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Jeux de concentration mentale : 10 exercices indispensables pour votre quotidien

Avez-vous des problèmes pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études ? Vous n’arrivez pas à rester concentré pendant un long moment, sentez-vous que vous vous distrayez facilement ? Découvrez ces 10 jeux de concentration mentale pour petits et grands qui vous aideront à augmenter votre capacité cognitive ! La concentration est un élément indispensable lorsque l’on veut définir nos buts, planifier efficacement et atteindre nos objectifs choisis. 

Jeux de concentration mentale

Sans capacité de concentration, nous sommes comme un bateau sans gouvernail, à la dérive. Dans cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous propose des exercices très efficaces et très simples à réaliser. Découvrez des jeux et des techniques très intéressantes qui vous permettront d’améliorer votre concentration, ainsi que vous n’avez pas d’excuse pour ne pas commencer à entraîner votre cerveau.

“La concentration est la racine de toutes les capacités de l’homme”. Bruce Lee

Comment devenir plus intelligent ? La capacité de concentration est clé pour l’être humain. Cette habileté peut être définie comme le processus psychique qui nous permet de centrer les ressources de notre esprit sur un but unique ou une tâche qui est réalisée à un moment déterminé.

La concentration nous permet de fixer nos pensées sur une seule activité, en laissant de côté toute distraction qui pourrait interférer sur notre attention, qui est centrée sur l’objectif à atteindre.

Actuellement on nous demande de traiter toujours plus d’informations et toujours plus vite. Pour pouvoir survivre à cette montagne d’informations, il est vital que nous ayons la capacité cognitive de sélectionner et de différencier ce qui est important de ce qui ne l’est pas, et que nous puissions centrer et focaliser notre attention uniquement sur ce que l’on choisit.

La concentration est une habileté cognitive qui nécessite un raisonnement pour se développer, et de l’attention pour centrer toutes nos ressources sur notre but ou sur notre activité du moment.

“Rien n’altère ma concentration. Vous pourriez faire une orgie dans mon bureau sans que je ne jette un coup d’œil. Bon, peut-être juste un seul.” Isaac Asimov

Si vous avez des difficultés pour vous concentrer sur votre travail ou sur vos études, voici une bonne nouvelle pour vous ! La capacité de concentration mentale peut être améliorée. Avec l’entraînement adéquat, et grâce à la plasticité cérébrale, vous pourrez augmenter de manière notable et durable votre capacité de concentration mentale en pratiquant les jeux qui vous sont proposés dans cet article. N’hésitez pas, essayer les jeux de concentration que nous vous proposons plus bas et vous verrez comment augmentera votre concentration mentale et comment disparaîtront vos problèmes de concentration !

  • Le premier bienfait que vous remarquerez en pratiquant ces jeux de concentration sera une augmentation de votre efficacité. Vous serez capable de réaliser vos tâches plus efficacement, en économisant du temps et sans gâcher des ressources cognitives qui ne sont pas nécessaires.
  • Un autre bienfait significatif de ces jeux pour augmenter votre capacité de concentration est que cela vous permet de réduire votre fatigue mentale. Bien que cela paraisse paradoxal, quand vous réalisé une tâche de concentration mentale vous la réaliserez sainement, sans vous épuiser en prêtant attention à d’autres demandes ou situations autour de vous (multitasking) qui vous faisait auparavant perdre votre concentration
  • De plus, une bonne concentration mentale vous aidera à vivre le présent d’une manière plus enrichissante. Vous serez conscient de l’ici et du maintenant, car vous apprendrez à prêter une attention plus consciente du moment présent.
Les bienfaits d’une bonne capacité de concentration : vivre l’ici et le maintenant

10 Jeux de concentration mentale

1- Jeux de concentration mentale : le verre d’eau

Prenez un verre transparent et remplissez-le d’eau jusqu’à la moitié. Ensuite, prenez le verre avec la main que vous voulez et étirez votre bras jusqu’à la hauteur de vos yeux. L’objectif est de maintenir fixe et immobile le contenu du verre, pendant au moins 3 minutes.

2- Jeux de concentration mentale : le mur blanc

Visualisez dans votre esprit un mur et peignez-le en blanc de la manière que vous souhaitez, avec un rouleau, avec un pinceau ou avec un spray. Quand le mur est complètement blanc, dessinez au milieu le numéro 100 en grand. Effacez-le de la manière que vous voulez et écrivez le numéro 99, et comme cela en ordre décroissant jusqu’à 0. Au début, vous arriverez à écrire peu de numéro avant de vous déconcentrer, mais peu à peu, avec la pratique, vous serez capable de faire cet exercice du début à la fin sans vous déconcentrer. Nous vous recommandons ce jeu avant d’aller dormir. Si vous avez beaucoup de pensées satellites qui vous préoccupe, c’est le jeu idéal afin de centrer votre attention uniquement sur votre mur blanc

3- Jeux de concentration mentale : la promenade des arômes

Choisissez un parc ou un chemin qui vous plait particulièrement et allez vous y promener. Pendant que vous marchez, prêtez attention aux odeurs et aux arômes que vous rencontrez le long du chemin. Concentrez-vous sur une odeur en particulier et laissez celle-ci vous envahir. Vous verrez comme cette odeur va en s’intensifiant au fur et à mesure que vote concentration sur celle-ci augmente.

4- Jeux de concentration mentale : la bougie

Asseyez-vous par terre, si possible avec les jambes croisées devant vous et le dos droit. Si cette position s’avère être trop incommodante pour vous, choisissez-en une autre, mais toujours assis par terre et avec le dos droit. Ensuite allumez une bougie devant vous. Le but de ce jeu est de rester le plus immobile possible. Concentrez-vous sur les mouvements de la bougie et maintenez votre position le plus longtemps possible, sans que la bougie ne s’éteigne. Cela n’est pas aussi facile que ça en à l’air. Au début vous ne tiendrez pas longtemps, mais avec un peu de pratique vous arriverez à rester complètement immobile pour au moins dix minutes.

Jeux de concentration mentale : la bougie

5- Jeux de concentration mentale : la technique des deux minutes

Vous aurez besoin d’une montre à aiguilles qui marque les secondes. Le jeu consiste à fixer votre attention sur l’aiguille des secondes exclusivement, en suivant du regard son parcours autour du cadran de votre montre. Vous devez réussir à faire le tour du cadran deux fois, c’est à dire deux minutes.

6- Jeux de concentration mentale : le jeu de la boîte et du citron

Cet exercice est habituellement utilisé pour préparer les sportifs et les aider à se concentrer avant une compétition, mais vous pouvez également en bénéficier. Le jeu consiste à visualiser une boîte de carton, simple et vide, ouverte sur le haut. Ensuite vous devez visualiser un citron. Concentrez-vous sur sa taille, son arôme, la texture de sa peau, sa symétrie…

Mentalement, et sans utiliser vos mains ou quelconque objet dans votre esprit, mettez le citron dans la boîte en carton. Cela paraît très facile, mais le réaliser avec une attention pleine demande une habileté de concentration élevée. C’est un exercice excellent pour travailler et améliorer votre concentration mentale.

7- Jeux de concentration mentale : coloriez des Mandalas

Les Mandalas sont des représentations du macro-cosmos. Son origine est indienne et signifie “roue” ou “cercle”. La tradition bouddhiste l’utilise pour la méditation. Ne vous préoccupez pas si vous n’êtes pas très doué pour les réaliser, il existe une multitude de cahier ou de livres remplis de ceux-ci, et vous pouvez également trouver des jolis dessins prêts pour être coloriés directement et gratuitement sur internet.

L’important, c’est que lorsque vous coloriez un Mandala, vous vous concentriez exclusivement sur lui. Choisissez les couleurs, en écoutant votre corps afin de savoir comment vous souhaitez le faire et laissez-vous emporter. Libérez dix minutes par jour pour continuer votre Mandala.

En plus de vous relaxer et d’améliorer votre concentration, c’est une activité excellente pour votre cerveau et votre créativité.

Coloriez des Mandalas

8- Jeux concentration mentale : la figure géométrique

Cherchez un moment où vous êtes complètement détendu, et pensez en une figure géométrique. Que cela soit un carré, un cercle ou un triangle n’importe pas. Concentrez-vous uniquement sur votre représentation géométrique. Quand cette image est bien fixée dans votre esprit, commencez par y ajouter quelque chose, par exemple une couleur. Remplissez-la mentalement et quand cela est terminé, ajoutez-y plus de caractéristiques. Vous pouvez jouer avec la taille, le volume, la densité (il peut flotter ou être très lourd).

Ce jeu, en plus d’augmenter votre concentration mentale, est un allié parfait pour développer votre imagination. Jouez et créez ce que vous voulez grâce à votre esprit.

9- Jeux de concentration mentale : faites des sudokus

Le calcul mental est l’une des activités cognitives qui fortifient le plus notre concentration. De nos jours nous avons tous une calculatrice sous la main pour réaliser les opérations mathématiques à notre place. Utiliser la technologie nous rend la vie plus facile, mais cela nous rend également plus feignants et plus distraits. Il est important d’essayer de manier les numéros mentalement, par nous-mêmes. Et pour cela, les sudokus peuvent nous être d’une grande aide. Si ce jeu japonais ne vous est pas familier, commencez par le niveau débutant. L’objectif n’est pas de réaliser le plus compliqué possible, mais que vous choisissiez le niveau adéquat afin d’avoir un défi mental, et d’aller en augmentant progressivement de niveau. Vous pouvez téléchargez des pages entières de ce jeu sur internet gratuitement et de tous les niveaux.

10- Jeux de concentration pour enfants et pour adultes : entraînez votre cerveau grâce à CogniFit

CogniFit est le programme leader en évaluation cognitive et en stimulation cérébrale. Ce programme est validé par la communauté scientifique et est utilisé par les écoles, les universités et les hôpitaux du monde entier. CogniFit permet de mesurer et d’entraîner, d’une manière professionnelle et fiable, la capacité de concentration, le niveau d’attention et beaucoup d’autres habiletés cognitives fondamentales.

Les jeux cliniques qui servent à mesurer et à améliorer la concentration mentale ont été créés par une équipe de neurologues et de psychologues cognitifs qui ont étudié la cognition et les processus de plasticité cérébrale. Certaines fonctions cognitives impliquées dans notre concentration sont le contrôle inhibitoire, la concentration, la planification, l’attention partagée, l’actualisation, etc..

Grâce aux différents jeux mentaux, Cognifit évalue les faiblesses et les forces cognitives de la personne et lui propose automatiquement un programme d’entraînement personnalisé qui lui permettront d’améliorer sa capacité de concentration, et d’autres nécessités cognitives, que cela soit pour un enfant ou pour un adulte.

Il vous suffit de vous inscrire ! Tous les jeux de concentration sont basés sur des études cliniques et analysés par des professionnels de la stimulation et de la réhabilitation neuropsychologique.

Après avoir réalisé les jeux de concentration, CogniFit vous montrera un graphique de vos résultats et de votre évolution. Vous ne pourrez pas seulement entraîner et augmenter votre capacité de concentration, mais également beaucoup d’autres capacités cognitives, comme la mémoire, la perception, la coordination, le raisonnement, etc…

Inscrivez-vous et lancez-vous dans le défi de CogniFit !

On dit que dans une journée autour de 30’000 pensées inondent votre tête, et chacune de ces pensées produit une énergie… Imaginez que vous puissiez concentrer toute cette énergie sur une seule pensée..!

En plus, nous vous encourageons à lire l’article intitulé : Gymnastique cérébrale : 17 activités qui vous aideront à maintenir votre cerveau en bonne santé plus longtemps.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit d’augmenter votre capacité de concentration. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Tout sur la sérotonine : qu’est-ce, à quoi sert-elle et d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la sérotonine ? Cette substance chimique produite par le corps humain est considérée comme responsable de notre bonheur et de notre moral. Des taux de sérotonine trop bas peuvent conduire à la dépression. Découvrez tout sur cette substance : ses fonctions, les troubles auxquels elle est associée et la façon d’augmenter de manière naturelle vos taux de sérotonine.

Qu’est-ce que la sérotonine? Photo by Nighia Le, Unsplash.com

Qu’est-ce que la sérotonine ?

La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est à dire une substance qui aide à transmettre des signaux chimiques d’une zone à l’autre du cerveau. Notre organisme compte plusieurs  types de neurotransmetteurs dont les fonctions diffèrent. La sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur, est généralement associée à la régulation du moral. Nous le verrons au cours de cet article, sa fonction est assez complexe. Nos taux de sérotonine ont une influence directe sur notre bien-être et notre bonheur.

Comment la sérotonine est-elle produite ? Cette substance est générée par notre corps lors d’un processus biochimique de conversion unique. Les cellules chargées de sa production utilisent une enzyme nommée tryptophane hydroxylase. Le tryptophane combiné avec cette enzyme forme le 5-hydroxytryptophane, également connue sous le nom de sérotonine.

Quelles sont les fonctions de la sérotonine ?

Parmi nos 40 millions de cellules cérébrales, un grand nombre est directement ou indirectement influencé par la sérotonine.

La sérotonine est impliquée dans plusieurs processus liés à la santé : le contrôle de l’appétit et du sommeil, la régulation du moral, l’excitation sexuelle, le contrôle de la douleur, etc…

  • Régulation du moral : Un déséquilibre dans la production de sérotonine peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être. De bas taux de sérotonine nous rendent plus colériques, irrascibles, impulsifs, etc. Les personnes qui souffrent de dépression ont tendance à présenter de bas taux de sérotonine. On pense également que la mauvaise humeur de certaines personnes au lever est due à de faibles taux de sérotonine au réveil.
  • Contrôle de l’appétit : si les taux de sérotonine sont normaux, nous ressentons une sensation de satiété et cessons de manger. Au contraire, lorsque les taux de sérotonine sont trop bas, nous ressentons la besoin de manger des hydrates de carbone et autres aliments caloriques. De hauts taux de sérotonine peuvent favoriser l’apparition de diarhée alors qu’un déficit en sérotonine favorise la constipation.
  • Régulation du sommeil : Au cours de la journée, les taux de sérotonine fluctuent en fonction de notre horloge interne et des courbes de notre rythme circadien. Ainsi, les taux de 5-HT (les récepteurs de sérotonine) tendent à atteindre leur maximum durant les périodes ensoleillées de la journée et à diminuer durant le sommeil profond. L’idéal est un équilibre entre ces taux, sinon cela risque de favoriser les troubles du sommeil ou l’insomnie.
  • Régulation du désir sexuel : Le désir sexuel est proportionnellement lié au taux de sérotonine. Des taux élevés de cette substance sont associés à une baisse de la libido et du désir sexuel. À l’inverse, de faibles taux de sérotonine sont associés à une recherche de la satisfaction du désir sexuel. Après un orgasme ou après l’éjaculation, la quantité de sérotonine augmente considérablement dans le cerveau et provoque un état de plaisir et de tranquilité. De la même façon, des taux de sérotonine excessivement élevés sont associés à une baisse de la libido, moins de relations sexuelles, mais une meilleure connexion émotionnelle avec son partenaire.
  • Contrôle de la douleur : Le cerveau utilise cette substance pour transmettre les signaux de douleur chronique aux nerfs locaux. Lorsque l’on se fait mal, de la sérotonine se libère et produit dans notre cerveau un signal de douleur léger et transitoire qui active les neurones correspondantes. Cette substance est également impliquée dans le signal neuronal de la douleur et intervient aussi dans les douleurs chroniques. la douleur est en intimement lié à la sérotonine. La sérotonine produit de l’hyperalgie, qui est une sensation de douleur très forte, et intervient également dans le cadre de douleurs chroniques.
  • Contrôle de notre température corporelle : Une autre des fonctions de la sérotonine est la régulation thermique. Dans l’homéostasie, le rôle de la sérotonine est important.
  • Réduction de l’agressivité : Une autre fonction de la sérotonine est la stabilisation de notre état émotionnel face à des situations de tension. Cette substance aide à inhiber l’impulsivité, les comportements violents et l’agressivité. Les personnes ayant des comportements agressifs ou violents peuvent présenter de bas taux de sérotonine.

Lien entre sérotonine et maladie mentale

La sérotonine est également appelée “l’hormone du bonheur” en référence à ses effets positifs sur le bien-être, le moral, la relaxation et la concentration. Les altérations de ses taux affectent notre santé mentale de différentes façons. De nombreux traitement pharmacologiques interagissent avec la sérotonine dans le cadre de traitements de troubles mentaux comme : la dépression, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de paniques, les problèmes de concentration, les troubles explosifs intermittents, la démence et le syndrome sérotoninergique.

Une altération des taux de sérotonine affecte la santé mentale

Souvent, ces troubles coexistent avec des déficits cognitifs spécifiques. Il est donc recommandable de réaliser une évaluation neuropsychologique qui aidera à identifier nos points forts et nos points faibles. Généralement, la première étape d’un diagnostic est d’évaluer s’il existe une déficience dans nos principales fonctions cognitives.

Pour cela, CogniFit est l’outil leader. Ses batteries de stimulation cognitive et d’entraînement cérébral permettent d’activer, exercer et renforcer d’importantes capacités cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, planification, perception, etc.) et leurs composantes.

L’intégralité des jeux cérébraux de CogniFit a été validé afin que les enfants, les adultes et les personnes âgées puissent activer et renforcer leur capacité mentale et se situer par rapport à la population mondiale. Envie de les essayer ? C’est très facile : il vous suffit de vous inscrire.

Sérotonine et dépression : influence du taux de sérotonine

On pense que la dépression est dûe à un déséquilibre des taux de sérotonine. Le processus impliqué est la régénération neuronale. Selon le neurologue Barry Jacobs, la dépression apparaît lorsque la régénération neuronale est insuffisante. Les antidépresseurs ISRS aident à produire de nouvelles cellules cérébrales et à augmenter le moral. Il serait idéal de pouvoir mesurer les taux de sérotonine dans le cerveau, mais cela n’est pour l’instant pas possible. Cependant, en mesurant les taux sanguins, on a démontré que les personnes souffrant de dépression avaient des taux de sérotonine bas. On ne sait pas si les taux de sérotonine ont baissé avant ou après le début de la dépression. Il est clair que les antidépresseurs ISRS et ISRSN (inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la noradrénaline) fonctionnent, mais on ne sait pas comment.

Lien entre l’anxiété sociale et la sérotonine

Des déséquilibres dans les taux de sérotonine peuvent occasionner l’apparition de troubles liés à l’anxiété. Parmi ceux-ci se trouvent : les troubles de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l’anxiété sociale (ou phobie sociale), les troubles d’anxiété généralisée, etc. Pour l’instant, on ne sait pas si la cause est un excès ou un manque de sérotonine. Jusqu’à maintenant, on pensait que des taux bas de sérotonine en était la cause, mais des recherches récentes semblent le démentir. JAMA Psychiatry a publié que les personnes qui souffrent d’anxiété sociale ont des taux élevés de sérotonine. L’Université de Uppsala a démontré que les amygdales (structures cérébrales impliquée dans les sensations de peur) de patients souffrant d’anxiété sociale présentent un excès de sérotonin. Il faudra attendre de prochaine études pour formuler une conclusion définitive sur la relation entre anxiété sociale et sérotonine.

Lien entre les troubles obsessionnels compulsifs et la sérotonine

La relation entre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la sérotonine vient de l’influence des antidépresseurs ISRS dans l’amélioration de ces troubles. Les ISRS sont des inhibiteurs de la recaptation de la sérotonine : ils facilitent la disponibilité de la sérotonine afin que les taux ne soient pas trop bas.

Lien entre les troubles de panique et les taux de sérotonine

Comme dans le cas des TOC, la cause du trouble de panique est inconnue. Des taux bas de sérotonine sont liés à ce trouble, mais nous ignorons si cela est la cause du trouble. La seule certitude est que les ISRS fonctionnent également dans les cas de troubles de panique.

Trouble explosif intermittent

Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement caractérisé par des explosions de colère injustifiées. La sérotonine aide à réguler le moral et contribue à réduire ce type d’attaque de colère, en nombre et en intensité. Encore une fois, les traitements pharmacologiques utilisés dans ces cas sont les ISRS, qui interagissent avec la sérotonine. On considère que le trouble explosif intermittent est incurable, mais sa symptomatologie peut diminuer grâce à la psychothérapie et la méditation qui aident à réduire les comportements agressifs et les sensations de rages et frustration internes.

Lien entre démence et faibles taux de sérotonine

L’âge produit une détérioration cognitive associée à la perte de connections neuronales. L’activité des neurotransmetteurs chargés de la transmission des informations neuronales réduit au fur et à mesure du vieillissement. Vieillir n’est pas toujours synonyme de démence, mais il existe des cas dans lesquels on peut observer une détérioration cognitive significative. La démence la plus connue est la maladie d’Alzheimer. Dans une étude internationale publiée en 2006, des chercheurs ont mis en évidence une déficience sérotoninergique chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’hypothèse est que les problèmes de mémoire engendrés par la maladie d’Alzheimer sont dus à un mauvais fonctionnement des récepteurs de la sérotonine. Il n’existe pas de preuve qui démontre qu’une augmentation des taux de sérotonine prévienne de la maladie d’Alzheimer. Par contre, si les recherches continuent sur le sujet, il se peut que l’on découvre une solution pour combattre la démence.

