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La névrose : Une maladie qu’il faut “enfin” prendre au sérieux

Avez-vous déjà entendu dire qu’il existe un vaste univers dans notre cerveau auquel on a pas accès ? Laissez-moi vous dire que ce n’est pas qu’une simple rumeur. Notre psychique est constitué de trois parties : Le ça (centre des désirs), le surmoi (La structure morale) et le moi (qui essaye de faire un équilibre entre les deux). Cependant, ces trois instances psychiques élaborées par FREUD, ne se mettent pas toujours d’accord, il y a des moments où le ça et le moi sont en conflits, nos pulsions et nos désirs veulent se manifester au grand jour et prendre le contrôle, sauf que le monde extérieur par exemple, ne le permet pas. C’est ce qui cause la névrose.

La névrose est une maladie qu’il faut prendre au sérieux

À un moment donné, le moi gagne, autrement dit, la réalité prend le dessus. Cependant, le ça ne se laisse pas faire, il veut à tout pris accomplir son désir, et satisfaire sa pulsion, c’est pourquoi il revient sous une autre armure, qu’on appelle le symptôme. En fin de compte, le moi ne cessera de fuir le ça caché sous cette armure, ce qui le laissera apparaître sous la forme de ce même symptôme.

La névrose, c’est quoi?

La névrose est un ensemble de maladies psychiques non inflammatoires dont la personne est consciente, et qui n’est pas du à un dysfonctionnement physique du système nerveux. Le névrosé est conscient de sa maladie et s’en plaint, il veut s’en débarrasser, car même si la personne continue de vivre normalement, son mode de vie est perturbé (relationnel, quotidien…).

Cette maladie psychique résulte de conflits coincés dans l’inconscient, et des pulsions qui se sont vus refuser l’accès au conscient sous leur véritable aspect, c’est pourquoi ils ressortent sous différentes formes méconnaissables comme : Une phobie, une anxiété, obsession… Ces conflits viennent de traumatismes vécus à un moment précis dans notre vie (enfance, adolescence…) comme la perte d’un proche, une humiliation, un rejet…

Freud différencie la névrose de la psychose, notamment dans son rapport avec la réalité

« La névrose de dénie pas la réalité, elle veut seulement ne rien savoir d’elle ; la psychose la dénie et cherche à la remplace »

Autrement dit, un névrosé sait qu’il est malade et s’en plaint, alors que la psychose n’en est pas conscient, c’est une déstructuration.

La névrose, origine

Ce terme de névrose a été introduit pour la première fois, par le médecin écossais William Cullen en 1769 sous forme de « neurosis » (neuron =nerf et ose de osis = maladie non inflammatoire), puis introduit en français par Philippe Pinel avec ce terme actuel qui veut dire toute maladie du système nerveux sans cause organique.

Pendant longtemps, la névrose était comme une catégorie où on mettait les personnes atteintes de maladie d’origine non organique et qu’on ne comprenait pas l’origine ou la cure.

La névrose selon Sigmund Freud

Impossible de parler de névrose sans parler de S. Freud, il l’a étudié pendant très longtemps et l’a catégorisé parmi les trois principaux pôles en psychanalyse : névrose, psychose et perversion. Ce sont les piliers de la psychanalyse.

La névrose a été un concept longuement étudié par Sigmund Freud, selon lui « la névrose est une maladie psychique, dont les symptômes peuvent être physiques (mais ne sont guérissables en général par la médecine) et qui se caractérisent par une conduite inadaptée par rapport aux exigences ordinaires de la vie. Les névrosés souffrent de refoulement, leurs troubles jouent un rôle de compromis : ils leur servent à se protéger (plus ou moins efficacement) des effets du refoulement et en même temps à maintenir ce refoulement. Car une des principales conditions essentielles de la névrose est que le malade ne sache pas ce qu’il refoule, c’est-dire ignore les désirs cachés de son inconscient. ». Il affirme aussi que la névrose est un conflit entre le ça et le moi et que ce dernier serait sous la merci du surmoi qui lui interdit d’accepter le ça.

En psychanalyse, un patient doit être catégorisé dans l’un de ces trois pôles avant de commencer la thérapie, car cette dernière diffère d’une catégorie à l’autre.

les différents type de la névrose

Névrose obsessionnelle

Tout d’abord, l’obsession est une forme de névrose, c’est la plus grave de toutes ses formes, elle surgit dans la vie du patient et devient une sorte de rituel. Le patient est conscient de son obsession et il en a honte, toutefois, il est difficile pour lui de s’en débarrasser comme ça, elle pose de véritables problèmes thérapeutiques.

Le psychique est obsédé par un point précis (un chiffre, un mot, une lettre, une idée…), qui, d’un côté, permettent à l’inconscient de jouir d’un plaisir non conscient. Ce type de névrose est causé par une fixation au stade anal de l’enfance.

Exemple d’un discours d’un névrosé obsessionnel :

Névrose phobique

La névrose phobique est un syndrome dont le symptôme le plus important est la phobie.

La phobie est une véritable angoisse qui s‘empare des personnes qui y sont confrontées. La personne phobique est tout à fait consciente de sa peur et de son absurdité. Par conséquent, elle tente d’éviter, par tous les moyens, la situation ou l’objet redouté. La phobie est le résultat d’un refoulement d’une angoisse dont la personne n’est pas consciente, et qui est mise en place en forme de scénario ou objet qui peut être représenté (araignée, obscurité, hauteur, animaux…). Elle est considérée comme une tentative de fuite, et empêche la libération de la véritable angoisse.

Exemple : Si une personne a peur du noir, en réalité, ce n’est pas vraiment ce qui lui fait peur, mais une angoisse de son inconscient, qui a choisi l’obscurité comme armure pour une raison précise, afin de sortir à la conscience, et non pas en sa forme initiale de qui, justement il tente de s’en échapper. Un enfant qui a peur du noir, a en général peur d’être séparé de sa mère, mais cette forme d’angoisse n’a pas pu passer le barrage entre l’inconscient et le conscient, sinon ça aurait d’une certaine façon traumatisé ce dernier, c’est pourquoi elle est sortie en forme d’une phobie de l’obscurité

Les personnes atteintes sont souvent passives, timides par rapport à l’objet. Le sujet cherche à éviter, et à se rassurer en s’éloignant ou en cherchant la compagnie d’une personne familière, avec qui il peut créer une certaine dépendance.

Les traitements possibles seraient :

  • Une psychothérapie ou une psychanalyse, et même les thérapies de groupe.
  • Le TCC (thérapie cognitivo-comportementale).
  • La chimiothérapie est utile en cas d’une extrême phobie engendrant une souffrance.

Névrose hystérique

L’hystérie est une névrose qui touche autant les hommes que les femmes, elle est caractérisée par une demande affective très importante, et la personne s’invente une vie imaginaire où il peut satisfaire ses désirs et sentiments de manière exagérée. Contrairement en France où elle garde encore ce nom, le DSM l’a nommé attaque de panique ou trouble obsessionnel compulsif (TOC).

Cette névrose trouve son origine dans des conflits inconscients qui se manifestent sous la forme de symptômes physiques comme des douleurs, des paralysies, des troubles de la conscience, etc.

La personnalité d’un malade peut être caractérisée par une timidité importante, un besoin d’être rassuré tout le temps et une grande difficulté à prendre des décisions, il ne peut pas être indépendant, il repose toujours sur les autres, ça peut aussi engendrer des difficultés sociales, vu son besoin permanent d’affection, et sa recherche de la perfection. Un névrosé a besoin de ses crises de paniques pour se défendre contre l’angoisse, ce qui est paradoxal, car c’est justement ces crises qui lui pose problème.

Il peut subir des crises de panique intense sans raison, qui peuvent durer de quelques minutes à quelques heures, et qui doivent être pris en charge en urgence, en injectant un calmant et en rassurant la personne sans la laisser seule.

Le traitement peut s’avérer difficile, et celui qui prend en charge le patient doit être neutre et avoir une attitude compréhensive. Des antidépresseurs peuvent être nécessaires en cas de dépression ou si les crises sont fréquentes. Une psychothérapie ou une psychanalyse peuvent s’avérer nécessaires, pour convaincre le patient qu’il n’a pas besoin de ces crises de panique pour vaincre l’angoisse. Il peut aussi suivre des séances de relaxation, comme le yoga, la sophrologie, etc…

La névrose d’angoisse

On est d’accord qu’on a tous été angoissé à un moment ou l’autre dans notre vie, cette anxiété peut même s’avérer utile, elle nous pousse à prendre la chose plus au sérieux, et à donner plus de nous même, par exemple, lors d’un examen ou d’un entretien, etc.

Cependant, elle devient problématique quand on la ressent de façon permanente, sans raison, quand elle nous aide plus à donner le meilleur de nous même, ou quand elle est la cause d’un épisode dépressif ou d’une crise de panique.

Elle constitue un élément important dans les névroses (phobique, obsessionnelle, hystérique…)

Elle peut se traduire en une fatigue intense, des sueurs, une accélération du rythme cardiaque et parfois de la respiration, la claustrophobie, l’agoraphobie et même l’apparition de douleurs physiques.

Le traitement possible serait de prendre des anxiolytiques pour calmer l’anxiété, puis suivre une thérapie ou une psychanalyse. Des méthodes de relaxation peuvent aussi s’avérer d’une grande aide.

Névrose asthénique

Ce type de névrose est le plus rencontré, il est traduit en une fatigue qui augmente avec l’inactivité, le repos n’est pas une solution, le patient a toujours l’impression d’être malade même si ce n’est pas le cas.

La cause de cette névrose varie d’une personne à l’autre : infectieuse, cardiovasculaire, digestif… Et le traitement change d’une cause à l’autre.

Névrose hypocondriaque

La personne atteinte de cette névrose est toujours préoccupée par son état de santé, on peut dire qu’il a peur d’attraper une maladie grave, c’est pourquoi il fait de nombreuses consultations médicales. Elle ressent toujours que quelque chose ne va pas chez elle même si tout est normal.

N’hésitez pas à partager cet article, ou à poser des questions si besoin, je serai ravie de répondre ?

À bientôt.

Comprendre ce qu’est le trouble bipolaire

Depuis notre jeune âge, nous avons appris qu’il n’y a pas que le blanc et le noir, le chaud et le froid, le nord et le sud, il existe aussi des états neutres entre deux extrémités qui aident à maintenir un équilibre. Cependant, chez les personnes atteintes du trouble bipolaire, cet “équilibre” est difficile à atteindre, ce qui rend leur vie plus difficile.

En France, il existe environ 1 000 000 personnes qui souffrent de cette maladie, soit 1,2% de la population pour le type I, mais si on inclut aussi le type II et III, ça peut arriver à 7% de la population. C’est un trouble qu’il ne faut pas prendre à la légère, ça peut être toi, moi ou un proche.

Le trouble bipolaire est une maladie qui doit être prise très au sérieux

Être bipolaire, ce n’est pas quand tu changes d’humeur d’un instant à l’autre, qui est une idée fausse que les médias ne cessent de divulguer, c’est une longue transition qui peut prendre des semaines, voire des mois, et qui induit à un changement radical du comportement.

Pour faire un diagnostic, parfois cela prend beaucoup de temps, et plusieurs consultations, car ce trouble peut être confondu avec plusieurs autres maladies comme la dépression, la schizophrénie, etc.

Le trouble bipolaire, c’est quoi ?

Appelés autre fois psychose maniaco-dépressif, le trouble bipolaire est un changement radical ou une variation de l’humeur chez une même personne.

La maladie bipolaire typique est caractérisée par deux périodes différentes :

  • La période maniaque : où la personne est excitée, très enthousiaste et prend des risques.
  • La période dépressive : où la personne connaît une mélancolie et une dépression.

Entre ces deux périodes, on retrouve un état normal qu’on appelle « euthyme » ou « normothyme ».

Cette anomalie touche autant les femmes que les hommes, et commence généralement entre 15 et 20 ans, et ne peut pas être visible qu’après l’âge de 25 ans.

Les causes de ce trouble ne sont pas encore définies par les chercheurs, cependant de nombreuses hypothèses existent.

  • Le facteur environnemental : Stress, enfance, entourage, choc émotionnel…
  • Le facteur neurobiologique : anomalie au niveau de la sécrétion des neurotransmetteurs qui jouent un rôle important dans l’humeur comme la sérotonine, la dopamine, etc…
  • Le facteur héréditaire : Une personne dont un des parents est bipolaire a 10 fois plus de chance d’en être atteinte.

Un peu d’histoire…

L’histoire des troubles bipolaires peut se diviser en trois temps :

Le premier temps a commencé depuis l’antiquité jusqu’au milieu du 20ème siècle, le trouble bipolaire était vu dans ce rapport entre « la manie » et la « mélancolie ». C’est ce qu’on appelle : La période des temps anciens prolongés. C’est un temps qui a commencé avec Hippocrate et sa théorie des humeurs et qui a été étudiée par de nombreux médecins de cette époque. Cependant, ce qu’ils partagent tous, c’est qu’ils ont considéré la « manie » et la « dépression » comme deux pôles différents.

Le deuxième temps comprend la seconde moitié du 20ème siècle qui se caractérise par l’introduction de « la folie circulaire » par le psychiatre français Falret et « la folie à double forme » grâce à un autre psychiatre français nommé Baillarger. On dit que c’est la période française par excellence

Le troisième temps est caractérisé par la synthèse de ces états habituellement décrits comme « manie », « dépression mélancolique », « folie à double forme », etc.

Effectivement, en 1800, Kraeplin a proposé une nouvelle classification des maladies mentales, et a donné une description moderne du trouble bipolaire tel qu’on le connaît aujourd’hui, il a montré que ces psychose « périodique », « à double forme » ou « circulaire », etc. présentent toutes la même évolution, c’est pourquoi il était plus logique de les considérer comme les manifestations d’une seule maladie : La psychose maniaco-dépressive, dont le nom ne sera vraiment utilisé qu’en 1907 par « camus » et « Deny »

Puis en 1960, on a fait une distinction entre les troubles « bipolaires » et « unipolaires », vu que ces derniers ne sont caractérisés que par des épisodes dépressifs.

Finalement, ces troubles bipolaires ont été classifiés dans le DSM selon 3 types différents.

Les troubles bipolaires : types

Type I

C’est la forme la plus courante de cette maladie, elle est caractérisée par une alternance entre la phase dépressive et la phase manique, et entre les deux on retrouve un état plus ou moins normal. Généralement, c’est l’état maniaque qui alerte le plus.

Durant la période dépressive, la personne est immergée par des sentiments de mélancolie et de dépression sévère, ce qui va se traduire en symptôme comme :

  • Le manque ou l’excès de sommeil
  • Le manque d’appétit
  • Aucune envie de faire des activités (sport, travail…)
  • La personne s’isole de plus en plus, ce qui peut induire à des hallucinations et à des psychoses
  • Manque de confiance en soi
  • Terrible sentiment d’angoisse et d’anxiété
  • Des crises suicidaires, si cette période s’allonge.

Durant la phase maniaque, c’est tout à fait le contraire, ces caractéristiques sont :

  • La personne est très excitée
  • Insomnie
  • Une prise de risque irréfléchie
  • Un grand besoin sexuel
  • Une forte estime de soi
  • La personne est facilement irritable (pour des choses banales comme un craquement de doigt, un bébé qui pleure, une remarque…)
  • Elle peut être très impulsive aussi suite à son manque de sommeil, ce qui peut être dangereux suite à ses réactions.

Pour ce type de maladie, la solution c’est une prise régulière du « lithium » afin de stabiliser l’humeur du malade. Les antidépresseurs bien qu’utiles, ils ne sont pas suffisants car ils peuvent empirer les crises de manie ou même mener vers un autre type du trouble bipolaire (type 3).

Type II

Cette alternance entre la phase dépressive et maniaque est toujours là, sauf que cette dernière est plutôt appelées « hypomanie » car elle est moins forte et plus difficile à repérer lors d’un diagnostic sans la phase de dépression.

Pendant la phase hypomaniaque, la personne se sent tellement bien dans sa peau et dans sa tête qu’elle peut parfois arrêter le traitement pour rester ainsi.

C’est pourquoi un suivi chez un spécialiste (psychiatre, psychologue) peut s’avérer très nécessaire.

Type III

Les causes de ce type du trouble bipolaire sont pharmacologiques, liés à un mauvais traitement tel que les antis dépresseurs.

Ces individus doivent être suivis de près, et mis sous traitement de lithium pendant environ 6 mois pour stabiliser leur état pour ensuite utiliser les bons médicaments afin de réduire les épisodes dépressifs.

