Syndrome d’Asperger : qu’est-ce que c’est, quels sont ses symptômes, ses causes, son diagnostic, son traitement et quelques conseils

 

Sheldon Cooper, célèbre personnage de la série “Big Bang Théorie”, a aidé à faire connaitre un trouble qui affecte la qualité de vie de beaucoup d’adultes et d’enfants dans le monde entier. Lorsque celui-ci frappe à la porte de sa voisine trois fois de suite en répétant son nom, quand il démontre un intérêt démesuré pour les trains ou pour la physique, quand il comprend les traits d’humour de ses amis d’une manière littérale ou quand il s’efforce à comprendre et à exprimer des émotions il nous montre un exemple (souvent exagéré et peu réaliste) de comment peuvent se sentir les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Syndrome d'Asperger

Syndrome d’Asperger : Sheldon Cooper, The Big Bang Theory

Dans cet article, nous vous expliquons qu’est-ce que le syndrome d’Asperger, quels sont ses caractéristiques chez les enfants et chez les adultes, son traitement, ses causes, comment on établit son diagnostic et huit conseils qui vous aiderons à partager le quotidien de ces personnes.

Qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

La définition du mot syndrome implique un ensemble de symptômes qui apparaissent à la suite du développement d’une maladie. Nous allons passer en revue tous l’ensemble des symptômes qui permettent de diagnostiquer le syndrome d’Asperger chez une personne.

Le syndrome d’Asperger a été décrit pour la première fois en 1944, par l’auteur duquel il tire son nom, Hans Asperger. Ce fut juste un an après que Leo Kanner eut décrit les symptômes propres à l’autisme.

Le syndrome d’Asperger apparaît pour fois dans le Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux dans sa quatrième édition (DSMIV), dans le groupe des troubles généralisés du développement. Dans ce groupe, en plus du syndrome d’Asperger, l’on trouve également le trouble autistique, le trouble de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et le trouble du développement généralisé non spécifique, catégorie qui inclue tous les troubles du développement qui pour une raison ou une autre n’entre pas dans les catégories précédentes.

DSM-IV : Le syndrome d’Asperger se défini comme une altération qualitative grave et persistante de l’interaction sociale et également du développement des schémas de comportements, d’intérêts et d’activités répétitives et stéréotypées, qui cause un mal-être significatif dans des domaines importants de la vie de la personne qui en souffre, comme l’activité sociale, professionnelle, scolaire ou familiale.

Un autre manuel qui est très utilisé par les experts est la Classification Internationale de maladies (CIE-10). Dans celui-ci, nous pouvons trouver la définition suivante :

CIE-10 : le syndrome d’Asperger est un trouble de la validité nosologique douteuse, caractérisée par le même type de déficit qualitatif de l’interaction social que l’autisme, en plus de la présence d’un répertoire réstreint, stéréotypé et répétitif des activités et des intérêts. Il diffère cependant de l’autisme par le fait qu’il n’existe pas de déficit ou de trouble du langage ou du développement cognitif. La majorité des personnes affectées sont d’une intelligence normale, mais sont souvent assez maladroit d’un point de vue moteur. Le trouble se présente majoritairement chez les hommes. Il semble très probable que certaines formes soient des cas d’autisme léger, mais il n’y a pas de certitude que cela soit ainsi pour tous les cas.

Il est important que nous introduisions le syndrome d’Asperger de cette manière, car aujourd’hui, dans le dernier Manuel Diagnostic et Statistique des troubles mentaux (DMS – V) le syndrome d’Asperger n’apparaît pas en tant qu’une catégorie en soi. Il est inclus dans les troubles du développement neurologique, appelés Troubles du Spectre Autistique (TSA) qui décrit parfaitement deux champs particuliers : la communication social et les comportements répétitifs, qui dans ce trouble se voient altérés dans trois niveaux différents de gravité.

Il nous faut imaginer les dimensions comme continue, comme s’il s’agissait d’un spectre de couleur dans lequel on trouve à une extrémité le niveau 1, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien, au milieu le niveau 2, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien important et au final le niveau 3, dans lequel les personnes ont besoin d’un soutien continue.

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Troubles du Spectres Autistique (TSA).

Les personnes qui souffre du syndrome d’Asperger n’ont généralement pas de retard significatif du langage ni du développement cognitif. Ainsi, normalement, elles se trouvent dans les niveaux moins élevés du spectre autistique.