Syndrome sérotoninergique

Un excès de sérotonine peut être préjudiciable. Les antidépresseurs ISRS sont considérés comme étant sûrs, mais ils peuvent être la cause du syndrome sérotoninergique en raison d’une concentration trop élevée de ce neurotransmetteur. Cela arrive généralement lorsque deux médicaments liés à la sérotonine sont utilisés simultanément. Les problèmes surviennent lorsque l’on commence un nouveau traitement ou que l’on augmente un traitement. L’utilisation de IMAO (inhibiteurs de l’enzyme monoaminoxydée, enzyme qui détruit la sérotonine) avec des ISRS, ou une consommation de LSD ou d’extasies. Les symptômes sont : agitation, augmentation de la température corporelle, tachycardie, sudation, perte de coordination, spasmes, nausées, vomissements, diarrhées, changements de la pression artérielle. Cela n’est considéré comme dangereux, mais il est nécessaire de le traiter afin que ce syndrome n’empire pas. Le traitement consiste à retirer ou diminuer les traitements pharmacologiques en place, ainsi qu’en l’administration de relaxants musculaires et d’inhibiteurs de la production de sérotonine par voie intraveineuse.

Pouvons-nous modifier nos taux de sérotonine ?

Vous vous demandez certainement si vous pouvez agir sur vos taux de sérotonine. Voici quelques conseils et manières naturelles d’augmenter vos taux de sérotonine.

Adopter un régime alimentaire favorable à la production de sérotonine

La sérotonine n’est présente dans aucun aliment. Pour augmenter les taux de sérotonine, il faut recourir au tryptophane, qui est l’acide aminé à partir duquel est produite la sérotonine. Un régime riche en tryptophane augmente donc les taux de sérotonine. Les suppléments de cet acide aminé sont un bon complément mais ne suffisent pas à remplacer un régime équilibré. Les aliments comme le soja, les viandes maigres (poulet ou dinde), le thon, le saumon, l’ananas, les bananes, les artichauts, les œufs, le chocolat et le fromage contiennent du tryptophane et contribuent donc à augmenter nos taux de sérotonine. Une autre manière de contribuer à une augmentation des taux de sérotonine est de consommer de la vitamine B-6. La vitamine B-6 peut agir sur la rapidité à laquelle le tryptophane se convertit en sérotonine. Les aliments riches en vitamines B-6 sont les pommes de terre, les légumineux, les céréales intégrales, le poulet, la dinde, le thon et le saumon. Découvrez quelles vitamines sont bénéfiques pour votre cerveau.

Faire de l’exercice physique augmente les taux de sérotonine

Des études montrent qu’un exercice physique régulier peut être aussi efficace qu’un traitement antidépresseur psychopharmacologique ou psychothérapeutique. On pensait auparavant qu’une période de plusieurs semaines de pratique d’un exercice physique étaient nécessaires pour constater une amélioration. Pourtant, selon une étude récente de la Université du Texas, une période de seulement 40 minutes a un effet bénéfique sur notre moral. Bien que les mécanismes qui mènent à cette amélioration ne soient pas connus, il semblerait que la sérotonine y soit impliquée.

Se relaxer et méditer permet d’augmenter les taux de sérotonine

Cela est aussi important pour votre esprit que bouger pour votre corps, et permet d’augmenter vos taux de sérotonine. Le yoga ou la méditation sont deux pratiques qui contribuent à améliorer le moral en plus de se relaxer. Découvrez ce qu’est la méditation Mindfulness.

Se lancer dans de nouveaux projets

Introduire de la nouveauté dans notre vie a un effet positif sur le système sérotoninergique. Quand nous commençons un nouveau projet nous nous sentons plus énergiques, plus motivés et de meilleure humeur. Cet effet plaisant sur notre système nerveux est produit par la sérotonine. Découvrez comment penser hors des sentiers battus.

Rire augmente les taux de sérotonine

La relation entre le moral et la sérotonine va dans les deux sens. Nous pouvons améliorer notre moral en augmentant nos taux de sérotonine et nous pouvons aussi augmenter nos taux de sérotonine en améliorant notre moral. L’induction d’un moral élevé grâce à la psychothérapie est très utilisée (bienfaits du rire). Une autre alternative peut être des cours de théâtre, passer du temps entre amis, assister à un spectacle comique ou se rappeler des faits agréables.

Sérotonine chez les hommes et chez les femmes

Une étude de 2007 de la revue Biological Psychiatry montre que les hommes et les femmes réagissent différemment lorsqu’on réduit leurs taux de sérotonine : les hommes agissent avec davantage d’impulsivité alors que les femmes rentrent dans un état de déprime et deviennent plus prudentes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes souffrent davantage de troubles du moral (anxiété et/ou dépression), tandis que les hommes sont plus enclins à l’alcoolisme, au TDAH et aux troubles du contrôle de impulsions (tous liés à l’impulsivité).

Les effets de l’interaction des hormones avec la sérotonine est prouvée. Cette interaction peut causer une augmentation des symptômes dépressifs dans des périodes comme : la prémenstrualité, le post-partum, et la ménopause. En effet, durant ces période, les sécrétions hormonales changent. Les hommes ont quant à eux des taux de sécrétion hormonale constants.

La sérotonine pourrait augmenter la patience

Des études récentes de la Fondation Champalimaud de Lisbone soutiennent qu’une possible fonction de la sérotonine serait d’augmenter la patience. Cela suppose un tournant important dans la conception que nous avions jusque-là de ce neurotransmetteur.

La sérotonine augmente notre patience

Selon une étude publiée dans la revue Current Biology, il semblerait que la sérotonine serait davantage liée à la patience qu’au bien-être. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion suite à des expériences sur des souris de laboratoire. L’expérience consistait à ce que les souris attendent un temps déterminé pour recevoir une récompense. Les souris qui étaient sous les effets de la sérotonine attendaient plus longtemps que celles qui ne l’étaient pas

Selon Zachary Mainen, qui a dirigé cette l’étude, “il y a une impression généralisée que la sérotonine provoque le bonheur, mais nos études démontrent que cette affirmation est contradictoire”.

Pour le moment, il nous faudra attendre, nous aussi, avant d’en savoir plus sur les effets de la sérotonine et si celle-ci est plus lié au bonheur ou à la patience.

“Source : Traduction de l’article d’Irene García Calvo, psychologue de CogniFit en formation continue.”

La migraine : Plus qu’un simple mal de tête

La migraine touche environ 8 million de personnes, dont la majorité sont des femmes, soit environ 12% de la population adulte et peut arriver jusqu’à toucher 10% des enfants.

Je ne parle pas de ce mal de tête que vous pouvez avoir de temps en temps, mais de cette douleur infernale accompagnée de plusieurs symptômes et qui surgissent de façon chronique.

La migraine ne touche qu’un côté du cerveau, et qu’un point précis.

La migraine est plus importante chez les femmes que chez les hommes, et débute avant 40ans dans la majorité des cas. Chez les femmes elle peut diminuer après la ménopause.

Cette maladie est considérée au 20ème rang des maladies ayant un impact sur le handicap et l’altération de la qualité de vie, et si on ne considère que la population féminisme, elle arrive dans les TOP10.

La migraine se divise en deux catégories, migraine avec aura et migraine sans aura, la différence entre les deux c’est qu’une prévient avant de gâcher votre journée et l’autre non. Les traitements se divisent aussi en deux, ceux qui visent les conséquences du problème tels que les maux de tête, la douleur, etc. Et ceux qui vont directement à l’origine de la maladie.

Qu’est-ce qu’une migraine ?

La migraine est une maladie complexe, une affection engendrant de nombreux symptômes dont une céphalée (= mal de tête) chronique. Cette dernière est un critère important mais pas le seul. Pour dire qu’une douleur à la tête est une migraine, il faut que ça soit accompagnée par plusieurs d’autres signes.

  • Le mal de tête dure de 3 heures à 3 jours
  • Nausées et vomissement
  • Hypersensibilité envers les sons et la lumière
  • Son intensité est croissante.
  • Elle est souvent pulsatile, comme un cœur qui bat dans la tête.
  • Une personne sur trois souffrant d’une migraine est victime d’une aura, illusion visuelle ou autre autre trouble moteur ou sensoriel juste avant la survenu de la migraine.

Dans ce cas là, on parle d’une céphalée migraineuse, ou migraine avec aura.

Il existe aussi des crises de migraine sans aura

  • Viennent et disparaissent spontanément
  • Les migraines sont séparées par une période de latence, ou l’individu n’a pas de migraine.
  • Imprévisible
  • Constitue 80% des crises migraineuse.

En théorie et d’après la société internationale des céphalées, une personne est considérée migraineuse, si elle a eu au moins une migraine sans aura ou deux crises avec aura.

Pour comprendre la migraine au niveau neurologique :

Qu’est ce qu’une aura migraineuse ?

Une aura migraineuse se passe dans les moments précédents la crise, et touche 20% des cas.

Les auras qu’on rencontre le plus, sont les auras visuelles, autrement dit, les auras ophtalmiques ; le champ visuel se rempli d’une sorte de points qui scintillent et on a l’impression qu’il y a des mouches qui passent et des lignes lumineuses. Elle peut aussi se manifester en causant la perte de la moitié du champ visuel de chaque œil.

Il existe d’autres auras bien que rares, elles se manifestent sous la forme de troubles du langage, de troubles psychiques et peut même causer des hallucinations. A ce moment précis, on peut avoir la tête qui tourne, et ne plus pouvoir tenir debout sans l’aide d’un support (comme si on allait s’évanouir)

Il existe plusieurs auras moins fréquentes que la visuelle, comme l’aura sensitive qui se traduit en une sensation de fourmillement, ou engourdissement au niveau des doigts, des mains, etc. et l’aura phasique qui est un trouble de la dénomination ; la personne est incapable de donner un nom aux objets et aux personnes même si elle les connaît.

Qu’est ce qui peut causer une migraine ?

Hérédité

Le facteur génétique est plus important dans la migraine avec aura, que dans celle sans aura.

Si plusieurs personnes de la même famille sont atteintes de cette maladie, on peut considérer la cause comme héréditaire.

Hormones

Les hormones ne causent pas la migraine, mais la survenue des crises coïncide avec des variations hormonales.

Si cette maladie touche les femmes plus que les hommes, c’est certainement à cause des événements qu’elles vivent.

  • La migraine commence à la puberté chez les 10 à 20% des femmes atteintes.
  • La puberté est plus en lien avec la migraine sans aura que celle avec aura
  • La grossesse joue un rôle important dans la diminution de la fréquence des crises migraineuse, parfois même leur disparition.
  • La migraine chez la femme, a tendance à s’aggraver de plus en plus, mais une fois arrivée à la ménopause, elle a tendance à diminuer.
  • Les migraines sans aura ont tendance à coïncider avec l’arrivée des règles.

Facteurs physiques

Une activité physique ou intellectuelle très importante, dont la personne n’est pas habituée, ou une surcharge de travail.

Anxiété et dépression

La présence permanente des troubles psychologiques tels que l’angoisse et la dépression favorise la survenue de la migraine

Stress

Le stress est souvent l’élément déclenchant, mais les migraines peuvent aussi déclencher le stress, ce qui met la personne dans une boucle sans fin.

La migraine et les facteurs déclenchants

Les causes sont ce qui a rendu la personne atteinte de la migraine, mais cette dernière n’est pas présente H24 et 7j/7, il y a des moments précis où la douleur surgit, mais qu’est ce qui fait que ces crises se déclenchent ?

  • L’alimentation : Comme dans une allergie, certains aliments peuvent déclencher une crise comme : une boisson précise, un gâteau, du thé…
  • Hormones : Comme cité précédemment, les hormones ne sont pas des causes, mais la migraine peut coïncider avec un changement hormonal, comme pendant les règles, la prise de la pilule…
  • L’environnement : La luminosité, le son, la température, la hauteur…
  • Facteurs psychologiques : Stress, conflit, traumatisme…

Il est important de savoir quel est le facteur déclenchant, afin de l’éviter et ainsi limiter les crises migraineuses, pour cela, il vaut mieux noter dans un agenda la fréquence des crises et les activités qu’on a fait juste avant, comme ça, on pourra savoir quel est l’élément qui déclenche ces crises.

La différence entre la migraine et un simple mal de tête

Comme cité précédemment, le mal de tête n’est qu’un symptôme parmi les nombreux autres symptômes qui caractérisent la migraine. Son diagnostic nécessite la présence de signaux tels que :

  • Les crises douloureuses durent de 3 heures à 3 jours puis disparaît complètement pour réapparaître dans un autre temps.
  • La douleur vous donne l’impression qu’il y a un cœur qui bat dans votre tête
  • Vous êtes très sensibles à la lumière et au bruit.

Les différents traitements

Traitements spécifiques et traitements non spécifiques

Parmi les différents traitements de la migraine, on distingue deux types de traitement : spécifiques, et non spécifiques.

Les traitements spécifiques attaquent l’origine de la migraine, alors que les non spécifiques traitent les maux de tête.

Comme traitement non spécifique, il y a:

  • Les anti-inflammatoire non stéroïdiens comme l’aspirine.
  • Le paracétamol
  • L’oxygénothérapie, c’est le fait de mettre une personne sous oxygène.

Le traitement spécifique repose sur les triptans qui sont des médicaments destinés aux traitements des crises migraineuses importantes.

Malheureusement, il y a beaucoup de patients qui se focalisent plus sur la douleur que sur l’origine de cette dernière, c’est pourquoi ils n’envisagent pas les traitements spécifiques, qui est un grave erreur.

Traitement de fond

C’est un ensemble de médicaments utilisés pour traiter les crises migraineuses, et réduire leur fréquence ainsi que leur intensité.

Parmi ces médicaments il y a le topiramate, l’amitriptyline et le valporate, etc.

Ce traitement est proposé que lorsque les crises sont fréquentes (plus de trois pas mois)

Traitement non médicamenteux

Il existe des méthodes de relaxation comme le yoga, le zen, la méditation, la sophrologie et la thérapie comportementale qui consiste à apprendre les facteurs responsables du déclenchement de ces crises, et comment les gérer.

Prévention

  • En cas de migraine, rester dans le calme et le noir est très conseillé pour calmer la douleur et ne pas aggraver la situation
  • Croyez-le ou pas, mais une bonne douche (chaude ou froide) et un sac de glace sur la tête n’est pas juste une astuce de grand-mère qui ne sert à rien, au contraire, ça fait la différence.
  • Changer d’environnement, si vous êtes dans un endroit stressant ou stimulant (bar, boîte de nuit…).
  • Évitez l’alcool, la drogue… Ou tout ce qui peut affecter votre cerveau.
  • Une migraine peut aussi être un symptôme révélateur d’une maladie. Si ça continue, voir un médecin est très conseillé

Quelques fausses idées à jeter à la poubelle

  • Les migraines n’est pas un résultat des troubles visuelles, ce dernier est un symptôme qui accompagne la maladie et non pas une cause
  • La migraine ne se définie pas par le mal de tête, ce dernier, bien qu’important n’est qu’une seule pièce dans le puzzle.
  • La migraine n’est pas une maladie simple qu’on peut négliger, surtout quand elle est chronique. Elle peut aussi être le symptôme de quelque chose de plus grand.
  • L’important n’est pas de ne plus sentir la douleur, mais de son origine.

N’hésitez pas à aimer et partager mon article 🙂 je serai ravie de répondre à vos questions.

À bientôt !

Neuropsychologie : guide complet pour comprendre la neuropsychologie

Répondons à toutes les questions que vous pouvez avoir à propos de la neuropsychologie : qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qu’elle étudie, le rôle de neuropsychologue, avec quel type de patient travaillent les neuropsychologues, quelles tests cognitifs sont les plus utilisés dans ce domaine, comment sont-ils appliqués, etc…

La neuropsychologie est une science qui est à son apogée, même si elle n’est pas connue à 100%. C’est pour cela que dans cet article nous allons répondre à toutes vos questions sur le sujet.

Guide complet sur la neuropsychologie

Qu’est-ce que la neuropsychologie ? Définition et concept

La neuropsychologie est une spécialité concrète de la psychologie, avec un environnement d’étude plus spécifique. Alors, qu’étudie donc la neuropsychologie ? La neuropsychologie est la science qui étudie les effets que produisent une lésion ou un dommage cérébral dans les structures du système nerveux central. Ces lésions provoquent des changements des processus cognitifs, émotionnels et psychologiques. Elles peuvent être produites par différentes causes, comme par exemple, les traumatismes cranéoencéphalienne, les ictus, les tumeurs, les maladies neurodégénératives ou les maladies du développement. Que signifie neuropsychologie ? Sa définition concrète explique qu’il s’agit de la relation entre les fonctions supérieurs et les structures cérébrales. C’est une spécialité qui se trouve à mi-chemin entre la psychologie et la neurologie.

Histoire de la Neuropsychologie

L’origine de la neuropsychologie se trouve au 19ème et 20ème siècle, selon différentes études de psychologues et de médecins. Parmi les principales études qui ont entraîner la création de la neuropsychologie, nous pouvons souligner l’étude de l’aphasie (Pierre Paul Broca), qui détermine que la localisation centrale de la production du langage se trouve dans la partie du cerveau que nous connaissons aujourd’hui comme l’aire de Broca (hémisphère gauche). Une autre étude qui mérite d’être mentionnée pour son apport important dans l’histoire de la neuropsychologie est la création de la Phrénologie (Franz Joseph Gall), qui considère qu’il existe des fonctions mentales avec des localisations différentielle dans le cerveau. Parmi ses découvertes se trouve la différenciation de l’être humain avec les animaux pour le développement du cerveau et du lobe frontal. Mais s’il y a une personne à qui nous devons la création de la neuropsychologie, c’est Alexander Romanovich Luria, qui est aujourd’hui considéré comme le père fondateur de la neuropsychologie. Luria a perfectionné l’étude du comportement des personnes qui souffrent de lésions du système nerveux, il a également créé différentes batteries de test psychologique qui permettent d’établir les défaillances des différents processus psychologiques. Actuellement, en plus de l’observation clinique, les études s’appuient sur différentes études d’images cérébrales (TAC, PET, SPECT, RMf) et de sciences cognitives qui créer des schémas de fonctionnement et de réhabilitation des fonctions altérées, basés sur les fonctions préservées du cerveau.

Fonctions cognitives étudiées par la neuropsychologie

Dans le domaine de la neuropsychologie, il existe différents champs d’action, que nous décrivons dans ce paragraphe : la neuropsychologie clinique inclue tous les champs qui englobent cette spécialité, bien qu’il faille savoir qu’il existe différentes sous-spécialités dans chaque champs concret (attention, mémoire, langage et fonction exécutives). Nous allons donc différencier ces différents champs d’action de la neuropsychologie :

  • Neuropsychologie de l’attention : ce champ cognitif est un objet d’étude très important dans le domaine de la neuropsychologie, en plus d’être un élément fréquent dans son évaluation. Selon Luria, le père de la neuropsychologie, l’attention consiste en un processus sélectif de l’information nécessaire pour réaliser une activité concrète. Pour la neuropsychologie, l’attention serai l’expression du travail du Système Activateur Réticulaire Ascendant et des hémisphères cérébraux en synchronisation avec les lobes frontaux.
  • Neuropsychologie de la perceptionl’ophtalmologue français L. Verry fut l’un des premiers à affirmer qu’il existe des zones neuronales spécifiques à la perception visuelle, c’est à dire qu’il existe des zones cérébrales concrètes pour les différentes fonctions. En neuropsychologie, l’altération de la perception est nommée agnosie.
  • Neuropsychologie de la mémoire : il s’agit probablement de l’un des champs les plus étudiés, ou du moins sur lequel nous en connaissons le plus. Un des auteurs les plus importants dans le champ de la neuropsychologie de la mémoire est Ebbinghaus, qui a étudié les processus de la mémoire d’une perspective psychologique, afin d’en étudier plus tard les processus physiologiques. Ces études furent cruciales pour connaître l’organisation et le fonctionnement de la mémoire. L’altération de la mémoire peut avoir plusieurs dénominations différentes, en fonction de sa cause. Il y a par exemple l’amnésie, les détériorations cognitives ou les démences. Le principal trouble qui est directement lié aux pertes de mémoires est la maladie d’Alzheimer.
  • Neuropsychologie du langage : elle étudie la communication verbale en tenant compte des processus de formulation, de codification, de compréhension et de décodification lorsque l’une ou l’autre des voies du langage se voit affectée par une lésion cérébrale. L’altération produite sur e langage à cause d’une lésion cérébrale est connue comme aphasie, comme l’aphasie de Broca ou l’aphasie de Wernicke.
  • Neuropsychologie des fonctions exécutives : les fonctions exécutives englobent un grand nombre d’habiletés et de stratégies cognitives dirigées vers un but précis. Parmi les fonctions exécutives nous trouvons différents processus, comme l’inhibition des réponses, la flexibilité cognitive et la mémoire de travail entre autres. Ces fonctions sont importantes pour le développement des activités de la vie quotidienne, et une altération de l’une d’entre elles peut affecter la prise de décision, la planification des tâches, la résolution de problème ou l’autocontrôle.