Ce type de trouble bipolaire est caractérisé par des états mixtes, c’est-à-dire que les symptômes maniaques et dépressifs vont s’entremêler.

On reconnait aussi deux sous-types (4 et 5).

Type IV

Ce genre du trouble bipolaire correspond surtout à cyclothymie qui est une alternance entre une dépression modérée et l’hypomanie. C’est une forme tellement atténuée que parfois ni la personne ni son entourage ne s’en rendent compte.

Ce qui caractérise aussi ce type 4, c’est que les phases peuvent être courtes ; autrement dit, une personne peut passer d’un état joyeux à dépressif en l’espace d’une seule journée.

Type V

Il est considéré comme un des plus dangereux car il est moins visible que le type 4. Pourquoi ? Parce qu’une personne peut rester dans un état de manie et hyperactif tellement longtemps qu’on peut considérer qu’il est comme ça d’origine, et d’un coup tomber dans un épisode dépressif deux fois plus grave que les autres types, ce qui rend la personne deux fois plus suicidaire que dans les autres types.

Les traitements

Bien qu’il n’existe pas encore de traitement « miracle », il existe cependant des moyens pour vivre avec la maladie et ne pas la laisser prendre le dessus sur notre vie.

Effectivement, grâce aux thymorégulateurs ou ce qu’on appelle les régulateurs de l’humeur, Les phases peuvent être réduite, atténuée et ainsi augmenter la durée des périodes stables.

L’efficacité des médicaments ne peut être confirmée qu’après au moins 6 mois de traitement. Ce dernier ne peut pas être interrompu d’un coup mais sous la surveillance d’un médecin, et ce n’est permis qu’après au moins 2 ans d’absence de phases bipolaires.

Au niveau biologique, le traitement dépend des phases :

Phase maniaque :

Le lithium est souvent utilisé pour réguler l’humeur (marche dans 70% des cas) ainsi que des médicaments comme divalproate de sodium ou valpromide (Depamide®)

Certains neuroleptiques se sont avérés utiles comme l’olanzapine (Zyprexa®), rispéridone (Risperidal ®), aripiprazole (Abilify®)

Phase dépressive légère :

Les antidépresseurs sont déconseillés pour des raisons déjà citées, les psychiatres recommandent plutôt une psychothérapie.

Phase dépressive moyenne :

En plus de la psychothérapie, des médicaments peuvent être requis.

Phase dépressive sévère :

Dans la majorité des cas, une hospitalisation est nécessaire avec une prise en charge médicamenteuse et thérapeutique.

Au niveau thérapeutique, le principe est d’arriver à se stabiliser, d’être maître de ses états, en apprenant à prévenir l’arrivée de ces épisodes en suivant un régime de vie saint (Sport, un bon sommeil, s’entourer de bonnes personnes, yoga, sophrologie…). Ces thérapies se sont avérées très efficaces surtout le TCC (thérapie cognitivo-comportementale).

Vivre avec un bipolaire

Certes, les personnes bipolaires sont difficiles à comprendre, la vie avec elles est généralement pleine de conflits et de drames. Cependant, il faut comprendre que ce n’est pas leur faute, ce n’est pas un choix mais plutôt quelque chose qui s’est imposée.

Les personnes bipolaires ne sont pas méchantes, au contraire, généralement, elles sont généreuses, créatives… Il faut juste être patient avec elles, ne pas être blessé quand ils disent quelque chose lors d’un épisode dépressif, ou ne pas les suivre tête baissée quand ils sont dans un épisode maniaque, il faut prendre du recul !

Le risque de suicide ne doit pas être pris à la légère, c’est pourquoi il faut être très attentif aux signes.

Bipolaires et stéréotypes

Les bipolaires ne sont pas des gens isolés de la société, ils vivent parmi nous, et certains occupent même des places importantes et se voient faire des choix difficiles tous les jours.

Par exemple, Vincent Van Gogh était bipolaire, et pourtant ça ne l’a pas empêché de réaliser une œuvre qui, jusqu’à aujourd’hui connaît un succès remarquable.

Même, la célèbre chanteuse Demi Lovato s’est déclarée bipolaire, et ça ne l’a pas arrêté d’accomplir ses rêves et de monter au sommet.

Je vous remercie pour votre lecture, n’hésitez pas de partager et de laisser un commentaire pour exprimer votre avis ou si vous voulez poser une question, je serai ravie de vous répondre 🙂

À bientôt !

La sophrologie : Au-delà de la souffrance

Guérir n’est pas toujours synonyme de médicaments, de chirurgie ou de souffrance, guérir peut aussi être un plaisir, une façon de se réconcilier avec soi-même et son corps. Il existe plusieurs méthodes efficaces, qui aident les souffrants à mieux vivre avec leur souffrance, ou parfois même s’en débarrasser, comme la sophrologie.

La sophrologie est un moyen pour se débarrasser de sa souffrance physique et psychologique

La sophrologie une approche personnelle, elle connaît un essor important en France, en Belgique et en Espagne. Elle conduit la personne dans un état entre la veille et le sommeil pour lui permettre de se connaître et exploiter des capacités dont il ne soupçonnait pas l’existence.

Elle permet aussi d’évacuer le stress, de mieux gérer son corps et de se sentir en harmonie avec soi-même.

La sophrologie aide le cerveau à dépasser les sensations physiques négatives qu’il reçoit pour se concentrer sur des perceptions plus positives, notamment pendant l’accouchement.

La sophrologie, c’est quoi ?

Tout d’abord, la sophrologie (du grec sôs, “harmonie”, et “phren “esprit”) est une science qui dérive de l’hypnose et du yoga, c’est une technique qui permet au corps et l’esprit de se détendre, de se laisser aller.

Exemple : Lors d’une douleur, relâcher les tensions musculaires du corps permet de réduire cette sensation, et se concentrer sur un point positif (images, événements, sensations…) permet de se sentir mieux psychiquement ce qui agit considérablement sur la douleur.

La sophrologie engendre une harmonie, et l’harmonie engendre un équilibre

Autrement dit, la sophrologie est un mix entre le yoga, la méditation et l’hypnose, elle permet une harmonisation du corps avec l’esprit et à se décharger d’un poids psychologique ou physique en agissant sur le niveau de vigilance, comme si on était dans un état entre la veille et le sommeil. Autrement dit, cette science passe par le corps pour atteindre l’esprit afin d’établir un équilibre entre les deux.

Les trois principes de la sophrologie

La sophrologie qui relève plus d’un domaine spirituel que scientifique, elle repose sur des piliers bien précis :

  • L’humain est une entité, il faut le considérer comme un tout.
  • Le bonheur ne peut être trouvé qu’en soi, et non pas dans le monde extérieur.
  • Un des objectifs les plus important, c’est aller « au-delà » de la conscience, c’est ce qu’on appelle le zen en satori et samdhi en yoga.

Un peu d’histoire…

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo qui s’est rendu compte des limites de l’hypnose, un neuropsychiatre colombien qui a étudié ce dernier suite à un voyage en Inde en compagnie de sa femme qui pratiquait le yoga.

Différents centres de formations à cette science se sont ouvertes, variant leur contenu sans l’accord de de Caycedo, c’est pourquoi il a créé la « sophrologie caycédienne » en la protégeant par un brevet grâce à l’OMPI (organisme de protection mondiale des propriétés intellectuelles et droits d’auteurs)

La sophrologie : deux méthodes

Suite à sa création, le docteur Caycedo Alfonso, a créé deux techniques différentes

Les sophronisations : Cette technique se base sur une relation sophrologue-client, elle utilise la suggestion et le professionnel amène le concerné dans un état entre l’éveil et le sommeil.

Les relaxations dynamiques : C’est une technique par étape qui emprunte plusieurs activités au yoga et au zen, elle permet à la personne de se sentir en harmonie avec lui-même et d’être totalement conscient de son corps et ses activités, elle aide à booster la créativité.

Déroulement des séances

Comme la majorité des cures, la réussite de la sophrologie dépend de la répétition de celle-ci, une séance ne suffit généralement pas.

  1. Au début, la séance commence par un dialogue entre le sophrologue et les participants, où il explique le déroulement et l’objectif qu’on aimerait atteindre, cette étape pré-sophronique dure entre 5 à 15 minutes.
  2. Après il y a la pratique. Une étape qui dure entre (20 à 50min), elle est plus courte au commencement et s’allonge au fur et à mesure des répétitions. La personne peut être debout ou assise, avec une tenue confortable et dans une pièce lumineuse, en d’autres termes, les conditions de cette étape doivent être les plus similaires possible à la vie de tous les jours. Lors de la pratique, le sophrologue et les participants peuvent atteindre un niveau de conscience particulier, c’est un moment où la personne est la plus proche de son esprit et de son corps, elle sent la vie en elle et elle met toute son attention dans sa respiration et les différentes sensations dans son corps. Généralement les participants sont libres de suivre ou non le sophrologue par rapport aux différentes postures à adopter, etc.
  3. Finalement, la séance se termine par un dialogue libre et non obligatoire en lien avec la séance où la personne s’exprime sur comment elle a vécu la séance, ainsi que les objets et les sensations visualisées.

Il existe deux méthodes de pratique…

Par soi-même, les exercices peuvent être appris et pratiqué individuellement sans l’aide d’un professionnel. Par exemple, à l’aide d’un enregistrement audio.

En consultation avec un professionnel, qui peut nous aider à s’ouvrir et à nous débarrasser des énergies négatives (angoisse, stress…) ou même des comportements indésirables (fumer, tocs…), ça ne requiert pas de contact physique, et avant de commencer la séance, les processus et les objectifs sont expliqués et compris par le concerné.

La sophrologie et la SEP (sclérose en plaque)

Tout d’abord, la sclérose en plaque est une maladie inflammatoire qui induit à une démyélinisation du système nerveux central. Elle est considérée aussi comme une maladie auto-immune car le système immunitaire attaque la myéline des axones du cerveau ou de la moelle épinière en croyant que c’est un corps étranger au corps humain.

Selon la sophrologue – psychologue ISABELLE BANET, la maladie est un chaos dans un parcours de vie, la personne qui en souffre a besoin de réorganiser sa représentation du monde, sans oublier toutes les angoisses qui l’accompagne.

Un accompagnement sophrologique régulier amènera le patient à :

  • Apprendre à vivre avec et non contre
  • Apprécier ce qui va bien dans notre corps
  • Renforcer la conscience des cinq sens
  • Apprendre à respirer en toute circonstance
  • Gérer les émotions et apprendre à les canaliser
  • Limiter l’angoisse et l’anxiété liée à la maladie
  • Aider le corps à intégrer les traitements parfois lourds et les douleurs qui peuvent les accompagner
  • Connaître les limites de notre corps
  • Être acteur de sa guérison
  • Vivre l’instant présent et éviter la torture mentale.

La sophrologie :  critiques

La sophrologie est une pratique correspondant aux adultes comme aux enfants à partir de 4ans, elle est une solution contre les maladies ou les douleurs chroniques comme l’insomnie. Cependant, elle n’est pas suffisante pour des maladies graves comme la schizophrénie ou la psychose, un suivi médical est nécessaire.

La sophrologie est aussi accusée d’être un moyen de lavage de cerveau et d’introduire les gens dans les sectes, ce qui est encore un débat d’actualité, mais elle affirme quand même n’être qu’un moyen de renforcement de la structure psychique et physique des personnes.

Si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de laisser un commentaire 🙂 

Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.

Merci pour votre lecture !

Processus cognitifs : qu’est-ce que c’est et comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux

Détecter des changements autour de nous, se rappeler la liste des courses, décider quel appartement louer, aider un ami qui nous raconte ses problèmes… Qu’ont en commun toutes ces actions ? Nous sommes capables de les réaliser grâce à nos processus cognitifs ou mentaux. Si vous souhaiter savoir quels types de processus cognitifs existent, comment ceux-ci interviennent dans l’éducation, comment les améliorer ainsi que beaucoup d’autres choses, nous vous invitons à lire cet article !

Que sont les processus cognitifs ou mentaux ?

La définition des processus mentaux comprend un grand nombre de tâches que notre cerveau réalise continuellement. Il s’agit des processus chargés de traiter toutes les informations que nous recevons de notre environnement. La cognition est rendue possible grâce à eux, et c’est elle qui nous permet de connaître le monde.

Imaginez que vous êtes tranquillement installé dans votre canapé en train de regarder un film. Malgré que vous soyez captivé par l’histoire, vous commencer à sentir une odeur de brûlé. Qu’allez-vous faire ?! Heureusement, votre cerveau concentrera toute votre attention sur le danger auquel vous devez faire face.

Vous vous rappellerez que vous avez laissé une pizza dans le four. Vous allez alors courir jusqu’à la cuisine le plus vite possible en coordonnant une série de mouvements afin de sauver votre repas. Alors, vous déciderez si vous allez manger les parties les moins brûlées de votre pizza ou non, et retournerez au salon pour voir la suite de votre film. Les processus cognitifs ont guidé toute cette succession d’actions.

Une interaction harmonieuse entre les processus mentaux est fondamentale pour que nous analysions correctement la réalité et que nous répondions en conséquence. Grâce aux processus mentaux, nous pouvons nous adapter avec flexibilité aux demandes de chaque situation. Nos fonctions exécutives sont chargées de coordonner ces procédés.

Malgré que les processus mentaux interagissent entre eux, ils peuvent également agirent séparément. Par exemple, nous pouvons observer comme des personnes avec des altérations du langage ou de la mémoire sont parfaitement capables de percevoir des stimulations ou de résoudre des problèmes mathématiques.

Qui étudie les processus cognitifs ?

Les processus cognitifs sont analysés par différentes sciences comme la linguistique, la sociologie, la neurologie, anthropologie ou la philosophie. Quant à la psychologie, on parle de psychologie cognitive pour désigner la branche qui se dédie à étudier les processus cognitifs et à nous permettre d’améliorer nos processus mentaux.

Dans les années 60, grâce aux professionnels de différentes disciplines, la révolution cognitive put avoir lieu, qui encouragea l’étude de ces procédés. Les processus mentaux en psychologie sont étudiés en profondeur. Actuellement, son étude est dans un “âge d’or” puisque celle-ci est utilisée dans des champs très variés, comme la psychothérapie ou le marketing.

En fait, les techniques de neuro-images sont d’une grande utilité pour découvrir comment nous traitons les informations dans notre cerveau. De grandes avances dans la compréhension des processus cognitifs continuent d’être découvertes grâce à ces techniques. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment ces processus cognitifs fonctionnent et comment ils interviennent dans différents contextes de votre vie quotidienne.

Types de processus cognitifs : quels sont les processus cognitifs ?

Processus cognitifs inférieures ou basiques

Sensation et perception

Les sensations sont provoquées par les différentes stimulations qui existent dans notre environnement. Elles nous parviennent à travers nos sens et nous permettent de connaitre les informations sur le monde extérieur. Ce sont des données immédiates que nous recevons de notre environnement ou de notre propre corps. Par contre, le processus mental basique de perception implique certaines interprétations des éléments que nous percevons.

Nous percevons continuellement différentes stimulations, et souvent sans avoir besoin de réaliser un effort. Nous sommes conscients du mouvement des personnes qui nous entourent, des messages que nous recevons sur notre téléphone, des goûts des aliments que nous mangeons, de la disposition des meubles dans un pièce, de notre posture corporelle, etc… Nos expériences précédentes sont essentielles pour nous permettre de donner un sens aux stimulations que nous percevons.

Les psychologues de la Gestalt ont réalisé de grands avancements dans le domaine de l’étude de la perception. Ceux-ci pensent que “le tout est plus grand que la somme de ses parties”. C’est à dire qu’ils considèrent que nous sommes des êtres actifs dans notre perception de la réalité, Ainsi, ils ont élaboré les célèbres lois de la Gestalt, qui expliquent les phénomènes de la perception, comme les illusions d’optiques.

Attention

Malgré le grand nombre de’éléments qui nous entourent à tout moment, nous sommes capables d’être attentif à un grand nombre de stimulations ainsi que de diriger notre attention en fonction de nos intérêts.

Certaines actions comme marcher ou mâcher ne requièrent pratiquement pas d’attention. Par contre, nous devons nous concentrer le plus possible pour chaque mot que nous prononçons et pour notre langage corporel lorsque nous devons faire une présentation face à un public exigent.

Heureusement, nous arrivons à automatiser certains processus que nous avons répété plusieurs fois. Par exemple, malgré le grand effort que cela demande de coordonner toutes les tâches que la conduite requiert au début, par la suite nous arrivons à conduire d’une manière beaucoup plus fluide.