Syndrome d’Asperger chez les adultes : caractéristiques et symptômes

La principale caractéristique des personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est l’altération persistante des interactions sociales. Il s’agit de la difficulté qu’on ces personnes à entrer en relation avec les autres. Cela peut aller au point que sans le soutien adéquat, les difficultés dans leur communication sociale causent des limitations importantes.

Ces personnes ont des difficultés, par exemple, pour commencer une conversation ou une interaction avec une autre personne. Elles utilisent des réponses peu communes et qui ne fonctionne pas avec les autres personnes. C’est pour cela qu’il peut paraître que leur intérêt pour les relations sociales est minimal.

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Il se peut que les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger soient capables de participer à une conversation et d’intervenir dans une interaction sociale, mais elles échoueront lorsqu’il s’agira de maintenir la conversation, ou lorsqu’elles souhaiteront connaître mieux quelqu’un ou se faire des amis, en utilisant des conversation peu communes et inefficaces.

Les capacités de ces personnes leur permettent généralement de suivre une vie relativement indépendante, autant personnellement que professionnellement. Mais malgré cela, ce qui pourrait être nommé leur dysfonctionnement social est très sévère. Et cela rend leur intégration scolaire difficile, complique leur recherche d’emploi et leur adaptation à leur environnement professionnel, tout comme le maintien de relations amicales avec leur semblables, pour trouver un partenaire ou encore former une famille.

Les adultes qui vivent avec le syndrome d’Asperger utilisent un langage formel et adéquat, mais beaucoup d’entre eux ont des problèmes au moment de l’utiliser efficacement dans leurs interactions sociales, c’est à dire dans la pratique. Cela se produit car neurocogntivement ces personnes n’ont pas la capacité nécessaire pour comprendre l’état mental et émotionnel de leur interlocuteur. Elles n’arrivent donc pas à interpréter les comportements non-verbaux des autres, et spécialement lorsqu’il s’agit des expressions faciales. Ce qui fait d’elles des personnes particulièrement vulnérables, car elles n’arrivent pas à interpréter les intentions des autres personnes.

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Expressions faciales et langage non-verbal.

En résumé, quelque chose de fondamental chez les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger est qu’elles ont une altération de la “théorie de l’esprit”, qui, d’une façon simplifiée, la capacité que nous avons pour attribuer des pensées et des intentions lorsque nous nous trouvons dans un contexte cultural et social connu, ce qui nous permet d’entre en relation et de communiquer d’une manière efficace avec nos semblables.

Une autre caractéristique des personnes qui vivent avec le syndrome d’Asperger est que leur compréhension du langage verbal est littérale. Elles ne sont pas capables mettre de contextualiser ce que les autres leur disent. Elles ne comprennent donc pas non plus le sarcasme ou l’ironie.

En plus du domaine social, l’autre domaine important qui est affecté par le syndrome d’Asperger sont les comportements répétitifs ou restrictifs. Il se peut que, par exemple, que ces personnes s’intéressent à un ou à plusieurs sujets dans lesquels ils deviendront d’authentiques experts, par exemple les train, l’astronomie ou la physique quantique. Mais cela sera toujours d’une manière répétitive et en manifestant leur intérêt sur ces sujets dans toutes leurs interactions sociales et dans n’importe quel contexte.

Ces personnes sont également souvent rigides et intolérants aux changements dans leurs habitudes ou dans leur routine. Certains développent des rituels compulsifs qui sont des séquences d’activités qui ne font pas parties de l’activité réalisé sur le moment. Par exemple, l’organisation du matériel très soigneusement rangé et d’un ordre d’utilisation de ce matériel nécessaire à remplir une tâche (par exemple les stylos pour étudier, les ustensiles pour cuisiner, les services pour manger, etc…) ou de réciter une liste, qui doit absolument arriver à son terme (par exemple la liste des collègues de travail lorsqu’on leur demande qui sont leurs amis). Et si la personne ne finit pas l’un de ses rituels ou qu’elle est interrompue, elle deviendra anxieuse ou se sentira sous pression.

Certaines données sur les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger :

  • 50% d’entre-elles arrivent aux études supérieures.
  • 12% obtiennent un travail à temps complet.
  • 82% dit avoir au moins deux contacts sociaux par mois avec des personnes en dehors de leur cercle familial.
  • 3% vivent de manière indépendante.

Syndrome d’Asperger chez les enfants : caractéristiques et symptômes

Les caractéristiques décrient dans le chapitre précédent sont les mêmes qui apparaissent chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger.