Évaluation psychologique : tests de neuropsychologie

Les tests de neuropsychologie sont créés pour réaliser des évaluations cognitives, c’est à dire de mesurer l’état des différents domaines cognitif. Il faut spécifier quel domaine l’on souhaite évaluer afin de choisir correctement le test adéquat. Voici quelques exemples de tests neuropsychologiques et la capacité cognitif associée :

  • Attention : d2, annulation (WAIS-IV), TMT.
  • Perception (Gnose) : VOSP, Test de Ishiara, Figures incomplètes de Gollin.
  • Mémoire : Paires de mots (WMS-III), Vocabulaire, Similitudes, Information (WAIS-IV).
  • Langage : FAS, Test de Denomination de Boston.
  • Fonctions exécutives : Carte du zoo, chercher la clé.
  • Praxie : Test de la Montre, PIEN-B, Copie (Dessins- WAIS III).

Aujourd’hui, le nombre de tests informatisés (réalisés avec un ordinateur) sont en augmentation. Ces tests sont souvent plus pratiques grâce à leur facilité d’utilisation et l’automatisation de certains processus d’évaluation. Dans ce domaine, CogniFit est l’outils le plus utilisé au niveau mondial et est leader en évaluation et en entraînement cognitif informatisé. CogniFit est disponible en un grand nombre de langages différents, dont le français.

CogniFit – outils de neuropsychologie

Avec quel type de patients travail la neuropsychologie ?

Le domaine de la neuropsychologie travail avec une population de tout âge. On peut travailler avec les bébés pour l’attention précoce, avec les adolescents pour les difficultés d’apprentissage, avec les adultes pour les dommages cérébraux et avec les personnes âgées pour les démences. Les patients les plus fréquents qui font appel aux neuropsychologues sont ceux qui ont souffert de lésions cérébrales, que ce soit à cause d’un traumatisme crâno-encéphalique, ou à cause d’une maladie neurodégénérative. Les personnes préoccupées pour leurs pertes de mémoire sont un groupe toujours plus grand de personnes qui font appel à la neuropsychologie pour améliorer leur situation. Actuellement, il existe des ateliers préventifs, dans lesquels différents exercices de stimulation cognitive sont réalisés, surtout pour travailler les domaines de l’attention, de la mémoire et des fonctions exécutives. De plus, des études récentes ont permis de réaliser des diagnostics précoces de la maladie d’Alzheimer grâce à l’utilisation de tests neuropsychologiques. Par rapport à la psychologie clinique, les troubles comme la schizophrénie, la dépression ou les troubles obsessionnels compulsifs affectent différentes fonctions cognitives ce qui rendent l’exploration neuropsychologique nécessaire. Le neuropsychologue évalue également les personnes saines en investiguant et en comparant leur activité cérébrale avec celle des personnes qui souffrent de difficultés d’apprentissage et évalue l’étendu des dommages cérébraux dans les cas de lésions ou pour simuler des expertises médicolégales, entre autres fonctions.

Neuropsychologie infantile

La neuropsychologie infantile est une neuroscience qui étudie les liens entre le comportement et le cerveau en développement. Comme son nom l’indique, elle est dirigée vers une population infantile. Les principaux domaines cognitifs travailler dans cette spécialité sont les troubles du développement, la neuropsychologie du langage et l’hyperactivité ou les TDAH (Troubles du déficit d’attention avec Hyperactivité).

Neuro-réhabilitation dans le domaine de la neuropsychologie

On ne peut pas séparer les concepts de neuropsychologie et de neuro-réhabilitation. La neuro-réhabilitation est un processus centré sur la récupération de dégâts cérébraux provoqués par une lésion dans le système nerveux et comprend l’apprentissage de stratégies comme la compensation des altérations fonctionnelles. Pour cela il est nécessaire de réaliser une évaluation neuropsychologique exhaustive afin de déterminer quels sont les domaines cognitifs sont les plus affectés par les dommages cérébraux, dans le but de créer un programme de réhabilitation ciblé sur les nécessités de l’individu. Les principales stratégies d’intervention en neuropsychologie sont la restauration, la substitution et la compensation.

Cas cliniques de neuropsychologie

Tout au long de l’histoire de la neuropsychologie, de nombreux cas cliniques qui ont permis de découvrir comment fonctionne notre cerveau sont devenus célèbres pour leur contribution à cette science. Comme nous l’avons mentionné dans l’histoire de la neuropsychologie, cela fut le cas du patient de Broca qui permit de déterminer la localisation cérébrale de la production du langage à la suite d’un cas d’aphasie. Grâce à cet apport, aujourd’hui nous connaissons l’aire 44 de Brodmann comme l’aire de Broca (lobe frontal gauche) et l’aphasie de production comme l’aphasie de Broca. En lien avec les troubles du langage, il y a un autre cas connu dans l’histoire de la neuropsychologie, c’est le cas de Wernicke. L’anatomiste Wernicke étudia différents cas de patients avec des dommages dans le lobe temporel et conclut qu’une altération dans l’aire 22 de Brodmann (connue de nos jours comme l’aire de Wernicke) produit chez les patients une incapacité de compréhension et de répétition du langage, mais maintenant la capacité de production du langage. Cette conclusion démontra la justesse des études antérieurs réalisées par Broca qui affirmait qu’il existe non seulement une zone cérébrale chargée du langage, mais que plusieurs zones sont impliquées. Cette altération est connue aujourd’hui comme l’aphasie de Wernicke. En lien avec la mémoire, le cas le plus connu étudié par la neuropsychologie est le cas du patient HM. Ce patient souffrait d’une épilepsie intraitable, pour laquelle les médecins avaient déterminé la nécessité d’une intervention chirurgicale. L’origine de l’épilepsie se trouve dans les lobes temporels médians gauche et droit. La chirurgie fut une réussite, puisque les symptômes épileptiques avaient disparu, mais cela généra une amnésie antérograde. Ce cas clinique proportionna une information importante sur les pathologies cérébrales et contribua au développement des théories sur le fonctionnement de la mémoire. Pour terminer, mais pas des moindres, il y a le cas de Phineas Gage, qui, après avoir perdu une partie des lobes frontaux du cerveau dans un accident professionnel, fut capable de récupérer la majorité de ses habiletés mentales. Ce qui cet accident changea fut sa personnalité, et Phineas Gage se convertit en une personne de mauvaise humeur et irritable. Ce cas fut important dans l’histoire de la neuropsychologie car il permit de découvrir que les changements produits dans le cerveau n’altèrent pas uniquement les fonctions cognitives, mais qu’ils affectent également la personnalité.

Le rôle de la neuropsychologie

Les neuropsychologues sont présents dans différents domaines (académique, clinique et investigation). Dans le domaine clinique, qui est actuellement le plus étendu, il se charge de l’évaluation et du diagnostic des effets psychologiques et comportementaux des dommages cérébraux chez un individu, avec pour objectif de réaliser un traitement de réhabilitation personnalisé. Les neuropsychologues cliniques réalisent des évaluations pour déterminer les dommages cérébraux d’une personne, pour déterminer quelles zones anatomiques sont affectées et quelles sont les fonctions cognitives préservées ou altérées. Avec ces données il pourra réaliser un programme efficace de réhabilitation neuropsychologique. Les fonctions principales du neuropsychologue sont les suivantes :

  • Evaluer et/ou établir un diagnostic clinique (cognitif, comportemental et émotionnel) grâce à des tests standardisés.
  • Réhabilitation et traitement psychothérapeutique.
  • Orienter la famille, les patients et le personnel sanitaire et d’assistance.

De plus, le neuropsychologue joue un rôle important dans le domaine académique et le domaine de l’investigation, avec comme objectif de découvrir et de transmettre les connaissances liées au cerveau, aux capacités cognitives et au comportement. De nos jours, il existe de plus en plus de neuropsychologues qui se dédient soit à la recherche, soit à l’éducation dans différentes institutions. Les principaux environnements dans les quels interviennent les neuropsychologues sont les suivants :

  • Centres de jour et résidences.
  • Unités de mémoire et de démences.
  • Entreprises pharmaceutiques.
  • Équipes pluridisciplinaires de santé mentales.
  • Psychologie médicolégale.
  • Psychologie infantile.

En résumé…

Pour terminer, nous souhaitons mettre en avant le rôle si important de la neuropsychologie de nos jours. Il s’agit d’une science qui s’est spécialisé dans l’étude du comportement et du développement des aptitudes liées au système nerveux, et nous a permis de découvrir différents traitements neuro-réhabilitateurs pour différents types de pathologies. De plus, les études et les recherches ont également aidé à découvrir des traitements préventifs pour les maladies neurodégénératives, comme pour la maladie d’Alzheimer.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permis d’en savoir plus sur la neuropsychologie. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Sara Morales Alonso, psychologue de CogniFit spécialisée en neuropsychologie et en psychologie sanitaire.”

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Avez-vous le pouvoir de voir les yeux fermés ? Pouvez -vous entendre, dans le silence, la voix d’une personne qui vous manque ? Avez-vous déjà voyagé dans le passé en sentant une odeur particulière ? Voici quelques-uns des pouvoirs de votre mémoire sensorielle, qui utilise vos cinq sens pour capter, retenir et récupérer votre monde. Découvrez dans cet article ce qu’est la mémoire sensorielle, les différents types qui existent (échoïque, iconique, tactile, olfactive, gustative) et comment l’améliorer.

“Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps.” – Marcel Proust –

Mémoire sensorielle : le moteur de vos capacités occultées

Qu’est-ce que la mémoire sensorielle

Nous avons la capacité illimitée de percevoir, d’enregistrer et d’emmagasiner des informations sur notre environnement, et c’est la mémoire sensorielle qui est chargée de ces processus. Les sens dirigent la perception, en captant l’information sur les objets et les événements qui nous entourent. Le système de la mémoire sensorielle prolonge pour quelques instants l’information perçue, afin qu’elle puisse être mieux assimilée par notre mémoire. De cette façon, les différentes sensations sont enregistrées dans nos souvenirs.

L’information sensorielle retenue ne nous permet pas uniquement de reconnaître notre environnement (sentir un parfum et savoir qui s’approche, reconnaître une voix qui nous appelle, etc…) mais cela nous permet également de donner du sens à des événements futurs. Si nous sommes témoin d’une scène violente à laquelle participe un inconnu, et que nous croisons plus tard ce même inconnu, nous ressentirons de la peur ou du dégoût en reconnaissant son visage. Cependant, son visage n’éveille aucune émotion similaire chez les autres personnes qui croisent cet inconnu, car elles n’ont pas été témoin de la violence de celui-ci. Nous emmagasinons des informations sensorielles qui sont liées aux différentes sensations et émotions que nous ressentons au moment où nous les percevons. Une stimulation cataloguée comme désagréable pour un individu, peut être considérée comme plaisante par un autre, à cause des émotions associées à cette situation dans leurs mémoires sensorielles respectives.

La mémoire sensorielle intervient aussi dans le bon fonctionnement des autres systèmes de la mémoire. Il capte rapidement et efficacement les stimulations qui doivent être traitées par la mémoire à court terme, et conserve des informations particulières sur les souvenirs d’origines sensorielle dans notre mémoire à long terme, afin que nous puissions les reconnaître, les évaluer et y répondre de manière adéquate.

Types de mémoire sensorielle

Nos cinq sens conforment cinq types de mémoire sensorielle. Chacune possède le pouvoir de reconnaître et de se souvenir des impressions perçues et de leur importance au moment où elles ont été perçues.

1. Mémoire sensorielle échoïque ou auditive

La fonction principale de la mémoire sensorielle de type échoïque ou auditive est de capter les sons et les expériences auditives afin de prolonger leur présence afin qu’ils puissent être captés par d’autres systèmes de réponse. Ce type de mémoire peut arriver à prolonger la présence d’un son jusqu’à 10 secondes après que celui-ci se soit terminé.

Parfois, nous demandons à notre interlocuteur de répéter sa question, et quand il le fait nous nous rendons compte qu’au final nous avions bien entendu la question. Nous n’avons pas été conscient d’avoir écouté la question, mais nos oreilles ont bien fait leur travail, tout comme notre mémoire auditive, qui nous envoie l’information quelques secondes plus tard.

2. Mémoire sensorielle iconique ou visuelle

La mémoire sensorielle de type iconique (ou mémoire visuelle) intervient dans le registre des expériences sensorielles visuelles. Nos yeux fonctionnent comme des caméras photographiques qui réalisent continuellement des instantanés. Ce système prolonge quelques instants la durée de chaque représentation captée, afin qu’elle puisse être liée à d’autres images. La capacité de prolongation de la mémoire iconique est plus courte que celle de la mémoire échoïque, pouvant prolongé la présence d’une image environs 250 millisecondes. Cette breveté évite que le système ne se surcharge. Parfois, nous emmagasinons ces images dans notre mémoire supérieure, de manière inconsciente et non-intentionnelle.

Imaginons que nous sommes en train de voyager dans le métro pendant un trajet de 40 minutes. Pendant ce trajet une personne est assise sur le siège en face de nous, auquel nous ne prêtons pas attention. Le jour suivant nous retrouvons cette même personne au supermarché et nous le reconnaissons. Les instantanés pris dans le métro la veille ont été traités et envoyés aux autres systèmes de la mémoire.

3. Mémoire sensorielle tactile

La mémoire sensorielle de type tactile permet l’enregistrement d’information sur les caractéristiques des objets que nous touchons et les sensations que cela éveille en nous. Bliss, Crane, Mansfield y Townsendv (1966) ont découvert dans leurs études les différences entre les aveugles congénitaux, les aveugles tardifs et les personnes avec une vision normale en ce qui concerne la capacité de ce type de mémoire sensorielle. Ces différences reflètent la grande capacité d’amélioration de ce système de mémoire sensorielle tactile grâce à la pratique.

Supposons que nous devions prendre quelque chose dans notre armoire, mais que la lumière a été coupée et que notre chambre est complètement dans l’obscurité. Nous reconnaîtrons certainement la plupart de nos vêtements en les touchant. Même si nous n’avons encore jamais prêté attention intentionnellement à sentir nos vêtements sans les voir, notre sens tactile à réaliser son travail et notre mémoire sensorielle tactile également, ce qui fait que nous nous souvenons de la texture de nos vêtements sans l’avoir voulu.

4. Mémoire sensorielle olfactive

La mémoire sensorielle de type olfactive enregistre les informations sur les odeurs que nous percevons. Notre odorat a la capacité de distinguer une grande variété d’arômes, et détecte la plus grande variation de stimulation de tous nos sens. De plus, il est capable de relier les différentes situations et de retenir ses liens d’une manière prolongée dans le temps.

Imaginons que nous organisons un repas avec plusieurs amis à la maison. Le jour suivant, nous trouvons une veste à l’entrée que quelqu’un a apparemment oublié. Nous ne savons pas à qui elle appartient, car son propriétaire l’a enlevée avant d’entrer dans le salon et nous ne l’avons donc pas vu. Sentir la veste est notre meilleure ressource pour découvrir à qui elle appartient, car nous avons sûrement emmagasiner l’information de l’odeur de nos amis sans le vouloir dans notre mémoire grâce à notre mémoire sensorielle olfactive.

5. Mémoire sensorielle gustative

La mémoire sensorielle gustative participe à la captation des goûts, à leur classification postérieur et leur enregistrement dans notre mémoire. Les sensations que nous expérimentons les premières fois que nous percevons une stimulation gustative marquent généralement notre mémoire d’une manière quasi permanente. De plus, la mémoire sensorielle gustative tend à créer de forts liens avec es émotions, comme la mémoire sensorielle olfactive, ce qui permet de nous en souvenir plus longtemps encore. Souvent, goûter un aliment nous transporte à un autre moment temporel ou à une situation concrète. De même que la mémoire sensorielle tactile, ce type de mémoire gustative se développe beaucoup grâce à la pratique, ce qui explique par exemple la capacité des dégustateurs à reconnaître les différents goûts.

Supposons que nous passons un peu de temps en Allemagne et que nous nous habituons à boire une certaine marque de bière. En revenant chez nous, nous arrêtons de la consommer. Après plusieurs années nous la retrouvons dans notre supermarché local. En la buvant, nous nous souviendrons certainement de notre expérience en Allemagne, et de sensations qui ne sont pas forcément directement liée à la bière.

Il ne faut pas oublier que même si nous possédons cinq types de mémoire sensorielle, celle-ci ne travaillent pas nécessairement de manière indépendante. Dans beaucoup de cas, deux ou plus de sens enregistrent parallèlement les informations perçues lors d’un événement. Ainsi, notre souvenir de cet événement s’activera lorsque plusieurs des sens seront sollicités. Par exemple, le goût du café de ne nous rappelle pas forcément un souvenir que le goût du café associé au toucher d’une tasse de cristal fin pourra éveiller…

Mémoire sensorielle – Cerveau

Pouvons-nous améliorer notre mémoire sensorielle ? Conseils

Il existe des gens qui ont un talent sensoriel plus développé, qui arrivent à différencier plus facilement les stimulations sensorielles entre-elles. Cependant, nous pouvons tous améliorer nos différents types de mémoire et notre capacité sensorielle en l’entraînant de manière adéquate. Si nous développons la capacité de nos sens, l’efficacité de la mémoire de ce dernier serai également améliorée.

Avant de commencer à entraîner nos sens, il est important de connaître nos aptitudes. Détecter nos carences afin de les combler et reconnaître nos forces afin d’en profiter. Les personnes qui souffrent de déficiences sensorielles dans un de leurs sens compensent généralement leurs besoins en développant plus leurs autres sens.

Une fois que nous connaissons la capacité de chacune de nos mémoires sensorielles, il devient utile de les combiner. Imaginons qu’un ami s’est acheté un livre qui nous intéresse. Si nous lui demandons le titre du livre et que nous allons directement à la librairie, il sera facile de l’oublier. Par contre, si en plus d’écouter notre ami prononcer le titre du livre, nous le prenons dans nos mains et lisons le titre par nous-mêmes, nous aurons beaucoup plus de chance de nous souvenir du titre de ce livre, car nous aurons plus de données sensorielles qui le concerne.

Enfin, pour terminer le processus de la mémoire sensorielle, il est fondamental de développer notre attention. Actuellement, il existe des programmes professionnels qui permettent de réaliser une évaluation cognitive en ligne. CogniFit est l’outil neuroscientifique le plus précis et le plus utilisé sur le marché. Ce programme sert à mesurer en détail le niveau d’attention et beaucoup d’autres processus cognitifs. En jouant aux différents jeux mentaux, vous découvrirez votre niveau cognitif. Grâce à la base de données et au développement d’algorithmes avancés, CogniFit comprend quelle est la situation cognitive de chaque individu et offre un programme d’exercice cérébral personnalisé. Les tâches sélectionnées et leurs niveaux de difficultés changent de manière dynamique en se basant sur les besoins spécifiques de l’utilisateur.

Une attention déficiente rend la perception difficile, et sans une bonne perception il est difficile de créer des souvenirs. Il est vrai que, comme nous l’avons mentionné plus haut, que nos sens captent un grand nombre de stimulations sans que nous en soyons conscients, mais ce n’est pas toujours le cas. Beaucoup de personnes qui souffrent d’un déficit de l’attention se plaigne d’avoir une mauvaise mémoire. Le problème est généralement qu’elles n’arrivent pas à remplir les étapes nécessaires pour que leur mémoire se souvienne de ce qui les entoure. Voir n’est pas la même chose que regarder, ni entendre la même chose qu’écouter. En mettant plus d’intentionnalité dans nos processus sensoriels nous pouvons améliorer les résultats de ce type de mémoire.

Merci beaucoup d’avoir lu cet article, si quelque chose n’est pas clair pour vous, si vous avez une question sur la mémoire sensorielle, ou si vous souhaitez partager vos expériences personnelles, n’hésitez pas à laisser vos commentaires plus bas. Nous serons enchantés de les lires et d’y répondre ! 🙂

Références :

Bliss, J. C., Crane, H. D., Mansfield, P. K., & Townsend, J. T. (1966). Information available in brief tactile presentations. Attention, Perception, & Psychophysics, 1(4), 273-283.

Noradrénaline : guide complet sur l’hormone du stress

Saviez-vous que la noradrénaline joue un rôle important lorsque votre cœur s’accélère ? Il est possible que vous vous soyez déjà demandé comment fonctionne ce processus d’activation corporel. Pourquoi lorsque nous devenons nerveux notre cœur commence à battre pus rapidement, augmentant le flux sanguin et nous prépare à réagir ? Et presque sans que nous nous en rendions compte.

Noradrénaline

Découvrez tout sur la noradrénaline : qu’est-ce que c’est, comment elle fonctionne, comment elle agit, comment l’augmenter, quels sont les troubles psychologies qui y sont associés ainsi que quelle est la relation entre la noradrénaline et le sport… Avez-vous déjà ressenti la nécessité de sortir courir ? Comme une activation soudaine de votre corps qui vous rempli d’énergie. Cette sensation est due à l’effet de la noradrénaline dans notre organisme.

Voici les informations les plus importantes sur cette substance chimique, ses fonctions, comment elle nous affecte et quelques curiosités.

Qu’est-ce que la noradrénaline ?

La noradrénaline est incluse dans le groupe des catécholamines (molécules qui sont produites par un acide aminé).

La noradrénaline peut agir comme une hormone (appelée parfois l’hormone du stress) ainsi que comme un neurotransmetteur, remplissant des fonctions physiologiques et homéostatiques.

Il se peut que certains d’entre vous connaissent également le terme de norépinéphrine. En réalité, la noradrénaline et la norépinéphrine sont presque interchangeables. La majorité des gens utilisent ces termes indistinctement, l’un ayant plus une racine latine et le l’autre une racine grecque. La différence que nous pourrions trouver est que la norépinéphrine serait “la noradrénaline synthétique”, utilisée en pharmacologie dans les médicaments, alors que la noradrénaline est produite naturellement par notre corps.