Mémoire

Quelle est la capitale de la France ? Qui était votre meilleur(e) ami(e) à l’école ? Notre mémoire a les réponses à ces questions et à un infinité d’autres questions similaires. Elle nous permet de codifier les données que nous percevons de notre environnement, en les considérant et en les récupérant ultérieurement.

Nous disposons de plusieurs types de mémoires, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme, la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, etc… Ces classes interagissent entre elles, mais elles ne dépendent pas toutes de la même partie de notre cerveau. Ce qui permet par exemple à une personne qui souffre d’amnésie de se rappeler comment marcher même si elle ne peut pas se rappeler de ses proches.

Processus cognitifs : inférieurs ou basiques supérieurs et ou complexes

Processus cognitifs supérieurs ou complexes

Intelligence

L’intelligence est un concept global qui nous aide à résoudre différents types de problèmes. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples de Gardner a été largement acceptée. Gardner soutient qu’il n’existe pas qu’un seul type d’intelligence et qu’il est préférable de prendre en compte différentes capacités de différents domaines.

L’intelligence interpersonnel, la linguistique, la logique mathématique ou la musique sont des exemples des différentes casses des ses processus cognitifs supérieurs. Actuellement, nous parlons également de l’importance de l’intelligence émotionnelle, qui est essentielle pour être capables de gérer les imprévus de notre quotidien.

Il existe certaines caractéristiques plus habituelles chez les personnes intelligentes. Cependant, nous pouvons mettre en pratique des stratégies pour développer notre intelligence. Ce processus mental supérieur n’est pas statique et ne peut pas être simplement déterminé par un numéro obtenu dans un test pour mesurer notre quotient intellectuel.

Pensée

La complexité et l’hétérogénéité de nos pensées est quelque chose de fascinant. Ce processus mental supérieur est chargé des tâches relatives à la résolution de problèmes, au raisonnement, à la prise de décision, à la pensée créative, à la pensée divergente, etc…

Pour simplifier ces fonctions, notre cerveau a tendance à créer des concepts. Nous devons regrouper les idées, les objets, les personnes ou n’importe quelle classe d’éléments possible. Généralement cela nous aide à rendre nos processus mentaux plus flexibles. Cependant, nous essayons d’être logiques et nous ignorons souvent à quel point nous pouvons être irrationnel.

Nous utilisons de raccourcis pour analyser toute information et penser plus rapidement. Cela nous conduit à commettre des biais cognitifs, qui sont des déviations du processus normal de raisonnement. Par exemple, parfois nous croyons que nous sommes capables de deviner ce qu’il va se produire dans un jeu de hasard.

En fait, ces biais cognitifs peuvent même parfois produire des distorsions cognitives, qui sont des pensées extrêmement négatives et irrationnelles comme “tout le monde me déteste”. Cependant, nous pouvons nous-même retenir nos pensées obsessives.

Langage

D’une manière étonnante, nous sommes capables de produire et de comprendre différents sons et mots, que nous pouvons combiner en une infinité de phrases et exprimer avec précision ce que nous souhaitons communiquer. De plus, nous accompagnons nos paroles de notre langage corporel, et nous pouvons également parler plusieurs langues différentes.

Le développement du langage se produit tout au long de notre cycle de vie. Les compétences communicatives de chaque personne varient considérablement et peuvent être améliorées par la pratique. Certains troubles du langage rendent particulièrement difficile la communication, pour différentes raisons, bien qu’il soit possible d’aider les personnes qui souffrent de ces problèmes.

Processus cognitifs dans l’éducation : application et exemples

Les processus mentaux en psychologie sont analysés avec comme but de nous aider à améliorer notre qualité de vie. Il est essentiel que nous apprenions à les développer et les gérer dès notre plus jeune âge. À l’école nous devons faire face à différentes activités qui mettent à l’épreuve nos capacités d’intériorisé des connaissances, d’écouter nos camarades ou de surmonter des difficultés imprévues.

Processus cognitifs dans l’apprentissage

Il existe différentes théories de l’apprentissage. Cependant, malgré quelques défenseurs de l’apprentissage associatifs, aucune n’ignore les processus mentaux. D’un autre côté, aucun processus cognitif de l’apprentissage ne semble agir indépendamment des autres. Nous nous efforçons pour intégrer toutes nos ressources afin d’améliorer habitudes d’études et d’arriver à un apprentissage significatif.

Processus cognitifs pour la lecture

Lorsque nous nous retrouvons face à un livre nous devons reconnaître les lettres, éviter de nous laisser distraire par des stimulations extérieures, nous rappeler des mots que nous venons de lire, associer ce que nous lisons avec les autres contenus que nous avons appris précédemment, etc…

Cependant, nous ne traiterons pas l’information de la même manière si nous souhaitons uniquement trouver un fragment qui nous intéresse en particulier, si nous sommes en train d’étudier pour un examen ou si nous souhaitons profiter de l’histoire que nous lisons.

Processus cognitifs pour l’écriture

En ce qui concerne les processus mentaux impliqués dans l’écriture, il se passe la même chose que pour ceux qui concerne la lecture. Nous avons besoin d’ignorer les distractions qui nous empêchent de rédiger, essayer d’écrire lisiblement, de se rappeler de ce que nous écrivons, de faire attention à l’orthographe, etc…

De plus, il est également nécessaire que nous planifiions ce que nous souhaitons écrire. Est-ce que cette expression est trop familière ? Est-ce que les autres pourront comprendre ce que je souhaite transmettre ? Ce zéro ressemble à un “o” ?

Conseils et activités pour améliorer les processus cognitifs : comment pouvons-nous améliorer nos processus mentaux ?

Indépendamment de si vous êtes en train de chercher des activités ou des exercices pour le développement cognitif infantile ou si vous souhaitez améliorer vos processus mentaux, voici quelques recommandations afin que vous puissiez y arriver. Il est possible d’entraîner nos capacités cognitives dans toutes les étapes de notre vie.

1. Prenez soin de votre santé

Notre santé mentale et notre santé physique sont inséparables de nos processus cognitifs. Il existe différentes mauvaises habitudes qui altèrent notre mental et empirent notre rendement dans les différentes tâches de notre quotidien. Par exemple, l’habitude d’être tout le temps collé à notre téléphone portable avant d’aller dormir, de nous sous-estimer, de ne pas prendre soin de nos relations sociales ou de manger des aliments peu salutaires se répercutent sur nos processus mentaux.

2. Utilisez la technologie

De nos jours, il existe un grand nombre d’activités comme les jeux mentaux qui permettent d’évaluer et d’entraîner notre cerveau d’une manière simple et divertissante. La neuroéducation nous permet de mieux connaître comment apprend notre cerveau et de développer nos processus mentaux.

CogniFit est la plateforme leader en évaluation et stimulation cognitive. Grâce à différentes activités divertissantes proposées sur cette plateforme vous pouvez améliorer vos capacités comme la mémoire, la planification, la reconnaissance ou l’exploration visuelle. CogniFit offre des activités de développement cognitif pour adultes et également pour enfants.

3. Évaluez vos progrès

Réaliser une autoévaluation tous les certains temps nous permet de découvrir quels sont nos progrès et de savoir quelles sont nos carences pour continuer à avancer. Il est essentiel que nous croyions qu’il est possible de développer nos processus cognitifs et notre intelligence ou notre langage. C’est une question de pratique et de confiance en soi.

4. Développer une pensées critique

Nous poser des questions et ne pas accepter n’importe quel argument nous aide à être plus compétents et autonomes. La pensée critique nous permet d’améliorer nos habilités pour raisonner, pour réaliser des connections créatives entre différentes idées, pour développer notre langage, pour analyser en profondeur notre environnement, etc… La curiosité est fondamentale pour exploiter notre potentiel maximum.

Si vous souhaitez développer la pensée critique des plus petits, il existe de nombreuses options pour y arriver. Vous pouvez leur demander quelles sont les raisons qui ont conduites une personne à se comporter d’une certaine manière et non d’une autre, vous pouvez leur demander d’expliquer leurs arguments lorsqu’ils prennent une décision ou leur proposer de débattre avec une personne qui à un point de vue différent du leur. Vous pouvez également essayer de pratiquer ces activités vous-même.

5. Lisez

Comme nous l’avons déjà dit, la lecture implique un grand nombre de processus cognitifs. En plus, cela peut procurer une grande satisfaction et nous transmettre un grand nombre de connaissances. Lire est une bonne manière d’apprendre à nous concentrer sur une seule tâche et pour améliorer nos capacités communicatives.

6. Dédiez du temps aux activités créatives

Peindre, écrire des contes, composer des chansons, créer des chorégraphies, participer à une pièce de théâtre, etc… Peu importe quelle activité vous préférez pratiquer, l’important est de réserver un moment au quotidien pour notre créativité. N’importe qui peut avoir la capacité de créer, c’est une question de pratique et de confiance encore une fois.

Les tâches créatives présentent un grand nombre de bénéfices pour nos processus cognitifs. Elles nous aident à développer notre intelligence, notre concentration, notre habileté pour trouver des réponses plus originales à nos problèmes, notre capacité d’attention, et cela nous permet même de nous relaxer.

7. Évitez de réaliser plusieurs tâches en même temps

Parfois nous ne savons pas comment nous allons réussir à accomplir toutes nos obligations. Il est logique d’essayer de tout faire en même temps afin de terminer plus vite. Cependant, cette façon de procéder est souvent contre-productive. C’est une mauvaise chose que nos enfants apprennent à faire beaucoup de choses en même temps et non à se dédier exclusivement à une tâche concrète à la fois.

Cela serait merveilleux de pouvoir tout faire en même temps. Mais lorsque nous essayons de voir un film, de répondre à un e-mail, de rédiger un rapport de travail, de nous rappeler des activités que nous avons écrites dans notre agenda et de se souvenir que nous avons mis une pizza dans le four… le plus probable est que nous ne faisions aucunes de ces tâches correctement.

Il est préférable de se concentrer sur le présent afin de pouvoir profiter de chaque instant et de pouvoir être plus efficace. C’est la meilleure façon de réaliser adéquatement nos activités futures. Si cela vous demande beaucoup d’efforts de prêter attention à ce que vous êtes en train de faire et que vous vous distrayez facilement, vous pouvez essayer la méditation mindfulness.

8. Si vous souhaitez aider vos enfants, laissez-les résoudre leurs problèmes tout seul

Il est nécessaire de soutenir les plus petits et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur vous. Mais si un enfant est habitué à ce que les autres lui solutionnent tous ses problèmes simplement en le leur demandant, il ne s’efforcera jamais à réaliser les tâches qui lui permettront d’améliorer son intelligence et d’aiguiser ses processus cognitifs basiques afin de découvrir des solutions et des alternatives.

Il est préférable d’agir uniquement si cela est vraiment nécessaire. Donner des pistes peut être une bonne technique afin que les enfants soient capables d’avancer vers la solution peu à peu et qu’ils s’efforcent tout en étant conscient qu’ils peuvent compter sur nous si besoin.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour améliorer vos processus cognitifs. Et vous, est-ce que vous exercez vos processus cognitifs ? N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, ainsi qu’à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ainhoa Arranz Aldana, rédactrice de CogniFit spécialisée en psychologie et en sociologie.”

Noradrénaline : guide complet sur l’hormone du stress

Saviez-vous que la noradrénaline joue un rôle important lorsque votre cœur s’accélère ? Il est possible que vous vous soyez déjà demandé comment fonctionne ce processus d’activation corporel. Pourquoi lorsque nous devenons nerveux notre cœur commence à battre pus rapidement, augmentant le flux sanguin et nous prépare à réagir ? Et presque sans que nous nous en rendions compte.

Noradrénaline

Découvrez tout sur la noradrénaline : qu’est-ce que c’est, comment elle fonctionne, comment elle agit, comment l’augmenter, quels sont les troubles psychologies qui y sont associés ainsi que quelle est la relation entre la noradrénaline et le sport… Avez-vous déjà ressenti la nécessité de sortir courir ? Comme une activation soudaine de votre corps qui vous rempli d’énergie. Cette sensation est due à l’effet de la noradrénaline dans notre organisme.

Voici les informations les plus importantes sur cette substance chimique, ses fonctions, comment elle nous affecte et quelques curiosités.

Qu’est-ce que la noradrénaline ?

La noradrénaline est incluse dans le groupe des catécholamines (molécules qui sont produites par un acide aminé).

La noradrénaline peut agir comme une hormone (appelée parfois l’hormone du stress) ainsi que comme un neurotransmetteur, remplissant des fonctions physiologiques et homéostatiques.

Il se peut que certains d’entre vous connaissent également le terme de norépinéphrine. En réalité, la noradrénaline et la norépinéphrine sont presque interchangeables. La majorité des gens utilisent ces termes indistinctement, l’un ayant plus une racine latine et le l’autre une racine grecque. La différence que nous pourrions trouver est que la norépinéphrine serait “la noradrénaline synthétique”, utilisée en pharmacologie dans les médicaments, alors que la noradrénaline est produite naturellement par notre corps.

La façon dont nous synthétisons cette hormone est à travers de la moelle surrénale (formée par des cellules innervées par des cellules sympathiques du système nerveux autonome). Elle est libérée dans le sang et entraîne une activation dans notre organisme, nous préparant à réagir.

Comment agit la noradrénaline ?

D’une manière générale, la noradrénaline peut agir comme un type de neurotransmetteur ou comme un type d’hormone. De quoi est-ce que cela dépend ?

La noradrénaline agit comme neurotransmetteur

On la trouve dans les connections entre les neurones dans le système nerveux. En tant que neurotransmetteur, elle est chargée de transmettre les informations sous forme d’impulsions électriques aux différentes parties de l’organisme.

La noradrénaline est libérée par les neurones adrénergiques. Nous pouvons trouver ces neurones dans le système nerveux central. Dans le thalamus, le cervelet, la moelle épinière… mais surtout, on la trouve en grande quantité dans une partie nommée Locus Coeruleus, le tronc de l’encéphale.

Le Locus Coeruleus est la principale source de noradrénaline du système nerveux central. Cependant, il n’y a pas seulement de la noradrénaline dans le tronc de l’encéphale, mais également dans le système nerveux autonome, dans lequel se développe l’activation de notre corps, en relation avec l’anxiété.

La noradrénaline agit comme hormone

Elle est souvent appelée hormone du stress. Elle est libérée dans le sang après avoir été synthétisée par l’acide aminé nommé Tyrosine. Cette synthèse se produit dans les glandes surrénales, situées un peu en dessus des reins.

Parmi les fonctions de la noradrénaline en tant qu’hormone, nous pouvons mettre en avant la stimulation de la production d’adrénaline dans notre corps, provoquant une augmentation de la vigilance et de l’attention focalisée, ce qui permet une meilleure capacité de réaction comportementale face à des événements potentiellement dangereux.

Fonctions de la noradrénaline

Nous avons précédemment mentionné que la noradrénaline exerce de multiples fonctions, en voici quelques-unes :

1- Elle joue un rôle essentiel dans les réactions de lutte ou fuite :

  • Augmente la fréquence cardiaque (déjà mentionné).
  • Dilate ou contracte les pupilles.
  • Augmente le taux de glucose dans le sang grâce à nos réserves d’énergie.
  • Augmente le flux sanguin vers les muscles squelettiques et l’apport d’oxygène au cerveau afin de favoriser une réaction rapide.

2- Cœur et rythme cardiaque : Si la quantité de noradrénaline augmente, cela aura comme conséquence d’augmenter le rythme cardiaque, comme nous l’avons déjà dit. Comme exemple, prenons une situation classique de film ou de série télé : “Le patient souffre d’un arrêt cardiaque, le médecin demande à l’infirmière de lui préparer un injection de norépinéphrine… Pi-pi-pi-pi. Pouls stable, le patient est sauvé !”, est-ce que cela vous parle ? La norépinéphrine (noradrénaline artificielle) donne au cœur un meilleur rythme cardiaque.

3- Nous prépare à l’action : Une des autres fonctions de la noradrénaline est d’augmenter es effets de la motivation intrinsèque et extrinsèque, ainsi que la prédisposition à agir, surtout dans les situations stressantes qui demandent une réponse rapide.

4- Agit sur l’état d’alerte et la régulation du cycle de vigilance-sommeil.

5- Règle nos comportements sexuelles.

Peut-on augmenter nos taux de noradrénaline ?

