Qu'est-ce que la schizophrénie ? 5 mythes démontés à propos de cette maladie

La schizophrénie est un trouble mental qui rend la distinction entre ce qui est réel ou non difficile, ce qui peut provoquer un comportement social anormal. Parmi ces symptômes il y a entre autre les délires, les troubles de la pensée, écouter des voix… Mais les films et les séries télés ont déformé notre vision de ce qu'est réellement la schizophrénie et nous avons fait croire certains mythes à son sujet, qui ne sont pas du tout vrai.

Au ciné les personnes schizophrènes sont souvent représentées comme dangereuses, voir même comme des tueurs en série, qui est le stéréotype le plus suspect. Amanda Davenport, une femme qui souffre de ce trouble, témoigne et nous apprend ce que nous devons croire ou non.

Schizophrénie, réalité VS mythe
Schizophrénie, réalité VS mythe

1. Les voix entendues ne sont pas des personnalités multiples

"Les 'voix' que j'écoute ne sont pas très différentes des voix autocritiques que peuvent avoir dans sa tête, sauf que moi je les écoute avec plus de clarté, comme si elle provenait de quelqu'un juste à côté de mois. Ah, et elles sont mauvaises. L'une me dit que je devrais avoir honte de moi-même et l'autre m'insulte », nous raconte Amanda.

Beaucoup de films nous font croire que les personnes atteintes de schizophrénie ont des personnalités multiples, ce qui à causé pas mal de confusion sur le sujet. Dans certaines œuvres de fictions, l'assassin ne sait même pas que s'est lui car il ne sait pas qu'il a une autre personnalité meurtrière. Pour savoir ce qu'est réellement la schizophrénie, il faut savoir que les voix ne peuvent pas contrôler le malade et qu'elles ne se transforment pas en une personne distincte. La personne qui souffre de schizophrénie à conscience de ses voix intérieures et elle garde le contrôle d'elle-même.

2. Les voix ne poussent pas à être violent

« Quand tout a commencé, une des voix me disait que je devais tuer un de mes enseignants qui était particulièrement méchant. Cela m'a alerté, pour le moins qu'on puisse dire. C'était avant que je sache que tout le monde me verrait comme une potentielle assassine en série, et je suis donc allé voir la conseillère scolaire pour le lui raconter, et, en effet, elle est devenue folle. C'est une réaction compréhensible, mais la peur de réactions tel que celle-ci est ce qui empêche beaucoup de schizophrène à demander de l'aide ».

Pour expliquer ce qu'est réellement la schizophrénie, il est important d'expliquer que le taux de meurtrier parmi les schizophrènes n'est pas plus élevé que dans le reste de la population. La majorité des schizophrènes n'aiment pas la voix qu'ils écoutent, il est donc normal qu'ils n'évitent d'y prêter attention. Amanda assure que le plus proche qu'elle ait été d'une réaction violente fut amélioré par un médicament qui provoque des changements d'humeurs.

3. Il est difficile de reconnaître si quelqu'un souffre de schizophrénie

« Beaucoup des symptômes peuvent en fait être confondus avec un comportement bizarre ou une mauvaise adresse sociale. Même mon propre médecin de famille fut surpris d'apprendre que j'étais schizophrène, il m'a dit 'tu as l'air si normal'.

Ce que dit Amanda est vrai, vous pourriez être assis à côté d'un schizophrène en ce moment même sans vous en rendre compte.

4. Les schizophrènes fument des médicaments puissants pour se contrôler

« À un moment donné, je devais prendre 23 médicaments différents. Tous les antipsychotiques ont des effets secondaires horribles, qui doivent à leur tour être traités avec d'autres médicaments, qui ont eux aussi des effets secondaires, et ainsi va le cercle vicieux.

Bien que cette maladie ne puisse pas être soignée, elle peut être traitée. Dans beaucoup de cas, les réactions de ceux qui souffrent de ce trouble sont dues aux effets secondaires de leur médication lourde, et non de la maladie elle-même. Dans certains cas, il peut sembler que quelqu'un a besoin d'aide, mais qu'en fait il en reçoit déjà trop.

5. La maladie est créée par les autres

"Toutes les choses horribles que les gens pensent sur les schizophrènes peuvent être plus dures à supporter que la maladie elle-même. Je suis tombée enceinte et je me souciais des effets de mon traitement sur mon bébé, j'ai donc demandé sur un forum en ligne pour femme enceinte si quelqu'un avait eu une expérience similaire. Les réactions étaient divisées en deux. D'un côté de ceux qui voulaient venir me chercher avec des torches et des fourches et de l'autre les femmes qui me disaient que j'étais égoïste d'avoir un bébé qui serait probablement exposé à ma maladie et à son hérédité ».

Ceux qui semblent malades mentaux souffrent déjà suffisamment, et ne s'excusent pas que quelqu'un qui ne les connaisse pas leur rende la vie encore plus difficile en les dénigrants pour leur schizophrénie mais sans savoir grand-chose sur le sujet. Malgré l'opinion que les autres avaient d'elle, Amanda a réussi à être diplômée, à travailler depuis chez elle, à se marier et à avoir des enfants, ce qui en fait correspond à une vie normale. Une fin heureuse pour une histoire qui n'a rien à voir avec les productions hollywoodiennes.

“Source : Borja Echeverría, rédacteur de Cognifit, expert en contenus médicaux et de santé. "

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