La façon dont nous synthétisons cette hormone est à travers de la moelle surrénale (formée par des cellules innervées par des cellules sympathiques du système nerveux autonome). Elle est libérée dans le sang et entraîne une activation dans notre organisme, nous préparant à réagir.

Comment agit la noradrénaline ?

D’une manière générale, la noradrénaline peut agir comme un type de neurotransmetteur ou comme un type d’hormone. De quoi est-ce que cela dépend ?

La noradrénaline agit comme neurotransmetteur

On la trouve dans les connections entre les neurones dans le système nerveux. En tant que neurotransmetteur, elle est chargée de transmettre les informations sous forme d’impulsions électriques aux différentes parties de l’organisme.

La noradrénaline est libérée par les neurones adrénergiques. Nous pouvons trouver ces neurones dans le système nerveux central. Dans le thalamus, le cervelet, la moelle épinière… mais surtout, on la trouve en grande quantité dans une partie nommée Locus Coeruleus, le tronc de l’encéphale.

Le Locus Coeruleus est la principale source de noradrénaline du système nerveux central. Cependant, il n’y a pas seulement de la noradrénaline dans le tronc de l’encéphale, mais également dans le système nerveux autonome, dans lequel se développe l’activation de notre corps, en relation avec l’anxiété.

La noradrénaline agit comme hormone

Elle est souvent appelée hormone du stress. Elle est libérée dans le sang après avoir été synthétisée par l’acide aminé nommé Tyrosine. Cette synthèse se produit dans les glandes surrénales, situées un peu en dessus des reins.

Parmi les fonctions de la noradrénaline en tant qu’hormone, nous pouvons mettre en avant la stimulation de la production d’adrénaline dans notre corps, provoquant une augmentation de la vigilance et de l’attention focalisée, ce qui permet une meilleure capacité de réaction comportementale face à des événements potentiellement dangereux.

Fonctions de la noradrénaline

Nous avons précédemment mentionné que la noradrénaline exerce de multiples fonctions, en voici quelques-unes :

1- Elle joue un rôle essentiel dans les réactions de lutte ou fuite :

  • Augmente la fréquence cardiaque (déjà mentionné).
  • Dilate ou contracte les pupilles.
  • Augmente le taux de glucose dans le sang grâce à nos réserves d’énergie.
  • Augmente le flux sanguin vers les muscles squelettiques et l’apport d’oxygène au cerveau afin de favoriser une réaction rapide.

2- Cœur et rythme cardiaque : Si la quantité de noradrénaline augmente, cela aura comme conséquence d’augmenter le rythme cardiaque, comme nous l’avons déjà dit. Comme exemple, prenons une situation classique de film ou de série télé : “Le patient souffre d’un arrêt cardiaque, le médecin demande à l’infirmière de lui préparer un injection de norépinéphrine… Pi-pi-pi-pi. Pouls stable, le patient est sauvé !”, est-ce que cela vous parle ? La norépinéphrine (noradrénaline artificielle) donne au cœur un meilleur rythme cardiaque.

3- Nous prépare à l’action : Une des autres fonctions de la noradrénaline est d’augmenter es effets de la motivation intrinsèque et extrinsèque, ainsi que la prédisposition à agir, surtout dans les situations stressantes qui demandent une réponse rapide.

4- Agit sur l’état d’alerte et la régulation du cycle de vigilance-sommeil.

5- Règle nos comportements sexuelles.

Peut-on augmenter nos taux de noradrénaline ?

L’acide aminé non-essentiel dont nous avons besoin pour que notre organisme produise plus de noradrénaline est la Tyrosine. Du fait qu’elle ne nous est pas essentielle, notre organisme ne la produit pas en soi, mais a besoin de phénylalanine.

Le mot tyrosine nous vient du grec tyros, qui signifie fromage. On l’appelle ainsi à cause du fait que cet acide aminé a été découvert par un chimiste allemand appelé Justus Von Liebig à partir de la protéine caséine, qui se trouve dans le fromage.

Ainsi, pour que notre corps produise de la noradrénaline, il faut qu’un processus chimique assez compliqué se réalise, que nous avons essayé de décrire d’une façon la plus concrète possible :

  1. On trouve de la phénylalanine (acide aminé essentiel).
  2. Une hydroxilaction de l’acide aminé phénylalanine se produit. Cela signifie qu’on y ajoute une molécule OH, comme celles qui apparaissent dans le dessin de la molécule de noradrénaline au début de l’article. Pourquoi cela se produit-il ?
  3. Cela permet de pouvoir synthétiser la tyrosine, qui est le précurseur des catécholamines, comme la noradrénaline.

Pour que le résultat final soit une plus grande quantité de noradrénaline produite dans notre organisme, il faut que nous consommions plus de protéines.

Les aliments comme le poisson, les viandes, le fromage, et les légumineux sont des bonnes sources de tyrosine.

Si nous consommons des aliments comme ceux mentionnés, et que nous ajoutons à cette liste des pommes, des bananes, de la pastèque et des germes de blé, nous obtenons une bonne dose de tyrosine, ce qui entraînera une plus grande production de catécholamines, dont la noradrénaline.

Lorsque nous ingérons ces aliments, les protéines qu’ils contiennent se dégradent dans notre système digestif en acides aminés comme la L-tyrosine, qui entraîne la sécrétion de dopamine, et de noradrénaline. Découvrez les aliments qui sont bons pour votre cerveau et quelques conseils pour produire plus de dopamine.

Noradrénaline et troubles psychologiques

La Noradrénaline est liée à certains troubles psychologiques, dans lesquels elle joue un rôle fondamental d’activation et de désactivation physiologique de l’organisme. Cela semble logique l’on connaît les fonctions de la noradrénaline en tant que neurotransmetteur.

1. TDAH et noradrénaline

Le Trouble de Déficit d’Attention avec Hyperactivité (TDAH) est le trouble infantile “à la mode” au 21ème siècle.

Ce trouble est caractéristique dans l’enfance. Les enfants inquiets et agités, avec des comportements caractéristiques comme l’impulsivité, des difficultés d’attention et de concentration, un déficit de la capacité de planification et dans l’attente de récompense sur le long terme…

Donc, en gros, ce qu’il se passe dans le cerveau des personnes qui développe ce trouble, c’est que les connections qu’établissent les neurotransmetteurs de la dopamine et la noradrénaline agissent d’une manière anormale. Que se passe-t-il ? Un déficit dans la libération de ces neurotransmetteurs se produit, et leurs niveaux de captation augmentent. Une explication avec des données fictives pourrait être ainsi :

  • Nos neurones libèrent 10 points de noradrénaline.
  • Nous avons besoin que 6 points restent dans l’espace inter-synaptique pour fonctionner correctement.
  • 4 points sont recaptés par les récepteurs.

Alors que dans le cas d’un TDAH, le fonctionnement serait :

  • Nos neurones libèrent 8 points de noradrénaline.
  • Nous avons besoin de 6 points dans l’espace inter-synaptique.
  • Nos récepteurs recaptent 4 points, il en manquent alors 2.

Un déficit de la production de noradrénaline existe dans les cas de TDAH, mais les récepteurs continuent d’en recevoir, ce qui se traduit en général par un manque de noradrénaline dans l’espace inter-synaptique.

C’est pour cela que le traitement pharmacologique peut être des stimulants (métylphénidate ou dextroanphétamine) qui bloquent le transport et la recaptation de la dopamine et de la noradrénaline, ce qui peut parfois surprendre.

Ainsi, il y a des personnes qui parlent également de l’effet positif de la caféine pour réduire les symptômes chez les personnes qui souffrent de TDAH.

2. Dépression et noradrénaline

Une chose caractéristique du trouble de dépression est que notre activation se réduit. La motivation diminue, la latence de réponse face aux stimulations augmente, le pouls diminue… Disons que l’organisme d’une personne déprimée est comme en “hibernation”. Le corps détecte que quelque chose va mal, à cause du manque de moral, et se met en “mode survie”, essayant de gâcher le moins possible d’énergie possible. C’est cela qui lie la noradrénaline à ce trouble.

Ainsi, en regroupant tous ces symptômes, nous pouvons résumer que pour une faible quantité de noradrénaline dans notre corps, nous aurons :

  • Un activation physiologique plus faible.
  • Une attention diffuse ou des difficultés d’attention.
  • Une diminution du rythme cardiaque.
  • Dysthymie.
  • Une diminution de la motivation.
  • Une augmentation du temps de réaction moteur.
  • Un manque d’énergie.
  • Apathie (désintérêt général et manque d’enthousiasme).

De plus, cette hormone joue un rôle important dans la régulation de nos émotions. Si on vous demande de citer une émotion liée à l’activation physiologique, beaucoup d’entre vous penseront à l’allégresse.

Par contre, l’absence d’activation pourrait être liée avec un état de tristesse, qui avec la démotivation, le manque d’énergie, l’apathie et d’autres facteurs, peut être le début d’un épisode dépressif.

3. Anxiété et noradrénaline

Si nous nous arrêtons un moment sur ce que nous avons déjà appris dans cet article, nous pourrions arriver à la conclusion que la noradrénaline est la reine mère des troubles d’anxiété (par rapport à sa présence).

Nous avons vu que grâce à la noradrénaline, notre corps se prépare à répondre à une situation stressante ou dangereuse. Lorsque cela se produit, l’émotion qui nous envahit est celle que nous appelons anxiété.

La réponse physiologique à l’anxiété correspond au comportement de fuite ou de lutte auquel nous avons fait référence à plusieurs reprises. Rappelons-nous que certains symptômes de l’anxiété consistent en une dilatation pupillaire, une hausse des taux de glucose dans le sang, une contraction musculaire, une augmentation du rythme cardiaque… Notre noradrénaline neurotransmetteur envoie des informations à travers notre corps afin que nous nous activions, ce qui nous permettrait de répondre immédiatement à la situation si nécessaire.

Les attaques de panique ou les crises d’angoisse sont également propres des troubles de l’anxiété, et sont produits par une augmentation soudaine de noradrénaline, entraînant une activation physiologique que la personne n’est pas capable d’expliquer ou de contrôler. Elle ne connaît pas la cause de cette activation et cela augmente encore son anxiété.

Noradrénaline et sport

Noradrénaline et sport

Selon les informations recueillies sur le site web de l’APA (American Pshychological Association), faire de l’exercice physique peut améliorer notre santé mentale en aidant notre cerveau à mieux gérer et mieux supporter le stress.

Il est vrai qu’il reste encore beaucoup à investiguer, mais le lien entre noradrénaline et les émotions est là.

Lorsque nous faisons du sport, notre organisme répond d’une manière très similaire à une situation de stress ou de danger. Nous nous préparons pour être en alerte et pour répondre efficacement à la situation. Par exemple, voyons une situation concrète : un penalty. Imaginons le gardien de but, seul, face au joueur adverse… Comment pensez-vous qu’est son état d’activation en ce moment précis ? Excité ? Relâché ? Son état d’alerte sera au maximum afin de se projeter sur le ballon le plus rapidement possible.

En fonction de l’intensité de l’exercice que nous sommes en train de faire, le corps s’adaptera :

  • En envoyant des informations à nos muscles squelettiques, grâce au neurotransmetteur de la noradrénaline afin de répondre rapidement.
  • Agissant dans notre système nerveux autonome, produisant une augmentation du rythme cardiaque, une plus forte sudation et une contraction musculaire.
  • Notre foie va libérer une plus grande quantité de glucose dans le sang, afin d’améliorer notre réponse motrice.

Cependant, cela ne dépend pas que de l’intensité de l’exercice. Gravir une montagne, faire un sprint de 100m ou soulever des poids de 100kg… L’environnement dans lequel nous sommes influence également grandement, ainsi que tous ce qui peut stresser le sportif ou lui générer de l’anxiété pendant qu’il pratique son sport.

Cela serait représenté dans notre exemple du gardien de but pendant un penalty qui ressent le danger de la situation. Son environnement compétitif jouera également un rôle important, tout comme le publique qui l’entoure par exemple.

Comment la pratique du sport affecte-t-elle la production de noradrénaline ? Une des clés de l’apprentissage est la répétition. “Plus nous pratiquons un comportement, mieux nous le réaliserons”. C’est pour cela que nous pouvons dire que plus nous pratiquons un sport, plus notre corps s’y habitue et s’habitue à répondre aux situations interprétées comme stressantes, plus nous deviendrons experts pour répondre face aux situations stressantes.

Conclusions

Revoyons un peu les connaissances que nous avons acquis tout au long de cet article, et cherchons quels sont les points les plus importants :

  • Noradrénaline : hormone produite grâce à la Tyrosine et neurotransmetteur du système nerveux central et du système nerveux autonome.
  • Nous active physiologiquement et nous prépare à lutter ou à fuir.
  • Participe aux processus d’attention et à nos réponses motrices.
  • Il existe des troubles psychologiques dans lesquels la noradrénaline joue un rôle très important, comme la dépression, le TDAH et les troubles anxieux.
  • Nous pouvons contribuer à la production de noradrénaline grâce à notre alimentation, en consommant des produits qui riches en Tyrosine.
  • La Noradrénaline joue un rôle très important dans le sport et les activités physiques.

Maintenant, c’est à vous de jouer ! Connaissiez-vous déjà les termes de noradrénaline/norépinéphrine ? Partager vos commentaires et vos expériences plus bas. Nous vous invitons également à nous poser es questions sur le sujet si quelque chose n’est pas clair pour vous.

Nous espérons que nous avons satisfait votre curiosité et que vous en savez désormais un peu plus sur le sujet qu’avant votre lecture !

“Partageons l’information”.

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Délire et bouffée délirante : types, troubles, évaluation et cas réels

Délire et bouffée délirante : Que sont les délires et les bouffées délirantes ? Combien de types de délires différents existe-t-il ? Avec quels troubles sont associés les idées délirantes ? Comment s’évalue et se diagnostique cet état d’altération mental dans lequel une excitation, un désordre des idées voir même des hallucinations peuvent se produire ? Découvrez quelques cas réels.

Nous sommes habitués à entendre le terme de délire dans les médias : à la télévision, dans les films, dans les livres, et même parfois dans les conversations habituelles que nous avons avec les autres, et souvent ce terme est utilisé d’une manière familière. Dans cet article, nous allons essayer d’expliquer ce qu’est un délire et une bouffée délirante, quels types de délires existent, quels sont les plus fréquents, comment les évaluer et quelles différences existe-t-il avec les croyances populaires. Eva Rodriguez Weisz, psychologue, répond à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du délire

Qu’est-ce qu’un délire ? Définition

Les délires constituent un des thèmes centraux pour les psychopathologies, mais si nous nous concentrons sur la définition psychopathologique, nous devons commencer par dire qu’il n’existe pas une définition totalement satisfaisante et complète du délire. Cependant, il est vrai qu’il existe certaines définitions qui sont assez bien acceptées, parmi lesquelles se trouve la définition de Jaspers, qui est la plus utilisée.

Jaspers nous offre une définition des délires qui est la suivante : “les délires sont des jugements ou des croyances fausses, qui se caractérisent par le fait que l’individu les maintiens avec un grande conviction, qui ont un contenu étrange ou impossible en lien avec la culture du sujet, et qui ne sont pas influençables par d’autres arguments, conclusions ou expériences irréfutables”. Jaspers lui-même reconnu l’insuffisance de sa définition pour distinguer adéquatement les délires d’autres possibles croyances et problèmes. Actuellement, il existe d’autres conceptualisation avec la même définition que celle de Jaspers, dans lesquels elle apparaît répétée, amplifiée et/ou nuancée par d’autres auteurs.

Délire et bouffée délirante comme phénomène multidimensionnel. Critères pour le définir

Afin de pouvoir distinguer avec précision une croyance normale d’un délire, certains auteurs ont proposés des dimensions qui suggèrent l’existence d’une gamme continue qui va de la croyance normale ou socialement acceptée au délire pathologique. Pour définir ces critères conceptuels du délire, nous devons aborder ces dimensions :

  • Croyances modifiables VS croyances non-modifiables, fixe et incorrigibles : Cette caractéristique fait référence au maintien du délire sur le long terme, malgré qu’il existe des preuves du contraire. Bien que cela suppose un des aspects centraux de la définition de Jaspers, certaines investigations les plus récentes démontrent que dans la pratique, cette caractéristiques n’est pas toujours rencontrée, mais qu’elle peut exister des degrés différents et des variations dans la fixité des délires. Ainsi, les délires ne sont pas forcément incorrigibles, même s’il semblerait qu’effectivement les délires soit en général difficile à modifier.
  • Conviction légère VS conviction intense : Cette dimension fait référence au degré de conviction d’un sujet à propos de ses croyances. Les investigations les plus utilisées comme celle de Jaspers ou Mullen défendent que dans le cas de délire, le degré de conviction est “extraordinaire” ou “absolu”. Cependant, évaluer cette variable peut être compliqué, car selon d’autres chercheurs, autant chez des patients différents que chez le même patient, le degré de conviction n’est pas absolu et peut varier. De même que pour l’incorrigibilité, la conviction n’est pas toujours la même. Dans des cas extrêmes on considère que la conviction est intense alors que d’en d’autres cas la conviction peut être plus légère, alors qu’il s’agit dans les deux cas d’un délire.
  • Absence d’appuis culturels : Pour être considéré comme un délire, on doit ajouter le fait que la croyance ne doit pas être partagée par d’autres membres d’un groupe culturel, comme ce serait le cas des croyances religieuses ou politiques. Cette dimension est due au fait que, entre autres choses, l’irrationalité d’une idée est définie en partie par le contexte social, et c’est pourquoi les psychologues ne doivent pas entrer en matière sur les questions idéologiques de leurs patients. Cela peut également supposer un problème au moment d’appliquer ce critère, car souvent il est difficile d’être au courant des croyances d’autres groupes éloignés du notre.
  • Pas de préoccupations VS préoccupations : Les croyances non pathologiques, bien qu’elles soient maintenues avec conviction, dans la majorité des cas, ne nous préoccupent pas. Les délires sont souvent des idées préoccupantes pour le patient, qui rumine continuellement ses idées, et qui consacre une grande partie de son temps pour les réaffirmer. Cette caractéristique n’est pas exclusive des délires, mais peut également être présente dans d’autres idées, comme les obsessions ou les surévaluations.
  • Plausible vs non-plausible : Cette dimension se réfère au degré de plausibilité et à quelle mesure le délire s’adapte à la réalité. Alors que parfois certains délires sont impossibles dans n’importe quelle circonstance, d’autres pourraient être possibles. Par exemple, si une personne travail dans les services secrets et nous manifeste ses pensées qu’on le suit et qu’on écoute ses conversations au téléphone, cela est plus possible pour cette personne que pour d’autres.

Types de délires et exemples de bouffées délirantes

Le contenu des délires peut être très varié, et peuvent concerner différents sujets. Voici un petit résumé de certains types de délires et d’exemple de bouffées délirantes, bien qu’il en existe bien plus que ceux présentés si dessous.

Types de délire et exemple de bouffée délirante

Délires paranoïdes :

L’individu pense qu’une ou plusieurs personnes ont l’intention de lui faire du mal ou de faire du mal au personnes qui lui sont proches (physiquement, socialement ou psychologiquement). Un exemple clair de ce délire est lorsque le patient est convaincu que l’on veut l’assassiner, l’empoisonner, le rendre fou et le poursuivre jusqu’à lui faire du mal.

Délires de grandeur :

Ils sont caractérisés par une idée délirante dont le contenu implique une exagération dans l’évaluation du pouvoir du patient, d’une quelconque habileté spéciale ou d’une surévaluation de l’importance de son identité. Cela peut être de nature religieuse, tourné vers des figures ou des éléments mystiques (Dieu, Jésus-Christ, le Démon, etc…) ou d’autres sortes. Un exemple serait un délire religieux dans lequel le patient pense être “l’envoyé de Dieu”. Les individus mégalomaniaques expriment une arrogance prononcée et une estime de soi très élevée, d’une façon exagérée. Ce type de délire sont présents dans les manies, les troubles délirants et la schizophrénie.

Délires métacognitifs (lecture ou vol de pensées) :

Dans ces cas-là, l’individu pense qu’une personne ou une force extérieure contrôle sa volonté ou ses pensées. Un exemple clair est lorsqu’une personne exprime avec conviction qu’on lui lit les pensées. Ce sont des délires très fréquents dans les cas de schizophrénie.

Délires de jalousie :

Aussi connu comme le Syndrome d’Othello, ils se caractérisent par le fait que le sujet a toujours la fausse croyance que son ou sa partenaire lui est infidèle. Ce type de délires sont très controversés, car dans certaines situations, cela peut sembler des croyances normales. Cependant, ce type de patients arrive à un tel point jalousie qu’ils peuvent commettre des actes violents ou des délits, et les délires sont constants et sans fondement rationnels ou logique.

Délires érotomaniaque (Syndrome de Clérambault) :

Les patients érotomaniaques ont la certitude qu’une autre personne est profondément amoureuse d’eux. Les contacts avec cette personne peuvent être minimes, voire inexistant, mais le sujet affirme que c’est l’autre personne qui a commencé leur relation. Généralement, cette autre personne est réelle, et est souvent d’une classe sociale ou d’un statu supérieur au sujet. Par exemple, une personne qui affirme que le président de son pays est amoureux d’elle depuis des années, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés directement.