L’acide aminé non-essentiel dont nous avons besoin pour que notre organisme produise plus de noradrénaline est la Tyrosine. Du fait qu’elle ne nous est pas essentielle, notre organisme ne la produit pas en soi, mais a besoin de phénylalanine.

Le mot tyrosine nous vient du grec tyros, qui signifie fromage. On l’appelle ainsi à cause du fait que cet acide aminé a été découvert par un chimiste allemand appelé Justus Von Liebig à partir de la protéine caséine, qui se trouve dans le fromage.

Ainsi, pour que notre corps produise de la noradrénaline, il faut qu’un processus chimique assez compliqué se réalise, que nous avons essayé de décrire d’une façon la plus concrète possible :

  1. On trouve de la phénylalanine (acide aminé essentiel).
  2. Une hydroxilaction de l’acide aminé phénylalanine se produit. Cela signifie qu’on y ajoute une molécule OH, comme celles qui apparaissent dans le dessin de la molécule de noradrénaline au début de l’article. Pourquoi cela se produit-il ?
  3. Cela permet de pouvoir synthétiser la tyrosine, qui est le précurseur des catécholamines, comme la noradrénaline.

Pour que le résultat final soit une plus grande quantité de noradrénaline produite dans notre organisme, il faut que nous consommions plus de protéines.

Les aliments comme le poisson, les viandes, le fromage, et les légumineux sont des bonnes sources de tyrosine.

Si nous consommons des aliments comme ceux mentionnés, et que nous ajoutons à cette liste des pommes, des bananes, de la pastèque et des germes de blé, nous obtenons une bonne dose de tyrosine, ce qui entraînera une plus grande production de catécholamines, dont la noradrénaline.

Lorsque nous ingérons ces aliments, les protéines qu’ils contiennent se dégradent dans notre système digestif en acides aminés comme la L-tyrosine, qui entraîne la sécrétion de dopamine, et de noradrénaline. Découvrez les aliments qui sont bons pour votre cerveau et quelques conseils pour produire plus de dopamine.

Noradrénaline et troubles psychologiques

La Noradrénaline est liée à certains troubles psychologiques, dans lesquels elle joue un rôle fondamental d’activation et de désactivation physiologique de l’organisme. Cela semble logique l’on connaît les fonctions de la noradrénaline en tant que neurotransmetteur.

1. TDAH et noradrénaline

Le Trouble de Déficit d’Attention avec Hyperactivité (TDAH) est le trouble infantile “à la mode” au 21ème siècle.

Ce trouble est caractéristique dans l’enfance. Les enfants inquiets et agités, avec des comportements caractéristiques comme l’impulsivité, des difficultés d’attention et de concentration, un déficit de la capacité de planification et dans l’attente de récompense sur le long terme…

Donc, en gros, ce qu’il se passe dans le cerveau des personnes qui développe ce trouble, c’est que les connections qu’établissent les neurotransmetteurs de la dopamine et la noradrénaline agissent d’une manière anormale. Que se passe-t-il ? Un déficit dans la libération de ces neurotransmetteurs se produit, et leurs niveaux de captation augmentent. Une explication avec des données fictives pourrait être ainsi :

  • Nos neurones libèrent 10 points de noradrénaline.
  • Nous avons besoin que 6 points restent dans l’espace inter-synaptique pour fonctionner correctement.
  • 4 points sont recaptés par les récepteurs.

Alors que dans le cas d’un TDAH, le fonctionnement serait :

  • Nos neurones libèrent 8 points de noradrénaline.
  • Nous avons besoin de 6 points dans l’espace inter-synaptique.
  • Nos récepteurs recaptent 4 points, il en manquent alors 2.

Un déficit de la production de noradrénaline existe dans les cas de TDAH, mais les récepteurs continuent d’en recevoir, ce qui se traduit en général par un manque de noradrénaline dans l’espace inter-synaptique.

C’est pour cela que le traitement pharmacologique peut être des stimulants (métylphénidate ou dextroanphétamine) qui bloquent le transport et la recaptation de la dopamine et de la noradrénaline, ce qui peut parfois surprendre.

Ainsi, il y a des personnes qui parlent également de l’effet positif de la caféine pour réduire les symptômes chez les personnes qui souffrent de TDAH.

2. Dépression et noradrénaline

Une chose caractéristique du trouble de dépression est que notre activation se réduit. La motivation diminue, la latence de réponse face aux stimulations augmente, le pouls diminue… Disons que l’organisme d’une personne déprimée est comme en “hibernation”. Le corps détecte que quelque chose va mal, à cause du manque de moral, et se met en “mode survie”, essayant de gâcher le moins possible d’énergie possible. C’est cela qui lie la noradrénaline à ce trouble.

Ainsi, en regroupant tous ces symptômes, nous pouvons résumer que pour une faible quantité de noradrénaline dans notre corps, nous aurons :

  • Un activation physiologique plus faible.
  • Une attention diffuse ou des difficultés d’attention.
  • Une diminution du rythme cardiaque.
  • Dysthymie.
  • Une diminution de la motivation.
  • Une augmentation du temps de réaction moteur.
  • Un manque d’énergie.
  • Apathie (désintérêt général et manque d’enthousiasme).

De plus, cette hormone joue un rôle important dans la régulation de nos émotions. Si on vous demande de citer une émotion liée à l’activation physiologique, beaucoup d’entre vous penseront à l’allégresse.

Par contre, l’absence d’activation pourrait être liée avec un état de tristesse, qui avec la démotivation, le manque d’énergie, l’apathie et d’autres facteurs, peut être le début d’un épisode dépressif.

3. Anxiété et noradrénaline

Si nous nous arrêtons un moment sur ce que nous avons déjà appris dans cet article, nous pourrions arriver à la conclusion que la noradrénaline est la reine mère des troubles d’anxiété (par rapport à sa présence).

Nous avons vu que grâce à la noradrénaline, notre corps se prépare à répondre à une situation stressante ou dangereuse. Lorsque cela se produit, l’émotion qui nous envahit est celle que nous appelons anxiété.

La réponse physiologique à l’anxiété correspond au comportement de fuite ou de lutte auquel nous avons fait référence à plusieurs reprises. Rappelons-nous que certains symptômes de l’anxiété consistent en une dilatation pupillaire, une hausse des taux de glucose dans le sang, une contraction musculaire, une augmentation du rythme cardiaque… Notre noradrénaline neurotransmetteur envoie des informations à travers notre corps afin que nous nous activions, ce qui nous permettrait de répondre immédiatement à la situation si nécessaire.

Les attaques de panique ou les crises d’angoisse sont également propres des troubles de l’anxiété, et sont produits par une augmentation soudaine de noradrénaline, entraînant une activation physiologique que la personne n’est pas capable d’expliquer ou de contrôler. Elle ne connaît pas la cause de cette activation et cela augmente encore son anxiété.

Noradrénaline et sport

Noradrénaline et sport

Selon les informations recueillies sur le site web de l’APA (American Pshychological Association), faire de l’exercice physique peut améliorer notre santé mentale en aidant notre cerveau à mieux gérer et mieux supporter le stress.

Il est vrai qu’il reste encore beaucoup à investiguer, mais le lien entre noradrénaline et les émotions est là.

Lorsque nous faisons du sport, notre organisme répond d’une manière très similaire à une situation de stress ou de danger. Nous nous préparons pour être en alerte et pour répondre efficacement à la situation. Par exemple, voyons une situation concrète : un penalty. Imaginons le gardien de but, seul, face au joueur adverse… Comment pensez-vous qu’est son état d’activation en ce moment précis ? Excité ? Relâché ? Son état d’alerte sera au maximum afin de se projeter sur le ballon le plus rapidement possible.

En fonction de l’intensité de l’exercice que nous sommes en train de faire, le corps s’adaptera :

  • En envoyant des informations à nos muscles squelettiques, grâce au neurotransmetteur de la noradrénaline afin de répondre rapidement.
  • Agissant dans notre système nerveux autonome, produisant une augmentation du rythme cardiaque, une plus forte sudation et une contraction musculaire.
  • Notre foie va libérer une plus grande quantité de glucose dans le sang, afin d’améliorer notre réponse motrice.

Cependant, cela ne dépend pas que de l’intensité de l’exercice. Gravir une montagne, faire un sprint de 100m ou soulever des poids de 100kg… L’environnement dans lequel nous sommes influence également grandement, ainsi que tous ce qui peut stresser le sportif ou lui générer de l’anxiété pendant qu’il pratique son sport.

Cela serait représenté dans notre exemple du gardien de but pendant un penalty qui ressent le danger de la situation. Son environnement compétitif jouera également un rôle important, tout comme le publique qui l’entoure par exemple.

Comment la pratique du sport affecte-t-elle la production de noradrénaline ? Une des clés de l’apprentissage est la répétition. “Plus nous pratiquons un comportement, mieux nous le réaliserons”. C’est pour cela que nous pouvons dire que plus nous pratiquons un sport, plus notre corps s’y habitue et s’habitue à répondre aux situations interprétées comme stressantes, plus nous deviendrons experts pour répondre face aux situations stressantes.

Conclusions

Revoyons un peu les connaissances que nous avons acquis tout au long de cet article, et cherchons quels sont les points les plus importants :

  • Noradrénaline : hormone produite grâce à la Tyrosine et neurotransmetteur du système nerveux central et du système nerveux autonome.
  • Nous active physiologiquement et nous prépare à lutter ou à fuir.
  • Participe aux processus d’attention et à nos réponses motrices.
  • Il existe des troubles psychologiques dans lesquels la noradrénaline joue un rôle très important, comme la dépression, le TDAH et les troubles anxieux.
  • Nous pouvons contribuer à la production de noradrénaline grâce à notre alimentation, en consommant des produits qui riches en Tyrosine.
  • La Noradrénaline joue un rôle très important dans le sport et les activités physiques.

Maintenant, c’est à vous de jouer ! Connaissiez-vous déjà les termes de noradrénaline/norépinéphrine ? Partager vos commentaires et vos expériences plus bas. Nous vous invitons également à nous poser es questions sur le sujet si quelque chose n’est pas clair pour vous.

Nous espérons que nous avons satisfait votre curiosité et que vous en savez désormais un peu plus sur le sujet qu’avant votre lecture !

“Partageons l’information”.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Délire et bouffée délirante : types, troubles, évaluation et cas réels

Délire et bouffée délirante : Que sont les délires et les bouffées délirantes ? Combien de types de délires différents existe-t-il ? Avec quels troubles sont associés les idées délirantes ? Comment s’évalue et se diagnostique cet état d’altération mental dans lequel une excitation, un désordre des idées voir même des hallucinations peuvent se produire ? Découvrez quelques cas réels.

Nous sommes habitués à entendre le terme de délire dans les médias : à la télévision, dans les films, dans les livres, et même parfois dans les conversations habituelles que nous avons avec les autres, et souvent ce terme est utilisé d’une manière familière. Dans cet article, nous allons essayer d’expliquer ce qu’est un délire et une bouffée délirante, quels types de délires existent, quels sont les plus fréquents, comment les évaluer et quelles différences existe-t-il avec les croyances populaires. Eva Rodriguez Weisz, psychologue, répond à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du délire

Qu’est-ce qu’un délire ? Définition

Les délires constituent un des thèmes centraux pour les psychopathologies, mais si nous nous concentrons sur la définition psychopathologique, nous devons commencer par dire qu’il n’existe pas une définition totalement satisfaisante et complète du délire. Cependant, il est vrai qu’il existe certaines définitions qui sont assez bien acceptées, parmi lesquelles se trouve la définition de Jaspers, qui est la plus utilisée.

Jaspers nous offre une définition des délires qui est la suivante : “les délires sont des jugements ou des croyances fausses, qui se caractérisent par le fait que l’individu les maintiens avec un grande conviction, qui ont un contenu étrange ou impossible en lien avec la culture du sujet, et qui ne sont pas influençables par d’autres arguments, conclusions ou expériences irréfutables”. Jaspers lui-même reconnu l’insuffisance de sa définition pour distinguer adéquatement les délires d’autres possibles croyances et problèmes. Actuellement, il existe d’autres conceptualisation avec la même définition que celle de Jaspers, dans lesquels elle apparaît répétée, amplifiée et/ou nuancée par d’autres auteurs.

Délire et bouffée délirante comme phénomène multidimensionnel. Critères pour le définir

Afin de pouvoir distinguer avec précision une croyance normale d’un délire, certains auteurs ont proposés des dimensions qui suggèrent l’existence d’une gamme continue qui va de la croyance normale ou socialement acceptée au délire pathologique. Pour définir ces critères conceptuels du délire, nous devons aborder ces dimensions :

  • Croyances modifiables VS croyances non-modifiables, fixe et incorrigibles : Cette caractéristique fait référence au maintien du délire sur le long terme, malgré qu’il existe des preuves du contraire. Bien que cela suppose un des aspects centraux de la définition de Jaspers, certaines investigations les plus récentes démontrent que dans la pratique, cette caractéristiques n’est pas toujours rencontrée, mais qu’elle peut exister des degrés différents et des variations dans la fixité des délires. Ainsi, les délires ne sont pas forcément incorrigibles, même s’il semblerait qu’effectivement les délires soit en général difficile à modifier.
  • Conviction légère VS conviction intense : Cette dimension fait référence au degré de conviction d’un sujet à propos de ses croyances. Les investigations les plus utilisées comme celle de Jaspers ou Mullen défendent que dans le cas de délire, le degré de conviction est “extraordinaire” ou “absolu”. Cependant, évaluer cette variable peut être compliqué, car selon d’autres chercheurs, autant chez des patients différents que chez le même patient, le degré de conviction n’est pas absolu et peut varier. De même que pour l’incorrigibilité, la conviction n’est pas toujours la même. Dans des cas extrêmes on considère que la conviction est intense alors que d’en d’autres cas la conviction peut être plus légère, alors qu’il s’agit dans les deux cas d’un délire.
  • Absence d’appuis culturels : Pour être considéré comme un délire, on doit ajouter le fait que la croyance ne doit pas être partagée par d’autres membres d’un groupe culturel, comme ce serait le cas des croyances religieuses ou politiques. Cette dimension est due au fait que, entre autres choses, l’irrationalité d’une idée est définie en partie par le contexte social, et c’est pourquoi les psychologues ne doivent pas entrer en matière sur les questions idéologiques de leurs patients. Cela peut également supposer un problème au moment d’appliquer ce critère, car souvent il est difficile d’être au courant des croyances d’autres groupes éloignés du notre.
  • Pas de préoccupations VS préoccupations : Les croyances non pathologiques, bien qu’elles soient maintenues avec conviction, dans la majorité des cas, ne nous préoccupent pas. Les délires sont souvent des idées préoccupantes pour le patient, qui rumine continuellement ses idées, et qui consacre une grande partie de son temps pour les réaffirmer. Cette caractéristique n’est pas exclusive des délires, mais peut également être présente dans d’autres idées, comme les obsessions ou les surévaluations.
  • Plausible vs non-plausible : Cette dimension se réfère au degré de plausibilité et à quelle mesure le délire s’adapte à la réalité. Alors que parfois certains délires sont impossibles dans n’importe quelle circonstance, d’autres pourraient être possibles. Par exemple, si une personne travail dans les services secrets et nous manifeste ses pensées qu’on le suit et qu’on écoute ses conversations au téléphone, cela est plus possible pour cette personne que pour d’autres.

Types de délires et exemples de bouffées délirantes

Le contenu des délires peut être très varié, et peuvent concerner différents sujets. Voici un petit résumé de certains types de délires et d’exemple de bouffées délirantes, bien qu’il en existe bien plus que ceux présentés si dessous.

Types de délire et exemple de bouffée délirante

Délires paranoïdes :

L’individu pense qu’une ou plusieurs personnes ont l’intention de lui faire du mal ou de faire du mal au personnes qui lui sont proches (physiquement, socialement ou psychologiquement). Un exemple clair de ce délire est lorsque le patient est convaincu que l’on veut l’assassiner, l’empoisonner, le rendre fou et le poursuivre jusqu’à lui faire du mal.

Délires de grandeur :

Ils sont caractérisés par une idée délirante dont le contenu implique une exagération dans l’évaluation du pouvoir du patient, d’une quelconque habileté spéciale ou d’une surévaluation de l’importance de son identité. Cela peut être de nature religieuse, tourné vers des figures ou des éléments mystiques (Dieu, Jésus-Christ, le Démon, etc…) ou d’autres sortes. Un exemple serait un délire religieux dans lequel le patient pense être “l’envoyé de Dieu”. Les individus mégalomaniaques expriment une arrogance prononcée et une estime de soi très élevée, d’une façon exagérée. Ce type de délire sont présents dans les manies, les troubles délirants et la schizophrénie.

