles avaient développés jusque-là : la coordination, le langage, etc… Nous avons déjà parler des bienfaits de la peinture chez les enfants autistes, dans le cas de la musique, ses bienfaits pour les enfants autistes ont été prouvés en ce qui concerne l’autisme de type Rett, et cela peut s’avérer très utile pour permettre à ces petites filles de récupérer leurs habilités perdus.

Andreas Rett, le neuropédiatre qui a découvert ce type d’autisme en 1965, s’est rendu compte que le centre musical dans le cerveau est une partie primitive de l’esprit qui reste intact chez les petites filles qui souffrent de ce syndrome. Beaucoup des patientes s’intéressent à la musique et aux sons, ce qui a rendu commun l’utilisation de la musicothérapie pour traiter l’autisme de type Rett.

La musicothérapie comme traitement pour l’autisme de type Rett

Le premier pas de ce type de thérapie est de consolider un lien avec la patiente grâce à une ambiance qui génère la confiance et qui la fait se sentir à l’aise. Il est important d’apprendre à reconnaître les schémas de communication de la patiente, afin de pouvoir établir un dialogue efficace avec le langage non-verbal. Les petites filles qui souffrent de cette maladie peuvent avoir un temps de réponse retardé et il faut alors savoir attendre afin d’identifier la réponse et que la petite fille se sente comprise.

La musicothérapie est également utilisée dans ce genre de cas pour faciliter la communication avec les patientes. Grâce à la musique, l’attention de la patiente est captée et cela la motive à communiquer, on obtient alors sa collaboration avec les professionnels qui sont en train de la traiter.

La psychologue et musicothérapeute Mónica Muñoz parle du rôle que joue la musicothérapie dans la communication avec les autistes : “Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une thérapie complémentaire et nous ne soignons pas grâce à la musicothérapie, mais que cela amène une amélioration de la qualité de vie de ces personnes. C’est ça l’objectif fondamental de la musicothérapie, grâce à un traitement qui utilise la communication non-verbale (si fondamental pour le traitement de l’autisme par exemple) afin d’ouvrir et d’augmenter les canaux de communication. À partir de là, c’est à la famille de choisir si elle veut impliquer son enfant dans une thérapie qui favorisera sa communication et de cette façon améliorera sa qualité de vie et ses possibilités de réhabilitations.”

On peut commencer cette thérapie avec des instruments de percussion comme un tambour, et ensuite avancer à d’autres instruments plus complexes comme la guitare et le clavier. Les schémas rythmiques aident à entraîner leur coordination et à la contrôler. Cela sert également à donner une structure et un rythme aux mots et stimule la communication.

Pour développer le langage, les patientes chantent des mots avec diverses variations de sons, le spécialiste peut également chanter une mélodie afin que la petite fille soit encouragée à l’imiter, en produisant des sons graves et des aiguës, en modulant le son de la voix pour imiter le son de la chanson. De cette manière, la capacité de des patientes à reproduire un son se développe et elles peuvent récupérer dans la mesure du possible leur capacité de parler.

“Depuis la musicothérapie nous travaillons fondamentalement pour que le patient ait un espace d’expression libre, qui lui permette de communiquer ce qu’il ressent. Nous ne recherchons pas la mécanisation d’un comportement, ce que nous recherchons est qu’à travers l’utilisation des expressions corporelles et sonores non-verbales se développe un lien, à travers lequel nous pouvons améliorer la capacité expressive, la communication et ainsi éviter l’isolement.” Conclut la psychologue.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour découvrir l’autisme de type Rett et son traitement de musicothérapie. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé.”

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes: Iris Grace la petite génie

Iris Grace est une petite fille autiste de six ans qui est fascinée par trois choses : sa chatte Thula, jouer du violon et peindre. Il n’y a rien qui ne calme plus la petite Iris qu’avoir un pinceau entre les doigts et de retranscrire sa manière de voir le monde en peignant. Grâce à cette passion, cette petite fille est devenue célèbre dans le monde entier. Et cela est dû au fait que pour Iris, la peinture est plus qu’une passion, c’est sa manière de transmettre sa vision du monde qui l’entoure aux autres. Nous vous racontons la touchante histoire d’Iris, la petite génie, et des bénéfices de la peinture chez les enfants autistes.

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes

Beaucoup d’expert ont mis en relation les tableaux d’Iris avec ceux de Monet, par la force et la couleur de leurs traits. Bleus, gris, blancs, roses, jaunes… Les tableaux de la petite Iris sont remplis de qualité et ils ont permis à cette peintre de six ans d’intéressés beaucoup de galeries et de collectionneurs à travers le monde.

Naturellement, les parents sont très fiers de leur petite fille. Ils sont également très contents qu’Iris ait trouvé un moyen d’exprimer ce qu’elle ressent grâce à la peinture. Sachant qu’avant de découvrir sa passion pour la peinture, Iris était une enfant très fermée. En effet, l’autisme rend souvent les interactions des personnes qui en souffrent plus compliquées. Iris souffrait également d’attaques nerveuses et n’arrivait à se calmer qu’uniquement en écoutant de la musique, mais grâce à la peinture elle à pu développer énormément sa façon d’entrer en relation avec les gens qui l’entoure. Voici une liste des principaux bénéfices qu’on eut la peinture sur Iris et sur d’autres enfants autistes.

Bénéfices de la peinture chez les enfants autistes

Une aide pour s’exprimer, une chose très utile pour les personnes timides, autistes et avec des problèmes de communication.

Une thérapie qui aide à s’isoler de la réalité de façon positive et à se vider l’esprit du stress et des autres pensées négatives.

-Si elle est réalisée de façon relâchée et sans compétitivité la peinture aide à renforcer l’auto-estime et l’individualité.

Renforce la motricité et stimule les connections cérébrales.

Améliore la concentration et l’intelligence émotionnelle.

Une aide pour se créer un sens de l’art et pour l’apprécier.

Une aide pour sociabiliser et se divertir, une chose vraiment salutaire, surtout chez les enfants autistes.

L’histoire d’Iris a tellement inspiré qu’elle s’est convertie en exemple à suivre pour beaucoup d’enfants autistes. De plus, de grands peintres, des stars de cinéma, comme Asthon Kutcher et Daniel Radcliffe, ont promus ses œuvres et ses apparitions dans divers événements, qui ont servis à aider à financer des centres d’aide aux autistes. Aidant ainsi les autres enfants autistes comme Iris à découvrir de nouvelles formes de s’exprimer.

“Source : Borja Echeverría, rédacteur expert en contenus médicaux et de santé. Passionné de la psychologie et de la neuroscience. Toujours à la recherche de nouvelles sources, nouvelles et tendances. Conseils, thérapies, curiosités, traitements…”