Délires de fausse identification :

Parmi ces délires, un des plus fréquents est le Syndrome de Fregoli, qui consiste en ce que la personne croit que d’autres individus ont une autre identité. Se délire ce caractérise par le fait que le patient se sent persécuté par une personne qu’il pense voir partout et qui peut avoir plusieurs identités et en changer comme un acteur. Les délires de fausse identification sont généralement accompagnés d’hallucinations. Ils se produisent souvent dans les cas de schizophrénie, de dépression sévère ou de maladie d’Alzheimer.

Ainsi, les délires peuvent se manifester sous différentes formes, mais ont une caractéristique commune, qui est qu’ils sont autoréférentiels au patient lui-même.

Causes du délire ou de la confusion mentale

Les délires et les pensées délirantes peuvent être présentent dans une grande variété de troubles psychologiques :

  • Schizophrénie.
  • Troubles paranoïdes.
  • Troubles affectifs (dépression et manie).
  • Troubles de la personnalité.

De plus, les délires ou les pensées délirantes peuvent apparaître comme conséquence d’un traitement d’une maladie d’origine biologique :

Différences entre délires et autres croyances anormales

Il existe d’autres pensées, comme les idées de type obsessive, qui partagent avec les délires la caractéristique de la préoccupation qu’elles génèrent chez la personne qui les a. Cependant, les individus qui ont des idées obsessives reconnaissent souvent l’absurde et l’irrationnel que sont leurs idées, et luttent souvent en essayant de ne pas y penser, car il s’agit de pensées indésirables, involontaires et intrusives. Dans les cas de délires, l’idée se maintient, que celle-ci paraisse logique ou non.

D’un autre côté, les idées surévaluées décrites par Wernicke, ont certaines racines communes avec les délires, car il s’agit de croyances qui sont surchargées émotionnellement par l’individu, qui tendent à le préoccuper et à dominer sa personnalité, comme dans les cas de fanatisme. Cependant, les idées surévaluées diffèrent des délires par le fait qu’il existe un certain degré de validation consensuelle, et qu’elles se centrent surtout sur les questions sociales, politiques ou religieuse, alors que les délires se centrent principalement sur la personne elle-même.

Les délires, évaluation et diagnostic

Du fait que les délires peuvent être causés par des troubles mentaux, ou par des maladies d’origine biologique, comme nous le mentionnons auparavant dans cet article, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste afin d’arrêter un diagnostic précis.

Il est important, comme pour beaucoup d’altérations et de troubles, que les personnes les plus proches de l’individu, normalement la famille, qui sont les premiers à se rendre compte de ce qu’il se passe, aident les spécialistes.

Les diagnostics doivent toujours être émis avec une très grande précaution et en écoutant l’entourage proche du patient, d’une façon exhaustive. Car souvent le consensus social est une question délicate, et il peut être difficile de distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.

Un bon exemple du fait que les délires peuvent contenir de la vérité, ou devenir vrais avec le temps, sont les délires de jalousie, De plus, beaucoup de spécialistes peuvent témoigner et décrire une expérience dans laquelle, au début, les délires leurs semblaient absurdes, et qui au final se sont avérés vrais, comme dans le cas très connu de Marta Mitchell.

Le cas de Marta Mitchell

Aux États-Unis, ce cas peut être parfois catalogué comme un cas de pathologie. Il est connu comme le cas de Marta Mitchell, l’épouse d’un général américain, qui fut diagnostiqué d’une pathologie mentale, dû aux accusations qu’elle faisait d’activités illégales à la Maison Blanche, jusqu’à ce que l’on découvre qu’elle avait raison.

Bien que cela puisse paraître anecdotique et que cela n’arrive pas dans la majorité des cas et est plutôt considéré comme une exception, il est vraiment important que les professionnels cliniques soient attentifs à beaucoup de variables et de critères d’évaluation, afin d’être rigoureusement sûrs de ne pas commettre d’erreurs.

Ainsi, les évaluations des patients sont toujours plus optimisées. De nos jours, la majorité des traitements thérapeutique – et parfois pharmacologiques – montrent des résultats très positifs dans l’évolution des patients, avec une grande probabilité de récupération pour beaucoup des troubles mentaux. Il est donc important de toujours faire appel à un professionnel spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin.

Le diagnostic ne doit pas être la priorité, car cela pet mener à mettre des “étiquettes” qui ne sont pas nécessaires à la personne. Cependant, une bonne évaluation et un traitement adéquat réalisé par un spécialiste pourra assurer le patient et ses proches une amélioration considérable de quelconque trouble psychologique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura permit de découvrir ce que sont les bouffées délirantes. N’hésitez pas à partager vos expériences personnelles, vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

 

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”

Système nerveux : fonctions, composition et pathologies associées

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne notre système nerveux ? Comment celui-ci est organisé dans notre corps ? Comment est-ce que nous fonctionnons réellement ? Quelles est la structure du système nerveux ? Et quelles sont les informations qui circulent dans le système nerveux ? Nous sommes remplis de canaux qui vont et viennent chargés d’informations, de courants électriques, de substances chimiques, etc… Tout cela suit sont chemin dans notre système nerveux, à des rythmes différents et avec des buts différents

Dans cet article, nous allons vous expliquer les éléments basiques du système nerveux et vous pourrez mieux comprendre comment fonctionne l’être humain.

Système nerveux

Chaque élément du système nerveux a une fonction, un rythme et un objectif qui lui est propre. Le tout se combinant pour faire de nous ce que nous sommes. Nous vous invitons à vous asseoir, à vous relaxer et à profiter de votre lecture. Vous êtes certainement assis devant un ordinateur, une tablette ou avec votre téléphone portable dans la main. Supposons que votre situation est la suivante : “Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidé d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir s’il y a de nouvelles publications. Le titre de cet article vous a interpellé et vous avez cliqué dessus afin d’en savoir un peu plus. Pendant ce temps, une voiture qui passe à proximité vient de klaxonner et vous fait sursauter et lever la tête pour chercher l’origine de ce bruit. Vous continuez votre lecture, et à la fin de cet article, vous décidez de laisser un commentaire et tapotez sur l’écran de votre téléphone”. Savez-vous comment vous avez pu faire tout cela ? Quelles parties du système nerveux sont intervenues ? Nous vous donnerons les réponses à ces questions à la fin de l’article.

1. Qu’est-ce que le système nerveux ?

On pourrait définir le système nerveux comme un ensemble d’organes et de structures, formées par du tissu nerveux d’origine ectodermique* dont les parties fonctionnelles sont principalement les neurones.

*une origine ectodermique signifie que le système nerveux se trouve dans les parties externes qui se forment chez l’embryon (humain ou animal), Les ongles, les cheveux, les plumes sont également des éléments ectodermes.

La fonction principale du système nerveux, pour résumer, est de capter et de traiter rapidement tous types de signaux (procédant de notre environnement ou de l’intérieur de notre corps), en contrôlant et en coordonnant même temps les autres organes de notre corps. Ainsi, grâce au système nerveux, nous parvenons à avoir une interaction efficace, correcte et adéquate avec notre environnement.

2. Fonctionnement du système nerveux

Afin que l’information parvienne à notre système nerveux, nous avons besoin de récepteurs. Yeux, oreilles, peau, etc… Il s’agit des organes qui récoltent les informations de ce que nous percevons et qui les envoient sous formes d’impulsions électriques à travers notre organisme, jusqu’à notre système nerveux.

Cependant, nous ne réagissons pas seulement à ce que nous percevons de l’extérieur, mais également les battements de notre cœur, le taux de sécrétion de bile de notre foie, la digestion qui se produit dans notre estomac, etc… En bref, tous les processus internes sont également l’affaire du système nerveux.

Le système nerveux se charge donc principalement de :

  • Contrôle de la faim et de la soif, cycle de sommeil-vigilance et de la température corporelle (grâce à l’hypothalamus).
  • Les émotions et les pensées (grâce au système limbique).
  • Apprentissage et mémoire (grâce à l’hippocampe).
  • Mouvements, équilibre et coordination (grâce au cervelet).
  • Interpréter les informations reçut à travers les sens.
  • Fonctionnement des organes internes.
  • Réactions physiques émotionnelles.

Ainsi que beaucoup d’autres processus.

3. Caractéristiques du système nerveux central

Nous pouvons observer certaines caractéristiques propres du système nerveux central :

  • Ses composants principaux sont bien protégés de l’environnement extérieur. Par exemple, l’encéphale est recouvert de trois membranes que l’on nomme méninges et celles-ci sont également recouvertes d’une structure osseuse que l’on appelle crâne. Il y a également la moelle osseuse qui est protégée par une autre structure osseuse, la colonne vertébrale. Si nous faisons attention à notre corps, tous les organes vitaux sont protégés de notre milieu extérieur. “C’est comme un château, dans lequel l’encéphale est le roi, assis sur son trône et protégé par les grandes murailles de sa forteresse”.
  • Les cellules qui fonctionnent dans le système nerveux central sont organisées d’une façon qu’elles créent deux structures différentielles, la matière blanche et la matière grise.
  • Afin de pouvoir réaliser sa fonction principal (recevoir des informations et envoyer des signaux et des ordres), un milieu adéquat est nécessaire. Autant dans l’encéphale que dans la moelle épinière se trouve des cavités pleines de liquide céphalorachidien. Celui-ci, en plus d’être un moyen de transmission entre les substances, se charge d’éliminer les résidus et de maintenir l’homéostasie.

4. Développement du système nerveux central

Pendant la formation du système nerveux dans la phase embryonnaire du développement, le système nerveux peut se diviser des manières suivantes : encéphale et moelle épinière. Expliquons ces deux cas :

Encéphale

Nous pouvons différencier les différentes parties de l’encéphale, nommées cerveaux primitifs :

  • Prosencéphale : Il réalise à travers le télencéphale et le diencéphale les fonctions de la mémoire, des pensées, de la coordination des mouvements, de la formation du langage, etc… De plus, il régule les sensations de l’appétit, de la soif, du sommeil et des impulsions sexuelles.
  • Mésencéphale : Il lie le pont tronco-encéphalique et le cerveau avec le diencéphale. Il est chargé de transmettre le impulsions motrices depuis le du cortex cérébral au pont tronco-encéphalique et les impulsions sensitives de la moelle épinière au thalamus. Il est également chargé de certains aspects de la vue, de l’audition ainsi que du sommeil.
  • Rhombencéphale : À travers le cervelet, la protubérance et le bulbe rachidien, il est chargé des processus organiques qui sont essentielles pour la vie, comme respirer, la circulation sanguine, la déglutition, le tonus musculaire, les mouvements oculaires, etc…

Moelle épinière

Les impulsions nerveuses et les informations sont transmises du cerveau jusqu’au muscles à travers de ce cordon nerveux. Elle est d’une longueur d’environ 45 cm et d’un diamètre de 1 cm, d’une couleur blanche et dotée d’une certaine flexibilité. Une des curiosités à propos de la moelle épinière est qu’elle est capable d’émettre des actes réflexes.

On trouve dans la moelle épinière les nerfs suivants :

  • Cervicales : Zone cervicale.
  • Thoraciques : Zone médiane de la colonne vertébrale.
  • Lombaires : Zone lombaire.
  • Sacrés : Juste avant la fin de la colonne vertébrale.
  • Coccys : Dernières vertèbres.

5. Classification du système nerveux

Les deux grands groupes de notre système nerveux sont le système nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

On peut dire qu’en gros la plus grande différence entre l’un et l’autre se trouve dans leurs fonctions respectives. Le système nerveux central, dans lequel se trouve le cerveau par exemple, serai la partie logistique. Celui qui est aux commandes, qui organise et dirige tout notre organisme. Le système nerveux périphérique fait lui office de messager, et envoie les signaux et les informations du cerveau vers le reste du corps et inversement, au travers de nos nerfs. Ainsi, une communication entre les deux systèmes est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Dans le système nerveux périphérique on peut distinguer d’autres sous-types, comme par exemple le système nerveux somatique ou le système nerveux végétatif. Dans les chapitres suivants nous allons approfondir un peu plus tous cela.

6. Système nerveux central (SNC)

Dans certaines occasions, il y a des parties du système nerveux qui sont affectées, ce qui produit un déficit ou des problèmes de fonctionnement. Il existe des maladies spécifiques à chaque système, selon la partie qui est affectée.

Lorsque ce qui est affecté est la capacité à recevoir des informations et à les traiter, afin de répondre adéquatement et en gardant le contrôle des fonctions corporelles, nous parlons alors de maladies du système nerveux central. Parmi ces maladies, nous pouvons trouver les suivantes :

Maladies du système nerveux central

  • Sclérose en plaque. Maladie qui agit sur la myéline, endommageant les fibres nerveuses. Cela provoque une diminution de l’intensité et de la vitesse des impulsions du système nerveux, qui finissent par s’arrêter complètement. Les conséquences peuvent être des spasmes musculaires, des difficultés à maintenir son équilibre et toutes sortes de problèmes liés à la vision.
  • Méningite : Il s’agit d’une infection causée par des bactéries des méninges (les membranes qui recouvrent l’encéphale et la moelle épinière). Elle peut être déclenchée par un virus ou une bactérie. Parmi ses symptômes on trouve la fièvre élevée, mal de tête, rigidité de la nuque, somnolence, perte de conscience, convulsions, etc… La méningite bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, cependant, la méningite viral non.
  • Maladie de ParkinsonCette maladie chronique propre du système nerveux provoque la mort des neurones dans le mésencéphale ou dans le cerveau moyen (celui qui transmet et coordonne en partie les mouvements musculaires). Il n’existe pas de remède pour cette maladie qui se développe progressivement. La personne qui souffre de la maladie de Parkinson expérimente des tremblements ainsi qu’une lenteur pour effectuer les mouvements volontaires.

  • Maladie d’Alzheimer : Cette maladie cause de problèmes de mémoire, de caractère, de comportements, etc… Parmi ces symptômes nous pouvons trouver la confusion, la désorientation spatio-temporelle, la dépendance pour les activités de la vie quotidienne, etc…
  • Encéphalite : Il s’agit d’une inflammation de l’encéphale due à une bactérie ou à un virus. Ses symptômes sont le mal de tête, une difficulté pour parler, perte d’énergie, rigidité corporelle, fièvre, etc… Celle-ci peut également déclencher des convulsions et même mener à la mort.
  • Maladie de Huntington : Il s’agit d’un trouble du système nerveux, neurologique, dégénératif et héréditaire. Avec cette maladie du système nerveux, les cellules affectées se trouve dans tout le cerveau. Une détérioration progressive se produit, qui a des conséquences graves sur la motricité de la personne qui en souffre.
  • Syndrome de Tourette : La définition du syndrome de Tourette est “Trouble neurologique caractérisé par des mouvements répétitifs, stéréotypés et involontaires ainsi que par l’émission de sons vocaux appelés tics”.

7. Le système nerveux périphérique et les sous-types

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le système nerveux périphérique est chargé d’envoyer les informations à travers la moelle épinière et les nerfs rachidiens. Ces systèmes nerveux se trouvent en dehors du système nerveux central, mais connectent ce dernier avec les différents organes et les différentes parties du corps. Tout comme le système nerveux central, il y a des maladies spécifiques qui touchent le système nerveux périphérique, classées plus bas selon la zone qu’elles affectent.

Système nerveux somatique

Ce système est chargé de relier l’organisme avec son milieu ambiant. Il reçoit des impulsions électriques qui permettent de réaliser les mouvements volontaires de muscles squelettiques d’un côté, et de l’autre, il transmet les informations sensitives des organes sensoriels au système nerveux central. Il peut être atteint par les maladies suivantes :

  • Paralysie du radial compressif : Les dommages se produisent sur le nerf radial. Celui-ci contrôle les muscles qui participent à l’extension du bras. Cette paralysie empêche l’extension du bras, et pour cette raison est également connue comme “main tombante”.
  • Syndrome du tunnel carpien : Il s’agit d’une altération du nerf médian. Elle produit une augmentation excessive de la pression dans le tunnel carpien. Cela affecte la mobilité et la sensibilité de certaines parties de la main. Les symptômes les plus courants sont la douleur au poignet et dans l’avant-bras, des crampes, une inflammation, etc…
  • Syndrome de Guillain-Barré : Ce syndrome est défini comme “un trouble grave qui se produit lorsque le système de défense de notre corps (système immunitaire) attaque des parties du système nerveux par erreur. Cela conduit à des inflammations nerveuses qui occasionnent des faiblesses musculaires ainsi que d’autres symptômes”.
  • Névralgie : Il s’agit d’un trouble sensitif ou de douleur, propre du système nerveux périphérique. Il est provoqué par un dysfonctionnement des nerfs du système nerveux, chargés d’envoyer des signaux sensitifs au cerveau. Le symptôme le plus présent est une douleur aiguë et élevée, ainsi qu’une plus grande sensibilité de la peau tout au long du chemin que parcours le nerf affecté.

Système nerveux autonome/végétatif

Il travaille dans les relations internes organiques. Il est indépendant du contrôle du cortex cérébral. Il reçoit des informations des viscères et régule leurs fonctionnements. Il est, par exemple, chargé de la manifestation physique des émotions. Il se divise en deux systèmes, le sympathique et le parasympathique. Ces deux systèmes interagissent avec les mêmes organes et leurs fonctions sont identiques, mais antagoniques. Les maladies qui affectent à ce système nerveux sont les suivantes :

  • Hypotension : La pression qui pousse le sang au travers de nos artères est faible et insuffisante pour que le flux sanguin arrive adéquatement à tous les organes de notre corps. Les symptômes sont :
    • Vertiges.
    • Somnolence et désorientation momentanée.
    • Faiblesse.
    • Confusion voire perte de connaissance.
    • Évanouissements.
  • Hypertension : L’hypertension est définie comme “l’élévation des niveaux de pressions dans les artères d’une manière continue ou soutenue”.

L’hypertension suppose un pus grande résistance pour le cœur, qui répond en augmentant sa masse musculaire (hypertrophie ventriculaire gauche) pour faire face à cet effort supplémentaire. Cette croissance de la masse musculaire fini par être préjudiciable car elle n’est pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle du flux sanguin.

  • Maladie de Hirschsprung : Il s’agit d’un trouble congénital (de naissance) du système nerveux autonome, qui affecte la motilité intestinale. Elle est caractérisée par l’obstruction intestinale due au manque de cellules neuronales dans la partie terminale du gros intestin. Ce qui se produit alors est que lorsque les résidus s’accumulent, aucun signal n’informe le cerveau qu’une accumulation est en train de se produire. Cela mène à une inflammation abdominale et une forte constipation. Le traitement est chirurgical.

Comme nous l’avons mentionné, le système nerveux autonome se divise en deux sous-systèmes, le sympathique et le parasympathique :

  1. Système nerveux sympathique : Il entre en jeux lorsqu’une activation est nécessaire. Sa fonction est de décharger de l’énergie afin de remplir un objectif vital. Par exemple, la contraction des pupilles, l’inhibition de la salivation, l’accélération des pulsations cardiaques, le relâchement de la vessie.
  2. Système nerveux parasympathique : Il entre en jeu lorsqu’une relaxation est nécessaire. Il intervient dans les processus de récupération, comme par exemple la dilatation des pupilles, la stimulation de la salivation, la diminution du rythme cardiaque, la contraction de la vessie.

Il se peut que les exemples utilisés dans les paragraphes précédents ne soient pas tout à fait clairs pour vous. Pourquoi est-ce que la contraction de la vessie est liée à une relaxation ? Et pourquoi l’inhibition de la salivation est-elle liée à une activation ? C’est qu’il ne s’agit pas de comportement qui demandent de l’énergie ou une activation en soi, mais que lorsque se produit une situation qui nous active, ces conséquences se produisent également. Par exemple, si on nous attaque dans la rue :

  • Notre rythme cardiaque augmente, notre bouche se sèche voir même, si nous avons très peur, notre vessie peut se relâchée (imaginez courir ou combattre en devant retenir nos nécessités).
  • Une fois que le moment de l’attaque a passé et que nous sommes sortis indemnes de ce moment de panique, nous nous relaxons, et notre système nerveux parasympathique entre en action. Ainsi, nos pupilles retrouvent leur état naturel, notre rythme cardiaque diminue et notre vessie ce contracte à nouveau.

8. Conclusions

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, notre organisme est d’une très grande complexité. Il est rempli de structures, de parties, d’organes, de types et de sous-types, etc…

De toute façon, cela ne pourrait pas être autrement. Nous sommes des êtres vivants et développé, et pour cela, nous ne pouvons pas être composé de structures simples uniquement.

Nous avons essayé de rendre toutes ces informations plus faciles à comprendre en les séparant et en les expliquant, en espérant avoir été assez clairs. Beaucoup d’informations peuvent encore être ajoutées, cependant, ce n’est pas l’objectif de cet article. Ce que nous avons voulus faire est vous permettre de connaître et de comprendre le système nerveux, de quels éléments il est composé et quelles sont les fonctions de ces éléments.

Pour finir, revenons à la situation que nous avons imaginée au début de cet article :

“Vous êtes en train d’attendre et vous avez décidez d’entrer sur le blog de CogniFit pour voir les nouvelles publications. Le titre de cet article a attiré votre attention et vous avez cliqué dessus pour le lire. Pendant que vous lisez, une voiture klaxonne et vous sursautez et levez les yeux pour chercher l’origine du bruit. Vous continuez ensuite votre lecture et vous décidez de laissez un commentaire.”