Délires métacognitifs (lecture ou vol de pensées) :

Dans ces cas-là, l’individu pense qu’une personne ou une force extérieure contrôle sa volonté ou ses pensées. Un exemple clair est lorsqu’une personne exprime avec conviction qu’on lui lit les pensées. Ce sont des délires très fréquents dans les cas de schizophrénie.

Délires de jalousie :

Aussi connu comme le Syndrome d’Othello, ils se caractérisent par le fait que le sujet a toujours la fausse croyance que son ou sa partenaire lui est infidèle. Ce type de délires sont très controversés, car dans certaines situations, cela peut sembler des croyances normales. Cependant, ce type de patients arrive à un tel point jalousie qu’ils peuvent commettre des actes violents ou des délits, et les délires sont constants et sans fondement rationnels ou logique.

Délires érotomaniaque (Syndrome de Clérambault) :

Les patients érotomaniaques ont la certitude qu’une autre personne est profondément amoureuse d’eux. Les contacts avec cette personne peuvent être minimes, voire inexistant, mais le sujet affirme que c’est l’autre personne qui a commencé leur relation. Généralement, cette autre personne est réelle, et est souvent d’une classe sociale ou d’un statu supérieur au sujet. Par exemple, une personne qui affirme que le président de son pays est amoureux d’elle depuis des années, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés directement.

Délires de fausse identification :

Parmi ces délires, un des plus fréquents est le Syndrome de Fregoli, qui consiste en ce que la personne croit que d’autres individus ont une autre identité. Se délire ce caractérise par le fait que le patient se sent persécuté par une personne qu’il pense voir partout et qui peut avoir plusieurs identités et en changer comme un acteur. Les délires de fausse identification sont généralement accompagnés d’hallucinations. Ils se produisent souvent dans les cas de schizophrénie, de dépression sévère ou de maladie d’Alzheimer.

Ainsi, les délires peuvent se manifester sous différentes formes, mais ont une caractéristique commune, qui est qu’ils sont autoréférentiels au patient lui-même.

Causes du délire ou de la confusion mentale

Les délires et les pensées délirantes peuvent être présentent dans une grande variété de troubles psychologiques :

  • Schizophrénie.
  • Troubles paranoïdes.
  • Troubles affectifs (dépression et manie).
  • Troubles de la personnalité.

De plus, les délires ou les pensées délirantes peuvent apparaître comme conséquence d’un traitement d’une maladie d’origine biologique :

Différences entre délires et autres croyances anormales

Il existe d’autres pensées, comme les idées de type obsessive, qui partagent avec les délires la caractéristique de la préoccupation qu’elles génèrent chez la personne qui les a. Cependant, les individus qui ont des idées obsessives reconnaissent souvent l’absurde et l’irrationnel que sont leurs idées, et luttent souvent en essayant de ne pas y penser, car il s’agit de pensées indésirables, involontaires et intrusives. Dans les cas de délires, l’idée se maintient, que celle-ci paraisse logique ou non.

D’un autre côté, les idées surévaluées décrites par Wernicke, ont certaines racines communes avec les délires, car il s’agit de croyances qui sont surchargées émotionnellement par l’individu, qui tendent à le préoccuper et à dominer sa personnalité, comme dans les cas de fanatisme. Cependant, les idées surévaluées diffèrent des délires par le fait qu’il existe un certain degré de validation consensuelle, et qu’elles se centrent surtout sur les questions sociales, politiques ou religieuse, alors que les délires se centrent principalement sur la personne elle-même.

Les délires, évaluation et diagnostic

Du fait que les délires peuvent être causés par des troubles mentaux, ou par des maladies d’origine biologique, comme nous le mentionnons auparavant dans cet article, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste afin d’arrêter un diagnostic précis.

Il est important, comme pour beaucoup d’altérations et de troubles, que les personnes les plus proches de l’individu, normalement la famille, qui sont les premiers à se rendre compte de ce qu’il se passe, aident les spécialistes.

Les diagnostics doivent toujours être émis avec une très grande précaution et en écoutant l’entourage proche du patient, d’une façon exhaustive. Car souvent le consensus social est une question délicate, et il peut être difficile de distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.

Un bon exemple du fait que les délires peuvent contenir de la vérité, ou devenir vrais avec le temps, sont les délires de jalousie, De plus, beaucoup de spécialistes peuvent témoigner et décrire une expérience dans laquelle, au début, les délires leurs semblaient absurdes, et qui au final se sont avérés vrais, comme dans le cas très connu de Marta Mitchell.

Le cas de Marta Mitchell

Aux États-Unis, ce cas peut être parfois catalogué comme un cas de pathologie. Il est connu comme le cas de Marta Mitchell, l’épouse d’un général américain, qui fut diagnostiqué d’une pathologie mentale, dû aux accusations qu’elle faisait d’activités illégales à la Maison Blanche, jusqu’à ce que l’on découvre qu’elle avait raison.

Bien que cela puisse paraître anecdotique et que cela n’arrive pas dans la majorité des cas et est plutôt considéré comme une exception, il est vraiment important que les professionnels cliniques soient attentifs à beaucoup de variables et de critères d’évaluation, afin d’être rigoureusement sûrs de ne pas commettre d’erreurs.

Ainsi, les évaluations des patients sont toujours plus optimisées. De nos jours, la majorité des traitements thérapeutique – et parfois pharmacologiques – montrent des résultats très positifs dans l’évolution des patients, avec une grande probabilité de récupération pour beaucoup des troubles mentaux. Il est donc important de toujours faire appel à un professionnel spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin.

Le diagnostic ne doit pas être la priorité, car cela pet mener à mettre des “étiquettes” qui ne sont pas nécessaires à la personne. Cependant, une bonne évaluation et un traitement adéquat réalisé par un spécialiste pourra assurer le patient et ses proches une amélioration considérable de quelconque trouble psychologique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit de découvrir ce que sont les bouffées délirantes. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Créatine et Créatinine : que sont ces substances, que nous indiquent-elles et comment les mesurer

Qu’est-ce que la créatinine ? Comment peut-on la mesurer ? Qu’est-ce que cela nous indique ? La créatinine est une substance inoffensive dans le sang, et est produite et éliminée constamment par notre organisme. Dans cet article, nous vous donnons plus de détails sur comment notre organisme génère la créatinine, ce que nous indiquent les niveaux de créatinine ainsi que d’autres curiosités comme le lien entre notre masse musculaire et notre fonctionnement cérébral.

Créatine et Créatinine

Créatinine, qu’est-ce que c’est ?

On peut dire que la créatinine est le produit final (le déchet) qui résulte de la métabolisation de la créatine (composé nitrogène naturel très proche des acides aminés). Cette dernière se trouve naturellement dans notre organisme. Nous la filtrons grâce à notre foie et l’envoyons aux muscles à travers notre flux sanguin.

De cette façon, le processus commence par la métabolisation de la créatine dans os muscles. Les déchets, qui sont la créatinine, sont retournés au flux sanguin et ensuite filtrer par nos reins. La dernière étape serait de les expulser dans notre urine.

Quand nous souhaitons connaître les niveaux de créatinine, nous utilisons es analyses d’urine. De cette façon, la mesure de la créatinine est un des meilleurs indicateurs pour connaître l’état de nos reins et comment ceux-ci fonctionnent.

Niveaux de créatinine dans le sang

Nous avons déjà dit que la créatinine est le produit qui résulte de l’utilisation de la créatine dans les muscles, et que l’on peut la trouver en permanence dans notre corps. Ainsi, si on observe une altération ou un déséquilibre, cela nous servira de signal d’alarme et nous informera que quelque chose ne tourne pas rond.

  • Niveaux élevés : Une augmentation de la concentration de créatinine dans le sang indique une insuffisance rénale. Pourquoi ? La créatinine est dans le sang et passe par les reins, et si ceux-ci ne fonctionnent pas bien et ne filtre pas assez le sang, la créatinine s’accumule dans le flux sanguin.
  • Niveaux normaux : Les niveaux normaux de créatinine ne sont pas absolus, et varient en fonction de beaucoup de facteurs, comme :
    • Le volume de musculature : plus la masse musculaire est grande, plus les taux sanguins de créatinine sont élevés.
    • Âge : plus l’on vieillit, plus nos niveaux de créatinine dans le sang sont élevés. Pour un enfant, la norme est de 0,2 à 1 mg/dl.
    • Sexe : Les hommes ont biologiquement une musculature plus grande que les femmes. La norme pour un homme est entre 0, et 1,3 mg/dl et chez une femme la norme est entre 0,5 et 1,2 mg/dl.
  • Niveaux faibles : En général, il est plus rare qu’une personne se rende chez son médecin pour avoir un taux trop bas de créatinine. Cela pourrait être causé par :
    • Une maladie qui entraîne une diminution musculaire
    • Après une longue hospitalisation et un alitement prolongé
    • Lorsque l’on vieillit, notre masse musculaire diminue

Un jeune homme sportif peut avoir un taux de 1,4 mg/dl de créatinine sans pour autant souffrir d’une maladie ou d’une insuffisance rénale, alors qu’une femme âgée et maigre qui a un taux de 1,2 mg/dl peut souffrir des reins.

Le résultat de créatinine sert à calculer le taux de filtration rénal (clearance de la créatinine), qui est le volume de sang qui est filtré par les reins par minute.

les reins filtrent normalement jusqu’à 180 litres de sang par jour (environ 120 ml/min). Par exemple, une valeur inférieure à 60 ml/min indiquerait une insuffisance rénale chronique.

Différences entre créatinine et créatine

Nous avons déjà mentionné ces deux termes plus haut dans cet article, mais nous allons revenir dessus afin de voir quelles différences il y a entre la créatinine et la créatine.

La créatine, en soi, est un nutriment utile aux muscles. C’est l’énergie dont nos muscles ont besoin constamment pour fonctionner, leur combustible.

Nous consommons de la créatine constamment, même lorsque nous sommes au repos. D’un autre côté, la créatinine est le résultat de cette consommation de créatine. Sa production est constante, dû à la consommation constante de créatine par les muscles.

Créatine, musculature et cerveau.

Musculature : Il est très courant que les sportifs utilisent des suppléments nutritifs pour aider leurs muscles à se développer ou à récupérer de l’effort. Un exemple de ces suppléments est la créatine. Les suppléments à base de créatine sont parmi les suppléments privilégiés des personnes qui se rendent régulièrement au fitness, car en plus d’être totalement naturel, ils n’ont en général pas d’effets indésirables sur l’organisme et aide les fibres musculaires à ne pas trop souffrir du stress après un entraînement, facilitant la récupération.

Cependant, il existe d’autres applications aux suppléments contenant de la créatine.

Cerveau : Nous avons trouvé des informations intéressantes sur la localisation de la créatine dans notre corps dans les travaux de Victor M Cabrera Oliva “Les aides erégogéniques dans le sport : mythes et réalités” :

Les plus fortes concentrations de créatine dans le corps humain se trouve dans les muscles squelettiques, avec environ 95% de la créatine du corps, composé principalement de créatine libre (40%9 et de décréatine phosphorylé ou phosphocréatine (55%). Le 5% restant est réparti entre les tissu organiques comme le cœur, les spermatozoïdes, la rétine et le cerveau fondamentalement.
 En continuant nos recherche sur la créatinine dans notre cerveau, nous avons rencontré cet article “Différence cérébrale de la créatine : premiers patients espagnols avec une mutation du gène GAMT” dans lequel on peut trouver beaucoup d’informations intéressantes sur un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires :

Les syndromes de déficits cérébraux de créatine constituent un nouveau groupe de maladies neurométaboliques héréditaires qui affectent la synthèse et le transport de la créatine et se caractérisent par un manque ou une absence de créatine et de phosphocréatine dans le cerveau. Il existe un groupe d’erreurs congénitales du métabolisme qui ont pour effet de produire un déficit de créatine dans le cerveau.

Nous pouvons également dans une étude publiée en ligne par la revue “Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences” que la consommation de créatine stimule l’activité cérébrale et favorise la mémoire et la vitesse de traitement des informations..

  • Les cellules comme les neurones, qui nécessitent une plus grande quantité d’énergie, dépendent grandement de la fonction du système créatine-phosphocréatine pour le transport de celle-ci.

Chez CogniFit, nous disposons de différents outils qui permettent d’exercer le cerveau. Il s’agit de la plateforme leader en stimulation cognitive, ses exercices cérébraux peuvent être pratiquer en ligne depuis n’importe quel dispositif. Il s’agit d’exercices cliniques élaborés par des neuropsychologues et des neuroscientifiques qui sont présentés d’une manière simple et distrayante.

Cette plateforme permet d’entraîner d’une manière professionnelle les principales fonctions cérébrales comme l’attention et la mémoire.

Ce programme a été validé par la communauté scientifique et sont utilisé par des hôpitaux, des écoles et des universités du monde entier. Nous vous invitons à découvrir cet outil facile à utiliser qui vous aidera à évaluer et à améliorer vos capacités cognitives.

Conclusion

En repassant le contenu que nous avons mentionné tout au long de cet article, nous pouvons mettre en évidences différents concepts.

Premièrement, nous savons ce qu’est la créatinine et comment celle-ci est formée dans notre organisme. Nous savons qu’elle est le produit de la métabolisation de la créatine par les muscles.

Les niveaux de créatinine dans le sang sont directement liés avec des problèmes rénaux, et la mesure dans les urines de ces niveaux de créatinine dans le sang est par conséquent l’indicateur le plus utilisé pour identifier les problèmes rénaux.

La créatine joue un rôle essentiel dans le développement de la musculature et beaucoup de sportifs utilisent de suppléments à base de créatine. De plus, dans l’alimentation, les plus grandes sources de créatine se trouve dans les viandes rouges maigres, le saumon et le thon, cependant, même s’il s’agit des aliments les plus riches en créatine, ils en contiennent assez peu. En réalité, il existe à ce sujet un problème pour les végétarien et les végétaliens, car ils peuvent souffrir d’une certain carence en créatine dû à leur alimentation. Il ne faut pas oublier que la créatine est vraiment importante pour la musculature, ainsi que pour l’activité cérébrale, plus concrètement pour la mémoire. En effet, si vous consultez le lien de la revue que nous avons cité précédemment, il met en évidence que certaines personnes de l’études sont végétariennes afin d’établir d’étudier les cas de personnes qui ne consomment pas d’aliments d’origine animal qui contiennent de la créatine.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Est-ce que vous connaissiez déjà la créatine et la créatinine ? Avez-vous déjà réalisé des tests pour mesurer leurs niveaux dans vos urines ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Aliments riches en Mélatonine : Pouvons-nous dormir mieux grâce à notre alimentation ?

Ces dernières année, la Mélatonine, également connue comme “l’hormone de l’obscurité”, s’est considérablement popularisée. On dit que c’est l’hormone qui régule notre horloge biologique, qui nous aide à concilier le sommeil, à combattre la fatigue, à lutter contre l’insomnie et contre les symptômes du décalage horaire. Cette hormone naturelle est produite par le corps, et nous pouvons également la trouver dans certains aliments. Dans cet article, Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue, lève tous les doutes que vous pouvez avoir : qu’est-ce que la Mélatonine et pourquoi est-elle si importante pour notre cerveau, ainsi que comment est-elle produite et quels sont les aliments riches en Mélatonine.

Aliments riches en Mélatonine

Qu’est-ce que la Mélatonine ?

Vous êtes-vous déjà demandé quelle est a raison pour laquelle l’être humain dort pendant la nuit et est actif pendant la journée ? La réponse est qu’au niveau biologique nous produisons une hormone appelée Mélatonine. Cependant, nous pouvons également contribuer à sa production en consommant des aliments riches en Mélatonine. Cette hormone est également connue comme “l’hormone de l’obscurité”.

Lorsque, à travers nos yeux, nous percevons que la nuit est en train de tombée, notre organisme nous prépare à dormir. À ce moment, nos yeux envoient l’information à notre cerveau, plus concrètement à la glande Pinéale, et cette partie de notre cerveau commencent à produire de la Mélatonine.