Selon Lorna Wing, certaines anomalies comportementales commencent à se manifester dans la première année de vie de l’enfant.

Chez les enfants qui souffrent du syndrome d’Asperger il est fréquent d’observer un manque de socialisation avec ses semblables dans leur environnement scolaire ou au parc. Le problème n’est pas qu’ils ne souhaitent pas essayer d’entrer en relation avec les autres, mais plutôt qu’ils n’ont pas les habiletés nécessaires pour le faire. Ce “manque d’empathie” se traduit souvent par un isolement scolaire du fait qu’ils sont considérés par les autres enfants comme bizarres ou étranges.

Par rapport au langage des enfants qui ont un syndrome d’Asperger, il faut dire qu’il est souvent mécanique, de par leur ton et leur volume de parole. Ils ont parfois également l’air pédants et peuvent interpréter le langage de manière littérale.

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De même que chez les adultes, les enfants qui souffrent de ce trouble ont souvent des centres d’intérêts ou des sujets pour lesquels ils démontrent un très grand intérêt. Par exemple, lorsqu’ils jouent, ils le font toujours avec les mêmes jouets, ou ils se passionnent (d’une façon quasi obsessive) pour certains aspects des choses qu’ils étudient à l’école, certaines parties de l’histoire, de la géographie, etc… Ils font également preuve de schémas répétitifs de comportements ou de rituels, comme par exemple vouloir aller à l’école en empruntant toujours le même chemin. Et si on perturbe leur routine ou leurs habitudes, cela les fait souffrir d’un mal-être significatif.

Enfin, les enfants atteints du syndrome d’Asperger présente souvent une torpeur motrice. C’est à dire que le développement de leurs mouvements ou de leur motricité peut être retardée en comparaison avec les autres enfants, et ils peuvent également manifester des difficultés de coordination de mouvements.

Syndrome d’Asperger : causes

De nos jours, la prévalence du syndrome d’Asperger dans la population est entre 20 et 25 personnes affectées pour 10’000 personnes. Ce syndrome est beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, avec une proportion de 8 hommes atteints pour chaque femme.

On ne connaît pas de manière exacte l’origine des troubles du spectre autistique, ni celle du syndrome d’Asperger.

Bien que les investigations tendent à prouver qu’il ait une origine biologique. Des différences dans des structures et des régions du spécifiques cerveau des enfants qui souffrent de ce trouble ont été découverte avec celles d’enfants sains.

Ces différences apparaissent, par exemple, dans certaines zones cérébrales dans laquelle à eu lieu une migration anormal de cellules pendant le développement du fœtus.

Une augmentation des connections neuronales entre les lobes frontaux du cerveau, dans le système limbique et dans les zones temporelles a également été observée. Ces zones sont primordiales dans le développement des capacités qui permettent l’acquisition adéquate des fonctions supérieures

Les facteurs génétiques semblent également avoir une grande importance dans les troubles du spectre autistique. Par exemple, le facteur de l’hérédité est observé entre 37% et 90% des cas. Et il y a jusqu’à 15% des cas auxquels on peut associer une mutation génétique.

Lorsque nous parlons de causes des troubles du spectre autistique, on prend en compte les facteurs de risque comme l’âge avancé des parents ou un poids de naissance très bas.

Les manifestions précoces des troubles du spectre autistique ont été investiguées et révisées par différentes sources, ce qui proportionnent le soutien nécessaire aux explications psychologiques qui mettent en évidence le fait qu’il s’agisse de troubles du développement dans lesquels la constitution de compétences sociales est affectée, qui peuvent être observés dès le troisième trimestre de la première année de vie.

Il nous faut mentionner que le fait les troubles du spectre autistique sont liés à la vaccination de la grippe est un mythe totalement faux.

Syndrome d'Asperger

Syndrome d’Asperger : cerveau autistique (gauche) et cerveau neuroleptique (droite). Source : image créer par Jason Wolff de l’Université de Caroline du Nord.

Syndrome d’Asperger : diagnostic

Le diagnostic du syndrome d’Asperger est plus compliqué que la détection de l’autisme. En d’autres termes, les niveaux les plus graves des troubles du spectre autistique sont plus facilement détectables que pour les autres pur lesquels l’acquisition du langage sera relativement normale et qui ne semblent pas souffrir de retard intellectuel.