Voyons un peu quelles fonctions entre en jeux dans cet exemple. Vous pouvez essayer de le réaliser vous-même afin de vérifier vos connaissances, avant de lire la suite :

  • Le fait d’être assis et de maintenir votre posture : système nerveux central, grâce au rhombencéphale, maintien du tonus musculaire, de la circulation sanguine, etc…
  • Toucher votre portable avec les doigts : système nerveux périphérique, perçoit au travers du toucher et envoie les informations au système nerveux central.
  • Traiter l’information que vous lisez : système nerveux central, grâce au télencéphale, le cerveau reçoit et traite les informations que nous lisons.
  • Lever la tête et bouger les yeux vers la voiture qui a klaxonné : le système nerveux sympathique nous active, et nos réflexes agissent en passant par la moelle épinière.
  • Continuation de la lecture : notre organisme se relâche grâce au système nerveux parasympathique.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur le système nerveux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Partageons l’information”

“Source : Patricia Sánchez Seisdedos, psychologue sanitaire de CogniFit spécialisée en psychologie clinique.”

Hippocampe : chef d’orchestre au plus profond de notre cerveau

Hippocampe. Avez-vous déjà eu un blanc et oublié ce que vous vouliez dire ? Notre cerveau est plein de données et d’informations importantes que nous emmagasinons au fur et à mesure que le temps passe. Parfois, nous avons tant d’informations “stockées” que nous forçons notre cerveau à écarter et à ignorer certaines données.

L’hippocampe est une partie du cerveau chargée de fonctions importantes comme la mémoire et l’apprentissage. Sans cette structure cérébrale nous ne pourrions pas ressentir d’émotions et nous n’aurions pas la capacité de nous souvenir. Souhaitez-vous en savoir un peu plus ? Mairena Vázquez, neuropsychologue, vous explique dans cet article comment un organe aussi petit que l’hippocampe peut-il avoir une si grande importance.

L’hippocampe est la partie du cerveau chargée de la mémoire et de l’apprentissage.

Qu’est-ce que l’hippocampe ?

L’hippocampe doit son nom à l’anatomiste Giulio Cesare Aranzio qui observa cette structure cérébrale pour la première fois au 16ème siècles, qui ressemble grandement à un cheval de mer. Le mot hippocampe nous vient du grec Hippos (champs) et Kampe (courbé).

L’hippocampe fut alors mis en relation avec le sens de l’odorat et l’on pensait que sa principale fonction était de traiter les stimulations olfactives. Cette théorie fut défendue jusqu’en 1890, année pendant laquelle Vladimir Béjterev démontra le fonctionnement réel de l’hippocampe et sa relation avec la mémoire et les processus cognitifs.

L’hippocampe est une des parties les plus importantes du cerveau de l’être humain, du fait qu’il est lié aux fonctionnements de la mémoire et des émotions. Il s’agit d’un organe de petite taille situé dans le lobe temporal (approximativement derrière chaque tempe), qui communique avec différentes zones du cortex cérébral dans se qui est connu comme “le système hippocampique”.

L’hippocampe est reconnu comme la structure principale de la mémoire.

L’hippocampe est un organe de petite taille d’une forme longue et courbée. À l’intérieur de notre encéphale nous avons deux hippocampes, un pour chaque hémisphère (gauche et droit).

Où se trouve l’hippocampe ?

L’hippocampe se trouve bien situé dans notre cerveau, connecté à différentes régions de notre cerveau. Il se situe dans le lobe temporal médian.

L’hippocampe, en compagnie d’autres structures cérébrales comme les amygdales et l’hypothalamus, forme le système limbique et est chargé de gérer les réponses physiologiques les plus primitives. Il appartient à la partie la plus ancienne et la plus primitive du cerveau, également connu comme “l’arquicortex” (région plus ancienne du cerveau) qui est apparu il y a plusieurs millions d’années chez nos ancêtres afin de pallier aux nécessités les plus basiques de nos lointains ancêtres mammifères.

Où se trouve l’hippocampe ?

À quoi sert l’hippocampe ?

Parmi les principales fonctions de l’hippocampe on peut trouver les processus mentaux liés à la consolidation de la mémoire et aux processus d’apprentissage, aux processus associés à la gestion et à la production des états émotionnels et à l’intervention dans le positionnement spatial.

Il existe des investigations qui ont mis en relation l’hippocampe avec l’inhibition du comportement, mais cette information est encore en phase d’investigation et doit encore être confirmée.

Mémoire

L’hippocampe est lié principalement à la mémoire émotionnelle et à la mémoire déclarative. L’hippocampe nous permet d’identifier les visages, de décrire différentes choses et d’associer les sensations positives ou négatives que nous associons aux souvenirs des événements que nous avons vécus.

L’hippocampe intervient dans la formation des souvenirs autant épisodiques qu’autobiographiques à partir des expériences que nous vivons. Le cerveau a besoin de faire de la place afin de pouvoir garder toutes les informations importantes que nous emmagasinons au fil du temps, et pour cela l’hippocampe transfert les souvenirs temporaires à une autre région du cerveau où ils sont stockés dans la mémoire sur le long terme.

De cette manière, les souvenirs les plus anciens prennent plus de temps pour disparaître. Si l’hippocampe est endommagé, notre capacité d’apprentissage et de mémorisation ne fonctionneraient plus. En plus de permettre que les informations passent dans la mémoire sur le long terme, l’hippocampe met en relation les contenus des souvenirs selon s’ils sont positifs ou négatifs et en fonction des événements auxquels ils sont liés.

Il existe beaucoup de types de mémoire : mémoire sémantique, mémoire épisodique, mémoire déclarative, etc… Dans le cas de l’hippocampe, la mémoire déclarative intervient plus concrètement (connaissances du monde extérieur), gérant les contenus qui peuvent être exprimés de manière verbale. Les différents types de mémoire ne sont pas uniquement géré par l’hippocampe, mais également par d’autres parties du cerveau. L’hippocampe ne se charge pas de tous les processus liés à la mémoire, ni aux pertes de mémoire, même s’il est chargée d’une grande partie de leur gestion.

Apprentissage

L’hippocampe permet l’apprentissage et la rétention des informations, du fait qu’il s’agit d’une des rares parties du cerveau qui sont capables de neurogénèse tout au long de leur vie. C’est à dire que l’hippocampe a la capacité de générer de nouveaux neurones et de nouvelles connections neuronales tout au long de son cycle vital.

L’apprentissage s’acquiert d’une façon graduelle et après beaucoup d’efforts, et est directement lié à l’hippocampe. Pour que la nouvelle information se consolide dans notre cerveau, il est viral que de nouvelles connections neuronales se forment. C’est pour cela que l’hippocampe joue un rôle fondamental dans les processus d’apprentissage.

Curiosité : est-il vrai que l’hippocampe des conducteurs de taxi de Londres sont plus grands et plus développés ? Pourquoi ? Les conducteurs de taxi de Londres doivent passer une épreuve difficile de mémoire dans laquelle ils doivent mémoriser un très grand nombre de rues et de lieux afin d’obtenir leur licence de taxi. En 2000 Maguire réalisa une étude sur les conducteurs de taxi de Londres et observa que leur hippocampe postérieur est plus grand que la normale. De plus, il observa que la taille de l’hippocampe est directement proportionnelle au temps que les conducteurs de taxi exercent leur profession. Cela est dû au fait que l’entrainement, l’apprentissage et l’expérience change et modèle le cerveau.

Orientation spatiale

Une autre des fonctions importantes de l’hippocampe est l’orientation spatiale, dans laquelle il joue un rôle très important.

L’orientation ou la navigation spatiale nous aide à maintenir notre esprit et notre corps dans l’espace tridimensionnel. Cela nous permet de nous déplacer et de nous aide à intervenir et à interagir avec le monde qui nous entoure.

Différentes études ont été réalisées afin de prouver que l’hippocampe est une partie vitale dans notre capacité d’orientation ainsi que dans la mémoire spatiale. Grâce au bon fonctionnement de l’hippocampe, nous sommes capables de réaliser des actions comme nous guider dans différents lieux, nous orienter dans les villes que nous visitons, etc… Par contre, les données et les informations qui se réfèrent aux personnes sont plus limitées et de nouvelles études et de nouvelles investigations sont nécessaires sur le sujet.

Que se passe-t-il quand l’hippocampe s’altère ?

Une lésion à l’hippocampe peut signifier des problèmes pour générer des nouveaux souvenirs. Une lésion à l’hippocampe peut provoquer une amnésie antérograde, en affectant des souvenirs spécifiques et laissant intactes la capacité d’apprentissage d’habiletés.

Les lésions à l’hippocampe peuvent provoquer une amnésie antérograde ou rétrograde, affectant la production et l’évocation de souvenirs comme auparavant au sujet de la mémoire déclarative. La mémoire non-déclaratives restera intacte et sans lésions. Par exemple, une personne qui souffre d’une lésion à l’hippocampe pourra monter à vélo mais il ne se souviendra peut-être pas d’avoir déjà vu un vélo dans sa vie. C’est à dire qu’une personne qui a souffert d’une lésion à l’hippocampe peut développer sa dextérité sans se souvenir du processus de cet apprentissage.

L’amnésie antérograde est une perte de mémoire qui affecte les souvenirs des événements qui se sont produit après la lésion. L’amnésie rétrograde affecte elle les souvenirs des événements qui se sont produit avant la lésion.

Arrivés jusque-là, vous vous demandez certainement pourquoi appariassent des cas d’amnésie lorsque l’hippocampe est endommagé. C’est simple, l’hippocampe agit comme un entrepôt dans lequel s’accumulent les souvenirs des événements avant qu’ils ne soient transférés au lobe frontal. On pourrait dire que l’hippocampe est “l’entrepôt de la mémoire à court terme”. Si cet entrepôt est endommagé et ne permet pas de garder des informations, cela empêche la production de souvenirs sur le plus long terme.

En plus de perdre la capacité de se souvenir, dans le cas d’une lésion à l’hippocampe, on peut également perdre la capacité de ressentir des émotions, du fait que les souvenirs de seront plus associés aux émotions qu’ils nous évoquent.

Comment l’hippocampe peut-il être endommagé ?

La plus grande partie des altérations que peut souffrir l’hippocampe sont des conséquences du vieillissement et des maladies neurodégénératives, ainsi que du stress, des accidents vasculaires cérébrales, d’épilepsies, d’encéphalites et de schizophrénie.

Vieillissement et démences

L’hippocampe est l’une des premières parties du cerveau endommagée par le vieillissement en général et par les maladies neurodégénératives en particulier (comme la maladie d’Alzheimer), ce qui affecte notre capacité de se rappeler des informations et des souvenirs, plus ou moins récents. Les problèmes de mémoire dans ces cas-là sont associés à la mort des neurones de l’hippocampe.

Une grande partie d’entre nous connait ou a connu une personne qui souffre ou qui a souffert d’un type de démence et qui a eu des problèmes de mémoire. Il est curieux de constater que les souvenirs qui restent les plus forts chez ces personnes sont les souvenirs les plus anciens et ceux de leur enfance. Une question peut alors se posée : pourquoi cela se passe-t-il ainsi si l’hippocampe est endommagé ?

Le fait est que, même si l’hippocampe est sévèrement endommagé (à cause d’une démence ou d’une autre maladie), les souvenirs qui prévalent sont les plus anciens et les plus importants dans la vie de la personne dû au fait qu’avec le temps qui passe ces souvenirs comme nous l’avons commenté plus haut est devenu “indépendant” de l’hippocampe pour aller dans une autre structure du cerveau liés à la mémoire sur le long terme.

Stress

L’hippocampe est une région qui résulte très vulnérable aux périodes de stress dû au fait que le stress inhibe et atrophie les neurones de cette structure.

Vous êtes-vous déjà rendu compte que lorsque vous êtes très stressé et que vous avez mille et une choses à faire, vous pouvez parfois avoir des problèmes de mémoire ?

Le stress, et plus concrètement le cortisol (hormone qui se libère comme réponse au moment de stress) endommage nos structures cérébrales en provoquant parfois la mort des neurones. C’est pour cela qu’il est fondamental d’apprendre à rester calme et à gérer nos émotions afin de permettre à notre hippocampe de rester sain et d’exercer ses fonctions correctement.

En savoir plus…

Si il s’agit d’un sujet qui vous parait intéressant et que vous souhaitez vous familiariser un peu plus avec le sujet nous vous recommandons de voir le film “Memento” dans lequel le protagoniste lutte tout au long du film pour essayer de ne pas oublier ce qu’il lui arrive. En plus d’être intéressant, c’est un film très divertissant.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que vous en savez désormais plus sur l’hippocampe. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Types d’hormones : nous sommes des êtres purement chimiques

Que sont les hormones et quelles sont leurs fonctions dans notre corps et dans notre cerveau ? Pourquoi est-ce que ces substances sont-elles si importantes ? Les êtres humains sont des êtres purement chimiques. Connaître les mécanismes qui apportent l’équilibre et le bienêtre à notre organisme vous aidera à mieux comprendre vos réactions physiologiques et psychologiques. Quels types d’hormones produisons-nous ? Quelles fonctions remplit chacune de ces hormones ? Que se passe-t-il lorsque nos hormones se déséquilibrent ? Cristina Martínez de Toda, neuropsychologue, vous explique tout ce que vous devez savoir sur les principales hormones du corps humain dans cet article.

Types d’hormones du corps humain et leurs fonctions

Que sont les hormones ? Les hormones sont un type de molécule qui sont sécrétées dans les glandes endocriniennes. Elles influencent énormément les processus de croissance et de développement, ainsi que le métabolisme et la fonction sexuelle. Le bon fonctionnement des hormones est vital pour le bienêtre physique et émotionnel de chacun. Des niveaux hormonaux adéquats influencent également notre moral.

Les hormones sont des espèces de messagers qui communiquent avec le reste du corps en passant par le flux sanguin, étant responsables de la mise en marche de mécanismes nécessaires (comme le métabolisme) et de réguler d’autres fonctions (comme la fonction sexuelle).

10 types d’hormones, leurs fonctions et les aliments qui aident à les réguler

Types d’hormones : Ocytocine

Parmi les différents types d’hormones, il est probable que vous connaissiez déjà l’hormone Ocytocine, du fait qu’elle est également connue comme “l’hormone de l’accouchement”.

Ses fonctions sont entre autres d’aider à réguler les différents comportements adaptatifs dans le Système Nerveux Central (SNC), comme les comportements sociaux et en partie le fonctionnement sexuel.

De plus, elle est responsable des mouvements de contraction et de relâchement des fibres musculaires de type lisse (comme ceux qui se trouvent dans l’utérus). C’est pourquoi elle est fondamentale dans le processus d’accouchement, ainsi que dans la production de lait maternelle.

Comme il s’agit également d’un neurotransmetteur, ses fonctions vont plus loin, et cette hormone est impliquée dans le comportement maternel, l’apprentissage et la mémoire, ainsi que dans les réactions parents-enfants.

Où se trouve l’Ocytocine ?

L’Ocytocine vient d’une partie du cerveau nommée hypothalamus, et de là elle passe à l’hypophyse, chargé de sa sécrétion.

Troubles associés à un déficit d’Ocytocine

Quand nous produisons et régulons inadéquatement l’Ocytocine, cela peut provoquer des troubles comme la dépression, la schizophrénie ainsi que différents troubles de l’anxiété, car il s’agit d’un élément clé dans la régulation du stress. L’autisme est également associé à des niveaux de production d’Ocytocine trop bas.

Aliments qui aident à réguler l’Ocytocine

Bien que l’Ocytocine ne soit présente de manière physique dans aucun aliment, différentes études confirment que certains aliments déterminés encouragent sa production. Aliments comme le chocolat et diverses épices comme le fenouil, le persil, la menthe et le romarin.

Types d’hormones : Testostérone

La Testostérone est un type d’hormone sexuel, et est responsable du développement des caractéristiques physiques typiques masculines, comme la pilosité, la grandeur, le développement des organes sexuels et la production de sperme. Bien que les femmes produisent également de la Testostérone, elles le font normalement en quantité très faible.

La fonction principale de la Testostérone est la régulation du désir sexuel et la production de sperme, ce qui est vital dans le processus reproductif.

Chez le fœtus, la Testostérone est fondamentale pour la formation des organes génitaux primaires et secondaires.

Où se trouve la Testostérone ?

La Testostérone est secrétée dans les glandes surrénales, dans les testicules chez les hommes et dans les ovaires chez les femmes. C’est la glande pituitaire qui est chargée de sa régulation.

Troubles associés à un déficit de Testostérone

Un niveau bas de Testostérone dans l’organisme peut être lié avec différentes maladies comme l’obésité, le diabète, l’ostéoporose, la dépression et les problèmes d’érection.

Si le niveau de Testostérone est trop élevé chez la femme, cela peut produire différents problèmes, comme le trouble androgynique, la pilosité excessive, l’acné, l’agressivité et la perte des cycles menstruels entre autres.

Aliments qui aident à réguler la Testostérone

Pour accroître de manière naturelle les niveaux de Testostérone dans l’organisme, il est recommandé de consommer du thon, des œufs, du lait, des fruits de mer, de la viande rouge et de substituer les hydrates de carbone par des fruits et de légumes. De plus, si vous consommer beaucoup d’haricots verts, cela augmentera significativement vos taux de Testostérone, car ceux-ci contiennent une grande quantité de Zinc.

Types d’hormones : Adrénaline

L’Adrénaline rempli une double fonction dans notre organisme. En effet, elle joue le rôle à la fois de neurotransmetteur et d’hormone, connue comme “l’hormone de l’activation”.

Parmi ses fonctions principales se trouve la survie. L’Adrénaline nous permet d’être en état d’alerte en cas de danger et de déclencher le comportement adéquat, que ce soit la fuite ou la lutte. Les effets qu’elle produit dans l’organisme sont variés, et vont d’une augmentation de la pression artérielle à la libération de nos pupilles en passant par l’augmentation de la fréquence cardiaque et l’activation de notre état d’alerte.

Où se trouve l’Adrénaline ?

L’Adrénaline est produite dans les glandes surrénales et est métabolisée dans le foie.

Troubles associés à un déficit d’Adrénaline

Un excès d’Adrénaline dans notre organisme est très préjudiciable, car il peut nous provoquer du stress chronique ainsi que des troubles comme l’anxiété, l’anxiété généralisée ou des attaques de panique.

De plus, l’Adrénaline est liée à différentes affections cardiovasculaires, à l’obésité, à l’insomnie et à un déficit du système immunitaire.

Aliments qui aident à réguler l’Adrénaline

La caféine, le sucre et l’alcool sont des stimulants de la production d’Adrénaline. Les aliments gras, comme le saucisson, et les pâtisseries augmentent également les niveaux d’Adrénaline.

Types d’hormones : Les Œstrogènes

Les Œstrogènes sont un type d’hormone sexuelle majoritairement féminin. Elles ont des fonctions similaires à la Testostérone pour les hommes : elles sont chargées du développement des organes sexuels féminins secondaires, comme le développement des seins, ou de l’apparition des cycles menstruels. Les niveaux d’Œstrogènes diminuent progressivement tout au long de la vie d’une femme, causant ainsi la ménopause.

Une des fonctions les plus importantes de ce type d’hormone est la protection cardiovasculaire. Elles régulent également le désir sexuel et stimulent la production de collagène et des pigments de la peau.

Parmi ses autres fonctions, elles aident dans le métabolisme des os, des muscles et contribuent à la distribution des graisses dans le corps.

Où se trouvent les Œstrogènes ?

Cette hormone est produite dans les ovaires, et dans les glandes surrénales, ainsi que dans le placenta chez les femmes enceinte.

Troubles associés à un déficit d’Œstrogènes

Un changement dans les taux d’hormone Œstrogènes peut produire de l’irritabilité, des changements d’humeur et de la dépression. Les différences dans la production d’Œstrogènes peuvent mener à des maladies comme le cancer des seins, de l’utérus ou des ovaires.

Le déficit d’Œstrogènes est également lié aux pertes de mémoire y à l’ostéoporose.

L’excès d’Œstrogènes est connu comme l’Hyperoestrogénie, qui est aussi très préjudiciable pour notre santé, car cela peut développer des tumeurs.

Aliments qui aident à réguler les Œstrogènes

Il existe beaucoup d’aliments qui contiennent des Œstrogènes de manière naturelle, comme beaucoup de fruits (les cerises, les pommes ou les prunes) et les légumes (les tomates, les oignons, les choux-fleurs, les carottes et le fenouil). Découvrez les vitamines qui sont bonnes pour votre cerveau.

L’huile d’olive est très recommandée tout comme les graines et les condiments.

Types d’hormones : Vasopressine

La Vasopressine est un type d’hormone également appelé “l’hormone diurétique”, et rempli également la fonction de neurotransmetteur.

La fonction principale de cette hormone est l’élimination de l’eau de notre organisme par les reins. Elle concentre l’urine et diminue son volume. Elle retient également l’eau et diminue la pression osmotique dans l’organisme des liquides corporels.

Elle remplit une fonction volémique : régulant également le volume de sang qui circule dans notre corps.

Elle est liée à la mémoire, que ce soit des images, de la mémoire à court terme ou de celle à long terme.

Où se trouve la Vasopressine ?

La sécrétion de la Vasopressine se situe dans l’hypothalamus et se libère dans l’hypophyse.