Aliments riches en Mélatonine

  • Maïs doux : Cette céréale qui a été cultivée pour la première fois il y a quasiment 5000 ans en Amérique est un aliment riche en Mélatonine.
  • Avoine : De nos jours, il est bien connu que cette céréale a des valeurs nutritionnelles extraordinaires en fibres et en protéines. Elle est beaucoup utilisée par les sportifs et par les personnes qui souhaitent perdre du poids. Ce qui est moins connu à propos de la Mélatonine est qu’il s’agit d’un aliment riche en Mélatonine, car il contient entre 60 et 150 mcg (microgrammes) de Mélatonine dans 100 gramme d’Avoine.
  • Noix : Le fruit du noyer, en plus d’être une source très saine de protéines et de graisses insaturées, est un autre élément de la liste. Sa combinaison d’acides oméga-3 et de Mélatonine peut aider à prévenir les maladies liées aux vieillissement cellulaire. Chaque gramme de ce fruit sec contient 3,5 nanogrammes de Mélatonine, et des études sur le sujet démontrent qu’une consommation régulière de noix augmente la présence de cette hormone dans le flux sanguin.
  • Cerises : Les sortes les plus acides de cerises ont un niveau élevé de Mélatonine.
  • Algue Spiruline : Il s’agit d’une algue japonaise. Cet aliment est très riche en Mélatonine, en plus de contenir un taux élevé de protéines, de magnésium et de calcium.

D’autres aliments qui peuvent nous aider à concilier le sommeil indirectement sont les aliments riches en Tryptophane, comme le fromage, les yogourts, la dinde, les œufs, les amendes, l’ananas, le gingembre, etc… Nous verrons plus loin quelle est la relation entre la Mélatonine et le Tryptophane.

Certaines études indiquent que les aliments riches en vitamines B6 peuvent aider à augmenter nos niveaux de Mélatonine. De plus, cette vitamine est importante pour la production de Tryptophane et de Sérotonine. Parmi les principaux aliments riches en vitamines B6 nous trouvons les fruits secs et les graines, comme les pistaches, les noisettes et les graines de tournesol, dans le viandes comme le poulet, le foie, le bœuf et le porc, ainsi que dans certains poissons comme la morue, le saumon et la truite, dans les légumes comme les épinards, les brocolis, les pommes-de-terres, l’ail crue, les haricots, ainsi que dans les légumineux comme les lentilles, les poids-chiches, le soja, etc… Si vous souhaitez en savoir plus sur ces aliments, nous vous recommandons de lire cet article sur les vitamines qui boostent votre cerveau.

Styles de vie qui augmente la production de Mélatonine dans l’organisme

Nous avons vu que notre alimentation peut être clé dans la production de cette hormone. Mais, à part consommer des aliments riches en Mélatonine, que pouvons-nous faire de plus ?

  • Dormir dans une ambiance totalement obscure : comme nous l’avons dit, cela facilitera la sécrétion de Mélatonine.
  • Diminuer l’utilisation prolongée d’appareils électroniques (qui émettent de la lumière) pendant les heures avant d’aller vous coucher. Par exemple les tablettes, les ordinateurs portables, les smartphones, la télévision, etc…
  • La Mélatonine est produite principalement pendant certaines heures de la nuit. Une chose qui favorise sa production est d’avoir une routine. Se coucher tôt et toujours à la même heure (si possible). Cela permet à notre corps d’apprendre à dormir et à se reposer. En même temps, cela contribue à augmenter les facteurs qui permettent d’améliorer la production de Mélatonine.
  • Réaliser des activités de faibles intensités pendant les heures qui précèdent le coucher.

Lorsqu’il s’agit de prendre n’importe quel type de supplément, il ne faut pas oublier que le corps humain est très sage et créer pour survivre. Ainsi, il est important de prendre des suppléments d’une manière contrôlée et cohérente. Si il est normal que la production et la sécrétion de Mélatonine diminue avec l’âge, il est par conséquent vrai qu’en vieillissant nous avons des quantités plus faible de cette hormone dans notre organisme.

Styles de vie qui réduisent nos niveaux de Mélatonine

En plus d’ajouter des aliments riches en Mélatonine à notre régime et faire des actions qui facilitent la production de cette hormone, il est également recommandé d’éviter certaines habitudes qui peuvent agir de manière négative sur notre sommeil :

  • Être soumis constamment au stress n’est pas sain du tout, et au moment de dormir cela ne nous aide pas non plus. Quand le corps est activé par le stress qu’il subit, cela diminuera irrémédiablement la production de Mélatonine.
  • Diminuer la consommation de caféine, de théine, de tabac et d’alcool : cela ne veut pas dire que nous devons les éliminer complètement de notre vie. Cependant, ce sont des produits qui contribue d’une manière négative à la production de Mélatonine. Comment l’alcool agit sur notre cerveau ?
  • Il faut être conscient que beaucoup de médicaments ont des effets négatifs sur la production de Mélatonine. Un exemple de ceux-ci sont les antidépresseurs.
  • Il n’est pas recommandé de consommer des aliments très riches en sucres ou en calories avant de dormir : si nous mangeons des sucreries avant d’aller dormir, cela entraînera une augmentation de glucose dans le torrent sanguin, nous procurant de l’énergie avant de nous coucher. Et c’est tout le contraire de ce que nous voulons. Comment ce que l’on mange affecte notre cerveau ?
  • Il est recommandé d’essayer de diminuer l’utilisation prolongée d’appareils électroniques (qui émettent de la lumière) pendant les heures avant d’aller vous coucher. Par exemple les tablettes, les ordinateurs portables, les smartphones, la télévision, etc…

Quelles sont les fonctions de la Mélatonine ?

  1. Favoriser le sommeil : Il s’agit d’une des fonctions les plus connues de la Mélatonine. Celle-ci joue un rôle très important au moment de “trouver” le sommeil, ce qui nous aide à réguler notre cycle biologique de sommeil-vigilance. Cela pourrait être recommandable, par exemple, de consommer plus d’aliments riches en Mélatonine pendant la vieillesse, dû au fait que la production de cette hormone diminue avec l’âge. Cela pourrait être une explication de pourquoi les personnes âgées ont besoins de moins d’heures de sommeil.
  2. Antioxydant : Elle est également appelée l’hormone contre le vieillissement. Une donnée curieuse est que les effets antioxydants de cette hormone ralentissent le vieillissement des personnes. Cependant, comme nous l’avons mentionné, plus nous vieillissons, moins nous produisons de Mélatonine.
  3. Contribue à l’amélioration de notre système immunitaire. Cependant, il est contre-indiqué de consommer trop d’aliment riches en Mélatonine pour les personnes qui souffrent de maladies auto-immunes. Cela pourrait empirer les symptômes de la maladie et la renforcer.

Applications de la Mélatonine

À l’Institut International de la Mélatonine, on défend qu’une alimentation riche en mélatonine peut aider à améliorer les symptômes de l’insomnie et à :

  • Réguler les rythmes circadiens chez les personnes qui souffrent de décalage horaire.
  • Anti-inflammatoire dans les cas d’infections systémiques, comme la sepsis par exemple.
  • Améliore significativement la réponse de l’organisme face au stress oxydatif quel qu’en soit la cause.
  • Dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), et…

Si vous êtes décidé à consommer des aliments riches en Mélatonine et à prendre de bonnes habitudes en vue d’atteindre ces objectifs, avant de le faire, nous vous recommandons de vous rendre chez un spécialiste. Celui-ci évaluera vos conditions de santé avec des tests pertinents, et si ceux-ci sont concluants, il vous prescrira les recommandations adéquates.

Bien que nous l’ayons déjà mentionné, nous devons souligner que la production de Mélatonine n’est pas constante tout au long de la vie :

  • Notre corps commence à produire cette hormone à partir de 3-4 mois de vie.
  • Le taux maximum de production est atteint entre les 8-10 ans.
  • Celui-ci décline à partir des 30 ans, diminuant progressivement.
  • Il est probable que nous ne produisions plus que 10% du maximum de production lorsque nous atteignons les 70 ans.

Relation entre Tryptophane, Sérotonine et Mélatonine

Afin que l’hormone de la Mélatonine soit produite, il est nécessaire que la glande Pinéale obtienne du Tryptophane (acide aminé essentiel). Notre corps n’est donc pas capable de produire de la Mélatonine sans la présence de Tryptophane, c’est pourquoi il est également important de connaître quels aliments sont riches en Tryptophane. Le processus qui se produit est les suivant :

  • La glande Pinéale absorbe le Tryptophane.
  • Le Tryptophane se convertit en Sérotonine.
  • La Sérotonine est convertie en Mélatonine.

Lorsqu’il existe un déficit des niveaux de cet acide aminé, une grave diminution du moral peut survenir, tout comme des changements dans les habitudes alimentaires ainsi que des troubles du sommeil.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. Maintenant, c’est votre tour, nous vous encourageons à commenter cet article, avez-vous des questions sur la Mélatonine ? Connaissez-vous des aliments riches en Mélatonine que nous aurions oublié de mentionner ? Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Motivation intrinsèque et extrinsèque : la base du comportement humain

Qu’est-ce qui nous pousse à nous comporter de la manière dont nous nous comportons ? Souvent nous nous laissons mener en “inertie” et nous finissons par tomber dans la routine, jour après jour, année après année. Mais quels sont les véritables motifs qui dirigent notre vie dans une direction ou une autre ? Qu’est-ce qui nous motive au moment de prendre une décision ? Patricia Sánchez, psychologue, vous explique ce qu’est la motivation intrinsèque et extrinsèque et vous donne quelques conseils qui peuvent vous aider à améliorer votre motivation et celle de nos proches.

La motivation est importante, est pas uniquement lorsque l’on doit procurer un effort : faire quelque chose qui ne nous plait pas afin d’obtenir quelque chose dont nous avons envie par la suite (obtenir son BAC pour pouvoir aller à l’université, réussir ses études universitaires pour pouvoir avoir le métier que l’on souhaite, travailler durement pour pouvoir se payer la maison que l’on souhaite, etc…).

Elle n’est pas non plus seulement utile pour obtenir des choses extraordinaires, par exemple s’entraîner durement et longuement pour arriver au même niveau que Michael Phelps, Usain Bolt ou Paula Radcliffe.

Ce qui nous arrive dans la plupart des cas, c’est que lorsque nous avons de la peine à faire un sacrifice nécessaire pour atteindre notre but, nous nous rappelons de la motivation, car nous pensons que celle-ci faibli. Ce qui se passe en fait est que notre motivation ne faibli pas mais change de direction.

Pour commencer, voici une exemple (afin que cela soit plus clair) : hiver, 7 heures du matin, le réveil sonne… “Déjà ? Mais je viens à peine de m’endormir…”. Vous sortez une main de sous les draps pour éteindre le réveil et vous vous rendez compte qu’il fait très froid. “Houlà, on se les gèlent ce matin !”. Et soudain, la première épreuve du matin : éteindre ou reporter ? Eh bien voilà, à ce moment, la motivation existe déjà.

Qu’est-ce donc ce terme qui est autant présent dans notre vie et qui apparaît dans tout ce que l’on fait ?

Selon la RAE, la motivation est en premier lieu un motif ou une cause. Un autre sens que l’on donne également à la motivation, et qui s’approche plus à ce que nous cherchons, serait un ensemble de facteurs externes et internes qui déterminent en partie les actions d’un individu.

Nous pourrions dire que la motivation est un facteur, qu’il soit intrinsèque ou extrinsèque, qui a la capacité de provoquer, de diriger ou de mettre fin à un comportement, toujours avec un but ou une finalité.

En nous basant sur la théorie du psychologue nord-américain B.F Skinner, nous pouvons dire que la motivation est déterminée par les conséquences de nos comportements. Ainsi, ce que nous obtenons lorsque nous faisons quelque chose est clé pour déterminer notre motivation future à avoir le même comportement.

Le plus probable est que des exemples comme ceux qui suivent nous viennent à l’esprit :

  • Travailler pour obtenir de l’argent.
  • Étudier pour obtenir un emploi.
  • Les bébés qui pleurent pour obtenir de la nourriture ou de l’attention…

Bingo ! C’est juste ! Mais atteindre un objectif n’est pas seulement pour obtenir une récompense mais peut également être travailler pour NE PAS vivre dans la rue, étudier pour NE PAS être au chômage, pleurer pour NE PAS mourir de faim…

En résumé, nous n’orientons pas uniquement notre comportement vers le “plaisir”, mais également pour éviter la “souffrance”. Pourquoi faisons-nous référence à cela ? Parce que bien souvent on l’oublie ! Cher lecteur, armez-vous de courage, asseyez-vous et demandez-vous : combien de choses faites-vous au quotidien pour éviter de la souffrance ? Et combien de choses faites-vous pour obtenir du plaisir ?

Voyons un autre exemple…

“Pffff… aujourd’hui je ne suis motivé à rien faire !”. Si vous vous rappelez avoir dit cela une fois, vous vous équivoquiez ! La motivation est là, elle souhaite vous faire échapper au mal-être (faim, négligence, apathie, fatigue) que vous provoque les tâches que vous aviez en tête afin que vous puissiez faire des choses plus divertissantes et plus plaisantes. Ne vous en faites pas, c’est une bonne nouvelle, car cela signifie que vous n’avez qu’à rediriger votre motivation

Bien, maintenant, de mon côté, en écrivant cet article, que puis-je faire pour que vous, êtres motivés qui êtes derrière votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone portable, oui, vous, continuez votre lecture..?

Il se peut qu’en ce moment je sois en train de m’adresser à un pourcentage d’individu qui tentent d’échapper aux études en lisant quelque chose de plus divertissant à lire. Dans ce cas, il faut que je m’efforce à satisfaire leur besoin ludique. Il y a peut-être un autre pourcentage de personnes qui motivées par le simple fait de lire quelque chose qui leur permet d’acquérir plus de connaissances et de s’enrichir au niveau personnel… Pour vous, il est important que je vous donne des définitions, des données et des informations véridiques et de qualité. Enfin, il y a peut-être d’autre personnes qui cherche une solution pour se motiver… Pour ce groupe, vous trouverez quelques conseils plus loin dans cet article qui vous seront utiles.

Dans tous les cas, vous êtes des personnes tout à fait différentes qui partagent des pensées différentes. Celles-ci vous font ressentir diverses émotions qui vous ont mis en route (au travers d’un comportement identique) pour atteindre un objectif.

Stop ! Revenons un peu en arrière. Plus haut dans cet article nous avons parlé du terme de motivation, en utilisant des exemples et des situations de la vie quotidienne, ce qui nous a permis de comprendre le fonctionnement de ce mécanisme. Bien, à partir de là, les choses vont se compliquer un petit peu…

Car le fait est que cette force qui nous pousse à faire des choses ou non, qui est constante, est assez complexe et est influencée par beaucoup de facteurs.

Différences entre motivation intrinsèque et extrinsèque

La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque sont deux types différents de motivation. En quoi consiste chacune d’elle ? Qu’est-ce qui nous pousse à atteindre nos objectifs ?

Motivation extrinsèque

Jusqu’ici, nous n’avons que parlé de motivation extrinsèque : Qu’est-ce qui nous pousse à nous réveiller tous les matins ? Pourquoi allons-nous à l’école ou au travail ? Pourquoi faisons-nous des choses qui ne nous plaisent pas ?

La motivation extrinsèque apparaît lorsque nous recevons une récompense externe comme par exemple : de l’argent, de la reconnaissance, un travail désiré, etc… C’est à dire, lorsque notre “motivation” est provoquée par la conséquence sur les autre de notre comportement.

  • Motivation extrinsèque dans l’apprentissage : la motivation extrinsèque est souvent utilisée dans les salles de cours, dans lesquelles les éducateurs se basent sur des récompenses (prix) et des châtiments pour motiver l’apprentissage des élèves en classe. Le désavantage de la motivation extrinsèque dans l’apprentissage est que les élèves ne s’efforcent uniquement avec l’objectif d’obtenir de bonnes notes. Et s’ils ressentent qu’ils ne vont recevoir aucun prix, ils perdent tout de suite leur intérêt pour leur activité.
  • Motivation extrinsèque au travail : la motivation extrinsèque est un des types de motivation professionnelle qui est le plus utilisé. Elle est liée à ce qu’un travailleur peut obtenir ou non. Les augmentations, les opportunités de promotion professionnelle, se sentir valorisé par son entreprise, la reconnaissance des succès, etc…
  • Motivation extrinsèque dans le sport : dans le sport il est assez fréquent d’utilisé une motivation extrinsèque. Nous faisons des efforts pour obtenir un prix matériel (médailles, coupes, points, reconnaissance, applaudissement et argent…).

Motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque se produit lorsque la récompense que nous obtenons est interne et personnelle : satisfaction personnelle, estime de soi, etc… C’est à dire que lorsque notre “motivation” est provoquée par les conséquences internes de notre comportement, il s’agit d’une motivation intrinsèque.