Le diagnostic doit être réaliser par un spécialiste en troubles du spectre autistique, qui réalisera une observation comportementale, une évaluation des compétences psychologiques et qui réalisera également quelques tests médicaux. Les compétences psychologiques qui sont généralement évaluées sont l’intelligence, les habiletés adaptatives conceptuelles, sociales et pratiques, ainsi que le langage et l’histoire du développement de l’enfant ou de l’adulte.

Il faut prendre en compte que plus tôt se fait le diagnostic, plus vite des stratégies de soutien pourront être misent en place pour aider ces personnes. Ces soutiens peuvent être des thérapies psychologiques, des traitements pharmacologiques, un appui scolaire ou une aide économique.

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Syndrome d’Asperger : traitement

Le traitement du syndrome d’Asperger doit toujours être basé sur les caractéristiques de la personne qui en souffre, le plus strictement possible. C’est à dire, sur ses points forts et sur ses points faibles dans leur habiletés sociales et communicatives, dans leur répertoire de jeu et dans leur niveau de performances intellectuelles.

Rappelons-nous que e plus tôt on intervient et le plus de mesures adéquates on mettra en place, le plus efficace sera alors le traitement.

On peut créer des traitements qui incluent différentes techniques en fonctions des besoins de l’individu, comme par exemple des techniques de contrôle de soi, des activités conçues pour améliorer les habiletés sociales et communicatives, par exemple pour améliorer la compréhension des expressions faciales ou de la compréhension du langage corporel.

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Syndrome d’Asperger

  1. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger ont des difficultés pour interpréter le langage et les expressions. Ainsi, essayer de ne pas utiliser de concepts abstraits. Soyez le plus concret possible et utilisez des signes visuels comme des dessins ou de mots écrits afin d’éclairer la signification de concept abstraits. Par exemple, au lieu de lui demander “pourquoi as-tu fais cela ?” dites-lui “je n’aime pas quand tu fermes la porte violemment en donnant un coup lorsque je te dis qu’il faut aller à l’école. La prochaine fois dis-moi que tu n’as pas envie d’y aller et ferme la porte doucement”.
  2. Évitez d’utiliser des expressions ou des phrases toutes faites comme “pousser le bouchon”, “s’est passer à un poil” ou “filer du mauvais coton”. N’utilisez pas non plus des phrases à double sens, du sarcasme ou des blagues. Si vous le faites tout de même, il est préférable que vous les lui expliqué ensuite.
  3. Les personnes qui souffrent du syndrome d’Asperger font des efforts continus pour s’adapter à leur environnement et pour essayer de s’intégrer socialement. Pour cela, elles peuvent nous sembler égocentriques ou qu’elles aient un comportement étrange, que nous pouvons mal interpréter ou penser qu’elles ont quelque chose contre nous. Il ne faut pas que cela soit le cas, car ce n’est pas intentionnel.
  4. Rappelez-vous que parfois elles peuvent avoir du mal à comprendre les expressions faciales ou celles du langage corporel. Attention avec leur utilisation.
  5. Parfois, leurs comportements peu habituels peuvent être mal vus, suivant la situation. Il se peut même que les gens réagissent assez mal face aux comportements d’une personne qui souffre du syndrome d’Asperger. C’est pour cela qu’il est utile que ces personnes aient toujours un lieu sûr à leur disposition, ou une personne de confiance à qui parler.
  6. Si un enfant qui souffre du syndrome d’Asperger réalise de manière répétée des questions ou des arguments verbaux dans un environnement comme l’école, nous devons essayer d’interrompre ce comportement d’une manière adéquate. On peut lui demander par exemple d’écrire d’une manière claire quelle est la question qu’il souhaite poser ou quelle est la réponse qu’il aimerait nous communiquer.
  7. À l’école, les notes importantes ainsi que les activités ou les tâches réalisées doivent données par écrit aux parents ou aux tuteurs, dû aux difficultés communicatives de ces enfants ou de ces adolescents.
  8. Enfin, ne donner jamais une chose pour acquise ni ne les traiter pas d’une manière différente. Malgré qu’elles aient des difficultés pour entre en relation avec les autres et dans leurs interactions sociales, ainsi que dans leur communication, ces personnes sont souvent intellectuellement très intelligentes et sont des personnes qui avec les soutiens adéquats peuvent profiter d’une très bonne qualité de vie.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Rosa Calderón Vicente, psychologue de CogniFit spécialisé en psychologie du troisième âge.”

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

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