Troubles associés à un déficit de Vasopressine

L’alcool empêche le mécanisme d’action de la Vasopressine, l’empêchant de réabsorber l’eau. C’est pour cela qu’il est courant d’aller plus aux toilettes quand nous buvons de l’alcool, pour éliminer ce liquide qui n’a pas été réabsorbé. Découvrez quelles sont les conséquences d’un excès d’alcool sur le système nerveux.

Un déficit constant de Vasopressine dans l’organisme peut avoir pour conséquence le diabète du type insipide ainsi qu’une diminution des niveaux de sodium dans le sang.

Il existe un syndrome produit par ce déficit de Vasopressine, qui est connu comme le syndrome de sécrétion inadéquate

Aliments qui aident à réguler la Vasopressine

Il est recommandé de consommer des racines de réglisse pour contrôler les niveaux de Vasopressine dans l’organisme.

Types d’hormones : Mélatonine

La Mélatonine est un type d’hormone également connu comme “l’hormone du sommeil”. Parmi ses fonctions nous pouvons mettre en évidence la régulation du sommeil, la régulation de notre horloge biologique et le renforcement du système immunitaire.

Curieusement, la Mélatonine est produite dans l’obscurité. Quand la lumière naturelle commence à diminuer, notre cerveau commence à produire de la Mélatonine, et son pic de libération se produit approximativement toute les 24 heures.

Où se trouve la Mélatonine ?

La Mélatonine est sécrétée par la glande pinéale.

Troubles associés à un déficit de Mélatonine

Des niveaux bas de Mélatonine dans l’organisme sont liés à divers troubles du sommeil, au vieillissement ainsi qu’à différents troubles inflammatoires.

La Mélatonine est également liée avec certaines maladies auto-immunes.

Aliments qui aident à réguler la Mélatonine

Bien qu’il existe une multitude de produit chimiques qui permettent d’augmenter la Mélatonine, il est recommandé de consommer des aliments qui en contiennent de manière naturelle.

Parmi eux nous pouvons trouver les tomates, les oranges, les ananas, les bananes, les cerises et les céréales comme le riz, l’avoine et le maïs.

Types d’hormones : Insuline

L’Insuline est un type d’hormone fondamental pour le bon fonctionnement de notre organisme, car il s’agit d’une hormone anabolique.

Sa fonction principale est le contrôle du glucose dans le sang. Cette hormone joue un rôle important dans le métabolisme. L’insuline “ouvre” les cellules afin qu’elles puissent recevoir le sucre qui se trouve dans le flux sanguin.

Où se trouve l’Insuline ?

L’Insuline se trouve dans le pancréas et est produite par les cellules bêta.

Troubles associés à un déficit d’Insuline

Parmi les pathologies associées à ce type d’hormone il y a les diabètes de type 1 et 2, ainsi que les ovaires polykystiques chez les femmes, l’hypertension et l’obésité. L’insulinome est un type de tumeur qui se produit dans les cellules bêta du pancréas, quand celles-ci produisent trop d’Insuline. Cela ne se transforme pas toujours en tumeur, mais il faut tenir en compte que le risque existe.

Une récente étude affirme que le manque d’Insuline dans l’organisme peut avoir des conséquences sur les processus d’acquisition de la mémoire.

Aliments qui aident à réguler l’Insuline

L’alimentation joue un rôle clé pour aider à réguler cette hormone.

Il est recommandé de consommer du curcuma, du gingembre à jeûne, de la cannelle, des baies et des graines noires. Augmenter dans votre régime la consommation de chrome et d’Oméga-3 est très bon. Au contraire, il est hautement déconseillé de consommer des produits qui contiennent des grandes quantités de sucre, comme les pâtisseries industrielles. Il est recommandé de ne pas abuser des produit laitiers ni de l’alcool. Découvrez quelle est l’importance d’une bonne alimentation.

Types d’hormones : Prolactine

Sa fonction principale est la production et la sécrétion du lait par les glandes mammaires.

Où se trouve la Prolactine ?

La Prolactine est sécrétée dans l’antéhypophyse et est localisée dans la base du cerveau, dans une structure connue comme “la selle turcique”.

Troubles associés à un déficit de Prolactine

L’hypersécrétion de Prolactine peut causer la disparition des périodes de menstruation.

Une insuffisance de Prolactine est associée au syndrome de Sheehan, dans lequel la glande de l’hypophyse de la femme peut être détruit après l’accouchement.

Dans le cas des hommes qui produise de la Prolactine en excès, cela peut générer un désordre hormonal et une apparition de caractères sexuels secondaires féminins comme les seins, et peut même créer une impuissance sexuelle.

Aliments qui aident à réguler la Prolactine

Parmi les aliments qui aident à réguler la Prolactine se trouvent tous ceux qui contiennent des antioxydants, ainsi que les légumes à feuilles vertes et les baies.

Les aliments qui contiennent du Zinc sont de très bons alliés, comme les fruits de mer, les viandes rouges, la sauce de soja et les graines de tournesol.

Types d’hormones : Thyroxine

La Thyroxine est un type d’hormone qui est connu communément comme l’abréviation T4.

Sa fonction est la régulation du métabolisme, mais elle joue également un rôle dans la croissance et le développement.

De plus, il sembleraiT qu’elle joue un rôle important dans notre moral et notre santé mentale. Comment augmenter votre moral ?

Où se trouve la Thyroxine ?

Cette hormone est sécrétée dans la thyroïde, et est produite dans l’hypophyse.

Troubles associés à un déficit de Thyroxine

Les dysfonctions les plus représentatives associées à une mauvaise régulation de la Thyroxine sont :

L’hypothyroïdie : c’est lorsque l’organisme ne produit plus de Thyroxine en suffisance que se produit ce trouble qui se caractérise par une augmentation du poids involontaire, des crampes, une inflation du visage, une peau sèche et de la tristesse, entre autres.

L’hyperthyroïdie : elle se produit lorsqu’il y a une hyperactivité de la glande thyroïdienne. Les symptômes sont généralement une perte de poids, de l’anxiété, des tremblements, de la fatigue et de l’insomnie, entre autres.

De plus, les troubles bipolaires et la dépression sont associés aux niveaux bas de Thyroxine dans l’organisme.

Aliments qui aident à réguler la Thyroxine

Si vous souffrez d’hypothyroïdie il est conseillé de suivre un régime riche en iode et en fibre. Les viandes maigres sont de bons alliés. Il faut que vous évitiez l’alcool et les produits gras.

Si par contre vous souffrez d’hyperthyroïdie essayez d’ajouter à votre régime plus de sucre, de miel, de fruits secs, de produits laitiers et d’œufs.

Types d’hormones : Hormone de Croissance

L’hormone de croissance est un type d’hormone vital pour le bon fonctionnement endocrinien.

Cette hormone est liée à la masse musculaire, ainsi qu’au maintien des graisses corporelles à un niveau optimal, elle protège également contre le cholestérol et aide à une bonne circulation sanguine.

Où se trouve l’Hormone de Croissance ?

L’Hormone de Croissance est sécrétée par la glande hypophysaire et est localisée à la base du cerveau.

Troubles associés à un déficit d’Hormone de Croissance

Quand il existe un déficit dans la production de l’Hormone de Croissance, cela peut produire de la fatigue, de la faiblesse musculaire, une intolérance au glucose, une hétérogénéité dans la distribution des graisses corporelles et peut augmenter les niveaux de cholestérol.

Chez les enfants, une déficience sévère peut causer un nanisme.

Chez les adultes, un déficit dans la production de l’Hormone de Croissance peut être lié avec les troubles du moral, l’isolement social, l’anxiété, le manque d’énergie et la perte de l’autocontrôle

Aliments qui aident à réguler l’Hormone de Croissance

Pour augmenter les niveaux d’Hormone de Croissance dans l’organisme de manière naturelle il est recommandé d’inclure au régime des viandes maigres, des algues, des produits laitiers, des œufs, des noix, des ananas et des pastèques, entre autres.

Il faut faire vraiment attention avec les produits que vous pouvez trouver sur le marché qui vous promettent de vous vendre des Hormones de Croissance qui vous permettront d’obtenir des muscles incroyables. L’abus de ces substances, qui sont rarement recommandées par les spécialistes, peut avoir de graves conséquences sur le court et le long terme pour votre santé. C’est pour cela que nous vous recommandons la plus grande prudence si vous souhaitez consommer de ces produits. Il est important que vous consultiez votre médecin et que vous cherchiez des alternatives plus naturelles.

Si vous souhaitez approfondir plus le sujet et savoir comment la chimie affecte votre organisme, nous vous recommandons cet article : Types de neurotransmetteurs : quand la chimie ne vous laisse pas vous sentir bien.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est, quelle relation a-t-elle avec le vieillissement et la maladie d’Alzheimer et comment l’augmenter ?

La réserve cognitive est un terme qui est utilisé pour expliquer pourquoi les personnes qui maintiennent leur cerveau actif ont la capacité de réduire les détériorations cognitives qui apparaissent avec la vieillesse, ou avec les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent compenser les dommages cérébraux grâce à l’utilisation de connections neuronales alternatives, permettant au cerveau de fonctionner normalement malgré les dommages ou la dégénération dus à l’âge.

La réserve cognitive s’acquière en entraînant le cerveau et en maintenant des habitudes mentales saines. Découvrez dans cet article qu’est-ce que la réserve cognitive ainsi que sa relation avec le vieillissement cérébral ou avec la Maladie d’Alzheimer et les autres démences. 

Réserve cognitive

Avec le temps qui passe et au fur et à mesure que nous vieillissons nos neurones se détériorent. Si les neurones ne reçoivent pas les stimulations nécessaires de leurs cellules voisines, ils s’atrophient et meurent. Mais tout n’est pas perdu. Dans notre cerveau nous pouvons trouver ce qui est connu comme la réserve cognitive, qui aide à compenser les pertes neuronales dont nous souffrons. Grâce à la réserve cognitive et à la plasticité neuronale, nous pouvons freiner ou ralentir la détérioration cognitive liée au vieillissement ainsi qu’aux maladies neurodégénératives.

Les personnes qui disposent d’une plus grande réserve cognitive souffriront des symptômes de la détérioration cognitive ou des maladies neurodégénératives bien plus tard que les personnes qui ont une réserve cognitive très limitée. C’est à dire que si nous comparons deux personnes qui souffrent des mêmes dommages cérébraux, celle qui possède la plus grande réserve cognitive présentera moins de symptômes de détérioration cognitive, plus de vitalité et de lucidité mentale.

Réserve Cognitive : qu’est-ce que c’est

En plus des facteurs génétiques, tout au long de notre vie nous accumulons des connaissances culturelles, des études académiques, des activités intellectuelles, des activités sportives, etc… qui forment notre réserve cognitive.

La réserve cognitive peut être définie comme la capacité de notre cerveau pour affronter les différents dommages ou les différentes détériorations soufferts à cause de maladies ou simplement à cause d’un vieillissement naturel, étant capable de conserver certaines de ses fonctions.

Le concept de réserve cognitive apparut avec pour objectif d’essayer d’expliquer pourquoi certaines personnes avec les mêmes dommages cérébraux au même âge ne présentent pas les mêmes symptômes que leurs contemporains.

Pour illustrer cela, imagiez des personnes de 80 ans par exemple, qui souffrent des mêmes dommages neuronaux. La différence entre les deux est qu’une de ces personnes présente des symptômes de démence et l’autre non. Une fois décédés, et après avoir réalisé leur autopsie, on découvre que ces deux personnes souffraient de la maladie d’Alzheimer… On se demande alors pourquoi un seul des deux présentait-il des symptômes de la maladie et l’autre non, si les deux étaient malades ? La réponse nous pouvons la trouver dans la réserve cognitive. Malgré que le cerveau soit endommagé, par la maladie ou par le temps, la personne qui a une bonne réserve cognitive ne montrera pas de symptômes de démence. Pourquoi ? Peut-être parce que la réserve cognitive compense la détérioration cognitive.

La réserve cognitive s’initie à nos premiers jours de vie. Selon Wolf Singer (neurobiologiste) durant la période du développement le cerveau va former des connections neuronales grâces à l’influence de son environnement. Harry Chugani (neurobiologiste pédiatrique) affirme lui que les expériences vécues dans l’enfance sont si fortes qu’elle influence le futur développement de l’enfant en déterminant des caractéristiques comme l’intelligence ou les traits de personnalité.

Malgré cela, il faut savoir que chacun d’entre nous a le pouvoir de stimuler son cerveau afin d’augmenter sa réserve cognitive et de l’enrichir au fil du temps, même après l’enfance et l’adolescence. Notre cerveau est élastique et c’est pour cela qu l’activité intellectuelle produit de multiples bienfaits indépendamment de l’âge ou des dommages cérébraux.

Arriver à ce point, vous devez vous demander s’il existe un moyen de mesurer notre réserve cognitive. Eh bien oui, nous pouvons estimer notre réserve cognitive par une évaluation neuropsychologiquebasée sur de preuves cliniques qui mesurent différentes variables (éducation, activité physique, etc…), ainsi que sur différentes études génétiques et examens de neuro-imagerie qui aident à identifier les marqueurs qui indiquent la présence de certaines maladies.

Facteurs qui agissent sur le niveau de réserve cognitif

Il existe différents facteurs qui semblent agir sur la réserve cognitive de notre cerveau, comme la taille du cerveau et les connections entre les neurones.

En général, le facteur le plus important pour avoir une bonne réserve cognitive est d’entraîner votre cerveau. Selon une étude publiée dans Frontiers in Aging Neuroscience, maintenir le cerveau actif au fil des années aide à avoir une vieillesse plus saine. Comme dit Ricardo Bajo (professeur de l’Université International de La Rioja –UNIR) : “La réserve cognitive sera marquée par l’activité cérébrale que nous aurons réalisé tout au long de notre vie”.

Ces dernières années, les facteurs qui agissent le plus sur la réserve cognitive ont beaucoup été étudié. Ces facteurs sont le bagage génétique et la capacité innée, l’activité physique, le niveau de culture générale, les facteurs socio-économiques, les influences que nous recevons depuis notre enfance, etc… Parmi les facteurs les plus important qui on été découvert et qui sont lié à la réserve cognitive, nous pouvons mettre en évidences :

  • Le quotient intellectuel, l’éducation et le niveau de culture générale. Le quotient intellectuel (QI) dépende de facteurs comme la génétique, l’éducation et le niveau de culture général. Il a été déterminé que les personnes qui possède un QI plus élevé ont une plus grande réserve cognitive et qu’ils ont un cerveau plus grand. Selon différentes études, le fait d’avoir un niveau de culture général élevé protège le cerveau du déficit cognitif légerIl a été observé qu’un niveau d’éducation bas est l’un des facteurs de risque les plus importants associés aux démences. Cela peut être dû au fait que les personnes avec un niveau intellectuel plus élevés ont généralement des habitudes de vie plus saines, ce qui leur permet d’avoir une meilleure connectivité entre leurs neurones, les rendant plus stimulés et les développant plus, diminuant ainsi les risques de souffrir d’une détérioration cognitive ou d’une démence. Il a également été observé que les personnes qui ont des professions liées avec une forte demande de raisonnement, qui travaillent avec les mathématiques et le langage ont moins de probabilité de souffrir de démence. Parfois, l’éducation et la profession de la personne sont liées avec son niveau socio-économique, ainsi qu’il serait utile d’étudier comment ce dernier peut agir sur la réserve cognitive. Attention ! Avec un niveau de culture générale élevé nous ne nous référons pas uniquement à l’éducation, car il y a des personnes qui pour différentes raisons n’ont pas pu avoir un niveau d’éducation élevé ais qui possède une très bonne culture générale.
  • Les loisirs et les relations sociales. Il a été observé que les personnes qui réalisent le plus d’activité ludiques et qui passent plus de temps avec leurs semblables présentent 38% moins de risque de souffrir d’une démence. Ainsi, il est recommandé de profiter de la nature, de connaître des nouvelles personnes, de faire toutes sortes d’activités divertissantes, etc… Quand les personnes entre en relation avec les autres, elles doivent utiliser différentes capacités cognitives afin d’avoir une bonne communication et une bonne relation, ce qui favorise la réserve cognitive.
  • L’exercice physique. Il a été prouvé que plus une personne fait d’exercice physique, moins celle-ci a de chance de souffrir d’une détérioration cognitive en vieillissant. L’exercice physique protège de la détérioration associée à la vieillesse et du développement de démence. Cela diminue également certains facteurs de risques comme le stress, et augmente la production de neurones et la plasticité neuronale. En réalisant des exercices physiques nous améliorons note cerveau car nous favorisons le flux sanguin de tout le corps, nous réduisons les risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire et nous permettons au cerveau de recevoir plus de nutriments, favorisant son développement.
  • L’exercice mental. Les activités comme lire, jouer d’un instrument, apprendre des langues, essayer de réaliser un tâche d’une manière différente et original, etc… N’importe quelle activité qui requière un effort intellectuel et qui nous oblige à rester actif est bonne pour augmenter notre réserve cognitive et retarder les symptômes de la détérioration cognitive. Ces activités servent de facteur de protection indépendamment de l’âge de la personne qui les réalisent. Il n’est jamais trop tard si le conseil est bon. il est très recommandable de réaliser ce type d’activités car il a été démontré qu’elles peuvent réduire jusqu’à 50% la probabilité de développer une forme de démence. De plus, il existe des programmes spécialisés pour stimuler de manière professionnelle le cerveau et aider à améliorer la réserve cognitive. Si vous souhaitez plus d’information sur le sujet, nous vous recommandons CogniFit, le programme leader en évaluation et stimulation cognitive.

Il ne faut pas non plus oublier l’importance des facteurs génétiques et des biomarqueurs, d’une bonne alimentation, qui nous permet d’ingérer les vitamines nécessaires au bon fonctionnement de notre cerveau, de l’exercice physique modéré, ne pas fumer et ne pas boire de l’alcool en excès (cerveau et alcool), qui sont des facteurs liés aux niveaux de réserve cognitive.

Nous pouvons estimer notre réserve cognitive grâce à des évaluations cliniques, des études génétiques et des examens de neuro-imagerie.

Réserve cognitive et vieillissement

Différentes études défendent que la réserve cognitive piusse être un facteur protecteur du vieillissement cognitif et des maladies neurodégénératives associées à l’âge.

La réserve cognitive protège le cerveau du vieillissement et des dommages cérébraux. Les personnes qui possèdent une plus grande réserve cognitive peuvent souffrir d’un déclin cognitif plus tardivement. Selon Stern, “Une plus grande réserve cognitive se manifeste en un usage plus efficace des réseaux neuronaux ou des stratégies cognitives alternatives, ce qui permettrait un rendement cérébral plus efficace pendant plus de temps”.

Réserve cognitive et vieillissement : avec l’apprentissage de nouvelles choses nous stimulons et fortifions notre cerveau, tout en augmentant notre réserve cognitive. En retardant le déclin cognitif associé au vieillissement, et en aidant à ralentir, voir même à prévenir l’apparition de démence. Continuez votre lecture, car plus bas nous vous donnons quelques conseils pour améliorer votre réserve cognitive.

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer

Pourquoi certaines personnes présentent des symptômes de la maladie d’Alzheimer plus tardivement que d’autres ?

Réserve cognitive et maladie d’Alzheimer : comme nous l’avons déjà dit antérieurement, la réserve cognitive joue un rôle fondamental dans les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence.

La réserve cognitive permet de ralentir les symptômes de la maladie d’Alzheimer, faisant que ces symptômes se présentent de manière plus tardive, ou peut même parfois prévenir l’apparition de la maladie, empêchant ainsi les symptômes de se manifester

Selon Stern (Directeur de la Division de Neuroscience Cognitive du centre Sergievsky Center et du Taub Institute) : “l’évidence épidémiologique suggère que ceux qui ont des réussites professionnelles ou éducatives plus basses ou les personnes qui ont une culture générale ou un quotient intellectuel inférieure à la moyenne, ont plus de chances de souffrir des caractéristiques cliniques de la maladie d’Alzheimer avec un niveau histopathologique moins élevé que les personnes qui ont des niveaux plus élevés de réserve cognitive”.

Malgré que ce soit dans l’actualité, et en particulier ces dernières années, que les plus grandes découvertes ont été faite dans le domaine, le terme de réserve cognitive est étudié depuis bien plus longtemps. En effet, il est pratiquement impossible de parler de réserve cognitive sans mentionner David Snowdon (docteur en épidémiologie y professeur de neurologie à l’Université du Kentucky).

David Snowdon a réalisé une étude en 1986 dans laquelle interviennent 678 nonnes catholiques des États-Unis. L’objectif de cet étude était de déterminer si la réserve cognitive agit d’une façon ou d’une autre sur la maladie d’Alzheimer.

Snowdon a utilisé ce type si concret de population parce qu’il voulait observer un collectif homogène qui présentait les mêmes caractéristiques personnelles (même style de vie, mêmes habitudes, même aliment, etc…). Durant 17 ans toutes les nonnes ont réalisé des tests cognitifs, des examens psychologiques, des tests génétiques, et en plus de cela elles ont toutes données leur cerveau pour qu’il soit étudier une fois décédées. Ainsi, Snowdon put étudier les liens qui peuvent exister entre la maladie d’Alzheimer, les réserves cognitives et les lésions trouvées dans les cerveaux.