Afin que ces différences soient plus claires, nous allons utiliser les mêmes exemples appliqués à la motivation extrinsèque :

  • Motivation intrinsèque dans l’apprentissage : la motivation intrinsèque n’est pas autant utilisée que la motivation extrinsèque dans les salles de classe. Bien que nous ayons vu que beaucoup d’enfants perdent leur intérêt pour les tâches qui n’ont pas de récompenses, il y a quand même un grand nombre d’élèves qui apprennent par plaisir.
  • Motivation intrinsèque au travail : la motivation intrinsèque dans le milieu professionnel se produit lorsque la profession exercée est une vocation. Cela est lié à ce qu’un travailleur peut obtenir intérieurement, ou non. S’améliorer dans notre domaine, devenir plus important dans ce milieu, apprendre, etc…
  • Motivation intrinsèque dans le sport : dans le sport, il est très important d’avoir une bonne motivation intrinsèque. Cela exige beaucoup de sacrifices et d’efforts et parfois c’est grâce à notre amour propre ou à l’envie de dépassement de soi que nous acceptons de les faire.

Quelle est la meilleure motivation ? L’intrinsèque ou l’extrinsèque ?

Nous pourrions nous demander quelle motivation est la meilleure, l’intrinsèque ou l’extrinsèque ? Ce qui est le plus recommandé est de développer un intérêt d’une manière interne, c’est à dire de stimuler la motivation pour faire les choses indépendamment du but que vous poursuivez.

La motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque sont très différentes l’une de l’autre, notre devoir est combinè entre les deux d’une telle manière que nous puissions réaliser nos objectifs d’une façon plus productive plus profitable possible.

La motivation intrinsèque dépend de nous-mêmes, car elle nous aide à diriger nos actions afin d’obtenir ce que nous souhaitons, ce qui nous importe et qui nous rendra heureux. Dans ce type de motivation, nos valeurs personnelles et notre efficacité personnelle entrent en jeux, ainsi que le fait de nous démontrer à nous-mêmes de quoi nous sommes capables, que nous pouvons nous fixer des objectifs et les atteindre afin d’obtenir ce que l’on souhaite et que nous puissions être fière de nous-mêmes.

Tout cela ne veut pas dire que la motivation extrinsèque n’est pas importante ou peu utile. Cela ne veut pas non plus dire qu’une personne qui oriente son comportement vers l’obtention d’une récompense soit meilleur ou pire. Au contraire, la motivation extrinsèque nous aide également à grandir et à atteindre nos objectifs. Elle est très positive pour les objectifs à court terme et les petites tâches.

La motivation extrinsèque et intrinsèque sont complémentaires et fonctionnent dans des environnements et des aspects différents. Par exemple, dans le cas de l’évolution, cela n’aurait pas de sens de courir en direction d’une bête qui souhaite nous dévorer pour la caresser afin d’être en accord avec nos principes. La bonne réponse serai de fuir et de survivre, en évitant que la bête nous dévore…

Astuces pour avoir une motivation intrinsèque et extrinsèque adéquate

Voici venu e moment de donner quelques conseils qui permettront aux lecteurs qui sont venu chercher des solutions pour se motiver ou pour motiver un de leur proche d’en trouver. Tout se joue dans le fait qu’il existe plusieurs facteurs qui ont des rôles différents dans la motivation.

En conclusion, il n’y a pas une motivation universelle, ni une clé qui vous assure le succès… Par contre, nous pouvons prendre en compte certains aspects que nous avons vus.

  • Il est très important de vous arrêter pour penser, et pour décider quel type de motivation vous sera plus utile et efficace pour atteindre les buts que vous vous fixez, intrinsèque ou extrinsèque ?
  • Vérifier petit à petit que ce que vous êtes en train de faire vous aide à obtenir ce que vous souhaitez obtenir.
  • Avoir une finalité n’est pas forcément incompatible d’autres finalités, ainsi que nous pouvons avancer par petites étapes afin d’atteindre notre but. Nous savons que maintenir la motivation pendant une longue période pour atteindre ses objectifs peut être difficile, il convient donc de simplifier. Celui qui dit “le mieux lorsque l’on escalade une montagne est de profiter de la vue pendant l’ascension” se réfère exactement à cela. Bien que nous souhaitions arriver en haut du sommet, nous pouvons trouver de la satisfaction pendant le processus d’ascension, rendant celle-ci moins contraignante.
  • Lorsque vous notez que votre motivation s’oriente vers d’autres buts, ne perdez pas le nord. Stop ! Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Je sais ce que je veux, ce que je souhaite et ce dont j’ai besoin, que suis-je en train de faire pour y arriver ou pour l’obtenir ? Où me mène le comportement que j’ai ?

Attention, il se peut que vous vous rendiez compte qu’au final cet objectif ne vous motive pas.

Motiver les autres : comment appliquer la motivation extrinsèque ?

Pour ceux qui tentent “d’être” la motivation extrinsèque d’une autre personne, souvenons-nous du plus, plus et encore plus important :

  • La finalité, l’objectif, le but que vous avez doit être d’un certain intérêt pour l’autre personne. Je m’imagine que vous pensez “non, sans blagues !”, n’est-ce pas ? Et bien non. Voici des exemples à ne pas suivre :
    1. Augmenter le salaire d’un joueur de football millionnaire pour le motiver à donner plus sur le terrain.
    2. Parents qui motivent leurs enfants avec de l’argent alors que ceux-ci ne demandent rien d’autre que de l’attention.
    3. Enseignants qui motivent leurs élèves avec des menaces lorsqu’ils n’arrivent pas à faire quelque chose, mais qui ne parle pas des succès.

Ces exemples permettent de souligner qu’il est très important d’emphatiser et de penser que chaque personne est différente, tout comme le sont ses buts et ses objectifs…

  • Soyez simple. Cela n’est pas nécessaire de faire des choses extraordinaires, ou de coûts astronomiques pour motiver une personne.
  • Soyez créatif. La surprise est également un élément motivateur !
  • Si votre enfant aime passer du temps avec vous lorsque vous jouez au piano, laissez-le essayer.
  • Si votre bonheur donne de la force à vos parents pour aller au travail, souriez-lui quand il s’en va !
  • On a posé un lapin à votre ami et celui-ci ne veut pas sortir de chez lui, proposez-lui de faire un chose qu’il a toujours voulu faire.

Pour finir, j’imagine que beaucoup d’entre vous avait des expectatives au début de la lecture de cet article. Et pas seulement, vous aviez certainement des buts ou des objectifs. J’espère avoir contribué à leur réalisation et que cet article vous aura motivé jusqu’au bout de votre lecture. Je vous invite à voir cette vidéo dans laquelle la science de la motivation est abordée. N’oubliez pas d’ajouter les sous-titres en français !

Qu’est-ce qui marche pour vous ? Faites-vous vos activités par motivation extrinsèque ou intrinsèque ? Qu’est-ce qui vous permet d’obtenir de meilleurs résultats ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires et à raconter votre histoire ou vos anecdotes plus bas. Vous pouvez également nous poser des questions auxquelles nous nous ferons un plaisir de répondre et de pouvoir vous aider à trouver une solution à votre problème.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Si vous vous demandez à quoi sert la peur, vous êtes au bon endroit. La peur se défini comme la sensation d’angoisse provoquée par la présence d’un danger réel ou imaginaire. En général, nous avons tous déjà ressenti la peur une fois dans notre vie et nous connaissons tous cette sensation. La peur est une des six émotions primaires (définies par la psychologie comme la colère, la surprise, l’allégresse, la tristesse, le dégoût et enfin la peur). La peur est un sentiment extrêmement humain, et bien que cela ne soit pas toujours évident, extrêmement utile. À quoi sert la peut ? Quels sont ses fonctions et ses effets ? Découvrez tout sur la peur dans cet article !

À quoi sert la peur ? Pourquoi la ressentons-nous ?

Pourquoi ressentons-nous la peur ? Quelles sont ses fonctions ?

Si nous détectons un potentiel danger, notre corps entre dans un état déterminé nommé “état d’anxiété”Cet état, qui est également présent chez les animaux, est déclenché par des stimulations innées ou apprises et nous aide, par exemple, à détecter la présence d’un prédateur grâce à son odeur.

Quand notre organisme reçoit une stimulation associée à la peur, nous adoptons un comportement nommé “évaluation du risque”. L’évaluation du risque peut être observée lorsque par exemple un animal explore les alentours d’un lieu qui lui est inconnu afin de détecter un quelconque danger. Mais, se comportement peut également être observé dans notre vie quotidienne, lorsque par exemple nous regardons des deux côtés de la route afin de nous assurer qu’une voiture ne vient dans notre direction avant de traverser.

L’évaluation du risque, comme son nom l’indique, permet d’évaluer les risques possibles d’un comportement donné. Alors que l’état d’anxiété est caractérisée par une réponse physiologique et psychologique particulière (accélération du rythme cardiaque, etc…) face à un danger imminent ou potentiel.

Toutefois, lorsqu’un danger est bien présent et proche, l’ensemble de réponses qui prédominent chez la majorité des individus s’appelle “la peur”.

Différences entre anxiété et peur : les réponses physiologiques dues à la peur sont très proches de celles observées dans les états d’anxiété (symptômes de l’anxiété), par contre, les réponses comportementales changent :

  • Anxiété : la réponse comportementale qui se produit le plus souvent lors de l’état d’anxiété est celle décrite dans l’évaluation du risque.
  • Peur : la réponse comportementale de lors d’un état de peur est variable selon la menace à laquelle on fait face et si celle-ci est imminente ou éloignée. Les options sont principalement brusques, entre la fuite incontrôlée et la lutte désespérée (par exemple la proie d’un prédateur ou une poursuite en pleine nuit).

La peur dans le cerveau d’un être humain, pourquoi ressentons la peur ?

Une partie des peurs que nous avons sont inhérentes à notre espèce, comme par exemple la peur de mourir ou la peur de l’obscuritéToutefois, beaucoup des peurs que nous avons sont des peurs “apprises”.

Le conditionnement classique nous dit que si face à une stimulation neutre nous recevons une réponse agréable ou désagréable, nous apprenons que cette stimulation produit cette réponse déterminée. Un exemple clair est que nous savons qu’après l’éclair vient le tonnerre.

Nous pouvons même arriver à apprendre quelle sera la réaction à une stimulation seulement grâce à l’observation. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage vicaire, car nous apprenons en voyant la réaction des autres.

Face à une stimulation qui nous fait ressentir de la peur, notre corps entre dans un état d’anxiété. L’axe principal du “système de la peur” dépend du système limbique. Une des parties du cerveau dans laquelle se produisent les réponse à la peur, stimulant l’hypothalamus et les amygdales. Toute l’information qu’envoient les sens passent par les amygdales et celles-ci détectent si il y a un danger ou non.

Il existe deux voies pour que la stimulation qui indique un danger arrive aux amygdales : la voie principale et la voie secondaire. La voie principale est une voie plus lente car elle agit à un niveau supérieur. La stimulation sensorielle passe à travers du thalamus et du cortex cérébral jusqu’aux amygdales, en laissant auparavant une trace dans la mémoire d’apprentissage. Cette voie serait impliquée lorsque par exemple nous voulons toucher une casserole sur le feu et que nous nous brûlons.

La voie secondaire est plus rapide car elle parcourt un chemin plus court. La stimulation sensorielle passe directement du thalamus aux amygdales, sans apprentissage. Cette voie nous permet de répondre à une stimulation partiellement dangereuse sans savoir de quoi il s’agit. Un bon exemple de l’utilisation de cette voie est lorsque quelqu’un nous fait sursauter en venant par derrière.

Utilité adaptative : à quoi sert la peur ?

À quoi sert la peur ? L’être humain a développé trois réponses face à la peur ou à un danger imminent. Ces réponses sont rester immobile, attaquer ou fuir.

  • Rester immobile à pour but de passer inaperçu, vous avez peut -être déjà vécu cela lors d’une situation de “peur” ou de tension. Votre corps se bloque et vous rester immobile pendant quelques instants. C’est cela l’utilité adaptative de la première réponse.
  • Fuir ou attaquer : cela dépend de l’évaluation du risque de danger. Ce n’est pas la même chose de faire face à un adversaire qu’à cinq. Toutefois, malgré que ces réponses soient opposées en ce qui concerne les comportements, elles se produisent selon des mécanismes très proches dans notre cerveau. Autant pour fuir un danger que pour y faire face certains processus adaptatifs se produisent dans notre organisme.

C’est le SNA (système nerveux autonome) qui est chargé de déclencher le processus, en augmentant les concentrations de cathécolamines dans le sang (adrénaline et noradrénaline). L’adrénaline et la noradrénaline préparent notre corps pour lutter ou pour fuir. Dans ce but, ils favorisent la déviation du sang de parties non-essentielles comme la peau ou les intestins vers les muscles. D’un autre côté, ils accélèrent le rythme cardiaque et la respiration. La digestion est interrompue, les intestins et la vessie se vide et les sens s’aiguisent (par exemple les pupilles se dilatent).

Sur un plan hormonal (types d’hormones), les amygdales activent grâce à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal (ou axe corticotrope) un processus qui dérive la production de cortisol, qui augmente la réponse comportementale et les effets vue auparavant des cathécolamines (adrénalines et noradrénaline).

La peur prépare notre corps à une possible confrontation.

Quels sont les bienfaits de la peur ?

À quoi sert la peur ? La peur nous aide à survivre. Si vous vous demandez toujours à quoi sert la peur, revoyons son importance. Il est certain que l’utilité adaptative de la peur à diminuer avec l’évolution de la société humaine et de notre style de vie, principalement sans danger.

Toutefois, malgré que les situations de danger ne soient plus habituelles comme auparavant, elles n’ont pas disparu. La peur n’est rien de plus qu’un bouton qui nous prépare à l’action, et cela est vraiment très utile car cela nous aide à survivre. Car que cela nous serve à fuir les problèmes, à faire face au danger ou à rester immobiles pour passer inaperçue, la peur est un outil utile et même vital, et continu d’être adaptative.

À quoi sert la peur ? Elle nous sert tout simplement à garantir notre sécurité et notre survie.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mario de Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en contenus de psychologie sociale et de neuropsychologie.”

Troubles du langage : que sont-ils, quels types existent-ils et comment peut-on les diagnostiquer et les traiter ?

Que sont les troubles du langage ? Définition : les troubles du langage ou de la parole se réfèrent aux problèmes de communication ou d’autres fonctions liées à celle-ci comme les fonctions motrices orales par exemple. Ces troubles ont une symptomatologie variable, qui va de l’incapacité de compréhension au bégaiement, et peuvent être présents dès la naissance ou se manifester plus tard jusqu’à l’âge adulte.

Causes des troubles du langage

Les causes des troubles du langage sont nombreuses et variées. On peut différencier ces causes en fonction du déclencheur du trouble. Les causes organiques se réfèrent à une lésion d’un des organes qui joue un rôle dans le fonctionnement du langage parmi lesquels se trouvent :

  • Causes héréditaires : lorsque les troubles du langage sont hérités des parents
  • Causes congénitales : lorsque les troubles du langage son dus à l’utilisation de produits pharmaceutiques ou à des complications pendant la grossesse
  • Causes périnatale : Les troubles du langage sont dus à un problème pendant l’accouchement
  • Causes postnatales : Les troubles du langage se produisent après la naissance, par exemple les troubles du langage occasionnés par un accouchement prématuré

En plus des causes organiques il y a aussi les causes fonctionnelles, qui sont dus à un fonctionnement pathologique d’un ou de plusieurs des organes qui interviennent dans le langage. Les causes endocriniennes affectent principalement le développement psychomoteur de l’enfant. Les causes environnementales sont également un facteur qui peut influencer sur le langage, car l’entourage peut affecter les capacités linguistique de l’individu. Et enfin, les causes psychosomatiques jouent également un rôle important dans l’apparition de troubles du langage, car nos pensées ont un grand pouvoir sur nous et peuvent provoquer une expression anormale. De la même façon, les troubles du langage peuvent finir par affecter nos pensées. Ces deux causes peuvent affecter la capacité d’expression orale et de compréhension.

Symptômes des troubles du langage

Il existe différents symptômes des troubles du langage en fonction du type de trouble et du champs linguistique affecté. Voici une petite liste des troubles généraux du langage dans laquelle nous trouvons les symptômes suivants :

  • Symptômes d’un trouble du développement expressif : ces symptômes inclues un vocabulaire extrêmement limité, des difficultés de mémorisation des mots ou dans la production de longues phrases.
  • Symptômes d’un trouble mixte du langage expressif-réceptif : il s’agit de tous les symptômes liés avec l’expression vue au-dessus, en y ajoutant des problèmes associés à la réception, comme les difficultés de compréhension des mots ou des phrases.
  • Symptômes d’un trouble phonologique : face à un trouble phonologique, nous remarquerons une incapacité d’utiliser certains sons du langage, des erreurs dans la production ou dans l’utilisation de sons.