D’une manière fascinante, il mit en évidence la sœur Bernadette qui mourut d’une attaque cardiaque à 85 ans. Une fois que l’autopsie cérébrale fut réalisée, des indices claires d’un stade avancé de la maladie d’Alzheimer furent découverts, malgré que la sœur n’eût démontré aucun symptôme. Comment est possible que son cerveau indique qu’elle souffrait d’une maladie d’Alzheimer mais qu’elle ne montrait aucun symptôme ?

Plus tard, on découvrit grâce au soutien de Jim Mortimer (directeur d’investigation en gériatrie d’un centre médical de Minneapolis) que le cerveau de Bernadette avait compensé, d’une certaine façon, les changements pathologiques provoqués par la maladie d’Alzheimer.

Tous les tests réalisés furent comparés, même les autobiographies de chacune des sœurs, écrit avant leur entrée au couvant (avec la collaboration de Susan kemper, psycholinguiste, afin d’analyser le langage). Grâce aux autobiographies, on put observer l’utilisation de mots monosyllabiques et multi-syllabiques, la fréquence avec laquelle des mots peu communs étaient utilisés, la complexité etc…

Dans cette analyse, il fut observé que le groupe sain avait un vocabulaire plus riche, et qu’il avait plus lut dans son enfance (ce qui augmente la réserve cognitive).

Une fois que tous les résultats furent analysés, on put observer comment une personne dont le cerveau est atteint de la maladie d’Alzheimer peut ne pas présenter de symptômes si elle possède une bonne réserve cognitive. La réserve cognitive peut favoriser la formation de nouvelles connections neuronales qui peuvent compenser les dommages provoqués par la maladie d’Alzheimer. De plus, dans cet étude il est déterminé que “la maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie que l’on attrape ou pas, mais qu’il s’agit d’un processus complexe qui se développe pendant des décennies et qui est affecté par la multitude de facteurs biologiques, intellectuels, émotionnels, sociaux, culturels, etc…”. Ainsi, et selon cette étude, la maladie d’Alzheimer peut être considérée comme une maladie qui se développe après un long processus et en conséquence à toutes les expériences vécues par le cerveau.

Par conséquent, les découvertes de David Snowdon, ainsi que celles d’autres investigations plus récentes sur le sujet, soutiennent l’idée que les activités qui stimulent sainement le cerveau permettent de prévenir les maladies neurodégénératives, comme c’est le cas pour la maladie d’Alzheimer.

Comment améliorer sa réserve cognitive ?

Tout homme peut être, s’il le souhaite, sculpteur de son propre cerveau” (Santiago Ramón et Cajal)

Comme nous l’avons déjà dit, il existe des facteurs déterminés qui agissent sur la réserve cognitive de notre cerveau. Mener une vie saine, avec des habitudes saines et équilibrées, peut aider à améliorer notre réserve cognitive et notre santé cérébral. C’est pour cela qu’il est recommandé de suivre une bonne alimentation, de ne pas fumer ni de boire excessivement, etc…

Entraîner le cerveau est d’une importance vitale, et nous pouvons au jour d’aujourd’hui le faire grâce à une grande variété d’activités à notre portée comme par exemple lire, aller au cinéma ou au théâtre, passer du temps avec nos amis et socialiser, danser, etc… Toutes ces activités nécessitent que nos ressources cognitives soient sollicitées et fonctionnent de manière adéquate, permettant d’entraîner notre cerveau. Le plus important est de maintenir le cerveau et l’esprit occupés et actifs pendant le plus longtemps possible.

Actuellement il existe des outils technologiques dans le domaine de l’innovation lié à la santé qui permettent d’améliorer de manière professionnelle la réserve cognitive de n’importe qui. CogniFit est la plateforme leader en évaluation et en stimulation cérébralepour maintenir le cerveau actif au fil des années, CogniFit utilise une technologie accessible en ligne qui permet de mesurer et d’améliorer les habiletés cognitives fondamentales de chacun, des plus petits (enfants à paritr de 6 ans) jusqu’au adultes les plus âgés (stimulation cognitive Alzheimer).

CogniFit est un programme leader en évaluation et en stimulation cognitive, et est le traitement non-pharmacologique le plus utilisé en cas de problèmes de mémoire, de déficit cognitif léger et de démences dans leurs étapes initiales. La technologie de CogniFit est aux normes de la communauté scientifique et est validée par cette dernière. Cette technologie se centre sur la neuroplasticité du cerveau.

Merci beaucoup de nous avoir lu. Et vous, que faites-vous pour augmenter votre réserve cognitive ?  N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Mairena Vázquez : psychologue de Cognifit spécialisée en psychologie clinique juvéno-infantile.”

Types de Neurotransmetteurs : quand la chimie ne vous laisse pas vous sentir bien

Vous vous êtes certainement déjà senti déprimé, ou avec un manque d’énergie. Vous avez même pu vous sentir pléthorique et épuisé en même temps sans savoir pourquoi. Si vous ne savez pas ce que sont les neurotransmetteurs et quelles sont les fonctions de ces derniers dans notre organisme, il est temps de vous mettre à jour. Dans à cet article, la neuropsychologue Cristina Martínez de Toda vous explique quels sont les types de neurotransmetteurs significatifs pour dans le corps humain, et leur relation avec le système nerveux.

Neurotransmetteurs

¿Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur ? Les neurotransmetteurs ont été découvert en 1921 par le biologiste Otto Loewi, qui gagnera plus tard le prix Nobel pour son travail. Jusqu’à lors, on croyait que la communication inter neuronale (entre les neurones) était le fruit d’une communication électrique. Loewi a découvert que ce concept était erroné, en démontrant que les neurones communiquent entre eux grâce à la libération de substance chimiques, appelées neurotransmetteurs, Depuis 1921 jusqu’à aujourd’hui, on a découvert plus de 60 types différents de neurotransmetteurs.

Nous pouvons définir les neurotransmetteurs comme les biomolécules nécessaires au transport de l’information d’un neurone à l’autre au moyen du processus de synapsis.

Un bon fonctionnement de nos neurotransmetteurs nous apporte un équilibre régulier dans toutes nos fonctions du système nerveux. Il arrive que la production ou la synthétisation de différents neurotransmetteurs, dû à notre environnement ou à notre bagage génétique, ce qui peut entraîner des désordres ou des troubles physiques et psychologiques.

Nous allons voir les différentes relations entre certaines maladies et les différents neurotransmetteurs auxquelles elles sont étroitement liées.

Types de neurotransmetteurs et leurs fonctions

Voici les types de neurotransmetteurs les plus importants et les fonctions qu’ils remplissent :

1- Acétylcholine

Les fonctions principales de l’Acétylcholine et ses mécanismes d’actions : parmi les différents types de neurotransmetteurs, l’acétylcholine est le neurotransmetteur chargé de la stimulation musculaire. Il se charge d’activer les neurones moteurs et participe également dans diverses zones du cerveau liées à l’apprentissage, la mémoire ou l’excitation. De plus, l’acétylcholine est considérée comme un allié contre la détérioration neurologique.

La fonction principale de l’acétylcholine est d’améliorer les habiletés cognitives. Il est fondamental dans la fonction des souvenirs, la capacité de concentration et le raisonnement logique. Il est également chargé du passage de l’état de vigilance à celui du sommeil.

Où se trouve l’acétylcholine ? L’acétylcholine est localisée dans différentes parties du système nerveux central et dans les synapses glandulaires et musculaires.

Troubles ou maladies liés à un déficit d’acétylcholine : la maladie d’Alzheimer et celle de Parkinson sont liées à un déficit d’acétylcholine. Les patients qui souffrent de la maladie d’Alzheimer présente une perte jusqu’à 90% de l’acétylcholine dans le cerveau.

2- Dopamine

Les fonctions principales de la Dopamine et ses mécanismes d’actions : Qu’est-ce que la dopamine et à quoi sert-elle ? La dopamine est considérée comme le neurotransmetteur du plaisir, et est lié au plaisir et aux sensations de relaxations.

Parmi les fonctions principales de la dopamine se trouvent la régulation de la mémoire, l’apprentissage et elle joue un rôle important dans la prise de décisions. La motivation et la curiosité paraissent également être liées avec ce neurotransmetteur.

La dopamine est chargée de réguler les émotions du plaisir. Si nous consommons une drogue régulièrement, comme la nicotine ou l’alcool, cela augmente les niveaux de dopamine dans notre corps, produisant cette sensation de plaisir et de relaxation.

Où se trouve la dopamine ? Ce neurotransmetteur se situe dans le système nerveux autonome.

Troubles ou maladies liés à un déficit de dopamine : la dopamine est liée au déficit d’attention et à l’hyperactivité (TDHA), car les déficits de ce neurotransmetteur provoquent des manques et des problèmes de concentration. La dopamine est également liée aux troubles bipolaires dans leurs phases maniaque et hypomane. La schizophrénie et la maladie de Parkinson sont aussi liées à ce neurotransmetteur. Dans le cas de la schizophrénie à cause d’un excès, et dans le cas de Parkinson à cause d’un manque de dopamine dans les zones motrices, causant des tremblements incontrôlables.

3- Noradrénaline

Les fonctions principales de la Noradrénaline et ses mécanismes d’actions : La noradrénaline est aussi connue comme l’hormone du stress, dû à son double rôle, comme hormone et comme neurotransmetteur.

La noradrénaline est un type de neurotransmetteur qui a une fonction excitatrice, chargé d’activer le système nerveux sympathique. Elle intervient dans le comportement de “lutte ou fuite” comme réponse au stress.

La noradrénaline est associée avec la fréquence cardiaque, et intervient dans les processus cérébraux de l’attention et de résolution de problèmes. Parmi ses fonctions se trouvent également la régulation de l’état animique et l’excitation physique et mentale.

Où se trouve la noradrénaline ? Ce type de neurotransmetteur est localisé principalement dans le système nerveux central, ainsi que dans certaines zones de la région sympathique du système nerveux autonome.

Troubles ou maladies liés à un déficit de noradrénaline : Un déficit de ce type de neurotransmetteurs est en relation avec les troubles dépressifs et les troubles du moral. Le stress tend à épuiser nos réserves, alors que certaines drogues comme les amphétamines ou le speed augmente drastiquement ses niveaux.

Un niveau bas de noradrénaline produit une chute de l’appétit sexuel.

4- Acide gamma aminobutyrique : GABA

Les fonctions principales des acides gamma aminobutyrique (GABA) et leurs mécanismes d’actions : Le neurotransmetteur GABA rempli la fonction inhibitrice du système nerveux, empêchant que nous nous surexcitions, afin d’éviter des réactions comme l’anxiété ou la peur. L’alcool et les drogues peuvent influencer sur ce neurotransmetteur en créant une sensation de contrôle subjective. C’est le neurotransmetteur excitant le plus abondant (75%) dans le système nerveux central.

Ce neurotransmetteur joue un rôle important dans le contrôle des activités moteurs et de la vision, du comportement et de la réponse face au stress. De plus, c’est un allié essentiel pour le contrôle de l’anxiété.

Où se trouve le neurotransmetteur GABA ? Dans l’encéphale et le cortex cérébral.

Troubles ou maladies liés à un déficit de GABA : Quand les niveaux de ce neurotransmetteur sont bas, notre corps peut souffrir de troubles de l’anxiété, et son absence total est liée avec les épisodes épileptiques.

Des niveaux bas de GABA peut produire des manies et des attaques de panique.

5- Sérotonine

Les fonctions principales de la Sérotonine et ses mécanismes d’actions : La sérotonine est également connue comme l’hormone du bonheur, communément abrégée en 5-HT. C’est à dire qu’elle remplit deux fonctions dans notre organisme, en tant qu’hormone et en tant que neurotransmetteur.

La sérotonine joue un rôle important dans le processus de digestion, dans la régulation thermique corporelle et a également une grande influence sur le désir sexuel. De plus, il semblerait qu’il réduit significativement l’agressivité.

Où se trouve la sérotonine ? Ce type de neurotransmetteur se trouve dans diverses régions du système nerveux central.

Troubles ou maladies liés à un déficit de sérotonine : Un déficit de sérotonine dans notre organisme est lié aux maladies comme la dépression, les troubles obsessionels compulsifs (TOC), et est également liés à l’agressivité, la dépendance aux drogues, aux troubles alimentaires et à l’insomnie.

6- Glutamate

Les fonctions principales des Glutamates et leurs mécanismes d’actions : Le glutamate est en relation avec le neurotransmetteur GABA, et est le plus abondant dans le système nerveux central. Il est fondamental pour les processus de mémoire. Paradoxalement, un excès de glutamate a des effets toxiques pour notre organisme, entraînant la mort neuronale.

Ce type de neurotransmetteur est lié aux fonctions de mémoire et d’apprentissage, ainsi qu’avec des fonctions cognitives plus complexes. Ainsi, un déséquilibre de ce neurotransmetteur peut produire des pathologies neurodégénératives.

Où se trouve glutamate ? Dans diverses régions du système nerveux central

Troubles ou maladies liés à un déficit de glutamate : Des niveaux de glutamate trop bas sont liés avec les maladies neuronales motrices. La principale maladie associée est à l’excitotoxicité, processus par lequel les neurones sont gravement endommagés ou détruits à cause d’un excès d’activité. L’excitotoxicité est liée à l’apathie, qui est associée aux maladies neurodégénératives comme la maladie d’Huntington, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson entre autres.

Des niveaux élevés de glutamate dans notre organisme sont liés aux épisodes épileptiques

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile pour en savoir plus sur les neurotransmetteurs et leurs fonctions. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Cristina Martinez de Toda, psychologue de Cognifit spécialisée en neuropsychologie et en neuroscience appliquée à l’éducation.”

Anosognosie : l’incapacité d’être conscient de son incapacité

Dans certaines pathologies tels que l’Alzheimer, ou dans d’autres détériorations cognitives plus légères, une inconscience de son état et de sa maladie peut apparaître. Les personnes atteintes de ces troubles pensent alors qu’elles vont très bien et qu’il n’est pas nécessaire qu’elles fassent appel à un médecin. L’anosognosie est un trouble qui fait que les personnes qui l’expérimente ne reconnaissent pas leur propre maladie neurologique. C’est à dire que les malades n’ont pas conscience de leur maladie et de leurs déficits. Découvrez tout sur l’anosognosie, ses différentes formes, avec quelles pathologies elle est généralement associée et que faire pour aider les personnes qui en souffrent.

Anosognosie : l’inconscience de la maladie

Qu’est-ce que l’anosognosie ?

L’anosognosie, c’est l’inconscience de la maladie. Les patients pensent aller bien et qu’ils n’ont aucun problème de santé. Si on leur demande pourquoi ils n’arrivent pas à réaliser une certaine tâche, ils argumenteront en disant par exemple que leur médecin ne leur laisse pas le faire, qu’ils n’ont jamais été capable de le faire ou encore que cela ne leur poserait pas de problème de le faire un autre jour. Et si on leur demande alors pourquoi sont-ils venus voir le médecin ils répondront certainement que c’est pour “cette vielle douleur au genou”.

L’anosognosie est un symptôme qui apparaît fréquemment suite à un dommage cérébral comme la démence ou l’hémiplégie (paralysie d’un côté du corps due à un accident vasculaire cérébral), bien que l’on retrouve également ce symptôme lié aux troubles de la schizophrénie. C’est un problème biologique, du à un dommage cérébral, et n’est pas la même chose que la négation, qui est un mécanisme de défense psychologique que nous utilisons tous.

En observant les images neurologiques des cerveaux de personnes atteintes d’anosognosie on remarque qu’ils ont une activité plus faible dans certaines zones du cerveau que chez une personne qui a pleinement conscience de sa maladie.

Ce phénomène peut être particulièrement difficile à vivre et incompréhensible pour les familles de ces patients. De plus, cela rend leur réhabilitation plus difficile. C’est pour cela qu’il est important de travailler sur ce symptôme, ce qui n’a rien de facile.

Anosognosie, symptôme fréquent en cas d’accident vasculaire cérébral

Le premier qui donna un nom à ce trouble fut Babinski, qui décrivit deux patients souffrant d’hémiplégie et qui n’avaient aucune conscience de leurs déficits. Il introduit également le terme “d’anosodiaphorie” pour décrire les patients qui étant conscient de leur maladie y sont indifférent et incapable d’exprimer la moindre émotion sur le sujet.

Les types d’anosognosie

On peut rencontrer différents types d’anosognosie. Il peut y avoir une inconscience de déficits physiques, cognitifs ou comportementaux.

1- Inconscience des déficits physiques

Dans la plus grande partie des cas les patients sont conscient de leurs problèmes physiques, par exemple lors d’une incapacité de marcher. Il existe pourtant des cas qui le nient, se justifiant en disant “qu’on ne le laisse pas marcher”. Dans d’autres cas encore les personnes peuvent surévaluer leurs capacités de récupération en pensant par exemple qu’ils ne peuvent pas bien marcher pour le moment mais qu’en travaillant ils pourront remarcher comme avant.

2- Inconscience des déficits cognitifs

Les patients de sont pas conscients de leurs difficultés cognitives, comme les troubles de la mémoire ou de l’attention. Ces déficits sont plus difficile à percevoir et dans beaucoup de cas ne sont pas aussi évidents que les incapacités physiques. Souvent, les patients disent qu’ils n’ont jamais eu une bonne mémoire et qu’ils ont toujours eu des difficultés pour se souvenir, que les déficits seraient donc antérieurs à la lésion. Il est important de connaître ses limites et ses capacités, même si les processus de réhabilitation sont longs et pénibles, et qu’il est très frustrant pour une personne de souffrir de la perte d’une capacité. C’est pourquoi ils ces personnes atteintes d’anosognosie la minimisent ou vont jusqu’à nier cette perte.

3- Inconscience des déficits comportementaux

La perception des altérations émotionnelles et comportementales (irritabilité, désinhibition, apathie…) est très difficile à reconnaître pour les patients, qui se sentiront attaqués sur leur personnalité et sur leur identité propre. C’est pour cela qu’ils refusent d’admettre qu’ils ont souffert d’un changement dans leurs manières d’être, de réagir ou  de percevoir le monde. Ils justifient souvent leurs comportements comme une réaction à la conduite des gens qui les entourent.

Quels types de troubles sont associés à l’anosognosie ?

  • Anosognosie et aphasie. L’anosognosie est un symptôme très caractéristique de l’aphasie de Wernicke. Ces personnes souffrent de lésions dans la partie du cerveau nommée zone de Wernnicke. Elles sont dotées d’une grande fluidité verbale, souvent excessive, mais sont inintelligibles et sont incapables de comprendre se qu’on leur dit, et c’est pourquoi elles n’arrivent pas à se rendre compte de leurs erreurs.
  • Anosognosie et hémiplégie. Comme nous l’avons mentionné, l’hémiplégie consiste en une paralysie d’un côté du corps dû à une lésion cérébrale. Ces personnes ont de la peine à être consciente de leur maladie et parlent souvent de leur côté paralysé comme s’il ne leur appartenait pas. Dans ce cas, il est habituel que les patients récupèrent progressivement conscience de leur déficit.
  • Anosognosie et hémianopsie. L’hémianopsie c’est la perte de vison de la moitié du champ visuel des deux yeux. Les patients sont alors incapables de mener à bien une tâche qui se trouve dans la partie de leur champ visuel où ils ne peuvent pas voir. C’est à dire que si  on leur demande de dessiner une fleur, ils la dessineront à moitié, si ils doivent lire un paragraphe, ils s’arrêteront à la moitié également. Si ces personnes ne souffriraient pas d’anosognosie, elles pourraient bouger la tête pour compenser leur perte de vision. Heureusement, en général, les patients qui souffrent de ce type de troubles récupèrent assez rapidement.
  • Anosognosie et amnésie. Les personnes qui souffrent d’amnésie ne sont que très rarement conscientes de leur état, ce qui paraît logique puisqu’elles ne se souviennent pas de leurs épisodes d’amnésie.
  • Anosognosie et démences. Pour les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alhzeimer, l’anosognosie est présente dans 75% des cas. Au début de la maladie on peut retrouver chez ces patients une certaine conscience de leurs oublis, mais pensent que cela ne leur arrivent pas plus souvent qu’aux autres.
  • Anosognosie et schizophrénie. Dans les troubles psychotiques il est fréquent de retrouver une inconscience des troubles, qui peut être améliorée en suivant un traitement antipsychotique.

Anosognosie, symptôme fréquent lors de démences

Que pouvons-nous faire pour aider une personne souffrant anosognosie ?

Il est malheureusement très difficile d’aborder le sujet. Les familles des malades qui souffrent d’anosognosie ont beau répéter qu’ils sont malades, elles pourront même aller jusqu’à s’énerver avec eux ou les confronter aux situations qui mettent en évidences leur incapacité, mais sans autres résultats que leur propre frustration.

Il est important de faire preuve à l’égard de ces patients de beaucoup de patience, de compassion et de compréhension, car le processus de récupération de la conscience de leur déficit est difficile et que dans beaucoup de cas comme les maladies neurodégénératives ils n’arriveront simplement pas à récupérer.

Il est également très important que ces personnes disposent d’un bon service de réhabilitation neuropsychologique et un traitement adéquat pour améliorer leur qualité de vie et celui de leur entourage.

“Source : Andrea Garcia Cerdán, psychologue en formation continue. Passionnée de la sexologie et des interventions psychologiques. Envieuse d’améliorer la qualité de la vie d’autrui grâce aux pratiques cliniques et à internet.”