Il existe également le trouble du bégaiement, qui est certainement le plus connu, et qui se manifeste par une altération de la fluidité et de l’organisation des mots prononcés.

Malgré que comme nous l’avons vu, le langage est processus complexe et que ses troubles sont très variés, nous pouvons identifier certains signes qui indiquent un possible développement d’un trouble du langage. Par rapport aux troubles du langage chez les enfants, nous pouvons distinguer les signes suivants :

  • Pour ce qui est du langage expressif : nous pouvons nous rendre compte qu’il existe un problème si l’enfant utilise un vocabulaire plus limité que les autres enfants de son âge, qu’il lui est difficile d’apprendre des mots nouveaux, qu’il confond des temps verbaux, qu’il parle plus souvent en termes généraux (ça, chose, etc…) au lieu d’en utiliser des plus précis, qu’il parle très peu, qu’il dise parfois des phrases qui n’ont pas de sens malgré une bonne prononciation des mots, qu’il utilise une structure de phrase limitée ou qu’il répète souvent les mêmes phrases quand il parle.
  • Pour ce qui est du langage réceptif : certains signes qui mettent en évidence le possible développement d’un trouble du langage peuvent être que l’enfant semble souvent désintéressé quand quelqu’un lui parle, qu’il ait de la peine à suivre certaines instructions ou qu’il n’arrive pas à comprendre ce qu’on lui dit, ce qu’on lui demande ou ce qui est écrit.

Troubles du langage : classification et types

En essayant de faire une classification générale des types de troubles du langage qui existent, nous pouvons distinguer les suivants :

1- Dysarthrie :

Il s’agit d’une affection qui rend l’acte de parler difficile à cause de problèmes aux muscles que l’on utilise pour parler.

2- Dyslalie :

La dyslalie est un type de trouble du langage qui consiste en une altération, une omission ou une substitution de certains phonèmes par d’autres d’une manière incorrecte.

Les dyslalies peuvent être de différents types :

  • Dyslalies physiologiques : elles sont dus au fait que les organes de l’enfant ne sont pas suffisamment matures pour articuler certains mots. C’est quelque chose de totalement normal et dont il n’est pas nécessaire de se préoccuper si cela ne se prolonge pas dans le temps.
  • Dyslalies auditives : comme l’indique sa racine, cette affection du langage est due à un problème d’audition de l’enfant qui l’empêche de reconnaître et d’imiter correctement les sons et les mots pour pouvoir s’exprimer avec normalité. Il est logique de penser que “si nous entendons mal, nous parlerons mal”.
  • Dyslalies fonctionnelles : ce type de dyslalie peut être la suite d’une dyslalie physiologique prolongée qui dure jusqu’à ce que les organes soient déjà matures et plus longtemps. Il s’agit d’un défaut d’articulation:
  • Dyslalies organiques : ce type de dyslalies, également appelées dysglossies, sont associées aux défauts des organes qui interviennent dans le langage.

3- Dysglossies :

La dysglossie est un type de trouble du langage qui peut être séparer en plusieurs catégories

  • Dysglossies labiales : elles sont dues à une altération de la forme ou de la force des lèvres. Les plus connus sont les fentes labiales ou frenulums.
  • Dysglossies mandibulaires elles sont dues à une altération de la forme des mâchoires, que ce soit uniquement une ou les deux mâchoires.
  • Dysglossies dentales : ce type de trouble du langage est dû à une altération de la forme ou de la position des dents.
  • Dysglossies linguales : elles sont causées par une altération de la langue. La langue est un organe qui nécessite une synchronisation parfaite pendant que l’on parle. Certains de des troubles qui peuvent provoquer ce type de dysglossie sont l’ankyloglossia, la macroglossie ou encore une paralysie unilatérale ou bilatérale.
  • Dyglossies nasales : ce type de trouble du langage peut être causé par une altération qui empêche l’aire de passer correctement jusqu’au poumons.
  • Dysglossies palatines : elles sont dues à une altération du palais.

4- Dysphémies

Les dysphémies se définissent comme des altérations du langage qui sont caractérisées par de spasmes à répétition dus à une mauvaise coordination de l’idéomotricité cérébrale. Un exemple de dysphémie est le bégaiement, que nous avons déjà mentionné.

5- Aphasies

Ce type de trouble du langage ne se développe pas forcément pendant l’enfance, et est due à une lésion cérébrale dans une région du cerveau associée au langage.

  • Aphasie de Broca : L’aphasie de Broca est occasionnée par une lésion dans la circonvolution frontale inférieure, nommée l’aire de Broca. Parmi ses caractéristiques se trouve une grande difficulté pour articuler et une manière de parler télégraphique (avec des phrases très courtes). Ce qui est le plus affecté avec ce type d’aphasie est l’expression (on l’appelle également aphasie expressive), par contre la compréhension n’est pas toujours affectée, et si c’est le cas moins gravement que l’expression.

    Aphasie de Wernicke : L’aphasie de Wernicke est un type de trouble du langage qui est dû à une lésion dans la région du lobe temporal gauche, lié au cortex auditif. Ce trouble est également connu comme l’aphasie réceptive et se caractérise par une locution plutôt fluide mais sans aucun sens ou presque, ce que l’on nomme un parler paragrammaticale. Ceux qui souffrent de ce trouble ont des problèmes de compréhension.

  • Aphasie de conduction : ce trouble est dû à une lésion dans le fascicule arqué et/ou dans les autres connections entre les lobes prétemporel et frontal. Ce trouble est caractérisé par une locution fluide et spontanée, une bonne compréhension, des problèmes de répétition et de paraphrases littérales. L’aphasie de conduction inclut parfois des problèmes de lecture et d’écriture, ou des problèmes de dénomination, entre autres.
  • Aphasie transcorticale sensorielle : ce type de trouble du langage est dû à une lésion dans les connections entre les lobes pariétal et temporal, et produit des troubles de la compréhension de certains même si la capacité de répétition reste relativement intacte.
  • Aphasie transcorticale moteur : ce trouble du langage est dû à une lésion soucorticale dans la zone située juste en dessous du cortex moteur et occasionne des troubles du langage spontané, bien qu’il n’affecte pas la capacité de dénomination.
  • Aphasie anomique : elle est due à des lésions dans différentes zones des lobes temporal et pariétal et entraîne des troubles du langage comme l’élocution de mots isolés.
  • Aphasie globale : ce trouble du langage est dû à de multiples lésions cérébrales dans différentes parties du cortex d’association et affecte toutes les fonctions importantes du langage.

6- Dyslexie

La dyslexie, qui est un type de trouble du langage, entre dans la catégorie précédente mais du fait qu’elle est beaucoup plus connue que les autres nous lui dédions un petit paragraphe. La dyslexie se caractérise par un trouble de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, qui est causé par un problème dans le neurodéveloppement de l’individu. Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique de la dyslexie, afin de traiter la dyslexie à l’école, ainsi que des jeux de stimulation cognitive pour enfants dyslexiques.

7- TDAH ou Trouble de Déficit d’Attention avec Hyperactivité

Le TDAH est un type de trouble du langage qui est présent chez les personnes qui ont des problèmes dans deux domaines : l’apprentissage et la communication. Selon une étude sur le sujet, les enfants qui souffrent de TDAH présentent des difficultés d’organisation phonologique et syntaxique. De plus, ceux-ci présentent des problèmes dans la sémantique et ont une mémoire auditive assez pauvre. Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique du TDAH, des outils d’apprentissage à l’école ainsi que des jeux de stimulations cognitive pour les enfants qui souffrent de TDAH.

8- Dyscalculie

Pour finir, et malgré le fait qu’il ne s’agisse pas d’un trouble du langage, la dyscalculie affecte la compréhension d’un autre type de langage, les mathématiques. Ce trouble affecte la capacité de travailler avec les numéros et de comprendre les concepts mathématiques. Les personnes qui souffrent de ce trouble n’arrive pas à comprendre la logique des processus mathématiques.

Actuellement, il existe des outils professionnels qui permettent de réaliser une évaluation neuropsychologique de la dyscalculie, ainsi que des jeux de stimulation cognitive pour les enfants qui souffrent de dyscalculie.

Comment se diagnostique les troubles du langage

Pour réaliser un diagnostic d’un trouble du langage, il faut suivre une certaine démarche et réaliser certains tests. En nous concentrant sur les troubles du langage chez les enfants, afin d’essayer d’identifier un problème qui pourrait se transformer en un trouble du langage, il faut suivre une série de stratégies.

Si vous souhaitez réaliser un diagnostic, la première chose à faire est de demander des informations aux parents et à l’école. Ce sont les deux principales sources qui nous permettent de connaître le comportement de l’enfant et l’envergure des problèmes qu’il rencontre. Ensuite, il est utile de parler directement avec l’enfant et de l’enregistrer. Enfin, il faut faire remplir un questionnaire aux parents et aux éducateurs ainsi que réaliser des tests neuropsychologiques et des tests spécifiques afin d’arriver à un diagnostic concret.

Troubles du langage, comment aider à la maison ?

Comme nous l’avons vu, les troubles du langage n’ont pas une symptomatologie déterminée et se présentent sous différentes formes et avec différentes sévérités, créant différents problèmes aux personnes qui en souffrent. Voici quelques conseils généraux qui peuvent vous aider si l’un de vos enfants souffre d’un trouble du langage.

Dans un premier temps, du fait que l’enfant souffre de problème de communication, ce que vous pouvez faire est de communiquer un maximum avec lui. Écoutez de la musique ensemble, chanter et écoutez le parler patiemment, sans terminer ses phrases pour lui, en lui laissant le temps d’arriver au bout de ce qu’il souhaite dire.

Une autre activité qui aide dans ces cas-là est la lecture, et si elle est pratiquée de manière interactive, c’est encore mieux. Discutez de vos lectures, parlez des dessins, inventer des fins imaginatives, sont des exercices bénéfiques pour le langage.

Enfin, essayez de comprendre le problème de votre enfant vous permettra de mieux l’aider. Allez voir un professionnel est toujours une bonne idée et peut apporter des solutions aux problèmes de l’enfant, une fois qu’ils ont été identifiés.

Pour des problèmes plus spécifiques, vous pouvez agir de manière particulière, en attaquant le problème à la racine. Les problèmes comme la dyslexie, la dyscalculie, les TDAH ou un trouble spécifique du langage ont des solutions plus spécifiques qui peuvent être trouvées dans les liens associés.

Troubles du langage, comment aider à l’école ?

Pour que tous les élèves puissent apprendre correctement dans leur centre éducatif, il est nécessaire d’établir et de promouvoir des programmes de détection de difficultés du langage qui permettent une intervention précoce si nécessaire. Il existe des plateformes de neuroéducation qui s’avèrent très utiles.

Le rôle du professeur est vital pour le bon développement de l’enfant, car celui-ci exerce une fonction de médiation dans ses processus d’apprentissage et contribue à la normalisation de l’individu dans la vie scolaire.

Grâce à un bon programme éducatif on peut obtenir un apprentissage complet

En général, certaines considérations que l’on peut trouver dans “le guide pour l’attention éducative de l’élève avec un trouble du langage oral et écrit” sont :

• Le centre éducatif doit garantir des conditions qui favorisent la stimulation linguistique et les interactions sociales.
• La réponse éducative doit venir de l’équipe éducative qui s’occupe de l’enfant.
• Les équipes d’orientation et les départements d’orientation doivent soutenir cette fonction, mais jamais la remplacer.
• Des programmes de langage oral doivent être développés, ainsi que de la prévention et de la stimulation.
• L’organisation du centre éducatif doit garantir la coordination entre les cours de soutien, de l’audition et du langage avec le reste des équipes éducatives, afin que tous travaillent suivant la même ligne de conduite et avec les mêmes objectifs.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mario De Vicente, rédacteur de CogniFit spécialisé en psychologie sociale et en neuropsychologie.”

Obsessioné par le partenaire idéal ? Qu’est-ce que le syndrome du prince charmant ?

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’est le syndrome du prince charmant, une variante du syndrome de Cendrillon qui fait que nous avons une expectative de notre partenaire de couple trop élevée, idéaliste et peu réaliste.

Syndrome du prince charmant

Aspirer à rencontrer une personne que vous puissiez aimer et qui vous aimera en retour est quelque chose de sain, mais comme pour d’autres aspects de la vie, quand cela se transforme en quelque chose d’obsessif, cela peut se retourner contre vous et affecter votre santé mentale. Si vous désirez réaliser cet objectif, d’une perspective adulte, en tant que personne qui s’apprécie et qui a des amitiés et des activités qui remplissent correctement sa vie, vous ne devriez pas rencontrer de complications. Par contre, si vous souhaitez rencontrer l’amour en tant que personne peu sûre d’elle-même, insatisfaite avec sa vie et avec une attitude infantile, il est probable que vous projetiez toutes vos carences affectives et vitales sur le fait de rencontrer quelqu’un et que votre recherche de l’amour se transforme en quelque chose de toxique. C’est souvent ce qui se passe pour les personnes qui souffrent du syndrome du prince charmant.

Qu’est-ce que le syndrome du prince charmant

Au contraire du syndrome de Cendrillon, qui ne touche que les femmes, ce trouble peut aussi bien affecter les hommes que les femmes. Ceux qui souffrent du syndrome du prince charmant imaginent leur partenaire idéal comme une personne parfaite, sans aucuns défauts et avec un caractère ou une personnalité qui complète le leur à la perfection. De plus, comme ils ne se contentent pas de peu, ils pensent que celui-ci (ou celle-ci) sera d’une beauté supérieure à la moyenne, d’une grande intelligence, ainsi qu’avec une bonne situation sociale et économique.

Les personnes affectées par le syndrome du prince charmant cherchent de manière inconsciente à quelqu’un comme leur père (s’il s’agit d’une femme) ou de leur mère (si il s’agit d’un homme), car elles voient en eux la personne parfaite : les parents sont aimables et traitent leur enfants comme des princes ou des princesses, en les protégeant et en les cajolant.

À cause de cette recherche de la perfection, ceux qui souffrent de ce trouble ressentent de la rancœur pour les personnes du sexe opposé car elles ne remplissent jamais leurs expectations. Souvent, ils les maltraitent psychologiquement et font ressortir leurs défauts constamment. Les personnes pour lesquelles ils ressentent de l’attraction sont souvent prises voir mariées, ainsi que ceux qui souffrent de ce trouble obsessionnel finissent par avoir le rôle de l’amant(e) dans beaucoup d’occasions.

D’une manière consciente ou inconsciente, les personnes qui souffrent du syndrome du prince charmant font souffrir leur partenaire ou leur font savoir qu’ils ne sont pas assez biens pour elles. Cette maltraitance peut se faire au travers de discussions et de disputes provoquées par des motifs ridicules, d’éloges à d’autres personnes face au partenaire pour le diminuer, voir même flirter avec d’autres personnes qui semblent plus à la hauteur des attentes élevées de la personne. Elles continuent de chercher leur partenaire idéal en dehors de leur relation, ou essayent de changer leur partenaire avec qui elles sont en couple, arrivant jusqu’à leur demander de changer de personnalité, qu’ils s’habillent comme elles le souhaitent, voir même qu’ils s’opèrent et changent leur propre corps. Les partenaires de ces personnes qui souffrent du syndrome du prince charmant finissent souvent détruites, du fait qu’ils se renient eux-mêmes et qu’ils deviennent ce qu’ils ne sont pas.

Après avoir passé par tout cela, il est naturel que les personnes affectées par ce trouble du prince charmant finissent par être abandonnées par leur partenaire de couple, ou qu’elles les laissent elles-mêmes car elles désirent continuer leur recherche du partenaire idéal. Elles ne peuvent mener une vie normale qu’une fois cette obsession surmontée, en acceptant que les personnes ont des qualités et également des défauts. Pour y arriver, il est nécessaire que ces personnes fassent appel à un spécialiste et travaillent dure afin de surmonter leurs insécurités, leurs peurs et leurs complexes. De cette façon elles pourront vivre sans rechercher quelqu’un qui remplira leur vide émotionnel. Car si vous souhaitez accepter les autres, il faut commencer par vous accepter vous-même.

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé.”